PERDRIX - FAISANS INFO

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1 PERDRIX - FAISANS INFO la la lettre d information du réseau perdrix-faisans n février Au sommaire Situation des perdrix dans le centre-nord en densités au printemps ( p. 2 ) - disparition des perdrix grises adultes ( p.4 ) - succès de la reproduction de la perdrix grise ( p.5 ) - succès de la reproduction de la perdrix rouge ( p.8 ) Activités du réseau pour le faisan commun en suivi de la reproduction du faisan commun ( p.10 ) - écoute des coqs chanteurs oiseaux de passage ( p.12 ) Le conservatoire perdrix grise - survie des perdreaux du conservatoire - bilan à la miaoût 2011 ( p. 14 ) Travaux perdrix grise - l étude nationale PéGASE ( p. 18 ) - l enquête nationale sur le statut du petit gibier sédentaire de plaine ( p. 19) - le point sur la recherche internationale ( p. 19 ) Coin presse ( p. 23) Mise en page: F. Depasse et F. Reitz diffusion de base: pour attribution: interlocuteurs techniques départementaux du réseau perdrix-faisans s/c voie hiérarchique pour information: FRC, FNC et interne ONCFS Lettre éditée par la DER - CNERA petite faune sédentaire de plaine, Saint Benoist, BP20, LE PERRAY EN YVELINES CEDEX Perdrix-faisans info n 20 février

2 SITUATION DES PERDRIX DANS LE CENTRE-NORD NORD EN 2011 par François REITZ Densités au printemps D après les résultats transmis au réseau, les comptages de perdrix réalisés au printemps 2011 ont concerné plus de 2400 communes au sein de 23 départements. Plus de ha ont fait l objet de dénombrements, essentiellement par battue à blanc sur des secteurs-échantillons. Les densités moyennes mesurées sur les terrains suivis ont le plus souvent bien augmenté par rapport à l an passé. Ainsi, seuls quatre départements présentent une densité moyenne inférieure à 10 couples aux 100ha, dont la Meuse et le Cantal avec une seule zone. A l opposé on relève plus de 20 couples aux 100ha dans les deux départements du Nord Pas de Calais, dans l Oise et la Somme et sur les terrains suivis de l Essonne et du Val d Oise. Dans les départements du nord de la région Centre, les densités bien qu en augmentation demeurent faibles par rapport à ce qu on y a connu par le passé, en particulier en Eure et Loir avec à peine 10 couples aux 100ha. Densités de perdrix au printemps 2011 sur les terrains suivis et surfaces recensées km² 49z 1426km² 11 Les nombres en gras sont les densités en couples aux 100ha de perdrix grises ou de perdrix grises et rouges confondues lorsque les deux espèces sont présentes (départements avec astérisques). Ils sont sur fond bleu pour les départements où les comptages sont supposés représentatifs d au moins une grande partie du département (comptages sur échantillons nombreux plus de 500 km² comptés et bien répartis dans la plupart des régions agricoles). En dessous et en italiques sont indiqués la surface comptée lorsqu elle a été communiquée, le nombre de zones distinctes (z) et/ou le nombre de communes concernées (c). () données recueillies sur un seul GIC, sans valeur représentative. 18c 227km² 68z/94c 10* 1330km² 86z/243c 13* (12*) km² 12c 547km² 534z 4km² 1z/1c >325km² 202c 795km² 291c km² 3z/47c 13* km² 176c 10* 45km² 8z/17c 179km² 49c (0,2) km² 1z/14c >114km² 69c km² 27z/ 533c km² 5z/154c 787km² 22z/206c 113km² 8z/35c 3.9* 29km² 5z/11c (11) 2z x* 472km² 6z/66c (4) 31km² 1z/13c Perdrix-faisans info n 20 février

3 C est dans la partie nord-ouest de la zone suivie que la progression a été la plus forte par rapport à l an passé avec une augmentation de la densité supérieure à 50% dans plusieurs départements. Dans ces départements, on avait relevé un succès reproducteur supérieur à 6 jeunes/poule en 2010 (toutefois d autres départements ayant bénéficié d une telle reproduction en 2010 n ont pas progressé autant en densité en 2011). La situation est moins favorable à l est de la région, avec des progressions le plus souvent inférieures à 30%, voire même des régressions, notamment en Meuse suite à l arrêt d opérations de repeuplement. Evolution des densités de perdrix du printemps 2010 au printemps 2011 sur les terrains suivis Si on limite l analyse aux 146 zones (territoires de chasse, communes ou GIC) au sein de 12 départements pour lesquelles toutes les données de suivi sont disponibles (comptage au printemps précédent, échantillonnage de compagnies durant l été 2010 et relevé d un éventuel tableau de chasse), on aboutit à une augmentation moyenne des densités d un peu plus de 30%. L indice de densité, fixé à 62 en 2010 à partir de ce type de données, remonte ainsi à 81. Malgré cette augmentation, cet indice de densité reste bien inférieur à ce qui a été observé jusqu en 2008 (indice 100 en 1990, indice moyen de 110 entre 1987 et 2008 avec un minimum de 84 en 1998 et un maximum de 152 en 1991). On peut cependant espérer que la bonne reproduction de 2011 (voir ci-dessous) permettra de se rapprocher de l indice 100 en 2012, et peut-être même de le dépasser * +36* +62* +54* +33* (+41) En pourcentage par rapport à 2010 * variation statistiquement significative +45* +36* +53* +35* +29 (-8) +33* +33* +22* -5 (+53) +19* +14 -x* 0 +16* (-28*) indice de densité (100 en 1990) EVOLUTION DE LA DENSITE DE PERDRIX SUR DES TERRAINS DE REFERENCE Les terrains de référence sont ceux pour lesquels on dispose de toutes les données sur un cycle annuel de printemps à printemps. Bien sûr certains terrains sont remplacés par d autres au fil des années Perdrix-faisans info n 20 février

