Document de conjoncture 2013 Plénière du 14 avril 2014

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1 Document de conjoncture 2013 Plénière du 14 avril 2014 Ce document, à usage des conseillers économiques, sociaux et environnementaux de la région Centre, a été réalisé par le Comité de conjoncture du CESER à partir des sources disponibles à la fin décembre Remerciements à tous ceux qui, en interne et en externe, ont participé à la rédaction de cette présentation. Ce document de conjoncture, ainsi que l avis annuel sont disponibles au public après la plénière de présentation. Comité de conjoncture CESER Centre Jean-Jacques FRANCOIS, Rapporteur général conjoncture 1

2 INTRODUCTION... 5 I. CONJONCTURE GENERALE... 7 A) Actualités conjoncturelles... 7 B) Contexte européen... 8 C) Prix du pétrole... 9 D) L euro II. FRANCE A) P I B B) Dette et déficit C) Prix, inflation, valeur ajoutée D) La Fonction publique E) Revenus, pouvoir d achat, prélèvements obligatoires III. INDICATEURS DE CONFIANCE A) Indicateurs des ménages B) Indicateurs des entreprises IV. SITUATIONS PARTICULIERES DES ENTREPRISES A) Carnets de commande / Stocks B) Capacités de production C) Investissement D) Autres informations V. EMPLOI ET MARCHE DU TRAVAIL A) En France B) En région Centre C) Situation de l emploi salarié VI. ACTIVITES A) Agriculture B) Industrie C) Produits pharmaceutiques et cosmétiques en région Centre D) Automobile E) Bâtiment Travaux publics F) Artisanat G) Commerce H) Professions libérales I) Economie Sociale et Solidaire J) Services

3 K) Tourisme L) Energie VII. CREATIONS ET DEFAILLANCES ENTREPRISES A) Création entreprises B) L Auto entreprise C) Défaillances d entreprises D) Régime de garantie des salaires VIII. COMMERCE EXTERIEUR A) France B) Région Centre C) Activité de CCI International et Centrexport IX. ENVIRONNEMENT X. QUALITE DE LA VIE A) Logement B) Santé C) RSA et minima sociaux D) Le surendettement E) Formation et enseignement F) Culture et sport G) Précarité et pauvreté H) Démographie I) Transport XI. ACTUALITES FINANCIERES ET FISCALES A) Finance B) Evolution des crédits C) L épargne D) La Banque Publique d Investissement (BPI) PERSPECTIVES ANNEXE N 1 : La situation du budget de l État ANNEXE N 2 : Le marché du travail régional et départemental en décembre ANNEXE N 3 : Temps partiel des fonctionnaires ANNEXE N 4 : Situation de l artisanat en région Centre ANNEXE N 5 : Situation des professions libérales en région Centre ANNEXE N 6 : Les chiffres clés du commerce extérieur de la région ANNEXE N 7 : Réseau régional TER Centre ANNEXE N 8 : Eléments financier sur le TER en région Centre

4 ANNEXE N 9 : Trafic routier en région Centre en ANNEXE N 10 : Démographie ANNEXE N 11 : Dépôts et crédits en France et en région Centre ANNEXE N 12 : Préfinancements CICE Région Centre ANNEXE N 13 : Composition du Comité de conjoncture

5 INTRODUCTION Conjoncture hésitante! Alors que certains pays (Etats Unis et Royaume Unis) s éloignent de la crise, l Europe, bien que sortie de la récession, présente encore des performances économiques décevantes largement influencées par les mauvais résultats de ses principales puissances économiques parmi lesquelles l Italie, l Espagne et la Grèce. La France n échappe pas à des appréciations réservées avec une dette et un déficit préoccupants, des investissements d entreprises toujours en berne, des exportations en recul. Pourtant des signaux se voudraient encourageants comme le redressement du PIB porté par la consommation des ménages. L économie de la région Centre connaît, avec de fortes disparités, une phase de relative évolution de son activité sans avoir pu retrouver le niveau de ses indicateurs d avant la crise. Le taux de chômage affiche des progressions plus faibles au fil des mois et reste inférieur à celui de la France métropolitaine. Les échanges extérieurs présentent une situation en contradiction avec les échanges nationaux en générant un excédent commercial quasi structurel, qui de plus résulte d un calcul minorant excluant, d une part, les ventes de matériel militaire et d autre part celles de céréales dont le montant des exportations est souvent comptabilisé hors région (sociétés de négoce, SIREN/SIRET, ports d exportation ). La création d entreprise en diminution traduit un climat attentiste, les défaillances tendent à diminuer sans masquer de fortes turbulences régionales. L investissement immobilier atteint son niveau le plus bas depuis 2010 avec des répercussions sur le secteur du bâtiment. L implication du secteur financier est globalement ressenti comme insuffisant par les entreprises et surtout les PME. Quant au climat social, il reste très préoccupant avec des taux de précarité et de pauvreté, des taux de surendettement ou des évolutions de recours au RSA qui ne cessent de progresser. C est dans ce contexte que le CESER présente le document de conjoncture de l année 2013, support de l avis annuel de l Assemblée consultative. 5

6 Indicateurs généraux Tableau d évolutions synthétique * Evolution Sens d évolutions Pétrole (Prix moyen) 111,8 110,7-1 % Euro/Dollar 1,2848 1, ,3 % Croissance (PIB) 0,0 0,3 + 0,3 pt Dette (Montant / milliards ) 1 841,0 1925,3 + 4,6 % Dette % 90,6 93,5 + 2,9 pt Déficit public (Montant / Md ) 82,7 85,9 + 3,8 % Déficit public % 4,9 4,3-0,6 pt Inflation 1,3 0,7-0,6 pt Consommation - 0,5 0,1 + 0,4 pt Chômage (France métro) 10,1 10,5 (T3) + 0,4 pt Commerce extérieur (Solde en - 67,3-61,2-6,1 Md Md ) 1 Surendettement (nb de dossiers) ,1 % Indicateurs régionaux Chômage (A) 9,7 10,0 (T3) + 0,3 pt Nombre salariés (T3) - 0,3 % Intérim en décembre (sept) + 18 % Offres emplois en décembre , 7 % Créations entreprises ,2 % - dont Auto entreprises (en %) 58,2 52,3-6 pt Défaillances entreprises ,8 % Commerce extérieur (millions ) m R S A (sept) + 5,7 % Surendettement (nb de dossiers) ,3 % Evolution crédits + 3,61 + 2,21-1,4 pt * Certains chiffres pour l année 2013 sont pour l instant des données provisoires. 1 Données FAB brutes, y compris matériel militaire 2 Données CAF/FAB hors matériel militaire 6

7 I. CONJONCTURE GENERALE A) Actualités conjoncturelles La croissance mondiale s est établie à 2,4% en La politique économique et monétaire des Etats Unis a mis à jour les fragilités de nombreuses économies émergentes (de la Chine à l Afrique du Sud en passant par le Brésil, l Inde ou la Turquie). Elle a fait apparaître les Etats-Unis comme le pays où le redressement économique a été, tout au long de l année, le plus avancé avec une croissance de 1,8 %. Pas d accélération sensible de la croissance dans les pays émergents et en développement Les pays émergents et en développement sont en cours de stabilisation, mais il ne faut pas s attendre à ce qu ils retrouvent à brève échéance les taux de croissance élevés observés pendant la décennie écoulée. En fait, d après les prévisions du FMI, la croissance de ces pays devrait s accélérer légèrement pour atteindre 5,1 % cette année et 5,4 % à moyen terme. L une des raisons principales en est que plusieurs vents favorables qui ont soutenu la croissance dans le passé sont en train de faiblir : ainsi le taux de croissance de la Chine, qui a été supérieur à 10 % pendant des décennies et qui a soutenu la croissance des partenaires commerciaux du pays, est descendu en moyenne à 7,7 % ces deux dernières années. Les flambées des prix des matières premières, qui ont aidé les pays riches en ressources naturelles, ont pris fin. Les conditions financières, qui n avaient jamais été aussi favorables, commencent à laisser la place à une hausse des taux d intérêt mondiaux. La part du commerce international dans la production totale a diminué ces deux dernières années, et rien ne permet d affirmer que le mouvement va s inverser et que l on va retrouver la tendance à la hausse observée pendant la décennie écoulée. 7

8 B) Contexte européen La conjoncture européenne sur le fil du rasoir 3 Les perspectives économiques de la zone Euro apparaissent plus optimistes : depuis l'automne 2013, l'amélioration est significative et laisse imaginer que l'économie pourrait enfin sortir de cette période longue et douloureuse de récession. Le graphique ci-dessous montre le changement qui s'opère dans la perception de leur environnement par les chefs d'entreprise du secteur manufacturier Pour la grande majorité des pays de la zone Euro, le revenu par tête est encore inférieur à son niveau de L'Allemagne l'a déjà dépassé mais pour la zone Euro, la France, l'espagne et l'italie c'est loin d'être le cas. Cette configuration, 6 ans après, est une nouveauté. Elle montre la persistance de la crise et la difficulté de l'économie européenne à s'adapter à une nouvelle donne. Si l'on prend le cas de la France, l'impact du premier choc pétrolier ou celui de la crise du Système Monétaire Européen n'avaient pas eu autant de persistance. Très vite après une année de repli, l'activité était repartie de l'avant. Ce n'est pas le cas aujourd'hui. Le retour de la croissance et la convergence vers un taux de croissance soutenu ne se fera pas automatiquement contrairement aux deux épisodes passés. Cette situation a une incidence fiscale immédiate. Si l'activité ne progresse pas, les recettes fiscales stagnent et les déficits publics accumulés pendant la période de crise ne se résorbent pas. Dans une telle situation, la dette publique suit une trajectoire qui peut être insoutenable. La BCE apparait démunie aujourd'hui. Ses taux d'intérêt sont proches de 0 % et elle ne semble plus capable d'apporter les liquidités souhaitées pour faciliter les ajustements macroéconomiques. Elle ne peut toujours pas acheter de dette publique contrairement à ces consœurs américaine, anglaise ou japonaise. Un certain nombre d économistes suggèrent que l'accent soit mis sur la croissance. Les modes de régulation habituels ne fonctionnent plus. Une relance par le budget n'est pas possible et la banque centrale n'a plus la même capacité à intervenir que dans un passé récent. Il faut donc passer par des solutions différentes. 3 Source Markit - Natexis 12/02/2014 8

