La Rédaction de Dynamisme Wallon vous présente ses meilleurs vœux pour cette année nouvelle. Les atouts de la Wallonie

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1 Les atouts de la Wallonie Budget 2006 de la Région wallonne >> 04 Déduction fiscale pour le capital à risque >> 08 Exclusif : les Administrateurs UWE présentent leurs vœux à la Wallonie Périodique mensuel de l UWE : Chemin du Stockoy 3, 1300 Wavre - Janvier Numéro Prix 3 - Bureau de dépôt : Namur X La Rédaction de Dynamisme Wallon vous présente ses meilleurs vœux pour cette année nouvelle Pierre Cuisinier : «En Wallonie, rien n est facile, mais tout est possible» >> 12

2 1 Editorial 2006, une révolution mentale? Il faut définitivement extirper des esprits l idée qu il est possible d assurer notre niveau actuel de bien-être en travaillant de moins en moins. Dynamisme Wallon Janvier 2006 Vincent Reuter, Administrateur Délégué de l Union Wallonne des Entreprises On l a souvent écrit, dans ces colonnes ou ailleurs, la Wallonie doit, pour se redresser, travailler sur plusieurs axes simultanément : Un contexte plus attractif pour l investisseur ; déjà tout un programme en soi : fiscalité allégée, disponibilité d espaces, ouverture d esprit et efficacité des autorités publiques, etc. Un système éducatif performant capable entre autres de répondre aux besoins de main d œuvre des entreprises. Une gouvernance publique rigoureuse. Un syndicalisme moderne Conditions nécessaires, mais pas suffisantes. Il faut y ajouter l ingrédient décisif : la volonté de se battre c est-à-dire, très prosaïquement : travailler plus. Il faut définitivement extirper des esprits l idée qu il est possible d assurer notre niveau actuel de bien-être, et à fortiori le relever, en travaillant de moins en moins. A cet égard, le Pacte de solidarité entre les générations marque une rupture qui devra s accompagner d une révolution mentale dans la population, car il n est pas simple d expliquer pourquoi ce qui était possible dans les décennies écoulées ne l est plus aujourd hui. Le défi des prochaines années sera sans doute de faire triompher en douceur cette révolution mentale, sans quoi il serait inutile de songer à une Wallonie prospère et apte à décider elle-même de son futur.

3 Sommaire 01/ Dynamisme Wallon, le mensuel de l Union Wallonne des Entreprises, est édité par la Maison des Entreprises Wallonnes asbl 01 EDITORIAL VINGT MILLE ENTREPRENEURS Succès wallons II Cefoverre, Expansion, Mestdagh, KytoZime, UCB 04 Actuel II Budget 2006 de la Région Wallonne II Déduction fiscale pour le capital à risque B. Colmant >> 08 EN COUVERTURE Chemin du Stockoy 3 B-1300 Wavre Tel: +32 (0) Fax: +32 (0) Rédaction Thierry Decloux Madeleine Dembour Vinciane Pinte 10 Les atouts de la Wallonie : étude du potentiel Notre région possède nombre d'atouts pour son développement économique. Pensons notamment aux parcs scientifiques, aux espaces disponibles pour développer les activités (mise à jour de notre inventaire en page 22), aux aides aux entreprises, etc. Des patrons qui investissent en Wallonie témoignent : Pierre Cuisinier (Caterpillar), Philippe Schleicher (Techspace Aero), Fabienne Bister (Bister), Pierre Mottet (IBA), Francis Michel (Burgo Ardennes), etc. Quant à Bernard Hanin, Responsable de la branche Investissements de l AWEX, il nous livre le point de vue des investisseurs étrangers. Conseil de Rédaction Luc De Cordier Jean de Lame Madeleine Dembour Thierry Devillez Didier Paquot Vinciane Pinte Vincent Reuter Jean-Jacques Westhof Mise en page Interlignes Nivelles Impression Imprimerie Vase Frères Régie Publicitaire Alliance Media Tel : +32 (0) DOSSIER SPÉCIAL 27 Les administrateurs de l'uwe présentent leurs vœux à la Wallonie En ce début d année 2006, les Administrateurs de l Union Wallonne des Entreprises présentent leurs vœux à la Wallonie. A travers ces phrases, se lit la lucidité, l optimisme, la fierté, l espoir d une centaine de décideurs wallons de tous secteurs. LES RUBRIQUES 35 Qualité II Stratégie et planification 36 Environnement II Vérification des émissions de gaz à effets de serre DEMAIN 37 Communication II Lire, surfer, communiquer H. Mestdagh >> 27 Editeur Responsable Jean de Lame Chemin du Stockoy 3 B-1300 Wavre Abonnement annuel (11 numéros) : 30 à verser sur le compte de la Maison des Entreprises Wallonnes Toute reproduction, même partielle, des textes et des documents de ce numéro est soumise à l'approbation préalable de la rédaction. NOTRE SUPPLEMENT LA WALLONIE EN CHIFFRES Une plaquette statistique exclusive pour garder sous la main une série d'indicateurs clés pour la Wallonie (PIB, exportations, investissements, nombre d'établissements, production, etc.) LE MOIS PROCHAIN DANS DYNAMISME WALLON Les entreprises qui croient en l'avenir de Liège Construction, voirie et bâtiments (privés et publics) Réservez dès à présent vos espaces publicitaires auprès de notre régie Alliance Média au 010/ (fax : 010/ , Plus d infos sur