4 Disparition des perdrix grises adultes Le taux de disparition naturelle des perdrix adultes de printemps à printemps a pu être estimé par bilan démographique sur les 146 zones de référence ainsi que pour l ensemble des unités de gestion (région agricole ou sous-région) du Loir et Cher et de la Somme. Sur l ensemble des zones de référence, le taux s établit à 59%, soit en nette baisse par rapport à l année précédente. Il est dans la partie basse de la fourchette des valeurs estimées depuis une dizaine d années avec une moyenne sur ces années de 63% et un maximum en de 68%. Il semble que les très mauvaises conditions climatiques de la fin de l automne et de l hiver (épisodes neigeux importants et durables, froid intense) n aient pas eu d impact négatif sur la survie de l espèce. Les estimations départementales font moins apparaître que les années précédentes une différence de niveau de mortalité entre le nord-ouest de la zone suivie et le sud-est. La plage de variation d une région ou d un département à l autre au sein de la Picardie est ainsi assez similaire à celle qu on observe en Champagne-Ardenne ou en région Centre. Les départements pour lesquels les prélèvements par la chasse ne sont que peu ou pas connus ou n ont pas été transmis au réseau ont connu une disparition globale, chasse comprise, tout à fait cohérente avec les autres départements. Il n y a donc pas cette année de grande région qui ait bénéficié d une meilleure survie des perdrix qu une autre. A souligner quand même le cas de la Seine maritime qui présente comme l an passé un taux de disparition, chasse comprise, de l ordre de 54%, c est à dire inférieur à ce qu on observe la plupart du temps ailleurs hors chasse. TAUX ANNUEL APPARENT DE MORTALITE NATURELLE DES PERDRIX GRISES ADULTES EN MOYENNES DES MOYENNES DEPARTEMENTALES ET ECARTS-TYPES 80% 70% 60% 50% 40% 30% 20% 78 à à à à à à à à à à à à à à à à à 11 Les barres verticales représentent les écarts-types pour indication de la variabilité inter-départementale La courbe en pointillés = moyennes sur 5 ans Perdrix-faisans info n 20 février

5 Taux de mortalité naturelle (i.e hors chasse*) estimé des perdrix grises adultes du printemps 2010 au printemps 2011 ( * sauf valeur en mauve où la mortalité par la chasse non estimée est incluse et où le taux de mortalité naturelle est donc inférieur à la valeur indiquée) <63% 9 chasses <54% 44 zones <56% 11 chasses 54% 13 GIC 61% 48% 7 chasses 50% 56% 56% 60% 63% 56% 56% <69% 3 GIC 94 communes 55% 70% 11 régions agricoles 60% 4 chasses24 chasses <61% <65% 7 chasses 65% 22 UG 70% 2 zones 56% 70% 62% 9 GIC <68% 4 zones 58% 2 zones Résultats par région agricole (nombre en gras : Ardennes, Loir et Cher, Somme) ou par département. Succès de la reproduction de la perdrix grise Plus de compagnies ont été observées et leur composition détaillée fournie au réseau. Elles étaient composées de adultes dont sexés (1,19 coq par poule), et jeunes. Le succès reproducteur moyen peut donc être estimé à 2,6 jeunes par adulte ou encore 5,7 jeunes par poule en tenant compte du sexage des adultes là où il a été réalisé et du rapport des sexes moyen mesuré ailleurs. Avec cette valeur, 2011 s inscrit comme une des meilleures années de reproduction depuis 30 ans, proche de celle de l an passé et nettement au-dessus de la moyenne observée depuis le début des suivis (4,5 jeunes par poule). On est toutefois assez loin de la valeur record de 1990 (6,5 jeunes par poule). La proportion de poules vues sans jeunes ou surnuméraires dans les compagnies s établit à 35%, ce qui est une valeur assez élevée pour un tel succès reproducteur. C est tout à fait dans la suite de ce qui avait déjà été remarqué l an passé, à savoir une augmentation progressive de cette proportion au fil des années (voir lettre n 19). Cela pourrait correspondre à des phénomènes défavorisant de plus en plus les éclosions tardives, tels que des récoltes de plus en plus précoces. Cette proportion élevée de poules sans jeunes est compensée par un nombre de jeunes par poule accompagnée de jeunes lui aussi élevé (8,7 jeunes, valeur la plus élevée après celles de 1990 et 2010). Perdrix-faisans info n 20 février

6 SUCCES DE LA REPRODUCTION DE LA PERDRIX GRISE DANS LE CENTRE-NORD jeunes par poule d'été La distribution des éclosions des compagnies vues en fin d été confirme ce qui a été dit plus haut : on enregistre en effet un très net déficit d éclosions tardives par rapport aux années précédentes et même par rapport à 1990, où le pic d éclosion avait été particulièrement précoce et marqué. Ce déficit par rapport à 1990 a commencé dès la mi-juin. En revanche, les éclosions précoces, avant la mijuin, ont été aussi nombreuses voire même un peu plus qu en On peut ainsi estimer à environ 20% la proportion de poules vues en fin d été qui avaient des jeunes éclos durant la 1 ère quinzaine de juin, soit près d un tiers des poules avec jeunes. 25% DISTRIBUTION DES ECLOSIONS DES PERDRIX GRISES (d'après l'âge des compagnies vues en fin d'été) proportion des poules observées 20% 15% 10% 5% 30 juin % n jour Perdrix-faisans info n 20 février

7 Le nombre moyen de jeunes par compagnie présente les mêmes similitudes et différences par rapport aux années de référence : il est comparable à celui de la meilleure année qu on ait connu pour les éclosions les plus précoces mais un net écart apparaît à partir de la mi-juin où il devient à peine supérieur à celui observé les mauvaises années. Les compagnies observées supposées écloses après la mi-juillet sont quant à elle d une taille moyenne normale. NOMBRE DE JEUNES PERDRIX GRISES PAR COMPAGNIE EN FONCTION DE LA DATE D'ECLOSION 11 nombre de jeunes par compagnie juin n jour Si le déficit apparent d éclosions tardives pourrait être au moins en partie expliqué par des moissons précoces, ce ne peut être le cas du moindre nombre de jeunes observés par compagnie éclose entre mi-juin et mi-juillet. Les conditions climatiques à cette période n offrent pas non plus une possibilité d explication satisfaisante. En effet celles-ci n ont pas présenté de caractères particulièrement défavorables à ce moment-là. On peut d ailleurs signaler que les conditions climatiques moyennes de mai et juin laissaient espérer un succès reproducteur encore meilleur que celui observé. Cela reste donc pour l instant une énigme que les données de l étude PeGASE permettront peut-être d élucider. Les variations du succès reproducteur d un département à l autre paraissent assez cohérentes : au sein d un arc de cercle allant de l Eure aux Ardennes en passant par le Loiret, il a été significativement supérieur à la moyenne dans tous les départements, avec toujours plus de 6 jeunes par poule et jusqu à 7,5 dans l Yonne. De part et d autre de ce croissant, la reproduction a été moins bonne mais le plus souvent très satisfaisante quand même avec la plupart du temps plus de 4,5 jeunes par poule. Ce gradient géographique permet de penser que des facteurs environnementaux intervenant à grande échelle ont joué sur la réussite de la reproduction. Ces facteurs pourraient être entre autres comme nous l avons indiqué plus haut les variations des dates de moissons et les fluctuations de conditions climatiques, peut-être un peu moins favorables cette année dans le nord-ouest. Perdrix-faisans info n 20 février

