UEMOA 2009 BENCHMARKING ET ANALYSE DU SECTEUR DE LA MICROFINANCE. Un rapport du Microfinance Information Exchange (MIX) Mars 2010

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "UEMOA 2009 BENCHMARKING ET ANALYSE DU SECTEUR DE LA MICROFINANCE. Un rapport du Microfinance Information Exchange (MIX) Mars 2010"

Transcription

1 2009 BENCHMARKING ET ANALYSE DU SECTEUR DE LA MICROFINANCE Un rapport du Microfinance Information Exchange (MIX) Mars 2010 Introduction Dans un contexte de crise économique mondialisée, il s avère encore difficile de mesurer précisément les impacts de celle-ci sur le secteur de la microfinance en zone en Au niveau de l activité crédit, le secteur ne semble que peu ressentir les impacts de cette crise à l image du volume de prêts qui continue une croissance soutenue (+ 22 pourcent sur notre échantillon tendance ) et un portefeuille à risque à 30 jours certes toujours élevé mais qui reste stable. En revanche, une nouvelle tendance se dessine au niveau de la portée des IMF : le nombre d emprunteurs entre 2007 et 2008 a stagné. Cette tendance peut s expliquer par les trois facteurs suivants qui seront développés dans cette étude : (1) les difficultés rencontrées par certaines IMF (non inhérentes à la crise) les poussent à ralentir leurs activités, (2) l application du principe de prudence visà-vis de conséquences possibles de la crise, les entraine à appliquer une politique de renforcement de l existant plutôt que de développer l activité crédit, (3) le recul progressif des produits de prêts de groupe au sein de certaines IMF au profit des crédits individuels. Au niveau de l activité épargne, une tendance de fond bien encrée demeure depuis plusieurs années même si celle-ci semble avoir été quelque peu remise en cause par les effets de la crise : la propension des populations à faire confiance aux IMF pour collecter leur épargne puisque le nombre d épargnants continue de croître dans les mêmes proportions que le volume d épargne. L étude détaillée des performances de cet échantillon de 46 IMF nous permettra aussi de mieux entrevoir dans quel contexte va se mettre en place le nouveau cadre réglementaire régissant le secteur et de mesurer les premiers effets «indirects» de la crise sur le secteur en Zoom sur la méthodologie Afin de mieux comprendre l approche et les résultats de cette étude, voici un bref zoom sur les échantillons et méthodologie utilisés : Pour la première fois depuis la première parution de cette étude en 2006, 7 des 8 pays de la zone sont représentés avec l intégration d une IMF provenant de Côté d Ivoire. L échantillon intègre désormais les données de plus de 46 IMF en 2008 (contre 37 l année dernière et 26 en 2006). L échantillon Tendance qui réunit les IMF ayant partagées leurs données pour la période de 3 ans 2006 à 2008 est composé de

2 Benchmarking et Analyse du Secteur de la Microfinance Union Economique et Monétaire Ouest Africaine: Indicateurs clés 2008 La microfinance en zone en un clin d œil (Tendances ) Evolution en % Bureaux 1,015 1,068 0,999 5% -6% -2% Personnel 4,543 5,195 5,816 14% 12% 28% Emprunteurs 634, , ,244 4% 0% 4% Portefeuille de prêts (en millions de CFA) 185, , ,978 19% 22% 45% Portefeuille de prêts (M EUR) Total Actif (en millions CFA) 293, , ,097 21% 14% 37% Total Actif (en millions EUR) Rendement de l'actif 1.2% 0.6% 1.1% -50% 80% -10% Epargnants 2,127,189 2,613,563 2,891,100 23% 11% 36% Epargne (en millions CFA) 173, , ,541 26% 11% 39% Epargne (en millions EUR) PAR % 5.8% 5.8% -14% -1% -15% PAR % 4.0% 3.3% 3% -18% -16% Taux radiation de prêts 1.2% 1.1% 2.0% -5% 78% 69% NB: Les résultats sont les médianes de notre échantillon tendance ; Source: Microfinance Information Exchange, Inc., 2008 Benchmarks Financement de l actif 110% 90% 70% 50% 30% 10% -10% Afrique sans forte IF Faible FI non IF grande moyenne petite ASF Non ASF Capital/Actif Epargne/Actif Epargne/encours brut de prêts Microfinance Information Exchange

3 2009 Benchmarking et Analyse du Secteur de la Microfinance 3 21 IMF provenant de 5 pays : le Sénégal, le Togo, le Bénin, le Burkina Faso et le Mali. La méthode de calcul des groupes de pairs retenue est la «médiane» afin de lisser les trop fortes disparités au sein des échantillons. Les évolutions «volume» ont été effectuées en monnaie locale afin de prendre en compte les effets des taux de change (dollars/franc CFA). Aussi depuis cette année les données touchant à l épargne tiennent compte de l ensemble des épargnants et de l épargne collectée, alors que les années précédentes, seules les données sur l épargne volontaire étaient considérées. Pour la région, l impact reste faible au niveau de l interprétation des ratios touchant l épargne compte tenu du poids prédominant de l épargne volontaire dans l épargne totale. Pour plus d informations sur la méthodologie, merci de vous reporter à la partie «collecte et traitement des données» en fin de rapport. Historique et dernières avancées de la nouvelle réglementation 1 [ Loi PARMEC: des carences règlementaires reconnues [ Un nouveau cadre règlementaire pour accompagner le développement du secteur Depuis l adoption en 1993 de la première loi-cadre portant réglementation des institutions d épargne et de crédit (ou «Loi PARMEC»), le secteur de la finance décentralisée dans l Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (), ne cesse de se développer, touchant un nombre toujours croissant de clients participant ainsi au développement économique de la région. La mise en œuvre de cette loi a vu une prolifération d institutions de toutes tailles. Plusieurs centaines 1 Sources : ont été soit agréées (les institutions mutualistes d épargne et de crédit ou «IMCEC»), soit reconnues (groupement d épargne et de crédit) ou soit autorisées sous convention (association et SA). Cette forte croissance du nombre d IMF n en a pas moins révélé certaines lacunes et dysfonctionnements de la réglementation «Parmec» constatés au niveau des : (1) autorités de contrôle : forte augmentation du nombre d autorisations d exercice non-pérennes, insuffisances des contrôles effectués, difficulté dans la prise et l application de sanctions en cas de non respect des prescriptions réglementaires, et insuffisance dans la collecte de l information financière. (2) IMF : non respect des dispositions législatives et réglementaires en vigueur, faiblesse du contrôle interne, manque de systèmes d information et de gestion (SIG) remettant en cause la fiabilité des états financiers, faiblesse des procédures d analyse de crédit. Ces lacunes étant un frein au développement du secteur sur des bases saines, la BCEAO et l ensemble des acteurs de la microfinance ont initié une mise à jour du cadre légal qui a été adopté au Conseil des Ministres de l lors d une réunion tenue 06 avril 2007 à Lomé au Togo. Cette nouvelle loi qui doit être adoptée par les différents parlements des différents pays de la zone (ce qu ont déjà fait la Guinée Bissau et le Sénégal), vise essentiellement deux objectifs : (1) assoir la stabilité du secteur (agrémentation pour les associations et SA / meilleure protection de la clientèle) (2) renforcer la supervision des IMF dans leur ensemble et à tous les niveaux. Si cette loi s accompagne implicitement d un resserrement des conditions d entrée dans le secteur et d un accroissement du pouvoir des sanctions des autorités, elle n en reste pas moins «façonnée» pour Mars 2010

4 Benchmarking et Analyse du Secteur de la Microfinance ne pas entraver la poursuite de la diversification du paysage financier dans l espace. Ainsi les principales innovations apportées dans la nouvelle réglementation portent sur : l uniformisation du régime d autorisation d exercice (agrément) quelque soit la forme juridique des IMF, le partage de la supervision entre les ministères des finances, la BCEAO et la commission bancaire avec une intervention directe de la BCEAO dans le contrôle des IMF d une certaine taille, l avis de non objection de la BCEAO pour toute nouvelle autorisation d exercice, l obligation faîte aux structures faîtières de constituer en leur sein un fonds de sécurité et de signer des conventions avec les caisses de base affiliées, un renforcement des normes prudentielles, notamment de nouveaux ratios de solvabilité pour les IMF non mutualistes, l adhésion obligatoire des IMF autorisées à collecter l épargne, à tout futur système de garantie des dépôts qui viendrait à être mis en place dans le secteur de la microfinance, enfin dans la continuité de la loi PARMEC, des exonérations fiscales pour les seules mutuelles et coopératives. A noter que cette nouvelle législation n est néanmoins pas encore totalement «figée» puisqu elle reste à être complétée par une réforme des instructions BCEAO adoptée sous l emprise de l ancienne loi PARMEC, instructions d application visant à fixer les modalités de calcul des normes prudentielles, ainsi que le seuil à partir duquel la BCEAO reprend la main pour la supervision des IMF. Par ailleurs elle risque d être également impactée par la future adoption et entrée en vigueur du projet d Acte Uniforme (OHADA), notamment au niveau des champs relatifs à l organisation et à la constitution des IMCEC. Echelle et portée [ Une évolution de l épargne en croissance ralentie [ Des volumes de prêts grandissants plus vite que le nombre d emprunteurs Si le nombre d épargnants est en augmentation dans la zone à pourcent, sa croissance est moindre que les années précédentes (22.9 pourcent en 2007) et se situe dans la lignée de celle du volume d épargne (+11 pourcent). La crise semble être venue ralentir la forte croissance de l activité épargne de ces dernières années (11 pourcent d augmentation entre 2007 et 2008 contre 26 pourcent entre 2006 et 2007), sans pour autant l enrayer puisque le volume d épargne a augmenté en «volume cumulé» de 39 pourcent sur ces deux dernières années. Graphique Baisse des montants d épargne moyens par pays (FCFA) BENIN MALI SENEGAL TOGO NB: Les résultats sont les médianes de notre échantillon tendance ; Source: Microfinance Information Exchange, Inc., 2008 Benchmarks Ce ralentissement de la croissance de l activité épargne des IMF marque une autre tendance qui est la baisse entre 2007 et 2008 du montant moyen épargné (graphique 1). Ce constat peut s expliquer par Microfinance Information Exchange

5 2009 Benchmarking et Analyse du Secteur de la Microfinance 5 le contexte économique ambiant consécutif à la crise économique, ayant eu pour corollaire une moindre capacité à épargner compte tenu du cumul des facteurs suivants : Un taux d inflation galopant entre 2007 et 2008 (graphique 2) dans l ensemble des pays de la région (exception faite du Sénégal mais qui enregistrait le plus fort taux d inflation en 2007 à 5.8 pourcent) ayant pour conséquence directe une baisse de la capacité d épargne). Une baisse de l activité économique engendrant une baisse des revenus d activités, laissant moins de place à l épargne pour les ménages. La nécessité pour une frange d épargnants de puiser dans leur épargne pour faire face aux effets de la crise. Cette capacité amoindrie d épargner se fait aussi ressentir de façon indirecte au niveau des fonds issus des transferts d argent. Les ménages afin de faire face à la crise, ont rogné la partie des transferts historiquement réservée à l épargne afin de faire face aux dépenses quotidiennes qui ont augmenté par effet d une inflation importante. Graphique Burkina Faso Evolution du taux d inflation dans la région (%) Source : fields/2092.html Togo Bénin Côte d'ivoire Mali Chad Sénégal Au niveau de l activité crédit, le nombre d emprunteurs est stable par rapport à l année dernière (22,000 en médiane), alors que le portefeuille de prêt connaît, cette année encore, une augmentation soutenue (+17 pourcent par rapport à 2007). Sur deux ans la croissance est encore plus marquée puisque si le nombre d emprunteurs n a que légèrement augmenté (+3.6 pourcent), le volume des prêts a quant à lui cru de plus de 52 pourcent. Graphique 3 550,000 Número de Prestatarios 500, , ,000 80, , ,000 60, ,000 40, ,000 20, ,000 0 Portefeuille moyen de prêts par emprunteur (FCFA) Cartera Bruta (Mill. USD) CRE CNR ONG ORE ECU LNE Grande Número de Prestatarios Moyenne Cartera Bruta (Mill. USD) Petite NB: Les résultats sont les médianes de notre échantillon tendance ; Source: Microfinance Information Exchange, Inc., 2008 Benchmarks A travers l analyse tendance pays 06-08, le Togo affiche la plus forte croissance en termes de volume de portefeuille avec + 74 pourcent sur 3 ans pour un total volume d augmentation de 35 millions USD. Le Sénégal marque quant à lui une croissance de 60 pourcent avec la plus forte croissance de volume d activité en valeur absolue de 93 millions USD. Avec 21 millions USD d augmentation représentant une croissance de 44 pourcent le Mali se hisse à la troisième position laissant le Benin fermer ce classement à 6 pourcent de croissance sur un volume de +4.5 millions USD. On note cependant qu uniformément au sein de ces quatre pays de la région le développement du portefeuille en volume s est ralenti entre 2007 et Mars 2010

