Étude capitalisation des expériences de Développement Économique Local au Sénégal : cas des régions de Ziguinchor, Tambacounda et Kolda

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1 1 PRODDEL Programme sénégalo - allemand d Appui à la Décentralisation et au Développement Local UN PEUPLE UN BUT UNE FOI Composante 3 : Promotion économique locale Exécutée par Étude capitalisation des expériences de Développement Économique Local au Sénégal : cas des régions de Ziguinchor, Tambacounda et Kolda Sambou Ndiaye Mamadou Ndiaye UGB de Saint-Louis Rapport provisoire Mai 2012

2 2 TABLE DE MATIÈRE PREAMBULE... 4 INTRODUCTION... 5 PREMIERE PARTIE : REPERES SOCIO HISTORIQUES ET THEORIQUES DU DEL... 8 Chapitre 1 : Repères socio historiques du développement économique local... 8 Chapitre II. Contours théoriques du DEL Chapitre 3 : Etude de cas d expériences DEL dans la Région de Ziguinchor Les enjeux socio-territoriaux de la Région de Ziguinchor Présentation des projets et programmes L Agence Régionale de Développement de Ziguinchor Le Projet Intégré d Appui au Développement Economique et social des populations en Casamance (PIADESPC) Le programme Appui aux réseaux territoriaux pour la gouvernance locale décentralisée (ART-GOLD) Le PADAC (Programme d Appui à la Diversification des activités Agricoles en Casamance) Le PADERCA (Projet d Appui au Développement Rural en Casamance) Le Programme D appui Au Développement Socio-économique Pour La Paix En Casamance : PROCAS Chambre de commerce et d industrie de Ziguinchor (CCIAZ) ONG COSPE (Coopération pour le Développement des Pays Emergents) Programme de Développement de l Elevage au Sénégal-Oriental et de la Casamance : PDSOC Chapitre 4 : Etude de cas d expériences DEL dans la Région de Tambacounda Les enjeux socio-territoriaux de la Région de Tambacounda Présentation des projets/ programmes DEL Projet de Promotion de l Entreprenariat Rural (PROMER II) BAMTAARE/ SODEFITEX : Base d Appui aux Méthodes et Techniques pour l Agriculture, les autres Activités Rurales et l Environnement Association des Producteurs de la Vallée du fleuve Gambie (APROVAG) Chapitre 5 : Etude de cas d expériences DEL dans la Région de Kolda Les enjeux socio-territoriaux de la Région de Kolda Présentation des dynamiques DEL dans la Région de Kolda... 63

3 L ARD de Kolda Le PROADELKO/ ARD de Kolda PADEC : Le Programme d Appui au Développement Économique de la Casamance Le projet Croissance économique Chapitre VI. ENSEIGNEMENTS MAJEURS DES DYNAMIQUES DEL L état actuel du DEL au Sénégal Quelques innovations majeures Contraintes et questionnements sur le DEL Chapitre VII. Pistes pour une approche harmonisée des interventions en DEL au Sénégal 86 CONCLUSION Bibliographie indicative CONCLUSION...6

4 4 PREAMBULE Le présent document présente le rapport provisoire des résultats de la deuxième phase de l étude nationale sur le développement économique local. Il s agit d une étude capitalisation destinée à identifier et à documenter les expériences les plus significatives en DEL au Sénégal. La recherche a été commanditée par le PRODDEL/ GIZ à la suite du souhait manifesté par le comité scientifique de l atelier national sur le DEL, de voir élargir le terrain de recherche. Après le rapport de la phase I, le présent rapport systématise les résultats provisoires de la phase II qui a couvert les régions de Tambacounda, Ziguinchor et Kolda. L équipe de recherche dirigée par Mr Sambou Ndiaye de l UGB de Saint-Louis, comprend Mr Mamadou Ndiaye et Mme Aida Gueye Ndiaye. La collaboration active des membres de l équipe a été déterminante à la réalisation de cette recherche. Des remerciements sont adressés à Mr Bouna Warr, Directeur de l ARD de Saint-Louis, Coordinateur du Comité scientifique, Mr Theile et Mr Djibril Diop du PRODDEL/ GIZ ainsi qu aux responsables des différentes structures visitées à Tambacounda, Ziguinchor et Kolda pour toute la collaboration apportée à la réalisation de cette recherche.

5 5 INTRODUCTION Ce rapport présente les résultats d une étude préliminaire portant sur la capitalisation des expériences DEL au Sénégal. Cette étude exploratoire a pour objectif d identifier et de documenter les expériences significatives de promotion du DEL en vue de systématiser les leçons apprises, les démarches et pratiques les plus pertinentes en perspective de la tenue d un atelier national d échanges/ capitalisation sur le DEL au Sénégal. L idée d organiser un «Atelier national d échanges/ capitalisation sur les expériences DEL : stratégie, pratiques et innovations» émane de l UGB et de l ARD de Saint-Louis, avec comme objectif principal de capitaliser les expériences DEL se déroulant au Sénégal en vue de poser les jalons d une harmonisation des différentes approches. Par la suite, d autres partenaires sont venus rejoindre la dynamique tels le PRODDEL/ GIZ qui a accepté d appuyer la réalisation de la présente recherche préliminaire. L étude ainsi que l atelier constituent un input aux efforts déployés par l Etat sénégalais de se doter d une stratégie nationale de développement local ainsi que d une lettre de politique sectorielle Décentralisation/ Développement local. La phase I de l étude a été présentée lors de l atelier qui s est déroulée du 1 ier au 03 février 2012 à Saint-Louis. Cette première phase couvrait les zones suivantes : Saint-Louis, Louga/ Kébémer, Thiès/ les Niayes/ Pout, Dakar et enfin, la zone Kaolack/ Toubacouta. Le présent rapport porte sur les dynamiques DEL des régions de Tambacounda, Ziguinchor et Kolda. Les résultats attendus de cette recherche sont les suivants : - Un répertoire des dynamiques, projets et programmes intervenant dans le DEL est réalisé; - Les approches, outils et pratiques de DEL sont systématisés et analysés - Le concept, les enjeux et les défis du DEL sont analysés et systématisés. Pour ce faire, l étude exploratoire s est basée sur deux postulats. D abord, le DEL appelle une autre vision du développement, de l économie et du mode de gestion publique pour revendiquer un mode de régulation territoriale inclusif, intégrateur et maîtrisé par les acteurs locaux en relation avec les autres types d acteurs et les autres échelles d action et misant sur la revitalisation des ressources territoriales et sur la gouvernance économique locale. Le DEL participe des processus de promotion socio-économique des communautés territoriales, mettant à profit les ressources locales en vue de répondre à des défis locaux à partir d une vision systémique déclinée en des objectifs cohérents informés par une compréhension du