8 Succès de la reproduction des Perdrix grises en p 2z 4,2 271p 14z (5,2) 5,0 84p Le nombre en gras est le nombre de jeunes par poule d été. Les nombres en italiques correspondent au nombre de poules observées (p) et au nombre de zones (z) ou communes (c) distinctes échantillonnées. Lorsque le nombre de jeunes par poule est encadré sur fond vert, il est significativement supérieur à la moyenne globale, s il est en blanc sur fond orange, il est significativement inférieur. (): données en trop faible quantité pour être représentatives du département. * Ces données n ont pas pu être analysées à ce jour. 4,7 2792p 35z 6,4 2z 5,5 66p 2z 484p 24z 6,8 663p 22z 5,1 4,7* 5,6 6,4 506p 14z (5,5) 60p 1z 1105p >126c 4,9 2641p 82z 5,9 6,2 1888p 574p 5,2 1211p 92c 39c 3z 119p 5z 7,1 1126p 119c 4,8 236p 11z 6,5 961p 42z (7,1) 22p 1z 1157p 31z 7,1 286p 48c 6,9 347p 8z 7,5 45p 6z (8,1) ±16p 1z (5,7) 38p 8c Succès de la reproduction de la perdrix rouge Des observations ont été réalisées et leurs résultats transmis au réseau pour huit départements. Elles concernent 384 compagnies ou groupes d oiseaux comprenant un total de 1353 adultes et 1251 jeunes. Le succès reproducteur moyen est donc de 0,92 jeune par adulte ou encore 1,85 jeune par poule si l on considère qu il y a autant de mâles que de femelles chez les adultes. La réussite de la reproduction a donc été médiocre, assez nettement en dessous de la moyenne observée depuis 1984 (1,25 jeune par adulte). On a cependant connu encore pire en 1994 et très récemment en 2008 avec 0,6 jeune par adulte. Logiquement, près de la moitié des adultes ont été observés sans jeunes. La distribution des éclosions reconstituée à partir de l âge des jeunes estimé en fin d été présente quelques particularités intéressantes, sensiblement les mêmes que pour la grise: des éclosions précoces a priori plus nombreuses que la meilleure année connue jusqu à présent (2010), un pic relativement peu marqué vers le 20 juin avec un taux d éclosion à cette période-là logiquement intermédiaire entre la meilleure et la plus mauvaise année et surtout, de façon très frappante, un net déficit d éclosions en juillet avec moins de 10% des poules vues en fin d été accompagnées de jeunes nés Perdrix-faisans info n 20 février

9 SUCCES DE LA REPRODUCTION DE LA PERDRIX ROUGE DANS LE SUD ET A L'OUEST DU BASSIN PARISIEN jeunes/ adulte d'été année compagnies écloses / nb estimé de poules vues en fin d'été* 14% 12% 10% 8% 6% 4% 2% DISTRIBUTION DES ECLOSIONS DES PERDRIX ROUGES 0% n jour 30 juin * sur la base de 1 poule pour 2 adultes et en tenant compte des compagnies de semaine de naisssance non déterminée nombre de jeunes par compagnie NOMBRE DE JEUNES PERDRIX ROUGES PAR COMPAGNIE EN FONCTION DE LA DATE DE NAISSANCE n jour 30 juin en juillet ou août. Cette proportion était d au moins 15% les trois années précédentes. Faut-il voir dans cette très faible proportion la conséquence de moissons très précoces dans le sud de la région Centre? La distribution de nombre de jeunes par compagnie en fonction de la semaine de naissance ne nous apprend rien de plus. On constate en effet que la saison était plutôt bien partie avec un nombre de jeunes assez élevé pour les compagnies écloses tôt en saison mais s est achevée avec des tailles de compagnies proches de celles de la plus mauvaise année à partir de la mijuin. Les variations du succès reproducteur d un département à l autre montrent que seuls le Loiret et l Yonne ont tiré leur épingle du jeu avec plus de 2 jeunes/adulte, quoique les observations dans ce dernier département soient trop peu nombreuses pour pouvoir conclure avec certitude. Dans les autres départements, le succès reproducteur est inférieur à 1 ou proche de ce seuil. On constate une certaine similitude avec la perdrix grise puisque le Loiret et Perdrix-faisans info n 20 février

10 l Yonne font partie des départements où la reproduction de cette espèce semble avoir été la plus élevée alors qu elle n a été que moyenne dans le sud de la région Centre. Le département d Eure et Loir est en revanche en contradiction avec cette similitude avec une très bonne reproduction pour la grise et une médiocre pour la rouge. Succès de la reproduction de la perdrix rouge dans le sud et l ouest du bassin parisien en 2011 (jeunes/adultes) Même légende que pour les perdrix grises, le nombre de poules étant remplacé par le nombre d adultes (a). 1,0 102a 3z (2,5) 17a 1z 0,9 144a 2z 0,9 173a 6z 0,7 445a 11z (1,1) 42a 1z 2,1 85a 14c 0,8 343a 11z 2,8 19a 3z ACTIVITES DU RESEAU POUR LE FAISAN COMMUN EN 2011 par Pierre Mayot Suivi de la reproduction du faisan commun Les données proviennent de 18 départements et 88 sites*. Le nombre de sites n est qu indicatif, car un groupe de territoires peut être réuni sous le nom d un GIC, alors que dans d autres cas, chaque terrain est pris séparément, sans précision ou secteur de rattachement. Ce suivi a débuté en 1996, avant le rattachement du faisan au réseau perdrix en On a dénombré 3690 poules pour un total de jeunes. Le nombre moyen de jeunes par poule observée est de 5,4 au lieu de 5,6 en Le nombre de faisanes vues par site varie de 5 à 298! La proportion de sites où moins de 10 poules ont été observées est de 12,5%. Sur 16 des 18 départements où au moins 50 poules ont été échantillonnées, cinq sont au dessus de la moyenne: l Eure et Loir, la Meuse, l Aisne, l Oise, et un nouveau venu, l Essonne. Quatre départements en sont proches: le Loir et Cher, l Indre et Loire, le Loiret et le Maine et Loire. Enfin, sept départements ont une moyenne inférieure, le Cher, l Indre, la Mayenne, le Pas de Calais, les Ardennes, la Marne, et l Eure. Ce dernier avait le meilleur indice en Cet indice varie de 6,9 dans l Oise à 2,9 en Mayenne pour respectivement, 188 et 88 poules observées. *Après prise en compte de données reçues tardivement après les réunions du réseau perdrix faisan Perdrix-faisans info n 20 février

