Mesures de risque de marché

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Mesures de risque de marché"

Transcription

1 Mesures de risque de marché Cours de la chaire Risques Financiers de la fondation du Risque Cours de Master 2ème année, Master Recherche Probabilités et Applications (Université Paris 6 et Ecole Polytechnique) Master Recherche Mathématiques et Applications (Université Marne La Vallée et ENPC) Thomas GUIBERT 30 Janvier 2013

2 SOMMAIRE Introduction Définition et typologie des risques DEFINITION ET TYPOLOGIE DES RISQUES FOCUS SUR LES RISQUES DE MARCHE : ORGANISATION TYPE D UNE DIRECTION DES RISQUES DE MARCHE La réglementation bancaire LES OBJECTIFS ET LES DIFFÉRENTS INTERVENANTS UN PEU D HISTOIRE : FOCUS SUR LE COMITE DE BALE UN PEU D HISTOIRE : FOCUS SUR BALE ET LES RISQUES DE MARCHE Les mesures de risque de marché INTRODUCTION LES SENSIBILITÉS LA VALUE AT RISK (VAR) L EXPECTED SHORTFALL (ES) LES STRESS TESTS (SCÉNARIOS DE CRISE) LA STRESSED VAR (SVAR) L INCREMENTAL RISK CHARGE (IRC) LA COMPREHENSIVE RISK MEASURE (CRM) SYNTHESE Le lien entre les mesures de risque de marché et le capital réglementaire Synthèse et conclusion 2

3 INTRODUCTION 3

4 CHAPITRE 01 DEFINITION ET TYPOLOGIE DES RISQUES 4

5 Définition et typologie des risques (1/3) Définition des risques Les banques sont exposées à des risques inhérents à leurs activités. Le risque est associé à la notion d incertitude mais également aux pertes qu il peut engendrer. Les mesures de risque ont pour objectif de quantifier ces pertes, selon les types de risque. Risque de crédit (y compris le risque pays) Risque que l emprunteur (un particulier, une entreprise, un émetteur ou un Etat) ne rembourse pas sa dette aux échéances fixées. Le risque de crédit inclut le risque de contrepartie afférent aux opérations de marché. Cas pratiques : - Monsieur X a contracté un emprunt auprès de sa banque pour acheter un appartement. Monsieur X perd son emploi et n est plus en mesure de payer ses mensualités aux échéances fixées. - Crise sur les emprunts russes 1998: spéculation sur les titres de créances négociables. L Etat russe se déclare en cessation de paiement en août Risque de marché Risque de pertes résultant de l évolution des prix du marché (cours des actions, des matières premières, des devises et des taux d intérêt). Cas pratiques : - Flash crash du 6 mai 2010, Etats-Unis : un fonds a vendu une quantité inhabituelle de contrats sur S&P500, les transactions haute fréquence ont réagi de manière agressive. 5

6 Définition et typologie des risques (2/3) Risque opérationnel Risque de pertes résultant d une inadaptation ou d une défaillance imputable à des procédures, personnels et systèmes internes ou à des événements extérieurs. Cas pratiques : - Des traders ont pris des positions spéculatives massives, en dehors de leurs attributions et non couvertes. Ils ont réussi à les dissimuler à leurs hiérarchies et aux systèmes de contrôle des banques. Cela a notamment été le cas des banques suivantes: la Barings ( GUSD), la Société Générale ( GEUR) et UBS ( GUSD). - L affaire Madoff : il s agit d une escroquerie connue sous le nom de «chaine de Ponzi». Madoff proposait des rendements très élevés, mais en fait payait les intérêts des premiers investisseurs avec le capital apporté par les derniers entrés. Risque de non-conformité Risque de sanction ou de perte financière découlant du non-respect de la réglementation bancaire et financière ou des règles internes. Cas pratiques : - Etablissement de crédit A, avertissement et sanction pécuniaire de 800KEUR, nov./déc Selon l article 1 du règlement 97-02, les dispositifs de contrôle interne d une banque doivent être adaptés à la nature et au volume de ses activités, à sa taille et aux risques auxquels elle est exposée. Une mission d inspection de la Commission bancaire a montré que l établissement A n avait pas fait évoluer l architecture de son dispositif de surveillance des risques au même rythme que la complexité de ses opérations de marché. - «La banque britannique accepte de payer 1,9 milliard de dollars (1,5 milliards d euros) pour clore les poursuites engagées par les autorités américaines dans une affaire de blanchiment d'argent sale appartenant notamment à des cartels de la drogue. «HSBC a conclu un accord avec les autorités américaines dans le cadre d'enquêtes concernant des infractions aux lois sur les sanctions (frappant certaines entités criminelles ou assimilées) et la lutte contre le blanchiment d'argent», a précisé la banque dans un communiqué.» Source : Les Echos - 11/12/2012 6

7 Définition et typologie des risques (3/3) Risque de liquidité Risque que la banque ne puisse pas faire face à ses flux de trésorerie à un coût raisonnable. Cas pratique : - Crise des subprimes en 2007: nationalisation de Northern Rock, solvable mais investi dans des crédits hypothécaires non liquides. Risque structurel de taux d intérêt et de change Risque de pertes ou de dépréciations sur les actifs en cas de variation sur les taux d intérêt et de change. Risque stratégique Risque inhérent à la stratégie choisie ou résultant de l incapacité à mettre en œuvre cette stratégie. Risque de réputation Risque résultant d une perception négative de la part des clients, des contreparties, des actionnaires, des investisseurs ou des régulateurs qui peut affecter défavorablement la capacité d une banque à maintenir ou engager des relations d affaires et la continuité de l accès aux sources de financement. Risque environnemental et social Risque résultant d une prise en compte inadéquate des enjeux relatifs à la Responsabilité Sociale et Environnementale des Entreprises. Il est à considérer dans les relations du secteur de la Finance avec toutes ses parties prenantes : les clients, mais aussi les collaborateurs, les actionnaires, les fournisseurs et la société civile. 7

8 Focus sur les risques de marché : organisation type d une Direction des Risques de Marché Organisation type d une Direction des Risques de Marché Rôles et expertise des différentes fonctions par rapport aux mesures de risque de marché Directeur des Risques de Marché Analytics Marché Méthodologies des mesures de risque de marché Validation des modèles de pricing Gestion de projets Production des indicateurs Gestion des Risques de Marché Rôle Définition des méthodologies, choix de modélisation Validation indépendante des mesures de risque de marché Gestion de projets, implémentation, etc. Tests d impacts, analyse quotidienne des indicateurs Utilisation des indicateurs au quotidien dans la gestion des risques Expertise Expertise quantitative (modèles de pricing) Expertise Système d Information (implémentation IT, production, etc.) Expertise métier (marché et produits) 8

9 CHAPITRE 02 LA REGLEMENTATION BANCAIRE 9

10 La réglementation bancaire les objectifs et les différents intervenants La réglementation bancaire a notamment pour objectifs : Adapter ou améliorer les règles de fonctionnement et ainsi participer à la modernisation et la stabilité du secteur bancaire, Limiter la prise de risques excessive, Prévenir le risque systémique, Assurer aux clients une information de qualité. G20 FSB Comité de Bâle Parlement européen Conseil européen Commission européenne ABE (Autorité Bancaire Européenne) Parlement français ACP (Autorité de contrôle prudentiel) CRBF (Comité de la réglementation bancaire) AMF (Autorité des marchés financiers) Réglementation prudentielle supranationale Le G20 fixe les orientations prioritaires. Le Financial Stability Board (FSB ou Comité de stabilité financière) les décline opérationnellement et émet des recommandations. Le Comité de Bâle publie des recommandations, sous l égide de la BRI (Banque des Règlements Internationaux). Convergence européenne Les instances européennes transposent ces recommandations en droit européen (directives). Ces recommandations ont abouti, par exemple, à l'adoption de la Directive CRD (Capital Requirement Directive). Au niveau national, implémentation des dispositions communautaires et des lois nationales. Source: document interne Société Générale. 10

11 La réglementation bancaire un peu d histoire : focus sur le Comité de Bâle Les «Principes fondamentaux pour un contrôle bancaire efficace» publiés par le Comité de Bâle constituent le standard le plus important dans le domaine de la réglementation et du contrôle bancaire. Ces principes définissent le cadre d ensemble du contrôle bancaire et couvrent : L agrément des établissements, La réglementation prudentielle, Les techniques de contrôle, Les prérogatives des autorités. Les dates clés Dans la pratique : les étapes clés: - Publication d un document consultatif par le Comité de Bâle et réalisation d études d impacts, - Lobbying et réponses des banques, - Publication d un document final intégrant ou non les retours des banques, - Phase d implémentation avec réalisation d études d impacts complémentaires, - Présentation d un dossier de demande de validation de l utilisation des modèles internes par les banques à leur régulateur (ACP en France), - Mission de validation de l ACP sur place, - Rapport de l ACP, avec recommandations à mettre en œuvre selon un calendrier fixé Création Publication Publication Consultation des accords d amendements sur les Bâle 2 Bâle 2.5 Bâle 3 Bâle 4? du Comité de Bâle I relatifs au risque accords de de Bâle de marché Bâle 2 Les recommandations de Bâle 2 s articulent autour de 3 piliers : Pilier 1 : exigences minimales de fonds propres - Exigences de fonds propres minimales afin de couvrir les risques de marché, de crédit et opérationnels. Pilier 2 : processus de surveillance prudentielle - Principes de la surveillance prudentielle afin de garantir que le capital est suffisant afin de couvrir les risques encourus. Pilier 3 : discipline de marché - Des règles de transparence sont établies quant à la discipline de marché et l information mise à la disposition du public. 11

