Association Professionnelle Tunisienne des Banques et des Etablissements Financiers L INVESTISSEMENT ET SON FINANCEMENT

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Association Professionnelle Tunisienne des Banques et des Etablissements Financiers L INVESTISSEMENT ET SON FINANCEMENT"

Transcription

1 1 L INVESTISSEMENT ET SON FINANCEMENT «L'investissement d'aujourd hui c'est l'expansion de demain et l'emploi d'après-demain» : (Helmut Schmidt, passé Chancelier Allemand) Il y a un consensus parmi les économistes -ce qui est rare- c'est que l'investissement est nécessaire à l'expansion économique et que, toutes choses égales par ailleurs, un niveau de plus élevé d'investissements est requis pour assurer une croissance accrue de l'économie. Tout le monde de l économie et de la finance, se reconnaît dans la formule devenue célèbre du Chancelier Allemand Helmut Schmidt: "l'investissement d'aujourd hui c'est l'expansion de demain et l'emploi d'après-demain". Les économistes, ont (toujours?) considéré que les investissements constituent une condition nécessaire et suffisante de la croissance économique. L'investissement constitue un (le?) moteur pour la croissance et l'expansion économique. Cette vision de l'expansion, transformée en quasi-loi s'est imposée aux planificateurs dans les pays du nord comme ceux du sud. Cela suscite un certain nombre de remarques: En premier lieu, "toutes choses égales par ailleurs" est une formule, citée plus haut, que les économistes affectionnent par souci de simplification pour la représentation d'une réalité économique et sociale souvent sinon toujours complexe. L'économiste est conscient, comme il l'est de l'adéquation de la réalité aux schémas analytiques proposés. L'économiste explique, analyse et propose des options, alors que le planificateur (décideur) décide de la politique économique et sociale, en fonction des options et des contraintes sociales, politiques,.. En deuxième lieu, les fonctions de production souvent utilisées dans la modélisation macroéconomique impliquent que l'augmentation de la production intérieure (la croissance) est une fonction de l'augmentation du capital et de la demande de travail. Et en général, on émet l'hypothèse que la structure de production est invariante à moyen terme. Ce qui signifie notamment, que l'intensité capitalistique de l'appareil de production ne change pas d'une période à l'autre sous l'influence de facteurs divers (taux de salaires réels, taux de l'intérêt,...), et que le rapport capital/travail ne change qu'à long terme. En troisième lieu, les fonctions de production ainsi retenues dans la modélisation de la croissance économique, suggèrent que l'investissement est non seulement nécessaire à la création d'emplois, à l'amélioration de la productivité du travail mais aussi qu'il induit une augmentation de la production, des revenus et de l'épargne intérieure qui va financer un investissement croissant... Or, le problème est d'amorcer la pompe dans un pays où les ressources financières sont rares, c'est-à-dire mobiliser les ressources initiales susceptibles de financer des investissements croissants. De fait, la double question est de savoir dans quelle mesure l'investissement et son financement, sont considérés comme optima, d'une part, et d'autre part, si la stratégie d'investissement adoptée n'est pas source de désajustements.

2 2 Dans ce dossier sur l Investissement et son Financement en Tunisie on passera en revue quelques éclairages sur une question à plusieurs facettes. I. L INVESTISSEMENT DANS LA COMPTABILITE NATIONALE Pour l économie nationale, l investissement ou «formation brute de capital» correspond, à un accroissement du capital fixe, c est-à-dire des moyens de production (les usines, les machines, les équipements logistiques et du capital humain qui englobe la main-d œuvre qualifiée et instruite disponible). Lorsque les variations des stocks ne sont pas prises en compte, on parle de formation brute de capital fixe. En revanche, lorsque l on inclut les provisions pour amortissement (ou plus exactement pour «dépréciation du capital») l accroissement des capitaux productifs qui en résulte est appelé «formation nette de capital». Ainsi, si le terme «investissement» ne couvre pas, par exemple, les achats de véhicules effectués par des particuliers, il englobe les acquisitions d équipement logistique réalisées par des entreprises dans la mesure ou ces dernières acquisitions viennent s ajouter aux capitaux productifs dont dispose un pays. L un des travers de ce système est que les résidences privées récemment construites sont prises en compte dans la définition usuelle de la formation brute de capital alors que les services associés à ces résidences sont exclus des estimations du revenu national réalisées. Dans la mesure où le revenu national englobe le capital humain, on peut soutenir que les investissements consacrés à ce type de capital devraient également être pris en compte. Cela implique, en d autres termes, qu une partie des dépenses d enseignement devrait être dans la catégorie des investissements et non de la consommation (que celle-ci provienne de l Etat ou des ménages). II. Contribution de l investissement à la croissance économique L investissement joue un rôle très important dans la croissance économique. Il montre les choix faits par les entreprises pour l avenir, son volume détermine également pour une partie non négligeable le rythme de la croissance économique. Cependant, il faut aussi s interroger sur ce que permet l investissement, c est-à-dire la mise en œuvre du progrès technique. Effet de l investissement sur la demande À court terme, l investissement, parce qu il est une composante de la demande globale, peut générer de la croissance, sous certaines conditions. On peut remarquer que, bien qu il représente une part bien plus faible dans la demande que la consommation, l investissement joue un grand rôle dans les variations de la demande à court terme : en effet, la consommation est relativement stable dans le temps, elle a une grande force d inertie, alors que l investissement est beaucoup plus instable, il augmente ou diminue en fonction des anticipations des agents. Dans les fluctuations conjoncturelles de l activité, les variations de l investissement jouent finalement un grand rôle. Effet de l investissement sur l offre L investissement entraîne une augmentation de la capacité productive donc une augmentation de l offre. L investissement sous toutes ses formes (de renouvellement ou de modernisation) contribue à l accroissement de l offre.

3 3 Le rôle des investissements publics. L investissement public présente certaines spécificités en relation avec les domaines qu il concerne. L investissement, qu il soit public ou privé, ne change rien à ses effets économiques Il concerne d abord les infrastructures (de transports, de télécommunications, etc.) qui sont «utiles» à l ensemble de la collectivité. Il concerne aussi la prise en charge de services comme l enseignement ou la santé. Ces investissements présentent l avantage d avoir des effets externes positifs très importants. Ils ne pourraient être assurés par le secteur privé du fait de leur faible rentabilité à court terme à cause de leur coût. L Etat les prend donc en charge, contribuant ainsi à la formation de ce que certains appellent le «capital humain». La décision de réaliser tel ou tel investissement public relève donc rarement de la rentabilité immédiate. En général, l Etat raisonne plutôt en termes d intérêt général. Mais la décision entre aussi dans le cadre de la politique conjoncturelle de l Etat : connaissant les effets économiques des investissements sur la croissance, l Etat peut décider d utiliser les investissements publics comme instrument pour relancer une croissance jugée trop molle. Cela entre dans le cadre d une politique contra cyclique d inspiration keynésienne. Le risque de l investissement L investissement est un pari parce que son résultat est aléatoire, on ne peut pas le déterminer d avance ; l entrepreneur ne peut pas savoir avec certitude le futur, la réaction du consommateur et de la concurrence sur le marché et même l efficacité de la technique utilisée. L investissement est donc un risque. En effet, pour investir l entreprise va décider d augmenter le stock de son capital, c est en général une grosse dépense, alors qu elle ne sait pas avec certitude de quoi demain sera fait. L entreprise fait donc toujours un pari sur l avenir : elle parie qu elle arrivera à rentabiliser son investissement, c est-à-dire à augmenter ses profits. Mais comme l entreprise a horreur de faire des paris risqués, elle essaie au maximum de limiter l incertitude. Pour cela, elle va essayer de faire des prévisions sur tout ce qui pourrait avoir des conséquences sur la rentabilité de l investissement. Que prend en compte l entreprise dans ses calculs? L investissement se traduit par un engagement présent de dépenses dont les résultats se traduiront dans le futur, donc cette décision ne doit pas être prise à la légère. Tous les auteurs considèrent que «tout investissement est un pari : Pari sur une expansion future Pari sur un nouveau produit qu on lance Pari sur une nouvelle technique de fabrication» Beaucoup d éléments peuvent faire que les prévisions à partir desquelles l investisseur avait pris une décision s avèrent déjouées : une erreur d appréciation du rythme de l évolution du marché, de l intensité de la pression concurrentielle, des qualités même du produit fabriqué ou de l outillage utilisé, peut transformer une réussite attendue en un échec cuisant.

4 4 Le risque que peut encourir un investisseur, peut arriver même après l implantation de son projet ce qui peut délaisser les fonds investis en raison des risques sociopolitiques et qui viennent accroître le risque global de son investissement. Quoi qu il fasse, un chef d entreprise n est pas en mesure de supprimer tout risque à un investissement donné. Il peut, par la réalisation d études préalables au lancement du projet, réduire le champ de l incertitude de ce projet. III. Les déterminants de l investissement L investissement est un pari sur l avenir. L investisseur qui se veut rationnel, ne s engagera dans une telle opération que lorsque seront réunies des conditions favorables garantissant la rentabilité de l investissement. En général, les décisions en matière d investissement sont motivées par plusieurs facteurs. Ces facteurs se différent entre un économiste et un financier. Les facteurs «explicatifs» du niveau d investissement en économie En économie, les facteurs explicatifs du niveau d investissement demeurent un sujet de débat. Diverses approches ont été adoptées. La théorie de l accélérateur : Cette théorie, qui a été adoptée par A.Aphtalion puis J.M.Clark, associe les investissements réalisés chaque année aux variations des réserves en capital d un pays résultant des fluctuations de la production annuelle : c est la prise en compte de la demande finale qui explique l investissement et le montant du prix du capital. Associé à d autres hypothèses, cette approche joue un rôle considérable dans certaines des théories relatives aux cycles économiques. La théorie néoclassique : La théorie néoclassique de l investissement se propose de déterminer un niveau de capital d équilibre par l intermédiaire de variables, telle que le degré d activité, les coûts de production, le prix des biens d équipement et le «coût d opportunité» du capital (qui reflète essentiellement les intérêts que peut produire un investissement consacré à un actif financier). La théorie keynésienne : Contrairement aux classiques et aux néoclassiques, Keynes considérait que l investissement des entreprises était déterminé par d autres facteurs importants, comme les nouvelles inventions, l ouverture de nouveaux marchés, ainsi que d autres facteurs indépendants du taux d intérêt. L investissement des entreprises est donc fluctuant ; il dépend du fait que la «demande effective» c'est-à-dire de la demande attendue par les entreprises. En règle générale, pour un économiste, la décision d investir répond à plusieurs contraintes dont la plus importante relève de la production, les coûts de transport, le gain attendu de réduction des coûts de la main d œuvre etc. Les déterminants de l investissement en finance L impact du risque du rendement

