Approche psychosociale et différentielle des évaluations sensorielles : Intensité affective et préférences tactiles

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Approche psychosociale et différentielle des évaluations sensorielles : Intensité affective et préférences tactiles"

Transcription

1 Université Paris Ouest Nanterre La Défense Département de Psychologie EA 4386 Laboratoire Parisien de Psychologie Sociale Ecole Doctorale Connaissance, Langage, Modélisation Approche psychosociale et différentielle des évaluations sensorielles : Intensité affective et préférences tactiles Thèse de Doctorat nouveau régime, Spécialité psychologie Soutenue publiquement le 13 décembre 2010, par Marine KERGOAT Sous la direction de Thierry MEYER Membres du jury : Sylvie Droit-Volet, Professeur, Université Blaise Pascal Clermont-Ferrand (Rapporteur) Kamel Gana, Professeur, Université Bordeaux 2 (Rapporteur) Agnès Giboreau, HDR, Directrice Institut de Recherche Paul Bocuse Huguette Nicod, Directrice Technique, société ADRIANT Paulette Rozencwajg, Professeur, Université Paris Ouest Nanterre La Défense Thierry Meyer, Professeur, Université Paris Ouest Nanterre La Défense

2 Avant-propos AVANT-PROPOS Cette thèse a été réalisée dans le cadre d une Convention Industrielle de Formation par la Recherche (CIFRE) proposée par l Association Nationale de la Recherche et de la Technologie (ANRT). Cette convention a été établie entre la société ADRIANT (Paris ; France), la société PSA Peugeot Citroën (Vélizy ; France), la société Unilever (Port Sunlight ; UK), et l Université Paris Ouest Nanterre la Défense (Nanterre ; France). La société ADRIANT est une société de service spécialisée dans l analyse et le marketing sensoriel. Fondée en 1984 par Huguette Nicod, elle a aujourd hui une visibilité internationale avec des branches en Italie, en Pologne et en Chine. Depuis 2001, elle appartient au groupe SILLIKER, 1er réseau mondial de laboratoires dédiés à l analyse et au conseil en qualité et sécurité des produits agroalimentaires. La collaboration avec la société PSA Peugeot Citroën s est réalisée avec le service «Intégration et Facteurs Humains» qui dépend du service Recherche et Innovation. Le groupe Unilever se compose de plusieurs branches industrielles : le domaine alimentaire, le soin de la personne, et l entretien de la maison. Notre collaboration s est effectuée avec le service R&D Home and Personal Care (entretien de la maison et soin de la personne), basé au Royaume-Uni. Les partenaires industriels impliqués dans le projet sont: Agnès Giboreau, HDR (anciennement Responsable Etudes chez ADRIANT, et actuellement Directrice du centre de recherche de l Institut Paul Bocuse, Lyon ; France) ; Huguette Nicod (Directrice Technique de la société ADRIANT) ; Pauline Faye (Responsable de Projets Marketing chez PSA) ; Emmanuelle Diaz (Responsable Etudes quantitatives et Analyses de données chez PSA) ; et Marie-Agnès Beetschen (Global Consumer Technical Insights Director, Unilever). 1

3 Remerciements REMERCIEMENTS En premier lieu, je souhaite remercier les membres du jury pour avoir accepté de lire le présent travail et d y avoir apporté leur regard expert et critique. Les chemins de vie sont souvent dessinés par nos rencontres et nos échanges ; je remercie mon directeur de thèse, Thierry Meyer, de m avoir encouragé à poursuivre dans la recherche. Mais je tiens également à le remercier pour son suivi scientifique durant ce long parcours qu est la réalisation d une thèse, ainsi que sa pugnacité à réunir toutes les conditions pour que celle-ci se réalise dans les meilleures conditions. J ai eu la chance de mener ce travail de recherche en étroite collaboration avec nos partenaires industriels ; Agnès Giboreau, Huguette Nicod, Pauline Faye, Emmanuelle Diaz, Marie-Agnès Beetschen. Merci à toutes pour votre expertise, votre engagement, votre intérêt, et votre soutien lors de nos multiples échanges et réunions. Merci Agnès, ton ardeur et ton exigence au travail m ont permis d abattre une somme de travail que je ne pensais pas réalisable! Merci Huguette, ta confiance et ta bonne humeur ont été une vraie source de joie. Merci Pauline et merci Emmanuelle de votre patience et de votre sens pédagogique dans l initiation de procédures statistiques, et des multiples réflexions qui les entourent dont je ne soupçonnais pas l étendue. Merci Marie-Agnès, pour ton soutien et le temps que tu as pu consacrer à cette collaboration malgré les multiples déplacements à travers le monde qu exigeait ton travail. Un merci également pour toutes les personnes qui ont, à un moment donné, pris part dans ce travail ; Paul Moore, Nieke Gerritsen, Nicolas Guilbot, Laurence Brillault ; membres du groupe Unilever. Un grand merci à toute l équipe ADRIANT, Parisienne et Nantaise, avec laquelle j ai «vécue» et travaillé trois années durant. Professionnalisme et bonne humeur la caractérise. Merci pour tous ces bons moments! Un merci plus particulier à Karen Muller, ancienne co-équipière de bureau et maintenant amie, et Lise Dreyfuss-Régnier pour leur présence sans faille à discuter de problèmes théoriques et méthodologiques, et de leur aide incontestable dans la réalisation de tâches administratives dont j oubliais régulièrement les procédures! Un grand merci à Damien Bremaud pour son aide en statistiques, à Sylvie Danilo avec qui j ai travaillé à la réalisation et à la présentation d un outil de mesure des émotions, ce qui nous a valu beaucoup de stress, de longues discussions et de rigolades. Merci à Marie Cheneval pour son humour décalé ; merci à Coraline Mastropasqua, Pauline Leroy, Gaëlle Pellouin, qui m ont accompagné dans la réalisation de terrains, ainsi que 2

4 Remerciements Christelle Dusfresne, dont l enthousiasme est contagieux! Et merci à tous les autres ADRIANTAIS, qui de loin ou de près, ont partagé ce moment de vie. Un financement contribue à la réalisation d une thèse en toute sérénité, merci à ADRIANT, PSA Peugeot Citroën, Unilever, et aux contribuables Français! Merci aux quelques 1128 participants pour avoir toucher tous ces tissus! Merci aux camarades de laboratoire, et plus particulièrement Lolita Rubens, Jeanne Leroy et Cindy Chateignier, pour leur gentillesse et leur disponibilité. Merci à mes amis, Guillemine Chaudoye, Marjorie Pierrette, Lilian Mathias, Gwénaël Domenech, Jérôme Kreutzer, David Dulin, Isabelle Folly, et Iris Topalian, pour leur présence et leur amitié. Et merci à mes camarades de théâtre de la première heure, Isabelle Domange, Célia Bonahon, Puy Lor, Vincent Quester, Philippe Péricaud, Frédéric Soler, Jérôme Gaumier, et Guy-Laurent Fazille pour leur bonne humeur, et tous ces moments de réjouissances partagés. Merci à Chanel, mon vieux chat compagnon de câlins, dont le ronronnement a plus d effet calmant que la prise d anxiolytique! Et une pensée à ma Louloute, fidèle et joyeuse, tu restes dans mon cœur. Un immense merci à ma famille, ma mère Elisabeth, mon père Daniel (grand traqueur de fautes d orthographes!), ma marraine Chantal, ma tante Christiane, cousine Alexia, cousin Gaston, et leurs adorables filles Cassandre et Victoria, qui représentent à tous les moments de ma vie le point d ancrage, le port d attache, la force affective qui permet de tout traverser. A mon amour, Safwan, présent à mes côtés à chaque instant ; merci d être là. Merci à belle-maman Hayat, cuisinière libanaise hors pair! A beau-papa Rachid, dont le souvenir m est cher ; et à toute ma nouvelle belle famille que j ai le plaisir de visiter de temps en temps au Liban. Enfin merci à mes grands parents, Madeleine Falguières, Madeleine Kergoat, et Emile Kergoat, toujours présents dans mon cœur, et à qui je dédie cette thèse. 3

5 Table des matières TABLE DES MATIERES Avant-propos...1 Remerciements...2 INTRODUCTION...8 Encadré n 1 : L analyse sensorielle...13 CHAPITRE I - L APPROCHE FONCTIONNELLE DES ATTITUDES Fonctions des attitudes Principales fonctions des attitudes La perspective néo-fonctionnelle Opérationnalisation de la fonction des attitudes Les sources des fonctions d attitude Caractéristiques personnelles : premières approches Caractéristiques personnelles : le monitorage de soi Caractéristiques des objets Caractéristiques situationnelles Opérationnaliser les théories fonctionnelles : vers une approche interactionnelle..32 CHAPITRE II - L APPROCHE DIFFERENTIELLE : UN OUTIL D OPERATIONNALISATION DE LA FONCTION DES ATTITUDES La psychologie des traits Les traits de personnalité comme prédicteurs des attitudes et comportements de consommation Les traits de personnalité comme prédicteurs des préférences sensorielles Les mesures dispositionnelles Facteurs dispositionnels : la dimension sensorielle Modalité visuelle : le construit de centralité visuelle Modalité tactile : le besoin de toucher Le Besoin d Entrée Tactile (Citrin et al., 2003) Le Besoin de toucher (Peck & Childers, 2003b) Facteurs dispositionnels : la dimension cognitive Le besoin de cognition (Cacioppo & Petty, 1982) L inventaire rationnel/expérientiel (Pacini & Epstein, 1999) Le besoin de clôture cognitive (Kruglanski, 1989) Le besoin personnel de structure (Neuberg & Newsom, 1993) Le besoin d évaluer (Jarvis & Petty, 1996) Facteurs dispositionnels : la dimension sociale Le monitorage de soi (Snyder, 1974) La comparaison sociale Facteurs dispositionnels : la dimension affective Le besoin d affect (Maio & Esses, 2001) L échelle d intensité émotionnelle (Bachorowski & Braaten, 1994)

6 Table des matières CHAPITRE III : INTENSITE AFFECTIVE ET THEORIES DE L EVEIL L intensité affective : une disposition tempéramentale L Intensité Affective : un construit La fonction de l intensité de l affect : la régulation de l éveil Les théories de l éveil optimal La théorie de la modulation de l intensité du stimulus Instruments de mesure pour l identification des Reducers/Augmenters Mesures physiologiques des Reducers/Augmenters Corrélats sensitifs et comportementaux des R/A La notion de force du système nerveux de Pavlov Personnalité et régulation de l éveil Le rôle des émotions dans la régulation de l éveil Intensité affective et corrélats physiologiques Intensité affective et corrélats personnologiques Intensité de l affect et régulation des émotions Intensité de l affect et psychopathologie Intensité affective : implications cognitives, attitudinales, et comportementales Différences interindividuelles dans les styles d opérations cognitives Le rôle de l intensité émotionnelle dans les attitudes et les préférences...78 CHAPITRE IV : PROBLEMATIQUE ET VUE D ENSEMBLE DES RECHERCHES EMPIRIQUES...80 Domaine d investigation : Psychologie du consommateur et préférences sensorielles..80 Problématique de recherches...84 Vue d ensemble des recherches empiriques...92 CHAPITRE V : METHODOLOGIE GENERALE : ÉCHELLES ET CONTEXTE...95 SECTION I SELECTION ET VALIDATION PREALABLE DES ECHELLES Synthèse des mesures de différences individuelles présélectionnées Sélection des mesures de différences individuelles Procédure de sélection Sélection finale des mesures de différences individuelles Validité des mesures de différences individuelles Procédure générale Méthodologie statistique appliquée à l analyse structurelle des mesures de différences individuelles Analyses en composantes principales (ACP)

