WALLONIE ESPACE INFOS

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1 WALLONIE ESPACE INFOS n 70 septembre-octobre 2013 Coordonnées de Wallonie Espace/Skywin (membre du Pôle de compétences aérospatiales Skywin Wallonie) Wallonie Espace WSL, Liege Science Park, Rue des Chasseurs Ardennais, B-4301 Angleur-Liège, Belgique Tel. 32 (0) Skywin Wallonie Chemin du Stockoy, 3, B-1300 Wavre, Belgique Contact: Michel Stassart, Le présent bulletin d infos en format pdf est disponible sur le site de Wallonie Espace ( sur le portal de l Euro Space Center/Belgium, sur le site du pôle Skywin ( ============================================================ SOMMAIRE : Thèmes : articles Mentions Wallonie Espace Page 2 Actualité : Merci à la Sénatrice Dominique Tilmans - «Première» de Skywin dans la capitale chinoise Trois anniversaires pour le spatial belge : TAS Belgium (50 ans), Amos (30 ans), Spacebel (25 ans) Dynamique quinquagénaire en électronique spatiale Georges Lemaître au 7 ème ciel avec ATV-5 SPECIAL IAC 2013 : démonstration de force de la Chine spatiale Centralisation, compétition, émulation, coopération Les prochaines grandes manœuvres de la Chine dans l espace Absence remarquée de Valentina Les vedettes de Space Expo Politique spatiale/eu + ESA: Sus à la crise pour l Euroconsult World Satellite Business Week European Satellite Day 2013 : à la rencontre des problèmes urgents de la planète Countdown pour le spatial d Horizon 2020 Ambitieuse Turquie spatiale Le spatial gabonais 2. Accès à l'espace/arianespace : Arianespace, un leader contesté Rififi-franco-allemand autour du concept d Ariane 6 Lancements depuis la Virginie Tournant crucial pour le transport spatial chinois Cyclone 4 lancé dès décembre 2015? Premiers contrats pour le lanceur aéroporté S3 Succès technologique du lanceur japonais Epsilon 3. Télédétection/GMES : Fin de la barrière du demi-mètre de résolution Constellations pour observer notre Terre WEI n 70-1 Centre ESA de Redu, Euro Space Center, Amos, Thales Alenia Space Belgium, CSL/ULg, EHP, Spacebel, AWEX, UCL, Skywin Wallonie Espace 7 SABCA, Techspace Aero, Thales Alenia Space Belgium, Sonaca ULg 26

2 4. Télécommunications/télévision : Artemis «acheté» par Avanti Quid de l opérateur irlandais Solaris? Objectif «partenariats» pour SES Partenariat Public-Privé entre SES et l ESA pour la plate-forme Electra Belintersat ou l assaut de la Chine sur le marché européen China Satcom en plein expansion Türksat du Brésil au Pacifique Iridium Prime au service de nouvelles missions dans l espace 5. Navigation/Galileo : Galileo aux prises avec le temps Mise en garde du Commissaire Tajani au sujet des retards du système européen Centre ESA de Redu, Redu Space Services, Spacebel, Thales Alenia Space Belgium 6. Sécurité/Défense : MUSIS-CSO à l heure franco-belge Sonaca, Spacebel Science/Cosmic Vision : Les Belges au service de Gaia ULg, ULB, Thales Alenia Space Belgium, Spacebel, Amos, CSL Exploration/Aurora : Sonde martienne pour l Inde L avenir de l exploration spatiale, vu par l ISECG Vols habités/international Space Station : La CSS en voie d internationalisation Le plan chinois pour faire arriver des taïkonautes 38 sur la Lune 10. Débris spatiaux/ssa : Vedette à l IAC 2013 : la dramatique pollution de l espace 11. Tourisme spatial : Microgravité avec la SRA (Suborbital Research Association) L impatience de Virgin Galactic pour que le SS2 devienne suborbital 12. Petits satellites/technologie/incubation : OUFTI-1 satellisé en 2015? ULg, CSL 41 Multiplication des satellites nains 13. Education/formation aux sciences et techniques spatiales : Priorité Euro Space Center 43 aux jeunes pour la 15 ème EISC Lauréats belges National Trainee Programme (NTP) de l ESA Euro Space Center en plein essor 14. Wallonie-Bruxelles dans l'espace Thales Alenia Space Belgium, 44 SABCA, Techspace Aero, Cegelec, Redu Space Services, Amos, Spacebel, CSL, ULg 15. Calendrier d événements spatiaux pour la Belgique ULg, Amos, Deltatec, ULB, Skywin, Galaxia/WSLux Annexes-tableaux (en anglais) : Les prochaines missions de l Europe ULg, Spacebel, Amos, CSL, dans l espace ( ) - Palmarès des succès à l exportation de Deltatec l industrie spatiale européenne - Commandes à venir pour les satellites civils de télécommunications et de télévision Articles et livres concernant l actualité spatiale en Europe ULg, ULB, Euro Space Center 61 Space Days 2014 : en préparation courant octobre, prévoyez-le dans votre agenda La Présidente du Groupe de Travail Espace au Parlement renonce à poursuivre sa carrière politique au niveau fédéral La nouvelle en a surpris plus d un. Après avoir grandement contribué au succès de la 15 ème Conférence Interparlementaire européenne de l Espace (15th EISC), Dominique Tilmans, membre du Sénat depuis, a décidé de renoncer à se présenter aux élections WEI n

3 fédérales du 25 mai Elle va poursuivre une carrière politique dans sa commune et continue à être au service de sa province. La dynamique parlementaire de 62 ans a beaucoup œuvré pour les activités au Centre ESA de Redu-Libin et le business spatial dans l orbite de l Euro Space Center Belgium de Transinne-Libin. La sénatrice, qui n a pas froid aux yeux et aime de relever les défis, a donné une nouvelle impulsion au Groupe de Travail Espace du Parlement. Dans le cadre des travaux de l EISC dont elle assurait cette année la présidence, elle s est efforcée de conscientiser tant les politiciens que les industriels sur l impact des études scientifiques et technologiques, ainsi que sur l importance des carrières de l espace pour les jeunes en Europe. Merci, Dominique, pour ton engagement affirmé en faveur du spatial, de ses applications et retombées! «Première» de Skywin dans la capitale de l Empire du Milieu : présence de la Wallonie spatiale à Space Expo 2013, Beijing, avec le support de l AWEX et l Ambassade de Belgique en Chine Le drapeau tricolore de la Belgique figurait en bonne place dans le Space Expo de l IAC 2013 (International Astronautical Congress qui en était à sa 64 ème édition). Et ce, pour la première fois. Grâce à l action dynamique du bureau chinois de l AWEX (Agence Wallonne d Exportation), le pôle de compétences aérospatiales Skywin était présent avec l association Wallonie Espace. Quatre de ses 27 membres qui exposaient leur savoir-faire ont eu l occasion d établir des contacts avec des industriels chinois et de prendre la température du monde spatial à l échelle globale : Amos à Liège pour les systèmes opto-mécaniques (y compris les miroirs de télescopes), Thales Alenia Space Belgium à Charleroi pour le conditionnement d énergie à bord des satellites (fourniture d unités de puissance à la CAST/Chinese Academy of Space Technology), l Université de Liège avec le CSL (Centre Spatial de Liège qui a accueilli un doctorant chinois pour un stage) et EHP (Euro Heat Pipes) à Nivelles (spécialiste européen de caloducs à hautes performances). La sénatrice Dominique Tilmans (Province de Luxembourg), qui préside la EISC (European) avait fait spécialement le déplacement à Beijing pour se rendre compte du rôle de la jeune génération chinoise dans le développement spatial de l Empire du Milieu. Lire plus loin dans ce bulletin le compte-rendu sur l IAC 2013 à Beijing. Happy Birthday (ter)! Thales Alenia Space Belgium /ETCA (50 ans), Amos (30 ans), Spacebel (25 ans) Trois entreprises wallonnes spécialisées du secteur spatial peuvent afficher des décennies d expertise dans le développement de systèmes spatiaux, en réussissant face à la concurrence des grands industriels à s imposer sur la scène européenne et à décrocher des succès dans le monde. - La doyenne qui est ajourd hui n 1 de l industrie spatiale belge est la société créée en 1963 sous le nom d ETCA (Etudes Techniques & Construction Aérospatiales). Même si Bell SDT, aujourd hui Antwerp Space, lui conteste cette ancienneté. L entreprise WEI n 70-3

