Lendemain de week-end électoral dans la zone euro : et maintenant?

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Lendemain de week-end électoral dans la zone euro : et maintenant?"

Transcription

1 11 mai 2011 David Benamou Philip Hall Adrian Paturle Lendemain de week-end électoral dans la zone euro : et maintenant? Après un week-end politique chargé et les discours excessifs qui accompagnent toute campagne électorale, le temps gouvernemental va reprendre ses droits. Quels sont les grands enjeux des semaines à venir sur la dette souveraine et donc, par ricochet, sur les banques? On prend les mêmes et on recommence La situation grecque paraît inextricable. Rappelons en deux mots les règles constitutionnelles : le parti arrivé en tête a une prime de 50 sièges (sur un total de 300), les partis ayant moins de 3% n ont pas de siège et le reste est partagé à la proportionnelle. M. Samaras (ND) dispose de 4 jours pour former un gouvernement. S il échoue, ce sera au tour de M. Tsipras (gauche radicale), puis de M. Venizelos (PASOK) d essayer. La principale difficulté provient de ce que les deux grands partis «pro-européens» n obtiennent que 149 sièges contre 151 nécessaires pour une majorité et que le seul autre parti susceptible de rejoindre une coalition «pro-européenne» (DIMAR 1 ) s est fermement opposé à cette coalition. Symétriquement, les partis anti-européens ne disposent pas non plus d une majorité et regroupent des partis aux idées diamétralement opposées, qu on a peine à voir dans une même coalition (de l extrême droite xénophobe au communisme) même si le parti arrivé en seconde position (SYRISA) a affirmé qu il accepterait l aide de l extrême droite pour former une coalition opposée au programme UE-FMI le symétrique n étant pas vrai. Si aucun gouvernement n est formé, le président peut essayer de former un gouvernement d unité nationale. Si cette option-là échoue également, les grecs devront voter à nouveau, sans doute en juin. Les deux scénarios les plus probables sont donc : Que les grecs soient à nouveau appelés aux urnes le mois prochain ; Que DIMAR accepte de participer à la coalition. Ce second scénario laisserait la Grèce sur les rails du plan actuel et aurait sans doute un impact positif sur les marchés, en levant les fortes incertitudes qui entourent l avenir de la Grèce (sans évidemment occulter les considérables difficultés qui attendent les grecs pour ramener le pays sur le chemin de la croissance). Le premier scénario ferait craindre à nouveau pour la stabilité de la Grèce et de l UE en général. Examinons en détail les résultats de l élection de ce week-end pour tenter de comprendre ce qui pourrait se passer en juin. 1 Dimar est opposé au plan UE/FMI mais pour le maintien dans l Euro. On peut toutefois juger qu il est le parti le moins «farouche» des opposants au plan. Axiom Alternative Investments 63, rue La Boétie Paris Tel :

2 Parti Orientation Position sur le Programme Vote Sièges UE/FMI ND Centre droit Pour 18.86% 108 SYRISA Gauche Contre 16.77% 52 PASOK Centre gauche Pour 13.18% 41 KKE Extrême gauche Contre 8.48% 26 ANEL Droite Contre 10.60% 33 nationaliste DIMAR Gauche Contre / Pour 6.10% 19 XA Extrême droite Contre 6.97% 21 LAOS Droite Contre 2.90% 0 OP Ecologiste Contre 2.93% 0 DA Centre - Libéral Pour 2.55% 0 KOISY Gauche Contre 0.96% 0 DRASI Libéral Pour 1.80% 0 Recréer la Grèce Droite Pour 2.15% 0 Divers 5.73% 0 Source : Est-il possible de voir une majorité se constituer contre le programme UE-FMI? Elle devrait sans nul doute se constituer autour de partis de gauche et sans le parti d extrême droite. Sans les 50 sièges alloués au parti en tête, le scénario paraît très improbable tant les partis anti-programme ont des conceptions politiques différentes. En revanche, si SYRISA devait prendre la première place lors de nouvelles élections, les partis d extrême gauche pourraient sans doute remporter une majorité. Même s il est constitué de membres exclus du PASOK et du SYRIZA, on pourrait même imaginer que le DIMAR accepte de faire liste unique avec le SYRISA pour avoir de très fortes chances de remporter l élection. A l inverse, le ND ne dispose pas de réels alliés favorables au programme et à même de lui permettre de construire une liste unique plus solide. A défaut d union de deux partis de gauche, le contexte chaotique et l incapacité du parlement de former un gouvernement devrait permettre aux partis «raisonnables», et notamment au ND, de maintenir leur avance, voire de parvenir à une très fragile majorité. Mais le pays est réellement sur la corde raide : voix de plus en faveur des écologistes suffiraient à faire rentrer une poignée de députés au parlement et d enterrer les chances du PASOK et de ND de créer un gouvernement stable. Des concessions mineures apportées par l UE et le FMI au DIMAR afin de lui permettre de rejoindre une coalition gouvernementale serait sans nul doute l option la plus raisonnable. Sera-t-elle suivie? Ce n est pas certain, aussi on ne peut exclure l hypothèse d un gouvernement d extrême gauche formé en juin 2012, qui regrouperait les communistes, SYRISA, DIMAR et, peut-être, les écologistes. De ces 4 partis, seuls les communistes rejettent officiellement l Euro, les autres restant flous (SYRISA, DIMAR) ou souhaitant le conserver (Ecologistes.) Ces partis rejettent tous l accord. Continuons à dérouler la bobine : si ces partis arrivaient au pouvoir, ils demanderaient une modification substantielle de l accord UE-FMI. Malgré le léger rééquilibrage des forces en Europe (cf. ci-dessous sur l élection française), nous pensons que la patience des pays d Europe du nord (Allemagne, Finlande, Pays- Bas) est arrivée à son terme et que ces pays auront beaucoup de mal à accepter une renégociation autre que marginale. Au-delà des coups de menton divers, le rapport de forces pourrait être complexe et difficile à mesurer. Les créanciers publics sont maintenant presque seuls à bord, les créanciers privés ayant déjà 2

3 abandonné la majorité de leurs créances, et, en poussant les grecs au défaut, les contribuables européens seraient les grands perdants. Pour M. Hollande, débuter une législature par un défaut grec serait catastrophique. Il est donc probable que, même dans cette situation, les partis au pouvoir en Grèce et en Allemagne avaleraient (une partie) de leur chapeau pour trouver un nouvel accord : allongement des financements publics, adoption de mesures de croissance, baisse des taux d intérêts sur les prêts, financements BEI en Grèce, etc. Tout ceci porte un nom, fort simple : transfert fiscal des régions les plus riches vers les plus pauvres. Le pire scénario serait naturellement l absence d accord et il ne peut aucunement être exclu. Nous ne croyons pas que les grecs pourraient alors conserver l Euro comme monnaie : ils n auraient en effet aucun moyen de financer leur déficit courant. La Grèce ferait nécessairement défaut et les pertes pour les pays de l UE et pour la BCE, via le mécanisme de paiement de l Eurosystème TARGET 2, pourraient être extrêmement élevées. La Grèce serait plongée dans le chaos économique. Paradoxalement, ce qui serait une terrible nouvelle pour la Grèce et pour l économie de la zone euro en général, pourrait renforcer la solidité du risque crédit souverain. Après une période nécessairement très volatile et des dégradations importantes de la part des agences, y compris pour les Etats AAA, nous croyons que la situation entraînerait une réaction forte de la part des décideurs européens, ne serait-ce que parce qu'au même moment le Portugal serait certainement sous pression pour négocier la suite de son programme d'ajustement. Une réaction timide conduirait à la dislocation de la zone Euro et c'est donc sans doute plutôt vers un fédéralisme renforcé et une solidarité accrue que s'orienterait le continent. Le contexte macro-économique le plus probable ressemblerait alors à un scénario japonais, il est vrai, guère réjouissant mais rassurant pour les créanciers puisque la Banque centrale se chargerait de monétiser les dettes. Ailleurs en Europe Le «hasard» des calendriers met le Portugal dans une situation complexe au moment même où les grecs pourraient retourner aux urnes. En effet, la politique du FMI (naturellement susceptible d évolution mais à ce jour constante) lui interdit de décaisser sans prévision satisfaisante de trésorerie à douze mois. Le paiement de septembre prochain doit donc faire l objet d un rapport qui devra indiquer la trésorerie du pays. Les prévisions du programme initial de 78Mds incluaient un retour aux marchés de capitaux d ici septembre 2013 afin notamment de refinancer une ligne obligataire de 9,3Mds. Ce retour est-il réaliste? Avec des taux à 10 ans proches de 11%, la réponse semble évidemment NON. La dette publique est supérieure à 100%, le déficit proche de 6% mais le déficit est en réalité proche de 8% si l on retraite les chiffres officiels de l opération de transfert de charges de retraites du secteur bancaire, de sorte que l objectif 2012 (4,5%) correspond à une baisse du déficit de 3,3%, un objectif extrêmement ambitieux, alors que l économie se contracte, que les recettes fiscales (TVA par exemple) diminuent en conséquence, que la dette contingente non inscrite au bilan (garanties, recapitalisation d entités parapubliques, PPP, dettes commerciales, etc.) se matérialise peu à peu, etc. Le retour sur les marchés paraît donc exclu. Si le FMI se tient à ses principes, invoqués notamment en Grèce avant le second plan d aide, le pays devrait donc avoir besoin d un nouveau plan de financement public, dès cet été. Se posera alors une question cruciale : le 3

