Numéro spécial. Côte d Ivoire. economie Les vins du mois. premières entreprises. en Côte d Ivoire a

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Numéro spécial. Côte d Ivoire. economie Les vins du mois. premières entreprises. en Côte d Ivoire a"

Transcription

1 Février/Mars 2011 Côte d Ivoire economie Les vins du mois En collaboration avec L Œnophile, distributeur de vins, champagnes et spiritueux, Côte d Ivoire Economie vous propose une sélection de vins, à déguster avec modération, mais aussi avec délectation Lire p. 23 Mensuel SWOTez-vous! Développé initialement pour le marketing, cet outil d évaluation fait merveille pour effectuer une mise à plat des atouts dont on dispose, mais aussi pour prendre en compte ses aspects les plus perfectibles. Le SWOT permet d évaluer ses caractéristiques personnelles à l aune de ses forces et faiblesses, ainsi que les opportunités et menaces qui entourent son environnement professionnel. Laissez-vous conduire par notre spécialiste, quelques questions vous attendent Lire p. 7 N 9 le périodique des dirigeants et leaders d opinion - le périodique des dirigeants et leaders d opinion - le périodique des dirigeants et leaders d op L e s s e n t i e l Matières premières Un avenir doré pour le coton Avec des cours qui ont plus que doublé en 2010, l or blanc ne s est jamais aussi bien porté. Un phénomène qui s explique par une demande mondiale en constante progression, tirée par le trio Chine-Inde-Bangladesh, et une production qui se raréfie en raison du rétrécissement des surfaces dédiées. Lire p. 4 Développement durable L agriculture, star discrète à Cancun Le réchauffement du climat, au-delà de ses nombreuses répercussions environnementales, pose une sérieuse hypothèque sur l avenir alimentaire de la planète. Une conséquence qui n a été abordée qu en filigrane lors du dernier sommet de Cancun mais qui devrait être au cœur de la prochaine édition, en 2011, à Durban, en Afrique du Sud. Numéro spécial 100 Les premières entreprises e n C ô t e d I v o i r e Lire p. 4 CONSO Les low cost envahissent le marché C est un fait établi, le secteur des ventes d automobiles en Côte d Ivoire a besoin d oxygène. Dans ce contexte, le marché du low cost présente des véhicules qui suivent un cahier des charges imposant la réduction de toute fonctionnalité superflue, de manière à faire baisser leur prix de vente. Nous vous présentons quelques modèles en vue dans cette catégorie. Côte d Ivoire Economie vous présente le classement exclusif des sociétés qui occupent le devant de la scène économique ivoirienne*. Une hiérarchie qui met en exergue la prééminence des entreprises évoluant dans les secteurs des hydrocarbures, des télécommunications, de l agriculture et de l agroindustrie, des transports et de l automobile Décryptage de leurs résultats à travers un bilan chiffré, pour mieux évaluer les forces en présence. EXEMPLAIRE GRATUIT Lire p. 22 * Selon le chiffre d affaires 2009 déclaré par les entreprises à l administration fiscale (hors les secteurs banques et assurances dont les chiffres d affaires 2009 ne sont pas encore disponibles. Ces deux secteurs feront l objet d un classement publié dans un prochain numéro). Lire p. 8

2 cote d ivoire economie - N 9 - fevrier/mars edito Bienvenue dans ce nouveau numéro de Côte d Ivoire Economie. Fidèles à notre souci d aborder l actualité économique à partir d éléments tangibles, nous avons choisi de vous proposer un dossier spécial sur les cent premières entreprises du pays, étayé par des chiffres émanant de l administration fiscale. Un classement d où il ressort que le secteur des hydrocarbures est le premier contributeur en termes de chiffre d affaires cumulé. Ce leadership est conforté par la première place occupée par la Société ivoirienne de raffinage, en dépit des difficultés qu elle rencontre actuellement, et par la multiplication des opérateurs de distribution de produits pétroliers sur le territoire ivoirien. Le secteur des télécommunications connaît quant à lui un essor constant et une marge de progression considérable liée au développement des marchés du mobile et des connexions Internet en Côte d Ivoire, comme sur l ensemble du continent africain. Autre levier majeur des ressources nationales, le secteur agricole et sa filière agro-industrielle continuent de figurer en bonne place dans ce classement. Des performances globales qui ne sauraient occulter l importance du tissu de PME et TPE (très petites entreprises) qui participent à la contribution nationale et à la création d emplois dans le pays. Une réalité mise en exergue par notre partenaire, la Coface, qui revient dans ce numéro sur l histoire de l entreprenariat en Côte d Ivoire. Pour être complet, vous trouverez également dans ce dossier nos analyses sectorielles et un bilan de l année 2010 à la Bourse régionale des valeurs mobilière (BRVM). Bonne lecture et à bientôt pour un prochain numéro. * Sous réserve de l évolution de la situation en Côte d Ivoire, nous vous invitons à consulter notre version électronique, qui prendra temporairement le relais de notre édition papier, dans l attente de vous retrouver pour un prochain numéro. Pour recevoir cette version électronique, merci de vous rendre sur notre site : Jean-Pierre Pont et Marion N Gouan Ezzedine Sommaire Laser Un avenir doré pour le coton p. 4 L agriculture, star discrète à Cancun p. 4 Chassé-croisé à la BRVM p. 6 SWOTez-vous! p. 7 Le panier conso de CIE p. 7 Dossier : les cent premières entreprises de Côte d Ivoire Les cent premières entreprises en chiffres p. 9 Automobile : une course très concurrentielle p. 11 Les hydrocarbures : un potentiel à développer p. 12 Télécoms : un secteur à forte valeur ajoutée p. 12 L évolution des cours à la BRVM en 2010 p. 14 L essor et le rayonnement d une culture d entreprise ivoirienne p. 17 Les secteurs porteurs en 2011 p. 20 Conso Automobile : les low cost envahissent le marché p. 22 Les vins du mois p. 23 Rédaction Directeur de la rédaction : Jean-Pierre Pont Secrétaire général de la rédaction : Didier Bras Coordonnateur de la rédaction : Stéphane Amani Directeur artistique : Jean-Noël Dubois Maquettistes : Aurélia Landeau, Nathalie Pointlane et Véronique Kouamé. Ont participé à ce numéro : Stéphane Amani, Louis S. Amédé, Hugues Olivier Bagneki, Manassé Dehe, Prosper Koffi, Dorcas Manou Lasme-Adou, Euclide Okolou, Lucien Touré. Gestion et administration Directrice générale et de la publication : Marion N Gouan Ezzedine Responsable commerciale et relations publiques : Karine Amadou Informations légales Côte d Ivoire Economie, S.A. au capital de FCFA. - PCA : Jean-Pierre Pont - Siège social: 28 BP 1473 Abidjan 28 - Cocody II plateaux, rue K24 - Tél.: Fax: Site Internet: - RCCM n CI-ABJ B-1358 du 25 février Récépissé du procureur de la République 12D du 22/03/ Dépôt légal éditeur n 9162 du 25/03/2010. Agrément CSP n ER-291/CSP - Impression: Groupe Riccobono, 115, chemin des Valettes, Le Muy (France). Tirage: exemplaires.

3 4 Laser cote d ivoire economie - N 9 - fevrier/mars 2011 matières premières Un avenir doré pour le coton La fièvre qui s est emparée du marché du coton depuis plusieurs mois déjà n est pas prête de tomber. Le fait que l ajustement à la baisse observé aux alentours de la mi-novembre (entre le 10 et le 17) avec une chute de 6,5% à 17% sur le marché à terme de New York et un recul de 8% du réputé stable Cotlook A Index (indice des prix du coton), suite à l expression par les autorités chinoises de leur volonté de mieux contrôler la spéculation sur certains produits, dont le coton, et éviter une surchauffe de l économie ait fait long feu en dit Après avoir battu des records en 2010, les cours du coton ont de fortes chances de poursuivre leur belle envolée en Décryptage des mécanismes qui expliquent cette tendance. long sur cette perspective aura été un excellent cru pour la fibre végétale qui mérite plus que jamais son appellation «d or blanc». D avis d experts, «jamais le coton n avait enregistré un gain annuel aussi important depuis 1973, et jamais son cours n a été aussi élevé depuis 140 ans». De 62 cents en mars 2009, la livre de coton a franchi les 137 cents à New York à la mi-décembre Son prix sur la scène internationale a donc plus que doublé en un an, bonifié continuellement par un déséquilibre, plus structurel que spéculatif, entre l offre et la demande mondiale. Fondamentaux prometteurs s il en est! Une ressource qui se raréfie Le rétrécissement des surfaces consacrées à la fibre blanche est dans l air du temps. Sur un an, la zone franc (16 pays d Afrique de l Ouest et du Centre) a enregistré une régression de 30%, la Turquie -17%, les Etats-Unis -18%, la palme revenant à l Australie avec -56%. Chez les producteurs, la tendance générale depuis les trois dernières années est au détournement de la culture du coton au profit de spéculations «moins gourmandes» en intrants (donc en investissements) et mieux rémunératrices telles que les céréales, les oléagineux, voire l hévéa. Conséquence de cette raréfaction, la production mondiale n en finit pas de se contracter. De 26,2 millions de tonnes pour la saison , elle est tombée à 23,4 millions pour avant de s établir autour de 21,9 millions de tonnes pour la campagne Dans le même temps, la demande, elle, tirée par le trio Chine-Inde-Bangladesh, continue d augmenter. Pour la campagne le déficit mondial est estimé à plus de 3,6 millions de tonnes de coton. Cet écart va d autant se creuser qu il faudra bien reconstituer les stocks mondiaux, tombés de 12 millions de tonnes à 9,45 millions cette seule année. Mais quand on sait qu à l exception de l Inde, les productions cotonnières des «big five» que sont dans l ordre la Chine, l Inde, les Etats- Unis, le Pakistan et le Brésil piquent du nez, on peut parier sur une ruée sur l or blanc au cours de la campagne Des perspectives à la hausse C est dire si les cours du coton vont continuer de grimper au cours des mois à venir. En tout cas, ce n est pas de sitôt que l augmentation continuelle des prix du coton va étrangler la courbe ascendante de sa demande. Et la probabilité que se forme une bulle autour du coton dans les six prochains mois est faible. Les ingrédients de la hausse des cours baisse de la production mondiale, réduction des stocks et augmentation de la demande sont encore trop prégnants. Pour autant, il ne faudra pas compter sur les producteurs africains pour véritablement s engager de nouveau dans la culture du coton. La structure des coûts de production et le fonctionnement du marché du coton, avec les distorsions diverses qu y créent les subventions importantes accordées par les pays développés à leurs producteurs, ont fini de les dégoûter de cette spéculation. Donc, conjoncture favorable ou pas, courbe de prix ascendante ou pas, la vie se fera avec moins de coton. Stéphane Amani développement durable L agriculture, star discrète à Cancun Le lien entre la sécurité alimentaire et la préservation de notre environnement est au cœur des défis que devra relever l humanité dans les années à venir. Si elle n est apparue qu en filigrane lors du dernier sommet de Cancun, cette problématique devrait occuper une place plus centrale l année prochaine, lors du sommet de Durban. Tout en faisant l objet d un traitement insuffisant dans le cadre officiel des négociations du COP 16 au regard de la fraîcheur temporelle de la dernière crise alimentaire, l agriculture n en a pas moins été la véritable «star» de la grand-messe climatique de Cancun. Son ombre aura plané autant dans les couloirs des discussions officielles que dans les allées des «side events». La raison? Le réchauffement du climat, au-delà de l endommagement de la biodiversité et des dégradations environnementales, pose une sérieuse hypothèque sur l avenir alimentaire de la planète. La Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (Cnuced) parle même de «risques sérieux de malnutrition et de famine extrême». Des intentions louables Pour lever cette hypothèque sur l avenir de la planète, la plateforme des donateurs, regroupant 19 organisations internationales, avait prescrit aux parties présentes autour de la table de négociations, au Moon Palace Hotel Cancun, quelques actions urgentes. Notamment «l allocation expresse de financement pour soutenir les activités d adaptation et de mitigation du secteur agricole ; l inscription explicite dans tout accord post (année d expiration du protocole de Kyoto) des actions concrètes qui devront être entreprises dans le cadre des initiatives de coopération de long terme en faveur de la sécurité alimentaire, la nutrition et la famine ; la reconnaissance dans le cadre du mécanisme visant à réduire les émissions résultant du déboisement et de la dégradation des forêts dans les pays en développement (REDD+) des liens entre l agriculture et la sylviculture en vue de promouvoir une agriculture intensive durable et la réduction de la déforestation et améliorer les moyens de subsistance ; la prise en compte dans le cadre mécanisme de développement propre (MDP) révisé de l agriculture». Des décisions approximatives Le «paquet de décisions» dont a accouché le sommet de Cancun, pour équilibré qu il soit, n aura, au mieux, qu effleuré certaines de ces prescriptions. Mais il n y transparaît pas moins, tel un fil rouge liant les différentes décisions, la préoccupation de la complexe équation à laquelle doit apporter une réponse appropriée l agriculture mondiale. A savoir : doubler la production alimentaire mondiale pour répondre aux besoins d une population planétaire projetée à 9 milliards d âmes en 2050 tout en maîtrisant ses émissions de gaz carboniques et procurant des moyens de subsistance à plus de 75% des pauvres dans les pays en développement. Challenge majeur s il en est! Mais défi dont le relèvement est de l ordre du possible. Du moins si l on en croit l opinion très avisée des experts qui, le 4 décembre 2010, se sont succédé sur les différentes plates-formes d échanges qu offrait la Journée de l agriculture et du développement rural (ARDD) 2010 au Gran Melia Hotel Cancun. La clé de cette équation réside dans la nécessité d une très grande attention accordée au développement de systèmes de production agricole intensive et durable. Et pour cause, par leur capacité à améliorer substantiellement le rendement à l hectare, notamment dans les régions tropicales où croissance démographique et insécurité alimentaire sont les plus prononcés, ceux-ci, par leur «effet multiplicateur» constituent les moyens appropriés pour la réduction de la pauvreté, de l insécurité alimentaire ainsi que la déforestation. Rendez-vous en Afrique du Sud Cancun 2010, par ses conclusions, n a pas assez explicitement traduit cette inclinaison. Mais la poursuite du processus multilatéral de négociation qu il a consacré ouvre bien des perspectives entre aujourd hui et le rendez-vous de Durban en Car, comme indiqué fort justement par les participants à l ARDD 2010 : pas de sécurité écologico-climatique sans sécurité alimentaire ; et pas de sécurité alimentaire sans sécurité écologico-climatique. Agriculture star discrète à Cancun mais vedette très présente à Durban l an prochain? Assurément. Louis S. Amédé

