Analyses et Perspectives

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1 Analyses et Perspectives Références Systèmes Septembre 2013 N 1304 Complémentarité et autonomie en protéines en région Centre Potentiels et freins à lever La France importe aujourd hui 40% de ces besoins en protéines pour l alimentation animale. Ces protéines proviennent des Etats-Unis et d Amérique du Sud sous forme essentielle de tourteau de soja. Ce marché est de plus en plus concurrentiel au niveau mondial. Les pays émergents notamment en Asie, sont de plus en plus présents en lien avec l augmentation de leur population et du niveau de vie. Dépendant de ce marché au plan national mais aussi régional, les tensions actuelles sur le marché des protéines mais plus généralement des matières premières qui rentrent dans la composition des aliments du bétail, le coût logistique et du transport, poussent les acteurs régionaux à s interroger sur les solutions à mettre en œuvre afin de développer une plus grande autonomie régionale. Les acteurs des filières, conscients de ces problématiques ont choisi de traiter de cette thématique dans le cadre de leur projet et ce de façon transversale entre animal et végétal. Il s agit d évaluer les potentiels et les freins liés au développement d une meilleure complémentarité entre les productions au niveau régional mais aussi sans doute inter-régional. * Contacts : Groupes de travail région Centre, projet de filière grandes cultures : CRAC, Coop de France Centre, Interprofessions des viandes blanches, UNIP, ARVALIS, CETIOM, Bio Centre. Besoins et dynamiques des filières animales en région Centre En préambule, il faut souligner que l alimentation animale répond à plusieurs impératifs. L objectif de l alimentation est de répondre aux besoins des animaux et du système dans lequel ils sont élevés. Les apports doivent s adapter à la génétique, la physiologie, au système d exploitation et de commercialisation de la filière dans lequel cette alimentation est insérée. Ce complexe se construit également dans un ensemble d avantages comparatifs et de contraintes d ordre économiques (compétitivité des élevages et des filières animales), sociaux (consommation) et environnementaux (locaux mais aussi mondiaux). Assemblée Permanente des Chambres d'agriculture 9 avenue George V Paris Tél : Fax : REPUBLIQUE FRANÇAISE Etablissement public Siret Avec la participation financière du CasDAR Le tourteau de soja est un concentré d énergie et de protéines (42 à 48 % de MAT (Matière Azotic Totale), présence des 8 acides aminés essentiels, richesse importante en lysine, bonne digestibilité) difficile à remplacer quand on tient compte de l ensemble des éléments précédents. Des solutions de substitution au soja existent cependant au moins au plan technique en fonction des élevages. Elles posent cependant des questions de com- pétitivité qui ne peuvent se résoudre que dans un cadre concerté entre filières végétales et animales. En matière de dynamique des productions animales en région Centre, le constat est difficile. Le nombre d exploitations diminue (données RA 2010) sur 10 ans, les effectifs stagnent au mieux (bovins viande, caprins) ou diminuent (porcs, volailles, vaches laitières, ovins). Compétitivité liée à l évolution des prix mais aussi des charges, concurrence des importations notamment des pays tiers pour certaines filières, évolution des demandes nationale et mondiale, modernisation et mise aux normes des parcs de bâtiments en lien avec les évolutions des dispositifs environnementaux, les normes en matière de bien-être animal, acceptabilité sociale des projets, thèmes multiples qui grèvent les perspectives de développement de l élevage en région mais plus largement sur le bassin ouest en France. Alternatives au soja en matière de source de protéines en élevage Alternatives au soja Bovins Volailles Porcins Tourteau de Colza Tourteau de Tournesol Pois protéagineux Féverole Lupin blanc Luzerne déshydratée Légumineuses fourragères Source : Vers plus d indépendance en soja d importation pour l alimentation animale en Europe le cas de la France WWF/ENESAD, 2009 Analyses & Perspectives 1304 Septembre

