"A 100 jours du passage à l'euro : où en est-on?"

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1 SPEECH/98/173 Yves-Thibault de SILGUY Membre de la Commission responsable des affaires économiques, monétaires et financières "A 100 jours du passage à l'euro : où en est-on?" Sous-Commission monétaire du Parlement européen Bruxelles, le 21 septembre 1998

2 Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, Permettez-moi, tout d abord, de vous remercier pour votre invitation à venir m exprimer devant la Sous-Commission monétaire pour essayer de répondre à la question : à cent jours du passage à l euro, où en est-on? La naissance de l euro se produit dans une période quelque peu agitée. Mais, paradoxalement, c est une chance pour l Europe si elle sait réagir. En effet : 1. Les crises asiatique et russe constituent des éléments d incertitude pour l économie mondiale ; 2. toutefois, l Europe, dans ce contexte troublé, demeure un pôle de stabilité ; 3. aussi doit-elle saisir cette opportunité pour devenir un acteur à part entière et non plus un observateur sur la scène internationale. Telles sont les trois idées que je souhaiterais développer devant votre Assemblée. I. Les crises asiatique et russe sont des facteurs d incertitude A. Tout d abord, en Asie, selon les pays, la situation est différente : 1) il se manifeste une tendance à la stabilisation, en Asie du Sud-est. Ainsi, depuis le début de l année, le won coréen et le baht thaïlandais se sont appréciés d environ 20 % ; le ringgit malaisien et le dollar de Singapour et de Hong Kong sont restés stables. En outre, la Corée et la Thaïlande respectent les conditions de mise en œuvre des programmes conclus avec le FMI pour faire face à la crise. Un accord a également pu être trouvé entre le Fonds monétaire et l Indonésie en août dernier pour la mise en œuvre d une nouvelle tranche d aide d 1 milliard de dollars. 2) autre élément stabilisateur dans la région : la Chine ; elle a fait preuve d un remarquable sens de ses responsabilités. En effet, la Chine a résisté à la tentation de dévaluer le yuan, en dépit des pressions résultant de la dépréciation du yen. 3) En revanche, il existe un facteur d incertitude avec le Japon. Il disparaîtra seulement si ce pays restaure la confiance, retrouve le chemin de la croissance et met pleinement en œuvre les réformes nécessaires, notamment en matière financière et bancaire. B. En Russie, les facteurs d instabilité persistent. La crise russe est sérieuse et il ne faut pas s en cacher l ampleur, même si les principales hypothèques ont été levées sur le plan politique, avec la nomination de M. PRIMAKOV à la tête du gouvernement. Tout dépendra désormais de la capacité de la Russie à adopter un programme cohérent de réformes, comprenant : - la mise en place d un système efficace de recouvrement des impôts, - l assainissement du système bancaire et financier, - le respect des obligations souscrites envers les créanciers de la Russie, - la stabilisation du rouble. 2

3 Les orientations de la nouvelle équipe gouvernementale non totalement formée à ce jour seront, à cet égard, décisives. Les aspects les plus visibles de la crise pour l économie russe sont les suivants : - une très forte dépréciation du rouble, qui dépasse désormais 50 %, le rouble s échangeant environ à 12 RUR pour un dollar ; - une reprise de l inflation à un rythme soutenu, de l ordre de 15 % par mois à compter du mois d août, ce qui correspond à un taux annuel de 500 %, avec un sommet à 35 % durant la première semaine de septembre ; - une révision à la baisse des perspectives de croissance, avec, sur un mois, une chute du PIB de 8%, de la production industrielle de 6,3% et de la production agricole de 17,2%; - une quasi banqueroute du système bancaire à la suite du défaut de paiement du gouvernement russe sur la dette interne ; - une situation budgétaire très précaire, les revenus pour le mois d août étant inférieurs de près de la moitié à ce qui était prévu dans le cadre du programme FMI : les impôts ne rentrent plus dans les caisses de l Etat ; - enfin, des comptes extérieurs déséquilibrés par la chute du prix du pétrole et la croissance continue des importations : le déficit des comptes courants est désormais de 1,4 Mds de dollars. Il est clair qu un rétablissement de la situation des finances publiques devra être à la base de tout programme. La communauté internationale attend le programme économique des autorités russes. Sa présentation est un des éléments de retour à la confiance et à la stabilité pour la Russie. Aussi, ce programme sera-t-il soigneusement analysé et jugé à la lumière des critères suivants : - capacité à apporter une solution au problème de la dette et à restaurer la confiance des investisseurs internationaux ; - crédibilité des mesures adoptées pour assainir la situation budgétaire et améliorer, notamment, le système de recouvrement de l impôt ; - mise en place des structures institutionnelles nécessaires au bon fonctionnement de l économie de marché et réforme en profondeur du système financier. La succession et l accumulation de ces crises sont préoccupantes car elles sont sources d incertitudes. C. Trois domaines d incertitudes : quels sont-ils? Ils sont, pour l essentiel, au nombre de trois. 1) Le niveau du dollar : il s est déprécié de 8% en un mois sous l effet conjugué de plusieurs facteurs : - le climat politique qui prévaut aux Etats-Unis, - une confiance plus forte dans l économie européenne, - l anticipation d un assouplissement de la politique monétaire américaine, - les récentes déclarations de M. GREENSPAN, 3

