Tests applicatifs sur environnements virtualisés avec Team Foundation Server

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1 IT LA RÉFÉRENCE TECHNIQUE ON-LINE DES PROFESSIONNELS DE L'INFORMATIQUE Le cloud : quels enjeux et quels rôles pour les DSI? Réussir l urbanisation de son Système d Information Plus de 10 ans de projets de gestion des identités et maintenant? Tests applicatifs sur environnements virtualisés avec Team Foundation Server Bimestriel - janvier/février 2011 n 89

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4 édito 2011 : genèse d une automatisation attendue Gouvernance, Itil, maîtrise de l infrastructure pour réaliser leurs objectifs de réduction des coûts d une informatique trop longtemps considérée comme un mal nécessaire, les DSI ont tenté des approches «top-down». Mais, comment organiser «par le haut» un terrain aussi multiforme et incontrôlé? La généralisation de technologies comme la virtualisation, les blades, le clustering permet des approches «bottom-up». Et la consolidation enfin simplifiée optimise l existant, source d économie et d efficacité. Alors, une démarche de gouvernance devient possible, surtout grâce à l automatisation (provisionnement/déprovisionnement des ressources) reposant sur un catalogue de services. Les nouveaux datacenters, improprement baptisés clouds privés, automatisent les tâches basiques selon des niveaux de services définis par les informaticiens. Concrétisée par le Cloud sous toutes ses formes (IaaS, PaaS et SaaS), cette automatisation ultime préfigure les futurs services informatiques fournis aux entreprises, qui n ont a priori aucun intérêt à se préoccuper de serveurs ou de systèmes d exploitation. En tout cas, pour la très grande majorité d entre elles. N allons-nous pas vers une société des services? Externalisés, bien entendu! José Diz Rédacteur en Chef IT LA RÉFÉRENCE TECHNIQUE ON-LINE DES PROFESSIONNELS DE L'INFORMATIQUE Editeur Press & Communication France Une filiale du groupe CAST 3, rue Marcel Allégot Meudon - FRANCE Tél. : Fax. : Rédacteur en chef José Diz Directeur de publication Aurélie Magniez Abonnements/Publicité Conception Graphique Nicolas Herlem Parution IT-expert - (ISSN ) est un journal édité 6 fois par an, par P&C France, sarl de presse au capital de ,61. Avertissement Tous droits réservés. Toute reproduction intégrale ou partielle des pages publiées dans la présente publication sans l autorisation écrite de l éditeur est interdite, sauf dans les cas prévus par les articles 40 et 41 de la loi du 11 mars P&C France. Toutes les marques citées sont des marques déposées. Les vues et opinions présentées dans cette publication sont exprimées par les auteurs à titre personnel et sont sous leur entière et unique responsabilité. Toute opinion, conseil, autre renseignement ou contenu exprimés n engagent pas la responsabilité de Press & Communication. Abonnements Vous pouvez vous abonner gratuitement sur 4 IT-expert n 89 - janvier/février 2011

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7 IT-expert n 89 - janvier/février 2011 Sommaire 8 Dossier Le cloud : quels enjeux et quels rôles pour les DSI? Petit voyage en pays Cloud. Au-delà des avantages et des bénéfices de ces technologies, les auteurs (consultants chez Sogeti) expliquent pourquoi les DSI doivent relever ce challenge au plus tôt, et résument le positionnement des acteurs les plus en vue. 22 Technique Réussir l urbanisation de son Système d Information Cartographier, affiner, améliorer la maîtrise du système d information passe immanquablement par son urbanisation. Approches, points de fonction, panorama d outils : les trois auteurs, spécialistes du domaine expliquent comment parvenir à une gouvernance SI efficace. 30 Actualités Internationales Les informations marquantes d éditeurs, de marchés, d organisme de standardisation, de débats en cours et de tendances. 36 Comment ça marche? Plus de 10 ans de projets de gestion des identités et maintenant? Généralement appelée ID Management, la gestion des identités telle que nous la connaissons n est pas le fruit du hasard. Consultant chez Solucom, Emmanuel Cosperec rappelle l historique de ces technologies, qui s inscrivent aussi dans une démarche de projet en lien avec une gestion des rôles au cœur du SI de l entreprise. 42 Livres Relever le défi du web mobile de François Daoust et Dominique Hazaël-Massieux et La fonction RSSI de Bernard Foray. 44 Rubrique à brac Tests applicatifs sur environnements virtualisés avec Team Foundation Server Indispensables à la réalisation d un produit de qualité, les tests restent les mal-aimés de l informatique. Membres des.net Rangers by Sogeti, Loïc Baumann et Vincent Labatut présentent deux produits de Microsoft améliorant les échanges entre développeurs et testeurs au profit des utilisateurs. IT-expert n 89 - janvier/février

8 Le cloud : quels enjeux et quels rôles pour les DSI? Lors des échanges avec les responsables d entreprise, les questions les plus courantes ne sont plus : «Dois-je investir sur le cloud?» ; «Quand est-ce que j y vais?» Désormais, les interrogations portent surtout sur le Quoi et le Le cloud : quels enjeux et quels rôles pour les DSI? Comment. De récentes études d IDC et du Gartner ont identifié le secteur des services comme celui qui absorbera à terme près de 50% du marché du cloud. Ce dernier se chiffrant en centaines de milliards de dollars dans les années à venir, on comprend les prises de position fortes des sociétés de services ainsi que les investissements massifs qu elles consentent pour développer leurs offres et leurs compétences. 8 IT-expert n 89 - janvier/février 2011

9 Dossier Pour aborder ces sujets, cet article s appuie sur les définitions du NIST National Institute of Standards and Technology : Quelques concepts fondamentaux du cloud computing D un point de vue macroscopique, il s agit d optimiser l utilisation des ressources informatiques à notre disposition, qu elles soient hébergées dans des datacenters ou dans les centres informatiques des grandes entreprises. Une avancée technologique a permis cet essor ces dernières années : la virtualisation. Les solutions cloud reposent en effet sur ces technologies de virtualisation et d automatisation et se différencient des solutions traditionnelles sur 3 points : L entreprise remplace (ou complète) les produits technologiques habituels par des services avec mise à jour automatique, largement disponible sur le réseau, et avec des capacités de calcul mutualisées, mais garanties et maitrisées. On passe sur un mode de paiement à l usage, en fonction de ce que l on consomme. L élasticité consiste à mutualiser les ressources en allouant dynamiquement les capacités (puissance de calcul, mémoire, stockage, réseau). Le cloud concrétise la démarche d industrialisation de nombreuses technologies, permettant aux entreprises d exploiter simplement et efficacement les nouvelles technologies, via du Service à la demande (On-demand). Pour rester en ligne avec les définitions du marché, voici les trois grands domaines du cloud selon le modèle XaaS, à savoir IaaS, PaaS et SaaS : IaaS pour Infrastructure as a Service : Capacité à fournir des infrastructures de calcul, stockage, réseau, systèmes, sur lesquelles l utilisateur exécute ses applications, systèmes d exploitation, environnement d exécution. PaaS pour Platform as a Service : Capacité à fournir une plateforme d exécution pour des applications écrites et paramétrées par l utilisateur du service. L utilisateur ne maitrise ni le serveur, ni le système d exploitation, ni le réseau (exemples : VMForce, Windows Azure, Salesforce Force.com, VMware SpringSource, Google App Engine ). Dans ce modèle, l élasticité repose sur le modèle d exécution des applications proposé et administré par le fournisseur SaaS. Les applications doivent donc s appuyer sur ce modèle spécifique pour tirer pleinement parti des possibilités de montée en charge. SaaS pour Software as a Service : Capacité à fournir une application que l utilisateur n administre pas, pas plus que l entreprise, et dont l exécution s effectue sur une infrastructure cloud (Ex GoogleApp, Salesforce, Microsoft Office 365 ). Le modèle web domine cette catégorie, mais pas uniquement. Ainsi, Microsoft propose de nombreux services SaaS en mode autonome, mais aussi en complément fonctionnel ou technique de ses solutions traditionnelles. Apple a aussi imposé un modèle qui fait référence dans la téléphonie mobile : la plupart des applications de l IPhone s installent sur le téléphone, mais consomment aussi des services sur le web (force est de reconnaitre que les solutions pures web sur téléphone mobile sont rares). Finalement, la notion de S+S (Software + Services) initiée par Microsoft il y a plus de deux ans maintenant semble se concrétiser. IT-expert n 89 - janvier/février

10 Sans chercher à être exhaustif, voici les principaux acteurs sur les 3 piliers du cloud : Du public au communautaire Une des caractéristiques des solutions cloud étant d être installées dans des datacenters, on identifie communément quatre modèles de déploiement, associé à quatre types de cloud : Le cloud privé : avec une infrastructure dédiée à une unique organisation et opérée par cette organisation ou par un tiers, dans les locaux de l organisation ou hébergé ; Le cloud public : avec une infrastructure disponible pour un large public et pour différentes organisations ; Le cloud hybride : avec une infrastructure déployée sur plusieurs clouds (privé, public ) ; Et enfin la notion de cloud communautaire : avec une infrastructure disponible pour différentes organisations partageant des missions ou des objectifs similaires. Principaux bénéfices pour l entreprise Le cloud computing semble donc être une des prochaines évolutions marquantes de l informatique professionnelle. Mais finalement, qu est-ce qui aujourd hui peut bien pousser les entreprises à passer au modèle du cloud computing? Plus d agilité pour son activité : Pour répondre plus rapidement à ses besoins métier et aux fluctuations des demandes, en proposant des services à la demande pour offrir les fonctionnalités et les informations critiques pour ses employés, clients et partenaires. C est aussi la capacité d expérimenter de nouvelles solutions sans contraintes ou impact sur l existant. Des économies budgétaires : L alignement dynamique de capacité selon les variations de demande procurent une réelle optimisation des dépenses. En effet, l entreprise ne paie que ce qui est réellement consommé par chaque utilisateur. Cela revient à transformer des dépenses d investissements (Capex) en dépenses opérationnelles (Opex), pour mieux planifier et maîtriser ses investissements. Enfin, plus d efficacité dans la gestion du S.I. : Avec un accès aux solutions les plus sophistiquées sans nécessiter des ressources et compétences rares. Plus besoin d anticiper ni de planifier longtemps à l avance les ressources et moyens nécessaires, et finies les pertes de temps en formation technique, mise à jour des applications et déploiement des dernières versions. 10 IT-expert n 89 - janvier/février 2011

11 Dossier Sans oublier la réduction de l empreinte carbone, car l approche cloud contribue à l optimisation des dépenses énergétiques. Quelques doutes salutaires Après cette série d arguments en faveur du cloud, il reste légitime lorsque l on évoque le concept de cloud de se poser quelques questions : Est-ce encore un de ces thèmes poussés par les forces marketing des éditeurs et constructeurs pour adresser le marché sous un nouvel angle? Le cloud va-t-il perdurer? La réponse est certainement oui pour les deux! Pour les constructeurs, éditeurs et sociétés de services, le cloud incarne un nouveau moyen de vendre de nouveaux produits ou de nos nouveaux services. Toutefois, cela ne revêt pas que des aspects purement mercantiles, car le cloud sert les objectifs de développement business des entreprises par ses propriétés économiques, de flexibilité et d élasticité. Le cloud va perdurer! Aujourd hui, l ensemble des utilisateurs ont accès depuis leur domicile à des ressources informatiques disponibles à partir de plusieurs endroits, depuis plusieurs périphériques, avec un paiement à l usage, ou sans paiement, dans le cadre d une utilisation personnelle. Comment expliquer à un utilisateur de du système d information qu il ne peut pas disposer d une boite aux lettres de plus de 100 mégaoctets, quand certains services en ligne proposent gratuitement plusieurs adresses avec 1 gigaoctet de stockage. Certains avancent qu il n y a pas d engagement sur la disponibilité ou les performances. Pourtant, rares sont ceux qui peuvent affirmer avoir subi des pertes sur leur messagerie Internet personnelle, et même sur plusieurs années. Comment faire comprendre et accepter à ce même utilisateur que son projet soit décalé de 2 à 3 semaines, car contractuellement il a été négocié un délai de 2 à 3 semaines pour l approvisionnement en serveurs. Mieux encore : ce projet, loin d être planifié depuis les derniers budgets, devient une opportunité de capter un nouveau marché pour l entreprise. Il y a fort à parier que l'entreprise apte à profiter rapidement de cette opportunité bénéficiera d un avantage sur la concurrence pour emporter ce marché. Finalement, la flexibilité, la disponibilité, la performance sont déjà dans le quotidien des utilisateurs et des directions métiers La direction du système d information fait face à un nouveau challenge : offrir un niveau de service et une gamme de service équivalente ; sous peine de perdre le contrôle des données de l entreprise. En effet, la frustration de l utilisateur va le pousser à chercher ailleurs des solutions, créer des partages de fichiers, ouvrir des boites de messagerie, commander des machines virtuelles, mettre en ligne des présentations de l entreprise, ouvrir une communauté sur un projet IT-expert n 89 - janvier/février

