DU MOUVEMENT. LETTRE D INFORMATION Janvier 2014 n 52. fonctionnelle

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "DU MOUVEMENT. LETTRE D INFORMATION Janvier 2014 n 52. fonctionnelle"

Transcription

1 L A L E T T R E L OBSERVATOIRE DU MOUVEMENT LETTRE D INFORMATION Janvier 2014 n 52 Prise en charge : place de la réadaptation fonctionnelle : L. Lacassagne 1 Place de la réadaptation fonctionnelle : exploration complémentaire : L. Lacassagne 3 Imagerie de la BPCO : P. Fajadet et J. Trocard 5 Traitement pharmacologique : C. Sœur 7 Rééducation et réhabilitation respiratoire : P. Joud 9 Opinion : J. Bigorre 12 BRONCHO-PNEUMOPATHIE CHRONIQUE OBSTRUCTIVE Prise en charge : place de la réadaptation fonctionnelle Éditorial La BPCO est un problème majeur de santé publique en termes de morbidité, de mortalité et de coût. La cause principale de l obstruction progressive des voies aériennes reste le tabagisme. Sa prévalence augmente avec l âge et la consommation de tabac. La population la plus concernée se situe au delà de 40 ans avec un maximum à 65 ans soit en France un total de plus de 2 millions de patients. La mortalité devrait doubler d ici 2020 et devenir la troisième cause de mortalité. Elle s élève à plus de décès par an. Le remboursement de cette pathologie chronique représente 75 % des maladies respiratoires. L arrêt du tabac est le principal facteur capable d améliorer l évolution de cette pathologie chronique vers l insuffisance respiratoire chronique et les pathologies cardiovasculaires. Nous tenons à remercier l ensemble des auteurs de cette lettre de l ODM d avoir accepté de participer à cette rédaction : le Dr Lacassagne et le Dr Sœur pneumologues, le Dr Fajadet et le Dr Trocard radiologues et M. Joud Kinésithérapeute. Il faut garder en mémoire que cette pathologie respiratoire évolutive peut-être améliorée voire stoppée par le seul sevrage tabagique, qui reste l arme thérapeutique la plus fiable. L index pronostic de Bode restant le paramètre le plus crédible. Les trois traitements recommandés pour accompagner le sevrage tabagique sont les substituts nicotiniques en première intention, la varenicline en deuxième intention et le bupropion en troisième intention. La prise en charge thérapeutique est importante dans l accompagnement thérapeutique, elle comprend : réentrainement physique, la kinésithérapie respiratoire, l éducation thérapeutique personnalisée, l aide au sevrage tabagique personnalisée, enfin la prise en charge nutritionnelle, psychosociale et cognitive comportementale. G. Randaxhe Définition L insuffisance respiratoire se définit comme une incapacité de l appareil respiratoire à assurer une hématose normale. Le principal symptôme clinique correspond à la dyspnée d effort dont l appréciation clinique reste difficile. En effet, la dyspnée de repos reste exceptionnelle dans les maladies respiratoires chroniques non décompensées. On définit habituellement la dyspnée d effort de la façon suivante ; Grade I : dyspnée survenant pour des efforts > montée de 2 étages Grade II : dyspnée survenant pour des efforts pour la montée de 1 à 2 étages Grade III : dyspnée survenant pour la marche à allure normale pour l âge Grade IV : dyspnée survenant pour la marche lente Grade V : dyspnée survenant pour des efforts minimes (toilette, habillage ) Toutefois la définition de l insuffisance respiratoire est essentiellement biologique et suppose la réalisation d une étude des gaz du sang artériel démontrant une Pa O 2 < 55 ou 60 mm Hg selon les sociétés savantes. Cette analyse permet aussi la découverte d une hypercapnie (Pa CO 2 > 45 mm Hg), d une alcalose métabolique traduisant la chronicité de l affection respiratoire ou d une acidose (ph < 7,30) témoin d une décompensation potentiellement fatale. La survenue de l insuffisance respiratoire peut être aiguë (crise d asthme, pneumonie, embolie pulmonaire, pneumothorax ) ou chronique et plus insidieuse (BPCO, pneumopathies interstitielles diffuses, cyphoscoliose, maladies neuromusculaires ). Dans ce dernier cas, l insuffisance respiratoire correspond à l évolution terminale de la lente évolution d une insuffisance ventilatoire préalable, dont la nature est spécifique de l affection en cause. Classification La nature de l insuffisance respiratoire chronique va être définie selon le type de déficit ventilatoire observé par la réalisation d explorations fonctionnelles respiratoires diurnes et nocturnes. Le résultat de cette analyse va permettre de considérer la pathologie respiratoire comme étant de type obstructif (maladie bronchique), restrictif (maladie pulmo-

2 Litres CT VC VOLUMES PULMONAIRES CI CRF VRI VRE 0 CT : capacité pulmonaire totale ; VC : volume courant, CI : capacité inspiratoire ; CRF : Capacité résiduelle fonctionnelle ; VRI/E : volume de réserve inspiratoire/expiratoire ; CV : capacité vitale ; VR : volume résiduel. CV VR Spiromètre 75% V.E.M.S. DÉBITS EXPIRATOIRES MAXIMAUX t 1 seconde C.V./2 DME = C.V./2 t volume pulmonaire 100% 0% La courbe est celle d une expiration forcée après inspiration maximale. Elle illustre le calcul du VEMS et de la DME. CAPACITÉ VITALE 75% 25% naire) ou centrales (trouble de la commande bulbaire). Insuffisance respiratoire chronique de type obstructif : BPCO et emphysème : post-tabagique, professionnelle par inhalation toxique en milieu agricole ou industriel, par déficit en alpha 1 antitrypsine, asthme chronique ou vieilli parfois intriqué d une BPCO, dilatations de bronches post-coquelucheuses, sur déficit en immunoglobulines, d origine génétique (syndrome de Marfan, de Mounier Kuhn ), sur dyskinésie ciliaire primitive mucoviscidose Insuffisance respiratoire chronique de type restrictif : d origine neuro-musculaire : myopathies diverses, sclérose latérale amyotrophique d origine pariétale thoracique : obésité hypoventilation, cyphoscoliose d origine pulmonaire : pneumonies interstitielles diffuses de type UIP ou NSIP Insuffisance respiratoire chronique de type mixte (obstructif et restrictif) : bronchectasies diffuses à un stade évolué pneumoconiose d origine professionnelle : silicose, bérylliose séquelles post-tuberculeuses (avec ou sans antécédent de pneumothorax thérapeutique) sarcoïdose thoracique stade IV Insuffisance respiratoire chronique de type central obésité hypoventilation avec ou sans syndrome d apnée du sommeil malformation d Arnold Chiari acquise sur rhumatisme inflammatoire évolué La BPCO, notamment d origine post-tabagique, représente environ 90 % des causes d insuffisance respiratoire chronique de TROUBLES VENTILATOIRES TVR : Troubles Ventilatoires Restrictifs TVO : Troubles Ventilatoires Obstructifs TVM : Troubles Ventilatoires Mixtes l adulte. On distingue alors 2 tableaux cliniques : le patient dit «blue boatter» (ou bleu bouffi) présentant des signes bronchitiques, une obésité, une cyanose associée à des signes d hypercapnie et d insuffisance ventriculaire droite. le patient dit «pink puffer» (ou rose haletant) ne présentant pas de signe bronchitique, plutôt maigre et distendu, sans cyanose ni signe d insuffisance ventriculaire droite. C.V. C.V. V.E.M.S. < 70% T.V.O. Pronostic Le pronostic de l insuffisance respiratoire chronique de l adulte est celui de son affection causale. Toutefois, à l échelon d une population ce pronostic correspond en fait à celui de la BPCO post-tabagique. Cette affection concerne 4 à 6 % de la population européenne et entre 2,5 et 3 millions de patients en France. Il s agit de la seule cause de mortalité ayant augmenté de façon significative dans le monde entre 1965 et 1998 (+163 %), et représentera la 3 e cause de mortalité en 2020 après les pathologies coronariennes et neuro-vasculaires. Nous limiterons donc ce propos au pronostic de cette seule affection respiratoire. La BPCO est d abord une maladie respiratoire traduisant une réponse inflammatoire bronchique liée à l inhalation de particules toxiques (tabac) responsable d abord d un remodelage pulmonaire (emphysème) puis d une maladie systémique affectant essentiellement l appareil cardiovasculaire et le système ostéomusculaire, démontrée par une augmentation des marqueurs sériques de l inflammation (CRP, IL 6, TNF alpha) On observe ainsi chez les patients BPCO une perte d endurance musculaire (rôle du TNF sur les fibres musculaires de type I), une ostéoporose secondaire à un «turn-over» osseux accru du fait de l inflammation. Par ailleurs, 14 % des patients BPCO décèdent d une cause cardiovasculaire. Enfin, le déterminisme génétique joue certainement un rôle dans le pronostic de la maladie. Ainsi seulement 25 % des fumeurs vont développer une BPCO post-tabagique. L association d une inflammation systémique et d une BPCO multiplie par 3 à 4 le risque de développer un cancer bronchique (rôle de la mutation du gène de l EGFR?). Les différents facteurs pronostiques (VEMS, score de BODE, hypertension artérielle pulmonaire ) seront développés au chapitre III. C.V. V.E.M.S. < 70% V.E.M.S. V.E.M.S. C.V. V.R. V.R. < 70% V.R. 70% V.E.M.S. V.R. V.R. 70% Normal T.V.R. B.P.O.C. Asthme T.V.M. Emphysème l Laurent Lacassagne Nouvelle Clinique de l Union, Toulouse C.V. N 52 - Page 2 - La let tre de l Observatoire du Mouvement

