Quatre années passèrent. L

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1 «Le vent vagabond balaie les trottoirs Les murs des maisons se voûtent sous la pluie, Il n y a plus personne aux stations de taxis, Le temps se termine, le temps est trop court, Il est arrivé le dernier jour» Ivanov Les Nuits Sans Soleil 1988 CHAPITRE 1 Quatre années passèrent. L a fraîcheur d une nuit d automne imprégnait encore les trottoirs que déjà, autour de la petite place, les fenêtres et les vitrines s allumaient les unes après les autres comme des guirlandes électriques. Le passage des premiers véhicules bravait la tranquillité des chats errant jaillissant des poubelles pour s enfuir vers d étroites ruelles. Le vent glacial qui essuyait les rues soufflait sur la ville les feuilles mortes de l unique marronnier de la place, fièrement dressé entre l église et la mairie, et dont le feuillage clairsemé fusionnait avec les nuages

2 joufflus d un ciel de plomb. A cette heure, la ville n était qu un dédale confus de rues et de toitures imbriquées dans l obscurité avec, pour seule preuve de vie, la fumée des cheminées qui montait en décrivant des volutes bleutées. La fine bruine qui dessinait une auréole vaporeuse autour des réverbères estompait les contours, effaçait les limites, plongeait la ville dans un monde lugubre et tamisé. La pluie de cette nuit avait rincé les trottoirs, et les caniveaux charriaient encore les feuilles et les mégots qu un avaloir de fonte ingurgitait goulûment. Comme chaque matin, sur le coup de six heures trente, un gémissement d acier défia un silence de coton : le boulanger était toujours le premier commerçant à ouvrir son volet roulant. Il positionnait le garage à vélos métallique et la pancarte promotionnelle devant sa vitrine dans les ripements de bitume, puis commençait à charger la camionnette avant d entamer sa tournée. Un rituel qui coïncidait avec le feulement de la micheline de six heures trente-trois s arrêtant en gare toute proche. Alors le cri des passereaux et des mésanges s éveilla avec les premiers passants, et la rue s anima d une joie qui affrontait le vent du nord avec mépris. Barly-les-Mines est un village du Pas-de- Calais. Un de ces villages qui respire toujours la poussière de silice, une commune où l on croise encore, dans les rues, des vieillards branchés à leur 2

3 bouteille d oxygène. Une ville dont le fronton de la mairie est orné d un bas-relief en bronze représentant le portrait d un mineur : cent cinquante ans d histoire régionale accrochées à la brique comme une douleur permanente. A peine le boulanger ouvrit-il sa porte que déjà les premiers clients s engouffrèrent dans sa boutique aux saveurs de pain et de croissants chauds, comme s ils venaient de découvrir un havre de paix, un endroit épargné par le froid automnal, un monde de parfums et de gourmandises. Car souvent, ce sont des vieux. Des retraités qui se couchent avec les poules et qui se lèvent avec le coq. Dehors, les gros pneus du camion de ramassage des poubelles marquent le sol d une succion humide, et la gueule béante engloutit les ordures sans satiété. La complainte stridente du réveil vient à peine d ébrouer les murs de la maison que, déjà, un filet de lumière glisse sous la porte de la chambre. Et, par la porte entrouverte, Gilbert voit apparaître le visage émacié de sa mère figé dans son habituelle expression autoritaire. Comme tous les matins, elle dit cette phrase que Gilbert doit supporter comme une sentence depuis des années : - Y en a qui ont de la chance ; moi, j suis réveillée depuis une heure. Il est temps de se mettre au travail, min tiot gars. Alors Gilbert se retourna une dernière fois en grognant, puis décida de sortir du lit, 3