7 Table des matières Alpha de Cronbach (α) Analyses factorielles confirmatoires (AFC) Résultats principaux : validité du construit d Intensité Affective Procédure générale d application et d utilisation des mesures de différences individuelles SECTION II MATERIEL & LIEUX DE passation Tissus sièges de voiture Propriétés sensorielles des tissus sièges de voiture Mode de présentation des tissus sièges de voiture Tissus traités avec agents Propriétés sensorielles des tissus traités Mode de présentation des tissus traités Lieux de passation CHAPITRE VI - ETUDES EXPLORATOIRES : FACTEURS DISPOSITIONNELS ET PREFERENCES SENSORIELLES Résumé de l article Article 1: Psychographic measures and sensory consumer tests: When emotional experience and feeling-based judgments account for preferences Etude complémentaire n Conclusion du chapitre VI CHAPITRE VII - ETUDES CONFIRMATOIRES : INTENSITE AFFECTIVE ET PREFERENCE POUR LE DOUX Résumé de l article Article 2: Consumer preference for tactile softness: A question of affect intensity? Etude complémentaire n Conclusion du chapitre VII CHAPITRE VIII - ETUDES EXPERIMENTALES : LA FONCTION DE REGULATION DE L EVEIL Résumé de l article

8 Table des matières Article 3: Understanding the role of affect intensity in softness preferences: An experimental approach to arousal regulation Etude complémentaire n Conclusion du chapitre VIII CHAPITRE IX : CONCLUSION GENERALE L approche différentielle pour prédire les préférences sensorielles Les bases motivationnelles de la préférence pour les tissus doux des individus à forte intensité affective L Intensité Affective, un facteur unidimensionnel ou multidimensionnel? Intensité affective et préférence pour le doux : l hypothèse multifonctionnelle La nécessité d une mesure robuste de l expérience affective Perspectives de recherche REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ANNEXES Annexe 1 : Résultats des analyses de la validité de structure et de cohérence interne des échelles de mesure Annexe 2 : Items de l échelle d Intensité Affective (version 18 items) Annexe 3 : Synthèse des résultats des analyses factorielles discriminantes sur les échelles de mesure testées Annexe 4 : Synthèse des mesures de différences individuelles utilisées dans les études Annexe 5 : Matrice de corrélations des échelles de différences individuelles Index des tables, figures, et graphiques

9 Introduction INTRODUCTION Le champ des recherches appliquées à la psychologie du consommateur (Haugtvedt, Herr & Kardes, 2008 ; Wänke, 2009) couvre depuis la consommation physique adossée à des besoins primaires liés à la survie (boire, manger, etc.) jusqu à ce que Ariely et Norton (2009) ont récemment désigné comme la «consommation conceptuelle». Cette «consommation psychologique peut s exprimer en dehors de la consommation physique, et dans certains cas tromper la consommation physique» (p. 477). Celle-ci repose sur un vaste ensemble d apprentissages, de normes, de croyances en interaction avec notre système somato-cérébral et façonne notre manière de percevoir (voir, sentir, toucher, etc.) le monde. Notre programme de recherche répond à un double objectif. Le premier est pragmatique et aborde une question issue d études en Recherche et Développement (R&D) dans le domaine de l évaluation sensorielle. Dans le cadre de tests consommateurs, lorsque des individus sont amenés à évaluer des produits sur la base de leurs propriétés sensorielles (évaluation sensorielle hédonique ; cf. encadré n 1), on observe souvent des groupes aux préférences sensorielles hétérogènes. Par exemple, plusieurs études menées sur l évaluation de textiles ont montré que les préférences se polarisaient principalement sur la dimension tactile. Des consommateurs montraient une préférence pour les tissus doux (typiquement un tissu de type velours) alors que d autres n avaient pas d inclination particulière pour cette propriété tactile 1. Les mesures classiques convoquées tels que les variables sociodémographiques et les mesures d Usages et Attitudes relatives au produit testé (U&A) s avèrent insuffisantes pour caractériser les consommateurs et surtout peu explicatives des préférences sensorielles. Identifier des facteurs psychologiques impliqués dans les préférences sensorielles sera le point de départ de notre travail empirique. Nous travaillerons à caractériser en termes de variables psychosociales et différentielles les groupes de consommateurs aux préférences hétérogènes. Notre second objectif à un caractère plus fondamental. Il s agit d identifier les mécanismes qui sous-tendent ces préférences. Par delà les préférences imputables aux propriétés sensorielles qui caractérisent les produits, et par delà la spécificité de facteurs psychologiques susceptibles de 1 Données internes d études menées en R&D chez PSA Peugeot Citroën 8

10 Introduction caractériser les groupes de préférences, les raisons pour lesquelles des individus vont préférer tel ou tel produit demeurent inexpliquées. En d autres termes, nous examinerons les processus motivationnels en jeu dans l expression des préférences sensorielles. Cette démarche s inscrit dans les recherches fondées sur une analyse des bases motivationnelles qui sous-tendent les attitudes, autrement dit l approche fonctionnelle des attitudes (Katz, 1960 ; Smith, Bruner, & White, 1956). Nous partirons de l idée qu au-delà des différences individuelles, les consommateurs répondent à des motivations variées qui peuvent être non seulement décrites, mais aussi manipulées dans un cadre expérimental. L évaluation hédonique sert des fonctions qu il s agit de documenter. Notre recherche s articule autour des préférences relevées lors de tests hédoniques auprès de consommateurs. Elle concerne la mesure de préférences sensorielles (mesures hédoniques) exprimées par des participants naïfs (i.e. non experts dans l analyse sensorielle), en aveugle (ces attributs sensoriels des produits sont la base de jugement), dans le cadre d une évaluation en laboratoire. Ces tests en laboratoire fréquemment réalisés par les instituts d études permettent de contrôler et de standardiser les conditions d évaluation (normes pour l évaluation sensorielle de l Association Française de Normalisation et de l International Standards Organization; AFNOR/ISO). Notre objet d étude est le textile. Des archéologues ont récemment découvert des fibres pigmentées de lin dans une grotte du Caucase géorgien datant de ans (Kvavadze et al., 2009). Depuis le paléolithique, les hommes fabriquent du textile et en apprécient la qualité. Il est plausible que cette appréciation reposait déjà sur le regard puis le toucher, et suscitait des échanges quant à la qualité, la beauté, le confort ou la résistance. Le textile reste encore aujourd hui un produit universel et très familier impliqué non seulement dans l habillement (au contact direct et indirect avec la peau) mais dans le mobilier (sièges, canapés, literie, etc.), les moyens de transports (sièges automobiles, aviation, etc.), ou encore la décoration (tissus muraux, tapis, etc.). Il participe largement au confort de vie. Les premiers développements de l industrie dans les pays en voie de développement concernent l industrie textile. Dans le cadre d un contrat avec l Agence Nationale de la Recherche et de la Technologie (ANRT), notre recherche a été soutenue par un acteur de l industrie automobile (PSA Peugeot Citroën) et un acteur spécialisé dans les produits d entretien de la maison (Unilever), et réalisée avec une entreprise spécialisée dans l évaluation sensorielle (Adriant). Nous avons travaillé sur deux types 9

11 Introduction de textile : le tissu pour sièges de voiture, et le tissu de coton utilisé en habillement et traité essentiellement avec différents agents assouplissants. L évaluation sensorielle peut solliciter la presque totalité de nos récepteurs sensoriels. Excepté notre sens gustatif, la vue d un tissu, son toucher, mais aussi son odeur (i.e. l odeur d un assouplissant ou bien même l odeur du cuir dans une voiture) et le son qu il peut produire à son contact sont autant d éléments sensoriels qui ont une incidence dans les préférences. Compte tenu de cette multi-sensorialité, nous avons dans un premier temps délimité la variabilité sensorielle des tissus aux propriétés tactiles et visuelles. Comme nous l avons mentionné en amont, les études sur l appréciation de textiles montrent que les préférences sensorielles s orientent généralement autour d un axe tactile caractérisé par les attributs doux vs. rugueux. Notre choix de tissus dans la mise en place des études a été guidé par ces données préalables. La procédure de recherche s est déroulée en deux étapes conformément à nos objectifs. La première étape pragmatique consistait à mieux caractériser les consommateurs en termes de différences interindividuelles. Pour ce faire, nous avons mobilisé les outils disponibles en psychologie sociale et différentielle les plus discriminants en matière de préférences sensorielles. L identification de ces facteurs a fait l objet d une revue de littérature. Onze mesures de différences individuelles ont été sélectionnées puis testées au regard de leur capacité à expliquer la variabilité des préférences sensorielles. Au final, plusieurs mesures de différences individuelles ont contribué à discriminer nos participants en fonction de leurs préférences sensorielles. Cependant, la majeure partie de ces résultats s avère peu robuste, voire contradictoire au fil des études. Seule une mesure de différence individuelle contribue de manière significative et consistante à l explication des préférences sensorielles : la mesure d intensité de l affect (Larsen, 1984). La deuxième étape s oriente sur les mécanismes responsables des préférences. Quelles sont les fonctions servies par les attitudes des participants? Notre démarche est alors de nature plus expérimentale et vise à appréhender les bases motivationnelles qui sous-tendent les préférences sensorielles. Cette deuxième étape est entièrement dépendante de la première. Des premiers résultats issus de la phase empirique sur la caractérisation des consommateurs découlent nos hypothèses sur la ou les fonction(s) servie(s) par les attitudes, les préférences sensorielles. 10

12 Introduction Dans une première partie (chapitre 1), nous développerons les bases conceptuelles qui ont guidé nos décisions de recherche, à savoir l approche fonctionnelle des attitudes (Herek, 1986 ; Katz, 1960 ; Shavitt, 1989 ; Smith et al., 1956). Nous partageons ainsi l idée que toute évaluation est guidée par un ou plusieurs besoins, et que ces besoins sont les bases motivationnelles qui soustendent l expression des attitudes. Dans un second chapitre, nous présenterons les mesures de différences individuelles relevées dans la littérature et susceptibles de répondre au mieux à notre sujet de recherche. L intérêt d une approche différentielle est multiple. Elle répond en tout premier lieu, comme nous l avons précisé, à un objectif pragmatique qui est une meilleure caractérisation des consommateurs, et permet de recenser puis de tester une large palette de facteurs potentiellement impliqués dans les préférences sensorielles. En second lieu, une telle méthodologie s avère reproductible dans le cadre de tests consommateurs. Elle présente ainsi l avantage de mettre à disposition des outils opérationnels. Enfin, parmi les différentes méthodologies pour opérationnaliser la fonction des attitudes, l approche différentielle a été, et demeure, la plus communément utilisée. Les besoins psychologiques dominants rencontrés dans les attitudes varient entre les individus, et cette variabilité serait potentiellement identifiable au travers d une variabilité de tendances ou de dispositions personnelles identifiables via l utilisation d échelles de mesure (DeBono, 2006). Nous avons évoqué la mesure d Intensité Affective (Larsen, 1984) comme le construit le plus pertinent dans la caractérisation de nos groupes de consommateurs. A ce titre, le chapitre 3 est dédié à la présentation des fondements théoriques du facteur tempéramental d Intensité Affective. Dans ce chapitre sera notamment développé les conceptions des théories de l éveil, l intensité de l affect étant postulée comme étant un des mécanismes régulateur de l éveil (Larsen, 2009). Le chapitre 4 vise à circonscrire notre domaine d investigation qu est l étude des préférences sensorielles et sa place dans le champ des études appliquées à la psychologie du consommateur. Dans ce chapitre sera également présentée la problématique de recherche ainsi qu une vue d ensemble des recherches empiriques. Le chapitre méthodologique qui fait suite sera essentiellement dédié à la phase de sélection concernant le choix des construits psychologiques les plus pertinents au regard de notre problématique. 11