6 6 fonctionnement de l économie locale articulée à son environnement. Le second postulat met en évidence le fait que la diversité d approches, de stratégies de mise en œuvre, d acteurs ou d échelles territoriales du DEL autorise une appréhension différentielle pour chaque territoire. Sous ce rapport, le DEL promeut un processus de développement territorial unique, non transférable et non reproductible. Ce sont ces deux postulats qui ont influé sur l approche territoriale utilisée dans cette seconde phase de recherche. En effet, contrairement à l approche par acteur utilisée durant la première phase, le présent document s inspire largement de l approche territoriale gagnant d une appréhension systémique et dynamique des expériences DEL à la lumière des enjeux spécifiquement socio territoriaux. C est ce qui explique le fait que l accent ait été mis dans l analyse d une part de ces enjeux socio territoriaux et d autre part des rapports entre projets/ programmes de DEL. L étude a démarré en fin décembre 2011 et s est appuyée essentiellement sur la revue documentaire et sur des entretiens semi structurés auprès de structures, d institutions de projets/ programmes s activant dans le DEL dans les régions ciblées. Après des réunions de cadrage méthodologique, des entretiens avec des personnes ressources ont permis d établir une première liste de structures ayant une expérience en DEL. Par la suite, une série de prise de contacts a permis de compléter le répertoire et de descentes sur le terrain ont permis de compléter le répertoire. La collaboration des ARD de Kolda, Ziguinchor et de Tambacounda a été déterminante dans la collecte des données et dans le repérage des dynamiques DEL. La méthodologie d études de cas multiples imbriquant divers niveaux d analyse a été utilisée du moment où c est moins que la mesure du phénomène ou l illustration d une théorie qui était recherchée que la réalisation d études de cas en profondeur reflétant les tendances lourdes mais également la diversité des cas. Notre recherche a donc privilégié la représentativité qualitative et la portée heuristique des expériences DEL tout en recherchant une analyse comparative permise par la diversité des cas. Au total, plus de quarante personnes ont pu être interrogées et une vingtaine d expériences avérées en DEL analysées. Des fiches d entretien spécifiques en fonction de la cible enquêtée ont été élaborées : grille collectivités locale, grille partenaires au développement, grille partenaires techniques. Les principales variables contenues dans ces diverses grilles mettaient en exergue les points suivants : la vision du DEL, les axes stratégiques d intervention, le contexte d émergence et d évolution, les résultats majeurs, les approches et outils, les innovations, les contraintes et enseignements, les perspectives, les intérêts et attentes par rapport à la tenue de l atelier.

7 7 L absence d un référent analytique consensuel et d un cadre de référence déjà institutionnalisé sur le DEL a rendu difficile le démarrage de l étude parce que brouillant les repères pour le repérage et l analyse des dynamiques DEL. C est pourquoi, nous avons jugé bon d esquisser dés le départ un référent analytique comme prémisses à une analyse DEL. Le rapport est structuré autour de sept chapitres déclinés en trois parties. La première partie regroupe le chapitre 1 qui avance quelques éléments de contexte tandis que le second chapitre pose quelques repères théoriques du DEL. La deuxième partie regroupe trois chapitres consacrés chacun à l étude des dynamiques DEL au niveau de chaque région. Enfin, la dernière partie structurée autour de deux chapitres systématise quelques enseignements majeurs avant d avancer quelques pistes pour une approche harmonisée des interventions en DEL au Sénégal suivies de quelques recommandations.

8 8 PREMIERE PARTIE : REPERES SOCIO HISTORIQUES ET THEORIQUES DU DEL Chapitre 1 : Repères socio historiques du développement économique local A l échelle internationale, l évolution historique du DEL renseigne sur trois tendances majeures. Avant les années 1960, le DEL apparaissait comme un instrument de politique publique, synonyme d'intervention directe de l Etat. Il était soumis à une approche interventionniste, hiérarchique et normative visant la création d emplois, soit par des projets de l Etat, soit par des mesures incitatives en direction des investisseurs (construction d infrastructures, allègement fiscal, etc.). Ce sera à partir des années 1990 que le DEL va être intégré dans une perspective d exploitation des potentialités économiques locales à travers notamment les politiques de soutien à la compétitivité des entreprises, l appui à l entrepreneuriat local, les stratégies de marketing territorial ou encore la promotion d un environnement propice aux affaires. Quant aux tendances actuelles du DEL, elles mettent en évidence une approche territoriale et holistique, des tentatives d articulation entre croissance et développement des communautés, l innovation entrepreneuriale, la compétitivité, la promotion du partenariat public-privé, le renforcement du niveau de qualification locale, la mise en réseau entre entreprises, secteur public et acteurs communautaires, l économie de la connaissance (ONU Habitat, 2009). En Afrique, depuis les années , les expériences DEL ne cessent de se démultiplier. Mais ces initiatives restent pour le moment embryonnaires, dispersées, peu capitalisées et peu soumises à un cadre de référence stabilisé ou consensuel, ce qui rend d ailleurs difficile tout essai de typologie et de comparaison. Le cas de l Afrique du Sud est souvent cité comme pionnier dans la promotion du DEL. L expérience de certaines villes comme Durban, démontre la portée du partenariat public-privé, mais également les risques de privatisation des services publics ou de régulation par les pouvoirs publics de secteurs entiers dont la mise en œuvre est déléguée au secteur privé. Au niveau des partenaires du développement, des initiatives comme les études ECOLOC dans les années 1990 ont permis aux territoires investis comme Saint-