12 La réglementation bancaire un peu d histoire : focus sur Bâle et les risques de marché (1/2) Focus sur les textes de Bâle relatifs aux risques de marché : Bâle 2 Consultation juin 1999 / Document final 2004 / Implémentation fin VaR et méthode standard avec limitation des bénéfices liés au netting. Bâle 2.5 Consultation janvier 2009 / Document final juillet 2009 / Implémentation fin Renforcement du cadre de Bâle II et objectif affiché d augmenter le capital du portefeuille de trading. - Réduction de la pro-cyclicité des exigences de fonds propres. - Prise en compte de facteurs de risque autres que marché sur le trading book : le risque de crédit. - Le dispositif de Bâle II (VaR et méthode standard) est complété par de nouveaux éléments : Les modèles internes : la VaR est complétée par 3 nouvelles mesures de risque de marché : la VaR stressée, l Incremental Risk Charge (IRC) et la Comprehensive Risk Measure (CRM); La méthode standard (taux, change, equity et matières premières) est complétée par une charge en capital en méthode pour les positions de Titrisations, similaire à celle du banking book (ce qui adresse les arbitrages entre trading et banking). Bâle 4? Fundamental Review of the Trading Book Consultation de mai à septembre 2012 /? - Adresser les faiblesses mises en évidence par la crise, définir un cadre réglementaire unifié (en opposition au patchwork post Bâle 2.5) qui puisse être appliqué à toutes les banques et qui permette les comparaisons entre banques. - Le Comité de Bâle propose notamment: L utilisation d une mesure d Expected Shortfall calculée sur une période stressée, à la place des VaR et VaR stressée. La prise en compte d horizons de liquidité différenciés ainsi que la limitation des bénéfices de diversification et de hedge. La possibilité de réintégrer dans ce cadre unifié les risques de crédit actuellement captés par les mesures IRC et CRM. La mise en place d un calcul en méthode standard qui pourrait servir de floor pour le capital réglementaire. 12

13 La réglementation bancaire un peu d histoire : focus sur Bâle et les risques de marché (2/2) De Bâle 2 à Bâle 2.5 puis Bâle 4? Bâle 2 Bâle 2.5 Bâle 4? VaR VaR Expected Shortfall Modèles internes VaR spécifique VaR stressée IRC - période stressée - horizons de liquidité - limitation diversification - réintégration IRC/CRM CRM - floor en standard Méthode standard Méthode standard (IR, FX, EQ et CTY) Méthode standard (IR, FX, EQ et CTY) Méthode standard Titrisation Méthode standard (IR, FX, EQ et CTY) Méthode standard Titrisation temps 13

14 CHAPITRE 03 LES MESURES DE RISQUE DE MARCHE 14

15 CHAPITRE 03 Introduction 15

16 Les mesures de risque de marché introduction (1/4) La valorisation d un portefeuille de trading fait apparaître une dépendance aux : Eléments contractuels : nominal, qualité de la contrepartie, clauses particulières, etc. Eléments liés à son nom : qualité de crédit propre, accès à la liquidité (coût de refinancement), etc. Paramètres de marché explicites : cours des actions, taux de swaps, etc. Paramètres de marché implicites : volatilités, etc. Paramètres de marché plus exotiques : corrélations, etc. Paramètres de modèles : paramètres numériques (liés au calibrage des modèles), etc. De la mesure à l analyse des risques de marché Etapes préalables - Analyse économique des risques encourus - Identification des facteurs de risque - Collecte des données Etapes de modélisation - Modélisation des facteurs de risque - Lien entre facteurs de risque et valeur du portefeuille - Evaluation de la distribution de P&L du portefeuille - Evaluation de la robustesse des modèles (backtesting) Etapes d analyse, de synthèse et de pilotage du risque - Calcul des indicateurs de risque - Analyse du risque ex-ante - Suivi et pilotage du risque Dans la pratique : On considère une option sur un indice Equity dont le prix dépend de plusieurs paramètres : P(S, K, r, T, σ, d, q) - Eléments contractuels : strike K, maturité T, etc. - Paramètres de marché explicites : cours de l indice sous-jacent, taux d intérêt utilisé pour actualiser les flux, - Paramètres de marché implicites : la nappe de volatilités (à la monnaie et smile), les dividendes et repos, - Paramètres de marché plus exotiques : les corrélations dans le cas de produits multi sous-jacents, - Paramètres de modèles : selon le modèle de pricing utilisé (Black & Scholes, volatilité locale, volatilité stochastique). 16

17 Les mesures de risque de marché introduction (2/4) Etapes préalables Analyse économique des risques encourus sur le portefeuille de négociation - Actions & indices : les cours des actions et indices, leurs volatilités (à la monnaie et smile), les dividendes, etc. - Taux : les taux de swaps, les taux Trésor, les volatilités des taux, etc. - Change : les taux de change, les volatilités des taux de change, etc. - Crédit : les spreads de crédit, les volatilités, etc. - Matières premières : les cours des matières premières, leurs volatilités, etc. Dans la pratique : Dans le cas de l option sur indice Equity précédente, quels facteurs de risque retenir parmi l ensemble des paramètres de marché? spots, taux, volatilités, dividendes, repos, corrélations, etc. Identification des facteurs de risques: quelques exemples de changements de dynamiques Impacts de la faillite de Lehman sur l indice S&P500 Source : La formation des prix sur le marché des CDS : les enseignements de la crise souveraine ( ) - Christophe Bonnet - AMF, janvier 2012 Crise souveraine : élargissement des spreads de CDS 17

18 Les mesures de risque de marché introduction (3/4) Etapes préalables Identification des facteurs de risques: quelques exemples de changements de dynamiques Risque spécifique (ou idiosyncratique) : variations du cours d une action en raison d événements qui sont propres à l entreprise indépendamment des phénomènes qui affectent l ensemble des actions (le marché). Collecte des données 18

19 Les mesures de risque de marché introduction (4/4) Etapes de modélisation Modélisation des facteurs de risque Lien entre les facteurs de risque et la valeur du portefeuille Evaluation de la loi de probabilité des portefeuilles Evaluation de la robustesse des modèles (backtesting) Choix de mesures afin de gérer les risques de marché - Modélisation non probabiliste Expositions en nominal Sensibilités du portefeuille aux paramètres de marché - Modélisation probabiliste VaR Expected Shortfall Scénarios de stress Stressed VaR IRC CRM Etapes d analyse, de synthèse et de pilotage du risque Calcul d indicateurs de risque Analyse du risque ex-ante Suivi et pilotage du risque 19

20 CHAPITRE 03 Les sensibilités 20

21 Les mesures de risque de marché les sensibilités Définition Les sensibilités permettent de mesurer la variation du prix d un produit financier suite à la variation d un paramètre de marché. Mathématiquement, les sensibilités correspondent aux dérivées partielles du prix par rapport à un ou plusieurs paramètres de marché. Les sensibilités sont appelées les «grecques». Quelques exemples de sensibilités Risque de modèle : selon le modèle de pricing utilisé afin de valoriser un produit financier, des prix différents peuvent être obtenus. Les sensibilités aux différents paramètres de marché peuvent également avoir des valeurs différentes. dp Delta : sensibilité du prix du produit dérivé par rapport au cours du sous-jacent = ds dp Vega : sensibilité du prix du produit dérivé par rapport à la volatilité implicite v = dσ Rho : sensibilité du prix du produit dérivé par rapport à une variation des taux d intérêt ρ = Thêta : sensibilité du prix du produit dérivé à l écoulement du temps Gamma : sensibilité du delta par rapport au cours du sous-jacent Utilisation Les sensibilités sont utilisées par les traders afin de gérer leurs positions ainsi que les risk managers. Les sensibilités sont reportées au responsable du trading, au responsable des risques, etc. Elles sont utilisées afin de décomposer et d expliquer les variations du prix P: ds ds dσ dp = Γ + v + ρ dr +... S S σ 2 θ = dp dt 2 d P Dans la pratique : les sensibilités sont calculées en appliquant un choc sur le paramètre de marché : Γ = Δ= 1+1%),,,,,, ),,,,,, ) 1% ds 2 dp dr 21