4 carolorégienne fait aujourd hui partie du grand groupe européen Thales Alenia Space dans lequel elle est le spécialiste des sous-systèmes d alimentation électrique à bord des systèmes spatiaux et de l avionique des lanceurs Ariane 5. Voir ci-dessous le compte-rendu de la fête du 3 octobre qui a célébré son demi-siècle d activités pour l espace. - Spacebel a vu le jour le 29 septembre 1988 afin de promouvoir et développer les compétences de la Belgique, et plus particulièrement de la Région Wallonne, en matière de technologies de l'information appliquées au domaine spatial. Avec pour objectif : contribuer à une meilleure connaissance de l'univers ainsi qu'à l'amélioration de la vie sur Terre. En un quart de siècle, la PME belge s est hissée parmi les acteurs incontournables du spatial européen grâce à ses nombreuses réalisations dans le cadre des infrastructures (satellites, lanceurs, station orbitale) des programmes de l Agence Spatiale Européenne (ESA) et du Centre National d Etudes Spatiales français (CNES). Egalement présente sur le marché des applications de l observation de la Terre, Spacebel n a cessé d évoluer afin de parfaire ses compétences et d élargir sa gamme de solutions et services pour répondre aux attentes de ses clients. S appuyant sur l expérience acquise, la société a récemment renforcé son déploiement international en ajoutant une nouvelle corde à son arc : le développement et la commercialisation de petits satellites d observation de la Terre. Elle emploie quelque 70 collaborateurs répartis sur 3 sites : Liège, Hoeilaart et Toulouse. - Amos a 30 ans en décembre. Issue des Ateliers de la Meuse, la PME liégeoise s est spécialisée dans les travaux précis d opto-mécanique pour la recherche et la technologie tournées vers l espace. Elle contribue à la mise en œuvre d outils performants en astronomie et en astronautique. Son chiffre d affaires atteignait les 12 millions en 2012, dont 93 % réalisés à l export. Ses principaux marchés en dehors de l Europe (ESO, ESA, Espagne) sont l Inde (25 %), les USA, le Kazakhstan... Récemment, Amos a pris pied en Chine pour la fourniture de miroirs pour télescopes au sol. Les références d Amos, qui en font un acteur clef des systèmes optiques et mécaniques à hautes performances, concernent : - le développement de simulateurs «sur mesure» d environnement spatial avec ses équipements connexes pour les essais sous vide (collimateurs, tente thermique, systèmes mécaniques ). Elle est en train d en installer à Trivandrum (Inde) et d en préparer pour Astana (Kazakhstan). - la conception, la réalisation et l implantation d observatoires d astronomie au Chili (le VLTI avec ses quatre télescopes auxiliaires), en Inde (fourniture de 4 télescopes complets), en Espagne, au Nouveau-Mexique, à Hawaii - la production de miroirs pour des télescopes terrestres, ainsi que et pour des satellites d observation (Proba-V, Gaia, Meteosat Third Generation, Sentinel-5, DMC-3 ). Thales Alenia Space Belgium : dynamique quinquagénaire en électronique spatiale WEI n 70-4

5 En 1963, la société ETCA voyait le jour dans le giron des ACEC (Ateliers de Constructions Electriques de Charleroi) afin de répondre, avec l appui de l Etat belge, aux besoins de l Europe en matière de systèmes spatiaux. Elle allait fournir de l électronique pour des stations au sol puis s imposer à bord des satellites pour leur conditionnement d énergie (sous-système d alimentation électrique). En 1989, après le démantèlement des ACEC, elle se trouve intégrée dans Alcatel Bell-SDT (Space, Defense & Telecommunication). En 1996, elle prend le nom d Alcatel ETCA. L histoire de la société carolorégienne d électronique spatiale se trouve dès lors liée à celle du groupe Alcatel, qui devient en 2005 Alcatel Alenia Space, puis prend en avril 2007 le nom de Thales Alenia Space. A présent, ETCA s appelle Thales Alenia Space Belgium. Le 3 octobre, à Charleroi en Wallonie, TAS Belgium a fêté dans une ambiance familiale un demi-siècle d activités en électronique spatiale, avec boîtiers et composants de haute technologie pour lanceurs et satellites. L entreprise belge qui emploie quelque 550 personnes se trouve présente sur les satellites des filières Spacebus, Alphabus et Proteus/Myriade, notamment pour les sous-systèmes d alimentation électrique, ainsi qu à bord des trois lanceurs (Ariane 5-ECA, Soyouz, Vega) que met en œuvre Arianespace. Les deux fondateurs d ETCA - Jean Bolland et Georges Flasse - ont rappelé l ère des pionniers, durant laquelle ETCA trouva sa place aux côtés des grands industriels français et allemands du secteur aérospatial : «Nous étions alors des complices avec les maîtres d œuvre pour l écriture des procédures et lors des négociations des contrats avec les organismes spatiaux». Dans les années 70, la Belgique fit entente avec la France pour le lanceur européen Ariane. André Dumont, directeur commercial d ETCA, de souligner le fait que l entreprise carologérienne était déjà crédible auprès de l administration française. Et d ajouter cette connivence: «quand la France a réussi à séduire la Belgique pour un projet européen, c est le succès pour sa mise en œuvre». En plus des plates-formes Spacebus pour les satellites de télécommunications et de télévision, ETCA a contribué aux satellites d observation Meteosat, SPOT, ERS, Envisat, Proteus-Jason. Paul Magnette, bourgmestre de Charleroi, a parlé d investissement public précieux et rentable et s est dit très fier d avoir des composants «made in Charleroi» sur des centaines de satellites et sondes spatiales (*). De son côté, Elio Di Rupo, Premier Ministre du gouvernement fédéral belge, a parlé pour TAS Belgium de succès de l intelligence humaine pour conclure «on joue dans la cour des grands, ce qui ne me déplaît pas». Fait significatif qui explique que Jean-Jacques Dordain, directeur général de l ESA, Jean-Yves Le Gall, président du CNES, et Stéphane Israël, président directeur général d Arianespace se soient déplacés de Paris pour être de la fête à Charleroi. Thales Alenia Space Belgium est le plus important fournisseur d électronique à bord d Ariane 5 EC-A : elle conçoit et fabrique, pour chaque Ariane, plus de 50 % de son électronique : distribution de l électricité à bord, pilotage des tuyères des propulseurs liquides, calcul de la position et contrôle d attitude, séparation des étages et de la coiffe, ainsi que système de sauvegarde avec les boîtiers de destruction. WEI n 70-5