9 9 Louis et Kébémer, d avancer dans la systématisation de l information économique locale, dans l élaboration de comptes économiques locaux, dans la caractérisation de la dynamique des acteurs de l économie locale et même dans la définition d une vision de développement économique territorial. Toutefois, au-delà de la lourdeur du processus et des soucis de maîtrise locale de la dynamique enclenchée, un décalage subsiste entre les efforts fournis durant l élaboration des documents ECOLOC et l attention requise pour la mise en œuvre. Enfin, les difficultés à désagréger certaines données économiques à l échelon local et à disposer de données économiques locales actualisées questionnent la démarche ECOLOC. On signalera l initiative de l ONU habitat en collaboration avec Ecoplan et Enda Ecopop, qui a débouché sur l élaboration d une série de manuels sur le DEL ou encore l approche développée par le FENU à travers le Système d Analyse Financière et Institutionnelle des Collectivités Territoriales (SAFIC). Notons qu une démarche similaire a été utilisée en milieu urbain sénégalais par le Programme d appui aux communes dans le cadre des contrats de ville. La GIZ, tout comme l USAID ou l ACDI, capitalise pour sa part plusieurs expériences sur les filières à travers le PRODDEL et le PROCAS, tandis que l ONUDI développe une approche dite de «cluster». Tout récemment, le Conseil national des employeurs du Sénégal (CNES) a initié des forums économiques régionaux (au Nord et au Sud) en vue de promouvoir les relations entre le secteur privé national et les territoires. Du point de vue d un pays africain comme le Sénégal, plusieurs facteurs peuvent être avancés en vue d éclairer l évolution historique du DEL. Des facteurs de divers ordres ont contribué à repositionner les territoires qui jouent désormais sur leurs avantages concurrentiels en vue d attirer les investisseurs : la mondialisation néolibérale, l ouverture des marchés rendant accrue la concurrence entre entreprises mais aussi entre territoires tout en renforçant la mobilité financière, la crise des modèles macro, économicistes et centralisés (approche top down) devant les exigences de compétitivité, d innovations, de flexibilité et de proximité, les perspectives de réseaux d entreprises, la non maîtrise des ressources informationnelles pour identifier les imperfections du marché. Cependant, ce contexte de mondialisation ne constitue une occasion favorable que si les territoires s engagent dans une dynamique adaptative voire innovatrice en vue de faire face à un monde changeant et compétitif, amenant certains à parler certes de remontée du local, mais également de transformation du local. (Comeau et al., 2001).

10 10 Le contexte de mondialisation s est accompagné de la libéralisation de l économie qui a contribué á l éclosion de dynamiques entrepreneuriales diversifiées sans pour autant donner naissance à l émergence d un secteur privé local dynamique capable d influer de manière décisive sur la dynamique économique nationale. Le secteur privé national reste encore timide et isolé généralement des processus de reconstruction des compromis sociétaux. Il a été constaté une expansion des dynamiques entrepreneuriales locales á travers ses formes individuelle, familiale ou communautaire. Elles ont donné lieu dés fois à d importantes mobilisations sociales autour notamment de l accès à l emploi et au financement au profit des jeunes, des femmes voire de certains métiers dévalorisés ou de lutte contre certains défis ou menaces comme la fermeture d usines, les menaces environnementales de l agrobusiness, l exploitation non rationnelle de ressources naturelles, halieutiques Dans une situation de précarité, de déficience des pouvoirs publics, de sous emploi chronique et d atonie du secteur moderne, certaines de ces initiatives arrivent à se structurer autour de PME, mais la grande majorité évolue entre lutte contre la pauvreté et dynamique d entrepreneuriat. Quant au secteur privé international, ses interventions s intègrent dans une logique de maximisation du profit. Souvent déconnecté de leur territoire d implantation, il semble être rattrapé par la montée en puissance de la notion de responsabilité sociale voire socio-territoriale des entreprises ainsi que des dynamiques interpellatives des communautés de base souvent victimes des effets nocifs liés á leurs activités productives. C est ce qui a diligenté la naissance du PALPICS au niveau des ICS et le fond social minier au niveau des mines de Sabadola. Mais la saisie des enjeux de responsabilité sociale des entreprises reste pour le moment balbutiante et fortement marquée plus par une logique humanitaire que par une volonté de prise en charge appropriée du rapport entreprises-territoire. Par ailleurs, la crise structurelle du mode de régulation postcoloniale pourrait également être citée comme élément de contexte du DEL en Afrique. A ce propos, l analyse des stratégies de développement ( ) du Sénégal exprime un régime d accumulation en crise permanente passant d une économie de rente durant les premières années d indépendance ( ), à une économie de marché préconisée par les bailleurs de fonds à travers les Programmes d ajustement structurels (1980- fin des années 1990) pour finalement se limiter depuis les années 2000 à une politique combinant lutte contre la pauvreté et stratégie de croissance accélérée que cherche aujourd hui à systématiser le document de politique économique et sociale (Ndiaye, 2005). Cette crise structurelle du régime d accumulation,