22 CHAPITRE 03 La Value at Risk 22

23 Les mesures de risque de marché la Value at Risk définition (1/2) Définition La VaR est définie comme la perte potentielle maximale pouvant survenir pour un niveau de confiance donné et pour un horizon temporel fixé. Mathématiquement, la VaR est définie comme le quantile de la distribution des gains et pertes pour le niveau de confiance fixé. Dans la pratique : si la VaR d un portefeuille de trading est de 10 MEUR au seuil de 99% à un horizon1 jour, alors il y a 99% de chances que la perte subie n excède pas 10 MEUR à 1 jour. La VaR correspond à un montant de pertes; elle est fonction de trois paramètres : - La distribution des gains et pertes du portefeuille (positions et facteurs de risque) - Le niveau de confiance Plus le niveau de confiance est élevé, plus la VaR est élevée. Lorsque le niveau de confiance augmente, le nombre d occurrences au-delà de la VaR diminue, ce qui réduit la qualité de la mesure. La VaR est utile tant qu elle peut être vérifiée, i.e. que l on backteste le modèle en vérifiant si la fréquence des pertes observées dépasse le niveau de confiance. Une valeur trop élevée du quantile, à 99.99% par exemple, conduirait à un dépassement tous les 10,000 jours de trading, soit tous les 40 ans. - L horizon temporel Plus l horizon temporel est long, plus la VaR est élevée. L horizon temporel est défini en fonction de l horizon de gestion. Il est dicté par la profondeur des données de marché et les régulateurs. Dans la pratique : le changement d horizon temporel est réalisé à partir de la racine carrée du temps. Le passage d une VaR à 1 jour à une VaR à 10 jours se fait : VaR(10 j,99%) = VaR(1 j,99%) 10 VaR 23

24 Les mesures de risque de marché la Value at Risk définition (2/2) Un peu d histoire La VaR a été popularisée par JP Morgan, elle est largement acceptée par les banques depuis La VaR a été adoptée par les accords de Bâle en La VaR est utilisée En tant que mesure de risque de marché, Mais aussi pour le calcul du capital réglementaire. Dans la pratique : La réglementation impose, pour le calcul du capital réglementaire : - Un seuil de confiance de 99%, de sorte que la perte observée ne devrait excéder statistiquement la VaR dans 1% des cas seulement; - Un horizon temporel de 10 jours, qui suppose que toutes les positions peuvent être liquidées ou couvertes sur cette durée. Les éléments d un système de VaR Les positions du portefeuille - Collecte des positions et identification des paramètres de marché. Les facteurs de risque - Choix des facteurs de risque (sous-ensemble des paramètres de marché). - Choix de la modélisation des facteurs de risque. - Collecte des données de marché. La méthode d estimation de la VaR - L approche paramétrique. - Les simulations historiques. - Les simulations Monte Carlo. Positions du portefeuille de négociation Facteurs de risque Méthode d estimation de la VaR Niveau de confiance Horizon temporel 24

25 Les mesures de risque de marché la Value at Risk méthode paramétrique (1/5) L estimation de la VaR par la méthode paramétrique (variance-covariance) repose sur l hypothèse que la loi jointe des facteurs de risque suit une loi théorique. Les propriétés de cette loi théorique sont alors utilisées pour estimer le quantile de la distribution de probabilité des gains et pertes du portefeuille et donc la VaR. Dans la pratique : estimation de la VaR d un portefeuille par la méthode paramétrique Présentation du modèle linéaire approche delta normale * - Les facteurs de risque suivent une distribution normale. - Le risque du portefeuille est linéaire par rapport aux facteurs de risque. - Cette méthode consiste à représenter la distribution des profits et des pertes potentielles selon une fonction de densité d une loi normale centrée réduite. La connaissance de la fonction de répartition permet déduire la VaR. La VaR du portefeuille est déterminée par la volatilité des facteurs de risque. Illustration : cas d une position de 500,000 actions sur le titre A (cours : 10 EUR) - On fait l hypothèse que la moyenne des rendements des cours de l action est nulle et que la volatilité annuelle est de 20%. - Soit un portefeuille composé de 500,000 actions sur le titre A coté à 10 EUR. - La valeur initiale du portefeuille est donc de 5 MEUR. - La volatilité à 10 jours est égale à 3.98% - La VaR à 99% à horizon 10 jours est de 0.46 MEUR. 10 = %,10 )=3.98% Niveau de confiance Centilede la loi normale 99% ,5% 1,96 95% 1.64 * L approche delta normale peut être étendue, il s agit alors de l approche delta-gamma. 25

26 Les mesures de risque de marché la Value at Risk méthode de simulation historique (2/5) L estimation de la VaR par la méthode de simulation historique consiste à déterminer la distribution de probabilité des gains et pertes du portefeuille à partir des variations quotidiennes des paramètres de marché pertinents (les facteurs de risque) sur une période de temps donnée. Dans la pratique : estimation de la VaR d un portefeuille par la méthode de simulation historique Les facteurs de risque - Choix des facteurs de risque parmi l ensemble des paramètres de marché, - Choix de la longueur de la période des scénarios historiques (en pratique de 1 à 2 ans, soit de 250 à 500 scénarios), - Constitution d une base de données des observations historiques des facteurs de risque, - Fréquence de mise à jour de la période historique (de quotidienne à mensuelle), - Choix de la modélisation des scénarios à appliquer à ces facteurs de risque et de l horizon temporel, - Génération de scénarios pour l ensemble des facteurs de risque. Les approximations de modèles de pricing et de méthodes numériques - Choix des approximations en adéquation avec la précision requise par la mesure. Détermination de la distribution des gains et pertes du portefeuille - Les facteurs de risque sont choqués puis l ensemble des positions revalorisées, sous chacun des scénarios historiques. - On obtient ainsi autant de prix choqués du portefeuille que de scénarios, puis par différence avec la valeur initiale du portefeuille, on obtient la distribution des gains et pertes du portefeuille. Détermination du quantile à 99% de la distribution des gains et pertes du portefeuille - Le quantile à 99% est déterminé à partir de la distribution des gains et pertes du portefeuille. Changement d horizon temporel : de 1 jour à 10 jours - Le quantile à 99% à 1 jour est ramené à un quantile à 99% à 10 jours; en règle générale en utilisant la racine carrée du temps. 26

27 Les mesures de risque de marché la Value at Risk méthode de simulation historique (3/5) Illustration : cas d une option sur l indice DJ Eurostoxx 50, de prix P(S, K, r, T, σ, d, q) Les facteurs de risque - Choix des facteurs de risque : cours de l indice, taux d intérêt et volatilités à la monnaie. - Choix de la longueur des scénarios historiques : 300 scénarios. - Choix de la modélisation des scénarios : Cours de l indice : chocs relatifs, Taux d intérêt : chocs absolus, Volatilités à la monnaie : chocs relatifs. - Choix de l horizon temporel : 1 jour. Les approximations de modèles de pricing et de méthodes numériques - Choix des approximations : aucune, revalorisation complète. Détermination de la distribution des gains et pertes du portefeuille - Les facteurs de risque sont choqués puis l ensemble des positions revalorisées, sous chacun des scénarios historiques. - On obtient ainsi autant de prix choqués du portefeuille que de scénarios, puis par différence avec la valeur initiale du portefeuille (100 MEUR), on obtient la distribution des gains et pertes du portefeuille. Détermination du quantile à 99% - Le quantile à 99% est déterminé VaR = 3 e pire perte sur les 300 scénarios à partir de la distribution des gains et pertes du portefeuille. Changement d horizon temporel : de 1 jour à 10 jours - Le quantile à 99% à 1 jour est ramené à un quantile à 99% à 10 jours; en règle générale en utilisant la racine carrée du temps. 27

28 Les mesures de risque de marché la Value at Risk méthode Monte Carlo (4/5) L estimation de la VaR par la méthode de simulations Monte Carlo consiste à estimer la distribution de probabilité des gains et pertes du portefeuille à partir d un grand nombre de simulations des comportements futurs possibles des facteurs de risque. Dans la pratique : estimation de la VaR d un portefeuille par la méthode de Monte Carlo Les facteurs de risque - Spécification de la distribution jointe des facteurs de risque (en pratique, la loi normale est utilisée), - Simulation d un très grand nombre de scénarios de variations possibles des facteurs de risque à partir de cette loi (en pratique, 10,000 simulations au minimum). Le nombre de tirages conditionne la précision de la mesure du quantile. Les approximations de modèles de pricing et de méthodes numériques - La méthode Monte Carlo faisant appel à un très grand nombre de simulations des évolutions possibles des facteurs de risque, l utilisation de la revalorisation complète de l ensemble du portefeuille pour chacun de ces scénarios est inenvisageable pour des raisons de contraintes de temps/calculateurs. Dans la pratique, les impacts P&L sont calculés par les sensibilités. ds ds dσ dp = Γ v ρ dr... S S σ Détermination de la distribution des gains et pertes du portefeuille - La distribution des gains et pertes du portefeuille est obtenue en appliquant les scénarios de déformation des facteurs de risque simulés par la méthode Monte Carlo aux sensibilités du portefeuille. Détermination du quantile à 99% de la distribution des gains et pertes du portefeuille - Le quantile à 99% est déterminé à partir de la distribution des gains et pertes du portefeuille. 2 28