4 4 VINGT MILLE ENTREPRENEURS ACTUEL Budget 2006 de la Région wallonne Une première concrétisation du Plan Marshall Le budget de 2006 est un budget équilibré qui intègre la 1ère tranche annuelle de financement du Plan Marshall. Pour boucler son budget, la Région wallonne devrait bénéficier d une forte hausse de ses recettes et projette une évolution très modérée de ses dépenses. Une seule réserve importante à émettre : le recours en abondance à la technique de la débudgétisation, qui permet d emprunter des sommes qui ne sont pas reprises stricto sensu au budget, mais dont les charges vont peser sur les exercices futurs. Explications. Dynamisme Wallon Janvier 2006 Par Cécile CODDENS et Didier PAQUOT Une réduction du déficit net consolidé grâce à la hausse importante des recettes C est un budget solide que la Région wallonne a présenté pour l année Une prévision à la hausse des recettes accompagnée d une modération des dépenses hors plan Marshall permet à la Région wallonne d envisager un déficit de 180 millions d euros, contre 308 millions d euros dans le budget 2005 ajusté (voir tableau A). Lorsqu on intègre les ajustements pour le calcul du solde de financement SEC95 (1), le surplus escompté se monte à 107 millions d euros, soit 125 millions en plus que l objectif de solde budgétaire fixé par le Conseil Supérieur des Finances. Ces 125 millions constituent une marge pour la Région wallonne qui doit en céder une partie au pouvoir fédéral dans le cadre de l accord de coopération et qui provisionne le reste contre le risque d un retournement de la conjoncture économique. La confection du budget initial 2006 a donc été facilitée par une prévisions très favorable des recettes qui devraient augmenter de 408 millions d euros par rapport au budget 2005 ajusté, soit de près de 8%. Trois facteurs expliquent des recettes attendues plus importantes : premièrement, les prévisions d une reprise de la croissance économique induisent une projection des recettes fiscales fortement à la hausse ; deuxièmement, le rendement des droits d enregistrement et de succession devrait être dopé par la persistance du boom sur le marché de l immobilier ; enfin, la vente de titres Arcelor permet à la Région wallonne d accroître ses recettes de 90 millions d euros en 2006 et de l équivalent en Cependant, une partie non négligeable de cette hausse des recettes revêt un caractère exceptionnel : le gouvernement ne pourra pas revendre Arcelor chaque année et le boom immobilier ne sera pas éternel. En d autres mots, le financement d une partie du plan Marshall, qui repose sur ces recettes non récurrentes, pourrait poser un problème lors de futurs exercices budgétaires. Une modération des dépenses régionales Tableau A : paramètres économiques Les dépenses de la Région wallonne y compris le Plan Marshall, devraient croître de 4,8% par rapport au budget 2005 ajusté. Ce rythme de croissance modéré, plus modéré que celui des recettes, est dû à la croissance très faible des dépenses primaires hors Plan Marshall. En effet, ces dernières ne devraient augmenter que de 2,6% (voir tableau C, colonne 2), ce qui équivaut à une stagnation, voire une légère diminution, en termes réels le taux d inflation est prévu à 2,9%. En 2006, les cofinancements du budget régional aux aides européennes (2) «objectifs 1 et 2» (voir tableau C, la rubrique «cofinancements européens») devraient diminuer de 44 millions d euros. Cette forte diminution permet à la Les sommes allouées au Plan Marshall dans le budget 2006 ne pourront peut-être pas toutes être affectées cette année, puisque le plan est encore dans sa phase de lancement. L Union Wallonne des Entreprises sera attentive que ces sommes non utilisées soient maintenues aux mêmes fins dans les budgets ultérieurs. Région de libérer une marge budgétaire pour financer le Plan Marshall. Cependant, ce sont les cofinancements destinés à l économie et à l emploi qui ont subi la plus forte baisse. Ils ont été réduits de 32 millions d euros. Les cofinancements destinés à soutenir la recherche ont aussi été fortement affectés. Ils diminuent de 13 millions d euros (3). Lorsque l on inclut le Plan Marshall dans l analyse du budget régional (Tableau D, colonne 3), les priorités de ce Plan ressortent clairement. Le budget affecté à la politique économique augmente de près de 50% par rapport au budget 2005 initial hors cofinancements, celui affecté à la recherche, de 21% et celui de la formation, de 14%. D ici 2010, la Région s est engagée à consacrer 1 milliard d euros au Plan Marshall. Ce milliard devrait être dépensé en l espace de quatre exercices budgétaires. En moyens d action, c'est-à-dire les moyens financiers que la Région wallonne va engager durant l année budgétaire mais qui peuvent être dépensés sur plusieurs exercices, la Région a budgétisé 288 millions d euros, soit près de 30% de l enveloppe d un milliard. En moyens de paiement, c'est-à-dire les crédits budgétaires qui seront dépensés 2005 initial 2005 ajusté 2006 initial Croissance réelle du PIB 2,4% 2,4% 2,4% Inflation 2,0% 2,0% 2,0% (1) Méthode de comptabilisation budgétaire en application dans tous les états membres de l UE. (2) Pour un euro d aide versée par l Union Européenne sur le territoire wallon, la Région wallonne doit verser l équivalent. Etant donné que les aides européennes vont diminuer fortement en 2006, cela implique une baisse importante des cofinancements de la Région Wallonne. (3) Ces diminutions de cofinancements sont partiellement compensées par des hausses dans d autres domaines (principalement l agriculture).

5 VINGT MILLE ENTREPRENEURS ACTUEL 5 durant l année budgétaire, la Région a budgétisé 191,7 millions d euros, ce qui équivaut à 20% de l enveloppe d un milliard. La Région wallonne tient donc ses engagements dans le cadre du Plan Marshall. Le tableau C ci-dessous présente la ventilation des moyens de paiement et d action consacrés au Plan Marshall entre les différents axes et mesures de ce plan. Cependant, le caractère additionnel des budgets du Plan Marshall aux budgets «ordinaires» n est pas vérifié partout. Plus précisément, tant les budgets de l économie que de la recherche ont perdu des co-financements de la Région wallonne aux aides européennes, et ces derniers n ont pas été compensés par une augmentation similaire des budgets ordinaires. Autrement dit, une partie de l enveloppe du Plan Marshall vient compenser la perte des cofinancements régionaux aux projets européens, comme le détaillent les sections suivantes consacrées au budget de l économie et à celui de la recherche. Le Budget de Politique économique Le budget économie est celui dont la projection de hausse est la plus forte. Cette hausse est due à l enveloppe reçue dans le cadre du Plan Marshall, 113 millions d euros (53,6 millions d euros pour les pôles de compétitivité, 15 millions pour les aides à l expansion économique, 3 millions pour les zonings, 1,7 million pour l agence de stimulation économique et 40 millions pour le développement des Spin off et Spin out). Toutefois, hors Plan Marshall, ce budget n augmente que de 8,6 millions, soit d une somme nettement insuffisante pour compenser la baisse des cofinancements du gouvernement régional à la politique d aide européenne qui est de 32 millions d euros pour ce domaine. Ces cofinancements finançaient en grande partie les aides à l expansion économique pour les grandes entreprises. Le Budget de la recherche Le Budget de la recherche reçoit une enveloppe de 23,7 millions d euros dans le cadre du Plan Marshall (hors «Spin off et Spin Out (développement)» qui relève de la compétence du Ministre de l économie). La majeure partie, Tableau B : Grands équilibres budgétaires (moyens de paiement, millions d ) i initial ajusté initial a RECETTES 5 250, , ,6 407,5 % à 2005 i. 1,3% 9,0% % à 2005 aj. 7,7% DEPENSES 5 753, , ,8 183,4 % à 2005 i. -0,2% 3,0% % à 2005 aj. 3,2% Ajustements divers 128,0 117,0 21,2-95,8 Solde net consolidé -374,8-308,3-180,0 128,3 Ajustements pour le SEC ,7 296,1 287,5-8,6 Solde de financement SEC 95-45,2-12,2 107,5 119,7 Objectif du CSF 2000* -45,3-12,5-17,5-5,0 Marge à affecter 125,0 125,0 Fonds d'égalisation 85,9 85,9 Provision conjoncturelle 39,1 39,1 * En 2000, le Conseil supérieur des Finances a fixé un solde de financement minimum à respecter afin que la Belgique respecte les objectifs du Pacte de Stabilité. ** Dépenses hors amortissements de la dette indirecte Tableau C : Ventilation du budget initial 2006 des dépenses (moyens de paiement, millions d ) 2005 i (1) 2006 i Variation 2006 i Variation (hors Plan (avec Plan Marshall) (2) (2)/(1) Marshall) (3) (3)/(1) Economie ,4% ,5% R&D ,9% ,4% formation ,5% ,1% Relations extérieures ,6% ,5% Emploi ,6% ,2% PIB nominal 5,1% Energie ,3% ,7% Transports ,5% ,5% Parlement+cabinets+ services du Gvt non rattachés ,3% ,3% Action sociale et santé ,1% ,1% Administration ,1% ,0% Inflation 2,9% Pouvoirs locaux ,2% ,2% Tourisme ,8% ,8% Agriculture ,5% ,5% Aménag. du territoire et logement ,5% ,2% Travaux publics ,4% ,4% Environnement ,8% ,8% Dont Fonds organiques ,5% ,5% Total dépenses ,6% ,1% primaires Cofinancements européens ,4% ,4% Intérêts ,3% ,3% Fadels et SPABS ,0% ,0% Fonds d'égalisation Provision Total dépenses (hors charges de la dette indirecte) ,6% ,8%