12 L information ainsi stockée est-elle en danger? Quels sont les risques liés à la confidentialité des données? Forcément, ce risque existe, mais il faut relativiser son importance et souligner qu il est déjà pris en compte et géré depuis de nombreuses années : l hébergement de solutions, le transfert de données, toutes ces données transitent depuis des années sur les réseaux. On peut aussi y voir un effet de perception : les solutions SaaS et PaaS impliquent maintenant des acteurs du monde «grand public» et plus seulement des opérateurs professionnels. Les DSI condamnées à évoluer Néanmoins, quelle que soit la réalité du risque, la donnée n est plus totalement sous le contrôle de la DSI. Cette DSI devra donc évoluer. Gestionnaire de service cloud, opérateur de cloud privé, acheteur de service les évolutions et hypothèses ne manquent pas. Ces orientations seront définies par les directions générales avec l aide des DSI et dépendront d un certain nombre de points : contraintes légales, secteur d activité, politique de sécurité, politique d achat des entreprises. Dans ce contexte, les éditeurs, les constructeurs et les hébergeurs proposent un éventail très large de solutions. Parfois même des solutions sont remises aux goûts du jour avec l étiquette cloud. Tromperie? Le cloud fait appel également à des outils relativement anciens (plutôt un gage de stabilité d ailleurs) ; ce qui manquait alors pour en faire une offre cloud, était le liant permettant l intégration des composants entre eux et les outils nécessaires pour maitriser les coûts/facturation. Les acteurs du cloud sont légion. Ce dossier se concentre sur ceux qui ont largement influencé les marchés informatiques jusqu à ce jour : Salesforce, Google, Amazon, IBM, Microsoft, EMC/VMware. Bien qu aujourd hui de multiples solutions de qualité existent. Afin de fournir un large aperçu des offres du marché, les solutions ne sont pas détaillées de manière étendue. Le dossier s efforce de développer quelques offres phares. VMware, pionnier de la virtualisation x86 VMware a élargi sa gamme de produits pour offrir des solutions à chaque étage du Cloud. Connu principalement dans le monde de l infrastructure, l éditeur est particulièrement reconnu pour la remarquable qualité du socle vsphere. Mais suite à un ensemble de rachats (Springsource, Tricipher, Zimbra ) et à des partenariats avec des acteurs comme Google ou Salesforce, le leader de la virtualisation s attaque au Cloud sous tous ses aspects : IaaS, PaaS, Saas, du privé au public avec une passerelle permettant un cloud hybride. The New IT Stack for Hybrid Cloud Computing: Secure, Manageable, Open - Source VMware 12 IT-expert n 89 - janvier/février 2011

13 Dossier Plutôt «cloud enabler» que SaaS (Software as a Service) VMware ne propose pas à proprement parlé de services de type SaaS. VMware se positionne comme «cloud-enabler» auprès de ses partenaires. Même si les rachats comme Zimbra, TriCipher et le développement d alliance avec SalesForce permet à VMware d être un acteur du SaaS en tant que facilitateur. VMware propose de normaliser le format et le fonctionnement d une application afin que le fournisseur de cloud puisse déclencher un certain nombre d actions automatiquement (en suivant ce format) afin d accroitre le nombre de serveurs/composants d une application, par exemple. VMware se concentre sur la fédération de l authentification et des accès aux applications SaaS ou internes. Le projet Horizon a pour objectif d associer à l utilisateur les ressources multi type SaaS, poste de travail, accès à certaines applications sur le Cloud public ou privé. Le rachat de la société TriCipher contribue fortement à cette ambition. Platform as a Service: PaaS-moi le framework! VMware propose une réponse en mode privé ou public par le biais de leurs différentes alliances. Suite au rachat notamment de SpringSource, VMware enrichit son offre d une plate-forme de développement Java issue du monde open source et propose ainsi une plate-forme d exécution avec gestion des messages amqp (RabbitMQ), serveur d application (TC Server), cache de données (GemFire) et tous les composants nécessaires à la conception et à l exécution d une application d entreprise. Dans un second temps, VMware prévoit de faire coopérer cette plate-forme avec les couches dites basses de son offre cloud afin que ces applications puissent piloter dans une certaine mesure la puissance nécessaire à leur exécution. Son alliance avec Salesforce va permettre de proposer aux développeurs des environnements Java basés sur l environnement Spring disponibles sur un cloud public : VMForce. Les développeurs pourront ainsi concevoir et déployer des applications Java sans se soucier de couches matérielles Source VMware et des systèmes d exploitation IaaS (Infrastructure as a Service) : bientôt toute la panoplie La fourniture d environnements virtuels a fait la renommée de VMware depuis plus de 10 ans. Même si assez peu d environnements sont virtualisés en France (20 à 30% suivant les études), la vague virtualisation déferle dans les datacenters. Pour adresser et maitriser la prolifération des machines virtuelles, VMware propose plus qu un Hyperviseur : une suite complète permettant la gestion des machines virtuelles, de leur création à leur dé-commissionnement, avec les outils de suivi des capacités, de refacturation, de ticketing La pierre angulaire de VMware pour fournir des services IaaS est vcloud director, portail de provisionnement automatique de catalogue de services (VM ou vapp). Il manquait encore à ce jour l interface avec l utilisateur «final» via un portail intégrant les workflows d approbations. Le problème sera réglé avec VMware Request Manager. Au-delà des machines virtuelles, vcloud fournit des datacenters virtuels incluant de véritables services réseaux entièrement virtualisés et sécurisés (Firewall, Natage, Frencing ) avec des outils comme vshield manager. IT-expert n 89 - janvier/février

14 IBM : du mainframe au cloud L offre IBM adresse l ensemble de la problématique du cloud privé ou public, de l IaaS, du PaaS et du SaaS. L offre IBM permet le déploiement de services au sein d un cloud privé ou public hébergé par IBM. Que le service soit de type Software, Platform, et Infrastructure. SaaS : le Lotus bleu, le BPM, et la BI Dans toute la gamme de service IBM en mode SaaS on retrouve : Lotus Live: Lotus Foundations, IBM Collaborative Care cloud Lotus Foundations et IBM Collaborative Care Cloud permettent de bénéficier des solutions de messagerie et de collaboration d IBM en mode paiement à l usage et par utilisateur. BPM Blueworks: BPO Smart Business for SMB, IBM Smart Analytics cloud, IBM Smart Analytics System fournissent toute une gamme de services sur le management des processus métiers (BPM). Le portefeuille d'offres Cloud d'ibm. Des offres par domaine et par modèle de déploiement. Source IBM IaaS : automatisation des services IBM Smart Business Systems : plateformes de fournitures de services intégrées qui incluent le matériel, le stockage, le réseau, la virtualisation et les logiciels de gestion de services. Ces systèmes permettent de créer un cloud privé, transforment les centres de données, et construisent une infrastructure dynamique pour offrir de nouveaux niveaux de service à un coût réduit. IBM Computing on demand permet de provisionner des machines de type x86 ou PowerPC. Le coût se décompose en un prix de base annuel qui comprend les accès VPN, la couche de management, puis un prix à la CPU (dégressif en fonction de la quantité et de la durée d utilisation). Le stockage est facturé au Go de stockage utilisé / semaine. 14 IT-expert n 89 - janvier/février 2011

15 Dossier IBM Smart Business propose également les services suivants : Desktop cloud (poste de travail à la demande), Development and test cloud, Production cloud, Storage cloud (stockage à la demande), IBM Information Archive (d archivage de la donnée). De type Iaas, la famille de composants IBM cloudburst permet de mettre en place un cloud privé. Cette solution s appuie sur des composants matériels et logiciels pré-packagés pour concevoir une infrastructure dynamique et automatisée afin de fournir des services de type cloud au sein de l entreprise. Cette solution s accompagne d un outillage de facturation et de suivi des consommations du cloud. cloudburst s appuie sur une infrastructure de type x86 ou PowerPC. Si, bien souvent, on se soucie peu de l infrastructure sous-jacente pour de nouveaux projets, dans un contexte où l on souhaite réutiliser un existant en mode cloud, cette double capacité peut se révéler très utile. Amazon web services : bien plus qu un libraire en ligne Amazon web services propose un panel de services en mode cloud public/privé qui dépasse la «simple» fourniture de machines virtuelles (Amazon Elastic Compute cloud EC2). Les solutions sont uniquement proposées en mode hébergé par Amazon. SaaS : tout aux couleurs maison Amazon a développé une offre de service SaaS sur la base de leur propre infrastructure de service : Amazon Fullfillment Web Service offre des capacités logistiques d envoi de marchandises, Amazon Flexible Payments Service propose l infrastructure de paiement et de facturation d Amazon, et Amazon DevPay assure la facturation et la gestion de compte pour vendre des applications développées sur Amazon Web Services. PaaS : juste du.net Amazon propose un ensemble d API Java,.net pour administrer et développer autour des services fournis. À ce jour, Amazon ne propose pas de plateforme complète Java ou d autre environnement de développement à l instar de Force.com, VMForce ou Azure. IaaS : la référence Amazon EC2 (Amazon Elastic Compute cloud) est sans doute le service Iaas le plus connu dans les métiers de l infrastructure. Ce service propose des machines virtuelles dont le coût dépend de plusieurs paramètres : capacité de calcul machine, capacité de la mémoire machine, débit réseaux (In/Out), type de système d exploitation Depuis décembre 2010, Amazon propose un service d import de machine virtuelle (uniquement VMware, pour le moment) pour héberger au sein de son infrastructure des machines virtuelles initialement créées au sein d un datacenter privé. À terme, et pour des raisons de réversibilité, il serait souhaitable de pouvoir exporter depuis Amazon pour récupérer ses machines virtuelles. Se pose alors potentiellement les questions liées à la rétrocession des licences des OS et des applications des machines virtuelles. Depuis peu, d anciens développeurs d Amazon ont fondé la société Nimbula, qui propose Nimbula Cloud Operating System. Cette technologie équivalente à Amazon est «installable» au sein de son propre Datacenter, à l instar d un IBM cloud Burst ou VMware vcloud Director. (Diane Green, ancienne CEO de VMware a rejoint la direction de Nimbula). Début 2011, le produit est encore au stade de Beta. Parmi les autres services de type IaaS, Amazon propose : Amazon Simple Storage Service pour du stockage à la demande, Amazon Elastic Block Store fournit des volumes de stockage utilisés avec les instances EC2 Amazon et AWS Import/Export accélère le déplacement de grandes quantités de données. IT-expert n 89 - janvier/février

16 Amazon offre un modèle extrêmement souple en terme de facturation à l usage à l heure, mois, année, en fonction du stockage, CPU, mémoire, transfert réseau. Il devient alors complexe de reconstituer le coût, et cela nécessite une certaine maturité sur la connaissance de l application «cloudifiée» pour anticiper les coûts réseau (en fonction du débit, entre autres). Conscient de cette complexité, Amazon fournit un calculateur pour simuler les prix de leurs différents services : Simple Monthly Calculator (http://calculator.s3.amazonaws.com/calc5.html) Le cloud selon Microsoft L offre de l éditeur de Redmond est arrivée plus tardivement sur le marché. Dans un premier temps, Microsoft a largement communiqué sur le concept de Software + Services (S+S). Pourtant, techniquement et commercialement, les équipes de l éditeur possèdent un ensemble de compétences acquises depuis longtemps avec ses offres destinées au grand public (l ensemble des services Microsoft Live). Et depuis 2001, l arrivée de la plateforme.net et de ses services web a marqué un tournant. Ces technologies constituent désormais un socle interopérable et robuste pour l ensemble des produits et solutions Microsoft, incluant ses solutions cloud. Microsoft s engage fortement dans le cloud, car l ensemble de ses produits est ou sera disponible dans le nuage, soit intégralement soit via des extensions. La vision cloud de Microsoft repose sur le concept de 3 écrans et un nuage, et ce message autant le grand public que les entreprises. 16 IT-expert n 89 - janvier/février 2011