11 11 accentuée par les quatre crises (d ordre alimentaire, énergétique, financier et climatique), informe de l ambivalence qui caractérise le Sénégal contemporain. Un décalage persiste à ce propos entre un mode de régulation épuisé mais résistant et l émergence d initiatives diverses portées par des acteurs émergents mais qui n ont pas encore systématisé une cohérence systémique leur permettant de construire une mutation (Ndiaye, 2007). Ce contexte positionne le DEL comme partie prenante des initiatives émergentes disposant d un potentiel certes innovateur, mais qui n arrivent pas encore à trouver des éléments stables leur permettant de peser de manière décisive sur le mode de régulation. L enjeu réside donc dans la reconfiguration des structures et des modalités de régulation politique et économique. Cela interroge la nature de l État, le renouvellement des politiques de développement et des modalités de gestion publique, la refondation de l économie ou encore la recomposition de l architecture institutionnelle et des échelles de régulation. Un autre élément de contexte du DEL fait référence aux limites des politiques de décentralisation et de développement local à portée essentiellement institutionnelle et sociale. En 1996, à travers la politique de décentralisation-régionalisation, les communes, les communautés rurales et les régions ont été positionnées comme des CL dotées d une personnalité juridique et d une autonomie financière. Elles se sont vues transférer neuf domaines de compétences, tout en étant soumises au contrôle de légalité a posteriori. Toutefois, ces politiques ont plus porté sur les aspects institutionnel (décentralisation), socio politique (gouvernance locale, renforcement de capacités des élus), social (micro projets de lutte contre la pauvreté) ou encore technique (outils de gestion du territoire) que sur la promotion de l économie locale (Ndiaye, 2011). Les politiques de développement local, fortement influencées par le document stratégique de réduction de la pauvreté, se sont plutôt focalisées dans des micro projets facilitant l accès aux services sociaux de base (dans les domaines de la santé, de l hydraulique et de l éducation) au détriment des infrastructures structurantes ou d activités de promotion de l économie locale. Une telle logique inscrit les politiques de lutte contre la pauvreté dans une gestion des conséquences de la crise parce que ne permettant pas de remonter aux mécanismes producteurs et reproducteurs de celle-ci tout en maintenant les populations dans une situation de bénéficiaires. S y ajoute le fait que les paramètres de l accessibilité aux services sociaux de base ne se limitent plus seulement à la question de distance mais interrogent également les possibilités financières des populations.

12 12 A un autre niveau, le DEL éclaire sur certains inconforts liés à la politique de décentralisation : déficits techniques et financiers des CL pour gérer les compétences transférées dont certaines comme la construction d infrastructures, continuent d'être gérés directement par les ministères sectoriels au niveau central ; problèmes d arrimage entre les divers ordres de collectivités locales ; déficit d articulation entre décentralisation et déconcentration ; dévolution incomplète des responsabilités fiscales du fait d un fort contrôle des ressources exercé par le pouvoir central ; faible synergie entre les PLD et les programmes sectoriels ; manque de sincérité des critères d affectation des fonds de la décentralisation et retard dans leur mise en place. S y ajoute, une faible saisie des enjeux du DEL au niveau des CL, ainsi que des relations presque marginales avec le secteur privé local et avec les chambres consulaires, le prétexte étant que l économie ne faisant pas partie des compétences transférées. Pourtant, l article 3 du Code des CL positionne de fait celles-ci dans la promotion du DEL en fixant leur compétence générale autour des missions de conception, de programmation et de mise en œuvre des actions de développement économique, éducatif, social et culturel. A ce propos, si le développement économique ne constitue pas de façon systématique une compétence transférée aux CL, le législateur attend de ces dernières le déploiement d initiatives en vue de créer les conditions favorables à l attractivité du territoire, à l émergence d un secteur privé local dynamique, à la gouvernance économique locale ou encore à l entrepreneuriat des jeunes et des femmes pour qui le premier interlocuteur demeure sans nul doute la CL. En fin de compte, le DEL demeure partie intégrante de la compétence générale des CL et/ ou est une compétence de fait liées à la fonction de productivité des CL. C est pourquoi, une lecture proactive des textes liés à la décentralisation amène à positionner le DEL comme une mission stratégique des CL qu il est possible d appréhender notamment à travers les opportunités d intercommunalité pouvant exister entre CL, les possibilités de signature d accords de coopération avec les CL extérieurs à travers notamment la coopération décentralisée, les aspects liés à la fiscalité locale et plus largement aux finances publiques locales ou à l exploitation d équipements marchands. Par ailleurs, du point de vue du législateur, la Région devrait être la CL qui devrait se positionner plus sur des aspects de DEL en promouvant la mise en place de pôles régionaux de développement économique. L accroissement des capacités interpellatives des populations dans un contexte de