5 5 Dans la théorie financière, un projet d investissement est réalisable s il produit une valeur actuelle positive telle que définie par l actualisation des cash-flows au taux requis de l investissement qui, en règle générale, et celui du coût de capital ou de la classe de risque de la firme (comme le précisent Modigliani et Miller dans leur article de 1958) Par conséquent, tout projet à valeur nette nulle ou négative ne sera pas retenu par les entreprises, et ce en raison de son impact négatif sur la valeur de l entreprise et la richesse des actionnaires. Pour valider leurs hypothèses, les théoriciens de la finance s appuient sur les règles d évaluation qui leurs permettent d évaluer la consistance d une décision d investissement sur le plan local ou ailleurs à l étranger. A ce titre, la valeur actuelle nette peut être comparée à d autres méthodes pour vérifier à quel taux de rentabilité interne (TRI) il est possible de comparer plusieurs projets d investissement ou encore à établir le nombre d année pour récupérer la totalité de ce dernier (DR). Il est important de mentionner que le risque relatif à la rentabilité d un projet d investissement n inclut que le risque systématique relatif aux événements économiques et qui peuvent comporter les risques socio-politiques. En effet, si la valeur des actions et consécutivement de l entreprise dépend des événements économiques, il est possible que les risques socio-politiques influencent énormément les flux de capitaux provenant de l étranger pour être investis dans un pays quelconque. L impact des contraintes financières : Dans la mesure où l investissement est rentable, la seconde préoccupation de l investisseur est de lui assurer le montage financier tout en profitant de tous les leviers juridiques, fiscaux, en matière de ressources humaines et, plus particulièrement le levier de l endettement. Depuis les travaux de Modogiliani et Miller (1963), il est reconnu que l endettement a un effet bénéfique sur l accroissement de la rentabilité et le risque de la firme. Donc, les facteurs financiers comme la liquidité interne, le niveau de l endettement ou la politique de dividendes et l accroissement du coût de financement externe peuvent constituer des contraintes financières qui influencent le niveau de l investissement. Autres déterminants de l investissement La demande anticipée Les entreprises cherchent à ajuster leurs capacités de production à l évolution des débouchés. Lorsqu une entreprise doit satisfaire des commandes supplémentaires alors que ses capacités de production sont saturées, elle est incitée à investir. Mais toute variation de la demande n induit pas forcément une variation proportionnelle du capital productif. Les entreprises donc investissent si elles anticipent une augmentation durable des débouchés. L environnement L environnement de l investisseur peut être défini comme l ensemble des facteurs socio-économiques qui influent sur ses décisions. L investisseur trouve dans son environnement les opportunités qui lui permettent de réaliser plus de profits mais aussi des contraintes ou des menaces dont il doit tenir compte. C est ainsi que la stabilité sociale, une action de l Etat pour installer une infrastructure adéquate (route, ports, réseaux de télécommunication ) ou des allégements fiscaux et financiers qui

6 6 favoriseront l investissement des nationaux et des étrangers. De même, l environnement technologique peut amener l entreprise à accroître ses investissements notamment en innovations, sans lesquels sa compétitivité est remise en cause. Au delà de l environnement socio-politique qui peut encourager les investisseurs à préférer investir localement qu à l étranger, la politique de l Etat en matière de change et de transfert de capitaux peut avoir un grand effet sur les investissements étrangers. IV. Le financement de l investissement Adapter les sources de financement aux besoins de financement est une tâche délicate dont dépendra l équilibre, la rentabilité et la prospérité de l entreprise. Veiller à l autonomie financière est une préoccupation majeure qui consiste à assurer un bon dosage entre le financement par les capitaux propres et le financement par l endettement. Les modes de financement Deux modes de financement sont à distinguer : le financement interne et le financement externe. Le mode de financement interne C est un mode qui consiste à financer l investissement par des fonds issus du fonctionnement de l entreprise c est-à-dire par autofinancement. L autofinancement est la partie du profit non distribuée et mise en réserve pour financer l investissement. Une entreprise s autofinance lorsqu elle utilise ses propres ressources pour investir. Sa capacité d autofinancement dépend donc essentiellement de son bénéfice net à cela s ajoute les sommes qui ont été mises de coté pour l amortissement du matériel et pour les provisions. Le mode de financement externe * Le financement externe indirect C est un mode de financement dans lequel les banques jouent un rôle important en assurant un financement non monétaire et/ou monétaire des investissements. * Le financement indirect non monétaire : En jouant pleinement le rôle d intermédiaires financiers, les banques acheminent la capacité de financement déposée chez elles par les épargnants vers les besoins de financement des investisseurs, en la transformant en crédits à moyen et long termes, moyennant un intérêt. * Le financement indirect monétaire : Les banques commerciales, sont dotées d un pouvoir de création monétaire, puisqu elles peuvent accorder des crédits pour un montant qui dépasse celui des dépôts effectués par leurs clients. De ce fait, elles jouent un rôle déterminant dans le financement des investissements. Le financement externe direct Dans ce cas, l entreprise a la possibilité d accéder directement à la capacité de financement des épargnants en faisant un appel public à l épargne.

7 7 o Sur le marché monétaire : Les investisseurs peuvent se procurer des capitaux par l émission de produits financiers divers portant sur le court et le moyen termes. o Sur le marché financier : et plus précisément sur le marché primaire appelé marché d émission, les entreprises ont la possibilité d émettre divers titres dont les actions et les obligations. o L émission d actions : L émission de titres de propriété appelés actions, permet à l entreprise de collecter des fonds versés à titre d apports par des personnes qui deviennent actionnaires. Ce mode de financement n engendre pour l entreprise ni de nouvelles dettes ni des remboursements et sauvegarde ainsi son autonomie financière. o L émission d obligations : Cette émission engendre de nouvelles dettes pour l entreprise (emprunt obligataire). Toutefois, ce mode est plus intéressant que le crédit bancaire car c est l investisseur qui fixe les conditions de l emprunt. * le crédit-bail ou leasing Ce mode offre à l entreprise la possibilité de réaliser l investissement sans mise de fonds préalable. Le crédit-bail est un mode de financement qui n alourdit pas l endettement de l entreprise, de plus, il présente un avantage fiscal car les loyers constituent des frais généraux déductibles du bénéfice imposable. * L autofinancement : Trois séries de raisons peuvent amener les dirigeants de l entreprise à préférer l autofinancement à l émission, d action ou d obligations, ou encore au crédit bancaire. Il peut résulter en premier lieu d une attitude spontanée des dirigeants visant à employer au mieux et dans la perspective d une meilleure rentabilité les liquidités réalisées au cours de l exercice. Il s agit souvent d un reflex d une bonne gestion financière : il convient de ne pas laisser des sommes oisives, ou, suivant l expression courante, de ne pas laisser l argent dormir. En second lieu, l autofinancement apparaît souvent comme préférable pour un ensemble de motifs qui témoignent du désir des dirigeants de l entreprise de garder le contrôle de cette dernière, de minimiser le risque des investissements ou le coût du capital. L autofinancement correspond à l avantage réel des actionnaires : il permet d échapper à une fiscalité qui taxe d avantage les bénéfices distribués que les bénéfices retenus. Enfin le choix de l autofinancement parmi les procédures de financement qui s offre à la firme est souvent explicable par des considérations relatives à la diminution du risque et à l augmentation de la rentabilité pour un investissement donné. L autofinancement sera en outre fréquemment préféré au recours à l emprunt parce que, sa réalisation accomplie, il n entraîne pas de charges financières permanentes susceptibles de peser sur les coûts de l entreprise, voire de mettre en péril la rentabilité. L endettement de certaines firmes, par le poids considérable qu il implique est dangereux pour leurs équilibres. L autofinancement n entraîne pas de tels engagements, il diminue les charges financières et rend plus aisée la gestion de la firme.

8 8 ANNEXE 1. FACILITATIONS ACCORDEES ET MESURES PRISES POUR LA PROMOTION DES OPPORTUNITES D AFFAIRES ET INVESTISSEMENT EN TUNISIE Incitations fiscales et /ou financières Plusieurs pays, entre autre la Tunisie, offrent aux investisseurs des incitations fiscales dans le but de capturer les flux de capitaux de provenance intérieure ou extérieure donc pour encourager les investisseurs à choir la production plutôt que de consacrer une portion de leur épargne dans les actifs financiers. Le poids de ses incitations est important en matière de décisions d investissement ou encore dans le cadre des autres décisions financières qui portent soit sur la politique de dividendes, soit sur celle de financement. Pour cette raison l Etat tunisien offre dans ce cadre des avantages fiscaux et des facilitations dans les procédures administratives pour encourager et simplifier la création d entreprises dans les différents secteurs. Dégrèvement fiscal au profit des souscripteurs dans la limite de 35% des bénéfices ou des revenus nets soumis à l'impôt sur les Sociétés (I.S) ou à l'impôt sur les Revenus des Personnes Physiques (I.R.P.P).Dégrèvement fiscal au profit des sociétés qui réinvestissent au sein d'elles même dans la limite de 35% des bénéfices nets soumis à l'i.s. Possibilité d'opter pour le régime de l'amortissement dégressif au titre du matériel et des équipements de production. Possibilité d'opter pour le régime de l'amortissement dégressif au titre du matériel et des équipements de production. Exonération des droits de douane et des taxes d'effet équivalent et paiement de la TVA (10%) pour les équipements importés et n'ayant pas de similaires fabriqués localement. Suspension de la TVA pour les équipements fabriqués localement et acquis avant l'entrée en production. Paiement de la TVA (10%) pour les équipements acquis localement après l'entrée en activité des investissements de création L agence de promotion de l industrie Cette agence a été crée afin de faciliter la tâche de l investisseur L API dispose d un centre de formalités administratives et légales réunissant, en un même espace, les différentes administrations intervenant dans la constitution d un dossier d investissement, ce centre s appelle le Guichet Unique Grâce à cette structure, mise en place au sein de l API depuis 1989, l investisseur, peut aujourd hui accomplir, en un même lieu, toutes les formalités requises pour créer son entreprise.

