EVALUATION DES CONDITIONS SOCIO-ECONOMIQUES DANS LA SOUS-REGION DE L'AFRIQUE DE L'EST

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1 DISTR: LEVflTEE ECA/EASRDC/ICE/V/05 Avril 1998 Original: Fran^ais NATIONS UNIES COMMISSION ECONOMIQUE POUR L'AFRIQUE Centre de Developpement SousRegional Pour i'afrique de l'est (CDSR/AE) Cinquieme Reunion du Comite* Intergouvernemental d'experts 2628 mai 1998 Addis Abeba (Ethiopie) EVALUATION DES CONDITIONS SOCIOECONOMIQUES DANS LA SOUSREGION DE L'AFRIQUE DE L'EST

2 TABLE DES MATTERES RESUME ANALYTIQUE Premiere partie. SITUATION ECONOMIQUE GLOBALE DE LA SOUSREGION J Situation sociale et de'mographique globale de la sousregion en Perspectives pour Caracteristiques marquantes des pays 10 Burundi 10 Comores.12 Republique Democratique du Congo. 13 Djibouti.14 Erythree.16 Ethiopie.18 Kenya 23 Madagascar 30 Rwanda "..31 Seychelles..38 Somalie 40 Tanzanie 42 Ouganda 48 Dcuxieme partie. PERFORMANCE DES PREVCIPAUX SECTEURS ECONOMIQUES K..53 A. Agriculture, peche et foret 53 a. Situation generate en

3 2 b. Situation alimentaire Situation des produits de base Cereales Racines et Tubercules Autres produits de base 56 c. Production des cultures industrielles 57 d. Production de betail 60 e. Peche 63 f. Environnement et Foret 65 g. Deforestation 66 B. Energie.67 a. Electricite, gaz et ressources en eau 67 b. Petrole 69 c. Perspectives des secteurs pour C. Exploitation des mines et des carrieres 72 D. Secteur manufacturier...74 E. Transport, Communication et Tourisme...77 Troisieme partie. SECTEUREXTERIEUR 78 A. Echanges commerciaux..79 B. Structure des produits de base 81 C. Commerce intrasousregional 1 D. Perspectives...83 E. Balance des paiements 84 F. Tauxde change G. Dette..86 Quatrieme partie. POLTITQUES BUDGETAIRE ET MONETAIRE ET PRIX A LA CONSOMMATION 87 A. Politiques budgetaires.87

4 a. Recettes 89 b. Depenses oy c. Balance des paiements 89 B. Developpement monetaire 89 C. Prix a la Consommation 91 Cinquieme Partie. DEVELOPPEMENT SOCIAL 93 A. Deplacement des populations et Installation de refugies B. Perspectives pour C. Education 95 D. Same 96 E. Hygiene "' F. Situation et Tendances dei'emploi...97 G. Pauvrete et Environnement H. Environnement 102 Sixieme partie. RECOMMANDATIONS 1 2 Septieme partie. ANNEXES STATISTIQUES 108 Taux de croissance demographique et annuel Annexe I PIBauxprixde 1990 Annexe II PIBpartete Annexe III Taux de mortalite des moins de cinq ans...annexe IV Quelques indicateurs sociaux essentiels Annexe V Ofire/Demande de cereales..annexe VI Dette exterieure et Ratio de ia dette Annexe VII

5 RESUME ANALYTIQUE 1 Le present rapport d'enquete socioeconomique couvre 13 pays de la sousregion de 1'Afrique de l'est. II est divise en sept parties qui analysent toute la situation economique, sociale et d6mographique de la sousregion au cours de la p6riode , les perspectives pour et les caracteristiques marquantes des pays; la performance des pnncipaux secteurs economiques; le secteur ext6rieur; les politiques budgetaires et monetaires et les pnx a la consommation; le developpement social dans la sousregion; les recommandations et les annexes statistiques. Une table des matieres exhaustive precede le resume analytique et peut servir de source de references rapide aux lecteurs qui seraient interesses par tel ou tel aspect de l'etude. 2 Les 13 pays qui font partie de la sousregion de 1'Afrique de l'est sont: le Burundi, les Comores la Republique d6mocratique du Congo (RDC), Djibouti, l'erythree, l'ethiopie, le Kenya Madagascar, Le Rwanda, les Seychelles, la Somalie, la Tanzanie, l'ouganda. L'inclusion de ces pays dans la sousregion de 1'Afrique de l'est et, en particular, dans la sphere de competence de du Centre de developpement sousr6gional de 1'Afrique de PEst est fondee sur la decision de la Conference des Ministres de mai L'enquete sur les conditions sociales et economiques en Afrique de l'est est l'une des activites approuvees dans le cadre du programme de travail de la CEA pour l'exercice biennal qui s'est achev6 le 31 d6cembre. 3. Par consequent, les documents de source internationale, les rapports par pays, les estimations et les projections faites sur la base de documents ont ete utilises pour satisfaire les exigences en matiere d'enquete en ce qui concerne les pays de ce groupe. Dans certains cas, les sources de donees et d'estimations non nationals sont utilisees du fait de l'absence de donnees nationals appropriees, actuelles et fiables. De maniere generate, la sousregion ne dispose pas de donnees socioeconomiques fiables et actualisees. La plupart des pays africains font aussi face a ce probleme. II n'est pas rare d'observer des chiffres differents pour un meme indicateur economique dans diff6rentes sources ou m me dans un meme document pour bon nombre de pays. Toutefois, s'il est vrai que les donnees, estimations et projections peuvent varier, il importe de souligner que les differences en matiere de donnees ne sont pas de nature a changer les tendances economiques et sociales generates des pays considers. II ne faut done pas que les differences entre les donnees prennent le pas sur les tendances des conditions sociales et economiques dans les pays de la sousregion de 1'Afrique de l'est. 4. II est encourageant de noter que la mise en oeuvre continue des reformes macroeconomiques et des programmes d'ajustement structured 1'ameiioration de l'offre et I'am61ioration des conditions de s6curite dans certains pays a entraine le relevement global du Produit interieur brut dans la sousregion en Le taux de croissance du PIB reel du groupe etait estim6 a 3,9%, sur la base des prix de 1990, au cours de ladite periode par rapport a un taux de croissance du PIB reel de 3% et de 2,8% en 1996 et 1995 respectivement. Le taux de croissance moyen actuel est sup6rieur au taux de croissance d6mographique de la sousregion. Les pressions inflationistes ont continue d'etre maitrisees grace a la mise en oeuvre rationnelle des politiques budgetaires et monetaires. A la fin de 1997, la plupart des pays avaient deja reussi a maintenir T inflation a un taux a un chiffre.

