La Bourse de Beyrouth. Test de l efficience de marché financière «étude de la série des rendements de l indice boursier BLOM».

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1 La Bourse de Beyrouth Test de l efficience de marché financière «étude de la série des rendements de l indice boursier BLOM». Mémoire de fin d année du Master 2 recherches APE «analyse et politique économique» Sous la direction : M. TERRAZA MICHEL 1

2 Rédigé par : MELHEM SADEK Année universitaire PLAN Abstrait Remerciement Introduction Chapitre I : la bourse des valeurs de Beyrouth Secton1- La situation économique au liban 1.1- Le PIB 1.2- La monnaie et le prix 1.3- Le balance et l endette 1.4- L emploie 1.5- Le secteur tertiaire 1.6- Le commerce Section 2- le marché financier libanais (bourse) 2

3 2.1- Background 2.2- Priorité et buts 2.3- L attraction étranger et la clef 2.4- révélations 2.5- L optimisme est en règle Section 3- Les marchés boursiers 3.1- Introduction et l histoire des bourses des valeurs 3.2- Le rôle de la bourse dans le système financier 3.3- Définition et fonctionnement de la bourse Les émissions des titres La négociation et la cotation des titres 3.4- Les fonctions économiques de la bourse Stimuler l emploi et la croissance garantir la liquidité de l épargne te les capitaux estimer la situation des entreprises Mesure la santé de l économie 3.5- La structuration de la bourse libanaise Les marchés de BSE les listes des compagnies dans les marchés Les obligations Les Auteurs du marché Les méthodes de répartition des lettres d échanges Les différentes branches de la bourse Les qualifications de la marche d échange (bourse) La société MIDECLEAR 3.6- Evolution de la bourse de valeur de Beyrouth 3.7- Evaluation de la bourse de valeur de Beyrouth Chapitre II : l efficience des marchés financiers Section 1 Définition et déclinaisons de la notion d efficience des marches financières 3

4 1.1- définition de l efficience des marches financières 1.2- les principales conséquences de l hypothèse d efficience 1.3- Hypothèse des marchés efficients et marchés purs et parfaits 1.4- les conditions nécessaires à l efficience de marchés financiers 1.5- Qualité et fiabilité de l information et signaux 1.6- information comptable et analyses financières Section 2 Réexamen de l hypothèse d efficience des marchés financiers 1- les deux dimensions de l efficience : information et rationalité 1.1- efficience informationnelles Définition de la valeur fondamentale d un actif La théorie de l efficience des marchés financiers 1.2- Rationalité et anticipation rationnelles des agents La rationalité rationalité instrumentale rationalité cognitive rationalité limitée ou procédurale anticipation rationnelles Définition implications et caractéristiques des anticipations Section 3 les trois formes de l efficience 1- La forme faible de l efficience et les tests de prévision des cours 1.1- Définition et implication de la forme faible 1.2- analyse fondamentale et analyse technique 1.3- tests d efficacité des méthodes systématiques et spéculation 1.4- tests d auto covariance et d auto corrélation 1.5- tests des changements de signe (runs) 1.6- tests plus élaborés de marchés aléatoire et quasi marche aléatoire test de racine unitaire test de quasi marche aléatoire 1.7- analyse spectrale, la co-intégration et la bootstrap 1.8- les possibilités de détermination des rendements des actifs à par tir d un 4

5 Certain nombre de variables : inflation comparaison des quelques études concernant de la forme faible 2- La forme semi forte de l efficience et les tests d événements 2.1- Définition et implications de la forme semi forte 2.2- la forme semi forte et la vitesse d ajustement des cours 2.3- la vitesse d ajustement des cours à un événement spécifique 2.4- la méthodologie de l étude d événement 2.5- les limites de cette méthode et la nouvelle approche hypothèse joint la stabilité et la volatilité les méthodes fondées sur les volumes de transaction utilisation de la fourchette 3- La forme forte de l efficience et information privilégiée 3.1- Définition et implication de la forme forte 3.2- le problème de la vérification de la forme forte 3.3- l étude des délits d initiés et des quasi délits d initiés 3.4- la mesure des performances des portefeuilles quelques précision sur le mesure de la rentabilité et la Performance des SICAV mesure de performances et efficience des marchés financiers 3.5- quelques conclusions partielles sur la forme forte Section 4 Les principaux biais à la théorie de l efficience 4-1- Les biais à la théorie de l efficience : généralité 4-2- Les biais de fin de cycle l effet fin de semaine l effet fin de mois l effet fin d année 4-3- les biais liés à la taille des firmes l effet taille l effet PER et l effet Book To Market ratio les relations entre effet taille et l effet de fin de cycle 4-4- Les bulles spéculatives 5