9 9 Le Guichet Unique a permis la réduction des délais d accomplissement des formalités administratives pour la déclaration des projets, délivrée dans les 24 heures, ainsi que pour la constitution juridique d une société, qui s effectue dans un délai de 24 à 48 heures. En outre, et afin d améliorer les prestations offertes par le Guichet, un service d aide à la constitution des sociétés a été créé au sein de cette structure. Ce service est chargé de procéder, dans les 24 à 48 heures gratuitement et en lieu et place du promoteur, à toutes les formalités de constitution des sociétés. Le périmètre de certification recouvre l'ensemble de ses missions à savoir : La délivrance des attestations de dépôt de déclaration de projets d'investissement L'accomplissement des formalités de constitution des sociétés L'assistance à la constitution des sociétés La réalisation d'autres types de prestations en rapport avec la création de projets d'investissement. L'assistance et l'information sur l'environnement de l'investissement en Tunisie. L organisation de conférences A fin de promouvoir les opportunités d affaires et de dynamiser les investissements, l organisation de conférence dans le but de présenter aux investisseurs les potentialités du marché et du site tunisien peut encourager l investissement. Ce type de manifestations a pour objet principal de booster les relations économiques entre les hommes d affaire. La politique de l Etat en matière de change et de flux de capitaux La politique de l Etat en matière de change et de transfert de capitaux peut avoir un effet significatif sur les investissements étrangers. A ce titre, on peut remarquer que les flux de capitaux entre pays développés sont facilités par le fait que la monnaie de ces derniers est convertible, ce qui permet de faire entrer et sortir ceux-ci sans contraintes. En Tunisie, la convertibilité du dinar a permis à certaines entreprises étrangères de s implanter comme aussi comme la politique de rapatriement des bénéfices réalisés localement même s il existe des plafonnements et le contrôle de la BCT sur telles opérations. Un second dispositif a été ajouté à la politique de change et à celle de transferts des capitaux porte sur l ouverture des barrières du secteur bancaire laissant à cet effet à des banques étrangères off shore le soin de s installer et de fournir les capitaux nécessaires aux entreprises étrangères soit directement par ces banques soit à travers des lignes de crédits à leur disposition par leurs pays d origine. Ces dispositions ont un impact direct sur les investissements étrangers et assurent à cet effet aux détenteurs de projets rentables de pouvoir s installer dans un milieu économique favorable où ils sont sûrs de récupérer convenablement un retour sur investissement sans en subir des risques énormes.

10 10 Le partenariat La Tunisie jouit d'une position géographique privilégiée et d'une diversité climatique et édaphique qui lui confèrent des avantages économiques certains. Dans un environnement national et international, où le marché joue un rôle plus important, l'avantage comparatif de la Tunisie dans la production, la transformation et la commercialisation de plusieurs produits agricoles émerge comme le montre la croissance et la diversification de ses exportations. L'accord d'association signé entre la Tunisie et l'u.e en 1995 constitue un cadre durable de renforcement du partenariat dans le domaine agricole à l'instar des autres secteurs économiques. Il permet un renforcement des facilités d'échanges des produits alimentaires entre la Tunisie et les pays de l'u.e et encourage l'investissement conjoint en Tunisie, entre les opérateurs tunisiens et européens dans le domaine de l'agriculture et la pêche. La France est le premier partenaire et investisseur de la Tunisie avec des échanges en progression constante. Et l accord avec l Union européenne signé en 1995 est l un des moteurs de développement des exportations françaises vers la Tunisie.

11 11 ANNEXE 2. IMPORTANCE DES INVESTISSEMENTS DANS LES DIVERS SECTEURS Répartition sectorielle de l investissement total en Tunisie (%) Agriculture Industrie Industries non manufacturières Industries manufacturières Service Total % Source : les comptes de la Nation service industrie agriculture La répartition sectorielle de l investissement privé indique l orientation des investissements vers les secteurs de l agriculture et des services au détriment de l industrie. Le secteur agricole L agriculture tunisienne recèle des opportunités d'investissement puisque elle est connue par la qualité de ses produits traditionnels et sa part du marché mondial de l'huile d'olive et des dattes. Le secteur agricole occupe une place importante dans l'économie tunisienne, il contribue à raison de:

12 12-13% du PIB - 22% à l'emploi - 10% aux exportations des biens L agriculture fournit l'essentiel des besoins alimentaires du pays et contribue largement au développement régional. Le 10 ème plan de développement économique et social a donné une place de choix au secteur agricole ainsi qu une enveloppe d'investissement de 4,850 MD aux prix courants, a été allouée à ce secteur. Le secteur privé a un rôle prépondérant dans la réalisation de ces investissements dans le secteur, il est appelé à contribuer à raison de 54,7%. Au 9 ème plan les investissements agricoles ont été évalués à 4241 MD dont 1589 dans le domaine hydraulique soit 37,5%, l'agriculture a bénéficié d'environ 13,4% des investissements globaux dont 51% ont été réalisés par le secteur privé. En matière d'investissement, l'agence de Promotion des Investissements Agricoles (APIA), participe à concrétiser les orientations générales dans les domaines agricoles, pêche, agroalimentaire et services y afférents. Elle œuvre aussi pour la promotion de l'investissement tendant à augmenter le rendement et la productivité. Outre son appui direct aux promoteurs, l'activité de l'agence s'est soldée par des expériences nouvelles et des résultats encourageants dans les domaines des stratégies céréales, laits et viandes. Le secteur industriel Le secteur industriel a réalisé en 2001, 5.9 pour cent de croissance, représentant 20% du PIB et ce grâce à une performance des activités d'exportation. Les investissements dont l'environnement s'est modernisé, ont enregistré une augmentation de 10,5%, alors que les exportations ont réalisé une croissance de 11,8%.. Agence de promotion de l'industrie (L'API) assure la promotion des investissements en simplifiant les procédures de création des sociétés et en gérant des bases de données industrielles. La nouvelle stratégie de relance du secteur industriel repose surtout sur le renforcement de la compétitivité et la mise à niveau des entreprises et l'encouragement de l'investissement privé qui devrait passer de 87% à 90% du volume global des investissements dans le secteur industriel. Cette stratégie prévoit également d'atteindre un taux de croissance beaucoup plus important que celui réalisé au cours du précédent quinquennat, d'atteindre un rythme de croissance de 12,2% et d'améliorer la part d'investissement du secteur privé qui devrait atteindre 90%. Les services Le secteur le plus intéressant pour la Tunisie demeure le tourisme, première source de devises du pays et principal secteur d investissements. En 1999, 0.49 millions de touristes européens et maghrébins ont séjourné en Tunisie.

13 13 ANNEXE 3. L INVESTISSEMENT PRIVE EN TUNISIE La Tunisie attire de plus en plus d investissements privés, encouragés par un nouveau code des investissements très libéral (exonération fiscale pendant dix ans, rapatriement des bénéfices, convertibilité du dinars) Le rôle de la privatisation dans la stimulation de l investissement extérieur En Tunisie, l'investissement extérieur bénéficie d'une attention particulière de la part des pouvoirs publics. Leur évolution a été rapide durant les dernières années. De sorte qu'ils financent, de nos jours, 10% des investissements productifs, génèrent plus de 34% des exportations et créent 1/6 du total des emplois. Dans le but de consolider une telle évolution, la Tunisie s'emploie, en effet, à réunir toutes les conditions favorables à la mobilisation de ce type d'investissement pour objectif de consolider davantage les atouts, dont dispose le pays au premier rang desquels figure la forte productivité factorielle et la stabilité politique et sociale. A cet égard, la privatisation constitue un vecteur important pour stimuler l'investissement étranger et certaines privatisations sont considérées comme un moyen supplémentaire d'attraction de cette catégorie d'investissements qui contribuent, notamment, à la dynamisation du cycle productif, au transfert de technologie et au développement de l'exportation. Le programme de privatisation offre, ainsi, de larges opportunités susceptibles de susciter l'intérêt des investisseurs étrangers. Ces opportunités concernent, outre les multiples opérations de vente d'actifs et/ou de participations publiques, les projets de construction d'autoroutes, de production d'électricité, de dessalement d'eau, de traitement des eaux usées et des déchets solides, etc... Les résultats enregistrés dans ce domaine sont encourageants. En effet, une grande partie des recettes de privatisation proviennent des achats effectués par les investisseurs étrangers.

14 14 Evolution de l investissement privé Investissement total/pib en pourcentage Investissement privé/pib en pourcentage Investissement privé/fbcf pourcentage en Investissement lié à la mise à niveau/fbcf en pourcentage Investissement privé hors logement et mise à niveau/fbcf en pourcentage Source : statistiques de la BCT La part de l investissement privé dans l investissement total est resté, en Tunisie, en deçà de l objectif fixé par le IX ème plan de développement ( ). A partir des données fournies par ce tableau, on remarque que le taux d investissement suit une tendance baissière. La baisse la plus importante est enregistrée au cour de la période Le taux d investissement connaît un net redressement en atteignant 26.6 pour cent suivis d une baisse en Cette baisse peut être expliquée par le comportement d attente du secteur privé à la suite de la promulgation du nouveau code d investissement en 1994 et la signature de l accord d association avec l union européenne. On remarque aussi à partir de ce tableau l importance de la part de l investissement privé dans l investissement total qui a passé de 47.5 pour cent au cour de la période , à 48.9 pour cent au cour de la période , cette période a été caractérisée par le recul de l investissement public. Ce n est qu après 1990, que le taux revient à la «normale» nationale soit au dessus des 26.0% du PIB (ou légèrement en dessous).

15 15 ANNEXE 4. Diversité économique et modes de financement des PME Une présentation de l ouvrage paru chez L Harmattan collection «Economiques» Humanisme et Entreprise numéro 249 octobre 2001 Bernard Belletante, E.M. Lyon Nadine Levratto, CNRS, CNRS Bernard Paranque, Banque de France Alors que les jugements sur les qualités et les faiblesses des PME font florès et que ces dernières font l'objet d'une attention soutenue de la part des Pouvoirs Publics, tout observateur ne peut qu'être surpris, tant le caractère sommaire du concept est évident, que sous un acronyme unique soient regroupées environ 90% des entreprises qui composent le tissu économique national. Une PME, in fine, ne l'est que comparativement à l'idéal théorique type que constitue la grande entreprise cotée. Comment, pourtant, ne pas s'étonner, écrivent les auteurs «que l'essentiel des unités de production et de service soient exclusivement définies par rapport à une infime minorité qui, il est vrai, occupe le devant de la scène économique par les opérations qu'elle réalise dans les domaines technologique, industriel et financier». La PME n est pas une «grande entreprise» en devenir : «Ramener la PME à une "petite grande entreprise" revient à considérer de manière implicite que les structures organisationnelles, les comportements stratégiques et les performances économiques et financières sont de natures similaires et que seules des différences quantitatives sont susceptibles d'apparaître entre les deux populations». A cet amalgame, estiment les auteurs, «il y a différentes raisons. La première est de nature factuelle et réside dans le "rêve entrepreneurial" qui découle de l'idée selon laquelle le pari sur la croissance d'une entreprise est le véritable défi pour l'homme moderne. En effet, les grandes aventures économiques mettent systématiquement en scène des grands capitaines d'industrie qui, de Henry Ford à Bill Gates en passant par Bernard Arnault dirigent des multinationales dont le nombre d'employés dépasse souvent les dix mille et dont le total du bilan excède la plupart des budgets nationaux». Incarnées par les différents symposiums et discours sur la mondialisation qui, à l'instar de ce qui se passe tous les ans à Davos, mettent en évidence le rôle clé joué par les grandes organisations dans la dynamique spatiale et temporelle de la croissance économique, «la recherche du grand et la croyance dans les vertus et l'inéluctabilité des économies d'échelle perdurent depuis le début de la Révolution Industrielle. Des conglomérats américains aux consortiums soviétiques, il n'est en effet aucun mode de production qui n'ait cherché à profiter des avantages que confère la grande taille et cette tendance n'est que marginalement perturbée par les tenants de l'hypothèse du vivant qui, à intervalles réguliers, développent un syndrome identitaire dans lequel les périphéries s'opposent à une centralité».