17 Dossier Pour rester aligné sur les 3 piliers XaaS du cloud, voici ce que propose Microsoft : SaaS : utiliser (services, informations) Les services «cloud computing» de Microsoft couvrent l ensemble de l offre : on y retrouve les produits phares pour lesquels les versions «sur site» sont déclinées en version dites «Online». Ce modèle autorise tous les scénarii, avec la possibilité de mettre en place des solutions hybrides. Une offre commerciale packagée sous le nom de BPOS (Business Productivity Online Services) regroupe les services d Exchange, Sharepoint, LiveMeeting, Office Communication et Forefront. Ces services sont disponibles sous forme d abonnement mensuel, à la carte, une offre globale appelée Business Productivity Online Suite regroupant l ensemble des produits. Le modèle hybride est parfaitement maîtrisé et opérationnel, Outlook étant par exemple un très bon client de messagerie pour la solution Exchange Online. Et la solution logicielle traditionnelle (dite «on premise») subsiste, avec un serveur Exchange installé dans l entreprise par exemple. Et ce dernier peut communiquer avec une solution collaborative Microsoft telle que Sharepoint Online. L actualité est dense chez Microsoft dans le monde SaaS, car les offres s enrichissent avec l annonce récente d Office 365, une solution qui allie les versions cloud de ses produits de collaboration et de communication à la dernière version de sa suite Office. Les produits inclus sont : Office, Exchange Online, Sharepoint Online et la toute nouvelle offre Lync Online, qui propose des services de présence et de messagerie instantanée, de réunion en ligne, de flux de suivi d activité et de fédération avec Windows Live. PaaS & IaaS : construire et héberger (applications, données) Microsoft vit une longue histoire passionnée avec les développeurs avec son socle applicatif.net. Il est donc naturel de retrouver.net «en ligne». Et c est là la grande force de ce modèle PaaS Microsoft : la continuité dans le cloud des solutions, mais aussi des expériences acquises par les développeurs réutilisables. Une solution web développée avec.net et les outils Visual Studio passera très simplement sur la plateforme cloud. Une équipe de développement pourra créer une solution tirant bénéfice des avantages du cloud aussi simplement qu elle l aurait fait pour une solution «on premise», avec les mêmes outils et les mêmes compétences. IT-expert n 89 - janvier/février

18 Quatre grandes briques constituent la plateforme Azure : Windows Azure (traitements, stockage et administration), SQL Azure (données relationnelles, reporting-analyses, administration), Windows Azure AppFabric (connectivité, intégration, accès) et Windows Azure Marketplace (API, facturation, place de marché pour les données). Le modèle applicatif repose sur la notion de «rôles», des instances de machines virtuelles spécialisées dans des tâches spécifiques. Cette notion est fondamentale, car elle permet de mettre en place l élasticité attendue d une solution cloud. Cette notion de roles implique aussi un modèle applicatif que les développeurs doivent prendre en compte, ce qui se fait naturellement via Visual Studio qui intègre nativement Azure. Pour le reste, c est du code.net! Le modèle de facturation d Azure s aligne sur le marché, en proposant différentes formules : du forfait jusqu au modèle à la carte (compute, storage, access) en passant par des offres combinant différents types d instances (de small à X-Large). En octobre 2010, lors de la PDC (Professional Developer Conference), Microsoft a annoncé la future mise à disposition de nouveaux rôles dans les instances Azure, renforçant le positionnement de Windows Azure sur les offres PaaS et mais aussi IaaS. Il sera possible d instancier des «Windows Azure VM role» et d y pousser ses propres VM construites «on premise» à partir d Hyper-V, et de les installer sur ce nouveau type d instance. Ces possibilités renforcent les solutions Iaas existantes, bâties sur Windows Server 2008 R2 et System Center, pilotées par les solutions «Dynamic Data Center Toolkit» pour entreprises et pour hébergeurs. 18 IT-expert n 89 - janvier/février 2011

19 Dossier Les challenges du cloud Sécurité et confidentialité des données Pour les dirigeants informatiques, la sécurité et la confidentialité des données restent les principaux obstacles à l adoption du cloud computing. Cela ne doit pourtant pas bloquer les entreprises entamant des démarches ou des projets ciblant le cloud. Le problème n est en fait pas nouveau pour les entreprises qui hébergent parfois des pans entiers de leurs solutions et données sur des plateformes distantes. Elles font déjà appel à des tiers sur Internet et parfois leur confient des données critiques de leur système d information. Elles font donc confiance à leurs prestataires d hébergement, souvent en fonction de la réputation de ces derniers sur le marché ainsi qu à leurs capacités à proposer des engagements contractuels. La nouveauté avec le cloud tient dans la mutualisation des serveurs dans d immenses datacenters : voilà potentiellement une belle cible pour les pirates informatiques! Ajoutons à cela le fait que l émergence et la croissance extrêmement rapide de l internet «grand public» ont mis en avant la criticité des données dans un contexte cloud. La sécurité des données quitte le monde «feutré» de l entreprise pour débarquer dans le grand public et la volumétrie des données reste d ailleurs un des enjeux majeurs de l internet dans les années à venir. Face à ces contraintes, il convient de relativiser ces enjeux de sécurité et confidentialités. En effet, une bonne politique d analyse de risque liée à l externalisation des données permet de mesurer les risques et de classifier ces derniers pour sélectionner les bonnes réponses au cas par cas. Enfin, il faut mettre dans la balance les points positifs apportés par le cloud en termes de sécurité : L amélioration des mises à jour, à même de proposer des solutions de protection élevée, du moins au-delà des niveaux moyens en vigueur dans l industrie informatique. La réduction des risques de dispersion liée à la centralisation sur une infrastructure homogène. Cadre juridique, responsabilités, conformité réglementaire et gouvernance Le cloud apporte des points complémentaires différenciants par rapport aux solutions d hébergement traditionnelles : La cadre juridique et les négociations contractuelles sont grandement simplifiés du fait de la mise à disposition de solutions standardisées et industrialisées. Il convient de valider les points spécifiques des solutions candidates au cloud, et d inclure dans les contraintes réglementaires les risques d analyse et d exploitation des données. Les aspects confidentialité et souveraineté des données devront être explicitement mentionnés dans ces contrats, même si à ce jour les procédures judiciaires sont encore mal définies. La gouvernance est un sujet plus complexe, car dans le cloud où tout est dynamique, élastique, et où le fournisseur maîtrise l essentiel des composants technologiques, il devient difficile de mettre en place des outils de mesure du ROI. Il est important que l informatique conserve son rôle de contrôle et de garant, et de ne pas laisser la main mise complète aux directions métiers sur les futurs services de l entreprise dans le cloud. Quelles perspectives pour le cloud? À court terme, le cloud sera utilisé sur des périmètres restreints, comme les nouveaux projets dans le cadre d un cloud privé en interne ou hébergé, ou encore son pour des applications en développement sur du public comme Amazon Web Services, Windows Azure ou VMForce. À moyen terme, le développement d applications cloud ready se répandra. Ces applications tirent parti de toute la souplesse du cloud : elles s autoadaptent à la charge et provisionnent automatiquement des systèmes en s interfaçant avec la puissance de calcul sous-jacente. Pour permettre cela, elles s appuient sur les interfaces avec le cloud. IT-expert n 89 - janvier/février

20 La conception de telles applications implique plusieurs points : Une normalisation de l application elle-même afin que le cloud puisse les déployer au mieux, Une prise en compte du cloud dans le design des applications. Jusqu à présent la majorité des applications sont construites pour monter en charge en fonction d une infrastructure limitée ; par conséquent un dimensionnement associé est prévu. Dans un contexte cloud l infrastructure devient une commodité et potentiellement elle peut s adapter à la charge, dans ce cas pas besoin de prévoir le dimensionnement d une architecture cible figée, mais plutôt comment fournir un service aux utilisateurs de l application qui puisse répondre à leur exigence en terme de temps de réponse et de montée en capacité. À plus long terme, les applications pourront être distribuées sur plusieurs clouds (privés ou publics) ; les échanges entre clouds seront alors normalisés. Le seul souci ne sera plus de savoir si les applications sont hébergées sur un environnement Windows, Linux ou autre, mais plutôt de se concentrer sur les échanges possibles entre clouds et de mesurer et piloter les services entre eux. Des sociétés comme Flexiscale fournissent une plate-forme d agrégation «multiclouds» qui devrait s enrichir en termes de fonctionnalités dans les années à venir. n Francois Merand, National Practice Leader Responsable du développement de la plateforme applicative Microsoft Jérôme Dorgueilh, National Practice Manager Responsable du développement de l offre virtualisation Sogeti Sogeti et le cloud Sogeti est l un des leaders des services informatiques et d ingénierie de proximité, spécialisé dans la gestion des applicatifs et des infrastructures (application and infrastructure management), le conseil en technologies (high-tech engineering) et le testing. Sogeti aide ses clients à optimiser les performances de leurs systèmes d information grâce à l innovation technologique. Présente dans 15 pays avec plus de 200 implantations en Europe, aux États-Unis et en Inde, la société réunit plus de professionnels. Sogeti est une filiale à 100% de Cap Gemini S.A., coté à la Bourse de Paris. Plus d informations sur : Le cloud Computing est pour Sogeti une offre majeure. Notre maitrise des infrastructures et des applications, notre proximité avec nos clients, notre présence internationale et nationale, nos alliances avec les grands acteurs du marché du cloud Computing font de Sogeti un partenaire de choix dans l accompagnement et la transformation vers le cloud. Sogeti avec ses Alliances et partenaires vous proposent de découvrir ses démos center IBM, Microsoft et VMware pour vous présenter sa démarche et les déclinaisons technologiques possibles. N hésitez donc pas à nous contacter. Plus d information sur nos offres : 20 IT-expert n 89 - janvier/février 2011

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22 Réussir l urbanisation de son Système d Information La gouvernance du système d information (SI) devient cruciale au sein des entreprises, soucieuses de leur performance et de l efficience de leurs investissements dans un contexte d adaptation permanente aux impératifs économiques et d innovations technologiques incessantes. En effet, le SI est enfin considéré comme un levier stratégique qui apporte de la valeur et favorise l agilité. 22 IT-expert n 89 - janvier/février 2011

23 Technique La gouvernance SI permet d envisager le SI sous un angle nouveau d apporteur de valeur à l entreprise : il contribue à l apport de valeur des processus métiers de l entreprise ; il facilite voire accélère l alignement de l organisation et des processus avec la stratégie de l entreprise. Un autre aspect de la gouvernance SI, et non des moindres, concerne directement les DSI. Il s agit de s assurer de la performance des processus SI, de l efficience des investissements SI et de la qualité des services fournis. Et l urbanisation contribue fortement à une meilleure gouvernance SI en visant à : améliorer l agilité du SI afin de le faire évoluer au même rythme que la stratégie de l organisation ; définir les règles, principes de construction progressive du SI ; assurer des états stables du SI ; capitaliser le patrimoine applicatif dans le cadre d une modernisation progressive du SI. Outils et méthodes fleurissent Aujourd hui les initiatives, démarches, méthodes et outils destinés à urbaniser le SI se multiplient. Ces offres proposent une vision globale du SI, de la vue métier jusqu aux couches techniques. Les éditeurs de logiciels proposent des solutions qui permettent, de façon cohérente, la description des processus métiers, la définition des services fonctionnels du SI, jusqu à l implémentation des services techniques. À ce titre, on constate tout l intérêt de l application de la méthode des Points de Fonction à la mesure des composants des différentes strates de l urbanisation. Mais, en quoi consistent ces mesures? Et quels usages peut en faire l entreprise dans le domaine de l urbanisation? Un apport essentiel à la gouvernance Si l organisation a elle-même construit son SI, elle ne le connaît sans doute pas aussi bien qu elle le pense. Souvent, conçu de manière progressive, par différents acteurs, et sous des gouvernances différentes, le système ne remplit pas forcément les fonctions assignées ou utiles. L urbanisation permet donc d observer le SI et son usage, de le représenter et d en valider les représentations avec l ensemble des acteurs concernés. Le SI est ainsi modélisé, mesuré, et son utilisation est déterminée. Cartographier pour partager la même représentation La cartographie du SI produit nécessairement de multiples représentations, souvent à l origine des problèmes cruciaux auxquels la DSI se doit de faire face : des temps de conception et de développement longs ; une perte de connaissance du SI ; une dégradation de l image de la direction du SI. Stratégie d'entreprise Le succès de l urbanisation SI repose sur une organisation ad hoc et des outils adaptés. La mise en place d une organisation dédiée à l urbanisation qui regroupe toutes les parties prenantes au SI (métier, organisation, DSI) nous paraît la clé du succès : édicter et maintenir les règles de bonne pratique d urbanisation applicables pour tous les projets SI ; gérer les référentiels communs ; contrôler la bonne application des règles ; proposer des services d assistance aux équipes projets ; adapter et maintenir les outils : modèles d urbanisation, référentiels ; communiquer. Vision Métier Interface Vision IT Strate Métier Strate Fonctionnelle Strate Applicative Strate Technique Qui Pourquoi Comment Le rôle de cette organisation consiste à accompagner et à anticiper l évolution du SI d une manière globale et progressive afin d atteindre les objectifs de la DSI en terme de qualité et d agilité. La courbe d apprentissage, la montée en compétences et la maturité de cette équipe sont de mieux en mieux connues. Des erreurs du passé peuvent ainsi être facilement évitées. Preuve de l intérêt et de la maturité de l urbanisation du SI, les initiatives visant la «gouvernance de l Urbanisation SI» se traduisent sous forme de bonnes pratiques, voire -pour les plus achevées- par un ensemble d indicateurs de mesures quantitatives. Evolutions Technologiques Figure 1 - Les 4 strates communément admises de l urbanisation SI Dégager les pistes d amélioration continue L amélioration peut s effectuer au niveau de chacune des strates indépendamment des autres : d un côté la strate métier (processus métiers) et la strate fonctionnelle (système d information) ; et, de l autre, le couple des strates applicative et technique (système informatique). IT-expert n 89 - janvier/février

