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1 PROGRAMME VALEURS DE LA RÉPUBLIQUE, LAÏCITÉ ET FORMATIONS Les valeurs de la République : Didier Fourcroy et le Collectif Laïcité Photos Langage avec le soutient de :

2 2 Laïcité et animation volontaire jeunesse - PARTIE I : CONTEXTE

3 Avertissement Avant de vous lancer dans l exploitation de cet outil, il convient de préciser un certain nombre de choses. Tout d abord : Cet outil se veut être évolutif : la vingtaine de photos présentées dans ce «coffret Laïcité» doit être augmentée de photographies supplémentaires pouvant, au mieux, illustrer votre territoire, votre environnement. D autre part : Il n est pas nécessaire d être un «pro» de la Laïcité pour utiliser cet outil. Néanmoins j attire votre attention sur le fait qu il faut savoir de quoi on parle. À cet effet, vous trouverez, en seconde partie de ce dossier, des éléments dont le seul objectif réside dans l appropriation de certaines références en matière de Laïcité. Mais surtout : Qui que vous soyez, je vous recommande ces quelques règles de conduite : Traiter avec bienveillance les propos qui sont tenus ; Laisser débattre ; Recadrer si besoin ; Ne pas donner votre avis. Les valeurs de la république, laïcité et formations - AVERTISSEMENT 3

4 Préambule Introduction Dans les années 60, une équipe de formateurs a entrepris de travailler avec des groupes variés et surtout des groupes d adolescents, en utilisant le matériel projectif constitué par un choix de photographies testées pour leur propriété de faire réagir et penser. Par la suite, la technique s est répandue principalement pour la formation d adultes. Intérêt Quand vient le temps de toucher des sujets difficiles, nous manquons souvent d outils d animation pour sortir des lieux communs et des phrases toutes faites. C est le cas lorsque l on souhaite parler de valeurs. C est souvent tellement personnel qu il peut être gênant pour les participants de s ouvrir au groupe. Mais, même lorsqu on parle d un sujet plus collectif, les valeurs que porte notre organisme par exemple, les gens manquent de mots pour exprimer ce qu ils ressentent et ce qu ils pensent. Le photo-langage est un formidable outil pour faciliter ces discussions et pour donner corps à nos réflexions. Redécouvrir le photo-langage parce qu il permet aux participants de «se mettre des mots en bouche». L intérêt du photo-langage comme outil d éducation populaire. Le photo-langage est un des rares outils qui nous mettent à l abri des longs silences gênants, une caractéristique des animations «qui ne lèvent pas». Simplicité d organisation pour efficacité des résultats Il y a peu d animations aussi simples à organiser qu un photo-langage et qui donnent d aussi bons résultats. Ce petit guide est un mode d emploi simple et efficace. Évidemment, nous laissons de côté plusieurs nuances que vous découvrirez avec l expérience. Mais nous croyons que les quelques repères que nous vous offrons dans ce document devraient vous permettre de mieux comprendre, organiser et animer un photo- langage. Nous vous invitions à tester cet outil dans différents contextes avec différents objectifs. Ce n est qu avec un peu de pratique que vous arriverez à tirer le maximum de ce type d animation et qu il deviendra plus facile pour vous de les organiser. 4 Les valeurs de la république, laïcité et formations - PRÉAMBULE