13 13 décentralisation, de développement local, de démocratisation et de bonne gouvernance conjugué au souci du secteur privé local de disposer d un environnement des affaires plus incitatif et plus assaini accroît la pression sur les CL de plus en plus conscientes qu une dynamique DEL est porteuse d enjeux et d opportunités de création de richesses pour le territoire. L enjeu pour les CL, c est donc de disposer de capacités techniques et financières adéquates pour initier, conduire et impulser une dynamique DEL autoentretenue et durable ayant des retombées sur la communauté territoriale. Les enjeux du DEL, c est d abord la construction d économies territoriales solides et durables en se basant sur une gouvernance économique locale inclusive, la création de richesses à partir de la valorisation des ressources territoriales, l exploitation optimale de la fiscalité locale, le renforcement des capacités d auto financement des CL en vue de mieux répondre à la demande sociale locale ou encore de pouvoir assurer par leurs propres ressources les exigences d entretien, de réparation et réhabilitation des infrastructures. C est dire que le DEL offre les bases d une plus grande autonomisation socio-économique des communautés territoriales qui, au lieu de dépendre des financements de l Etat ou des partenaires, déploieraient des initiatives territoriales de développement, contribuant ainsi au renforcement du repositionnement territorial. Au-delà du développement local, le DEL dénote d effets démultiplicateurs sur la compétitivité nationale en diminuant la forte dépendance des CL au financement de l Etat, en agissant sur le déficit de la balance des paiements, en contribuant à la création de richesses nationales En fin de compte, le DEL constitue une opportunité de virage économique au processus de décentralisation-développement local marqué certes par des avancées significatives mais inhibé par une orientation plus institutionnelle et sociale qu économique. Chapitre II. Contours théoriques du DEL Le courant du développement endogène avait permis de faire ressortir la nécessité, d une part, de lutter contre la dévitalisation des espaces périphériques et marginalisés, et, d autre part, de territorialiser les processus de développement en misant sur l auto promotion et la valorisation des ressources locales. Il a très tôt démontré l importance d intégrer la dimension locale dans les théories du développement, à travers des interventions à petite échelle, et de privilégier la couverture des besoins fondamentaux des populations. Toutefois, sa logique d action cloisonnée, palliative et revendicative, sa conception neutre et passive du territoire, mais

14 14 surtout sa faible attention à la viabilité économique (parce que s attachant plutôt aux dimensions socio-politiques et socio-culturelles) ont fait en sorte qu il a été fortement concurrencé par le courant du développement local. La valeur ajoutée du développement local se trouve d abord dans sa conception du territoire comme acteur disposant de capitaux (économique, social, relationnel, cognitif) et secrétant une dynamique spécifique forgeant son identité et porteuse d avantages concurrentiels (Favreau, 2002 ; Fontan, 2004). Dans ce contexte, chaque territoire est considéré comme un modèle unique de développement et comme une échelle pertinente de planification, irréductible mais articulée aux autres échelles. A ce propos, les territoires qui gagnent (Benko et Lipietz, 1992) sont les territoires innovants, apprenants et misant sur divers facteurs d attractivité concurrentielle renforçant ainsi leur capital socio-territorial. Parmi les approches du développement local, certaines ont promu le développement économique local. C est le cas de l approche de type libéral qui mise sur l économie locale, la croissance des emplois et des revenus. Il y a aussi l approche de type progressiste visant la revitalisation socio-économique de territoires marginalisés à partir d une articulation entre entrepreneuriat collectif, empowerment des groupes sociaux et bonne gouvernance. On peut signaler l approche d inspiration territoriale regroupant les courants misant sur les districts industriels, les systèmes productifs locaux et les milieux innovateurs (Ayadalot, 1986; Benko et Lipietz, 1992; Pecqueur, 2000). On peut signaler également l approche de développement économique communautaire développée surtout en Amérique du Nord et qui vise à augmenter les possibilités d'emploi et de création d'entreprises pour la communauté en fournissant de la formation ou en créant directement des entreprises collectives ou qui vise à encourager les entrepreneurs en vue d offrir des services à la population. Préfigurant de la dimension économique du développement local, le DEL ne dispose pas encore d un corpus théorique établi et stabilisé, mais se présente plutôt comme une notion polysémique, diffuse, voire nébuleuse qui est redéfinie en fonction du contexte, des acteurs et des enjeux en présence. Cela reflète aussi sa complexité et sa richesse. Tentant un essai de systématisation du DEL, Freund et Lootvet (2005) présentent une diversité de perspectives : certains l assimilent à la création de clusters industriels ; d autres au processus de revitalisation d espaces dévitalisés, à l implantation de zones franches ou de corridors d'activités ; d autres

15 15 aux politiques d'investissement dans les infrastructures et les services tandis que d autres l appréhendent à travers les arrangements entre les élites politiques et administratives et les élites économiques locales. L ONU Habitat (2009) analyse le DEL à trois niveau : dans sa finalité, le DEL repose sur la mise en valeur des ressources d une localité en vue de promouvoir l amélioration durable du bien être économique et social de la collectivité. Dans sa vision, il repose sur une vision partagée entre les diverses parties prenantes tandis que dans sa mise œuvre, il désigne un processus planifié et coordonné des activités de production de biens et de services par la mise en valeur des potentialités d une localité. Le DEL informe ici d une dynamique plurielle à tendance systémique et prospective intégrant des dimensions socio-économique, sociopolitique et socio-culturelle. Au niveau de la GIZ, le DEL est perçu comme un processus permanent à travers lequel les parties prenantes travaillent conjointement pour créer un avantage unique pour la localité et ses entreprises, supprimer les obstacles bureaucratiques et renforcer la compétitivité des entreprises locales (Rücker et all, 2007; Bennett, 2011). Ici, le DEL cherche à favoriser l augmentation de la compétitivité des entreprises locales et plus généralement à valoriser le potentiel et les dynamiques locales en vue d améliorer son avenir économique ainsi que le bien être des habitants. Nous analysons le DEL comme un processus territorial structuré d auto promotion socioéconomique fondé sur une vision partagée déclinée en objectifs cohérents qui, à partir entre autres de la création de richesses, la promotion de la fiscalité locale, la structuration du tissu économique local ou encore la revitalisation des ressources territoriales, cherche à construire les bases d une économie locale durable ayant des retombées sur la communauté. Ce processus reste fondé sur une vision partagée, déclinée en objectifs cohérents informés par une compréhension du fonctionnement de l économie locale articulée à l économie régionale, nationale et mondiale. Il ne se limite ni à un micro projet isolé, ni à une activité génératrice de revenus, ni à un dispositif de financement mutualiste, ni à une application de politiques de développement décidées à l échelle nationale, encore moins à une simple mise en œuvre d interventions suscitées par les bailleurs. De même, le déploiement d activités économiques, l implantation d une multinationale, d un conglomérat d entreprises ou d un tissu industriel sur un territoire n est pas garant d une démarche de DEL si la finalité de l action n est pas le