4 l esprit encore engourdi par le sommeil, les yeux collés de fatigue et la tignasse défaite comme un nid de cigogne. Les chiffres lumineux du radio réveil indiquaient six heures quarante cinq. Il enfila ses pantoufles machinalement et se dirigea vers la salle de bains en traînant les pieds. Une petite pièce à l éclairage jaunâtre, construite sous les toits, entièrement carrelée de faïences beiges et marrons, comprenant une lucarne que l on ouvrait jamais et un chauffe-eau fonctionnant avec une bouteille de gaz. Sa salle de bain personnelle. Car à trente cinq ans, Gilbert vivait toujours chez ses parents. Après quelques ablutions et un coup de peigne approximatif, il descendit un étage et ouvrit la porte d une seconde chambre aux murs chargés de portraits de famille, de scènes religieuses et de tapisseries aux motifs floraux. Dans la pièce flottait une odeur saumâtre de sommeil lourd et de pot de chambre. Une silhouette assise dans la pénombre attendait : c était Marcel Cailleux, le père. Un ancien de la guerre d Algérie. Un petit homme rondouillard, le cheveu rare et la barbe rugueuse, condamné au fauteuil roulant depuis une chute du toit, alors qu il voulait régler seul l antenne de télé. Gilbert salua son père avec respect, mais au moment de pousser le fauteuil, son pied heurta un cylindre de verre qui roula sur le parquet en délivrant une mélodie cristalline : une bouteille de vin blanc pleine au quart. Alors Gilbert secoua la bouteille sous le nez de son père avec semonces: 4

5 - Ah non! Ne me dis pas que tu bois du pinard même la nuit? L autre ricana. - Mais non. C est le matin seulement. Juste un verre ou deux pour me réveiller! - Tu sais pourtant ce qu a dit le médecin. - Qu est-ce qu il y connaît, ton jeunot. Il est pâle comme un cierge, et si je lui fous deux tartes il tombe sur le cul! Il ferait mieux de s occuper de sa santé au lieu d emmerder les autres. Et puis toi, c est pareil ; si j ai envie de me rincer la glotte, je ne te demande pas ton avis! Car le père Cailleux demeure un farouche défenseur de la médecine par les plantes. Surtout si la décoction est à base de raisin, et qu on l a conservée plusieurs années à la cave dans des bouteilles. Comme un rituel, Gilbert aida son père à descendre l escalier, ce qui n était pas une partie de plaisir avec un fauteuil roulant. Heureusement, l escalier est droit, et Gilbert a de la force. Si seulement ce vieux têtu avait accepté qu on lui aménage une chambre au rez-de-chaussée. Mais non. Un homme devait dormir avec sa femme, et il n y avait pas la place au rez-de-chaussée pour un lit double. Le vieux tube néon de la cuisine crépitait par intermittences comme un grillon fatigué. Cela faisait deux ans que chaque jour, on parlait de le remplacer. Odette, la mère, versa une nouvelle flûte de charbon dans la cuisinière et les boulets 5

6 roulèrent bruyamment sur la tôle. Les saveurs de café noir se mélangeaient à celles du bois brûlé. Et là, autour de la table, se retrouvaient assis tous les membres de la famille. Il y avait la mère, le père, Gilbert, et Maurice, le gros chat bicolore qui attendait patiemment que quelqu un concède à lui donner des morceaux de pain beurré. Il manquait juste Léon, le frère de Gilbert. La mère interpella Gilbert. - Tu as réveillé ton frère? - Oui. Deux fois. - Ah, quelle feignasse! Pour regarder des feuilletons américains jusqu à une heure du matin en bouffant des chips, il est toujours en pleine forme. Mais dès qu il faut travailler, y a plus personne! Attend un peu si je me déplace pour le secouer! A ce moment, Léon déboula dans la pièce, le visage barré par un sourire lunaire. - Bonjour à tous! Quelle belle journée! S exclama-t-il joyeusement, comme tous les matins. Car si Léon est un échalas de trente deux ans au nez fort, il n en demeure pas moins le plus allègre de la famille. Privé d oxygène à la naissance, il n a pas su passer le cap des études primaires. Alors il aide à la maison contre une assiette et un lit. - Comment sais-tu que c est une belle journée puisque tu n as pas encore mis le nez dehors? Rétorqua Gilbert en faisant craquer le pain. 6