24 Amélioration des processus métiers La cartographie des processus métiers revêt un enjeu de communication plutôt que de technicité. La notation BPMN (Business Process Modeling Notation) devient un standard parmi les outils de modélisation (Business Process Analysis selon le Gartner Group). Or, le BPMN est une représentation technique qui certes facilite la connexion avec une plate-forme d exécution, mais qui ne convient pas à l usage des métiers. Il y a donc un véritable enjeu à proposer aux métiers un formalisme adapté à leurs besoins. Parmi les bonnes pratiques figurent les actions suivantes : s appuyer sur un groupe d experts des différentes activités du processus ; définir le périmètre du processus : à quoi sert le processus? définir les données d entrée (éléments déclencheurs) et les données de sortie (les livrables) ; identifier les activités qui composent le processus et leur enchaînement ; identifier les acteurs de chaque activité en utilisant le RACI (Réalisateur ; Approbateur, Consulté, Informé) ; identifier les moyens nécessaires au fonctionnement du processus ; s interroger sur les actions en risque ou les pistes d optimisation du processus ; proposer des éléments de pilotage du processus (objectifs et indicateurs de performance) ; modéliser les processus sur 3 niveaux hiérarchiques au maximum ; appliquer un nommage pertinent des objets modélisés : - Évènement : Participe passé ; - Tâche : Verbe à l infinitif ; - Responsable : Nom commun d entité ou nom propre ; - Livrable : Terme contractuel ; - Branchement (condition) : Participe passé + «?». Maille pour l'architecture fonctionnelle cible Domaine Métier Processus Activité Procédure Figure 2 - Les niveaux de la représentation métier Maille pour un projet Opération (ou tâche) Optimisation des services fonctionnels La strate fonctionnelle présente la couche de liaison entre le métier et le système informatique. Elle permet d optimiser et d améliorer les services rendus par le système d information en adéquation avec les objectifs de l organisation, les besoins métiers et les applications proposées par le système informatique. Afin de maîtriser la vision fonctionnelle de son système d information, il convient de l organiser. Cette organisation en zones, quartiers et ilots permet de décomposer le système d information en sous-systèmes en précisant leur domaine de responsabilité : métier, transverse, interopérabilité avec les systèmes externes Alignement des services applicatifs sur les besoins fonctionnels du SI L alignement est le rôle principal de la strate applicative, pendant de la strate fonctionnelle avec la vision «système informatique» et non pas «système d information». La principale différence réside dans le fait que le système d information est un ensemble plus large que le système informatique. Dans les vues de la strate fonctionnelle apparaissent des services qui ne sont pas informatisés et qui ne sont réalisés que par des acteurs humains. En revanche, dans les vues de la strate applicative seuls les composants informatisés sont représentés. Maîtriser cette strate est primordial pour la DSI. Comme pour la vision fonctionnelle, la vision applicative est organisée en zones, quartiers et îlots. Cette décomposition représente un sous-ensemble du système informatique. À l opposé de la strate fonctionnelle, cette décomposition n est pas forcément représentative des domaines de responsabilités des applications. Ainsi, un ERP peut aussi bien assumer des services propres à l interopérabilité avec les systèmes externes, que des services liés à des domaines transverses comme la RH ou la gestion financière. L optimisation horizontale est une activité qui revient principalement à éviter les doublons dans le système informatique, optimiser les échanges inter applications. Les premières étapes de l urbanisation consistent bien souvent à mettre en place des ERP ou des EAI afin de structurer les applications sur des socles standardisés et homogènes. 24 IT-expert n 89 - janvier/février 2011

25 Technique L amélioration verticale vise la synergie entre les strates. L urbanisation du SI, avec la mise en place d une strate fonctionnelle d interface, permet de faciliter le dialogue entre les métiers et l informatique. Les métiers traitent de l organisation globale des processus de l entreprise. La DSI gère des projets SI avec leur périmètre précis. À l intersection, le vocabulaire commun est constitué de services fonctionnels, pour lesquels les métiers définissent le «qui» et le «pourquoi» et l informatique met à disposition un «comment». Le cœur de la problématique revient à élaborer une couche fonctionnelle pertinente et efficace. Le découpage en zones satisfaisant métiers et informatique permet de combiner au mieux les deux visions et de fournir un socle à la Gouvernance du Système d Information. Zone Référentiel Figure 3 - Exemple de découpage de la couche fonctionnelle en zones L articulation entre les vues des différentes strates s effectue avec la notion de couverture. La couverture permet de représenter les liens entre les strates métier et fonctionnelle, les strates fonctionnelle et applicative et les strates applicative et technique. Cette notion est incontournable afin d appréhender les impacts des choix ou des améliorations technologiques sur l ensemble du SI et des métiers. Evènement déclencheur Activité 1 Acteur externe Processus Activité 2 Fournisseur Contrôle Chargement Gestion Emballages en expédition Zone Echange Zone Support Evènement déclencheur Bloc 4 Carte de Processus Gestion des restes à quai Message métiers Information Magasin Zone Opération Tansporteur Edition liasse documentaire Activité 4 Activité 3 Carte d'environnement de bloc Contenu Contenu Bloc 2 Bloc 1 Bloc 3 Contenu Zone Pilotage Zone Gisements Cahier des charges clients Figure 4 - Exemple de couvertures entre les différentes strates Maîtriser les processus de la DSI et les éléments de l architecture technique Le pilotage des projets de réalisation applicative et d infrastructure technique s appuie sur une forte maturité des équipes informatiques, sur les enjeux technologiques. L urbanisation applicative et technique est aujourd hui souvent maîtrisée, à travers la strate technique. Cette maîtrise des processus SI et des architectures favorise la virtualisation des services informatiques (Cloud Computing), orientés vers les usages. Clients Résultat Résultat Carte des fonctions de l'activité 3 «Expédier les marchandises» Acteur externe Processus Client L Urbanisation SI : levier de la Gouvernance SI Une urbanisation bien menée propose des cartographies métiers et informatiques pertinentes isolément et cohérentes entre elles. Les apports à la Gouvernance SI sont donc : un langage commun pour décrire une vision partagée des métiers ; un outil de communication vers les collaborateurs et les partenaires ; un cadre pour faire évoluer le SI (parc applicatif et infrastructure technique) - de façon progressive sans refonte brutale, - par des états stables successifs, - en alignement avec la stratégie d entreprise, - en maîtrisant les coûts, - avec l adhésion des équipes métiers ; la capitalisation et la valorisation des patrimoines métiers et applicatifs de l entreprise ; un guide et une aide à la décision pour les équipes en charge des nouveaux projets SI ; la mutualisation de référentiels communs (les cartographies constituent un outil collaboratif) ; les indicateurs pour la mesure du respect des principes et des règles d entreprise et pour la mesure des gains de performance. Organiser l urbanisation de son SI Un projet d entreprise Projet d entreprise, l urbanisation requiert des moyens et des ressources dédiées. Selon les objectifs et l usage de l urbanisation, les ressources ne sont pas identiques suivant les strates concernées et les phases d avancement de ce projet. Dans un premier temps, l urbanisation avec la cartographie du système informatique permet à la DSI de capitaliser sur son infrastructure et ses applications. Une cartographie de l existant donne une vision synthétique, complète et précise de la situation. Elle permet de mettre en évidence les axes d améliorations au sein des seules strates applicative et technique. Dans ce cas, seule la DSI est concernée. Elle peut réaliser la liaison avec le métier selon sa perception des métiers. De même, une cartographie des processus est intéressante afin de s assurer de la cohérence des processus avec les métiers, de percevoir les macros processus, les goulots d étranglement Ultérieurement, lorsque les techniques d urbanisation sont maîtrisées et partagées par l ensemble de l organisation, il devient possible d aborder l urbanisation de façon transverse à l ensemble de l organisation aussi bien du métier que de l infrastructure. Dans ce cas, l ensemble de l organisation est impliqué. Ce qui permet d avoir une approche globale et transverse sur toutes les strates. L organisation type comprend les acteurs avec les responsabilités décrites ci-après. IT-expert n 89 - janvier/février

26 Acteurs et responsabilités Acteur Responsabilité Cellule de gouvernance SI Elle utilise l urbanisation associée à d autres méthodes et techniques pour gouverner l ensemble du SI. Cellule d urbanisation MOA MOE Elle est garante du maintien du système d information dans la trajectoire établie. Elle est garante, dès les phases amont des projets, de l intégration de tous les projets dans le cadre de l architecture urbanisée de l organisation. Elle fournit aux acteurs de l entreprise un système opérationnel permettant d atteindre la cible stratégique de l entreprise. Elle assure la cohérence et l optimisation du système informatique selon les règles et les bonnes pratiques de l urbanisation. Les bons outils pour avancer au bon rythme Pour réussir l urbanisation, des outils adaptés à l usage de l urbanisation au sein de l organisation s imposent. Et cet usage varie en fonction de la maturité de l organisation. Dans un premier temps, un outil de représentation peut être suffisant afin d assurer la communication sur l architecture. Rapidement, il faut disposer de fonctions de référencement et de diffusion qui permettent de partager la connaissance et de capitaliser celle-ci au niveau de toute l organisation. Des outils tels que Visio permettent d assurer l aspect communication et visualisation de l architecture. Au-delà, il faut des outils tels qu Aris (IDS SCHEER - racheté par SoftwareAG), Mega ou CaseWise. Ces outils possèdent toutes les fonctions de modélisation, représentation et de gestion de référentiel. Figure 5 - Offre outils du marché Se comprendre grâce aux référentiels Sans les référentiels, la capitalisation et le partage deviennent vite impossibles. Au même titre, sans les référentiels, il est extrêmement compliqué d identifier les impacts des changements sur l ensemble de l architecture. Seuls des outils disposant des aptitudes de référentiel permettent d identifier les impacts sur le système d information des évolutions du métier et inversement de l évolution des applications sur les métiers. L urbanisation s effectue par l intermédiaire d un référentiel documentaire et cartographique : les schémas directeurs SI livrant un plan d action ; l architecture fonctionnelle ; l outil de modélisation et de capitalisation du SI ; l intégration des processus d Urbanisation du SI dans les processus de la DSI. Le référentiel d entreprise évolue et s enrichit progressivement. Il peut être instancié au travers d autres méthodes, telles que le TOGAF avec l Enterprise Continuum. Outre l existant et la cible, un référentiel peut contenir des motifs d architectures réutilisables et standardisés (c est le rôle de l entreprise continuum du TOGAF). Étape 1 Planifier et préparer l'étude Étape 2 Recueillir les axes stratégiques Étape 3 Analyser l'existant Étape 4 Définir la cible Étape 5 Élaborer le plan d'actions Figure 6 - Les processus pertinents Étape 6 Publier la cible et le plan d'actions Étape 7 Planifier le plan d'actions et piloter sa mise en œuvre 26 IT-expert n 89 - janvier/février 2011

27 Technique Des règles pour préconiser ou interdire Une règle d urbanisation du SI est une règle qui doit absolument être respectée afin de construire un SI «urbanisé». Elles permettent d encadrer efficacement l initiative des projets. Les règles possèdent au moins deux niveaux d obligations : Préconisation ou Interdiction. 3 types de règles existent : règles organisationnelles : règles de relations avec les autres acteurs de la DSI ; règles de conception fonctionnelle : règles d urbanisme pour la conception de cibles fonctionnelles : règles de conception applicative : règles permettant de déduire une architecture applicative. Y a-t-il un pilote dans l avion? Au même titre que tout projet, l urbanisation doit être pilotée. La cellule d urbanisation doit s assurer de la cohérence de l ensemble des projets. Le rôle de la cellule est d aider les projets à s insérer dans la trame d urbanisation de l organisation. Chaque projet doit être suivi et piloté dans le cadre général du POS (Plan d Occupation des Sols) qui contient les règles, les bonnes pratiques et les infrastructures standardisées et normalisées au sein de l organisation. Gouverner à l aide des points de fonction Afin de guider et d accélérer le processus d urbanisation du SI, l emploi d une démarche d urbanisation basée sur les Points de Fonction peut être préconisée. Cette démarche permet d accélérer l alignement du SI sur les besoins métiers et la stratégie de l organisation notamment en améliorant la visibilité sur les composants de l architecture d entreprise pour les couches métier, fonctionnelle et applicative, et les liens qui existent entre ces différents composants. La visibilité accrue sur les différents composants de l Architecture d Entreprise ainsi que la mesure de la complexité fonctionnelle manipulée permet de maîtriser parfaitement le processus d alignement du SI : s inscrire dans la stratégie de l organisation, répondre aux besoins fonctionnels issus du métier, respecter l Architecture d Entreprise existante, moderniser progressivement le SI, connaître la valeur du patrimoine immatériel de l entreprise. La démarche se déroule pour cela en six étapes : 1. recensement des processus impactés par l alignement ; 2. valorisation de la couverture fonctionnelle du SI ; 3. vérification de l adéquation de la complexité du SI avec la couche métier ; 4. vérification de l adéquation de la complexité du SI avec la couche fonctionnelle ; 5. identification des redondances fonctionnelles ; 6. urbanisation : définition et mise en œuvre de l architecture cible. Maîtrise des Processus BPM Sachants métier Gouv 3 Vérifier l'adéquation de la complexité du SI avec le métier Poids fonctionnel 1 2 des processus 5 6 Recenser les processus Référentiel des processus Semantys seul Valoriser la couverture fonctionnelle du SI Première validation Gouvernance de l'alignement du SI Sachants métier Urbanistes 4 Vérifier l'adéquation de la complexité du SI avec le fonctionnel Répartition de la complexité par bloc Urbanistes Identifier les redondances fonctionnelles Liste des candidats à devenir des services fonctionnels mutualisés Alignement du SI Urbanistes Urbaniser SI urbanisé Figure 8 - La démarche d alignement du SI à l aide des Points de fonction Urba La méthode des Points de Fonction est une métrique statistique normalisée (IFPUG, International Function Points User Group) qui permet d apprécier le poids fonctionnel d un SI. La nomenclature fonctionnelle, outil pivot de la démarche, établie à l aide des Points de Fonction, permet de faire le lien entre la vue métier, la vue fonctionnelle et la vue applicative sur la base de la méthode normée IFPUG. Figure 7 - La nomenclature fonctionnelle IFPUG au cœur de l Architecture d Entreprise IT-expert n 89 - janvier/février