16 16 «A cette première cause, s'ajoute une deuxième propre à la discipline qui intervient dans le sens d'un renforcement de la tendance principale. Ainsi, l'analyse économique se veut à la recherche de concepts qui, créant des catégories pures, s'affranchissent de la singularité des situations réelles». ( ) L'étude de l'entreprise n'a pas échappé à cette tendance, exprimée avec force par Bachelard, qui consiste à construire non seulement les questions mais aussi les objets eux-mêmes». Ils considèrent que «La théorie du producteur, pilier de la microéconomie standard, s'inscrit parfaitement et totalement dans cette vision puisqu'elle fournit une représentation universelle des contraintes techniques qui limitent la gamme des transformations productives possibles et une formalisation des décisions de l'entreprise lui permettant d'optimiser sa «fonction objectif», dans certains cadres institutionnels. Mais si, ce faisant, elle parvient à échapper au risque de sombrer dans l'anecdote, la confrontation de concepts et modèles non à des objets concrets mais à des "objets pensés" n'est pas sans effet sur le type de représentation des faits et acteurs économiques qui en découle. En effet, le système catégoriel sur lequel les lois sont construites ne peut pas être neutre dans la mesure où les outils utilisés conditionnent la perception du réel par l'observateur. Par conséquent, et les exemples sont nombreux dans le cas de l'analyse économique, les faits ne peuvent pas être considérés comme indépendants des théories qui les étudient». Cette situation, dans laquelle le système catégoriel de la théorie détermine les règles de la constitution des faits, renvoie à un cercle herméneutique où la réfutation de "l'objet mal pensé" devient d'autant plus difficile que «l'expérimentation fait défaut à la discipline. En effet, paraphrasant William James, on pourrait rappeler que "le mot entreprise ne produit pas", si bien qu'il n'est pas justifié, sur la base d'une observation irréalisable, de rejeter l'idée d'entreprise représentative. Aussi, c'est cette dernière qui prévaut et marque de son empreinte l'économie financière, branche délibérément normative de la théorie économique qui étudie l'efficacité des allocations alternatives destinées à satisfaire des besoins donnés». La domination de l'entreprise en tant qu'entité homogène à la recherche de ressources financières destinées à lui permettre de mener à bien son activité d'investissement et d'exploitation est toutefois source de nombreux dysfonctionnements dans les relations de financement. En effet, «les critères et modèles d'évaluation du risque couramment utilisés par les établissements financiers étant fondés sur les séries statistiques les plus complètes, c'est-à-dire sur celles des marchés financiers et des grandes entreprises, il est fatal que les ratios utilisés en analyse de risque ou pour apprécier la capacité de remboursement d'un emprunteur potentiel soient représentatifs de l'échantillon qui a servi à les élaborer et, de facto, entretiennent la réputation qu'ont les PME de ne pas entrer dans les cadres retenus par les banques». Diversité des modalités de gestion de la contrainte de rentabilité Cette approche doit beaucoup à la reconnaissance des «Mondes de Production», développés par Robert Salais et Michael Storper, et à une appréhension de l organisation des systèmes de financement articulée autour de la distinction entre économie de découvert et auto-économie : «C'est à partir de cette dichotomie financière, qui est loin d'être exclusivement fondée sur la nature bancaire des institutions gérant et affectant les ressources (ainsi que l'atteste la prise en compte simultanée du capital risque et du crédit) qu'est abordée la place des instruments intermédiés dans les pratiques financières de la PME. Cela met en évidence l'intensité du recours à l'intermédiation, en

17 17 particulier bancaire, de la part d'entreprises qui, du fait du coût d acquisition de l information les concernant et de leur difficulté à développer les critères à l'œuvre dans les processus d'allocation des ressources financières, subissent un rationnement de la part des bailleurs». Cette contrainte financière est en partie à l'origine de la mutation de certaines PME qui, soucieuses de disposer des moyens pécuniaires nécessaires à la mise en œuvre de leur stratégie, vont s'orienter vers des modalités de financement transitant par le marché : «La transformation du comportement financier liée à ce déplacement de la demande de fonds est appréciée à l'aide de la présentation des modèles de cotation de la PME grâce à une analyse conceptuelle et factuelle approfondie du comportement de la PME cotée». Les arbitrages financiers, implicitement évoqués dans les présentations parallèles des deux familles d'instruments de financement, sont réunis au sein d'une même grille d'analyse élaborée sur la base du principe de la diversité financière : «Celà permet, en s'inscrivant dans le droit fil des travaux qui rendent compte de l'existence simultanée de systèmes nationaux de financement relevant de logiques différentes, d'entériner le bien fondé de structures financières variées et construites sur une démarche d'objectifs et non de moyens. Cette mise en évidence factuelle de la diversité des comportements financiers fait ainsi écho à la conceptualisation d'une économie de la variété qui est la seule compatible pour prendre en compte des unités qui, au delà de leur apparente petite et moyenne dimension, se caractérisent par un mode de fonctionnement et d'organisation spécifiques». Les auteurs insistent sur le fait que «l'intérêt de ce type de démarche est double. D une part, d un point de vue heuristique, il est à même de modeler la perception de la sphère productive dans le sens d'une conception ensembliste qui associerait étroitement l'entreprise et son environnement. La multiplicité des couples (produits,marchés) étant déjà admise, il deviendrait alors plus facile d'admettre la pluralité des types d'agents qui les mettent en œuvre. D autre part, dans une perspective normative, la mise en évidence d'une logique industrielle, financière et organisationnelle propre aux micro, petites et moyennes entreprises permet de s'affranchir des règles de l'orthodoxie si chères encore à la gestion financière dont résulte l'éviction du marché des entreprises dont les ratios ou les scores se situent en dehors des fourchettes de valeurs considérées comme admissibles». Pour les auteurs, «les nouvelles pratiques qui sont susceptibles de découler d'un changement de cadre d'analyse sont à même de modifier les conditions d'accès des PME aux ressources financières que, communément, elles considèrent comme insuffisamment disponibles. Il va de soi qu'à lui seul, ce nouveau type de référent ne peut suffire à conférer un nouveau statut à des entreprises qui, quoique nombreuses dans les statistiques, ne possèdent ni corpus théorique, ni modèle d'évaluation permettant de les appréhender. Pour autant, ce travail portant sur l'un des points les plus sensibles de la vie et de l'évolution de l'entreprise, à savoir le volet financier de son activité, se veut une tentative de fondation de l'économie du financement de la PME». Une économie du financement des PME Ils cherchent à «signifier que le continuum traditionnel entre faits, théorie et applications n est pas respecté dans la mesure où l approche statistique et la démarche analytique qui caractérisent l étude de la firme relèvent de deux ordres différents. Alors que les statisticiens proposent un découpage «à plat» d une population disparate qui, en l état, ne doit donner lieu à aucun jugement de valeur ni

18 18 classement, l analyse économique et, tout particulièrement, l approche néo-classique standard, considèrent que les bonnes entreprises sont celles qui survivent et que seules perdurent celles qui se comportent selon le principe de maximisation des recettes». La question qui se pose alors est de savoir si «cet écart méthodologique est durable car irréductible ou si, au contraire, le volet appliqué de ce champ de l analyse économique ne pourrait pas découler directement des développements théoriques». Leur objectif n est pas de contester l existence d un phénomène de taille, mais plus précisément de contester le fait que les petites entités soient traitées de la même manière que les plus grandes : «Dans notre souhait de proposer une économie du financement des PME, nous montrons quelles sont les discordances existantes, non seulement entre les observations statistiques et les corpus théoriques, mais aussi au sein même de ces derniers. On se contentera ici de rappeler que la taille n est pas prise en compte en tant que telle dans la théorie financière standard. Contrairement au cadre strictement économique, les petites unités ne sont même pas considérées comme de «petites grandes» : il y a une très forte hypothèse d homogénéité des états, cette hypothèse conduisant à considérer le financement de la firme comme un phénomène identique d allocation de ressources financières. Alors même que l'espace financier national et international s'homogénéise et se polarise, se développent donc des sous-espaces financiers caractérisés par leur radialisation et leur hétérogénéité. Ils sont le résultat de choix, contraints ou voulus, d'agents à accéder ou non au stade supérieur». L'ensemble des caractéristiques financières des PME demande donc d'identifier la structure et l'évolution de leurs rapports avec les composantes de cet espace financier. Pour cela, «nous avons besoin d'un cadre d'analyse. Ce besoin est à l'origine du concept de territoire financier». Le territoire financier Ils proposent une définition simple du territoire financier en considérant «qu'à un instant t toute firme, quelle que soit sa taille, est confrontée à une offre financière générée par un espace financier et que son territoire financier sera l'appropriation partielle de cet espace qu'elle réalisera à cet instant». Ils insistent immédiatement sur le fait que «le concept de territoire financier n'est pas propre aux PME, il concerne également les grandes entreprises. L'outil d'analyse ne sera donc pas propre aux spécificités de l'objet analysé, ce qui nous semble satisfaire une condition méthodologique de base de toute recherche. Il y a bien, ici, deux niveaux d'analyse requis, d'abord ce qui fait sens au regard de logiques, le territoire, ensuite la taille comme Proxy de la capacité à mobiliser les ressources du territoire pour une logique donnée». Ils considèrent que «le poids respectif des différentes modalités de financement observables dans les bilans des P.M.E. nationales ne traduit pas nécessairement leurs préférences en matière de hiérarchie des ressources, mais se présente comme le résultat des barrières à l'entrée sur les segments désintermédiés des marchés et des contraintes qu'elles subissent sur leur besoin de crédits à moyen et long terme, lesquelles sont largement dues au caractère asymétrique de l'information disponible. Dans un tel contexte, il s'avère raisonnable de considérer que les disparités caractéristiques de l'accès au crédit des différentes classes d'entreprises peuvent toucher des projets économiquement viables, mais qui ne seront pas financés en raison des caractéristiques intrinsèques des firmes dont ils émanent». ( ) Les problèmes relatifs à la disponibilité et à la qualité