6 6 VINGT MILLE ENTREPRENEURS ACTUEL Prix wallon de la Qualité 12,5 millions sont destinés à financer des dépenses par des institutions tierces projets de recherches des futurs pôles de qui contractent des emprunts dont les La cérémonie de remise du Prix wallon compétitivité. Une légère déception charges d intérêts et d amortissements sont supportées par le budget de la Qualité s est déroulée le 13 cependant, le budget recherche n a pas décembre 2005 à l'«espace Senghor» à été compensé de la baisse des cofinancements européens. Le budget R&D hors dépenses qui, normalement, devraient de la Région. Il s ensuit que des Gembloux. Les 4 lauréats sont : Expansion pour la catégorie Plan Marshall n augmente en effet que de incomber au budget de l exercice «Entreprise», l Awex (Agence wallonne 2,3 millions d euros alors que les cofinancements ont été réduits de 13 millions exercices ultérieurs (4) ". considéré sont reportées sur des à l exportation) pour la catégorie «Service public», le CeRDT pour la catégorie «Associatif» et la Résidence Jules d euros. Toujours selon la Cour des Comptes, 133,8 millions d euros sont prévus Bosse pour la catégorie «Approche Un recours intensif dans le budget 2006 pour financer les Qualité la plus originale». L évaluation à la débudgétisation charges du financement alternatif. des dossiers candidature s'est faite sur Dans ce budget 2006, la Région wallonne continue à recourir à la débudgéti- prévues dans le budget 2005, où elles Ces charges sont moindres que celles base de deux facteurs, à savoir le «Leadership» et la «Stratégie et sation. La forme de débudgétisation traditionnellement visée est celle du fur et à mesure que les financements s élevaient à 185,1 millions. Mais, au Planification». La prochaine édition du prix se déroulera en Deux critères financement alternatif. Selon la définition de la Cour des comptes : "Ce méca- monteront en puissance, ces charges alternatifs prévus dans le Plan Marshall y seront ajoutés, à savoir «Personnel» et «Partenariats et Ressources». nisme consiste à faire préfinancer des seront amenées à augmenter. Cette Tableau D : Plan Marshall Centre d'affaires Namur Plan Marshal Moyens d'action Moyens paiement Axe1 : Pôles de compétitivité (*) Investissements et participations Le 23 novembre 2005 eut lieu la pose de Recherche la première pierre du Namur Office Formation des pôles de compétitivité Park. Situé à Jambes, en bordure l autoroute E411, le Namur Office Park repré- Expansion Centres de compétences sente un investissement d un montant Exportations total de 75 millions d'euros. Ce parc Investissements étrangers d affaires ambitionne, avec ses m Axe 2 : Stimuler la création d'activités de bureaux, d être à terme le plus grand Aides à l'expansion économique de Wallonie. Ses deux premiers bâtiments devraient être opérationnels fin Premier emploi et emplois marchands Accueil enfance et personnes dépendantes Plus d infos sur (voir aussi l'inventaire des Zonings SAED polluées centres d'affaires wallons en page 22) SOFINEX Stimulation économique Zones portuaires Industrie SAED non polluées pharmaceutique Axe 3 : Doper la R&D dans l'entreprise Spin Off - Spin Out (développement) Le 16 décembre, le groupe pharmaceutique UCB a annoncé la nomination de Programmes d'excellence et Programmes mobilisateurs Didier Malherbe au poste d administrateur Spin Out délégué de la filiale belge d UCB, Agence Wallonne de Stimulation Technologique tout en occupant la position de Vice- Subvention au FRIA President Public Affairs. Didier Malherbe Programme mobilisateur énergie est actuellement Directeur External Axe 4: Susciter des compétences Relations & Events de la FEB. Il continuera formation dans le cadre de la lutte contre les pénuries à exercer ses fonctions jusqu au Plans Langue (Forem) mars Il est également Enseignement et formation qualifiants (IFAPME) Administrateur délégué de l European Plan langues (AWEX) Business Forum (EBF) qui organise Gestion pénurie de main-d'œuvre qualifiée l European Business Summit (dont la 4e Axe 5 : Alléger la fiscalité édition se déroulera les mars 2006 à Bruxelles sur le thème «Turning knowledge TOTAL into Growth»). (*) L'allocation du budget entre les différentes mesures de l'axe 1 est susceptible d'être modifiée dans le courant de l'année 2006.

7 BUDGET 2006 de la Région Wallonne : appréciations générales Des marges budgétaires plus importantes : - Hausse importante des recettes de 407,5 millions d euros - 44 millions de dépenses à effectuer en moins (44 millions de cofinancements) Un budget qui respecte les engagements du Plan Marshal : - 191,8 millions pour le Plan Marshal et 2,1 millions pour le PST3 Un budget équilibré (surplus de 107,5 millions d euros) MAIS - recours intensif à la débudgétisation et donc report de charges ultérieurement et manque de transparence - Recettes exceptionnelles importantes Conclusions : Un budget en surplus en raison d une forte hausse des recettes et d une modération des dépenses hors Plan Marshall Des dépenses orientées vers les priorités pour l économie wallonne MAIS - recours intensif à la débudgétisation - les recettes exceptionnelles qui sont importantes dans ce budget, risquent de rendre le financement du Plan Marshall dans les années ultérieures plus difficile - l additionnalité du Plan Marshall n est pas toujours respectée technique de financement n est pas blâmable en soi, mais on peut regretter qu aucun document ne fournisse une image claire de ces dépenses débudgétisées, et donc de l état global des finances publiques wallonnes. Une autre forme de débudgétisation est celle des octrois de crédits et prises de participation (OCPP). Ce type d opération qui permet de financer des politiques régionales n est pas considéré par les normes comptables européennes comme une dépense. Par conséquent, les OCPP peuvent être soustraits des dépenses régionales alors qu ils occasionnent un décaissement et qu aucune contrepartie n est budgétée dans le budget des recettes. Cette technique occasionne une dégradation de la trésorerie qui se montera à 141 millions d euros en Le fait marquant de ce budget est la rigueur que la Région wallonne s est imposée pour pouvoir financer le Plan Marshall. L ensemble des dépenses hors Plan Marshall, à l exception de celles destinées à la formation, augmente à un rythme plus faible que celui de la croissance économique globale. C est donc un budget cohérent que la Région wallonne propose : axé prioritairement sur le développement économique régional, il reste dans des limites tout à fait acceptables de déficit budgétaire. Trois réserves importantes toutefois. D abord la Région continue à recourir de manière soutenue aux débudgétisations pour financer certaines politiques. A cet égard, il est regrettable qu aucun document officiel ne permette de suivre l évolution des ces débudgétisations. Deuxième bémol, une partie du Plan Marshall sera financé à partir de recettes exceptionnelles, ce qui pose le problème de son financement lors des exercices budgétaires futurs. Enfin, le caractère additionnel des budgets du Plan Marshall aux budgets ordinaires concernés n a pas toujours été respecté. Dernière observation : les sommes allouées au Plan Marshall dans le budget 2006 ne pourront peut-être pas toutes être affectées cette année, puisque le plan est encore dans sa phase de lancement. L Union Wallonne des Entreprises sera attentive que ces sommes non utilisées soient maintenues aux mêmes fins dans les budgets ultérieurs. (4) Source : Rapport de la Cours des Comptes sur les budgets de la Région wallonne pour l année VINGT MILLE ENTREPRENEURS ACTUEL 7 Biotechnologies Liège La Wallonie et ses entrepreneurs vont de l avant! En voici un exemple avec l entrée du Groupe Mestdagh au capital de la toute jeune KitoZyme sa (Herstal), producteur de biopolymères végétaux, spin-off de l Université de Liège et tout récemment lauréate du Prix de l Innovation en Wallonie. "Au-delà des discours, il faut agir, montrer l exemple, insiste Henri Mestdagh, Patron du groupe de distribution homonyme et Président de l UWE. Nos jeunes entrepreneurs doivent être soutenus dans leur démarche de création d entreprises, notamment toutes ces jeunes pousses pleines d innovation qui vont assurer l avenir de la Wallonie". Industrie du verre Hainaut Cefoverre, le Centre de Compétence de l Industrie du Verre, a récemment inauguré ses nouveaux bâtiments sur le zoning industriel de Jumet. Fondé en 2001, Cefoverre propose une série de services liés à la formation dédiée aux travailleurs du secteur du verre, aux demandeurs d emploi (avec un taux d insertion dans les entreprises verrières de 75 %), aux enseignants et étudiants du secondaire. Depuis 2002, le Centre a formé personnes, dont travailleurs et 140 demandeurs d emploi. Pour rappel, l industrie du verre en Wallonie occupe plus de travailleurs dont près de 80% sont des ouvriers. Chaque jour, tonnes quittent les fours wallons. Outre le verre plat, la Wallonie produit aussi des fibres de verre, de la fibre d isolation, du verre creux et quantité de produits de niche.