6 5. Dans la plupart des cas, la performance du PIB par secteur indique que les activit6s agricoles (notamment la production alimentaire) ont 6te compromises par les mauvaises conditions climatiques en 1997 par rapport a II s'en suit que ia majorite des pays sont considered comme ayant besoin d'une aide alimentaire d'urgence pendant la periode 1997/98. Toutefois, les perspectives d'avoir de meilleures performances economiques au cours de la periode 1998/99 semblent prometteuses pourvu que les conditions climatiques deviennent favorables, que les reformes economiques soient soutenues, que les conditions de securite s'ameliorent, que le secteur prive reprennent confiance et que renvironnement economique externe soit favorable. La situation g6nerale de la sousregion donne a penser que ses performances economiques dependent largement du sort r6serve au secteur agricole et des mesures prises en faveur de l'agriculture. 6. La situation sociale indique que les conditions sociales se sont ameliorees dans les pays de la sousregion qui jouissent d'une relative stabilite. Les mouvements continus de population dans certains pays du fait des troubles sociaux et les mauvaises performances du secteur agricole dues aux mauvaises conditions climatiques et aux problemes d'insecurite ont rendu bon nombre de ces pays vulnerables aux penuries alimentaires. La proportion de la population globale vivant en dessous du seuil de pauvret6 reste toujours tres elevee et dans certains cas, eile a augmente de maniere spectaculaire. L'aggravation de la pauvrete dans certains pays est due en partie au chomage chronique qui s'est trouve aggrave par tes effets des programmes d'ajustement structurel en cours dans la sousregion. 7. Selon des estimations recentes, le taux moyen de mortalite des enfants ages de moins de cinq ans (TMM5) se situe actuellement a environ 149,5% de naissances vivantes. La sousregion a un taux moyen de (TMM5) qui varie de 20% aux Seychelles, taux le plus faible, a 195 en Ethiopie et en Erythree, taux le plus eleve. L'esperance de vie dans la sousregion etait en moyenne de 54,5 ans en 1995 par rapport a 41 ans en Ces chiffres sont superieurs a la moyenne en Afrique subsaharienne qui est de 51 ans. Le pourcentage de la population ayant acces a l'eau potable dans la sousregion est tres faible en moyenne, soit 41% entre 1990 et % seulement de l'ensemble de la population rurale beneficiait de conditions d'hygienes appropriees au cours de la meme periode. 57,3% de la population totale avait acces aux soins de sant6. 8. Le taux d'alphab6tisation des adultes dans 8 pays de la sousregion etait en moyenne de 72% pour les hommes et de 35% pour les femmes, ce qui est superieur a la moyenne en Afrique subsaharienne, soit 67% pour les hommes et 48% pour les femmes. Bien qu'il y ait eu une amelioration relative du taux global, le taux d'afphabetisation des femmes reste faible, surtout en zone ruraje. 9. Les tendances d^mographiques de la sousregion indiquent que la croissance demographique est relativement forte. Son taux moyen pour la sousregion est de 3% par an. Les taux de croissance vont de 1,7% aux Seychelles a 3,8% en Tanzanie. Le taux de croissance demographique moyen en Afrique subsaharienne est de 2,9% par an. La caracteristique la plus frappante des tendances demographiques dans la sousregion est que 52,9% de l'ensemble de la population est agee de moins de cinq ans. Cette situation a des consequences graves sur 1'emploi, le ratio de dependance et la politique demographique des pays de la sousregion.

7 10. Les perspectives d'amelioration des conditions sociales dans la sousregion sont prometteuses et encourageantes. Bon nombre de gouvernements de la sousr6gion ont allou6s des fonds a I'amelioration des infrastructures physiques et sociales. La proportion _du budget consacree a 1'education et a la sante est en augmentation dans la majorite des pays. L'accent est surtout mis sur Tenseignement primaire et les soins de sante primaire. Certains pays de la sousre"gion ont e*galement lance* des programmes d'6radication de la pauvrete en vue d'attenuer le cout social de l'ajustetnent. Des efforts soutenus sont 6galement entrain d'stre d6ploy6s par les gouvernements de la sousre*gion, 1'OUA et l'onu pour restaurer la paix et la stabilite dans la sousr6gion. En somme, les pays de la sousregion de l'afrique de l'est sont bien partis pour enregistrer une croissance et un d6veloppement socio6conomique positifs audela de Les perspectives g6n6rales qui se dessinent concenant leur situation sont bonnes.