7 - A ben si, j ai été aux cabinets. J ai failli pas trouver. C est plein de brouillard. Je trouve ça joli, le brouillard. On dirait comme dans les contes de fées Car Léon avait la faculté d être en état perpétuel d émerveillement, le visage constamment marqué par une expression de joie naïve. Une bougie allumée, un peu de givre sur le carreau ou le cri d un oiseau, et un grand bonheur mouillait ses yeux. - Je peux avoir le beurre? Odette fit claquer un gros bol en céramique sur la table. - En attendant, tu me feras le plaisir de nettoyer le fauteuil. Il craque quand on s assoie dessus. C est bourré de cacahouètes et de chips là dedans, espèce de dégueulasse! - Je fais pas exprès. Les paquets sont petits, et j ai des grosses mains... Mais ça fait comme au cinéma. - En tout cas, c est pas le docteur House qui ramassera tes saloperies! Alors tu manges ta tartine vite fait, et tu cours nettoyer ta merde. Elle posa la cafetière au centre de la table. - Aujourd hui, nous sommes le 5. Ils ont touchés les allocations, alors on va avoir du boulot. Gilbert, tu ouvriras le volet dans dix minutes. - Alors, il vient, ce beurre? Léon fixait son attention sur les vapeurs de café s élevant du bec de la cafetière chromée. 7

8 - Oh, c est beau cette fumée. C est comme une petite cheminée - Mais nom de Dieu, on va me le passer ce beurre? Hurla le père en tapant du poing sur la table. Aussitôt, trois mains poussèrent le beurrier vers lui. - De mon temps, jamais le père ne devait répéter une question. C était le silence à table. Et le premier qui ne respectait pas ces règles, ça se finissait à coup de ceinture. Maintenant, je pourrais crever sur ma chaise, tout le monde s en fout! Je suis sûr qu on me mettrait dans le couloir et qu on continuerait à bouffer! Les têtes se baissèrent pendant que le père versait une larme de Genièvre dans son bol de café. Une petite colère qui lui permettait de boire son alcool discrètement, sans supporter les remarques concernant sa dépendance aux boissons volatiles. Gilbert dévora une demi-baguette beurrée qu il trempa dans son bol et se rendit ensuite dans une pièce contiguë à la cuisine : la boutique de l épicerie familiale. Il tourna le bouton en bakélite et la lumière jaillit du plafond, glissa sur les étagères, inonda les gondoles chargées de boites de conserve et de paquets de lessive. Et Gilbert se mit à soupirer. Encore une journée qui commence, identique à toutes les autres. Une journée à remplir les cabas des ménagères, à écouter les vieux féliciter sa mère parce qu elle a fait un beau gros garçon joufflu, et toujours cette même question qui 8

9 revient, insidieuse, douloureuse : Alors Gilou, toujours pas de fiancée? Et comment ferait-il pour rencontrer une femme, lui qui travaillait toute la journée dans la boutique avec sa mère? Si seulement il avait le permis de conduire, il aurait pu acheter une voiture et s éloigner un peu. Il avait bien acquit un ordinateur d occasion pour avoir Internet, mais la vétusté de l appareil et le bas débit ne permettaient pas d engager une discussion. De toute façon, ce moyen virtuel de rencontrer quelqu un ne lui convenait pas. Et puis, son expérience passée avec les petites annonces lui avait fait passer le goût de la gaudriole. Les Deborah et les Angélique lui rendaient le célibat moins difficile à vivre. Décidemment, il semble que le destin s acharne à lui imposer l isolement. Une vie entière vouée à la solitude. Une vie sans amour, sans retour. Un cœur vide. Enfin, pas vraiment. C est vrai, il y a Caroline. Caroline, c est son rêve de papier, sa voix d or, sa meilleure amie, sa femme pour l éternité. A l idée qu il la retrouvera ce soir, un sourire se mit à courir sur ses lèvres. Alors Gilbert enfila sa blouse grise, déplaça une bouteille d orangeade qui perturbait l alignement de l étalage, et empoigna la grosse manivelle du volet roulant qu il actionna dans un grognement de fer. 9