11 La reproduction est en hausse de plus de 10% sur 2 des 11 départements (02+08) suivis ces deux dernières années avec plus de 50 poules échantillonnées, elle est stable pour 6 (28, 41, 45, 51, 53, 60) et seulement en baisse de plus de 10% pour 3 (18, 36, 49) REPRODUCTION DU FAISAN COMMUN JEUNES/PLE %poules seules 15% Le pourcentage de poules 3 sans jeunes ou en surnombre est de 15,3%, contre 10% 2 13,4% en 2010, sur les terrains où au moins un cas de poules sans jeunes a été signalé, soit 72.5% de l ensemble des terrains % 0% Il atteint 11,4% en moyenne sur l ensemble des territoires et varie de 0% à 42,8% par terrain. Par département, ce taux varie de 0 % dans le Maine et Loire à 37,5 % en Mayenne. On remarque une reproduction plus précoce qu en 2010, qui se traduit par des premières couvées écloses en avril et un pic d éclosion avancé d une dizaine de jours. L étalement de la reproduction semble par contre moins prononcé, peut être en raison de moissons avancées ou a contrario de couvées écloses après l échantillonnage! En conclusion, malgré un printemps assez doux et peu arrosé, la reproduction est stable par rapport à 2010 et ne ressort pas du lot. Le nombre de poules seules ou surnuméraires est même supérieur à celui de l année passée. On ne remarque pas de tendance géographique marquée si ce n est une bonne reproduction dans le Nord- Est pour l Oise, l Aisne et la Meuse ainsi que dans le Centre, en Eure et loir et dans l Essonne, départements voisins. Un mauvais indice de reproduction est à nouveau relevé en Mayenne. A l inverse, l Eure, meilleur indice en 2010, baisse fortement, mais les données proviennent de cinq terrains au lieu d un l année passée (ce terrain à nouveau suivi cette année voit cependant son indice chuter lui aussi). 30% 25% 20% JEUNES/PLE INDICE DE REPRODUCTION DU FAISAN PAR DEPARTEMENT EN N DEPARTEMENT Si l on sait que l indice de reproduction obtenu par échantillonnage n est pas très sensible, on peut néanmoins affirmer que cette saison n est probablement pas exceptionnelle. Cette situation peut s expliquer en partie, malgré le climat favorable du printemps, par des moissons précoces d orge et même de blé qui ont probablement provoqué des pertes sur les nids, voire les poussins. D autre part, il est possible qu une faible hygrométrie affecte le taux d éclosion, hypothèse qui reste toutefois à vérifier. Perdrix-faisans info n 20 février

12 Écoute des coqs chanteurs dans le cadre du réseau «oiseaux de passage» - printemps 2011 Pour la quatrième année consécutive, l écoute des coqs chanteurs a été réalisée sur l ensemble du territoire national dans le cadre du suivi «oiseaux de passage». Les résultats proviennent de 22 régions. Au total, 990 circuits ont été retenus au 1 er passage et 994 au 2 ème soit un nombre inférieur à 2010, en raison notamment de l absence de données pour le département des Bouches du Rhône. PROPORTION DE CIRCUITS POSITIFS PASSAGE 1 ANNEE % de circuits positifs CORSE AUVERGNE PACA LORRAINE FRANCHE COMTE LANGUEDOC ROUSS RHONE ALPES MIDI PYRENEES CHAMP ARDENNE BASSE NORMANDIE BOURGOGNE ALSACE LIMOUSIN BRETAGNE AQUITAINE PAYS DE LOIRE HAUTE NORMANDIE POITOU CHARENTES NORD PAS DE CALAIS PICARDIE CENTRE ILE DE FRANCE RESULTATS Pour les 10 régions suivies depuis 1999 (grand quart nord-est), la proportion de circuits positifs est de 54,3% au premier passage et 56,7% au 2 ème, celle des points positifs est de 32,3% puis de 32,6% au second relevé. Pour ces régions, la progression continue, car, après le sommet de 2010, c est le meilleur résultat jamais enregistré depuis le début des relevés. Il en est de même pour la proportion de points positifs qui dépasse légèrement 32,4 % sur la moyenne des deux passages. Pour les 12 régions suivies depuis 2008, le pourcentage d itinéraires positifs atteint 36,2% lors du 1 er relevé et 32,7% au deuxième. Celui des points positifs est 13,9% puis de 12,8%. La proportion de circuits et de points positifs augmente encore par rapport à En moyenne, sur l ensemble des régions, le nombre de coqs par circuit est en moyenne de 2,0 au premier passage puis de 1,79 au second. Perdrix-faisans info n 20 février

13 En conclusion, pour les anciennes régions, on dépasse un peu la barre des 55% de circuits positifs en moyenne des deux passages, soit un nouveau record! Cette amélioration est aussi constatée pour les autres régions, qui après avoir passé en 2010 le seuil de 30% de circuits positifs aux deux relevés, progresse à nouveau avec un taux de 32,5%. Ces résultats sont les meilleurs jamais enregistrés depuis le début du suivi national et confirment globalement le développement du faisan commun en France. Densités de coqs au printemps Les données collectées par le réseau et analysées correspondent à trois types de situation : 1 - Sur des sites abritant des populations naturelles de faisans communs, c est à dire ne faisant plus l objet de lâchers depuis au moins cinq ans. En fait, il s agit soit de vieilles populations naturelles ou des populations issues d un repeuplement datant de plus de cinq ans. En 2011, elles s étendent sur hectares environ pour coqs recensés. Classification population naturelle. 2 - Sur des sites abritant des populations constituées-reconstituées dans les cinq années après la fin d un repeuplement. En 2011, environ hectares sont concernés pour coqs dénombrés. Classification population post-repeuplement. 3 - Sur des sites où les populations sont renforcées par des lâchers (obscurs-ponchosreproducteurs-faisandeaux). En 2011, elles s étendent sur hectares environ pour coqs comptés. Classification population mixte. RESULTATS: Les densités de coqs sont en progression sur les trois dernières années. Quelque soit le statut du territoire, par rapport à 2010, on remarque qu elles évoluent parallèlement avec une progression de l ordre de 20% environ. Mais globalement, et contrairement aux idées reçues, les densités moyennes de coqs au printemps sont inférieures sur les terrains faisant l objet de renforcements réguliers! Enfin, l éventail des densités est très ouvert avec des mini-maxi qui varient de 0.2 à 82 coqs/100 ha sur Perdrix-faisans info n 20 février