5 Description brève Les participants d un groupe sont invités, sur des consignes spécifiques ou par rapport à un thème donné, à choisir une ou plusieurs photographies, éventuellement de même format, parmi un mot de cinquante à cent photographies installées sur des tables. Ils présentent tour à tour les photographies qu ils ont choisies en expliquant leur choix. Des échanges d impression et d explication s effectuent ensuite dans le groupe par rapport au choix effectué par chaque participant (choix qui explicite une expression personnelle s enracinant dans l imagination créatrice). Les objectifs Un photo-langage, c est une animation type qui permet à des individus ou à un groupe de s exprimer oralement en s aidant d image ou de photos. Le photo-langage est facilement adaptable à plusieurs sujets et il est facile à animer. Le photo-langage nous permet de mieux comprendre et de réellement rencontrer l autre à travers la connaissance de ses goûts, de ses préoccupations, etc. Le photo-langage permet de développer des relations plus profondes entre les individus en faisant appel à l affectif en plus de faire appel à la raison. Le photo-langage est basé sur l expérience des participants : il permet donc de partir de leur savoir plutôt que du savoir de la personne responsable de l animation du groupe. Créer un groupe, aborder un sujet, réaliser la synthèse d un travail, confronter par des supports. Plus précisément Faciliter, par un support concret et esthétique, l expression de chacun dans un groupe ; Soutenir les possibilités de prise de parole par la médiation des images ; Permettre l explicitation des résonances personnelles à un thème, préalable à son exploration rationnelle ; Accroître la conscience individuelle et collective des origines et des représentations relatives à un domaine ; Offrir une modalité de prise de contact et de communication favorable à la constitution d un groupe ou d une équipe ; Donner des possibilités d effectuer la synthèse, le rebondissement de l évaluation d une phrase d étude ou de confrontation dans un groupe ; Constituer un matériel de recours pour régler les relations au sein d un groupe ; Favoriser l écoute et l accueil de chaque personne dans un groupe ; Stimuler la créativité et sensibiliser aux symboles visuels ; Étudier les caractéristiques (et les clichés) d un univers socioculturel. Les valeurs de la république, laïcité et formations - PRÉAMBULE 5

6 Attitude de l'animateur Tolérer l ambiguïté Pendant un processus créatif, il est important de suspendre tout jugement et d accepter, voire de susciter, l ambiguïté. La clarté, c est bien mais, quelques fois, cela limite la créativité. Accueillir Il est très important d accueillir les différences d opinions. Bien séparer les moments où les participants identifient leurs sentiments et leurs opinions du moment où l on cherche collectivement à arriver à un portrait du groupe. Éviter d être trop directif L animateur doit veiller à demander aux participants ce qui leur paraît important. Il faut aider le groupe à avancer, mais il ne faut pas traîner le groupe sur nos épaules. Permettre à chacun de s exprimer à fond Mais attention, le photo-langage fait appel aux émotions. Dans votre désir d aider les participants à communiquer leurs pensées, vous devez rester prêt à travailler avec une charge émotive plus élevée qu à l habitude. Les règles à suivre Comme le photo-langage est une animation nourrie par la créativité des participants, il est important de ne pas fixer trop de règles. Cependant, quelques règles aideront le groupe à avancer ensemble sans trop de problèmes techniques. Il faut déterminer un temps précis (de 2 à 10 minutes environ) pour que les participants choisissent leurs photos. Il faut déterminer le nombre de photos à choisir. Ce n est pas plus facile pour les gens lorsqu ils doivent choisir un plus grand nombre de photos. En fait, on risque d aller plus profondément avec un nombre restreint de photos. Il faut faire le choix des photos en silence. Chaque participant doit utiliser ses propres ressources pour faire son ou ses choix. On peut toucher les photos, mais il faut attendre à la fin pour prendre l image que l on souhaite utiliser. Plusieurs personnes peuvent utiliser la même image. Trois formats d animation pour vos besoins Pour petit groupe (pour des groupes de moins de 15 personnes, choix individuel) 1. Mise en place : préciser la question, étaler les photos sur la table et préciser le nombre de photos à choisir en lien avec une question ou un thème. 2. Mise en commun : demander aux gens d expliquer leur choix et noter sur un tableau les motsclefs utilisés par les participants. Afficher les images choisies. 3. Prise de conscience : Faire une petite synthèse orale des mots-clefs exprimés par les participants. Puis, demander aux gens de choisir les deux ou trois images qui illustrent le mieux le sentiment du groupe. Identifier les quelques mots-clefs qui ressortent du nouveau choix d image. 4. Nouvelle mise en commun : rassembler sur une affiche ou un tableau les éléments suivants, soit la question ou le thème, les photos choisies par le groupe et les mots-clefs qui expliquent le choix des photos. 6 Les valeurs de la république, laïcité et formations - ATTITUDE DE L'ANIMATEUR - LES RÈGLES À SUIVRE - TROIS FORMATS D ANIMATION POUR VOS BESOINS