13 Introduction Dans le présent document, nous avons pris le parti de ne pas présenter la totalité des résultats obtenus. Une telle présentation s avérait non seulement fastidieuse, mais risquait de noyer les résultats les plus intéressants au sortir de ces travaux de recherche. L ensemble des principales études présentées dans la partie empirique se fera sous format d articles. Elles seront jalonnées par des études dites complémentaires à caractère exploratoire. Une synthèse sous forme de tableau des autres résultats sera accessible en annexe (annexe n 3). Les premières études exploratoires présentées dans le chapitre 6 ont permis d appréhender les premiers liens existant entre préférences sensorielles et facteurs dispositionnels. Les études du chapitre 7 présentent plus spécifiquement l apport du construit d Intensité Affective et représente en ce sens une phase confirmatoire des premiers résultats obtenus sur cette mesure. Le chapitre 8 constitue la phase expérimentale de notre travail où nous avons testé l hypothèse fonctionnelle selon laquelle la fonction de régulation de l éveil de l intensité affective serait le processus sous-jacent impliqué dans les préférences sensorielles des participants à forte intensité affective. Nous discuterons l ensemble de ces résultats dans la conclusion générale. 12

14 Introduction Encadré n 1 : L analyse sensorielle L évaluation de l appréciation de produits en fonction des attributs sensoriels qui les caractérisent (i.e. tests hédoniques) constitue une étape dans l élaboration de nouveaux produits et s inscrit dans le cadre plus général des méthodologies dédiées à l évaluation sensorielle. L évaluation sensorielle «est un ensemble de techniques et de pratiques qui visent à mesurer et interpréter de façon systématique les perceptions de l homme» (Urdapilleta, 2001). La perception d un stimulus se compose de trois aspects distincts : un aspect quantitatif qui est l intensité perçue d un stimulus ; un aspect qualitatif qui reflète la nature du stimulus, son identification ; et un aspect hédonique, autrement dit le plaisir/déplaisir qui accompagne la perception. Ces trois composantes (intensité, qualité, caractère hédonique) permettent de décrire une perception et peuvent être appréhendées par deux types de mesures (Issanchou & Hossenlopp, 1992) : la mesure sensorielle et la mesure hédonique. Ces deux types de mesures renvoient à des paramètres spécifiques de l évaluation sensorielle. Très schématiquement, la mesure sensorielle (ou analyse sensorielle) consiste à établir un profil sensoriel afin de mettre en exergue les propriétés organoleptiques d un produit. Cette procédure fait appel à un panel d experts entraînés et permet à la fois une description fine de produits et une discrimination entre plusieurs produits. Afin de prédire le comportement d achat, de ré-achat, voire de consommation en situation réelle, les tests consommateurs constituent un pendant nécessaire à la mesure sensorielle. Ces tests consommateurs englobent aussi bien l étude de concepts, de marques, d emballages, et de produits, dont les tests hédoniques constituent un sous-ensemble. La mesure hédonique consiste à appréhender l appréciation d un produit, son acceptabilité, auprès d un échantillon de consommateurs naïfs. Par consommateurs naïfs il faut entendre un groupe d individus non entraînés à l analyse sensorielle. Ceux-ci donnent une évaluation de produits testés en se basant uniquement sur les caractéristiques sensorielles (tactiles, olfactives, gustatives, visuelles et auditives) des produits (évaluation dite «en aveugle»). En général les réponses s expriment par une échelle caractérisée aux deux extrêmes par des libellés du type «j aime» ; «je n aime pas». Ces tests, dits hédoniques, font ainsi référence au plaisir /déplaisir subjectif que procurent l apparence, le goût, l odeur, le son ou encore le toucher d un produit. Cette approche est essentielle pour améliorer la qualité d un produit, situer son produit par rapport aux produits analogues, étudier l évolution de son acceptabilité au cours du temps, appréhender les caractéristiques sensorielles permettant d expliquer les préférences sensorielles, ou encore de développer de nouveaux produits. D un point de vue opérationnel, l étude des préférences sensorielles des consommateurs peut se traduire par différentes méthodologies. Il existe trois méthodes principales de mesure des préférences en laboratoire: l épreuve par paires qui consiste en un choix entre deux produits ; l épreuve de classement qui consiste à ranger par ordre de préférence les échantillons présentés simultanément aux consommateurs ; et l évaluation hédonique qui consiste à noter sur une échelle de mesure le caractère agréable des échantillons présentés individuellement. C est cette dernière mesure à laquelle nous ferons référence tout au long du présent document. Les produits peuvent être testés à domicile ou en laboratoire ; à un instant t ou sur une période donnée ; et le choix des mesures hédoniques varient en fonction des objectifs visés. Source : traité d évaluation sensorielle (Urdapilleta, Ton Nu, Saint Denis, & Huon de Kermadec) 13

15 Chapitre I - L approche fonctionnelle des attitudes L APPROCHE FONCTIONNELLE DES ATTITUDES Dans ce chapitre nous motiverons le choix d une approche en terme différentiel. Dans un domaine où les individus sont amenés à porter des jugements de valeurs sur des objets, la recherche de différences individuelles est un moyen de comprendre quelles fonctions servent ces jugements. L approche fonctionnelle a une histoire longue depuis les années 50, et a été plus récemment sollicitée dans le cadre de recherches sur les préférences sensorielles des consommateurs. Dans un premier temps nous exposerons les bases théoriques de cette approche, et dans un second temps nous présenterons les différentes méthodes pour son opérationnalisation. Sur la base de nos cognitions (pensées, croyances), de nos affects, et de nos comportements, nous formons des attitudes envers les objets qui nous entourent. Schématiquement, le long d un continuum allant d un pôle positif à un pôle négatif dont le point central représente la neutralité, nos attitudes vont se traduire en terme de favorabilité/défavorabilité envers un objet, dont la plus simple expression serait «j aime/je n aime pas». Dans notre vie de tous les jours, nous sommes amenés à former des attitudes, à exprimer nos attitudes, ou bien encore à en changer. Que l objet d attitude soit la politique monétaire internationale, notre voisin de pallier, ou bien encore des produits de consommation, nos attitudes sont associées à un grand nombre de nos actions comme antécédents, comme conséquences, ou comme médiateurs. Une attitude représente «l affect pour ou contre un objet psychologique» (Thurstone, 1931, p. 261) ; elles sont «nos guides pour trouver notre chemin dans un univers ambigu» (Allport, 1935, p. 806). De nombreuses définitions ont été proposées pour définir l attitude. Si celles-ci diffèrent sous divers aspects, elles ont toutefois en commun de mettre en exergue la fonction première des attitudes : l évaluation. L attitude est une «tendance psychologique qui s exprime par l évaluation d une entité particulière selon quelque degré de faveur ou de défaveur» (Eagly & Chaiken, 1993, p. 1). Par delà la compréhension des processus de formation, de maintien ou de changement des attitudes, une question fondamentale est de comprendre pourquoi les gens ont des attitudes, et plus précisément pourquoi les gens ont telle ou telle attitude. Cette interrogation sous-tend un 14

16 Chapitre I - L approche fonctionnelle des attitudes présupposé, à savoir que les attitudes ont une fonction, elles servent à quelque chose. C est précisément à cette question de la fonction des attitudes que les théoriciens de l approche fonctionnelle ont tenté de répondre en s intéressant aux bases motivationnelles des attitudes. 1. Fonctions des attitudes Le présupposé de base de l approche fonctionnelle est que la formation et le changement d attitude doivent être compris en terme de besoins que l attitude sert. Les attitudes répondent à des besoins impliquant des processus motivationnels. Ces processus motivationnels diffèrent, ainsi que les conditions et les techniques nécessaires au changement d attitude. Les deux courants fonctionnalistes s accordent sur l idée que n importe quelle attitude peut servir une ou plusieurs fonctions (Katz, 1960 ; Smith, Bruner, & White, 56). Autrement dit, la même attitude (en terme de direction et de force) peut servir différentes fonctions pour différentes personnes. Il est concevable que des attitudes unifonctionnelles existent dans certains cas, mais la plupart des attitudes sont supposées servir plus d une fonction pour l individu et c est seulement au travers de la compréhension de ces bases fonctionnelles que les attitudes pourront être comprises et changées. Ce postulat de base revêt une grande importance, particulièrement dans le champ d étude de la persuasion. Si différentes fonctions sont à la base d une même attitude, il est important de connaître spécifiquement la ou les fonctions servie(s) par l attitude pour garantir le succès d une tentative de persuasion Principales fonctions des attitudes La fonction première des attitudes est l évaluation (Maio & Olson, 2000). Tous les théoriciens s accordent aussi à reconnaître que toute attitude à également une fonction utilitaire dans le sens où elle représente un bénéfice pour la personne. Les tenants de l approche fonctionnelle vont toutefois tenter de spécifier plus précisément les grandes fonctions que les attitudes servent. Au travers des propositions pour établir les fonctions de base servies par les attitudes, on observe une évolution des fonctions proposées par les théoriciens fonctionnalistes 15

17 Chapitre I - L approche fonctionnelle des attitudes (tableau n 1). Même si les typologies diffèrent sur certains points, on observe une forte similitude entre les deux écoles (l école de Harvard, Smith et collègues ; et l université du Michigan, Katz, Sarnoff, et collègues) quant aux fonctions principales servies par les attitudes. Dans sa dernière formulation de la théorie fonctionnelle des attitudes, Katz (1960) va définir quatre fonctions principales qui font aujourd hui figure de référence, et fournir une description des conditions d activation et de changement des attitudes. On y retrouve les principaux axes théoriques sur lesquels Sarnoff et Katz (1954) s étaient appuyés pour élaborer leur première proposition des fonctions d attitude dénommées à l origine en termes de «contextes». La fonction utilitaire ou instrumentale ou d ajustement (utilitarian function) s appuie sur le modèle adaptatif proposé par les théoriciens de l apprentissage et basé sur un système de récompenses et punitions. L individu tente de maximiser les récompenses et de minimiser les punitions. Ainsi, la formation des attitudes est vue comme dépendante des perceptions passées et présentes sur l utilité d un objet d attitude pour l individu. Plus l objet est étroitement lié à la satisfaction d un besoin actuel, présent chez l individu, plus l objet sera perçu comme pertinent pour satisfaire le besoin, et plus il est probable qu une attitude positive envers l objet se forme. Cette fonction est reconnue par Smith et al. (1956) sous la dénomination de fonction d évaluation de l objet, mais cette dernière englobe aussi la fonction de connaissance, fonction qui sera dissociée par Katz. La fonction de connaissance (Knowledge function) de Katz (1960) s inscrit dans le courant gestaltiste (théorie de la forme) qui met l accent sur des principes d organisation qui affectent le champ psychologique. Nous percevons directement des tous organisés, et notre perception n est pas une somme de sensations. Dans une perspective motivationnelle, l individu tente de concilier des impressions conflictuelles, il cherche à savoir comment s organise le monde, son environnement, et à lui donner un sens. La formation de stéréotypes découle d un tel processus en ce qu ils permettent une vision claire et schématique de notre environnement. La fonction de défense du moi (ego defense) s inscrit dans une orientation psychanalytique attentive aux dynamiques internes. L individu a besoin de préserver son identité personnelle, son moi (lieu de l identité personnelle). Le moi est confronté aux exigences et aux dangers issus de la réalité extérieure, ainsi qu à ses pulsions internes et ses idéaux normatifs. En fonction d une plus ou moins bonne gestion ou conciliation de ces éléments, les attitudes peuvent fonctionner comme défense du 16