29 Les mesures de risque de marché la Value at Risk méthode Monte Carlo (5/5) Illustration : cas d une position de 500,000 actions sur le titre A (cours : 10 EUR) Les facteurs de risque - Spécification de la distribution des facteurs de risque : cours de l action 2 ds( t) = µ S( t) dt + σ S( t) dw ( t) S( t t) S( t)exp ( σ + = µ ) t + σε t 2 - Les moyenne et écart-type sont estimés sur données historiques. - Nombre de scénarios : 10,000 - Choix de l horizon temporel : 1 jour (10 jours). Les approximations de pricing et de méthodes numériques - Choix des approximations : la revalorisation complète étant impossible, les impacts P&L sont calculés par les sensibilités. - Dans le cas d une action, la question ne se pose pas. La valeur initiale du portefeuille est de 5 MEUR (500,000 x 10). Détermination de la distribution des gains et pertes du portefeuille - La distribution des gains et pertes du portefeuille est obtenue en appliquant les scénarios de déformation des facteurs de risque simulés par la méthode Monte Carlo aux sensibilités du portefeuille. - On obtient ainsi autant de prix choqués du portefeuille que de scénarios, puis par différence avec la valeur initiale du portefeuille (100 MEUR), on obtient la distribution des gains et pertes du portefeuille. Détermination du quantile à 99% - La VaR correspond au quantile à 99% (100 e pire sur 10,000), ie -595KEUR. - Le choix de l horizon temporel se fait lors de la simulation des scénarios. 29

30 Les mesures de risque de marché la Value at Risk le backtesting (1/3) Définition Le backtesting de la VaR a comme double objectif de : - Valider l adéquation du modèle statistiquement, en vérifiant si le degré de couverture observé empiriquement correspond au niveau de confiance théorique de 99%. Pour ce faire, on compte le nombre de dépassements de backtesting, i.e. le nombre de fois où la perte observée dépasse la VaR. - Valider le modèle de VaR en tant que mesure de capital réglementaire. La VaR permet-elle d allouer des exigences de fonds propres suffisantes afin de couvrir les pertes observées? Le backtesting n est donc pas une mesure de risque de marché, mais une procédure statistique permettant de juger, a posteriori, de la qualité du modèle de VaR. Utilisation Le nombre de dépassements de backtesting observés sur l année glissante intervient directement dans la détermination des exigences de fonds propres réglementaires (cf. chapitre 4). La fréquence des dépassements et leur amplitude renseignent également sur la qualité du modèle de VaR. Le backtesting peut permettre d identifier les facteurs de risque qu il pourrait être nécessaire d intégrer dans le modèle de VaR. En effet, un nombre trop important de dépassements peut être expliqué par la non prise en compte d un risque important pour le portefeuille sur lequel la VaR est calculée. Illustration 2 dépassements sur l année glissante : - 22/03/2012 :. P&L = -9.6MEUR. VaR = -8.8MEUR - 23/06/2012 :. P&L = -9.1MEUR. VaR = -7.2MEUR Mesures de risque de marché Source: données simulées. 30

31 Les mesures de risque de marché la Value at Risk le backtesting (2/3) Utilisation du backtesting de la VaR pour déterminer les exigences de fonds propres Les exigences de fonds propres liées à la VaR sont calculées à partir de la formule suivante : où m représente le coefficient multiplicateur permettant de convertir la mesure de risque de marché (VaR) en capital réglementaire. Le coefficient multiplicateur se décompose de la façon suivante : m = 3 + m Banque + FC Backtesting - Le coefficient multiplicateur est attribué à chaque banque par l ACP en fonction de la qualité de son système de gestion des risques, avec un minimum de 3. - Le minimum de 3 est majoré par un coefficient additionnel, spécifique à chaque Banque (m Banque ). - Enfin, un facteur complémentaire variant entre 0 et 1 est ajouté, en fonction du nombre des dépassements de backtesting. Illustration Banque A 60 m K VaR = 10 max VaRt 1, VaRt i 1 60 i= 1 - La VaR moyenne de la banque A sur le trimestre est de 10 MEUR. - Lors de la validation de son modèle de VaR par l ACP, la banque A a obtenu un multiplicateur de 4 (3+1). - Sur l année glissante, 6 dépassements de backtesting ont été observés. Le coefficient multiplicateur total est donc de 4,5 ( ,5). Le capital réglementaire lié à la VaR est de 142 MEUR. Banque B - La VaR moyenne de la banque B sur le trimestre est également de 10 MEUR. - Lors de la validation de son modèle de VaR par l ACP, la banque B a obtenu - un multiplicateur de 3,5 (3 + 0,5). - Sur l année glissante, seuls 2 dépassements de backtesting ont été observés. Le coefficient multiplicateur total est donc de 3,5 (3 + 0,5 + 0). Le capital réglementaire lié à la VaR est de 111 MEUR. Nombre de dépassements Facteur complémentaire Moins de ,4 6 0,5 7 0,65 8 0,75 9 0,85 10 ou plus 1 Pour un même montant de VaR, la banque A alloue 32 MEUR de capital en plus que la banque B. La qualité du modèle de VaR est donc primordiale non seulement pour la mesure des risques mais aussi pour le capital! 31

32 Les mesures de risque de marché la Value at Risk le backtesting (3/3) Credit Suisse First Boston (2000) Les pertes sont rares et toujours très inférieures à la VaR (en MUSD). Deutsche Bank (2000) Les résultats quotidiens sont quasiment systématiquement positifs (en MEUR). La distribution des gains et pertes ex-post est très différente de la distribution ex-ante. ABN Amro (2000) Surestimation de la VaR, qui est largement supérieure aux pertes observées (en MEUR). Source: exemples tirés du support de Jean-Paul Laurent. 32

La revue fondamentale du portefeuille de négociation, une réponse aux limites observées pendant la crise

La revue fondamentale du portefeuille de négociation, une réponse aux limites observées pendant la crise La revue fondamentale du portefeuille de négociation, une réponse aux limites observées pendant la crise Conférence PRMIA Revue Fondamentale du Trading Book Quel trading pour les années à venir Paris,

Plus en détail

Typologie des risques Mesure de risques Aspects statistiques; risques multivariés. Bauer & Isidor Shteto, CACIB, séances 6 8)

Typologie des risques Mesure de risques Aspects statistiques; risques multivariés. Bauer & Isidor Shteto, CACIB, séances 6 8) Plan du cours 1 Introduction, mesure de risques (P. Tankov, UPD, séances 1 3) Typologie des risques Mesure de risques Aspects statistiques; risques multivariés 2 Réglementation (M. Benlaribi, Deloitte,

Plus en détail

De la mesure à l analyse des risques

De la mesure à l analyse des risques De la mesure à l analyse des risques Séminaire ISFA - B&W Deloitte Jean-Paul LAURENT Professeur à l'isfa, Université Claude Bernard Lyon 1 laurent.jeanpaul@free.fr http://laurent.jeanpaul.free.fr/ 0 De

Plus en détail

Liste des notes techniques... xxi Liste des encadrés... xxiii Préface à l édition internationale... xxv Préface à l édition francophone...

Liste des notes techniques... xxi Liste des encadrés... xxiii Préface à l édition internationale... xxv Préface à l édition francophone... Liste des notes techniques.................... xxi Liste des encadrés....................... xxiii Préface à l édition internationale.................. xxv Préface à l édition francophone..................

Plus en détail

ANALYSE DU RISQUE DE CRÉDIT

ANALYSE DU RISQUE DE CRÉDIT ANALYSE DU RISQUE DE CRÉDIT Banque & Marchés Cécile Kharoubi Professeur de Finance ESCP Europe Philippe Thomas Professeur de Finance ESCP Europe TABLE DES MATIÈRES Introduction... 15 Chapitre 1 Le risque

Plus en détail

LA GESTION DU RISQUE DE TAUX D INTERÊT

LA GESTION DU RISQUE DE TAUX D INTERÊT LA GESTION DU RISQUE DE TAUX D INTERÊT Finance internationale, 9 ème éd. Y. Simon & D. Lautier 1 Pour les investisseurs, le risque de taux d intérêt est celui : - d une dévalorisation du patrimoine - d

Plus en détail

Value at Risk. CNAM GFN 206 Gestion d actifs et des risques. Grégory Taillard. 27 février & 13 mars 20061

Value at Risk. CNAM GFN 206 Gestion d actifs et des risques. Grégory Taillard. 27 février & 13 mars 20061 Value at Risk 27 février & 13 mars 20061 CNAM Gréory Taillard CNAM Master Finance de marché et estion de capitaux 2 Value at Risk Biblioraphie Jorion, Philippe, «Value at Risk: The New Benchmark for Manain