4 - et les effets de contagion de la crise russe sur les économies latinoaméricaines. L exposition des banques américaines y est élevée (70 Mds de dollars) et elles représentent 40 % des débouchés pour les exportations américaines. 2) la volatilité des marchés boursiers : elle n épargne en ce moment aucun segment du marché. Les bourses des pays émergents ont subi, - quoiqu à des degrés variés -, les conséquences des événements d Asie du sud-est et de Russie. Dans leur recherche d une plus grande sécurité, les opérateurs ont préféré se réfugier sur les marchés obligataires européen et américain. Et pourtant la qualité et le contenu des politiques menées dans de nombreux pays d Europe centrale et orientale ou d Amérique latine justifieraient, sans doute, une analyse plus fine de la part des investisseurs. Mais, en définitive, au-delà de réactions passagères, ce sont les fondamentaux qui déterminent le comportement des marchés. Et cette constatation est plutôt rassurante. De même, la volatilité des bourses européennes et américaines apparaît hors de proportion par rapport à l évolution des fondamentaux économiques. En Europe notamment, l arrivée de l euro offre aux investisseurs la garantie d une économie stable et bien gérée et de marchés financiers en plein développement. La poursuite de la politique d assainissement des déficits publics en Europe, c està-dire le retour à l équilibre de nos finances publiques prévu par le Pacte de stabilité et de croissance va libérer quelque 120 à 150 milliards d euros par an. Cette épargne, désormais inutile pour financer les dettes publiques devrait tout naturellement aller sur les marchés d actions. 3) Les effets sur le commerce international L impact de la crise russe sera principalement ressenti, au plan commercial, par les pays de la CEI, car les économies sont encore assez étroitement dépendantes de la Russie sur le plan des échanges. En revanche, il sera plus limité pour les pays baltes et les pays d Europe centrale et orientale, qui ont déjà, dans la perspective de leur adhésion, très largement réorienté leur commerce extérieur vers l Union européenne. L Union elle-même n effectue qu une part modeste de ses échanges avec la Russie (3,5% de ses exportations et 4 % de ses importations). En outre, l'évolution du commerce international reste marquée par la baisse tendancielle du prix du pétrole dont le prix est désormais inférieur à ce qu il était avant le premier choc pétrolier ainsi que la diminution sensible du prix des matières premières (- 35% depuis le début de l année). Dans ces conditions, le risque de contagion, vers l Europe, des crises russe et asiatique par le vecteur du commerce international reste modéré. Et, que constatons-nous en Europe aujourd hui? II. L Europe est un pôle de stabilité et elle peut le rester Les efforts de saine gestion entrepris ces dernières années ont jeté les bases d une croissance tirée par la demande interne, moins sensible qu auparavant aux effets négatifs d une crise internationale. Les politiques conduites en Europe depuis 1993 réussissent. Il faut les poursuivre : un cavalier ne change pas de monture au milieu du gué. 4

