GESTION DES RISQUES ET DES CRISES AGRICOLES IHEDREA. Arnaud Diemer, MCF, Université Blaise Pascal, Clermont Ferrand. Jeudi 29 septembre 2011

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1 GESTION DES RISQUES ET DES CRISES AGRICOLES IHEDREA Arnaud Diemer, MCF, Université Blaise Pascal, Clermont Ferrand Jeudi 29 septembre

2 Constat : - une recherche de rentabilité à la ferme (baisse des coûts de production et de stockage, logique de rendements, amélioration de la qualité des produits) qui ne permet plus de dégager des revenus suffisants - une recherche de rentabilité hors de la ferme (coûts de transports, analyse des marchés, contractualisation ) qui devient prédominante - des aléas de plus en plus importants : marché, climat, sanitaire Sur longue période, on constate une évolution des stratégies agricoles : - Amélioration des rendements dans les années 60 - Utilisation des intrants et mécanisation dans les années 70 - Réduction des coûts dans les années 80 (charges mécaniques, transports ) - Stratégie de masse, de diversification ou de différenciation dans les années 90 - Analyse des marchés agricoles (MAT) et contractualisation dans les années

3 Les exploitants agricoles ont à gérer un ensemble de risques qu il est possible de décomposer en quatre catégories : risque de prix, risque climatique, risque sanitaire, risque environnemental. Depuis quelques années, ces risques génèrent de véritables crises, remettant en cause la pérennité des exploitations agricoles I. RISQUES DE PRIX ET LOGIQUE DE MARCHE Le fonctionnement des marchés agricoles est l un des premiers sujets de préoccupations des agents économiques. On rappelle souvent que les agriculteurs sont des agents économiques mis en concurrence sur un ou plusieurs marchés. L efficacité de ces marchés (mécanisme d allocation optimale des ressources) résulte d un processus d équilibre offre-demande, qui tourne rarement à l avantage des exploitants agricoles. La volatilité des prix et la structure concurrentielle des marchés se sont traduites par une diminution des prix des matières premières, donc une baisse des revenus agricoles. 3

4 A. Caractéristiques des marchés agricoles Le mécanisme de l offre et de la demande, c est à dire la dynamique prix-quantité, est la principale caractéristique des marchés agricoles. Derrière ce mécanisme, se cachent cependant des réalités diverses : 1 il existe ainsi plusieurs catégories de produits échangés; 2 à chaque grand groupe de produits correspond un marché particulier (caractéristiques de l offre et de la demande) ; 3 le marché en question est organisé par un certain nombre d institutions et les transactions se font sur la base de contrats. 4

5 1. Le mécanisme de l offre et la demande A chaque grand groupe de produits agricoles, correspond un marché particulier. Les différences de prix entre les différents types de marché varient en fonction de l offre et la demande. L offre de produits agricoles apparaît sous la forme d une production nationale, d une production étrangère (importations) et la constitution de stocks. La demande se dissocie en consommation nationale et exportations. Production + - (Δ Stocks) + Importations = Consommation + Exportations Les fluctuations du marché portent à la fois sur les quantités produites et commercialisées, les stocks, les appels des principaux pays importateurs, les parts de marché des principaux pays exportateurs. Elles se traduisent par un cours (prix) sur les différents marchés, qu il faut convertir en monnaie étrangère (taux de change) dans le cas des échanges internationaux. - La demande se présente sous la forme d une consommation nationale et d exportations. Dans les deux cas, les produits agricoles ont trois débouchés possibles : l alimentation humaine, l alimentation animale, et 5 l utilisation à titre de biens intermédiaires des industries non alimentaires.