8 Premiere partie. Situation economiaue globale de la sousregion en La tendance generate de la performance economique des pays de la sousregion de l'afrique de rest indique que la region est entrain d'amorcer un leger redressement comme le montre la figure 1 et Vannexe H sur le Produit interieur brut (PIB) de ce groupe de pays. En 1997, ces pays ont enregistre un taux de croissance moyen de 3,9% du PIB sur la base des prix de 1990, ce qui est supeneur au taux de 3% enregistre en 1996 et a celui de 2,8% enregistre en Toutefois, la croissance du PIB de ce groupe de pays etait inferieure a celle de i'afrique en general (4,25) et des autres pays en developpement (5 5%) Cette amelioration relative de la croissance etait pnncipalement due a 1'amelioration des conditions de securite dans quelques uns de ces pays, a la fin totale de la guerre dans d'autres aux bonnes conditions climatiques dans d'autres encore et aux efforts de reformes economiques qui se sont poursuivis dans la plupart des pays de la sousregion. Les previsions globales concernant!a performance du secteur agricole etaient faibles en 1997 par rapport a 1996 tandis que la performance globale des secteurs manufacturier, du batiment et des services s'est amelioree par rapport a Bien que les resultats soient contrasts, la majorite des pays de la sousregion ont mis en oeuvre des programmes d'ajustement structurel et des efforts ont ete deployes en vue de renforcer la stabilite monetaire et budgetaire. Cest ainsi qu'une croissance positive du PIB a ete enregsstree en 1997 Vaccroissement de la masse monetaire a ete maitrise et l'inflation maintenue a un mveau raisonnable Les deficits budgetaires ont ete maitrises. Ainsi, la gestion des politiques monetaire et budgetaire a entraine la stabilite macroeconomique. A cet egard, lesxhocs economiques externes ont egalement ete contenus. Situation sociale ft demographique globate de la sousregion en Sur le plan du developpement social, les conditions se sont ameliorees pour ceux des pays qui etaient relativement plus stables. Selon les chiffres fournis par le Bureau des Nations Unies pour les affaires humanitaires de Nairobi, le nombre total de Burundais deplaces au 17 novembre 1997 etait d'environ Au total, refugies burundais se trouvaient en Tanzame. En Repubhque democratique du Congo, le nombre total de personnes touchees par les troubles sociaux et 1'instabilite poutique etait d'environ dont refugies d'origine rwandaise, le reste etant constitue de personnes deplacees a 1'interieur des frontieres nationales. Au Rwanda, le nombre de personnes detenues et deplacees atteind , et a cela, il faut ajouter les refugies congolais. L'Ouganda comptait personnes deplacees a l'interieur des frontieres nationales, et environ refugies dans le pays. La Tanzanie a egalement accueilli quelque refugies congolais, bien qu'au 27 octobre 1997, environ parmi ceuxci se soient fait enregistrer pour le depart volontaire Ces bouleversements et mouvements non programmes des populations ont eu tendance a compromettre les programmes de redressement socioeconomique et de reconstruction des gouvemements de la sousregion.

9 Page 8 Situation economique globale de la sousregion Fieure : PIB sur la base des prix de 1990 (en millions de dollars EU) 4k i Source : DISD Annexe statistique 11

10 14 Selon les estimations recentes de la sousregion, le taux de mortaiite des enfants ages de moins de cinq ans se situait en moyenne a 149,5 pour 1000 naissances vivantes par rapport a 248 en Le taux moyen en Afrique subsaharienne etait plus eleve, soit 175 pour L'esperance de vie dans la sousregion a connu une amelioration, passant de 41 ans en 1960 a environ 54 5 ans en 1996, chiffre superieur a la moyenne de 51 ans enregistree en Atnque subsaharienne en La vitesse moyenne de reduction du taux de mortaiite des enfants ages de moins de cinq ans enregistree depuis 1960 dans dix pays de la sousregion est tres faible par rapport a la norme prevue par l'unicef. Ce faible taux de reduction de eet indicateur social essentiel est du a un mauvais 6tat nutritionnel. 15 La proportion de la population totale ayant acces a 1'eau potable etait en moyenne de 41 % entre pour sept pays de la sousregion (Ethiopie, Ouganda, Repubhque democratique du Congo, Burundi, Tanzanie, Madagascar et Kenya). Dans ces pays, 40% de la population rurale avaient acces a l'eau potable, tandis qu'en milieu urbain, la moyenne etait d'environ 81 %. Pour ces memes pays, 52% de personnes en moyenne avaient acces a une hygiene appropnee entre 1990 et La proportion totale de la population rurale ayant acces a 1'hygiene etait inferieure a la moyenne nationale qui etait d'environ 47%. La proportion de la population ayant acces aux services de sante etait estimee en.moyenne a 57,3% au cours de la meme penode pour le meme groupe de pays. Le taux moyen d'alphabetisation des adultes dans 8 pays.de la sousregion etait de 72% pour les hommes et de 53% pour les femmes, ce qui est superieur a la moyenne en Afrique subsaharienne, soit 67% pour les hommes et 48% pour les femmes. Des ameliorations relatives ont ete enregistre"es par rapport a 1980 ou ces chiffres etaient de 60% pour les hommes et de 40% pour les femmes. 16. La tendance demographique (annexe I) de la sousregion, prise dans son ensemble, indique que la population a augmente plus rapidement. La population totale du groupe etait de 222,3 millions d'habitants en 1995, et on preyoyait qu'elle serait de 228,8 et 236,1 millions respectivement en 1996 et Selon les projections, la population de la sousregion pourrait atteindre 243,5 et 251,5 millions d'habitants en 1998 et 1999 respectivement. Le taux moyen de croissance demographique pour le groupe etait de 3% par an; il allait de 1,7% aux Seychelles, taux le plus faible a 3,8% en Tanzanie, taux le plus eleve. Le taux annuel moyen de croissance demographique en Afrique subsaharienne etait d'environ 2,9%. La proportion de la population urbanisee se situait en moyenne a 20,6% en 1995, par rapport a une moyenne de 31% enregistree en Afrique subsaharienne. La croissance moyenne par an de la population urbaine du groupe 6tait estimee a 4,9% pendant la psriode Les principaux facteurs de cette croissance demographique rapide dans la sousregion tiennent au fait que bien que les taux bruts de mortaiite et de natalite aient diminue en moyenne, le taux moyen de mortaiite etait plus eleve, ce qui a entraine une croissance demographique plus forte. L'autre caracteristique frappante de la tendance d6mographique dans la sousregion est qu'environ 52% en moyenne de la population est agee de moins de 18 ans et qu'environ 18,7% est age de moins de cinq ans. Cela implique qu'il y a un fort ratio de dependance dans la sousregion. Meme si la taille de la famille moyenne pourrait etre fixee a un niveau voulu dans la sousregion du fait de l'efficacite de la politique demographique et de developpement, le nombre