9 Il faut, entre autres, que les économies de la zone Euro soient capables de capter et d'amplifier la dynamique conjoncturelle récente : la concurrence, les produits, la technologie, les acteurs de l'économie, tout cela a changé et l'économie européenne doit s'adapter à cet environnement nouveau. Le Comité s interroge sur la pertinence des objectifs des instances politiques européennes et de la Banque Centrale plus préoccupée par le niveau d inflation que par la croissance porteuse d activités créatrices d emplois. Point de vue : La CES, se félicite des conclusions du Parlement européen sur la politique suivie par la «Troïka» Elle se félicite du rapport adopté par la commission de l emploi et des affaires sociales du Parlement européen (PE) dénonçant les conséquences sociales désastreuses des politiques imposées par la Troïka. Celle-ci composée de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne (BCE) et du Fonds monétaire international (FMI) a, avec le soutien de l Eurogroupe, conditionné les prêts octroyés aux États en difficulté (Grèce Portugal, Chypre et l Irlande) à la mise en œuvre de programmes d ajustement économique draconiens. Cela s est traduit notamment par une explosion du chômage en particulier celui des jeunes et la destruction importante d emplois, le développement de la précarité de l emploi et la détérioration des conditions de travail, une hausse de la pauvreté des travailleurs et de la classe moyenne, une attaque sans précédent des systèmes de protection sociale et du dialogue social sans atteindre les résultats escomptés en matière de croissance économique et de compétitivité. La commission du PE regrette que ce dernier ait été ignoré par la Troïka de même que les partenaires sociaux et l Organisation internationale du travail (OIT). Elle souligne le manque de légitimé démocratique de la Troïka. Pour la commission du PE, il est temps de retrouver la situation sociale et de l emploi qui a été détruite et de réparer les dommages occasionnés. Elle demande aux États membres et à l Union européenne de mettre en place un plan de redressement social. Elle recommande à la Commission, à la BCE et aux ministres des finances de la zone euro de supprimer les mesures exceptionnelles qui ont été mises en place. Pendant ce temps, la commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen dresse aussi un bilan sévère de l action de la Troïka dans ces quatre pays. Ce premier rapport d enquête déplore le ralentissement économique et la régression sociale lorsque les ajustements budgétaires et macroéconomiques ont été apportés. Il déplore aussi des hypothèses trop optimistes notamment en matière de croissance, des erreurs d évaluation des multiplicateurs budgétaires et donc des objectifs budgétaires manqués, une absence d attention aux résistances politiques au changement dans certains États, une sous-évaluation de l impact des politiques d austérité ainsi qu un manque de transparence, de légitimité juridique et de responsabilité démocratique de la Troïka. Désormais, même les commissions du Parlement européen préconisent un changement de cap, un plan de relance de l emploi et le rétablissement des normes sociales. C) Prix du pétrole 4 En glissement annuel, les cours internationaux du baril de pétrole brut ont augmenté de 1,3 % en dollars et baissé de 3,1 % en euros. 4 Bureau de l énergie et de l environnement 9

10 Prix des carburants EVOLUTION PRIX DU BARIL de PETROLE DEPUIS 1970, GRAPHIQUES et COURS ACTUEL En glissement annuel (de décembre 2012 à décembre 2013) : - Le prix à la pompe du SP 95 a diminué de 0,2 % et celui du gazole de 1,6 %, - On constate une baisse du prix à la consommation du fioul domestique de 3,6 %. EVOLUTION PRIX DES CARBURANTS DEPUIS 1956, part des TAXES Point de vue : Le cours de l énergie pèse lourdement sur la stabilité des prix en général. Les analystes américains mettent beaucoup d espoirs dans le nouveau procédé de fracturation (fracking), qui devrait faire croître l offre dans leur pays et ainsi faire baisser les prix. L OPEP, qui représente environ les deux tiers de l offre mondiale, surveille de très près l évolution de cette nouvelle technologie et, s il s en suit une forte baisse des prix du brut, le cartel n hésitera 10

11 certainement pas à réduire sa production. D autre part, les tensions qui perdurent au Moyen- Orient pourraient rapidement pousser le prix du baril jusqu aux 150 dollars. D) L euro Evolution de l'euro face au Dollar Source (MorningStar) La devise européenne s est appréciée face à l ensemble des grandes devises des pays développés (G10) ainsi que face aux devises émergentes. Ces dernières, que beaucoup voyaient fin 2012 comme les gagnants du long processus de sortie de crise financière, ont périclité (au moins temporairement), avec des baisses face au dollar allant jusqu à 20 % pour la roupie indonésienne ou - 11 % pour la roupie indienne. En annonçant son intention de réduire ses achats d actifs mi-mai, la Fed a mis à jour les fragilités de nombreuses économies émergentes (de la Chine à l Afrique du Sud en passant par le Brésil, l Inde ou la Turquie). Elle a fait apparaître les Etats-Unis comme le pays où le redressement économique a été, tout au long de l année, le plus avancé, situation qui s est confirmée par la décision de réduire les achats d actifs de 10 milliards de dollars lors de la dernière réunion du comité de politique monétaire de l année. 5 De manière générale, les devises ont continué de subir en grande partie les décisions de politique monétaire. 5 Le «tapering» (en français la réduction des achats d actifs par la Réserve fédérale, qui se traduit de fait par une diminution des injections de liquidités dans le système financier américain). 11

12 L évolution du yen en est sans doute l exemple le plus édifiant, la devise nipponne a perdu respectivement 21 % et 17 % face à l euro et au dollar alors que la croissance économique japonaise est repartie de l avant et que la sortie de déflation semble enfin amorcée. S ils ont peu joué en 2013, les «fondamentaux» économiques sont susceptibles d avoir un rôle plus important en 2014, à en croire les experts. Et à ce jeu, c est le dollar qui pourrait être la devise vedette Bank of America Merrill Lynch résume les perspectives en trois points : «un dollar en hausse ; des taux d intérêt américains en hausse et une volatilité des taux d intérêt en hausse.» «Les Etats-Unis ont réduit leur taux de chômage, leur déficit de la balance courante et leur déficit public durant 8 trimestres d affilée. C est la première fois que l on a observé une telle amélioration depuis le milieu des années 1980», décrit dans une note datée du 24 novembre 2013 qui voit notamment le billet vert s apprécier face à l euro, avec un taux de change de 1,25 fin L un des moteurs de la surperformance du dollar sera le décalage des cycles économiques et celui des politiques monétaires (le marché anticipe que la BCE engagera l an prochain une politique d assouplissement quantitatif alors que la Fed réduira son action dans ce domaine). 6 Le cours de l Euro est surévalué par rapport à de nombreuses monnaies. Les prévisions d évolution à la hausse de la parité euro-dollar ne seront pas sans conséquence sur l économie européenne et nationale. 6 Analyse complète : 12

13 II. FRANCE A) P I B L accélération de la croissance dans la zone euro est commune à tous les grands pays. La convergence des pays de la périphérie se poursuit. Le PIB français a surpris à la hausse et la croissance se nourrit d une dynamique plus soutenue à la fois de la demande intérieure et des exportations nettes. L investissement redémarre dans les grands pays de la zone euro. L'impact récent de la tourmente des marchés émergents sur la confiance vient s ajouter à des signaux en demi-teinte des enquêtes confortant notre scénario prudent de croissance laborieuse en début d année. L'estimation préliminaire de la croissance du PIB de la zone euro a révélé une accélération de la croissance du PIB au quatrième trimestre 2013 (+ 0,3 % t/t, après + 0,1 % au troisième trimestre). Dans l'ensemble, l'économie de la zone euro s est contractée de 0,4 % en 2013 (après - 0,6 % en 2012). Le niveau du PIB au quatrième trimestre 2013 reste de 2,7 % en dessous de son pic d'avant-crise au premier trimestre La croissance a été solide en Allemagne, à + 0,4 %, entraînée par une performance très positive des exportations. Le PIB a accéléré en France et en Espagne (+ 0,3 %) et dans une moindre mesure en Italie (+ 0,1 %), qui reste la lanterne rouge parmi les grands pays de la zone. Le Portugal a également retrouvé une croissance dynamique (+ 0,5 %). À l exception de la Grèce, les pays de la périphérie consolident leur sortie de la récession. La croissance se diffuse également dans les pays du centre, avec une reprise solide en Belgique (+ 0,4 %) et un rebond marqué de l activité aux Pays-Bas (+ 0,7 %). Parmi les pays pour lesquels des données sont disponibles, seule la Finlande est toujours en récession (- 0,8 %). En France, le PIB en volume a progressé de 0,3 % t/t au quatrième trimestre 2013 (après un chiffre révisé à la hausse de 0,1 point). Après une stagnation en 2012, la croissance sur l ensemble de l année 2013 atteint ainsi 0,3 % en moyenne annuelle. La consommation des ménages a accéléré (+ 0,5 % t/t, après + 0,1 % t/t), malgré un taux de chômage à un niveau très élevé (10,8 % en moyenne au quatrième trimestre d après Eurostat) et des revenus nominaux affaiblis par l accélération des impôts sur le revenu et le patrimoine en fin d année. Elle a profité des achats anticipés avant les hausses de taux de TVA et le durcissement du bonus/malus automobile au 1 er janvier 2014, et des mesures de déblocage exceptionnel de l épargne salariale. Créant la surprise, l investissement 13