4 pays suivra-t-il le même chemin que la Grèce (décote sur les titres obligataires) ou bénéficiera-t-il d un soutien sans contrepartie exigée du secteur privé? Plusieurs éléments de contexte pourraient peser pour éviter le «PSI» : Les partenaires du Portugal semblent estimer que le programme se déroule de manière satisfaisante et que les efforts réalisés sont importants. Sont notamment cités l amélioration de la balance commerciale, la baisse de la demande intérieure, la baisse des salaires du secteur public, etc. La dette publique devrait rester contenue sous le seuil de 120% pendant plusieurs années. Ce seuil est à la fois purement psychologique et crucial. C est en effet le niveau (approximatif) de la dette italienne et les dirigeants européens doivent absolument éviter toute panique sur la dette italienne. La taille du problème, et donc d un second plan de soutien, est bien inférieure : la dette obligataire totale du Portugal est de 127Mds contre (initialement!) environ 300Mds en Grèce. Le sacrifice de la Grèce, à l image de celui de Lehman Brothers, doit apparaître comme celui qui protège de l aléa moral futur. Laisser le Portugal suivre une trajectoire proche de la Grèce ouvrirait une brèche béante dans le «pare-feu» érigé pour protéger la zone euro du défaut grec et aurait donc un coût économique trop important pour un bénéfice très modeste. L impact du PSI grec sur les marchés financiers a été colossal et aucun pays n a intérêt à voir ce scénario se reproduire. Dans le même temps, sous la pression du gouvernement français, l Europe pourrait avoir à discuter d une nouvelle mouture du «pacte budgétaire» adopté il y a quelques mois et d un nouveau plan avec le gouvernement grec. Les dirigeants de l Eurogroupe ont affirmé à plusieurs reprises que le cas grec était unique et qu il n y aurait plus de PSI (cet argument-là a une valeur très limitée, nous en sommes conscients). Par conséquent, notre scénario central est la négociation d un second plan de financement portugais sans participation du secteur privé. Dans le cas contraire, les marchés seraient sous très forte tension, notamment en Espagne et en Italie 2. L Espagne est la suivante dans la «file de la dette». La dette espagnole sera très chahutée cet été si un gouvernement anti-programme est élu en Grèce ou si un second plan est négocié au Portugal et qu une participation du secteur privé est exigée. Même si ces deux obstacles sont évités, comme cela est probable, le pays n est pas tiré d affaire pour autant. L Espagne est entrée dans la crise avec une faible dette et un taux de chômage réduit. Hélas, le crash de la bulle immobilière a montré que tout cela n était dû qu au secteur de la construction et ces deux indicateurs ont grimpé à une vitesse vertigineuse. Plus que le niveau de dette, c est le taux de chômage qui est catastrophique et pèse sur toute reprise possible. 2 Le cas de l Irlande est un peu différent : tout tient à la situation des banques, ce qui fait que le pays est toujours en tête du palmarès du déficit européen mais les réformes structurelles exigées par la Troika sont en bonne voie et le pays envisage sérieusement un retour sur les marchés de capitaux. Par ailleurs, selon les derniers sondages, le vote «OUI» devrait assez largement l emporter lors du référendum du 31 mai sur le pacte budgétaire. 4

5 L Espagne dispose cependant de plusieurs atouts : La dette est trop importante pour que l EFSF ou l ESM absorbe un plan de sauvetage facilement et sans impact sur les marchés. Les dirigeants européens souhaitent donc à tout prix éviter le plongeon de l Espagne. Le secteur financier espagnol peut absorber la dette publique. Il est vrai que les banques internationales, cotées, qui subissent des contraintes fortes de la part des marchés de capitaux et des régulateurs internationaux (EBA) ne peuvent plus acheter de dette espagnole. Cependant, la moitié du secteur bancaire espagnol obéit à une logique financière très différente et dispose d importantes marges de manœuvres pour continuer à acheter ces dettes, qui continueront à être pondérées à 0% en Bâle III et compteront dans les ratios de liquidité. Les opérations BCE (notamment LTRO) permettent également d assurer le refinancement des banques. Aussi pervers que soit ce système, qui peut ressembler à un «château de cartes», il permet à L Espagne de gagner du temps. Le château de cartes n en est d ailleurs pas vraiment un car cette partie du système bancaire est principalement domestique, sans grande interaction avec les marchés internationaux et le résultat final de l opération est principalement de refinancer l Espagne auprès de la BCE. La forte augmentation de la part domestique dans la détention de la dette publique espagnole et dans les adjudications récentes montre clairement que ce mécanisme est actuellement à l œuvre, dans une mesure qu il est toutefois difficile de quantifier précisément (les étrangers détiennent sans doute entre 50Mds et 60Mds de moins qu il y a six mois). Ce temps gagné n est pas gaspillé : le gouvernement espagnol met en œuvre de vraies réformes structurelles, sur le marché du travail, sur l exposition des banques au secteur immobilier, etc. Chacun sait que le principal problème des programmes d austérité est qu ils ne peuvent délivrer de résultats rapides, puisqu ils entraînent dans un premier temps une contraction importante. Disposer d un outil pour financer le pays pendant cette période d ajustement est donc crucial. Son accès naturel et privilégié à l Amérique du Sud émergente lui offre des poches de croissance significatives. Pour résumer, il nous semble que le destin de l Espagne est toujours inextricablement lié à celui de ses banques et donc à celui des pertes qu elles subissent sur les marchés immobiliers. Les derniers chiffres disponibles de la Banque d Espagne indiquent un taux de NPL de 8,16%, supérieur à ceux de la crise de 1993 mais toujours dans l intervalle des scénarios de stress que nous avions utilisés pour estimer la solidité du secteur des Cajas. La baisse de l immobilier depuis le sommet de la bulle atteint maintenant près de 28% et pourrait se poursuivre. Nous pensons toutefois que les pertes resteront gérables par le secteur, notamment par le biais des fusions et rapprochements plus ou moins forcés qui permettent aux établissements solides de renflouer les autres. Si la baisse de l immobilier s intensifiait, l Espagne pourrait alors devenir le premier test très sérieux pour le couple franco-allemand, notamment sous la pression de la BCE qui pourrait solliciter la mise en place d un programme UE/FMI en substitution de ses opérations de refinancements illimités sur la dette publique espagnole, via les banques. Le scénario d un PSI sur la dette espagnole reste pour l instant très improbable. Revenons rapidement sur la situation italienne. Le gouvernement italien bénéficie actuellement d une «lune de miel politique», au plan domestique comme international. Dans une sorte de curieux 5