6 les bulles rationnelles les bulles informationnelles les bulles irrationnelles 4-5- les biais liés à l irrationalité des investisseurs 4-6- les biais sont ils bien réels? - Retour sur la rationalité des agents et finance comportementale - Résumé Chapitre III : Application, Modélisation ARCH des rentabilités boursières de l indice bancaire Section1 Les processus à non linéarité en variance : les modèles ARCH 1.1- formalisation générale 1.2- Processus ARCH et GARCH 1.3- Une caractérisation générale des processus de type GARCH 1.4- Rappel sur le test ARCH 1.5- Les méthodes d estimation Le maximum de vraisemblance les moindres carrées en deux étapes 1.6- Modèles ARCH et prévision Section 2 Analyse empirique de l indice bancaire Conclusion Bibliographie Annexes 6

7 Résumé Ce travail vise à approfondir l analyse paramétrique des processus stochastique. Dans le cadre économique, ce travail s appuie sur l étude de l efficience du marché boursier libanais. Nous allons tester empiriquement sa forme faible en analysant la série des rendements de l indice BLOM par l approche paramétrique. Nous tenterons traitant les fluctuations observées sur le marché en cherchant à identifier notre série tout en tenant en compte les modèles ARCH. Mots-clé Efficience, processus de marché aléatoire, prévision, modèle ARCH. Remerciement Bien que seul le nom de l auteur apparaisse sur la couverture, la conception d un acte est souvent l aboutissement d un travail collectif. Il doit beaucoup au professeur Michel Terraza qui a assuré la direction de cette mémoire avec une patience et un engouement certains. Je voudrais remercier le professeur Françoise Seyte pour m avoir aider. Je voudrais aussi remercier M. Wassim Njeim pour le soutenir et son aide d envoyer les bases des données de la bourse. Que soient donc remerciés ici toutes celles et tous ceux qui m ont aidé et assisté. 7

8 Introduction Après l époque d or libanaise entre 1943 jusqu à 1975, la guerre civile a commencé au Liban. Cette période décrit par la période de prospérité et de développement économique. La situation économique était trop forte dans tous les niveaux (bancaire, tourisme, agriculture, industriel ), même la situation de la livre libanaise contre le dollars était surévaluation. Pendant cette période, les activations de la bourse dépendaient sur les banking, le commerce des devises étrangers, de l or et des actions des compagnies françaises qui ont privilégiés au moyen orient pendant la colonisation français. En 1957, en résulte de la développement de la bourse dans le monde, il émis un décision, au liban, qui organise les marchés des actions et les marchés de devises. Donc pendant cette période, la bourse était faible et fragmenté. Entre 1975 et 1990, c est la période de la guerre civile. Toutes les infrastructures sont détruites, la livre baisse fortement, le taux de croissance devient nul, brièvement l économie libanaise devient instable et passe en phase de crise. Pour cela, il est naturel que les activations de la bourse soient cessées. Apres onze ans de rupture le travaillent dans la bourse libanaise. La bourse joue un rôle très important dans les reconstructions du pays selon de la besoin de l économie des épargnes. Mais les volumes traités à la Bourse de Beyrouth demeurent symboliques même si le premier trimestre de 2003 marque un frémissement prometteur, mais il est contenu dans l augmentation jusqu au 2006 dépassant la choc d attenta d ex premier ministre le 14 février A partir de là, la bourse libanaise a envisagé plusieurs choc selon sa construction, l indice boursier a enregistré une baisse de points en une seule journée suite à l attenta de l ex première ministre le 14 février Comment expliquer des mouvements d une telle ampleur? Sont-ils conciliables avec les hypothèses de base de la théorie financière? 8