6 Blé tendre Blé dur Maïs Orge Industries non alimentaires Meunerie Semoulerie Maïserie Amidonnerie Glucoserie Malterie Boulangerie Viennoiserie Biscuiterie Biscotterie Confiserie chocolaterie Préparations alimentaires Pâtisserie Viennoiserie Industries des pâtes et semoules Brasserie Distillerie Alimentation animale Alimentation humaine 6

7 La demande a des fondements microéconomiques (besoin, prix du produit, produit substituable ) ; macroéconomiques (évolution en fonction du revenu) ; sociaux (habitudes, coutumes) ou alimentaires (rations, mode ). Une meilleure compréhension de la demande passe également par une analyse de l élasticité de la demande par rapport au prix (conséquence d une variation de prix sur une variation de la demande), par une étude des effets revenu (une hausse du niveau de vie peut générer une évolution du niveau de consommation) et des effets substitution (une hausse du prix d un produit agricole peut reporter la demande sur un produit substituable, exemple de la relation blé/maïs). Les exportations sont fortement liées aux parts de marché des différents pays exportateurs ainsi qu aux variations du taux de change (notamment de la parité /$). Dans le cas du blé, 80% de la production part en alimentation humaine, 20% en alimentation animale. Tout accroissement sensible du niveau de vie est susceptible d entraîner une évolution du régime alimentaire (Pays du Moyen-Orient et méditerranéens). Dans bien des cas cependant, la solvabilité de la demande de blé ne provient pas d une augmentation des revenus des consommateurs eux-mêmes, mais d un accroissement des subventions à la consommation accordées par les Etats. 7

8 - L offre de produits agricoles sur le marché est liée à trois sources : la production nationale des différentes exploitations agricoles, le stock de produits existants chez les producteurs et les intermédiaires (organismes stockeurs), les importations qui accroissent les quantités offertes sur le marché national. L offre de produits agricoles a des fondements microéconomiques. Une meilleure compréhension de l offre passe par une analyse en termes d effet revenu et d effet substitution. Il y a effet de substitution lorsque la diminution de prix du produit sur le marché conduit les producteurs à diminuer leur offre en réduisant leur production et en utilisant leur capacité pour réaliser d autres productions. Nous sommes dans le cas normal d une offre variant dans le même sens que le prix. Il y a effet de revenu lorsque la baisse du prix entraînant une diminution des recettes et du revenu, les producteurs vont s efforcer d écouler une quantité supplémentaire du produit pour conserver le même niveau de recettes, l offre augmente lorsque le prix diminue. 8

9 Produc'on mondiale de blé (en Millions de Tonnes) 800,0 700,0 600,0 500,0 400,0 300,0 200,0 100,0 0,0 2001/ / / / / / / / / / /12 9

10 Quel est l effet le plus puissant? La réponse doit être cherchée dans l importance du produit offert par les producteurs. L effet de revenu risque de l emporter si la production considérée représente la recette principale de l entreprise (monoproduction dans le cas du maïs). Par contre, l effet de substitution l emporte si on a affaire à un produit qui ne représente qu une faible part du revenu des producteurs. L élasticité de l offre par rapport au prix, définie comme le rapport entre une variation relative de la quantité offerte et la variation relative du prix qui l a provoquée, permet de comprendre l ampleur d un ajustement de l offre suite à une variation des cours mondiaux. L élasticité de l offre par rapport au prix est positive dans la mesure où l offre est normalement une fonction croissante du prix (l effet de substitution l emportant sur l effet de revenu). Trois cas significatifs peuvent être retenus (variation de l offre plus que, proportionnelle, moins que, à la variation des prix). 10

11 L offre de produits agricoles a également des caractéristiques temporelles. Il convient enfin de dissocier l offre continue de produits agricoles (lait, viande, œufs ), de l offre discontinue de produits pendant la période de récolte (fruits non stockables, légumes frais) ; ou de l offre discontinue de produits pendant la période située entre le début de la récolte et la fin du stockage (pommes, poires). Ces écarts, liés au cycle naturel du produit, peuvent être plus moins lissés par les possibilités de stockage des différents agents économiques ou les mouvements d importation. La rencontre entre l offre et la demande doit fixer le cours du produit agricole (idée d un équilibre). Il convient toutefois de discerner le marché national du marché international. La variation des cours mondiaux peut en effet être compensée par une politique de soutien des Etats nations (subventions, stockage, prix plancher). En outre, le mécanisme d ajustement des prix peut être contrecarré par un ajustement des quantités (exemple des quotas laitiers), dans ce cas, le prix et les quantités sont fixés préalablement. 11

12 Bilan mondial du Blé (en millions de T) 800,0 300,0 700,0 250,0 600,0 Produc'on et consomma'on en MT 500,0 400,0 300,0 200,0 150,0 100,0 Stocks de cloture en MT 200,0 100,0 50,0 0,0 2001/ / / / / / / / / / /12 Stock de cloture ProducTon UTlisaTon 0,0 12