7 Pour grand groupe avec travail en sous-groupe (pour des groupes de plus de 15 personnes) 1. Mise en place : séparer le groupe en sous-groupes de 5 ou 6 personnes au maximum. Les inviter à choisir une personne qui agira comme animateur. Spécifier la question à laquelle il faut répondre ou le thème à aborder. Tous les sous-groupes doivent répondre à la même question ou aborder le même thème. Donner à chaque sous-groupe une série d images. Chaque personne, en sousgroupe, choisit une image et explique les raisons de son choix. 2. Mise en commun (en sous-groupe) : ensuite, chaque sous-groupe monte une affiche en y mettant la question ou le thème, en disposant quelques photos reflétant la réflexion du sousgroupe selon un schéma original et en ajoutant une petite explication sous chaque photo choisie. 3. Présentation du résultat par les sous-groupes : chaque animateur présente la ou les photos retenues par son groupe. Il explique les raisons de son ou ses choix. L animateur du grand groupe écrit les mots-clefs sur un tableau. 4. Mise en commun (en plénier) : tous les mots-clefs sont inscrits au tableau et les photos sont affichées. Tous essaient de dégager les idées dominantes et les tendances chez tous les sousgroupes. 5. Nouvelle mise en commun (en plénier) : la même mise en commun finale que dans la méthode individuelle. À sujet dirigé (Pour groupe de toute taille) 1. Mise en place : l animateur/trice choisit des photos concernant la question ou le thème à approfondir. 2. Mise en commun : les photos sont affichées. Les participants les regardent pendant un moment, puis on laisse venir spontanément les réactions. On laisse surgir les questions, les interrogations, ce qui leur plaît ou leur déplaît et les idées que ces photos évoquent. N.B. : on évite les questions de jugement, ce qui est juste ou non, etc. 3. Prise de conscience : les réactions des participants sont notées sous forme de mots-clefs. Après un temps consacré aux réactions spontanées, on approfondit la lecture des photos. 4. Mise en commun : une synthèse est établie avec tout le vocabulaire utilisé par les participants, sous forme d affiches, sous forme orale ou sous toutes autres formes. Commentaires Cette technique se révèle très féconde, à condition de rester dans une pratique d échanges et de dialogue direct, avec humour et bonne humeur, sans tenter d interpréter ni de faire pression sur les personnes. La médiation des images photographiques favorise, en effet, l unité intérieure de chaque participant. Sentiments, émotions, souvenirs, impressions, pensées multiples, sont réunis par la forme, la gestalt 1 sensible de l image et de son langage. Elle assure un exercice de la métaphore qui permet la résonance du réel dans le moi et les résonances du moi au réel. Le recours à l analogie qu elle permet, soutient d autre part la communication interpersonnelle et groupale, qui a besoin d images et de symboles. Ce recours est essentiel enfin pour l élaboration opératoire des conceptions scientifiques les plus abstraites, comme le rappelait déjà Maxwell 2 à la fin du siècle dernier et comme l énoncent les chercheurs et savants modernes. 1 Approche thérapeutique ouverte à chacun, qui mobilise la dynamique relationnelle. Appelée Thérapie du contact, elle s intéresse à la forme que prend ce contact et tente de mettre du mouvement lorsque la forme est figée ou répétitive. 2 James Clerk Maxwell est un physicien et mathématicien écossais. Les valeurs de la république, laïcité et formations - TROIS FORMATS D ANIMATION POUR VOS BESOINS - COMMENTAIRES 7