6 mouvement unanime et «bipartisan», la composition technocratique de ce gouvernement est louée, notamment par les institutions communautaires, dont M. Monti est naturellement très familier. Si l on y ajoute de réelles réformes budgétaires et structurelles, la présence d un excédent primaire que beaucoup de pays lui envient et un renforcement de la part domestique de ses investisseurs, le pays paraît armé pour faire face aux difficiles années de transition. Oubliée, la troisième dette la plus importante du monde ; oubliée, l absence de légitimité des urnes du gouvernement. Mais oublié un peu vite : nous pensons que le pays doit être suivi comme le lait sur le feu car son gouvernement peut être démis par le Parlement aussi rapidement qu il a été mis en fonction et qu il sera le premier à souffrir en cas de hausse des taux, tant le poids des intérêts de la dette est important dans son équation budgétaire. Et la France? C'est dans ce contexte complexe que s'inscrit l'élection de François Hollande. Si l Histoire récente est d un quelconque secours pour analyser l avenir, on peut penser que le mouvement politique ayant conduit à son élection se poursuivra et qu il bénéficiera d une majorité parlementaire à l été. Les nombreuses triangulaires devraient également favoriser l établissement de cette majorité. Ce gouvernement sera alors très vite confronté à plusieurs enjeux majeurs 3 : La (re)négociation du pacte budgétaire et sa ratification ; Les finances publiques françaises ; Le plan de financement du Portugal ; (Peut-être) la renégociation du plan grec ; (Peut-être) la négociation d un plan espagnol. Disons-le tout net : il n y aura ni lune de miel, ni clash avec le gouvernement allemand. Il n y aura pas de lune de miel car la prétendue convergence amorcée vers un pacte de croissance en lieu et place d un pacte budgétaire n est évidemment qu une habile posture électorale. Les mots, presque maladroits, de M. Draghi sur un pacte de croissance ont été largement surinterprétés par l équipe de campagne du président élu notamment le «We need to go back» qui ne signifiait nullement «revenir en arrière sur le pacte bugétaire» mais «revenir à l agenda de Lisbonne» - et le programme de croissance de M. Draghi ressemble à s y méprendre à celui de Mme Merkel : réformes structurelles, flexibilité accrue, etc. et aucunement aux orientations keynésiennes défendues par M. Hollande. On peut aussi s interroger sur le soutien réel qu aura le PS français du côté du SPD allemand car il semble avoir misé sur le «mauvais cheval» alors que le chef réel du parti devrait soutenir fermement Mme Merkel sur le pacte budgétaire. Mais il n y aura pas non plus de clash car les allemands sont bien évidemment pris au piège de l alternance démocratique. Si la France ne ratifie pas le pacte, il n y aura pas de pacte et tout le monde sera perdant. Le gouvernement allemand n a pas d autre choix que de «faire avec» et de faire usage des vieilles recettes de la Realpolitik. Le peuple allemand reste attaché à l Euro, à l Union et à l efficacité du couple francoallemand. La chancelière, à un peu plus d un an des élections, ne peut prendre le risque d aller à l affrontement. Comment ce rapport de force se déclinera-t-il sur les différents sujets à l ordre du jour? 3 Sans oublier la possible négociation d un plan pour Chypre, d un montant certes très modeste. 6

7 Sur le pacte budgétaire, l Allemagne va se trouver dans la situation de l arroseur arrosé. La chancelière a l habitude d arriver aux sommets européens avec un vote du Bundestag lui imposant une ligne de conduite ferme et la mettant en position de force pour négocier puisqu elle n a pas l autorisation nécessaire pour adopter une ligne de conduite différente de celle qu elle défend. Lors du premier sommet qui suivra les législatives françaises, M. Hollande arrivera dans une situation similaire et pourra mettre dans la balance la ratification du pacte. Il obtiendra nécessairement gain de cause au moins en partie. Mais qu on ne s y trompe pas : les textes européens et les différents accords entérinés depuis deux ans regorgent d incitatives diverses et variées en faveur de la croissance, de grands projets européens, d engagements en faveur de l innovation, etc. Il ne devrait donc pas être si difficile de trouver un juste milieu entre le pacte budgétaire qui n est d ailleurs pas si contraignant que cela et donne la part belle à des indicateurs flous et inobservables, comme le déficit ajusté de sa composante cyclique et des mesures destinées à la croissance grands projets européens, financements BEI, etc. qui emportent toujours l adhésion des fonctionnaires européens, pour peu qu ils soient gérés depuis Bruxelles. Un premier pas vers l apaisement pourrait être fait en laissant M. Schäuble prendre la présidence de l Eurogroupe, un rôle principalement informel. La négociation du plan de financement du Portugal sera plus lourde d enjeux. M. Hollande s est déclaré favorable à l instauration d Eurobonds, même si ses Eurobonds sont différents de ce qu on entend habituellement par Eurobonds et ressemblent plus à des obligations émises par la BEI ou l Union, donc ne peuvent servir à financer directement les Etats. Toujours est-il que le «spectre» des Eurobonds est ce qui effraie le plus Mme Merkel car elle estime que son opinion n y est pas prête (les élections de 2013 nous diront si elle a raison). Elle sera sans doute heureuse de s en tenir à une simple rallonge pour le Portugal plutôt que de rentrer dans de douloureuses discussions sur la mise en place d un mécanisme de solidarité totale. Il en va de même pour la négociation éventuelle d un plan espagnol qui reste largement hypothétique, nous l avons dit qui devrait, dans la mesure du possible, rester cantonné aux dispositifs existants et bientôt totalement opérationnels (EFSF+ESM) en les saturant complètement. La renégociation éventuelle du plan grec serait, selon nous, une affaire principalement gréco-allemande. Il est vrai que le gouvernement français serait naturellement plus sensible aux revendications d une coalition de gauche en Grèce mais les tensions sont désormais si vives entre la Grèce et l Allemagne que l on voit mal M. Hollande parvenir à imposer une solution que l opinion publique allemande rejetterait en masse. Ce serait donc avant tout à l Allemagne de mesurer l ampleur du problème, des risques financiers et économiques qu elle prendrait en refusant de négocier et de parvenir à une solution acceptable, sous l amicale, mais délicate, pression des français. Reste naturellement un sujet majeur : les finances publiques françaises. Là encore, il faut être clair : il n y a pas de menace à court terme sur la dette publique française, comme en témoigne d ailleurs le niveau des taux sur les OAT. Tant que les situations portugaises, espagnoles, italiennes ou irlandaises resteront incertaines, la France restera, par contraste, un instrument de refuge, même si c est dans une moindre mesure que l Allemagne. Il n y a tout simplement pas assez de dette allemande pour absorber toute la demande en actifs liquides et sûrs en Europe! Les marchés ont adopté, depuis le début de la crise de la dette souveraine, une approche très séquentielle et la France est encore trop loin sur la liste. En outre, nous avons une certaine sympathie pour la position de nombreux investisseurs institutionnels qui estiment que les gouvernements français sont férus de doubles discours : peu importe, finalement, les 7

8 discours de campagne, ce qui compte ce sont les décisions politiques et budgétaires et, de ce point de vue, les gouvernements français, fussent-ils de droite ou de gauche, ont toujours adopté une approche relativement raisonnable. Naturellement, le danger de cette situation est qu elle est profondément asymétrique : vu le niveau actuel des taux, le seul risque est de voir le gouvernement adopter des mesures extrêmement laxistes et conduire les finances publiques à la dérive. Il n y a pour ainsi dire aucun risque «à la hausse». Mais ne nous réjouissons pas trop vite d être borgnes au royaume des aveugles : sans maîtrise de la monnaie, la dette publique française n est pas intrinsèquement soutenable et elle ne le sera certainement pas plus dans cinq ans. La dette allemande non plus, d ailleurs, car elle excède largement le seuil de la dette en devises qui a conduit plusieurs états émergents au défaut, par exemple l Argentine. Si les marchés classent encore les dettes françaises et allemandes en valeurs refuges, c est qu ils estiment que ces deux pays, par leur simple poids économique et politique, maîtrisent encore leur destin et leur monnaie, l Allemagne sans doute encore plus que la France. Et ils ont raison. Le destin de la zone Euro semble donc inéluctablement s orienter vers une solidarité accrue sans aller pour l instant jusqu aux Eurobonds, un fédéralisme lentement renforcé 4 et une réduction artificielle des dettes via la monétisation et ce que les anglo-saxons appellent «la répression financière», i.e. tous les systèmes, règlementaires ou autres, qui contraignent ou incitent fortement les épargnants à acheter des dettes à des rendements réels négatifs. Un avenir pas forcément rose sur le plan macroéconomique, mais dans lequel les banques savent très bien naviguer et qui ne met pas en péril leur solvabilité. Les banques Européennes sont préparées au pire. A court, moyen et long terme, il y a donc peu de risques d être déçu mais quelques chances d avoir de bonnes surprises! Globalement les grandes banques européennes sont en phase avancée de métamorphose économique et règlementaire. Tout d abord, elles ont déjà assumé leur lot de pertes et de recapitalisation résultant de la crise de 2008 comme leurs homologues américaines, britanniques ou suisses. Ensuite, sous la contrainte de l EBA, elles ont accéléré leur passage à Bâle 2.5 et Bâle III en sorte qu elles sont aujourd hui les plus avancées en termes de régulation avec les banques suisses et canadiennes. Au 30 juin 2012, tous les établissements européens afficheront des ratios de fonds propres durs supérieurs à 9%. Les plus performantes atteignent déjà les 9% grâce à leur capacité de génération de profit (Barclays, BNPP, BBVA, HSBC, ING SG, SANTANDER, ). D autres, ont dû recourir, partiellement ou totalement, à des augmentations de capital (Commerzbank, Deutsche Bank, Unicredit...). Enfin, celles qui sont encore sous plan d aide d Etat ont fait l objet de recapitalisations par les pouvoirs publics. En parallèle, encore sous l impulsion de l EBA, les banques européennes ont globalement réduit et/ou relocalisé leur exposition au risque souverain de la zone euro. Les banques françaises ont ainsi réduit significativement leurs expositions tandis que les banques italiennes ou espagnoles ont augmenté leur part d exposition domestique. 4 Peut-être au prix de l exclusion d un ou deux pays. 8