14 total a rebondi (+ 0,6 % t/t, après - 0,3 % t/t), soutenu par une forte hausse de l investissement des entreprises (+ 0,9 % t/t, après - 0,3 % t/t). Ainsi, la demande intérieure (hors stocks) a contribué positivement à l activité, à hauteur de 0,5 point. Le commerce extérieur a également eu un impact favorable sur la croissance (contribution de + 0,2 point), grâce à l effet conjugué du rebond des exportations (croissance plus dynamique en zone euro en fin d année) et du tassement des importations, cohérent avec la contribution négative des variations de stocks à l activité (- 0,3 point). Un exemple de prévisions d organismes «reconnus» à 3 périodes différentes : 25 /05/2012 pour /12/2012 pour 2013 Prévisions 2014 Gouvernement 1,75 0,8 0,9 FMI 1,0 0,4 0,9 OCDE 1,2 0,3 1,0 Commission européenne 1,3 0,4 0,9 35 grandes banques privées 0,8 Thomas Renault, Enseignant chercheur, créateur du blog Captain Economics pour démystifier l'économie Le taux de croissance du PIB est loin d être de nature à favoriser la création d emplois B) Dette et déficit La dette La dette française risque d'atteindre un niveau record en Après avoir atteint 93,5 % du PIB en 2013, le taux d'endettement de la France devrait s'élever à 95,1 % du PIB du pays fin 2014, soit environ milliards d'euros. Ce pourcentage, évoqué dans le projet de loi de finances pour 2014, constituerait un record, bien supérieur au taux de 94,3 % avancé au printemps par Paris dans le programme de stabilité transmis à la Commission européenne. Cela équivaudrait à une «ardoise» de plus de « euros par Français». L'endettement devrait néanmoins décroître à partir de «Avec le retour à un équilibre structurel des finances publiques et une croissance de l'activité de 2 % en volume, le ratio de dette diminuerait de 2 points par an en moyenne», selon les prévisions de l'exécutif pour Cet endettement sera lié au déficit public mais surtout aux plans de soutien financiers à la zone euro. Pour la France, le coût de ces plans a atteint 48 milliards d'euros en 2012 et devrait atteindre 62,5 milliards fin 2013, puis 68,7 milliards fin Sans le soutien à la zone euro, la dette atteindrait 91,8 % du PIB à fin Le déficit public a été réévalué par le gouvernement à 4,3 % du PIB pour 2013, alors que la Commission européenne avait fixé à la France un plafond de 3,9 %. Bercy s'est engagé à le ramener à 3,6 % du PIB en 2014 puis à moins de 3 % en Le Monde.fr avec AFP : 14

15 Dette publique de la zone euro* Dette: la France toujours dans la «zone dangereuse» selon la Cour des Comptes 8 Le Premier président de la Cour des Comptes en France estime que «les efforts jusqu'ici engagés» par le gouvernement pour le désendettement de la France sont insuffisants pour sortir de «la zone dangereuse». Le niveau atteint par la dette «place notre pays dans une zone dangereuse, les efforts jusqu'ici engagés ne suffisent pas à nous en dégager», a déclaré l'ancien président PS de la commission des Finances de l'assemblée nationale, lors de l'audience solennelle de rentrée de la Cour. La dette publique a progressé de 220 milliards d'euros entre fin 2010 et fin Elle doit atteindre 93,5 % de la richesse nationale fin décembre et croître encore à 95,1 % en 2014 avant de refluer, selon les prévisions du gouvernement déjà évoquées. «Ce constat, décevant et préoccupant, n'est pas en soi surprenant : on n'efface pas en trois ans et dans une conjoncture économique déprimée, les conséquences de près de quarante années de déficit accumulés», a relevé le premier président, rappelant que les responsables politiques ne pouvaient néanmoins condamner la croissance économique au nom de l'assainissement des comptes publics. «L'effort, parce qu'il est plus lent à produire ses effets, devra être poursuivi plus longtemps et avec plus de ténacité», a-t-il prévenu. «Ce qui n'a pas été fait en 2011, 2012 et 2013, c'est autant de chemin supplémentaire à parcourir pour les années à venir».. Taux de refinancement de la dette La France bénéficie aujourd'hui comme la zone euro de taux historiquement très bas (taux à dix ans autour de 2,2 et semble en outre considérée par les investisseurs comme un pays du cœur de la zone euro (avec l'allemagne, la Belgique, l'autriche, les Pays-Bas et la Finlande), pays donc très privilégié sur le plan des taux par rapport à celui des pays de la périphérie (Espagne, Italie, Portugal, Grèce, Irlande). De plus, le taux français s'écarte peu du taux allemand : 50 à 60 points de base, contre points de base pour l'italie. 8 AFP : 15

16 Les bas taux ont permis à l'etat, porteur de plus des trois quarts de la dette publique totale de faire du substantielles économies depuis 2010 avec une exécution budgétaire systématiquement meilleure que la prévision initiale : ainsi l'atterrissage 2013 sur les intérêts du PLF 2014 prévoit près de 2 milliards d'économies - 45 milliards contre 46,9 dans le budget initial. La question est de savoir si cette situation est durable ou seulement provisoire Les régimes de sécurité sociale prioritaires Le gouvernement a été appelé à faire porter les efforts d'économies dans les dépenses en «absolue priorité» sur les régimes de sécurité sociale, souhaitant que ceux-ci soient «rapidement et vigoureusement ramenés à l'équilibre». «Des marges existent, elles sont importantes, le freinage de la dépense publique est possible», a assuré le premier président de la Cour des Comptes. En septembre, l institution a publié un rapport très critique sur le déficit de la Sécu, et détaillé des «gisements d'économies» dans la santé, notamment à l'hôpital. Mais, il ne s'agit pas de revenir à la méthode du «rabot», une allusion directe à la Révision générale des politiques publiques menée précédemment et dont la mesure emblématique consistait au non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux. «Cette méthode ponctionne indifféremment les services les plus utiles comme les moins performants et peut conduire à affaiblir des fonctions essentielles pour épargner des fonctions secondaires», prônant plutôt choix et arbitrages. En 2013, la CADES amortira 12,6 milliards d euros de dette sociale, conformément à l objectif rectifié qui lui a été fixé dans la loi de financement de la sécurité sociale pour Au total, ce sont 84,1 milliards d euros de dette sociale qui auront été amortis au 31 décembre 2013 par la CADES depuis sa création en 1996, soit l équivalent de 4 points de PIB, et même 5 points de PIB en y ajoutant les intérêts dont l amortissement a évité La position de référence que détient La CADES auprès des investisseurs internationaux lui permet chaque année de réaliser avec succès le programme de financement. En 2013, 15 milliards d euros d emprunts à moyen et long terme ont été émis. La reprise de dette effectuée par la CADES en 2014 sera de 10 milliards d euros. Elle comprendra d une part les déficits de La CNAV et du FSV et d autre part, une partie de ceux des branches famille et maladie. Cette reprise dont le financement a d ores et déjà été prévu dans les LFSS ne modifie pas la date de fin de la CADES, et est ainsi conforme aux termes de la Loi organique. 16

17 Le déficit Hausse du déficit français sur fond de baisse des recettes 9 Le déficit budgétaire devrait s'établir à 74,9 milliards d'euros en 2013, soit 2,7 milliards de plus que l'objectif visé. Le déficit budgétaire 2013 de la France a dérapé de 2,7 milliards d'euros par rapport aux prévisions du gouvernement, dont la maîtrise des dépenses n'a pas suffi à compenser les moindres rentrées fiscales liées à la faible croissance. Selon des chiffres du Ministère, le déficit de l'etat devrait s'établir à 74,9 milliards d'euros au cours de l'année 2013, soit une amélioration de plus de 12 milliards d'euros par rapport à Mais ce montant est supérieur de 2,7 milliards d'euros à la prévision de 72,1 milliards arrêtée en novembre par le gouvernement lors du collectif budgétaire. Ce dérapage est dû à des «rentrées fiscales moindres qu'escompté, principalement du fait d'une conjoncture défavorable», précise un communiqué le ministre de l'economie. Les recettes fiscales s'élèvent à 284 milliards d'euros, en baisse de 3,5 milliards d'euros par rapport à la prévision du collectif budgétaire. Rentrées d'impôts en berne Cette dégradation est liée à de moindres rentrées d'impôt sur les sociétés (- 2,5 milliards) et d'impôt sur le revenu (- 1,8 milliard), «qui s'inscrivent dans le contexte d'une croissance très faible deux années consécutives», selon Bercy. Seul motif de satisfaction côté recettes, la TVA a rapporté 600 millions d'euros de plus que prévu, ce que le ministère met sur le compte d'un regain de la consommation des Français. Les moindres rentrées fiscales ont pesé sur le déficit budgétaire alors que l'etat est parvenu à maîtriser ses dépenses, ce qui constitue la véritable nouvelle positive. Les dépenses totales de l'etat ont été inférieures de 600 millions d'euros aux prévisions de novembre dernier, à 368,1 milliards. L'économie a surtout été réalisée sur la charge de la dette, grâce aux taux obligataires extrêmement bas dont bénéficie la France. Hors charge de la dette et pensions, les dépenses sont également inférieures d'une centaine de millions au montant fixé en loi de finances rectificative, à 279,3 milliards d'euros. Du côté des recettes, les moindres rentrées n'ont en revanche pas été compensées par un effort supplémentaire afin de ne pas obérer les perspectives de reprise de la croissance, résume Bercy. Cf. en Annexe N 1 : La situation budgétaire diffusée sur le site du Ministère Objectif 3 % en 2015 Le ministre de l'economie et des Finances a admis que les recettes fiscales étaient «inférieures aux prévisions». C'est lié selon lui «pour l'essentiel au recul de la croissance». Ce dérapage dans l'exécution budgétaire, pourrait toutefois compliquer la tâche du gouvernement qui entend réduire progressivement son déficit public pour l'amener sous 3 % du PIB en Le déficit public, qui inclut outre le déficit budgétaire les comptes de la sécurité sociale et des collectivités territoriales, sera publié le 31 mars