10 * * * - Quand je pense que je l ai connu pas plus haut que ça. Vous devez être fière d avoir un grand garçon joufflu comme ça à la maison, Mme Cailleux. - Oh! Un grand garçon, mais pas toujours très courageux. C est un peu comme une brouette : il faut le pousser pour qu il avance. Et encore, lui, ça va. Il s améliore. Faut voir l autre : il ne pense qu à manger et à regarder la télé. Je pourrais le nourrir avec une pelle. Pendant ce temps, Gilbert remplissait le panier de Madame Lemayeur de victuailles en levant les yeux au ciel. Toujours les mêmes questions, toujours les mêmes réponses, et toujours prit pour une andouille. - Le camembert, pas trop fait, mon petit Gilbert. Pas comme la dernière fois. Gilbert jeta un œil de coin sur Madame Lemayeur. C est vrai qu il la connait depuis toujours. Avec ce corps voûté par une surcharge pondérale qui lui donne des allures de chalutier breton et une verrue accrochée à son menton comme une moule à son rocher, elle a toujours donné l impression d avoir quatre vingt ans. Surtout qu à chaque syllabe, son dentier laisse échapper des clappements humides. 10

11 - Alors, mon petit Gilbert. Quand est-ce que tu nous présentes une fiancée? La question qui tue. - Vous me demandez ça chaque semaine, Mme Lemayeur Elle fit un clin d œil à Odette. - Je suis sûre qu il cache bien son jeu. Moi, je trouve qu il ressemble au commissaire Navarro! Gilbert eut un rictus. - C est flatteur. Il a cinquante ans de plus que moi. A ce moment, Odette passa derrière son fils et lui pinça la taille. Un geste affectueux qui n était pas dans ses habitudes. - Il est malin, mon grand fils. Il préfère rester chez papa et maman le plus longtemps possible. Il est tellement bien ici Gilbert leva les yeux au ciel. Mme Lemayeur se mit a sourire. - Tu as bien raison, Gilbert. Prends ton temps. Moi, mes fils sont partis très tôt de la maison, et maintenant ils paient tous les deux des pensions alimentaires à l autre bout de la France. Quand j ai épousé mon Fernand, il avait trentesept ans. Et nous avons vécus quarante-cinq ans de bonheur sans nuage. Une époque où on ne divorçait pas pour un oui ou pour un non. Pour une fois, Mme Lemayeur vient de dire quelque chose qui lui met du baume au cœur. Elle dédramatisait la situation. Finalement, passé 11

12 trente ans, il y avait encore de l espoir. Une bouffée de joie monta en lui et il plongea la main dans un cageot situé à proximité. - La maison vous offre une autre salade, Mme Lemayeur! La vieille fourra précieusement la salade dans son cabas comme si on venait de lui donner un lingot d or. - Tu es vraiment gentil, Gilbert. A ce propos, tu as pensé à ma table de chevet... - Encore une couche de verni, et j ai fini. - Tu as bien poncé, j espère... - Evidemment. - Tu sais, avec mes vieux yeux, je n aurai pas pu le faire. Si tu passes dimanche me la rendre, tu auras une bonne bière pour ta récompense. Et comme ça, tu pourras emporter la deuxième. Du moment qu elle soit finie pour la fin du mois... * * * Lorsque l épicerie ferme, à dix-neuf heures, Gilbert aime bien aller boire une bière au Galibot, le bar-tabac du village. Un de ces vieux bistrots tordus, étroits, torturés comme si la nature l avait sorti de terre il y a deux cent ans. Une façade de briques rouges dont les joints érodés se désagrègent comme de la cendre, et des fenêtres imbibées d une buée qui diffuse des lueurs d opaline. 12