18 Chapitre I - L approche fonctionnelle des attitudes moi et être l expression de mécanismes de défense telle que la projection par lequel l individu déplace sur un autre une pulsion, des pensées, des désirs qu il ne peut supporter de reconnaître comme lui appartenant. Au travers de cette fonction, l individu se protège de menaces extérieures ou de conflits internes. Certaines de nos attitudes ont pour fonction de défendre l image de soi. Si nous n acceptons pas un sentiment profond d infériorité, nous sommes à même de projeter ces sentiments sur des groupes minoritaires en adoptant un comportement de supériorité envers ces groupes. Ces attitudes ne se forment pas à cause de la cible, par la cible, mais sous l impulsion de conflits émotionnels, alors que les attitudes instrumentales, utilitaires se réfèrent spécifiquement et directement à la nature de l objet. Cette fonction sera reconnue par Smith et al. (1956) sous le terme de fonction d externalisation (externalization function). Cette similitude entre les deux écoles fonctionnalistes n est pas étonnante étant donné la nature menaçante des objets d attitude étudiés à l origine de leurs travaux (les attitudes des américains envers la Russie, Smith et al., 1956 ; et l étude des préjugés à l encontre de certains groupes minoritaires, Katz, Sarnoff, & McClintock, 1954). Enfin Katz propose la fonction d expression des valeurs (value-expressive function). Les attitudes qui en découlent ont pour fonction d exprimer la personnalité propre de chacun et sa conception du soi. Ce n est pas tant le désir d obtenir l approbation des autres que d établir une image de soi et de pouvoir affirmer ce que l on est qui est en jeu. Cette dernière fonction proposée à l origine par Smith (1947) dans ses premiers travaux sera ensuite abandonnée par ce dernier. La plus claire différence entre les deux écoles réside dans leurs traitements respectifs de la fonction d ajustement social. Par cette fonction, l individu peut faciliter, interrompre, ou simplement maintenir ses relations aux autres. Alors que Smith et al. (1956) mettent fortement l accent sur la fonction sociale des attitudes, Katz et al. (1954, 1959, 1960) ne distinguent pas la fonction en soi. Dans une certaine mesure, la fonction sociale s inscrit dans la fonction d expression des valeurs, le concept de soi se définissant aussi à travers l appartenance et l identification à des groupes sociaux. On s intéresse plus à la socialisation comme source de valeurs qu aux besoins sociaux comme fondements de l attitude. 17

19 Chapitre I - L approche fonctionnelle des attitudes 1.2. La perspective néo-fonctionnelle Dans son approche néo-fonctionnelle des attitudes, Herek (1986) partage l idée des théoriciens fonctionnalistes selon laquelle toute attitude est instrumentale dans le sens où elle est bénéfique pour la personne. Il pose cependant la nécessité de distinguer deux catégories de fonctions, la fonction évaluative et la fonction d expression, chacune décrivant une source de bénéfice. Dans la catégorie évaluative des fonctions, les bénéfices sont essentiellement associés aux récompenses et punitions liées à l objet d attitude. Pour un objet d attitude donné, l individu perçoit ou non l objet comme une source de bénéfice, de plaisir, de récompense. Les attitudes positives exprimées envers un objet témoignent d une satisfaction, d un bénéfice que l individu retire de l objet d attitude. Les attitudes négatives peuvent provenir d expériences passées ou anticipées comme déplaisantes, préjudiciables, ou punitives. De telles attitudes permettent aux individus d organiser le monde selon leurs propres intérêts. Il en ressort un caractère prédictif qui rend de fait l attitude fonctionnelle. Trois fonctions évaluatives sont proposées : 1/ les attitudes peuvent être expérientielle et spécifique. Ces attitudes sont basées sur des interactions passées avec l objet d attitude (expérientielle) et dirigées vers un objet unique (e.g. un collègue de travail noir), et non une catégorie (e.g. les noirs). 2/ les attitudes expérientielles et schématiques, basées aussi sur des interactions passées avec l objet d attitude, et qui traitent l objet d attitude comme représentatif d une catégorie plus large perçue comme bénéfique ou préjudiciable pour soi. 3/ les attitudes évaluatives anticipatoires basées sur une utilité future attendue plutôt que sur une expérience directe avec l objet d attitude. La seconde catégorie des fonctions de l attitude se manifeste quand le bénéfice tiré d une attitude provient essentiellement de son expression. L objet d attitude est dans ce cas de figure un moyen et non une fin en soi. Il fournit un moyen de renforcer le soutien social, d augmenter l estime de soi, ou bien encore de réduire l anxiété. Les attitudes symboliques (i.e. provenant de besoins personnels reliés principalement au soi et à l identité) sont plus présentes dans cette catégorie expressive des fonctions. L objet d attitude est supposé être déterminé par des expériences antérieures, mais aussi par des influences plus immédiates qui se retrouvent ou non dans des expériences antérieures. 18

20 Chapitre I - L approche fonctionnelle des attitudes Tableau n 1 Fonctions issues des articles théoriques majeurs de l approche fonctionnelle (source: Lutz, 1978) Besoins de base Smith (1947) Smith & al. (1956) Sarnoff & Katz (1954) Katz & Stotland (1959) Katz (1960) Expression de valeurs ou concept de soi Satisfaction indirecte de motivations inacceptables Valeur (value) Consistance b (consistency) Satisfaction a Externalisation (externalization) Défense du moi (ego defense) Moi-instrumental (ego-instrumental) Défense du moi (ego defense) Expression des valeurs (value-expressive) Défense du moi (ego defense) Satisfaction de besoins sociaux Conformité (conformity) Ajustement social (social adjustment) Recherche de connaissance, d organisation et de cohérence Maximisation des récompenses et minimisation des punitions Signification Réalité «Testante» (meaning) (reality testing) Evaluation de l objet d Récompense et (object appraisal) punition (reward & punishment) a ne représente pas explicitement une fonction, plutôt un sous-produit b peut être aussi lié à des traits de personnalité consciemment «acceptables» Proximale c (proximal) Objetinstrumental(objectinstrumental) Connaissance (knowledge) Utilitaire (utilitarian) c n est pas limité au besoin de comprendre d combine les idées de récompense/punition et le besoin de comprendre Il existe au moins trois fonctions d expression : 1/ la fonction d expression sociale qui sous-tend le besoin d être accepté par les autres dans son propre environnement social immédiat ; 2/ la fonction d expression des valeurs comme satisfaction d un besoin d exprimer ses valeurs importantes et de s aligner avec les groupes de référence importants ; 3/ la fonction défensive qui relève d un besoin de réduire un certain niveau d anxiété généré par des conflits intrapsychiques, habituellement inconscients. Ces deux catégories des fonctions d attitude, évaluative et d expression, peuvent être comprises en terme de critères motivationnels indépendants, décrivant chacun une source à laquelle la personne attache une certaine valeur, positive ou négative. Ainsi, si l individu attache un haut niveau de valeur à l objet d attitude en soi et peu de valeur associée à l expression de l attitude, l attitude sert une fonction évaluative. Si au contraire l individu attache un haut niveau de valeur à l expression de l attitude et non à l objet en soi, l attitude sert une fonction expressive. Si l individu n accorde 19

21 Chapitre I - L approche fonctionnelle des attitudes aucune valeur à ces deux catégories, l attitude est dite non fonctionnelle. Dans le cas où une grande importance est accordée aux deux fonctions, Herek (1986) parle alors de fonction complexe (e.g. les attitudes intergroupes sont supposées souvent complexes). 2. Opérationnalisation de la fonction des attitudes Toute théorie a besoin d être empiriquement testée afin d éprouver les hypothèses qu elle sous-tend. Si l approche fonctionnelle a été majoritairement remise en cause par le passé, c est avant tout à son manque d opérationnalisation qu elle le doit. D autres éléments semblent également à l origine d une perte d intérêt pour l approche fonctionnelle dans les années 60, 70. Alors que le fonctionnalisme est identifié comme une approche en terme de traits, de nombreux psychologues se tournent vers des explications plus situationnelles et interactionnistes des phénomènes. Bien que l approche fonctionnelle soit intégrative de plusieurs théories, on observe un manque de spécification des conditions sous lesquelles chacune doit être appliquée (Kiesler, Collins, & Miller, 1969). Ce rassemblement de plusieurs théories pour étudier un phénomène unique fait de l approche fonctionnelle une approche convergente (Herek, 1987), alors que dans les années 60 émergent des approches dites divergentes, comme la théorie de la dissonance cognitive, qui applique une théorie unique pour expliquer divers phénomènes (McGuire, 1985). Quoi qu il en soit, le manque d opérationnalisation sera le point le plus critique de l approche fonctionnelle (Eagly & Himmelfarb, 1974 ; Insko, 1967 ; Kiesler et al., 1969). En effet, si les premiers théoriciens de l approche fonctionnelle ont posé les bases conceptuelles de la fonction des attitudes et proposé une terminologie des fonctions de base que l attitude sert, force est de constater que peu de recherches ont été dédié à l investigation et à la proposition d une méthodologie pour identifier ou manipuler les fonctions de l attitude. Katz (1960) reconnaît la difficulté d une méthodologie opérationnelle et souligne le fait qu il n y a pas de raccourcis pour évaluer les besoins que les attitudes servent. Les premières tentatives expérimentales ont lieu dans les années 50 avec une méthodologie principalement axée sur des variables dispositionnelles ou des méthodes projectives comme 20