4 6 cote d ivoire economie - N 9 - fevrier/mars 2011 Laser Laser cote d ivoire economie - N 9 - fevrier/mars Chassé-croisé à la BRVM Décidément, ce n est pas maintenant que la BRVM retrouvera la barre des 40 sociétés cotées. Alors que l on se réjouissait de l arrivée prochaine de Bank of Africa Burkina, on apprend le retrait de Sicor du marché boursier de l Uemoa. En octobre dernier, la filiale burkinabé du groupe Bank Of Africa (BOA BF) a mis en vente actions pour porter son capital social de 6,3 milliards à 7 milliards FCFA. Ses actions devraient être échangées à la Bourse régionale des valeurs mobilières à partir du 30 décembre L introduction en Bourse de BOA BF devrait porter à 39 le nombre de sociétés cotées à la BRVM. Malheureusement, nous risquons d observer un chassé-croisé qui maintiendra inchangé le nombre de sociétés cotées. En effet, les actionnaires de la Société ivoirienne de coco râpé (Sicor) ont décidé de la retirer de la cote à Abidjan. La cinquantaine de personnes qui a participé à l assemblée générale du 26 novembre 2010 a d ailleurs compris les raisons invoquées par la direction de la Sicor, car la société se porte mal. Ses sites agricoles de Grand Lahou et de Jacqueville sont encore paralysés par des riverains, malgré les nombreux accords qui ont été trouvés. Le lobbying mené par ses principaux actionnaires, les deux frères Sayegh, reste infructueux. Ils disent avoir reçu des menaces de certaines personnalités politiques qui comptent récupérer leur entreprise. Pour faciliter les discussions, ils se sont retirés de la direction exécutive de l entreprise et ont désigné Messieurs Inglese et Sow, respectivement président du conseil d administration et directeur général. Trituraf après la Sicor? En 2009, l essentiel du chiffre d affaires de Sicor est venu des exploitations de l île Boulay et de Glike. Elle n a réalisé que 1,143 milliard FCFA de ventes, bien loin des 3,265 milliards FCFA atteints en Cela a donné pour résultat une perte de 1,362 milliard FCFA en 2009 contre un bénéfice de 148 millions FCFA en Le résultat net de 281 millions FCFA, qui était vilipendé en 2004, semble bien préférable aujourd hui. Hélas, aux yeux des frères Sayegh, les perspectives sont mauvaises sans une nouvelle recapitalisation, qu ils veulent mener seuls, hors du marché. Sicor s est révélée une mauvaise affaire pour ceux qui y ont cru en Au début de la BRVM, en septembre 1998, l action valait FCFA. Elle s est orientée progressivement à la baisse, à FCFA neuf ans après, avant de revenir au cours actuel de FCFA. Elle n a plus payé de dividende depuis les FCFA/ action de septembre L autre entreprise qui pourrait s effacer prochainement de la cote est Trituraf. Le producteur d huile de coton est mis en liquidation. Cela fait longtemps que le marché n avait plus reçu d information boursière sur cette société et c est par la presse que l on a appris la vente de son matériel technique en Les actionnaires de Trituraf ne devraient rien gagner dans cette liquidation, malgré le cours actuel de l action estimé à FCFA. En l état, il faudra donc attendre d autres introductions en Bourse pour voir le nombre de sociétés cotées augmenter et l équipe de M. Gilet, le DG de la BRVM, devra redoubler d efforts pour attirer les entreprises en Bourse Euclide Okolou vie de bureau Comment améliorer son influence? SWOTez vous! Le début d année est un moment privilégié pour définir ou renforcer ses objectifs professionnels et personnels. C est aussi le moment pour passer en revue les atouts dont on dispose afin de mener à bien ses bonnes résolutions. Voici quelques clés pour y parvenir. SWOT est un acronyme dont les lettres renvoient aux mots anglais Strengths (forces), Weaknesses (faiblesses), Opportunities (opportunités) et Threats (menaces). Développée dans le champ du marketing afin d évaluer un produit dans son environnement de marché, cette technique peut parfaitement être transposée à la vie professionnelle ou personnelle. C est un outil efficace pour confirmer qui vous êtes en tant que personne, prendre conscience des opportunités ou des risques qui vous environnent, des forces ou des faiblesses sur lesquelles vous devez davantage travailler. En début d année, ce type d analyse peut se révéler judicieux pour définir le plan d action qui permettra d atteindre les objectifs individuels que l on s est fixés. Compte tenu du caractère introspectif du processus SWOT, il est important de se trouver dans un environnement calme et il est surtout crucial de circonscrire l analyse à un seul domaine de votre vie : professionnel ou familial. Les réponses peuvent en effet varier en fonction du domaine que vous analysez. Aujourd hui, même si vous êtes un expert de l analyse SWOT, enfermez-vous quinze minutes, prenez un stylo, une feuille vierge, ou ouvrez un fichier Excel, et commençons ensemble. Chaque point de l analyse est suivi d une somme de questions qui peuvent vous aider à faire émerger vos caractéristiques personnelles. Strengths : commentez vos forces. Vous devez les considérer sous trois angles. Premièrement, le savoir-être, c est-à-dire les qualités intrinsèques qui découlent de votre caractère, nature ou personnalité. Le deuxième angle serait de considérer les forces que vous avez acquises par expérience, c est-à-dire vos domaines de compétences ou savoir-faire. Finalement, sous le troisième volet, établissez la liste de vos forces à l aune de vos connaissances. Par exemple, une maîtrise parfaite d un secteur donné peut être classée sous cette catégorie. Quels sont vos avantages personnels? Que faites-vous mieux que les autres? Quelles sont les ressources uniques dont vous disposez? Quelles sont les forces que vous reconnaît votre entourage? Quels sont les facteurs qui vous amènent à réussir certaines choses mieux que les autres? Weaknesses : continuez un processus similaire, mais cette fois-ci en listant vos faiblesses sur trois niveaux : personnalité, lacunes et limites de vos connaissances. N hésitez pas à y inclure des remarques récurrentes qui vous auraient été faites par des amis sur certaines de vos faiblesses. Soyez objectifs, cela ne pourra que jouer en votre faveur. Quelles sont vos lacunes? Que devez-vous éviter de faire? Qu est-ce qui vous retarde dans votre travail ou affecte votre rendement? Quels sont les défauts ou faiblesses que vous reconnaît votre entourage? Opportunities : cet aspect porte sur les opportunités de votre environnement externe, qui sont à portée de main ou que vous entrevoyez dans le court terme. Cela inclut des événements ou situations qui pourraient jouer en votre faveur si vous utilisez bien les cartes dont vous disposez. Quelles sont les opportunités qui s offrent à vous? Quels changements probables pourraient jouer en votre faveur? Threats : enfin, c est le moment d ajouter à la liste les menaces ou les risques qui pourraient constituer une entrave à votre réussite. N oubliez pas d inclure les menaces qui proviennent souvent de notre propre intérieur : doutes, anxiétés, peurs et inquiétudes. Ce sont des menaces qui ne sont pas négligeables et dont il faut tenir compte. A quels obstacles êtes-vous confrontés? Certains collègues font-ils mieux le travail que vous? La structure dans laquelle vous travaillez est-elle en train de changer de stratégie ou de perspective et cela pourrait-il vous affecter? Avez-vous des soucis financiers? Votre hiérarchie ou les membres de votre équipe se plaignent-ils de façon récurrente de vous? Quelle mauvaise conséquence pourrait vous toucher dans un futur proche? Relisez vos résultats et prenez conscience de votre état actuel. Déterminez le domaine dans lequel vous disposez du plus grand nombre d éléments. Si ce sont vos forces, prenez-en conscience afin de les utiliser pour vous créer des opportunités. Si ce sont vos opportunités, il faudra donc vous focaliser sur cet axe pour trouver le moyen d en tirer avantage. Si ce sont les faiblesses, identifiez bien leur nature pour pouvoir commencer à les combler. Et si ce sont les risques ou menaces, il serait judicieux de repérer leurs sources de manière à anticiper leur impact négatif. L essentiel de l analyse SWOT consiste à définir un plan d actions personnel qui vous permettra d avoir une visibilité du futur et saisir les opportunités pour atteindre vos objectifs. Dorcas Manou Lasme-Adou, directrice générale Improov

5 8 cote d ivoire economie - N 9 - fevrier/mars 2011 La rédaction de Côte d Ivoire Economie est heureuse de vous présenter son premier classement des 100 premières entreprises de Côte d Ivoire. Nous nous sommes basés sur le chiffre d affaires 2009 déclaré par les entreprises à l administration fiscale et, pour une lecture plus pertinente, nous avons ajouté le secteur d activité selon la nomenclature d activités des Etats membres d Afristat (NAEMA). Ce dossier vous offre donc un aperçu du top 100 de l économie ivoirienne : qui sont les leaders et que font-ils? Signalons toutefois deux grands secteurs absents de notre classement : les banques et les assurances dont les chiffres d affaires 2009 ne sont pas encore disponibles auprès du ministère de l Economie et des Finances. Nous vous réservons donc un classement exclusif des acteurs de ce secteur dans un prochain numéro de Côte d Ivoire Economie. Dans ce dossier vous ne trouverez que des grandes entreprises dont le chiffre d affaires est supérieur à 14 milliards de FCFA. Le classement révèle que le chiffre d affaires cumulé des 100 premières entreprises de Côte d Ivoire s est élevé à 7316 milliards de FCFA en Les secteurs les plus performants sont ceux des hydrocarbures (13 entreprises réalisent 28% du chiffre d affaires cumulé), des télécommunications (6 entreprises réalisent 14% du chiffre d affaires cumulé), de l agriculture et de l agro-industrie (16 entreprises réalisent 11% du chiffre d affaires cumulé), des transports (4 entreprises réalisent 4% du chiffre d affaires cumulé), du commerce de café-cacao (11 entreprises réalisent 3% du chiffre d affaires cumulé) et, enfin, de l automobile (4 entreprises réalisent 3% du chiffre d affaires cumulé). Dossier 100 Les premières entreprises e n C ô t e d I v o i r e LES GRANDS MOULINS ABIDJAN Au sommaire de ce dossier : - Le tableau des 100 premières entreprises de Côte d Ivoire p. 9 - Nos analyses sectorielles : automobile, hydrocarbures, télécommunications p L évolution des cours à la BRVM en 2010 p L essor et le rayonnement d une culture d entreprise ivoirienne p Les secteurs porteurs en 2011 p. 20 RANg DénoMINAtion sociale sigle secteur d ACtivité (selon la nomenclature d activités Afristat) CA en FCFA (HT) 1 SOCIETE IVOIRIENNE DE RAFFINAGE SIR Raffinage pétrolier COMPAGNIE IVOIRIENNE D ELECTRICITE CIE Production, transport et distribution d électricité STE DE DISTRIBUTION DE TOUTES MARCHANDISES EN CI SDTM CI Commerce général de produits importés ORANGE COTE D IVOIRE OCI SA Exploitation de réseaux de télécommunication SOCIETE NATIONALE D OPERATIONS PETROLIERES PETROCI Activités annexes à l extraction de pétrole brut et de gaz naturel DE LA COTE D IVOIRE 6 MTN - CI MTN - CI Exploitation de réseaux de télécommunication SANIA CIE SANIA CIE Commerce de gros d autres produits agricoles bruts COTE D IVOIRE TELECOM CI TELECOM Exploitation de réseaux de télécommunication TOTAL COTE D IVOIRE SA TOTAL CI Activités annexes à l extraction de pétrole brut et de gaz naturel SOCIETE MULTINATIONALE DE BITUMES SMB Raffinage pétrolier ATLANTIQUE TELECOM (COTE D IVOIRE) AT-CI Exploitation de réseaux de télécommunication SHELL COTE D IVOIRE SHELL CI Commerce de gros de combustibles solides, liquides et gazeux et de produits dérivés 13 EQUIGOLD MINES CI SA EMCI SA Extraction de minerais de métaux précieux SOCIETE D ETUDE ET DE DEVELOPPEMENT SCB Culture de la banane DE LA CULTURE BANANIERE 15 SOCIETE IVOIRIENNE DE CIMENT ET MATERIAUX SOCIMAT Fabrication de ciment, chaux et plâtre LIBYA OIL COTE D IVOIRE OILIBYA Commerce de gros de combustibles solides, liquides et gazeux et de produits dérivés 17 SOCIETE TROPICALE D ENGRAIS ET DE PRODUITS CHIMIQUES STPC Fabrication de produits azotés et d engrais SOCIETE DES CIMENTS D ABIDJAN SCA Fabrication de ciment, chaux et plâtre SOCIETE D EXPLOITATION DU TERMINAL DE VRIDI SETV Manutention SOCIETE NOUVELLE AIR IVOIRE SNAI Transports aériens NOUVELLE PARFUMERIE GANDOUR NPG Fabrication de parfums et de produits de toilette SOCIETE DES TRANSPORT ABIDJANAIS SOTRA Transports urbains de passagers PETRO IVOIRE SA PI Commerce de gros de combustibles solides, liquides et gazeux et de produits dérivés 24 LOTERIE NATIONALE DE COTE D IVOIRE LONACI SPFPM Activités de jeux de hasard et d argent SOCIETE IVOIRIENNE DE PRODUCTION ANIMALE SIPRA Elevage de volailles SECI SECI Location immobilière SOCIETE POUR LE COMPOUNDAGE EN COTE D IVOIRE SCCI Fabrication de produits en matières plastiques COMPAGNIE PHARMACEUTIQUE ET MEDICALE COPHARMED Commerce de gros de produits pharmaceutiques et médicaux SA BERNABE COTE D IVOIRE BCI Commerce de gros d autres matériaux de construction, quincaillerie et fournitures pour plomberie 30 SOCIETE NATIONALE D ALIMENTATION SONAL Commerce de détail en magasin spécialisé d autres produits alimentaires 31 SOCIETE DES MINES D ITY SMI Extraction de minerais de métaux précieux HYDROCHEM AFRICA HYDRO Fabrication de produits agrochimiques CROWN SIEM SIEM Fabrication d autres ouvrages en métaux ; travail des métaux SOCIETE DE DISTRIBUTION AUTOMOBILE EN COTE D IVOIRE SDACI Commerce de véhicules automobiles DISTRIBUTION PHARMACEUTIQUE DE CÔTE D IVOIRE DPCI Commerce de gros de produits pharmaceutiques et médicaux CFAO MOTORS COTE D IVOIRE CFAO MOTORS Commerce de véhicules automobiles COTE D IVOIRE 37 IVOIRE COTON IVOIRE COTON Egrenage du coton AZITO ENERGIE SA AZE Préparation des sites IVOIRIENNE DE DISTRIBUTION TELECOM I.D TELECOM Exploitation de réseaux de télécommunication COMPAGNIE D IMPORTATION ET DE DISTRIBUTION CIDP CI Commerce de pièces et d accessoires automobiles DES PNEUMATIQUES EN CI 41 MAHMOUD CHOUMAN MOUINE ETS NOUR Fourniture d accès aux réseaux de télécommunication SEACOR COMMODITY TRADING CI SEACOR Commerce de riz CANAL HORIZON COTE D IVOIRE CHCI Activités de radio et de télévision SONACO SONACO Fabrication de carton ondulé et d emballages en papier ou en carton SOCIETE IVOIRIENNE DE PARFUMERIE SIVOP Fabrication de parfums et de produits de toilette COMPAGNIE IVOIRIENNE DE PRODUCTION D ELECTRICITE CIPREL Production transport et distribution d électricité BUREAU NATIONAL D ETUDES TECHNIQUES ET DE DEVELOPPEMENT BNETD Activités d administration générale, économique et sociale ETS SYLLA ET FRERES SA ESF Transports routiers de marchandises SOCIETE AFRICAINE DE REPRESENTATION INDUSTRIELLE SARI Commerce de véhicules automobiles SOCIETE IVOIRIENNE DE FABRICATION DE LUBRIFIANTS SIFAL Fabrication d autres produits chimiques TOLES IVOIRE SA TISA Fabrication d autres ouvrages en métaux ; travail des métaux COMPAGNIE ABIDJANAISE DE REPARATION NAVALE CARENA Constructions et réparations navales, aéronautiques et ferroviaires ET DE TRAVAUX INDUSTRIELS 53 AFRICAN PETROLEUM AFRICAN PETROLEUM Commerce de gros de combustibles solides, liquides et gazeux et de produits dérivés 54 ALIZES DENREES ALIZES DENREES Commerce de riz GRANDS MOULINS D ABIDJAN GMA Travail des grains ; fabrication d aliments pour animaux SITARAIL SITARAIL Transports ferroviaires BOLLORE AFRICA LOGISTICS COTE D IVOIRE AL CI Transit SOCIETE AFRICAINE CACAO SACO Transformation de cacao, chocolaterie, confiserie CEMOI COTE D IVOIRE CEMOI COTE D IVOIRE Transformation de cacao, chocolaterie, confiserie COMMERCE ET DISTRIBUTION DE PRODUITS ALIMENTAIRES CODIPAC Poissonnerie et vente d autres espèces d eau de mer et continentale CIE DE PRODUITS ALIMENTAIRES EN COTE D IVOIRE CAPRACI Magasin d alimentation générale et de produits d utilté courante SOCIETE IVOIRIENNE DE PROMOTION DE SUPERMARCHES PROSUMA Grands magasins et magasins à surccusales multiples SOCIETE DES 2 PLATEAUX S 2 P Grands magasins et magasins à surccursales multiples FILTISAC SA FILTISAC SA Filature, tissage et ennoblissement textile UNIWAX U W Filature, tissage et ennoblissement textile UNIVELER COTE D IVOIRE UCI Fabrication d autres corps gras