8 8 VINGT MILLE ENTREPRENEURS ACTUEL Déduction fiscale pour le capital à risque La révolution fiscale des intérêts notionnels La disposition instaurant une déduction fiscale pour le capital à risque, communément qualifiée de loi du 22 juin 2005 sur les intérêts notionnels, constitue sans conteste la plus profonde adaptation de l impôt des sociétés depuis sa réforme séminale de Tout en respectant la qualification juridique des moyens de financement des entreprises, cette mesure, applicable dès l année 2006, accorde, pour partie, les attributs fiscaux de l endettement aux capitaux propres de l entreprise. Dynamisme Wallon Janvier 2006 Par Bruno COLMANT, Docteur en Sciences de Gestion (ULB), Professeur à l Ecole Supérieure des Sciences Fiscales Dettes et capitaux propres La déduction des intérêts notionnels constitue l aboutissement de différentes mesures circonstancielles destinées, dans les années septante et quatre-vingts (dont les actions AFV, imaginées en 1982), à stimuler le capital à risque, en gommant l avantage fiscal dont bénéficie le financement par capitaux empruntés. Dans la nomenclature fiscale belge, les intérêts des dettes sont, en effet, déductibles fiscalement, tandis que les revenus des capitaux propres, qu ils soient affectés en réserves ou distribués sous forme de dividendes, sont soumis à l impôt des sociétés. Outre le fait que cette discrimination fiscale pénalise l apport de capitaux propres, elle reflète une incohérence conceptuelle. En effet, l apporteur de capitaux propres exige, en rétribution de sa prise de risque, un rendement qui est supérieur au taux d intérêt. Il est donc illogique que l entièreté de son rendement soit imposée, alors que seule une quote-part de ce dernier, à savoir celle qui excède le taux d intérêt, reflète la valeur ajoutée actionnariale. Dans cette perspective, la disposition instaurant une déduction fiscale pour le capital à risque constitue sans conteste une profonde adaptation légistique de l impôt des sociétés. Cette mesure consiste à déduire de l assiette de l impôt des sociétés une partie du coût de financement des capitaux propres. Cette déduction est opérée sur la base d un taux d intérêt «notionnel» qu il convient d appliquer aux capitaux propres. Ce dernier, fondé annuellement sur le taux des emprunts d Etat (OLO) à 10 ans, peut être estimé à 3,5% pour l année Cet intérêt est censé représenter le coût financier du capital à risque, mais ne correspond à aucun décaissement en numéraire, ni à une charge comptable de la société. Concrètement, cela signifie que, fiscalement, le rendement des capitaux propres est éclaté en deux composantes. Une première composante est assimilée fiscalement à une charge d intérêt «notionnelle», conduisant à une déduction fiscale de 3,5% du montant des capitaux propres. Le complément du rendement des capitaux propres constitue la valeur ajoutée actionnariale et est, en conséquence logique, soumis à l impôt des sociétés. Il s agit donc d une rupture de référentiel, puisque l ensemble des capitaux propres, indépendamment du secteur d activités, bénéficie de cette mesure, et pas seulement les nouvelles souscriptions. Dans l hypothèse où les bénéfices d une entreprise sont insuffisants pour absorber la déduction des intérêts notionnels, l exonération est d ailleurs reportée sur les bénéfices des sept années suivantes. Différents éléments sont néanmoins défalqués de la valeur comptable des capitaux propres qui sont pris en considération pour la déduction des intérêts notionnels, dont la valeur fiscale nette des immobilisations financières et l actif net des établissements étrangers et/ou des immeubles situés à l étranger. Bruno Colmant : "La disposition instaurant une déduction fiscale pour le capital à risque constitue sans conteste une profonde adaptation légistique de l impôt des sociétés". On notera, à cet égard, que la déduction des intérêts notionnels se distingue des mesures antérieures, dont les actions AFV (avantage fiscal ), à plusieurs égards. Tout d abord, l attribution des avantages fiscaux n est pas conditionnée à de nouvelles souscriptions en capital. Ensuite, contrairement aux actions AFV, la déduction des intérêts notionnels agit sur l entreprise, par un accroissement des résultats nets résultant d un allègement de la pression fiscale, et non pas, de manière privilégiée, sur la rémunération des actionnaires. Enfin, le dégrèvement des intérêts notionnels n est pas associé à certaines contraintes en matière d investissements. Illustration L exemple suivant permet d esquisser les conséquences financières de cette mesure. Supposons, de manière illustrative, qu une entreprise se finance à concurrence de capitaux propres pour et de dettes pour Le total bilantiel de cette entreprise s élève donc à 3.000, montant sur lequel elle réalise un rendement (sur actifs) de 10% avant impôts et charges d intérêt. Le taux d intérêt des dettes bancaires est de 5% sur une base annuelle et le taux d impôt est de 33%. Sans prendre en considération les nouvelles dispositions, le résultat de l entreprise s élève, avant impôts et charges d intérêts, à 300, soit 10% appliqués au total de l actif. Il convient ensuite de défalquer les intérêts, calculés à 5% sur 2.000, soit 100. La base d imposition s élève donc à 300 moins 100, soit 200. La déduction de

9 VINGT MILLE ENTREPRENEURS ACTUEL 9 l impôt des sociétés, calculé à 33%, conduit donc à un résultat après impôts de 134. En prenant en considération l application des intérêts notionnels, il convient désormais de déduire de la base d imposition, soit 200, une fraction des capitaux propres, estimée à 3,5% du montant des capitaux propres comptables, soit La déduction des intérêts notionnels entraîne donc l imputation d une déduction fiscale de 35. En conséquence, la base d imposition se réduit donc à 200 moins 35. L impôt, calculé sur cette base, s élève à 54,5. Le résultat après impôts des sociétés s élève, quant à lui, à 200 (base d imposition originelle) moins 54,5, soit 145,5. Toutes choses restant égales, le résultat après impôts de l entreprise augmente mécaniquement de 134 à 145,5, soit une différence de 11,5, ce qui correspond à une hausse en pourcentage de 8,5%. Une autre manière de modéliser l économie fiscale conduit à multiplier le montant des capitaux propres par 3,5% et par le taux d impôt des sociétés, soit 33%. Dans notre exemple, l économie fiscale est de (capitaux propres), multiplié par 3,5% (taux estimé des intérêts notionnels) et par 33% (taux d impôt), soit fois 3,5% fois 33%, ce qui donne bien 11,5. Précompte mobilier Le bénéfice de la mesure fiscale est accordé indépendamment du fait que l entreprise affecte ses résultats à une mise en réserve ou au paiement de dividende. Cette mesure conduit donc indirectement à une baisse du taux du précompte mobilier, généralement calculé au taux de 25%. En effet, sur la base de l exemple précédent et en supposant que l entreprise distribue l entièreté de son résultat, y compris l économie fiscale des intérêts notionnels, le montant du dividende net passe de 134 moins 25% (précompte mobilier), soit 100,5, à 145,5 moins 25% (précompte mobilier), soit 109,1. La différence nette s établit donc à 8,6, après déduction du précompte mobilier. Cela conduit, par transitivité, à une diminution du taux de précompte mobilier de 6,4%, comme si le Application des intérêts notionnels Soit une entreprise caractérisée par : Capitaux propres : Capitaux empruntés : (taux d intérêt annuel : 5%) Rendement avant impôt sur actifs : 10%, soit 300 (10% x 3.000) Taux de déduction estimé des intérêts notionnels : 3,5% Sans intérêts Avec intérêts Différence notionnels notionnels Rendement sur actifs Intérêts déductibles (100) (100) Intérêts notionnels - (35) Base imposable Impôt des sociétés (66) (54,5) Bénéfice net ,5 11,5 Précompte mobilier (25%) (33,5) (36,4) Dividende net 100,5 109,1 8,6 taux de précompte mobilier était réduit de 25% à 18,6%. Cette baisse induite du précompte mobilier peut être assimilée à une déduction, par les actionnaires, du coût de financement de leurs actions, latitude fiscale qui existait il y a une vingtaine d années. L apposition intérêts notionnels entraîne une baisse du coût moyen du capital, lui-même utilisé par les entreprises pour calculer la rentabilité prospective des investissements. Sur la base d une simulation et de références de marché, la baisse du coût moyen du capital peut être estimée à 1%, ce qui constitue un seuil significatif. Conclusion La déduction des intérêts notionnels gomme une discrimination taxatoire qui correspondait à une subsidiation fiscale de l endettement. Elle corrige une incohérence fiscale dont souffraient les capitaux propres, dans une conjoncture d autant plus favorable à l endettement que les taux d intérêt sont historiquement bas. La structure financière des entreprises en sera progressivement affectée, et leur solvabilité probablement améliorée. Ce système, assorti de légitimes dispositions anti-abus, présente certes certaines faiblesses, correspondant à des effets d aubaine (et donc de discontinuité) favorables pour les entreprises plus capitalisées et une pénalisation relative des sociétés de croissance, souffrant chroniquement d un déficit de capitaux propres. Une autre remarque est que la disposition fiscale se valorise par les choix de financement passés des entreprises et non pas seulement par les décisions futures portant sur leur capitalisation. Ces critiques sont, à notre estime, fondées mais néanmoins accessoires, eu égard au rôle de stimulation économique de la fiscalité. "Le bénéfice de la mesure fiscale est accordé indépendamment du fait que l entreprise affecte ses résultats à une mise en réserve ou au paiement de dividende. Cette mesure conduit donc indirectement à une baisse du taux du précompte mobilier".