13 Lorsque Gilbert poussa la porte, il prit une vague de chaleur moite et des bouffées de tabac en pleine figure. Un café qui ignorait encore la nouvelle législation et restait accroché aux années cinquante. Derrière les nappes de fumée bleutée, les vieux jouent au 421 en sirotant des verres de Beaujolais, proférant des cris à chaque tour de dés. Le juke-box décante de l accordéon, le distributeur de cacahouètes craque sous l assaut des apéritifs et les braises ronronnent dans le convecteur. Au bar, toujours les mêmes têtes. Albert Diéval, dit Ch coq, à cause d une toux rugueuse et permanente due à trente ans de fond. Sa femme Gertrude, cent dix kilos sur la balance, un cul comme une baignoire, une dentition d hippopotame et toujours six Portos dans le nez. Ou encore le fils Poncheux, un œil qui dit merde à l autre, un bonnet élimé au raz des yeux et son brûle-gueule coincé entre deux caries. Des piliers de comptoir qui semblent être nés avec le bistrot, ceux dont la soif résiste depuis des siècles aux pintes de bière. Gilbert serra une vingtaine de mains et s installa au zinc. Le patron, un homme à l abdomen largement dilaté par l abus de bonne nourriture et aux avant-bras couverts de tatouages aléatoires fit glisser la pression mousseuse dans un verre. - Et une Jupiler, une. Dans le fond de la salle, deux joueurs s engueulaient devant le tapis vert. 13

14 - Alors Gilbert. La journée a été bonne? - Comme tous les jours. Le patron prit un chiffon et essuya des verres. - Dimanche il y a un combat de coqs à Hesdin. Tu viens avec nous, j espère? - Je ne sais pas. La dernière fois, j ai encore perdu cent euros... Sourire en coin. - Ah ça! On ne peut pas gagner à tous les coups. - Oui, mais moi, j ai plus rien gagné depuis deux ans... A ce moment, un courant d air froid caressa la nuque de Gilbert et son frère apparut. - Et ben. Quand Grosminet est là, Titi n est pas loin, s exclama le patron. Alors Léon, une bière? Gilbert fusilla son frère du regard : - Mais pourquoi tu me suis toujours, toi? Il se tourna vers le cafetier : - Tu sais très bien qu il ne doit pas boire d alcool. Rappelles-toi le coup dernier, juste pour deux verres de vin. Je vais pas passer mon temps à aller le repêcher à poil dans la fontaine. - Mais je rigole. - Moi, je prendrais bien un Orangina, reprit Léon. J aime bien la forme de la bouteille. On dirait une grosse goutte d eau. - Le patron décapsula la canette. - Tiens, et je te mets le verre qui va avec. 14

15 - Oh! C est beau. - En tous cas, le plus heureux d entre nous, c est bien toi, Léon. - C est vrai que vous êtes heureux, vous, les frères Cailleux, s imposa alors un type accoudé au bar. Pas de femme, pas d enfants, un boulot pas fatiguant. Le bonheur, quoi. Il s agissait de Robert Vigouroux, un pilier de bistrot confit dans le pinard. La grande gueule du village. Depuis que sa femme était partie avec le père Faucheux, l épicier du village voisin, il distillait une haine farouche envers les commerçants, en particulier envers les épiciers. Sa peau était grise, son oeil jaune, ses cheveux plaqués à l eau du robinet et il répandait une odeur tenace de transpiration fermentée. Un type fainéant, aigri, inutile, mauvais comme une tique. Puisque les deux frères ne répondaient rien, l autre continua : - Ils sont beaux ces deux là, toujours dans les jupes de maman à trente-cinq ans. Le patron intercéda : - C est bon Robert, fermes-là un peu. - Et pourquoi je la fermerais? C est à cause de types comme eux que Georgette est partie avec ce bâtard de Faucheux! - Ils n ont rien à voir avec cette histoire. Il pointa Gilbert du doigt. - Si. Lui, je l ai vu discuter avec Faucheux il y a deux jours. Un beau duo de faux culs! Je suis 15