6 Jean-Jacques Dordain a tenu à souligner la politique volontariste de la Belgique au sein de l Europe spatiale : elle est présente dans tous les programmes de l ESA et elle utilise l ESA comme son agence pour développer et exploiter les petits satellites Proba «made in Belgium». A l occasion des 50 ans de TAS Belgium, il a mis en évidence : «la bonne nouvelle est que les euros investis dans l ESA sont des euros bien placés ; la mauvaise nouvelle est la compétition actuelle pour laquelle il faut continuer à investir». Pour la Ministérielle de Luxembourg à la fin de 2014, il a fait ce constat : «on aura bien besoin du couple franco-belge pour aller de l avant avec le lanceur européen du futur». Mettant l accent sur la priorité que son pôle de Charleroi a donné aux produits récurrents, Jean-Loïc Galle, président directeur général de Thales Alenia Space, a affirmé sa volonté de faire de la filiale belge un centre d excellence pour le développement et la production des PPU (Power Processing Units), «l électronique de puissance est une discipline difficile à maîtriser ; elle est une spécialité mondialement reconnue de TAS Belgium». Comme cadeau d anniversaire, il a confirmé que l entreprise de Charleroi allait s offrir une nouvelle implantation sur le pôle de compétences en électronique de Leuven (non loin d Imec). Ce site, avec une première équipe d une vingtaine d ingénieurs, doit ouvrir ses portes au cours du premier trimestre Ses activités de conception et de fabrication seront orientées «lanceurs» : il s agira de développer et de produire des solutions innovantes pour l avionique et l électronique du prochain lanceur Ariane 6. TAS Belgium entend se trouver à bord de la case à équipements d Ariane 6, ainsi que sur l électronique embarquée des TVC (Thrust Vector Control) de pilotage des trois étages. Ainsi Thales Alenia Space s efforce de mieux coller à la réalité d un Etat membre de l ESA, qui doit tenir compte de la clef de répartition des contrats ESA entre les trois Régions que sont la Flandre (56 %), la Wallonie (34 %) et Bruxelles-capitale (10 %). En maintenant un ancrage spécifiquement wallon, le rôle de la Belgique dans le transport spatial - depuis les débuts du lanceur Ariane - s en serait trouvé amoindri pour sauvegarder une activité industrielle récurrente. (*) Succès historique pour l électronique carolorégienne : le 14 janvier 2005, elle a permis à la sonde Huygens de l ESA de fonctionner sur Titan, la «lune» de Saturne, à plus de 1,5 milliard de km de nous. Une célébrité carolo de la science au 7 ème ciel pour le ravitaillementde l ISS (International Space Station) Il faut aussi s en convaincre : un bonheur n arrive jamais seul! La ville de Charleroi est membre de la CVA (Communauté des Villes Ariane). Son nom et ses armoiries ont volé bien haut dans le ciel jusqu à la lisière de l espace sur la coiffe d une Ariane 5 (vol 153 d Arianespace avec Ariane 512, 5 juillet 2002). En juin 2014, le 5 ème et dernier ATV (Automated Transfer Vehicle), ravitailleur européen automatique de l ISS (International Space Station), sera& satellisé par une Ariane 5-ES en portant le nom d une grande personnalité de la recherche en Belge : WEI n 70-6

7 Georges Lemaître ( ). Cet enfant qui est né et a grandi à Charleroi, avant de faire de brillantes études universitaires à l Université Catholique de Louvain, est considéré par la communauté scientifique comme le «père» de la théorie du Big Bang. Son nom comme célébrité européenne se verra propulsé autour de la Terre pour aller s arrimer à l ISS (International Space Station) pendant une demi-année. Wallonie Espace Infos est d autant plus heureux du choix de l ESA : il répond à une suggestion faite dans le n 54. A noter que l idée d appeler l ATV-5 du nom de Georges Lemaître a été émise par le rédacteur de Wallonie Espace Infos dès février Nous écrivions alors : ATV-2 «Johannes Kepler» : la technologie européenne, avec la participation des industriels belges, à l honneur sur l ISS. Et si l ATV-4 recevait le nom de Georges Lemaître? Nous avons vu le module de l ATV-4 en fabrication chez Thales Alenia Space Italia à Turin, qui devient le constructeur de référence pour les modules pressurisés. Pourquoi la délégation belge ne pourrait-elle pas proposer le nom de Georges Lemaître ( ) à cet ATV (Automated Transfer Vehicle) qui volera en 2014? Georges Lemaître est l une de nos grandes gloires nationales : il est le père de la théorie du Big Bang, pratiquement admise par tous les cosmologistes Et ce serait par ailleurs une reconnaissance de l Europe pour ce que la Belgique a fait pour qu elle soit présente dans l espace, notamment avec le lanceur Ariane! Par ailleurs, la Belgique, à la fin des années 80, était un supporter de la navette Hermès. Le vaisseau automatique ATV en est l héritier mais il n a pas d équipage à bord pour la desserte de l ISS. Cette idée fut proposée pour l ATV-5 et défendue auprès du Directeur Général de l ESA par Eric Béka, Haut Représentant de la Politique Spatiale en Belgique (HRPS). Avec le résultat que l on sait. Merci à la HRPS et à l ESA. Spécial IAC 2013 (de notre envoyé spécial à Beijing) Démonstration de force de la Chine spatiale Au Nord de Beijing, le site des Jeux Olympiques 2008, avec l imposante tour de la flamme et le fameux «nid d oiseau», a vécu une semaine à l heure de l astronautique. Avec le 64 ème IAC (International Astronautical Congress) qui est passé inaperçu dans WEI n 70-7