10 10 EN COUVERTURE Les atouts de la Wallonie Etude du potentiel Dynamisme Wallon Janvier 2006 La Wallonie possède nombre d'atouts pour son développement économique. Pensons notamment aux parcs scientifiques, aux espaces disponibles pour développer les activités, aux aides aux entreprises, etc. Qu'en pensent les investisseurs? Cinq d'entre eux, un pour chaque province wallonne, témoignent En Hainaut : Pierre Cuisinier, Administrateur délégué de Caterpillar Belgium >> en page 12. En Province de Liège : Philippe Schleicher, Administrateur délégué de Techspace Aero >> en page 14. En Province de Namur : Fabienne Bister, CEO des Moutarderies Bister >> en page 15. Dans le Brabant Wallon : Pierre Mottet, Administrateur délégué d'iba >> en page 17. En Province de Luxembourg : Francis Michel, Directeur général de Burgo Ardennes >> en page 18. Observateur privilégié, Bernard Hanin, Responsable de la branche «Investissements étrangers» de l'awex, apporte un éclairage sur l'image de la Wallonie du point de vue des investisseurs étrangers >> en page 19. Mise à jour de notre inventaire des Centres d'affaires établis en Wallonie >> en page 22.

11 Pierre Cuisinier est ingénieur civil mécanicien de formation. Entré à Caterpillar Belgium en 1969, il a occupé diverses fonctions au Bureau d Etudes, aux Achats, et à la Logistique, avant d être nommé Chef de Division Achats Europe à Grimbergen. Affecté durant un an à la maison mère de Caterpillar Inc. à Peoria aux Etats-Unis, promu Directeur de Produit «Moteur et Composants» en 1995, il devient l Administrateur délégué de Caterpillar Belgium S.A. en décembre Il est également Vice-Président de l'union Wallonne des Entreprises. LES ATOUTS DE LA WALLONIE 11

12 12 EN COUVERTURE De la diversité naissent les compétences Contrastes wallons Dynamisme Wallon Janvier 2006 Par Pierre CUISINIER, Administrateur délégué de Caterpillar Belgium sa, Vice-Président de l UWE A la fois forte et fragile, la Wallonie se révèle avant tout comme une terre de contrastes aux yeux des investisseurs. Quand Caterpillar décide en 1965 d implanter à Gosselies son centre manufacturier le plus important en dehors des Etats-Unis, la direction américaine examine déjà ces contrastes à la lumière d une réalité encore plus évidente aujourd hui : la mondialisation. Ferait-elle le même choix aujourd hui? La Wallonie a des atouts à faire valoir ; il nous appartient de maximiser ses points forts pour minimiser ses faiblesses. Un premier atout incontournable est sans aucun conteste le positionnement géographique de la Wallonie au centre de l Europe. Comme chacun sait, le pays bénéficie d un réseau routier performant et du deuxième port européen. La Belgique a également développé une expertise logistique à laquelle participent d ailleurs Caterpillar Logistics Services Europe et son millier de salariés dans notre pays. Pour Caterpillar Belgium, c est une chance d être à la fois proche de ses clients et de ses fournisseurs. Cet avantage pourrait toutefois tendre à disparaître si le déplacement lent mais indéniable du centre de gravité économique vers les pays émergents se poursuivait. Notre région est également reconnue comme terre de pragmatisme, nécessaire au développement économique, et de consensus, social en particulier. La recherche absolue du compromis peut cependant engendrer lenteur et manque de prise de risques. Ce qui a bien fonctionné dans les années 50 et 60 ne suffit plus. Le syndicalisme ancré sur ses acquis doit évoluer. On ne peut fermer les yeux plus longtemps sur le reste du monde. Pour créer l emploi, il faut des investissements. Pour convaincre les investisseurs, il faut un terrain compétitif et pour cela, le consensus social est plus que jamais indispensable. "Pour créer l emploi, il faut des investissements. Pour convaincre les investisseurs, il faut un terrain compétitif et pour cela, le consensus social est plus que jamais indispensable". En termes de coût salarial, et ouvrier en particulier, la Belgique se positionne parmi les pays européens les plus chers. Et la situation se détériore chaque jour. L objectif n est pas de s aligner sur la Chine mais bien de ne plus faire partie des mauvais élèves de la classe. Si on n est pas les moins chers, il faut alors être les meilleurs. Quand tout se transporte et tout se copie, le meilleur atout reste les hommes et les femmes. La diversité culturelle dans notre région est exceptionnelle et source d une créativité sans limites. Canaliser cette créativité au service de l entreprise représente un avantage compétitif indéniable. Encore faut-il laisser la place à toutes les compétences qui naissent de la diversité. Le manque de personnel technique est un contraste de plus à gérer. Il y a danger si on ne crée que des emplois hautement qualifiés. C est en jouant sur ces contrastes que Caterpillar Belgium a fêté récemment ses 40 ans. Elle-même contrastée, l entreprise allie l industrie traditionnelle à la haute technologie, les compétences de pointe aux métiers de base et sert un marché global à partir d un des plus petits pays du monde. Les entreprises doivent tirer parti des forces de notre région et minimiser ses faiblesses. Caterpillar Belgium, deuxième employeur industriel privé de Wallonie, a montré que c est possible. L avenir se dessine bien plus difficile encore. Il faudra beaucoup de courage à tous les acteurs et une extrême détermination. Mais en Wallonie, rien n est facile sans doute, mais tout est possible. "Si on n est pas les moins chers, il faut alors être les meilleurs".