22 Chapitre I - L approche fonctionnelle des attitudes éléments clés pour détecter la fonction des attitudes. Dans les années 80, où l on assiste à un regain d intérêt pour tester les théories de l approche fonctionnelle, une majorité des études utilise l approche basée sur les différences individuelles pour opérationnaliser leurs prédictions (Herek, 1984a, 1987 ; Shavitt, 1985 ; Shavitt & Fazio, 1988 ; Snyder & DeBono, 1985, 1987). Mais de nouvelles directions sont proposées pour opérationnaliser la fonction des attitudes (pour une revue de la question, voir Shavitt, 1989). Outre les facteurs dispositionnels et de différences individuelles, des auteurs soulignent l intérêt de prendre en considération les caractéristiques de l objet (Shavitt, 1985, 1987), les domaines d attitudes (Herek, 1986, 1987) ainsi que les facteurs situationnels (Shavitt, 1989) comme moyens d identifier et de manipuler la fonction des attitudes Les sources des fonctions d attitude Caractéristiques personnelles : premières approches L opérationnalisation des fonctions de base telles que définies par les théoriciens de l approche fonctionnelle par l utilisation de traits ou de facteurs dispositionnels nécessitait la reconnaissance d échelles de mesure en adéquation avec les fonctions identifiées au préalable. La fonction de connaissance fut opérationnalisée par le besoin de cognition défini alors comme une tendance individuelle à organiser son expérience, à lui donner du sens (Cohen, 1957 ; Cohen, Stotland, & Wolfe, 1955). En faisant varier le contenu d une histoire (ambigu vs. non ambigu) ou l ordre de présentation d informations (Cohen, 1957), les auteurs ont pu montré que les étudiants à fort besoin de cognition développaient des sentiments de frustrations plus élevés à la lecture d histoires ambiguës, et que l augmentation du niveau de frustration était plus élevée pour ces étudiants à fort besoin de cognition (Cohen et al., 1955). Plusieurs recherches sont menées sur la fonction de défense du moi et des facteurs susceptibles de modifier les attitudes qui en découlent. Des études confirmeront, plus ou moins bien, l hypothèse selon laquelle des attitudes négatives ou des préjugés d individus à l encontre de personnes noires servent une fonction défensive chez l individu. Sur la base de la manipulation de messages, les 21

23 Chapitre I - L approche fonctionnelle des attitudes participants différenciés à l aide de la California F Scale (Adorno, Frenkel-Brunswik, Levinson, & Sanford, 1950), des cartes du Test d Aperception Thématique (TAT ; Murray, 1938), ou des items du questionnaire multiphasique de personnalité (Minnesota Multiphasic Personality Items ; MMPI) ont montré des patterns de réponses attitudinales différents en fonction du type de message et de leurs caractéristiques personnelles (Katz, McClintock, & Sarnoff, 1957 ; Katz, Sarnoff, & McClintock, 1956 ; McClintock, 1958 ; Stotland, Katz, & Patchen, 1959 ; Wagman, 1955). Ces recherches fournissent de premières données empiriques sur l approche fonctionnelle. L utilisation de mesures de personnalité comme outil d identification des besoins sous-jacents s avère pertinente. Le manque de résultats dans certaines études souligne cependant le caractère inapproprié de certaines mesures, d où la nécessité d appréhender au mieux les caractéristiques psychologiques qui sous-tendent les composantes de la personnalité, et au besoin d élaborer de nouveaux outils plus à même de capturer des construits directement impliqués dans les fonctions servies par les attitudes. Les premières données empiriques appuient l idée des théoriciens fonctionnalistes selon laquelle une tentative d influence donnée n a que peu d effet sur l ensemble d une population en raison des différentes fonctions supposées être à l origine de la formation et de l expression des attitudes. Pour qu une tentative d influence produise un changement d attitude, il faut d abord savoir quelle(s) fonction(s) l attitude sert, et il faut ensuite que le message soit concordant avec la ou les fonctions servie(s) par l attitude. D où la nécessité de connaître la structure de personnalité des individus pour concevoir des méthodes appropriées et efficaces pour changer les attitudes (McClintock, 1958). Pour Herek (1987), les attitudes traitées comme des dispositions étroitement associées à des traits de personnalité constituent une approche un peu restrictive dans le sens où cela présumerait que les attitudes d une personne dans un domaine serviraient les mêmes fonctions dans un autre domaine. Par exemple, une personne défensive à des attitudes qui servent une fonction de défense du moi. Ainsi, un individu protestant blanc aurait les mêmes attitudes envers les noirs, et envers les juifs ou les catholiques. Même si cela n est pas impossible, il est fort probable que les attitudes d un individu servent différentes fonctions dans différents domaines. Cette critique a eu le mérite de soulever l importance des spécificités de l objet d attitude ou de ce qu Herek nomme les caractéristiques de domaines. Par domaines d attitude, il faut entendre les groupes, les objets, les sujets ou les 22

PRÉSENTATION. L évaluation sensorielle par les consommateurs, un outil stratégique en innovation. Sophie Vincent, 22 janvier 2015

PRÉSENTATION. L évaluation sensorielle par les consommateurs, un outil stratégique en innovation. Sophie Vincent, 22 janvier 2015 PRÉSENTATION L évaluation sensorielle par les consommateurs, un outil stratégique en innovation Sophie Vincent, Spécialiste en recherche consommateurs et évaluation sensorielle 22 janvier 2015 CINTECH

Plus en détail

Politique de soutien à la réussite aux études de 1 er cycle

Politique de soutien à la réussite aux études de 1 er cycle ANNEXE 2006-CA505-09-R5077 Politique de soutien à la réussite aux études de 1 er cycle Décanat des études de premier cycle Février 2006 Énoncé de politique l Université s engage à soutenir l étudiant dans

Plus en détail

Projet Tempus. Présentation de la psychologie économique. 28-30 juin 2010

Projet Tempus. Présentation de la psychologie économique. 28-30 juin 2010 Projet Tempus Présentation de la psychologie économique 28-30 juin 2010 Introduction Qu est est-ce que la psychologie économique? Etude du comportement du consommateur recouvre l ensemble des décisions

Plus en détail

I n t r o d u c t i o n Les étapes de la recherche à l a r e c h e r c h e

I n t r o d u c t i o n Les étapes de la recherche à l a r e c h e r c h e I n t r o d u c t i o n Les étapes de la recherche à l a r e c h e r c h e Les objectifs pédagogiques Savoir délimiter les trois phases distinctes de la recherche Savoir identifier, pour chacune des trois

Plus en détail

Nous concluons au travers de quatre axes principaux qui ont guidé la. 1) La théorie du regret de Loomes et Sugden comme théorie de la décision

Nous concluons au travers de quatre axes principaux qui ont guidé la. 1) La théorie du regret de Loomes et Sugden comme théorie de la décision Conclusion générale Nous concluons au travers de quatre axes principaux qui ont guidé la rédaction de cette thèse. 1) La théorie du regret de Loomes et Sugden comme théorie de la décision rationnelle compatible

Plus en détail

L ÉVALUATION DANS LES DIFFÉRENTS PROCESSUS DE FORMATION

L ÉVALUATION DANS LES DIFFÉRENTS PROCESSUS DE FORMATION STONA Laurent ls@bepecaser.org L DANS LES DIFFÉRENTS PROCESSUS DE FORMATION Évaluer, c est donner une valeur. Puisque toute formation vise des objectifs, tout acte de formation ou de sensibilisation nécessite

Plus en détail

ADAPTER LA METHODE AUX OBJECTIFS DE L ENQUETE

ADAPTER LA METHODE AUX OBJECTIFS DE L ENQUETE Déchets : outils et exemples pour agir Fiche méthode n 1 www.optigede.ademe.fr ADAPTER LA METHODE AUX OBJECTIFS DE L ENQUETE Origine et objectif de la fiche : Les retours d expérience des collectivités

Plus en détail

QMF-6. Questionnaire de Motivation à la réussite en Formation RÉSULTATS. Yann FORNER XV41ZUJK 15/04/2010 TATA. Féminin. Lycéens.

QMF-6. Questionnaire de Motivation à la réussite en Formation RÉSULTATS. Yann FORNER XV41ZUJK 15/04/2010 TATA. Féminin. Lycéens. Questionnaire de Motivation à la réussite en Formation Yann FORNER RÉSULTATS Nom: Sexe: 15/04/2010 Féminin Âge: 17 Étalonnage: Lycéens Introduction Le Questionnaire de Motivation en situation de Formation

Plus en détail

Classement et identification des grandes Écoles de pensée

Classement et identification des grandes Écoles de pensée Classement et identification des grandes Écoles de pensée De 1900 à nos jours, de nombreuses écoles de pensée se sont succédées avec des périodes de recouvrement. Si les écoles de pensée sont bien identifiées,

Plus en détail

LE RAPPORT DE STAGE. Le contenu du rapport de stage

LE RAPPORT DE STAGE. Le contenu du rapport de stage LE RAPPORT DE STAGE Le rapport de stage a pour objet de présenter des faits et des réflexions sur un stage d apprentissage qui, généralement, s est déroulé dans le cadre d un programme de formation professionnelle.

Plus en détail

Jeu problématique / pathologique: quels mécanismes psychologiques? Martial Van der Linden

Jeu problématique / pathologique: quels mécanismes psychologiques? Martial Van der Linden Jeu problématique / pathologique: quels mécanismes psychologiques? Martial Van der Linden Unité de Psychopathologie et Neuropsychologie Cognitive, Université de Genève Jeu problématique / pathologique:

Plus en détail

De la conception à l évaluation d un jeu vidéo éducatif

De la conception à l évaluation d un jeu vidéo éducatif De la conception à l évaluation d un jeu vidéo éducatif Application à l enseignement du jazz avec le jeu Pads n Swing guillaume.denis@ensmp.fr Centre de recherche en informatique Ecole des mines de Paris

Plus en détail

Synthèse. Quatre sujets ont été présentés au cours de l atelier «Méthodes d observation» :

Synthèse. Quatre sujets ont été présentés au cours de l atelier «Méthodes d observation» : Synthèse Quatre sujets ont été présentés au cours de l atelier «Méthodes d observation» : 1. Les études d acceptabilité : exemple du tableau blanc interactif (TBI) par Philippe WOLF. 2. Etwinning, une

Plus en détail

MOI-questionnaire sur le concept de soi

MOI-questionnaire sur le concept de soi MOI-questionnaire sur le concept de soi Wilfrid LAROCHELLE QUEBEC conseiller d'orientation Atelier de pratique :français / Workshop of practices :French Nom des intervenants & Institutions d appartenance

Plus en détail

Solvabilité II Solution elearning

Solvabilité II Solution elearning Solvabilité II Solution Solvabilité II Solution Jusqu à présent les programmes Solvabilité II se sont surtout concentrés sur les éléments quantitatifs. La mise en place réussie de Solvabilité II exige

Plus en détail

Thème : Vers un Nouveau Management Public des stratégies de développement : Quel rôle pour le Haut Commissariat au Plan?

Thème : Vers un Nouveau Management Public des stratégies de développement : Quel rôle pour le Haut Commissariat au Plan? Thème : Vers un ouveau Management Public des stratégies de développement : Quel rôle pour le Haut Commissariat au Plan? Auteur : Mr Mhamed MOUAACHA, Chef de Division au Haut Commissariat au Plan (HCP)

Plus en détail

Intérêt pour les personnes 1.9. 9.9 Club social. 5.5 Compromis 1.1. 9.1 Laisser-faire. Intérêt pour la tâche. Travail équipe.