6 Benchmarking et Analyse du Secteur de la Microfinance marquant certainement ici les premières actions initiées par les IMF et guidées par le principe de prudence afin de se prémunir des effets possibles de la crise. Enfin les tendances pays vis-à-vis du nombre d emprunteurs sont quant à elles très variées, le Togo marquant un fort développement de sa portée avec une croissance de plus de 64 pourcent du nombre d emprunteurs (+ 33,500), le Bénin 22 pourcent (+20,000), le Sénégal 3 pourcent (+5,000) et le Mali 3 pourcent avec 4,700 emprunteurs à l image d un secteur en manque de liquidité et dont certaines IMF ont initié des restructurations. Concernant le groupe de pairs «portée», le groupe «Grande» voit en médiane et dans la continuité de l an passé, son nombre d emprunteurs diminuer (-6.7 pourcent), et en même temps son portefeuille de prêt connaître une croissance de 22 pourcent (+60 pourcent par rapport à 2006). Cette dernière tendance s explique davantage par l augmentation du montant moyen de prêt accordé (+21 pourcent / cf graphique 3) que par une augmentation du nombre de prêts accordés (+4 pourcent). La diminution du nombre d emprunteurs peut quant à elle s expliquer par la politique de renforcement de l existant de la part de certaines grandes IMF afin de mieux maitriser leur portefeuille de prêts et la gestion de leurs activités. Le groupe «Petite» connaît une croissance du portefeuille du même ordre (24.4 pourcent) mais pour des raisons totalement inverses puisque c est le nombre d emprunteurs qui augmente en moyenne de prés des 2/3 alors que le montant moyen accordé par emprunteur lui, baisse de 17 pourcent (Graphique 3). Ces deux tendances peuvent s expliquer par le fait que ces groupes IMF présentent des caractéristiques d activités très différentes, suivant leur clientèle cible et le type de produits offerts. Ainsi dans le cas des IMF «grande» la clientèle est majoritairement urbaine et de plus en plus ciblée sur des prêts individuels de montant croissant. A contrario, les IMF du groupe «petite», plutôt rurales, offrent davantage de prêts de groupe répondant à un besoin de financement d une activité commune. Les femmes sont les principales bénéficiaires de ces produits et malgré une moindre rentabilité, les prêts les concernant, enregistrent les meilleurs taux de recouvrement comme le montre l étude suivante. Etude «Genre» : Les femmes de moins en moins représentées Une mutation déjà partiellement visible au sein de groupes de pairs l an passé se confirme au niveau de l étude «genre» des emprunteurs. La part des femmes emprunteurs est en diminution dans l ensemble des groupes de pairs «portée» de l échantillon tendance avec une part de représen- Tableau 1 Evolution du nombre de femmes emprunteurs ( ) Groupe de pair Grande (portée) Moyenne (portée) Petite (portée) Nombre d'emprunteurs % de variation (06-07 et 07-08) 634, , , , , , , , ,000 7,000 9,500 16,000 4% 0% -2% -7% 10% -3% 40% 65% Nombre de femmes 336, , , , , ,000 87,500 85,500 67,500 6,500 8,000 12,000 % de variation (06-07 et 07-08) 5% -14% 2% -31% -2% -21% 21% 54% % de femmes 53% 54% 46% 41% 43% 32% 72% 64% 52% 95% 82% 76% NB: Les résultats sont les totaux des groupes de pairs de l échantillon tendance Microfinance Information Exchange

7 2009 Benchmarking et Analyse du Secteur de la Microfinance 7 tativité de 46 pourcent des emprunteurs contre 54 pourcent en Cette baisse n est pas seulement «relative» au seul fait que le nombre d emprunteurs hommes aurait augmenté plus vite. Le nombre des femmes baisse en terme de valeur absolue, de prés de 15 pourcent, soit femmes en moins sur un total de Cette baisse est particulièrement visible chez les IMF «Grande» où les femmes étaient déjà minoritaires. Elles se sont détournées des grandes et moyennes IMF pour se rediriger vers les petites puisque ces dernières ont vu leur nombre d emprunteurs femmes augmenter significativement. Pour autant leur part relative au sein de ces petites structures baisse également (95 pourcent en 2006 contre 76 pourcent en 2008) compte tenu de la plus forte croissance d emprunteurs chez les hommes (tendance générale au sein de tous les groupes de pairs). Au sein des structures qui ciblent les femmes comme clientèle principale, le nombre de femmes emprunteuses a augmenté et leur part relative est toujours extrêmement prépondérante puisqu elle se stabilise entre 80 et 90 pourcent. En revanche au sein des mutuelles, les femmes ne représentent en 2008 qu à peine un peu plus de 30 pourcent des emprunteurs (32.7 pourcent) avec une baisse spectaculaire de 30 pourcent de leur effectif sur 1 an (baisse deux fois plus importante que celle de l échantillon ). Deux principales raisons semblent pouvoir expliquer cette dernière tendance : Le secteur faisant face à une concurrence de plus en plus sévère dans l offre de produits en milieu urbain, le besoin de rentabilité et de différenciation pousse les IMF à développer leur offre de crédit individuel. Ce choix stratégique des IMF de cibler des emprunteurs capables d emprunter des montants plus élevés pour optimiser les marges bénéficiaires s est mis en place au détriment de la clientèle «femme» qui ne répond pas aux critères d éligibilité. Ces femmes, qui en général empruntent des montants beaucoup plus faibles et sous forme de prêt solidaires, se trouvent peu à peu marginalisées puisqu elles apparaissent comme une clientèle moins rentable, phénomène accentué par la diminution des crédits «bonifiés» alloués à des populations cibles telles que les femmes. La fin de certains programmes destinés directement aux femmes et qui leur accordaient des conditions commerciales attractives (parfois hors du marché), ainsi que des conditions d accessibilité au crédit moins contraignantes (notamment en termes de garantie). En effet à partir du moment où ces femmes qui pouvaient emprunter avec des contraintes de garanties limitées, n ont pu plus le faire, elles se sont détournées tout d abord des grandes IMF et mutuelles devenues plus exigeantes pour se rediriger vers les plus petites, et même parfois vers les voies informelles d obtention de crédits (usure). Selon certains experts, le passage progressif du crédit de groupe au crédit individuel que l on a voulu instaurer au sein de nombreuses IMF ne s est pas forcément toujours concrétisé avec les résultats escomptés en raison de l inadéquation entre l offre de produits et la demande. Compte tenu de cette évolution forte au niveau de l accessibilité des femmes au crédit, il a été constitué un nouveau groupe de pairs appelé «Femme» comprenant les IMF qui axent leur politique de crédit exclusivement ou majoritairement sur cette population féminine. Le critère de sélection retenu pour définir ce groupe de pairs est qu un minimum de 75 pourcent des emprunteurs actifs soit des femmes. Six IMF répondant à ce critère pour les 3 années 2006 à 2008 ont été retenues. Il s agit essentiellement d ONG qui ont bien souvent mis en œuvre des programmes orientés vers les femmes. Elles restent d une taille modeste puisque qu elles font partie Mars 2010

8 Benchmarking et Analyse du Secteur de la Microfinance Tableau 2 Etude des performances du groupe de pairs «Femmes» Femmes (6 IMF) sans femmes (15 IMF) Données de portée Nombre total d'emprunteurs 71,500 98, , , , ,500 Nombre total d'emprunteuses 66,000 85,000 97, , , ,500 Portefeuille de prêts (M FCFA) 8,798 12,395 16, , , ,508 Montant de prêt moyen (FCFA) 133, , , , , ,500 Nombre total d'épargnants 80, , ,500 2,127,000 2,613,500 2,891,000 Total dépôts (M FCFA) 3,697 5,703 6, , , ,541 Dépôt moyen (FCFA) 46,000 43,000 43,500 82,000 83,500 84,000 Performance financière Rendement de l'actif 0.0% 0.0% 0.0% 1.1% 1.4% 2.1% Auto-suffisance opérationnelle 91.5% 101.6% 102.8% 115.6% 114.4% 117.3% Revenus et dépenses Revenu financier / Actif 22.6% 20.1% 21.1% 15.4% 15.5% 16.0% Ratio de ch. totales 24.8% 20.2% 19.8% 14.2% 13.7% 13.4% Ratio de ch. financières 2.0% 2.9% 3.5% 1.3% 1.4% 1.4% Ratio de ch. d'exploitation 23.1% 16.6% 15.3% 11.1% 11.9% 11.7% Ratio de ch. de personnel 8.0% 6.7% 6.9% 4.7% 4.7% 4.9% Efficacité Coût par emprunteur (FCFA) 24,000 22,500 27,500 52,000 67,000 75,500 Productivité Emprunteurs par effectif du personnel Risque PAR 30j 4.4% 4.6% 4.4% 8.6% 7.9% 6.2% Taux de radiation de prêts 1.4% 0.0% 1.9% 1.4% 2.1% 2.2% Taux de change utilisé $US/ FCFA 2006 : 478 FCFA, 2007 : 437 FCFA, 2008 : 454 FCFA, source Source: Microfinance Information Exchange, Inc., Benchmarks des groupes de pairs «Petite» (moins de 10,000 emprunteurs) ou «Moyenne» (entre 10,000 et 30,000 emprunteurs). Au niveau de l analyse des données de portée, il est tout d abord intéressant de noter qu alors que le groupe de pairs «Femmes» continue de développer son portefeuille d emprunteurs total, marquant ainsi une croissance de 8 pourcent entre 2007 et 2008, le groupe de pairs «sans femmes» est quant à lui en baisse de 2.7 pourcent entre 2007 et Au niveau de l analyse de l évolution des emprunteurs femmes, on note une augmentation de 14 pourcent (soit 12,000 emprunteuses supplémentaires) pour le premier groupe de pairs et un recul de 33 pourcent (soit 63,500 emprunteuses en moins) pour le groupe de pairs «sans femme». Cette dernière tendance, déjà marquée au niveau des groupes de pairs précédemment étudiés, est ici particulièrement accentuée attestant par là même des mutations que subit le secteur dans la région. Microfinance Information Exchange

9 2009 Benchmarking et Analyse du Secteur de la Microfinance 9 La baisse du nombre d emprunteurs total pour les IMF qui ne ciblent pas principalement les femmes est due aux choix stratégiques des IMF de se dégager des produits de prêts de groupe et de s orienter majoritairement vers les prêts individuels dont la clientèle principale est masculine. Ainsi, le nombre d emprunteurs total baissant de 9,500 entre 2007 et 2008, couplé à la baisse de 63,500 du nombre de femmes sur la même période, induit que ces IMF ont vu le nombre d emprunteur hommes croitre de la différence (+ 54,000) et ce au profit des produits individuels plus rentables. Au niveau de l analyse du portefeuille et en médiane, les IMF «Femmes» ont une meilleure maîtrise de leur portefeuille de crédits avec un PAR stabilisé autour de 4.5 pourcent ces trois dernières années. Elles affichent une plus forte productivité par salarié du fait de leur pratique de prêt de groupe (211 emprunteurs par salarié contre 150) et par conséquent un coût par emprunt le plus faible (60 dollars contre 166). Pour autant si leur performance financière s améliore avec un rendement sur l actif qui passe en médiane de -2.6 pourcent à 0.6 pourcent, elle reste bien plus faible que celles de leur consœurs de la zone compte tenu du fait qu elles présentent à la fois des coûts opérationnels supérieurs (11.7 contre 15.3 pourcent) et un coût de financement plus élevé (ratio de charges financières de 3.5 contre 1.4 pourcent). Cette dernière tendance peut en partie s expliquer par leur moindre capacité à collecter l épargne, le rapport entre nombre Epargnant/Emprunteur étant de 1.5 (autour de 4 pour ) et sur des montants plus réduits. De plus et à l instar de leurs consœurs de la région (exception faite des IMF leaders), l accès aux emprunts commerciaux est très limité tant il est difficile d apporter les garanties nécessaires pour la levée de prêts. Structure de financement [ Mutuelle: des structures de financement caractéristiques suivant la taille de l IMF. [ Dettes : 69% des fonds prêtés aux IMF sont issus du groupe «institutions financières» et le taux d intérêt moyen pondéré régional est de 7%. Le portefeuille des institutions de microfinance de la région reste majoritairement financé par l épargne volontaire et obligatoire des clients (63 pourcent). Celle-ci représente en médiane près de 42 pourcent du total passif des IMF et constitue la ressource financière la moins coûteuse de par sa faible ou non rémunération. Le graphique 4 montre que, plus une institution de microfinance à un niveau d activité élevé à l image du groupe de pairs «Grande» (plus de 30,000 emprunteurs actifs), plus sa capacité à capter l épargne est forte. Ceci s explique notamment par la notoriété, la taille et la portée de ces IMF qui leur permettent une croissance soutenue en termes de couverture de part de marché, majoritairement urbaine. Ces IMF touchent en médiane 10 fois plus d épargnants que les IMF du groupe «Moyenne» et 85 fois plus que les IMF «Petite». En outre au cours de ces dernières années, certains grands réseaux mutualistes fournissent des services de transfert d argent, contribuant indirectement par ce biais à accroitre le volume d épargne de ce groupe d IMF. Une fois reçus, ces transferts sont souvent déposés pour partie directement sur des comptes d épargne afin de sécuriser la somme, l autre partie étant utilisée pour les besoins de consommation et/ ou comme fonds de roulement pour les activités professionnelles. Pour le reste du financement, il s équilibre entre les capitaux propres et les emprunts, respectivement à hauteur de 18 et 19 pourcent. Mars 2010