13 LES ATOUTS DE LA WALLONIE 13 Caterpillar, le deuxième employeur industriel privé de Wallonie Avec son personnel de plus de 4450 effectifs, Caterpillar Belgium, située à Gosselies, est le deuxième employeur industriel privé de Wallonie. L entreprise produit des chargeuses sur pneus, des pelles hydrauliques, des moteurs diesel et des composants à haute valeur ajoutée pour l Europe, l Afrique, le Moyen-Orient, le Brésil, les Etats-Unis et l Asie. Caterpillar Belgium intègre des activités d usinage, de soudure, d assemblage mais aussi la gestion des ressources humaines, des services financiers et de la logistique. Tous bénéficient du support des groupes de développement de produit, des achats européens et des services informatiques. En intégrant sans cesse de nouvelles technologies, l'usine de Gosselies élargit sa gamme de façon croissante. C est dans ses ateliers que sont produits à destination du monde entier les pelles hydrauliques de 65 à 85 tonnes, la nouvelle pelle sur pneus M325, ainsi que le C9, un moteur à injection électronique qui intègre la nouvelle technologie ACERT réduisant de manière drastique les émissions de particules. Ces trois dernières années, Caterpillar Belgium a investi 83 millions d euros pour moderniser ses outils de production et consacre 8 millions d'euros chaque année à la formation de son personnel. Caterpillar Belgium est le centre de production le plus important du groupe Caterpillar, premier constructeur mondial d'engins de génie civil et de moteurs diesel.

14 14 EN COUVERTURE Philippe Schleicher (Techspace Aero) Un appui important dans le domaine de la recherche Dynamisme Wallon Janvier 2006 Propos recueillis par Vinciane PINTE Techspace Aero conçoit, développe et fournit des moteurs, équipements, services et bancs d'essais pour les moteurs aéronautiques et spatiaux. L'entreprise liégeoise emploie 1300 personnes dont un tiers d'ingénieurs et de techniciens. Elle réalise un chiffre d'affaires de l'ordre de 300 millions par an. Au travers de partenariats conclus avec les grands motoristes mondiaux (General Electric, Pratt & Whitney et Snecma), Techspace Aero est responsable des compresseurs basse pression des principaux nouveaux moteurs de l'aviation civile. Grâce à ses produits de haute technologie, Techspace Aero contribue au succès des vols de nombreux Airbus (A320, A330, A340, A350 et A380), Boeing (B737, B747, B767, B777, B787), Embraer (190) et bien d autres. Issue à l'origine de la FN, l'entreprise a commencé à développer son savoir-faire dans l'aéronautique en 1949 et s'est constituée en société anonyme en Société du Groupe français Safran (51% du capital), Techspace Aero a également pour actionnaires la Région Wallonne (28,4%), Pratt & Whitney (19 %) et la Société fédérale d Investissement (1,6%). Pour Philippe Schleicher, Administrateur délégué et Directeur général de Techspace Aero, la Wallonie ne manque pas d'atouts pour séduire les investisseurs potentiels : "La région dispose avant tout d'une main-d'oeuvre hautement qualifiée. Techspace Aero vient de recruter 88 personnes sur quelques mois, des jeunes en majorité, pour des postes d'usineur, de soudeur, de fraiseur, ceci afin de faire face à une demande très forte de la part de nos clients. Ces jeunes avaient un bon niveau de formation et après une phase d'apprentissage par compagnonnage, ils ont été très rapidement opérationnels. Il est encourageant de voir qu ils sont motivés et prêts à progresser avec un état d'esprit positif. Grâce aux nombreuses universités de renom, l'investisseur étranger trouvera également en Belgique des ingénieurs et spécialistes de très haut niveau. La situation géographique de la Wallonie est un autre atout qu'elle a su exploiter en développant un réseau de voies de communication de tous types propice au développement de son économie. D'autre part, en tant qu'étranger et chef d'entreprise, j'ai été personnellement frappé par la proximité avec les pouvoirs publics qui sont très attentifs aux contrats des industriels et qui apportent un appui important dans le domaine de la recherche. Enfin en tant que Français, l'intégration est d'autant plus facile que nous avons des cultures très similaires. Par contre, au rayon des points négatifs, je mentionnerais les conflits sociaux trop fréquents ternissent véritablement l'image de la région à l'étranger et ont des conséquences désastreuses à la fois pour les entreprises et leurs clients".

15 LES ATOUTS DE LA WALLONIE 15 Fabienne Bister (Moutarderies Bister) Choisir la Wallonie pour investir? Ni mieux, ni pire! Dynamisme Wallon Janvier 2006 Propos recueillis par Vinciane PINTE Bister SA, société familiale, existe depuis Implantée à Jambes, elle fabrique des moutardes et des condiments de qualité supérieure. En 2001, l entreprise a implanté une usine de fabrication à Troyes (Champagne). Pour Fabienne Bister, aucune des régions d Europe occidentale ne présente de réelles grandes facilités d investissement. Et le choix de la Wallonie n est ni meilleur ni pire. Explications. Bister SA réalise un chiffre d'affaires d'environ 1,6 million d'euros, avec 14 travailleurs. Grâce à la nouvelle implantation en France champenoise (qui réalise un CA d'environ euros avec 3 personnes), l'entreprise ambitionne de prendre des niches sur le marché français en moutardes bio et en produits du terroir mais aussi d'exporter sur le continent européen (Pays-Bas, Luxembourg, Espagne, Italie, Portugal, pays Scandinaves, ). Fabienne Bister, qui dirige l entreprise depuis 11 ans, nous a livré son regard d investisseur actif en Wallonie et en France. Votre entreprise est implantée en Wallonie depuis 80 ans. Si vous deviez investir dans une nouvelle implantation pour vos activités aujourd hui, comment orienteriez-vous votre réflexion? Fabienne Bister : Je distinguerais trois choix évidents : je peux investir en Europe occidentale, dans l ancien bloc européen de l Est, ou dans la lointaine Asie. Une quatrième possibilité consiste à investir dans un marché cible, mais la question de la localisation ne se pose dès lors pas : on va là où on veut développer ses ventes. D un point de vue purement PME, je dirais que les investissements en Chine, ou dans la zone asiatique en forte croissance, restent l apanage de «(un)happy few». En effet, la question financière n est pas la plus importante pour s engager si loin, mais les ressources, principalement humaines, sont rarement présentes dans une PME pour réussir un tel projet. Les obstacles en général et les écueils au quotidien sont très nombreux. Au niveau des Moutarderies Bister, nous avons plutôt opté pour une collaboration prudente, en profitant des offres chinoises pour proposer de nouveaux emballages, ou paniers cadeaux "Il n est pas fondamentalement différent de démarrer un nouveau projet en Wallonie, en Flandre, en France, en Norvège ou au Portugal. Aucune des régions d Europe occidentale ne présente de réelles grandes facilités d investissement". contenant nos produits, à des prix plus abordables pour les consommateurs européens qu auparavant. Ces pays que nous appelons toujours «de l Est» deviennent par contre de plus en plus proches. Les structures administratives lourdes du passé s allègent considérablement et on y trouve des gens dotés d une volonté de travailler vite et bien. A ma connaissance, les PME belges qui y ont investi dans le passé avec pas mal de difficultés (surmontées) se réjouissent aujourd hui de leur choix et trouvent dans ces pays un enthousiasme vis-à-vis de l entreprise qui fait du bien au moral de leurs dirigeants. Quant à l Europe occidentale, j ai bien envie d en faire un tout. C est une vision infiniment trop simpliste et restrictive, bien sûr, mais je suis persuadée qu il n est pas fondamentalement différent de démarrer un nouveau projet en Wallonie, en Flandre, en France, en Norvège ou au Portugal. Bien sûr, il y a des variations de cultures, de langues, de mentalités, de législations, de taxations, etc. Mais dans l ensemble, je suis persuadée qu aucune des régions d Europe occidentale ne présente de réelles «grandes facilités» d investissement. En 2002, vous avez construit une deuxième usine de production au sud de Troyes, en France champenoise. Quelles comparaisons faites-vous entre vos deux implantations? Notre conclusion, c est que tout y est à la fois différent et identique! Certaines législations et aides sont meilleures en Wallonie, mais d autres sont mieux conçues en Champagne. Fabienne Bister : "Nombre d aides wallonnes sont très fiables, peu liées aux influences politiques, et bien imaginées".