9 Les opérations de refinancement à long terme de la BCE qui ont permis de réduire de 1 000Mds le besoin de financement des banques européennes. Enfin, les changements introduits par la BCE en décembre 2011 (élargissement des critères de collatéral BCE) ont modifié profondément les conditions de financement de l économie par les banques de la zone euro. Les banques européennes bénéficient aujourd hui de conditions de refinancement extrêmement favorables, d un niveau de capital et d outils complémentaires dont elles ne disposaient pas entre 2008 et décembre Pour autant, les cours des actions des banques européennes fluctuent à des niveaux historiquement bas. Leur valeur en bourse est aujourd hui inférieure à 50% de la valeur de leurs fonds propres. Les marges de Credit Default Swap restent élevées (429 points de base contre 623 au plus haut de la crise de l été). Bref, le marché ne prédit rien de bien optimiste pour les banques de la zone euro depuis maintenant assez longtemps. Au point que si l on chiffre cette décote sur les fonds propres des banques à l échelle de la zone euro, on dépasse le chiffre ahurissant de 600Mds, soit l équivalent du PIB du Portugal, de l Irlande et de la Grèce réunis ou encore la totalité de la dette Espagnole! Ce chiffre ahurissant excède également les rares tentatives de chiffrages des conséquences qu une explosion de la zone euro pourrait avoir sur les banques (UBS notamment) et révèlent incontestablement une vision méta-cataclysmique : 600Mds de fonds propres volatilisés correspondent à une contraction du PIB européen de l ordre de à 5 000Mds, soit 25% à 50% du PIB de la zone euro en 2011! Rappelons que le PIB de l Argentine ne s était contracté que de 11% en 2002! Le pire n étant pas toujours certain, gageons que même si la zone euro explose, les valorisations actuelles ne prendront personne en défaut! Bien au contraire, elles réservent sans doute de meilleures surprises que la disparition de 25% à 50% du PIB de la zone euro! 9

Les Fonds en Euros des compagnies d Assurance Vie

Les Fonds en Euros des compagnies d Assurance Vie Les Fonds en Euros des compagnies d Assurance Vie Résumé: - Les Fonds en Euros des compagnies d assurance assurent un couple sécurité / rendement optimal notamment dans l optique d une épargne en vue de

Plus en détail

La loi qui valait 300 milliards d euros

La loi qui valait 300 milliards d euros David Benamou +44 330822 03 74 david.benamou@axiom-ai.com Philip Hall +33 1 44 69 43 91 p.hall@axiom-ai.com Jérôme Legras +44 330 822 03 75 Jerome.legras@axiom-ai.com Adrian Paturle +33 1 44 69 43 92 adrian.paturle@axiom-ai.com

Plus en détail

Le Comité de Bâle vous souhaite une belle et heureuse année 2013 Adoption du ratio de liquidité LCR

Le Comité de Bâle vous souhaite une belle et heureuse année 2013 Adoption du ratio de liquidité LCR David Benamou +33 1 84 16 03 61 david.benamou@axiom-ai.com Philip Hall +33 1 44 69 43 91 p.hall@axiom-ai.com Adrian Paturle +33 1 44 69 43 92 adrian.paturle@axiom-ai.com Le Comité de Bâle vous souhaite

Plus en détail

Dégradation de la note de la France un «non event»?

Dégradation de la note de la France un «non event»? 15 novembre 2013 6A, rue Goethe, L-1637 Luxembourg, Tel.: (+352) 26 895-1, Fax: (+352) 26 895-24 e-mail: secretariat@bcee-am.lu, www.bcee-assetmanagement.lu Dégradation de la note de la France un «non

Plus en détail

Structure et fonctionnement de la Zone euro

Structure et fonctionnement de la Zone euro Structure et fonctionnement de la Zone euro Dusan Sidjanski Introduction Les Etats membres de la Zone euro sont confrontés à un choix politique de grande portée : s engager dès que possible sur la voie

Plus en détail

L Euro, l Europe et votre argent. La crise de l euro? Conférence-débat 3 avril 2012

L Euro, l Europe et votre argent. La crise de l euro? Conférence-débat 3 avril 2012 L Euro, l Europe et votre argent. La crise de l euro? Conférence-débat 3 avril 2012 Pascale Micoleau-Marcel Déléguée Générale de l IEFP La finance pour tous Sommaire 1/ De quoi parle-t-on? 2/ Pourquoi

Plus en détail

Dissertation. Comment les politiques conjoncturelles européennes peuvent-elle soutenir la croissance dans la zone euro?

Dissertation. Comment les politiques conjoncturelles européennes peuvent-elle soutenir la croissance dans la zone euro? Dissertation. Comment les politiques conjoncturelles européennes peuvent-elle soutenir la croissance dans la zone euro? Document 1. L évolution des taux d intérêt directeurs de la Banque centrale européenne

Plus en détail

Les conséquences potentielles d une restructuration de la dette souveraine sur les banques européennes

Les conséquences potentielles d une restructuration de la dette souveraine sur les banques européennes 26 Mai 2011 6A, rue Goethe, L-1637 Luxembourg, Tel.: (+352) 26 895-1, Fax: (+352) 26 895-24 e-mail: secretariat@bcee-am.lu, www.bcee-assetmanagement.lu Si le montant de dette des pays PIG est relativement

Plus en détail

PALATINE TRESORERIE PREMIERE

PALATINE TRESORERIE PREMIERE PALATINE TRESORERIE PREMIERE FCP à vocation générale MONETAIRE COURT TERME RAPPORT ANNUEL DE GESTION 30/03/2012 - I - CARACTERISTIQUES OPCVM d OPCVM : Inférieur à 10% de l actif net Objectif de gestion

Plus en détail

Editorial. Chère lectrice, cher lecteur,

Editorial. Chère lectrice, cher lecteur, Version de : juillet 2013 Le point sur... Informations fournies par le ministère fédéral des Finances Les mécanismes européens de stabilité Sur la voie de l Union de la stabilité 1 2 3 4 ème volet Editorial

Plus en détail

Et ce que cela implique pour le marché du crédit

Et ce que cela implique pour le marché du crédit David Benamou +33 1 84 16 03 61 david.benamou@axiom ai.com Philip Hall +33 1 44 69 43 91 p.hall@axiom ai.com Jérôme Legras +33 1 84 17 36 10 Jerome.legras@axiom ai.com Adrian Paturle +33 1 44 69 43 92

Plus en détail

LA ZONE EURO TRAVERSE UNE CRISE d une exceptionnelle gravité ; les

LA ZONE EURO TRAVERSE UNE CRISE d une exceptionnelle gravité ; les 01 Intérieur LP 56 12/03/12 19:17 Page 129 Sortir de la crise de la dette en zone euro PIERRE DE LAUZUN* Points d attention 2012 * Économiste. Derniers ouvrages parus : L Économie et le Christianisme (F.-X.