14 des superficies de quelques milliers d hectares à quelques centaines. La proportion de terrains abritant au moins 5 coqs/100 ha seuil considéré comme une base pérenne pour maintenir une population chassable est de 57%. Cette limite est atteinte pour 68% des territoires post-repeuplement, 51% des populations naturelles et 36% des effectifs mixtes. DENSITE DENSITES COQS DE AU PRINTEMPS 6 en 2011 nombres = valeurs minimales et maximales de densité 5 42,9 82,4 4 Nbre de coqs/ 100 ha 3 27, ,2 N ATUR ELLES POST R EPEU PLEMENT MIXTES 1,0 1,3 Type de populations LE CONSERVATOIRE OIRE PERDRIX GRISE Survie des perdreaux du conservatoire - bilan à la mi-août 2011 par Pierre Mayot INTRODUCTION/RAPPEL Pour tester la valeur pour le repeuplement de perdreaux de souche sauvage, comparativement à des perdreaux de lignée d élevage, l Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage en partenariat avec deux Fédérations Départementales de Chasseurs, mène pour la troisième année une étude expérimentale sur deux sites de 2000 et 3500 hectares environ situés dans l Oise et l Eure et Loir. Cette expérimentation basée sur le radio-pistage des perdrix entre dans sa dernière phase. Comme il l était prévu depuis l été 2010, le lâcher de perdrix munies d un émetteur a eu lieu au mois de février 2011 sur les deux sites d étude. LES LACHERS - Lâchers en été Sur chaque site, une introduction de 340 perdreaux (100 sauvages et 240 élevage) âgés de trois mois environ a eu lieu en septembre et/ou octobre Chaque perdrix était munie d une bague de couleur, bleue pour les perdrix sauvages et verte pour la souche élevage sur le terrain de l Oise et inversement pour le site de l Eure et Loir. Perdrix-faisans info n 20 février

15 - Lâcher de perdrix munies d un émetteur Ils ont eu lieu respectivement les 15 et 16 février 2011 sur les terrains de l Oise et de l Eure et Loir. Afin de les accoutumer au collier-émetteur, les perdrix avaient été équipées quelques jours auparavant à l élevage de l O.N.C.F.S. Dans chaque département, au total, 10 lots de 8 perdreaux (4 élevage et 4 sauvage) ont été lâchés ou mis en parquet. - En Eure et Loir, 38 perdrix ont été introduites (20 de lignée élevage et 18 de lignée sauvage) 2 poules d origine sauvage étant mortes pendant la phase de préparation au lâcher. - Dans l Oise, des mortalités en parc ont réduit l effectif à 34 perdrix relâchées (18 de lignée élevage et 16 de lignée sauvage). L expérimentation porte donc au total sur 72 perdrix, 38 de souche élevage et 34 d origine sauvage. SURVIE AU 16 JUIN 2011 DES PERDRIX LACHEES EN HIVER (4 mois après les lâchers) - En Eure et Loir Après environ 120 jours de suivi, le taux maximum de survie (avec prise en compte des perdrix non suivies comme vivantes) s élève à 34,2%. Pour les poules d origine sauvage il est de 33,3% et de 35% pour l autre lignée. Le taux minimum de survie (avec prise en compte des seules perdrix suivies) s élève quant à lui à 26,3%. Pour les poules d origine sauvage il est de 27,7% et de 25% pour l autre lignée. - Dans l Oise Après 4 mois de vie en nature, le taux maximum de survie s élève à 26,4%. Pour les poules d origine sauvage il est de 31,2% et de 22,2% pour l autre lignée. Toutefois, ces taux sont sans doute très surestimés, 8 perdrix n étant plus suivies depuis la fin de l hiver. Seulement une perdrix de souche élevage est encore suivie sur les deux survivantes à la mimars, soit un taux minimum de survie de 2,9%. SURVIE AU 16 JUILLET 2011 DES PERDRIX LACHEES EN HIVER (5 mois après les lâchers) - En Eure et Loir Après environ 150 jours de suivi, et en considérant que les perdrix suivies au début juillet puis en fin d émission sont toutes vivantes, le taux de survie maximum s élèverait à 21%. Pour les poules d origine sauvage il serait de 22,2% et de 20% pour l autre lignée. Le taux minimum de survie est de 18,4%. Pour les poules d origine sauvage, il est de 22,2% et de 15% pour l autre origine. - dans l Oise Les taux de survie sont identiques au mois précédent. Seule une perdrix de souche élevage est encore suivie. SURVIE DES PERDRIX BAGUEES Pour les 340 perdreaux lâchées sur le site de l Eure et Loir en septembre 2010, le taux de recapture visuelle lors des échantillonnages d août 2011 est de 2% pour la lignée élevage et 7% pour la souche sauvage, soit globalement 3,5%. CAUSES DE MORTALITE En Eure et loir, pour 30 cas de mortalité (16 élevage/14 sauvage) la cause a pu être déterminée 19 fois : - six mortalités seraient dues à des mustélidés, - une à un chien, - deux à des renards, - cinq à des rapaces, - deux suite à une collision routière. - Pour trois poules retrouvées intactes mais très amaigries, il y a une forte présomption de maladie. L une d entre elles a été observée avec ses poussins mais maigre et se déplaçant difficilement quelques jours avant sa mort. Perdrix-faisans info n 20 février

16 Cette cause est probablement minimisée, car deux autres cadavres ont été retrouvés sans atteinte corporelle visible, mais peu frais. Ces deux oiseaux se déplaçaient peu avant leur mort et étaient aussi peut-être malades. Dans l Oise, sur 25 cas de mortalité (14 élevage/11 sauvage), l origine de la mort a été déterminée 23 fois : - vingt deux perdrix seraient mortes suite à une prédation, - une autre de maladie. Les carnivores seraient à l origine de 20 cas de mortalité dont 13 au moins dus à des renards. Les deux autres mortalités ont été provoquées par des rapaces. COMPORTEMENT DES PERDRIX Il est surprenant de constater que deux couples - 1 poule sauvage + 1 poule élevage avec chacune un coq élevage - au comportement très familier devant l homme, ont survécu jusqu au bout du suivi, la poule sauvage ayant même mené un nid à terme. L observation de la conduite des poussins par les poules équipées d un émetteur, bien que observées brièvement, a permis de constater un simulacre d attaque de l observateur par une perdrix d origine sauvage. Ce comportement avait déjà été relevé l année précédente. Plus tard en saison, l observation des compagnies comprenant à leur tête des oiseaux portant une bague de couleur et issus de lâchers de l été précédent, quelque soit leur origine, n a pas permis de constater un comportement différent de celui de perdrix non baguées, c est à dire autochtones ou issues de lâchers antérieurs (2008). On a cependant observé en une occasion deux perdrix baguées seules (1 élevage + 1 sauvage) à l écart de compagnies, dont une semblait affaiblie. REPRODUCTION ( cf. tableau page suivante) Au milieu du mois de mai, soit en début de période de nidification, 19 poules lâchées en hiver, 8 d origine sauvage et 11 de souche d élevage étaient vivantes. Sur ces 19 poules : - 9 au moins ont installé un nid (3 d origine sauvage et 6 d élevage). Cinq nids ont éclos (2 sauvage + 3 élevage) et quatre ont échoué (1 sauvage + 3 élevage). - Sur les 10 poules qui n ont pas été observées sur un nid, 5 sont mortes entre la mi-mai et la fin juin au plus tard, une a peut être installé un nid non retrouvé, une autre était vivante au début juillet et pour trois autres aucun signal n était reçu. Pour les perdrix mortes sans avoir nidifié, au moins trois cas de maladie sont suspectés, ce qui peut expliquer en partie cette situation, mais pas complètement, puisqu une poule est morte très probablement de maladie après l éclosion de son nid! Deux poules, une de chaque origine, ont abandonné leur nid en milieu de couvaison sans raison apparente, elles n ont à priori pas commencé une nouvelle ponte bien qu elles aient encore été suivies durant 3 et 6 semaines. Quelle que soit l origine de la poule, on constate que la taille des pontes et les taux d éclosion sont semblables à ceux des années précédentes. En Eure et Loir, 3 nids sur 8 contenaient des œufs de faisan, l un de ces nids a éclos, l autre a été abandonné et pour le dernier, la poule a été victime d un prédateur. Sur les cinq poules ayant mené un nid à terme, seule une dans l Oise a été revue après la moisson des céréales à paille. REPRODUCTION DES PERDRIX BAGUEES Pour un total de 55 perdrix observées lors des échantillonnages au mois d août 2011 (en Eure et Loir), au moins 13 étaient baguées, 12 lâchées durant l été 2010 (6 élevage +6 sauvage) et une l été précédent. Ces 13 perdrix (6 coqs + 7 poules) ont été vues seules ou dans des compagnies comprenant au total 49 jeunes et 22 adultes (11 coqs et 11 poules). Perdrix-faisans info n 20 février