10 Benchmarking et Analyse du Secteur de la Microfinance Concernant les deux autres groupes de pairs de ce groupe «Portée», les IMF de portée moyenne financent 41 pourcent de leur actif à l aide de l épargne et lèvent 35 pourcent de leur financement sous forme d emprunt. Même si le niveau d épargne est relativement similaire pour les deux groupes, 37 pourcent pour les IMF «Petite», ce dernier groupe peine davantage à lever des emprunts de par la taille de ces institutions et le caractère «à risque» d une clientèle majoritairement rurale. Il est important de noter aussi que ce groupe de pairs regroupe 7 ONG sur un total de 22 IMF qui ne sont pas autorisées à collecter l épargne. Si on les exclu de notre échantillon, le ratio Epargne/Actif s élève alors à 52 pourcent et celui des Fonds Propres stagne à 34 pourcent, ce qui démontre la plus grande difficulté qu ont les petites mutuelles à lever des fonds extérieurs (Dettes/ Actif = 14 pourcents). Graphique 4 Structure du passif du groupe de pairs «Portée» 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 18% 63% 19% 24% 41% 35% 35% 37% 28% Au niveau de notre échantillon de 29 IMF ayant partagé le détail de leur structure de financement au niveau des emprunts, le taux d intérêt moyen pondéré est de 7 pourcent. Soixante neuf (69) pourcent des fonds total alloués sur cet échantillon d IMF proviennent du groupe «institution financière» qui comprend les banques commerciales, les banques publiques et les coopératives (graphique 5). Elles prêtent le plus souvent à des taux de marché autour de 8 pourcent et se tournent principalement vers les IMF de grandes tailles qui sont en mesure d offrir des garanties importantes. Avec 19 pourcent de fonds alloués au secteur, le second groupe «IFD/Gouvernement» qui regroupe les catégories «IFD» (Institutions de Financement du Développement), «Gouvernement», «Programme de Développement» et la «Coopération bi/multilatérales» ; octroie des prêts à des taux très faibles qui vont de 2.1 à 4.2 pourcent en moyenne pondérée. Enfin le groupe «Fonds» composé des catégories «Capitaux Privés» et «ONG/Fondation» ne prête qu à hauteur de 9 pourcent, ce groupe ayant une stratégie d investissement majoritairement en capital et recevable par une seule catégorie d IMF les Institutions Financières Non Bancaires (IFNB). Graphique 5 Parts d investissement par groupe de prêteurs 3% 0% Grande Moyenne Petite Fonds propre Epargne Emprunts (autres dettes) Source: Microfinance Information Exchange, Inc., 2008 Benchmarks 9% 19% IFD/Gouvernement Le besoin grandissant de financement et la limitation des ressources de type épargne poussent les IMF de toutes tailles à s orienter vers la levée de fonds sous forme d emprunt. Le graphique 6 regroupe les taux moyens pondérés que pratiquent les différentes catégories de prêteurs et qui s échelonnent entre 2 et 10 pourcent. 69% Autres Source: Microfinance Information Exchange, Inc., 2008 Benchmarks Microfinance Information Exchange

11 2009 Benchmarking et Analyse du Secteur de la Microfinance 11 Focus : De nouveaux entrants, les Institutions Financières Non Bancaires (IFNB) La nouvelle loi régissant les IMF dans la zone prévoit notamment un agrément unique pour toutes les IMF, quelle que soit leur forme juridique (Coopérative, Sociétés Anonymes (SA) / Sociétés à Responsabilité Limitée (SARL) ou Association. Cette unicité d agrémentation pourrait faciliter l arrivée de nouveaux entrants à vocation lucrative (IMF de type SA et SARL) avec des structures de financement différentes et des politiques commerciales plus agressives sur les produits de prêts. Certaines sont déjà opérationnelles grâce notamment à la signature de convention cadre leur permettant d exercer. Pour l heure ces structures que l on retrouve au sein de notre groupe de pairs IFNB, connaissent des performances financières trop inégales pour pouvoir en tirer une tendance générale tant leur jeunesse, leur stratégie de croissance et leur niveau de développement sont disparates. Certaines présentent des résultats financiers prometteurs, d autres sont encore très jeunes et doivent faire face à d importantes pertes souvent inhérentes à leur business model, ce dernier visant à croître de manière accélérée afin d atteindre le plus rapidement possible la rentabilité par des économies d échelle qui permettront de résorber petit à petit les lourds frais fixes consacrés au démarrage et au développement de l activité des premières années. On peut néanmoins s accorder pour dire que ces structures sont aujourd hui dans leur ensemble mieux capitalisées que leurs consœurs, comme en attestent les ratios Capital/Actif supérieur à 40 pourcent en médiane (41 pourcent contre 25 pourcent pour la médiane, et 22 pourcent pour les mutuelles) et Dettes/Fonds Propres d à peine 1.4 (contre 2 pour la médiane et plus de 3 pour celle du groupe de pairs des mutuelles). Cette tendance risque de s intensifier de par la demande de Fonds d investissement de rentrer directement dans le capital des IMF. Graphique % 10.0% 8.0% 6.0% 4.0% 2.0% 0.0% Org. Bi/Multilatéral Taux d intérêt moyen pondéré de prêts aux IMF par catégorie de prêteurs 2.1% Gouvernement 3.0% Progr. développement 3.4% 4.2% 7.9% IFD ONG/Fondation Banque commerciale 8.1% 8.2% 8.6% Banque publique Coopérative Capitaux privés Source: Microfinance Information Exchange, Inc., 2008 Benchmarks 10% Un secteur toujours en quête de rentabilité [ L épargne, source de rentabilité [ Un développement des produits individuels qui baisse la productivité des IMF Les IMF des pays de la zone n opèrent pas cette année de franche amélioration de leur autosuffisance financière puisque celle-ci stagne en médiane autour de 96 pourcent (96.5 pourcent contre 96.2 en 2007) alors qu elle avait connu une nette amélioration entre 2006 et Les plus grandes IMF qui sont pour la plupart les plus matures, sont très proches de l équilibre avec une autonomie financière de 99.5 pourcent. L étude de la décomposition du rendement de l actif (Graphique 7) montre cependant de fortes disparités au sein des différents groupes de pairs. Mars 2010

12 Benchmarking et Analyse du Secteur de la Microfinance Graphique Décomposition du rendement sur l actif en 0 et 20 pourcent) même si c est dans une moindre mesure. En revanche, les IMF de type association/ ONG qui ne peuvent collecter l épargne n atteignent pas en médiane cette rentabilité compte tenu des coûts de ressources supérieurs issus des emprunts et des charges d exploitation plus importantes Af. sans U U forte IF faible IF non IF Source: Microfinance Information Exchange, Inc., 2008 Benchmarks Le ratio de produits financiers pour la zone reste cette année encore le plus faible au monde à 17.4 pourcent alors que le reste de l Afrique atteint 28.3 pourcent (avec une médiane mondiale située à 25.8 pourcent). Cette situation s explique non seulement par le plafonnement à 27 pourcent du taux d intérêt auquel doivent se conformer les IMF sur leurs produits de prêts, mais aussi par la proportion du portefeuille de prêt sur l actif, principal actif productif de l IMF, qui est parmi les plus faibles au monde avec 68.4 pourcent (64.5 pourcent pour Afrique sans et 78 pourcent en médiane mondiale) et qui plus est, en baisse de deux points par rapport à Au niveau de l étude du groupe de pairs «intermédiaire financier» on note que plus une IMF à la capacité de collecter l épargne plus son niveau de rentabilité est élevé, l épargne étant une ressource financière à moindre coût. A titre d exemple, les IMF qui collectent l épargne à hauteur de plus de 20 pourcent de l actif ( forte IF) atteignent en médiane l équilibre financier, tout comme le groupe «faible IF» (ratio «épargne/ actif» compris Le développement de l offre de produit individuel répondant à une demande croissante de la part d une clientèle plutôt masculine avec des besoins de financements plus importants se reflète au niveau de la productivité des IMF. Ces institutions, principalement issues du groupe de pairs IMF «grande» (portée), ont enregistré une baisse de productivité de 28% avec un ratio emprunteurs par effectif de personnel passant de 129 à 93 entre 2006 et A l inverse les IMF du groupe «petite» dont fait partie le groupe de pairs «Femme» ont enregistré une forte hausse de leur productivité passant de 108 à 165 sur cette même période, ceci s expliquant par un doublement en médiane du nombre de clients. Au niveau des coûts des opérations, il semblerait que les IMF de ce groupe maitrisent leurs charges puisqu à la fois les ratios de charges totales et de charges d exploitation sont en médiane en baisse constante depuis 3 ans passant respectivement de 24.8 à 19.8 pourcent et de 23.1 à 15.3 pourcent. La dégradation du portefeuille pour ce type d institution reste limitée grâce à la méthodologie de groupe solidaire qui protège les créances. En revanche, pour les IMF qui ont choisi d offrir davantage de produits individuels, le risque de dégradation du portefeuille et en particulier sur les nouveaux produits en phase de lancement demeure plus important. Microfinance Information Exchange

13 2009 Benchmarking et Analyse du Secteur de la Microfinance 13 Portefeuille à risque et taux de couverture [ Un portefeuille à risque élevé avec un taux de couverture faible. Le taux de couverture du portefeuille à risque de notre échantillon est en médiane de 51 pourcent, soit exactement au même niveau que l année dernière. Ce taux reste très bas comparé aux autres régions du globe de par l obligation de ne provisionner qu à partir de 90 jours. Il est même encore plus faible au sein des IMF «Grande», qui se trouvent être, avec les IMF «jeune», celles qui maîtrisent le moins bien leur PAR à 30 jours (respectivement 7 et 9 pourcent). Ce faible taux de couverture conjugué à un PAR 30j élevé fait donc courir un risque important aux grandes mutuelles du secteur, d autant plus que ce sont celles qui connaissent, aves les jeunes IMF, les taux de radiation les plus élevés. Sur notre échantillon Trend composé de 21 IMF contre 46 pour l échantillon annuel, le PAR de la zone en médiane ressort pour 2008 à 5.8 pourcent, stable par rapport à 2007 et en amélioration par rapport à 2006 où il était proche de 7 pourcent. Compte tenu des incertitudes liées à la crise, la plupart des grandes IMF ont resserré leurs conditions d octroi du crédit, ce qui s est traduit par une amélioration significative de leur PAR au regard de 2007, revenant ainsi à leur niveau de Les petites ont en revanche eu des difficultés à maîtriser leur PAR qui a fortement augmenté pour atteindre finalement le même niveau que celui des grandes, alors qu historiquement celui-ci était nettement plus bas. Cette tendance est due à la fois au développement mal maitrisé du portefeuille mais aussi à la forte augmentation des prix et à l avènement de la crise qui ont grevé le pouvoir d achats des ménages. CONCLUSION Les systèmes financiers africains sont peu connectés au système financier international (exception faite des opérations de commerce), et n ont donc pas été affectés (avec la même intensité que les autres régions) directement par la crise qu a subit le système financier global. S il est vrai que le secteur bancaire a été relativement protégé de la crise bancaire internationale, il n en reste pas moins que celui-ci s est naturellement protégé d éventuelles conséquences économiques issues de la crise, en limitant par souci de précaution leurs décaissements. En revanche, indirectement, il semblerait que la crise ait eu un impact significatif au sein de l économie réelle : forte inflation dans la région entrainant une augmentation des prix, diminution des investissements étrangers et coupes budgétaires au sein des programmes de développement. Au niveau du secteur de la microfinance, de nombreuses IMF ont «profité» de cette période pour sécuriser leurs actifs, se focalisant sur le renforcement de la qualité de leur portefeuille dont les effets devraient se faire ressentir dès Dans un contexte international toujours morose, on peut s attendre à ce que les IMF continuent cette même stratégie avant de se relancer dans le développement et la diversification de leur portefeuille. La levée de fonds sous forme de dettes étant encore réduite, les difficultés dans la recherche de financement que rencontrent déjà les IMF petites et moyennes risquent de s intensifier. Afin de pérenniser leurs activités et dans ce contexte économique, on peut penser que ces IMF ont tout intérêt à consolider leurs actifs en fusionnant leurs activités. Ces rapprochements bien orchestrés entraineraient l atteinte d un niveau d activité qui leur permettrait d effectuer des économies d échelle, d attirer de nouveaux partenaires, d accroitre la professionnalisation et l offre de services. De telles initiatives sont en cours au Sénégal et devraient se développer dans les autres états membres. Mars 2010