13 13

14 2. Déséquilibre des marchés et dynamique prix-quantités Les cycles de type quantité-prix reposent sur le fait que l équilibre des marchés ne peut être organisé selon le principe qu un commissaire priseur annonce des prix successifs jusqu à ce que l offre soit égale à la demande (tâtonnement walrassien). On distingue généralement le modèle du Cobweb et les modèles dynamiques. a. Le modèle du Cobweb Le modèle décrit une situation dans laquelle en raison des délais de production, la décision de produire pour la période suivante est fondée sur la situation observée dans la période en cours. Une telle situation de déséquilibre est productrice de fluctuations. Il s enclenchera alors un processus de convergence vers l équilibre (les fluctuations enregistreront un amortissement progressif) ou au contraire il s enclenchera un processus de divergence (les fluctuations iront en s amplifiant) selon les pentes des fonctions d offre et de demande. 14

15 Plusieurs cas de figures sont envisageables, et ce sont les élasticités respectives des fonctions d offre et de demande qui expliquent la nature des oscillations. Trois cas sont distingués : (a) les oscillations amorties, (b) les oscillations amplifiées, (c) les oscillations autoentretenues. P1 P3 P* P O P2 D Q2 Q* Q1 - Dans le graphique (a), le marché est déséquilibré puisque le prix P1 est supérieur au prix P* qui équilibrerait l offre et la demande. En P1, l offre correspondante Q1 est trop élevée par rapport à l offre d équilibre Q*, et le prix P2 qui ajuste l équilibre offre/demande à la période suivante se trouve en deçà du prix d équilibre P*, donc est trop faible. A la période suivante, ce nouveau prix P2 va engendrer une offre de produits trop faible, soit Q2, et le prix P3 qui assure l équilibre offre/demande au cours de cette période est toujours trop élevé mais se rapproche de P*. Au bout de plusieurs périodes, l équilibre du marché sera atteint, soit le couple P*Q*. Il s agit d un cas de modèle cobweb convergent. 15 Q

16 - Dans le graphique (b), partant de P1, et par le même processus que celui décrit ci-dessus, le déséquilibre va en s amplifiant. Il s agit d un cas de modèle divergent qui s explique par le fait que la pente de la fonction de demande est moins élastique que la pente de la fonction d offre. P O P1 D Q 16

17 - Dans le graphique (c), les pentes des deux fonctions d offre et de demande sont identiques (au signe près), partant de P1, le déséquilibre s auto-entretient. P O D Q 17

18 Soit O t = a P t-1 + b D t = - c P t + d De l équilibre du marché (Ot = Dt), on en déduit la relation de récurrence : P t = - a /c ( P t - 1) + (b-d)/ c La dynamique est de type oscillatoire, convergente si la pente de la courbe d offre est inférieure à la valeur absolue de la pente de la courbe de demande (a > c), divergente dans le cas contraire (a < c). Ce cycle de type prix-quantité a deux caractéristiques : - Les prix et les quantités fluctuent en sens contraire ; les quantités sont élevées quand les prix sont faibles et faibles quand les prix sont élevés. - La période du cycle est égale au double de la période de production (délai entre l observation des prix et l offre de biens). 18

19 b. Délais d ajustement des prix et des quantités Le modèle de cycle prix-quantité repose sur un schéma d anticipation de prix particulièrement simple où le prix anticipé par les producteurs pour la période t est le prix observé à la période (t-1). Considérons maintenant des délais d ajustement de la demande et du prix d offre des producteurs. Supposons que la distribution de retard soit une distribution de premier ordre. En temps continu, le modèle s écrit : dp / dt = (1 - µ) [PS (Qt) Pt ] 0 < µ < 1 dq / dt = (1 - µ ) [Qd (Pt) Qt] 0 < µ < 1 Comme µ et µ sont compris entre 0 et 1, le modèle est stable et la dynamique autour du point d équilibre dépend de la valeur des racines de l équation caractéristique : r² + (1- µ µ ) r + (1 + a/c) (1 - µ) (1 - µ ) = 0 19