16 16 développement local durable du territoire et que la démarche ne témoigne pas d une interaction dynamique entre acteurs sous tendue par une vision stratégique, bref d une dynamique de gouvernance économique locale. Misant sur une logique d action proactive de construction ou de saisie des opportunités présentes dans son environnement, le DEL procède d une vision stratégique, d une approche intégrée et inclusive ainsi que d une dynamique structurée de gouvernance économique, tout ceci devant être soumis à un objectif de revitalisation des ressources du territoire. En outre, un processus du DEL s appuie généralement sur une ou quelques activités motrices locales qui tirent les activités connexes en amont et en aval en vue de promouvoir des effets structurants sur l économie locale. La dynamique motrice recherchée fait que l action soumise à une visée de DEL ne reste pas isolée parce que s inspirant d une vision systémique qui l intègre à une dynamique d ensemble plus élargie et à des objectifs plus globaux. L effet démultiplicateur garantit ainsi des retombées positives sur l ensemble du système de production, inscrivant de fait l action dans une perspective filière voire de chaîne de valeur. Le repositionnement des territoires démontre que ces derniers ne se contentent plus d être de simples espaces administratifs subordonnés au national ou de simples réceptacles de décisions et de projets venus d en haut ou de l extérieur. Ils tentent de revendiquer une échelle stratégique pertinente et irréductible de planification du développement, de revitalisation territoriale et de construction d une dynamique de gouvernance locale. L approche territoriale se justifie par les objectifs de la décentralisation qui vise la territorialisation des politiques publiques pour organiser un développement local soutenu et auto-entretenu à partir d une logique ascendante à l inverse d une approche centralisatrice. Cette approche appelle une connaissance aigue du territoire et pose l enjeu du territoire pertinent du DEL : autrement dit, le territoire du DEL reproduit-il les limites administratives sans cesse remises en cause par une politique fréquente de redécoupage territorial ou bien répond-il à une logique de zones géoéconomiques? En tout état de cause, dans une perspective DEL, le territoire constitue à la fois un espace économique à structurer, un espace géographique à aménager, un espace démocratique à construire et enfin, un espace social et culturel à animer, ce qui explique son caractère flexible, variable, complexe mais aussi dynamique. Parmi les approches théoriques du DEL, deux approches semblent faire largement consensus. L approche orthodoxe établit que le DEL relève d un processus planifié nécessitant une étude

17 17 minutieuse de la dynamique de l économie locale à travers un diagnostic territorial, l élaboration d une stratégie et d un plan de mise en œuvre (BM, 2003). Toutefois, cette approche inspirée de la planification urbaine des pays industrialisés, exige l existence d un système organisationnel performant au sein du territoire, ce qui n est pas toujours le cas dans les pays en développement. C est pourquoi, l approche participative fait intervenir les contingences entourant le processus de DEL en faisant ressortir le fait que ce dernier ne relève pas d un processus prévisible soumis à une planification rigide et maitrisable, mais bien d un système de contraintes et d opportunités identifiées et exploitées par les acteurs locaux, ce qui exige de la flexibilité, de la négociation continue Les outils les plus utilisés en matière de DEL demeurent multiples tels la grappe, les filières, la chaîne de valeur, le sous-secteur, les clusters, les grappes de convergence... En fin de compte, le cadre théorique du DEL interroge à la fois la vision du développement et de l économie pour revendiquer un mode de régulation territoriale inclusif, intégrateur et maîtrisé par les acteurs locaux en relation avec les autres types d acteurs et misant sur la revitalisation des ressources territoriales ainsi que sur la gouvernance économique locale. Le DEL se démarque ainsi d une vision néoclassique voire libérale du développement et de l économie pour réaffirmer le fait que le développement ne se résume pas à la croissance économique d une part, et d autre part, que l économique est guidé par des principes à la fois marchand, non marchand et non monétaire (Polanyi, 1983; Granovetter, 2000). Une perspective DEL s inscrit donc dans un processus de développement territorial unique, non transférable et non reproductible qui se construit sur le terrain à la lumière des dynamiques territoriales, de la dynamique des acteurs, des ressources spécifiques du territoire, du système de contraintes et d opportunités imbibant le territoire. Cette vision élargie appréhende le DEL dans une perspective de développement local durable qui est porteur d un autre modèle de développement et d une autre économie pour englober l activité économique dans le fait social total.

18 18 DEUXIEME PARTIE : ETUDES DE CAS D EXPERIENCES DEL Chapitre 3 : Etude de cas d expériences DEL dans la Région de Ziguinchor 3.1. Les enjeux socio-territoriaux de la Région de Ziguinchor La région de Ziguinchor qui compte trois départements (Bignona, Oussouye, Ziguinchor) et trente et une (31) collectivités locales, est née du décret N du 22 mars Couvrant une superficie de km² (soit, 3,74% du territoire national) et comptant plus de habitants, la région se caractérise par la prépondérance de la jeunesse (76% entre 0 et 35 ans), une urbanisation insignifiante sauf à Ziguinchor et un taux de pauvreté supérieur à la moyenne nationale (67% contre 48%, source DSRP 2006). Au-delà de sa position géographique stratégique, une économie fortement dominée par le secteur primaire avec une dominante agriculture, Ziguinchor dispose d atouts : la pêche, le tourisme, les ressources naturelles avec un réseau hydrographique dense, les produits de cueillette apportant beaucoup de revenus aux populations, une grande diversité de systèmes de culture Toutefois, des contraintes multiples étouffent le développement régional : l enclavement interne et externe qui freine la production et entrave la connexion vers les marchés intra-régionaux, nationaux et régionaux, la faiblesse des infrastructures structurantes, une industrialisation marginale, une activité touristique en crise, des activités de commerce et de services peu centrées sur la production locale... Dans le document servant de TDR au forum économique de Ziguinchor 1, les contraintes de la Région sont ainsi systématisées : la faiblesse du niveau d investissement, la dégradation des ressources naturelles (salinisation, acidification, érosion, ensablement, déforestation, dépérissement des ressources halieutiques), la faiblesse des possibilités d accès aux marchés porteurs induit par l enclavement de la région et à l inexistence ou à l insuffisance de moyens de conservation, de transformation et de transport adéquats, le déficit des capacités des acteurs (insuffisance d une main d œuvre qualifiée, absence d un système de formation professionnelle adaptée aux besoins régionaux, exode rurale occasionnant un vieillissement des entrepreneurs agricoles, manque d organisation des opérateurs économiques, l insuffisance de l accès au financement. Il faut signaler que la 1 Tenu du 18 au 21 Mai 2011