14 Benchmarking et Analyse du Secteur de la Microfinance Collecte et traitement des données Pour les besoins du benchmarking, le MIX collecte et retraite les données financières et de portée des IMF conformément aux standards internationaux de la microfinance tels qu ils sont appliqués pour le MicroBanking Bulletin. Les données brutes sont collectées auprès des IMF, reformatées selon les normes de présentation IFRS (International Financial Reporting Standards) et vérifiées à l aide des états financiers audités, des rapports de rating ou d autres rapports d évaluation et de contrôle disponibles. Les indicateurs de performance sont alors retraités en utilisant les standards du secteur en matière de retraitement afin d éliminer les effets des subventions, des différences de politique de provisionnement des créances douteuses, et intégrer l impact de l inflation sur les performances de l institution. Ce processus permet de comparer les performances entre les institutions. Le MIX souhaite remercier les institutions ayant participé aux benchmarks du secteur. Charles Cordier Analyste MIX Afrique Francophone Julien Corroy Analyste associé Benchmarks 2008 (46 IMF) Tendances (21 IMF) En Italique Bénin Burkina Faso Mali Niger Sénégal Côte d Ivoire Togo IMF participantes- Zone ACFB, Alidé, FECECAM, PADME, Vital Finance, FIDEVIE, CMMB, PAPME, CBDIBA/RENANCA GRAINE sarl, RCPB, CVECA SOUM, LSK, Micro Start CVECA Kita/Bafoulabé, Kafo Jiginew, Kondo Jigima, Miselini, Nyèsigiso, Soro Yiriwaso, PASECA Kayes, UCCEC GY, CVECA Koro, Jigiyaso Ba, MECREF, Kokari, ASUSU CIIGABA, COOPEC Hinfani Dosso ACEP Sénégal, CMS, DJOMEC, MEC FEPRODES, PAMECAS, U-IMCEC, Caurie SARL, MEC AFER, MECBAS, Microcred, SEM Fund, UMECDES UNACOOPEC-CI CECA, FUCEC, WAGES, MGPCC Dekawowo, Mutuelle Akwaba Groupe de pairs Définition Description Rentabilité ASF (16 IMF) IMF ayant une autosuffisance financière 100% Non ASF (20 IMF) IMF ayant une autosuffisance financière < 100% petite (11 IMF) Nombre d'emprunteurs < 10,000 Portée moyenne (13 IMF) Nombre d'emprunteurs 10,000 et 30,000 grande (22 IMF) Nombre d'emprunteurs > 30,000 Afrique (46 IMF) Pays représentés : Bénin, Burkina Faso, Mali, Niger, Sénégal, Togo, Côte d Ivoire Région Intermédiation financière Afrique sans 149 IMF) Pays représentés : Afrique du sud, Angola, Cameroun, Congo, Congo RDC, Ethiopie, Gambie, Ghana, Kenya, Madagascar, Malawi, Mozambique, Nigeria, Swaziland, Tanzanie, Tchad, Uganda, Zambie forte IF (35 IMF) Epargne volontaire/ Actif total 20% faible IF (8 IMF) Epargne volontaire/ Actif total > 0 et < 20% non IF (3 IMF) Epargne volontaire/ Actif total = 0 Microfinance Information Exchange

15 2009 Benchmarking et Analyse du Secteur de la Microfinance 15 CARACTÉRISTIQUES INSTITUTIONELLES Nombre d'imf Age Total de l'actif Bureaux Effectifs du personnel STRUCTURE DE FINANCEMENT Capital/ Actif Ratio Dettes/ Fonds Propres Epargne sur encours de prêts Epargne sur actif total Encours de prêts sur actif total INDICATEURS DE PORTÉE Nombre d'emprunteurs actifs Pourcentage d'emprunteurs femmes Nombre de crédits en cours Encours brut de prêts Solde moyen de crédit par emprunteur Solde moyen de prêt par emprunteur/ RNB par habitant Solde de prêt moyen Solde de prêt moyen/ RNB par habitant Nombre d'épargnants Nombre de comptes d'épargne Épargne Montant moyen d'épargne par épargnant Montant moyen d'épargne par épargnant / RNB par habitant Montant d'épargne moyen Solde d'épargne moyen / RNB par habitant INDICATEURS MACRO-ÉCONOMIQUES RNB par habitant Taux de croissance du PIB Taux d'intérêt sur comptes de dépôts Taux d'inflation Pénétration des circuits financiers PERFORMANCE FINANCIÈRE GLOBALE Rendement de l'actif Rendement des fonds propres Auto-suffisance opérationnelle Auto-suffisance financière PRODUITS D'EXPLOITATION Produits financiers/ Actif Marge bénéficiaire Rendement nominal du portefeuille brut Rendement réel du portefeuille brut CHARGES D'EXPLOITATION Ratio de ch. Totales Ration de ch. financières Ratio de dotations aux provisions pour prêts irrécouvrables Ratio de ch. d'exploitation Ratio de ch. de personnel Ratio de ch. administratives Ratio de ch. d'ajustement EFFICIENCE Ratio de ch. d'exploitation au portefeuille Ratio de ch. de personnel au portefeuille Salaire moyen/ RNB par habitant Coût par emprunteur Coût par prêt PRODUCTIVITÉ Emprunteurs par effectif du personnel Prêts par effectif du personnel Emprunteurs par agent de crédit Prêts par agent de crédit Epargnants par effectif du personnel Comptes d'épargne par effectif du personnel Distribution du personnel RISQUES ET LIQUIDITÉ Portefeuille à risque > 30 jours Portefeuille à risque > 90 jours Taux de radiation de prêts Taux de pertes sur prêts Taux de couverture du risque Actifs non productifs en pourcentage de l'actif total Définitions des Indicateurs Effectifs du groupe Années d'existence Actif Total, ajusté pour l'inflation, le provisionnement pour prêts irrécouvrables et la radiation de prêts Nombre (incluant le siège) Nombre total d'employés Total fonds propres ajustés/ Total actif ajusté Total dettes, ajusté/ Total fonds propres, ajusté Total de l'épargne / Encours brut de prêts, ajusté Total de l'épargne / Total actif, ajusté Encours brut de prêts, ajusté/ Total de l'actif, ajusté Nombre d'emprunteurs avec un prêt en cours, ajusté pour la radiation normalisée de prêts Nombre d'emprunteurs actifs femmes/ Nombre d'emprunteurs actifs, ajusté Nombre de prêts en cours, ajusté pour la radiation normalisée de prêts Encours brut de prêts, ajusté pour la radiation normalisée de prêts Encours brut de prêts, ajusté/ Nombre d'emprunteurs actifs, ajusté Solde moyen de prêt par emprunteur, ajusté/ RNB par habitant Encours brut de prêts, ajusté/ Nombre de prêts en cours, ajusté Solde de prêt moyen, ajusté/ RNB par habitant Nombre total d'épargnants Nombre total de comptes d'épargne Montant total des comptes d'épargne Total de l'épargne/ Nombre d'épargnants total Montant moyen d'épargne par épargnant / RNB par habitant Total de l'épargne/ Nombre total de comptes d'épargne Solde d'épargne moyen,/ RNB par habitant Revenu total généré par les ressortissants d'un pays / Nombre total des ressortissants (World Development Indicators) Croissance annuelle du total des produits et services sur l'ensemble du territoire d'un pays donné (World Development Indicators) Taux d'intérêt proposé aux clients nationaux pour les dépôts à vue ou à terme (FMI/International Financial Statistics) Changement dans le cours des prix à la consommation (FMI/International Financial Statistics) Masse monétaire comprenant les devises, les dépôts, et les devises électroniques (M3) / PIB, et qui mesure la monétisation de l'économie (FMI/International Financial Statistics) Résultat opérationnel ajusté, après impôts/ Montant moyen de l'actif Résultat opérationnel ajusté, après impôts/ Montant moyen des fonds propres Produits financiers/ (Ch. financières + Dot. nettes aux Prov. pour prêts irrécouv. + Ch. d'exploitation) Produits financiers, ajustés/ (Ch. financières + Dot. nettes aux Provisions pour prêts irrécouvrables + Ch. d'exploitation) ajustées Produits financiers, ajustés/ Actif moyen Résultat opérationnel, ajusté/ Produits financiers, ajustés Intérêts, frais et commissions perçus sur le portefeuille de crédits/ Encours de crédits brut moyen, retraité (Rendement nominal du portefeuille brut - Taux d'inflation)/ (1 + Taux d'inflation) (Gastos financieros + Gasto de Provisión para Cartera de Préstamos, neta + Gastos operacionales) Ajustado/ Activo Total Promedio Ajustado Gastos Financieros Ajustados/ Activo Total Promedio Ajustado Gasto de Provisión para Cartera de Préstamos, neta Ajustada/ Activo Total Promedio Ajustado (Gastos operacionales)/ Activo Total Promedio Ajustado Gasto de Personal Ajustado/ Activo Total Promedio Ajustado Gastos Administrativos Ajustados/ Activo Total Promedio Ajustado (Resultado operacional neto No Ajustado - Resultado operacional neto Ajustado)/ Activo Total Promedio Ajustado Charges d'exploitation, ajustées/ Encours brut moyen de prêts Ch. de personnel, ajustées/ Encours brut moyen de prêts Montant moyen des ch. de personnel, ajusté/ RNB par habitant Charges opérationnelles, ajustées/ Nombre moyen d'emprunteurs actifs, ajusté Charges opérationnelles, ajustées/ Nombre moyen de prêts en cours, ajusté Nombre d'emprunteurs actifs, ajusté/ Effectifs du personnel Nombre de prêts en cours, ajusté/ Effectifs du personnel Nombre d'emprunteurs actifs, ajusté/ Nombre d'agents de crédit Nombre de prêts en cours, ajusté/ Nombre d'agents de crédit Nombre d'épargnants./ Effectifs du personnel Nombre de comptes d'épargne / Effectifs du personnel Nombre d'agents de crédit/ Effectifs du personnel Capital restant dû pour prêts avec montants échus > 30 jours/ Encours brut de prêts, ajusté Capital restant dû pour prêts avec montants échus > 90 jours/ Encours brut de prêts, ajusté Valeur des prêts radiés, ajustée/ Encours brut moyen de prêts Valeur des prêts radiés, ajustée et diminuée des reprises de capital/ Encours brut moyen de prêts Provision pour prêts irrécouvrables, ajustée/ PAR > 30 jours Caisses et disponibilités bancaires/ Total actif, retraité Mars 2010