20 Dans le cas où les délais d ajustement des prix et des quantités sont très différents, les racines de l équation caractéristique sont réelles et négatives, et l économie converge vers l équilibre sans fluctuations cycliques (figure a). Quand les délais d ajustement de la demande et des prix sont proches, l ajustement est de type spirale (figure b). (a) (b) P Q d (P) P S (Q) S P B P S (Q) E S D A C A D D Q d (P) Q Q 20

21 Si les producteurs fixent le prix et les consommateurs les quantités. A droite de la courbe d offre PS (Q), par exemple au point A de la figure (a), la quantité demandée par les consommateurs est supérieure à celle qui est optimale pour les producteurs à ce niveau de prix (point S ) et le prix est inférieur au prix optimal pour les producteurs à ce niveau de production (point S ). Les producteurs vont donc augmenter leur prix, ce qui leur permettra de satisfaire la demande excédentaire qui leur est adressée (S A). En ce qui concerne les consommateurs, au dessus de la courbe de demande Qd (P), le prix est plus élevé que celui que les consommateurs sont prêts à payer pour acheter la quantité Q (point D ), ou encore, la demande des consommateurs est plus faible à ce niveau de prix que le niveau actuel (la demande optimale correspond au point D sur la courbe de demande). La demande a donc tendance à diminuer (flèche vers la gauche au point A). 21

22 Le même raisonnement appliqué aux trois autres régions permet de décrire l évolution des prix et des quantités. Cette évolution va engendrer un cycle qui converge vers le point d équilibre (E). La convergence est pratiquement monotone si les délais d ajustement des prix et des quantités sont très différents, elle présente au contraire des fluctuations de type spirale lorsque ces délais sont proches (figure b). A la différence du cobweb où les prix et les quantités évoluent de façon opposée, l évolution au cours du cycle est plus continue. Au point A, où la demande est excédentaire, les prix augmentent et la production diminue pour résorber l excès de demande, la réduction de la demande entraîne une baisse du prix (point B), cette dernière entraîne un retournement de la demande (point C). La reprise de la demande finit par relancer la hausse des prix (point D). 22

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26 B. Comprendre son environnement L exploitant agricole doit connaître l environnement macroéconomique international (situation de crise subie par certains pays; élargissement de certaines régions telles que l Europe; croissance soutenue de pays comme la Chine, la Russie, l Inde ) afin d anticiper les principaux points de croissance ou de retournement du marché. Ainsi dans le cadre de l élargissement de l Europe, l entrée de la Pologne à modifier l organisation du marché du lait. 1/ Il convient de cerner l impact des échanges internationaux. Ce sont les zones de surplus ou de déficit qui font les prix. L Australie, le Canada, l Argentine et le Brésil représentent seulement 15% de la production mondiale des principales cultures marchandes (blé, colza, soja, tournesol, ) mais 35 à 40% des exportations mondiales. à Depuis quelques années, la Chine et l Inde (38% de la population mondiale, 15% des importations mondiales), à la fois producteur et consommateur (cultures détruites par les aléas climatiques) sont à l origine de certains mouvements erratiques de prix. 26

27 Thèse du développement économique : tout pays ayant une croissance forte, doit opérer un décollage par l intermédiaire de sa classe moyenne, ceci se traduit concrètement par le passage d une alimentation à base de céréales à une alimentation d origine animale. C est ainsi que l Inde qui a une croissance de 8-9% par an, a vu son production de volailles augmenter de 12% par an depuis 5 ans. La Chine avec une croissance comprise entre 10% et 12% a vu sa consommation de viande par tête progresser de 4.5% par an depuis Or le monde animal est nourri à partir de céréales et de tourteaux (soja, colza, tournesol). Cette modification des marchés serait à l origine de la hausse des prix. Le régime carné nécessite 5 fois plus de terres que le régime végétarien, pour produire un kilo de viande, il faut entre 3 et 10 kg de céréales. 27