Plus en détail

Links Consulting. Support de présentation. L expertise métier au service de la transformation et de la performance

Links Consulting. Support de présentation. L expertise métier au service de la transformation et de la performance Links Consulting L expertise métier au service de la transformation et de la performance Support de présentation Dans quels domaines nos experts de la transformation accompagneront votre entreprise à vos

Plus en détail

De la mesure à l analyse des risques

De la mesure à l analyse des risques De la mesure à l analyse des risques Séminaire FFA Jean-Paul LAURENT Professeur à l'isfa jean-paul.laurent@univ-lyon1.fr http://laurent.jeanpaul.free.fr/ 0 De la la mesure à l analyse des risques! Intégrer

Plus en détail

LA GESTION DU RISQUE DE CHANGE. Finance internationale, 9 ème édition Y. Simon et D. Lautier

LA GESTION DU RISQUE DE CHANGE. Finance internationale, 9 ème édition Y. Simon et D. Lautier LA GESTION DU RISQUE DE CHANGE 2 Section 1. Problématique de la gestion du risque de change Section 2. La réduction de l exposition de l entreprise au risque de change Section 3. La gestion du risque de

Plus en détail

NOTE 21 TRÉSORERIE ET AUTRES PLACEMENTS DE TRÉSORERIE

NOTE 21 TRÉSORERIE ET AUTRES PLACEMENTS DE TRÉSORERIE NOTE 21 TRÉSORERIE ET AUTRES PLACEMENTS DE TRÉSORERIE Valeur brute Dépréciation Valeur nette Valeur brute Dépréciation Valeur nette Disponibilités 138-138 105-105 Dépôts à terme et assimilés à moins de

Plus en détail

Références des missions en Gestion des Risques

Références des missions en Gestion des Risques Références des missions en Gestion des Risques DIRECTION DES RISQUES Service Calculs, Modèles et Reporting Depuis janvier 2011, ALGOFI accompagne la Direction des Risques sur la maîtrise d ouvrage bancaire

Plus en détail

Dérivés de crédit : Situation et évolution du marché

Dérivés de crédit : Situation et évolution du marché Dérivés de crédit : Situation et évolution du marché Parallèle entre dérivés de crédit et produits d assurance Déjeuner débat FFA Jean-Paul LAURENT Professeur à l'isfa, Université de Lyon, Conseiller scientifique

Plus en détail

Risk Management: TP1

Risk Management: TP1 Risk Management: TP1 Q 1) FRA: Forward Rate Agreement Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/forward_rate_agreement C est un contrat de gré à gré sur un taux d intérêt ou sur des devises, avec un montant

Plus en détail

TURBOS WARRANTS CERTIFICATS. Les Turbos Produits à effet de levier avec barrière désactivante. Produits non garantis en capital.

TURBOS WARRANTS CERTIFICATS. Les Turbos Produits à effet de levier avec barrière désactivante. Produits non garantis en capital. TURBOS WARRANTS CERTIFICATS Les Turbos Produits à effet de levier avec barrière désactivante. Produits non garantis en capital. 2 LES TURBOS 1. Introduction Que sont les Turbos? Les Turbos sont des produits

Plus en détail

WARRANTS TURBOS CERTIFICATS. Les Warrants. Découvrir et apprendre à maîtriser l effet de levier

WARRANTS TURBOS CERTIFICATS. Les Warrants. Découvrir et apprendre à maîtriser l effet de levier WARRANTS TURBOS CERTIFICATS Les Warrants Découvrir et apprendre à maîtriser l effet de levier 2 WARRANTS Qu est-ce qu un Warrant? Un warrant est une option cotée en Bourse. Emis par des établissements

Plus en détail

Options et Volatilité (introduction)

Options et Volatilité (introduction) SECONDE PARTIE Options et Volatilité (introduction) Avril 2013 Licence Paris Dauphine 2013 SECONDE PARTIE Philippe GIORDAN Head of Investment Consulting +377 92 16 55 65 philippe.giordan@kblmonaco.com

Plus en détail

Obligation structurée

Obligation structurée Obligation structurée Introduction Une obligation structurée, également connue sous la dénomination de Structured Note, a les caractéristiques principales d une obligation : un émetteur, une durée déterminée,

Plus en détail

INSTRUCTION N 2006-04 DU 24 JANVIER 2006

INSTRUCTION N 2006-04 DU 24 JANVIER 2006 1 INSTRUCTION N 2006-04 DU 24 JANVIER 2006 RELATIVE AUX MODALITÉS DE CALCUL DE L ENGAGEMENT DES OPCVM SUR INSTRUMENTS FINANCIERS À TERME Prise en application des articles 411-44-1 à 411-44-5 du règlement

Plus en détail

Table des matières. Préface... 1. Chapitre 1 Introduction... 5. Chapitre 2 Les banques... 25

Table des matières. Préface... 1. Chapitre 1 Introduction... 5. Chapitre 2 Les banques... 25 Table des matières Préface................................................................................ 1 Chapitre 1 Introduction..........................................................................

Plus en détail

NOTICE MÉTHODOLOGIQUE SUR LES OPTIONS DE CHANGE

NOTICE MÉTHODOLOGIQUE SUR LES OPTIONS DE CHANGE NOTICE MÉTHODOLOGIQUE SUR LES OPTIONS DE CHANGE Avec le développement des produits dérivés, le marché des options de change exerce une influence croissante sur le marché du change au comptant. Cette étude,

Plus en détail

25 / 06 / 2008 APPLICATION DE LA RÉFORME BÂLE II

25 / 06 / 2008 APPLICATION DE LA RÉFORME BÂLE II 25 / 06 / 2008 APPLICATION DE LA RÉFORME BÂLE II Avertissement Cette présentation peut comporter des éléments de projection et des commentaires relatifs aux objectifs et à la stratégie de la Société Générale.

Plus en détail

Instruments financiers et comptabilité de couverture : de nouveaux principes français en préparation

Instruments financiers et comptabilité de couverture : de nouveaux principes français en préparation Instruments financiers et comptabilité de couverture : de nouveaux principes français en préparation Conférence IMA du 05 avril 2012 Isabelle SAPET, Associée Programme 1. Introduction 2. Classification

Plus en détail

C n 8/G/2010 Rabat, le 31 décembre 2010

C n 8/G/2010 Rabat, le 31 décembre 2010 C n 8/G/2010 Rabat, le 31 décembre 2010 Circulaire relative aux exigences en fonds propres pour la couverture des risques de crédit, de marché et opérationnels selon les approches internes aux établissements

Plus en détail

1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9.

1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. Rapport Pilier 3 Informations au 31 décembre 2012 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. INTRODUCTION...1 adéquation DES FONDS PROPRES...7 POLITIQUE DE GESTION DES FONDS PROPRES ET DES RISQUES.... 17 RISQUE DE CRÉDIT

Plus en détail

LIGNE DIRECTRICE SUR LA GESTION DU RISQUE DE TAUX D INTÉRÊT

LIGNE DIRECTRICE SUR LA GESTION DU RISQUE DE TAUX D INTÉRÊT LIGNE DIRECTRICE SUR LA GESTION DU RISQUE DE TAUX D INTÉRÊT Avril 2009 Table des matières Préambule...3 Introduction...4 Champ d application...5 Entrée en vigueur et processus de mise à jour...6 1. Risque

Plus en détail

Total Privilège Durée d investissement conseillée Éligibilité

Total Privilège Durée d investissement conseillée  Éligibilité Total Privilège Instrument financier émis par Natixis SA (Moody s : A2, Fitch : A, Standard & Poor s : A au 20 novembre 2014) dont l investisseur supporte le risque de crédit. Total Privilège est une alternative

Plus en détail

Capital réglementaire, économique et simulations de crise au Mouvement Desjardins

Capital réglementaire, économique et simulations de crise au Mouvement Desjardins Capital réglementaire, économique et simulations de crise au Mouvement Desjardins Présentation dans le cadre de l événement «Journée carrière PRMIA» 17 mars 2015 Mathieu Derome, M.Sc. Directeur Principal

Plus en détail

Département des Risques

Département des Risques DOCUMENTATION RELATIVE AU PILIER 3 DE LA REGLEMENTATION BALE II SOMMAIRE 1- Présentation 2- Politique de gestion des risques 3- Fonds propres 4- Adéquation des fonds propres 5- Risques de contrepartie

Plus en détail

Calcul et gestion de taux

Calcul et gestion de taux Calcul et gestion de taux Chapitre 1 : la gestion du risque obligataire... 2 1. Caractéristique d une obligation (Bond/ Bund / Gilt)... 2 2. Typologie... 4 3. Cotation d une obligation à taux fixe... 4

Plus en détail

Séminaire Valorisation des Instruments Complexes 09/03/2012

Séminaire Valorisation des Instruments Complexes 09/03/2012 Du Bon Usage de la Valorisation Eric Benhamou Séminaire Valorisation des Instruments Complexes 09/03/2012 Plan Méthode de valorisation Problématiques actuelles Analyse de Cas Réconciliation avec d autres