19 19 de l'information, d'une part, et à la valeur des garanties et des nantissements, d'autre part, affectent donc largement l'orientation des choix des établissements prêteurs qui, soucieux de la sécurité de leurs placements, préfèrent s'engager dans le financement d'opérations parfois moins rentables mais également moins aléatoires. La répartition du poids de la contrainte de liquidité sur l'ensemble de la population des entreprises demandeuses illustre alors le caractère asymétrique du contrat de crédit qui, s'il fait reporter la totalité du risque de non remboursement sur le prêteur, ne permet pas à ce dernier de bénéficier d'un remboursement proportionnel aux résultats financiers de l'entreprise». Il leur apparaît alors que «les logiques financières respectivement à l'œuvre sur les marchés du crédit et des actifs financiers diffèrent largement, les premières laissant le bailleur en situation d'outsider soumis à l'asymétrie informationnelle alors que les secondes, en conférant un statut d'insider au bailleur de fonds, lui permettent d'utiliser une information interne et privative pour améliorer la qualité de ses anticipations». Ceci dit, «le rôle accru de l'autofinancement soit pour placer soit pour investir ou se désendetter, souligne bien qu'il y a tout un champ de la population qui échappe de par sa logique même, c'est à dire sa qualité, au financement de marché ou au financement bancaire». L accès aux ressources Alors que l'introduction en bourse de la PME leur apparaît être un parent pauvre de la recherche en finance des PME, «force est de constater que la plupart des travaux considèrent qu'avec cette phase les PME deviennent des grandes entreprises : il y a donc multiplication des études comparatives et ce, sur des critères préalablement définis pour les grandes entreprises. Ainsi, en est-il des bilans des second boards où, par exemple, les problèmes de liquidité sont analysés de la même manière quelle que soit la taille des firmes». La question centrale est alors celle du financement des besoins liés à l activité et, plus exactement, de l évaluation et de la satisfaction de ces besoins au regard de la cohérence de la logique suivie par l entreprise. De ce point de vue, «on peut opposer les entreprises selon les modes d accès aux sources de financement, en particulier de marché. Toutefois, il apparaît que la nature du besoin de financement (capital fixe versus capital circulant ) et la réponse au motif de flexibilité financière déterminent les conditions d accès à la liquidité ( ligne de crédit versus actifs financiers). ( ) Dès lors, la diversité des PME n est pas purement un effet de nombre mais exprime la diversité des qualités des entreprises et, par voie de conséquence, celle des systèmes de financement. L existence d une incertitude irréductible, non seulement sur les états futurs du monde mais aussi sur le comportement futur des agents, conduit à proposer une réinterprétation de la relation de crédit fondée sur une hiérarchie entre les différents types de ressources mobilisées, lesquelles dépendent de la nature des besoins de financement, besoins autant liés aux caractéristiques des actifs qu à l organisation de l entreprise (couple produit/marché)». Une grille de lecture de la nature des financements requis selon les caractéristiques des acteurs La grille de lecture qu ils proposent articule «trois approches qui ont en commun d insister sur la relation de financement du point de vue de la nature des besoins de financement. Elle adopte une vision plus large que l approche néoclassique, insistant tout particulièrement sur le financement des besoins de court terme liés à l exploitation :

20 20 La première dimension caractérise le mode de collecte/octroi de financement. Le mode d'allocation se définit par l'arbitrage que fait un apporteur de capitaux sur la base de connaissances et procédures partagées car normées, par exemple la réglementation boursière ou les règles en matière d'introduction en bourse ou encore les principes de communications financières. Le mode alternatif est l'obtention qui est fondée sur la capacité de conviction, de justification dont fait preuve l'emprunteur pour obtenir un financement et qui se manifeste au travers de deux types de relations, l'engagement ou l'acte. L'entrée correspondante est déterminée par les types de ressources mobilisables, marchés de capitaux, dettes moyen et long termes, crédits bancaires courants, autofinancement. La deuxième dimension saisit le degré de cohérence assurée par l'entreprise, entendue comme capacité à gérer les caractéristiques de son mode de production. Deux items sont alors retenus, équilibre et déséquilibre correspondant à l'apparition d'un changement de nature dans le développement de l'entreprise la confrontant à une modification de la logique usuelle présidant à ses relations avec ses environnements. Le cas typique est l'introduction en bourse ou un changement de mode de production. L'entrée correspondante qualifie le mode de gestion de la flexibilité financière, à savoir l'autonomie, l'endettement et le découvert. On en arrive à la conclusion, surprenante s'il en est, que la grande entreprise est une PME qui sort d'une logique de conviction pour se diriger vers une logique de production de connaissances partagées, c'est à dire de production d'informations standardisées susceptibles de permettre des arbitrages sur la base de règles communes. Cet effet de miroir inversé qui transforme le cas générique 'la grande entreprise cotée en élément singulier présente bien sûr l'avantage d'être conforme à l'observation. Il permet surtout de renouer avec deux notions essentielles en sciences sociales. D une part celle de la diversité, puisque la régression à la moyenne ne s'applique qu'à l'intérieur de sous catégories; d autre part celle d'adaptation aux environnements, traduite ici par l'idée de cohérence du couple produitmarché, c'est-à-dire l organisation de l entreprise, qui décrit sa capacité à gérer l'adéquation entre ses relations internes et externes»

ne peut qu'être surpris, tant le caractère sommaire du concept est évident, que sous un

ne peut qu'être surpris, tant le caractère sommaire du concept est évident, que sous un Diversité économique et modes de financement des PME Une présentation de l ouvrage paru chez L Harmattan collection «Economiques» Humanisme et Entreprise numéro 249 octobre 2001 Bernard Belletante, E.M.

Plus en détail

La planification financière

La planification financière La planification financière La planification financière est une phase fondamentale dans le processus de gestion de l entreprise qui lui permet de limiter l incertitude et d anticiper l évolution de l environnement.

Plus en détail

Développement du marché financier

Développement du marché financier Royaume du Maroc Direction des Etudes et des Prévisions financières Développement du marché financier Juillet 1997 Document de travail n 21 Développement du marché financier Juillet 1997 Le développement

Plus en détail

DEVOIR N 1 économie générale

DEVOIR N 1 économie générale PROGRAMME : DEVOIR N 1 économie générale L économie et son domaine Le circuit économique comme méthode d'analyse La production marchande et non marchande Le travail Le capital et le progrès technique Le

Plus en détail

Chapitre 3. La répartition

Chapitre 3. La répartition Chapitre 3. La répartition 1. La répartition de la valeur ajoutée La valeur ajoutée (1) Valeur ajoutée : solde du compte de production = > VA = P CI = > Richesse effectivement créée par les organisations

Plus en détail

Entreprises et ménages

Entreprises et ménages Entreprises et ménages Producteurs et consommateurs Les agents économiques sont classés dans les comptes nationaux en fonction de leur rôle dans le processus de création, de répartition et de destruction

Plus en détail

change poursuivie par la Banque d'algérie continue de bien servir l'économie nationale.

change poursuivie par la Banque d'algérie continue de bien servir l'économie nationale. CONCLUSION CONCLUSION L'Algérie a renforcé, d'une manière soutenue, la stabilité macroéconomique au cours des années 2000 à 2005, tout en réalisant une performance économique robuste. La croissance forte

Plus en détail

LISTE DES PRINCIPAUX INDICATEURS UTILISES DANS L ANALYSE DES DOCUMENTS DE SYNTHESE

LISTE DES PRINCIPAUX INDICATEURS UTILISES DANS L ANALYSE DES DOCUMENTS DE SYNTHESE LISTE DES PRINCIPAUX INDICATEURS UTILISES DANS L ANALYSE DES DOCUMENTS DE SYNTHESE RATIOS DE STRUCTURE = Ratios qui mettent en rapport les éléments stables du bilan et dont l évolution traduit les mutations

Plus en détail

UE 6 Finance d entreprise Le programme

UE 6 Finance d entreprise Le programme UE 6 Finance d entreprise Le programme Légende : Modifications de l arrêté du 8 mars 2010 Suppressions de l arrêté du 8 mars 2010 Partie inchangée par rapport au programme antérieur 1. La valeur (15 heures)

Plus en détail

Remarques d Ouverture par M. Mohammed Laksaci, Gouverneur de la Banque d Algérie, Président de l Association des Banques Centrales Africaines

Remarques d Ouverture par M. Mohammed Laksaci, Gouverneur de la Banque d Algérie, Président de l Association des Banques Centrales Africaines Remarques d Ouverture par M. Mohammed Laksaci, Gouverneur de la Banque d Algérie, Président de l Association des Banques Centrales Africaines Symposium des Gouverneurs sur le thème «Inclusion financière

Plus en détail

Simulations de l impact de politiques. économiques sur la pauvreté et les inégalités

Simulations de l impact de politiques. économiques sur la pauvreté et les inégalités Simulations de l impact de politiques économiques sur la pauvreté et les inégalités L analyse de l évolution des conditions de vie et des comportements des classes moyennes, à la lumière de l observation

Plus en détail

Fiche de synthèse : entreprises et ménages

Fiche de synthèse : entreprises et ménages Fiche de synthèse : entreprises et ménages Producteurs et consommateurs Les agents économiques sont classés dans les comptes nationaux en fonction de leur rôle dans le processus de création, de répartition

Plus en détail

POLITIQUE D INVESTISSEMENT 1. FONDEMENT DE LA POLITIQUE. 1.1 Mission

POLITIQUE D INVESTISSEMENT 1. FONDEMENT DE LA POLITIQUE. 1.1 Mission POLITIQUE D INVESTISSEMENT 1. FONDEMENT DE LA POLITIQUE 1.1 Mission Le Centre local de développement (CLD) de Mirabel gère trois (3) fonds destinés à la création et au maintien d emploi par le biais d

Plus en détail

- 09 - Les ratios d'analyse de l'activité et du résultat. Méthodologie et interprétation des ratios. Etre capable de retrouver les éléments de calcul.

- 09 - Les ratios d'analyse de l'activité et du résultat. Méthodologie et interprétation des ratios. Etre capable de retrouver les éléments de calcul. - 09 - Les ratios d'analyse de l'activité et du résultat Objectif(s) : o Pré-requis : o Modalités : o Méthodologie et interprétation des ratios. Etre capable de retrouver les éléments de calcul. Définition

Plus en détail

Les mécanismes de transmission de la politique monétaire

Les mécanismes de transmission de la politique monétaire Chapitre 5 Les mécanismes de transmission de la politique monétaire Introduction (1/3) Dans le chapitre 4, on a étudié les aspects tactiques de la politique monétaire Comment la BC utilise les instruments

Plus en détail

DISCOUNTED CASH-FLOW

DISCOUNTED CASH-FLOW DISCOUNTED CASH-FLOW Principes généraux La méthode des flux futurs de trésorerie, également désignée sous le terme de Discounted Cash Flow (DCF), est très largement admise en matière d évaluation d actif

Plus en détail

Fiche d'information 1 POURQUOI UN PLAN D'INVESTISSEMENT POUR L'UE?