5 A. A cent un jours de l arrivée de l, la croissance en Europe est soutenue Rappelez-vous! Quelle était la situation en 1993, lorsque le traité de Maastricht est entré en vigueur? La croissance était omniprésente dans le monde, sauf en Europe, qui traversait une grave récession. Les déficits publics dépassaient 6% du PIB. L inflation était élevée (4%) et le chômage progressait rapidement. Nombreux étaient les docteurs Diafoirus qui, en guise de remède, proposaient d aggraver le mal, c est à dire, de creuser encore un peu plus les déficits. La poursuite du processus d union économique et monétaire était jugée vaine et périlleuse : l euro devait être sacrifié. Heureusement, ces écueils ont été évités grâce à la détermination et à la persévérance des gouvernements et de la Commission et au soutien sans faille du Parlement européen. L euro naîtra dans 101 jours, conformément au calendrier et aux conditions prévus par le traité. Et pourtant l euro est déjà une réalité. Au milieu des turbulences de ces dernières semaines, la stabilité monétaire en Asie de la zone euro est parfaite. L euro protège l Europe. C est déjà son premier succès. Si l Europe est protégée, c est aussi grâce à la confiance retrouvée dans son économie, résultat de la pertinence de notre politique économique. Les déficits publics sont, en effet, tombés, en moyenne européenne, de 6,1% du PIB en 1993 à 2,4% en Fait notable, cette réduction a été obtenue, dans la plupart des Etats membres, essentiellement au moyen d une réduction des dépenses publiques, passées de 52,4% du PIB en 1993 à 48,7% en L amélioration spectaculaire de la situation des finances publiques a permis de redynamiser la croissance en libérant l épargne au profit de l investissement, en rassurant les investisseurs et les consommateurs, et en contribuant à créer un cadre attractif pour l épargne internationale. Hier, les capitaux quittaient l Europe pour aller s investir en Asie ; aujourd hui, ils affluent en Europe. Ce phénomène est d ailleurs davantage lié à l avènement de l euro qu à la crise asiatique, puisque les investissements directs sur le territoire européen ont cru de 36% l année dernière. Conséquence : l activité économique a cru de 2,6% en 1997, contre 1,8% en Elle devrait atteindre 2,8% cette année et se maintenir à un niveau soutenu en Et ce n est pas la publication de tel ou tel mauvais chiffre qui changera fondamentalement le cours des choses. En effet, les principaux clignotants de l économie sont au vert : la consommation devrait croître de 2,3% cette année, contre 1,5% l année dernière. Les investissements progresseront de 4,3% en 1998, contre 2,1% en Le taux d utilisation des capacités de production demeure élevé : cela contribue à soutenir durablement l investissement. Enfin, fait extrêmement important, les enquêtes d opinion montrent que la confiance des industriels et des consommateurs a retrouvé son niveau de 1989 et qu elle est plus forte dans la zone euro que dans le reste de l Europe. La reprise en cours est donc essentiellement endogène, c est à dire tirée par l investissement et la consommation plus que par les exportations. De par ses 5

