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1 1 Mise au point d une méthode pour la détermination du mercure organique dans les organismes marins. Stage de master CHARME 1 ère année Avril-Juin 2009 Stage effectué par : Cyrielle Gilabert Responsable de stage : Dr. Jae Oh Tutrice : Sabine Azemard

2 2 Remerciements Je tiens à remercier l ensemble du personnel du Laboratoire de l Environnement Marin pour leur accueil et la sympathie qu ils m ont témoignée tout au long de mon stage. J ai néanmoins quelques pensées particulières pour certains d entre eux. Je tiens à exprimer ma reconnaissance à Mr Jae Oh pour m avoir accueillie dans son laboratoire durant cette période. Merci à Sabine Azemard pour sa disponibilité, sa gentillesse, et son aide. Merci à Roberto Cassi pour sa patience et à Marine pour sa bonne humeur quotidienne.

3 3 SOMMAIRE I. Présentation de l agence internationale d énergie atomique...1 I.1. Historique...1 I.2. Activité...1 II. Le Mercure...3 II.1. Généralités et formes chimiques...3 II.2. La forme organique : le méthylmercure...4 II.3. Technique d analyse...5 III. Techniques disponibles au laboratoire...6 III.1. Génération de vapeur et spectrométrie d absorption atomique...6 III.2. Analyseur de Mercure (AMA 254)...6 III.3. Spectrométrie d absorption atomique...7 III.4. Matériaux de références certifiés...8 IV. Détermination du mercure inorganique par CVAAS...9 IV.1. Procédure initiale...9 IV.2. Pré-test de la méthode :...9 IV.3. Développement de la méthode...10 IV.4. Conclusion de la méthode:...11 IV.5. Procédure finale:...12 V. Determination du mercure organique...13 V.1. Procédure d extraction :...13 V.2. Résultats et discussion...14 V.2.1. Mise au point de la méthode...14 V.2.2. Validation de la méthode...14 V.2.3. Conclusion :...17 Bibliographie...18

4 1 I. Présentation de l agence internationale d énergie atomique I.1. Historique Créée en 1957 en réponse aux craintes profondes résultant de la découverte de l énergie atomique. C est une organisation internationale qui cherche à promouvoir l'utilisation pacifique d'énergie nucléaire et à interdire son utilisation à des fins militaires. En 1961, l AIEA signe des accords de coopération avec Monaco et établit le Laboratoire International de Radioactivité Marine dédié au développement des connaissances sur le comportement des radionucléides en mer et à la promotion de l utilisation de techniques nucléaires et isotopiques afin de protéger l environnement marin. Il est renommé Laboratoire de l Environnement Marin (MEL) en 1991 afin de correspondre plus précisément à la large portée des responsabilités qu il assume en apportant expertise scientifique et support technique aux états membres de l ONU. L AIEA et son directeur général le Dr Mohamed El-Baradei ont reçu en 2005 le Prix Nobel de la paix pour leur lutte contre la prolifération des armes nucléaires, notamment en Irak. I.2. Activité Les activités visent, à l échelon local, à améliorer la compréhension et l aménagement de la mer Méditerranée, à l échelon international, à former de jeunes scientifiques des pays en voie développement et à résoudre quelques uns des grands problèmes, nucléaire ou non, auxquels sont confrontés les océanographes. L AIEA fournit également des services de contrôle de la qualité des analyses à ses états membres telles que l organisation d inter comparaison, la production et la distribution de matériaux de référence certifiés.

5 2 Pour permettre la surveillance du milieu marin, l AIEA-MEL de Monaco est constitué de trois sections : - Laboratoire de Radiométrie (RML) : s occupe de l analyse des contaminants radioactifs dus aux essais nucléaires. - Laboratoire de Radioécologie (REL) : a pour rôle de comprendre comment les métaux lourds et les composés radioactifs sont assimilés par les animaux marins. - Le Laboratoire d études de l environnement marin (MESL) : s intéresse aux composés organiques et inorganiques dans le milieu marin : eaux polluées, hydrocarbures, pesticides, produits chlorés, métaux lourds Cette section travaille souvent en partenariat avec d'autres organisations de l'onu (UNEP, L'UNESCO-IOC, UNDP) en leur fournissant une gamme de services nécessaires pour assurer la qualité des données dans les programmes de contrôle de pollution régionaux.