17 Notons que 4 poules de lignée sauvage menaient une compagnie et une seule d origine élevage pour respectivement environ 50 et 120 poules introduites. bilan du suivi de la nidification en 2011 Fréquence Origine Découverte* Nbre Milieu Devenir Département du nid d oeufs 9584 Elevage 6 mai 20 pdx + 3 Bordure de fossé - 20cm bord Prédation du nid et Eure et Loir faisans poule le 20 mai 8194 Sauvage 20 mai 14 pdx + 4 faisan 9103 Elevage 1er juin 19 Jachère fétuque dactyle- 2mètres lisière Blé -10mètres lisière colza et 50cm passage traitement 9154 Elevage 12 mai* 18 Orge -20mètres d une route-1 mètre passage traitement 9825 Elevage 20 mai* 20 Blé - 30mètres chemin et 3 mètres passage traitement Sauvage 1 er juin 15 pdx +1 faisan 50 centimètres d une jachère enherbée 9394 Elevage 8 juin 8 minimum Blé - 20mètres chemin- 1mètre passage traitement Abandon le 26 mai Eclosion le 12 juin 17/19 Eclosion le 6 juin Eure et Loir 16/18 Abandon le 1er juin Eure et Loir Eclosion le 9 juin 15 /15 Pas œuf faisan Destruction constatée le 8 juin fouine Eclosion le 23 juin 8443 Sauvage 10 juin* 17 Blé - 32 mètres maïs et 5 mètres 9863 Elevage 11 mai 18 passage traitement Blé à 3 mètres d une haie 15/17 Eclosion le 3 juin 17/18 Oise *ou localisation assez précise de l'emplacement Eure et Loir Eure et Loir Eure et Loir Eure et Loir Eure et Loir DISCUSSION Cette expérimentation n a à priori pas permis de démontrer un effet positif de l origine sauvage sur le devenir de perdrix introduites en nature, la tendance étant restée la même quelle que soit la date d introduction - fin d été ou hiver. Des analyses statistiques approfondies sont toutefois en cours qui permettront peut-être de préciser certains points. Par ailleurs, on a pu observer que les capacités de ponte des perdrix de lignée d élevage utilisées dans cette expérience étaient satisfaisantes, tant au niveau de la taille des pontes que des taux d éclosion, ce dans des proportions similaires à celles de perdrix autochtones. L imprégnation après un passage en élevage de quelques semaines ou quelques mois semble influer sur le comportement d une partie des oiseaux, parfois peu farouches, même si, nous l avons dit, ce biais n entraîne pas automatiquement une plus grande vulnérabilité. Une disparition importante et continue, avec des pics de mortalité après le lâcher puis pendant la période de reproduction, atténue fortement l impact espéré sur la dynamique de population. Cet été par exemple, en Eure et Loir, on a observé une compagnie avec au moins une poule perdrix lâchée l été précédent pour environ 34 introduites un an auparavant! CONCLUSION GLOBALE DE L OPERATION DE REPEUPLEMENT Au total sur trois ans, et sur les 2 sites, 1640 perdrix ont été lâchées en l absence de chasse sur environ hectares, soit 36 / 100 ha. Cet apport n a pas eu de résultat significatif sur l abondance de reproducteurs au printemps, les densités n ayant pas augmenté pendant les trois ans, restant inférieures à 5 couples aux 100 ha. Perdrix-faisans info n 20 février

18 TRAVAUX PERDRIX GRISE Par Elisabeth Bro et Florian Millot L étude nationale PeGASE Les deux années de suivi de terrain se terminent. Bien que focalisé sur la période du printemps-été (suite au mauvais succès de la reproduction de 2008), un suivi a également été réalisé en automne-hiver mais de façon allégée (collier radio-émetteurs d une durée de 1 an). Un 1 er bilan détaillé de la saison 2011 a été fait, s y reporter pour les détails en chiffres et en figures. Il est joint à cette lettre et peut être téléchargé sur internet (cf. ci-dessous). En 2011, 314 perdrix, coqs et poules ont été suivis. Dans son ensemble, l année 2011 a été assez semblable à D un point de vue démographique, on retrouve à quelques nuances près, les mêmes valeurs de survie (environ 50% de mars à fin août, les 3 quarts de la mortalité est attribuée à de la prédation) et de reproduction (50% des pontes découvertes ont éclos, la destruction des pontes est due à la prédation et aux récoltes, survie des jeunes à 6 semaines estimée à 40%, très bon indice de la reproduction mais très variable d un terrain à un autre : de 3.5 à 10 jeunes / poule d été). Les pontes recueillies en 2010 ont été analysées cet été sous l angle de l embryologie par nos partenaires de Fertil avi et de l Université de Tours. Les résultats ne montrent pas globalement de taux important d œufs clairs ou d embryons morts précocement dans l œuf. En estimant l âge des embryons des pontes échouées suite à la mort de la poule ou par abandon, ces données nous ont également permis de quantifier le taux d échec de ponte suite aux pluies d orage. Les résultats relativisent fortement l impact de pluies de 20-30mm tombés en moins de 3h. De très gros orages ont été observés en 2010 sur un terrain, mais à la mi-juillet et à la mi-août alors qu une seule ponte était en cours d incubation. Quant au volet toxicologique, il est abordé sous deux angles : d une part des dosages de résidus dans les organes des perdrix dont on a retrouvé un cadavre analysable, sachant l exposition potentielle aux différentes matières actives. D autre part une analyse purement statistique vise à quantifier la proportion de perdrix mortes parmi celles qui ont été potentiellement exposées à chacune des matières actives utilisées. Un bilan complet et détaillé sera communiqué lorsque tous les résultats seront connus, pour ne pas conclure sur la base de résultats partiels. L analyse de la très grande masse de données recueillies pendant ces deux ans se poursuit En saisissant pegase dans le moteur de recherche du site internet de l ONCFS (http://www.oncfs.gouv.fr/) vous trouverez plusieurs documents relatifs à l étude (présentation de l étude, bilans). Vous pouvez également consulter les sites des fédérations de chasseurs, plusieurs d entre elles ont mis en ligne leurs documents. Perdrix-faisans info n 20 février