18 Le déficit français sera très loin de 3 % en 2015, selon Bruxelles Le déficit public de la France sera encore très au-dessus des 3 % promis par le gouvernement en 2015, selon la Commission européenne dont les prévisions d'hiver ont jeté un coup de froid malgré l'espoir d'une croissance reprenant des couleurs. Selon Bruxelles, la France verra son déficit public grimper à 4 % du Produit intérieur brut à la fin de cette année et rester à 3,9 % en Le gouvernement français a obtenu l'année dernière l'autorisation de n'atteindre l'objectif de 3 % de déficit nominal que fin 2015 et non en 2013 comme prévu à l'origine. Dans ses prévisions, Bruxelles prévoit par ailleurs que le déficit structurel (hors effets de la conjoncture) devrait s'améliorer de 0,75 % en 2013 et de 0,5 % en Mais «globalement, l'effort structurel devrait être inférieur» aux objectifs européens, assure la Commission. Compte tenu des diverses prévisions recensées, on peut douter de la capacité de la France à revenir à la norme des 3 % de déficit budgétaire d ici fin Il est dans ce cas possible de s interroger sur la focalisation qui est faite sur cet indicateur, notamment en période de crise La dette, elle, va continuer de croître La dette devrait en outre continuer de croître, passant de 96,1 % du PIB en 2015 à 97,3 % en Ces chiffres sont très supérieurs à ceux annoncés par le gouvernement à l'automne. A côté de ces prévisions peu optimistes, Bruxelles a confirmé pour l'essentiel ses prévisions de croissance, prévoyant un PIB en augmentation de 1 % en 2014 (1,1 % dans les prévisions d'automne) et de 1,7 % en Pour la Commission, la croissance sera alimentée par une «timide reprise de la demande intérieure, sur fond d'amélioration de la confiance». «L'activité devrait ralentir au premier trimestre 2014, avant de repartir à la hausse, stimulée d'abord par une demande externe plus forte, relayée ensuite par la consommation des ménages». Mais sur le front de l'emploi, elle ne prévoit pas «un impact éventuel de la récente réforme du marché du travail avant 2015». Elle s'attend en outre à ce que la France conserve un taux de chômage élevé dans les années qui suivent. Rappels : Ce que nous indiquions lors du précédent point d actualité : Une bonne et une mauvaise nouvelle! La bonne : La baisse du taux de la BCE La Banque centrale européenne (BCE) a décidé «à une large majorité», le 7 novembre 2013, à la surprise quasi générale, la diminution d un quart de point de son principal taux directeur (le «Refi» - Taux de refinancement) à 0,25 % (après 0,50 % en mai dernier), un nouveau plus bas historique. La mauvaise : L'agence S&P abaisse d'un cran la note de la France L'agence de notation financière Standard & Poor's (S&P) a abaissé vendredi 8 novembre 2013 d'un cran la note de la France, la passant de AA+ à AA. Au mois de juillet 2013, l agence FITCH avait passé sa notation de la France de AAA (extrêmement bonne) à AA+ (très bonne). Fin 2012, Moody s avait déjà dégradé la note de la France la faisant passer de AAA (extrêmement bonne) à AA1 (très bonne sous perspective négative) La nouvelle note appliquée par S&P est dotée d'une perspective «stable», ce qui implique que, pour l'agence, «les facteurs de risques pesant sur la qualité de crédit de la France s'équilibrent». 18

19 C) Prix, inflation, valeur ajoutée Faible niveau de l'inflation en En moyenne annuelle, les prix à la consommation ont augmenté de 0,9 % en 2013 après + 2,0 % en Hors tabac, la hausse des prix à la consommation est plus modérée encore (+ 0,7 % entre 2012 et 2013 après + 1,9 % entre 2011 et 2012). Excepté les prix du tabac qui ont accéléré en 2013 (+ 6,8 % après + 6,2 % en moyenne annuelle en 2012), les prix des principaux postes de consommation ont ralenti ou reculé de nouveau en Atténuation des prix des produits alimentaires Les prix des produits alimentaires ralentissent en 2013 (+ 1,4 % après + 3,0 % en 2012). Les prix des produits frais sont restés dynamiques essentiellement sous l effet d une vive hausse des prix des fruits frais due à des conditions climatiques difficiles ayant pesé sur l offre en cours d année. Hors produits frais, l augmentation des prix des produits alimentaires a été plus limitée. Les prix de la viande sont restés élevés de même, dans une moindre mesure, que ceux des boissons alcoolisées notamment en raison de la hausse des droits d accises sur certains alcools. Ralentissement des prix de l énergie en 2013 Les prix à la consommation d énergie ralentissent fortement en 2013, leur augmentation en moyenne annuelle décélérant de + 5,2 % en 2012 à + 0,8 % en Ce ralentissement provient pour l essentiel du repli des prix des produits. En moyenne, le recul des prix du fioul domestique en 2013 a été un peu plus marqué (- 3,1 % après + 9,6 % en 2012) que celui des carburants automobiles (- 2,5 % après + 4,9 % en 2012). Par ailleurs, si les prix du gaz de ville ralentissent en 2013, à l inverse, ceux de l électricité accélèrent. Moindre progression des prix des services de logement En 2013, les prix des services de logement (regroupement : Loyers, eau et enlèvement des ordures ménagères) ont légèrement décéléré (+ 1,8 % après + 2,0 % en 2012). Globalement, les loyers des résidences principales ont augmenté au même rythme qu en 2012 (+ 1,6 %). Hors énergie, les prix des autres services du logement ont ralenti. En revanche, les cotisations d assurance habitation ont fortement augmentées). 10 Informations Rapides INSEE - n janvier 2014 : 19

20 Nouvelle baisse des prix de la santé La baisse des prix de la santé s est poursuivie en 2013 (- 1,1 % en moyenne annuelle après - 0,7 % en 2012) sous l effet d un nouveau recul des prix des produits de santé (- 3,4 % en 2013 après - 2,5 % en 2012). En outre, la hausse des prix des services ambulatoires de santé est restée modérée en 2013 en raison principalement d un nouveau ralentissement des honoraires des médecins, les prix des services paramédicaux ayant légèrement accéléré du fait de la revalorisation de certaines prestations fin 2012 et début Enfin, les tarifs des assurances complémentaires santé ont nettement ralenti en 2013 (+ 1,4 % après + 5,4 % en 2012). Fort recul des prix des communications Le recul des prix des services de télécommunications est resté très sensible en 2013 (- 10,4 % après - 9,5 % en 2012). Comme en 2012, cette baisse de prix de ces services s accompagne d une nouvelle chute des prix des équipements de téléphonie et de télécopie. Moindre dynamisme des prix des autres produits manufacturés Après leur rebond en 2012 (+ 2,2 % en moyenne annuelle), les prix de l habillement et des chaussures ont ralenti en 2013 (+ 0,9 %). Globalement, les prix des autres produits manufacturés sont restés pratiquement stables en 2013 avec des évolutions cependant différentes selon les postes de consommation. La baisse des prix des équipements audiovisuels, photographiques et informatiques s est poursuivie à un rythme élevé en Elle est restée particulièrement forte pour les équipements photographiques, de cinéma et les instruments, les téléviseurs ainsi que pour les ordinateurs. De même, les prix des gros appareils ménagers ont continué de se replier en Enfin, après deux années de fortes hausses en lien avec l augmentation des prix des métaux précieux, les prix de l horlogerie bijouterie et joaillerie ont ralenti. Ralentissement des prix des autres services Les prix des autres services ont été également un peu moins élevés en 2013 (+ 2,1 %) qu en 2012 (+ 2,7 %), du fait du ralentissement des prix de l hôtellerie, des cafés et des restaurants, plus marqué pour les services d hébergement que pour les activités de restauration et les cafés. Les prix des services de transport ont également ralenti en raison notamment d une diminution des prix des transports aériens de voyageurs. En janvier, l'indice des prix à la consommation devrait reculer (- 0,4 % m/m), en conséquence notamment des soldes. Sur un an, l'inflation accélérerait très légèrement, à + 0,8 %, sous l'effet du relèvement des taux de TVA et de l'augmentation des prix du tabac. En 2014, les scénarios tablent généralement sur une progression encore modérée des prix à la consommation. L inflation reste limitée tant en Europe qu en France ce qui se traduit par une certaine confiance des ménages français quant à l évolution des prix. Dans ce contexte, les dépenses contraintes n ont pas, pour la plupart, subi de hausses sensibles face à une évolution du pouvoir d achat limité. D) La Fonction publique Le comité a fait le choix de proposer une vision la plus complète possible des statistiques de ce secteur bien que les périodes disponibles soient souvent anciennes de 2 à 3 ans, dans la mesure où en région Centre, la fonction publique représente plus d un emploi sur cinq. Le 20

21 travail à temps partiel est traité dans le chapitre emploi avec les informations du secteur privé. Légère hausse de l emploi dans la fonction publique entre 2011 et L emploi dans la fonction publique au 31 décembre 2012 (premiers résultats) Fin 2012, la fonction publique emploie 5,5 millions d agents, y compris les bénéficiaires de contrats aidés. Hors contrats aidés, l effectif de la fonction publique s établit à 5,4 millions d agents. Dans l ensemble de la fonction publique, les effectifs salariés (yc et hors contrats aidés) progressent de 0,3 % entre fin 2011 et fin 2012 (respectivement agents et en un an). Cette augmentation intervient après une baisse l année précédente (- 0,5 % yc contrats aidés et - 0,4 % hors contrats aidés). Au total, dans la fonction publique, le volume de travail annuel en équivalent temps plein est quasiment stable entre 2011 et 2012 (5,2 millions, yc contrats aidés). Sur un an, l emploi recule dans la fonction publique de l État : - 0,9 % yc contrats aidés (après 2,0 % en 2011) et - 1,0 % hors contrats aidés (après - 2,4 %). L emploi est en baisse dans les ministères (- 2,3 % yc contrats aidés) et en hausse dans les établissements publics (+ 4,4 % yc contrats aidés), du fait notamment des transferts d effectifs du Ministère de l Enseignement supérieur et de la recherche vers les universités. L effectif de la fonction publique territoriale progresse plus sensiblement qu en 2011 (+ 1,6 % yc contrats aidés et + 1,7 % hors contrats aidés), notamment dans le secteur communal (+ 1,9 % yc contrats aidés) mais aussi dans les organismes régionaux et départementaux (+ 0,8 % yc contrats aidés). L'augmentation des effectifs ralentit dans la fonction publique hospitalière (+ 0,7 % yc et hors contrats aidés). Comme en 2011, la croissance des effectifs reste plus marquée dans les établissements médico-sociaux (+ 1,5 % yc et hors contrats aidés) que dans les hôpitaux (+ 0,6 % yc et hors contrats aidés). 11 Informations Rapides - n décembre