Plus en détail

Réponse des politiques économiques à la crise: mesures prises et défis restants

Réponse des politiques économiques à la crise: mesures prises et défis restants Réponse des politiques économiques à la crise: mesures prises et défis restants Cédric Tille Institut des Hautes Etudes Internationales et du Développement, and Center for Economic Policy Research (CEPR)

Plus en détail

Crise de la Grèce, euro et perspectives Argumentaire

Crise de la Grèce, euro et perspectives Argumentaire Crise de la Grèce, euro et perspectives Argumentaire Le gouvernement grec a annoncé un plan de rigueur qui prévoit notamment de baisser le déficit public à 8,7% en 2010 avant de le ramener dans les limites

Plus en détail

Crises financières et de la dette

Crises financières et de la dette Institut pour le Développement des Capacités / AFRITAC de l Ouest / COFEB Cours régional sur la Gestion macroéconomique et les questions de dette Dakar, Sénégal du 4 au 15 novembre 2013 S-2 Crises financières

Plus en détail

1. Il était une fois la crise :

1. Il était une fois la crise : I- La crise de la zone euro, de A à Z : 1. Il était une fois la crise : A l automne 2008, une crise financière mondiale affecte l économie mondiale et touche tous les États membres de l Union Européenne,

Plus en détail

Le nouvel espace politique européen

Le nouvel espace politique européen Frédéric Lebaron à l issue de la séquence électorale récente, en particulier en France et en Grèce, le nouveau champ politique issu de la crise financière se dessine plus clairement en Europe. L Union

Plus en détail

Crise de la dette souveraine et fragilité du secteur bancaire dans la zone euro

Crise de la dette souveraine et fragilité du secteur bancaire dans la zone euro Crise de la dette souveraine et fragilité du secteur bancaire dans la zone euro EAS FSEG Mahdia Tunis - BCT- 29 novembre 2011 1-0rigine de la crises 2 - Spécificités de cette crise par rapport à la crise

Plus en détail

LE FONDS EN EUROS DE CARDIF ASSURANCE VIE DONNÉES AU 29 JUIN 2012

LE FONDS EN EUROS DE CARDIF ASSURANCE VIE DONNÉES AU 29 JUIN 2012 LE FONDS EN EUROS DE CARDIF ASSURANCE VIE DONNÉES AU 29 JUIN 2012 La garantie d un groupe solide AEP - Assurance Epargne Pension AEP - Assurance Epargne Pension, marque commerciale de BNP Paribas Cardif,

Plus en détail

La situation économique

La situation économique La situation économique Assemblée Générale U.N.M.I Le 2 octobre 2013 J-F BOUILLON Directeur Associé La situation économique en 2013 3 AG UNMI 2 Octobre 2013 La croissance Les chiffres des principaux pays

Plus en détail

Sauvetage de la Grèce et zone euro Argumentaire

Sauvetage de la Grèce et zone euro Argumentaire Sauvetage de la Grèce et zone euro Argumentaire Cette note est la suite d une première note sur la crise de la Grèce. Une prochaine note sera consacrée au plan d aide à la Grèce et à ses conséquences (suppression

Plus en détail

Colloque Groupama AM CEPII. La Zone EURO: Où en est-elle? Où va-t-elle?

Colloque Groupama AM CEPII. La Zone EURO: Où en est-elle? Où va-t-elle? Colloque Groupama AM CEPII La Zone EURO: Où en est-elle? Où va-t-elle? Table ronde 1 : la stabilité et l unité du système financier européen vont- elles être rétablies? Patrick Goux et Christophe h Morel

Plus en détail

Zone Euro et sortie de crise, la difficulté de réformer

Zone Euro et sortie de crise, la difficulté de réformer Zone Euro et sortie de crise, la difficulté de réformer Intervention d Athanasios Orphanides (professeur au MIT, ancien gouverneur de la banque centrale de Chypre), à la Banque de France le 30/08/2013

Plus en détail

Market Flash. 18 novembre 2010. Banque et Caisse d Epargne de l Etat, Luxembourg. Lux-Investment Advisors

Market Flash. 18 novembre 2010. Banque et Caisse d Epargne de l Etat, Luxembourg. Lux-Investment Advisors Market Flash 18 novembre 2010 Banque et Caisse d Epargne de l Etat, Luxembourg Lux-Investment Advisors Market Flash : La crise de l Irlande : une deuxième tragédie grecque? Une équipe d experts de la Commission

Plus en détail

Le billet de Michel Fried. L Allemagne n offre pas de modèle de «sortie» de crise

Le billet de Michel Fried. L Allemagne n offre pas de modèle de «sortie» de crise Le billet de Michel Fried novembre 2009 L Allemagne n offre pas de modèle de «sortie» de crise La question qui agite aujourd hui les responsables des politiques économiques des grands pays industrialisés

Plus en détail

Interview de Christian Noyer, Gouverneur de la Banque de France. Le Monde Marie Charrel et Anne Michel - 24 juillet 2015

Interview de Christian Noyer, Gouverneur de la Banque de France. Le Monde Marie Charrel et Anne Michel - 24 juillet 2015 Interview de Christian Noyer, Gouverneur de la Banque de France Le Monde Marie Charrel et Anne Michel - 24 juillet 2015 «L euro nous a protégés des crises financière successives» Le taux de rémunération

Plus en détail

mai COMMENTAIRE DE MARCHÉ

mai COMMENTAIRE DE MARCHÉ mai 2014 COMMENTAIRE DE MARCHÉ SOMMAIRE Introduction 2 En bref 3 INTRODUCTION L heure semble au découplage entre les Etats-Unis et l Europe. Alors que de l autre côté de l Atlantique, certains plaident

Plus en détail

TENDANCES MONETAIRES ET FINANCIERES AU COURS DU QUATRIEME TRIMESTRE 2014

TENDANCES MONETAIRES ET FINANCIERES AU COURS DU QUATRIEME TRIMESTRE 2014 TENDANCES MONETAIRES ET FINANCIERES AU COURS DU QUATRIEME TRIMESTRE 2014 Mars 2015 1/12 D ANS une conjoncture internationale marquée par une reprise globale fragile, une divergence accrue de croissance

Plus en détail

Eco-Fiche BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1

Eco-Fiche BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1 Eco-Fiche Janvier 2013 BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1 Retour sur l année 2012 : l atonie En 2012, le Produit Intérieur Brut (PIB) s est élevé à 1 802,1 milliards d euros, soit

Plus en détail

L avenir de la Grèce. Les faits jusqu à aujourd hui

L avenir de la Grèce. Les faits jusqu à aujourd hui L avenir de la Grèce Dimitris Katsikas 1 Chef de l Observatoire de la crise Fondation hellénique de politique européenne et étrangère (ELIAMEP) et Université d Athènes Cette année est l une des plus cruciales

Plus en détail

Pas d alternative à la solution Merkel Schäuble

Pas d alternative à la solution Merkel Schäuble Paris, le 24 mai 2012 Pas d alternative à la solution Merkel Schäuble La chancelière allemande et son ministre des finances ont clairement défini leur position et il est difficile d imaginer une alternative

Plus en détail

de la Banque Centrale de Tunisie Présentée à Monsieur le Président de la République

de la Banque Centrale de Tunisie Présentée à Monsieur le Président de la République Lettre introductive au 53 ème Rapport annuel de la Banque Centrale de Tunisie Présentée à Monsieur le Président de la République au nom du Conseil d Administration de la Banque Centrale de Tunisie Par

Plus en détail

Le défi de la finance mondiale. 1 La finance sous contrôle? 2 Le problème des produits dérivés. 3 Les risques bancaires

Le défi de la finance mondiale. 1 La finance sous contrôle? 2 Le problème des produits dérivés. 3 Les risques bancaires Le défi de la finance mondiale 1 La finance sous contrôle? 2 Le problème des produits dérivés 3 Les risques bancaires 1 La finance sous contrôle? Le 15 septembre 2008 la faillite de la banque Lehman Brothers

Plus en détail

CONTRAT SOCIAL NOTES DE CONJONCTURE - MAI 2013

CONTRAT SOCIAL NOTES DE CONJONCTURE - MAI 2013 26/04/2013 J. Blanchard CONTRAT SOCIAL NOTES DE CONJONCTURE - MAI 2013 ----ooo---- A défaut de convergence, la transparence Les dernières prévisions économiques du FMI sont plutôt en retrait. Le PIB mondial

Plus en détail

Résumé Comme d autres, nous faisons le constat que la France se trouve au bord d une grave crise de surendettement

Résumé Comme d autres, nous faisons le constat que la France se trouve au bord d une grave crise de surendettement Résumé Comme d autres, nous faisons le constat que la France se trouve au bord d une grave crise de surendettement. Depuis 1974, l Etat n a pas proposé à ses citoyens un budget équilibré. Aujourd hui,

Plus en détail

TVK FINANCE Les enseignements de la conjoncture en 2014

TVK FINANCE Les enseignements de la conjoncture en 2014 Février 2015 INFORMATION La Lettre TVK FINANCE Les enseignements de la conjoncture en 2014 Dans les pays développés, la conjoncture a semblé se normaliser avec une affirmation de la croissance aux Etats-Unis

Plus en détail

Prévisions de printemps pour 2011-2012: confirmation de la reprise en Europe malgré de nouveaux risques