28 Si l application de la démarche permet d accélérer le processus d alignement du SI, d autres apports substantiels, liés à l emploi des points de fonction, sont à prendre en compte : 1. La valorisation du patrimoine immatériel lié au SI. L identification de la taille et de la complexité fonctionnelle du SI, exprimée en Points de Fonction permet de mesurer précisément la valeur du capital immatériel détenu. De plus, grâce à l obtention de la «signature IFPUG» du SI (ou périmètre) mesuré, le benchmarking avec d autres systèmes devient possible (complexité, répartition des composants IFPUG ) Portail Client Portail interne Référentiel Données Référentiel Fonction Pilotage CRM BI Échange Zone opérationnelle Zone progiciel Zone > 10 ans Figure 9 - Exemple de signatures IFPUG pour différents systèmes GDI GDE ENT INT SOR 2. L enrichissement de l Architecture d Entreprise avec les valorisations. L application de la démarche permet de compléter le référentiel avec les nouveaux composants et regroupements déterminés dans la nomenclature fonctionnelle et d associer à chaque composant un poids. Ce poids, s il détermine la complexité d un composant du SI au niveau de la couche fonctionnelle, permet par sa propagation dans l ensemble de l Architecture d Entreprise de déterminer la Valeur du SI apportée aux métiers. La couverture des processus métiers de l entreprise par le SI (apports) peut par exemple être mise en comparaison avec la complexité (coût) du SI mesuré en Points de Fonction. Figure 10 - Comparaison de la valeur métier apportée par rapport à la complexité SI induite Les architectures SI agiles permettent de moderniser le patrimoine applicatif, de s ouvrir sur le monde ERP et de répondre aux besoins métier. Elles répondent à une mise en œuvre pragmatique des décisions d urbanisation. Tous ces éléments militent pour un SI urbanisé qui facilite l agilité, la réutilisation, l intégration et l accessibilité. Afin de maîtriser cette urbanisation, il est nécessaire de mettre en place une organisation dédiée à l urbanisation, dotée de moyens humains et techniques appropriés. Les outils d urbanisation enfin matures permettent d industrialiser cette démarche : modélisation, cartographie, référentiels, démarches, normes. De nouvelles pistes se dégagent afin d assurer une implantation pérenne et une efficacité certaine des équipes d urbanisation : la gouvernance de l urbanisation et la mesure par la méthode des points de fonction. Des références et des succès Toutes les entreprises, disposant d un patrimoine applicatif estimé à plus de points de fonction, s inscrivent déjà, ou devraient le faire rapidement, dans une perspective d urbanisation. Et ceci, pour un certain nombre de raisons, dont les plus importantes sont : La modernisation des SI, induite notamment par la simplification des procédures, le passage d une vision par silo des processus à une vision plus transverse ; La modernisation progressive et capitalisation du patrimoine applicatif ; Le pilotage de la performance des processus DSI ; L agilité de l architecture SI. L urbanisation apparait dans toutes les entreprises soumises à des problématiques de transformation d organisation et de changement de périmètre d activité : Ministère de l Intérieur, Ministère des Finances, GDF SUEZ, Air France Les entreprises, qui cherchent à s adapter à l arrivée des nouvelles technologies, utilisent également l urbanisation comme moyen de transformation progressive de leur environnement technologique (exemple : cloud computing). Le grand bataillon des entreprises adeptes de l urbanisation se recrute parmi celles qui souhaitent améliorer et piloter la performance et les coûts de leur SI. Total, Orange, Véolia ou encore la Société Générale montrent l exemple. n Quelles perspectives pour la cellule d urbanisation? Le SI est devenu un vecteur de performance de l entreprise. Il apporte de la valeur aux métiers lorsqu il est aligné sur la stratégie de l entreprise. 20% 25% 35% 20% La professionnalisation de la DSI et l industrialisation des processus doit contribuer à l efficience et la performance des processus SI, à l amélioration du niveau de maturité des acteurs. Il s agit d élaborer un catalogue de services au profit des clients, de s engager sur la qualité de service tout en maîtrisant les coûts. Usage systèmatique : aechitecture de base pour les nouvelles applications et pour interconnecter les applications Usage restreint : dans certains projets ou quelques nouvelles applications Stade Pilote Non utilisée ou planifiée Figure 11 - État d avancement des entreprises dans leur projet d urbanisation BPM/SOA (expérience Semantys fondée sur un échantillon de 50 grandes entreprises françaises) 28 IT-expert n 89 - janvier/février 2011

29 Technique Aude Saboul, Consultante Accompagne des grands comptes dans la transformation et la modernisation progressive de leur architecture d entreprise. Elle participe au sein du cabinet Semantys au développement des méthodes et des outils permettant le pilotage par la valeur. Frédéric Beer, Consultant senior expert en Business Process Management Accompagne les projets d amélioration continue des Systèmes d Information. Il participe au sein du cabinet Semantys au développement de l offre de service et à la mise en œuvre de séminaires. Pascal Lemaître, Consultant sénior expert en urbanisation des SI Traite de l urbanisation SI et de la cartographie depuis plus de 8 ans. Est intervenu dans la définition de démarche, de mise en place de référentiels d urbanisation. Utilise les points de fonction auprès des principaux clients de Semantys. Site web : IT-expert n 89 - janvier/février

30 Actualités internationales Toujours plus : milliards de dollars pour l IT en 2011! La dépense informatique mondiale des entreprises devrait encore croître en 2011, après une hausse de 5,4 % en 2010 (ayant surtout bénéficié au matériel informatique et aux équipements de télécommunication). Selon le cabinet d études Gartner, la dépense en 2011 devrait atteindre milliards de dollars, en croissance de 5,1 % par rapport à Un léger tassement de la croissance tout de même supérieure à 5 %! Pour Richard Gordon, vice-président du cabinet d étude Gartner, la crise se résorbe, mais la sortie reste timide, avec une croissance très modérée des États-Unis et de l Europe et une demande des pays émergents qui compense à peine cette situation. Cependant, l informatique est toujours perçue comme une solution d optimisation des dépenses, ce qui devrait maintenir le dynamisme des chantiers en cours : virtualisation consolidation, Cloud, etc. Tableau d honneur pour les télécoms Premier grand gagnant en 2011 : toujours les équipements télécoms à + 9,1 % pour une dépense globale de 465,4 milliards de dollars. Il est clair que la multiplication des smartphones et des tablettes, et l arrivée du Cloud devraient favoriser fortement cette croissance. Les services télécom conservent leur première place des investissements à milliards de dollars! Ils enregistrent la croissance la moins forte (3,4 %) mais la plus importante en dollars. Ce qui signifie que les entreprises sont globalement plutôt bien connectées, et heureusement! Les constructeurs de matériels ne seront pas à plaindre avec 391,3 milliards de dollars consacrés à ces investissements, soit +7,5 %. Bien qu ils aient connu mieux en 2010 avec une hausse de près de 9 % à 364,1 milliards de dollars. Pas si mal en période de «sortie de crise»! Les éditeurs de logiciels ne souffriront apparemment pas du phénomène Cloud ou auront su en profiter (ce qui semble bien plus probable). Ce segment bénéficiera d ailleurs d une hausse en progression 7,5 % contre 6,1 % en De même, les prestataires de services informatiques peuvent aussi se réjouir : ils devraient enregistrer une hausse de 4,6 %, contre 2,5 % en Ces deux tendances ne sont-elles pas à elles seules des indicateurs du retour de la confiance des entreprises? n Gartner : Prévision des dépenses informatiques mondiales en 2011 (en milliards dollars-us) Dépense Croissance (%) Dépense Croissance (%) Matériel informatique 364, ,3 7.5 Logiciel d entreprise 235, ,7 7.5 Services informatiques 782, ,9 4.6 Equipements télécom 426, ,4 9.1 Services télécom 1593, ,4 3.4 TOTAL 3401, , IT-expert n 89 - janvier/février 2011

31 Actualités internationales Le Plan Besson distribue des millions d euros pour doper les nouvelles technologies en entreprise Le Web 2.0 et les réseaux sociaux ne pénétreraient pas assez rapidement dans les entreprises françaises selon les services du ministre délégué à l Industrie, l Énergie et l Économie numérique, qui annonce son «programme d actions pour diffuser les usages du web 2.0 dans les entreprises». Rien de moins! En fait, il s agit surtout d aider les entreprises dont les activités favorisent l économie numérique. Le plan est découpé en quatre actions : - Entreprise 2.0 : appel à projet (fin janvier) pour développer des solutions web 2.0 pour les entreprises, en attribuant jusqu à euros à 100 entreprises ; - Dix projets «TIC&PME 2015» : trois millions d euros consacrés à l optimisation des échanges numériques entre les filières industrielles. - Les investissements d avenir : le cloud computing, l e-éducation et l e-santé font l objet de trois appels à projets. - Les services mobiles sans contacts (NFC ou Near Field Communication) : lancement immédiat de neuf projets pilotes de déploiement de cette technologie : Bordeaux, Caen, Lille, Marseille, Nice, Paris, Rennes, Strasbourg et Toulouse. De bonnes nouvelles pour le secteur informatique, en espérant que les deux millions consacrés à la nébuleuse 2.0 seront réellement investis dans des sociétés concrètes, sérieuses et à réelle valeur ajoutée. n «Tout ce qui augmente la liberté augmente la responsabilité», Victor Hugo. Hadopi, vague 2 : tous aux abris? La Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet (Hadopi) a annoncé mi-janvier le lancement de la seconde campagne de lutte contre le piratage (films et musique) sur Internet, à une cadence de alertes par semaines adressées directement aux internautes contrevenants. Mireille Imbert-Quaretta, présidente de la CPD (Commission de la protection des droits) a expliqué qu après la première pédagogique, la suivante serait plus ferme et catégorique, dans la logique d action «graduée» annoncée. «Le rythme de lettres recommandées par jour sera atteint fin Après la refonte du système d information, il n y aura plus de limites!» a-t-elle ajouté. L Hadopi a aussi communiqué des chiffres sur sa première campagne de «dissuasion» fin 2010 : «recommandations» envoyées à des internautes, et demandes d identification des adresses IP transmises aux fournisseurs d accès à Internet. Instituée par l Hadopi, la CPD a cumulé en moyenne envois par semaine. Pourtant, les 5 organisations professionnelles de la musique et du cinéma produiraient saisines par jour. La remise en question du modèle économique semble poser plus de problèmes que la lutte contre les moulins à vent n Le rythme de lettres recommandées par jour sera atteint fin Après la refonte du système d information, il n y aura plus de limites! IT-expert n 89 - janvier/février