22 Les salaires dans la fonction publique territoriale 12 En 2011, baisse de 0,8 % en euros constants Résumé En 2011, un salarié de la fonction publique territoriale a perçu un salaire net moyen de euros en équivalent temps plein. Entre 2010 et 2011, le salaire net moyen augmente de 1,3 % en euros courants. Compte tenu de l inflation (+ 2,1 % en 2011) le salaire net baisse de 12 Insee Première N janvier

23 0,8 % en euros constants par rapport à En recul de 0,9 % pour les titulaires, il croît de 0,3 % pour les autres salariés. Le salaire net médian s élève à euros par mois en Il est inférieur de 10 % au salaire net moyen et diminue de 0,8 % en euros constants entre 2010 et Pour les personnes présentes en 2010 et 2011 chez le même employeur et ayant eu une quotité de travail identique, le salaire net moyen progresse légèrement, de 0,2 % en euros constants. Sommaire 1,831 million de salariés dans la fonction publique territoriale, Salaire net moyen en 2011 : - 0,8 % en euros constants, Baisse de 1,4 % pour la catégorie A, En 2011, la moitié des salariés de la FPT gagne moins de euros nets, Salaire net moyen des personnes présentes en 2010 et 2011 : + 0,2 % en euros constants, Promotions et titularisations dynamisent les salaires, Salaire net moyen des agents présents en 2007 et 2011 : + 1,2 % net par an. 1,831 million de salariés dans la fonction publique territoriale Au 31 décembre 2011, 1,831 million de salariés, y compris bénéficiaires de contrats aidés, mais hors assistantes maternelles, travaillaient en France dans les collectivités territoriales et les établissements publics locaux, en augmentation de 0,2 % par rapport à l année précédente. Sur l ensemble des postes occupés dans l année, en prenant en compte la durée de présence et la quotité de travail, le volume de travail est de 1,7 million d équivalents temps plein (EQTP), dont environ EQTP pour les bénéficiaires de contrats aidés (soit personnes fin 2011). En 2011, les transferts de la fonction publique d État (FPE) vers la fonction publique territoriale (FPT) sont marginaux (de l ordre de 500 pour un total cumulé d environ depuis 2006) et n influent pas sur l évolution des effectifs. Plus d un emploi sur cinq dans la fonction publique 13 Au 31 décembre 2011, en région Centre, la fonction publique compte plus de agents, représentant plus d un emploi sur cinq. Cette proportion est légèrement supérieure à celle de la France métropolitaine mais proche de celle de la France de province. Situé au 17 ème rang, le Centre figure parmi les régions métropolitaines ayant un taux d emploi public peu élevé, loin derrière le Limousin où il représente le quart des emplois. Le Loiret et l Indre-et-Loire, départements les plus peuplés, totalisent plus de la moitié des emplois publics de la région et ce quel que soit le versant étudié

24 Quatre agents sur dix dans la fonction publique d État En 2011, plus de quatre emplois publics sur dix relèvent de la fonction publique d État (FPE). La fonction publique territoriale (FPT) représente un tiers des effectifs et la fonction publique hospitalière (FPH) près d un quart. Trois ministères cumulent les trois quarts de l emploi public régional d État. Les fonctionnaires de l Éducation nationale, de la jeunesse et de la Vie associative sont les plus nombreux. Au sein de la FPE, près d un agent sur deux travaille dans ce ministère. La défense est surreprésentée, avec 6 points de plus qu en France métropolitaine. Le ministère de l Intérieur, de l Outre-mer et des collectivités territoriales arrive en troisième position. Dans la FPT, plus d un agent sur deux travaille pour une commune. Les Conseils généraux regroupent plus de 17 % des emplois. Ces proportions sont supérieures à celles de la métropole. Au sein de la FPH, les emplois dans les établissements d hospitalisation restent les plus nombreux (84,2 %) mais proportionnellement moins qu en France métropolitaine. En lien avec un taux d équipement supérieur à la moyenne nationale, la part des emplois dans les établissements publics sociaux et médico-sociaux (établissement d hébergement des personnes âgées, institutions destinées aux adultes et enfants handicapés ) est en effet plus élevée au niveau régional, avec 15,7 contre 10,3 % nationalement. Une fonction publique plus féminisée Le Centre se distingue avec un taux de féminisation plus élevé qu au plan métropolitain, avec 62,8 % contre 61,4 %. Il se classe au 7 ème rang national. Cela tient en partie au poids important de la FPH dans le Centre. La part des femmes dans les catégories supérieures de la fonction publique est conforme au taux de féminisation : dans la région, tous versants confondus, elles occupent plus de six emplois publics de catégorie A sur dix. 24

25 La proportion d agents de 55 ans ou plus est moins élevée que pour la France métropolitaine. Les agents de la FPT sont plus âgés, ceux de la FPH plus jeunes. Répartition des agents de la fonction publique en région Centre En % Fonction publique d'état territoriale hospitalière Ensemble Catégorie A 49,9 8,3 21,3 29,3 B 27,2 12,9 20,9 21,0 C 22,2 76,8 57,7 48,8 Indéterminée 0,7 2,0 0,1 0,9 Âge Moins de 25 ans 5,5 4,4 7,5 5,6 25 à 34 ans 24,7 15,8 23,8 21,6 35 à 44 ans 29,8 28,5 27,1 28,7 45 à 54 ans 26,6 34,2 29,7 29,8 55 ans ou plus 13,4 17,1 11,9 14,3 Sexe Homme 45,9 39,2 19,3 37,2 Femme 54,1 60,8 80,7 62,8 Champ : postes principaux au 31/12/2011 au lieu de travail, y compris contrats aidés Source : Insee, Siasp RP 2010 Repli des effectifs dans les fonctions publiques d État et territoriale En région Centre, l emploi public diminue entre 2010 et Les évolutions diffèrent selon les versants de la fonction publique. Au plan régional comme en métropole, les effectifs de la FPE sont davantage touchés. Les effectifs de la FPT varient peu alors que ceux de la FPH augmentent. E) Revenus, pouvoir d achat, prélèvements obligatoires Enquête Revenus fiscaux et sociaux 2011 et séries longues 14 En 2011, selon l'enquête Revenus fiscaux et sociaux, le niveau de vie médian s'élève à euros annuels ; il est stable en euros constants par rapport à Les 10 % des personnes les plus modestes ont un niveau de vie inférieur à euros. Les 10 % les plus aisés disposent d'au moins euros, soit 3,6 fois plus. En 2011, les niveaux de vie augmentent uniquement pour la moitié la plus aisée de la population. Pour la moitié la plus modeste, ils reculent, mais moins que les deux années précédentes. Le seuil de pauvreté, qui correspond à 60 % du niveau de vie médian de la population, s'établit à 977 euros mensuels en La pauvreté continue d'augmenter, mais plus modérément qu'en Elle concerne 8,7 millions de personnes, soit 14,3 % de la population, contre 14,0 % en Extrait de l'insee Première «Les niveaux de vie en 2011», n 1464, septembre

26 La pauvreté s'accroît davantage parmi les chômeurs et les jeunes âgés de 18 à 29 ans. L'augmentation des durées de chômage et des conditions d'emplois moins favorables expliquent pour partie que ces populations soient plus affectées. 3 Françaises sur 4 gagnent moins que leur conjoint 15 Les chiffres sont implacables : 3 femmes sur 4 en France gagnent moins que leur mari et leur contribution aux revenus du couple s élèvent en moyenne à 36 % selon une étude de l Institut national de la statistique (Insee). L étude montre ainsi qu en moyenne, les femmes vivant en couple ont perçu un revenu annuel de euros contre euros pour leur conjoint soit près de 42 % de moins. Sur les quelque 10 millions de couples en France en 2011, dans 75 % des cas, le revenu de l homme était supérieur à celui de la femme. Le revenu considéré comprend les revenus d activité (salaires) et de remplacement (chômage et retraites), précise l Insee. Seules 25 % des femmes gagnent plus ou pareil Dans son enquête, l Insee a distingué 4 catégories de couples. Pour 24 % d entre eux, la contribution de la femme est inférieure à 20 %. Elles sont alors la plupart du temps sans revenu ou perçoivent un salaire modeste provenant d un travail à temps très partiel. Dans 28 % des couples, la contribution des femmes fluctue entre 20 % et 40 % des revenus du couple avec, dans huit cas sur dix, la femme qui occupe un emploi (partiel dans 44 % des cas). Dans 23 % des couples, la contribution des femmes varie entre 40 % et 50 % avec un revenu proche mais inférieur à celui du mari. Enfin, dans 1/4 des cas, la contribution de la femme est supérieure ou égale à celui du conjoint. Ces femmes sont souvent diplômées du supérieur et occupent davantage d emplois de cadres ou de professions intermédiaires que la moyenne des femmes en couple, indique l Insee. Malgré tout, de 2002 à 2011, l écart des revenus au sein des couples français s est réduit avec pour principale raison la hausse de l activité des femmes même si la proportion de temps partiel est restée stable (environ 31 % des femmes en couple). Dans un couple, lorsque la femme est mariée, sa contribution est plus basse que dans le concubinage (34 % contre 41 %) souligne l Insee. «Il est possible que le statut du mariage renforce aux yeux des conjoints la stabilité de leur couple», avance l Insee. Cela rendrait «moins problématiques ces inégalités de revenus quand il y partage des ressources». 15 Insee Première N mars 2014 : 26

27 III. INDICATEURS DE CONFIANCE A) Indicateurs des ménages 16 Moral des ménages en légère hausse en décembre (+ 1 pt, à 85), mais toujours dégradé (MLT à 100). A noter le recul, à partir d un très haut niveau, des craintes relatives au chômage. 16 Informations Rapides INSEE - n 1-7 janvier 2014 : 27