Prévisions de printemps pour 2011-2012: confirmation de la reprise en Europe malgré de nouveaux risques IP/11/565 Bruxelles, le 13 mai 2011 Prévisions de printemps pour 2011-2012: confirmation de la reprise en Europe malgré de nouveaux risques La reprise progressive de l'économie européenne tend à se confirmer

Plus en détail

Eco-Fiche POINT D ETAPE SUR LA CRISE DES DETTES SOUVERAINES. Conjoncture économique au sortir de la crise des subprimes

Eco-Fiche POINT D ETAPE SUR LA CRISE DES DETTES SOUVERAINES. Conjoncture économique au sortir de la crise des subprimes Eco-Fiche Octobre 2012 POINT D ETAPE SUR LA CRISE DES DETTES SOUVERAINES Conjoncture économique au sortir de la crise des subprimes La France est "techniquement" sortie de crise à partir du deuxième trimestre

Plus en détail

LFP Libroblig Crise souveraine : quel impact sur la dette subordonnée bancaire? 16 juin 2011

LFP Libroblig Crise souveraine : quel impact sur la dette subordonnée bancaire? 16 juin 2011 Crise souveraine : quel impact sur la dette subordonnée bancaire? 16 juin 2011 Souverains zone Euro - calendrier 29 juin Autour du 30 juin Mi juin Adoption par le parlement Grec du nouveau plan d austérité

Plus en détail

Zone euro : la mutualisation rampante ne suffira pas à sortir de la crise

Zone euro : la mutualisation rampante ne suffira pas à sortir de la crise Juillet N. Zone euro : la mutualisation rampante ne suffira pas à sortir de la crise Les gouvernements européens et les autorités européennes ont mis en place une pratique de «mutualisation rampante»,

Plus en détail

E 6221 TEXTE SOUMIS EN APPLICATION DE L ARTICLE 88-4 DE LA CONSTITUTION PAR LE GOUVERNEMENT, À L ASSEMBLÉE NATIONALE ET AU SÉNAT.

E 6221 TEXTE SOUMIS EN APPLICATION DE L ARTICLE 88-4 DE LA CONSTITUTION PAR LE GOUVERNEMENT, À L ASSEMBLÉE NATIONALE ET AU SÉNAT. E 6221 ASSEMBLÉE NATIONALE TREIZIÈME LÉGISLATURE SÉNAT SESSION ORDINAIRE DE 2010-2011 Reçu à la Présidence de l Assemblée nationale le 4 mai 2011 Enregistré à la Présidence du Sénat le 4 mai 2011 TEXTE

Plus en détail

Renforcer l eurozone pour sortir de la crise,

Renforcer l eurozone pour sortir de la crise, Renforcer l eurozone pour sortir de la crise, par Vanessa Matz, Sénatrice 1 Un Traité budgétaire pour quoi faire? Le Traité proposé aujourd hui à la ratification du Sénat vise à établir une discipline

Plus en détail

LA LETTRE HEBDOMADAIRE D ANTEIS

LA LETTRE HEBDOMADAIRE D ANTEIS 9 LA LETTRE HEBDOMADAIRE D ANTEIS page 4 : un outil de gestion de trésorerie, Octavie 2. La fin de semaine a été marquée par la dégradation de la situation politique en Egypte qui d une part menace la

Plus en détail

Une semaine pour sauver l Europe?

Une semaine pour sauver l Europe? 19 Octobre 2011 6A, rue Goethe, L-1637 Luxembourg, Tel.: (+352) 26 895-1, Fax: (+352) 26 895-24 e-mail: secretariat@bcee-am.lu, www.bcee-assetmanagement.lu Une semaine pour sauver l Europe? Les réflexions

Plus en détail

Comparaison européenne des niveaux et des choix d'épargne des ménages

Comparaison européenne des niveaux et des choix d'épargne des ménages Comparaison européenne des niveaux et des choix d'épargne des ménages Mai 2005 Rapport de OEE-Etudes pour la F.F.S.A. TABLE DES MATIÈRES I. COMPORTEMENTS D'EPARGNE ET D'INVESTISSEMENT DES MENAGES EUROPÉENS

Plus en détail

France-Allemagne : Preis Vergleich

France-Allemagne : Preis Vergleich France-Allemagne : Preis Vergleich Les marchés financiers connaissent une période de rémission, dopés par les politiques ultraaccommodantes des banquiers centraux qui déversent des océans de liquidités

Plus en détail

présentation sur la zone euro

présentation sur la zone euro présentation sur la zone euro 20 juillet 2012 Jean-Pierre LANDAU Nature d une crise un choc initial faible ( dette publique grecque : 1,5% du PNB de la zone ) des mécanismes amplificateurs plus ou moins

Plus en détail

Bulletin du FMI. France : de bons progrès mais il reste à consolider la crédibilité

Bulletin du FMI. France : de bons progrès mais il reste à consolider la crédibilité Bulletin du FMI BILAN DE SANTÉ ÉCONOMIQUE France : de bons progrès mais il reste à consolider la crédibilité Kevin C. Cheng et Erik de Vrijer Département Europe du FMI 27 juillet 2011 Vendanges dans le

Plus en détail

La crise dans la zone euro Etat des lieux et perspectives

La crise dans la zone euro Etat des lieux et perspectives La crise dans la zone euro Etat des lieux et perspectives Mikael PETITJEAN Professeur de finance Louvain School of Management FOFI Charleroi 26 avril 2012 Il était une fois l euro Un décision éminemment

Plus en détail

QUELLE DOIT ÊTRE L AMPLEUR DE LA CONSOLIDATION BUDGÉTAIRE POUR RAMENER LA DETTE À UN NIVEAU PRUDENT?

QUELLE DOIT ÊTRE L AMPLEUR DE LA CONSOLIDATION BUDGÉTAIRE POUR RAMENER LA DETTE À UN NIVEAU PRUDENT? Pour citer ce document, merci d utiliser la référence suivante : OCDE (2012), «Quelle doit être l ampleur de la consolidation budgétaire pour ramener la dette à un niveau prudent?», Note de politique économique

Plus en détail

Économie Politique Générale (ECON-S-103) Partie Macroéconomie

Économie Politique Générale (ECON-S-103) Partie Macroéconomie Économie Politique Générale (ECON-S-103) Partie Macroéconomie TP d actualité économique Prof.: M. Dewatripont - C. Soil - C. Fuss Solvay Brussels School of Economics & Management ULB Année académique 2012-2013

Plus en détail

[ les éco_fiches ] Situation en France :

[ les éco_fiches ] Situation en France : Des fiches pour mieux comprendre l'actualité éco- nomique et les enjeux pour les PME Sortie de crise? Depuis le 2ème trimestre la France est «techniquement» sortie de crise. Cependant, celle-ci a été d

Plus en détail

LA CRISE GRECQUE Expression du pouvoir de la

LA CRISE GRECQUE Expression du pouvoir de la LA CRISE GRECQUE Expression du pouvoir de la finance Ou/et inachèvement de la construction européenne enne? Robert BOYER CEPREMAP (Paris), GREDEG (Sophia-Antipolis) Séminaire à l Université de Montréal

Plus en détail

Le système bancaire dans la crise de la zone euro. par Michel Fried* (Synthèse de l exposé fait au CA de Lasaire du 21/06/2012)

Le système bancaire dans la crise de la zone euro. par Michel Fried* (Synthèse de l exposé fait au CA de Lasaire du 21/06/2012) Le système bancaire dans la crise de la zone euro par Michel Fried* (Synthèse de l exposé fait au CA de Lasaire du 21/06/2012) La crise de la zone euro a mis en évidence les liens étroits qui relient la

Plus en détail

CAHIERS GRAPHIQUE MACROBOND WS/BSI

CAHIERS GRAPHIQUE MACROBOND WS/BSI UNE APPROCHE PEDAGOGIQUE DE L EVOLUTION DES AGREGATS MACROECONOMIQUES ET FINANCIERS Page 2. Le Risque de change dans les pays émergents Page 3. Les Rôles des Taux d Intérêts des Banques Centrales Page

Plus en détail

PERTE DU TRIPLE A : LA FRANCE SANCTIONNEE

PERTE DU TRIPLE A : LA FRANCE SANCTIONNEE PERTE DU TRIPLE A : LA FRANCE SANCTIONNEE Par Thomas Chalumeau, coordonnateur du pôle «Economie et finances» de Nova, Le 13 janvier 2012 Ironie de l histoire, c est un vendredi 13 que la France perd sa