19 L enquête nationale sur le statut du petit gibier sédentaire de plaine Dans la précédente lettre du réseau, nous vous avons reproduit quelques cartes nationales avec les données communales brutes pour chacune des 5 espèces de petit gibier de l enquête : - abondance/statut pour les phasianidés, - tableau de chasse pour les lagomorphes. En 2011, nous avons analysé les données de cette enquête, de façon plus ou moins fouillée selon les espèces en fonction du retour obtenu. Cartes descriptives, parfois calcul de taille de population ou encore de nombre d individus lâchés, etc. sont à paraître dans un dossier spécial de 28p du n 295 d avril-juin 2012 de la revue Faune Sauvage (et non dans le n précédent comme indiqué lors des réunions de coordination, les délais de publication qui nous ont été communiqués depuis étant plus longs que prévu). Le point sur la recherche internationale Pour sa 13 ème édition, le Perdix (congrès international sur les Galliformes) s est tenu à Barcelone du 5 au 9 septembre Sa précédente édition avait eu lieu en 2006 aux USA sous le nom de Quail. 17 pays étaient représentés : France, Espagne, Portugal, Italie, Suisse, Allemagne, Belgique, Danemark, Royaume Uni, Irlande, Grèce, Turquie, Hongrie, République Tchèque, Pologne, Finlande ; soit un large panel de pays concernés par les espèces de petit gibier rencontrées en France. Deux personnes du C.N.E.R.A. Petite Faune Sédentaire de Plaine ont participé à ce congrès en présentant les travaux réalisés sur les perdrix : 2 exposés : l un sur les tests expérimentaux de l aménagement de l habitat pour la perdrix grise en Beauce, l autre sur l amélioration d une méthode de dénombrement de la perdrix rouge ; 3 posters : le 1 er sur le conservatoire de perdrix grise et sur le suivi en nature des F1 produits, le 2 ème sur l influence de pratiques agricoles sur la perdrix rouge en zone méditerranéenne viticole, le 3 ème sur la structuration génétique des populations de perdrix grises dans les Pyrénées et dans le Bassin parisien. Les trois pages suivantes donnent un petit aperçu, non exhaustif, des exposés présentés, structurés en thèmes d étude plutôt que par espèce. Perdrix-faisans info n 20 février

20 1. Restauration de populations Plusieurs exposés ont traité de restauration des populations, de perdrix grises en particulier. Traitant de renforcement pour restaurer des populations menacées, une chercheuse de l université de Freibourg a montré l intérêt des recommandations éditées par l UICN dans la prise de décision : «le lâcher doit avoir du sens». Elle a illustré son propos avec l exemple d une petite population isolée de grand tétras en Allemagne. Un crash important des effectifs dans les années 1970 a posé la question d un effet de bottleneck* et d un problème subséquent de consanguinité(dont un des effets démographiques connu est de diminuer le taux d éclosion des poussins). La translocation pourrait solutionner ce problème, mais cela n aurait néanmoins de sens que si la taille minimum de population viable est atteinte. La valeur de ce paramètre, estimé grâce à un modèle de dynamique de population, indique qu il faut assurer une certaine quantité et qualité d habitat sur une surface de 5000ha (analyse SIG) pour pouvoir accueillir cet effectif. Dans ce contexte, et grâce à cette analyse complète, tous les moyens ont pu être mis en œuvre de façon rationnelle pour justifier la translocation. * bottleneck : forte réduction d effectifs se traduisant par une réduction de la diversité génétique. En Hongrie, un projet de restauration de la perdrix grise a été initié en 1992 sur 3000ha. Sont mises en œuvre les mesures classiques de contrôle des prédateurs, d aménagement de l habitat, de nourrissage. Après une amélioration de la taille de population entre 1991 et 1995 (de 1,7 à 10 perdrix / km²), une chute a été observée en 1996 (1,5 perdrix / km²), attribuée à la privatisation des exploitations agricoles. Puis de nouveau une augmentation progressive des densités a été observée. Des chercheurs du GWCT ont montré qu il était possible d obtenir des résultats très probants pour la perdrix grise (en tout cas sur des surfaces de qq milliers d hectares) même en partant de très faibles densités (quelques couples / km², voire < 1 couple / km²), ceci en appliquant les principes de gestion issus de leurs recherches, à savoir la mise en place simultanée d un piégeage saisonnier pluri-spécifique, d une aide alimentaire et de l aménagement de l habitat (redécoupage parcellaire, couverts faunistiques de type bandes herbacées ou bandes juxtaposées de différents couverts complémentaires : 1) pour la nidification, 2) couvert hivernal, 3) couvert d élevage des jeunes sur 5-7% de la SAU). Dans le contexte de la Suisse où il ne reste que quelques petites populations isolées de perdrix grises, et du canton de Genève en particulier où le climat hivernal est plus rigoureux et où la régulation des prédateurs n est pas politiquement possible, les travaux des chercheurs de la station ornithologique ont montré que les efforts d aménagement de l habitat (en particulier des bandes fleuries implantées sur 5% de la SAU) et les renforcements de population n apportaient pas forcément les résultats escomptés en terme d évolution de population (déclin persistant). Chose intéressante à noter : la perdrix grise est la seule à ne pas tirer profit de ces mesures, plusieurs espèces de passereaux (alouette, linotte, bruant, etc.) ont vu quant à elles leur abondance augmenter (de 2% à 1600%! ) le canton de Genève est d ailleurs devenu un hot-spot de biodiversité. Perdrix-faisans info n 20 février