6 3 II. Le Mercure Le mercure est un métal connu depuis des temps anciens. Utilisé par les Chinois et les Tibétains à des fins thérapeutiques, on retrouve du mercure dans des tombes égyptiennes vieilles de 3500 ans. Son symbole Hg réfère au latin hydrargyrum signifiant argent liquide, connu par ailleurs sous la dénomination de vif-argent. II.1. Généralités et formes chimiques L atome de mercure (Hg) de numéro atomique 80 (masse atomique 200,59 g/mol) est un élément de transition du groupe IIB (colonne 12) situé sous le zinc et le cadmium dans la classification périodique des éléments. Sous sa forme pure, le mercure est un métal gris-blanc dense (13,58 g/cm 3 ). Il compte sept isotopes stables et quatre instables. Il est le seul métal liquide à pression et température ambiantes. Sa forte tension de vapeur (14 mg/m 3 à 20 C) excède largement les concentrations moyennes de vapeurs de mercure tolérées dans l air lors d une exposition occasionnelle (0,05 mg/m 3 ) ou permanente (0,015 mg/m 3 ) de l Homme à ce polluant (WHO, 1976). Le mercure possède également d autres propriétés : la capacité de se combiner avec les métaux dits nobles (or, argent, platine et palladium) pour former des amalgames. Ces caractéristiques en font un composé largement utilisé pour des applications industrielles, technologiques et médicales. Dans les sols, le mercure est souvent associé au soufre pour former le cinabre HgS qui constitue l espèce mercurielle la plus abondante dans la croûte terrestre (60 ng/g ; Wedepohl, 1995). Le mercure existe sous les trois valences: 0, +1 et +2. La forme élémentaire gazeuse (Hg 0 ) est l espèce prépondérante dans l atmosphère. Les dérivés mercureux (Hg 2 2+ ) et mercuriques (Hg 2+ ) forment des complexes inorganiques et organiques avec les autres éléments. On les trouve dans les sols, les milieux aqueux (eaux douces, océans, neige), etc. Des réactions d oxydoréductions sont à l origine des conversions entre les espèces inorganiques de différents degrés d oxydation. En outre, des processus biologiques sont susceptibles de transformer les composés inorganiques en dérivés organiques : le méthylmercure et le diméthylmercure (CH 3 Hg + et (CH 3 ) 2 Hg). Ces derniers se caractérisent par la présence d une liaison covalente carbone-mercure. Ces conversions entre espèces sont schématisées sur les figures 1 et 2. Figure 1. Principales voies de transformations chimiques et biologiques du mercure dans l environnement (d'après Poissant et al., 2002).

7 4 Figure 2. Le cycle du mercure II.2. La forme organique : le méthylmercure Si le mercure est connu pour être particulièrement toxique, c est sous la forme organique méthylmercure (MeHg) qu il est le plus dangereux. Une pathologie a été clairement diagnostiquée en 1956 dans le village japonais de Minamata. Appelée plus tard «maladie de Minamata», elle résulte d une intoxication massive au méthylmercure causée par l ingestion de poissons et de fruits de mer. Le méthylmercure attaque le système nerveux, et peut-être transmis par la mère au fœtus, causant ainsi chez les nouveau-nés des difformités physiques ou des retards mentaux. La bioaccumulation, comme le montre la figure 3, marque la chaîne alimentaire: aujourd hui, la consommation de certains poissons est régulée, par exemple, au Canada en raison de leurs concentrations en méthylmercure (Wood, 2001), et au Japon, certains mammifères marins présentent des teneurs en mercure les rendant impropres à la consommation (Endo et al., 2003). La contamination de la chaîne alimentaire représente 80 à 95% de l exposition totale des êtres humains au MeHg. Figure 3. Représentation schématique de la bioaccumulation.