6 67 PALM-CI PALMCI Fabrication d huiles brutes et de tourteaux SUCAF CÔTE D IVOIRE SA SUCAF-CI Fabrication de sucre SUCRIVOIRE SUCRIVOIRE Fabrication de sucre SOCIETE IVOIRIENNE DES TABACS SITAB Fabrication de produits à base de tabac CNR INTERNATIONAL (COTE D IVOIRE) SARL CNR Extraction de pétrole brut et de gaz naturel SVENSKA PETROLEUM EXPLORATION CI AB SVENSKA CI AB Extraction de pétrole brut et de gaz naturel TULLOW COTE D IVOIRE LIMITED TCIL Extraction de pétrole brut et de gaz naturel SOCIETE AFRICAINE DE PLANTATIONS D HEVEAS SAPH Culture d hévéa SOCIETE DES CAOUTCHOUCS DE GRAND BEREBY SOGB Culture d hévéa TROPICAL RUBBER COTE D IVOIRE TROPICAL RUBBER Culture d hévéa COTE D IVOIRE 77 SOCIETE DES TUBES D ACIER ET D ALUMINIUM SOTACI Construction et menuiserie métalliques, fabrication de citernes, réservoirs et générateurs de vapeur 78 PECHE ET FROID COTE D IVOIRE PFCI Congélation de poissons, crustacés et mollusques OMNIUM TROPICAL OMNIUM TROPICAL Commerce de métaux et de matériels de construction UNITED OIL COMPANY U.O.C Commerce de gros d autres produits agricoles bruts CENTRAL TRADING OP CTOP Commerce de boissons, vins et spiritueux CARGILL WEST AFRICA CWA Commerce de café-cacao ADM COCOA SIFCA A C S Commerce de café-cacao CARGILL COCOA SARL C C S Commerce de café-cacao COCAF IVOIRE COCAF IVOIRE Commerce de café-cacao TOUTON NEGOCE COTE D IVOIRE TNCI SA Commerce de café-cacao UNION IVOIRIENNE TRAITEMENT UNICAO SA Commerce de café-cacao COMPAGNIE IVOIRIENNE DE PROMOTION POUR C I P E X I SA Commerce de café-cacao L EXPORTATION ET L IMPORTATION 89 COCOA EXPORT COTE D IVOIRE COEX CI Commerce de café-cacao NOVEL COTE D IVOIRE NOVEL CI Commerce de café-cacao STE IVOIRIENNE D ACHATS DE CAFE ET CACAO SIVACCO Commerce de café-cacao SOCIETE D USINAGE ET DE CONDITIONNEMENT DU SUD-OUEST SUCSO SA Commerce de café-cacao SOCIETE DE DISTRIBUTION D EAU DE LA COTE D IVOIRE SODECI Captage, traitement et distribution d eau SOCIETE DE LIMONADERIES & BRASSERIES D AFRIQUE SOLIBRA Brasserie et malterie LES MOULINS MODERNES DE COTE D IVOIRE MMCI Boulangerie CASTELLI COTE D IVOIRE CCI Autres transformations et conservations des poissons, crustacés et mollusques 97 SOCIETE DE DISTRIBUTION DES MARQUES SODIMA Autres magasins de commerce général COMPAGNIE DE DISTRIBUTION DE COTE D IVOIRE CDCI Autres magasins de commerce général SAGRIVEC SAGRIVEC Autres commerces de détail spécialisés FOXTROT INTERNATIONAL LDC FOXTROT CI Activités annexes à l extraction de pétrole brut et de gaz naturel Dossier cote d ivoire economie - N 9 - fevrier/mars 2011 Automobile : une course très concurrentielle Dans un secteur autrefois dominé par les marques européennes, l arrivée en force des marques asiatiques a modifié la hiérarchie d un marché où le low cost présente un fort potentiel de croissance. Entre la concurrence des importateurs indépendants et les incertitudes liées à la conjoncture actuelle, la compétition s avère serrée pour les concessionnaires ivoiriens. Depuis quelques années, des bouleversements sont apparus dans le secteur automobile ivoirien. Les marques européennes, surtout françaises, qui dominaient le marché ont été supplantées par les asiatiques qui représenteraient maintenant plus de 65% des ventes. Les japonaises Toyota et Mitsubishi étaient les marques les plus vendues dans le pays en 2007, juste devant la française Peugeot. Au premier semestre 2010, la marque au lion s est retrouvée sixième derrière cinq asiatiques (Toyota, Hyundai, Mitsubishi, Nissan et Kia). La bataille du low cost Les marques chinoises Great Wall Motor et Chery, récemment arrivées sur le marché se font remarquer par leur forte croissance. Dans son rapport 2009, le patron de Sari, M. Fabrice Desgardin soulignait aux constructeurs européens, «les opportunités à pouvoir proposer régulièrement des véhicules d entrée de gamme capable de concurrencer les nouveaux intervenants (les marques chinoises)». Un commercial du secteur nous faisait remarquer que «sur le terrain, la guerre des marques oppose trois forces que sont les européennes, les chinoises et les autres asiatiques qui sont dominées par les japonaises». Chaque grand concessionnaire distribuant parfois plusieurs marques, il faut associer en plus de la concurrence des marques celle, illégale, des importateurs indépendants des véhicules neufs de marques dont les concessionnaires détiennent l exclusivité territoriale. Les vendeurs de véhicules d occasion, appelés ici «France Au revoir», ont rendu l automobile accessible à plusieurs Ivoiriens, les éloignant des grands concessionnaires. Ce qui explique la volonté de ces derniers d occuper également une place dans le low cost. Des incertitudes pour l année en cours Le secteur automobile ivoirien est un secteur très concurrentiel qui conserve un grand potentiel de développement. Celui-ci reste fortement lié à la croissance du pays et des différents secteurs d activité. Il n est pas étonnant qu en dehors des commandes de l Etat, les principaux clients soient des entreprises des secteurs de la téléphonie/ntic, de l agro-industrie, 11 des hydrocarbures et celui des mines pour les engins lourds. La crise post-électorale ivoirienne donne donc des cauchemars aux acteurs du secteur. Monsieur Fidèle Koffi, directeur commercial chez ATC Comafrique nous apprend que «dans l ensemble, l année 2010 a été meilleure que 2009, mais si la crise politique actuelle se poursuit jusqu en mars, on peut être sûr que l année 2011 sera catastrophique». Tout ceci risque de retarder les projets des différents concessionnaires qui comptent (ré)investir l intérieur du pays pour se rapprocher par exemple de la clientèle minière et agricole de la zone CNO (Centre Nord-Ouest). Certains évoquent aussi la nécessité d être plus près des cadres qui s installent de plus en plus dans la ville portuaire de San Pedro. Euclide Okolou

7 12 Dossier cote d ivoire economie - N 9 - fevrier/mars 2011 Les hydrocarbures : un potentiel à développer Les opérateurs de distribution des produits pétroliers ont vu leur nombre croître en Côte d Ivoire durant ces dernières années. Toutefois la production locale est insuffisante et peine à satisfaire la demande. L éventuelle faillite de la Société ivoirienne de raffinage faisait la une des journaux locaux en La première entreprise ivoirienne (en chiffre d affaires) a heureusement été sauvée avec l onction de l Etat qui était aussi, hélas, une partie du problème. La SIR est la seule raffinerie de pétrole du pays. Ses productions (super, essence, butane, gasoil, bitume, etc.) sont stockées par la société Gestoci (Société de gestion des stocks de sécurité) qui se charge de les livrer aux distributeurs agréés et dans quelques pays de l hinterland comme le Mali ou le Burkina Faso. Le regain d activité de ces distributeurs ces dernières années a participé à attirer l attention sur le secteur pétrolier ivoirien. En effet, les stations à essence dans le pays se sont multipliées avec l arrivée de nouveaux opérateurs et l expansion des anciennes enseignes. Une cinquantaine d agréments de distribution de produits pétroliers a été accordée ces dix dernières années. Une poignée des plus grands distributeurs de carburants s est regroupée au sein du Groupement des professionnels du pétrole (GPP). D autres sont dans l Association professionnelle des pétroliers de Cote d Ivoire (Apci), alors que d autres comme Petroci sont restés indépendants. Les acteurs du GPP, parmi lesquels on retrouve des noms comme Total CI, Corlay CI ou Shell CI, détiennent 85% du marché local malgré leur petit nombre. Des projets en cours La production ivoirienne en pétrole brut est encore très faible à l échelle internationale. Toute l année 2006, les gisements d Eburnie n ont produit que l équivalent de douze jours d activité en Irak, c est-à-dire 22,16 millions de barils, selon l agence américaine d information sur l énergie. Elle couvre le reste de ses besoins en achetant chez ses voisins de la sous-région comme le Nigeria. On estime que la demande africaine de pétrole s élèvera en moyenne de 3,4% par an. L évolution progressive de la demande ivoirienne, dans un contexte où les besoins actuels en certains produits pétroliers, dont le gaz domestique, ne sont pas comblés, traduit le grand potentiel de développement du secteur. Les projets conduits par la Petroci, comme la construction d un pipeline Abidjan-Bouaké via Yamoussoukro et l ouverture d une deuxième raffinerie à Yamoussoukro participeront à ce développement. Euclide Okolou Télécoms : un secteur à forte valeur ajoutée Depuis une quinzaine d années, le secteur des télécoms s est imposé comme un acteur économique de premier plan en Côte d Ivoire en même temps qu il révolutionnait nos modes de communication. Retour sur les origines de cette success-story. Le milieu des années 1990 a constitué une période déterminante pour le secteur des télécoms en Côte d Ivoire, lorsque l Etat s est vu dans l obligation de libéraliser ce secteur afin d attirer des investisseurs dont les prises de participation allaient permettre de booster l économie locale. Les premiers épisodes de la saga des télécoms en Côte d Ivoire étaient jusqu alors frappés du sceau de la monotonie, avec le monopole de Côte d Ivoire Télécom, société étatique créée en 1991, qui était chargée de l établissement des réseaux et de la fourniture des services de télécommunications. Ce n est que le 3 février 1997, juste deux ans après la libéralisation de ce secteur, que celui-ci allait prendre un essor qui se poursuit jusqu à présent. Suite à un appel d offres international réalisé par l Etat de Côte d Ivoire, France Télécom rachetait 51% des parts de l entreprise nationale, en portant le capital social à 15 milliards de nos francs. Le boom de la téléphonie Cette fin des années 1990 allait donc marquer l essor au niveau planétaire d un outil qui allait révolutionner le monde des télécommunications : le téléphone mobile. La Côte d Ivoire ne devait être en reste et l année 1997 permit d en révéler les attraits à la population ivoirienne. Deux opérateurs mobiles, avant l arrivée de nouveaux concurrents, allaient conduire l aventure jusqu en 2006 : Ivoiris, qui est devenu aujourd hui Orange, et Telecel, de Loteny, qui a été par la suite racheté par la multinationale MTN. Notons qu à l origine ces deux opérateurs offraient des produits excessivement chers, excluant de fait une bonne partie de la population. L arrivée de la compagnie de téléphonie mobile Moov Côte d Ivoire, créée par Atlantique Telecom et aujourd hui contrôlée par Etisalat, viendra bouleverser la tendance en offrant des tarifs de communications beaucoup plus souples. Viendront ensuite Koz et Comium (du groupe libanais Comium) et Green (Libyan African Portfolio). L arrivée de tous ces opérateurs a favorisé l accessibilité de la population à ces moyens de télécommunications, à tel point qu aujourd hui environ 80% des ménages en Côte d Ivoire disposent d un téléphone mobile. De surcroît, les opérateurs de téléphonie mobile contribuent directement à la production nationale, à hauteur de plus de 600 milliards de francs CFA, soit 6% du produit intérieur brut. L accès à Internet La Côte d Ivoire a établi sa première connexion à Internet en Mais ce n est qu à partir de l an 2000 que la Toile va s infiltrer dans les ménages grâce au câble SAT-3 de Côte d Ivoire Télécom. Aviso, filiale de cette société, rafle plus de 50% des abonnés à Internet dans le pays. Hormis Aviso, de nombreux FAI sont présents dans l univers local du Web. Il s agit entre autres d Afnet (racheté par MTN), Globe Access, Alink Telecom (désormais contrôlé, comme Moov, par Etisalat), et bien d autres. Notons que le monde de l Internet a connu un essor remarquable ces dernières années avec le haut débit. Désormais, des connexions de 1mb/s, 2mb/s et plus sont offertes à des coûts très abordables. Le réseau est également devenu mobile grâce aux clés Internet fonctionnant via les réseaux mobiles et le Wimax. Aujourd hui, plus besoin d être au bureau ou à la maison pour bénéficier de la connexion Internet tant les offres sont variées. Prosper Koffi