9 Une partie importante de la recherche économétrique s est trouvée vers l étude non linéaire des séries temporelles. Le développement récent des méthodes et des tests statistiques rend désormais possible la modélisation non linéaire. L intérêt suscité depuis les années 80 par les modèles dynamiques non linéaires à conduit des nombreux auteurs à rechercher l existence d une structure non linéaire, déterministe ou stochastique, dans les séries. La difficulté à distinguer un processus aléatoire d un processus déterministe rend frontière entre ces deux processus difficilement identifiable. L analyse des fluctuation de cours boursiers est liées a celle des fluctuations économique. En particulier, les anticipations théoriques de cours reflètent les anticipations des fondamentaux de l économie, le marché financier est souvent considéré comme un indicateur avancé de l économie. L approche retenue ici pour explique les mouvements de cours boursiers est donc stochastique 1 puisque les mouvements de cours apparaissent comme résultat de chocs exogènes venant affecter le marché. En outre, les fluctuations économiques tout comme les fluctuations de cours boursiers, ne peuvent exister en l absence de chocs exogène. Les marché financiers s inscrivent généralement dans le cadre stochastique. Si le processus sous-jacent à la série des rendements est chaotique, la théorie de l efficience n a tout simplement plus aucun sens puisque les écarts observés du cours à sa valeur fondamentale ne peuvent en aucun cas apparaître comme manifestation de chocs exogènes. L incapacité apparente de cette théorie à rendre compte d événements comme la chute instantanée de toutes les places financières en octobre 1987 a conduit certains économistes à abandonner l hypothèse de rationalité (Shiller 1989). Ils pouvaient alors adhérer a l approche déjà suivie par Keynes qui mettait en avant l importance des phénomènes psychologiques sur les marchés financiers 2 écrit. «la plupart d entre eux se soucient beaucoup moins de faire à long terme des prévisions serrées du rendement escompté d un investissement au cours de son existence entière que de devenir peu avant grand public les changement futurs de la base conventionnelle 1 Mignon (1998) a rejeté l hypothèse de chaos déterministe en faveur du caractère stochastique des processus sous-jacent aux séries des rendements boursiers et kyrtsou et Terraza(2000) ont appliqué les outils de détection du chaos. Ils montrent que l hypothèse de chaos déterministe est rejetée en faveur du caractère stochastique du processus des rendements de l indice CAC40. 2 Keynes 1936, P.170) 9

10 d évaluation. Il se préoccupent, non de la valeur véritable d un investissement pour un home qui l acquiert afin de le mettre en portefeuille, mais de la valeur que le marché, sous l influence de la psychologie de masse, lui attribuera trois mois ou un an plus tard». Ainsi, ce n est pas l anticipation sur la valeur des fondamentaux qui induirait les fluctuations de cours mais l anticipation sur le comportement des autres opérateurs. L hypothèse d agents rationnels prenant leurs décisions indépendamment des autres est ici occultée par la prise en compte des phénomènes psychologiques. A la vision économique traditionnelle attribuant les fluctuations des cours à l arrivée d informations nouvelles non anticipées s oppose l approche privilégiant les comportements psychologiques, les phénomènes de foule. Selon cette dernière, les écarts du cours à sa valeur fondamentale résulteraient ainsi des comportements mimétiques des agents (Orléan (1986)). De façon plus générale, la théorie de l efficience des marchés financiers stipule que le cours observé reflète toute l information disponible. De nombreux travaux empiriques sur la théorie de l efficience des marchés sont basés sur les méthodes paramétrique : Fama (1965), French et Roll (1986)..En outre, les auteurs se sont penchés sur l étude de la prévisibilité des rendements à partir d autres variable économiques ou financières par les méthodes paramétriques [voir par exemple Campell et Shiller (1987) et fontaine (1990), Mignon (1998) a réexaminé l hypothèse d efficience des marchés financiers sous l angle double des processus chaotique et des processus à mémoire longue. Dans ce conteste, l objet de ce mémoire est donc d examiner l efficience du marché boursier beyrouthin sur le série des rendements de l indice BLOM par les méthodes paramétrique ARCH. A cette fin, le présent travail s articulera autour de trois parties. La première partie, consacrée à la présentation la situation économique au Liban, l histoire et l évolution de la bourse libanaise. La deuxième partie, il consiste en premier lieu à présenter les différents types d efficience des marchés ainsi que les test ayant permis de les mettre en évidence. En deuxième lieu, il cherche en perspective l efficience des marchés financiers avec un certain nombre d objet. Les exposés théorique figurant dans ces deux parties seront accompagnés d applications empiriques portant sur la rentabilités des indices boursier BLOM, la présentation de série utilisée se trouvant au chapitre troisième. 10