2 La demande de ces élevages n est cependant pas négligeable et les potentiels de substitution sont importants et pourront le demeurer à moyen terme : En production porcine, t de soja sont incorporées aujourd hui dans les rations (besoin total en MRP de t) (source : ARIPORC, AIRFAF, 2010). Entre t et t de pois pourraient ainsi être incorporées en substitution dans les rations (UNIP, 2012). Cette incorporation est d ailleurs déjà présente puisque t de pois intègrent déjà l alimentation notamment dans le cadre de la fabrication d aliments à la ferme qui représente 80% de l aliment consommé en région. En productions de volailles, les possibilités sont moins importantes et cependant non négligeables. L élevage de volailles est ainsi très lié au soja (acides aminés assimilables et systèmes d élevages) ce qui rend difficile la substitution par d autres sources de protéines en l état. Ainsi, entre et t de pois pourraient être incorporés en région Centre (base de l estimation fondée sur les effectifs 2010) (UNIP, 2012). En productions d herbivores, la dépendance protéique passera sans doute plus par une réflexion et un travail de fond sur la complémentarité herbe/maïs, le développement des petites et des grandes légumineuses, la valorisation du tourteau de colza (déjà réalisée en bovin viande et en bovin lait notamment). L évolution des règles en matière de provenance de l alimentation des AOP caprines pourrait également constituer une demande non négligeable à terme et un potentiel de développement de complémentarités entre filières. Un système caprin élevant 110 chèvres sur 30 ha et produisant près de L de lait transformé à la ferme consomme ainsi 35 kg de soja par chèvre et 20 kg par chevrette soit un peu plus de 4 t annuelles. Evolution du nombre d élevages dans le Centre ( ) Le tourteau aujourd hui incorporé dans les rations est majoritairement importé et ce malgré une réglementation qui privilégie un approvisionnement en matières premières locales. Les opérateurs cherchent aujourd hui à développer un approvisionnement français suite à des difficultés liées aux importations et investissent dans des outils d extrudation ou de trituration du soja. Concernant les autres matières premières notamment pois et féverole, les opérateurs fabricants d aliments du bétail sont aujourd hui a priori à un optimum qui ne devrait pas favoriser une augmentation de la demande sur ces productions en bio. Pour exemple, les besoinstotaux en matière azotéé totale (MAT)bios en région Centre sont de 1780 t t proviennent de tourteaux (colza, tournesol ou soja) ou de graines de soja. L essentiel de ces besoins proviennent des élevages de porcs et de volailles qui consomment essentiellement du soja, on estime dès lors le besoin de ces élevages en région à t de MAT soit t de graines de soja que l on pourrait potentiellement produire en région. Enfin, si la région Centre représente de faibles besoins en protéines bio et paraît indépendante (polyculture élevage, autonomie fourragère en herbivores ), les besoins des régions limitrophes sont cependant importants B o vins viande Bovins lait Ovins Caprins Porcins CapacitésB âtiments d'élevagevo lailles de en po ules chair > 50 po ndeuses m² Défic it en protéines en tonnes de m atières az otées totales (M A T) en agric ulture biologique (A lter A gri, janvier-février 2012, projet CA S DA R P ROTE A B ) Source : Recensement agricole 2010, DRAAF-SRISE Enfin, il est intéressant de noter les besoins spécifiques existants en agriculture biologique. Au 1 er janvier 2012, la réglementation aurait dû mettre fin à la dérogation du cahier des charges européens de l agriculture biologique qui autorisait l incorporation de 5% de matières premières d origine conventionnelle dans l alimentation des monogastriques biologiques, échéance repoussée au 1 er janvier Ces matières premières conventionnelles utilisées sont riches en protéines (maïs et gluten) et n ont pas aujourd hui leur équivalent en bio (source : Alter Agri). La meilleure source de protéines pour remplacer ces matières premières serait le tourteau de soja. Ces potentiels de substitution par production sont à lier au-delà de l analyse technique aux performances et à la compétitivité des élevages et de leurs filières. L alimentation représente une part importante des coûts de production, tout changement de l alimentation s évalue donc également au regard de la rentabilité et de l évolution connexe du revenu des éleveurs. En porcs, l alimentation représente ainsi 63% du kilo de croît (Source GTE, GTTT Bretagne 2010). En bovin viande, en fonction des systèmes, l alimentation représente 10 à 15 % de kilo vif vendu avec cependant une forte variabilité entre élevages. En bovin lait, 25% du coût du lait est composé par le poste alimentaire. 2