Plus en détail

Textes de référence : articles 313-53-2 à 313-62, 314-3-2 du règlement général de l AMF

Textes de référence : articles 313-53-2 à 313-62, 314-3-2 du règlement général de l AMF Instruction AMF n 2012-01 Organisation de l activité de gestion d OPCVM ou d OPCI et du service d investissement de gestion de portefeuille pour le compte de tiers en matière de gestion des risques Textes

Plus en détail

Chapitre 20. Les options

Chapitre 20. Les options Chapitre 20 Les options Introduction Les options financières sont des contrats qui lient deux parties. Les options existent dans leur principe depuis plusieurs millénaires, mais elles connaissent depuis

Plus en détail

Banque Zag. Troisième pilier de Bâle II et III Exigences de divulgation. 31 décembre 2013

Banque Zag. Troisième pilier de Bâle II et III Exigences de divulgation. 31 décembre 2013 Banque Zag Troisième pilier de Bâle II et III Exigences de divulgation 31 décembre 2013 Le présent document présente les informations au titre du troisième pilier que la Banque Zag (la «Banque») doit communiquer

Plus en détail

Total Sélection Période de souscription : Durée d investissement conseillée Éligibilité

Total Sélection Période de souscription : Durée d investissement conseillée  Éligibilité Total Sélection Instrument financier émis par Natixis SA (Moody s : A2, Fitch : A, Standard & Poor s : A au 20 novembre 2014) dont l investisseur supporte le risque de crédit. Total Sélection est une alternative

Plus en détail

INSTRUMENTS FINANCIERS ET RISQUES ENCOURUS

INSTRUMENTS FINANCIERS ET RISQUES ENCOURUS INSTRUMENTS FINANCIERS ET RISQUES ENCOURUS L objet de ce document est de vous présenter un panorama des principaux instruments financiers utilisés par CPR AM dans le cadre de la fourniture d un service

Plus en détail

GUIDE DES WARRANTS. Donnez du levier à votre portefeuille!

GUIDE DES WARRANTS. Donnez du levier à votre portefeuille! GUIDE DES WARRANTS Donnez du levier à votre portefeuille! Instrument dérivé au sens du Règlement Européen 809/2004 du 29 avril 2004 Produits non garantis en capital à effet de levier EN SAVOIR PLUS? www.listedproducts.cib.bnpparibas.be

Plus en détail

Mathématiques pour la finance Définition, Evaluation et Couverture des Options vanilles Version 2012

Mathématiques pour la finance Définition, Evaluation et Couverture des Options vanilles Version 2012 Mathématiques pour la finance Définition, Evaluation et Couverture des Options vanilles Version 2012 Pierre Andreoletti pierre.andreoletti@univ-orleans.fr Bureau E15 1 / 20 Objectifs du cours Définition

Plus en détail

Pratique des options Grecs et stratégies de trading. F. Wellers

Pratique des options Grecs et stratégies de trading. F. Wellers Pratique des options Grecs et stratégies de trading F. Wellers Plan de la conférence 0 Philosophie et structure du cours 1 Définitions des grecs 2 Propriétés des grecs 3 Qu est ce que la volatilité? 4

Plus en détail

Quels liens entre les modèles et la réalité? Mathilde Jung Université d été / Lundi 9 Juillet 2012 AG2R LA MONDIALE

Quels liens entre les modèles et la réalité? Mathilde Jung Université d été / Lundi 9 Juillet 2012 AG2R LA MONDIALE Quels liens entre les modèles et la réalité? Mathilde Jung Université d été / Lundi 9 Juillet 2012 AG2R LA MONDIALE Solvabilité 2, une réforme en 3 piliers Les objectifs : Définir un cadre harmonisé imposant

Plus en détail

Mise en place du Mécanisme de Supervision Unique (MSU)

Mise en place du Mécanisme de Supervision Unique (MSU) Mise en place du Mécanisme de Supervision Unique (MSU) Mise en place du Mécanisme de Supervision Unique (MSU) 1. Le MSU est l un des piliers de l Union bancaire européenne 2. La mise en œuvre opérationnelle

Plus en détail

AXA Rendement Période de souscription : Durée d investissement conseillée éligibilité

AXA Rendement Période de souscription : Durée d investissement conseillée éligibilité AXA Rendement AXA Rendement est une alternative à un placement risqué en actions et présente un risque de perte en capital, en cours de vie et à l échéance. Instrument financier émis par Natixis (Moody

Plus en détail

2- Comment les traders gèrent les risques

2- Comment les traders gèrent les risques 2- Comment les traders gèrent les risques front office middle office back office trading échange d'actifs financiers contrôle des risques, calcul du capital requis enregistrement des opérations traitement

Plus en détail

ESSEC. Cours «Management bancaire» Séance 3 Le risque de crédit

ESSEC. Cours «Management bancaire» Séance 3 Le risque de crédit ESSEC Cours «Management bancaire» Séance 3 Le risque de crédit Plan de la séance 3 : Le risque de crédit (1) Les opérations de crédit Définition d un crédit La décision de crédit Les crédits aux petites

Plus en détail

VALORISATION DES PRODUITS DE CHANGE :

VALORISATION DES PRODUITS DE CHANGE : VALORISATION DES PRODUITS DE CHANGE : TERMES, SWAPS & OPTIONS LIVRE BLANC I 2 Table des Matières Introduction... 3 Les produits non optionnels... 3 La méthode des flux projetés... 3 Les options de change

Plus en détail

La mesure et la gestion des risques bancaires : Bâle II et les nouvelles normes comptables

La mesure et la gestion des risques bancaires : Bâle II et les nouvelles normes comptables La mesure et la gestion des risques bancaires : Bâle II et les nouvelles normes comptables Cycle de Conférence à la Cour de Cassation 21 février 2005 Alain Duchâteau Directeur de la Surveillance Générale

Plus en détail

Prêt pour une hausse du taux Libor USD à 3 mois?

Prêt pour une hausse du taux Libor USD à 3 mois? Deutsche Bank AG (DE) (A+/Aa3) À QUOI VOUS ATTENDRE? Deutsche Bank AG (DE) est émis en dollars américains (USD) par Deutsche Bank AG et vous fait bénéficier d une hausse éventuelle des taux d intérêt à

Plus en détail

Bâle III : les impacts à anticiper

Bâle III : les impacts à anticiper FINANCIAL SERVICES Bâle III : les impacts à anticiper Mars 2011 2 Bâle III Bâle III 3 1. Contexte Bâle III a été entériné en novembre 2010 lors du sommet du G20 de Séoul. De nouvelles règles annoncées

Plus en détail

COUR DES COMPTES BONNES PRATIQUES DE GESTION DES RISQUES RELATIFS A LA GESTION DE LA DETTE ET DES LIQUIDITES

COUR DES COMPTES BONNES PRATIQUES DE GESTION DES RISQUES RELATIFS A LA GESTION DE LA DETTE ET DES LIQUIDITES BONNES PRATIQUES DE GESTION DES RISQUES RELATIFS A LA GESTION DE LA DETTE ET DES LIQUIDITES (EXTRAIT DES PAGES 14 A 23 DU RAPPORT N 16) HTTP://WWW.CDC- GE.CH/HTDOCS/FILES/V/5946.PDF/RAPPORTSDAUDIT/2009/20090224RAPPORTNO16.PDF?DOWNLOAD=1

Plus en détail

Hedging delta et gamma neutre d un option digitale

Hedging delta et gamma neutre d un option digitale Hedging delta et gamma neutre d un option digitale Daniel Herlemont 1 Introduction L objectif de ce projet est d examiner la couverture delta-gamma neutre d un portefeuille d options digitales Asset-Or-Nothing

Plus en détail

DORVAL FLEXIBLE MONDE

DORVAL FLEXIBLE MONDE DORVAL FLEXIBLE MONDE Rapport de gestion 2014 Catégorie : Diversifié International/Gestion flexible Objectif de gestion : L objectif de gestion consiste à participer à la hausse des marchés de taux et

Plus en détail

Avertissement sur les risques liés aux instruments financiers Clients professionnels

Avertissement sur les risques liés aux instruments financiers Clients professionnels Avertissement sur les risques liés aux instruments financiers Clients professionnels 07/10/2014 Le présent document énonce les risques associés aux opérations sur certains instruments financiers négociés

Plus en détail

Textes de référence : articles 313-53-2 à 313-60, articles 318-38 à 318-43 et 314-3-2 du règlement général de l AMF

Textes de référence : articles 313-53-2 à 313-60, articles 318-38 à 318-43 et 314-3-2 du règlement général de l AMF Instruction AMF n 2012-01 Organisation de l activité de gestion de placements collectifs et du service d investissement de gestion de portefeuille pour le compte de tiers en matière de gestion des Textes

Plus en détail

LISTE D EXERCICES 2 (à la maison)

LISTE D EXERCICES 2 (à la maison) Université de Lorraine Faculté des Sciences et Technologies MASTER 2 IMOI, parcours AD et MF Année 2013/2014 Ecole des Mines de Nancy LISTE D EXERCICES 2 (à la maison) 2.1 Un particulier place 500 euros

Plus en détail

Les cessions de créances restent-elles possibles en IFRS?