32 Google SpreadSheets s attaque à Big Data Avec l explosion des informations, les technologies dites Big Data, comme le projet open source Hadoop, se développent pour gérer d immenses bases de données. Néanmoins, pas facile alors de visualiser rapidement ces données et d y naviguer aisément. Google enrichit donc son tableur Google Spreadsheets de la nouvelle fonction BigQuery. Cette dernière permet de charger jusqu à des centaines de milliards de lignes de données à très grande vitesse. L utilisateur peut ainsi accéder à ses données dans Google Storage for Developers, via un service Web en Google Apps Script soit en SQL. À tester absolument avec l exemple de Google qui met à disposition un SGBD de 240 milliards de lignes Bien entendu, de telles capacités deviennent indispensables pour rester un client décisionnel efficace. C est d ailleurs pourquoi Microsoft a déjà lancé PowerPivot, déjà très apprécié par les utilisateurs les plus avertis de Business Intelligence. À noter : le créateur de cette technologie vient de quitter Microsoft pour rejoindre le suédois Qliktech. Or ce dernier et Spotfire (racheté par Tibco) ont justement dynamisé la BI et les technologies In-Memory combinées aux interfaces de type Web 2.0. n Amazon a écoulé 8 millions de Kindle en 2010 On aurait pu penser que la sortie des tablettes électroniques type ipad allait porter un coup fatal aux liseuses électroniques ou e-readers. Amazon vient contredire cette idée reçue en annonçant avoir vendu plus de Kindle que d exemplaires d «Harry Potter et les Reliques de la Mort». Blommberge estime qu Amazon aura vendu 8 millions de Kindle en 2010, contre 2,4 millions en 2009! Plus léger, plus ergonomique (deux tailles d écran), WiFi et 3G intégrés et surtout un prix très étudié pour le nouveau Kindle : une version de base à environ 125 euros TTC, un modèle 3G pour environ 170 euros TTC avec accès au réseau 3G inclus. «Beaucoup d utilisateurs qui achètent le Kindle possèdent aussi une tablette LCD. Ils affirment utiliser leur tablette pour les jeux, les films, et la navigation web et leur Kindle pour la lecture» assure Jeff Bezos, fondateur et dirigeant d Amazon.com. En outre, Amazon est également vendeur de livres numériques. Début 2010, il a donc ouvert sa technologie Digital Text Platform (DTP) aux éditeurs et aux auteurs qui souhaitent y publier et y vendre des ouvrages en anglais, en allemand et en français. Pour l instant, les éditeurs français ne se précipitent pas Par ailleurs, Amazon annonce des applications Android et Windows pour tablette LCD, qui complèteront les applications ipad, iphone, Androïd, BlackBerry, Windows et Mac OS X, et la toute dernière pour Windows 7. n Beaucoup d utilisateurs qui achètent le Kindle possèdent aussi une tablette LCD. Ils affirment utiliser leur tablette pour les jeux, les films, et la navigation web et leur Kindle pour la lecture 32 IT-expert n 89 - janvier/février 2011

33 Actualités internationales Attachmate rachète Novell pour 2,2 milliards de dollars L éditeur de logiciels Attachmate (émulateurs d écrans grand système, entre autres) est détenu par les trois fonds d investissement Francisco Partners, Golden Gate Capital et Thoma Bravo. En outre, une partie des actifs, constituée de 882 brevets Novell, a été cédée à une holding menée par Microsoft (CPTN Holdings LLC) aux côtés d Oracle, Microsoft, Apple et EMC. Le consortium devrait acquitter 450 millions de dollars pour récupérer ces brevets liés à Unix. Les activités de Novell devraient être scindées en deux : Netware et SuSe Linux. Et Attachmate assure maintenir ces deux activités, avec l aval du conseil d administration de Novell. Certaines inquiétudes pèseraient dans la communauté open source sur la survie de la version libre de Suse, ou son dynamisme. En toute fin d année, il semblait qu Attachmate peinait à rassembler les 2,2 milliards de dollars. Néanmoins, si cela s avérait impossible, le consortium CPTN pourrait tout de même conclure l acquisition des brevets concernés. n Stockage : Dell s offre Compellent pour 880 millions de dollars Pour renforcer sa position sur le stockage, Dell a racheté la société Compellent Technologies le 13 décembre 2010 pour 880 millions de dollars. Le spécialiste américain des solutions de stockage en réseau (SAN, et SAN-SAN depuis mi 2010) propose toutes les nouvelles technologies en la matière : automatisation, thin provisioning, snapshots continus, multitiering, etc. Dell s est positionné sur le stockage après un accord de revente des baies EMC auprès des PME en 2001, ce qui arrangeait aussi ce dernier pour adresser ce segment. En novembre 2007, Dell rachète le spécialiste des baies de stockage iscsi Equallogic pour 1,4 milliard de dollars, et maintient ses accords avec EMC. En 2008, il met la main sur MessageOne, archivage des s en mode Saas, pour 155 millions de dollars. Après quelques mois de répit dans le stockage, le Texan acquiert l Israélien en faillite Exanet (Nas en cluster) pour 12 millions de dollars en février Dans la foulée, il se paie l américain Ocarina (déduplication et compression) en juillet Rappelons que Dell avait perdu la lutte contre HP pour 3Par, finalement racheté 2,1 milliards de dollars après un feuilleton épique de plusieurs semaines en septembre Compellent seraitelle un lot de consolation? Belle consolation! n IT-expert n 89 - janvier/février

34 Oracle dope MySQL, y compris la version communautaire Oracle a annoncé la version 5.5 de MySQL. Sous Linux, les opérations de lecture/écriture seraient 4,6 fois plus rapides qu avec MySQL 5.1, et 3 fois plus en lecture seule. En environnement Windows, les performances sont encore plus sensibles, avec un gain de 16 fois en lecture/écriture et de 6 fois en lecture seule! Autre surprise pour ceux (nombreux) qui doutent de l intérêt d Oracle pour ce SGBD : l attention portée aux applications Web. En effet, l éditeur annonce le nouveau moteur de stockage InnoDB conçu pour tirer pleinement profit des systèmes multicœurs, de puissantes fonctions de réplication pour améliorer la disponibilité, et une simplification de la gestion des index et des tables et de la mise au point de diagnostics. Autre bonne surprise : la Community Edition de MySQL 5.5 (licence GPL) reste fonctionnellement très proche des versions commerciales. n Teradata fonce sur le Cloud marketing avec Aprimo Le leader mondial du datawarehouse accélère sa stratégie Cloud Computing. L éditeur américain acquiert la société Aprimo pour 525 millions de dollars. Belle plus value pour la société dont le CA 2010 est évalué à environ 80 millions de dollars! Avec ce spécialiste des solutions de marketing et de commercialisation «as-a-service», le constructeur/éditeur annonce enrichir son expertise dans les applications analytiques. En effet, Aprimo propose des solutions de marketing à la demande analysant les données pour lancer des campagnes marketing et publicitaires : Marketing Studio B2C et Aprimo Marketing Studio B2B, et depuis l été 2010 Aprimo Mobile (iphone, BlackBerry). Parmi les clients de cet éditeur, on compte de nombreuses multinationales (Bank of America, Bouygues Telecom, Honda ou Wal-Mart), déjà clients de Teradata ou correspondant à sa cible privilégiée. Un rachat dans la droite ligne du rachat d Unica par IBM en août dernier (480 millions de dollars). Quelques indépendants subsistent encore sur ce marché, aux côtés de géants comme Oracle/Siebel ou Sas, comme Neolane ou Selligent, tous deux proposant aussi des offres en ligne en mode Saas. n La Fondation Wikimédia récolte 16 millions de dollars en 50 jours Pour son appel lancé mi-novembre, la Fondation Wikimedia a annoncé avoir réalisé son objectif de 16 millions de dollars de dons. Rappelons qu il s agit de financer son budget de fonctionnement sur l année fiscale Après cet appel émis le 15 novembre dernier, la Fondation a récolté les 16 millions de dollars en seulement 50 jours! La campagne la plus courte de son histoire a souligné Wikimedia, grâce à la générosité de donateurs (contre en 2009). «Wikipédia est le seul site du top 10 mondial sans publicité et essentiellement financé par ses lecteurs et utilisateurs» a souligné Sue Gardner, la directrice exécutive de la Fondation Wikimédia. Géré par la Fondation, le site phare Wikipédia a d ailleurs fêté ses dix ans le 15 janvier Encore des modèles économiques innovants et bousculés par Internet! n Wikipédia est le seul site du top 10 mondial sans publicité et essentiellement financé par ses lecteurs et utilisateurs! 34 IT-expert n 89 - janvier/février 2011

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36 Plus de 10 ans de projets de gestion des identités et maintenant? Mener des projets de gestion des identités et des habilitations n est pas une nouveauté. Cela fait plus de 10 ans que ce sujet est au cœur des préoccupations des grandes entreprises. Et les dernières enquêtes le montrent, le phénomène perdure. En effet, maîtriser l accès aux informations stratégiques demeure le grand défi des années à venir à l heure où les utilisateurs veulent dorénavant maîtriser pleinement leur identité et la partager à travers des réseaux sociaux. 36 IT-expert n 89 - janvier/février 2011

37 Comment ça marche? 3 grandes vagues de projets Le début des années 2000 a vu l émergence des référentiels d identités. Annuaire, synchronisation de référentiels ou méta-annuaire et outillage de gestion de contenu étaient les mots clés de l époque. Dès 2005, les premiers workflows de gestion des identités à grande échelle sont apparus au sein des entreprises. Ils ont permis d informatiser les processus de gestion de demandes d habilitation, de coupler à des outils de provisioning (évolution des méta-annuaires) et d automatiser la création des accès aux principales ressources du SI, et en premier lieu aux ressources bureautiques. S en est suivi une phase d enrichissement fonctionnel (couverture fonctionnelle des workflows, modélisation des habilitations, multiples organisations de gestion) et technique (provisioning des applications métiers, gestion bidirectionnelle des mots de passe, amélioration significative des performances) qui a donné lieu à des solutions déployées sur de larges périmètres organisationnels et techniques, donnant ses lettres de noblesse à l Identity Management. et de nouvelles tendances de fond Depuis 18 mois, deux nouveaux constats émergent. D une part, l arrivée à maturité de nouvelles technologies donne enfin la possibilité d offrir aux utilisateurs un accès au SI simple, sécurisé, sans couture, et couvrant tous les cas d usage : accès à des services «Cloud», échanges avec d autres branches métiers de l entreprise ou avec des partenaires, ou fluidification des parcours client entre divers services en ligne, par exemple. Attention toutefois à bien «maîtriser l innovation»! Prendre le temps de démontrer la pertinence et la viabilité de ces nouvelles technologies au moyen de démonstrateurs, définir et qualifier précisément les modalités de maintien en conditions opérationnelles de ces solutions, restent des points de passage nécessaires pour éviter toute désillusion. D autre part, les projets de gestion des identités sont de plus en plus ancrés autour des entités fonctionnelles transverses de l entreprise (en charge de proposer des réponses aux besoins de réseaux sociaux, de gestion des compétences, de travail collaboratif, de mise en conformité réglementaire) et des acteurs opérationnels au sein de ses métiers (clients directs des solutions proposées à ces besoins). Il s agit véritablement de tendances de fond dont il convient de prendre toute la mesure : comment cela va-t-il révolutionner l Identity Management dans la prochaine décennie? Taux de pénétration nombre de grandes entreprises ayant implémenté le service Services IAM dont la maturité progresse Services IAM largement diffusés Reporting & compliance Workflows habilitations avec étapes de validation Fédérations d'identités Reporting et audit standards Habilitations basées sur profils intelligibles Provisioning esso Web SSO Annuaire central de sécurité Services IAM émergents Role management Sécurité SOA Contrôle fin des autorisations ID proofing services (vérification des sources d identité) Badge unique Niveau d usage nombre d utilisateurs concernés Identity Management Tendances et maturité au sein des grandes entreprises IT-expert n 89 - janvier/février