19 19 situation de conflit qui sévit dans la région depuis une trentaine d années accentue la dégradation du tissu socioéconomique de la région en favorisant l émergence d une économie de guerre, la pression sur les ressources ligneuses, la culture et le trafic de cannabis, le vol de bétail et la prédation organisée sur les ressources naturelles telles la noix d acajou. La situation d insécurité dans laquelle vit la région du fait d un mouvement irrédentiste qui dure depuis plus d une trentaine d année est accentué par l isolement de la région d avec le reste du pays du fait de l enclave que constitue la Gambie. La région dispose d atouts naturels et recèle de potentiels économiques importants. Sa position frontalière, son ouverture sur la façade maritime, ses immenses potentiels agricoles, touristiques, forestiers et pastoraux font que la région offre des possibilités de développement d activités économiques qui permettent d amorcer un développement économique sur la base de ressources propres. En effet, la situation de guerre constitue un obstacle majeur au développement économique : non seulement elle ne permet pas une exploitation judicieuse des ressources au profit des populations de la région, mais elle favorise surtout l évasion des ressources locales utilisées comme économie de guerre. Il faut souligner que l un des principaux problèmes liées cette situation est l exploitation de certaines ressources qui échappent à la région, comme semble l indiquer l évasion vers la Gambie de produits à valeur ajoutée aussi importante que l anacarde et le bois d œuvre. En effet, une bonne partie de l anacarde récoltée dans la région est exportée via la Gambie où les ressortissants indiens dont le pays est pourtant le deuxième producteur mondial d anacarde derrière le Brésil, ont organisé des circuits de collecte de la noix d acajou pour l exportation en raison justement de la qualité qui lui est reconnue. Le bois d œuvre provenant des galeries forestières de la Casamance subit également le même sort. En réalité, l économie locale de la Casamance semble plus souffrir d une évasion de ses ressources principales du fait de la situation d insécurité que d une absence d opportunités de développement d activités économiques. Toutefois, au-delà de sa position stratégique polarisante, la région fait partie des priorités de l Etat et diverses initiatives de la lutte contre la pauvreté, de relance des activités économiques et de consolidation de la paix sont développées et soutenues par la plupart des partenaires au développement. Avec l accalmie précaire notée ces dernières années, le retour conjugué des populations et des partenaires encourage et nécessite un développement cohérent et synergique de la Région. A ce propos, les enjeux économiques socio-économiques territoriaux de la Casamance mettent en évidence diverses priorités : la consolidation de la paix et la restauration d un climat social serein propice aux activités économiques, la réinstallation des populations

20 20 dans leur terroir et leur réinsertion socio-économique, le déploiement d activités de relance des activités socio-économiques, la valorisation du potentiel agricole de la région, le désenclavement, la structuration/ professionnalisation des producteurs, la récupération des terres salées, le développement des filières porteuses, la réalisation d infrastructures structurantes et la mise à disposition de structures d accompagnement technique et financier approprié tout ceci devant être soutenu par la sécurisation de l investissement et la maîtrise des enjeux fonciers. Dors et déjà, le forum économique avait identifié trois grappes de développement de la Région : Agriculture Agro-Industrie, Tourisme Industries Culturelles et Artisanat d Art et enfin, Produits de la Mer et Aquaculture. Notons que le DEL constitue une voie de sortie de crise en contribuant au règlement des conflits. L expérience a montré que dans les régions marquées par des conflits ou en phase de reconstruction ou de transition socio-économique, l approche DEL peut contribuer à la consolidation de la paix et au succès des processus de décentralisation/ démocratisation. Les enjeux économiques étant souvent au soubassement des conflits, l utilisation judicieuse, concertée et rationnelle des ressources locales en termes de gouvernance locale, offre des garanties au territoire concerné. C est ainsi que dans le chantier de reconstruction de la Mozambique, pays du sud de l Afrique touché par une guerre civile de 1975 à 1992, le BIT a réalisé des résultats satisfaisant en apportant une assistance technique basée sur l approche DEL. Cette intervention du BIT a mis l accent sur l appui au processus de DEL à travers l amélioration des services de soutien aux activités productives qui met en avant la promotion et la création des ADEL.