16 16 EN COUVERTURE Et on peut reproduire ce raisonnement dans tous les éléments de la vie d une PME. Ayant l occasion de présider la Commission des PME de la FEB, je constate qu il en va de même dans la comparaison entre la Wallonie et la Flandre ou Bruxelles. Je peux néanmoins tenter de dégager quelques atouts wallons : on trouve encore des gens qui ont vraiment envie de travailler, même si la plupart des travailleurs wallons sont d un manque de mobilité effrayant, qu il s agisse de rouler 50 km pour aller travailler ou d accepter une mission de quelques jours à l étranger. Il semblerait qu en Flandre, le manque de travailleurs réellement disponibles soit drastiquement bas. La Wallonie, comme la Belgique entière d ailleurs, reste une terre où il est facile de trouver un accord avec quelqu un qui, à un moment donné, ne convient plus dans une PME. Pouvoir rompre un contrat de travail a un coût en Wallonie, certes, mais c est beaucoup plus sécurisant que dans la plupart des pays avoisinants, où les licenciements restent hasardeux, voire presque impossibles dans certains cas. Nombre d aides wallonnes sont très fiables, peu liées aux influences politiques, et bien imaginées : les primes à l investissement sont intéressantes et sûres (si l investissement accepté est correctement réalisé et payé, la prime tombe sans discussion, or ce n est pas le cas partout). Les aides à la formation, même du personnel en place, sont importantes et les nouvelles sections du Forem chargées de conseiller les entreprises sont très efficaces. Ces mêmes cellules donnent des conseils avisés sur les aides à l emploi, au cas par cas. L Awex est très performante en comparaison avec ses équivalents flamands ou français, par exemple. Le positionnement logistique de la Wallonie au sein de l Europe de l Ouest est un point aussi évident que réel, surtout en ces temps d augmentation des prix du transport. Autoroutes, aéroports, lignes de trains rapides : nous pouvons nous déplacer rapidement dans notre région, et vers les grandes capitales européennes. Enfin, la mentalité assez modeste des Wallons peut être vue comme un atout pour l investisseur étranger, car il sera bien accueilli par des travailleurs peu prétentieux et prêts à se former à de nouvelles méthodes de travail. Certains mouvements syndicaux locaux représentent un frein, surtout au niveau de l image de la Wallonie véhiculée par les médias, mais la réalité du terrain montre souvent beaucoup d ouverture et de bon sens entre tous ceux qui ont envie de faire du bon travail, respectueux de chacun. Investir en Wallonie est et reste donc un excellent choix dans de nombreux domaines. Ce n est ni mieux ni pire!

17 LES ATOUTS DE LA WALLONIE 17 Pierre Mottet (Ion Beam Applications) Que les PME soient nombreuses et innovantes! Dynamisme Wallon Janvier 2006 Propos recueillis par Vinciane PINTE IBA (Ion Beam Applications) a été créée en Son métier principal : le diagnostic et la thérapie du cancer. Un millier de personnes y travaillent, dont environ 300 au siège néo-louvaniste. Le chiffre d affaires 2004 d IBA était de 117 millions d euros, avec une croissance à deux chiffres. Les investissements consentis en 2005 sont de l ordre d une vingtaine de millions d euros. Au cours des 24 derniers mois, IBA a particulièrement investi dans 3 centres de production pharmaceutique en Belgique pour la détection du cancer et initié deux centres de stérilisation en Wallonie. Le tout représentera, lorsque les investissements seront terminés, un investissement total d environ 20 millions d euros. Pierre Mottet, l Administrateur délégué d IBA depuis 1987, nous livre sa vision des atouts de la Wallonie. Pourquoi investir en Wallonie? Pierre Mottet : Pour y créer de la richesse et de l emploi et participer au développement de la Région, bien sûr. Mais si la finalité est évidente pour un acteur local dont l actionnariat majoritaire est wallon, elle l est moins pour un investisseur étranger qui n a aucun a priori, qui fait son shopping entre toutes les possibilités qui lui sont offertes et qui connaît la Belgique par ce qu il peut en lire dans les journaux, surtout ces jours-ci. Compte tenu de la création d entreprises innovantes au capital wallon qui reprend vigueur, c est une raison de plus pour faciliter en premier lieu le maintien et la croissance des entreprises qui ont un attachement particulier à la région, de par leur capital ou de par leur présence ancienne. Car même pour celles-là, le chant des sirènes de la délocalisation se fait entendre dans une économie qui est toujours plus globale et mondiale. Quels sont, à vos yeux, les atouts de notre région? Pour qui la connaît bien, la Wallonie ne manque pas d atouts, lesquels ont fait sa force. A commencer par sa situation centrale en Europe, et la chaleur, la productivité, la flexibilité et le courage au travail d une partie plus grande de la population que ce que les medias ne laissent transparaître. Le Wallon qui voyage, peu imbu de sa personne, a une rare capacité d adaptation par rapport à ses interlocuteurs commerciaux et industriels. Et même au Japon, la capacité de travail de nos équipes de montage force l admiration de nos clients. Bien sûr, c est d autant plus "Le chant des sirènes de la délocalisation se fait entendre dans une économie qui est toujours plus globale et mondiale". vrai dans les PME qu on doit souhaiter de plus en plus nombreuses et innovantes, qui ne sont pas chargées du poids historique des conflits sociaux et de la défense des droits acquis au point de mettre en péril l emploi existant, en particulier des catégories de personnel moins qualifiées et qui sont déjà les plus fragilisées. Il convient encore de mettre en évidence l éthique du monde des affaires qui, moins même que chez nos voisins européens ou flamands, n a jamais généré d affaires à la L&H ou à la Worldcom. Il faut enfin et surtout souligner la capacité de recherche et d innovation des différentes acteurs de la Région, à commencer par les universités et centres de recherche et les entreprises ainsi que le soutien reçu des pouvoirs publics via plusieurs formules originales, dont les avances récupérables. Reste à espérer que cet acquis, dû largement à la qualité historique de notre enseignement, ne va pas être amoindri de réformes en réformes, mais va être au contraire renforcé et focalisé par la volonté de relance de l économie qui semble se manifester de plus en plus fortement et, ces temps-ci, via le Plan Marshall. Pierre Mottet : "La Wallonie ne manque pas d atouts. A commencer par sa situation centrale en Europe, et la chaleur, la productivité, la flexibilité et le courage au travail d'une grande partie de la population".