8 Le principe de laïcité : un principe républicain Comment définir et caractériser la notion de laïcité? Il s agit bien d une valeur fondatrice et d un principe essentiel de la République en France mais elle s incarne dans de nombreuses obligations juridiques qui sont dispersées dans de nombreux textes. Trois grands «piliers» de la laïcité peuvent néanmoins être mis en avant. Ils sont ici rappelés en reprenant leur présentation dans le rapport de la Commission présidée par Bernard Stasi et le rapport 2004 du Conseil d État. La neutralité de l'état 3 «La neutralité de l État est la première condition de la laïcité. La France ainsi ne connaît pas de statut de culte reconnu ou non reconnu. Pour l essentiel la neutralité de l État a deux implications. D une part, neutralité et égalité vont de pair. Consacrée à l article 2 de la Constitution, la laïcité impose ainsi à la République d assurer «l égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d origine, de race ou de religion». Les usagers doivent être traités de la même façon quelles que puissent être leurs croyances religieuses. D autre part, Il faut que l administration, soumise au pouvoir politique, donne non seulement toutes les garanties de la neutralité mais en présente aussi les apparences pour que l usager ne puisse douter de sa neutralité. C est ce que le Conseil d État a appelé le devoir de stricte neutralité qui s impose à tout agent collaborant à un service public (Conseil d'état 3 mai 1950 Demoiselle Jamet et l avis contentieux du 3 mai 2000 M lle Marteaux). Autant, en dehors du service, l agent public est libre de manifester ses opinions et croyances sous réserve que ces manifestations n aient pas de répercussion sur le service (Conseil d'état 28 avril 1958 Demoiselle Weiss), autant, dans le cadre du service, le devoir de neutralité le plus strict s applique. Toute manifestation de convictions religieuses dans le cadre du service est interdite et le port de signe religieux l est aussi, même lorsque les agents ne sont pas en contact avec le public. Même pour l accès à des emplois publics, l'administration peut prendre en compte le comportement d un candidat à l accès au service public, s il est tel qu il révèle l inaptitude à l exercice des fonctions auxquelles il postule dans le plein respect des principes républicains». 3 Source : Commission de réflexion sur l'application du principe de laïcité dans la République : rapport au Président de la République. 8 Les valeurs de la république, laïcité et formations - LE PRINCIPE DE LAÏCITÉ : UN PRINCIPE RÉPUBLICAIN