21 2. Efficacité des pratiques cynégétiques Parallèlement à ces exemples concrets de restauration de populations, une série d études expérimentales testant l efficacité de l impact de certaines mesures sur les populations gibier a été présentée : piégeage du renard sur la survie et la reproduction de la perdrix rouge ; nourrissage artificiel sur les paramètres de reproduction du faisan commun et sur l abondance de la perdrix grise; division du parcellaire céréalier sur l abondance de la perdrix grise. Les résultats présentés n étaient ni aussi probants et ni aussi systématiques que ceux présentés en Angleterre. Une des explications tient dans l intensité de l application de ces mesures; celles testées correspondaient à ce qui est réalisé ou pourrait être raisonnablement vulgarisable à plus grande échelle, l idée étant de tester l efficacité des pratiques non dans l absolu mais dans la réalité des faits. 3. Méthodes d élevage & lâchers Toujours lié à la question de la restauration de populations fragiles, nombreux sont (de nouveau!) les travaux qui examinent les conditions d élevage pour obtenir des oiseaux de bonne qualité. Une étude faite par les chercheurs de la station ornithologique suisse a montré qu après leur transport, les perdrix grises étaient stressées (du moins la concentration en corticostérone dans le sang est supérieure à la situation avant transport). Le maintien en cage de pré-lacher pendant 8h ne suffit pas à faire redescendre le stress, 32h correspondent davantage à une vraie période d acclimatation. En Espagne, un chercheur de l université de Léon a montré qu un programme d apprentissage d un comportement antiprédateur en captivité permettait d obtenir des perdreaux rouges qui survivent mieux sur le terrain (étude par télémétrie) que les oiseaux témoins. Toutefois ces résultats ne sont observés que sur du court terme (2-3 mois), le taux de survie de ces oiseaux témoins restant de l ordre de 10% 6 mois après le lâcher. En Irlande, un programme vise à soutenir une des dernières petites populations isolées de perdrix grise. Une méthode très extensive d élevage in situ de perdrix avec soins parentaux est mise en œuvre depuis plusieurs années. La capacité d élevage a atteint une 50aine de couples en Les maladies sont la 1 ère cause de mortalité en captivité. La survie des poussins varie très fortement d une année à l autre, les parents n ont pas le réflexe de faire alimenter leurs petits sur l aliment 1 er âge. Les lâchers permettent de maintenir l effectif à un niveau supérieur à ce qu il serait sans lâcher, il n en demeure pas moins que l avenir de l espèce dans ce pays dépend étroitement de l habitat. Une responsable d élevage de perdrix choukar à Chypre a présenté les résultats des tests de son programme d alimentation des reproducteurs de cette espèce. Ce dernier croisait le niveau calorique et le contenu protéique. Elle a noté des différences significatives de fertilité et d éclosabilité des œufs, identifiant le meilleur équilibre énergie/protéines. Perdrix-faisans info n 20 février

22 Ces travaux font écho à ceux menés en France sur la perdrix grise avec d une part le test d un élevage conservatoire (cf. les lettres du réseau des années précédentes + un article à paraître dans Faune Sauvage en 2012) et le suivi par radiopistage comparant les facultés de reproduction et de survie des F1 produits et de leurs homologues d élevages conventionnels (cf. compte-rendu de P. Mayot dans cette lettre). Une étude comparable a été publiée cette année par des chercheurs Espagnols sur la perdrix rouge. Leurs résultats sont similaires. Sur le faisan cette même étude a été menée par le passé tant par les Anglais du GWCT que l ONCFS, avec des résultats contrastés. Si les Anglais ont trouvé des résultats similaires, l expérimentation de P. Mayot a conclu que les F1 de faisans sauvages survivaient mieux, ce qui a conduit à développer la souche Vindrins et connaître le succès que l on sait. 4. Etat sanitaire Des chercheurs de l IREC (Espagne) ont mené des travaux sur l impact de l ingestion de grains enrobés sur la survie et la reproduction de la perdrix rouge. Trois produits ont été testés : un insecticide (l imidaclopride) et deux fongicides (le difenoconazol et le thiram) à deux doses : celle autorisée et le double (surdosage). Les résultats montrent que les doses élevées des trois pesticides ont eu un effet sur les caractères d ornementation via la réduction du % de la pigmentation des cercles de l œil. Des concentrations faibles d imidaclopride et des doses fortes de thiram ont induit une perte de poids significative avec une condition physique réduite - avec rétablissement des oiseaux après arrêt de l exposition. Les deux matières actives induisent aussi du stress oxydatif et un effet immunosuppressif, mais seulement chez les mâles. L ingestion de semences enrobées peut donc dégrader la santé des oiseaux, surtout durant la période sèche avec peu d autres ressources alimentaires. 5. Tests génétiques Plusieurs exposés ont présenté des travaux de génétique, qui visent à disposer d un outil pour traquer les hybridations. Cet outil est nécessaire pour appliquer des décisions politiques récentes de protection de la biodiversité à travers la pureté génétique (décisions traduites en lois). En Espagne, la caille des blés est un gibier très prisé, qui est l objet de lâchers assez intensifs. Ceux de la caille japonaise sont interdits, l espèce est inscrite sur la liste des espèces invasives. Une étude de chercheurs de l université de Barcelone a caractérisé la génétique des cailles des blés issues 1) d élevage pour la chasse, 2) d élevage expérimental (généalogie connue), 3) d élevage pour la consommation et 4) d oiseaux capturés en nature. Il s avère que 95% des cailles issues des élevages pour la chasse ont un pattern génétique différent de celles sauvages (la plupart seraient des F2 de croisement caille des blés * caille japonaise). En Grèce, des analyses génétiques visent à identifier des hybrides chez les perdrix bartavelle, choukar, grise et chez le faisan commun, et à quantifier leur présence dans les stocks reproducteurs des éleveurs. Une décision ministérielle récente vient en effet de conditionner l autorisation des lâchers d espèces gibiers à un double contrôle, vétérinaire et génétique (réalisés sur 10% du stock reproducteur et 1% des oiseaux lâchés). Chez les perdrix bartavelle et choukar, 2 outils ont été développés, l un à partir de 2 marqueurs mitochondriaux, l autre à partir de 10 marqueurs microsatellites. Si le 1 er se révèle insuffisant pour détecter les hybrides, le second paraît donner de bons résultats il y aurait environ 1% d hybrides. Rappelons qu en France, des travaux similaires ont été réalisés sur la perdrix rouge en relation avec plusieurs organismes espagnols pour reconnaître les hybrides rouges x choukar à l aide de marqueurs génétiques (les SNP ). L outil mis au point par la société ANTAGENE, dans le cadre d un consortium réunissant entre autres l O.N.C.F.S. et la F.N.C., permet une détection assez fiable jusqu aux F4 et une mesure du taux d hybridation à l échelle populationnelle. Vous trouverez de plus amples détails dans le rapport scientifique de l ONCFS de 2006 p.76 et suivantes. Perdrix-faisans info n 20 février

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