21 Présentation des projets et programmes L Agence Régionale de Développement de Ziguinchor L Agence régionale de développement (ARD) est un organe d appui technique aux CL, en termes d appui à la planification du DL, de mise en cohérence des interventions sur le territoire, d harmonisation entre les plans locaux de développement et les plans nationaux, de renforcement de capacités et enfin, d appui au suivi-évaluation des programmes et plans de développement local. L ARD peut assurer la maîtrise d'ouvrage déléguée de certaines opérations des CL, participe à la coordination du développement régional et oriente les interventions pour un meilleur équilibre régional. Les ARD ont évolué à travers divers décrets ( du 5 mai 1998, du 2 mars 2006 et Décret du 20 mai 2008) pour se positionner actuellement comme un statut d établissement public local à caractère administratif. A la faveur de la mise en œuvre du PNDL, elles sont devenues des agences d exécution régionale de ce programme. Dans l organigramme de l ARD de Ziguinchor, on constate les divisions Suivi évaluation, Planification et formation, appui à la maitrise d ouvrage, appui au développement économique local, Division administrative et financière. Toutefois, la division DEL n est plus fonctionnelle depuis la démission du titulaire (ce dernier ayant démissionné pour rejoindre l ARD de Kolda), elle reste rattachée à une autre division. Pourtant l ARD reçoit en son sein beaucoup de projets en ancrage : - Le Projet Intégré d Appui au Développement Economique et social des populations en Casamance (PIADESPC) avec la coopération espagnole - Le Programme d Appui à la Diversification des Activités Agricoles en Casamance (PADAC) - ART-GOLD - le PNDL La démarche de l ARD repose sur le principe du faire-faire. Elle consiste à promouvoir un réseau dynamique de partenaires identifiés pour leurs compétences avérées, leur crédibilité et leur engagement en vue d assurer de manière concertée la conception et l exécution des programmes et projets. Ce réseau est constitué de services techniques déconcentrés,

22 22 d institutions, d ONG, d associations professionnelles et communautaires. Démarche hybride intégrant les préoccupations méthodologiques et techniques des partenaires d appui, l approche de l ARD est pour l essentiel basée sur les paradigmes de la participation, de la planification, de l implication de toutes les catégories d acteurs. L ARD de Ziguinchor met en œuvre un certain nombre d initiatives DEL avec le soutien de ses partenaires ou des projets/programmes en encrage. Parmi ces initiatives, il est possible d en analyser quelques unes. - L initiative des MDL Pour la pérennité et la viabilité des actions de développement économique local, il a été prévu la mise en place de Maisons de Développement Economique Local (MDL) non pas dans l ARD comme c est le cas à Louga mais plutôt dans les collectivités locales. Ce rapprochement va dans une certaine mesure faciliter un traitement judicieux et rapide de l information économique ainsi qu une appropriation institutionnelle des MDL. Cependant un manque de volonté politique au niveau local et la faiblesse des moyens aussi bien techniques que financiers inhibent la portée d une telle initiative. - L intervention du PNDL Le PNDL développe une approche par la planification locale pour des actions liées à l accès aux services sociaux de base. Concernant la promotion de l économie locale, des AGR sont développées à travers l appui aux unités de transformation des céréales locales (UTCE). Ces initiatives souffrent de la maîtrise d une approche globale sur toute la chaine de valeur et d un défaut de travail d ingénierie sociale du fait d un manque de ressources humaines pour accompagner le processus. A défaut de former des animateurs locaux, le renforcement des capacités des ASCOM en animation économique du territoire s avère nécessaire. - L expérience des Cadres de concertations et points d informations Des comités filières et AGR restructurés en comité thématiques (formation, sensibilisation, coopération décentralisée, environnement et gestion des ressources naturelles, accès aux services sociaux de base, conflit et gestion de la paix) sont mis en place. Chaque CF abrite un point d information économique logé au sein des MDL. Il comprend 1/3 de conseillers et les

23 23 2/3 des membres restant parviennent des Organisation de la Société Civile (OSC), des Services Techniques Déconcentrés (STD) et des projets et programmes intervenant dans l entité territoriale. Il est toutefois donné à la collectivité locale, la possibilité de gérer son point d information en signant un contrat de concession avec un organisme du secteur privé local en cas de dysfonctionnement du comité. Les points infos mettent à la disposition des opérateurs économiques, l information sur les prix des produits ainsi que sur leur niveau de disponibilité. Grâce à la coopération espagnole à travers le Programme de Relance des Activités Economique et Sociales en Casamance (PRAESC), 15 points infos ont été mis en place et des formations en appui filière ont été réalisées sur 25 Collectivités Locales de la Région. - L organisation des journées économiques de la Casamance Un comité de suivi des recommandations du forum a facilité l organisation des journées économique de la région. Il a été question lors de ces journées de réfléchir sur la filière anacarde qui fait l objet d un vaste trafic vers la Gambie organisé par des acteurs économiques étrangers, notamment des indiens par l entremise d intermédiaires et de négociants locaux. Estimé à près de 20 tonnes, ce trafic constitue pour la région et pour le Sénégal une perte en valeur ajouté énorme. La compétitivité du port de Ziguinchor est remise en question dans cette affaire. En effet, l attractivité du port de Banjul qui offre un service à moindre coût en le positionnant comme up au niveau de la sous-région pour l exportation de la noix d anacarde et du bois d œuvre, expliquerait la désaffection du port de Ziguinchor. La vision de développement économique régional structuré autour de la paix et du désenclavement de la région naturelle de Casamance à travers Ziguinchor, passe certainement par la réhabilitation du port pour le mettre aux normes internationales (dragage du fleuve, élargissement du terminal à conteneur ). Cette préoccupation est inscrite dans les perspectives régionales avec l étude de faisabilité qui sera commanditée au courant de l année Le désenclavement de la région par rapport à la sous-région peut être une réalité avec la construction d un corridor vers le Mali, ce qui donnerait à cette région une attractivité économique territoriale très grande et permettrait la mise en valeur du potentiel énorme dont elle regorge. Toutefois, l ARD devrait jouer un grand rôle dans la promotion du développement économique régional en développant des synergies avec les nombreux intervenants. L harmonisation des interventions reste un défi qui passe par le repositionnement de l ARD. D autres initiatives peuvent être soulignées : - la mise en place d un fond de garantie pour faciliter l accès au financement à des OCB.

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