8 5 Bien que le diméthylmercure, Me 2 Hg, puisse dans l environnement être largement plus toxique que le MeHg, il est vite décomposé en MeHg dans le corps humain (Craig et al., 1986). De plus, même si certains milieux, principalement océanique (Heumann et al., 2001), produisent du Me 2 Hg, celui ci est facilement décomposé en MeHg et/ou Hg 0. L Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande pour un risque minimal de ne pas dépasser la consommation de 1,6µg de MeHg par semaine. Selon l Agence Américaine de Protection de l Environnement, la consommation journalière de MeHg ne doit pas dépasser 0,1µg. II.3. Technique d analyse Pour les raisons citées précédemment, il apparait donc nécessaire de mesurer le méthylmercure dans les organismes marins, en effet dans ces derniers le mercure organique se trouve exclusivement sous la forme méthylée. Actuellement au laboratoire, la technique utilisée est basée sur une extraction, dérivatisation et séparation chromatographique (gazeuse), suivi d une détection par fluorescence d absorption atomique (M. Horvat et al., 1993). Il n existe que de rares systèmes commercialisés, ils sont donc souvent fabriqués artisanalement (voir figure 4). Figure 4. Technique habituellement utilisée au laboratoire. Il a donc semblé nécessaire de tenter de développer une technique non chromatographique de séparation des formes organiques et inorganiques du mercure pour aider les pays membres qui n ont pas forcément de chromatographie. On a choisi deux stratégies, la première consiste à mesurer le mercure inorganique par réduction spécifique de Hg 2+ avec du SnCl 2 (voir IV), la seconde est basée sur une extraction au solvant spécifique de MeHg + (voir V).

9 6 III. Techniques disponibles au laboratoire III.1. Génération de vapeur et spectrométrie d absorption atomique Cette méthode utilise un vaporisateur à débit constant pour réduire le mercure divalent à son degré d oxydation zéro grâce au chlorure stanneux. Hg 2+ + SnCl 2? Hg Une pompe péristaltique entraine l agent réducteur et l échantillon dans un serpentin de mélange jusqu à un séparateur gaz-liquide. La vapeur de mercure est entrainée par un courant d argon dans une cuve à circulation continue (figure 5). Le mercure est alors mesuré par absorption atomique (voir III.3.). Figure 5. Générateur de vapeur Varian III.2. Analyseur de Mercure (AMA 254) L analyseur de mercure AMA 254 (figure 6), basé sur l absorption atomique, est spécialement conçu pour la détermination du mercure à des concentrations très faibles sur des liquides et solides. Le résultat est indépendant de la matrice, ce qui simplifie considérablement les procédures de calibration. L échantillon est déposé dans une nacelle en nickel, laquelle est installée sur un porte nacelle qui permet son introduction automatique dans l analyseur. Une montée en température jusqu à 800 C dans un premier four, sous courant d oxygène assure le séchage de la matrice, sa décomposition puis sa calcination. Les produits issus de la décomposition ainsi que le mercure sont entrainés par l oxygène, à travers un second four chauffé à 900 C en continu. Les vapeurs de mercure sont alors piégées quantitativement sur un amalgameur revêtu d or. Le mercure est ensuite libéré par évaporation et est introduit dans la cuve de mesure du système de détection par absorption atomique. Pour l analyse d ultra traces, il est possible de piéger jusqu à 10 prises essais en mercure.

10 7 Figure 6. Analyseur de Mercure AMA 254 III.3. Spectrométrie d absorption atomique La spectrométrie d absorption atomique utilise la propriété que possèdent les atomes d être excités par absorption d énergie. Dans le cas du mercure, l atome dans son état fondamental E0 est excité par une radiation de 253,7 nm (longueur d onde spécifique du mercure) et passe alors au niveau d énergie supérieur E1, comme le montre la figure 7. En passant à un état énergétique plus élevé, l atome absorbe de l énergie. Cette absorption est quantifiée (= absorbance) et est proportionnelle à la concentration en mercure dans l échantillon analysé. Figure 7. Représentation des couches énergétiques de l atome.

11 8 III.4. Matériaux de références certifiés Des matériaux de référence certifiés en mercure ont servi au développement des différentes méthodes. Le tableau 1 présente les différents types d organismes marins utilisés pour le développement des méthodes et leur valeur certifiée en méthylmercure. Les certificats sont présentés en annexes. MRC Description Certification (ng g -1 ) DOLT-2 Muscle de Roussette (Squalus Acanthias) 693 ± 53 DOMR-2 Foie de Roussette (Squalus Acanthias) 4470 ± 320 SRM 2976 Moules (Mytilus galloproincialis) 27,8 ± 1,1 IAEA 407 Filets de poisson 200 ± 21 IAEA 436 Thon 3670 ± 420 Tableau 1. Matériaux de référence utilisés.