11 d'habitants va continuer d'augmenter en termes absolus, tout au moins a court terme, en raison de 1'evolution latente de la structure de la population. La gestion des politiques de Pemploi pourrait devenir un defi important pour les gouvernements des pays de la sousrsgion. Perspectives pour 199fi et 19QQ Nombre de pays de la sousregion ont un programme visant une reduction supplemental des deficits budg&aires globaux, Pamelioration du solde des transactions courantes et la reduction de 1'inflation gra"ce a des mesures budgetaires et monetaires draconiennes. Si ces mesures strate"giques pertinentes sont soutenues et renforctes par les am61iorations de l'offre locale, si Penvironnement international, notamment le marche" des exportation, est favorable a la sousregion et si les conditions climatiques sont bonnes, et que les conditions de paix et de s6curit6 sont meilleures, la performance economique du groupe pourrait parfaitement continuer de s'ame'liorer en 1998 et Selon des provisions optimistes, le PIB du groupe devrait progresser de 4,3% en 1998 contre environ 3,9% en Les ameliorations les plus nettes devraient provenir de la performance du secteur prive" etant donne que bon nombre de gouvernements sont entrain de creer un environnement favorable pour attirer a la fois les investisseurs nationaux et etrangers. Les programmes d'investissement public vont continuer d'accorder la priority aux secteurs strat6giques, notamment la construction et Pentretien des routes, Penergie, P education et les services de sante\ Cette tendance se reflete de maniere explicite dans les programmes d'investissement a moyen terme de certains pays. Caraete'ristiqiies marquantes des pavs 20. Les conditions economiques et sociales des pays de la sousregion ne sont pas les memes partout. Nous pr6sentons ciapres les principals caract6ristiques des conditions economiques et sociales de chaque pays. BURUNDI 21. Le produit int6rieur brut du Burundi a augment^ de 0,6% en 1996 (sur la base des prix de 1990) contre a 3,1 % en Mais on prevoyait que le PIB reel croftrait a un taux ne"gatif de 17,4% en 1996 contre un taux ne"gatif de 3% en La chute du PIB decoule principalement de la baisse de la production agricole, en particulier de la production alimentaire en 1:996. Bien qu'on ait estime* que la production alimentaire de la seconde saison de 1997 serait meilleure que celle de Pann6e pr6ce"dente, la production alimentaire totale devrait rester au meme niveau iju'en La part du secteur des services au PIB 6tait d'environ 42%; venait ensuite Pagriculture, a peu pres 37%. La part de Pindustrie e"tait de 20,9% en La faible performance du secteur agricole du Burundi 6tait lite au fait que certaines populations dynamiques sont devenues soit des refugites dans les pays voisins, soit des personnes dsplacies a Pinterieur des frontieres

12 11 nationales. En outre, les sanctions regionales contre les exportation de caf6 et de the ont, dans une certaine mesure, compromis la performance du secteur agricole burundais. Le cafe est le principal produit d'exportation du Burundi. II represents environ 57,3% de l'ensemble des recettes d'exportations en Le deuxieme produit d'exportation etait le the dont la part dans l'ensemble des recettes d'exportation etait d'environ 12,3%. 23. Les principaux produits d'importation du Burundi 6taient le gaz oil, les produits commerciaux et les appareils electriques qui representaient respectivement 7,95%, 6,8% et 6,5% de la facture totale des importations. Les chiffres publies recemment montrent que d'aout a decembre 1996, tonnes de petrole et tonnes de diesel ont ete importees et que tonnes de petrole et tonnes d'huile diesel ont ete" consommees. 24. Le solde des transactions courantes du Burundi etait negatif a 54 millions de dollars en 1996 par rapport a un solde positif de 9 millions de dollars EU en Le deficit du compte courant representait 5,3% du PIB aux prix du marche en Les reserves en devises du Burundi ont baisss de 34% en 1996 par rapport a La dette exterieure du Burundi qui se monte a au moins 1,2 milliards de dollars EU, etait telle que le pays avait toujours besoin de 1'assistance des bailleurs de fonds pour equilibrer sa balance des paiements. Sans ce soutien, le Burundi continuera de ne pas honorer ses engagements visavis de ses creanciers, et, ce faisant; l'un des pays qui etait jadis parmi les plus solvables de la sousregion verra sa credibilite s'eroder. 25. Dans le secteur monetaire, la masse monetaire au sens large (M2) est passee de 7,2% en 1993 a 33,3% en Le ratio de M2 par rapport au PIB etait de 20% en 1994 contre 16,7% en Du fait en partie de 1'expansion de la masse monetaire, Hnflation des prix a la consommation a progresse a 26% en 1996 contre 19,3% en Sur le plan social, le taux annuel de croissance demographique etait de 3%, soit l'equivalent du taux de croissance moyen dans la sousregion, et, selon les previsions, la population devait atteindre 6,8 millions en La plupart des plus de personnes regroupees, qui ont ete presentees par le PAM comme etant particulierement mal nourries, pourraient bel et bien rester dans leurs camps pendant quelques mois encore. La FAO/GIEWS (dans son rapport du mois d'aout 1997) a montre que la production alimentaire totale du Burundi au cours de l'annee 1997 etait de 4% inferieure a la moyenne enregistree avant la crise, malgre l'ame'lioration de l'offre. Une proportion non negligeable de la population de la region en conflit n'etait pas en mesure de cultiver au cours des saisons anterieures et elle etait done fortement en proie a l'insecurite alimentaire, avec des cas de malnutrition grave au sein de la population. Des secours alimentaires d'urgence, ont done continue a etre necessaires, et par consequent, le Burundi a ete considere par la FAO comme un pays necessitant une aide alimentaire d'urgence au cours de la saison 1997/ Le taux de mortalite des enfants ages de moins de cinq ans reste eleve au Burundi bien qu'il ait baisse d'un tiers, passant de 255 pour 1000 naissances vivantes a 188 en Le taux de mortalite infantile est passe de 151 pour 1000 naissances vivantes en 1960 a 120 en 1995, ce