6 sources, elle est donc assez peu exposée aux effets négatifs des crises russe et asiatique. Les pertes à l exportation sont, par ailleurs, en partie contrebalancées par l effet positif sur les taux d intérêt de l afflux de capitaux. La baisse des taux stimule elle même la consommation et l investissement et contribue ainsi à alimenter une croissance tirée par le dynamisme du marché européen. Mais une situation bonne ou mauvaise d ailleurs n est jamais définitivement acquise. B. L Europe doit poursuivre ses efforts et réduire ses déficits structurels. C est nécessaire. A cette fin, l effort doit être poursuivi en vue d atteindre, à moyen terme, l équilibre budgétaire ou un léger excédent, conformément à l objectif fixé par le pacte de stabilité et de croissance. Le Japon et la Russie doivent restaurer la confiance. L Europe, elle, doit la préserver. Dans un contexte international mouvant, il est indispensable que l Europe puisse maintenir la confiance des opérateurs économiques. Déroger aux engagements pris donnerait un signal très contreproductif aux marchés. Or, en 1998, la France, l Allemagne, l Espagne, l Autriche et le Portugal ont encore un déficit budgétaire proche de 3%. S agissant de la dette, l Italie et la Belgique présentent des taux d endettement encore très élevés. Certes, en moyenne, le déficit budgétaire de la zone euro devrait atteindre 2,4% en 1998 et 2% en Mais ce bon résultat apparent doit être interprété avec précaution : il résulte moins d un effort volontaire de réduction des dépenses publiques que d un simple effet mécanique de l accélération de la croissance sur les rentrées fiscales. Les analyses de la Commission montrent que les déficits structurels, - c est à dire, corrigés des variations dues à l amélioration de la conjoncture - au sein de la zone stagnent aux alentours de 2% en 1998, et probablement encore au même niveau en Si la conjoncture internationale connaissait une nouvelle détérioration, les déficits nominaux pourraient alors repartir à la hausse. Il est donc urgent de mettre à profit le retour de la croissance pour consolider l amélioration des comptes publics, pour reconstituer la marge de manœuvre budgétaire qui fait encore défaut et mettre ainsi l Europe à l abri d un renversement de conjoncture. Mais, au-delà des aspects conjoncturels, il faut savoir saisir les opportunités qu offre toujours une situation difficile. Or, la naissance de l euro, dans ce contexte, fournit à l Europe une chance historique de participer au concert international. L Europe, dotée de sa monnaie, doit se donner, maintenant, les moyens de jouer, sur la scène monétaire et financière internationale, un rôle à la mesure de son poids dans l économie mondiale. Mais il faudra bientôt songer à réorganiser les relations monétaires internationales pour leur donner plus de stabilité. III. L Europe doit devenir un acteur à part entière sur la scène internationale 6

7 Que peut faire l Europe en la matière? Elle peut agir de trois façons : Tout d abord c est le plus urgent! sortir de la crisse russe. A. La recherche de solutions à la crise russe L Union est présente dans la recherche de solutions à la crise en Russie. La déclaration adoptée par les ministres des Affaires étrangères, lors de leur réunion informelle à Salzbourg, les 5 et 6 septembre dernier, est à cet égard un acte de volonté politique. La troïka des affaires étrangères s est rendue à Moscou, jeudi 17 septembre, pour examiner avec le nouveau gouvernement russe les modalités selon lesquelles l Union peut apporter une aide, concrètement, à la Russie. Ceci est une manifestation concrète de cette volonté politique. Ces modalités avaient été examinées par la Commission européenne, dès sa réunion du 3 septembre, et avaient fait l objet d une note d information qui préconisait trois pistes d action : - une réorientation des programmes Tacis vers certains secteurs prioritaires, notamment l aide dans le domaine institutionnel, budgétaire et financier; - un soutien accru au secteur privé, bancaire surtout, en particulier via des cofinancements avec la BERD ; - un renforcement de la coordination au sein de l Union, d une part, entre l Union et ses partenaires du G7, d autre part. Une mission Présidence/Commission se rend également à Moscou demain pour faire un «état des lieux» dans le domaine économique et financier et prendre un premier contact avec les autorités russes avant même l adoption d un programme économique par le nouveau gouvernement. Après cette «fact finding mission», il est prévu une visite du Président à Moscou, début octobre, ainsi qu un Sommet Union européenne/russie, le 27 octobre à Vienne. Même si la solution est d abord entre les mains des russes, l Europe doit les aider. Elle est présente et disponible. Il lui appartient, maintenant, d agir, avec les autorités russes de manière déterminée, responsable et crédible. Au-delà de la crise russe, l Europe doit participer activement à la réflexion en cours sur une nouvelle architecture du système monétaire international. B. Participer activement à la réflexion en cours sur une nouvelle architecture du système monétaire international Au préalable, je voudrais rappeler le soutien apporté par l Union aux institutions financières internationales et notamment au FMI, dont les Etats membres détiennent 30 % des quotes-parts, contre 18 % pour les Etats-Unis. La mission du Fonds monétaire est essentielle pour le maintien de la stabilité internationale. Il faut l aider dans l accomplissement de cette tâche difficile et non le dénigrer. Cela n exclut pas, bien sûr, de réfléchir à la façon dont pourrait être adapté le fonctionnement du système monétaire international. Les travaux des Sommets du G7 de Lyon et de Birmingham fournissent, à cet égard, des lignes directrices intéressantes et prometteuses. Le Président CHIRAC, au mois d août dernier, le Président CLINTON, plus récemment, et le Premier Ministre Tony BLAIR, aujourd hui même à New York, ont présenté, dans ce cadre, des propositions. 7