3 Exploration complémentaire Explorations fonctionnelles respiratoires Le diagnostic d un trouble ventilatoire est rarement porté au stade d insuffisance respiratoire chronique. La réalisation d explorations fonctionnelles est indispensable à ce diagnostic. Le dépistage à un stade précoce de la maladie est donc nécessaire afin d envisager les mesures préventives et thérapeutiques adaptées. Il convient donc de réaliser une exploration fonctionnelle respiratoire dès l apparition de manifestations bronchitiques récurrentes ou d une dyspnée d effort. La hiérarchie de recours aux investigations complémentaires va dépendre de la présentation clinique d une part, et du résultat des premières investigations d autre part. La boucle débit-volume est l examen le plus simple à réaliser au moyen d un pneumotachographe couplé à un dispositif informatique portable. Il permet de déterminer la Capacité Vitale Lente et la Capacité Vitale Forcée (volumes pulmonaires mobilisables entre une inspiration profonde et une expiration profonde), le Volume Expiratoire Maximal Seconde (reflet de l ensemble des débits bronchiques expirés). Le rapport de Tiffeneau (VEMS/CVL) permet de définir l existence d une obstruction bronchique. L étude des variations de ce rapport est utile surtout dans les cas de BPCO débutante ou modérée. La valeur du VEMS en % des valeurs théoriques permet de définir la gravité de la BPCO : débutante (VEMS > 80 %), modérée (50 < VEMS < 80 %), sévère (30 < VEMS < 50 %) et très sévère (VEMS < 30 %). Enfin, cet examen permet de dépister sur l aspect de la courbe un trouble ventilatoire distal (maladies des petites bronches) alors que la valeur du VEMS et le coefficient de Tiffeneau sont normaux. La pléthysmographie thoracique nécessite une cabine étanche spécifique et un support gazeux sous pression afin de mesurer la Capacité Pulmonaire Totale et le Volume Résiduel. Cette mesure permet d évaluer le niveau de distension pulmonaire associée à un emphysème ou à un asthme chronique (rapport VR/CPT) ainsi que l importance d un syndrome restrictif. Cette technique permet aussi d apprécier les résistances bronchiques, mesure utile lorsque la coopération du patient n est pas optimale pour réaliser une courbe débitvolume. L étude des gaz du sang est surtout utile en cas de BPCO sévère ou de patients en décompensation. Il existe en effet une corrélation entre le niveau de Pa O 2 et le VEMS chez les patients BPCO sévères à l état stable. L existence d une hypercapnie doit être recherchée à l air ambiant, mais aussi et surtout chez les patients sous oxygénothérapie. Une concentration sérique en bicarbonates élevée traduit l ancienneté du trouble respiratoire hypercapnique ou l association d un traitement diurétique et/ ou corticoïde. Enfin, la mesure du ph en cas d acidose détermine la gravité de l état clinique du patient et l indication éventuelle d un support ventilatoire avec recours aux techniques de réanimation. L étude de la diffusion du CO pulmonaire est une technique utile pour apprécier la sévérité d un emphysème, au-delà de la sévérité du trouble ventilatoire obstructif. Une altération sévère de la DLCO et du coefficient de Krogh (DLCO/CVL) est corrélée au degré d atteinte parenchymateuse. Enfin, cette technique permet de différencier un emphysème (DLCO altérée) d un asthme chronique (DLCO normale). Les tests de provocation bronchique sont utiles dans 2 types de situation. En cas de trouble ventilatoire obstructif avéré, une augmentation significative du VEMS (>12%) après inhalation d un bronchodilatateur oriente le diagnostic plutôt en faveur d un asthme que d une BPCO. Dans le cas d une boucle débit volume normale, une chute significative du VEMS (>20%) après inhalation d un bronchoconstricteur (métacholine) oriente le diagnostic plutôt en faveur d un asthme, si les symptômes du patient sont compatibles. Le test de marche de 6 minutes nécessite l utilisation couplée d un oxymètre et d un podomètre. Ce test permet de déterminer une éventuelle désaturation à l effort (associée à une tachycardie), ainsi que le temps de récupération pour une distance évaluée en mètres et parcourue sur une période de 6 minutes. Ce test est utile pour apprécier la sévérité de la BPCO (score de BODE), ainsi que les bénéfices d un programme de réhabilitation à l effort. L épreuve d effort respiratoire nécessite l utilisation d un tapis de marche ou un cycle ergométrique. Cet examen permet la mesure de paramètres cardiovasculaires (ECG), pulmonaires (ventilation maximale minute, VEMS, consommation d O 2 et production de CO 2 ), biologiques (production de lactates et gazométrie artérielle) et le niveau d effort réalisé mesuré en Watts. Ce test permet d évaluer la tolérance à l effort des patients, de déterminer la nature de la limitation à l effort (cardiaque, pulmonaire ou périphérique). Cette évaluation est particulièrement utile avant la réalisation d une chirurgie lourde ou avant la mise en œuvre d un programme de réhabilitation, en fixant l intensité optimale de l exercice. La mesure des pressions statiques inspiratoires et expiratoires maximales (sniff test) permet d étudier la force inspiratoire globale. Ce test est utile si l on recherche une pathologie neuromusculaire associée. L étude de la fonction diaphragmatique nécessite par contre l emploi d un cathéter œsophagien et gastrique permettant de déterminer la pression trans diaphragmatique statique. Peu reproductible et de réalisation technique complexe, cet examen est rarement réalisé. La mesure du NO exhalé n a d intérêt que chez les patients asthmatiques. Une valeur élevée permet d apprécier le degré d inflammation bronchique permettant d adapter la posologie du traitement corticoïde inhalé. Dans la BPCO, la valeur du NO exhalé est souvent diminuée, surtout en cas de tabagisme. Dans la mucoviscidose, la valeur du NO exhalé reste proche des valeurs normales. La mesure du CO exhalé est une méthode simple, rapide et non invasive pour déterminer le statut tabagique d un patient. Le taux de CO exhalé est corrélé au taux d Hb CO ; il s agit d un marqueur non spécifique du tabagisme. Son seuil est de 3 à 10 ppm chez le sujet normal pour distinguer le fumeur du patient abstinent. Le seuil discriminant est estimé à 10 ppm dans l asthme et 11 ppm dans la BPCO. Explorations cardiovasculaires L existence d un retentissement sur le cœur droit d une insuffisance respiratoire chronique et l association fréquente de la BPCO avec les maladies cardio-vasculaires nécessitent la réalisation d un bilan cardio-vasculaire à titre systématique. L échocardiographie chez les insuffisants respiratoires permet d apprécier la fonction cardiaque droite et le niveau de pression artérielle pulmonaire qui constituent des facteurs pronostiques indépendants de la maladie. Cependant l analyse de la morphologie et de la cinétique du ventricule droit est souvent délicate du fait de son anatomie et de sa sensibilité aux variations de pré-charge. Enfin, la mesure de la PAP systolique nécessite l existence d une insuffisance tricuspidienne et une fenêtre permettant le passage des ultrasons souvent gêné par l hyperinflation aérique de la maladie emphysémateuse. Le cathétérisme cardiaque droit est une technique invasive de mesure des pressions N 52 - Page 3 - La let tre de l Observatoire du Mouvement

4 artérielles pulmonaires et du débit cardiaque par introduction d un cathéter de Swann- Ganz à travers les cavités cardiaques droites à partir d un point de ponction veineux. En dehors des patients en réanimation, et en raison des progrès récents de l échocardiographie, cette technique n est plus envisagée que pour les patients insuffisants respiratoires chroniques présentant une hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) de haut degré manométrique et une BPCO peu sévère sur le plan ventilatoire. Cette situation discordante fait envisager la possibilité d une HTAP primitive. Seul le cathétérisme droit permet d affirmer ce diagnostic. Cet examen sera alors complété par la réalisation d un test au NO et au Flolan permettant d orienter les choix thérapeutiques. Explorations nocturnes L aggravation nocturne des troubles respiratoires diurnes, en relation avec la paralysie des muscles respiratoires accessoires en sommeil paradoxal, conduit à rechercher un trouble sévère de l hématose nocturne, à apprécier l efficacité d une oxygénothérapie et à dépister une éventuelle complication iatrogène hypercapnique. L oxymétrie nocturne est un examen simple, réalisable à domicile qui constitue une aide dans le choix d une indication d oxygénothérapie longue durée à domicile. Chez les patients déjà traités par O2, l oxymétrie nocturne permet de s assurer que le débit d oxygène choisi garantit une hématose satisfaisante. La polygraphie nocturne de ventilation est un examen utile si l on suspecte l existence d un syndrome d apnées du sommeil (SAOS) associé. La BPCO et le SAOS ont des prévalences très élevées, de l ordre de 10 % et de 5 % de la population générale. Leur association est donc forcément fréquente. Le risque de désaturation nocturne en O2 est alors plus important ainsi que le risque d hypercapnie diurne et d hypertension artérielle pulmonaire sévère. L enregistrement neurophysiologique ne doit être envisagé qu exceptionnellement en cas de doute lors de la polygraphie nocturne de ventilation entre le diagnostic de SAOS et celui d hypoventilation nocturne liée à la BPCO. La capnographie nocturne (mesure de la Pt CO 2 transcutanée) est un examen utile chez le patient insuffisant respiratoire hypercapnique dans l aide à la décision d un traitement par ventilation non invasive, ou dans la surveillance de celui-ci. Explorations endoscopiques L endoscopie bronchique est indiquée en cas de suspicion de cancer bronchique. En BPCO d origine professionnelle Principaux métiers concernés : Secteur minier Bâtiment et Travaux publics fonderie et sidérurgie industrie textile Métiers agricoles QUESTIONNAIRE QUALITÉ DE VIE : VQ11 Pas du tout Un peu Beaucoup effet, il existe une sur-incidence des cancers bronchiques chez les patients BPCO. Cette intrication dépasse la simple addition des facteurs de risque liés au tabacet évoque l existence d anomalies génétiques communes. L endoscopie bronchique est aussi indiquée en cas de déclin accéléré du VEMS ou de suppuration bronchique faisant évoquer l existence d une colonisation bactérienne. Ces patients ayant déjà reçu de multiples antibiothérapies sont souvent porteurs de germes résistants aux antibiotiques usuels. Certains auteurs ont proposé dans ce type de situation la mise en œuvre d une antibiothérapie parentérale prolongée pensant que l éradication bactérienne est nécessaire pour résoudre l inflammation bronchique. Explorations diverses La densitométrie osseuse, l électromyographie, et le bilan nutritionnel trouvent généralement leur place comme examens complémentaires proposés dans le cadre d un programme de réhabilitation respiratoire mis en œuvre dans un cadre hospitalier ou ambulatoire. l Laurent Lacassagne Nouvelle Clinique de l Union, Toulouse Moyennement Extrêmement 1 Je souffre de mon essoufflement Je me fais du souci pour mon état respiratoire Je me sens incomprise(e) par mon entourage Mon état respiratoire m empêche de me déplacer comme je le voudrais Je suis somnolent(e) dans la journée Je me sens incapable de réaliser mes projets Je me fatigue rapidement dans les activités de la vie quotidienne Physiquement, je suis insatisfait(e) de ce que je peux faire Ma maladie respiratoire pertube ma vie sociale Je me sens triste Mon état respiratoire limite ma vie affective Calcul des scores Score fonctionnel : somme des 3 réponses Score psychologique : somme des 4 réponses Score relationnel : somme des 4 réponses N 52 - Page 4 - La let tre de l Observatoire du Mouvement

5 Imagerie de la BPCO Les signes radiologiques de la BPCO découlent des modifications histologiques au sein du parenchyme pulmonaire (emphysème) et des petites voies aériennes (< 2 mm), l évolution de ces deux processus étant intimement liée : la bronchiolite joue un rôle dans la survenue de l emphysème et celui-ci, via une perte des attaches alvéolaires des bronchioles, contribue à l atteinte des petites voies aériennes. La radiographie standard Elle est rarement diagnostique mais joue un rôle dans le suivi et l évolution des BPCO. L emphysème est caractérisé par l association d une réduction vasculaire pulmonaire uniquement détectée en radio standard que chez la moitié des patients emphysémateux d une hyperinflation présente chez les emphysémateux évolués. La perte de recul élastique pulmonaire entraîne une majoration de la hauteur pulmonaire (distance entre le tubercule de la première côte et le dôme diaphragmatique sur l incidence de profil, supérieure à 30 cm), un abaissement du diaphragme, une majoration de l espace clair rétrosternal. La bulle est relativement aspécifique de l emphysème mais ne reflète pas l ensemble de la maladie. Radiographie thoracique de face: emphysème - distension parenchymateuse Tomodensitométrie Les évolutions technologiques de la tomodensitométrie ont rendu cette technique au premier plan de l imagerie de BPCO. Tomodensitométrie et emphysème L emphysème consiste en une dilatation permanente et irréversible des espaces aériens au-delà de la bronchiole terminale avec destruction des parois alvéolaires, sans fibrose. Hruban et Zerhouni ont montré dès 1987 la corrélation entre les coupes millimétriques et anatomiques, essentiellement dans les emphysèmes centro-lobulaires, même dans les formes peu sévères. La détection de ces lésions reste améliorée par un travail de fenêtre (1000 unités Hounsfield) et de moyenne (-800 UH) et par l utilisation de reconstructions minip à 10 mm d épaisseur. Les phénotypes d emphysème en tomodensitométrie. L emphysème centro-lobulaire : Apanage du tabagique, il prédomine dans les sommets et est caractérisé par des plages d hyperclartés localisées centro-lobulaires, habituellement sans paroi, et traversées classiquement par l artère centro-lobulaire (effet shunt). Avec la sévérité de l emphysème, la taille des lésions augmente et le caractère centro-lobulaire est plus difficile à apprécier. Il existe parfois un aspect de paroi par atélectasie et/ou fibrose interlobulaire L emphysème pan lobulaire. Classique lors de déficit en alpha-1-antitrypsine, il peut également se voir lors d un emphysème post-tabagique évolué. Il prédomine au niveau des lobes inférieurs, et se caractérise par une diminution globale de la densité pulmonaire, sans hyperclarté localisée. L emphysème paraseptal Il s agit de lésions hypodenses de topographie sous-pleurale (y compris scissuraire), et péri-broncho-vasculaire. L absence de caractère multicouche et de distorsion bronchique permet de le différencier du rayon de miel de la fibrose bien que l association puisse exister. L emphysème bulleux Il s agit de larges étendues avasculaire avec souvent parois fines, +/- compressives sur le parenchyme adjacent. Il prédomine au niveau des lobes supérieurs. Il est le plus souvent associé à des formes diffuses d emphysème. Imagerie quantitative de l emphysème. Le développement des techniques chirurgicales, endoscopiques et pneumologiques a rendu nécessaire le développement d analyse quantitative. L ensemble des études ont montré une corrélation de l étendue des lésions d emphysème centro-lobulaire entre l estimation visuelle tomodensitométrique et l analyse post-résec- TDM : emphysème centro-lobulaire. a : Hyperclartés localisées des apex. b : reconstuctions minip : meilleure visualisation des lésions. a b tion chirurgicale. Les scores d évaluation visuelle sont toutefois moins précis que les analyses densitométriques. Le pourcentage d emphysème est basé sur le principe selon lesquels les voxels ayant une densité au-dessous d un seuil prédéfini (-950 UH le plus souvent), représentent l emphysème. Ceci permet, en corrélation avec l analyse visuelle, une meilleure sélection des patients chirurgicaux, et un suivi plus pertinent si l on utilise les mêmes protocoles d examens (épaisseur de coupe, filtres de reconstruction, inspiration ). L utilisation d une faible dose est possible (si > 50 mas) Tomodensitométrie et petites voies aériennes. La RT les signes radiographiques standards sont discrets et aspécifiques, l épaississement pariétal bronchique étant responsable de l aspect de «dirty chest» des Anglo-saxons. La tomodensitométrie Elle permet de confirmer la présence d un épaississement pariétal bronchique, de dilatations de bronches, de lésions de bronchiolite cellulaire périphérique («arbre en bourgeon»). Les signes indirects consistent en des plages de trappage en expiration forcée dont l évaluation quantitative est difficile notamment s il existe un emphysème sous-jacent. Il existe des logiciels de quantification des N 52 - Page 5 - La let tre de l Observatoire du Mouvement