8 14 Dossier cote d ivoire economie - N 9 - fevrier/mars 2011 L évolution des cours à la BRVM en 2010 L exercice écoulé s est avéré globalement positif au sein de la place financière d Abidjan. L indice BRVM 10 a repris 27,41%, à 182,96 points, alors que le BRVM Composite s est contenté d un gain de 20,48%, à 159,1 points. La capitalisation boursière du marché des actions a clôturé l année à 3471 milliards FCFA contre 2807 milliards FCFA en Le tableau des variations des cours des actions est moins rouge par rapport à l an passé. Vingt titres ont vu leur cours terminer l année en baisse contre trente douze mois plus tôt. Les baisses des indices sectoriels sont plus modérées. On ne note aucune baisse à deux chiffres. Les hausses sont plus étendues avec en tête les 103% pris par l indice du secteur agriculture, suivi par les 22,81% gagnés par l indice du secteur des services publics. Pas étonnant que trois des cinq plus grandes augmentations de l année soient des entreprises du secteur «agriculture». Les bons résultats de Saph et Palmci Saph, le planteur d hévéa, a réalisé la meilleure performance annuelle avec un saut de 152,33%, à FCFA. La filiale Après les baisses alignées en 2008 et 2009 du fait de la crise financière, les indices boursiers de la Bourse régionale des valeurs mobilières de l Uemoa (BRVM) se sont ressaisis en du groupe Sifca s est entièrement remise de sa chute de 2009, profitant de l envolée des cours du caoutchouc. L action Saph retrouve sa surface d évolution de 2008 où elle avait touché la barre de FCFA. Palmci, l autre filiale de Sifca suit la Saph avec une performance de 96,97%, à FCFA. Elle a eu à s échanger à FCFA avant de remonter jusqu à FCFA. Certains pensent que l émission obligataire de 15 milliards FCFA réalisée en cours d année en vue d augmenter ses capacités de production a rassuré le marché sur ses perspectives, surtout que le cours de l huile de palme s est bien comporté tout au long de l année. Dans ce contexte, la troisième place occupée par SOGB sur ce podium paraît légitime. Le producteur d hévéa et d huile de palme a vu son action grimper de 55%, à FCFA. L action SOGB est talonnée par celles de Sicable (+42,99%) et de BOA Cote d Ivoire (+30,43%), qui a rejoint la Bourse en début d année. Ceux qui ont acheté des Sonatel, des Ecobank ou des SGBCI en fin 2009 n ont rien à regretter. Ces valeurs ont toutes gagné plus de 20%. La Sitab, qui a payé l un des meilleurs dividendes cette année, effleure à peine la barre des 20%. Les 100 premières entreprises e n C ô t e d I v o i r e Le cas Shell Cote d Ivoire Parmi les entreprises cotées qui ont clôturé l année dans le vert se trouve Shell Cote d Ivoire. L action Shell CI n a gagné que 1,12%, rien à voir avec les 8,44% de Total CI, l autre distributeur de carburant coté sur la place d Abidjan. La particularité est que la courbe annuelle de l action Shell CI a évolué en forme de V. Elle est partie de FCFA en début d année pour descendre à 9500 FCFA à la mi-juin, avant de remonter rapidement pendant le dernier trimestre. Cette évolution a été favorisée d abord par l annonce de la cession à venir des activités aval de son actionnaire de référence dans le continent africain. Puis il y a eu le dividende qui s est contracté de 25%, à 736 FCFA, conséquence des chiffres baissiers de Enfin, la croissance à trois chiffres (364%) de son résultat net au premier semestre a sonné la remontée du cours ces dernières semaines. Les baisses de l année Sur la plage rouge des variations annuelles des cours, l action Uniwax occupe le haut du podium avec sa chute de 48,61%, à FCFA. Le marché de confection des pagnes du cinquantenaire de la Cote d Ivoire n a pas suffi à rassurer les investisseurs. La tendance baissière entamée depuis deux ans se poursuit lentement. Derrière Uniwax viennent Sivom, qui s est contracté de 46,11%, CFAO, de 27,61%, et Sicor qui a perdu 26,40%. On signalera aussi des baisses presque logiques du fait des incidents catastrophiques survenus en cours d année. Nous pensons à la Compagnie ivoirienne d électricité qui a dû procéder à des délestages pour servir sa clientèle. Son action a cédé 15,1%. L action Bernabe Cote d Ivoire soutenue pendant un moment par le dividende record payé aux actionnaires malgré l incendie qui a ravagé «40% de son stock marchandise, 50% de son actif immobilisé» le 2 février 2010 a fini par lâcher 13% de sa valeur. Nous retiendrons qu en 2010, il fallait surtout investir dans les banques et les entreprises agro-industrielles liées au caoutchouc et à l huile de palme. Qu en sera-t-il de 2011? Euclide Okolou Titres - BRVM 31/12/ /12/2010 Variation Cours Cours Dividende + bas + haut payé BRVM ,6 182,96 27,41% BRVM Composite 132,05 159,1 20,48% BRVM Industrie 96,01 93,06-3,07% Sicable ,99% Ceda ,47% Filtisac ,68% NEI ,19% Nestlé ,68% Crown Siem Ci ,51% Sivoa ,95% Solibra ,13% SMB ,53% Sitab ,05% Trituraf ,41% Unilever ,23% Uniwax ,61% BRVM Services publics 352,09 432,42 22,82% CIE ,10% Onatel ,18% Sodeci ,75% Sonatel ,33% BRVM Finances 53,3 64,22 20,49% Bicici ,09% BOA Benin ,35% BOA Burkina* BOA CI** ,43% BOA Niger ,77% Ecobank TI ,51% Safca ,21% SGBCI ,70% Titres - BRVM 31/12/ /12/2010 Variation Cours Cours Dividende + bas + haut payé BRVM Transports 236,31 238,14 0,77% Bolloré Africa Logistic ,37% Sivom ,11% BRVM Agriculture 125,2 254,46 103,24% Palm Ci ,97% Sicor ,40% Sogb ,56% Saph ,34% BRVM Distribution 130,62 123,57-5,40% Servair Abidjan ,35% Bernabe ,06% CFAO ,62% SDA (ex-peyrissac) ,79% Shell ,12% Sari ,83% Total ,44% BRVM Autres secteurs 61,73 57,1-7,50% Setao CI ,50% * BOA Burkina a été introduite en Bourse le 30 décembre et n avait pas encore cotée le 31 décembre. ** Boa CI a été introduite en cours d année, d où le vide au 31 décembre 2009.

9 Dossier cote d ivoire economie - N 9 - fevrier/mars premières entreprises e n C ô t e d I v o i r e L essor et le rayonnement Les d une culture d entreprise ivoirienne De la période post-indépendance où la fonction d entrepreneur était incarnée principalement par l Etat jusqu à l émergence des initiatives privées, nous vous proposons, avec l expertise de la Coface, un regard sur ce long processus qui a permis le développement de la culture d entreprise en Côte d Ivoire. Si, à l image de tous les pays africains et de manière spéciale subsahariens, l accession à l indépendance de la Côte d Ivoire a davantage été perçue comme posant le défi de la construction de l Etat-nation, le défi lié et incontournable à celui-ci aura été de bâtir une économie prospère à même de répondre aux aspirations sociales d une population peu préparée. Héritière de la construction économique coloniale fondée sur l extraversion de la production (des biens exclusivement destinés à l exportation), et quoique confrontée aux mêmes défis que les autres Etats africains, la Côte d Ivoire se singularise par le caractère pragmatique et peu idéologique de ses options de développement, caractérisées par l appel aux capitaux et autres facteurs de production étrangers d une part et, d autre part, la recherche de l indépendance nationale à travers un rôle évident d entrepreneur de l Etat. Les piliers de cette option mise en place au cours de la première décennie d indépendance dite décennie du «miracle ivoirien» sont : le choix du libéralisme économique, l ouverture à l extérieur, la recherche d une croissance économique forte et le rôle primordial de l agriculture. A cette époque, l investissement privé ivoirien se limite aux commerces majoritairement informels, aux entreprises formelles à capitaux étrangers majoritairement européens et libanais, et à la présence d acteurs privés locaux dans le secteur primaire à travers les exploitations individuelles et collectives de cacao, café, coton et autres ressources agricoles. Le développement d un tissu industriel à capitaux locaux Sans envisager comme urgente la substitution du capital étranger par un capital privé, et dans un contexte d incapacité des acteurs privés locaux de concevoir et conduire des projets industriels et commerciaux au-delà de l artisanat et de Très Petite Entreprise (TPE), l Etat ivoirien, encouragé par la rentabilité exceptionnelle de l agriculture et notamment du cacao, se lance au cours de la décennie 1970 dans la construction d un tissu industriel à capitaux locaux. Cette stratégie vise à la promotion d une croissance rapide, la création massive d emplois, la production et la distribution de services et biens essentiels et la diversification d une économie largement dépendante du cacao et de capitaux étrangers. Cette stratégie passe par la création de nombreuses entreprises et la prise de participation dans les entreprises à capitaux principalement étrangers jusqu alors. La Côte d Ivoire décrit son modèle à l ère d un foisonnement de propositions idéologiques sur le continent comme étant du «capitalisme d Etat». Ce modèle reconnaît le droit de l Etat à jouer un rôle d entrepreneur à côté, voire en concurrent de l initiative privée. La mise en application du modèle amène l Etat à créer trois types d entreprises suivant son niveau de participation au capital : la Société d économie mixte (dite SEM, majoritairement constituée de prises La Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), dont le siège se trouve à Abidjan, a été créée en Sa naissance a permis de franchir un nouveau pas pour les entreprises du secteur privé ivoirien. de participations dans des investissements privés étrangers en Cote d Ivoire) ; les Sociétés d Etat (dites SODE, détenues à 100% par l Etat) ; et les Etablissements publics nationaux (ou EPN, des entreprises offrant des services publics). Les prises de participations de l Etat se font par deux instruments aujourd hui disparus : la Société nationale de financement (Sonafi), qui détiendra au plus fort de son activité 77 entreprises, La Côte d Ivoire a su, au moment où le repli sur soi à travers les barrières à l entrée du capital et de la main-d œuvre étrangère étaient préférées, favoriser l investissement direct étranger et l immigration d ouvriers et d entrepreneurs. et la Caisse de stabilisations des prix des produits agricoles (CSSPPA), qui en détiendra près d une trentaine. Le capitalisme d Etat donnera le jour à : Comafrique (1966), Air Ivoire (1963), SIR (1962), Forexi (1974), SHAC, Sodesucre (1971) Sideco, Sotropal (1962), Trituraf (1973), Sogiexi (1966), ICTA Voyages (1963), Sitab, Sonaco, BNEC (1975), Sareco, Ceram Anten, SCA entreprises actives dans des domaines variés : raffinage, forages, services financiers, agro-industrie, tourisme A la même époque, notamment dès 1968, un ensemble de moyens institutionnels, législatifs et financiers est mis en place pour promouvoir la création d entreprises ivoiriennes. A cette date les statistiques officielles (Chambre d industrie) ne dénombrent pas plus de 368 entreprises en Côte d Ivoire, nombre qui croîtra faiblement pour atteindre 412 en 1974, dénotant une faible évolution de l entreprenariat. La stagnation de l entreprenariat local, persistante à cette époque, peut s expliquer par : l absence de tradition industrielle, le gap technologique avec les pays développés et la perméabilité du marché ivoirien, renforcés par une extraversion du comportement d achat. D après la Banque des données financières ivoirienne, en 1971, seul 4,71% du capital social privé était effectivement détenu par des Ivoiriens. Des faiblesses structurelles Ne se départissant pas de sa double option libéralisme-indépendance, l Etat ivoirien a dû se muer en entrepreneur. Cette expérience fit cependant long feu ; quatre raisons pouvant expliquer la performance de ce qui peut, en définitive, être considéré comme étant la première ère de l entreprise en Côte d Ivoire : une compétitivité insuffisante de l appareil de production local (structures des charges d exploitation inadaptée, structure financière déséquilibrée), une gamme de produits mal adaptés à la demande locale et extérieure, une perméabilité excessive du marché national à la concurrence extérieure dans certains cas, un comportement médiocre des entreprises causé par des barrières à l exportation, l absence d outil d accompagnement tels que l assurance-crédit à l exportation, chacun de ces facteurs s aggravant avec l inertie de l intégration régionale, perçue dans un contexte d euphorie généralisée où tous les pays produisaient tout (sans considérer la taille du marché accessible à court et moyen terme). Plus que leurs performances dans la décennie , les principales entreprises (SODE, SEM et EPN) subsistent davantage grâce à une conjoncture internationale favorable (cours des produits agricoles), alors que les autres résistent davantage grâce aux subventions de l Etat qui voit dans la présence de ses entreprises, dans tel ou tel secteur, l expression de sa souveraineté. La première génération de privatisations Frappée de plein fouet dès 1980 par la crise économique et, de fait, affectée dans sa capacité à soutenir ces entreprises, la Côte d Ivoire inaugure sur le continent la privatisation des entreprises publiques dès On peut apprécier avec un bonheur relatif une décennie après le rôle très marginal des entrepreneurs privés la montée de ceux-ci, qui joueront un rôle perceptible dans la reprise d entreprises publiques et la création d entreprises. Ceci s expliquant sans doute par la conclusion d un apprentissage de l entreprenariat au sein des acteurs historiques locaux, mais aussi par l accumulation du capital privé au cours des deux premières décennies. Les premières aventures seront ainsi JAG S.A (torréfaction), Cosmivoire et OTA (huilerie et savonnerie), Sialim (production de lait), Sadem (eau minérale) Fruitière du Bandama et Sabra (boissons gazeuses), Karivoire, SCTC (conditionnement du cacao)