8 la capitale chinoise. Pas la moindre publicité sur la manifestation internationale qui est la réunion annuelle de la grande famille du spatial dans le monde. La conférence et l expo, qui ont réuni dans la discrétion quelque participants (ingénieurs, chercheurs, décideurs, juristes, techniciens, journalistes) de 74 pays - plus de 700 Chinois -, se sont tenues dans l important ensemble du China National Convention Center, mêlées à d autres événements sur l aéronautique, l informatique, la sécurité, l automobile Plusieurs inscrits à l IAC 2013 ne pouvaient être présents faute d avoir obtenu à temps la lettre d invitation nécessaire au visa. Ce Congrès qui fut un succès pour les présentations, rencontres et échanges avait moins de lustre que le précédent IAC qui s était tenu à Beijing en octobre A l époque, les congressistes avaient été accueillis dans le Palais du Peuple par le Président Jiang Zemin en personne. En 2013, c est le Vice-président Li Yuanchao qui a fait l ouverture. Pour la valorisation des progrès dans l espace, on pouvait s attendre à mieux d une grande nation comme la Chine. Surtout que celle-ci affiche clairement son intention de devenir la référence pour l avenir du monde dans l espace. Les instances spatiales chinoises ont néanmoins réussi à faire une démonstration de force. En mettant en évidence les efforts en cours, qui se poursuivent malgré une économie qui connaît un certain essoufflement. Tout en se gardant bien de révéler les budgets gouvernementaux qui sont engagés en recherche et technologie pour les activités spatiales en développement et en projet. Lors d une session plénière, les CASC (China Aerospace Science & Technology Corp), CNSA (China National Space Administration), CAST (China Academy of Space Technology), CMSA (China Manned Space Agency), COSIC (China Aerospace Science & Industry Corp), NSCC (National Space Science Center) ont esquissé le tableau d une stratégie spatiale tous azimuts, fort ambitieuse : - les vols habités Shenzhou en vue de la CSS (China Space Station), une station modulaire de longue durée qui sera opérationnelle dans dix ans ; - l étude intensive de la Lune au moyen des robots Chang E et, plus tard, de systèmes habités pour lesquels les études sont en cours ; - l exploration du système solaire avec des sondes vers Mars (dès 2018), Vénus, Jupiter et des astéroïdes ; - des missions originales de haut niveau scientifique en astronomie, astrophysique, physique quantique, microgravité - la mise en œuvre de satellites d applications de plus en plus performants pour les télécommunications et la télévision, la télédétection optique et radar, la navigation, la sécurité... Un avenir toujours plus radieux Les acteurs du spatial chinois ont répété à l envi que leur potentiel en astronautique allait s amplifier et servir davantage la coopération internationale à des fins pacifiques, notamment avec les pays émergents. Confirmation auprès du personnel jeune sur les stands des exposants chinois qui faisait preuve d enthousiasme et de volontarisme pour le rôle grandissant de la Chine dans l espace. Il ne cachait pas sa fierté devant l intérêt WEI n 70-8

9 que les congressistes portaient aux activités chinoises de recherche et technologie spatiales. Il reconnaissait la nécessité d apprendre dans des partenariats technologiques avec des sociétés en Europe spécialisées dans les systèmes spatiaux. La puissante CASC, qui était créée en juillet 1999, ne passait point inaperçue à la Space Expo. Elle rappelait que la longue marche de la Chine dans l espace a débuté en Il fallut attendre avril 1970 pour la mise sur orbite d un premier satellite chinois de technologie modeste. Le jour d ouverture du Congrès, elle a procédé au lancement de son 232 ème satellite, un FY-3 polaire pour son système d observations météorologiques. La Chine dispose d un total de 105 satellites en service. Ses comsats basés sur les plates-formes DFH-3 et DFH-4 couvrent 80 % de la population sur 58 % des terres du globe. En 2015, leur couverture atteindra les 92 % sur 80 % grâce à la vente de systèmes «clefs sur porte» au Nigéria, Vénézuela, Pakistan, à la Bolivie, au Congo, Sri Lanka, Laos, Bélarus En matière de télédétection, ils déploient des satellites pour observer les terres - les ZY avec des résolutions jusqu à 2 m -, pour surveiller les mers - les HY-1 et HY-2 -, pour prévenir les catastrophes (constellation de petits satellites) Le CRESDA qui gère pour le gouvernement chinois les observations des satellites à des fins civiles est en train de déployer la constellation CHEOS (China Highresolution Earth Observation System) un Copernicus à la chinoise - qui comprendra jusqu à 7 satellites GF (Gao Fen) d observation qui seront mis en œuvre dans les cinq prochaines années : - GF-1 depuis avril 2013 et GF-6 en 2016 pour des images de 2m (mode panchromatique) et de 8 m (mode multispectral) ; - GF-2 à lancer en décembre pour des prises de vues de 0,8 m et de 3,2 m avec une fauchée de 48 km ; - GF-3 avec un SAR (Synthetic Aperture Radar) en bande C pour des observations jusqu à 1 m de résolution, prévu pour un lancement en 2015 ; - GF-4, un satellite géostationnaire capable de voir des détails de 50 m de résolution, à lancer en 2015 ; - GF-5, satellite d observation hyperspectrale spécialisé dans les observations de l atmosphère, prévu pour 2016 ; - GF-7, satellite d observation hyperspectrale à des fins de cartographie, à lancer en Secret oblige : on se gardait bien d évoquer les aspects militaires de la dimension spatiale avec les lanceurs, satellites-relais, satellites-espions En matière de navigation par satellites, a constellation du système Beidou offre des services régionaux sur l Asie-Pacifique au moyen de 14 satellites en orbite (5 GEO + 5 IGSO + 4 MEO) pour un positionnement avec une précision de 6 m. Cette couverture sera globale en 2020 avec la mise en service de 30 satellites (3 GEO + 3 IGSO + 24 MEO). Les succès de l astronautique chinoise sont de bon augure : ce que la CASC prépare pour les quinze prochaines années n est en rien comparable à ce qui est réalisé. On a WEI n 70-9

10 confirmé l envoi sur la Lune de Chang E-3 durant la première moitié de décembre et les tours de roues d un micro-rover électrique à sa surface avant la fin de l année. D ores et déjà quatre missions avec des robots lunaires sont planifiées jusqu à la fin de cette décennie. Elles devraient ouvrir la voie à l ambitieux programme de taïkonautes sur notre satellite naturel. Les premiers pas de Chinois dans le sol sélène pourraient être effectués à l horizon La CASC a confirmé des travaux en cours pour la préparation de vols habités lunaires. A cette fin, on a levé le voile sur un super lanceur lourd de 3000 t qui est à l étude. Par ailleurs, des systèmes plus performants sont en développement tant au CAST (China Academy of Space Technology) pour les satellites scientifiques et de télécommunications qu au SAST (Shanghai Academy of Spaceflight Technology) pour les satellites de télédétection. Le bus DFH-4 est proposé pour des satellites d observation (5,5 t, jusqu à 6 kw) et dans la version améliorée DHF-4B (5,5 à 6 t, 13,5 kw). En développement, le DFH-5 (jusqu à 9 t, de 10 à 30 kw), destiné à la puissante Longue Marche 5, est en quelque sorte l Alphabus chinois qui peut être équipé d une parabole de grande dimension. Centralisation compétition émulation - coopération Les vols spatiaux de taïkonautes vont continuer comme par le passé à une cadence peu élevée. Ainsi il n y en aura pas en A partir de 2015, on devrait avoir un vol chaque année. La Chine spatiale mise sur le développement de sa station spatiale permanente, alias la CSS (China Space Station), pour les années En bonne et due place sur le stand de la CMSA, la capsule Shenzhou-10 qui a volé en juin dernier. La prochaine étape dans les cinq années à partir de 2015 sera l expérimentation avec le module Tiangong-2, alias Space Lab, satellisé par une C2-2F améliorée depuis Jiuquan (et non par une CZ-7 depuis Wenchang). Il s agira de tester le ravitaillement en orbite avec un véhicule de 13 t lancé par une CZ-7, ainsi qu un système régénératif de support vie et des missions de plusieurs semaines autour de la Terre. La CNSA (China National Space Administration) et la CMSA (China Manned Space Agency) entendent développer la coopération internationale, mettant en exergue des pourparlers positifs avec l ESA. L IAC 2013 de Beijing a permis une approche, certes timide, du monde spatial à la chinoise. Il y avait la participation record de chercheurs et ingénieurs, qui ont montré leurs compétences dans des présentations techniques de systèmes et projets. Ils sont en train d imposer le mandarin comme un langage de l astronautique. Tout en restant confrontés à des problèmes de qualité, fiabilité et longévité pour leurs équipements dans l espace. Mais on est en présence de nombreux jeunes qui sont avides de connaître, qui apprennent vite et qui progressent bien. Encouragés par la CNSA (China National Space Administration) sont à l affût d initiatives conjointes avec des acteurs du spatial dans le monde. Les activités aéronautiques de la Chine restent fort centralisées sous l autorité de la puissante entreprise publique CASC (China Aerospace Science & Technology WEI n 70-10