3 Protéines végétales : potentiels et freins à la production en région Centre En matière de sources de protéines potentielles, les protéagineux sont les cultures les plus directement impliquées. Ils ont occupé une place importante jusqu au milieu des années 90 dans les assolements en région Centre. Réforme de la Politique Agricole Commune, compétitivité des cultures, contamination des sols par Aphanomyces Euteiches etc. ont contribué à la décroissance de ces cultures en région. La mise en place des aides aux protéagineux entre 2009 et 2011 ont contribué à une reprise des implantations de pois. La baisse des aides a fait à nouveau chuté les cultures de protéagineux aux alentours de ha en Le pois notamment pour lequel la région Centre est assez avantagée (climat, sols) souffre de sa rentabilité comparée aux autres cultures audelà de la problématique Aphanomyces. En matière de sources de protéines, pour les élevages herbivores, la luzerne présente également des potentiels intéressants. Elle est d ailleurs intégrée dans la quasi-totalité des systèmes caprins et implantée de façon plus ou moins importante dans les exploitations de polyculture élevage. En systèmes grandes cultures spécialisés, la luzerne présente des atouts non négligeables comme tête de rotation (effet azote et gestion du salissement des parcelles) qui la rende d ailleurs quasi indispensable dans les exploitations de grandes cultures en agriculture biologique ha de luzerne biologique sont d ailleurs valorisés par la SIDESUP dans le nord région. Les autres exploitations valorisent le plus souvent 2 à 3 coupes au travers de partenariat avec des éleveurs. Le soja est peu cultivé en région (400 ha environ en 2011). Il présente pourtant des avantages non négligeables également. L itinéraire technique est maîtrisé et le soja présente des avantages en matière environnementale, technique et économique : Source : Dossier filières grandes cultures en région Centre, DRAAF-SRISE, octobre 2012 L ensemble de ces avantages en font une culture bien adaptée au mode de production biologique. (Source : CETIOM). Des débouchés potentiels existent de plus en alimentation humaine et en alimentation animale et ce tout particulièrement dans les filières animales biologiques ou en alimentation humaine certifiée agriculture biologique. Enfin en matière de sources de protéines végétales, le tourteau de colza a une place importante. La culture du colza est bien implantée en région ( ha en 2011) mais aucun outil industriel n est présent sur le territoire régional. Ce co-produit de la transformation du colza revient cependant en région via son incorporation dans l alimentation animale (bovin lait et bovin viande notamment). 1 ha de colza permet ainsi de produire 2,5 t de tourteau. En parallèle de ces évolutions, la place des légumineuses dans les assolements a évolué. Les rotations se sont relativement simplifiées de façon globale dans les territoires de grandes cultures. Pourcentage de la SAU en COP en Colza, blé ou orge par canton : - Etalement du temps de travail en périodes de semis et de récolte, - Peu exigent en temps pour effectuer la protection phytosanitaire, - Pas d exigence particulière en matériels de semis et de récolte, - Gestion facilitée des maladies et des mycotoxines par effet précédent sur céréales, - Effet précédent sur blé par réduction du risque de pétin-échaudage, - Rupture du cycle de certaines mauvaises herbes par introduction dans la rotation, - Alternance des matières actives en conventionnel, - Pas d apport d engrais du fait de la symbiose entre les racines de soja et la bactérie Bradyrhizobium japonicum apportée lors de l innoculation. Source : DRAAF-SRISE (2010) 3

4 L observation des systèmes effectuées dans le cadre des réseaux INOSYS nous montre cependant que les légumineuses n ont pas disparu des rotations et donc des assolements mais que leur place s est réduite en lien avec leur compétitivité comparée aux autres cultures notamment. Exemples d assolements, cas type INOSYS grandes cultures : Ces rotations présentent donc une proportion plus importante le plus souvent de légumineuses en région Centre. Exemple de rotation en agriculture biologique en grandes cultures spécialisées : Cas type GC121 Bio : 100 ha en potentiel moyen, 1 UTH En agriculture biologique, les systèmes présentent un assolement plus diversifié en lien avec une gestion de la rotation directement liée aux problématiques de gestion des apports en azote et du salissement