28 Les estimations de production mondiale de blé en 2011 devraient atteindre le record de 690 millions. L essentiel de la hausse traduit des résultats meilleurs que prévu dans l hémisphère sud, surtout en Argentine et en Australie, mais on formule aussi des hausses notables pour la Chine et le Kazakhstan. La moitié de l augmentation du chiffre mondial de l offre est absorbée par une utilisation plus forte dans l alimentation animale, car les prix compétitifs par rapport au maïs continuent d attirer une demande supplémentaire. Toutefois, les stocks mondiaux à la fin de 2011/12 sont révisés à la hausse et sont désormais estimés atteindre 204 millions de tonnes, tout juste inférieurs au record de 206 millions de tonnes de 1999/00. Les stocks des principaux exportateurs vont sensiblement augmenter au Kazakhstan et en Ukraine, mais ceux de l UE et des Etats-Unis devraient rester plus ou moins inchangés. Une bonne partie de la hausse des stocks cette année interviendra en Chine et elle sera donc pour l essentiel inaccessible au marché mondial. Placés à 135,4 millions de tonnes, les échanges mondiaux sont désormais estimés ne faire que 1,4 million de tonnes de moins que le record de 2008/09, favorisés par la forte demande pour des blés de qualité moyenne et inférieure. 28

29 Production et consommation mondiale de blé 29

30 07/08 08/09 09/10 10/11 11/12 est prév BLE (en millions de tonnes) Production Echanges Consommation Stocks de report Var. d une année sur l autre Principaux exportateurs a)

31 Situation des Stocks au 01/01/2012 Chiffres Provisoires (Redressements Compris Chez les Collecteurs En Stockage pour les C.A. ) Agrées d'intervention (Tonnes) BLE TENDRE BLE DUR ORGES MAIS SEIGLE AVOINE SORGHO TRITICALE TOTAL Situation des Stocks au 01/01/2011 (Redressements Compris Chez les Collecteurs En Stockage pour les C.A. ) Agrées d'intervention (Tonnes) BLE TENDRE BLE DUR ORGES MAIS SEIGLE AVOINE SORGHO TRITICALE TOTAL

32 Exportations de blé tendre de la France Juillet Août Septembre Octobre Novembre 3 - Pays-Bas , , , , ,4 4 - Allemagne , , , , ,5 5 - Italie , , , , ,6 6 - Royaume-Uni , , , , ,6 7 - Irlande , , , ,1 8 - Danemark 56, ,7 143,3 114,8 196,4 9 - Grèce 9 440, , , , , Portugal , , , , , Espagne , , , , , Belgique , , , , , Luxembourg 2 313,1 454, , , , Maroc , ,6 964, , , Algérie , , , , , Tunisie Libye , , Egypte , Mauritanie 9 590, , , , , Mali 8 600, , , , , Burkina-Faso 3 300, , , , , République du Cap-Vert 4 565, , Sénégal , , , , , Guinée , Côte-d'Ivoire , , , , , Ghana , , Togo , , Bénin 5 250, , Nigeria , , , Cameroun , , , , , Gabon 5 000, , , ,1 32

33 - L analyse de la production, de la consommation et des échanges traduit un effet, connu sous le nom d effet King. Dans le cas du porc, une hausse de 2% de la production agricole génère une baisse des prix de plus de 50%. Dans le cas du blé dur, le canada et les USA représentent 80% des échanges mondiaux, une baisse de 15% de la production américaine se traduit par une hausse de 25% des prix Production Consommation Bilan mondial du blé dur 09/10 (En Mt) source CIC 29/10/

34 - Les effets de substitution entre produits agricoles modifient l offre mondiale et déstabilisent par la même occasion, les marchés agricoles. Cette tension est particulièrement vive sur les marchés du soja et du maïs, mais également entre le soja et le blé (en Argentine, le match blé soja est en train de tourner à l avantage du soja, les emblavements de blé sont les plus bas depuis 100 ans). Surfaces semées en maïs, soja et blé aux Etats-Unis (Source USDA en Mha) Millions d'acres Total blé Soja Maïs Années Inondations: - Le soja est privilégié car peut se semer plus tard que le maïs 34

35 2/ La pression des agro-carburants : la concurrence entre terres agricoles dédiées aux cultures alimentaires et terres agricoles dédiées aux cultures énergétiques. On risque d assister à un resserrement des liens entre énergie et agriculture, donc à plus de volatilité des cours (lien entre le prix du pétrole et le cours des produits agricoles). Utilisations mondiales de céréales pour la fabrication d éthanol /05 05/06 06/07 07/08 08/09 09/10 Maïs Blé Sorgho Orge Autres 35