11 Corp). Son logo est repris sur les lanceurs, satellites et équipements au sol. Elle compte huit académies de R & D, implantées à Beijing (4), Xi an (2), Chengdou (1) et Shanghai (1), qui sont autant d unités de production (lanceurs, propulsion, satellites, électronique, aérodynamique). Elle contrôle des sociétés spécialisées, dont les plus connues sont China Satcom, CGWIC (China Great Wall Industry Corp), CRESDA (China Centre for Resources Satellite Data & Application). Elle représentait en 2012 un chiffre d affaires de 123,3 milliards Yuan Renminbi (14,8 milliards ). Avec l essor des nouvelles technologies, notamment dans le domaine aérospatial et dans les TIC (Techniques de l Information et de la Communication), d autres entités. La CASIC (China Aerospace Science & Industry Corp) contribue aux missions habitées, à l exploration lunaire, aux systèmes avancés de défense (missiles à poudre), de sécurité (satellites de navigation Beidou), de sauvetage. Dans ses cinq académies, deux complexes de recherche et de production, quelque 570 instituts et entreprises, elle emploie plus de personnes. On a le NSSC (National Space Space Science Center) qui dépend de l Académie chinoise des Sciences : il a vu ses ressources augmenter pour préparer des missions scientifiques originales, comme un observatoire dans les rayons X durs (2,7 t), un satellite expérimental de communication quantique (1,5 t), un détecteur de particules de la matière noire (1,9 t), la capsule Shijan-10 (3,6 t) pour des expériences en microgravité, le trio Kuafu pour l étude des relations Soleil- Terre. Il y a le CSME (China Manned Space Engineering) qui est en charge du programme chinois des vols spatiaux habités. La CNSA (China National Space Administration), dont l administrateur, Dr Ma Xingrui, a été récompensé par l IAF, est l organisme gouvernemental qui gère les relations de coopération de la Chine spatiale dans le monde. Elle a une vue d ensemble sur le développement des activités chinoises dans l espace. Elle est fort impliquée dans les satellites de télédétection, de météorologie, de communications et de télévision, dans la mise à disposition internationale des systèmes spatiaux de lancement, de navigation et d expérimentation en microgravité. Le Space Expo de l IAC 2013 a permis de découvrir des entreprises privées au travers des composants électroniques de Beijing SunWise Space Technology Ltd, ainsi que des actions de la très influente China HEAD Aerospace Technology Company. Celle-ci fonctionne comme une source globale de produits et services pour les entreprises de pointe en Chine. Elle établit des contacts avec des sociétés non chinoises de manière à favoriser l acquisition de technologies spatiales ou un développement conjoint de solutions avancées avec des acteurs industriels chinois. Ainsi elle a établi des relations privilégiées avec l entreprise suisse RUAG Space, avec le TNO aux Pays-Bas. Lors d IAC 2013, elle annonçait la signature d un partenariat avec l Italie pour un laboratoire de propulsion électrique. Les grandes manœuvres à venir de la Chine dans l espace WEI n 70-11

12 Lors d une session plénière d IAC 2013, une présentation de Xu Dazhe, le président du CASC (China Aerospace Science & Technology Corp), a dévoilé l ambitieux planning de quinze années de missions dans l espace. Outre les satellites de télécommunications, de télédétection et de navigation, voici la feuille de route de la Chine pour les vols habités, les missions scientifiques et l exploration du système solaire. Décembre 2013 : Chang e-3 lancé vers la Lune pour y atterrir et y déposer un microrover électrique à 6 roues motrices. Un concours est lancé en Chine pour donner un nom à ce rover lunaire : Lancement CZ 4B du satellite scientifique HXMT (Hard X-ray Modulation Telescope) de 2,7 t (orbite circulaire à 550 km, inclinée à 43 degrés) : Lancement CZ 2D du satellite scientifico-technologique QUESS (Quantum Experiments at Space Scale) de 600 kg (orbite à 600 km, inclinée à 97,79 degrés) 2015 : Chang e-4 pour rééditer la mission de Chang e-3 sur un autre site lunaire : Satellisation du module habitable Tiangong-2, équipé pour des vols de longue durée, avec un système de régénération de l oxygène et de l eau. Ravitaillement avec un vaisseau automatique. Vols Shenzhou-11 et Shenzhou-12 de plusieurs semaines : Lancement CZ 2D du satellite scientifique DAMPE (DArk Matter Particle Explorer) de 1,9 t (orbite à 500 km, inclinée à 97,4 degrés). Avec la collaboration du CERN : Lancement CZ 2D de Shijan-10 de 3,6 t avec capsule récupérable pour des expériences en microgravité (orbite entre 200 et 482 km, inclinée à 63 degrés). Expériences en physique des matériaux, biotechnologie, sur les mécanismes de combustion 2017 : sonde lunaire Chang e-5 destinée à atterrir, à collecter des échantillons et à les rapporter dans une capsule sur Terre : envoi d une sonde vers Mars qui doit se placer sur orbite et déposer un petit rover électrique : Lancement de SPORT (Solar Polar Orbit Radio Telescope) 2019 : réédition avec Chang e-6 de la mission précédente d un automate chinois sur la Lune : Démarrage de la construction de la station permanente, qu on appelle CSS (China Space Station) WEI n 70-12

13 : Lancement de XTP (X-ray Timing & Polarization) de 4,55 t (orbite à km) Années 2020 : Missions scientifiques STEP (Search for Terrestrial Exo-Planets), ASO-S (Advanced Space-based Solar Observatory), EP (Einstein Probe), WCOM (Water Cycle Observation Mission), sélectionnées en : Lancement d un observatoire qui doit s approcher du Soleil : Fin de la construction de la CSS qui doit permettre des séjours très longs pour un équipage de trois taïkonautes, avec séjours courts lors d échanges d équipages. Volume habitable : jusqu à 60 m³. Masse sur orbite : 66 t. Durée prévue sur orbite : 10 années : Mission d approche d un astéroïde pour s y poser : Sonde autour de Vénus : Sonde autour de Jupiter : Mission martienne de prélèvement d échantillons pour un retour sur Terre. Après 2030 : Mission de taïkonautes autour de la Lune, puis à sa surface. Il fut question d études préliminaires d un super-lanceur d une masse de 3000 t au décollage 4 x plus puissante que la CZ-5, capable d expédier jusqu à 35 t vers la Lune -, ainsi d un scénario d aller-retour de taïkonautes à la surface de notre satellite naturel. Le faux bond à Beijing de Valentina, «la mouette de l espace» pour les 50 ans de son vol spatial Les deux taïkonautes femmes qui ont volé à bord de Shenzhou-9 (Liu Yang) et de Shenzhou-10 (Wang Yaping) tenaient assurément la vedette. Il était prévu qu elles célèbrent avec la «cosmonette» Valentina Terechkova les 50 ans de son vol historique, mais celle-ci était retenue à Moscou par des obligations politiques (présence à la Douma). Il faudra attendre 2015 pour qu un nouvel équipage de taïkonautes parte vers l espace. Chine, Ukraine, France, Allemagne, Corée, Italie, Japon, Thaïlande, Turquie, Afrique du Sud, Pays-Bas, Belgique vedettes de la Space Expo de Beijing La Space Expo IAC 2013 était dominée par une multitude de maquettes de satellites et lanceurs chinois. Mais l Ukraine, candidate pour l IAC 2017, ne passait point WEI n 70-13