13 qui restait superieur a la moyenne de 87,5 pour 1000 naissances vivantes enregistree dans la sousr6gion en L'esp6rance de vie est passee de 42 ans en 1960 a 47 ans en 1995 alors que la moyenne dans la sousregion 6tait de 54,5 ans. La proportion de la population ayant acces a l'eau potable se situait en moyenne a 52% de 1990 a 1996, chiffre superieur a la moyenne enregistree dans la sousregion, soit 46,7 %. Le pourcentage de la population ayant acces aux services de sante a atteint le chiffre encourageant de 80%, contre une moyenne de 57,3% enregistree dans la sousr6gion entre 1990 et Le taux d'alphabetisation des adultes 6tait de 49% pour les hommes et de 23% pour les femmes, par rapport a une moyenne sousfegionale de 74% et 55,2% pour les hommes et pour les femmes respectivement. 12 COMORES 28. Aux Comores, le PIB r6el a affiche" systsmatiquement depuis 1993 un taux de croissance ne*gatif. En 1996, le taux de croissance du PIB r el enregistre1 6tait negatif a 7% contre un autre taux negatif de 2,3% en Le PIB du pays etait doming par le secteur des services qui y contribuait a hauteur de 48,9% environ en 1995, suivi de l'agriculture, y compris la peche et 1'exploitation forestiere dont la part s'6tablissait a 39,1% au cours de la msme periode. Les defenses totales du pays au titre du PIB 6taient dominies par la consommation des particuliers qui representait 74,4% de l'ensemble des defenses au titre du PIB en L'investissement national brut representait 21,3% de l'ensemble des depenses au titre du PIB pendant la meme periode. Le revenu par t&e des Comores s'etablissait i environ 365,1 dollars E.U (sur la base des prix de 1990) en Les pincipales exportation du pays etaient alors la vanille et 1'ylangylang. Sur le cout total des exportation qui s'61evait a 11,2 millions en 1995, la vanille et l'ylangylang representaient respectivement 55,4% et 20%. L'ensemble des recettes d'exportation du pays a recule, passant de 11,2 millions de dollars E.U en 1995 a 9,2 millions en 1996, soit une reduction d'environ 18%. 30. Les principals importations du pays sont le riz et les produits petroliers. Us repr6sentaierit a peu pres 31,5% et 17,3% de la facture globale des importations en La facture totale (fab) a ete requite de 44,5 millions de dollars en 1995 a 35,7 millions en 1996, soit une baisse d'a peu pres 20% qui etait en fait superieure a celle enregistr6e en ce qui concerne les exportations. Le d6ficit en compte courant a ete* r6duit de 19 millions de dollars en 1995 a environ 16 millions en 1996, soit une baisse de 18,7%. Le ratio du deficit courant par rapport au PIB s'est ameliore passant de 8,5% en 1995 a environ 7,8% en Toutefois, la dette exterieure du pays est passee de 189 millions en 1994 a 203 millions en 1995, soit une hausse d'environ 7,4 points de pourcentage. 31 L'aide franchise aux Comores etait totalement conforme a sa politique africaine qui conditionnait Toctroi de l'aide (destined a dquilibrer la balance des paiements) et de fonds important^ a la signature d'un accord avec le FMI pour le financement d'un programme de re*formes 6conomiques. La Commission europeenne a signe le protocole pour un programme du fonds europeen de developpement de cinq ans couvrant la periode La

14 Commission a promis 27,5 millions d'ecu, dont 70% etait immediat«^nt Jsponible «80% de ces fonds etaient affectes aux transports, aux communications et a 1 environnement, le solde ayant ete reparti entre divers projets locaux. 32 L'etude du secteur mondtaire a revele que l'accroissement de la masse monstaire (M2) avait diminue. En 1995, l'expansion de la masse monetaire se s.tuait a un tauxnegat.f de 5 5 % contre un taux de croissance positif de 10,2% en L'inflation des pnx a la consommat.on est done passee de 10,2% en 1994 a 7,1% en Sur les plans social et demographique, la population des Comores augmentait a un taux annuel d'environ 3,2%. En 1997, la population totale devait atteindre, selon les P^vis.ons habitants. Le taux de mortalite des enfants de moms de cinq ans a baisse, de 248 pour S naissances vivantes en i960, a 124 en Le x de morta *^ ^ Vg diminue, passant de 165 pour 1000 naissancesi vivantest en 1960 a 91 en L esperance^de vte etait <te 57 ans, chiffre superieur a la moyenne de 54,5 ans enregistree dans la sousregion. 34 Sur la plupart des terres arables du pays, on trouvait des cultures de rente, des bananes et des tubercules. Selon la FAO/GIEWS, 25% seulement des besoins en cereales etaient produits localement et, par consequent, il y avait un deficit structurel d env.ron tonnes de cereales, couvert essentiellement par les importations. Les besoins en matiere d aide alimentaire etaient estimes a tonnes pour la saison 1997/98. Les troubles soc.au*: anete un grand defi pour le gouvernement. Us ont incontestablement aggrave les difficultes economiques et sociales du pays. RKPIJBLIOTTF, nemocrattolie PU CONGO (RDC) 35 Le produit interieur brut (PIB) en termes reels de la RDC affiche une croissance negative depuis 1990 et cette tendance s'est poursuivie en 1995 et Le taux de croissance etait negatif a 0 6% en 1995 et 1,3% en 1996, et ce, malgre les ressources naturelles, les potentiali es et "environment favorable observe dans le pays. Jusqu'a une date tres recente, les troubles sociaux, la mauvaise gestion et les pressions inflationnistes etaient a leur comble dans ce qui etait alors appele Zaire. 36 L'economie de la RDC depend largement de l'agriculture, des services et des mines. En 1996 et 1997 le PIB du pays etait estime a millions de dollars E.U aux prix de 19W. En 1994 la part du secteur agricole au PIB etait de 53,4% tandis que celles du secteur des services'et de 1'industrie etaient respectwement de 31,2% et de 15,6% Les pnnc.pales ressources minieres du pays sont le diamant, le cuivre, le cobalt et 1 or. En b U a estim6 sa production de cuivre a 37,4 mille tonnes, chiffre supeneur a celui enreg.str6 en1995 qui etait de 33,9 mille tonnes. La production de diamant etait estimee a 2 8 m.ll.ons de carats en 1996, niveau legerement inferieur a celui de 1995 qui etait de 22 millions de carats. En 1996 la production de cobalt etait estimee a 5,1 mille tonnes, en hausse par rapport aux 4000 tonnes enregistrees en Avec ces immenses ressources minieres, le pays a les potent.ahtes n6cessaires pour etre le plus riche de la sousregion. La RDC dispose egalement d enormes 13