6 modifications morphologiques et de parois des voies aériennes (FWHM) dont l utilisation quotidienne est limitée. En utilisant des valeurs comprises entre -860 et -950 UH (versus pour l emphysème) on peut quantifier le trappage expiratoire sur poumon non ou modérément emphysémateux. Autres pathologies Bronches proximales : Recherche d une trachéobronchomégalie, d une trachée en lame de sabre. Atteinte infiltrative parenchymateuse Soit liée au tabac (macrophages) : Bronchiolite respiratoire, RBILD, pneumonie desquamative, histiocytose X (granulomatose à cellules de Langherans) Soit de type UIP (syndrome emphysème - fibrose) Et le cancer broncho-pulmonaire l P. Fajadet, J. Trocard Nouvelle Clinique de l Union TDM : atteinte des petites voies aériennes- trappage expiratoire : a : Inspiration, b : Expiration forcée a BPCO E IRCO du trouble fonctionnel au trouble biologique b F TDM : emphysème pan-lobulaire - plages de destruction parenchymateuse au niveau des bases BPCO : DÉFINITION N 52 - Page 6 - La let tre de l Observatoire du Mouvement

7 Traitement pharmacologique de la BPCO On considère dans ce chapitre le traitement du BPCO en état stable et non la prise en charge des exacerbations. Il va être fonction du degré de l obstruction bronchique, de la dyspnée et de la fréquence des exacerbations. Sevrage tabagique Le sevrage tabagique est la pierre angulaire de la prise en charge du traitement de la BPCO. 40 % des patients BPCO continuent à fumer bien qu ils aient reçu une incitation à l arrêt du tabac de leur médecin. Il existe une réelle dépendance au tabac associée fréquemment à une comorbidité anxio-dépressive du patient BPCO rendant l arrêt difficile bien qu un patient sur deux émette le souhait d un arrêt du tabac. La poursuite du tabagisme conditionne sévèrement le pronostic et la morbi-mortalité par cancer bronchique et maladie cardiovasculaire. Les traitements pharmacologiques On les choisit en fonction d une évaluation de la dépendance physique liée au tabac. Un des scores simples est le calcul du score de Fagerstroëm. Les substituts nicotiniques existent sous plusieurs formes : gommes, patchs, spray nasal, inhalateurs ou comprimés. On associe souvent une forme à libération prolongée de type patch et une forme orale pour mieux couvrir le nycthémère et mieux reproduire le comportement du fumeur faisant variété le taux de nicotine dans le sang. Dans la plupart des études, ils permettent de doubler le taux d abstinence à 6 mois versus placebo. Ils s utilisent pour une durée de 6 semaines à 6 mois selon le patient. Leur mauvaise réputation auprès des patients vient souvent des prescriptions en sous-dosage contribuant à leur inefficacité. La Varénicline (Champix ) est un agoniste partiel des récepteurs nicotiniques de type α4β2. Son efficacité a été démontrée et s adresse particulièrement aux patients en bonne santé, indemne de toute pathologie et fumant moins de 20 cigarettes par jour. Le Bupropion LP (Zyban ) est un traitement du sevrage tabagique de deuxième intention, peu utilisé actuellement. Les thérapies cognitivocomportementales (TCC) Les TCC sont des thérapies de courtes durées visant à analyser le comportement du fumeur face au tabac pour pouvoir développer, dans un deuxième temps, des stratégies de comportement permettant de gérer les situations tentantes. Elle comporte également un apprentissage de gestion du stress. La dépendance au tabac est plus psychologique que physique. Les TCC font donc parties intégrantes de la stratégie du sevrage tabagique. Les traitements médicamenteux 1. La vaccination La vaccination anti-grippale annuelle est recommandée quel que soit le stade de sévérité de la BPCO, l âge ou le sevrage tabagique. Elle réduit de moitié les hospitalisations et de plus de deux tiers les décès avec un effet additif de la vaccination anti-pneumococcique. Celle-ci (Pneumo23 ) est recommandée tout les 5ans chez le patient BPCO. Le pneumocoque est un des trois germes les plus fréquents des exacerbations bactériennes de la BPCO avec l Haemophilus Influenzae et le Moraxella Catarrhalis. Il a une efficacité dans la prévention des infections invasives à pneumocoques dans 60 à 70 % des cas. 2. Les bronchodilatateurs Leur but n est pas l amélioration de la fonction respiratoire. Leurs effets sur ces paramètres sont au mieux modestes voir le plus souvent nuls en termes de VEMS. Ils vont agir essentiellement sur la dyspnée par diminution de l hyperinflation dynamique au repos et à l effort mais également sur la tolérance à l effort et l amélioration de la qualité de vie. Les β2mimétiques. Ce sont des agonistes des récepteurs β2adrénergiques. Ils peuvent être de courte durée, 4 heures (Salbutamol, Ventoline ou Terbutaline, Bricanyl ), de longue durée, 12 heures (Salmétérol, Sérévent ou Formotérol, Foradil ) ou de très longue durée d action, 24 heures (Indacatérol, Onbrez ou Oslif ). La tolérance de ces bronchodilatateurs est excellente. Néanmoins, il faut les utiliser avec prudence chez les patients porteurs de cardiopathies ischémiques ou rythmiques non contrôlées. Les anticholinergiques. Il s agit d inhibiteurs des récepteurs muscariniques qui vont s opposer au tonus vagal et l hyperréactivité bronchique présente dans la BPCO. Ils peuvent être de coute durée d action (ipratropium, Atrovent ) ou de longue durée d action (tiotropium, Spiriva ) ou bientôt le Glycopyrronium, Seebri ). Le degré de bronchodilatation est modeste mais on assiste également pour le tiotropium (Spiriva ) à une amélioration significative de la dyspnée, des capacités à l effort et la qualité de vie. De plus, on décrit une réduction en fréquence et en gravité des exacerbations. 3. La corticothérapie inhalée La BPCO comporte un certain degré d inflammation bronchique sur laquelle les corticoïdes peuvent jouer. Elle n agit pas sur le déclin fonctionnel respiratoire mais permet une amélioration des symptômes dans la vie de tous les jours et diminuerait les exacerbations. Les corticoïdes utilisés seuls n ont pas l AMM (autorisation de mise sur le marché) dans la BPCO. Il s utilise en combinaison avec un β2agoniste. Ces combinaisons s utilisent chez le BPCO ayant moins de 50 % de VEMS et présentant des exacerbations fréquentes (Symbicort Budesonide/Formoterol et Sérétide Fluticasone/Salmétérol). La corticothérapie orale au long cours n a pas sa place dans la prise en charge de la BPCO en état stable contrairement à son indication dans la prise en charge des exacerbations. De plus, elle produit des effets délétères comme la réduction du bénéfice de la réhabilitation et de la prise en charge nutritionnelle. Elle augmenterait même la mortalité par ses nombreux effets secondaires. Elle doit donc être administrée avec prudence et sur une courte durée. 4. L oxygénothérapie de longue durée Au stade de l insuffisance respiratoire sévère, l oxygénothérapie utilisée au minimum 16 heures/24 heures améliore l espérance de vie. Elle améliorerait également la qualité de vie en améliorant la tolérance à l effort. Elle réduit le nombre des hospitalisations et améliore les performances neuropsychologiques. L oxygénothérapie est indiquée chez le patient BPCO si, en état stable, on retrouve à 3 semaines d intervalle à la gazométrie artérielle une PaO 2 inférieure ou égale à 55 mmhg. Si la PaO 2 est située entre mmhg, elle doit être accompagnée d une hypertension artérielle pulmonaire, d une hypoxémie nocturne ou d une polyglobulie. La dyspnée chez le BPCO n est pas nécessairement due à l hypoxémie mais bien souvent liée à l hyperinflation. L oxygène n est donc pas le médicament miracle permettant de diminuer l essoufflement si celui-ci n est pas justifié d un point de vue gazométrique. Au contraire, il faut inciter les patients à bouger et à refuser la sédentarité par la réhabilitation respiratoire par exemple et la pratique d une activité physique quotidienne. En résumé, le traitement de la BPCO en fonction du stade de sévérité. N 52 - Page 7 - La let tre de l Observatoire du Mouvement

8 DÉFINITION DES STADES DE SÉVÉRITÉ EN FONCTION DE LA SPIROMÉTRIE I : léger VEMS/CV 80 % de la théorique II : modéré 50 % VEMS/CV < 80 % de la théorique Les glucocorticoïdes inhalés seuls n ont pas d IMM en France. Facteurs pronostiques La vitesse de déclin du VEMS Dans la BPCO, la fonction respiratoire décline de manière irréversible. Il n y a pas nécessairement de récupération de la perte fonctionnelle à l arrêt du tabac. Le VEMS chute chez tout patient à partir de l âge de 30 ans. Le sujet normal perd en moyenne 25 ml par an. Chez le patient fumeur avec une obstruction bronchique modérée, cette perte peut atteindre 50 voire 100 ml par an. L arrêt du tabac va ralentir cette perte de VEMS chez le patient BPCO. La rapidité du déclin du VEMS chez le patient BPCO est un facteur de mauvais pronostic. VEMS/CV < 0,7 III : sévère 30 % VEMS/CV < 50 % de la théorique Réduction des facteurs de risque ; vaccination anti grippale Bronchodilatateur de courte durée d action (si besoin) Un ou plusieurs bronchodilatateurs de longue durée d action. Réhabilitation IV : très sévère VEMS/CV < 30 % de la théorique ou VMS < 50 % de la valeur théorique avec insuffisance respiratoire chronique Glucocorticostéroïdes inhalés sous forme d association fixe si exacerbations répétées (VEMS < 60 % pour salmétérol/fluticasone) Oxygénothérapie longue durée si insuffisance respiratoire chronique Traitements chirurgicaux La poursuite du tabagisme Dix ans après le diagnostic de BPCO, l espérance de vie des patients BPCO poursuivant leur tabagisme n est que de 50 % alors qu elle est de 80 % chez ceux qui ont arrêté le tabac. Cette différence est liée au ralentissement du déclin du VEMS après l arrêt du tabac. Les caractéristiques de l insuffisance respiratoire L hypoxie, l hypercapnie et la présence d une hypertension artérielle pulmonaire sont des facteurs de mauvais pronostic. La sédentarité et l absence d une activité physique quotidienne également. Les atteintes multi-systémiques de la BPCO La BPCO est une maladie inflammatoire multi-systémique complexe. La prise en charge de la BPCO et la réhabilitation en particulier doivent donc être pluridisciplinaires car elle englobe une atteinte musculaire périphérique, une atteinte osseuse, une prise en charge psychologique et diététique. Elle nécessite un suivi cardiologique également. Les retentissements du stress oxydatif de la BPCO induisent une atteinte multi-systémique bien plus largement qu une atteinte pulmonaire seule. Il induit également une cachexie et la présence d un indice de masse corporelle inférieur à 21 kg/m 2 est un facteur de mauvais pronostic tout comme la présence d une anémie inflammatoire. L indice de BODE Avec l avancée des connaissances sur la BPCO, on s est rendu compte que le VEMS était, à lui seul, un mauvais facteur pronostic de la BPCO. Le score de BODE a été créé en associant 4 variables permettant de mieux cerner la BPCO comme maladie multi-systémique. Il s agit de l indice de masse corporel (en kg/ m 2 ), du VEMS post-bronchodilatation (en % des valeurs prédites), du score de dyspnée MRC (MMRC Dyspnea scale), de la distance en mètres parcourue au test de marche de 6 minutes. Ces 4 variables représentent des facteurs pronostiques indépendants et le score a été validé sur plusieurs études prospectives. Il est utilisé également comme outil prédictif de la survie et donc comme outil permettant de sélectionner les patients nécessitant une transplantation pulmonaire. l C. Sœur Nouvelle Clinique de l Union, Toulouse CALCUL DU SCORE DE BODE B IMC (kg/m 2 ) > O VEMS (% de la valeur prédite) D MMRC (0-4) E Distance parcourue lors du test de marche de 6 minutes (m) IMC : indice de masse corporelle, MMRC : échelle modifiée du Medical Research Council incluant 5 stades : Stade 0 : dyspnée pour des efforts soutenus (montée 2 étages) ; stade 1 : dyspnée lors de la marche rapide ou pente ; stade 2 : dyspnée à la marche sur terrain plat en suivant quelqu un de son âge ; stade 3 : dyspnée obligeant à s arrêter pour reprendre son souffle après quelques minutes ou une centaire de mètres sur terrain plat ; stade 4 : dyspnée au moindre effort B : Body mass index, O : airflow Obstruction, D : functional Dyspnoea, E : Exercise capacity Pour obtenir le score BODE, ajouter les notes obtenues pour chaque item. N 52 - Page 8 - La let tre de l Observatoire du Mouvement Score BODE 0 à 2 3 et 4 5 et 6 7 à 10