12 9 IV. Détermination du mercure inorganique par CVAAS Les procédures testées sont basées sur la réaction spécifique de Hg 2+ avec le SnCl 2 lors de la mesure en CVAAS. Une première technique basée sur le travail de F.Ubillus and all, 2000 utilisant du KOH pour une mise en solution du mercure inorganique a vite été abandonnée pour plusieurs raisons : une partie de mercure organique était transformé en inorganique au cours de la réaction ; une quantité importante de particules restaient en solution même après centrifugation posant ainsi des problèmes au niveau du séparateur gaz liquide. La seconde procédure testée, consiste à traiter les échantillons avec de l acide chlorhydrique. (S. Rio-Segade et al., 1999) IV.1. Procédure initiale Peser entre 0,25 et 0,6g d échantillon dans des tubes en téflon, ajouter 5ml de HCl (5M), mettre aux ultrasons pendant 1 heure en agitant toutes les 15 minutes. Prélever 4ml de surnageant dans des tubes de 50ml en polypropylène. Compléter le volume avec de l eau Milli-Q. IV.2. Pré-test de la méthode : Le CVAAS est habituellement utilisé au laboratoire pour la détermination du mercure total (Hg T ) après minéralisation des échantillons en acide nitrique et dichromate de potassium. Avant de démarrer les tests sur des matrices biologiques, nous avons vérifié deux paramètres : -l effet de l HCl sur la réponse de l instrument -l absence de réaction du MeHg + avec le SnCl 2 en milieu HCl Pour cela, l instrument est calibré en utilisant des solutions standards préparées comme pour la mesure du HgT (10% HNO 3, 2% K 2 Cr 2 O 7 ). On prépare une solution standard de Hg 2+ à 2ng ml -1 et une solution standard de MeHg + à 20ng ml -1 dans du 0,4M HCl qui correspond à la concentration finale de HCl dans les échantillons. Les résultats sont les suivants : - Standard 2ng ml -1 Hg 2+ (0,4M HCl) 2ng ml -1 - Standard 20ng ml -1 MeHg + (0,4M HCl) 0ng ml -1 On constate que la méthode permet de mesurer uniquement le mercure inorganique Hg 2+. En effet, la solution standard à 20ng ml -1 de MeHg + ne donne aucune réponse, on vérifie ainsi l absence de réaction du MeHg + avec le SnCl 2 La concentration de la solution standard à 2ng ml -1 est bien celle que l on attend. Le test étant concluant, on passe alors à des matériaux de référence certifiés.

13 IV.3. Développement de la méthode La méthode a été testée sur les matériaux de référence certifiés suivants: SRM 2976, DOLT-2 et DORM-2 du fait des différentes matrices de chacun. En suivant strictement la procédure citée en IV.1., il est difficile de prélever un volume satisfaisant, même après une centrifugation il reste beaucoup de particules en suspension. Ceci entraine des problèmes au niveau du séparateur gaz liquide, il a fallu le nettoyer et y appliquer du silicone antifoaming. Les ultrasons sont alors abandonnés au profit d une forte agitation mécanique. De plus, les résultats ne sont pas satisfaisants (beaucoup trop faibles), on décide alors de vérifier d éventuels effets de matrices en dopant des solutions de DOLT-2. Les résultats permettent de conclure que les ajouts dosés sont obligatoires : sur la calibration directe la concentration est de 0,265ng g -1 alors que celle des solutions traitées en ajouts dosés est de 0,357ng g -1. Le pourcentage de récupération des concentrations ajoutées n est que de 75%, l effet de matrice est donc important. En outre, d après le certificat du DOLT-2, la concentration en mercure inorganique devrait être 1,30 ± 0,33ng g -1, donc malgré les ajouts dosés les conditions actuelles de la méthode ne permettent pas d extraire tout le mercure inorganique. On peut alors se demander si la concentration en HCl est à l origine de ces faibles résultats. On mesure alors les solutions en AMA 254, qui nous permet de connaitre la concentration totale de mercure. On trouve 1,6ng g -1 au lieu de 1,99ng g -1 certifiés ce qui montre bien que tout le mercure n a pas été extrait. La concentration en HCl semble être un facteur pouvant influencer l extraction. L évaluation est donc réalisée sur du DOLT-2, pour des gammes de concentration allant de 20 à 100%. D un point de vue strictement visuel, après centrifugation, plus le pourcentage d HCl est élevé, moins il y a de particules en suspension dans les solutions. Les résultats du tableau 2, comme le montre également la figure 8, confirment le fait que le pourcentage de récupération du mercure inorganique est maximal dans du HCl 100%. % HCL Concentration en Hg 2+ (µg g -1 ) Rendement (%)* 20% 0, % 0, % 0, % 0, % 1, % 1, * Pourcentage de récupération par rapport à la valeur certifiée du DOLT-2 Tableau 2. Pourcentage de récupération du mercure inorganique selon le pourcentage de HCl 10