9 La liberté de conscience 4 «Le second pilier juridique de la laïcité est évidemment la liberté de conscience avec notamment sa déclinaison en liberté de culte. Sur le plan juridique, la laïcité n'a pas été l'instrument d'une restriction des choix spirituels au détriment des religions, mais bien l'affirmation de la liberté de conscience religieuse et philosophique de tous. Il s'agit de concilier les principes de la séparation des Églises et de l'état avec la protection de la liberté d'opinion, «même religieuse», de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Pour l'essentiel le corpus juridique et surtout la jurisprudence administrative ont cherché à garantir l'exercice effectif du culte dès lors qu'il ne trouble pas l'ordre public (cf. notamment les conclusions du commissaire du gouvernement Corneille sous l'arrêt Conseil d'état du 10 août 1907 Baldy). C'est d'abord le libre exercice du culte qui est protégé et garanti effectivement. Depuis la loi de 1905, les biens mobiliers et immobiliers ont été restitués à l'état. Il en assume donc la prise en charge financière, ce qui n'est pas négligeable s'agissant d'édifices cultuels souvent assez coûteux à entretenir. En revanche, les édifices construits depuis la loi de séparation constituent des biens privés construits et entretenus par les fidèles, avec les difficultés que cela peut représenter en termes de financement. Les collectivités locales ont toutefois la possibilité d'accorder des garanties d'emprunt et des baux emphytéotiques pour le financement de la construction d'édifices cultuels». Le pluralisme 5 «Si l'état ne reconnaît aucune religion, il ne doit en méconnaître aucune, et il reconnaît le fait religieux. Avec la loi de 1905, le principe est désormais celui de l'absence de distinction entre les anciens cultes reconnus et les autres. L'État, garant de la liberté religieuse, doit à ce titre protéger les cultes minoritaires contre les discriminations. Parmi les acquis de la laïcité, figure l'affirmation que toutes les religions ont droit à l expression et, contrepartie de la précédente, celle qu'il ne doit pas y avoir, par une ou plusieurs d'entre elles, accaparement de l'état ou négation des principes fondamentaux sur lesquels il repose. Pour Jean Carbonnier, «Notre droit public des cultes, dans la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l'état, ne distingue pas entre les religions suivant leur importance, leur ancienneté, leur contenu de dogmes ou d'observances. Pas davantage notre droit privé du fait religieux n'a à distinguer entre elles : il doit enregistrer la présence d'une religion dès qu'il constate qu'à l'élément subjectif qu'est la foi se réunit l'élément objectif d'une communauté, si petite soit-elle. Formuler des distinguos reviendrait à instaurer parmi nous quoiqu avec d'autres conséquences la hiérarchie du XIXe siècle entre cultes reconnus et non reconnus Cette égalité d honneurs, toutefois, doit avoir sa contrepartie dans une égale soumission au droit commun». 4 Source : Commission de réflexion sur l'application du principe de laïcité dans la République : rapport au Président de la République. 5 Source : Conseil d'etat rapport public 2004 : jurisprudence et avis de Un siècle de laïcité. Les valeurs de la république, laïcité et formations - LE PRINCIPE DE LAÏCITÉ : UN PRINCIPE RÉPUBLICAIN 9

10 Lutter contre les discriminations Ce que dit la loi en matière de lutte contre les discriminations Selon la HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l Égalité), une discrimination est une inégalité de traitement fondée sur un critère prohibé par la loi, comme l origine, le sexe, le handicap etc., dans un champ d activité visé par la loi, comme l emploi, le logement, l éducation, etc. Le mot «discrimination» vient du latin «crimen» qui signifie «point de séparation». Au sens général, la discrimination est le fait de distinguer et de traiter différemment quelqu'un ou un groupe par rapport au reste de la collectivité ou par rapport à une autre personne. Au sens de la loi, la discrimination est le fait de traiter de manière défavorable une personne sur la base d un des critères prohibés. En France, l'article du Code pénal définit une liste de 21 critères qui constituent une discrimination et qui sont donc prohibés par la loi. Il s agit de : l origine le sexe les mœurs l orientation sexuelle l identité sexuelle l âge la situation de famille l état de grossesse et de maternité les caractéristiques génétiques l appartenance ou non appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie l appartenance ou non appartenance, vraie ou supposée, à une nation l appartenance ou non appartenance, vraie ou supposée, à une race les opinions politiques les activités ou opinions syndicales et/ou mutualistes (Code du travail) les convictions religieuses l apparence physique le patronyme (nom de famille) le lieu de résidence l état de santé le handicap la vulnérabilité économique 10 Les valeurs de la république, laïcité et formations - LUTTER CONTRE LES DISCRIMINATIONS