9 Rééducation et réhabilitation respiratoire La réhabilitation respiratoire (R R) est un ensemble de soins personnalisés, dispensé au patient atteint d une maladie respiratoire chronique, par une équipe transdisciplinaire. Elle a pour objectif de réduire les symptômes, d optimiser les conditions physiques et psychosociales, de diminuer les coûts de santé. Les intervenants dans un programme de réhabilitation respiratoire Les principaux acteurs de ce programme sont les médecins pneumologues, les médecins de médecine physique, les omnipraticiens, les kinésithérapeutes, les diététiciens, les psychologues, les éducateurs sportifs, les assistantes sociales, les infirmières, les ergothérapeutes et les tabacologues. Le kinésithérapeute joue un rôle essentiel en RR dans le réentraînement à l exercice, le renforcement musculaire, le désencombrement bronchique et l éducation thérapeutique. Les sites et modalités de réalisation de la réhabilitation respiratoire La RR peut être réalisée lors d une hospitalisation, en centre de réadaptation, en ambulatoire dans un centre de proximité et à domicile, elle est efficace quel que soit le lieu. La diminution de l activité physique chez le patient BPCO est considérée comme une conséquence du déconditionnement et de l évolution des symptômes telle que la dyspnée. BPCO et activités physiques La dyspnée et la dysfonction musculaire constituent les piliers physiopathologiques du réentraînement à l exercice dans la BPCO, ce qui contribue à la diminution de la tolérance à l effort et à la réduction des activités de la vie quotidienne, contribuant ainsi à EVALUATION DE LA DYSPNÉE Auto-évaluation par le patient l aggravation de la spirale du déconditionnement. Le sujet sain (- de 60 ans) actif dispose de 60 % de fibres de type I lentes, un sujet sain sédentaire 41 % et un BPCO de 19 %. Tout programme de réentraînement à l exercice doit avoir une composante aérobie en endurance et une composante de renforcement musculaire, associé à une augmentation des activités de la vie journalière et un mode de vie moins sédentaire. La réhabilitation respiratoire peut se réaliser soit dans le cadre d un programme initial complet sur 8 semaines à raison de 3 à 5 séances par semaine, soit un suivi sur du long terme avec un programme de maintien des acquis (1 à 2 séances par semaine) pour entretenir la motivation du patient. Un bilan complet est réalisé avant le programme de réhabilitation et de réentraînement à l effort, ainsi qu un second en fin de programme pour évaluer le bénéfice ou non de ce dernier. L évaluation Évaluation de l aptitude physique Épreuve maximale ou test à l effort : l épreuve d exercice apporte les réponses à l effort du système cardio-pulmonaire permettant ainsi l évaluation de la tolérance à l effort du patient et teste la capacité maximale à l exercice ; elle permet également de déceler l origine de la limitation à l exercice et les risques cardio-respiratoires. Les résultats permettent de déterminer à quelle intensité le réentraînement à l effort doit être réalisé. Épreuve sous maximale : le test de marche de 6 minutes, test rectangulaire, évalue la capacité fonctionnelle à l exercice d une manière simple, pratique et globale. C est un test très utilisé en pratique courante, il permet d évaluer l impact d un programme de réentraînement à l effort en termes de distance, de dyspnée, de saturation en oxygène et de fréquence cardiaque. En pratique : il est demandé au patient de parcourir la distance la plus importante possible pendant 6 minutes, en surveillant la saturation et la fréquence cardiaque du sujet avec un oxymètre de pouls. Il est facile à réaliser, avec un couloir d au moins 30 m, rectiligne, plat et à l abri. Le patient peut s arrêter pendant le test. D autres tests de terrain peuvent être réalisés : le «shuttle test» et un nouveau test de 6 minutes le test du stepper, qui permet de tester le patient très facilement dans un cabinet ou à domicile. Évaluation des muscles respiratoires La force des muscles respiratoires est réalisée en mesurant les pressions maximales volontaires inspiratoire et expiratoire (PI max, PE max). Un manomètre (de type RPM) mesure avec un embout buccal la Pression Inspiratoire Maximale à partir du volume résiduel et la Pression Expiratoire Maximale à partir de la capacité pulmonaire totale. La PIM peut être mesurée lors d un reniflement avec un embout nasal (PSniff ). Évaluation des muscles périphériques Différents facteurs comme le déconditionnement, l inflammation systémique, le stress oxydant, l hypoxie, la malnutrition et la corticothérapie sont les causes possibles de faiblesse musculaire. L évaluation des muscles périphériques décèle les altérations de la fonction et permet de fixer un réentraînement adapté pour chaque patient, et ceci avant et après le programme de réhabilitation. La dynamométrie à jauge de contrainte par exemple, permet d évaluer les principaux groupes musculaires, tel que la préhension (type Handgrip) pour le membre supérieur et le quadriceps (type MicroFET) pour le membre inférieur. Évaluation de la dyspnée : le seuil de dyspnée est une sensation pénible éprouvée par le patient, il est doté d une bonne corrélation avec le niveau d effort. La dyspnée d effort instantanée est mesurée par des échelles : l échelle de Borg ou l échelle visuelle analogique permettent à l opérateur de noter l essoufflement que le patient ressent. L échelle de Sadoul et l échelle de dyspnée du MMRC N 52 - Page 9 - La let tre de l Observatoire du Mouvement

10 Stade d apparition de la dyspnée par l échelle de Sadoul 0 absence de dyspnée 1 dyspnée à la montée de 2 étages 2 dyspnée à la montée d 1 étage ou à la marche rapide ou en légère pente 3 dyspnée à la marche normale en terrain plat 4 dyspnée à la marche lente 5 dyspnée au moindre effort (parole, habillage ) permettent l évaluation la dyspnée lors des efforts de la vie quotidienne (marche lente, rapide, escaliers etc.). Évaluation de la qualité de vie La mesure de la qualité de vie dans la BPCO se fait par des questionnaires spécifiques : le questionnaire du Saint George s Hospital a longtemps été une référence dans ce domaine de l évaluation, mais est en pratique quotidienne trop long à utiliser. Le VQ11 avec ses 11 questions est plus simple et plus pratique, et celui-ci mesure l impact fonctionnel, BPCO : signes cliniques Signe de Campbell L élévation du sternum entraîne une diminution de la partie visible de la trachée. Mise en jeu des muscles inspirateurs accessoires. À la palpation des creux sous claviculaires, on sent la contraction des muscles inspirateurs accessoires. La distension thoracique psychologique et relationnel de la maladie sur le patient. Évaluation de l activité physique : le questionnaire d auto-évaluation de Ricci et Gagnon par exemple permet de profiler le niveau de sédentarité et l activité physique quotidienne du patient. Il peut être complété par le nombre de pas par jour mesuré avec un podomètre. Traitement Le réentraînement à l effort : le réentraînement à l effort des membres inférieurs se réalise avec des exercices aérobies en endurance afin de lutter contre la diminution des fibres musculaires lentes de type I. Les modalités d exercice doivent tenir compte de : la durée (de 30 à 45 minutes), une charge de travail de 50 % à 80 % de la puissance maximale aérobie observée, ou bien une fréquence cardiaque cible au seuil ventilatoire. Il est recommandé une série de 20 à 30 séances, 3 à 5 fois par semaine. En pratique l exercice en aérobie est couramment pratiqué soit sur un cycloergomètre, soit un tapis de marche ou bien encore sur un stepper, pendant une durée de 30 à 45 minutes, avec la surveillance en continue de la fréquence cardiaque, de la saturation en oxygène, de la dyspnée, et de la tension artérielle. L exercice sur cyclo est réalisé à une intensité constante (en plateau) après une montée en charge progressive dans les 5 premières minutes et un retour au calme dans les 5 dernières. Le renforcement musculaire : des exercices de force associés à l endurance donnent de meilleurs résultats que les exercices d endurance seuls. Il est recommandé d associer au réentrainement des membres inférieurs un réentraînement des membres supérieurs. Il est réalisé sur un banc de musculation avec des charges adaptées et calculées à partir des tests musculaires réalisés au préalable. Pour les membres supérieurs, des exercices avec des sangles élastiques de résistances variables sont réalisés dans des axes adaptés au travail spécifique de certains groupes musculaires. Un réentrainement des muscles respiratoires peut être réalisé chez des patients ayant une diminution de la force des muscles respiratoires. La respiration avec un appareil est un travail des muscles respiratoires contre résistance. L entraînement se fait contre résistance avec un appareil de type PFlex, ou bien contre une résistance inspiratoire à seuil de déclenchement de type Threshold. L oxygénothérapie peut être utilisée pour réentraîner des patients hypoxémiques à l effort, soit avec un extracteur ou bien une bouteille d O 2 liquide portable. La SpO 2 est surveillée en continue pendant la séance sur cyclo-ergomètre en cas de désaturation. Une ventilation non invasive au cours de l exercice peut être indiquée chez des patients très dyspnéiques. Le patient est équipé d un masque nasal qu un circuit de ventilation relie soit à un appareil de pression positive continue, soit un appareil d aide inspiratoire. L électrostimulation est également utilisée chez le BPCO lors d importantes amyotrophies des membres inférieurs. Un électro stimulateur génère des impulsions électriques qui sont transmises aux fibres musculaires et plus particulièrement à celles du quadriceps ainsi que celles du triceps sural. Le désencombrement bronchique : Pour les patients BPCO qui présentent un encombrement bronchique, il est recommandé d utiliser des techniques d expiration active (technique expiratoire lente, technique expiratoire forcée) associées à des systèmes résistifs externes (type flutter ou PEP masque). L apprentissage à l auto-draînage peut être réalisé pour les maladies hypersécrétantes chroniques (Dilatations des bronches, Mucoviscidose). La ventilation abdomino-diaphragmatique ou ventilation dirigée, la respiration lèvres pincées, sont des techniques qui se réalisent en abaissant la fréquence respiratoire et en resynchronisant la respiration dans les volumes de réserve expiratoire pour abaisser la capacité résiduelle fonctionnelle et diminuer la distension thoracique propre à la BPCO. Des sangles élastiques en velcro placées autour du thorax permettent au patient un travail de contrôle proprioceptif de sa respiration. La relaxation peut être utilisée pour aider le patient à resynchroniser sa respiration, et des techniques comme l approche sophronique ou l auto concentration suggestive, même s il n y a pas de véritable validation scientifique VEMS (L) ARRÊT DU TABAGISME SUR L ÉVOLUTION FONCTIONNELLE RESPIRATOIRE 2,9 2,8 2,7 2,6 2,5 2,4 Initial 1 Sujets ayant cessé de fumer (arrêt du tabagisme maintenu à 5 ans) 2 3 Sujets continuant à fumer (ou ayant recommencé à fumer) Influence de l arrêt du tabac sur le déclin de la fonction repiratoire, chez des patients recevant un programme intensif d arrêt du tabac et un placebo (n = 1962, dont 22% ont maintenu leur arrêt du tabac à 5 ans) : sur 5 ans, le VEMS baisse en moyenne de 72 vs 301 ml. Temps (années) 4 5 N 52 - Page 10 - La let tre de l Observatoire du Mouvement