36 Utilisations mondiales de céréales par pays pour la fabrication d éthanol /05 05/06 06/07 07/08 08/09 09/10 Etats Unis UE Canada Chine Autres 36

37 3/ Le coût du fret devient déterminant dans la compétitivité prix. Entre 2007 et 2008, on a assisté à une véritable concurrence entre matières premières et ressources énergétiques. L effet Jeux Olympiques et les besoins en énergies fossiles de la Chine ont généré d énormes tensions sur le transport maritime en 2007 et Toutes les barges utilisées pour les produits agricoles ont été louées aux chinois pour alimenter leur croissance économique. Depuis, le prix du transport maritime de vrac sec (minerai de fer, charbon, céréales ) poursuit son plongeon. Le Baltic Dry Index, qui représente l évolution de ses prix moyens sur 20 routes maritimes internationales, est tombé le jeudi 2 février à 662 points. Après une chute de 59% depuis début janvier, il est désormais à un niveau jamais atteint depuis 1986 (706 pts, le 21 février 2012). Dans un contexte économique délicat avec une demande relativement molle, le secteur du fret de vrac sec est confronté à une surcapacité de la flotte mondiale. Des navires, commandés à des périodes où la conjoncture incitait plus à l optimisme, sont encore livrés en masse il faut en moyenne de l ordre de 2 à 3 ans entre la commande et la livraison. 35 nouveaux capesizes les plus gros navires ont été livrés sur les seules trois premières semaines de janvier (Source : BRS). 37

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40 4/ Les conditions climatiques ont toujours été à l origine des baisses ou des hausses de la production, créant ainsi des zones de déficit ou de surplus (on rappelle que trois années consécutives de «bonne» production américaine suffirait à faire plonger les cours des céréales), cependant ce qui a changé, c est la volatilité des prix accentuée par les changement climatiques. 5/ Le taux de change (et plus particulièrement la parité dollar / Euro) joue sur la monnaie de facturation des produits agricoles. Généralement payés en dollars, les produits agricoles subissent les fluctuations du change. 6/ Les marchés agricoles sont en train de devenir des marchés financiers. Les opérations de spéculation génèrent une certaine dérive du capitalisme financier et modifient les comportements sur les marchés agricoles. Les marchés à terme, lieux de couverture, deviennent progressivement des lieux d arbitrage et spéculation. La crise financière des subprime (crise immobilière et crise des actifs financiers) a amené les opérateurs du marché à se replier sur les marchés agricoles. La financiarisation des marchés agricoles contribue à rendre plus instables les cours des matières premières. 40

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42 7/ L exploitant agricole devra ensuite tenir compte de sa position géographique à l égard des zones de stockage, de production et de consommation. Sa compétitivité s exprime à la fois en termes de coût de production, de coût de stockage et de coût de transport. Les prix s expriment généralement en prix rendus (tenant compte des coûts de transport jusqu au lieu de destination) par rapport à une base donnée (juillet, le plus souvent) et en prix FOB (Free on Board : départ du lieu de stockage ou de production). C est l importance des bassins de production et de transport qui déterminent la référence à un port d embarquement (Rouen, Dunkerque, La Pallice, ), une ville de départ production (Port la Nouvelle, Creil Metz, Eure et Loir ) dans le cas du blé tendre. Ces prix sont donnés par FranceAgriMer. 42

43 Blé tendre Base juill rendu Rouen standard Maïs Pois Colza Orges de mouture Base juill FOB Bordeaux Standard Base août Fob Creil Prix Spot Fob Moselle Base Juil Rendu Rouen Standard Orges de basserie Base Juil Fob Creil Type sebastian Blé Chicago Échéance rapproché e Chicago en usd/ boisseau Cours Taxes Majoratio ns Spot Nets de taxe majoratio ns incluses Change/ veille CotaTons au 15 novembre 2012 : 1 euro = $ 43

44 Cota'ons marché physique Le 22 février 2012 cours EUR/USD : (21/02/2012) Blé tendre base juillet rendu Rouen standard Blé dur base juillet rendu Port La Nouvelle standard Maïs base juillet FOB Bordeaux standard Orge Mouture base juillet rendu Rouen standard Orges Brasserie base juillet FOB Creil type Sebastian Pois base août FOB Creil Colza Prix SPOT FOB Moselle Cours Taxes Majoration s Spot nets de taxe majoration s incluses Change / Veille