15 ecocnomique de la sousregioni de 1'Afrique de 1'Est. Us derniers 37 Les principaux produits d'exportation de la RDC sont le diamant le cafe le cobalt et le cu,vre tand, que les principaux produits d'importation sont les biens'de coimrnsfo b.ens deqmpement, les matieres premieres et les produits energetiques. En 1994 e rapporte rost^tni1^ 247 mi 1 ions et n!,at!fint celle du cuivre 451 milhons et du cobalt de d 'lars 184 millions EU»**> de dollars ** celles E U ^pendant cafe ont la meme penode L'ensemble des recettes d'exportation du pays au prix (fab) etai estis W51 $, les chiffres eta.ent de 1451 $ et 1629 $ en 1995 et 1996 respectivement. U factuse de S T V^f * envir " 1313? d0uars et 1390 doliars c^rs de'e? me'm" en Q0e5S;t^Jf'Clt ^ transactions courantes a atteint les 630 et 621 millions de dollars EU en 1995 et 1996 respectivement, ce qui signifie qu'une legere amelioration a ete enregistree au coun.de la dermere penode. U deficit en compte courant en tant que pourcentage du «Sitft au meme mveau de 9 4% qu'en 1995 et La dette exterieure totale du pays s'est S au cours de ces per.odes. En 1996, elle s'etablissait a millions de dollars contre esdnes905 etait as yus,4% 49?et^3f/e 853,3% en'^f 1995 etto'o?" 1996 respectivement. ^^ * '^ SnS 9?^f/e '^f T' * '^ ^ it'lfi w&ns leqsecteur mon6taire> le ratio de la masse monetaire {M2) par rapport au PIB etait looi * Vonc tan<3ls que le teux de croissance m yen etait de 6969,9% et de 357 6% en 1994 et 1995 respect,vement. Une inflation alarmante a 4 chiffres des prix a la consommation a ete enreglstree entre 1992 et 1994, alors que le taux deflation a lienwnutast setabhr a un taux a 3 chiffres de 524% et 659% en 1995 et 1996 respectivemtt s exphque en partie par l'expansion de la masse monetaire pendant les DJIBOUTI 39; ^ \' Zn mk de Dj'b0Uti a affiche un teux de croissance de 0,8% en 1996 sur la base des pnx de 990 contre un taux de croissance negatif reel de 3,1% en U PIB total du pay se s.tuait dans la fourchette 477 a 492 millions de dollars EU entre 1993 et 1995 Env ron 76% de a product globale provenait du seul secteur des services. L'industrie etait le deuxieme ecteur en termes de contribution au PIB, tandis que 1'agriculture ne represents que 2 8 du PIB Us depenses au t.tre du PIB etaient dominees par la consommation qui engloutissait env^on P BTLfde nr TV*" 1993' U P"1 ^ 'a formati n du C^1 na'onai ^t date PIB 6tait de11,9% Le PIB par tete aux pnx de 1990 etait estime a 835 dollars EU en 1996 U preponderance du secteur des services et ses consequences sur le PIB Z t6te et sur la rfipartition des revenus merite d'etre relevee. 40. Us exportetions totales du pays se chiffraient a 34 millions de dollars EU en 1995 contre 56 mnhons en 1994, son une reduction d'environ 40% de la valeur des exportation"'' 1995

16 15 La valeur totale des importations etait de 205 millions de dollars en 1995 contre 237 millions en 1994, soit une reduction d'environ 13% de la valeur des importations, chiffre inferieur a la reduction des importations. Le solde courant du pays s'est degrade, passant d'un excedent de 46 millions de dollars en 1994 a un deficit de 23 millions en Les exportation djiboutiennes vont principalement en Somalie, en Ethiopie et au Yemen. En 1995, 42% du total des exportation etait destine a la Somalie contre 30,7% en 1994, tandis que la part des exportation a destination de 1'Ethiopie etait de 35,2% et 26,5 % en 1995 et 1994 respectivement. La valeur totale des exportation de Djibouti a destination du Yemen a diminue. Elle representait environ 8% du total des exportation de Djibouti contre 37,6% en L'Ethiopie etait le principal importateur des produits djiboutien dans la sousregion en II importe de noter que Djibouti assure la manutention des produits en transit destines aux pays voisins. 41. Le volume des marchandises manutentionnees au Port Autonome International de Djibouti (PAID) a progress^ de 35 % pour s'etablir a plus de 1,5 millions de tonnes pendant les 12 mois qui ont precede decembre Cette hausse est survenue apres une baisse sensible du trafic en 1995, due pour l'essentiel, a une forte reduction du mouvement des produits petroliers et une reduction de 24% des importations destinees au petit marche interieur de Djibouti. Les activites du port ont ete relancees principaiement par la reprise des entrees et des sorties des produits petroliers et par la multiplication par deux du volume des marchandises acheminees. Alors que les produits en transit destin6s au marche interieur augmentait de 25 %, les produits a destination d'ethiopie representaient toujours 22% de la totalite des biens manutentionnes au port de Djibouti. Le volume total des hydrocarbures transitant par le port en 1996 a augmente de 47% par rapport a Cela etait largement du au fait que la marine americaine avait repris les activit6s de ravitaillement en carburant au port de Djibouti. L'Ethiopie a egalement renforce son utilisation des inflations djiboutiennes d' importation de petrole, une tendance qui va san doute se consolider en 1998 du fait de la fermeture de la raffinerie erythreenne d'assab d'ou provenait l'essentiel des importations ethiopiennes. Sur les 892 navires qui accostaient au port de Djibouti, a peine plus du tiers etaient des navires porteconteneurs, repr6sentant la moitie des 7,78 millions de tonnes du tonnage brut total enregistre par le port au cours de l'annee conickree. Les autres bateaux utilisant les intallation portuaires etaient des navires conventionnels et des bateaux de guerre 101. L'ensemble du trafic par conteneur a progresse de 26%, avec un total de coriteneurs manutentionnds au port de Djibouti en 1996, dont 60% etaient en transit. 42. Malgre la lente croissance de l'economie djiboutienne, le port a pu rehausser son image et accroftre son efficacite. Le programme de reforme administrative finance par la France et supervise par l'office national des ports de France a deja ete entierement mis en oeuvre. Trois changements majeurs sont intervenus, notamment la rationalisation des structures administratives et de gestion ainsi que des tarifs portuaires; le renforcement des liens entre les responsables des services de douanes et ceux des tranports, ce qui allege les procedures de dedouanement; et le statut et l'autonomie du port ont ete renforces. La redynamisation du port et l'amorce de retablissement des lien commerciaux avec 1'Ethiopie et la relance de l'igad ont suscite" un certain optimisme en ce qui concerne les perspectives de l'economie djiboutienne.