11 chez le BPCO, permet au patient de réapprendre à contrôler sa respiration. L éducation thérapeutique : Elle a pour but d aider le patient à acquérir les connaissances pour gérer sa vie avec la maladie chronique. Les domaines à aborder par les professionnels, dont les kinésithérapeutes, sont le traitement médicamenteux et inhalable, un éventuel sevrage tabagique, l activité physique quotidienne, la gestion de son angoisse, le contrôle de son souffle à l effort, et son alimentation. Un diagnostic personnel éducatif est réalisé pour chaque patient avec un projet individualisé. En cas d anxiété, le patient BPCO, peut bénéficier d une prise en charge par un psychologue dans un contexte d atelier de groupe de parole ou à titre individuel. Les activités de la vie quotidienne nécessitent une évaluation, à partir de là le programme éducatif s oriente sur les activités qui sont particulièrement dyspnéisantes pour le patient. Avec une stratégie d économie d effort, le patient apprend à contrôler son souffle lors d effort comme la montée des escaliers, le laçage des chaussures, le passage de l aspirateur, ainsi que les activités de loisirs comme le jardinage et le bricolage. Après un stage initial en centre de réhabilitation ou en centre de proximité, et afin de gagner plus d autonomie, le patient BPCO peut s inscrire dans une association de patients où des activités physiques adaptées à son handicap lui seront proposées avec des professionnels comme les éducateurs sportifs (marche nordique, randonnée, autres ). l Philippe JOUD Kinésithérapeute libéral, Lyon N 52 - Page 11 - La let tre de l Observatoire du Mouvement

12 Opinion Extrait de «Les gens de médecine», Honoré Daumier, André Sauret éditeur, Bibliographie Recommandation de la Société de Pneumologie de langue française sur la prise en charge de la BPCO. Mise à jour 2009, Elsevier-Masson, Revue des maladies respiratoires Suppl. vol 27, p. 53. HAS - Guide du Parcours de soins - BPCO - Fév Conseil d administration Président : Christian Mansat Secrétaire Général : Michel Mudet Trésorier : Christiane Dupeyron Conseil scientifique Président : Jean-Jacques Railhac Secrétaire : Michel Mansat Sciences fondamentales : Jean-Pierre Bali, Dragoslav Mitrovic, Jean-Pierre Pujol, Pierre Valdiguié Traumatologie et Sport : François Bonnel, Michel Mansat, Pierre Mansat, Gérard Saillant, Christian Benezis, Valérie Lafontan Orthopédie pédiatrique : Jean-Philippe Cahuzac Urgence : Jean-louis Ducassé Médecine physique Rééducation : Pierre Châ Imagerie : Julie Vial, Jean-Paul Barbut, Philippe Adam, Jean Prère, Gérard Richardi, Olivier Loustau Gynécologie : Marie-Paule Bersani Rhumatologie : Bernard Auvinet, Francis Blotman, Bernard Fournié, Bernard Mazières, André Monroche, Jacques Rodineau, Éric Vignon Pharmacie : Christiane Dupeyron Podologie : Claude Huertas Kinésithérapie : Patrick Castel, Alain Lapêtre Psychiatrie : Philippe Most, Cécile Lestrade Gériatrie : Claude Jeandel, Yves Rolland Médecine du Sport : Fabien Pillard, Daniel Rivière, Maryline Salvetat Cardiologie du Sport : Jacques Tricoire Biomécanique : Pascal Swider Actualités François Bonnel Pour que les bronches ne bronchent plus : rien de tel que l arrêt du tabac En effet, l encombrement bronchique est le plus souvent lié à un tabagisme actif, parfois passif mais aussi la conséquence d autres facteurs industriels ou environnementaux. Cette pathologie respiratoire chronique qui augmente avec l âge et l âge du tabagisme, évolue systématiquement vers l insuffisance respiratoire et l aggravation des symptômes désagréables qui l accompagnent (toux, dyspnée, hypoxie, hypercapnie et polyglobulie). Bientôt, à cette insuffisance respiratoire s ajoute une insuffisance cardiaque. Et voilà que tout devient de plus en plus compliqué : les traitements symptomatiques type bronchiodilatateurs, antibiotiques, corticoïdes, voire oxygénothérapie sont peu efficaces. Pourtant il y a un remède évident à ce tableau clinique semblant inéluctable : s attaquer au tabagisme qui est la cause de tous les maux. Non seulement on va stopper rapidement les symptômes mais au delà, on va améliorer considérablement le pronostic. Le tabagisme qui représente 10 % de la mortalité globale en France, est la première cause de mortalité évitable morts part an - dont par tabagisme passif - c est inacceptable. Les solutions au delà de l interdiction totale et générale de fumer comme certains pays l envisagent, est de tout faire pour qu il y ait de moins en moins de fumeurs. Comment? En développant le sevrage tabagique mais aussi en évitant que les jeunes entrent dans ce cercle infernal. La tâche n est pas aisée car arrêter de fumer c est simple mais ce n est pas facile. La dangerosité n est pas un argument suffisant surtout auprès des plus jeunes fumeurs. Prochains numéros Brûlures : prévention des séquelles L e s i t e Les bibliographies des articles sont en ligne sur le site de l ODM Tous les fumeurs sont prisonniers de leur tabagisme, et peut-être victimes du syndrome de Stockholm : ils aiment leur geôlier. Pourtant le peuple français est un grand adepte de la liberté Face à ce nouveau french paradox, tous les professionnels de santé ont un rôle à jouer en alertant leur patients, non pas sur les dangers du tabac, mais surtout sur les bénéfices à l arrêt ou ceux acquis à ne jamais fumer. À tout âge il est toujours bon d arrêter de fumer. Pourquoi? parce qu immédiatement on y gagne. On y gagne d abord en liberté. On y gagne tout de suite en trésorerie (on économise plus de euros par an), on y gagne progressivement mais très vite en santé (odorat, goût, souffle, risques cardio-vasculaires, risques cancéreux). Comment faire? Une question ouverte et simple : «vous fumez?» Si oui, entamez le dialogue en mettant en valeur les avantages de l arrêt et faces aux réticences, proposez un accompagnement en conseillant votre aide psychologique et celle d éventuels substituts nicotiniques. Dans ce cas, il ne faut pas avoir peur de l arsenal. Il n y a pas de risques de surdosages mais plutôt de sous-dosage qui lui est synonyme d échec. Vous pouvez à loisir associer les formes galéniques (orales et transdermiques). Sachez en gros qu il y a deux catégories de fumeurs : ceux qui fument moins de 20 cigarettes par jour et ceux qui en fument plus. Aux premiers, un substitut suffira. Aux seconds, il faudra souvent en associer deux. Pour conclure, votre rôle est essentiel car avec vos conseils et la prise de substituts nicotiniques, votre patient multipliera par deux ses chances de réussir. J. Bigorre La lettre «L Observatoire en Mouvement» est une publication de L Observatoire du Mouvement Chez Bruno Mansat - Route de Gauré Balma & site : téléphone portable : Directeur de la publication : Michel Mansat Conception et réalisation : JB Conseil Impression : SIA N ISSN : Dépôt légal : février 2014 N 52 - Page 12 - La Let tre de L ObservatOire du MouveMent

Explorations Fonctionnelles Respiratoires

Explorations Fonctionnelles Respiratoires Explorations Fonctionnelles Respiratoires Introduction : Regroupent l ensemble des mesures des volumes et débits respiratoires. Constituent un complément indispensable en pneumologie, avec la radio et

Plus en détail

Plan. Les BPCO. Quand évoquer le diagnostic? Les facteurs de risque 30/11/2009

Plan. Les BPCO. Quand évoquer le diagnostic? Les facteurs de risque 30/11/2009 Plan Les BPCO Cours du 23/11/2009 Diagnostic positif et différentiel Epidémiologie Prise en charge à l état stable Prise en charge en urgence Les traitements "préventifs " Place de la chirurgie dans le

Plus en détail

Définitions IRC-IRA. Physiopathologie IRC. Définitions. Physiopathologie. Evolution. E Orvoën-Frija Pitié-Salpêtrière

Définitions IRC-IRA. Physiopathologie IRC. Définitions. Physiopathologie. Evolution. E Orvoën-Frija Pitié-Salpêtrière Définitions IRC-IRA Capacité de gérontologie Cours du 6 fevrier 2007 E Orvoën-Frija Pitié-Salpêtrière Insuffisance respiratoire chronique(irc): incapacité du système respiratoire à assurer l oxygénation

Plus en détail

Bronchopneumopathies chroniques obstructives (BPCO)

Bronchopneumopathies chroniques obstructives (BPCO) Bronchopneumopathies chroniques obstructives (BPCO) Dr Brès 09 octobre 2013 jacques.bres@chi-eureseine.fr 1 Plan Définitions, épidémiologie Causes Obstruction bronchique Clinique Examens complémentaires

Plus en détail

Insuffisance respiratoire chronique et insuffisance respiratoire aiguë. E Orvoën-Frija Pitié-Salpêtrière. Définitions : IRC

Insuffisance respiratoire chronique et insuffisance respiratoire aiguë. E Orvoën-Frija Pitié-Salpêtrière. Définitions : IRC Insuffisance respiratoire chronique et insuffisance respiratoire aiguë E Orvoën-Frija Pitié-Salpêtrière Capacité de gérontologie Cours du 2 février 2011 Définitions : IRC Insuffisance respiratoire chronique(irc):

Plus en détail

Broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) Nathalie Rozensztajn CCA service de pneumologie Hôpital Tenon

Broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) Nathalie Rozensztajn CCA service de pneumologie Hôpital Tenon Broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) Nathalie Rozensztajn CCA service de pneumologie Hôpital Tenon Définitions Définitions Bronchite chronique Toux + expectoration 3 mois/an 2 ans Emphysème

Plus en détail

Actualités dans la prise en charge de la BPCO. Dr Vincent BOISSERIE LACROIX Centre de pneumologie de Bordeaux rive droite

Actualités dans la prise en charge de la BPCO. Dr Vincent BOISSERIE LACROIX Centre de pneumologie de Bordeaux rive droite Actualités dans la prise en charge de la BPCO Dr Vincent BOISSERIE LACROIX Centre de pneumologie de Bordeaux rive droite Rappels épidémiologiques 5 10% de la population adulte 3,5 milliards d euros/an

Plus en détail

Broncho-pneumopathies Chroniques Obstructives

Broncho-pneumopathies Chroniques Obstructives Broncho-pneumopathies Chroniques Obstructives Dr SELMANI La Broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) constitue un problème de santé publique majeur par le nombre de personnes touchées, le handicap

Plus en détail

H.PEGLIASCO Le 23/11/2010

H.PEGLIASCO Le 23/11/2010 H.PEGLIASCO Le 23/11/2010 1 La BPCO : définition (GOLD 2006) Entité unique, peut être prévenue et traitée. Limitation chronique des débits aériens. Pour affirmer le diagnostic, les mesures de fonction

Plus en détail

14/05/2010. Global Initiative for Chronic Obstructive Lung Disease 2009. Mortalité. Définition de la BPCO. Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive

14/05/2010. Global Initiative for Chronic Obstructive Lung Disease 2009. Mortalité. Définition de la BPCO. Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive 5éme Journées Aurassiennes de Pneumo-phtisiologie Global Initiative for Chronic Obstructive Lung Disease 2009 Définition de la BPCO Maladie respiratoire chronique définie par une obstruction permanente

Plus en détail

État caractérisé par une dilatation anormale des espaces aériens au delà de la

État caractérisé par une dilatation anormale des espaces aériens au delà de la Emphysèmes Excès d air Emphysème et dyspnée. Définition: État caractérisé par une dilatation anormale des espaces aériens au delà de la bronchiole terminale, accompagnée d une destruction des cloisons

Plus en détail

+ Composants de la réhabilitation pulmonaire

+ Composants de la réhabilitation pulmonaire + Composants de la réhabilitation pulmonaire Evaluations Réentraînement à l effort Education thérapeutique Intervention nutritionnelle Prise en charge psychosociale + Evaluations Initiale Epreuve d effort

Plus en détail

Education à la santé et prévention

Education à la santé et prévention Education à la santé et prévention www.ffaair.org www.chepe.fr 148, bld Yves Farge - 69190 Saint-Fons Tél.: (33) 4 78 70 92 86 - Fax: (33) 4 78 70 92 35 e-mail : chepe@chepe.fr 2013 - CHEPE / Carole production

Plus en détail

N 73 ADDICTION AU TABAC

N 73 ADDICTION AU TABAC N 73 ADDICTION AU TABAC 1. Combien y a-t-il de fumeurs en France? (QRU) a. 20 millions de personnes b. 15 millions de personnes c. 10 millions de personnes d. 5 millions de personnes e. 7 millions de personnes