28 Chômage : des craintes en recul Les ménages sont moins inquiets concernant l évolution future du chômage. Le solde correspondant perd 10 points en décembre, après avoir augmenté de 15 points en novembre. Il reprend ainsi la baisse débutée à l été 2013 et se situe 31 points en dessous de son niveau de juin. Il demeure néanmoins toujours au-dessus de sa moyenne de long terme. Inflation perçue : stabilité En décembre, l opinion des ménages sur l inflation passée est stable. Les ménages sont en revanche plus nombreux qu en novembre à estimer que les prix vont augmenter en 2014 (+ 5 points). Ces deux soldes restent au-dessus de leur moyenne de longue période. B) Indicateurs des entreprises Climat des affaires global dégradé Conjoncture toujours dégradée dans les services (à 91, contre une MLT de 100). Dans l industrie manufacturière (indice à 100), chute de la production passée, mais léger redressement des perspectives personnelles de production. 28

29 IV. SITUATIONS PARTICULIERES DES ENTREPRISES A) Carnets de commande / Stocks 17 Les flux de commandes nouvelles ont stagné sur le marché intérieur comme à l exportation. Néanmoins, cette tendance globale masque de fortes disparités sectorielles : si les produits de boulangerie-pâtisserie, le travail du bois et le textile ont fait l objet d une demande accrue, l automobile, les caoutchoucs-plastiques et les machines et équipements ont pâti d un environnement déprimé. Le jugement porté sur l état des carnets est toujours défavorable et s est à nouveau dégradé. Les stocks de produits à livrer n ont guère varié et les encours demeurent adaptés au volume des transactions. B) Capacités de production Les taux d utilisation des capacités ont encore nettement reculé et s établissent à un niveau qui n avait pas été atteint depuis quatre ans. Dans de nombreuses unités de production, les fermetures liées aux fêtes de fin d année ont été plus longues que celles pratiquées les années précédentes compte tenu de la morosité de la demande. 17 Banque de France Enquête mensuelle de décembre

30 C) Investissement Les investissements dans l industrie 18 Interrogés en janvier 2014, les chefs d entreprise des industries manufacturières estiment que leur investissement a baissé de 7 % en Taux de variation annuel de l'investissement en valeur dans l'industrie manufacturière Stagnation des investissements industriels en Plus de 12 milliards d euros de nouveaux investissements annoncés dans les usines françaises en C est le montant global recensé par "L Usine Nouvelle" au travers des articles publiés l an passé dans les rubriques du quotidien des usines. Ce bilan, qui n est sans doute pas exhaustif, témoigne de la santé fragile de l industrie tricolore. Après deux années de stagnation, l activité devrait, toutefois, redémarrer dans la plupart des secteurs. Les investissements industriels pourraient augmenter de 3 % en 2014 selon l Insee, après un recul de 1,8 % en La région Centre se classe 3 ème région française avec 36 investissements industriels réalisés, derrière Pays de Loire et Rhône Alpes. Cependant, avec 332 millions d'investissements recensés, la région Centre se classe au 12 ème rang national. Délais de paiement 20 La situation économique encore difficile que connaît la France se traduit par des tensions sur la trésorerie des entreprises et des difficultés de paiement. Dans ces conditions, la tentation est forte pour les clients avec une trésorerie trop faible de demander, ou d imposer à leurs fournisseurs des délais de paiement plus longs, voire des retards de paiement. Or, la complexité et la longueur des chaînes de paiement font que permettre un allongement des délais de paiement sur certains segments de ces chaînes est de nature à déstabiliser une filière, un secteur, ou encore le tissu économique d un territoire. 18 Informations Rapides - n 32-6 février 2014 : 19 Source : L'Usine Nouvelle n Extraits du rapport

31 Les fédérations professionnelles dressent un constat mitigé de cette année, notant au mieux une stabilisation de la situation, si ce n est une dégradation, avec notamment une augmentation des retards de paiement de petits montants. En ce qui concerne le secteur public, le délai global de paiement (DGP) de l État a de nouveau diminué en Il s établit à la fin de l année à 19 jours, soit la meilleure performance enregistrée pour cet indicateur depuis Mais en ce qui concerne l ensemble des catégories de collectivités locales et d établissements publics locaux confondues, le DGP passe de 27 jours fin décembre 2012 à 28 jours fin octobre Situation des TPE : une année à oublier 21 L activité est en berne pour un bon tiers des petites entreprises avec des baisses de chiffres d affaires de plus de 5 %. Les investissements en équipement (62 %) et en locaux (38 %) se sont poursuivis, mais sont majoritairement autofinancés, les demandes de financement bancaire des investissements ne cessant de fléchir depuis L année 2013 a enregistré les plus mauvais chiffres en termes d emplois depuis l année Plus de la moitié des patrons de PME refusent de se prononcer sur l évolution 2014 estimant ne disposer d aucune visibilité. Trésorerie des entreprises Au deuxième semestre 2013, la trésorerie et les résultats d exploitation dans l industrie restent toujours jugés dégradés par les industriels, en dépit d une légère amélioration du solde d opinion correspondant à la trésorerie. Les résultats d exploitation restent dégradés Les chefs d entreprise jugent que les résultats d exploitation sont stables par rapport au premier semestre 2013 mais demeurent dégradés. Les conditions de financement s améliorent Les industriels jugent que leur fonds propres externes augmentent nettement et que leur endettement à moyen-long terme se réduit et atteint sa moyenne de long terme. En revanche, l opinion des industriels relative tant aux encours de crédits à court terme qu aux billets de trésorerie se détériore légèrement et le niveau des soldes correspondants se situe en dessous de leur moyenne de long terme. Amélioration prévue au premier semestre 2014 Si les industriels anticipent une amélioration de leur trésorerie et de leur résultat d exploitation à l horizon du premier semestre 2014, ils estiment néanmoins que leur situation de trésorerie demeurera fragile. D) Autres informations L'APCE lance, avec le soutien du Ministère du Droit des femmes, le site ellesentreprennent.fr. L'objectif est de sensibiliser les femmes à l'entrepreneuriat, de leur donner envie d'entreprendre, de les informer et de faciliter la concrétisation de leur projet. Le site permet également d'orienter les candidates à la création vers les structures susceptibles de les accompagner à chaque étape de leur parcours. 21 Baromètre des TPE 1 er trimestre 2014 N 53 31

32 Rapport sur l'évolution des PME Ce rapport annuel de Bpifrance est consacré aux caractéristiques structurelles et conjoncturelles des PME et ETI. Il se présente en cinq parties : - les évolutions des entreprises, avec un volet sur les entreprises artisanales, - le financement des PME et ETI, - la R&D et l'innovation, - un point de vue documenté sur les dynamiques économiques territoriales en France et la stratégie de spécialisation intelligente, - une synthèse des principales mesures prises par les pouvoirs publics en faveur des PME et ETI

33 V. EMPLOI ET MARCHE DU TRAVAIL Il existe deux types de statistiques La première est celle élaborée selon les normes du Bureau international du travail (BIT) et qui est regardée par le monde. L'Insee évalue de son côté le nombre de chômeurs au quatrième trimestre à 2,78 millions avec un taux de 9,8 %. L'Institut de la statistique considère comme chômeur une personne remplissant trois critères : ne pas avoir travaillé au cours de la semaine, chercher activement un emploi et être disponible dans les deux semaines. Mesuré grâce à une enquête effectuée chaque trimestre auprès de personnes, le taux de chômage est le seul indicateur reconnu au niveau international. Il est préféré par les économistes aux chiffres de Pôle emploi, soumis aux aléas administratifs (inscriptions, radiations, etc.). L'amélioration mise en évidence par l'insee concerne notamment les ans (- 1,1 point sur un trimestre, - 2,6 points sur un an). Leur taux de chômage atteint toutefois encore 22,8 % au 4ème trimestre Le deuxième indicateur du chômage en France, le nombre d'inscrits à Pôle emploi, a lui au contraire continué à grimper : c est celui qui sera détaillé ci-après. Alors que le nombre de chômeurs au sens du BIT est stable sur l'année 2013, sur la même période, le nombre de demandeurs d'emploi en fin de mois inscrits à Pôle emploi classés en catégorie A (sans aucune activité) progresse de Ces deux mesures ne sont pas contradictoires, car elles ne recouvrent pas les mêmes situations. Ces deux mesures ne sont pas contradictoires, car elles ne recouvrent pas les mêmes situations Évolution du taux chômage Selon Eurostat, le taux de chômage en Europe se stabilise Dans la zone euro, il atteint 12 % fin décembre 2013, contre 11,9 % un an plus tôt. Il ne progresse plus depuis octobre et a amorcé une décrue dans l'union européenne. La situation semble ne pas se détériorer dans les pays où le chômage est faible, comme l'allemagne (5,1 %) ou l'autriche (4,9 %), et des signes d'amélioration apparaissent dans les pays qui ont obtenu une assistance financière européenne : en Espagne le taux de chômage a baissé de 33

34 25,8 % contre 26,1 % en novembre, en Irlande après un pic de 15,1 %, il est tombé en un an de 14 % à 12 %, et au Portugal de 17,3 % à 15,4 %. Une mobilité accrue Avec 19,01 millions de chômeurs, la zone euro est loin d'être tirée d'affaire. La situation semble toutefois ne pas se détériorer du côté des pays où le chômage est faible, comme l'allemagne (5,1 %) ou l'autriche (4,9 %), et des signes d'embellie apparaissent dans les pays qui ont obtenu une assistance financière européenne. L'émigration d'une fraction de la maind'œuvre explique en partie ces progrès. Cette mobilité accrue pourrait expliquer la très légère diminution du chômage des jeunes (24 % fin décembre). 3,5 millions de jeunes de moins de 25 ans étaient au chômage dans la zone euro, soit une diminution de par rapport à décembre A) En France Le chômage en hausse de 5,7 % sur l'année Le nombre de demandeurs d'emplois a augmenté de 0,3 % en décembre, soit chômeurs supplémentaires. Au total, il y a chômeurs dans la catégorie A, soit une augmentation de 5,7 % sur l'ensemble de l'année. Ce chiffre monte à toutes catégories confondues, soit une hausse de 6 % sur Le Ministère du Travail estime que «L'inversion de la courbe du chômage est une réalité manifeste pour les chômeurs de moins de 50 ans, qui représente 78 % des demandeurs d'emploi. Ce n'est pas encore le cas pour les personnes de 50 ans et plus, qui subissent plus que les autres une situation de l'emploi encore tendue». Parmi les personnes inactives au sens du BIT, 1,3 million de personnes souhaitent un emploi sans être comptées dans la population des personnes au chômage au sens du BIT : elles constituent le halo autour du chômage. 23 Sur un an, il augmente. 23 Informations Rapides INSEE - n 55-6 mars