Fiche d'information 1 POURQUOI UN PLAN D'INVESTISSEMENT POUR L'UE? Fiche d'information 1 POURQUOI UN PLAN D'INVESTISSEMENT POUR L'UE? Depuis la crise financière et économique mondiale, l'ue pâtit de faibles niveaux d investissement. Des efforts collectifs et coordonnés

Plus en détail

Politique de placements

Politique de placements Politique de placements Le 7 octobre 2010 Politique de placements Table des matières 1. La mission de la Fondation pour le développement des coopératives en Outaouais 2. Les principes de la gouvernance

Plus en détail

Rôle des banques centrales dans la promotion de l inclusion financière : référence au cas de l Algérie

Rôle des banques centrales dans la promotion de l inclusion financière : référence au cas de l Algérie Rôle des banques centrales dans la promotion de l inclusion financière : référence au cas de l Algérie Intervention de Mohammed Laksaci Gouverneur de la Banque d Algérie 21 e Conférence des Gouverneurs

Plus en détail

Norme comptable internationale 20 Comptabilisation des subventions publiques et informations à fournir sur l aide publique 1

Norme comptable internationale 20 Comptabilisation des subventions publiques et informations à fournir sur l aide publique 1 Norme comptable internationale 20 Comptabilisation des subventions publiques et informations à fournir sur l aide publique 1 Champ d application 1 La présente norme doit être appliquée à la comptabilisation

Plus en détail

Réponses de la Fédération des chambres de commerce du Québec

Réponses de la Fédération des chambres de commerce du Québec Réponses de la Fédération des chambres de commerce du Québec Consultation du Groupe conseil sur l actualisation de la Stratégie québécoise de la recherche et de l innovation 8 septembre 2009 Préambule

Plus en détail

2. Présentation de la comptabilité nationale

2. Présentation de la comptabilité nationale 2. Présentation de la comptabilité nationale Introduction (1) Comptabilité nationale : Système Européen des Comptes (SEC 95) => Technique de synthèse statistique représentation quantifiée de l économie

Plus en détail

INVESTISSEMENT, PROGRES TECHNIQUE, CROISSANCE & CHOMAGE

INVESTISSEMENT, PROGRES TECHNIQUE, CROISSANCE & CHOMAGE INVESTISSEMENT, PROGRES TECHNIQUE, CROISSANCE & CHOMAGE I) FINANCEMENT ET DETERMINANTS DE L INVESTISSEMENT C est un enjeu économique essentiel. Il prend plusieurs formes et détermine les capacités de production

Plus en détail

UE 6 - FINANCE D ENTREPRISE Niveau L : 150 heures - 12 ECTS. 1. La valeur (15 heures) 2. Le diagnostic financier des comptes sociaux (40 heures)

UE 6 - FINANCE D ENTREPRISE Niveau L : 150 heures - 12 ECTS. 1. La valeur (15 heures) 2. Le diagnostic financier des comptes sociaux (40 heures) UE 6 - FINANCE D ENTREPRISE Niveau L : 150 heures - 12 ECTS 1. La valeur (15 heures) Il s agit de prendre conscience, à partir du concept de valeur, de mécanismes fondamentaux en finance en excluant tout

Plus en détail

Le financement de l entreprise

Le financement de l entreprise Le financement de l entreprise Lors de sa création, puis au cours de son développement, l entreprise au moment opportun, doit détenir les ressources financières nécessaires pour faire face à ses échéances,

Plus en détail

PROCESSUS N 4 : PRODUCTION ET ANALYSE DE L INFORMATION FINANCIÈRE

PROCESSUS N 4 : PRODUCTION ET ANALYSE DE L INFORMATION FINANCIÈRE PROCESSUS N 4 : PRODUCTION ET ANALYSE DE L INFORMATION FINANCIÈRE Activités Compétences techniques Compétences en organisation Compétences en communication 4.1. Assurer la veille nécessaire au traitement

Plus en détail

L ANALYSE DU BILAN FONCTIONNEL. Les grandes masses du bilan fonctionnel

L ANALYSE DU BILAN FONCTIONNEL. Les grandes masses du bilan fonctionnel L ANALYSE DU BILAN FONCTIONNEL Le bilan comptable renseigne sur l état du patrimoine de l entreprise. Il peut être défini comme étant la «photographie comptable de l entreprise à une date donnée». Le bilan

Plus en détail

Guide d information de la bourse du tournoi de golf bénéfice du CLD de la MRC d Antoine-Labelle - APPEL DE PROJETS 2009 -

Guide d information de la bourse du tournoi de golf bénéfice du CLD de la MRC d Antoine-Labelle - APPEL DE PROJETS 2009 - Guide d information de la bourse du tournoi de golf bénéfice du CLD de la MRC d Antoine-Labelle - APPEL DE PROJETS 2009-1) Objectif de la bourse du golf du CLD Ce fonds constitue, en soi, un incitatif

Plus en détail

PARTIE I DIAGNOSTIC FINANCIER DE L ENTREPRISE

PARTIE I DIAGNOSTIC FINANCIER DE L ENTREPRISE PARTIE I DIAGNOSTIC FINANCIER DE L ENTREPRISE CHAPITRE I ACTEURS, OBJECTIFS ET MODALITES DU DIAGNOSTIC FINANCIER 1) Les champs d application et les acteurs du diagnostic financier ACTEURS CONCERNES Dirigeants

Plus en détail

Corrigé de l'épreuve de fiscalité du certificat de révision comptable Session principale - Juin 1998

Corrigé de l'épreuve de fiscalité du certificat de révision comptable Session principale - Juin 1998 Corrigé de l'épreuve de fiscalité du certificat de révision comptable Session principale - Juin 1998 Question 1 : Il s agit de la réalisation simultanée de deux projets, l un de renouvellement et l autre

Plus en détail

Structure et contraintes de financement

Structure et contraintes de financement Chapitre 13 Structure et contraintes de financement 1 Exercice 13.05 Incidence de l endettement l sur le bénéfice par action La société anonyme Zéphyr au capital divisé en 1 000 000 d actions, a investi

Plus en détail

ENTRAINEMENT A L EXAMEN N 3/ Crise économique et réformes structurelles

ENTRAINEMENT A L EXAMEN N 3/ Crise économique et réformes structurelles ENTRAINEMENT A L EXAMEN N 3/ Crise économique et réformes structurelles I. Questions à traiter 1. Pour quelles raisons le modèle de grande banque universelle est-il aujourd hui contesté? Le modèle de

Plus en détail

Analyse financière détaillée

Analyse financière détaillée Analyse financière détaillée L analyse financière détaillée réintègre le cadre comptable de la comptabilité générale. En particulier les hypothèses introduites dans l analyse sommaire sont levées. Cela

Plus en détail

ORGANISEE CONJOINTEMENT PAR L INSTITUT INTERNATIONAL DE FINANCE ET LA BANQUE D ALGERIE

ORGANISEE CONJOINTEMENT PAR L INSTITUT INTERNATIONAL DE FINANCE ET LA BANQUE D ALGERIE 18 MARS 2008 INTERVENTION DE MONSIEUR MOHAMMED LAKSACI GOUVERNEUR DE LA BANQUE D ALGERIE A LA CONFERENCE REGIONALE SUR LA GLOBALISATION ET LES DEFIS ET OPPORTUNITES AUXQUELS FONT FACE LES INSTITUTIONS

Plus en détail

RAPPORT EUROPÉEN SUR LE DÉVELOPPEMENT 2015

RAPPORT EUROPÉEN SUR LE DÉVELOPPEMENT 2015 RAPPORT EUROPÉEN SUR LE DÉVELOPPEMENT 2015 Associer le financement et les poliaques pour medre en œuvre un programme de développement post- 2015 porteur de changement 22 juin 2015, Ministère des Affaires

Plus en détail

Publication de comptes financiers du secteur privé non-financier

Publication de comptes financiers du secteur privé non-financier Luxembourg, le 21 avril 211 Publication de comptes financiers du secteur privé non-financier Dans la mesure où le Service Central de la Statistique et des Etudes Economiques (STATEC) n'est pas encore à

Plus en détail

DCG session 2008 UE6 Finance d entreprise Corrigé indicatif DOSSIER 1 - DIAGNOSTIC FINANCIER

DCG session 2008 UE6 Finance d entreprise Corrigé indicatif DOSSIER 1 - DIAGNOSTIC FINANCIER DCG session 2008 UE6 Finance d entreprise Corrigé indicatif DOSSIER 1 - DIAGNOSTIC FINANCIER Première partie : Les outils du diagnostic financier proposés dans cette étude 1. Calculer les soldes intermédiaires

Plus en détail

Théorie keynésienne : le rôle de la monnaie

Théorie keynésienne : le rôle de la monnaie Théorie keynésienne : le rôle de la monnaie Le rôle de la monnaie Toute la théorie keynésienne repose sur la prise en compte de l'existence de la monnaie. Si la monnaie n'existait pas, les ménages devraient

Plus en détail

BSI Economics La dynamique de l hyperinflation : explications à la lumière de l apport fondateur de Cagan

BSI Economics La dynamique de l hyperinflation : explications à la lumière de l apport fondateur de Cagan La dynamique de l hyperinflation : explications à la lumière de l apport fondateur de Cagan Partie 2: La source de l hyperinflation : un comportement rationnel d un Etat laxiste Résumé : - Il existe un

Plus en détail

INGENIERIE FINANCIERE DE PROJETS

INGENIERIE FINANCIERE DE PROJETS INGENIERIE FINANCIERE DE PROJETS Référence : Agnès DALLOZ Date de dernière mise à jour : 30/07/2004 Etat : Définitif Auteur : Objet du document : Destinataires Agnès DALLOZ Simone SCHARLY Objet de la diffusion

Plus en détail

LE REGIME FISCAL DU CNRS EN MATIERE DE TVA

LE REGIME FISCAL DU CNRS EN MATIERE DE TVA Secrétariat Général Direction des finances LE REGIME FISCAL DU CNRS EN MATIERE DE TVA L ASSUJETTISSEMENT DES RECETTES A LA TVA Depuis le 1 er janvier 2005, le CNRS est considéré par la Direction de la

Plus en détail

ALLEMAGNE. AM021f-Y 1

ALLEMAGNE. AM021f-Y 1 ALLEMAGNE AM021f-Y 1 M. Levin Holle, Directeur de section, Chef de la délégation allemande Discours de la délégation allemande à l occasion de l Assemblée annuelle 2013 de la BERD Nous sommes heureux que

Plus en détail

LA DECISION DE FINANCEMENT

LA DECISION DE FINANCEMENT o o o o o o o Séance 1 : Les critères de sélection des modes de financement. Séance : Exercices sur le coût d une source de financement. Séance 3 : Contrôle. Séance 4 : Le choix d une structure optimale