45 Blé de Meunerie Euros /t Compensations Janvier Mars Mai Novembre Janvier Mars Mai Novembre Janvier Mars Mai Source : Agritel, 15 novembre

46 Cotations Marchés à terme MATIF EURONEXT, le 21 février 2012 Blé tendre ( /t) Mars Mai Août Novembre Janvier Mars Mai Maïs ( /t) Mars Juin Août Novembre Janvier Mars Juin Graine de Colza ( /t) Mai Août Novembre 2012 Février Mai Août

47 A côté des cotations traditionnelles exprimées en «base juillet» et en rendu port d embarquement, FranceAgriMer diffuse des cotations internationales quotidiennes pour les blés français et hebdomadaires pour les orges de brasserie. Elles incluent les majorations mensuelles liées aux frais de stockage (environ 0,93 /t/mois) et les coûts de transport et de manutention liée au chargement des bateaux. Elles sont quotidiennes pour les blés français, les orges fourragères et le maïs, hebdomadaires pour les orges de brasserie. - Pour le blé tendre, French Channel Wheat (FCW), pour les sorties par la Manche et la mer du Nord (80 % des exportations vers les pays tiers et 15 % de celles vers l UE). Les blés de classe 1 (FCW 1) French Atlantic Wheat (FAW), pour les exportations à partir du littoral atlantique (15 % des sorties de blés français): les blés de classe 1 (FAW 1) - Pour le blé dur, FOB La Pallice, au départ des ports atlantiques FOB Port-la-Nouvelle, depuis la côte méditerranéenne. - Pour les orges, elles se subdivisent en orges fourragères (FOB Rouen) et orges de brasserie. On utilise alors une cotation dite French Malting Barley (FMB), qui comporte trois sous-cotations : Channel Spring Barley, pour les orges de printemps au départ de la Manche; Channel Winter Barley 6 Rows, pour les orges d'hiver six rangs au départ de la Manche; Atlantic Spring Barley, pour les orges de printemps au départ de la façade atlantique. 47

48 Ces cotations sont directement comparables à celles d autres origines. Elles incluent les majorations mensuelles et les coûts de mise à fob. Exprimées en euros et en dollars (hors restitutions à l exportation), elles permettent d améliorer la compréhension des opérateurs étrangers en leur donnant un élément de comparaison homogène. Pour le blé, deux types de cotations internationales sont disponibles : le French Channel Wheat (FCW) pour les sorties de blé assurées par les ports de la Manche et de la Mer du Nord, soit 80 % des exportations françaises sur pays tiers et 15 % des ventes sur l Union Européenne. Est côtée en 2003/2004, la classe représentative 1 : FCW 1. En effet, 75% de la récolte française 2003 est classée dans les catégories E et 1. Le French Atlantic Wheat (FAW) pour les opérations réalisées à partir de la façade atlantique, soit 15 % des sorties de blés français. Sont actuellement côtés les blés de classe 1 (FAW 1). Les cotations sont présentées au stade négoce (hors TVA). Pour obtenir le prix culture, il suffit de retrancher la marge de l OS (9 à 12 la tonne) et les taxes à la charge du producteur (dans le cas du blé tendre : 1.27 /t ; blé dur : 0.77 /t). 48

49 On assiste depuis quelques années à un resserrement des écarts de prix mondiaux pour de nombreux produits agricoles, notamment le blé tendre Mer Noire classe 4 France FCW 1 SRW - Golfe + 10/08/09 17/08/09 24/08/09 31/08/09 07/09/09 14/09/09 21/09/09 28/09/09 05/10/09 12/10/09 19/10/09 26/10/09 02/11/09 Source : CIC (en $/t) 49

50 Tous ces éléments devraient générer plus de volatilité des prix dans l avenir et l apparition d une superposition de deux cycles. - Une tendance à la fois baissière (à la suite de la récolte) et haussière des cours (au fur et à mesure que l on se rapproche de la nouvelle récolte). - Des fluctuations brutales de cours (à la hausse comme à la baisse) durant des périodes très courtes. à Ceci devrait accroître le besoin de se couvrir sur les marchés à terme. à Ceci va également encourager une certaine spéculation sur les matières premières. 50

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