Plus en détail

Insuffisance respiratoire chronique et insuffisance respiratoire aiguë. E Orvoën-Frija Pitié-Salpêtrière

Insuffisance respiratoire chronique et insuffisance respiratoire aiguë. E Orvoën-Frija Pitié-Salpêtrière Insuffisance respiratoire chronique et insuffisance respiratoire aiguë E Orvoën-Frija Pitié-Salpêtrière Capacité de gérontologie Cours du 2 février 2011 Définitions : IRC Insuffisance respiratoire chronique(irc):

Plus en détail

La réhabilitation respiratoire

La réhabilitation respiratoire La réhabilitation respiratoire Une expérience Rémoise Dr G.Bonnaud - Pneumologue Groupe Courlancy - Reims Bénéfices de la réhabilitation La prise en charge des patients BPCO dans un programme de Réhabilitation

Plus en détail

Insuffisance respiratoire chronique grave de l adulte secondaire à une bronchopneumopathie chronique obstructive

Insuffisance respiratoire chronique grave de l adulte secondaire à une bronchopneumopathie chronique obstructive ACTES ET PRESTATIONS AFFECTION DE LONGUE DURÉE Insuffisance respiratoire chronique grave de l adulte secondaire à une bronchopneumopathie chronique obstructive Juin 2014 CHRONIQUE GRAVE DE L ADULTE SECONDAIRE

Plus en détail

Mécanique ventilatoire

Mécanique ventilatoire (Ce qui est écrit en rouge correspond à des éléments du cours expliqués à l'oral). Mécanique ventilatoire Mécanique ventilatoire : définition Étude des phénomènes qui vont permettre ou s opposer au renouvellement

Plus en détail

La BPCO en milieu professionnel Quelques clés pour agir

La BPCO en milieu professionnel Quelques clés pour agir Société Française de Médecine du travail La BPCO en milieu professionnel Quelques clés pour agir Ce qu est la BPCO Une maladie chronique inflammatoire des bronches due au tabac mais aussi à certaines expositions

Plus en détail

Mlle D. est essoufflée. Pierre-Antoine ODDON

Mlle D. est essoufflée. Pierre-Antoine ODDON Mlle D. est essoufflée Pierre-Antoine ODDON ses études. Elle vient vous consulter car, depuis son arrivée, elle se sent parfois essoufflée et elle voudrait bien que vous calmiez cette maudite toux qui

Plus en détail

La BPCO. L éducation thérapeutique du patient

La BPCO. L éducation thérapeutique du patient La BPCO L éducation thérapeutique du patient Expérience du service des Maladies Respiratoires CHU de Nancy Brabois Mmes Annick Louis et Evelyne Arias 1 Mise en place et organisation de l éducation thérapeutique

Plus en détail

CHIRURGIE DE L EMPHYSL

CHIRURGIE DE L EMPHYSL CHIRURGIE DE L EMPHYSL EMPHYSÈMEME Bulle géante g sur «poumon sain» bullectomie Emphysème me bulleux compressif résection-capitonnagescapitonnages Emphysème me non bulleux distendu réduction de volume

Plus en détail

Qu est-ce que la VNI?

Qu est-ce que la VNI? Qu est-ce que la VNI? Docteur Sandrine Pontier Service de Pneumologie, Unité de Soins Intensifs Hôpital Larrey CHU de Toulouse La Ventilation Non Invasive (VNI) est devenu au cours de ces dernières années,

Plus en détail

La rééducation dans la BPCO

La rééducation dans la BPCO DES : Médecine physique et de réadaptation DIU : Médecine de rééducation Module : MPR et Pathologie respiratoire Rennes: 2009 Coordonnateurs : Pr R Brissot, Pr O. Remy-Neris, Pr F Boyer, Pr B Desrues,

Plus en détail

Bronchopneumopathies Chroniques Obstructives BPCO االلتهاب القصبي االنسداد ي المزمن

Bronchopneumopathies Chroniques Obstructives BPCO االلتهاب القصبي االنسداد ي المزمن Bronchopneumopathies Chroniques Obstructives BPCO االلتهاب القصبي االنسداد ي المزمن M. El Biaze Unité de sommeil CHU Hassan 2 Fès www.facebook.com/elbiazem INTRODCUTION DEFINITION Selon le GOLD (Global

Plus en détail

LA SPIROMETRIE EN MEDECINE DU TRAVAIL

LA SPIROMETRIE EN MEDECINE DU TRAVAIL LA SPIROMETRIE EN MEDECINE DU TRAVAIL Dr Dominique Faucon Maître de conférences des Universités Praticien Hospitalier Service de Médecine du Travail Hôpital Nord CHU de Saint Etienne 42 055 Saint Etienne

Plus en détail

La Capnographie. Intérêt en médecine d urgence. Dr B.Barberon, Dr P. Cano, Dr Pierre Michelet

La Capnographie. Intérêt en médecine d urgence. Dr B.Barberon, Dr P. Cano, Dr Pierre Michelet La Capnographie Intérêt en médecine d urgence Dr B.Barberon, Dr P. Cano, Dr Pierre Michelet Introduction Les recommandations des sociétés savantes ( pour la France SFMU,SFAR,SRLF) pour le monitorage du

Plus en détail

Education à la santé et prévention

Education à la santé et prévention Education à la santé et prévention Le Groupe LOURMEL soutient la FFAAIR Depuis sa création en 1953, notre groupe assure la protection sociale du secteur des industries graphiques. En complément de nos

Plus en détail

Recommandations du Comité de lutte contre la grippe du 6 août 2009 susceptibles d actualisation en fonction de l évolution des données.

Recommandations du Comité de lutte contre la grippe du 6 août 2009 susceptibles d actualisation en fonction de l évolution des données. FICHE PRATIQUE D UTILISATION DES ANTIVIRAUX EN EXTRAHOSPITALIER ET EN PERIODE PANDEMIQUE A. TRAITEMENT ANTIVIRAL CURATIF 1 1. Adultes et enfants de plus d un an La prescription d un traitement antiviral

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 15 décembre 2010

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 15 décembre 2010 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 15 décembre 2010 ONBREZ BREEZHALER 150 microgrammes, poudre pour inhalation en gélule Boîte de 10 gélules avec inhalateur (CIP : 399 821-7) Boîte de 30 gélules avec inhalateur

Plus en détail

VOYAGE AERIEN ET MALADIES RESPIRATOIRES (maladies infectieuses exclues) Dr Jésus GONZALEZ Pneumologue Coordonnateur de la conférence d experts

VOYAGE AERIEN ET MALADIES RESPIRATOIRES (maladies infectieuses exclues) Dr Jésus GONZALEZ Pneumologue Coordonnateur de la conférence d experts VOYAGE AERIEN ET MALADIES RESPIRATOIRES (maladies infectieuses exclues) Dr Jésus GONZALEZ Pneumologue Coordonnateur de la conférence d experts mètres (feet) 16 150 53 000 Altitude Le 1er problème c est

Plus en détail

ACTIVITES PHYSIQUES ADAPTEES CHEZ LE PATIENT ATTEINT DE BPCO

ACTIVITES PHYSIQUES ADAPTEES CHEZ LE PATIENT ATTEINT DE BPCO INTERET D UN CARNET SIDIIEF DE MONTREAL SUIVI 2015 EN ACTIVITES PHYSIQUES ADAPTEES CHEZ LE PATIENT ATTEINT DE BPCO l di bi Claudine BUSSET Fabienne GRAVERON infirmières cadres de santé Etablissement MGEN

Plus en détail

Spirométrie. De quoi s agit-il? Aspects pratiques. Description

Spirométrie. De quoi s agit-il? Aspects pratiques. Description Spirométrie De quoi s agitil? La spirométrie est un examen indolore, très reproductible et fort simple qui reste le principal test de fonction respiratoire. C est un outil essentiel du suivi de la mucoviscidose

Plus en détail

Rachel Parmentier Hes-soins infirmiers Sion, décembre 2014

Rachel Parmentier Hes-soins infirmiers Sion, décembre 2014 Rachel Parmentier Hes-soins infirmiers Sion, décembre 2014 Objectifs A la fin de l atelier les étudiants infirmiers pourront: se rendre compte des différents impacts que l adhésion à l oxygène entraine

Plus en détail

BPCO. EPU du 15/09/2004

BPCO. EPU du 15/09/2004 La BPCO EPU du 15/09/2004 Définition La broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) se définit comme une maladie chronique qui est lentement progressive caractérisée par une diminution non complètement

Plus en détail

Recommandations du Comité de lutte contre la grippe 24 août 2010.

Recommandations du Comité de lutte contre la grippe 24 août 2010. FICHE PRATIQUE D UTILISATION DES ANTIVIRAUX EN EXTRAHOSPITALIER ET EN PERIODE DE CIRCULATION DU VIRUS A(H1N1)v Ces recommandations sont justifiées par la circulation sporadique et modérée des virus grippaux

Plus en détail

Bilan d une toux chronique (> 8 semaines)

Bilan d une toux chronique (> 8 semaines) Bilan d une toux chronique (> 8 semaines) Auteur : A. Taytard (Mis à jour le 16/12/2007) www.respir.com La démarche diagnostique repose sur l'interrogatoire, l'examen clinique et la pratique d'une radiographie

Plus en détail

bpco La questiondu jo ur de plus en plus nombreux Existe-t-il un lien entre anxiété, dépression et BPCO? (9) Comment les poumons en fumée?...

bpco La questiondu jo ur de plus en plus nombreux Existe-t-il un lien entre anxiété, dépression et BPCO? (9) Comment les poumons en fumée?... 4 N Le magazine de votre souffle Comment les poumons partent-ils (2,3) en fumée?... p3 bpco Prise en charge de quoi s agit-il exactement? (2)...... p 4 BPCO et poids : une relation étroite (4,5,6,7)...

Plus en détail

ANTONELLO Marc Publications

ANTONELLO Marc Publications ANTONELLO Marc Publications ARTICLES Antonello M, Plages B. Le kinésithérapeute en service de réanimation polyvalente. Kinésither Sci. 1989 ;284 :15-21. Antonello M. La réalité de la réa. Kiné-Actualité,

Plus en détail

Le système ventilatoire et ses atteintes. Service Départemental d'incendie et de Secours du Calvados

Le système ventilatoire et ses atteintes. Service Départemental d'incendie et de Secours du Calvados Le système ventilatoire et ses atteintes Service Départemental d'incendie et de Secours du Calvados Objectif: A la fin de la séquence, vous serez capable de : 1. décrire le système ventilatoire 2. d expliquer

Plus en détail

Dossier n 4 : questions

Dossier n 4 : questions Dossier n 4 : questions Dossier n 4 Énoncé Un homme de 65 ans, plombier à la retraite, est adressé aux urgences d un hôpital général, pour hémoptysie. Ses antécédents sont marques par un tabagisme estimé

Plus en détail

Groupe 1 somnovni 12/12/14

Groupe 1 somnovni 12/12/14 Recommandations HAS 2014! Pas encore parues indications VNI! Indication VNI en cas d une hypoventilation alveolaire = Hypercapnie : " PtCO2 nocturne > 50 mmhg " Et/ou d une PaCO2 diurne > 45 mmhg! Cas

Plus en détail

Polyarthrite rhumatoïde (PR) : prise en charge en phase d état (Septembre 2007)

Polyarthrite rhumatoïde (PR) : prise en charge en phase d état (Septembre 2007) SYNTHESE DE RECOMMANDATIONS PROFESSIONNELLES Polyarthrite rhumatoïde (PR) : prise en charge en phase d état (Septembre 2007) OBJECTIFS DES RECOMMANDATIONS : Avoir un impact sur la prise en charge quotidienne

Plus en détail

Paris Mise à jour 10-04-09

Paris Mise à jour 10-04-09 Rééducation du Coronarien et Sports en Montagne Dr. J.C. VERDIER Institut Cœur effort Santé Paris Mise à jour 10-04-09 Les réactions de l organisme àl altitude Définition biologique de l altitude 8000

Plus en détail

Quelle place pour les bronchodilatateurs de longue action dans le traitement de la BPCO?