Intérêt pour les personnes 1.9. 9.9 Club social. 5.5 Compromis 1.1. 9.1 Laisser-faire. Intérêt pour la tâche. Travail équipe. Cours 12 Le pouvoir au sein d une organisation Les liens entre pouvoir, autorité et obéissance Le leadership et les traits personnels Les théories du leadership situationnel Pouvoir Capacité d un individu

Plus en détail

Chap 5 : Renforcer l efficacité relationnelle

Chap 5 : Renforcer l efficacité relationnelle Chap 5 : Renforcer l efficacité relationnelle I. Communiquer avec efficacité A. Intégrer les processus d influence sociale 1. La personnalité Les métaprogrammes sont les traits de personnalité qui, gravés

Plus en détail

MODELE D UN RAPPORT DE STAGE DE BAC PRO ELECTROTECHNIQUE

MODELE D UN RAPPORT DE STAGE DE BAC PRO ELECTROTECHNIQUE MODELE D UN RAPPORT DE STAGE DE BAC PRO ELECTROTECHNIQUE [Prénom Nom] Rapport sur le stage effectué du [date] au [date] Dans la Société : [NOM DE LA SOCIETE : Logo de la société] à [Ville] [Intitulé du

Plus en détail

Lire pour préparer un travail

Lire pour préparer un travail Leçon LA LECTURE 5 Choisir ses sources documentaires 1 EFFICACE Lire pour préparer un travail Leçon 5 Choisir ses sources documentaires Avertissement Dans la présente leçon, on se préoccupe du choix adéquat

Plus en détail

GROUPE IDRAC Bachelor 2 ème année

GROUPE IDRAC Bachelor 2 ème année GROUPE IDRAC Bachelor 2 ème année Juin 2015 ANALYSE DES CLIENTS ET DES NOUVEAUX CONSOMMATEURS CODE Semestre Nombre heures Nombre crédits Langue d enseignement MKGA303 S3 20 2 Français Département académique

Plus en détail

CAC/GL 62-2007 Page 1 de 5

CAC/GL 62-2007 Page 1 de 5 CAC/GL 62-2007 Page 1 de 5 PRINCIPES DE TRAVAIL POUR L ANALYSE DES RISQUES EN MATIÈRE DE SÉCURITÉ SANITAIRE DES ALIMENTS DESTINÉS À ÊTRE APPLIQUÉS PAR LES GOUVERNEMENTS CAC/GL 62-2007 CHAMP D APPLICATION

Plus en détail

CONCLUSIONS. Par rapport aux résultats obtenus, on peut conclure les idées suivantes :

CONCLUSIONS. Par rapport aux résultats obtenus, on peut conclure les idées suivantes : CONCLUSIONS L application de la PNL à l entreprise est confrontée aux besoins des leaders d équipe, tels que: la gestion de son propre développement, du stress, la résolution des problèmes tels que les

Plus en détail

FORMULATING INFORMATION SYSTEMS RISK MANAGEMENT STRATEGIES THROUGH CULTURAL THEORY

FORMULATING INFORMATION SYSTEMS RISK MANAGEMENT STRATEGIES THROUGH CULTURAL THEORY FORMULATING INFORMATION SYSTEMS RISK MANAGEMENT STRATEGIES THROUGH CULTURAL THEORY I- Le processus de risk management selon ISO 27001(2005), NSIT : 8000 (2002) et Frosdick (1997) : Ce processus inclut

Plus en détail

La notion de besoin peut décrire : La notion de besoin peut décrire :

La notion de besoin peut décrire : La notion de besoin peut décrire : La notion de besoin peut décrire : une expérience vécue dont la personne est parfaitement consciente : Exemple : «J ai besoin de me divertir»; La notion de besoin peut décrire : 2. «une exigence née de

Plus en détail

Table des matières. 1. La performance organisationnelle : définition et mesure... 16

Table des matières. 1. La performance organisationnelle : définition et mesure... 16 Table des matières PRÉFACE... 5 Patrice Roussel AVANT-PROPOS ET REMERCIEMENTS... 11 Sylvie Saint-Onge et Victor Y. Haines III CHAPITRE 1 LA GESTION DES PERFORMANCES DES ORGANISATIONS ET DES PERSONNES..

Plus en détail

TECHNIQUES D ENQUETE

TECHNIQUES D ENQUETE TECHNIQUES D ENQUETE Le Système d Information Marketing L étude de marché Les différentes sources d informations Méthodologie d enquête BENSGHIR AFAF ESTO 1 Plan d'apprentissage du cours " Méthodologie

Plus en détail

Quelles sont les caractéristiques de la perception tactile manuelle chez les jeunes enfants et leurs conséquences cognitives?

Quelles sont les caractéristiques de la perception tactile manuelle chez les jeunes enfants et leurs conséquences cognitives? Quelles sont les caractéristiques de la perception tactile manuelle chez les jeunes enfants et leurs conséquences cognitives? Par Edouard GENTAZ Professeur de Psychologie, Université de Genève Habituellement,

Plus en détail

L essai de Psy.D. (18 crédits) Définition et balises

L essai de Psy.D. (18 crédits) Définition et balises L essai de Psy.D. (18 crédits) Définition et balises politique adoptée par le CECS le 6 novembre 2002 Suite à l adoption par le Comité des études de cycles supérieurs en psychologie du projet de modification

Plus en détail

AEC en Techniques d éducation à l enfance

AEC en Techniques d éducation à l enfance (JEE.0K) 322-101-MV Introduction à la profession Ce cours permet à l étudiant d explorer la profession d éducatrice à l enfance dans son ensemble et de bien cerner le contexte des services de garde au

Plus en détail

Validité prédictive des questionnaires Cebir. Etude 1 : validité critérielle dans le secteur du gardiennage

Validité prédictive des questionnaires Cebir. Etude 1 : validité critérielle dans le secteur du gardiennage Validité prédictive des questionnaires Cebir Introduction Dans le domaine de la sélection, il est particulièrement intéressant de déterminer la validité prédictive d un test. Malheureusement, les occasions

Plus en détail

COMPÉTENCES, ÉLÉMENTS DE COMPÉTENCES ET RESSOURCES À MOBILISER POUR LE DESS, LA MAÎTRISE PROFESSIONNELLE, LA MAÎTRISE RECHERCHE ET LE DOCTORAT

COMPÉTENCES, ÉLÉMENTS DE COMPÉTENCES ET RESSOURCES À MOBILISER POUR LE DESS, LA MAÎTRISE PROFESSIONNELLE, LA MAÎTRISE RECHERCHE ET LE DOCTORAT Direction des affaires académiques et internationales Études supérieures COMPÉTENCES, ÉLÉMENTS DE COMPÉTENCES ET RESSOURCES À MOBILISER POUR LE DESS, LA MAÎTRISE PROFESSIONNELLE, LA MAÎTRISE RECHERCHE

Plus en détail

L Accompagnement Durable

L Accompagnement Durable L Accompagnement Durable Notre objectif: contribuer à la performance de l entreprise créatrice de valeur 1 Sept 2012 L Accompagnement Durable Notre Offre Le coaching systémique global d une organisation

Plus en détail

Psychologie sociale du changement Cours 5. Semestre 2 L2 Psychologie C. TOMA

Psychologie sociale du changement Cours 5. Semestre 2 L2 Psychologie C. TOMA Psychologie sociale du changement Cours 5 Semestre 2 L2 Psychologie C. TOMA Partie 2: LA PERSUASION 1. INTRODUCTION GENERALE Rappel : l expérience de Gorn (1982) sur les stylos (bleu et beige) et la musique

Plus en détail

Profils. COMPÉTENCE de COMMUNICATION ÉBAUCHE. ébauche ébauche ébauche ébauche ébauche ébauche

Profils. COMPÉTENCE de COMMUNICATION ÉBAUCHE. ébauche ébauche ébauche ébauche ébauche ébauche C Profils COMPÉTENCE de COMMUNICATION ÉBAUCHE ébauche ébauche ébauche ébauche ébauche ébauche C Profils COMPÉTENCE de COMMUNICATION APERÇU La compétence de communication englobe l ensemble des aptitudes

Plus en détail

La perception d un cadeau offert par une entreprise au consommateur

La perception d un cadeau offert par une entreprise au consommateur La perception d un cadeau offert par une entreprise au consommateur Regards croisés de l anthropologie et du marketing Jacqueline Winnepenninckx-Kieser 9 décembre 2008 Mise en perspective de la recherche

Plus en détail

Comment engager une personne durablement dans une activité physique

Comment engager une personne durablement dans une activité physique Comment engager une personne durablement dans une activité physique Christine LE SCANFF «PSYCHOLOGIE DES PRATIQUES PHYSIQUES» Université Paris-Sud 11, UFR STAPS OBJECTIFS Quels sont les modèles théoriques

Plus en détail

Somme toute, les principaux thèmes privilégiés par mes interventions furent: La sexualité en général (élargissement de la

Somme toute, les principaux thèmes privilégiés par mes interventions furent: La sexualité en général (élargissement de la 1 Mon stage en résumé Je dois avouer avoir de la difficulté à faire un bilan qui va au-delà du déjà dit dans mes rapports antérieurs, parce que j ai l impression d y avoir presque tout écrit. Par contre,

Plus en détail

PRÉSENTATION DU PLAN DE FORMATION PDG

PRÉSENTATION DU PLAN DE FORMATION PDG PRÉSENTATION DU PLAN DE FORMATION PDG PROGRAMME DE DÉVELOPPEMENT DES GESTIONNAIRES PROFIL DE DÉVELOPPEMENT DU GESTIONNAIRE ET Par Gilles Vachon, M.Ed., M.A.Ps. psychologue et consultant en ressources humaines

Plus en détail

Forum international Gestion publique Recrutement et compétence / Comment moderniser les modes et outils de recrutement

Forum international Gestion publique Recrutement et compétence / Comment moderniser les modes et outils de recrutement Forum international Gestion publique Recrutement et compétence / Comment moderniser les modes et outils de recrutement INTRODUCTION : Le constat Le principe d une école destinée à former tous les magistrats

Plus en détail

Commission des Outils d évaluation pour les Humanités générales et technologiques. Présentation générale des outils

Commission des Outils d évaluation pour les Humanités générales et technologiques. Présentation générale des outils Commission des Outils d évaluation pour les Humanités générales et technologiques Présentation générale des outils 1. Généralités 1.1. Cadre institutionnel Le décret du 24 juillet 1997 sur les missions

Plus en détail

GUIDE POUR LE DÉVELOPPEMENT DE COMPÉTENCES PROFESSIONNELLES (CP) POUR LE 3 ème STAGE

GUIDE POUR LE DÉVELOPPEMENT DE COMPÉTENCES PROFESSIONNELLES (CP) POUR LE 3 ème STAGE 1 GUIDE POUR LE DÉVELOPPEMENT DE COMPÉTENCES PROFESSIONNELLES (CP) POUR LE 3 ème DOMAINES: FONDEMENTS COMPÉTENCE 1: Agir en tant que professionnelle ou professionnel héritier, critique et interprète d

Plus en détail

La communication en 1 ère STG : des connaissances de base pour la mercatique en Tle mercatique

La communication en 1 ère STG : des connaissances de base pour la mercatique en Tle mercatique La communication en 1 ère STG : des connaissances de base pour la mercatique en Tle mercatique INFORMATION ET COMMUNICATION THEMES A. LE COMPORTEMENT DES INDIVIDUS Introduction : interaction individu/groupe

Plus en détail

Charte nationale de l accompagnement à la scolarité

Charte nationale de l accompagnement à la scolarité 1 Le droit à l éducation est un droit fondamental dans notre société. Cette exigence démocratique d une meilleure formation générale et d un haut niveau de qualification pour tous correspond aux besoins

Plus en détail

Rapport relatif à la procédure de mobilisation des experts pour la production d expertise dans le champ sanitaire