17 43. S'agissant de la situation alimentaire, le rapport de la FAO/GIEWS montre que: les precipitations de la fin mars 1997 et du d6but du mois d'avril ont soulage les populations dans les zones ou l'elevage est pratique et ou la secheresse a s6vi au cours des mois passes. Comme Feievage etait la principale activity economique du pays, la situation alimentaire des populations affectees etait en principe difficile. Le pays depend, dans une large mesure, des importations alimentaires, notamment des c r6ales destinies a la consommation Sur le plan social, la population du pays augmentait a un taux de 2,7% par an. Selon les estimations, la population totale devait atteindre en Le taux de mortalite des enfants &g6s de moins de cinq ans etait de 174 pour 1000 naissances vivantes en Le taux de mortality infantile a diminu6 de 186 pour 1000 naissances vivantes a 113 en L'esperance de vie etait de 49 ans en ERYTHREE 45. l'erythree a une zone cdtiere de plus de 1000 km de long, c'est la deuxieme par sa longueur dans la sousregion apres celle de la Somalie; par ailleurs le pays possede un plateau continental qui couvre plus de km2 a l'interieur de la zone economique exclusive de TErythr^e. On y trouve d'abondantes ressources maritimes dont seule une faible proportion est exploited en ce moment, ce qui indique que les potentialit6s d'une forte croissance dans ce soussecteur sont considerables. Les estimations actuelles montrent que le pays pourrait tirer des recettes d'un montant de 55 millions de dollars si les ressources disponibles sont pleinement explores demaniere durable, ce qui multiplierait par environ 20 le niveau actuel d'exploitation. L'Etat a deja lance un programme de rehabilitation du secteur de la p che avec 1'appui du projet de psche Semhar finance par l'uncdf ainsi que le concours de TUNDP pour le dsveloppement et la gestion de la pe"che et le soutien de la FAO/NORAD pour la promotion de la consommation locale du poisson. 46. Les donn6es macro6conomiques et sociales concernant l'economie erythrsenne ne sont pas encore suffisamment etayees dans 1'ensemble ni diffuses. En consequence, les donnees concernant, en particulier, la comptabilite nationale, la balance des paiements, les tendances des prix, la situation monetaire et budg6taire et les indicateurs sociaux restent a publier a d6faut d'etre parcellaires. Toutefois, il est un fait, a savoir qu'au moment de son accession a l'independance en mai 1991, l'erythr6e a eu comme heritage des entreprises inoperantes, un secteur agricole serieusement mis a mai par la guerre, des infrastructures endommag6es, et des 6tablissements scolaires et de sante mis a sac. 47. Sur la basfe'des dormees les plus recentes qui existent, le PIB au taux actuel etait de 544 rriillionsde dollars en En ce qui concerne sa repartition selon les differents secteurs, le secteur des services vient en the avec 48,5% suivi de l'industrie 29,2%, de I'agriculture 28,5% et du bstiment 22,6%. Etant donne que les programmes de rehabilitation et de relance sont en cours, rerythre"e a commence a definir une strategic de developpement. La transition vers la mise en place de nouvelles institutions et de nouveaux instruments destines a la gestion d'une economie de marche en temps de paix et la rehabilitation economique et sociale sera longue.

18 En outre, compte tenu de la capacite d'absortion et demise en oeuvre limitee de l'erythree, le Gouvernement devra faire des choix difficiles. 48. Selon ie rapport par pays de 1'EIU (2eme trimestre de 1997), une societe sudcoreenne, Keangnam qui avait deja gagne d'importants marches de construction aupres de la Banque Erythreenne du Commerce et de l'immobilier (HCBE), de l'office national des ports (EPA) et du Ministere de la sante a gagne le contrat de construction d'une grande centrale electnque a Hirgigo, pres de Massawa. Le projet qui etait cense s'achever avant la fin de l'annee 1997, est finance par le Gouvernement erythreen avec des prets provenant des fonds de developpement de divers pays du Moyenorient ainsi que de la Banque arabe pour le developpement de l'afrique. 49. Dans le cadre du programme d'ajustement structurel, le pays a mis en oeuvre un plan progressif de privatisation. Les dernieres entreprises concernees ont ete annoncees par l'agence nationale charges de la supervision et de la privatisation des entreprises publiques (NASPPE) en avril 1997, a savoir, la Asmara Milk Factory, 1'Erythrea Shoe Factory, la Barka Furniture Factory et la Red Sea Soap Factory. 50. Pendant ce temps, le projet hotelier et de casino de Dahlak Island, d'une valeur de 250 millions de dollars, va construire un village touristique comprenant deux casinos dans l'archipelle aride de Dahlak. Une autre initiative dans le secteur touristique est l'hotel palace d'asmara, pierre angulaire d'un projet de 17 millions de dollars dont la fin des travaux est prevue en Selon les derniers chiffres disponibles au Ministere du Tourisme, plus de touristes ont visite l'eryrthree en 1996, soit une hausse de 32% par rapport a Les transferts d'argent sont aujourd'hui possibles a la Banque commerciale d'erythree (CBE) a travers la Western Union. Les commissions bancaires ont ete legerement revues a la baisse et la Banque de developpement et d'investissement d'erythree (EDIB) a annonce le 12 mars 1997 qu'elle va bientot accorder des prets dans un premier temps aux investisseurs des secteurs agricole et de la peche. Le Gouvernement erythreen a cree une nouvelle monnaie, le Nafka, au debut du mois de novembre 1997, le jour meme de la mise en circulation des nouvelles coupures de la monnaie ethiopienne, le Birr. II va de soi que le Gouvernement erythreen a deja mis en place sa politique monetaire et a renforce les services du secteur bancaire. 52. Du point de vue de I'histoire, l'erythree est une nation dotee d'une population apte, et les ressources humaines du pays constituent son plus grand atout. C'est pour cela que la strategic destinee a assurer la croissance dans le pays a eu tendance a mettre l'accent sur l'investisement dans ie domaine de Teducation et de la sante, facteurs clefs du processus de developpement. Ensuite, l'erythree a un marche interieur etroit. La relance et la promotion des exportation seront determinantes pour accel6rer la croissance a travers une productivite accrue ainsi que l'obtention de devises en vue d'atteindre les objectifs de securite alimentaire. Le soussecteur de I'elevage represente une source potentielle de croissance pour l'erythree; certes, ce soussecteur est reiativement efficace, mais les possibility d'amelioration de la 17