16 sûr qu ils se foutent de ma gueule quand j ai le dos tourné! - Je commande certaines marchandises en commun avec lui. Rien d autre, rétorqua Gilbert en reposant son verre sur le zinc. - En tous cas, maintenant je vais faire mes courses à Euromarché. C est moins cher, et, surtout, les caissières n ont pas des sales tronches, elles! - Arrête un peu ta comédie maintenant, s écria le patron. Tu n as pas à agresser mes clients. L autre se retourna sur la salle et harangua les consommateurs en levant les bras au plafond. - Et pourquoi faudrait-il toujours se taire, Bon Dieu! Regardez-moi un peu ces deux ahuris. Sont-y pas laids? Mais vous n avez donc aucune fierté, les Cailleux! Si j étais comme vous, je sortirais en cachette, avec vos têtes à dépecer les chats! - Parce que tu te crois beau, toi? Fit le patron. - Moi, c est différent. Mais à trente ans, j étais autrement soigné que ces deux poux. - Maintenant, Robert, tu arrêtes de les emmerder! - Nous n avons rien à nous reprocher, reprit Gilbert. Le Père Faucheux me permet juste d obtenir des prix intéressants. C est tout. - C est vrai. Et monsieur Faucheux est très gentil, ajouta naïvement Léon, à qui Gilbert 16

17 venait de donner un coup de coude. Alors le sang monta dans les pupilles de Vigouroux. - Quoi? Très gentil, cette ordure? Mais c est que tu m insultes, espèce de feignasse mal peignée? Gilbert s insurgea : - Oh, ça va maintenant. Laisse Léon tranquille. Si tu ne t étais pas envoyé des barriques de pinard pendant des années, ta femme et tes gosses seraient encore là, pochetron! Vigouroux fit un pas en arrière, mais se recomposa aussitôt. - Si tu crois que je vais me laisser insulter par des... des... - Vas-y. Des quoi? -... des puceaux de trente-cinq ans qui ne sortiront jamais des jupes de leur mère! * * * La mère revint de la salle de bains avec une compresse imbibée d alcool qu elle appliqua énergiquement sur l arcade sourcilière de son fils. Alors les mains de Gilbert se crispèrent sur l accoudoir et il poussa un hurlement primaire. - C est bien fait. Voilà ce qui arrive quand on se bagarre dans les bistrots avec des ivrognes. Une larme de douleur roulait sur la joue de Gilbert. 17

18 - Cette vieille saleté nous a insultés. Il a dit que nous n avions aucune fierté avec nos têtes à dépecer les chats, que nous étions des feignasses... - Et des... pucerons, ajouta Léon. Le père claqua violemment son verre sur la table. - Ah, la charogne! J espère que tu lui as bien bourré la gueule, à cette raclure de bidet! La mère leva les yeux au plafond. - Ecoutez-le, celui-là. Trois litres de Vieux Pape par jour et il donne des leçons aux autres. Tu ne vaux pas mieux que Vigouroux. Et si j avais le courage de sa femme, moi aussi, il y a longtemps que je serais partie! L autre pouffa de rire. - Ah oui? Et pour aller où? Tu n as qu à aller chez le père Faucheux, il parait qu il recueille toutes les vieilles qui ont passé la date de péremption. Une phrase qui dessina un sourire sur le visage de Gilbert, et qui lui valut aussitôt une remontrance de sa mère. - Tu vas pas t y mettre toi aussi, fils ingrat! J ai passé ma vie à m esquinter pour toi et ton frère, et voilà comment je suis récompensée. - Mais je n ai rien dit... - Tu as souri bêtement. Alors Gilbert se redressa et déposa un baiser affectueux sur le front de sa mère. Et Marcel Cailleux, qui trépignait dans son fauteuil, haussa le ton. 18

19 - Bon, c est pas un peu fini ces simagrées? Il est déjà sept heures passées et je boufferais un veau. Alors si madame daignait regagner sa cuisine... 19

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