14 inaperçue avec les sociétés Youchnoye et Dneprotechservice. Elle insistait sur le lanceur Cyclone 4 (maquette animée du pad de tir) et sa coopération avec le Brésil dans le cadre de l entreprise conjointe ACS (Alcantara Cyclone Space). L Europe était présente avec les stands du CNES, du DLR, de l ASI, de UKSpace et d industriels britanniques, d Astrium, des industriels des Pays-Bas, de la Belgique (Skywin Wallonia). On notait la participation du Japon, de la Corée du Sud (avec une maquette de son lanceur KSLV-2), de la Thaïlande, de l Afrique du Sud (qui a signé un accord de partenariat industriel avec la Chine pour des activités spatiales), de la République tchèque, du Canada, de la Turquie (avec un ambitieux plan de satellites de TAI), du Mexique (l autre candidat pour l IAC 2017). IAC 2016 : Gualajara (Mexique) l emporte sur Kiev (Ukraine) Décision prise à Beijing : le 67 ème Congrès international d astronautique ou IAC 2016 se déroulera à Guadalajara, capitale de l Etat de Jalisco, Mexique, suite à une proposition de la jeune et dynamiqueaem (Agencia Espacial Mexicana). C est ce qu a décidé l Assemblée générale de l IAF à Beijing le 27 septembre. L autre ville candidate était Kiev dont les entreprises étaient en force à la Space Expo de l IAC 2013 pour présenter l Ukraine de l espace. Mais son offre, notamment pour le site du Congrès, n a pu convaincre les délégués de l IAF, de l IAA et de l ISSL. Le Congrès de 2016 qui aura pour thème «Rendre l espace accessible et abordable pour tous les pays» permettra de mieux connaître les efforts du Mexique dans le domaine spatial. A noter dans vos agendas que les prochains IAC se tiendront à Toronto (Canada) en 2014 (sur le thème de «Notre monde a besoin de l Espace»), puis à Jerusalem (Israel) en 2015, et à Gualajara (Mexique) en Politique spatiale EU + ESA 1.1. World Satellite Business Week d Euroconsult sur l essor du business spatial dans le monde : sus à la crise! Tous les ans, après les vacances d été, la rentrée de la communauté de l espace se fait sous le signe d Euroconsult. Du 9 au 13 septembre, près de 600 décideurs et acteurs du business spatial s étaient donné rendez-vous à l Hôtel Westin, près de la Place Vendôme, pour participer aux conférences de la World Satellite Business Week. Une semaine qu organise chaque année Euroconsult, le spécialiste du monde des affaires dans l espace. Au programme 2013, trois conférences pour témoigner de la parfaite santé des applications commerciales avec les satellites de télécommunications, de télévision et de télédétection : Satellite Financing, Prospects for TV Distribution, Earth Observation Business. Alors que l économie mondiale vit au rythme de la crise - la Chine, l Inde, le Brésil n y échappent pas -, force est de constater que le monde des affaires dans l espace, dans son ensemble, continue à bien se comporter. L Europe, avec ses industriels WEI n 70-14

15 (Astrium, Thales Alenia Space, OHB, Surrey Satellite Technology Ltd), avec ses lanceurs (Arianespace), ses opérateurs (Astrium Services, SES, Eutelsat, Hispasat, Telespazio, Telenor, Avanti, e-geos, DMCII, Deimos, RapidEye ), occupe une position dominante sur ce marché qui poursuit sa croissance. Mais la concurrence bat son plein dans la zone Asie-Pacifique où se trouve concentrée une bonne partie de la population mondiale, pour l Afrique dont plusieurs Etats connaissent un essor économique prometteur, en Amérique Latine à la veille de grands événements sportifs et en quête de développement technologique. L Inde, qui constitue un marché attractif avec plus de 1,2 milliards d habitants, se trouvait absente à cette semaine du business des satellites. Par contre, de nouveaux venus sur la scène des affaires spatiales s étaient déplacés à Paris pour décrire leur stratégie et pour prendre des contacts : l Azerbaidjan (avec Azercosmos), les Emirats Arabes Unis (avec Dubai et le Qatar), le Bélarus, le Gabon Euroconsult, à chaque World Satellite Business Week, se montre d une sage prudence dans ses prévisions, tout en affichant des courbes qui continuent de grimper moins vite. Pacôme Révillon, président directeur général d Euroconsult, constate une hausse de 4 % de la capacité des télécommunications qui est commercialisée par une quarantaine d opérateurs dans le monde. Leur chiffre d affaires atteignait les 10 milliards en Leur nombre, même s il y a quelques concentrations Apstar avec China Satcom, Arabsat avec Hellas-sat, Eutelsat avec Satmex ne cesse d augmenter. L ensemble de la chaîne des valeurs pour les systèmes commerciaux - depuis la fabrication et le lancement des satellites jusqu à la fourniture de leurs services, en passant par leur mise en œuvre et les terminaux au sol - est estimée à près de 100 milliards! Même phénomène pour la télédétection spatiale : le marché commercial à des fins duales (imagerie civile et militaire) - dépassait 1,1 milliard d euros en 2012 avec 32 pays qui ont mis en place des satellites d observation. Dans dix ans à venir, il est question de mettre en orbite 290 satellites de télédétection (optique et radar) pour un total estimé à 20 milliards. Cette hausse d intérêt pour les systèmes spatiaux sur l ensemble du globe a une double explication. D abord, des nations émergentes, qui peuvent miser sur les ressources de leur sous-sol, veulent tirer parti du développement de leurs propres systèmes de satellites, et ce, pour deux raisons complémentaires: l autonomie pour les télécommunications et pour les observations, l acquisition d un savoir-faire technologique pour leur avenir. Ensuite, les applications innovantes au service des TIC (Technologies de l Information et de la Communication) permettent aux satellites de tenir la dragée haute aux réseaux terrestres, car ils font preuve de flexibilité et de disponibilité avec des performances accrues pour un coût plus accessible. Les satellites de télécommunications offrent des répéteurs à grande capacité jusque dans la bande Ka pour des chaînes TV Ultra-HD (qualité cinéma), pour des connexions à haut débit (High Throughput Satellite Systems), pour des services mobiles au sol, sur mer et dans les airs (relais géostationnaires multi-faisceaux et constellations de satellites). Quant aux satellites d observation, ils vont se faire concurrence en étant déployés sous la forme de constellations pour prendre de façon WEI n 70-15