35 B) En région Centre 24 Forte hausse du chômage Le nombre de demandeurs d emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A (anciennes catégories 1, 2 et 3 hors activités réduites) enregistre, une hausse de + 6,5 %, plus forte qu au niveau France métropolitaine (+ 5,7 % sur un an). En données corrigées des variations saisonnières, le nombre de demandeurs d emploi s élève désormais à fin décembre 2013, contre il y a un an. Les demandeurs d emploi inscrits en fin de mois à Pôle emploi, en catégories A, B, C, passent de à sur un an (+ 6,5 %). Quasi stabilisation de la demande d emploi des jeunes Le nombre de jeunes de moins de 25 ans inscrits à Pôle emploi de catégorie A augmenté de 1,8 % sur un an. Parallèlement, le public de 25 à 49 ans enregistre une hausse de 6 %. Quant aux demandeurs d emploi de 50 ans et plus, ils connaissent une hausse très importante (+ 12,1 %). 24 Les informations sont issues de la DIRECCTE ET DE Pôle emploi Centre 35

36 En rythme annuel, les hommes subissent une augmentation plus forte (+ 7,9 %) que les femmes (+ 5,1 %). Une diminution du nombre des entrées Le nombre des entrées à Pôle emploi enregistrées en décembre 2013 est en diminution de - 0,9 % en variation trimestrielle sur trois mois glissants (France métropolitaine : - 1,4 %). Cette diminution s explique principalement par une baisse du nombre des inscriptions suite à une fin de contrat à durée déterminée (- 2,2 %), un licenciement économique (- 2,8 %) ou encore un autre licenciement (- 7,1 %). malgré une baisse des sorties Le nombre de sorties enregistre une diminution de - 1,9 % en variation trimestrielle sur trois mois glissants (France métropolitaine : - 2,3 %), conséquence directe d une diminution du nombre des cessations d inscription pour défaut d actualisation (- 12,6 %) ou encore d une baisse du nombre des arrêts de recherche d emploi (- 14,1 %). A noter toutefois, une nette progression des reprises d emploi déclarées (+ 7,8 %) ou encore des entrées en stage. La demande d emploi de longue durée demeure en hausse Le nombre de demandeurs d emploi de catégorie A, B et C inscrits à Pôle emploi depuis un an ou plus enregistre une hausse de 16,5 % sur un an. Au niveau France métropolitaine, la demande d emploi de longue durée augmente de 13,3 %. 42,1 % des demandeurs d emploi sont désormais inscrits à Pôle emploi depuis un an ou plus, (41,9 % en France). 36

37 Une nouvelle diminution du nombre des offres d emploi collectées Le nombre des offres d emploi collectées par Pôle emploi en données corrigées des variations saisonnières diminue de - 8,7 % en variation trimestrielle sur trois mois glissants (France métropolitaine : + 9,9 %). Cette baisse touche les offres d emploi durables (- 7,9 %) tout comme celles de plus courte durée (- 9,6 %). Cf annexe N 2 : Le marché du travail en région Centre Demandeurs d emploi ayant un droit payable au RSA en région Centre 25 En Région Centre, au mois de décembre 2013, le nombre de demandeurs d emploi inscrits en catégorie A et ayant un droit payable au Revenu de Solidarité Active (RSA) est de (soit 19,0 % des demandeurs d emploi inscrits en catégorie A, données brutes, 19,3 % au niveau national). Au mois de décembre 2013, le nombre de demandeurs d emploi inscrits en catégories A, B, C et ayant un droit payable au RSA est de (soit 15,4 % des demandeurs d emploi inscrits en catégories A, B, C, données brutes, 16,1 % au niveau national). Les entrées à Pôle emploi en catégories A, B, C des bénéficiaires ayant un droit payable au RSA s'élèvent à au mois de décembre 2013 (soit 15,8 % des entrées en catégories A, B, C, données brutes). Les sorties de catégories A, B, C des bénéficiaires ayant un droit payable 25 Sources : Repères et analyses de Pôle emploi : Les demandeurs d emploi bénéficiaires du RSA - Décembre

38 au RSA sont de au mois de décembre 2013 (soit 17,5 % des sorties de catégories A, B, C, données brutes). Demandeurs d'emploi handicapés 26 A fin mars 2013 (dernier chiffre diffusé), le nombre de demandeurs d'emploi handicapés continue de progresser avec demandeurs inscrits en catégories A-B-C, soit une augmentation de 15,1 % en un an (+ 9,5 % pour le tout public). Les demandeurs d'emploi handicapés, bénéficiaires de l'aah dans 23 % des cas (dont 7 % n'ayant que ce titre de bénéficiaire d'obligation d'emploi), présentent des difficultés particulières d'insertion avec notamment un âge élevé (42 % de 50 ans et plus) et une ancienneté d'inscription importante (54 % de chômeurs de longue durée et 31 % de chômeurs de très longue durée). Une situation départementale resserrée Le nombre de demandeurs d emploi de catégorie A varie de - 0,8 % dans l Indre à + 1,1 % dans le Loir-et-Cher. Seuls trois départements enregistrent une augmentation, l Eure-et-Loir, le Loir-et-Cher et le Loiret, augmentation supérieure à celle enregistrée au niveau régional. Perspectives 4,3 milliards d euros : C'est, le déficit prévu pour la fin de l'année 2014 à l'unédic. L'organisme paritaire qui gère l'assurance chômage table en effet sur une poursuite de la hausse du chômage en 2014, avec demandeurs d'emploi sans activités supplémentaires, après une quasi-stabilisation fin L'Unédic a par ailleurs confirmé que le déficit du régime pour l'année 2013 atteindra 4 milliards d'euros, portant la dette à 17,8 milliards. Et que fin 2014, à réglementation inchangée, le déficit atteindrait 4,3 milliards et la dette 22,1 milliards, un plus haut historique. Une situation qui reste préoccupante Certains des éléments enregistrés en décembre 2013 traduisent une très légère amélioration de la situation de l'emploi sur quelques indicateurs, mais insuffisante pour entrevoir une amélioration à court terme. Le chômage des plus de 50 ans et des chômeurs de longue durée ne cesse de se dégrader. Le chômage des jeunes est contenu par les contrats aidés mais reste à un taux élevé. Hausse des déclarations uniques d embauche 26 Source : Agefiph 38

39 En septembre 2013 (dernières données disponibles), le nombre de déclarations uniques d'embauche (DUE hors intérim et agriculture) s'accroît de + 5,0 % par rapport au même mois de l'année précédente. Ainsi, leur nombre s'élève à près de en région Centre en septembre Cette hausse s'explique par la progression du nombre de DUE dans les secteurs tertiaire et industriel (respectivement de + 5,4 % et + 4,4 %). Le tertiaire représente 87 % des déclarations. Dans la construction, l'évolution annuelle est en légère augmentation (+ 0,5 %). Hormis le Loir-et-Cher, les autres départements enregistrent une augmentation. L'évolution annuelle varie de - 2,6 % dans le Loir-et-Cher à + 12,4 % dans le Cher. Une hausse du recours à l intérim L emploi intérimaire nettement plus dynamique au dernier trimestre qu en début d année 2013 Au niveau régional, le recours au travail temporaire représente emplois en équivalent temps plein fin octobre 2013 (dernières données connues). Ce chiffre est en augmentation de + 2,1 % par rapport à celui enregistré en octobre 2012 (France métropolitaine : + 4,2 %). Sur une période annuelle, la situation départementale présente de fortes disparités. L'évolution varie de - 3,4 % dans le Cher à + 11,0 % en Eure-et-Loir. Deux départements (l'indre-et-loire et l'eure-et-loir) enregistrent une hausse supérieure à celle de la région. Maintien du rythme des ruptures conventionnelles 39

40 Depuis le début de l année 2013, ruptures conventionnelles ont été homologuées en région (plus de au niveau France entière). Les départements de l Indre-et-Loire et du Loiret représentent 58 % du total des ruptures homologuées en région Centre en décembre Concernant les salariés protégés, 13 demandes ont été autorisées en décembre 2013, ce qui porte à 180 le nombre de demandes acceptées depuis janvier 2013 et à 741 depuis août Les ruptures conventionnelles visées par l'ocde Selon les chiffres publiés par la Dares, le nombre de ruptures conventionnelles est resté élevé en Mais pour la première fois depuis la création du dispositif, en 2008, ce chiffre est en recul (- 0,4 %). Ces données paraissent au même moment que les chiffres du chômage, faisant état d'un bond du nombre de demandeurs d'emploi de plus de 50 ans, et également du rapport de l'ocde sur l'emploi des seniors en France. Selon le rapport, les réformes des retraites et la disparition des préretraites ont permis de faire remonter le taux d'emploi des ans. Mais la France reste 10 points sous la moyenne des pays de l'ocde avec un taux de 44,5 %. De plus, les efforts ont surtout bénéficié aux ans, et non aux ans. Les auteurs déplorent que «la période de chômage est encore trop souvent considérée comme une préretraite déguisée par les travailleurs, les employeurs et la société». Cette tendance serait entretenue par le traitement de Pôle emploi, qui permet aux plus de 50 ans de bénéficier de 3 ans d'indemnisation et aux chômeurs de 61 ans ou plus de maintenir les allocations jusqu'à l'âge de la retraite à taux plein. L'OCDE voit les ruptures conventionnelles comme une des raisons du succès, qu'il faut rendre «moins attractives» en fin de carrière. Elles représentent près d'un quart des fins de CDI chez les ans contre 16 % pour l'ensemble des Français. Le rapport reproche à la France de favoriser les incitations de maintien dans l'emploi, au détriment de celles à la reprise. Les contrats de génération devraient également plus cibler «les embauches des seniors de 55 ans ou plus, peu qualifiés». Zoom : Le monde associatif résiste grâce aux emplois d avenir C est du moins le principal enseignement d une étude de conjoncture menée par «Recherches et Solidarités», réseau d experts dédié à l observation du monde associatif qui représente plus de 1,8 million de salariés. À l instar du secteur privé, même si c était dans une moindre mesure, les associations ont elles aussi été touchées par la crise économique à partir des années , où emplois ont été détruits. Une perte que l activité de n a pas pu compenser. Alors que n avait pas commencé sous de meilleurs auspices, avec un recul de 0,3 % entre janvier et mars dernier, et une absence de croissance entre avril et juin, l emploi a connu une légère reprise au troisième trimestre avec une hausse de 0,3 % (1), selon l étude qui se cale sur l année scolaire pour effectuer ses mesures. Au final, le monde associatif résiste bien au moment où les besoins sociaux se font plus lourdement ressentir, tandis que le secteur privé perd 0,6 % de sa masse salariale entre le 1 er octobre et le 30 septembre «Pour la première fois, les effets du dispositif des emplois d avenir se font clairement ressentir. Ce ne sont certes pas des emplois de même nature que ceux du secteur privé, mais ils permettent aux associations de faire davantage et mieux, ainsi que de produire du chiffre d affaires», commente le Président de «Recherches et Solidarités». De janvier à octobre derniers, de ces contrats aidés avaient en effet été attribués à des jeunes entre 16 et 25 ans, entre et l auront été sur l ensemble de l année, selon des données qui restent à consolider au ministère du travail. Les grands gagnants : l hébergement et le médico-social Toutes les branches du monde associatif n ont cependant pas profité du dispositif au même titre. Le secteur de l hébergement et du médico-social, qui représente un emploi sur cinq, ressort comme le grand gagnant, avec une masse salariale qui enregistre une hausse de 2,2 % sur Logique : ces activités s apparentent dans bien des cas à une délégation de service public. Ce n est pas le cas de l action sociale, en chute de 0,7 %, notamment 40