10 18 Dossier cote d ivoire economie - N 9 - fevrier/mars 2011 Mis en difficulté par sa situation économique, le principal acteur du «capitalisme d Etat», l Etat ivoirien, engagé dans un programme d ajustement structurel, doit progressivement abandonner son rôle d entrepreneur à des initiatives privées, une fois encore majoritairement étrangères. Les difficultés économiques qui affectent l Etat-providence n épargnent aucun acteur local, rendant de fait difficile toute mobilisation de capital au niveau local. De plus, le contexte d un manque de confiance généralisé des investisseurs dans les risques sur le continent, l aventure entreprenariale en Côte d Ivoire comme dans la majorité des pays d Afrique par la suite n attirera que peu d acteurs nouveaux. Seuls arrivent à se déterminer dans ce contexte les acteurs historiques sur le continent présents dans des marchés similaires (autres pays) ou des métiers voisins. Ainsi, la privatisation verra un investissement plus important des groupes historiques en Afrique, Bouygues reprenant la EECI pour créer la CIE après la Sodeci ; France Télécom la Citel ; ou encore, acteur de premier rang de la logistique et des exploitations agricoles, Bolloré s investira dans l exploitation du chemin de fer (Sitarail), la reprise de complexes agro-industriels (Sitab, SOGB) ou encore Dagris, repreneur de Cosmivoire. Dans une situation difficile, ces entreprises reprendront rapidement de l allant pour jouer, pour certaines, un rôle majeur dans l économie de la Côte d Ivoire, voire de la sous-région eu égard au statut de locomotive du pays dans la région. La CIE (Compagnie ivoirienne d électricité) connaîtra sous l ère privée l avènement d une ère de croissance marquée notamment par une très forte rentabilité, ou encore l exportation de l électricité ivoirienne dans la sous-région, rare privilège que peu d entreprises du secteur peuvent brandir sur le continent. La capitalisation boursière actuelle de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) et le rôle majeur de certaines entreprises reprises par des privés dans la vitalité de la Bourse n est pas pour contester la justesse du choix de la privatisation à cette époque. Une nouvelle vague d entreprises Cette exploitation de l évolution de l entreprise ivoirienne suivant à un moment celui de l économie du pays (du miracle au mirage de 1970 à 1980), pour finalement s en démarquer avec un rôle moins important de l Etat confirme le loisir qu il y a à y développer une entreprise, à la différence de bien des pays. Aux avantages comparatifs de la nature (accès à la mer et accès impératif vers le Mali, le Burkina Faso, dotation en ressources minières et agricoles ), la Côte d Ivoire a su, au moment où le repli sur soi à travers les barrières à l entrée du capital et de la main-d œuvre étrangère étaient préférées, favoriser l investissement direct étranger et l immigration d ouvriers et d entrepreneurs. Aux belles aventures historiques de la Côte d Ivoire, une génération nouvelle d entreprises s est ajoutée, confirmant un ancrage grandissant de la culture d entreprise et du savoir-faire nécessaire à la conduite de tels projets. D innombrables PME ont vu le jour, on estime qu il existerait plus de entreprises en Cote d Ivoire. Certes, cette démographie est fortement dominée en nombre par la TPE, la PME et les entreprises informelles, mais le poids des grandes entreprises n en est pas moins prépondérant en valeur. Au rayonnement régional de l Etat entrepreneur à l ère du miracle cacaoyer a succédé le triomphe des réussites privées, certaines passant d un rôle important en Côte d Ivoire à un rôle régional avec la multinationalisation de leurs activités. L Ivoirien et l Africain ne sont a priori pas peu fiers du rayonnement des marques ivoiriennes Moov, Banque Atlantique, NSIA, belles réussites récentes d acteurs ivoiriens et rayonnant dans la sous-région Uemoa et au-delà. L intérêt porté au A propos de Coface Coface a pour mission de faciliter les échanges entre toutes les entreprises partout dans le monde. Pour cela, Coface offre à ses clients quatre outils pour externaliser en tout ou partie la gestion, le financement et la protection de leur poste clients : l assurance-crédit, l affacturage, la notation et l information d entreprise, et la gestion de créances. Coface propose également, en France, la gestion des garanties publiques à l exportation pour le compte de l Etat. Grâce à un service de proximité de qualité et collaborateurs répartis dans 67 pays, plus de 45% des 500 plus grands groupes mondiaux sont déjà clients de Coface. Coface est filiale de Natixis dont les fonds propres (Tier 1) s élèvent à fin juin 2010 à 12,8 milliards d euros. quotidien sur les entreprises ivoiriennes ou installées en Côte d Ivoire sur la place boursière régionale (BRVM), où elles constituent le contingent le plus important, confirme cette tendance. Assurément, dans le contexte actuel d incapacité relative de l Etat ivoirien, mis à mal par une crise sociopolitique décennale, on peut se réjouir de la situation de «substitution relative» des acteurs privés dans le rayonnement de la Côte d Ivoire. Hugues Olivier Bagneki, responsable commercial et marketing régional

11 20 Dossier cote d ivoire economie - N 9 - fevrier/mars 2011 Les secteurs porteurs en premières entreprises e n C ô t e d I v o i r e Les Hausse des cours des matières premières, projets industriels et infrastructurels en cours sont autant d indices qui devraient se traduire par un exercice favorable pour les secteurs de l agriculture, des mines, des ressources énergétiques, de la logistique et du BTP. De toute évidence, la fin d année 2010 quelque peu tirée par les cheveux qu a connue la Côte d Ivoire et la prolongation des effets au cours du premier trimestre de cette année, vont impacter négativement la fragile croissance de l économie du pays. Qu à cela ne tienne, certains secteurs d activité de l économie ivoirienne ne risquent pas de perdre grand-chose du dynamisme qu ils ont connu au cours de l année écoulée. La bonne conjoncture internationale nourrie par une forte demande de matières premières de tout genre, le léger redressement de certains indicateurs macro-économiques dans les pays développés tout comme les impératifs de reconstruction post-conflit au plan national continueront, sans doute, de les porter. L agriculture et l agro-industrie devraient surfer sur la vague de hausse des prix des matières premières. La faiblesse des stocks, les catastrophes naturelles, les mauvaises récoltes et la forte demande qui ont alimenté la hausse des prix des matières premières agricoles tout au long de l année 2010 prolongeront leurs effets cette année. Les filières café, cacao, hévéa, palmier à huile et coton ivoiriennes devraient les sentir très fortement. Ainsi, l agriculture et l agro-industrie ivoiriennes verront probablement leurs activités boostées par l inévitable hausse des importations mondiales. D ailleurs, producteurs agricoles et agro-industriels ne font pas de mystère sur leur détermination à tirer le meilleur parti de l embellie actuelle sur le marché des produits de base avant un retournement de tendance qui pourrait bien intervenir à partir du second semestre La présidence française du G 20 ayant fait de l encadrement du marché des matières premières, pour contenir la hausse des cours, une des priorités de son mandat. La production minière et énergétique en croissance probable, dans le prolongement logique des investissements réalisés les années passées. De nombreux projets industriels en cours dans les sous-secteurs énergie, mines, géologie et hydrocarbures devraient produire leurs premiers effets. Les efforts des géants des mines que sont Etrucsan Ressources, Randgold, Equigold et Taurian devraient mieux payer. En outre, le délestage que le pays a vécu l année dernière a rendu nécessaire certains investissements. Une perspective qui laisse augurer d importants investissements dans les secteurs mines et énergies pour améliorer notablement les capacités productives du pays, exportateur d énergie dans la sous-région ouest-africaine. Crise post-électorale prolongée ou pas, la Côte d Ivoire devra résorber ces déficits énergétiques et optimiser son potentiel minier. L Administration et les opérateurs tablent sur une augmentation de la production ivoirienne des différents minerais que sont l or, le manganèse, le fer, le nickel, ainsi que les hydrocarbures comme le pétrole et le gaz. Le transport et la logistique pourraient bien être boostés par la mise en œuvre des projets de renforcement et modernisation des installations et services du port d Abidjan. Le Port autonome d Abidjan (PAA) avait levé plus de 25 milliards de FCFA sur le marché financier régional l année dernière pour financer principalement des activités nouvelles qui devraient lui permettre «non seulement de diversifier ses sources de revenus et accroître ses recettes, mais également et surtout de moderniser ses installations et renforcer sa compétitivité». Les sept nouveaux projets concernés, consignés dans un programme d investissement triennal ( ), vont de l acquisition aux fins de location de wagons plateaux à la mise en œuvre d un système de tracking des camions et conteneurs en passant par le traitement des déchets liquides, l approvisionnement des navires en combustibles à quai ou en rade (soutage), la rentabilisation de l activité de dragage, la construction d entrepôts frigorifiques dans le but de les louer aux entreprises de pêche et le dépotage/empotage et stockage des marchandises conteneurisées en transit. Leur réalisation devrait donner de la vigueur au secteur des transports et de la logistique. Par ailleurs, l exploitation des minerais de l Ouest montagneux ivoirien devrait entraîner un accroissement notable des activités au niveau du port de San Pedro également. Le BTP tiré par le haut en raison des nécessités de reconstruction post-crise. Les nécessaires réhabilitations et constructions des infrastructures économiques et sociales dans le cadre de la reconstruction du pays vont indubitablement porter le secteur des BTP au cours de l année Les ressources importantes que l Etat pourrait tirer de la conjugaison de l embellie des cours des produits de base et de l augmentation des productions ivoiriennes devront alimenter ce secteur d activité dans lequel la Côte d Ivoire devra rétablir tous ses avantages compétitifs pour capitaliser les investissements projetés dans bien d autres secteurs de l économie. Derrière ces quatre secteurs d activité, bien d autres tels que les assurances, la banque & finances, les TIC, conserveront eux aussi un beau dynamisme. Stéphane Amani

12 Vins 22 cote d ivoire economie - N 9 - fevrier/mars 2011 Conso Conso cote d ivoire economie - N 9 - fevrier/mars low cost Automobile est le fruit du n 1 chinois, Changan Automobile, et conjugue esthétique, puissance Les Les du mois et solidité. Sa beauté extérieure se décline aussi bien à l intérieur, à travers des sièges confortables. Rimco Motors propose ce modèle à FCFA par mois. envahissent le marché Dans un marché de l automobile qui rencontre bien des difficultés, un phénomène s installe, celui des low cost. En voici quelques modèles. C est un fait établi, le secteur des ventes d automobiles en Côte d Ivoire a besoin d oxygène. Une réalité corroborée par les chiffres de vente du Groupement interprofessionnel automobile (GIPA) : seulement voitures vendues entre janvier et août Si la question du prix des véhicules est indéniablement au centre de la problématique, le développement des véhicules low cost sur le marché ivoirien est-il de nature à relancer l activité? L avenir proche devrait fournir des éléments de réponses mais en attendant, nous vous proposons un petit passage en revue de quelquesuns des modèles de la place. Renault Duster La Duster tient le haut du pavé pour la simple raison qu elle se classe dans le nouveau type de véhicule préféré des Ivoiriens, c est-à-dire surélevé, du fait de l état de nos routes. Avec son allure qui inspire la robustesse, ses ailes dégagées, ses roues puissantes, Dacia Duster donne envie de se jeter dans l aventure de la conduite. Ce véhicule, quoique low cost, a été conçu sur la base de performances dignes d un vrai 4x4. Son gabarit compact (4,31 m de longueur et 1,82 m de largeur) lui permet d évoluer aussi bien en milieu urbain qu en off-road. Selon M. Etienne Tozan, au sein du concessionnaire officiel de la marque de Renault et Suzuki, la Renault Duster est commercialisée dans leur show-room à FCFA un million de FCFA de plus pour le modèle dynamique, plus riche en options. Dacia Logan Avec sa coupe de berline, la Dacia Logan a été conçue à l origine par la filiale Dacia de Renault. Ce modèle, orienté en son temps vers les pays émergents, a connu une véritable success-story ces dernières années. Cette berline est idéale pour la circulation en milieu urbain. Côté design, la Logan se montre, de face, beaucoup plus attractive que bien des berlines sur la place. L intérieur est suffisamment grand avec un habitacle qui accueille une sellerie de tissu. Les poignées de portes et les rétroviseurs se marient bien avec la carrosserie de la voiture. Cette berline est accessible à seulement FCFA chez le concessionnaire de la marque. Wingle Great Wall Wingle est un pick-up de chez Great Wall Motors, le plus grand constructeur automobile chinois a capitaux privés. Sorti depuis 2006, ce n est que l an dernier que les premiers prototypes sont apparus sous nos tropiques. Ce véhicule a une trouble ressemblance avec la célèbre Toyota Hilux ou encore la D-MAX d Isuzu au point qu on les confond parfois lorsqu ils sont en circulation. Son espace arrière ouvert lui confère un avantage fabuleux pour ceux qui vont beaucoup dans les campagnes. En plus de cela, Rimco Motors, qui est le distributeur officiel en Côte d Ivoire, offre aux fonctionnaires et travailleurs des facilités en termes d acquisition de ce pick-up grâce à des facilités de paiement mensuel. Florid cross Cette petite berline séduit à l apparence. Elle Hover La Hover est une sorte de 4x4 de chez Great wall. Elle est équipée en série par deux roues motrices, des jantes alliages, des airbags conducteur et passager pour la sécurité des usagers. La climatisation, le lecteur CD intégré ne pourront qu augmenter le confort à bord. Elle ressemble étrangement à la Land Cruiser, mais à un coût moindre. La Hover présente aussi certains équipements en options, comme par exemple la sellerie en cuir. Cowry Le Cowry est le premier monospace de Great Wall couramment appelé «familiale». Ce monocorps est spacieux et moins gourmand en termes de consommation selon le site du vendeur. Il intègre un moteur de 2,0 l Mivec mis au point par Mitsubishi, avec la puissance maximale de 105 kw et un couple maximum de 185 NM. Cette familiale est équipée de façon optimale pour assurer la sécurité de toute la famille : combiné Crystal Diamond Light, air-bags, ABS et EBD, anti-collision de sécurité pare-chocs, sièges avant avec trois points prétention, ceintures de sécurité arrière et milieu, système de verrouillage des portes arrière, feux antibrouillard avant et arrière, système antivol électronique du moteur, siège conducteur réglable en six dimensions, vitres électriques, verrouillage central avec télécommande Prosper Koffi En collaboration avec L Œnophile, distributeur de vins, champagnes et spiritueux, Côte d Ivoire Economie vous propose une sélection de vins, à déguster avec modération, mais aussi avec délectation Prix de vente à l Œnophile : F Château Pez 2005 Région : Bordeaux Appellation : Saint-Estèphe. C est une des 4 grandes communes du Médoc avec 10 millions de bouteilles par an. Vieux terroir de 2000 ans au sol graveleux, au climat maritime et tempéré. Domaine : Château de Pez (appartient au Groupe Louis Roederer). Le domaine du Château de Pez couvre 26 hectares. Les vins sont fermentés dans des cuviers traditionnels en chêne, avant d être assemblés et élevés pour une période de seize à dix-huit mois en barriques, dont 40% de barriques neuves. Cépages : merlot 48%, cabernet-sauvignon 44%, cabernet franc 4%, petit verdot 3%. Caractères organoleptiques : Robe : couleur rubis foncé à reflets pourpres. Nez : très racé, élégant et complexe de fruits murs noirs et rouges (cerise cassis ) et d épices, associé à des notes de bois de moka et de torréfaction. Bouche : ce vin est très ample et puissant avec beaucoup de finesse, des tannins ronds et fondus et aussi fraîcheur grâce à son parfait équilibre tannique acide. Dégustation : vin de grande longueur en bouche et avec une belle structure qui n est qu à l aube de sa garde. Remarquable dans son équilibre et déjà prêt à être dégusté. Accords mets : sauté d oie, viandes rouges sautées ou poêlées, ris de veau, gigot d agneau, dorade braisée, poulet katoum. Prix de vente à l Œnophile : F Saint Joseph - Guigal Région : Vallée du Rhône. Située sur la rive droite du Rhône, l appellation Vallée-du-Rhône s étend sur 26 communes. Il s agit du deuxième vignoble en France en termes de volume de production de vins d appellation d origine contrôlée, après le Bordelais. Du nord au sud, ce vignoble se divise en deux ensembles d appellations : d une part la vallée du Rhône septentrionale, de Vienne jusqu à Valence (appellations Côte-Rôtie, Condrieu, Saint-Joseph, Crozes-Hermitage, etc.) ; d autre part la vallée du Rhône méridionale, de Montélimar à Avignon (appellations Châteauneuf-du-Pape, muscat de Beaumes-de-Venise, Vacqueyras, etc.) Encépagement : syrah 100%. Age moyen des vignes : entre 20 et 50 ans. Les vignes sont situées très majoritairement sur les communes de Tournon et de Sarras. Caractères organoleptiques : Robe : robe rouge sombre à reflets violacés. Nez : nez puissants à dominantes de fruits rouges et d arômes délicats du bois. Bouche : l attaque en bouche est puissante. Les tanins plutôt ronds et souples. Température de service : 16 C à 18 C. Garde : 10 ans environ. Accords mets : viandes rouges, magret, aiguillettes de canard, foie de veau, fromages à pâte molle et à croûte fleurie, riz gras aux gombos secs ou sauce pistache (poulet, bœuf). Cuvée Mythique Limited Release Bastide Blanche Rouge Prix de vente à l Œnophile : F Région : Languedoc Appellation : assemblage de Corbières issus du terroir de Fabrezan et St-Victor, suivi d un élevage de douze mois en fûts de chêne neufs. Le tirage ne dépasse pas les bouteilles. Cépage : 50% syrah, 20% grenache, 20% carignan, 10% mourvèdre. Vendanges manuelles. Caractères organoleptiques : Robe : son habit rouge sombre aux larmes lentes et denses. Nez : joli nez subtilement boisé et épicé avec des notes de garrigue, de menthe, apportées par le terroir. Bouche : réglisse et poivre gris. Très bien construite, dotée d une puissance et d une fraîcheur qui font son équilibre. Bel harmonie des différents cépages. Dégustation : les notes de fruits rouges confits se lovent dans une structure enveloppante qui s alanguit. Parfaitement équilibré, il peut être bu. Conservé encore cinq ans, il sera plus fondu. Accords mets : ragoût d igname, saka-saka, sanglier, agouti, canard au sang. Prix de vente à l Œnophile : F Région : Provence Appellation : AOP Côtes de Provence Propriété située sur le bord de la Méditerranée sur la presqu île de St-Tropez. En 2001 le groupe Bolloré acquiert cet éden et s engage à le préserver pour la production de vins rares. Aujourd hui le domaine renoue avec l excellence grâce à une métamorphose du vignoble et de la cave. Cépage : syrah 70%, grenache 30%. Caractères organoleptiques : Robe : robe pourpre franche et intense. Nez : élégant aromatique et complexe. Le boisé y est fondu, apportant des notes de truffes et d épices qui se marient aux arômes de petits fruits noirs. Bouche : ronde et ample, harmonieuse bien structurée charnue et soyeuse. Dégustation : les arômes bien fondus de fruit et de boisé sont persistants en finale, offrant un vin puissant et élégant à la fois.. Garde : 2 à 5 ans. Accords mets : terrine de gibier, lapin au romarin, sauce N troh, Kédjénou de pintade.