16 quasi continue des vues ayant une résolution «militaire» qui montrent des détails de quelques dizaines de cm au sol! L exploitation de cette imagerie spatiale va nécessiter des outils de réception et de traitement. La Chine et l Europe se positionnent pour casser la fracture du demi-mètre dans la commercialisation des observations régulières de la surface terrestre, tant avec de l optiques passive qu avec des radars actifs. Bientôt, chacun pourra disposer d un cliché, mode «satellite espion», de sa propriété, de son immeuble, de son quartier Le développement des applications intégrées, qui marient télécommunication, télédétection, navigation et géo-positionnement, localisation de signaux d identification des navires et avions va donner un plus à la dimension spatiale pour améliorer la gestion des activités et la sécurité à l échelle globale. L ère du numérique qui favorise cette intégration des services par satellites nous réserve bien des surprises dans cette société de l image European Satellite Day 2013 : rappel nécessaire de l efficacité spatiale comme réponse aux risques globaux «Vingt fois sur le métier, remettez votre ouvrage». Une fois de plus, on s efforce de sensibiliser les responsables de stratégie, en politique et dans les affaires, aux solutions immédiates que les satellites d applications (télécommunications, télédétection, météorologie, géo-localisation ) sont en mesure d apporter pour une meilleure gestion des problèmes globaux. Le monde du spatial, via ses agences, institutions et industriels, se donne une nouvelle occasion de rappeler le rôle primordial et pertinent de la technologie des satellites pour répondre aux problèmes terrestres de façon urgente. Il s agit d enfoncer le clou pour que le spatial ait droit de cité partout où les besoins exigent son utilisation. Le 5 septembre, pour sa 2 ème édition au siège de la Commission européenne, l European Satellite Day avait rendez-vous avec le World Economic Forum et les risques d ampleur globale que font courir le changement climatique, les pénuries de nourriture et d eau, et les disparités pour l accès à la connaissance (éducation et information). Cette rencontre d un jour sur ces défis immédiats et complexes pour l Europe était organisée par l ESOA (European Satellite Operators Association) et Eurospace (association des industriels européens du spatial), en partenariat avec l ESA et Eumetsat. L objectif est de favoriser une meilleure connexion, qui soit durable, stable et fiable, entre protagonistes des systèmes spatiaux et acteurs de la gestion socio-économique du monde. Dans son speech d ouverture, Antonio Tajani, le vice-président de la Commission européenne, a mis en évidence la montée en puissance de l Union dans l espace avec les outils clefs que sont les systèmes Galileo et Copernicus, ainsi que le volet du spatial dans le programme R & D «Horizon 2020» : un effort de plus de 11,4 milliards sur sept ans, pour apporter des services aux citoyens par le biais de l innovation et sous la forme de la croissance. La difficulté au sein de la Commission est l absence d unanimité concernant la priorité à donner au développement des WEI n 70-16

17 systèmes spatiaux alors qu ils ont beaucoup d importance - mais pas assez d influence - en Europe. Si la DG Industrie et Entrepreneuriat est acquise à la cause de la technologie spatiale vu ses retombées industrielles et sociales, d autres DG (comme la Stratégie numérique) préfèrent favoriser les solutions des réseaux terrestres qui ont fait leurs preuves depuis des lustres. Parmi les participants à l European Satellite Day 2013, plusieurs DG de la Commission se trouvaient représentées. Elles ont eu les éclairages, entre autres, d Eutelsat, d Inmarsat, d Eutelsat et de l ESA, lors d échanges sur l impact des applications spatiales. Alain Ratier, Directeur général d Eumetsat elle comptera 30 Etats membres à la fin de l année -, a souligné l importance de la continuité, grâce à des investissements à long terme dans des satellites opérationnels, des observations et mesures pour les services destinés à comprendre la situation et l évolution du changement climatique. De son côté, Patrick McDougal, vice-président d Inmarsat pour sa stratégie commerciale, a noté que la volonté d offrir un service le plus économique possible en innovant avec des équipements moins coûteux se heurtait à la complexité des réglementations pour leur mise en œuvre. Michel de Rosen, président d ESOA et Directeur général d Eutelsat, a regretté que les décideurs stratégiques de l Union ne soient pas mieux au courant des services que rendent aujourd hui les systèmes spatiaux : «Les satellites peuvent contribuer à faire de l Europe un Continent Connecté avec la prochaine génération de services de haute qualité et à des prix accessibles.» et Jean-Yves Le Gall, président du CNES, lors du dîner de clôture, a insisté sur l importance actuelle de l Europe dans le business de l espace avec 11 opérateurs de satellites y compris Intelsat à Luxembourg qui y sont localisés. Ensemble, ils représentent 70 % du chiffre d affaires des télécommunications par satellites dans le monde. Il a voulu mettre en garde cette Europe qui réussit dans l espace concernant l arrivée en force de la Chine sur le marché des satellites, via des contrats qui sont conclus avec des nations émergentes. Il en tire le constat : «ce sont des revenus et des emplois perdus pour les fournisseurs européens de systèmes spatiaux». Et d ajouter : «Si le secteur spatial en Europe veut survivre à long terme et maintenir sa position de leader, il lui faut s adapter. L innovation et l efficacité doivent lui permettre de rester compétitive dans un secteur de portée mondiale.». A ce propos, il a conclu sur le rêve appelé Ariane 6. Ce nouveau lanceur, dont la configuration vient d être figée, doit être «le meilleur de la prochaine décennie» en termes de fiabilité et flexibilité, avec un rythme plus rapide des lancements et, surtout, à un tarif moins cher Countdown to Horizon 2020 Space Tour : à Bruxelles en décembre La Commission européenne a le vent en poupe pour le spatial. Elle ne ménage pas ses efforts pour susciter l intérêt sur les appels à projets Espace du nouveau Programme- Cadre qui s appelle Horizon Elle a fait une présentation des axes de R & D chez OHB à Brême, les 9 et 10 octobre. Ce fut l occasion pour les acteurs spatiaux de la cité hanséatique de montrer, lors de visites, leurs compétences dans les vols habités WEI n 70-17

18 (Astrium), pour l intégration de satellites (OHB), en robotique dans l espace, dans l analyse de nouveaux systèmes spatiaux Les participants ont pu voir des aspects contrastés : chez Astrium le hall Spacelab-Columbus-ATV désormais vide ; du côté d OHB des bâtiments d intégration en pleine activité pour les Galileo FOC - les n 3 et n 4 attendaient leur départ pour l ESTEC -, le Small Geo pour Hispasat, la plate-forme Exomars 2016 Un budget de millions est prévu pour les activités spatiales qui ont pour piliers la navigation par satellites (Galileo), l observation de la Terre (Copernicus), la sécurisation de l espace (SSA/Space Situational Awareness). L accent est mis sur les technologies futures (y compris l emploi de systèmes nucléaires dans l espace), la science et l exploration spatiales, la coopération internationale et le rôle des PME. Pour la recherche et le développement Espace , il est prévu d allouer : millions dans le cadre de Galileo (applications, actions des PME, coopération internationale, amélioration et promotion, applications du service public régulé, évolution du système ) - 58,5 millions pour des travaux Copernicus (évolution du climat, déploiement de services spécifiques, applications commerciales de la télédétection, diffusion et promotion des données ) - 31 millions pour la protection des systèmes de l Europe dans l espace (missions space weather, NEO/Near Earth Objects, réduction des débris spatiaux, outils de surveillance, amélioration des systèmes en Europe ) - 87 millions pour l autonomie et la compétitivité technologiques et scientifiques (accès indépendant à l espace, non-dépendance de l Europe, mise en place de clusters de recherche stratégique, propulsion électrique des sondes et satellites, robotique spatiale, démonstrateurs sur orbite, technologies de pointe, - 16,5 millions de soutien aux PME Des interventions financières sont prévues pour l exploration et la science spatiales, pour la coopération internationale, ainsi que l éducation Les 11 et 12 décembre, le Space Tour Countdown to Horizon 2020 fera escale à Bruxelles (voir agenda), après être allé à Toulouse, Londres et Rome. La Commission a prévu de lancer son premier appel à projets le 11 décembre Ambitieuse Turquie spatiale : l autonomie pour les satellites de télécommunications et de télédétection TAI (Türkish Aerospace Industries) était l un des nouveaux participants du Space Expo de l IAC La Turquie (dont le drapeau présente quelque similitude avec celui de la Chine) montrait sa détermination d être autonome pour développer des satellites de télédétection et de télécommunications. A l instar du Kazakhstan et de l Azerbaidjan qui tirent partie d une économie florissante pour investir dans leur propre centre de technologie spatiale, TAI est en train de se doter à Ankara d un Centre d assemblage, intégration et tests pour les systèmes spatiaux, avec l aide technologique des sociétés Thales Alenia Space et Telespazio. L entreprise publique, qui emploie près de 150 personnes, a obtenu du SSM (Savunna Sanayii Müstesarligi/Sous-secrétariat turc des Industries de Défense) WEI n 70-18