14 Figure 8 : Concentration de Hg 2+ en fonction du % de HCl IV.4. Conclusion de la méthode: Les résultats ont permis de conclure que les ajouts dosés sont obligatoires mais les effets de matrice restent quasi identiques aux différentes concentrations de HCl. Plus le pourcentage d HCl est élevé, moins il y a de particules en suspension dans les solutions et le pourcentage de récupération est maximal pour du HCl 100%. La méthode semble juste mais la valeur en mercure inorganique n étant pas certifiée mais déduite par différence entre le mercure total et le methylmercure ayant chacun une incertitude assez grande, son incertitude en est beaucoup plus grande. Le DORM-2, par exemple, est certifié à 4,64 ± 0,28µg g -1 en mercure total et à 4,47 ± 0,32µg g -1 en mercure organique. En prenant en compte les incertitudes (la minimum pour le mercure total et la maximum pour le mercure organique) la valeur de la concentration en mercure inorganique déduite par différence est absurde : -0,43µg g

15 IV.5. Procédure finale : g d échantillon 5 ml HCl concentré Vortex ~ 2 min Agitation 3h Ajouter ~ 20ml d eau Milli-Q Centrifugeuse (15 min; 3500tr min -1 ) Analyse CVAAS Peser précisément 0,3-0,6g d échantillon dans des tubes en téflon de 50mL. Ajouter 5mL de HCl concentré. Passer au vortex environ 2 minutes pour homogénéiser la solution. Agiter vigoureusement pendant 3 heures. Compléter ensuite le volume à 50mL avec de l eau Milli-Q puis centrifuger (3500 tr min -1 ). 12

16 V. Determination du mercure organique Dans cette partie est présentée la procédure permettant l isolation du mercure organique. V.1. Procédure d extraction : g d échantillon 5ml KBr 18% dans H 2 SO 4 5% 1ml CuSO 4 (1M) Laisser refroidir à T ambiante (15 min) 5 ml CH 2 Cl 2 / Hexane (3/2) Agitation (15 min) Centrifugeuse (15 min; 3500tr min -1 ) Prélever 2ml de ϕ organique Evaporer le solvant (60 C, 30 min) Ajouter ~ 20ml d eau Milli-Q Analyse AMA 254 Figure 7. Représentation schématique de la procédure d extraction du mercure organique. Peser précisément 0,3-0,6g d échantillon dans des tubes en téflon de 50ml. Ajouter 5ml de KBr (18%) dans H 2 SO 4 (5%) et 1mL de CuSO 4 (1M). Laisser refroidir à température ambiante pendant 15 min. Ajouter ensuite 5ml de CH 2 Cl 2 /Hexane (2/3) puis agiter vigoureusement pendant 15 min pour extraire le mercure organique. La phase organique est séparée par centrifugation (3500 tr.min -1 ; 15min), prélever 2mL de celle-ci et ajouter 20mL d eau Milli-Q. Evaporer à 60 C pendant 30 min puis diluer dans des tubes en polypropylène de 50mL. Analyser 0,5mL en AMA 254 (séchage : 300s ; décomposition : 150s). 13