8 Elles reflètent bien la nécessité d une adaptation du système actuel, pour répondre, en particulier, à deux interrogations : - comment assurer une pleine légitimité des instances actuelles (G7 notamment), face au souhait exprimé par les pays, dits «émergents» d Amérique latine et d Asie, d être mieux représentés sur la scène monétaire internationale? - Que faire pour renforcer l efficacité du fonctionnement actuel des institutions et, notamment, pour améliorer le processus décisionnel dans des institutions telles que le FMI? A cet égard, la proposition française de donner un plus grand pouvoir décisionnel au Comité Intérimaire du Fonds monétaire me semble devoir être pleinement soutenue. Reste à examiner selon quelles modalités cette proposition pourrait être concrétisée : ne faut-il pas aller jusqu à un transfert de certaines compétences du Conseil d administration au Comité Intérimaire? Ceci mérite aujourd hui réflexion. La suggestion du Président CLINTON de mandater le «G22», qui regroupe à l initiative des Etats-Unis, le G7 et les pays émergents les plus représentatifs, pour réfléchir à une nouvelle architecture du SMI doit également être étudiée attentivement. L idée d associer les pays émergents à la prévention et à la résolution des crises internationales mérite évidemment d être soutenue. Mais, créer une nouvelle enceinte multilatérale informelle est-il indispensable ou nécessaire si les instances du FMI jouent à l avenir pleinement leur rôle? Par ailleurs, L idée d une plus grande synergie entre le FMI et la Banque mondiale mérite également d être encouragée mais il convient toutefois, à mon sens, de conserver la spécificité de chacune de ces deux institutions, afin de leur permettre d accomplir leurs missions respectives. Enfin, que ce soit pour aider à résoudre la crise russe ou pour adapter le SMI à l évolution du monde, l Union jouera un rôle actif dans ces débats si elle est en mesure de défendre une position commune et de s exprimer d une seule voix sur la scène monétaire internationale. C. Assurer la représentation externe de la zone euro La question de la représentation externe de la zone euro sera abordée, pour la première fois, par «l euro 11» élargi à 15, et par l Ecofin lors de sa réunion informelle de Vienne, à la fin de cette semaine. Comme j ai déjà eu l occasion de le dire devant vous, il s agit là de l un des chantiers essentiels du «post 2 mai». Des solutions devront être trouvées, tant dans les instances formelles, comme le FMI, que dans les instances informelles, comme le G7 Finances. Deux principes devront, à mon sens, présider à la recherche de solutions : la représentativité et l efficacité. Cela implique, notamment, que les compétences de l ensemble des institutions communautaires (Conseil, Commission, BCE) soient respectées. Cela implique, également, que des solutions pratiques soient trouvées avant le 1er janvier Pour sa part, la Commission agira pour que des positions communes, définies sur sa proposition, permettent à l de parler un seul langage. 8

9 Conformément au traité, elle veillera également, en participant à la représentation externe de la zone euro, en fonction de ses compétences et de ses prérogatives, mais aussi des spécificités de chacune de ses instances, à ce que ces positions communes soient exprimées d une seule voix. Conclusion Pour terminer, je voudrais souligner que la crise actuelle, loin de constituer une menace pour l Europe, nous apporte trois enseignements essentiels : - nous avions raison, le 2 mai dernier, en décidant la liste des onze participants à l euro et en fixant les parités bilatérales qui seront retenues le 31 décembre pour le passage à la monnaie unique, - nos politiques économiques sont les seules possibles pour consolider en Europe une croissance saine, durable, non-inflationniste et créatrice d emplois, - nous devons maintenant «transformer l essai» - comme disent les rugbymen et faire de l euro, non seulement un bouclier protecteur, mais également un instrument de l existence, de la force et du rôle de l Europe dans le monde. L expérience de ces dernières années nous prouve que les optimistes ne sont pas nécessairement des rêveurs, à condition, comme le disait Jean Monnet, qu ils soient déterminés. Je suis confiant dans la capacité de l Europe à relever également ce défi. Je vous remercie de votre attention. 9

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