11 Chapitre I : la bourse de valeur de Beyrouth Section1- La situation économique au liban La croissance économique du Liban a rebondi en 2003 à 5% et a atteint 6% en 2004 (selon l INSEE). Les importations, qui représentent environ 80% de la consommation intérieure, elle-même comptant pour la 2/3 de la croissance du PIB, ont progressé de 31%. Tirées par le redémarrage de l investissement dans le secteur de la construction et le développement du tourisme, elles atteignent leur plus haut niveau historique (9,4Md USD) et contribuent au creusement du déficit commercial (7,6Md USD, +35%), les exportations n augmentant dans le même temps que de 15% à 1,7Md USD. Après le choc négatif qu a constitué l assassinat de l ancien président du Conseil, Rafik Hariri le 14 février 2005, l activité économique se redresse graduellement et la situation financière continue de s améliorer. L année 2005 se traduira néanmoins par une croissance faible voire nulle et une détérioration des finances publiques. Le succès de la récente émission obligataire devrait permettre au trésor d assurer ses besoins de financement en devises jusqu au printemps Le PIB L 'évolution du PIB au liban est passe du plusieurs période. Entre 1964 et 1974, le PIB libanais a progressé rapidement selon un rythme moyen annuel de 9,9 %, ou de 7 % à prix constant. Au niveau sectoriel, les services représentaient l'essentiel de la richesse du pays (69 % du PIB), devant l ' industrie (22 % contre 20 % en 1964) et l'agriculture (9 % contre 12 % en 1964). En 1974, la contribution du secteur public au PIB était de 6,8 % contre 8,4 % en A partir de 1977, le PIB a progressé à nouveau rapidement et régulièrement pour atteindre 4,7 milliards de dollars en De même, on assiste à un renforcement du rôle du secteur public dont le poids dans le produit intérieur brut atteint 30 % en

12 A partir de 1983, le Liban entre dans une récession aiguë. L'aggravation des conflits armés, notamment interlibanais, la baisse des revenus des pays producteurs de pétrole et en conséquence celle des transferts des Libanais du Golfe, on passe de 130 à 38 millions de dollars par mois en moyenne, le déséquilibre croissant de la balance commerciale expliquent qu'à la fin de la guerre, en 1990, le PIB équivalait au tiers de celui de On observe, dès 1991, une amélioration de la situation économique, due à un effet de rattrapage et à la politique de M. Hariri. Le PIB atteint 12,3 milliards de dollars en 1996, soit une progression de 11,8 % par rapport à 1995, En 2004 le PIB devient 24 milliards de dollars (175% d endette générale) 1 Le revenu par habitant est aujourd'hui supérieur à celui des autres Etats de la région, excepté Israël et les pays du Golfe. En revanche, on assiste depuis la fin de 1995 à un tassement de la croissance économique largement imputable au contexte régional La monnaie et le prix Longtemps considérée comme une monnaie forte, la livre libanaise (LBP) s'est dépréciée rapidement pendant les années de guerre. Echangée avant 1975 selon un taux régulièrement proche de 2,5 LBP pour 1 USD, la livre tombait à 3,10 pour 1 USD en 1976, puis 5,26 en A partir de 1984, la dépréciation s'accéléra pour atteindre le taux de LBP pour 1 USD en septembre En février 1992, la décision de la Banque du Liban (Banque centrale) de ne plus soutenir la livre fit passer à cette dernière le seuil des LBP pour 1 USD. Avec la nomination de M. Rafic Hariri au poste de premier ministre, la livre qui s'échangeait à pour 1 USD s ' est raffermie sur le marché des changes et, depuis le début de l'année 1993, progresse régulièrement face à cette devise. En 1996, le taux de change est de LBP pour 1 USD. Il convient de noter que la monnaie nationale est également soutenue par des taux d'intérêts élevés (autour de 15 %) Les balances et la dette publique Le Liban est un pays structurellement importateur. Son déficit commercial se monte à millions de dollars en Malgré cette caractéristique, la balance des paiements est 1 FMI, le rapport annuel