13

Office National des Produits Pétroliers ******** NOT AN OFFICIAL UNCTAD RECORD APPROVISIONNEMENT ET DISTRIBUTION DES PRODUITS PETROLIERS AU MALI

Office National des Produits Pétroliers ******** NOT AN OFFICIAL UNCTAD RECORD APPROVISIONNEMENT ET DISTRIBUTION DES PRODUITS PETROLIERS AU MALI Email : onapmali@afribone.net.ml Site Web : www.onapmali.co napmali.com Ministère de l Economie, de l Industrie et du Commerce ******** Office National des Produits Pétroliers ******** NOT AN OFFICIAL

Plus en détail

Au cours de la dernière décennie, les IDE vers l Afrique ont connu une croissance spectaculaire

Au cours de la dernière décennie, les IDE vers l Afrique ont connu une croissance spectaculaire Par Soraya Oulad Benchiba, Chargée d'études à l'institut Amadeus Au cours de la dernière décennie, les IDE vers l Afrique ont connu une croissance spectaculaire L afflux d IDE en Afrique a été spectaculaire

Plus en détail

DOSSIER DE PRESSE. Table Ronde pour le financement du développement du Bénin. 17-19 juin 2014 - Paris. www.tablerondebenin2014.org

DOSSIER DE PRESSE. Table Ronde pour le financement du développement du Bénin. 17-19 juin 2014 - Paris. www.tablerondebenin2014.org Table Ronde pour le financement du développement du Bénin 17-19 juin 2014 - Paris www.tablerondebenin2014.org LE MOT DU PRÉSIDENT La Table Ronde, occasion unique d échanges et de partage sur les opportunités

Plus en détail

Le secteur bancaire suisse: une histoire à succès, mais aussi à risque

Le secteur bancaire suisse: une histoire à succès, mais aussi à risque Le secteur bancaire suisse: une histoire à succès, mais aussi à risque Le secteur bancaire génère presque 1% du produit intérieur brut (PIB) de la Suisse; il représente ainsi une branche essentielle de

Plus en détail

RÉSULTATS 2008 - PERSPECTIVES 2009 DE LA BANQUE POSTALE

RÉSULTATS 2008 - PERSPECTIVES 2009 DE LA BANQUE POSTALE COMMUNIQUÉ DE PRESSE Paris, le 24 mars 2008 RÉSULTATS 2008 - PERSPECTIVES 2009 DE LA BANQUE POSTALE En 2008, La Banque Postale a confirmé sa place unique et singulière sur le marché de la banque de détail

Plus en détail

LES ECHOS DE LA BOURSE

LES ECHOS DE LA BOURSE Newsletter: N 52 R D u Moi s d e S ep t em b r e 2 013 N Agrément : SGI 021 / 2005 CREPMF MFAC-SB /005 / 2011 COSUMAF Dans ce numéro: MEMBRE DE LA BOURSE REGIONALE DES VALEURS MOBILIERES DE L UEMOA ET

Plus en détail

SEMINAIRE SUR LE FINANCEMENT DU LOGEMENT EN AFRIQUE DE L OUEST

SEMINAIRE SUR LE FINANCEMENT DU LOGEMENT EN AFRIQUE DE L OUEST SEMINAIRE SUR LE FINANCEMENT DU LOGEMENT EN AFRIQUE DE L OUEST Allocution d ouverture du Secrétaire Général du Conseil Régional de l Epargne Publique et des Marchés Financiers (CREPMF) Monsieur Edoh Kossi

Plus en détail

Les Perspectives Énergétiques à l horizon 2040

Les Perspectives Énergétiques à l horizon 2040 The Outlook for Energy: A View to 24 highlights Les Perspectives Énergétiques à l horizon 24 ExxonMobil vous présente dans ses Perspectives Énergétiques sa vision à long terme de notre avenir énergétique.

Plus en détail

5. Filière «GESTION ET VALORISATION DES DECHETS»

5. Filière «GESTION ET VALORISATION DES DECHETS» 5. Filière «GESTION ET VALORISATION DES DECHETS» Le marché du recyclage est en croissance constante depuis 2002 en France et a atteint un chiffre d affaires de 13 Mds, avec 30 000 personnes employées en

Plus en détail

Panorama de la RDC. La situation économique générale en RDC Les principaux indicateurs conjoncturels L activité bancaire

Panorama de la RDC. La situation économique générale en RDC Les principaux indicateurs conjoncturels L activité bancaire Panorama de la RDC La situation économique générale en RDC Les principaux indicateurs conjoncturels L activité bancaire La situation économique générale en RDC ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL SUR LE PLAN ÉCONOMIQUE

Plus en détail

L incidence des hausses de prix des produits de base sur la balance commerciale du Canada 1

L incidence des hausses de prix des produits de base sur la balance commerciale du Canada 1 Affaires étrangè et Commerce International Canada Le Bureau de l économiste en chef Série de papiers analytiques L incidence des hausses de prix des produits de base sur la balance commerciale du Canada

Plus en détail

LE SECTEUR INFORMEL DANS L AGGLOMERATION D ABIDJAN

LE SECTEUR INFORMEL DANS L AGGLOMERATION D ABIDJAN LE SECTEUR INFORMEL DANS L AGGLOMERATION D ABIDJAN Les conditions d activité du secteur informel L absence de numéro de compte contribuable apparaît comme le critère déterminant d appartenance au secteur

Plus en détail

L Assurance agricole au Sénégal

L Assurance agricole au Sénégal COLLOQUE FARM - Pluriagri : Assurer la production agricole Comment faire des systèmes assurantiels des outils de développement? 1 Paris, le 18 décembre 2012 Thème L Assurance agricole au Sénégal Un système

Plus en détail

Concours du Prix Orange de l Entrepreneur Social en Afrique Session de 2014 Synthèse Projet : SENEMAR+

Concours du Prix Orange de l Entrepreneur Social en Afrique Session de 2014 Synthèse Projet : SENEMAR+ Concours du Prix Orange de l Entrepreneur Social en Afrique Session de 2014 Synthèse Projet : SENEMAR+ A chaque campagne agricole dans les zones rurales Camerounaises en particulier et Africaines en générale,

Plus en détail

Hausse du crédit bancaire aux entreprises au Canada

Hausse du crédit bancaire aux entreprises au Canada Hausse du crédit bancaire aux entreprises au Canada Juillet 3 Aperçu Des données récemment publiées, recueillies par Prêts bancaires aux entreprises Autorisations et en-cours (Figure ), l Association des

Plus en détail

Depuis janvier 2006, les prix des céréales ont plus que doublé, et plus de

Depuis janvier 2006, les prix des céréales ont plus que doublé, et plus de L IDA EN ACTION Réponse de la Banque mondiale à la crise alimentaire Flambée des prix alimentaires : tendances, causes et perspectives Depuis janvier 2006, les prix des céréales ont plus que doublé, et

Plus en détail

Accompagner, susciter et faciliter les échanges économiques et commerciaux entre la France et Bénin * Association pour la création de la CCI-FB

Accompagner, susciter et faciliter les échanges économiques et commerciaux entre la France et Bénin * Association pour la création de la CCI-FB Lancement de la CCI France-Bénin Programme -mots d accueil -présentation de la CCIFB -présentation du Bénin -opportunités d affaires au bénin -relations économiques France-Bénin -Cocktail Accompagner,

Plus en détail

Bureau Veritas : résultats du premier semestre 2015 Performance solide dans un contexte de marché globalement difficile Perspectives 2015 confirmées

Bureau Veritas : résultats du premier semestre 2015 Performance solide dans un contexte de marché globalement difficile Perspectives 2015 confirmées COMMUNIQUE DE PRESSE 1 er septembre 2015 Bureau Veritas : résultats du premier semestre 2015 Performance solide dans un contexte de marché globalement difficile Perspectives 2015 confirmées Chiffre d affaires

Plus en détail

Principaux résultats

Principaux résultats L environnement, une opportunité Etat, perspectives et enjeux du marché des engrais Principaux résultats Lundi 28 juin 2010 Pierre Cazeneuve, Directeur GCL DD p.cazeneuve@gcl.tm.fr CONTEXTE GENERAL DE

Plus en détail

Réduire la pauvreté : comment les collectivités territoriales peuvent-elles être des catalyseurs du développement économique pro-pauvre?

Réduire la pauvreté : comment les collectivités territoriales peuvent-elles être des catalyseurs du développement économique pro-pauvre? Réduire la pauvreté : comment les collectivités territoriales peuvent-elles être des catalyseurs du développement économique pro-pauvre? Les trois dernières décennies ont été marquées par des progrès impressionnants

Plus en détail

SITUATION ENVIRONNEMENTALE ET CLIMATIQUE DU BENIN

SITUATION ENVIRONNEMENTALE ET CLIMATIQUE DU BENIN ATELIER REGIONAL AFRIQUE SUR LE FONDS POUR L ADAPTATION AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES: POUR UNE MEILLEURE INTEGRATION DES COMMUNAUTES VULNERABLES BÉNIN ATLANTIQUE BEACH HÔTEL, COTONOU, 29 ET 30 AVRIL 2012

Plus en détail

FORUM REGIONAL SUR L INITIATIVE ENERGIE SOLAIRE DE LA CEDEAO Présentation de la Côte d Ivoire

FORUM REGIONAL SUR L INITIATIVE ENERGIE SOLAIRE DE LA CEDEAO Présentation de la Côte d Ivoire FORUM REGIONAL SUR L INITIATIVE ENERGIE SOLAIRE DE LA CEDEAO Présentation de la Côte d Ivoire GNIGBOGNIMA Siriki N CHO Pâcome Chargés d études à la Direction Générale de l Energie Dakar, 18-21 octobre

Plus en détail

Définition de l'activité réglementée

Définition de l'activité réglementée ANNEXE LISTE DES ACTIVITES REGLEMENTEES n 97-40 du 18 /01/1997, modifié et complété relatif aux critères de détermination et d'encadrement des activités et professions réglementées soumises à inscription

Plus en détail

Dossier de Presse relatif à la formation «Green banking»

Dossier de Presse relatif à la formation «Green banking» Dossier de Presse relatif à la formation «Green banking» Cadre général : 24-25 avril 2012, Hôtel NOVOTEL -Tunis Depuis le rapport du Club de Rome sur les limites de la croissance en 1972, l opinion publique

Plus en détail

NOTRE SOUTIEN AU DéVELOPPEMENT DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES DANS L UEMOA

NOTRE SOUTIEN AU DéVELOPPEMENT DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES DANS L UEMOA NOTRE SOUTIEN AU DéVELOPPEMENT DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES DANS L UEMOA NOTRE SOUTIEN AU DéVELOPPEMENT DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES DANS L UEMOA MFW4A La finance au service de l afrique

Plus en détail

main-d oeuvr mploi Profil économique opulation active construction résidentielle logement

main-d oeuvr mploi Profil économique opulation active construction résidentielle logement Profil économique VILLE DE MONTRÉAL Arrondissement de Rivière-des-Prairies Pointe-aux-Trembles chômage mploi logement établissements d affaires localisation de l emploi revenus d emploi professions main-d

Plus en détail

ERISCAN Centre de dématérialisation

ERISCAN Centre de dématérialisation Besoin de numériser vos archives? ERISCAN Centre de dématérialisation infos@eris-ci.com e r i s SOMMAIRE I. ERIS - Présentation 1. ERIS digest 2. Nos références II. Archivage Electronique 1. Enjeux d une

Plus en détail

Point d actualité. Conseil Economique, Social & Environnemental Régional. Séance plénière 2 février 2015

Point d actualité. Conseil Economique, Social & Environnemental Régional. Séance plénière 2 février 2015 Conseil Economique, Social & Environnemental Régional Point d actualité Séance plénière 2 février 2015 Rapporteur général : Jean-Jacques FRANCOIS, au nom du Comité de Conjoncture CONTEXTE GÉNÉRAL A la

Plus en détail

QUATRIEME SESSION PLENIERE DE LA PLATEFORME DE PARTENARIAT PUBLIC-PARTENARIAT RAPPORT DE SYNTHESE DE LA SESSION PLENIERE

QUATRIEME SESSION PLENIERE DE LA PLATEFORME DE PARTENARIAT PUBLIC-PARTENARIAT RAPPORT DE SYNTHESE DE LA SESSION PLENIERE QUATRIEME SESSION PLENIERE DE LA PLATEFORME DE PARTENARIAT PUBLIC-PARTENARIAT 30 mars - 1 er avril 2015 ESPACE LATRILLE EVENTS, ABIDJAN RAPPORT DE SYNTHESE DE LA SESSION PLENIERE La 4 ème session plénière

Plus en détail

BTS FINANCIERS ÉCONOMIE GÉNÉRALE ET ÉCONOMIE D ENTREPRISE SESSION 2013

BTS FINANCIERS ÉCONOMIE GÉNÉRALE ET ÉCONOMIE D ENTREPRISE SESSION 2013 La commission de choix de sujets a rédigé cette proposition de corrigé, à partir des enrichissements successifs apportés aux différents stades d élaboration et de contrôle des sujets. Pour autant, ce document

Plus en détail

CONGRES INTERNATIONAL SUR L ASSURANCE ET LA RÉASSURANCE DES RISQUES AGRICOLES. Partenariat Public Privé dans l Assurance Agricole

CONGRES INTERNATIONAL SUR L ASSURANCE ET LA RÉASSURANCE DES RISQUES AGRICOLES. Partenariat Public Privé dans l Assurance Agricole CONGRES INTERNATIONAL SUR L ASSURANCE ET LA RÉASSURANCE DES RISQUES AGRICOLES 1 Marrakech -29, 30 et 31janvier 2014 Session 2 Partenariat Public Privé dans l Assurance Agricole L expérience de la Compagnie

Plus en détail

Actualité. Edito. Reprise d entreprise : Pourquoi se faire accompagner?