16 Benchmarking et Analyse du Secteur de la Microfinance Benchmarks Région Intermédiation financière Afrique sans forte IF faible IF non IF CARACTÉRISTIQUES INSTITUTIONELLES Nombre d'imf Age Total de l'actif 5,202,858 4,153,003 4,034,230 5,585,321 5,223,937 Bureaux Effectifs du personnel STRUCTURE DE FINANCEMENT Capital/ Actif 26.7% 24.4% 24.1% 60.2% 51.9% Ratio Dettes/ Fonds Propres Epargne sur encours de prêts 50% 63.3% 73.6% 18.6% 0.0% Epargne sur actif total 32.6% 41.7% 50.6% 13.7% 0.0% Encours de prêts sur actif total 64.0% 68.4% 66.8% 72.7% 78.9% INDICATEURS DE PORTÉE Nombre d'emprunteurs actifs 9,128 11,140 10,076 12,213 19,967 Pourcentage d'emprunteurs femmes 60% 49.7% 43.9% 63.7% 74.8% Nombre de crédits en cours 9,375 11,140 10,076 12,213 19,967 Encours brut de prêts 2,702,357 2,992,615 5,332,061 2,584,810 4,779,774 Solde moyen de crédit par emprunteur Solde moyen de prêt par emprunteur/ RNB par habitant 66.2% 71.7% 122.8% 56.1% 110.2% Solde de prêt moyen Solde de prêt moyen/ RNB par habitant 64.0% 64.0% 122.8% 56.1% 110.2% Nombre d'épargnants 17,776 19,379 17,110 26, Nombre de comptes d'épargne 18,434 17,825 15,532 26, Épargne 1,383,429 1,333,664 2,011, ,637 0 Montant moyen d'épargne par épargnant Montant moyen d'épargne par épargnant / RNB par habitant 19.0% 23.5% 23.5% 6.0% 116.0% Montant d'épargne moyen Solde d'épargne moyen / RNB par habitant 18.5% 22.0% 22.0% 6.0% 116.0% INDICATEURS MACRO-ÉCONOMIQUES RNB par habitant Taux de croissance du PIB 6.4% 3.6% 3.6% 4.1% 4.6% Taux d'intérêt sur comptes de dépôts 8.7% 3.5% 3.5% 3.5% 3.5% Taux d'inflation 9.8% 1.4% 1.4% 1.3% 1.4% Pénétration des circuits financiers 22.6% 33.4% 33.4% 32.2% 33.4% PERFORMANCE FINANCIÈRE GLOBALE Rendement de l'actif -1.1% 0.0% 0.1% 0.5% 0.0% Rendement des fonds propres -4.2% 0.0% 0.3% -0.9% 0.0% Auto-suffisance opérationnelle 108.3% 111.4% 106.6% 124.1% 216.8% Auto-suffisance financière 95.7% 96.5% 96.5% 113.8% 64.7% PRODUITS D'EXPLOITATION Produits financiers/ Actif 28.3% 17.4% 17.1% 17.3% 19.8% Marge bénéficiaire -3.9% -3.7% -3.7% 12.2% % Rendement nominal du portefeuille brut 39.8% 21.3% 20.9% 22.1% 24.6% Rendement réel du portefeuille brut 27.3% 19.3% 17.9% 21.2% 23.0% CHARGES D'EXPLOITATION Ratio de ch. Totales 31.0% 18.7% 16.1% 17.6% 19.8% Ration de ch. financières 6.3% 2.1% 2.1% 3.0% 2.6% Ratio de dotations aux provisions pour prêts irrécouvrables 1.6% 1.0% 1.2% 0.9% 1.9% Ratio de ch. d'exploitation 21.2% 12.6% 12.6% 13.1% 15.3% Ratio de ch. de personnel 10.3% 5.4% 5.1% 6.1% 8.2% Ratio de ch. administratives 10.8% 7.1% 7.7% 6.9% 7.1% Ratio de ch. d'ajustement 2.7% 1.2% 1.3% 0.6% 0.4% EFFICIENCE Ratio de ch. d'exploitation au portefeuille 37.8% 20.0% 19.9% 20.0% 58.0% Ratio de ch. de personnel au portefeuille 16.5% 8.5% 7.6% 8.6% 31.5% Salaire moyen/ RNB par habitant Coût par emprunteur Coût par prêt PRODUCTIVITÉ Emprunteurs par effectif du personnel Prêts par effectif du personnel Emprunteurs par agent de crédit Prêts par agent de crédit Epargnants par effectif du personnel Comptes d'épargne par effectif du personnel Distribution du personnel 43.7% 36.9% 33.3% 44.7% 60.0% RISQUES ET LIQUIDITÉ Portefeuille à risque > 30 jours 4.8% 4.7% 4.7% 4.2% 4.6% Portefeuille à risque > 90 jours 1.9% 2.7% 2.7% 2.9% 2.6% Taux de radiation de prêts 1.4% 2.1% 2.2% 1.6% 2.0% Taux de pertes sur prêts 0.9% 1.8% 1.8% 1.3% 2.0% Taux de couverture du risque 60.4% 51.0% 50.8% 66.0% 42.2% Actifs non productifs en pourcentage de l'actif total 17.3% 12.9% 13.3% 9.7% 11.2% Microfinance Information Exchange

MIX Microfinance World: UEMOA 2010- Benchmarking et Analyse du Secteur de la Microfinance

MIX Microfinance World: UEMOA 2010- Benchmarking et Analyse du Secteur de la Microfinance MIX Microfinance World: UEMOA 2010- Benchmarking et Analyse du Secteur de la Microfinance i. Introduction Depuis 2008 et après plus d une décennie de forte croissance, le secteur de la microfinance au

Plus en détail

INSTRUCTION N 009 AUX COOPERATIVES D EPARGNE ET DE CREDIT ET AUX INSTITUTIONS DE MICRO FINANCE RELATIVE A LA TRANSMISSION DES SITUATIONS PERIODIQUES

INSTRUCTION N 009 AUX COOPERATIVES D EPARGNE ET DE CREDIT ET AUX INSTITUTIONS DE MICRO FINANCE RELATIVE A LA TRANSMISSION DES SITUATIONS PERIODIQUES INSTRUCTION N 009 AUX COOPERATIVES D EPARGNE ET DE CREDIT ET AUX INSTITUTIONS DE MICRO FINANCE RELATIVE A LA TRANSMISSION DES SITUATIONS PERIODIQUES La Banque Centrale du Congo, Vu la Loi n 005/2002 du

Plus en détail

Présenté par Jean Claude Ngbwa, Secrétaire Général de la CIMA. DAKAR, les 3-4 et 5 novembre 2009

Présenté par Jean Claude Ngbwa, Secrétaire Général de la CIMA. DAKAR, les 3-4 et 5 novembre 2009 PERSPECTIVES DES MARCHES D ASSURANCES AFRICAINS Présenté par Jean Claude Ngbwa, Secrétaire Général de la CIMA DAKAR, les 3-4 et 5 novembre 2009 2 INTRODUCTION Le thème qui nous a été confié porte sur les

Plus en détail

TENDANCES MONETAIRES ET FINANCIERES AU COURS DU QUATRIEME TRIMESTRE 2014

TENDANCES MONETAIRES ET FINANCIERES AU COURS DU QUATRIEME TRIMESTRE 2014 TENDANCES MONETAIRES ET FINANCIERES AU COURS DU QUATRIEME TRIMESTRE 2014 Mars 2015 1/12 D ANS une conjoncture internationale marquée par une reprise globale fragile, une divergence accrue de croissance

Plus en détail

4. Réalisation du suivi et de l évaluation de la performance

4. Réalisation du suivi et de l évaluation de la performance 4. Réalisation du suivi et de l évaluation de la performance OUTILS DÉCISIONNELS DU FIDA EN MATIÈRE DE FINANCE RURALE 4. Réalisation du suivi et de l évaluation de la performance Action: Mener à bien le

Plus en détail

Par Claude d Almeida, mai 2012.

Par Claude d Almeida, mai 2012. 1 er FORUM ÉCONOMIQUE DU PATRONAT IVOIRIEN Thème : «MÉCANISMES INNOVANTS ET ALTERNATIFS DE FINANCEMENT DU SECTEUR PRIVÉ» Par Claude d Almeida, mai 2012. CLAUDE D ALMEIDA, CONSULTANT ANCIEN STATISTICIEN

Plus en détail

L AFD et LA MICROFINANCE

L AFD et LA MICROFINANCE AFD André Pouillès-Duplaix L AFD et LA MICROFINANCE Plus de vingt ans d expérience Encourager l extension géographique et la diversification des services de microfinance en République Démocratique du Congo

Plus en détail

Institut National de la Statistique - Annuaire Statistique du Cameroun 2010. Chapitre 26 : LE CAMEROUN DANS LA ZONE CEMAC

Institut National de la Statistique - Annuaire Statistique du Cameroun 2010. Chapitre 26 : LE CAMEROUN DANS LA ZONE CEMAC Institut National de la Statistique - Annuaire Statistique du Cameroun 2010 Chapitre 26 : LE CAMEROUN DANS LA ZONE CEMAC 1. Présentation... 328 2. Méthodologie... 328 3. Définitions... 328 4. Sources de

Plus en détail

Présenté par OUEDRAOGO Adolphe Chef de Brigade de la CIMA. DAKAR, les 3-4 et 5 novembre 2009

Présenté par OUEDRAOGO Adolphe Chef de Brigade de la CIMA. DAKAR, les 3-4 et 5 novembre 2009 EXPERIENCE SENEGALAISE DE LA MICROASSURANCE: DEFIS ET OPPORTUNITES Présenté par OUEDRAOGO Adolphe Chef de Brigade de la CIMA DAKAR, les 3-4 et 5 novembre 2009 2 INTRODUCTION Le thème sera abordé en cinq

Plus en détail

Associations Dossiers pratiques

Associations Dossiers pratiques Associations Dossiers pratiques Optimisez la gestion financière de votre association (Dossier réalisé par Laurent Simo, In Extenso Rhône Alpes) Les associations vivent et se développent dans un contexte

Plus en détail

ETUDE SUR LA FISCALITÉ SUPPORTÉE PAR

ETUDE SUR LA FISCALITÉ SUPPORTÉE PAR BANQUE CENTRALE DES ETATS DE L AFRIQUE DE L OUEST (BCEAO) Avenue Abdoulaye FADIGA BP 3108 Dakar - Sénégal ETUDE SUR LA FISCALITÉ SUPPORTÉE PAR LES SYSTÈMES FINANCIERS DÉCENTRALISÉS DE L UEMOA RAPPORT DE

Plus en détail

L ACTIVITÉ FINANCIÈRE DE L ASSURANCE

L ACTIVITÉ FINANCIÈRE DE L ASSURANCE L assurance française en 43 L ACTIVITÉ FINANCIÈRE DE L ASSURANCE GRÂCE AUX PLACEMENTS qu elle effectue en contrepartie de ses engagements envers les assurés, l assurance joue un rôle primordial dans le

Plus en détail

ENQUÊTE SUR LES TAUX DES CRÉDITS AU LOGEMENT ANNÉE 1994

ENQUÊTE SUR LES TAUX DES CRÉDITS AU LOGEMENT ANNÉE 1994 ENQUÊTE SUR LES TAUX DES CRÉDITS AU LOGEMENT ANNÉE 1994 L année 1994 a été marquée par la poursuite de la baisse des taux d intérêt, mais à un rythme plus modéré et de manière moins continue qu en 1993

Plus en détail

RAPPORT SUR LES CONDITIONS DE BANQUE DANS L'UEMOA

RAPPORT SUR LES CONDITIONS DE BANQUE DANS L'UEMOA RAPPORT SUR LES CONDITIONS DE BANQUE DANS L'UEMOA 2008-2010 Siège - Avenue Abdoulaye FADIGA BP : 3108 - DAKAR (Sénégal) Tél. : +221 33 839 05 00 Télécopie : +221 33 823 93 35 Télex : BCEAO 21833 SG / 21815

Plus en détail

3C HAPITRE. 56 Les actifs financiers des résidents 58 Les passifs financiers des résidents 62 La masse monétaire et ses contreparties

3C HAPITRE. 56 Les actifs financiers des résidents 58 Les passifs financiers des résidents 62 La masse monétaire et ses contreparties IEOM RAPPORT ANNUEL 2008 3C HAPITRE 56 Les actifs financiers des résidents 58 Les passifs financiers des résidents 62 La masse monétaire et ses contreparties 54 3 < L ÉVOLUTION MONÉTAIRE EN 2008 L ÉVOLUTION

Plus en détail

PRESENTATION AFD- juin 2004

PRESENTATION AFD- juin 2004 PRESENTATION AFD- juin 2004 Présentation de FINADEV Bénin- Groupe FINANCIAL AFD Paris - juin 2004 1 1. PRESENTATION GENERALE Si vous le permettez, avant de vous exposer la situation de FINADEV BENIN, première

Plus en détail

CRISES BANCAIRES ET POLITIQUE DE RESTRUCTURATION

CRISES BANCAIRES ET POLITIQUE DE RESTRUCTURATION CRISES BANCAIRES ET POLITIQUE DE RESTRUCTURATION LA CRISE DES ANNEES 1980 DU SYSTEME BANCAIRE DE L UMOA : ORIGINES ET REPONSES INSTITUTIONNELLES INTRODUCTION Système bancaire= Institution ou Corps organique