Les cessions de créances restent-elles possibles en IFRS? Conférence IMA France Mardi 30 janvier 2007 - www.ima-france.com Les cessions de créances restent-elles possibles en IFRS? Lionel Escaffre Professeur associé à l Université d Angers Commissaire aux Comptes

Plus en détail

Les limites du ratio Bâle II

Les limites du ratio Bâle II Les limites du ratio Bâle II Table des matières I. Introduction... 3 II. De Bâle I à Bâle II... 4 A. Présentation du ratio Bâle I... 4 B. Les limites du ratio Bâle I... 5 C. Le ratio Bâle II... 5 1. Pilier

Plus en détail

entreprises. Ensuite, la plupart des options d achat d actions émises par Corporation

entreprises. Ensuite, la plupart des options d achat d actions émises par Corporation 28RE_chap_EP4.qx:quark de base 7/16/09 7:37 PM Page 858 Troisième partie : Le financement des ressources Les principales caractéristiques des travaux suggérés Questions de révision (N os 1 à 25) Exercices

Plus en détail

Christian Lopez Responsable Recherche Tél. 01 53 15 70 79 christian.lopez@cpr-am.fr 25/06/2014

Christian Lopez Responsable Recherche Tél. 01 53 15 70 79 christian.lopez@cpr-am.fr 25/06/2014 Comment s adapter aux modèles standards : de la recherche aux nouvelles offres de services et de produits Christian Lopez Responsable Recherche Tél. 01 53 15 70 79 christian.lopez@cpr-am.fr 25/06/2014

Plus en détail

CONSERVATEUR OPPORTUNITÉ TAUX 6

CONSERVATEUR OPPORTUNITÉ TAUX 6 Placements financiers CONSERVATEUR OPPORTUNITÉ TAUX 6 Protéger 100% du capital investi* à l'échéance tout en profitant de la hausse potentielle des taux longs. (*) Hors défaut et/ou faillite de l Émetteur.

Plus en détail

CONSERVATEUR OPPORTUNITÉ TAUX US 2

CONSERVATEUR OPPORTUNITÉ TAUX US 2 Placements financiers CONSERVATEUR OPPORTUNITÉ TAUX US 2 Profitez de la hausse potentielle des taux de l économie américaine et d une possible appréciation du dollar américain (1). (1) Le support Conservateur

Plus en détail

Question 1: Analyse et évaluation d obligations

Question 1: Analyse et évaluation d obligations Question 1: Analyse et évaluation d obligations (43 points) Vous êtes responsable des émissions obligataires pour une banque européenne. Il y a 10 ans cette banque a émis l obligation perpétuelle subordonnée

Plus en détail

The fundamental review of the trading book Thoughts

The fundamental review of the trading book Thoughts The fundamental review of the trading book Thoughts Un nouveau choc réglementaire : lecture et premières analyses. The fundamental review of the trading book Par Valérie Texier, Partner Le Comité de Bâle

Plus en détail

Communiqué de presse Paris, le 14 décembre 2011 * * *

Communiqué de presse Paris, le 14 décembre 2011 * * * Communiqué de presse Paris, le 14 décembre 2011 Le Crédit Agricole relève les défis Il s appuie sur le leadership de ses banques de proximité et des métiers qui leur sont associés Il renforce sa solidité

Plus en détail

L essentiel des marchés financiers

L essentiel des marchés financiers Éric Chardoillet Marc Salvat Henri Tournyol du Clos L essentiel des marchés financiers Front office, post-marché et gestion des risques, 2010 ISBN : 978-2-212-54674-3 Table des matières Introduction...

Plus en détail

Certificat en Risk Management Cas pratiques et applications sur Excel

Certificat en Risk Management Cas pratiques et applications sur Excel Certificat en Risk Management Cas pratiques et applications sur Excel Formateur : Eymen Errais, PhD, FRM Dr. Errais est titulaire d un doctorat en ingénierie financière de Stanford University. Il possède

Plus en détail

2. Les risques bancaires : liquidité, intérêt, change, marché, opérationnel

2. Les risques bancaires : liquidité, intérêt, change, marché, opérationnel 2. Les risques bancaires : liquidité, intérêt, change, marché, opérationnel 2.1. Le risque de liquidité : La transformation peut se définir comme le financement d emplois par des ressources d échéances

Plus en détail

1. PÉRIODE DE SOUSCRIPTION... 3 2. PRIME... 3 3. DATE DE PAIEMENT... 3 4. DATE D INVESTISSEMENT... 3 5. PÉRIODE D INVESTISSEMENT...

1. PÉRIODE DE SOUSCRIPTION... 3 2. PRIME... 3 3. DATE DE PAIEMENT... 3 4. DATE D INVESTISSEMENT... 3 5. PÉRIODE D INVESTISSEMENT... Sommaire 1. PÉRIODE DE SOUSCRIPTION... 3 2. PRIME... 3 3. DATE DE PAIEMENT... 3 4. DATE D INVESTISSEMENT... 3 5. PÉRIODE D INVESTISSEMENT... 3 6. DESCRIPTION DU FONDS D INVESTISSEMENT INTERNE... 3 Date

Plus en détail

Plan. - La VaR. - Introduction à l FRTB. - Principales révisions Frontières Banking / Trading book l Expected Shortfall Les horizons de liquidité

Plan. - La VaR. - Introduction à l FRTB. - Principales révisions Frontières Banking / Trading book l Expected Shortfall Les horizons de liquidité PAGE 1 F R T B ( F u n d a m e n t a l R e v i e w o f t h e T r a d i n g B o o k ) u n e n o u v e l l e p e r s p e c t i v e d e m e s u r e d e l a V A R. Y o u s s e f M e l l o u k i Plan PAGE 2

Plus en détail

BNP Paribas, CIB, Global Equity and Commodity Derivatives Research.

BNP Paribas, CIB, Global Equity and Commodity Derivatives Research. BNP Paribas, CIB, Global Equity and Commodity Derivatives Research. BNP PARIBAS jouit d une dimension internationale sur le marché des produits dérivés sur actions. Notre équipe de Recherche et Développement

Plus en détail

THEM ASSET Générer de l Alpha dans un contexte de taux bas

THEM ASSET Générer de l Alpha dans un contexte de taux bas THEM ASSET Générer de l Alpha dans un contexte de taux bas 28 mai 2015 Gestionnaire Activement Responsable Groupama AM Un acteur majeur de la gestion d actifs 2 Filiale à 100% de Groupama 96.7 Md d actifs

Plus en détail

CARREFOUR PREMIUM 2015

CARREFOUR PREMIUM 2015 CARREFOUR PREMIUM 2015 Brochure commerciale Titres de créance présentant un risque de perte en capital en cours de vie et à l échéance Période de commercialisation : Du 1 er octobre 2015 au 5 novembre

Plus en détail

Cours de Méthodes Déterministes en Finance (ENPC) Benoît Humez Société Générale Recherche Quantitative benoit.humez@sgcib.com

Cours de Méthodes Déterministes en Finance (ENPC) Benoît Humez Société Générale Recherche Quantitative benoit.humez@sgcib.com Cours de Méthodes Déterministes en Finance (ENPC) Benoît Humez Société Générale Recherche Quantitative benoit.humez@sgcib.com Points abordés Méthodes numériques employées en finance Approximations de prix

Plus en détail

Etude de Cas de Structuration Magistère d Economie et de Statistiques

Etude de Cas de Structuration Magistère d Economie et de Statistiques Etude de Cas de Structuration Magistère d Economie et de Statistiques David DUMONT - TEAM CALYON 22 avril 2008 Dans 2 ans, si l EURODOL est inférieur à 1,40 touchez 116% du nominal investi en euros, sinon

Plus en détail

Adaptation de Solvabilité II avec Omnibus II

Adaptation de Solvabilité II avec Omnibus II FIXAGE Adaptation de Solvabilité II avec Omnibus II Deauville - 21 septembre 2012 Emmanuel TASSIN FIXAGE 11, avenue Myron Herrick - 75008 Paris - France Téléphone : 33 (1) 53 83 83 93 - Télécopie : 33

Plus en détail

Monnaie, Banque et Marchés Financiers

Monnaie, Banque et Marchés Financiers Collection FlNANCE dirigée par Yves Simon, Professeur à l'université Paris-Dauphine, et Delphine Lautier, Professeur à l'université Paris-Dauphine Monnaie, Banque et Marchés Financiers Didier MARTEAU C

Plus en détail

QUELLE «JUSTE VALEUR»? Philippe MARTINET

QUELLE «JUSTE VALEUR»? Philippe MARTINET QUELLE «JUSTE VALEUR»? Philippe MARTINET Workshop Agenda Perceptions et concepts de JV Les Normes internationales Approche des IFRS 7 - IFRS 9 - IFRS 13 Guide de Juste Valeur Exemple d application Confrontation