18 18 EN COUVERTURE Francis Michel (Burgo Ardennes) Proximité entre investisseurs et politiques Dynamisme Wallon Janvier 2006 Propos recueillis par Vinciane PINTE Francis Michel est Directeur général de Burgo Ardennes depuis En tant que Français à la tête d une entreprise wallonne, elle-même filiale d un groupe italien, sa perception des atouts de la Wallonie est forcément originale Coup d œil. Francis Michel : "Si l on peut parfois entendre que la taille de la Wallonie est un handicap au niveau européen, cela peut devenir un avantage avec des décideurs proches des entreprises et disponibles pour les investisseurs". Burgo Ardennes, producteur de pâte à papier situé à Virton, est l un des joyaux du groupe italien Burgo-Marchi. Sa capacité de production annuelle est de tonnes de papier et de tonnes de pâte à papier. La spécialité du site : le papier couché (c est-à-dire un papier haut de gamme destiné à l'imprimerie). Le taux d emploi atteint 750 personnes, soit la 2 e position du Luxembourg belge après Ferrero dans le secteur industriel. En 1999, Burgo Ardennes s'est vu attribuer l'éco-label ISO 14001, saluant ainsi sa volonté et son engagement constant dans une industrie plus propre, et plus respectueuse de la nature. En 2004, l entreprise a réalisé un chiffre d affaires de 340 millions d euros, dont 93% est réalisé hors de la Belgique. L actionnariat italien y a investi 350 millions d'euros depuis 1995 pour en faire l'une des unités de production les plus modernes d'europe. Cette année, 7 millions d'euros auront été investis dans l entreprise. Francis Michel dirige l entreprise depuis Il nous livre son point de vue de «Wallon d adoption» sur la Wallonie. Quels sont les atouts de la Wallonie, du point de vue de l investisseur? Francis Michel : La Wallonie possède des atouts formidables pour son développement économique : en premier lieu, son positionnement géographique au cœur de l'europe, qui donne un avantage logistique évident en terme de coût pour une industrie «lourde» comme la nôtre où le charroi total annuel dépasse les 2 millions de tonnes. Au niveau du papier, cela nous donne un avantage compétitif important par rapport aux usines italiennes et nous permet de donner un service rapide à nos clients, principalement sur l'angleterre, l'allemagne, la France et le Benelux. Un autre avantage de la Wallonie est l'accessibilité et la disponibilité du monde politique et des administrations : si l on peut parfois entendre que la taille de la Wallonie est un handicap au niveau européen, je trouve personnellement que cela peut devenir un avantage avec des décideurs proches des entreprises et disponibles pour les investisseurs. Il est aussi important de relever que les entreprises peuvent trouver du personnel compétent avec un niveau d'implication satisfaisant. Enfin, nous pouvons citer les disponibilités foncières et le cadre de vie qui est très agréable dans notre région. La Wallonie est un pays de Cocagne en somme Malheureusement non, car tout n'est pas rose pour autant, loin s'en faut. Le principal handicap de la Belgique est son coût salarial et sa dérive constante par rapport aux autres pays, à cause principalement du système archaïque des index. Aujourd'hui, le coût d'une personne occupant telle fonction au sein de Burgo Ardennes est supérieur de 35% au coût de cette même fonction dans une usine du groupe en Italie. Justement, comment la maison-mère italienne perçoit-elle la Wallonie? Nos dirigeants italiens ont beaucoup de difficultés à accepter une augmentation permanente de nos coûts salariaux et à comprendre toutes les rigidités sociales qui nous viennent de notre législation et des positions syndicales. L'Italie jouit en effet d'une flexibilité et d'un pouvoir d'adaptation qui nous font défaut. Face à cela, nous devons en permanence nous battre pour accroître notre productivité afin de rester compétitifs dans un environnement mondial défavorable. De façon plus globale, je pense que la Wallonie peut développer son économie car les attraits pour des investisseurs sont réels pour des secteurs où le pourcentage du coût du personnel dans le prix de revient est faible.

19 LES ATOUTS DE LA WALLONIE 19 La Wallonie vue de l'extérieur Le point de vue de l investisseur étranger Dynamisme Wallon Janvier 2006 Par Bernard HANIN, AWEX, BRANCHE INVESTISSEMENTS ÉTRANGERS (OFFICE FOR FOREIGN INVESTORS) Pour être sur la «shopping list» d un investisseur étranger, la Wallonie doit d abord se faire connaître et surtout se distinguer de la concurrence. C est tout le travail auquel l OFI (Office for Foreign Investors) et ses partenaires wallons s emploient, autour d un projet mobilisateur de création d emplois et de richesses économiques nouvelles. L investisseur étranger, qui prend la décision d investir en dehors de ses frontières, pose un acte fort pour la vie de sa société et des membres qui la composent. Décider d investir plusieurs millions d euros et de nombreux mois d efforts et de travail dans un projet d investissement loin de sa base, reste un exercice important et non dénué de risques. Nous nous devons donc de lui répondre avec le même professionnalisme et le même sérieux que celui dont il fait preuve dans sa logique d investissement et de décision. Mais pour être sur sa «shopping list» ou plus simplement sur sa feuille de route, la région qui veut se positionner comme terre d accueil, doit d abord se faire connaître et surtout se distinguer de la concurrence présente en nombre et en qualité. Vendre une région d Europe vieillissante n est pas chose facile. Mais l Europe des Régions est en marche. Nos atouts dans ce kaléidoscope sont nombreux et reconnus. Pourtant, nous avons du mal à nous vendre, à mettre en avant cette image de marque dont nous aurions tellement besoin. Chacune des composantes de la Wallonie vaut la peine d être mise en valeur pour montrer que la somme de celles-ci est bien supérieure aux parties prises individuellement. C est tout le travail que l OFI, la branche investissements de l Agence Wallonne à l Exportation et aux Investissements étrangers, et ses partenaires wallons politiques, administratifs et économiques s emploient, depuis bientôt 6 ans, autour d un projet mobilisateur de création d emplois et de richesses économiques nouvelles. Sur demande du Cabinet du Ministre de l Economie, de l Emploi et du Commerce extérieur, en collaboration avec le CESRW (Conseil Economique et Social de la Région Wallonne), l UWE (Union Wallonne des Entreprises), l IWEPS (Institut Wallon de l Evaluation, de la Prospective et de la Statistique), le CRISP (Centre de Recherche et d Information Socio-Politique) et l UCM (Union des Classes Moyennes), nous avons analysé les retombées des investissements étrangers sur notre économie. Les résultats sont assez intéressants. Sur une base de entités économiques actives en Wallonie (1), il apparaît que : la Wallonie est le siège de entités étrangères (dont actionnariat étranger > 10%), soit 21% du nombre total de sociétés actives en Wallonie telles que répertoriées par le CRISP; ces entreprises étrangères : - représentent près de 73% du chiffre d affaires réalisé par l ensemble des entités répertoriées ; - comptabilisent 25% de l emploi wallon ; - contribuent pour 65% du total des exportations de notre Région ; - représentent près de 74% du total des dépenses wallonnes dans le segment de la R&D. L impact est donc significatif et le métier «investissement étranger» doit continuer à percevoir tout le support nécessaire afin de permettre le rayonnement de la Wallonie à l étranger. Défendre nos atouts face à la concurrence reste donc notre tâche majeure. La Belgique dans son ensemble continue à bien se positionner et maintient sa place dans le top 10 des localisations préférées en Europe, mais la Wallonie a du mal à s arrimer à ce train. Pour remédier à ces difficultés, de nouveaux outils viennent d être mis en place tant au niveau fédéral que régional. Le Plan Marshall bien sûr, décliné non plus en termes d aides saupoudrées tous azimuts, mais cette fois bien axé vers Bernard Hanin : "Chacune des composantes de la Wallonie vaut la peine d être mise en valeur pour montrer que la somme de celles-ci est bien supérieure aux parties prises individuellement". (1) Sources BNB et CRISP : CA > , emploi >20, capital >

20 20 EN COUVERTURE l industrie, l esprit d entreprendre et cinq pôles de compétitivité prioritaires ; le tout accompagné d un support financier gouvernemental wallon et de mesures fiscales, sociales et économiques adéquates, sans oublier un support à la recherche et au développement scientifique et universitaire. Au niveau fédéral, citons entre autres les intérêts "En région wallonne, la difficulté est plutôt de convaincre un investisseur potentiel de venir voir les points d excellence en terre wallonne que de le convaincre de ne pas délocaliser". notionnels, le ruling fiscal et la suppression des impôts sur les subsides. Thomas Friedman, célèbre journaliste chroniqueur du New York Times, et récent vainqueur du prix Pulitzer pour son livre «The World is Flat», tire clairement la sonnette d alarme face à la montée de l Inde, de la Chine et du Brésil, aujourd hui à nos portes comme investisseurs potentiels mais déjà bien présents dans notre économie de tous les jours. Si nous voulons garder notre place dans ce monde nouveau, nous devons réagir et positionner nos économies au mieux de leurs atouts. Pour notre région, il apparaît très nettement que la difficulté est plutôt de convaincre un investisseur potentiel de venir voir les points d excellence existants en terre wallonne que de le convaincre de ne pas délocaliser. Un client satisfait est un client qui reste, et en cela, les success stories sont nombreuses et les extensions de projets importantes. Montrons maintenant que nos efforts communs et regroupés permettront de répondre efficacement aux attentes exprimées par l entrepreneur en phase de développement industriel européen.

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