Plus en détail

PERFORMANCES ET EFFICACITE DU SFD A LA REDUCTION DE LA PAUVRETE AU NIGER

PERFORMANCES ET EFFICACITE DU SFD A LA REDUCTION DE LA PAUVRETE AU NIGER PERFORMANCES ET EFFICACITE DU SFD A LA REDUCTION DE LA PAUVRETE AU NIGER COLLOQUE UEMOA-CRDI OUAGADOUGOU- BURKINA FASO NOUFOU Insa, MACROECONOMISTE PLAN DE PRESENTATION Introduction et Problématique Les

Plus en détail

Royaume du Maroc. L'impact de la baisse des taux d'intérêt : les mécanismes de transmission et les enseignements d'une simulation

Royaume du Maroc. L'impact de la baisse des taux d'intérêt : les mécanismes de transmission et les enseignements d'une simulation Royaume du Maroc L'impact de la baisse des taux d'intérêt : les mécanismes de transmission et les enseignements d'une simulation Constituant une sélection mensuelle des travaux menés par les cadres de

Plus en détail

Evaluation du projet FAIR Mali Rapport de mission

Evaluation du projet FAIR Mali Rapport de mission Evaluation du projet FAIR Mali Rapport de mission pg 1/5 1 Fact sheet (français) Contexte de l évaluation Objectifs du mandat Durée du projet Type évaluation Budget planifié Budget estimatif de réalisation

Plus en détail

Eco-Fiche BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1

Eco-Fiche BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1 Eco-Fiche Janvier 2013 BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1 Retour sur l année 2012 : l atonie En 2012, le Produit Intérieur Brut (PIB) s est élevé à 1 802,1 milliards d euros, soit

Plus en détail

- Produit net bancaire : +14% à 2,3 milliards $EU ( 1 134 milliards FCFA )

- Produit net bancaire : +14% à 2,3 milliards $EU ( 1 134 milliards FCFA ) Le Groupe Ecobank présente de très bons résultats en 2014 : - Produit net bancaire : +14% à 2,3 milliards $EU ( 1 134 milliards FCFA ) - Résultat avant impôt : +134% à 519,5 millions $EU ( 258 milliards

Plus en détail

Le financement de l économie est le cœur de métier des banques françaises

Le financement de l économie est le cœur de métier des banques françaises Le financement de l économie est le cœur de métier des banques françaises Dans un contexte difficile depuis le début de la crise de 2008, les encours de crédits accordés par les banques françaises ont

Plus en détail

Étude sur les taux de revalorisation des contrats individuels d assurance vie au titre de 2013 n 26 mai 2014

Étude sur les taux de revalorisation des contrats individuels d assurance vie au titre de 2013 n 26 mai 2014 n 26 mai 2014 Étude sur les taux de revalorisation des contrats individuels d assurance vie au titre de 2013 Sommaire 1.INTRODUCTION 4 2.LE MARCHÉ DE L ASSURANCE VIE INDIVIDUELLE 6 2.1.La bancassurance

Plus en détail

S-3 Concepts pour l analyse de la dette

S-3 Concepts pour l analyse de la dette Institut pour le Développement des Capacités / AFRITAC de l Ouest / COFEB Cours régional sur la Gestion macroéconomique et les questions de dette Dakar, Sénégal du 4 au 15 novembre 2013 S-3 Concepts pour

Plus en détail

Introduction en bourse de l'imf Compartamos

Introduction en bourse de l'imf Compartamos Introduction en bourse de l'imf Compartamos BIM n - 03 juillet 2007 Frédéric PONSOT Les actionnaires de Banco Compartamos, une IMF mexicaine récemment constituée sous forme bancaire ont mis en vente 30

Plus en détail

COMMENT LES BANQUES PRIMAIRES POURRAIENT FACILITER L ACCES DU SECTEUR PRIVE AU FINANCEMENT

COMMENT LES BANQUES PRIMAIRES POURRAIENT FACILITER L ACCES DU SECTEUR PRIVE AU FINANCEMENT COMMENT LES BANQUES PRIMAIRES POURRAIENT FACILITER L ACCES DU SECTEUR PRIVE AU FINANCEMENT Présenté par: Mme Vololomanitra RAKOTONDRALAMBO DIRECTEUR GENERAL ADJOINT DE LA BOA-MADAGASCAR 1 PARTIE I: RAPPEL

Plus en détail

Evaluation des performances sociales

Evaluation des performances sociales Evaluation des performances sociales Evaluation SPI 3.0/CERISE pour Taanadi (Août 2008) Historique de l institution La coopérative de services Taanadi a été créée en Avril 2003 à la suite de l institutionnalisation

Plus en détail

PLF 2015 - EXTRAIT DU BLEU BUDGÉTAIRE DE LA MISSION : PRÊTS À DES ÉTATS ÉTRANGERS

PLF 2015 - EXTRAIT DU BLEU BUDGÉTAIRE DE LA MISSION : PRÊTS À DES ÉTATS ÉTRANGERS PLF 2015 - EXTRAIT DU BLEU BUDGÉTAIRE DE LA MISSION : PRÊTS À DES ÉTATS ÉTRANGERS Version du 07/10/2014 à 08:46:35 PROGRAMME 852 : PRÊTS À DES ÉTATS ÉTRANGERS POUR CONSOLIDATION DE DETTES ENVERS LA FRANCE

Plus en détail

Ameth Saloum NDIAYE. Colloque régional UEMOA-CRDI 2009 1

Ameth Saloum NDIAYE. Colloque régional UEMOA-CRDI 2009 1 Ameth Saloum NDIAYE CEPOD, Ministère de l Economie et des Finances, Sénégal Colloque régional UEMOA-CRDI, Ouagadougou, Burkina Faso, 8-10 décembre 2009 1 Problématique et justification Objectifs du papier

Plus en détail

Ecobank annonce un résultat avant impôt de 520 millions $EU et un produit net bancaire de 2,3 milliards $EU pour l exercice 2014

Ecobank annonce un résultat avant impôt de 520 millions $EU et un produit net bancaire de 2,3 milliards $EU pour l exercice 2014 COMMUNIQUÉ DE PRESSE Ecobank annonce un résultat avant impôt de 520 millions $EU et un produit net bancaire de 2,3 milliards $EU pour l exercice 2014 Lomé, le 20 avril 2015 Ecobank Transnational Inc. («Ecobank»

Plus en détail

LES RELATIONS ENTRE LE TRESOR PUBLIC ET LA BCEAO

LES RELATIONS ENTRE LE TRESOR PUBLIC ET LA BCEAO LES RELATIONS ENTRE LE TRESOR PUBLIC ET LA BCEAO La BCEAO dispose dans chaque Etat membre de l UEMOA, d une agence nationale et des agences auxiliaires. L agence nationale du Niger comprend trois représentations

Plus en détail

Le financement communautaire de la santé. Alain Letourmy WB session 1er juillet 2003

Le financement communautaire de la santé. Alain Letourmy WB session 1er juillet 2003 Le financement communautaire de la santé Alain Letourmy WB session 1er juillet 2003 Introduction : le risque maladie Le caractère aléatoire de la maladie Les conséquences : perte de revenu, coût des soins

Plus en détail

CAMPAGNE ANNUELLE DES EPARGNES ACQUISES

CAMPAGNE ANNUELLE DES EPARGNES ACQUISES Direction Épargne et Clientèle Patrimoniale Date de diffusion : 26 janvier 2015 N 422 CAMPAGNE ANNUELLE DES EPARGNES ACQUISES Dans une démarche d accompagnement auprès de vos clients, plusieurs communications

Plus en détail

Italie. Extrait de : Statistiques bancaires de l'ocde : Notes méthodologiques par pays 2010

Italie. Extrait de : Statistiques bancaires de l'ocde : Notes méthodologiques par pays 2010 Extrait de : Statistiques bancaires de l'ocde : Notes méthodologiques par pays 2010 Accéder à cette publication : http://dx.doi.org/10.1787/bank_country-200-fr Italie Merci de citer ce chapitre comme suit

Plus en détail

3. Des données financières globalement positives en 2010

3. Des données financières globalement positives en 2010 3. Des données financières globalement positives 3.1 Une nouvelle progression du bilan À fin 2010, le total de bilan agrégé de l ensemble des organismes d assurance et de réassurance contrôlés par l Autorité

Plus en détail

PLF 2016 - EXTRAIT DU BLEU BUDGÉTAIRE DE LA MISSION : PRÊTS À DES ÉTATS ÉTRANGERS

PLF 2016 - EXTRAIT DU BLEU BUDGÉTAIRE DE LA MISSION : PRÊTS À DES ÉTATS ÉTRANGERS PLF 2016 - EXTRAIT DU BLEU BUDGÉTAIRE DE LA MISSION : PRÊTS À DES ÉTATS ÉTRANGERS Version du 06/10/2015 à 11:27:48 PROGRAMME 852 : PRÊTS À DES ÉTATS ÉTRANGERS POUR CONSOLIDATION DE DETTES ENVERS LA FRANCE

Plus en détail

Étude du portefeuille de crédit des

Étude du portefeuille de crédit des Étude du portefeuille de crédit des caisses du réseau ANACAPH PROJET : «RENFORCEMENT DU RESEAU DE L ANACAPH DANS L ACCOMPAGNEMENT DU CREDIT ORIENTE VERS LES MPE» Mai 2009 Dorlus Jackson MBA, Comptable

Plus en détail

LE FINANCEMENT DES ENTREPRISES

LE FINANCEMENT DES ENTREPRISES le Financement des entreprises, un soutien indispensable à l économie parlons de la banque... LE FINANCEMENT DES ENTREPRISES UN SOUTIEN INDISPENSABLE À L ÉCONOMIE Mars 2014 Retrouvez les chiffres actualisés

Plus en détail

Afrique Subsaharienne Étude Sur Les Fonds De Service Universel

Afrique Subsaharienne Étude Sur Les Fonds De Service Universel Afrique Subsaharienne Étude Sur Les Fonds De Service Universel Synthèse Septembre 2014 Réalisée pour le compte de l association GSMA Synthèse Le rapport qui suit examine les fonds de service universel

Plus en détail

PLR 2014 - EXTRAIT DU RAP DE LA MISSION : PRÊTS À DES ÉTATS ÉTRANGERS

PLR 2014 - EXTRAIT DU RAP DE LA MISSION : PRÊTS À DES ÉTATS ÉTRANGERS PLR 2014 - EXTRAIT DU RAP DE LA MISSION : PRÊTS À DES ÉTATS ÉTRANGERS Version du 27/05/2015 à 17:53:19 PROGRAMME 852 : PRÊTS À DES ÉTATS ÉTRANGERS POUR CONSOLIDATION DE DETTES ENVERS LA FRANCE MINISTRE

Plus en détail

Tendances financières et monétaires au premier semestre 2015

Tendances financières et monétaires au premier semestre 2015 Septembre 2015 Tendances financières et monétaires au premier semestre 2015 L objet de cette revue est de présenter les principaux éléments qui caractérisent l évolution de la situation de la position

Plus en détail

BANQUE HSBC CANADA RÉSULTATS DU PREMIER TRIMESTRE DE 2010

BANQUE HSBC CANADA RÉSULTATS DU PREMIER TRIMESTRE DE 2010 abc Le 13 mai 2010 BANQUE HSBC CANADA RÉSULTATS DU PREMIER TRIMESTRE DE 2010 Le bénéfice net présenté attribuable aux actionnaires ordinaires s est élevé à 84 millions de $CA pour le trimestre terminé

Plus en détail

Population : 20.3 millions Taux de croissance PIB: 9,4% (2013)

Population : 20.3 millions Taux de croissance PIB: 9,4% (2013) Disclaimer : Cette fiche pays ne constitue qu un outil de base destiné à présenter aux lecteurs une synthèse globale des régimes juridiques et fiscaux des entreprises d investissement à capital fixe. Elle

Plus en détail

Troisième Réunion du Conseil National du Crédit et de l Epargne 28 juillet 2009 Rabat

Troisième Réunion du Conseil National du Crédit et de l Epargne 28 juillet 2009 Rabat Troisième Réunion du Conseil National du Crédit et de l Epargne 28 juillet 2009 Rabat Allocution de Monsieur Abdellatif JOUAHRI Gouverneur de Bank Al-Maghrib Monsieur le Ministre, Messieurs les Secrétaires

Plus en détail

[ENFANTS NON SCOLARISÉS : DE

[ENFANTS NON SCOLARISÉS : DE [ENFANTS NON SCOLARISÉS : DE NOUVELLES DONNÉES SOULIGNENT LES DÉFIS PERSISTANTS Cette fiche d information présente de nouvelles données relatives à l année scolaire qui s est achevée en sur le nombre d

Plus en détail

Le Conseil Municipal,

Le Conseil Municipal, MF/EG SEANCE DU 16 SEPTEMBRE 2002 2002/1561 - PRÉSENTATION DU RAPPORT ANNUEL 2001 DE LA CAISSE DE CRÉDIT MUNICIPAL DE LYON (DIRECTION DES FINANCES) Le Conseil Municipal, Vu le rapport en date du 20 août

Plus en détail

INDICATEUR (vs. Afrique) Création d'entreprise 12 jours (27,3j) 117 173 56. Transfert de Propriété 120 jours (57,2j) 165 163-2

INDICATEUR (vs. Afrique) Création d'entreprise 12 jours (27,3j) 117 173 56. Transfert de Propriété 120 jours (57,2j) 165 163-2 Disclaimer : Cette fiche pays ne constitue qu un outil de base destiné à présenter aux lecteurs une synthèse globale des régimes juridiques et fiscaux des entreprises d investissement à capital fixe. Elle

Plus en détail

1.2.2. Les initiatives en faveur de l annulation de la dette des pays pauvres

1.2.2. Les initiatives en faveur de l annulation de la dette des pays pauvres 1.2.2. Les initiatives en faveur de l annulation de la dette des pays pauvres En 1996 (G7 de Lyon), la communauté internationale avait lancé l initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE).