13 pratiquement toujours équilibrée ou excédentaire (+ 730 millions d'usd en 1996). Ceci s'explique essentiellement par les entrées de capitaux provenant de la diaspora libanaise. Parallèlement, on peut observer une augmentation du déficit public depuis 1991 (726 millions d'usd en 1991, en 1996, 8100 en 2004), qui s'explique par le coût de la reconstruction ainsi que par la faiblesse des recettes fiscales. Cela entraîne un endettement important de 42 milliards de dollars à la mi 2005, principalement interne qui pourrait déboucher, si des dispositions correctives n'étaient pas prises à temps, sur une crise monétaire. 1.4-L'emploi Jusqu'en 1975, le cinquième de la population libanaise vivait de la terre alors qu'une grande partie des citadins (26 %) travaillait dans le commerce ou les services. Aujourd'hui, le problème de l'emploi au Liban est grave dans la mesure où tous les secteurs d ' activité connaissent une pénurie de main-d'oeuvre qualifiée due aussi bien à la guerre (mort infirmité) qu'à l'émigration et l'absence de formation professionnelle. Les études réalisées à l'époque montrent qu'entre 1975 et 1977 (les deux premières années de la guerre civile), 30 % des salariés de la construction, 50 % des employés de l'industrie, 15 % des commerçants et 10 % des professionnels des services ont émigré de manière définitive. Par ailleurs, la chute de la livre libanaise a également entraîné une compression dramatique du pouvoir d'achat d'une grande partie de la population active. Dans le même temps, faute d'investissements, le nombre des chômeurs n'a fait que croître. Ainsi, selon les Nations unies, en 1990 le taux de chômage était estimé à 35 %. En 1996, ce taux a été évalué à environ 20 % Le secteur tertiaire Avant la guerre, Beyrouth était une place bancaire régionale très active. En effet, de nombreux établissements bancaires avaient été amenés à quitter le Caire pour Beyrouth en De plus, à partir de 1973, une grande partie des revenus pétroliers des pays du Golfe a été gérée par les banques libanaises. Dès le début des hostilités, le système bancaire, très fragilisé par le premier choc pétrolier, a connu un rapide déclin qui a pu toutefois être enrayé par la mise en place de nouvelles lois sur les banques offshore, le capital minimum des établissements bancaires et un rôle plus important de la Banque centrale. Après s'être redressé en 1978, le secteur bancaire a rencontré de nouveaux problèmes en 1982 avec l'invasion is- 1 Centre de recherche des pays arabes, rapport

14 raélienne et surtout en raison de la dépréciation rapide de la livre libanaise. Depuis la fin des évènements, quinze banques commerciales se sont vues retirer leur licence, et sept autres ont cessé leur activité. En 1996, 82 banques étaient effectivement actives. Le système bancaire constitue donc l'un des piliers de l'économie libanaise, et ce, depuis le début des années 50. Le Liban reste l'un des rares pays où la dimension monétaire est traditionnellement supérieure à la dimension économique : le bilan consolidé du secteur bancaire équivaut à 160 % du PIB, alors qu'il y contribue à hauteur de 8 % jusqu au 72 milliards de dollars en 2005 (300% de PIB). Les particularités de ce secteur au Liban, qui sont à l'origine de son développement, sont principalement : - une totale liberté de change et de transferts de capitaux. - le secret bancaire, institué par la loi du 3/9/56. - la possibilité d'ouvrir un compte numéroté. - l'exonération des carnets d'épargne et des comptes courants ouverts de l'impôt sur le revenu des capitaux mobiliers. On parle également de dollarisation de l'économie puisque les flux en devises n'ont cessé de progresser pour atteindre 60 % des dépôts et 87 % des crédits en Les difficultés rencontrées par le secteur bancaire et les exigences liées à la reconstruction ont conduit les autorités libanaises à modifier, depuis trois ans, la réglementation bancaire dans un souci de sécurité et d'efficacité. Depuis avril 1995, par exemple, le Liban a décidé de s'aligner sur les termes de l'accord de Bâle et de porter le taux de solvabilité de ses banques de 3 à 8 % et d'imposer un capital minimum aux établissements bancaires. La grande majorité des banques étrangères implantées au Liban est française. Ces banques françaises représentent environ 25 % du marché : Banque nationale de Paris succursale «Intercontinentale», Crédit lyonnais, filiale à 89 %, Banque Indosuez actionnaire à 51 % de la, Banque libano, française, Crédit agricole actionnaire à 6 % de la Fransa bank, Société générale actionnaire à 50 % de la Société générale libano européenne de banque, Banque Paribas actionnaire à 10 % de la Société nouvelle de la banque de Syrie et du Liban Le commerce Il n'existe aucunes statistiques permettant d'apprécier le nombre de commerçants au Liban. 14