Actualité. Edito. Reprise d entreprise : Pourquoi se faire accompagner? N 07 JAN. 05 Actualité Reprise d entreprise : Pourquoi se faire accompagner? Débusquer les bons dossiers : bonnes affaires sont rares. Un professionnel accède à des dossiers que vous ne pouvez pas débusquer

Plus en détail

UNE MEILLEURE CROISSANCE, UN MEILLEUR CLIMAT

UNE MEILLEURE CROISSANCE, UN MEILLEUR CLIMAT UNE MEILLEURE CROISSANCE, UN MEILLEUR CLIMAT The New Climate Economy Report EXECUTIVE SUMMARY La Commission Mondiale sur l Économie et le Climat a été établie pour déterminer s il est possible de parvenir

Plus en détail

BUSINESS PLAN POUR UN PROJET DE PROMOTION ET DE COMMERCIALISATION DE SPIRULINE : MICROCREDIT SOUS FORME DE PACKS DE SPIRULINE

BUSINESS PLAN POUR UN PROJET DE PROMOTION ET DE COMMERCIALISATION DE SPIRULINE : MICROCREDIT SOUS FORME DE PACKS DE SPIRULINE BUSINESS PLAN POUR UN PROJET DE PROMOTION ET DE COMMERCIALISATION DE SPIRULINE : MICROCREDIT SOUS FORME DE PACKS DE SPIRULINE I. PRESENTATION DU PROJET I.1 Concept L activité de promotion et de commercialisation

Plus en détail

COMMISSION DES COMMUNAUTES EUROPÉENNES

COMMISSION DES COMMUNAUTES EUROPÉENNES FR Cas n IV/M.1021 - COMPAGNIE NATIONALE DE NAVIGATION / SOGELFA - CIM Le texte en langue française est le seul disponible et faisant foi. RÈGLEMENT (CEE) n 4064/89 SUR LES CONCENTRATIONS Article 6, paragraphe

Plus en détail

BOAD en Bref. Edition 2014 BANQUE OUEST AFRICAINE DE DÉVELOPPEMENT

BOAD en Bref. Edition 2014 BANQUE OUEST AFRICAINE DE DÉVELOPPEMENT BOAD en Bref Edition 2014 BANQUE OUEST AFRICAINE DE DÉVELOPPEMENT LA BANQUE OUEST AFRICAINE DE DEVELOPPEMENT EN BREF 1. CRÉATION ET OBJET La Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) est l institution

Plus en détail

Agricultures paysannes, mondialisation et développement agricole durable

Agricultures paysannes, mondialisation et développement agricole durable Agricultures paysannes, mondialisation et développement agricole durable Marcel MAZOYER professeur à La Paz juillet 2 007 Contenu 1. Une situation agricole et alimentaire mondiale inacceptable 2. Développement

Plus en détail

Chap 6 : L ouverture des économies. I. La mesure des échanges de biens et de services

Chap 6 : L ouverture des économies. I. La mesure des échanges de biens et de services Chap 6 : L ouverture des économies L ouverture des économies a permis une forte progression des échanges internationaux, notamment depuis la Seconde Guerre mondiale, même si tous les pays et les secteurs

Plus en détail

L or est-il réellement à un plus haut niveau depuis 25 ans?

L or est-il réellement à un plus haut niveau depuis 25 ans? Texte originel de Adam Hamilton (Zeal Intelligence) Publié le 13 janvier 2006 http://www.zealllc.com/essays.htm traduit et résumé par LS L or est-il réellement à un plus haut niveau depuis 25 ans? Les

Plus en détail

Comité des produits Discours du Directeur général. 29 mai 2012 1 DISCOURS D OUVERTURE DU DIRECTEUR GÉNÉRAL AU COMITÉ DES PRODUITS.

Comité des produits Discours du Directeur général. 29 mai 2012 1 DISCOURS D OUVERTURE DU DIRECTEUR GÉNÉRAL AU COMITÉ DES PRODUITS. Comité des produits Discours du Directeur général. 29 mai 2012 1 DISCOURS D OUVERTURE DU DIRECTEUR GÉNÉRAL AU COMITÉ DES PRODUITS 28 mai 2012 Madame la Représentante permanente adjointe de Sri Lanka, Présidente

Plus en détail

Les investissements internationaux

Les investissements internationaux Conclusion : Doit-on réguler les IDE? Les investissements internationaux Introduction : Qu est ce qu un investissement direct à l étranger (IDE)? I) L évolution des IDE 1 Les IDE : une affaire entre riches

Plus en détail

Institut National de la Statistique - Annuaire Statistique du Cameroun 2010. Chapitre 26 : LE CAMEROUN DANS LA ZONE CEMAC

Institut National de la Statistique - Annuaire Statistique du Cameroun 2010. Chapitre 26 : LE CAMEROUN DANS LA ZONE CEMAC Institut National de la Statistique - Annuaire Statistique du Cameroun 2010 Chapitre 26 : LE CAMEROUN DANS LA ZONE CEMAC 1. Présentation... 328 2. Méthodologie... 328 3. Définitions... 328 4. Sources de

Plus en détail

Promotion des investissements au Maroc

Promotion des investissements au Maroc Royaume du Maroc Direction des Etudes et des Prévisions financières Promotion des investissements au Maroc Mai 1996 Document de travail n 08 Promotion des investissements au Maroc Mai 1996 L objet de la

Plus en détail

Les économies de l Afrique de l Ouest : un portrait statistique

Les économies de l Afrique de l Ouest : un portrait statistique Les économies de l Afrique de l Ouest : un portrait statistique Ce bref portrait statistique porte sur l Afrique de l Ouest, région qui regroupe ici les quinze pays membres de la CEDEAO (Communauté Economique

Plus en détail

L AGENCE FRANÇAISE DE DÉVELOPPEMENT AU CAMEROUN. Le secteur privé

L AGENCE FRANÇAISE DE DÉVELOPPEMENT AU CAMEROUN. Le secteur privé L AGENCE FRANÇAISE DE DÉVELOPPEMENT AU CAMEROUN Le secteur privé LE SECTEUR PRIVE : UN VECTEUR ESSENTIEL DU DÉVELOPPEMENT Promouvoir une croissance durable et partagée... La croissance économique est un

Plus en détail

LE SECTEUR DE L ÉNERGIE NUCLÉAIRE AU CANADA OÙ ALLONS-NOUS?

LE SECTEUR DE L ÉNERGIE NUCLÉAIRE AU CANADA OÙ ALLONS-NOUS? LE SECTEUR DE L ÉNERGIE NUCLÉAIRE AU CANADA OÙ ALLONS-NOUS? RÉSUMÉ DU RAPPORT Le Forum des politiques publiques est un organisme indépendant, sans but lucratif, qui s efforce de promouvoir l excellence

Plus en détail

Un climat des affaires incertain

Un climat des affaires incertain AVRIL 2015 Un climat des affaires incertain Au premier trimestre, 39 % des TPE-PME rhônalpines ont observé une baisse de chiffre d affaires par rapport à la même période de 2014 et seulement 24 % une hausse.

Plus en détail

Thème 2 : Le rôle du «secteur informel» dans l intégration régionale

Thème 2 : Le rôle du «secteur informel» dans l intégration régionale Thème 2 : Le rôle du «secteur informel» dans l intégration régionale 1. Le secteur informel en Afrique : définition et caractéristiques générales Le secteur informel est défini comme l'ensemble des unités

Plus en détail

Énergie et Mondialisation

Énergie et Mondialisation Énergie et Mondialisation Il est fréquent d affirmer que de nombreuses questions énergétiques ou environnementales ne peuvent être posées correctement qu au niveau mondial. Résolument ancré dans le réseau

Plus en détail

BOURBON. Intervention de Jacques de Chateauvieux Président du conseil d administration Assemblée Générale mixte - 21 mai 2015 BOURBONOFFSHORE.

BOURBON. Intervention de Jacques de Chateauvieux Président du conseil d administration Assemblée Générale mixte - 21 mai 2015 BOURBONOFFSHORE. BOURBON Intervention de Jacques de Chateauvieux Président du conseil d administration Assemblée Générale mixte - 2 mai 205 BOURBONOFFSHORE.COM _ BOURBON DEMAIN Mesdames, Messieurs, chers Actionnaires Ceux

Plus en détail

Le FMI conclut les consultations de 2008 au titre de l article IV avec le Maroc

Le FMI conclut les consultations de 2008 au titre de l article IV avec le Maroc Note d information au public (NIP) n 08/91 POUR DIFFUSION IMMÉDIATE Le 23 juillet 2008 Fonds monétaire international 700 19 e rue, NW Washington, D. C. 20431 USA Le FMI conclut les consultations de 2008

Plus en détail

Chiffre d affaires de Casino unité : million d euros / Source : Casino

Chiffre d affaires de Casino unité : million d euros / Source : Casino Septembre 2012 / TBI&LMO / BPE 2ENT18 Chiffre d affaires de Casino unité : million d euros / Source : Casino 40 000 34 361 NAF rév.2, 2008 : Chiffres clés 2011 47.11CDEF 47.91B 30 000 20 000 20 390 22

Plus en détail

Thème E Etablir un diagnostic stratégique Le diagnostic externe Analyse de l environnement de l entreprise

Thème E Etablir un diagnostic stratégique Le diagnostic externe Analyse de l environnement de l entreprise Thème E Etablir un diagnostic stratégique Le diagnostic externe Analyse de l environnement de l entreprise On ne peut concevoir l entreprise comme une entité isolée du milieu dans lequel elle agit. L entreprise

Plus en détail

Investissement en capital dans la transformation alimentaire canadienne

Investissement en capital dans la transformation alimentaire canadienne PROGRAMME DE RECHERCHE SUR LE SECTEUR DE LA TRANSFORMATION ALIMENTAIRE PROGRAMME DE RECHERCHE DE LA TRANSFORMATION ALIMENTAIRE / PROJET 6A PROJET 6a : CONNAISSANCES EN MATIÈRE D INNOVATION Investissement

Plus en détail

TERMES DE REFERENCE POUR L ELABORATION D UNE STRATEGIE DE MOBILISATION DE RESSOURCES ET DES PROCEDURES Y RELATIVES POUR LA BIDC

TERMES DE REFERENCE POUR L ELABORATION D UNE STRATEGIE DE MOBILISATION DE RESSOURCES ET DES PROCEDURES Y RELATIVES POUR LA BIDC TERMES DE REFERENCE POUR L ELABORATION D UNE STRATEGIE DE MOBILISATION DE RESSOURCES ET DES PROCEDURES Y RELATIVES POUR LA BIDC Avril 2014 TDR pour l élaboration d une stratégie de mobilisation de ressources

Plus en détail

NOTE DE PRESENTATION DU PROGRAMME STATISTIQUE DE L UEMOA

NOTE DE PRESENTATION DU PROGRAMME STATISTIQUE DE L UEMOA UNION ECONOMIQUE ET MONETAIRE OUEST AFRICAINE La Commission Département des Politiques Economiques NOTE DE PRESENTATION DU PROGRAMME STATISTIQUE DE L UEMOA Février 2005 I INTRODUCTION Le Traité instituant

Plus en détail

REPOBLIKAN I MADAGASIKARA Tanindrazana Fahafahana Fandrosoana

REPOBLIKAN I MADAGASIKARA Tanindrazana Fahafahana Fandrosoana REPOBLIKAN I MADAGASIKARA Tanindrazana Fahafahana Fandrosoana BANQUE CENTRALE DE MADAGASCAR IINSTIITUT NATIIONAL DE LA STATIISTIIQUE C ette étude sur l investissement étranger à Madagascar a été faite

Plus en détail

Définir le collectif : retour d expérience du G20 sur la sécurité alimentaire

Définir le collectif : retour d expérience du G20 sur la sécurité alimentaire Pierre Jacquet Pierre Jacquet est chef économiste de l Agence Française de Développement (AFD). Il est membre du Conseil économique pour le développement durable (CEDD). Définir le collectif : retour d

Plus en détail

L IMPLANTATION DES FIRMES CHINOISES ET INDIENNES EN EUROPE

L IMPLANTATION DES FIRMES CHINOISES ET INDIENNES EN EUROPE MINISTERE DE L ECONOMIE, DE L INDUSTRIE ET DE L EMPLOI DIRECTION GENERALE DE LA COMPETITIVITE DE L INDUSTRIE ET DES SERVICES L IMPLANTATION DES FIRMES CHINOISES ET INDIENNES EN EUROPE DERNIERES TENDANCES

Plus en détail

résumé un développement riche en emplois

résumé un développement riche en emplois ne pas publier avant 00:01 Gmt le mardi 27 mai 2014 résumé un développement riche en emplois Rapport sur le Travail dans le Monde 2014 Un développement riche en emplois Résumé ORGANISATION INTERNATIONALE

Plus en détail

www.droit-afrique.com concessionnaire, le permissionnaire ou l amodiataire déclare avoir produites au cours du mois précédent.

www.droit-afrique.com concessionnaire, le permissionnaire ou l amodiataire déclare avoir produites au cours du mois précédent. concessionnaire, le permissionnaire ou l amodiataire déclare avoir produites au cours du mois précédent. Pour permettre l établissement des états de liquidation, une déclaration signée, affirmée sincère

Plus en détail

Le capital-investissement en Afrique

Le capital-investissement en Afrique Neuvième Forum pour le développement de l'afrique Le capital-investissement en Afrique Document de travail Neuvième Forum pour le développement de l'afrique Des finan cements innovants pour l a transformation

Plus en détail

Exemples de projets financés par l Union européenne et les Etats membres dans le cadre du Partenariat UE-Afrique sur le coton

Exemples de projets financés par l Union européenne et les Etats membres dans le cadre du Partenariat UE-Afrique sur le coton Exemples de projets financés par l Union européenne et les Etats membres dans le cadre du Partenariat UE-Afrique sur le coton Michaela Dodini, Délégation UE Plan de la Présentation I. Brefs rappels sur

Plus en détail

Le solde commercial de la France, qui était

Le solde commercial de la France, qui était 3.1 Échanges extérieurs Le solde commercial de la France, qui était positif au début des années 2, redevient négatif à partir de 25. Le solde des produits manufacturés devient alors déficitaire et va ensuite

Plus en détail

Quatrième Réunion du Conseil National du Crédit et de l Epargne 06 juillet 2010 Rabat

Quatrième Réunion du Conseil National du Crédit et de l Epargne 06 juillet 2010 Rabat Quatrième Réunion du Conseil National du Crédit et de l Epargne 06 juillet 2010 Rabat Allocution de Monsieur Abdellatif JOUAHRI Gouverneur de Bank Al-Maghrib Messieurs les Secrétaires Généraux, Messieurs

Plus en détail

Les stratégies gagnantes

Les stratégies gagnantes Les stratégies gagnantes Par Julien Deleuze Senior Manager, Estin & Co A l occasion des crises, on mesure de façon évidente à quel point les entreprises font face à un cercle vicieux destructeur. Faible

Plus en détail

Comment développer les métiers agroalimentaires en Afrique subsaharienne? Extraits d étude

Comment développer les métiers agroalimentaires en Afrique subsaharienne? Extraits d étude Note d information / Politiques agricoles n 13 Comment développer les métiers agroalimentaires en Afrique subsaharienne? Extraits d étude 27 mai 2013 / Sélection par l équipe technique RECA RECA Réseau

Plus en détail

b. Détermination du coût de Production------------------------------------------------14

b. Détermination du coût de Production------------------------------------------------14 I. INTRODUCTION ----------------------------------------------------------------------------------- 3 II. LA PAGE DE COUVERTURE ------------------------------------------------------------------ 5 III.