Plus en détail

Moyen terme 2014-2018

Moyen terme 2014-2018 Moyen terme 2014-2018 ATTENTES DES UTILISATEURS POUR LA PERIODE 2014-2018 Selon les entretiens réalisés par le Cnis au 2 è semestre 2012 COMMISSION «SYSTEME FINANCIER ET FINANCEMENT DE L ECONOMIE» POUR

Plus en détail

UNIVERSITE DE SFAX Ecole Supérieure de Commerce

UNIVERSITE DE SFAX Ecole Supérieure de Commerce UNIVERSITE DE SFAX Ecole Supérieure de Commerce Année Universitaire 2003 / 2004 Auditoire : Troisième Année Etudes Supérieures Commerciales & Sciences Comptables DECISIONS FINANCIERES Note de cours N 2

Plus en détail

SOUTIEN GOUVERNEMENTAL ACCORDÉ AU TITRE DU LOGEMENT PAR L ENTREMISE DU RÉGIME FISCAL : ANALYSE DE TROIS EXEMPLES

SOUTIEN GOUVERNEMENTAL ACCORDÉ AU TITRE DU LOGEMENT PAR L ENTREMISE DU RÉGIME FISCAL : ANALYSE DE TROIS EXEMPLES SOUTIEN GOUVERNEMENTAL ACCORDÉ AU TITRE DU LOGEMENT PAR L ENTREMISE DU RÉGIME FISCAL : ANALYSE DE TROIS EXEMPLES par Marion Steele Département d économie, Université de Guelph et Centre pour les études

Plus en détail

PROGRAMMES DE GESTION

PROGRAMMES DE GESTION RÉPUBLIQUE TUNISIENNE MINISTÈRE DE L ÉDUCATION DIRECTION GÉNÉRALE DU CYCLE PREPARATOIRE & DE L'ENSEIGNEMENT SECONDAIRE Direction de la Pédagogie & des Normes du cycle préparatoire et de l'enseignement

Plus en détail

Les déterminants de l investissement

Les déterminants de l investissement Les déterminants de l investissement Après avoir expliqué ce qu est l investissement et montré ses effets sur l économie via l offre et la demande (article du 25 octobre sur ce blog), nous allons nous

Plus en détail

L endettement public est-il un frein à la croissance économique?

L endettement public est-il un frein à la croissance économique? Marine Maréchal conférence de méthode n 7 Groupe3 finances publiques-années 90. L endettement public est-il un frein à la croissance économique? Introduction : Aujourd hui l endettement public de la France

Plus en détail

Le secteur bancaire syrien, levier de reprise Réalités et Perspectives

Le secteur bancaire syrien, levier de reprise Réalités et Perspectives Le secteur bancaire syrien, levier de reprise Réalités et Perspectives Juin 2013 Agenda Facteurs de développement du secteur bancaire syrien Le secteur bancaire syrien: performance solide, mais La Syrie

Plus en détail

Shadow Manager Simulateur de gestion globale d entreprise. Introduction

Shadow Manager Simulateur de gestion globale d entreprise. Introduction Shadow Manager Simulateur de gestion globale d entreprise Introduction Le logiciel de simulation d entreprise Shadow Manager représente le nec plus ultra des outils pédagogiques de simulation de gestion

Plus en détail

PREMIERE PARTIE POLITIQUE D INVESTISSEMENT SS?

PREMIERE PARTIE POLITIQUE D INVESTISSEMENT SS? STRUCTURE DU CADRE DE POLITIQUE D INVESTISSEMENT DE LA CEDEAO Dr Jonathan A Aremu Consultant Marché commun d investissement de la CEDEAO Département du Secteur Privé Tel: 234-1-8033061476 E-mail: marketlinkconsults@yahoo.com

Plus en détail

MONTER SON BUSINESS PLAN

MONTER SON BUSINESS PLAN MONTER SON BUSINESS PLAN Le plan de développement («business plan» en anglais) est la description quantitative et qualitative du projet de votre entreprise à moyen terme. C est donc un document fondamental

Plus en détail

Propositions d éléments constitutifs d une éducation financière à l école

Propositions d éléments constitutifs d une éducation financière à l école Propositions d éléments constitutifs d une éducation financière à l école Mai 2009 Les compétences qu il faudrait avoir acquises A la fin du primaire A la fin de la scolarité obligatoire Les élèves doivent

Plus en détail

- 03 - Analyse du tableau de résultat Les Soldes Intermédiaires de Gestion (SIG)

- 03 - Analyse du tableau de résultat Les Soldes Intermédiaires de Gestion (SIG) - 03 - Analyse du tableau de résultat Les Soldes Intermédiaires de Gestion (SIG) Objectif(s) : o Méthode d'évaluation des Soldes Intermédiaires de Gestion, o Interprétation des Soldes Intermédiaires de

Plus en détail

APPEL A PROJETS USINE DU FUTUR CENTRE VAL DE LOIRE 2015

APPEL A PROJETS USINE DU FUTUR CENTRE VAL DE LOIRE 2015 APPEL A PROJETS USINE DU FUTUR CENTRE VAL DE LOIRE 2015 Contexte et enjeux : Depuis plusieurs années la politique économique de la Région Centre - Val de Loire s est fixée comme objectif de soutenir la

Plus en détail

EXTERNALISATION : LOGIQUE FINANCIERE ET LOGIQUE DE COMPETENCE SONT LIEES

EXTERNALISATION : LOGIQUE FINANCIERE ET LOGIQUE DE COMPETENCE SONT LIEES EXTERNALISATION : LOGIQUE FINANCIERE ET LOGIQUE DE COMPETENCE SONT LIEES Bertrand Quélin Professeur HEC François Duhamel Etudiant du Doctorat HEC Bertrand Quélin et François Duhamel du Groupe HEC ont mené,

Plus en détail

SGPNB au Nouveau-Brunswick. Le développement de l industrie des services financiers et des marchés boursiers dans la province

SGPNB au Nouveau-Brunswick. Le développement de l industrie des services financiers et des marchés boursiers dans la province SGPNB au Nouveau-Brunswick Le développement de l industrie des services financiers et des marchés boursiers dans la province Mise à jour juillet 2013 1 Préambule L information suivante décrit les différents

Plus en détail

Evolution de la Conjoncture Economique Au cours du premier trimestre 2015

Evolution de la Conjoncture Economique Au cours du premier trimestre 2015 Evolution de la Conjoncture Economique Au cours du premier trimestre 215 Banque Centrale de Tunisie Mars 215 1- ENVIRONMENT INTERNATIONAL - L environnement économique international a été marquée, ces derniers

Plus en détail

MODÈLE POUR L ÉLABORATION D UNE STRATÉGIE GLOBALE D ENTREPRISE

MODÈLE POUR L ÉLABORATION D UNE STRATÉGIE GLOBALE D ENTREPRISE MODÈLE POUR L ÉLABORATION D UNE STRATÉGIE GLOBALE D ENTREPRISE Direction du développement des entreprises et des affaires Préparé par Michel Coutu, F.Adm.A., CMC Conseiller en gestion Direction de la gestion

Plus en détail

Comptabilité et gestion Sujet n 3

Comptabilité et gestion Sujet n 3 Comptabilité et gestion Sujet n 3 CAS FERRALSA Ce cas est constitué de deux dossiers indépendants à traiter obligatoirement PREMIER DOSSIER Ce dossier comporte une annexe La société FERRALSA a pour activité

Plus en détail

Financement et rentabilité des investissements

Financement et rentabilité des investissements Collection les mémentos finance dirigée par Jack FORGET Financement et rentabilité des investissements Maximiser les revenus des investissements Jack FORGET Éditions d Organisation, 2005 ISBN : 2-7081-3252-0

Plus en détail

A. La distinction entre marchés primaire et secondaire. 1. Le marché financier et ses deux compartiments : le marché primaire et le marché secondaire

A. La distinction entre marchés primaire et secondaire. 1. Le marché financier et ses deux compartiments : le marché primaire et le marché secondaire Chap 2 : Le marché financier et son rôle économique Les marchés de capitaux assurent le financement de l économie. Sur ces marchés se confrontent des agents à la recherche de financements et d autres à

Plus en détail

Avertissement : ceci est un corrigé indicatif qui n engage que son auteur

Avertissement : ceci est un corrigé indicatif qui n engage que son auteur DCG UE06 FINANCE D ENTREPRISE - session 2013 Proposition de CORRIGÉ Avertissement : ceci est un corrigé indicatif qui n engage que son auteur DOSSIER 1 DIAGNOSTIC FINANCIER - 11 points 1. Complétez le

Plus en détail

Charte du tourisme durable

Charte du tourisme durable Annexes Charte du tourisme durable Annexe 1 Les participants de la Conférence mondiale du Tourisme durable, réunis à Lanzarote, îles Canaries, Espagne, les 27 et 28 avril 1995, Conscients que le tourisme

Plus en détail

Enquête sur les investissements dans l industrie

Enquête sur les investissements dans l industrie Note Méthodologique Dernière mise à jour : 30-08-2010 Enquête sur les investissements dans l industrie Avertissement : depuis mai 2010, les résultats de l enquête trimestrielle sur les investissements

Plus en détail

DISSERTATION. Sujet = Dans quelle mesure une hausse de la rentabilité peut-elle stimuler l investissement?

DISSERTATION. Sujet = Dans quelle mesure une hausse de la rentabilité peut-elle stimuler l investissement? DISSERTATION Il est demandé au candidat : - de répondre à la question posée explicitement ou implicitement dans le sujet ; - de construire une argumentation à partir d une problématique qu il devra élaborer

Plus en détail

POLITIQUE DE COHÉSION 2014-2020

POLITIQUE DE COHÉSION 2014-2020 LES INSTRUMENTS FINANCIERS DE LA POLITIQUE DE COHÉSION 2014-2020 POLITIQUE DE COHÉSION 2014-2020 La Commission européenne a adopté des propositions législatives concernant la politique de cohésion 2014-2020

Plus en détail

PROGRAMMES DE GESTION 3 ème année & 4 ème année de l Enseignement secondaire

PROGRAMMES DE GESTION 3 ème année & 4 ème année de l Enseignement secondaire RÉPUBLIQUE TUNISIENNE MINISTÈRE DE L ÉDUCATION & DE LA FORMATION DIRECTION GÉNÉRALE DES PROGRAMMES & DE LA FORMATION CONTINUE Direction des Programmes & des Manuels Scolaires PROGRAMMES DE GESTION 3 ème

Plus en détail

La Vision de L'Égypte 2030 (Objectifs et Principaux Indicateurs de Performance)

La Vision de L'Égypte 2030 (Objectifs et Principaux Indicateurs de Performance) La Vision de L'Égypte 2030 (Objectifs et Principaux Indicateurs de Performance) Pour plus d'informations, veuillez visiter le site: http://www.mop.gov.eg/vision/egyptvision.aspx La culture La stratégie

Plus en détail

Définitions des principaux concepts

Définitions des principaux concepts Définitions des principaux concepts Achats de marchandises : achats de marchandises destinées à être revendues en l état. Achats de matières premières : achats de produits incorporés aux constructions.