Plus en détail

Les pratiques de simulation de crise: enquête auprès de quarante-trois grands établissements financiers

Les pratiques de simulation de crise: enquête auprès de quarante-trois grands établissements financiers Ingo Fender (+41 61) 280 9458 ingo.fender@bis.org Michael S. Gibson (+1 202) 452 2495 michael.s.gibson@frb.gov Les pratiques de simulation de crise: enquête auprès de quarante-trois grands établissements

Plus en détail

AFIM MELANION DIVIDENDES RAPPORT ANNUEL. Exercice clos le 31 décembre 2014

AFIM MELANION DIVIDENDES RAPPORT ANNUEL. Exercice clos le 31 décembre 2014 AFIM MELANION DIVIDENDES RAPPORT ANNUEL Exercice clos le 31 décembre 2014 Code ISIN : Part A : FR0011619345 Part B : FR0011619352 Part C : FR0011619402 Dénomination : AFIM MELANION DIVIDENDES Forme juridique

Plus en détail

Modélisation des marchés de matières premières

Modélisation des marchés de matières premières Modélisation des marchés de matières premières Louis MARGUERITTE Jean-Baptiste NESSI Institut des Actuaires Auditorium CNP Vendredi 10 Avril 2009 L. MARGUERITTE JB. NESSI Modélisation des marchés de matières

Plus en détail

Protégez vous contre l inflation

Protégez vous contre l inflation Credit Suisse (A+/Aa) À QUOI VOUS ATTENDRE? P. Inflation Booster 0 Credit Suisse Inflation Booster 0 est un titre de dette structuré. Le produit est émis par Credit Suisse AG et vous donne droit à un coupon

Plus en détail

Valorisation d es des options Novembre 2007

Valorisation d es des options Novembre 2007 Valorisation des options Novembre 2007 Plan Rappels Relations de prix Le modèle binomial Le modèle de Black-Scholes Les grecques Page 2 Rappels (1) Définition Une option est un contrat financier qui confère

Plus en détail

Solutions d ingénierie de la performance et du risque

Solutions d ingénierie de la performance et du risque Solutions d ingénierie de la performance et du risque Une expertise de premier ordre au service des investisseurs institutionnels et de leurs gestionnaires COMPRENDRE et expliquer votre performance Vous

Plus en détail

alpha sélection est une alternative à un placement risqué en actions et présente un risque de perte en capital, en cours de vie et à l échéance.

alpha sélection est une alternative à un placement risqué en actions et présente un risque de perte en capital, en cours de vie et à l échéance. alpha sélection alpha sélection est une alternative à un placement risqué en actions et présente un risque de perte en capital, en cours de vie et à l échéance. Instrument financier émis par Natixis (Moody

Plus en détail

CHAPITRE 2 : MARCHE DES CHANGES A TERME ET PRODUITS DERIVES

CHAPITRE 2 : MARCHE DES CHANGES A TERME ET PRODUITS DERIVES CHAPITRE 2 : MARCHE DES CHANGES A TERME ET PRODUITS DERIVES Marché des changes : techniques financières David Guerreiro david.guerreiro@univ-paris8.fr Année 2013-2014 Université Paris 8 Table des matières

Plus en détail

Les techniques des marchés financiers

Les techniques des marchés financiers Les techniques des marchés financiers Corrigé des exercices supplémentaires Christine Lambert éditions Ellipses Exercice 1 : le suivi d une position de change... 2 Exercice 2 : les titres de taux... 3

Plus en détail

Cette perte concerne exclusivement la gestion en compte propre de la CNCE, c est-à-dire une activité indépendante de sa trésorerie.

Cette perte concerne exclusivement la gestion en compte propre de la CNCE, c est-à-dire une activité indépendante de sa trésorerie. COMMUNIQUE DE PRESSE Paris, le 17 octobre 2008 --- Du fait de l extrême volatilité des marchés et du krach boursier de la semaine du 6 octobre, le Groupe Caisse d Epargne a connu un important incident

Plus en détail

AVERTISSEMENT ET INFORMATION SUR LES RISQUES LIES A LA NEGOCIATION DES CONTRATS A TERME ET DES ACTIONS

AVERTISSEMENT ET INFORMATION SUR LES RISQUES LIES A LA NEGOCIATION DES CONTRATS A TERME ET DES ACTIONS Le présent document énonce les risques associés aux opérations sur certains instruments financiers négociés par Newedge Group S.A. pour le compte d un client «le Client». Le Client est informé qu il existe

Plus en détail

Les techniques des marchés financiers

Les techniques des marchés financiers Les techniques des marchés financiers Exercices supplémentaires Christine Lambert éditions Ellipses Exercice 1 : le suivi d une position de change... 2 Exercice 2 : les titres de taux... 3 Exercice 3 :

Plus en détail

Cette offre peut être close à tout moment.

Cette offre peut être close à tout moment. Certificat Oméga Protection 90 Juillet 2018 Placement d une durée de 4 ans et 9 jours offrant une protection du Capital Investi 1 à hauteur de 90% à la date de Remboursement. 1 Le Capital Investi correspond

Plus en détail

Comment évaluer une banque?

Comment évaluer une banque? Comment évaluer une banque? L évaluation d une banque est basée sur les mêmes principes généraux que n importe quelle autre entreprise : une banque vaut les flux qu elle est susceptible de rapporter dans

Plus en détail

Gestion obligataire passive

Gestion obligataire passive Finance 1 Université d Evry Séance 7 Gestion obligataire passive Philippe Priaulet L efficience des marchés Stratégies passives Qu est-ce qu un bon benchmark? Réplication simple Réplication par échantillonnage

Plus en détail

Question 1: Analyse et évaluation des obligations / Gestion de portefeuille

Question 1: Analyse et évaluation des obligations / Gestion de portefeuille Question 1: Analyse et évaluation des obligations / Gestion de portefeuille (33 points) Monsieur X est un gérant de fonds obligataire qui a repris la responsabilité de gestion du portefeuille obligataire

Plus en détail

Ce chapitre est une synthèse de Documents et débats n 2 : la crise financière

Ce chapitre est une synthèse de Documents et débats n 2 : la crise financière Les grandes étapes de la crise financière Ce chapitre est une synthèse de Documents et débats n 2 : la crise financière (Banque de France, février 2009), qui a pour objet d expliquer le passage d une crise

Plus en détail

TURBOS JOUR PRODUITS À EFFET DE LEVIER PRÉSENTANT UN RISQUE DE PERTE DU CAPITAL. TURBOS JOUR : DES EFFETS DE LEVIER DE x20, x50, x100 JUSQU À x300!

TURBOS JOUR PRODUITS À EFFET DE LEVIER PRÉSENTANT UN RISQUE DE PERTE DU CAPITAL. TURBOS JOUR : DES EFFETS DE LEVIER DE x20, x50, x100 JUSQU À x300! TURBOS JOUR PRODUITS À EFFET DE LEVIER PRÉSENTANT UN RISQUE DE PERTE DU CAPITAL TURBOS JOUR : DES EFFETS DE LEVIER DE x20, x50, x100 JUSQU À x300! Société Générale propose une nouvelle génération de Turbos,

Plus en détail

A la recherche de rendement. Les obligations Haut Rendement. Animé par : Pierre WROBEL, Spécialiste Produit. Juin 2014

A la recherche de rendement. Les obligations Haut Rendement. Animé par : Pierre WROBEL, Spécialiste Produit. Juin 2014 A la recherche de rendement Les obligations Haut Rendement Animé par : Pierre WROBEL, Spécialiste Produit Juin 2014 Des taux historiquement bas Un taux allemand à 10 ans aujourd hui inférieur à 2 % < 2

Plus en détail

TD de Macroéconomie 2011-2012 Université d Aix-Marseille 2 Licence 2 EM Enseignant: Benjamin KEDDAD

TD de Macroéconomie 2011-2012 Université d Aix-Marseille 2 Licence 2 EM Enseignant: Benjamin KEDDAD TD de Macroéconomie 2011-2012 Université d Aix-Marseille 2 Licence 2 EM Enseignant: Benjamin KEDDAD 1. Balance des paiements 1.1. Bases comptable ˆ Transactions internationales entre résident et non-résident

Plus en détail

Qu est-ce-qu un Warrant?

Qu est-ce-qu un Warrant? Qu est-ce-qu un Warrant? L epargne est investi dans une multitude d instruments financiers Comptes d epargne Titres Conditionnel= le detenteur à un droit Inconditionnel= le detenteur a une obligation Obligations

Plus en détail

Formation «Comptabilité bancaire : cycle long»

Formation «Comptabilité bancaire : cycle long» Formation «Comptabilité bancaire : cycle long» REFERENCE : 202 1. Objectif général Situer l'activité bancaire dans son environnement économique et réglementaire. Souligner les aspects techniques et économiques

Plus en détail