Plus en détail

ENTRAINEMENT A L EXAMEN 1/Les déséquilibres des finances publiques

ENTRAINEMENT A L EXAMEN 1/Les déséquilibres des finances publiques ENTRAINEMENT A L EXAMEN 1/Les déséquilibres des finances publiques NOTE SUR LES DESEQUILIBRES DES FINANCES PUBLIQUES 1. Les facteurs d aggravation de la dette La dette publique en France s est fortement

Plus en détail

Qu en est-il du marché des actions en Europe, près de deux ans après «l effet Draghi» 03 juin 2014 - Spa

Qu en est-il du marché des actions en Europe, près de deux ans après «l effet Draghi» 03 juin 2014 - Spa Qu en est-il du marché des actions en Europe, près de deux ans après «l effet Draghi» 03 juin 2014 - Spa Petit rappel des faits Partie I : Marché des actions et banques centrales Mars - juillet 2012 :

Plus en détail

L EVOLUTION DU MARCHE DES OPCVM à fin Juillet

L EVOLUTION DU MARCHE DES OPCVM à fin Juillet L EVOLUTION DU MARCHE DES OPCVM à fin Juillet En juillet, le marché français de la gestion collective a enregistré une légère hausse de +1,2%. Le total des actifs sous gestion atteint désormais 761,2 milliards

Plus en détail

Cela a notamment conduit à l accroissement de la rentabilité du capital au détriment du travail dans toutes les économies occidentales.

Cela a notamment conduit à l accroissement de la rentabilité du capital au détriment du travail dans toutes les économies occidentales. 1 Contribution de Jean Pierre BRARD, député apparenté communiste de Seine Saint Denis, et de Bernard VERA, sénateur communiste de l Essonne, membres du groupe de travail Assemblée nationale Sénat sur la

Plus en détail

Le crédit investment grade : les opportunités d investissement dans le contexte de marché actuel

Le crédit investment grade : les opportunités d investissement dans le contexte de marché actuel Obligations Le crédit investment grade : les opportunités d investissement dans le contexte de marché actuel AUTEUR : LAETITIA TALAVERA-DAUSSE Tout au long de l année en Europe, plusieurs événements ont

Plus en détail

Généralités. La crise financière qui a éclaté en Asie il y a près de deux ans a rendu

Généralités. La crise financière qui a éclaté en Asie il y a près de deux ans a rendu Généralités La crise financière qui a éclaté en Asie il y a près de deux ans a rendu l environnement dans lequel opèrent les pays en développement plus difficile et incertain. Depuis quelques mois, la

Plus en détail

Situation et perspectives de l économie mondiale 2014. asdf

Situation et perspectives de l économie mondiale 2014. asdf Situation et perspectives de l économie mondiale 2014 asdf Nations Unies New York, 2014 Résumé Les perspectives macro-économiques mondial La croissance mondiale a été plus faible que prévue en 2013, mais

Plus en détail

La croissance des institutions financières internationales privées depuis

La croissance des institutions financières internationales privées depuis 137 Une réponse progressiste européenne à la crise dans la zone euro Trevor Evans Professeur d économie à la Berlin School of Economics & Law La croissance des institutions financières internationales

Plus en détail

La crise des dettes souveraines*

La crise des dettes souveraines* La crise des dettes souveraines* ANTON BRENDER, FLORENCE PISANI & EMILE GAGNA (*) La découverte 1. Table des matières I Dette souveraine, dette privée II D une crise à l autre III Le piège japonais IV

Plus en détail

Les marchés font-ils

Les marchés font-ils Le marché, la crise, l austérité et la croissance 5 Pascale-Marie Deschamps Les marchés font-ils la loi? Réponses aux idées reçues et aux solutions toutes faites Entretiens avec Pierre de Lauzun et Philippe

Plus en détail

CECI N EST PAS UNE REPRISE

CECI N EST PAS UNE REPRISE Novembre 2013. 15.681 S I G N E S CECI N EST PAS UNE REPRISE Bonfond Olivier Le bout du tunnel? Depuis quelques mois, en Belgique mais aussi en France et dans quelques autres pays européens, les dirigeants

Plus en détail

CONFÉRENCE DE PRESSE CONJOINTE DE M. LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE ET DE MME ANGELA MERKEL, CHANCELIÈRE DE LA RÉPUBLIQUE FÉDÉRALE D ALLEMAGNE

CONFÉRENCE DE PRESSE CONJOINTE DE M. LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE ET DE MME ANGELA MERKEL, CHANCELIÈRE DE LA RÉPUBLIQUE FÉDÉRALE D ALLEMAGNE CONFÉRENCE DE PRESSE CONJOINTE DE M. LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE ET DE MME ANGELA MERKEL, CHANCELIÈRE DE LA RÉPUBLIQUE FÉDÉRALE D ALLEMAGNE Cannes Mercredi 2 novembre 2011 LE PRESIDENT Mesdames et messieurs,

Plus en détail

POLITIQUES DE SORTIE DE CRISE : L ALLEMAGNE ET LA FRANCE. Patrick ARTUS (*)

POLITIQUES DE SORTIE DE CRISE : L ALLEMAGNE ET LA FRANCE. Patrick ARTUS (*) POLITIQUES DE SORTIE DE CRISE : L ALLEMAGNE ET LA FRANCE par Patrick ARTUS (*) Incertitudes sur la croissance future, cependant plus de crise aussi violente qu en 2009 On ne peut pas dire aujourd hui que

Plus en détail

Agence France Locale

Agence France Locale Agence France Locale BSI Economics Résumé : L Agence France Locale (AFL) a été créée afin de permettre aux collectivités locales, même les plus petites, d obtenir des conditions de financement avantageuses.

Plus en détail

QUELLES SERAIENT LES CONSEQUENCES D UNE SORTIE DE LA GRECE DE LA ZONE EURO?

QUELLES SERAIENT LES CONSEQUENCES D UNE SORTIE DE LA GRECE DE LA ZONE EURO? QUELLES SERAIENT LES CONSEQUENCES D UNE SORTIE DE LA GRECE DE LA ZONE EURO? Tous les documents sont tirées de «La Grèce peut-elle se sauver en sortant de la zone euro?», Flash éco Natixis, 08 novembre

Plus en détail

L avenir de la dette publique

L avenir de la dette publique L avenir de la dette publique Radu Nechita, de l Université de Cluj (Roumanie) est chercheur associé à l IREF. Il commente une étude sur l avenir de la dette publique présentée (en anglais) sous l égide

Plus en détail

La crise de la dette dans la zone euro vue par l Association suisse des banquiers (ASB)

La crise de la dette dans la zone euro vue par l Association suisse des banquiers (ASB) La crise de la dette dans la zone euro vue par l Association suisse des banquiers (ASB) A. Questions relatives aux répercussions pour la Suisse 1 Dans quelle mesure la Suisse est-elle touchée par la crise

Plus en détail

Stratégie relative aux obligations d État Focus sur la Grèce

Stratégie relative aux obligations d État Focus sur la Grèce Décembre 29 Stratégie relative aux obligations d État Table des matières 1 Évolution récente du marché... 2 2 La situation économique... 3 3 Stratégie... 4 Dexia Asset Management Voir les mentions légales

Plus en détail

CONJONCTURE FRANÇAISE

CONJONCTURE FRANÇAISE CONJONCTURE FRANÇAISE Faiblesse de l investissement L amélioration récente du climat des affaires peine à se traduire par une augmentation de l activité. Dans le secteur industriel, la production reste

Plus en détail

Asset Quality Review

Asset Quality Review Asset Quality Review Eclairage, par Harwell Management 1 Table des Matières En quelques mots... 3 Contexte : une confiance sur la santé des bilans des banques européennes fragile... 3 Objectifs et Enjeux...