des parcelles. Les rotations en bio répondent ainsi en général aux principes suivants : une tête de rotation longue (de deux à trois ans), en région Centre, la luzerne est très utilisée. Elle peut être valorisée partiellement dans le nord de la région en déshydratation et également de façon complémentaire avec un atelier ou des exploitations d élevage. La tête de rotation permet de «nettoyer» le sol et d assurer un apport en azote au sol suffisant pour 1 à 2 céréales, Une alternance cultures de printemps, cultures d hiver afin de rompre les cycles des mauvaises herbes et sanitaires, L apport d une légumineuse en milieu de rotation si elle est longue (8 à 10 ans). En systèmes de polycultures élevages également, les légumineuses et les protéagineux ont une place plus importante dans les assolements en lien avec leur valorisation en alimentation animale sur la ferme. Ces cultures sont pleinement intégrées aux systèmes fourragers et d alimentation des élevages : prairies temporaires, luzerne, cultures fourragères, protéagineux. Elles permettent souvent de répondre au moins partiellement aux contraintes de coûts de l alimentation en réduisant le recours à des matières premières achetées dont les cours varient fortement et qui peuvent de fait faire diminuer fortement les résultats d exploitation et réduire la rentabilité des entreprises. Promouvoir les protéagineux, c est défendre leurs atouts et répondre aux freins à leur développement. En matière d atouts et de contraintes, l UNIP en partenariat avec ARVALIS mais aussi les structures de développement (coopératives, chambres ) a développé une série d analyses basées notamment sur la région Centre.. 4

5 Ces analyses montrent : L intérêt du précédent par rapport à des précédents blé ou orge notamment (diminution des doses d azote de 20 à 50 kg/ha et augmentation potentielle des rendements de + 0 à + 11 q/ha), Un effet positif des rotations intégrant des protéagineux en matière de marge directe, Un effet de la diversité de la rotation sur la densité d adventices en nombre de plantes par m², Une réduction des coûts de désherbage à l échelle de la rotation (jusqu à 35 /ha/an de programme herbicides) en lien avec un allongement des rotations par l introduction de protéagineux qui améliore non seulement la compétitivité économique mais également la durabilité des systèmes de cultures. Pour se développer, les freins imagés ou réels de la culture des protéagineux devront cependant être levés et analysés dans les territoires potentiels de développement : Problématique Aphanomyces en région Centre sur cultures de pois Recherche variétale et : - Rendements potentiels. - Résistance au gel et risque d échaudage (par une analyse du risque à l échelle territoriale des données de températures annuelles et une évaluation du risque - Hauteur à la récolte pour le pois Au-delà de ces freins agronomiques et techniques, cultiver des légumineuses en région Centre c est également s intéresser à la structuration des filières, aux marchés, à la valeur ajoutée créée par ces cultures.. Concernant le pois, la recherche variétale a déjà répondu en partie à ses problématiques en développant des variétés plus résistances à la verses, y compris pour les variétés les plus performantes en rendement ; les hauteurs à la récolte des variétés récentes sont de 50 à 60 cm soit deux fois plus que les variétés inscrites il y a une dizaine d année, facilitant ainsi la moisson et limitant les pertes de grains à la récolte. Le recul très net des dernières années des surfaces de protéagineux par exemple ne permettent pas d approvisionner les marchés en quantité, en qualité et en régularité suffisantes et d assurer les investissements nécessaires notamment en recherche pour le développement des surfaces (cycle négatif). Le marché du pois a un «spot» rendant difficile le lien et la complémentarité entre filières animales et végétales. Travailler sur cette culture, c est sans doute réfléchir aux formes de soutiens à la culture, à la filière pour permettre un nouveau développement mais c est sans doute aussi et surtout analyser sa compétitivité et pouvoir la différencier sur des besoins spécifiques qui pourront apporter une valeur ajoutée (label, évolutions des analyses de performances et des systèmes ). Assemblée Permanente des Chambres d'agriculture 9 avenue George V Paris Réalisation : Hafida FATAH 5 Analyses & Perspectives 1304 Septembre 2013

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