Plus en détail

Économie Partie 1 Chapitre 1 Échanges sur les marchés

Économie Partie 1 Chapitre 1 Échanges sur les marchés I) Le fonctionnement du marché A) L organisation des échanges 1) A quoi sert l échange? Dans nos sociétés modernes, une personne ne peut pas tout produire pour satisfaire ses besoins. L échange va alors

Plus en détail

Thème 2 : la monnaie et les banques : le carburant de notre économie

Thème 2 : la monnaie et les banques : le carburant de notre économie Thème 2 : la monnaie et les banques : le carburant de notre économie L activité économique repose sur trois rouages : Monnaie besoins production répartition consommation Échanges Marché 2 «La monnaie n

Plus en détail

Qu est-ce que la compétitivité?

Qu est-ce que la compétitivité? Qu est-ce que la compétitivité? Le but de ce dossier pédagogique est d expliquer la notion de compétitivité d une entreprise, d un secteur ou d un territoire. Ce concept est délicat à appréhender car il

Plus en détail

RAFFINEZ VOTRE STRATÉGIE DE PLACEMENT, SIMPLIFIEZ VOTRE VIE

RAFFINEZ VOTRE STRATÉGIE DE PLACEMENT, SIMPLIFIEZ VOTRE VIE RAFFINEZ VOTRE STRATÉGIE DE PLACEMENT, SIMPLIFIEZ VOTRE VIE Un seul investissement, tout le raffinement que vous recherchez Vous menez une vie active, riche de projets que vous souhaitez réaliser. Vous

Plus en détail

LES DETERMINANTS DE L'INVESTISSEMENT PRIVE AU BENIN

LES DETERMINANTS DE L'INVESTISSEMENT PRIVE AU BENIN REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE UNION- DISCIPLINE -TRAVAIL MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET ~-'-\:.-?:> \~ DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ~ ~,.;'~ ~"1...; c.,' -..~ L'. UNIVERSITE DE COCODY PROGRAMME

Plus en détail

Partie 2 : Qui crée la monnaie?

Partie 2 : Qui crée la monnaie? Partie 2 : Qui crée la monnaie? Marché monétaire Masse monétaire Banque centrale Prêteur en dernier ressort Notions clés I. La mesure de la création monétaire : la masse monétaire La masse monétaire n

Plus en détail

Conférence internationale sur les Energies renouvelables et efficacité énergétique

Conférence internationale sur les Energies renouvelables et efficacité énergétique Conférence internationale sur les Energies renouvelables et efficacité énergétique Instruments novateurs en matière de politique et de financement pour les pays voisins au sud et à l est de l Union européenne

Plus en détail

des structures formelles, organisées, c est-à-dire des entreprises capitalistes modernes.

des structures formelles, organisées, c est-à-dire des entreprises capitalistes modernes. Introduction Depuis le début des années 1980, les analystes et décideurs économiques de tous bords semblent être unanimes pour reconnaître l échec du modèle étatique du développement qui a prévalu pendant

Plus en détail

UNE FISCALITE DEFAVORABLE AU FINANCEMENT DES ENTREPRISES ET QUI AFFECTE LEUR COMPETITIVITE

UNE FISCALITE DEFAVORABLE AU FINANCEMENT DES ENTREPRISES ET QUI AFFECTE LEUR COMPETITIVITE UNE FISCALITE DEFAVORABLE AU FINANCEMENT DES ENTREPRISES ET QUI AFFECTE LEUR COMPETITIVITE Partant d une situation déjà défavorable au financement des entreprises par fonds propres, les mesures fiscales

Plus en détail

Portrait de la rémunération globale

Portrait de la rémunération globale CHAPITRE 1 Portrait de la rémunération globale pendant longtemps, on a surtout considéré les programmes de rémunération comme un mal nécessaire pour attirer des employés compétents et les fidéliser. Pour

Plus en détail

Placements sur longue période à fin 2011

Placements sur longue période à fin 2011 Les analyses MARS 2012 Placements sur longue période à fin 2011 Une année 2011 particulièrement favorable aux «valeurs refuges», mais la suprématie des actifs risqués reste entière sur longue période.

Plus en détail

Le développement par fusionsacquisitions

Le développement par fusionsacquisitions Chapitre 1 Le développement par fusionsacquisitions Le développement par fusions-acquisitions s inscrit en général dans le champ de la croissance externe. Il est proposé de clarifier les différentes définitions

Plus en détail

CRÉATION ET CROISSANCE DES JEUNES ENTREPRISES INNOVANTES

CRÉATION ET CROISSANCE DES JEUNES ENTREPRISES INNOVANTES 1 CRÉATION ET CROISSANCE DES JEUNES ENTREPRISES INNOVANTES Cécile AYERBE Michel BERNASCONI L a création d entreprises innovantes a fait l objet d attention de la part des chercheurs du fait de la complexité

Plus en détail

les facilités d approvisionnement en matières premières la proximité du marché acheteur les infrastructures (ports, aéroports, routes, )

les facilités d approvisionnement en matières premières la proximité du marché acheteur les infrastructures (ports, aéroports, routes, ) Chap 12 : Les firmes multinationales dans l économie mondiale Les entreprises qui produisaient et se concurrençaient autrefois sur leur marché national agissent désormais au niveau mondial. La plupart

Plus en détail

Evolution de la Conjoncture Economique (Huit premiers mois de 2015)

Evolution de la Conjoncture Economique (Huit premiers mois de 2015) Evolution de la Conjoncture Economique (Huit premiers mois de 2015) Banque Centrale de Tunisie Août 2015 1- ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL - Les statistiques préliminaires de la croissance dans les principaux

Plus en détail

Annexe 1. Tableau de bord de la société Armand Ratio Calcul Valeur société Armand année N

Annexe 1. Tableau de bord de la société Armand Ratio Calcul Valeur société Armand année N ÉNONCÉ 1 Analyse globale Créée en N-5, la société Armand est devenue sous-traitante d une entreprise qui gère une librairie électronique. Armand assure la logistique de cette entreprise : elle achète,

Plus en détail

Le financement de l économie est le cœur de métier des banques françaises

Le financement de l économie est le cœur de métier des banques françaises Le financement de l économie est le cœur de métier des banques françaises Dans un contexte difficile depuis le début de la crise de 2008, les encours de crédits accordés par les banques françaises ont

Plus en détail

CHAPITRE 5 COMPTABILITÈ ANALYTIQUE D EXPLOITATION ( CAE) COÛTS COMPLETS ET PARTIELS

CHAPITRE 5 COMPTABILITÈ ANALYTIQUE D EXPLOITATION ( CAE) COÛTS COMPLETS ET PARTIELS CHAPITRE 5 COMPTABILITÈ ANALYTIQUE D EXPLOITATION ( CAE) COÛTS COMPLETS ET PARTIELS LE PASSAGE DES CHARGES DE LA CG AUX CHARGES DE LA CAE La CAE doit fournir des informations économiquement significatives

Plus en détail

Situation des PME et perspectives de croissance en France

Situation des PME et perspectives de croissance en France Situation des PME et perspectives de croissance en France Résumé : - Les entreprises françaises ont su résister à la crise grâce à la consolidation de leur bilan au cours des années 2000 ; - Le maintien

Plus en détail

Bienvenue dans votre FIBENligne

Bienvenue dans votre FIBENligne Bienvenue dans votre FIBENligne Retrouvez dans votre FIBENligne toutes les nouveautés FIBEN et l ensemble des services que la Banque de France met à votre disposition pour vous aider dans votre maîtrise

Plus en détail

La fonction macroéconomique d'investissement

La fonction macroéconomique d'investissement La fonction macroéconomique d'investissement Plan : Introduction I Le principe d'accélération 1) Accélérateur simple 2) Accélérateur flexible II Le coût de financement et la structure du financement Sa.19/01

Plus en détail

Monnaie, chômage et capitalisme

Monnaie, chômage et capitalisme Franck Van de Velde Monnaie, chômage et capitalisme Presses Universitaires du Septentrion internet : www.septentrion.com Sommaire Introduction Générale 7 1. Monnaie 7 2. Monnaie et capitalisme 10 3. Monnaie,

Plus en détail

L IMPACT DES NOUVELLES MESURES EN FAVEUR DE L INVESTISSEMENT LOCATIF

L IMPACT DES NOUVELLES MESURES EN FAVEUR DE L INVESTISSEMENT LOCATIF L IMPACT DES NOUVELLES MESURES EN FAVEUR DE L INVESTISSEMENT LOCATIF Dès que les mesures destinées à encourager l investissement locatif seront arrêtées, les ADIL devront contribuer à les faire connaître.

Plus en détail

Changement dans les achats de solutions informatiques

Changement dans les achats de solutions informatiques Changement dans les achats de solutions informatiques Ce que cela signifie pour l informatique et les Directions Métiers Mai 2014 Le nouvel acheteur de technologies et la nouvelle mentalité d achat Un

Plus en détail

L équilibre Macro-Economique

L équilibre Macro-Economique L équilibre Macro-Economique Jean-Pierre Damon, octobre 1985. La position de départ des théoriciens est la situation d équilibre qui permet à la totalité de la production d être soit consommée, soit utilisée

Plus en détail

www.comptazine.fr DCG session 2012 UE6 Finance d entreprise Corrigé indicatif

www.comptazine.fr DCG session 2012 UE6 Finance d entreprise Corrigé indicatif DCG session 2012 UE6 Finance d entreprise Corrigé indicatif DOSSIER 1 DIAGNOSTIC FINANCIER 1. Compléter le tableau de financement 2011 Affectation du bénéfice 2010 : Bénéfice 2010 359 286 Affectation en

Plus en détail

Performance comparée des classes d'actifs au niveau national

Performance comparée des classes d'actifs au niveau national 4 ème Journée du Capital Investissement Performance comparée des classes d'actifs au niveau national Décembre 2014 Rapport sur le Capital Investissement AMIC 2013 1 ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE NATIONAL ET

Plus en détail

Investissement des réserves de sécurité sociale: possibilités et performances

Investissement des réserves de sécurité sociale: possibilités et performances Association internationale de la sécurité sociale Colloque des directeurs d'institutions de sécurité sociale des pays francophones d'afrique Limbé, Cameroun, 28-30 janvier 2004 Investissement des réserves

Plus en détail

Le Business Plan : le Dossier Financier

Le Business Plan : le Dossier Financier 1 Le Business Plan : le Dossier Financier Le Business Plan (BP) est un document de marketing et de communication : c'est-à-dire votre meilleur outil de vente. A ce titre, il s adresse aux partenaires.

Plus en détail