Quelle place pour les bronchodilatateurs de longue action dans le traitement de la BPCO? Quelle place pour les bronchodilatateurs de longue action dans le traitement de la BPCO? Mise à jour mai 2009 Trois bronchodilatateurs inhalés de longue durée d'action (LA) sont disponibles en France dans

Plus en détail

Objectif 8 : Réduire les risques de séquelles et de second cancer

Objectif 8 : Réduire les risques de séquelles et de second cancer Objectif 8 : Réduire les risques de séquelles et de second cancer Les progrès réalisés dans le diagnostic et les traitements ont permis d accroître les chances de guérison pour nombre de cancers. Ils n

Plus en détail

Interprétation des EFR

Interprétation des EFR Enseignement National DES de Médecine Physique et de Réadaptation DIU de Rééducation Réadaptation dans les pathologies cardio-vasculaires et respiratoires Interprétation des EFR Gaëtan Deslée Service de

Plus en détail

SEVRAGE TABAGIQUE EN CENTRE DE READAPTATION VASCULAIRE

SEVRAGE TABAGIQUE EN CENTRE DE READAPTATION VASCULAIRE SEVRAGE TABAGIQUE EN CENTRE DE READAPTATION VASCULAIRE SFT-Paris 6-11-2014 Dr Voyer Cardiologue et tabacologue Centre de réadaptation cardiovasculaire Bois Gibert Tabacologue CHU Tours La réadaptation

Plus en détail

ASTHME : EFR, Allergologie, Kinésithérapie, Autres. Dr Isabelle Tillie-Leblond, CHRU Lille & Université de Lille 2

ASTHME : EFR, Allergologie, Kinésithérapie, Autres. Dr Isabelle Tillie-Leblond, CHRU Lille & Université de Lille 2 ASTHME : EFR, Allergologie, Kinésithérapie, Autres Dr Isabelle Tillie-Leblond, CHRU Lille & Université de Lille 2 L ALLERGIE Conférence d experts Asthme-Allergie Quand et comment faire une enquête allergologique?

Plus en détail

LES PATHOLOGIES RESIDUELLES DE L ANCIEN PREMATURE après 1 an. Michèle GRANIER 28 novembre 2006-7 décembre 2006

LES PATHOLOGIES RESIDUELLES DE L ANCIEN PREMATURE après 1 an. Michèle GRANIER 28 novembre 2006-7 décembre 2006 LES PATHOLOGIES RESIDUELLES DE L ANCIEN PREMATURE après 1 an Michèle GRANIER 28 novembre 2006-7 décembre 2006 DEVENIR RESPIRATOIRE DES PREMATURES DEVENIR NUTRITIONNIEL CROISSANCE DYSPLASIE BRONCHO-PULMONAIRE

Plus en détail

Troubles respiratoires du sommeil chez l enfant. Cas cliniques

Troubles respiratoires du sommeil chez l enfant. Cas cliniques Troubles respiratoires du sommeil chez l enfant Cas cliniques Guillaume Aubertin Hôpital Armand Trousseau - Paris 21 juin 2012 Inserm Institut national de la santé et de la recherche médicale G. 08/11/00

Plus en détail

Bronchopneumopathie chronique obstructive

Bronchopneumopathie chronique obstructive Guide du parcours de soins Titre BO GUIDE DU PARCOURS DE SOINS Bronchopneumopathie chronique obstructive Juin 2014 Guide téléchargeable sur www.has-sante.fr Haute Autorité de Santé 2 avenue du Stade de

Plus en détail

DIAGNOSTIC FONCTIONNEL DES MALADIES PULMONAIRES. Dr. SAMAH FARAH (AHU) Sce. Pneumologie HMG

DIAGNOSTIC FONCTIONNEL DES MALADIES PULMONAIRES. Dr. SAMAH FARAH (AHU) Sce. Pneumologie HMG DIAGNOSTIC FONCTIONNEL DES MALADIES PULMONAIRES Dr. SAMAH FARAH (AHU) Sce. Pneumologie HMG INTRODUCTION L utilisation de la terminologie et du diagnostic approprié en pneumologie est extrêmement importante.

Plus en détail

LA BPCO. Définition, physiopathologie, épidémiologie, facteurs de risque, diagnostic

LA BPCO. Définition, physiopathologie, épidémiologie, facteurs de risque, diagnostic LA BPCO Définition, physiopathologie, épidémiologie, facteurs de risque, diagnostic BPCO : définition Maladie «soignable» et que l on peut prévenir Limitation des débits bronchiques non complètement réversible

Plus en détail

Insuffisance Respiratoire Chronique. UE2 IFSI Dr Natali Delphine Pneumologue Pitié Salpêtrière 7 octobre 2016

Insuffisance Respiratoire Chronique. UE2 IFSI Dr Natali Delphine Pneumologue Pitié Salpêtrière 7 octobre 2016 Insuffisance Respiratoire Chronique UE2 IFSI Dr Natali Delphine Pneumologue Pitié Salpêtrière 7 octobre 2016 Plan L insuffisance respiratoire chronique : qu est ce que c est? Quelques rappels de physiologie

Plus en détail

Pathologies respiratoires obstructives

Pathologies respiratoires obstructives DES : Médecine physique et de réadaptation DIU : Médecine de rééducation Module : MPR en Pathologie respiratoire Rennes 18-19-20 janvier 2006 Coordonnateurs : Pr R Brissot (Rennes), Pr O Rémy-Néris (Brest)

Plus en détail

TRAITEMENT DE LA CRISE D ASTHME DU NOURRISSON. Caroline Thumerelle Hôpital Jeanne de Flandre CHRU Lille

TRAITEMENT DE LA CRISE D ASTHME DU NOURRISSON. Caroline Thumerelle Hôpital Jeanne de Flandre CHRU Lille TRAITEMENT DE LA CRISE D ASTHME DU NOURRISSON Caroline Thumerelle Hôpital Jeanne de Flandre CHRU Lille FACTEURS D ÉXACERBATION DE L ASTHME VIRUS ++++ Allergènes Stress, hypersécrétion Pollution atmosphérique

Plus en détail

Fiche médecin traitant Dépistage et prévention des anévrismes de l aorte abdominale

Fiche médecin traitant Dépistage et prévention des anévrismes de l aorte abdominale Recommandation en santé publique Fiche médecin traitant Dépistage et prévention des anévrismes de l aorte abdominale Novembre 2012 Préambule Objectifs de la fiche d information médecins Contexte Description

Plus en détail

Sommaire. Prologue. Préfaces

Sommaire. Prologue. Préfaces Sommaire Prologue Préfaces I. Prendre en charge les urgences cardiovasculaires 1. Principes de gestion de l'urgence cardiologique par le professionnel de santé au travail Rôle du professionnel de santé

Plus en détail

Référentiel ECN du collège des enseignants de pneumologie

Référentiel ECN du collège des enseignants de pneumologie http://www.splf.org/s/spip.php?article1445 Référentiel ECN du collège des enseignants de pneumologie Mr X, 55 ans Tabagisme à 40 paquet-années, encore actif, et HTA Symptomatologie de bronchite chronique

Plus en détail

Spirodoc. 4 instruments en un. Laboratoire 3D pour l analyse respiratoire Modes d utilisation: Médecin et Patient à domicile

Spirodoc. 4 instruments en un. Laboratoire 3D pour l analyse respiratoire Modes d utilisation: Médecin et Patient à domicile Spirodoc Laboratoire 3D pour l analyse respiratoire Modes d utilisation: Médecin et Patient à domicile 4 instruments en un Spiromètre avec écran tactile Oxymètre de pouls intelligent, avec résultats à

Plus en détail

Item 108 : Troubles du sommeil de l'enfant et de l'adulte Collège Français d'orl et de Chirurgie Cervico-faciale

Item 108 : Troubles du sommeil de l'enfant et de l'adulte Collège Français d'orl et de Chirurgie Cervico-faciale Item 108 : Troubles du sommeil de l'enfant et de l'adulte Collège Français d'orl et de Chirurgie Cervico-faciale 2014 1 Table des matières Introduction... 3 1. Epidémiologie... 3 2. Aspects cliniques...

Plus en détail

Evaluation péri-opératoire de la tolérance à l effort chez le patient cancéreux. Anne FREYNET Masseur-kinésithérapeute CHU Bordeaux

Evaluation péri-opératoire de la tolérance à l effort chez le patient cancéreux. Anne FREYNET Masseur-kinésithérapeute CHU Bordeaux Evaluation péri-opératoire de la tolérance à l effort chez le patient cancéreux Anne FREYNET Masseur-kinésithérapeute CHU Bordeaux Je déclare n avoir aucun conflit d intérêt en lien avec cette présentation

Plus en détail

LA LOMBALGIE CHRONIQUE INVALIDANTE

LA LOMBALGIE CHRONIQUE INVALIDANTE LA LOMBALGIE CHRONIQUE INVALIDANTE DE LOURDES CONSÉQUENCES ÉCONOMIQUES : 6 millions de CS par an 1,4 milliards d euros de coûts directs et 5-10 fois plus de coûts indirects Coût de la prise en charge de

Plus en détail

Chapitre 6 : Ventilation pulmonaire (5) Propriétés résistives de l appareil respiratoire. Docteur Sandrine LAUNOIS-ROLLINAT

Chapitre 6 : Ventilation pulmonaire (5) Propriétés résistives de l appareil respiratoire. Docteur Sandrine LAUNOIS-ROLLINAT UE3-2 - Physiologie Physiologie Respiratoire Chapitre 6 : Ventilation pulmonaire (5) Propriétés résistives de l appareil respiratoire Docteur Sandrine LAUNOIS-ROLLINAT Année universitaire 2011/2012 Université

Plus en détail

TRAITEMENT DE L ASTHME. dr U de Pontbriand, Nantes le 3/12/2011

TRAITEMENT DE L ASTHME. dr U de Pontbriand, Nantes le 3/12/2011 TRAITEMENT DE L ASTHME DEFINITION du GINA (global initiative for asthma) «Maladie inflammatoire chronique des voies aériennes dans laquelle de nombreuses cellules jouent un rôle, notamment les mastocytes,

Plus en détail

65 Journée Pharmaceutique Internationale de Paris BPCO et Asthme 28 Novembre 2014

65 Journée Pharmaceutique Internationale de Paris BPCO et Asthme 28 Novembre 2014 65 Journée Pharmaceutique Internationale de Paris BPCO et Asthme 28 Novembre 2014 MH BECQUEMIN N ZRAIK Service d Explorations Fonctionnelles de la Respiration, de l Exercice et de la Dyspnée Groupe Hospitalier

Plus en détail

LE SYNDROME DES PETITES VOIES AERIENNES (S.P.V.A)

LE SYNDROME DES PETITES VOIES AERIENNES (S.P.V.A) LE SYDROME DES PETITES VOIES AERIEES (S.P.V.A) Dr Dominique Faucon Maître de Conférences des Universités Praticien Hospitalier Service de Médecine du Travail Hôpital ord CHU de Saint Etienne 42 055 Saint

Plus en détail

Sommaire. Première partie Évaluation du patient candidat à la réhabilitation respiratoire. Chapitre I Bases physiopathologiques

Sommaire. Première partie Évaluation du patient candidat à la réhabilitation respiratoire. Chapitre I Bases physiopathologiques Préface............................................................................................................................... 17 Introduction.....................................................................................................................