17 V.2. Résultats et discussion V.2.1. Mise au point de la méthode Solvant En fonction de la nature du solvant utilisé et en particulier de sa densité par rapport à celle de l eau, la phase organique à récupérer se situera au dessus ou en dessous. Habituellement le solvant utilisé au laboratoire est du dichlorométhane mais celui ci se situant en dessous le pipetage d une quantité connue est difficile. Le choix du solvant s est donc porté sur un mélange dichlorométhane/hexane (2/3) d après la publication de L. Ebdon, 2002, plaçant la phase organique au dessus ce qui facilite le pipetage. Nombre d extraction Valega et al utilisent une double extraction pour obtenir un rendement satisfaisant, nos premiers essais ont été extraits une seule fois, le pourcentage de récupération étant de 100%, il a été décidé qu une seule extraction suffisait. Spécificité de la méthode L AMA 254 détecte toutes les formes de mercure présentes dans la solution introduite. Il est donc important de vérifier que l on n extrait pas de mercure inorganique. On prépare donc des solutions de DOLT-2 dopées à 1µg ml -1 de mercure inorganique. Les valeurs mesurées de ces solutions sont de 690 ± 57ng g -1 de mercure, la valeur certifiée étant de 693 ± 53ng g -1 de mercure organique, la méthode est donc spécifique puisqu on ne retrouve pas de mercure inorganique. Justesse V.2.2. Validation de la méthode Les concentrations en mercure organique mesurées dans différents MRC par cette technique sont comparées aux valeurs certifiées dans le tableau 3. Les rendements entre les valeurs mesurées et certifiées varient entre 90 et 109%, ce qui est très satisfaisant. MRC Valeur certifiée (ng g -1 )* Valeur mesurée (ng g -1 ) ** Rendement (%) DOLT ± ± 46 (6) 107 DORM ± ± 200 (3) 90 SRM ,8 ± 1,1 30 ± 2 (3) 109 IAEA ± ± 240 (3) 99 IAEA ± ± 3 (3) 101 * Valeur certifiée ± incertitude **Valeur mesurée ± écart type (nombre de détermination) Tableau 3 Mercure organique dans plusieurs MRC après extraction. 14

18 Stabilité Le mercure est un élément volatil, on décide donc de vérifier si les solutions finales (après évaporation) sont stables. Habituellement les standards de méthylmercure sont préservées dans du HCl 0,5%. Dans notre cas, les solutions sont uniquement dans l eau Milli-Q, dans le cas où on ne pourrait pas mesurer les solutions juste après évaporation pour quelque raison que ce soit, il est important de vérifier la stabilité de celles-ci sur plusieurs jours. Les échantillons sont conservés au réfrigérateur à l abri des UV. La figure 9 représente le rendement (en %) entre les valeurs certifiées et mesurées des différents MRC mesurés sur 7 jours. Les coefficients de variation (en%) sur 7 jours représentés dans le tableau 4 sont comparables à ceux de la variation de l instrument. Figure 9. Stabilité des échantillons sur plusieurs jours. Echantillon Coefficient de variation (%) DOLT-2 2,1 DORM-2 0,7 SRM ,8 IAEA 407 2,2 IAEA 436 2,5 Tableau 4 Coefficient de variation Il est donc possible de conserver les solutions finales (après évaporation) pendant plusieurs jours au réfrigérateur. 15

19 Reproductibilité Un échantillon de SRM 2976 a été mesuré plusieurs fois dans la même journée, pour vérifier la reproductibilité de la mesure. Avec une valeur mesurée de 27,8 ± 1,1ng g -1, un coefficient de variation de 3,8% et un rendement de 100% par rapport à la valeur certifiée du matériel de référence, on a vérifie la reproductibilité de l instrument. Estimation des limites de détection (LD), de quantification (LQ) et linéarité - Limite de détection et de quantification La limite de détection est en général exprimée en quantité ou en concentration dérivée du plus petit signal XL qui peut être détecté avec une incertitude raisonnable pour une procédure analytique donnée. XL est généralement estimée par : XL= moyenne des blancs + k x écart type des blancs Où k est un facteur numérique choisi en fonction de l incertitude requise. En général k=3 pour la limite de détection et k=10 pour la limite de quantification (I. Taverniers et al., 2004). Les blancs obtenus lors de nos différents essais sont très faibles ou négatifs, donc dans un premier temps les LD et LQ sont estimées en utilisant le zéro de calibration de l instrument. - nombre de blancs : n=28 - moyenne des blancs : x = 0,0038ng - écart type : σ= 0,0033ng Limite de détection et de quantification estimée : - LD = 0, 0137ng - LQ = 0,0368ng Ramenées aux conditions de l expérience ces limites correspondent à : LD : 6ng g -1 LQ : 15ng g -1 pour 0,6g de prise d essais Pour compléter notre validation de la procédure, il faudrait déterminer ces limites en préparant 10 réplicats d un échantillon de faible concentration, le SRM 2976 (27,8ng g -1 ) serait adéquate pour cette étude. Il est d ailleurs encourageant de noter les bons résultats obtenus pour cet échantillon alors que sa concentration est proche de la limite de quantification estimée. - Linéarité Le dernier point de calibration de l instrument est à 30ng, ce qui correspond à 25µg g -1 d Hg pour 0,3g d échantillon. 16