Rapport relatif à la procédure de mobilisation des experts pour la production d expertise dans le champ sanitaire Rapport relatif à la procédure de mobilisation des experts pour la production d expertise dans le champ sanitaire Document soumis au conseil d administration du 19 décembre 2013 En tant qu agence sanitaire

Plus en détail

Sondage France Alzheimer / Opinion Way Paroles de personnes malades Principaux résultats Septembre 2015

Sondage France Alzheimer / Opinion Way Paroles de personnes malades Principaux résultats Septembre 2015 Synthèse Sondage Sondage France Alzheimer / Opinion Way Paroles de personnes malades Principaux résultats Septembre 2015 Préambule Donner la parole aux personnes malades, ne pas s exprimer à leur place,

Plus en détail

Introduction. Études classiques font généralement varier 3 niveaux de peur. Principe de l utilisation de la peur en marketing social

Introduction. Études classiques font généralement varier 3 niveaux de peur. Principe de l utilisation de la peur en marketing social Notion de peur Introduction «Facteur indispensable à la survie des espèces car sans elle, une indifférence totale s installe par rapport à la mort» (Dantzer, 1989) Études classiques font généralement varier

Plus en détail

Termes de référence pour le recrutement d un consultant en communication

Termes de référence pour le recrutement d un consultant en communication Termes de référence pour le recrutement d un consultant en communication A. Contexte La Conférence des Ministres de l Éducation des États et gouvernements de la Francophonie (CONFEMEN) est une organisation

Plus en détail

Bachelier - AESI en sciences

Bachelier - AESI en sciences Haute Ecole Léonard de Vinci Programme du Bachelier - AESI en sciences Année académique 2015-2016 Contenu 1. Identification de la formation... 2 2. Référentiel de compétences... 3 3. Profil d enseignement...

Plus en détail

Partage des connaissances

Partage des connaissances Nations Unies Département des opérations de maintien de la paix Département de l appui aux missions Réf. 2009.4 Directive Partage des connaissances Approbation de : Alain Le Roy, SGA aux opérations de

Plus en détail

Le «data mining», une démarche pour améliorer le ciblage des contrôles

Le «data mining», une démarche pour améliorer le ciblage des contrôles MINISTERE DE L ECONOMIE ET DES FINANCES Le «data mining», une démarche pour améliorer le ciblage des contrôles La lutte contre la fraude aux finances publiques a été renforcée ces dernières années et a

Plus en détail

UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL. Bilan de stage du DDM4600 TRAVAIL PRÉSENTÉ À. Thérèse Besner DU COURS DDM4600. Stage de préinsertion professionnelle

UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL. Bilan de stage du DDM4600 TRAVAIL PRÉSENTÉ À. Thérèse Besner DU COURS DDM4600. Stage de préinsertion professionnelle UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL Bilan de stage du DDM4600 TRAVAIL PRÉSENTÉ À Thérèse Besner DU COURS DDM4600 Stage de préinsertion professionnelle PAR MÉLODIE CHAMPAGNE 17 Avril 2015 C est en terminant

Plus en détail

DE LA COMMUNICATION A LA RELATION «CE QU ECOUTER VEUT DIRE?»

DE LA COMMUNICATION A LA RELATION «CE QU ECOUTER VEUT DIRE?» DE LA COMMUNICATION A LA RELATION «CE QU ECOUTER VEUT DIRE?» UVA FOREZ Nathalie Monge Rodriguez 1 PLAN DE L INTERVENTION I. Communiquer :quelques rappels théoriques. II. De la communication à la relation.

Plus en détail

2.3. APRÈS LA FORMATION 2.3.1. FAVORISER LES OPPORTUNITÉS D APPLICATION

2.3. APRÈS LA FORMATION 2.3.1. FAVORISER LES OPPORTUNITÉS D APPLICATION APRÈS LA FORMATION 2.3. APRÈS LA FORMATION Lorsque la formation est terminée, l organisation doit finalement s assurer que l apprenant puisse utiliser de manière concrète les nouveaux apprentissages. Cette

Plus en détail

Fondements et étapes du processus de recherche, 3 e édition

Fondements et étapes du processus de recherche, 3 e édition Fondements et étapes du processus de recherche, 3 e édition Nouveauté Méthodes quantitatives et qualitatives Prix : 81,95 $ Auteurs : Marie-Fabienne Fortin, Johanne Gagnon ISBN13 : 9782765050063 Nombre

Plus en détail

RPS : du processus de détection des risques à la mise en œuvre des moyens d actions

RPS : du processus de détection des risques à la mise en œuvre des moyens d actions RPS : du processus de détection des risques à la mise en œuvre des moyens d actions C. Benoist, Chef du personnel FAI D. Pouchard, Chargé de Mission Afpa Transitions Les étapes de la mise en œuvre de la

Plus en détail

Non déterminante ORGANISATION. Cliquer ici pour visualiser le planning détaillé cours par cours

Non déterminante ORGANISATION. Cliquer ici pour visualiser le planning détaillé cours par cours Niveau : Section : CONTEXTE DE L UNITÉ DE FORMATION 428 98 30 08 U36 D1 (DOMAINE 903) Enseignement supérieur pédagogique de type court Bachelier en éducation spécialisée en accompagnement psycho-éducatif

Plus en détail

Horaires. B2 60 90 C. Prestations et services C1 20 20 D. Techniques de l information et de la communication

Horaires. B2 60 90 C. Prestations et services C1 20 20 D. Techniques de l information et de la communication ANNEXE III Horaires Première année* Horaires Modules Numéro Heures Total A. Institutions et réseaux A1 30 A2 50 120 A3 40 B. Publics B1 30 B2 60 90 C. Prestations et services C1 20 20 D. Techniques de

Plus en détail

DES SAVOIRS PROFESSIONNELS DU TRAVAIL SOCIAL Définition, construction, contenus, validation, Questions épistémologiques

DES SAVOIRS PROFESSIONNELS DU TRAVAIL SOCIAL Définition, construction, contenus, validation, Questions épistémologiques 2328 DES SAVOIRS PROFESSIONNELS DU TRAVAIL SOCIAL Définition, construction, contenus, validation, Questions épistémologiques I ENJEU SOCIAL : UN DEBAT DANS LE CHAMP PROFESSIONNEL Il existe un débat récurrent

Plus en détail

Jennifer REGNIER Educatrice en Activité Physique Adaptée Service Education Diabétique - CHU Michallon de Grenoble - Personnel de recherche

Jennifer REGNIER Educatrice en Activité Physique Adaptée Service Education Diabétique - CHU Michallon de Grenoble - Personnel de recherche Jennifer REGNIER Educatrice en Activité Physique Adaptée Service Education Diabétique - CHU Michallon de Grenoble - - Association ProxYDiab 38 Personnel de recherche - Laboratoire SENS - UFRAPS de Grenoble

Plus en détail

Politique de développement et de gestion des ressources humaines

Politique de développement et de gestion des ressources humaines RÈGLEMENT N 3 Politique de développement et de gestion des ressources humaines Adopté par le Conseil d administration Le 26 mars 1996 - Résolution n o 1931 Table des matières I. Préambule... 3 II. Objectifs

Plus en détail

C ACHING WAYS. Programme PAI

C ACHING WAYS. Programme PAI ING WAYS C ACHING WAYS COACHING WAYS Programme PAI INTRODUCTION A LA FORMATION COACHING WAYS PAI : Les clés du Coaching Cette formation conduit à devenir coach, à un niveau théorique PCC (ICF). 23 jours

Plus en détail

Recommandations organisationnelles. Outils et guides. Guide de gestion de projet chirurgie ambulatoire

Recommandations organisationnelles. Outils et guides. Guide de gestion de projet chirurgie ambulatoire Ensemble pour le développement de la chirurgie ambulatoire Recommandations organisationnelles Outils et guides Guide de gestion de projet chirurgie ambulatoire Mai 2013 Le document source est téléchargeable

Plus en détail

L ACTE DE MESURER ET D ÉVALUER

L ACTE DE MESURER ET D ÉVALUER SECTION 1 L ACTE DE MESURER ET D ÉVALUER OBJECTIF RECHERCHÉ L acte de mesurer et d évaluer est plus difficile que ce qu on peut imaginer au premier abord. S il est relativement aisé de calculer quelque

Plus en détail

La Menace du Stéréotype

La Menace du Stéréotype La Menace du Stéréotype Fabrice GABARROT Bureau M6158 - Uni Mail Université de Genève 40, Bld du Pont d'arve CH-1205 Genève SUISSE Courriel : Fabrice.Gabarrot@pse.unige.ch Les stéréotypes sont, pour simplifier,

Plus en détail

Critères de Choix d une Echelle de Qualité De Vie. Etudes cliniques dans l autisme. Introduction

Critères de Choix d une Echelle de Qualité De Vie. Etudes cliniques dans l autisme. Introduction Critères de Choix d une Echelle de Qualité De Vie Etudes cliniques dans l autisme Marie-Christine Picot Congrès Epsylon 5 avril 2013 Introduction Mesurer la Qualité de Vie liée à la Santé : Evaluer les

Plus en détail

Par conséquent, l année 2010 a été la dernière année d organisation du dispositif Accompagnement +.

Par conséquent, l année 2010 a été la dernière année d organisation du dispositif Accompagnement +. CIRCULAIRE Agirc 2011-04- DAS Objet : Nouveau partenariat Apec - Agirc Madame, Monsieur le directeur, Depuis 2003, le partenariat Apec - Agirc avait pour objet la mise en place de sessions d accompagnement

Plus en détail

Etude empirique de la valeur d utilité de l immobilier des entreprises : un actif associé à la gestion du risque des sociétés

Etude empirique de la valeur d utilité de l immobilier des entreprises : un actif associé à la gestion du risque des sociétés Les nouveaux enjeux et défis du marché immobilier : comment y contribuer? Chaire Ivanhoé Cambridge ESG UQÀM Etude empirique de la valeur d utilité de l immobilier des entreprises : un actif associé à la

Plus en détail

HABITUDES PROBLÉMATIQUES DE JEUX DE

HABITUDES PROBLÉMATIQUES DE JEUX DE HABITUDES PROBLÉMATIQUES DE JEUX DE HASARD ET D ARGENT À L ADOLESCENCE: DE L EXPÉRIENCE À UNE RATIONALISATION SOCIALE Annie-Claude Savard, M. Serv. Soc., candidate au doctorat, École de Service Social,

Plus en détail

Rapport pour Syndicat des professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec

Rapport pour Syndicat des professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec Rapport pour Syndicat des professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec Programme de bourses Fonds commémoratif Louise-Montpetit-Morisseau Développement et validation de l échelle de mesure

Plus en détail

MANUEL DE POLITIQUES ET PROCÉDURES PROVENANCE : NUMÉRO : DRH-006. Direction des ressources humaines OBJET : EN VIGUEUR :

MANUEL DE POLITIQUES ET PROCÉDURES PROVENANCE : NUMÉRO : DRH-006. Direction des ressources humaines OBJET : EN VIGUEUR : MANUEL DE POLITIQUES ET PROCÉDURES PROVENANCE : Direction des ressources humaines OBJET : Formation et développement des ressources humaines (excluant le personnel cadre) NUMÉRO : DRH-006 EN VIGUEUR :

Plus en détail

MMA - Projet Capacity Planning LOUVEL Cédric. Annexe 1

MMA - Projet Capacity Planning LOUVEL Cédric. Annexe 1 Annexe 1 Résumé Gestion Capacity Planning Alternance réalisée du 08 Septembre 2014 au 19 juin 2015 aux MMA Résumé : Ma collaboration au sein de la production informatique MMA s est traduite par une intégration

Plus en détail

Réagir à la dégradation de la qualité des données... 3 Alertes en temps réel... 3 Bilan quotidien... 4 Tableau de contrôle hebdomadaire...