Plus en détail

INSTRUCTION N 002 RELATIVE AUX NORMES PRUDENTIELLES DES COOPERATIVES D EPARGNE ET DE CREDIT AINSI QUE DES INSTITUTIONS DE MICRO FINANCE

INSTRUCTION N 002 RELATIVE AUX NORMES PRUDENTIELLES DES COOPERATIVES D EPARGNE ET DE CREDIT AINSI QUE DES INSTITUTIONS DE MICRO FINANCE INSTRUCTION N 002 RELATIVE AUX NORMES PRUDENTIELLES DES COOPERATIVES D EPARGNE ET DE CREDIT AINSI QUE DES INSTITUTIONS DE MICRO FINANCE La Banque Centrale du Congo, Vu la loi n 005/2002 du 07 mai 2002

Plus en détail

BILAN 31/12/2010 31/12/2009 ETAT DES SOLDES DE GESTION COMPTE DE PRODUITS ET CHARGES. TABLEAU DES FLUX DE TRESORERIE (en milliers MAD) 31/12/2010

BILAN 31/12/2010 31/12/2009 ETAT DES SOLDES DE GESTION COMPTE DE PRODUITS ET CHARGES. TABLEAU DES FLUX DE TRESORERIE (en milliers MAD) 31/12/2010 BILAN ENGAGEMENTS DONNES Engagements de financement donnés en faveur d'établissements de crédit et assimilés Engagements de financement donnés en faveur de la clientèle Engagements de garantie d'ordre

Plus en détail

PRESENTATION DES CONCLUSIONS PRELIMINAIRES DE L ANALYSE DES CONTRAINTES A L INVESTISSEMENT PRIVE ET A LA CROISSANCE ECONOMIQUE

PRESENTATION DES CONCLUSIONS PRELIMINAIRES DE L ANALYSE DES CONTRAINTES A L INVESTISSEMENT PRIVE ET A LA CROISSANCE ECONOMIQUE 1 PRESENTATION DES CONCLUSIONS PRELIMINAIRES DE L ANALYSE DES CONTRAINTES A L INVESTISSEMENT PRIVE ET A LA CROISSANCE ECONOMIQUE 2 L analyse des contraintes à l investissement privé et à la croissance

Plus en détail

Evolution de la réglementation de la microfinance. Présentation des intervenants :

Evolution de la réglementation de la microfinance. Présentation des intervenants : La réglementation de la microfinance : entre protection des clients et développement des IMF Evènement co-organisé par le Club Microfinance Paris, Convergences et la Fondation Grameen Crédit Agricole Présentation

Plus en détail

Synthèse des études réalisées entre 2007 et 2008 au Mali et au Sénégal par la BCEAO et au Bénin par Millenium Challenge Account/ Bénin

Synthèse des études réalisées entre 2007 et 2008 au Mali et au Sénégal par la BCEAO et au Bénin par Millenium Challenge Account/ Bénin Département des Opérations Direction des Etablissements de Crédit et de Microfinance ETUDES SUR LES COUTS ET LA TARIFICATION DES SERVICES OFFERTS PAR LES SYSTEMES FINANCIERS DECENTRALISES DANS L'UNION

Plus en détail

Résultat net 2008 : - 2 milliards. Retraité des éléments exceptionnels, le résultat avant impôt s élève à + 2,2 milliards d euros.

Résultat net 2008 : - 2 milliards. Retraité des éléments exceptionnels, le résultat avant impôt s élève à + 2,2 milliards d euros. COMMUNIQUE DE PRESSE Année 2008 : une perte exceptionnelle de 2 milliards d euros dans un contexte de crise aggravé Un Groupe qui reste solide avec un ratio Tier 1 satisfaisant Résultat net 2008 : - 2

Plus en détail

Des attentes irréalistes qui mettent en péril le secteur

Des attentes irréalistes qui mettent en péril le secteur Des attentes irréalistes qui mettent en péril le secteur Adrian Gonzalez, Chercheur, Microfinance Information Exchange Dans un récent article du New York Times, Muhammad Yunus a proposé que les gouvernements

Plus en détail

PROGRAMME DE COOPERATION MONETAIRE DE LA CEDEAO RAPPORT SUR LA CONVERGENCE MACROECONOMIQUE 2007 - BENIN

PROGRAMME DE COOPERATION MONETAIRE DE LA CEDEAO RAPPORT SUR LA CONVERGENCE MACROECONOMIQUE 2007 - BENIN AGENCE MONETAIRE DE L AFRIQUE DE L OUEST (AMAO) PROGRAMME DE COOPERATION MONETAIRE DE LA CEDEAO RAPPORT SUR LA CONVERGENCE MACROECONOMIQUE 2007 - BENIN Freetown, juillet 2008 2 L année 2007 avait été placée

Plus en détail

la solution AAFEX aux problèmes de financement des entreprises exportatrices du secteur agricole et agroalimentaire

la solution AAFEX aux problèmes de financement des entreprises exportatrices du secteur agricole et agroalimentaire la solution AAFEX aux problèmes de financement des entreprises exportatrices du secteur agricole et agroalimentaire HISTORIQUE Le Centre pour le Développement des Exportations Africaines CEDEXA S.A. CEDEXA

Plus en détail

HISTORIQUE ET PRESENTATION DU CADRE JURIDIQUE DES SFD DANS LA ZONE UMOA

HISTORIQUE ET PRESENTATION DU CADRE JURIDIQUE DES SFD DANS LA ZONE UMOA HISTORIQUE ET PRESENTATION DU CADRE JURIDIQUE DES SFD DANS LA ZONE UMOA -> Existence préalable de textes régissant les coopératives et mutuelles de façon générale, incluant celles faisant des opérations

Plus en détail

Simulations de l impact de politiques. économiques sur la pauvreté et les inégalités

Simulations de l impact de politiques. économiques sur la pauvreté et les inégalités Simulations de l impact de politiques économiques sur la pauvreté et les inégalités L analyse de l évolution des conditions de vie et des comportements des classes moyennes, à la lumière de l observation

Plus en détail

La micro-finance: une opportunité pour l amélioration des moyens d existence des communautés de pêche artisanale

La micro-finance: une opportunité pour l amélioration des moyens d existence des communautés de pêche artisanale Bulletin 11 Publications - Bulletins La micro-finance: une opportunité pour l amélioration des moyens d existence des communautés de pêche artisanale A. Cissé, UCN Sénégal D. Sarr, UCN Sénégal M. Kébé,

Plus en détail

Les placements des organismes d assurance à fin 2012

Les placements des organismes d assurance à fin 2012 Les placements des organismes d assurance à fin 212 Gaël HAUTON Secrétariat général de l Autorité de contrôle prudentiel et de résolution Direction des Études Omar BIROUK et Alain Nicolas BOULOUX Direction

Plus en détail

Communiqué de presse. Rapport 2009 de l Observatoire de la Microfinance

Communiqué de presse. Rapport 2009 de l Observatoire de la Microfinance Paris, le 22 septembre 2010 Communiqué de presse Rapport 2009 de l Observatoire de la Microfinance Le deuxième rapport annuel de l Observatoire de la microfinance met en relief des évolutions notables

Plus en détail

MALI RAPPORT ECONOMIQUE BI-ANNUEL

MALI RAPPORT ECONOMIQUE BI-ANNUEL MALI RAPPORT ECONOMIQUE BI-ANNUEL Janvier 2013 CGIAR Climate AFTP4 Région Afrique Banque mondiale Sommaire Préambule... 3 RESUME... 4 1. Contexte politique... 5 2. Situation économique en 2012... 5 Croissance...

Plus en détail

Classement Doing Business (Les performances du Sénégal)

Classement Doing Business (Les performances du Sénégal) Classement Doing Business (Les performances du ) Secrétariat du Conseil Présidentiel de l Investissement 52-54, rue Mohamed V, BP 430, CP 18524, Dakar Tél. (221) 338.49.05.55 - Fax (221) 338.23.94.89 Email

Plus en détail

Enquête du FMI sur l accès au marché financier et indice d inclusion financière

Enquête du FMI sur l accès au marché financier et indice d inclusion financière Enquête du FMI sur l accès au marché financier et indice d inclusion financière Département des Statistiques du FMI Les idées exprimées ici sont celles de l auteur et ne doivent en aucun cas être attribuées

Plus en détail

Remarques d Ouverture par M. Mohammed Laksaci, Gouverneur de la Banque d Algérie, Président de l Association des Banques Centrales Africaines

Remarques d Ouverture par M. Mohammed Laksaci, Gouverneur de la Banque d Algérie, Président de l Association des Banques Centrales Africaines Remarques d Ouverture par M. Mohammed Laksaci, Gouverneur de la Banque d Algérie, Président de l Association des Banques Centrales Africaines Symposium des Gouverneurs sur le thème «Inclusion financière

Plus en détail

1 L organisation. du système bancaire. I Principes. II Éléments et analyse. A. Les différentes catégories d établissements

1 L organisation. du système bancaire. I Principes. II Éléments et analyse. A. Les différentes catégories d établissements 1 L organisation du système bancaire I Principes L article L 311.1 du Code monétaire et financier précise les missions d un établissement de crédit : «Les établissements de crédit sont des personnes morales

Plus en détail

Module 2 : Principes directeurs de la Microfinance: Structures Institutionnelles et Méthodologies

Module 2 : Principes directeurs de la Microfinance: Structures Institutionnelles et Méthodologies Module 2 : Principes directeurs de la Microfinance: Structures Institutionnelles et Méthodologies Cours de microfinance pour les non-spécialistes Laurence Hart, CEFEB & Said Bourjij, ESF Le 17 mai 2002

Plus en détail

Compte-rendu de la conférence débat du 7 octobre 2004 à L ENA : «Espoirs et limites de la microfinance en Afrique»

Compte-rendu de la conférence débat du 7 octobre 2004 à L ENA : «Espoirs et limites de la microfinance en Afrique» Justine BERTHEAU Compte-rendu de la conférence débat du 7 octobre 2004 à L ENA : «Espoirs et limites de la microfinance en Afrique» Intervenants : - Yann Gauthier, directeur du Centre International du

Plus en détail

DOSSIER DE GESTION. Sommaire

DOSSIER DE GESTION. Sommaire 102 Allée de Barcelone 31000 TOULOUSE Forme juridique : ENTREPRISE INDIVIDUELLE Régime fiscal : R. Simplifié Date exercice : 01/07/2012 au 30/06/2013-12 DOSSIER DE GESTION Sommaire Présentation de l'exploitation

Plus en détail

INDICATEURS HEBDOMADAIRES

INDICATEURS HEBDOMADAIRES INDICATEURS HEBDOMADAIRES Semaine du 25 au 31 embre 214 RESERVES INTERNATIONALES NETTES Evolution en milliards de dirhams et en mois d importations de biens et services En MMDH En % Réserves Internationales

Plus en détail

LA MICROFINANCE EN AFRIQUE DE L OUEST : HISTOIRES ET INNOVATIONS

LA MICROFINANCE EN AFRIQUE DE L OUEST : HISTOIRES ET INNOVATIONS Luxembourg, le 02 juin 2008 LA MICROFINANCE EN AFRIQUE DE L OUEST : HISTOIRES ET INNOVATIONS Le texte suivant est un extrait du livre «La microfinance en Afrique de l Ouest : histoires et innovations»