38 Ce marché est-il parvenu à l âge de raison? Le marché est étroitement en ligne avec ces évolutions. Il est composé de deux grands types d acteurs. Quasiment tous les grands éditeurs se sont positionnés sur le sujet. Nous avons ainsi assisté ces dernières années à une forte consolidation du secteur, avec de nombreux rachats autant d acteurs de niche que d acteurs majeurs : rachat de Sun par Oracle, ou il y a quelques temps rachat d acteurs spécialisés dans le role management comme Bridgestream, Eurekify ou Vaau par respectivement Oracle, CA Technologies et Sun sans oublier le rachat récent de Novell par Attachmate qui amène de grandes interrogations sur le devenir de ses solutions IAM. Ces éditeurs proposent des solutions qui ont acquis, au fil des ans, un bon niveau de maturité, notamment sur les domaines historiques de l Identity Management (informatisation des processus via l usage de workflows, provisioning/deprovisioning des référentiels), et en termes d intégration au système d information. Des progrès complémentaires sont néanmoins souvent attendus sur les aspects ergonomie et capacité de personnalisation des interfaces utilisateurs. À leurs côtés, émergent de nouveaux acteurs de niche, dont l offre est plutôt orientée services fonctionnels à destination des métiers. Ces acteurs ont pour la plupart à leur tête des «vieux gourous de l IAM», qui ont créé leur propre structure avec comme objectif d apporter des réponses plus pointues à des besoins très ciblés : mise en conformité règlementaire, reporting et audit, séparation des pouvoirs (SoD - Segregation of Duty), fonctionnalités avancées de role management, recertification des accès (par exemples Aveksa, Kleverware ou Sailpoint). Bien moins riches en termes d intégration au système d information, elles mettent particulièrement l accent sur la gouvernance des habilitations par et pour des populations fonctionnelles. Il faut également instruire les nombreuses adhérences avec d autres outils de type réseaux sociaux, gestion des compétences ou autres modules RH qui sont a minima consommateurs des données gérées par l Identity Management et pour certains directement producteurs! Bien entendu, ces différentes solutions peuvent être complémentaires. Pour tirer pleinement parti de la phase de consultation du marché et ne pas se tromper en termes d outillage, il est d autant plus nécessaire de bien cadrer en amont son projet (enjeux et moteurs, réponses apportées, périmètres d application et priorités) et de s y tenir, dans la mesure du possible, lors des phases de réalisation. Quelle démarche projet adopter? Cette approche projet (bien cadrer, s y tenir ) a bien d autres vertus et n est pas propre aux projets d Identity Management! Quels sont les points spécifiques de tels projets? Sur quoi faut-il porter une attention particulière? Comment mettre toutes les chances de son côté pour faire du projet un véritable succès aux yeux des utilisateurs finaux? Tout d abord, il convient de se concentrer sur les priorités initiales du projet : le premier palier de la solution doit y apporter des réponses efficientes. Certes, cela parait une évidence, mais combien de projets de gestion des identités n ont traité qu une partie de ces priorités, voire ont changé en cours de route de direction petit à petit? Bien souvent, le sponsoring de ces projets s est étiolé petit à petit et les paliers ultérieurs se sont réduits à peau de chagrin Aussi, définir des paliers courts (10 mois au maximum) pour impulser et conserver une dynamique projet, prendre du recul et s assurer régulièrement que les objectifs prioritaires sont bien traités, communiquer régulièrement auprès des sponsors mais également auprès des futurs clients sur l avancée des travaux et l atteinte de ces objectifs doivent permettre de délivrer des solutions en ligne avec les attentes initiales. Cerise sur le gâteau : y associer un ou deux quick wins corrigeant certains dysfonctionnements majeurs et visibles. Un projet d Identity Management est désormais très rarement un projet qui reste circonscrit au périmètre purement informatique. Les métiers restent les clients et les acteurs principaux des solutions mises en place - la notion de solution recouvrant les aspects organisation, processus et outillage. Comment peut-on dès lors définir et mettre en œuvre ces solutions sans leur concours? La démarche à adopter peut rejoindre, dans certains contextes, une approche de mise en place d un ERP sans nécessiter toutefois un plateau projet de 100 personnes pendant 3 ans! En effet, des ateliers de conception fonctionnelle avec démonstrateurs auprès de représentants métiers, des focus group pour instruire certains sujets clés avec un panel d utilisateurs finaux, une démarche de développement agile, sont autant d éléments qui permettent de sensibiliser et de mobiliser les futurs clients sur une cible partagée. 38 IT-expert n 89 - janvier/février 2011

39 Comment ça marche? Quelle méthodologie de role management? Rétablissons la vérité : certaines entreprises utilisent des «rôles métier» pour simplifier la gestion des habilitations depuis 10 ans et n ont pas attendu le buzz incroyable qui existe depuis environ deux ans sur le sujet! Toute démarche de ce type doit inévitablement débuter par une phase de partage d un même vocabulaire. En effet, il n existe pas de consensus et sont utilisées osons-le à tour de rôle, les notions de rôle, de rôle métier, de profil métier ou d autres termes plus exotiques comme famille. Il n y a malheureusement pas de méthodologie unique qui aboutit systématiquement à un résultat satisfaisant. De multiples sources d informations pour les habilitations peuvent permettre de nombreuses méthodologies d instanciation d un modèle de rôles. Organisation RH Utilisateurs A Expert processus métier Instanciation des Rôles métiers Définition à priori, par les RH et experts A des processus métier (pur top-down) B Construction par les managers opérationnels (sur la base d un catalogue de profils applicatifs intelligibles) Manager opérationnel B Rôles métier C b Gestionnaire d habilitation C D Construction par les connaissances des gestionnaires d habilitation (éventuellement au fil de l eau selon les demandes les plus courantes) Role Mining selon les habilitations actuelles dans les applications D Role Mining c Profils applicatifs MOA applicative a Instanciation des Profils applicatifs Définition par la MOA applicative a (de préférence à la construction de l application) b Construction par les connaissances des gestionnaires d habilitation (sur la base des demandes effectuées usuellement) Applications et droits fins c Role Mining selon les habilitations actuelles dans les applications De multiples sources d informations pour les habilitations permettent de nombreuses méthodologies d instanciation du modèle La pertinence de ces différentes sources d informations doit être clairement validée dans chaque entreprise, voire dans chaque métier d une entreprise donnée. Une combinaison des différentes approches facilite l exercice et est classiquement d usage. Dans tous les cas, la validation du modèle sur le terrain par des opérationnels du métier reste indispensable. L instanciation du modèle (ou a minima sa validation) ne peut être réalisée que par les métiers eux-mêmes. Il convient donc de les aider en leur offrant un support ad hoc et des livrables (méthodologie, règles d or, outillages, exemples ) suffisamment simples et souples pour être pris en charge par chacun de manière autonome, quel que soit son niveau de maturité sur le sujet et quel que soit le rythme qu il souhaite adopter. En tout cas, soyons pragmatiques. Même s il est légitime d être ambitieux sur le sujet, il faut savoir viser l efficacité et se concentrer sur de premiers périmètres propices à de telles démarches pour en faire des vitrines (par exemple, certains sites de type entrepôt ou points de vente, où les activités sont souvent clairement catégorisées). IT-expert n 89 - janvier/février

40 Autre point crucial : une solution de gestion des identités ne va pas résoudre à elle seule tous les problèmes de qualité des données présentes dans les référentiels de l entreprise, même si elle apporte des améliorations certaines. Cependant, une mauvaise qualité de ces données va inévitablement nuire à l image de la solution de gestion des identités. Seule échappatoire : enclencher les opérations de nettoyage et de mise en cohérence des données le plus tôt possible dans le projet, voire en faire un projet dédié à mener en amont, tout en gardant en tête de traiter également la pertinence du sens des données. Enfin, une maxime facile à retenir : viser la simplicité. Simplicité dans les principes d organisation de gestion, en s appuyant sur les organisations qui ont démontré leur efficacité. Simplicité dans les processus de gestion, en privilégiant l efficacité opérationnelle : ils ne doivent pas représenter un frein pour les métiers, mais un accélérateur. Simplicité dans les interfaces utilisateurs, en soignant leur ergonomie et en les intégrant si possible à un environnement connu de l utilisateur. Simplicité dans l usage des solutions logicielles en privilégiant leurs fonctionnalités natives ou en s appuyant sur les API mises à disposition. S inscrire dans ces quelques bonnes pratiques doit permettre d être serein sur la «valeur perçue» de la solution de gestion des identités, c est-à-dire le rapport entre les bénéfices perçus («ce que j obtiens») et les efforts perçus («ce que je donne»). Se donner les moyens de la mesurer est dans tous les cas indispensable. Évitons la crise d adolescence! L Identity Management entre dans l adolescence. Période de développement important, elle est souvent également une période de crise. Pour l éviter, gardons en tête trois points fondamentaux : n L Identity Management n a pas vocation à traiter tous les maux de la DSI et de son offre de services. n La qualité perçue d une solution tient au moins autant de la solution en elle-même que de la qualité des données gérées. Sans en être responsable, le sponsor doit avoir les moyens d insuffler une démarche de mise en qualité des données (exhaustivité, fiabilité, pertinence du sens). n Enfin, la démarche projet se doit d être centrée sur la contribution active des entités fonctionnelles transverses de l entreprise, de ses métiers et des utilisateurs finaux. Et ce d autant plus que les utilisateurs sont de plus en plus exigeants, à l heure de l abolition progressive de la frontière entre identité numérique privée et identité numérique entreprise. n Emmanuel Cosperec, Manager Practice Sécurité & Risk Management Solucom est un cabinet de conseil en management et système d information. Les clients de Solucom sont dans le top 200 des grandes entreprises et administrations. Pour eux, Solucom est capable de mobiliser et de conjuguer les compétences de près de collaborateurs. Sa mission? Porter l innovation au cœur des métiers, cibler et piloter les transformations créatrices de valeur, faire du système d information un véritable actif au service de la stratégie de l entreprise. Solucom est coté sur NYSE Euronext et a obtenu la qualification entreprise innovante décernée par OSEO Innovation Site web : 40 IT-expert n 89 - janvier/février 2011

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42 Livres Relever le défi du web mobile Avec l avènement du mobile, des smartphones, ipad et autres tablettes, les environnements clients applicatifs en situation de mobilité se multiplient. Et l entreprise a tout intérêt à maîtriser ces plates-formes pour cibler autant ses clients ou prospects, mais aussi pour faciliter la vie de ses employés nomades. Adapter l affichage de sites ou d application représente la première étape, mais certains souhaitent déjà concevoir des applications mobiles réellement interactives. Spécialistes du Web mobile (et travaillant tous deux au W3C (World Wide Web Consortium), les auteurs connaissent donc les bonnes pratiques et disposent d une longue expérience de terrain. Après un chapitre d introduction complet sur le Web Mobile, l ouvrage aborde les divers aspects matériels et logiciels avant de se pencher sur les formats (Gif, Jpeg, Flash, SVG ) et les langages (HTML 5, XML, JavaScript, CSS ). La conception d un site mobile est complétée par les modes d adaptation de l existant. Enfin les auteurs détaillent sur trois chapitres très complets les CSS, le JavaScript et l optimisation. Neuf chapitres pragmatiques qui raviront les développeurs, chefs de projet, webdesigners et autres ergonomes en charge de ce type de projet. Relever le défi du web mobile Bonnes pratiques de conception et de développement François Daoust et Dominique Hazaël-Massieux Éditeur : Eyrolles 300 Pages - environ 30 (format numérique 25,40 env.) La fonction RSSI Avec l ouverture des réseaux et la mobilité, le Responsable de la Sécurité des Systèmes d Information (où la personne en charge de ces aspects dans l entreprise) devient un personnage essentiel du système d information. Après une première partie préparatoire (définitions, indicateurs, mission, roadmap, charte, externalisation ), l ouvrage passe en revue les fondamentaux de la sécurité : pare-feu, politiques de sécurité, audits, identification, log, veille, patches La troisième partie est consacrée aux grands problèmes comme l identification (PKI, accès, stockage ), la mobilité et le WiFi, ou encore le spam. Enfin le livre apporte un éclairage assez complet sur les tests intrusifs, les systèmes de détection d intrusion (IDS) et les tableaux de bord et leurs limites. Le lecteur appréciera la montée progressive en complexité étayée de nombreux à-côtés pédagogiques : encadrés de définition, schémas, résumés mais aussi d illustrations pratiques : listes à points, exemples de documents ou compte-rendu, scénarios, etc. Un ouvrage complet rédigé par un auteur bénéficiant de plus de 20 ans d expérience auprès de plusieurs grands acteurs de l informatique (IBM, Thalès, Sun ), puis chez Gemalto, comme RSSI. La fonction RSSI - Guide des pratiques et retours d expérience Bernard Foray Éditeur : InfoPro chez Dunod 352 pages - environ IT-expert n 89 - janvier/février 2011

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44 Tests applicatifs sur environnements virtualisés avec Team Foundation Server 44 IT-expert n 89 - janvier/février 2011