15 Section 2- Le marché financier (bourse de Beyrouth) 2.1- Background L'économie du Liban est devenue plus favorable puisque la fin de la guerre civile, et tandis qu'encore vulnérables, ses perspectives pour le rétablissement soutenu et croissance continue est bonne. Le pays apprécie maintenant la stabilité, l'inflation contenue, et la balance des paiements des excédents. Le pays maintient un système bancaire financièrement solide et un secteur privé avec les ressources fortes. La production industrielle, le rendement agricole, et les exportations ont montré des gains substantiels. Le gouvernement du Liban stimule cet environnement positif en encourageant le secteur privé et l'investissement étranger dans la reconstruction et l'économie du Liban, et en agissant pour rétablir Beyrouth comme centre financier régional. Les étapes ont inclus la création de l'autorité de développement d'investissement du Liban en 1994 pour soutenir les investisseurs étrangers, l'établissement de Midclear en 1994 pour faciliter des transactions domestiques et régionales de capitaux propres, et rouvrir du marché boursier de Beyrouth en La bourse des valeurs de Beyrouth a été à l'origine établie juste après la Première Guerre Mondiale, avec le début du mandat français en En ses premières années, des opérations ont été limitées à l'or et aux transactions de devise. Ce marché, le premier dans le Moyen- Orient, investissements attirés de France et de Syrie aussi bien que de dans le Liban, et épanoui avec l'établissement des sociétés par action Libanais-Françaises mélangées dans les années 30, qui ont été citées simultanément sur les bourses des valeurs de Paris et de Beyrouth. Le commerce sur la bourse des valeurs de Beyrouth a continué à prospérer dans les années 50 et les années 60. Cependant, le commerce a ralenti avec le commencement de la guerre en Dans 1983 la Commission de bourse des valeurs des activités suspendues, en tant qu'activité économique a été sérieusement perturbée. Cette suspension a duré 11 ans. En 15

16 septembre 1995, la bourse des valeurs de Beyrouth a été officiellement rouverte, et le commerce a commencé en janvier Après onze ans d'absence, la bourse des valeurs de Beyrouth retourne avec de l'énergie remarquable. Puisque la bourse des valeurs jouera un rôle important dans le succès du processus de reconstruction Priorités et buts : «Les priorités de marché financier sont basées sur économique et les plans de construction qui sont maintenant dans les premières étapes de l'exécution et la bourse des valeurs est l'un des outils financiers de base pour stimuler l'économie en attirant le capital pour l'investissement dans les projets». Sehnawi 1 (1999) Il a ajouté que la bourse des valeurs aide également à rétablir d'autres secteurs de l'économie tels que le tourisme en participant à l'expansion de l'aéroport international de Beyrouth et du port de mer. En outre et avec la région au seuil de la paix, le Liban doit être préparé pour toutes implications de l'ère imminente, y compris la libéralisation économique qui aucun acte de doute soutiendra l'économie interne L'attraction du capital étranger est la clef Selon des études économiques que le Liban nécessitera entre $ 10 à 20 milliards pendant les dix années à venir pour la reconstruction et autour $5 milliards pour réunir le capital des compagnies aux niveaux admis. «La bourse des valeurs jouera un rôle important en attirant l'investissement au Liban en particulier à l'heure actuelle, quand les compagnies internationales ont montré l'intérêt sérieux pour le pays comme endroit important pour l'investissement,» Sehnawi (1999) Quant aux actions s'occupant de la bourse des valeurs de Beyrouth, Sehnawi a indiqué : Des «parts de Solidere, qui sont maintenant commercées sur le marché secondaire, seront incluses dans la bourse des valeurs. Il y a également six ou sept stocks qui ont été 1 M Sehnawi, ex ministre de la finance, 16