19 que Telespazio ait la maîtrise d œuvre du satellite d observation Göktürk-1 à usage dual qui prendra des vues multispectrales avec une résolution de 0,8 m. Son lancement est prévu sur Vega dans le courant de Deux satellites turcs d observation sont déjà en service : - depuis août 2011, Rasat (95 kg) développé par Tübitak-Usay pour des prises de vues de 7,5 m (panchromatique) et de 15 m (multispectral), satellisé par Dnepr à partir de Yazny (Russie). - depuis décembre 2012, Göktürk-2 (450 kg) avec une caméra multispectrale fournie par la firme sud-coréenne Satrec Initiative, qui fut mis en orbite à km par un lanceur CZ 2D à partir de Jiuquan. Pour la seconde moitié de cette décennie, TAI projette avec le SSM de réaliser trois satellites : - pour 2018, Imece (œuvre collective), un satellite d observation optique avec des caméras multispectrale (moins d 1 m de résolution) et hyperspectrale, qui sont développées par Tübitak Uzay. Ce satellite qui sera 2 à 3 fois plus important que Göktürk-2 sera le premier intégré et testé dans le nouveau centre de TAI. - pour 2019, Göktürk-3, doté d un SAR qui sera développé par la société d électronique militaire Aselsan SA. - pour , Türksat-6A (précédemment appelé Türksat-5A), satellite de télécommunications en bande Ku, pour l opérateur régional Türksat. Sa réalisation se fera avec l aide de Mitsubishi Electric qui a obtenu les contrats pour Türksat-4A et Türksat-4B. Après 2020, il est prévu que TAI développe un Tech Demo Satellite pour préparer les technologies d une constellation régionale de 6 à 8 petits satellites de navigation. A noter que la Turquie se tourne de plus en plus vers l Asie pour son programme d activités spatiales. Elle fait partie de l APSCO (Asia-Pacific Space Cooperation Organization) mise en place par la CNSA (China National Space Administration) pour stimuler la coopération spatiale entre les pays de l Asie-Pacifique. Elle compte huit Etats membres : le Bangladesh, la Chine, l Iran, la Mongolie, le Pakistan, le Pérou, la Thailande et la Turquie. Elle facilite l échange d informations sur le développement de systèmes d applications spatiales. Voir les infos sur Türksat dans la rubrique télécommunications Gabon : agence spatiale et station de télédétection L Afrique est un continent en plein essor avec plusieurs pays émergents qui peuvent tirer parti des ressources premières. C est le cas du Gabon au sous-sol très riche et à la population très jeune. Désireux de mettre l espace au service du développement durable, il a créé en février 2010 l établissement public AGEOS ou Agence Gabonaise d Etudes et d Observations Spatiales, qui a son siège à Libreville. AGEOS donne la priorité à son projet SEAS (Surveillance Environnementale Assistée par Satellite), pour lequel il a conclu un accord de partenariat avec l IRD (Institut de Recherche pour le Développement) français et l INPE (Instituto Nacional de Pesquisas Espaciais) brésilien. WEI n 70-19

20 Lors d une session du Symposium Euroconsult sur le business spatial de l observation de la Terre, AGEOS était représenté par Dr Etienne Massard K. Makaga, conseiller spécial du Président du Gabon. Il a décrit la nécessité de se doter d un pôle de compétences avec une station de réception d images des satellites de télédétection, cette partie occidentale du continent africain ne disposant pas d accès direct aux données SPOT et Pleïades d Astrium Geo-Information Services. AGEOS a retenu la société française Zodiac Data Systems pour la fourniture d une station qui sera implantée près de Libreville sur la Zone Economique de Nkok, que l on présente déjà comme la «capitale industrielle gabonaise». 2. Accès à l'espace/arianespace 2.1. Le leadership d Arianespace sous la menace de nouveaux concurrents : Atlas 5 de Lockheed-Martin, H-2A de Mitsubishi, Falcon 9 v1.1 de SpaceX Au cours de l été 2013, Arianespace faisait la course en tête, glanant les contrats de lancements. Le Zenit de Sea Launch et le Proton d ILS (International Launch Services), qui font la part belle à l industrie spatiale russe, devaient récupérer de deux échecs dramatiques au décollage. Ils laissaient le champ libre à Ariane 5-ECA pour ses services commerciaux de transport spatial. Avec l automne, Arianespace voit s amplifier la concurrence avec des contrats pour l Atlas 5 de Lockheed-Martin et la H-2A de Mitsubishi, avec la réussite du vol inaugural du Falcon 9 v.1.1 de SpaceX à partir de la base californienne de Vandenberg. Celle-ci doit confirmer la disponibilité de son nouveau lanceur pour des mises en orbite de transfert géostationnaire : deux lancements depuis Cape Canaveral sont prévus avant la fin de l année avec des satellites de télécommunications et de télévision pour SES et pour Thaicom. SpaceX mise sur les opérations en orbite héliosynchrone : elle a décroché des contrats pour satelliser des observatoires radar en , à savoir le SARaH d OHB-Astrium pour le Ministère allemand de la Défense, la Constellation Radarsat de MDA (MacDonald Dettwiler Aerospace) pour l Agence Spatiale Canadienne. Arianespace : toujours la course en tête La bonne santé du business spatial ne peut être que profitable à Arianespace. Lors d une rencontre avec les médias, Stéphane Israël a voulu marquer un changement d attitude, en s abstenant de critiquer et narguer la concurrence russo-américaine (ILS avec Proton) et russo-ukrainienne (Sea Launch avec Zenit). Il a néanmoins pris plaisir à annoncer une demi-douzaine de nouveaux contrats en plus des 7 autres signés depuis le début de l année. Soit 13 déjà engrangés en 2013 : un beau record! Ces commandes représente un chiffre d affaires supérieur à 1 milliard ou 3 années d activités. Pour faire face à une concurrence qui s amplifie - avec Falcon 9 v1.1 de SpaceX et Atlas 5 de Lockheed Martin, sans perdre de vue le H2A de Mitsubishi Heavy Industries -, Arianespace doit s adapter aux besoins de ses clients. Elle va augmenter d ici 2015 le volume disponible pour les charges utiles - notamment les satellites à WEI n 70-20

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