Plus en détail

Le Groupe Crédit Mutuel en 2007 (1) La dynamique du développement et le 3 e résultat des banques françaises

Le Groupe Crédit Mutuel en 2007 (1) La dynamique du développement et le 3 e résultat des banques françaises 27 mars 2008 Le Groupe Crédit Mutuel en 2007 (1) La dynamique du développement et le 3 e résultat des banques françaises Résultat net part du groupe : 2 730 M Produit net bancaire : 10 568 M Coefficient

Plus en détail

FONDS EUROPEEN DE FINANCEMENT SOLIDAIRE POUR L AFRIQUE FEFISOL-SA (SICAV-SIF)

FONDS EUROPEEN DE FINANCEMENT SOLIDAIRE POUR L AFRIQUE FEFISOL-SA (SICAV-SIF) FONDS EUROPEEN DE FINANCEMENT SOLIDAIRE POUR L AFRIQUE FEFISOL-SA (SICAV-SIF) 1. MISSION DE FEFISOL Appui financier et technique aux structures en développement ou en consolidation, en Afrique, et qui

Plus en détail

«L'IMPORTANCE D'UN CODE DE PROTECTION DES CONSOMMATEURS ET DE REGLES DE CONDUITE STANDARDS

«L'IMPORTANCE D'UN CODE DE PROTECTION DES CONSOMMATEURS ET DE REGLES DE CONDUITE STANDARDS PROMOTION DE LA CAPACITE FINANCIERE ET DE LA PROTECTION DES CONSOMMATEURS EN AFRIQUE : UNE AVANCEE EN FAVEUR DE L'INCLUSION FINANCIERE EN AFRIQUE (ACCRA, les 8 et 9 septembre 2009 ) «L'IMPORTANCE D'UN

Plus en détail

4. LE PORTEFEUILLE-TITRES DES ÉTABLISSEMENTS DE CRÉDIT ET LES RISQUES LIÉS À SON ÉVOLUTION

4. LE PORTEFEUILLE-TITRES DES ÉTABLISSEMENTS DE CRÉDIT ET LES RISQUES LIÉS À SON ÉVOLUTION 4. LE PORTEFEUILLE-TITRES DES ÉTABLISSEMENTS DE CRÉDIT ET LES RISQUES LIÉS À SON ÉVOLUTION L ensemble du portefeuille-titres 34 des établissements de la place a connu une croissance très importante au

Plus en détail

PLAIDOYER POUR UN ESPACE BUDGÉTAIRE ADÉQUAT POUR LA SANTÉ

PLAIDOYER POUR UN ESPACE BUDGÉTAIRE ADÉQUAT POUR LA SANTÉ PLAIDOYER POUR UN ESPACE BUDGÉTAIRE ADÉQUAT POUR LA SANTÉ UNICEF BUREAU RÉGIONAL DE L AFRIQUE DE L OUEST ET DU CENTRE Atelier régional HHA pour le renforcement des capacités de la société civile, des parlementaires

Plus en détail

Intérêts fixes VS intérêts dégressifs Quelle est la différence?

Intérêts fixes VS intérêts dégressifs Quelle est la différence? MFTRANSPARENCY FONDAMENTAUX DE LA FIXATION DES PRIX Intérêts fixes VS intérêts dégressifs Quelle est la différence? Le taux d intérêt est l une des composantes principales du coût d un crédit. Ce concept

Plus en détail

Paribas dans les régions d Amérique latine, d Asie et d Europe de l Est. 1. Les initiatives microfinance des banques représentées

Paribas dans les régions d Amérique latine, d Asie et d Europe de l Est. 1. Les initiatives microfinance des banques représentées Microfinance à l international et les banques : Engagement sociétal ou pur Business? Evènement co-organisé par le Groupe Solidarité d HEC Alumni et le Club Microfinance Paris Rappel du thème : L Engagement

Plus en détail

Banque Zag. Troisième pilier de Bâle II et III Exigences de divulgation. 31 décembre 2013

Banque Zag. Troisième pilier de Bâle II et III Exigences de divulgation. 31 décembre 2013 Banque Zag Troisième pilier de Bâle II et III Exigences de divulgation 31 décembre 2013 Le présent document présente les informations au titre du troisième pilier que la Banque Zag (la «Banque») doit communiquer

Plus en détail

Directeur Général, Directeur de publication

Directeur Général, Directeur de publication DECEMBRE 2010 Directeur Général, Directeur de publication Babakar FALL Directeur Général Adjoint Directeur des Statistiques Economiques et de la Comptabilité Nationale Directeur des Statistiques Démographiques

Plus en détail

A la recherche d un cadre d analyse entre micro-finance et micro-assurance santé GRAP - OSC

A la recherche d un cadre d analyse entre micro-finance et micro-assurance santé GRAP - OSC A la recherche d un cadre d analyse entre micro-finance et micro-assurance santé GRAP - OSC Etude exploratoire à partir du cas du Bénin Marc Labie, Ilere Ngongang,Marthe Nyssens, Pascal Wele Plan Micro-finance

Plus en détail

Développement de la microassurance au Vietnam : quelques expériences intéressantes. Grégoire Chauvière Le Drian Adjoint au directeur ADETEF Vietnam

Développement de la microassurance au Vietnam : quelques expériences intéressantes. Grégoire Chauvière Le Drian Adjoint au directeur ADETEF Vietnam Développement de la microassurance au Vietnam : quelques expériences intéressantes Grégoire Chauvière Le Drian Adjoint au directeur ADETEF Vietnam Atelier du Forum économique et financier Hanoï, 10 et

Plus en détail

Université d Oran / Faculté des Sciences Commerciales Spécialité : 4 eme. Fiche N 2 : Banque et Monnaie

Université d Oran / Faculté des Sciences Commerciales Spécialité : 4 eme. Fiche N 2 : Banque et Monnaie Université d Oran / Faculté des Sciences Commerciales Spécialité : 4 eme Finance / Module : Les Techniques Bancaires Fiche N 2 : Banque et Monnaie I)- Principes Généraux : 1)- Définition du Terme Monnaie

Plus en détail

LES BANQUES. I. Les différents services proposés par les banques :

LES BANQUES. I. Les différents services proposés par les banques : LES BANQUES I. Les différents services proposés par les banques : Les services bancaires représentent l ensemble des produits proposés par une banque. Les services bancaires les plus connus sont : Epargne

Plus en détail

Rôle de l épargne dans le développement.

Rôle de l épargne dans le développement. 1 Rôle de l épargne dans le développement. L ensemble des acteurs économiques participant aux politiques de développement s accordent à reconnaître, depuis une quinzaine d années, l échec des politiques

Plus en détail

INDICATIONS COMPLÉMENTAIRES

INDICATIONS COMPLÉMENTAIRES eduscol Sciences économiques et sociales - Première ES Science économique 4. La monnaie et le financement Ressources pour le lycée général et technologique Fiche 4.3 : Qui crée la monnaie? INDICATIONS

Plus en détail

Assurance Récolte Sahel

Assurance Récolte Sahel Assurance Récolte Sahel L ASSURANCE INDICIELLE EN AFRIQUE DE L OUEST EXPÉRIENCE DU BURKINA Conference FARM - Pluriagri 18 décembre 2012 Contents I. Contexte II. Eléments clés d ARS III. L Expérience au

Plus en détail

GESTION DES CRISES BANCAIRES ET POLITIQUES DE RESTRUCTURATION (Dakar, 18-22 avril 2011) Présentation du SENEGAL

GESTION DES CRISES BANCAIRES ET POLITIQUES DE RESTRUCTURATION (Dakar, 18-22 avril 2011) Présentation du SENEGAL GESTION DES CRISES BANCAIRES ET POLITIQUES DE RESTRUCTURATION (Dakar, 18-22 avril 2011) Présentation du SENEGAL Plan de la présentation > > Introduction > > I RAPPEL HISTORIQUE DE LA CRISE BANCAIRE DES

Plus en détail

PREMIER TRIMESTRE DE 2015 COMMUNIQUÉ PORTANT SUR LES RÉSULTATS

PREMIER TRIMESTRE DE 2015 COMMUNIQUÉ PORTANT SUR LES RÉSULTATS PREMIER TRIMESTRE DE 2015 COMMUNIQUÉ PORTANT SUR LES RÉSULTATS LA BANQUE ROYALE DU CANADA DÉCLARE SES RÉSULTATS POUR LE PREMIER TRIMESTRE DE 2015 Sauf indication contraire, tous les montants sont libellés

Plus en détail

L'ETAT DU SYSTEME BANCAIRE AU BENIN ET SES VULNERABILITES A L'EGARD DES CRISES

L'ETAT DU SYSTEME BANCAIRE AU BENIN ET SES VULNERABILITES A L'EGARD DES CRISES SEMINAIRE REGIONAL SUR LE THEME «GESTION DES CRISES BANCAIRES ET POLITIQUES DE RESTRUCTURATION» SOMMAIRE INTRODUCTION I LES CRISES BANCAIRES AU BENIN II SITUATION ACTUELLE DU SYSTEME BANCAIRE BENINOIS

Plus en détail

Présentation de la GUINEE au séminaire régional de l'afritac OUEST sur le thème "Gestion des Crises Bancaires et Politiques de Restructuration"

Présentation de la GUINEE au séminaire régional de l'afritac OUEST sur le thème Gestion des Crises Bancaires et Politiques de Restructuration 1 SOMMAIRE 1. Crise bancaire : contexte sociopolitique 2. Résolution des crises 3. Situation du système bancaire 4. Vulnérabilités 2 I. CRISES BANCAIRES : CONTEXTE SOCIOPOLITIQUES A l accession de la Guinée

Plus en détail

La FAFEC «Gnèna-Yèter», la «Banque» des Femmes rurales du Nord de la Côte d Ivoire

La FAFEC «Gnèna-Yèter», la «Banque» des Femmes rurales du Nord de la Côte d Ivoire La FAFEC «Gnèna-Yèter», la «Banque» des Femmes rurales du Nord de la Côte d Ivoire BIM n 136 - Mercredi 24 Octobre 2001 Bénédicte Laurent, FIDES Un BIM du mercredi qui nous vient de loin : nous avons demandé

Plus en détail

Immobilier en France : y a-t-il un pilote dans l avion? Taux, prix, pouvoir d achat immobilier où va le marché en 2013?

Immobilier en France : y a-t-il un pilote dans l avion? Taux, prix, pouvoir d achat immobilier où va le marché en 2013? Immobilier en France : y a-t-il un pilote dans l avion? Taux, prix, pouvoir d achat immobilier où va le marché en 2013? Conférence de presse - Paris, 24 septembre 2013 Deux expertises, deux éclairages

Plus en détail

I. ACTIVITES. 1. Administration

I. ACTIVITES. 1. Administration I. ACTIVITES 1. Administration Au cours de l année 2010, les organes de la Banque ont continué d exercer leurs missions conformément à la Loi n 1/34 du 2 décembre 2008 portant Statuts de la Banque de la

Plus en détail

Études. Des effets de la réglementation des produits d épargne sur le comportement de placement des ménages

Études. Des effets de la réglementation des produits d épargne sur le comportement de placement des ménages Des effets de la réglementation des produits d épargne sur le comportement de placement des ménages Depuis 25 ans, la structure de l épargne financière des ménages a été singulièrement modifiée par l essor

Plus en détail

Banque Rogers Informations à communiquer au titre du troisième pilier de Bâle III

Banque Rogers Informations à communiquer au titre du troisième pilier de Bâle III Banque Rogers Informations à communiquer au titre du troisième pilier de Bâle III En date du 31 mars 2014 Table des matières APERÇU DU DOCUMENT... 3 ENTITÉ FAISANT LA DÉCLARATION... 3 GESTION DES RISQUES

Plus en détail

SITUATION FINANCIÈRE DE L ASSURANCE CHÔMAGE

SITUATION FINANCIÈRE DE L ASSURANCE CHÔMAGE SITUATION FINANCIÈRE DE L ASSURANCE CHÔMAGE pour l année 2014 Janvier 2014 1/12 Situation financière de l Assurance chômage pour l année 2014 14 janvier 2014 Cette note présente la prévision de la situation

Plus en détail

Les durées d emprunts s allongent pour les plus jeunes

Les durées d emprunts s allongent pour les plus jeunes Revenus Les durées d emprunts s allongent pour les plus jeunes Marie-Émilie Clerc, Pierre Lamarche* Entre 2005 et 2011, l endettement des ménages a fortement augmenté, essentiellement du fait de la hausse

Plus en détail