17 précédemment énumérés, en plus des bons du Trésor en livres libanaises et principaux liens de compagnie. On s'attend à ce qu'également de nouvelles compagnies se joignent pour réunir nouveau capital ou pour augmenter leur image de marque». En ajout que, les taux d intérêt trop élevé joue un rôle très important dans l attirance des capitaux étranger. Il a commencé après la guerre civil à partir de 18% et 22% au dollar, mais après il fait baisser par la banque central. Il est maintenant entre 5 et 9% Révélation La bourse des valeurs de Beyrouth peut ne pas pouvoir en mesure, au début, pour respecter des règlements internationaux de bourses des valeurs. Il peut exiger des compagnies énumérées de présenter leurs bilans à moins de six mois ou même douze mais imposera strictement les principes de la révélation exigeant de tous les nouveaux projets et cibles de permettre à des analystes d'évaluer des compagnies et donne des conseils appropriés à leurs clients. La bourse des valeurs énumérera également des compagnies avec de petits capitaux aussi bien que les compagnies arabes et étrangères sujet aux conditions spécifiques. Naturellement, la bourse des valeurs souhaitera joignent le système de tringlerie entre les bourses des valeurs de la région et, ultérieurement, avec des bourses des valeurs internationales. En référence à des bourses des valeurs arabes, Sehanwi dit : «Ces s'étendre de l'avancé à l'ordinaire. Il y a des échanges qui procurent peu d'occasion à la participation étrangère et d'autres qui continuent à interdire à des étrangers. La liberté d'échange est autorisée dans quelques bourses des valeurs et interdite dans d'autres. Mais les échanges arabes embarqueront un programme de développement pour libéraliser des règles d'échange pour assurer la production améliorée». La bourse des valeurs de Beyrouth a ses avantages, principalement la loi au sujet de la propriété étrangère, et la liberté sans restriction pour transférer l'argent et pour acheter des stocks sans paiement de tous les impôts sur ces transactions. Il y a également de nouvelles lois d'impôts qui ont abaissé des taux de fiscalités d'entreprises à dix pour cent. Ceci encouragera les compagnies étrangères à retourner au pays et aux gens du pays ceux pour éviter l'évasion fiscale. 17

18 «Il y a également de nouvelles lois réglant le travail des compagnies d'assurance et de d'autres, à l'étude, liées au commerce, fusion et tenant des compagnies. L'établissement d'une zone franche dans le port de Beyrouth est à l'étude. Quant à l'élément humain, un bon nombre de gens fortement qualifiés qui ont tenu des positions très importantes dans les établissements internationaux et les banques sont retournés à Beyrouth et l'échange utilisera leurs expériences, expertise et contacts avec le monde extérieur pour améliorer son exécution,» Sehanwi dit. Il a parlé au sujet de la concurrence israélienne prévue dans l'ère imminente de la paix dans la région. Il a dit que la bourse des valeurs de l'israël est une des plus importante dans la région. Elle énumère des stocks de mener les compagnies internationales que les compagnies arabes rivales dans le domaine de l'électronique, mais là seront assez de travail pour tout le monde. La bourse des valeurs de l'israël ne présentera pas la concurrence dangereuse mais pratique, elle vaut la peine de préciser que l'israël impose des impôts lourds comprenant l'augmentation des impôts aux rapport d'affaires courantes qui ont eu lieu il y a quelques mois et mené à la détérioration de l'échange d'ici 5 à 10 %. En outre, la présence de la bourse des valeurs arabe forte au Bahrain, en Oman, au Kowéit et en Arabie Saoudite doit être comptée avec L'optimisme est en règle. La tête de l'échange de Beyrouth a exprimé son optimisme à l'avenir. Il a dit que le Liban n'avait pas perdu ni volonté qu ils perdent son rôle financier et économique dans la région. Il a expliqué que l'intérêt étranger au Liban était évident au cours de la réunion du Fonds monétaire international à Madrid et en rendant visite à des délégations. La chose la plus importante est d'investir dans cet intérêt au bon temps et endroit. Ils ne devient pas goudronneux parce que la chance peut être manquée et l'occasion être saisie ainsi par d'autres pays dans la région. Les contacts sont en marche avec un certain nombre de pays occidentaux, en particulier avec des fonctionnaires à Paris, Londres et des bourses des valeurs de Tokyo et les offres de l'aide technique ont été reçues. Des contacts également sont faits avec la banque mondiale et l'i.f.c en vue des lois d'échange existantes se développantes pour se conformer au progrès, et pour informatiser et joindre les systèmes de tringlerie entre les échanges. Une des technologies de pointe understudy, un projet de «Reuter» qui est basé sur 18

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