Plus en détail

Dyspnée d effort chez l enfant Démarche diagnostique

Dyspnée d effort chez l enfant Démarche diagnostique Dyspnée d effort chez l enfant Démarche diagnostique Chantal Karila Hôpital Necker Enfants malades, Paris CP 2 A - 2009 Dyspnée d effort Symptôme fréquent, qui peut prendre différentes expressions Une

Plus en détail

Guide du parcours de soins Titre GUIDE DU PARCOURS DE SOINS. Bronchopneumopathie chronique obstructive

Guide du parcours de soins Titre GUIDE DU PARCOURS DE SOINS. Bronchopneumopathie chronique obstructive Guide du parcours de soins Titre GUIDE DU PARCOURS DE SOINS Bronchopneumopathie chronique obstructive Juin 2014 Guide téléchargeable sur www.has-sante.fr Haute Autorité de Santé 2 avenue du Stade de France

Plus en détail

L Exploration Fonctionnelle Respiratoire en pratique pneumologique. Service Pneumo-Phtisiologie Pr Djebbar Secteur Sanitaire de Batna

L Exploration Fonctionnelle Respiratoire en pratique pneumologique. Service Pneumo-Phtisiologie Pr Djebbar Secteur Sanitaire de Batna L Exploration Fonctionnelle Respiratoire en pratique pneumologique Pr A.DJEBBAR F.CHAOUKI Service Pneumo-Phtisiologie Pr Djebbar Secteur Sanitaire de Batna L appareil respiratoire : Un échangeur O² CO²

Plus en détail

recommandations pour les médecins de famille

recommandations pour les médecins de famille BPCO: recommandations pour les médecins de famille BPCO: recommandations pour les médecins de famille Dr. med. Werner Karrer, Prof. Dr. med. Jörg D. Leuppi Les médecins de famille jouent un rôle central

Plus en détail

soigner ma tension Je me dépense pour Activité physique ou sportive chez le sujet hypertendu

soigner ma tension Je me dépense pour Activité physique ou sportive chez le sujet hypertendu Je me dépense pour soigner ma tension Activité physique ou sportive chez le sujet hypertendu Informations et conseils du Comité Français de Lutte contre l Hypertension Artérielle La pratique régulière

Plus en détail

Le traitement de fond de la maladie asthmatique chez l adulte Formation médicale continue des médecins généralistes

Le traitement de fond de la maladie asthmatique chez l adulte Formation médicale continue des médecins généralistes Le traitement de fond de la maladie asthmatique chez l adulte Formation médicale continue des médecins généralistes Dr Hakima OUKSEL Département de Pneumologie 1 Le traitement de fond de l asthme 1. Est

Plus en détail

Dossier Progressif. 201. Hémoptysie 203- Opacités et masses intra thoraciques chez l'enfant et l'adulte

Dossier Progressif. 201. Hémoptysie 203- Opacités et masses intra thoraciques chez l'enfant et l'adulte Dossier Progressif Ce dossier progressif a été construit, revu et corrigé par au moins 4 enseignants du Collège des Enseignants de Pneumologie (CEP). Il s appuie sur l enseignement du Référentiel National

Plus en détail

Item 204 INSUFFISANCE RESPIRATOIRE CHRONIQUE

Item 204 INSUFFISANCE RESPIRATOIRE CHRONIQUE Item 204 INSUFFISANCE RESPIRATOIRE CHRONIQUE Objectifs d enseignement tels que définis dans le programme de l ECN Diagnostiquer une insuffisance respiratoire chronique Argumenter l attitude thérapeutique

Plus en détail

Au niveau mondial, l asthme, tous pays confondus, frappe 5% de la population.

Au niveau mondial, l asthme, tous pays confondus, frappe 5% de la population. Université de Batna Faculté de médecine de Batna Cours de 4 ème Année Module de Pneumologie www.aurespneumo.com Dr Djenfi - 2012 I. Définition : L asthme est un désordre inflammatoire chronique des voies

Plus en détail

APPORT DE LA TDM THORACIQUE (HR) DANS LE DIAGNOSTIC DES MANIFESTATIONS PULMONAIRE AU COURS D UNE POLYARTHRITE RHUMATOÏDE

APPORT DE LA TDM THORACIQUE (HR) DANS LE DIAGNOSTIC DES MANIFESTATIONS PULMONAIRE AU COURS D UNE POLYARTHRITE RHUMATOÏDE APPORT DE LA TDM THORACIQUE (HR) DANS LE DIAGNOSTIC DES MANIFESTATIONS PULMONAIRE AU COURS D UNE POLYARTHRITE RHUMATOÏDE DR SOULEF KRIAA Département d imagerie d médicale m EPS Fattouma Bourguiba Monastir

Plus en détail

item 205 Bronchopneumopathie Chronique Obstructive

item 205 Bronchopneumopathie Chronique Obstructive item 205 Bronchopneumopathie Chronique Obstructive Figure 1 Orientation devant une symptomatologie de bronchite chronique Figure 2 : le rapport VEMS/CVF post-bd est mesuré à 50% (< 70%) en pré-bd et est

Plus en détail

Évaluation de la fonction respiratoire

Évaluation de la fonction respiratoire AFM - L. Audinet AFM / R. Bourguet AFM - L. Audinet Évaluation de la fonction respiratoire dans les maladies neuromusculaires FÉVRIER 2009 Les maladies neuromusculaires se caractérisent par le développement

Plus en détail

TITRE : «Information et consentement du patient en réadaptation cardiovasculaire»

TITRE : «Information et consentement du patient en réadaptation cardiovasculaire» TITRE : «Information et consentement du patient en réadaptation cardiovasculaire» MC Iliou, R Brion, C Monpère, B Pavy, B Vergès-Patois, G Bosser, F Claudot Au nom du bureau du GERS Un programme de réadaptation

Plus en détail

Séminaire BPCO. Les médicaments du traitement de fond. Séminaire BPCO AMMPPU Fauquemont 25&26 septembre 09. J.Birgé

Séminaire BPCO. Les médicaments du traitement de fond. Séminaire BPCO AMMPPU Fauquemont 25&26 septembre 09. J.Birgé Séminaire BPCO Les médicaments du traitement de fond Séminaire BPCO AMMPPU Fauquemont 25&26 septembre 09. J.Birgé 1 Mes liens d intérêt Spécialiste en médecine générale, je déclare n avoir aucun lien,

Plus en détail

EPREUVES D EFFORT INDICATIONS - PROTOCOLES J.C VERDIER INSTITUT CŒUR EFFORT SANTE PARIS

EPREUVES D EFFORT INDICATIONS - PROTOCOLES J.C VERDIER INSTITUT CŒUR EFFORT SANTE PARIS EPREUVES D EFFORT INDICATIONS - PROTOCOLES J.C VERDIER INSTITUT CŒUR EFFORT SANTE PARIS SUPPORTS PHYSIOLOGIQUES: Les adaptations CARDIAQUE: Qc = V.E.S. x F.C. VASCULAIRE: Qc = T.A.moyenne / Résistances

Plus en détail

PROGRESSEZ EN SPORT ET EN SANTÉ. Mieux vivre avec ma maladie chronique, Me soigner par l activité physique Programmes Santé

PROGRESSEZ EN SPORT ET EN SANTÉ. Mieux vivre avec ma maladie chronique, Me soigner par l activité physique Programmes Santé PROGRESSEZ EN SPORT ET EN SANTÉ Mieux vivre avec ma maladie chronique, Me soigner par l activité physique Programmes Santé À chacun son stade! Votre profil est unique, votre réponse à l exercice physique

Plus en détail

BPCO: 2è partie. Etre sûr du diagnostic. Enseignement thérapeutique. Réhabilitation respiratoire: quand? comment? pour qui?

BPCO: 2è partie. Etre sûr du diagnostic. Enseignement thérapeutique. Réhabilitation respiratoire: quand? comment? pour qui? BPCO: 2è partie Idées à discuter Etre sûr du diagnostic Prof. JP Janssens Service de Pneumologie, HUG Jean-Paul.Janssens@hcuge.ch J h Quelques cas cliniques Enseignement thérapeutique Réhabilitation respiratoire:

Plus en détail

Maladies neuromusculaires

Maladies neuromusculaires Ministère de la Santé et des Solidarités Direction Générale de la Santé Informations et conseils Maladies neuromusculaires Lisez attentivement ce document et conservez-le soigneusement avec la carte de

Plus en détail

L'épreuve d'effort. Date de création du document : - Université Médicale Virtuelle Francophone -

L'épreuve d'effort. Date de création du document : - Université Médicale Virtuelle Francophone - L'épreuve d'effort Date de création du document : 2008-2009 Table des matières * Introduction... 1 1 Modalités de réalisation... 1 2 Indications...2 3 Contre-indications...3 4 Interprétation... 4 PRÉ-REQUIS

Plus en détail

GUIDE AFFECTION DE LONGUE DURÉE. Insuffisance respiratoire chronique grave secondaire à un asthme

GUIDE AFFECTION DE LONGUE DURÉE. Insuffisance respiratoire chronique grave secondaire à un asthme GUIDE AFFECTION DE LONGUE DURÉE Insuffisance respiratoire chronique grave secondaire à un asthme Octobre 2006 Ce guide médecin est téléchargeable sur www.has-sante.fr Haute Autorité de santé Service communication

Plus en détail

Oxygénothérapie. Indication: insuffisance respiratoire chronique grave des BPCO (seule situation où l OLD a été validée)

Oxygénothérapie. Indication: insuffisance respiratoire chronique grave des BPCO (seule situation où l OLD a été validée) Traitement Oxygénothérapie Indication: insuffisance respiratoire chronique grave des BPCO (seule situation où l OLD a été validée) Une OLD est indiquée chez les patients BPCO lorsque: à distance d un épisode

Plus en détail

Risque cardiovasculaire sous contrôle

Risque cardiovasculaire sous contrôle beawolf Risque cardiovasculaire sous contrôle Tous concernés! De quoi s'agit-il? Les accidents cardiovasculaires sont dus, le plus souvent, à la formation d un caillot venant boucher une artère du cœur

Plus en détail

www.stop-copd.ch Avec le précieux soutien de

www.stop-copd.ch Avec le précieux soutien de www.stop-copd.ch Avec le précieux soutien de Un projet de Testez VOTRE RISQUE DE BPCO AVANT DE PERDRE LE SOUFFLE. Apprenez l essentiel sur cette affection pulmonaire incurable qu est la bpco. Editorial

Plus en détail

Education Thérapeutique pour les patients coronariens et insuffisants cardiaques

Education Thérapeutique pour les patients coronariens et insuffisants cardiaques Education Thérapeutique pour les patients coronariens et insuffisants cardiaques L expérience de l équipe de Rééducation cardiaque du C.H.U. de Nîmes Intervention du 22/03/2012 à la Réunion de l Association

Plus en détail

COLLEGE DE MEDECINE D URGENCE DE BOURGOGNE

COLLEGE DE MEDECINE D URGENCE DE BOURGOGNE N de version: 01 Date d'application : 27/03/2008 Réf.: CMUB-027 Pagination : 1 de 6 COLLEGE DE MEDECINE D URGENCE DE BOURGOGNE Procédure N 27 Rédacteurs Dr JM YEGUYAIAN (SAMU 21), Dr DIDIER HONNART (SRAU

Plus en détail

LES CONSEQUENCES DU TABAC SUR LES SPORTIFS

LES CONSEQUENCES DU TABAC SUR LES SPORTIFS Faiza Mehaoui Joséphine Roose Seconde 205 LES CONSEQUENCES DU TABAC SUR LES SPORTIFS Dossier de SVT. M. Terracol Les conséquences du tabac sur les sportifs En France, le tabac fait plus de 60 000 morts

Plus en détail

Intérêt du NO dans la prise en charge de l asthme. Michel Miguéres Toulouse, le 22 mars 2014

Intérêt du NO dans la prise en charge de l asthme. Michel Miguéres Toulouse, le 22 mars 2014 Intérêt du NO dans la prise en charge de l asthme Michel Miguéres Toulouse, le 22 mars 2014 Notion de contrôle de l asthme Mesure de la Fe NO, un nouvel outil Diagnostique d aide au contrôle de l asthme

Plus en détail

PRESSION ARTERIELLE ET PAROI VASCULAIRE. Docteur Etienne SAVIN Sce. Expl. Fonctionnelles Hôpital Lariboisière

PRESSION ARTERIELLE ET PAROI VASCULAIRE. Docteur Etienne SAVIN Sce. Expl. Fonctionnelles Hôpital Lariboisière PRESSION ARTERIELLE ET PAROI VASCULAIRE Docteur Etienne SAVIN Sce. Expl. Fonctionnelles Hôpital Lariboisière INTRODUCTION Quelques définitions 1. Pression artérielle Lorsque, dans le langage courant, on

Plus en détail

Syndrome d Ischémie Musculaire d Effort (S.I.M.E.) ou Syndrome de loge

Syndrome d Ischémie Musculaire d Effort (S.I.M.E.) ou Syndrome de loge Syndrome d Ischémie Musculaire d Effort (S.I.M.E.) ou Syndrome de loge 1. Données épidémiologiques du syndrome de loge chronique d effort de jambe - a. La prédominance masculine est très nette, allant

Plus en détail

Maladie de Steinert (ou dystrophie myotonique de type 1)

Maladie de Steinert (ou dystrophie myotonique de type 1) Ministère de la Santé et des Solidarités Direction Générale de la Santé Informations et conseils Maladie de Steinert (ou dystrophie myotonique de type 1) Lisez attentivement ce document et conservez-le

Plus en détail

Claude-charles BALICK-WEBER Réanimation médicale bordeaux

Claude-charles BALICK-WEBER Réanimation médicale bordeaux Claude-charles BALICK-WEBER Réanimation médicale bordeaux introduction La présence d une neuromyopathie est très fréquente chez les patients ayant été intubés. l EMG des membres retrouve des anomalies

Plus en détail