Plus en détail

NOK 4% 2016. Deutsche Bank. Crédit Agricole Corporate and Investment Bank (FR) (A/A2) Une opportunité d investissement en couronne norvégienne.

NOK 4% 2016. Deutsche Bank. Crédit Agricole Corporate and Investment Bank (FR) (A/A2) Une opportunité d investissement en couronne norvégienne. Deutsche Bank Une opportunité d investissement en couronne norvégienne. A quoi vous attendre? Type d investissement Ce produit est une obligation. En souscrivant à cette obligation, vous prêtez de l argent

Plus en détail

Croissance plus lente dans les pays émergents, accélération progressive dans les pays avancés

Croissance plus lente dans les pays émergents, accélération progressive dans les pays avancés POUR DIFFUSION : À Washington : 9h00, le 9 juillet 2015 STRICTEMENT CONFIDENTIEL JUSQU À DIFFUSION Croissance plus lente dans les pays émergents, accélération progressive dans les pays avancés La croissance

Plus en détail

Royaume du Maroc المرجع :

Royaume du Maroc المرجع : المملكة المغربية Royaume du Maroc المرجع : a présente note méthodologique reprend les nouvelles recommandations internationales mises en œuvre par le Maroc, pour l établissement de la balance des paiements

Plus en détail

Conséquences des changements de mode de vie sur la production et la distribution des biens de consommation : résultats d une étude du CRÉDOC

Conséquences des changements de mode de vie sur la production et la distribution des biens de consommation : résultats d une étude du CRÉDOC Conséquences des changements de mode de vie sur la production et la distribution des biens de consommation : résultats d une étude du CRÉDOC L industrie française des biens de consommation prend-elle bien

Plus en détail

Enjeux et Perspectives de la composante «Environnement Santé» du Plan d Action de l Initiative Environnement du NEPAD

Enjeux et Perspectives de la composante «Environnement Santé» du Plan d Action de l Initiative Environnement du NEPAD PRÉSENTATION POWER POINT Enjeux et Perspectives de la composante «Environnement Santé» du Plan d Action de l Initiative Environnement du NEPAD Cheikh FOFANA, Assistant au Secrétaire Exécutif, Secrétariat

Plus en détail

MINISTERE DE L ENVIRONNEMENT ET DES FORETS ------------- STRATEGIE NATIONALE DU MECANISME DE DEVELOPPEMENT PROPRE A MADAGASCAR

MINISTERE DE L ENVIRONNEMENT ET DES FORETS ------------- STRATEGIE NATIONALE DU MECANISME DE DEVELOPPEMENT PROPRE A MADAGASCAR MINISTERE DE L ENVIRONNEMENT ET DES FORETS ------------- STRATEGIE NATIONALE DU MECANISME DE DEVELOPPEMENT PROPRE A MADAGASCAR 1 Acronymes AND MDP CBD CCNUCC CLD GES MDP PK SN MDP : Autorité Nationale

Plus en détail

eni gas & power en France Juillet 2013 eni.com/fr

eni gas & power en France Juillet 2013 eni.com/fr eni gas & power en France Juillet 2013 eni.com/fr eni gas & power en France Avec plus de 50 ans d expérience dans le secteur gazier, eni est l un des premiers opérateurs de gaz naturel en Europe, où elle

Plus en détail

2.2 Etablir un diagnostic stratégique. Documents annexes au PowerPoint

2.2 Etablir un diagnostic stratégique. Documents annexes au PowerPoint 1 2.2 Etablir un diagnostic stratégique Documents annexes au PowerPoint Document 1 Domaines concernés Exemples Facteurs politiques Politiques fiscales, budgétaire, monétaire, sociale Allègement exceptionnel

Plus en détail

la Contribution Climat Energie

la Contribution Climat Energie Paris le 05/09/2009 la Contribution Climat Energie 1. Quelle assiette aura la CCE? a. Assiette : La CCE serait une contribution additionnelle aux taxes intérieures (TIPP, TICGN, TICC), assise sur l ensemble

Plus en détail

LOG 8869 Residential Brochure_FR:Layout 1 6/4/08 11:53 AM Page 1. Construire vert ne devrait pas être un casse-tête

LOG 8869 Residential Brochure_FR:Layout 1 6/4/08 11:53 AM Page 1. Construire vert ne devrait pas être un casse-tête LOG 8869 Residential Brochure_FR:Layout 1 6/4/08 11:53 AM Page 1 Construire vert ne devrait pas être un casse-tête LOG 8869 Residential Brochure_FR:Layout 1 2 6/4/08 11:53 AM Page 2 LOG 8869 Residential

Plus en détail

Bien vivre, dans les limites de notre planète

Bien vivre, dans les limites de notre planète isstock Bien vivre, dans les limites de notre planète 7e PAE le programme d action général de l Union pour l environnement à l horizon 2020 Depuis le milieu des années 70, la politique environnementale

Plus en détail

Et si l on revenait aux fondamentaux? Réunion APAI du 10/02/2014 Rappel du rôle de la Bourse Quand investir en actions? Quel montant de son

Et si l on revenait aux fondamentaux? Réunion APAI du 10/02/2014 Rappel du rôle de la Bourse Quand investir en actions? Quel montant de son Et si l on revenait aux fondamentaux? Réunion APAI du 10/02/2014 Rappel du rôle de la Bourse Quand investir en actions? Quel montant de son patrimoine y investir? Choisir les types de support adaptés à

Plus en détail

Deuxième Forum d apprentissage du programme ACCA, 25-29 octobre 2010, Dakar, Sénégal

Deuxième Forum d apprentissage du programme ACCA, 25-29 octobre 2010, Dakar, Sénégal Note d orientation Deuxième Forum d apprentissage du programme ACCA, 25-29 octobre 2010, Dakar, Sénégal Évaluer comment l adaptation aux changements climatiques contribue à la réduction de la pauvreté

Plus en détail

Détention des crédits : que nous enseignent les évolutions récentes?

Détention des crédits : que nous enseignent les évolutions récentes? 1 Numéro 200, juin 2013 Détention des crédits : que nous enseignent les évolutions récentes? I) Un taux de détention en baisse La détention au plus bas historique A la fin de l année 2012, seulement 48,6%

Plus en détail

www.katanga-bm.com Jeudi 29 mai au samedi 31 mai 2014 de 9h30 à 17h30 Sur le parvis du Bâtiment du 30 juin à Lubumbashi

www.katanga-bm.com Jeudi 29 mai au samedi 31 mai 2014 de 9h30 à 17h30 Sur le parvis du Bâtiment du 30 juin à Lubumbashi Jeudi 29 mai au samedi 31 mai 2014 de 9h30 à 17h30 Sur le parvis du Bâtiment du 30 juin www.katanga-bm.com Un évènement produit par Musal sarl QUI SOMMES-NOUS? L entreprise Musal SARL, est une agence de

Plus en détail

AFD Danielle Segui. Financer les petites et très petites entreprises des pays du Sud

AFD Danielle Segui. Financer les petites et très petites entreprises des pays du Sud L AFD et la mésofinance AFD Danielle Segui Financer les petites et très petites entreprises des pays du Sud Besoins de financements 100 000 Grandes PME Banque traditionnelle TPE/PE {Chaînon manquant Les

Plus en détail

Bien plus qu un financement

Bien plus qu un financement Bien plus qu un financement Vous souhaitez étendre votre activité, accroître vos ventes? Vous avez des projets d investissement? Ensemble, on peut accélérer votre développement Vous êtes constructeur ou

Plus en détail

Eco-Fiche BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1

Eco-Fiche BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1 Eco-Fiche Janvier 2013 BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1 Retour sur l année 2012 : l atonie En 2012, le Produit Intérieur Brut (PIB) s est élevé à 1 802,1 milliards d euros, soit

Plus en détail

Date de publication : 1 er juin 2015 BULLETIN MENSUEL DE STATISTIQUES ECONOMIQUES DE L'UEMOA DU MOIS D'AVRIL 2015 (*)

Date de publication : 1 er juin 2015 BULLETIN MENSUEL DE STATISTIQUES ECONOMIQUES DE L'UEMOA DU MOIS D'AVRIL 2015 (*) BULLETIN MENSUEL DE STATISTIQUES ECONOMIQUES DE L'UEMOA AVRIL 2015 BULLETIN MENSUEL DE STATISTIQUES ECONOMIQUES DE L'UEMOA DU MOIS D'AVRIL 2015 (*) Date de publication : 1 er juin 2015 (*) : Le «Bulletin

Plus en détail

Les variations des prix des matières premières agricoles, telles qu observées entre

Les variations des prix des matières premières agricoles, telles qu observées entre Perspectives des marchés des matières premières de l alimentation animale Analyse prospective des écarts de prix de l aliment porcin dans l UE, aux Etats-Unis et au Les variations des prix des matières

Plus en détail

Safari des produits financiers qu est-ce qui s échange sur la planète finance?

Safari des produits financiers qu est-ce qui s échange sur la planète finance? CHAPITRE 1 Safari des produits financiers qu est-ce qui s échange sur la planète finance? Plongeons au cœur du sujet ami lecteur, et pour cela imaginezvous à la tête d une entreprise, la GlobalCo. Pour

Plus en détail

DORVAL FLEXIBLE MONDE

DORVAL FLEXIBLE MONDE DORVAL FLEXIBLE MONDE Rapport de gestion 2014 Catégorie : Diversifié International/Gestion flexible Objectif de gestion : L objectif de gestion consiste à participer à la hausse des marchés de taux et

Plus en détail

Plateforme d informations climatiques au Niger Présentation de l opportunité

Plateforme d informations climatiques au Niger Présentation de l opportunité Plateforme d informations climatiques au Niger Présentation de l opportunité 23 Novembre 2012 Pour diffusion publique Résumé Exécutif Une opportunité Pour un opérateur privé, la plateforme d'informations

Plus en détail

Comment investir en sicav?

Comment investir en sicav? & Sicav Comment réaliser de bons placements quand on n a pas le temps ou les connaissances suffisantes pour s en occuper? Opter pour une ou plusieurs sicav peut être utile! Comment investir en sicav? Société

Plus en détail

Canada-Afrique de l Ouest: la force de l entreprenariat

Canada-Afrique de l Ouest: la force de l entreprenariat Canada-Afrique de l Ouest: la force de l entreprenariat Par Carlos Rojas-Arbulu, Délégué Commercial Principal (Afrique de l`ouest), Service de Délégués Commerciaux du Canada, Ambassade du Canada, Senegal

Plus en détail

ATELIER DE RESTITUTION DU 27 NOVEMBRE 2014 ETUDE SECTEUR AGROALIMENTAIRE PROGRAMME EDEC

ATELIER DE RESTITUTION DU 27 NOVEMBRE 2014 ETUDE SECTEUR AGROALIMENTAIRE PROGRAMME EDEC Ministère Chargé du Commerce Extérieur ATELIER DE RESTITUTION DU 27 NOVEMBRE 2014 ETUDE SECTEUR AGROALIMENTAIRE PROGRAMME EDEC Présentation du secteur agroalimentaire (IAA) Le secteur des industries agroalimentaires

Plus en détail

L innovation disruptive,

L innovation disruptive, Octobre 2013 une nécessité pour l industrie aéronautique Les constructeurs aéronautiques font face à une compétition technologique et commerciale toujours plus intense dans un environnement de complexité

Plus en détail

Pourquoi la croissance du commerce international s est-elle essoufflée? Beaucoup d espoir repose sur la libéralisation des échanges commerciaux

Pourquoi la croissance du commerce international s est-elle essoufflée? Beaucoup d espoir repose sur la libéralisation des échanges commerciaux 7 avril Pourquoi la croissance du commerce international s est-elle essoufflée? Beaucoup d espoir repose sur la libéralisation des échanges commerciaux La crise de 9 a eu des conséquences néfastes pour

Plus en détail

ENJEUX ET PERSPECTIVES DU MODÈLE DE BANCASSURANCE NON-VIE À L AUNE DES ANNÉES 2020

ENJEUX ET PERSPECTIVES DU MODÈLE DE BANCASSURANCE NON-VIE À L AUNE DES ANNÉES 2020 Jean-Louis DELPÉRIÉ Directeur ENJEUX ET PERSPECTIVES DU MODÈLE DE BANCASSURANCE NON-VIE À L AUNE DES ANNÉES 2020 Antoine FOURNIER Directeur LES DEUX DERNIÈRES DÉCENNIES ONT VU L ÉMERGENCE EN FRANCE DES

Plus en détail

Comparaison des enjeux énergétiques de la France et de l Allemagne

Comparaison des enjeux énergétiques de la France et de l Allemagne Comparaison des enjeux énergétiques de la France et de l Allemagne Dans la perspective de la première conférence franco-allemande sur l énergie qui se tiendra le 2 juillet prochain à Paris 1, il paraît

Plus en détail

SITUATION DES SERVICES FINANCIERS VIA LA TELEPHONIE MOBILE DANS L UEMOA

SITUATION DES SERVICES FINANCIERS VIA LA TELEPHONIE MOBILE DANS L UEMOA SITUATION DES SERVICES FINANCIERS VIA LA TELEPHONIE MOBILE DANS L UEMOA Année 2014 DIRECTION GENERALE DES OPERATIONS ET DES ACTIVITES FIDUCIAIRES Direction des Systèmes et Moyens de Paiement SITUATION

Plus en détail