19 productivite du be"tail et des sousproduits de l'elevage tels que le lait, les oeufs et le cuir grfice a Vamelioration des industries animales, de la production, de la nutrition et de I'eievage et gr&ce a l'allegement de certaines contraintes, seraient d'un grand int r t. Us ressources animales representem aujourd'hui une proportion importante des revenus des manages en zones rurales et contribuent de maniere notable a l'6conomie nationale et aux exportations. 53. Sur le plan d6mographique, on estime que la population 6rythr6enne augmente a un taux annuel de 3,7%. La population totale du pays devait en principe atteindre 3,4 millions d'habitants en Le taux de mortalite des enfants Sges de moins de cinq ans a diminue, passant de 294 pour 1000 naissantes vivantes en 1960 a 157 en L'espdrance de vie etait de 50,3 ans en La proportion de la population ayant acces a l'eau potable se situait en moyenne a 18% entre 1990 et S'agissant de la situation alimentaire, les estimations de la FAO/PAM suggerent que le pays aura besoin de tonnes de c6re*ales sous forme d'aide au cours de la saison Par ailleurs, TErythr6e a 6t6 identifie* comme un des pays de l'afrique de 1'jEst qui ne"cessitent 1'aide alimentaire d'urgence en raison de!a baisse des r6coltes et du nombre important de personnes vuln6rables que compte le pays. 18 ETfflOPIE 54. Le Gouvernement ethiopien a pris un certain nombre de mesures d'orientation macro 6conomique en vue d'acce"le"rer la relance economique et le de\eloppement du pays. Ces importantes mesures comprennent notamment la determination du role de l'etat dans un contexte de transition vers Teconomie de marche. En consequence, Tintervention du Gouvernement est destined a se conformer aux changements macroeconomiques. Ainsi, le pays poursuit une politique de gestion economique par deduction, essentiellement a travers des instruments de politiques budge"taire' et monetaire rigoureux. Le Gouvernement a 6galement entame l'eiaboration d'un programme d'investissement public tendant a am61iorer Tefficacite et la productivity de r&onomie en g6n6ral. 55. Grtce au programme de rdformes 6conomiques et au r6tablissement de la paix et de la st^f?,i1]^,',a la P^sence suffisante et opportune des pluies, aux efforts tendant a ameiiorer la fourriitufe, des engrais et d*autres intrants agricoles, le pays a pu enregistrer une forte croissance de sa production agricole. Les organisations internationales ont soutenu le programme de re"forme economique qui a permis aux entreprises publiques d'avoir une autonomie de gestion. La restructuration des entreprises a entratne la relance de la production industrielle. Certes, la productibti agricote a recule du fait de la secheresse de , mais, le PIB a affiche une progression au cours de la periode 1992/ /96, et en 1995/96, un taux de croissance de 7,6% du PIB (sur la base des prix de 1990) a ete enregistre. En 1996/97, on prevoyait un taux de croissance ahnuel de 5%, ce qui etait inferieur au taux de 1995/96. La faible performance du PIB au cours de la periode consider pourrait tre imputable a la faible performance du secteur agricole en raison des mauvaises conditions climatiques. Le taux de croissance annuel de Tindustrie, etait de 6,4% en 1995/96, en hausse par rapport a 1994/95, tandis que la croissance du secteur des services sjetablissait a 6,4% en 1995/96, en baisse par rapport au taux de 9,9% enregistre en 1993/94, mais en legere hausse par rapport au 5,5% de 1994/95. La

20 19 baisse de la croissance dans te secteur des services etait due au programme de restructuration du Gouvernement. II y a eu compression des effectifs de la fonction publique. Selon un expert, le PIB (sur la base des prix de 1980/81) devait diminuer en 1997/98, les previsions du taux de croissance reel sont de 2,8% compte tenu des conditions climatiques defavorables du moment. La composition du PIB par secteur (Tableau 1) montre que Teconomie est dominee par l'agriculture dont la part s'etablissait a 50,5% en 1995/96, alors que les parts des secteurs des services et de l'industrie etaient respectivement de 38,2% et 11,2% du PIB sur la base des prix de 1980/81. Ainsi, la transformation structured de l'economie semble encore avoir du chemin. 56. Les depenses au titre du PIB aux prix du marche etaient dominees par la consommation dont la part 6tait estimse a 83,4% en 1995/96. La consommation des particuliers se taille la part du lion dans la consommation totale, 88,7% et elle a englouti 74% des depenses totales au cours de la meme periode. Le faible niveau de l'6pargne et de I'investissement s'est legerement ameliore. En 1995, le ratio de 1'epargne et de 1'investissement par rapport au PIB a augmente pour s'etablir a 16,6% en 1995/96. La balance des ressources, alors negative, s'est amelioree d'environ 30% en 1995/96 par rapport a 1994/95; et en cons6quence, d'importants investissements ont ete finances grace aux prets et a l'appui etrangers. Tableau 1: Part de chaque sectetir au PIB (%) faux prix de 1980/81) Secteur 1992/ / / /96 Agriculture 54,2 50,8 50,3 50,6 Industrie 10,2 10,8 11,1 11,2 Services 35,6 38,4 38,6 38,2 57. Sur le plan fiscal, des mesures concretes ont ete prises dans le domaine des reformes budgetaires et elles ont produit des resultats encourageants. Suite a la mise en place des gouvernements regionaux, les ressources a collecter et les depenses a effectuer ont ete determiners: reduction des taux fiscaux, ce qui a suscite un decouragement; reduction des activites merte"es contre la fraude fiscale; amelioration des services administratifs charges de la collecte des recettes locales; reduction des defenses de fonctionnement et d'equipement et amelioration de la qualite de leur administration. A la suite de ces mesures, les recettes publiques, a 1 Exception des aides, ont enregistre un taux de croissance d'environ 22,3% en 1996/ Les recettes totales (a l'exception des aides) exprimees en tant que pourcentage du PIB etaient de 17,5 en 1995/96 et on prevoyait qu'elles resteraient pratiquement au meme niveau de 17,4% en 1996/97. La croissance annuelle des depenses publiques e"tait estimee a 1,7% en 1995/96 contre 9,7% en 1994/95, alors que le budget de PEtat pour l'exercice 1996/97 indique qu'on prevoyait un taux de croissance des depenses pubiiques de 22,6% au cours de cette periode.

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