11 Le champ d application de ces critères couvre l ensemble de la vie professionnelle : recrutement, contrat de travail, qualification, rémunération, accès à la formation, licenciement L article du Code pénal, punit la discrimination de 3 ans d'emprisonnement et de euros d'amende. L'article L du Code du travail, qui traite de la discrimination, fournit une liste de critères quasi-identique à celle de l'article du Code pénal. Les articles L à L stipulent la limite dans laquelle une différence de traitement fondée sur ceux-ci peut-être justifiée. Les différents types de discrimination Il existe plusieurs manifestations de la discrimination : La discrimination directe C est le fait de traiter quelqu un de manière moins favorable qu une autre ne l est, ne l a été, et ne le serait dans une situation comparable. Ex : «Recherche assistante de direction», au lieu de «Recherche assistant de direction h/f» La discrimination indirecte C est le fait de mettre en avant des critères en apparence neutres qui désavantageraient des personnes par rapport à d autres, pour des motifs inadaptés. Ex : Exiger la maîtrise de l anglais pour un poste de femme de ménage La discrimination systémique Cette notion exprime le fait que la discrimination est intégrée au système que constitue la société et qu elle se produit de manière massive. Ex : Une société industrielle «franco-française» ne se voit proposer par ses prestataires de recrutement que des candidats masculins, et aucun n appartenant à une minorité visible, du fait de la représentation que ces prestataires se font du candidat «attendu». La discrimination positive vs l action positive : À ne pas confondre! La discrimination positive renvoie à toutes les mesures de rattrapage temporaire permettant de corriger les effets produits par des discriminations notamment liées au sexe et à l origine. La discrimination positive est interdite par la loi (obligation de résultat). L action positive, quant à elle, est autorisée par les directives européennes et reste très encadrée. Il s agit en effet d une politique active en faveur des personnes victimes des discriminations. Seuls les pouvoirs publics peuvent initier des actions positives (Ex, les Zones d Éducation prioritaires, les Zones Urbaines Sensibles, le plan Espoir Banlieue ). Les entreprises peuvent en revanche prendre des mesures pour restaurer l équité sociale : crèches d entreprises, partenariats avec des associations qui suivent des personnes handicapées, etc. (obligation de moyens). Les valeurs de la république, laïcité et formations - LUTTER CONTRE LES DISCRIMINATIONS 11

12 En savoir plus Les textes Voici une liste sélective traitant des écrits fondateurs de l histoire de la Laïcité. Vous trouverez également des témoignages et enquêtes sur les acquis constamment remis en cause. L Église et la République, Anatole France 1964 ; La Séparation de l Église et de l État, Ed Julliard, Collection «Archives» 1966 ; La Religion dans la démocratie : parcours de la Laïcité, Marcel Gauchet, Ed Gallimard, Collection «le Débat», 1998 ; La Laïcité, sélection de textes et présentation Henri Pene-Ruiz, Ed Garnier Flammarion, Collection «Corpus», 2003 ; Laïcité et République : le lien nécessaire, de Guy Coq, Éditions du Félin, 2003 ; 1905, la séparation des Églises et de l État : les textes fondateurs, présentation Dominique de Villepin, introduction Jean-Michel Gaillard, Ed Perrin, Collection «Tempus», 2005 ; L Invention de la Laïcité : de 1789 à demain, de René Rémond, Ed Bayard Jeunesse, Collection «questions débat», 2005 ; Rapport de la commission Stasi de réflexion sur l application du principe de Laïcité dans la République, La documentation Française, 2005 ; Histoire de la Laïcité : Genèse d un idéal, Henri Pene-Ruiz, Ed Gallimard, Collection «Découvertes», 2005 ; Laïcité, laïcités?, Jean Michel Ducomte, Ed Privat, 2012 ; Faire vivre la Laïcité, cycle de conférences sur la laïcité dans son rapport à l École, à l Hôpital, à l Entreprise, au Travail Social, au Droit des Femmes et à l International, avantpropos Élisabeth Badinter, Le Publieur, Les valeurs de la république, laïcité et formations - EN SAVOIR PLUS

13 Remerciements Merci pour votre soutien. Un grand merci tout particulièrement pour nos «cousins» francophones du Canada pour l aide précieuse apportée lors de la rédaction de l utilisation du photo langage. Merci. Didier Fourcroy Les valeurs de la république, laïcité et formations - REMERCIEMENTS 13

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16 Direction Régionale de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion Sociale Hauts-de-France 20, square Friant - Les 4 chênes - CS AMIENS CEDEX 01 Centre de Ressources, d Expertise et de Performance Sportive Hauts-de-France 11, rue de l Yser WATTIGNIES CEDEX