20 V.2.3. Conclusion : La méthode d analyse du méthylmercure développée dans le chapitre V. montre de nombreux avantages. Elle est beaucoup plus rapide que celle utilisée au laboratoire actuellement (extraction, dérivatisation et séparation chromatographique gazeuse ou liquide), de ce fait elle sera surement utilisée pour les organismes marins. Il n y a pas d effet de matrice et les résultats sont beaucoup plus satisfaisants (sensibilité 6ng g -1 ) que ceux obtenus en mesurant le mercure inorganique (chapitre IV.). Afin de proposer une procédure pour la détermination du mercure organique à tous les laboratoires des pays membres équipés de systèmes de mesure du mercure total, il faudrait essayer de minéraliser les solutions extraites (L.Ebdon et al., 2002) pour les mesurer en CVAAS ou CV-AFS. 17

21 Bibliographie - P. J. Craig, 1986, Organometallic compounds in the environment. Principle and reactions Leicester, UK, Longman Group limited. - L. Ebdon, 2002, Cold vapour atomic fluorescence spectrometry and gas chromatographypyrolysis-atomic fluorescence spectrometry for routine determination of total and organometallic mercury in food samples The Analyst 127, T. Endo et al., 2003, Mercury Contamination in the Red Meat of Whales and Dolphins Marketed for Human Consumption in Japan Environmental Science and Technology 37: K. G. Heumann, 2001, Biomethylation in the Southern Ocean and its contribution to the geochimical cycles of trav elements in Antarctica Oxford, UK, Elsevier Science Ltd. - M. Horvat et al., 1993, Comparison of distillation with other current isolation methods for the determination of methyl mercury compounds in low level environmental samples Analytica Chimica Acta 281, L. Poissant, 1997, Field observation of total gaseous mercury behaviour: interactions with ozone concentrations and water vapour mixing ratio at a rural site Water Air and Soil Pollution 97, L. E. Kaercher et al., 2005, Determination of Inorganic and total mercury by vapor generation absorption spectrometry using different temperatures of the measurement cell Spectrochimica Acta Part B 60, S. Rio-Segade et al., 1999, Ultrasound-assisted extraction for mercury speciation by flow injection-cold vapor technique Journal of Analytical Atomic Spectrometry 14, I. Taverniers et al., 2004, Trends in quality in the analytical laboratory. II. Analytical method validation and quality assurance Trends in Analytical Chemistry 23, No F. Ubillus et al., 2000, Methylmercury and inorganic mercury determination in fish by cold vapour generation atomic absorption spectrometry Food Chemistry 71, M. Valega et al., 2006, Determination of organic Mercury in biota, Plants and contaminated sediments using a thermal atomic absorption spectrometry technique Water, air soil pollution 174, K. H. Wedepohl, 1995, The composition of the continental crust Geochimica Cosmochimica Acta 59, WHO, 1976, Environmental Health Criteria I. Mercury. Geneva, World Health Organisation. - Wood, 2001, Examining Fish Consumption Advisories Related to Mercury Contamination in Canada Canada, Environment Canada. 18

22 ANNEXES 19

4. Conditionnement et conservation de l échantillon

4. Conditionnement et conservation de l échantillon 1. Objet S-II-3V1 DOSAGE DU MERCURE DANS LES EXTRAITS D EAU RÉGALE Description du dosage du mercure par spectrométrie d absorption atomique de vapeur froide ou par spectrométrie de fluorescence atomique

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