Réagir à la dégradation de la qualité des données... 3 Alertes en temps réel... 3 Bilan quotidien... 4 Tableau de contrôle hebdomadaire... Table des matières Introduction... Les obstacles à l analyse web... Le marquage... Le manque de données... Les limites des outils de mesure d audience... Pour une méthode du Web Analytics... La méthodologie

Plus en détail

Résultats obtenus pour le questionnaire «Clientèle»

Résultats obtenus pour le questionnaire «Clientèle» Résultats obtenus pour le questionnaire «Clientèle» Introduction Suite à l envoi du questionnaire «Clientèle», nous avons reçu un total de 588 réponses. Ce résultat nous semble tout à fait satisfaisant

Plus en détail

Académie de Nancy-Metz L'équipe est constituée des enseignants de 3 écoles :

Académie de Nancy-Metz L'équipe est constituée des enseignants de 3 écoles : Programme Académique de Recherche et d Innovation (PARI) Ecrit sur l'action Titre de l'action : ARTS PLASTIQUES A L ECOLE PRIMAIRE Dynamique de conceptions pédagogiques pour l enseignant et de créations

Plus en détail

Construire un tableau de bord pertinent sous Excel

Construire un tableau de bord pertinent sous Excel Bernard LEBELLE Construire un tableau de bord pertinent sous Excel Théorie, méthodologie et mise en œuvre, 2008 ISBN : 978-2-212-53981-3 PARTIE 1 1 Moïse n a jamais vu la terre promise... «Connais ton

Plus en détail

D après FD X50-176 Management des processus (2005) AC X50-178 Management des processus, Bonnes pratiques et retours d expérience (2002)

D après FD X50-176 Management des processus (2005) AC X50-178 Management des processus, Bonnes pratiques et retours d expérience (2002) L'approche processus D après FD X50-176 Management des processus (2005) AC X50-178 Management des processus, Bonnes pratiques et retours d expérience (2002) Diaporama : Marie-Hélène Gentil (Maître de Conférences,

Plus en détail

Exercice de la kinésithérapie comme salarié dans le secteur des soins de santé

Exercice de la kinésithérapie comme salarié dans le secteur des soins de santé 2013 Exercice de la kinésithérapie comme salarié dans le secteur des soins de santé Ipsos Public Affairs 24/06/2013 1 Exercice de la kinésithérapie comme salarié dans le secteur des soins de santé Table

Plus en détail

Recommandations pour la rédaction du mémoire de MASTER 1 ère année en psychologie sociale, du travail et ressources humaines

Recommandations pour la rédaction du mémoire de MASTER 1 ère année en psychologie sociale, du travail et ressources humaines Recommandations pour la rédaction du mémoire de MASTER 1 ère année en psychologie sociale, du travail et ressources humaines Isabel Urdapilleta Responsable Pédagogique du Master 1 psychologie sociale,

Plus en détail

Plan de continuité d activité

Plan de continuité d activité Plan de continuité d activité - Note méthodologique - Cette méthodologie vise à opérationnaliser le PCA en le confrontant - au travers d une simulation - à la réalité du travail futur. La démarche est

Plus en détail

SCI03 - Analyse de données expérimentales

SCI03 - Analyse de données expérimentales SCI03 - Analyse de données expérimentales Introduction à la statistique Thierry Denœux 1 1 Université de Technologie de Compiègne tél : 44 96 tdenoeux@hds.utc.fr Automne 2014 Qu est ce que la statistique?

Plus en détail

Trouble du traitement de l information sensorielle (SPD) Définition générale

Trouble du traitement de l information sensorielle (SPD) Définition générale Trouble du traitement de l information sensorielle (SPD) Définition générale Le traitement de l information sensorielle, parfois nommé intégration sensorielle, réfère au processus par lequel le cerveau

Plus en détail

CONSEIL INGENIERIE FORMATION MANAGEMENT

CONSEIL INGENIERIE FORMATION MANAGEMENT CONSEIL MANAGEMENT Assurer la responsabilité opérationnelle d une équipe Développer son leadership au sein d une équipe Pratiquer la délégation Conduire une réunion Conduire un entretien individuel-professionnel

Plus en détail

Guide méthodologique 4

Guide méthodologique 4 N/Réf : X2 217 012 Collection Guides méthodologiques Comment réaliser un travail de recherche Guide méthodologique 4 Louis Gaudreau Conseiller en documentation Centre des médias Septembre 2007 TABLE DES

Plus en détail

HABILETÉS SOCIALES à l école. Emmanuelle CHAMBRES COLLOQUE NATIONAL AUTISME- PLURADYS Dijon 3 Avril 2015

HABILETÉS SOCIALES à l école. Emmanuelle CHAMBRES COLLOQUE NATIONAL AUTISME- PLURADYS Dijon 3 Avril 2015 HABILETÉS SOCIALES à l école Emmanuelle CHAMBRES COLLOQUE NATIONAL AUTISME- PLURADYS Dijon 3 Avril 2015 PRÉSENTATIONS Cabinet de Psychologie- Riom 63 LES HABILETÉS SOCIALES: DÉFINITION «Il s agit d un

Plus en détail

Notre modèle d engagement

Notre modèle d engagement Notre modèle d engagement 1. EVALUER L évaluation des compétences que vous souhaitez améliorer implique un vrai échange entre nos deux équipes, et une étude plus approfondie des écarts et des actions préalablement

Plus en détail

L'apprentissage. La majeure partie des conduites sociales n est pas innée mais acquise par apprentissage.

L'apprentissage. La majeure partie des conduites sociales n est pas innée mais acquise par apprentissage. L'apprentissage 1 Définitions a. Approche globale La majeure partie des conduites sociales n est pas innée mais acquise par apprentissage. Un apprentissage est l acquisition d un nouveau savoir. Dans la

Plus en détail

Le diagnostic Partagé,

Le diagnostic Partagé, Le diagnostic Partagé, un outil au service du projet Territorial enfance jeunesse Les Guides Pratiques Introduction Parce que nous sommes dans un monde complexe, Définitions, enjeux, méthodologie Phase

Plus en détail

de formation cycles de formation professionnelle quand les talents grandissent, les collectivités progressent

de formation cycles de formation professionnelle quand les talents grandissent, les collectivités progressent Offre 2013 de formation cycles de formation professionnelle quand les talents grandissent, les collectivités progressent citoyenneté, culture et action éducative cycle de formation professionnelle restauration

Plus en détail

FICHE N 11 : ANALYSER LA COMPOSITION ET LA SÉLECTION DES CANDIDATURES REÇUES

FICHE N 11 : ANALYSER LA COMPOSITION ET LA SÉLECTION DES CANDIDATURES REÇUES FICHE N 11 : ANALYSER LA COMPOSITION ET LA SÉLECTION DES CANDIDATURES REÇUES De quoi s agit-il? L examen d un CV, un entretien téléphonique ou en face à face, constituent autant d étapes qui peuvent donner

Plus en détail

POL3140 Psychologie politique. Cours 5: La personnalité du citoyen

POL3140 Psychologie politique. Cours 5: La personnalité du citoyen POL3140 Psychologie politique Cours 5: La personnalité du citoyen Votre personnalité? http://openpolitics.ca/tikipage.php?pagename=quiz-home Programme Définition Trois approches Une illustration: l autoritarisme

Plus en détail

Synthèse du Rapport de l auto- évaluation des cursus en Psychologie. - Bachelor -

Synthèse du Rapport de l auto- évaluation des cursus en Psychologie. - Bachelor - Synthèse du Rapport de l auto- évaluation des cursus en Psychologie - Bachelor - Lausanne, Février 2011 Au cours de l année 2010, l Institut de Psychologie de la Faculté des sciences sociales et politiques

Plus en détail

ARTICLE. La réussite des étudiants à l'université du Québec à Chicoutimi passe par le respect de tous et le respect des différences

ARTICLE. La réussite des étudiants à l'université du Québec à Chicoutimi passe par le respect de tous et le respect des différences ARTICLE La réussite des étudiants à l'université du Québec à Chicoutimi passe par le respect de tous et le respect des différences Carole Dion Professeure Département des sciences des sciences de l'éducation

Plus en détail

Programme de la séance : Introduction à la théorie de l iceberg (le modèle culturel de l iceberg)

Programme de la séance : Introduction à la théorie de l iceberg (le modèle culturel de l iceberg) Programme de la séance : Introduction à la théorie de l iceberg (le modèle culturel de l iceberg) Acquis d apprentissage Interpersonnels : 1. Meilleure connaissance et empathie culturelle lors des échanges

Plus en détail

Sommaire. Mobilisation/Motivation. Compétences/Potentiel. Descriptif de l épreuve...6. Fiches

Sommaire. Mobilisation/Motivation. Compétences/Potentiel. Descriptif de l épreuve...6. Fiches Sommaire Descriptif de l épreuve...6 Mobilisation/Motivation Fiches Pages 1 Les facteurs de motivation au travail...9 2 Le cadre juridique de la relation de travail (1)...11 3 Le cadre juridique de la

Plus en détail

La formation d adaptation : laboratoire de l internationalisation des références.

La formation d adaptation : laboratoire de l internationalisation des références. La formation d adaptation : laboratoire de l internationalisation des références. Formatrices à l Ecole Normale sociale qui accueille des Assistantes Sociales diplômées à l étranger pour une formation

Plus en détail

Professionnelle. Construire un lien entre théorie et pratique

Professionnelle. Construire un lien entre théorie et pratique A.F.P. Ateliers de Formation Professionnelle Construire un lien entre théorie et pratique Plan de la présentation 1. Les A.F.P. Une nouveauté dans la réforme de la formation initiale des enseignants 2.

Plus en détail

Tous pour un... un pour tous!

Tous pour un... un pour tous! Tous pour un... un pour tous! Activités de développement de la solidarité Élèves du primaire GUIDE D ANIMATION À L INTENTION DES ENSEIGNANTS proposé par 5935, St-Georges, bureau 310 Lévis (Québec) G6V

Plus en détail

Interventions favorisant la motivation des élèves du primaire et du secondaire

Interventions favorisant la motivation des élèves du primaire et du secondaire Interventions favorisant la motivation des élèves du primaire et du secondaire Frédéric Guay Titulaire de la chaire de recherche du Canada sur la motivation et la réussite scolaires Université Laval Véronique

Plus en détail

Sondage auprès des employés du réseau de la santé et des services sociaux du Québec - Rapport sommaire -

Sondage auprès des employés du réseau de la santé et des services sociaux du Québec - Rapport sommaire - Sondage auprès des employés du réseau de la santé et des services sociaux du Québec - Rapport sommaire - Juin 2009 1 Objectifs Réalisée par CROP pour le compte de l Association québécoise d établissements

Plus en détail