Plus en détail

expertises La crise de la dette souveraine en zone euro Michel Aglietta Nil Bayik Laurent Berrebi Audrey Cohen

expertises La crise de la dette souveraine en zone euro Michel Aglietta Nil Bayik Laurent Berrebi Audrey Cohen expertises La crise de la dette souveraine en zone euro Michel Aglietta Nil Bayik Laurent Berrebi Audrey Cohen N 8. 2011 La crise de la dette souveraine en zone euro Michel Aglietta Conseiller économique

Plus en détail

La BNS capitule: Fin du taux plancher. Alain Freymond (BBGI Group SA)

La BNS capitule: Fin du taux plancher. Alain Freymond (BBGI Group SA) La BNS capitule: Fin du taux plancher Alain Freymond (BBGI Group SA) Changement radical de politique monétaire le 15/1/2015 Les taux d intérêt négatifs remplacent le taux plancher 1. Abandon du taux plancher

Plus en détail

I. ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE INTERNATIONAL

I. ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE INTERNATIONAL I. ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE INTERNATIONAL En dépit d un léger ralentissement de l activité en rapport principalement avec le renchérissement du pétrole et la survenue de catastrophes naturelles, la croissance

Plus en détail

Approches macroéconomique et fiscale. Introduction à la première partie... 14

Approches macroéconomique et fiscale. Introduction à la première partie... 14 TABLE DES MATIERES Préface... 5 Avant- propos... 9 Partie 1 Approches macroéconomique et fiscale Introduction à la première partie... 14 CHAPITRE 1 La politique budgétaire est- elle encore efficace pour

Plus en détail

Quelles orientations pour sortir de la crise? Argumentaire

Quelles orientations pour sortir de la crise? Argumentaire Quelles orientations pour sortir de la crise? Argumentaire Le début de l année fut marqué par la crise de la Grèce, avec la mise en place d un plan de sauvetage de 60 milliards d euros (prêts consentis

Plus en détail

2012-2013 : perspectives du marché publicitaire selon Omnicom Media Group

2012-2013 : perspectives du marché publicitaire selon Omnicom Media Group ONMEDIA Dossier Décembre 2011 2012-2013 : perspectives du marché publicitaire selon Omnicom Media Group 2011-2012 : croissance mondiale au ralenti Dans son rapport publié en septembre dernier, le FMI prédit

Plus en détail

Service de presse Paris, le 30 mai 2013 LA FRANCE ET L ALLEMAGNE ENSEMBLE POUR RENFORCER L EUROPE DE LA STABILITE ET DE LA CROISSANCE

Service de presse Paris, le 30 mai 2013 LA FRANCE ET L ALLEMAGNE ENSEMBLE POUR RENFORCER L EUROPE DE LA STABILITE ET DE LA CROISSANCE PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE Service de presse Paris, le 30 mai 2013 LA FRANCE ET L ALLEMAGNE ENSEMBLE POUR RENFORCER L EUROPE DE LA STABILITE ET DE LA CROISSANCE La France et l Allemagne s accordent pour

Plus en détail

La stratégie européenne de l Alliance rouge-verte danoise et le Parti de la gauche européenne *

La stratégie européenne de l Alliance rouge-verte danoise et le Parti de la gauche européenne * 42 La stratégie européenne de l Alliance rouge-verte danoise et le Parti de la gauche européenne * Inger V. Johansen Membre du comité des affaires européennes de l Alliance rouge-verte danoise intégration

Plus en détail

LE FINANCEMENT DES ENTREPRISES

LE FINANCEMENT DES ENTREPRISES le Financement des entreprises, un soutien indispensable à l économie parlons de la banque... LE FINANCEMENT DES ENTREPRISES UN SOUTIEN INDISPENSABLE À L ÉCONOMIE Mars 2014 Retrouvez les chiffres actualisés

Plus en détail

LES DANGERS DE LA DEFLATION

LES DANGERS DE LA DEFLATION LES DANGERS DE LA DEFLATION C est une menace pernicieuse car elle semble bénigne après deux générations de lutte contre l inflation. En Amérique, Angleterre et la zone Euro, les banques centrales ont un

Plus en détail

I nternational. N euchâtel. S uisse. Conjoncture économique - 2 e trimestre 2014

I nternational. N euchâtel. S uisse. Conjoncture économique - 2 e trimestre 2014 Conjoncture économique - 2 e trimestre 214 PIB PIB et Baromètre EUR PIB Baromètre conjoncturel Marche des affaires Perspectives - NE Emploi Entrée de commandes Production Exportations Chômage Poursuite

Plus en détail

Amérique Latine : bilan et perspectives

Amérique Latine : bilan et perspectives Amérique Latine : bilan et perspectives Conférence de M. Jacques de Larosière pour le colloque organisé par le CFCE et l Institut des Hautes Etudes de l Amérique Latine (Paris, le 21 mars 2001) L économie

Plus en détail

Sous la direction de Laurent Faibis avec la collaboration de Jean-Michel Quatrepoint. Actes du Colloque Xerfi

Sous la direction de Laurent Faibis avec la collaboration de Jean-Michel Quatrepoint. Actes du Colloque Xerfi Sous la direction de Laurent Faibis avec la collaboration de Jean-Michel Quatrepoint Finance emploi relocalisations Actes du Colloque Xerfi Michel Aglietta Eric Bourdais de Charbonnière Jérôme Cazes Louis

Plus en détail

Le report de l âge de la retraite

Le report de l âge de la retraite 4. Protection sociale Le report de l âge de la retraite Une des premières décisions du gouvernement issu des élections de 2012 aura été, conformément aux promesses de la campagne électorale présidentielle,

Plus en détail

HSBC France Résultats 2010 Conférence de Presse

HSBC France Résultats 2010 Conférence de Presse HSBC France Résultats 2010 Conférence de Presse Avertissement Cette présentation et les commentaires qui l accompagnent peuvent contenir des déclarations prospectives relatives à la situation financière,

Plus en détail

La dette publique japonaise : quelles perspectives?

La dette publique japonaise : quelles perspectives? La dette publique japonaise : quelles perspectives? Le Japon est le pays le plus endetté du monde avec une dette publique représentant 213% de son PIB en 2012 (contre 176% pour la Grèce). Dans ces conditions,

Plus en détail

Question Marie-Thérèse Weber-Gobet / Benoît Rey Crise du marché financier et incidences pour le canton de Fribourg

Question Marie-Thérèse Weber-Gobet / Benoît Rey Crise du marché financier et incidences pour le canton de Fribourg Question Marie-Thérèse Weber-Gobet / Benoît Rey Crise du marché financier et incidences pour le canton de Fribourg QA3169.08 Question La crise du marché financier, dont l origine se trouve aux Etats-Unis,

Plus en détail

GRÈCE : Sans restructuration, pas de stabilité

GRÈCE : Sans restructuration, pas de stabilité Apériodique n 15/285 25 septembre 2015 GRÈCE : Fort de sa victoire, Alexis Tsipras devrait avoir le champ libre pour mettre en œuvre les réformes prévues par le nouveau programme d aide d ici la fin de

Plus en détail

PLF 2015 - EXTRAIT DU BLEU BUDGÉTAIRE DE LA MISSION : ENGAGEMENTS FINANCIERS DE L ÉTAT

PLF 2015 - EXTRAIT DU BLEU BUDGÉTAIRE DE LA MISSION : ENGAGEMENTS FINANCIERS DE L ÉTAT PLF 2015 - EXTRAIT DU BLEU BUDGÉTAIRE DE LA MISSION : ENGAGEMENTS FINANCIERS DE L ÉTAT Version du 07/10/2014 à 08:41:17 PROGRAMME 336 : DOTATION EN CAPITAL DU MÉCANISME EUROPÉEN DE STABILITÉ MINISTRE CONCERNÉ

Plus en détail

mars COMMENTAIRE DE MARCHÉ

mars COMMENTAIRE DE MARCHÉ mars 2015 COMMENTAIRE DE MARCHÉ SOMMAIRE Introduction 2 En bref 3 Contexte de marché en Europe 4 INTRODUCTION Après une courte accalmie sur le marché des taux en février, la chute des rendements a repris

Plus en détail

La crise, la dette et l austérité

La crise, la dette et l austérité La crise, la dette et l austérité Jean-Marie Harribey 2011 http://harribey.u-bordeaux4.fr http://alternatives-economiques.fr/blogs/harribey 1. Le contexte : crise du capitalisme Le taux de profit 1960-2008

Plus en détail

A-t-on encore besoin des banques?

A-t-on encore besoin des banques? A-t-on encore besoin des banques? Patrick ARTUS Chef économiste, Directeur de la Recherche et des Etudes, Membre du Comité Exécutif - NATIXIS Journées de l Economie Lyon 15 novembre 213 A quoi ressemblera

Plus en détail

Nature de l'événement

Nature de l'événement Date Nature de l'événement Pays et/ou acteur concerné 05/10/2009 Le parti socialiste grec Pasok remporte les élections 17/10/2009 Le nouveau gouvernement grec révise la prévision de déficit public pour

Plus en détail

Le risque souverain en zone euro

Le risque souverain en zone euro Patrice PALSKY - FRACTALES s.a. p.palsky@fractales.com Le risque souverain en zone euro FRACTALES 0 Stress Testing Solvabilité 2 n aborde pas explicitement le risque souverain des pays membres de l Union

Plus en détail