45 Rubrique à brac offre Visual Studio 2010 s est enrichie de deux nouveaux produits : Microsoft Test Manager 2010 (MTM) qui sert à gérer des campagnes de tests fonctionnels, et Lab Management qui permet de gérer des environnements de test physiques et virtuels. Ces deux nouveaux venus apportent du souffle dans le domaine du test. Axés sur la facilité d accès et sur l efficacité, ils permettent à des équipes de développement de coopérer de manière fluide avec des testeurs au travers d une plate-forme commune : Team Foundation Server Les tests : mal-aimés, et pourtant Les tests applicatifs devraient faire partie de tout développement, puisqu ils permettent de garantir la qualité des livrables. Qui oserait prétendre le contraire? La question des tests se pose ainsi pour chaque projet et le problème est traité de maintes manières différentes : un chef de projet qui effectue quelques scénarii avant la livraison, une campagne de tests UAT (User Acceptance Tests) qui nécessite la mobilisation de plusieurs testeurs ou que l on externalise, jusqu à l automatisation de tests d IHM mise au point par la MOA assistée de quelques développeurs/testeurs. Chaque approche génère son coût en ressources et en outils, mais aussi son propre retour sur investissement selon la qualité visée et surtout le nombre de livraisons au fil du temps. Depuis quelques années, nous surfons sur la vague de l agilité (personne ne se prétendra «pas agile»), et l un des Graal du moment est le Continuous Delivery, c est-à-dire pouvoir fournir très fréquemment et à la demande des artefacts de qualité. En effet, le Continuous Delivery répond à des problématiques clés dans le monde du développement, à savoir : le Time To Market, le fait de pouvoir rapidement acheminer en production une nouvelle demande, et la réduction des coûts de maintenance. Donc le ROI, parce qu en misant sur la qualité, on évite les bugs qui se seraient révélés tard dans le cycle de développement et qui auraient nécessité un nouveau cycle de correctifs-déploiement-tests plus onéreux (par exemple quand c est l utilisateur final qui tombe sur un bug bloquant). En investissant sur la qualité et sur les tests, on estime ainsi pouvoir réduire d au moins un tiers la note de la maintenance! Certes, ces propos n ont rien de révolutionnaire. Pourtant, la réalité sur le terrain ne colle pas toujours avec cette théorie. Les tests ne sont-ils pas les mal-aimés dans les développements informatiques - du moins en France? N est-ce pas l un des premiers postes qui subit des réductions de coûts, alors que le fonctionnel et la production de code, eux, restent privilégiés? Dans ce contexte, il est important de disposer d outils qui nous aident à atteindre ce but, celui d être le plus efficace dans le cycle de livraison, en termes de temps de correction et de temps de test. Les nouveaux outils de test de Visual Studio 2010 Microsoft Test Manager 2010 Cette solution permet de réaliser des tests d interface graphique autour des technologies suivantes : Windows Forms WPF Silverlight 4.0 Web : Internet Explorer 7+ et Firefox 3.5 ou 3.6 En voici les principaux apports en 5 points : Une interface relookée et simplifiée par rapport à Visual Studio, car MTM est destiné à des testeurs qui ne sont pas nécessairement des informaticiens, l accent a été mis sur l ergonomie. Une organisation en campagnes de tests, chaque campagne permettra de tester une version particulière de l application, et possèdera de nombreux indicateurs statistiques. Un Test Recorder et un Test Runner pour respectivement enregistrer et rejouer les actions effectuées par un testeur sur l application. La possibilité de dérouler une campagne sur différents environnements et configurations. La faculté pour un développeur de transformer un test dit manuel en un test automatisé en rattachant du code exécutable au Test Case. IT-expert n 89 - janvier/février

46 Le Test Recorder de Microsoft Test Manager 2010 Le Test Case : élément central Une campagne de test regroupe un ensemble de Tests Cases que l on peut organiser de manière hiérarchique via des Test Suites. Les Test Cases sont des éléments de travail de TFS (Team Foundation Server) et sont donc visibles et manipulables aussi bien par les testeurs que par les développeurs depuis Visual Studio. Deux clients, correspondants à deux rôles bien différents, utilisent donc les mêmes données sur le serveur TFS. Un Test Case dans Microsoft Test Manager IT-expert n 89 - janvier/février 2011

47 Rubrique à brac Chaque Test Case décrit une succession d étapes qui guident le testeur. Il est possible de factoriser des étapes qui seraient communes à plusieurs tests (les actions pour se connecter au site par exemple) à travers des Shared Steps. De même, les tests sont très facilement paramétrables avec des listes de données ce qui entraînera l exécution du test pour chaque ligne de données. Des rapports de bugs exhaustifs sans effort Lors de l exécution d une campagne, le testeur déroule les étapes des Test Cases et peut facilement créer une fiche de bug TFS le cas échéant. De plus l outil intègre nativement de nombreux collecteurs de données qui vont enrichir la fiche avec toutes données disponibles au moment du test : Script des actions effectuées, Informations sur l environnement de test (OS, Services Packs, Framework, langue, etc.), Vidéo du test, Captures d écran (à la demande du testeur), Intellitrace : ce sont toutes les données de débogage de l application ciblée (en.net) au fil du temps. Avec toutes ces informations à sa disposition, le développeur dispose de très bonnes chances pour parvenir à reproduire le bug, ce qui évite les allers-retours coûteux entre les développeurs et les testeurs! Bien sûr tout cela n enlève rien aux fonctionnalités existantes de Visual Studio autour des tests unitaires, tests d intégration, tests Web et tests de montée en charge. La force d une plate-forme intégrée Visual Studio 2010 présente l avantage d une plate-forme complètement intégrée. Certes payante, la solution qui permet déjà d éviter de perdre un temps important à installer de nombreux outils tiers et à les paramétrer pour qu ils fonctionnent ensemble, sans compter la complexité de la maintenance. Néanmoins, le bénéfice le plus important réside sans doute dans la traçabilité de bout en bout. En effet, les différents acteurs du projet sont amenés à travailler sur les mêmes données, chacun disposant d interfaces adaptées à son rôle. Par exemple, un testeur qui trouve un bug et qui saisit donc une fiche de bug (en l occurrence un élément de travail de type Bug) depuis MTM. L élément Bug est automatiquement rattaché au Test Case en question. Le développeur qui utilise Visual Studio est alors prévenu de ce nouveau bug et peut ainsi tenter de le reproduire et de le corriger. Lors de l archivage de sources corrigées (un fameux Changeset en jargon TFS), le développeur va rattacher ses modifications à la fiche de bug. On peut ainsi remonter jusqu aux exigences que les Test Cases couvraient fonctionnellement. Quant aux Builds, ils sont nativement intégrés à tous les échelons : on sait sur quel Build porte un résultat de déroulement de test, on sait à partir de quel Build un bug a été corrigé, on sait quelles versions des sources ont été prises en compte dans les Builds. Traçabilité des correctifs jusqu aux scénarii impactés Toutes ces données alimentent une base de données analytique et permettent d établir de nombreux diagnostics, à travers des rapports prédéfinis, ou bien à la carte. Et l utilisation de la puissante et intuitive Pivot Table d Excel rend l exercice quasi ludique. Cette traçabilité complète permet d améliorer la maîtrise des développements et la qualité des livrables. IT-expert n 89 - janvier/février

48 Les interactions entre individus plutôt que les outils Les outils performants ne suffisent pas à la réussite d un projet. Le facteur humain reste essentiel. L effet immédiat du partage de ces données est la convergence entre les équipes, testeurs et développeurs. Ces deux mondes différents pourtant amenés à collaborer étroitement travaillent en partie sur les mêmes. Avec cette approche, ces équipes emploient un vocabulaire identique et déploient des efforts vers un but commun : livrer un produit de qualité dans les temps. Grâce à la richesse des informations automatiquement renseignées (et complémentaires des copies d écrans et commentaires des testeurs), les développeurs évitent de perdre un temps significatif à reproduire les bugs (sans compter l aspect décourageant en cas d échec). Fini le temps où chacun marque successivement le bug comme «non reproductible», puis «rouvert» à tour de rôle! Vers l industrialisation des tests Garantir la qualité de ses développements est une chose, mais le faire de manière efficace et rentable en est une autre! Scénario courant dans de nombreuses équipes : plus une application a du vécu, plus la maintenance devient coûteuse. Et cette douloureuse équation aboutit à une réduction des budgets pour les nouveaux développements. Pour inverser la tendance, une solution s impose : industrialiser, automatiser ce qui est automatisable et optimiser l exécution des campagnes de test. Tests d interface graphique programmés Lorsque l on développe une nouvelle version de l application, une série de tests d interface graphique et fonctionnels est mise en place. Dérouler ces tests dans le cadre d une campagne s avère vite couteux en temps humain. Un coût qui devient exorbitant avec plusieurs versions de l application à maintenir. L industrialisation des tests revient à convertir les tests manuels en tests automatisés. Dans le cadre des tests d interface graphique, nous allons utiliser le résultat d une campagne pour générer des tests d un nouveau type : les Coded UI Test (test d interface graphique programmé). Chaque test converti en Coded UI peut être exécuté automatiquement dans le cadre d un déploiement continu de l application, les métriques de qualités et de couverture sont conservées et le coût final grandement réduit. Tests impactés par les changements Avec des dizaines -voire des centaines- de tests programmés (unitaire, Coded UI ) pour une version donnée de l application cela prend un temps considérable pour tous les exécuter. On tombe alors dans un effet de saturation : il devient difficile d en ajouter, car cela prend trop de temps à tout dérouler. On a donc tendance à rejouer moins souvent la campagne, ce qui diminue son intérêt. Pourtant, il faut absolument tout exécuter, car il est impossible de savoir a priori quel test est pertinent et lequel ne présente pas d intérêt. 48 IT-expert n 89 - janvier/février 2011

49 Rubrique à brac Une nouvelle fonctionnalité de Visual Studio 2010 permet de connaître les tests qui devraient être de nouveau exécutés suite à une modification du code qu ils vont tester. Une fonctionnalité terriblement efficace! Il n y a aucun intérêt à exécuter un test auparavant concluant alors que le code à tester n a pas été modifié : la notion de tests impactés permet de créer des campagnes optimisées et ciblées, réduisant grandement les efforts requis. Comment tirer parti de la virtualisation? Tester son application demande de la déployer sur un environnement qui servira de support. Celui-ci varie en fonction du contexte et des moyens dont on dispose : on peut déployer sur son poste client, sur une (ou plusieurs) machine(s) dédiée(s). Quel que soit l environnement il faudra veiller à ce qu il soit sain, et le plus proche possible de la production. Ces deux points ne sont pas évidents à obtenir et requièrent un certain investissement. Les testeurs consacrent entre 30 % et 50 % de leur temps à mettre en place les environnements de test. Il y a quelques années le meilleur moyen de créer un environnement de test était de mobiliser des machines dédiées et de les installer à chaque début de campagne en appliquant une image sauvegardée du système d exploitation de chacune avec les logiciels nécessaires préinstallés. C était le moyen le plus sûr d avoir un contexte propre, cependant le coût d un tel environnement était considérable et la mise en œuvre laborieuse. Visualisation des tests impactés Faute de moyen, il fallait utiliser sa machine de travail pour déployer l application et les composants serveur qu elle consomme. Cette méthode comporte des défauts évidents : l environnement n est pas assez sain ni étanche pour garantir que nos tests retournent des résultats fiables. S il s agit d un environnement de développement, il est peu probable qu il soit conforme à celui de production L ère de la virtualisation : la révolution La démocratisation de la virtualisation a modifié le paysage, en supprimant les limitations et défauts des environnements physiques. La virtualisation ne présente que des avantages : Le coût du matériel est largement inférieur et bien plus pérenne ; Il est possible de gérer bien plus d environnements de test grâce aux fonctionnalités de la virtualisation ; Les machines virtuelles sont saines ; Créer un environnement de test est une procédure totalement automatisable, indolore et surtout très rapide. Cependant, il faut quand même acquérir les compétences dans cette discipline et mettre en place l infrastructure dédiée. Les principes de base Pour résumer, les deux fonctionnalités clés de la virtualisation sont : 1) Capturer et restaurer l état de la machine virtuelle. 2) La possibilité de créer des machines virtuelles à partir de modèle. La première fonctionnalité nous permet de capturer l état d une machine virtuelle lorsque celle-ci est totalement saine, par la suite il suffira de déployer le programme et le tester dans le cadre d une campagne. Lorsque la campagne sera terminée, il sera possible de restaurer l état de la machine virtuelle afin de revenir au point de départ : un environnement sain. IT-expert n 89 - janvier/février

50 La deuxième fonctionnalité permet d industrialiser la création d environnements virtuels. Lorsqu un testeur nécessite un nouvel environnement virtuel pour démarrer une campagne de test, il peut invoquer le serveur principal afin de lui en demander la création. Un modèle de l environnement virtuel est alors utilisé pour créer toutes les machines virtuelles nécessaires. L offre de Microsoft : Lab Management La gestion d environnements virtuels peut être réalisée avec un minimum d outils et d infrastructure : un serveur Windows 2008 avec Hyper-V suffit à mettre en œuvre cette pratique de façon basique. Pour plus de fonctionnalités et une intégration avec les outils de développement, un nouveau produit de la gamme 2010 de Team Foundation Server s impose : Lab Management. Microsoft Test Manager permet de gérer l exécution de campagne Visualisation des points de capture d une machine virtuelle de test, mais gère aussi la notion d environnement de test. A minima, on peut se connecter sur un environnement de test composé de machines physiques ou non gérées par MTM. La solution la plus aboutie permet de piloter les hyperviseurs (serveurs pouvant gérer des machines virtuelles) directement à partir de MTM afin de créer/utiliser/détruire des environnements virtuels. Celui-ci gère ainsi intégralement le cycle d une campagne de test logiciel. Cycle de livraison continue avec Lab Management Enfin, il est possible d instancier plusieurs fois le même environnement virtuel multimachines pour mener des campagnes en parallèle grâce à un système d isolation réseau. Environnements virtuels disponibles Une autre fonctionnalité intéressante tire parti de la virtualisation : lorsqu un testeur exécute un test dans le cadre d une campagne et rencontre un bug, il a la possibilité de capturer l état de l environnement tout entier afin que celui-ci puisse être restauré plus tard par un développeur pour le débugger. Cette fonctionnalité est le summum dans ce domaine, le temps gagné est inestimable. En effet, se remettre dans le contexte d un bug trouvé et le reproduire n est pas toujours une chose possible ni aisée. Lab Management permet alors aux testeurs et développeurs de se réconcilier en travaillant sur les mêmes environnements avec la même infrastructure, chacun avec leur logiciel de prédilection. 50 IT-expert n 89 - janvier/février 2011

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