41 en raison de la chute vertigineuse des emplois à domicile ( 2,6 %), un domaine particulièrement exposé à la réalité de la perte de pouvoir d achat des ménages depuis le début de la crise. Mais la plus grosse perte d emploi concerne les associations liées à la culture ( 3 %), qui emploient tout de même près de personnes. Les structures investies dans l enseignement stagnent ( 0,3 %), tandis que des organisations sportives (+ 2,2 %) rattrapent le net recul qu elles avaient enregistré en Les dirigeants d associations inquiets pour l avenir Autre signe d un début de vitalité retrouvée : la création d associations repart à la hausse après quatre années de baisse consécutive. Près de ont vu le jour en , contre environ sur Cette tendance reste à confirmer, mais elle semble se poursuivre avec une hausse de 1 % de septembre à novembre 2013 par rapport à la même période un an auparavant. Ces petits mieux sont de fait perçus par les responsables associatifs, puisque 60 % d entre eux estiment que leur situation financière en décembre 2013 est «positive», soit 3 points de plus que fin 2012 (2). Mais ces mêmes dirigeants restent inquiets pour l avenir. Car si 67 % considèrent aujourd hui comme positive la situation de leur association, seuls 56 % d entre eux jugent qu elle le restera en Au final, si 15 % des responsables se sentent résignés (11 % en 2011), 79 % se disent «déterminés» face à la tâche qui les attend (81 % en 2011). Des salariés inégalement répartis -En 2012, les associations employeuses totalisaient salariés. Le marché de l emploi dans le domaine non-marchand concerne donc une minorité de structures, puisque le nombre d associations actives est estimé entre et un Le secteur de l action sociale à lui seul représente 30 % des salariés, suivi de près du domaine médico-social et de l hébergement (19 %). Ces activités, en tant que délégation de service public, disposent en effet plus facilement du financement de l État et des collectivités ainsi que de la contribution directe de certains bénéficiaires. Ce n est pas le cas pour la plupart des associations liées à l enseignement, qui réunissent seulement 12 % des salariés, et encore moins des structures de sport et de loisir (4 % des salariés), qui financent principalement l emploi par les cotisations des adhérents. (1) Étude portant sur l ensemble des associations employeuses identifiées par l Acoss-Urssaf, représentant 1,8 million de salariés. (2) Enquête réalisée en ligne du 10 au 21 décembre 2013, sur un échantillon représentatif de responsables d association. C) Situation de l emploi salarié L emploi diminue globalement (hors intérim) 27 Baisse de l emploi salarié dans les secteurs marchands Hors intérim, l emploi marchand recule toujours au 4 ème trimestre ( postes contre au troisième trimestre). Sur un an, postes ont été supprimés dans les secteurs principalement marchands (soit - 0,4 %). Poursuite de la baisse dans l industrie comme dans la construction Dans l industrie, l emploi baisse de 0,3 % ( postes) au quatrième trimestre, après des pertes d emplois plus importantes au troisième trimestre. Sur un an, l industrie a perdu postes (soit - 1,6 %). L emploi dans la construction diminue au quatrième trimestre ( postes, soit - 0,5 %). Sur un an, la construction a perdu postes (soit - 1,8 %). Seul l emploi tertiaire marchand augmente légèrement L emploi du secteur tertiaire hors intérim augmente au quatrième trimestre 2013 ( postes). 27 Informations Rapides INSEE - n mars

42 Sur un an, le secteur tertiaire dans son ensemble a créé postes (soit + 0,1 %). Emploi salarié : aucune embellie en région Centre en 2013 (Derniers chiffres recensés) L URSSAF constate que le recul de l emploi est deux fois plus marqué en région Centre qu en France. Alors que sur le front de l emploi, le chômage se stabilise sur le plan national, le constat régional reste plus alarmiste. Que ce soit en évolution annuelle ou trimestrielle, à la fin 2013, les pertes d emplois sont deux fois plus importantes en Région Centre qu au niveau national. C est le septième trimestre consécutif de recul de l emploi salarié, chiffre atteint lors de la crise de postes qui ont été perdus en Région Centre sur le troisième trimestre L URSSAF nuance cependant cette aggravation du chômage régional. «En deux ans, entre le troisième trimestre 2011 et le troisième trimestre 2013, emplois ont été perdus, alors qu il y en avait eu entre le premier trimestre 2008 et le premier trimestre 2010». Avec cet indicateur, en forme d espoir, celui des embauches en CDI. «Le rebond des embauches en CDI au dernier trimestre 2013, ne se traduit pas encore sur le niveau de l emploi. S il se confirme, il laissera présager une inversion de tendance» Et ce déclin de l emploi régional se retrouve dans l ensemble des secteurs d activité avec cependant un rebond dans les emplois de service. Le recul de l emploi est deux fois plus marqué en Région Centre qu en France, que ce soit en rythme trimestriel (- 1,2 % contre - 0,6 %) ou annuel (- 0,2 % contre - 0,1 %). En un an, emplois ont été détruits dans la région. Après un trimestre de stabilisation, l emploi décroche à nouveau dans la construction, tout comme dans l hébergementrestauration. En revanche, ce trimestre, l emploi rebondit dans plusieurs secteurs des services et de façon plus marquée qu au niveau national : le commerce crée 240 postes (+0,2 %), les activités de soutien et de services administratifs 430 postes (+0,6 %), les activités financières et d assurance 100 postes (+0,5 %). 42

43 Une baisse toujours plus forte qu au niveau national et plus sensible dans les secteurs de l industrie et de la construction Des situations départementales hétérogènes Au troisième trimestre, l évolution de l emploi diverge selon les départements. La baisse de l emploi est marquée dans le Cher et plus limitée dans l Eure-et-Loir, respectivement - 0,8 % et - 0,2 %. Si l emploi dans le Loiret reste stable, il évolue favorablement dans les trois autres départements de la région. La progression est forte dans le Loir-et-Cher (+ 0,7 %). Sur un an, l emploi se stabilise dans le Loiret et l Indre-et-Loire. Évolution de l emploi salarié départemental CVS : corrigées des variations saisonnières Champ : emploi salarié du secteur privé marchand non agricole Source : Insee, Estimations d'emploi En région Centre, la fraude au chômage augmente, mais Pôle emploi la débusque de mieux en mieux. En 2013, sur un milliard d'euros d'aides versées par Pôle emploi Centre, 2,7M d'allocations ont été versées indûment («fraude subie») et 1,5M a failli l'être («fraude évitée»). En montant, la fraude représente 0,2 % des allocations versées et les 364 fraudeurs repérés en 2013 représentent aussi 0,2 % des demandeurs d'emploi.». Pour les trois derniers mois de 2013, cela a représenté une fraude de

44 Le catalogue des fraudes est épais. Exemples : percevoir, grâce à de faux documents, l'allocation pour un emploi «perdu» qu'on n'a jamais exercé (8 % des fraudes) ; continuer de toucher l'allocation alors qu'on a créé son entreprise (7 % des fraudes) ; percevoir l'allocation alors qu'on réside à l'étranger (4 % des fraudes) ; percevoir alors qu'on est en prison. Mieux : être vraiment chômeur, mais en faire travailler d'autres sous de fausses identités. Contrats aidés (Régional) Caractéristiques des Emplois d Avenir 28 Typologie des contrats : - 93,3 % sont à temps plein (national: 87,6 %), - 63,4 % sont des CDI ou des CDD de 36 mois (national: 54,8 %). Typologie des publics : - 85,3 % concernent des jeunes de niveaux V et infra (national: 83,1 %), - 53,1 % sont des jeunes femmes (national: 50,9 %), - 3,8 % sont des jeunes Travailleurs Handicapés (national: 3,1 %), - 13,9 % des jeunes résident en ZUS (national: 17,5 %) et 24,1 % en ZRR (national: 13,3 %). Typologie des employeurs du secteur non marchand : 38,4 % des employeurs sont des associations; 30,4 % sont des collectivités territoriales et 16,5 % des établissements publics sanitaires. Taux de rupture : 260 contrats rompus, soit 8,8 % des contrats signés (national: 5,8 %). Contrat de génération (National) 29 Ce dispositif, issu d'un accord national interprofessionnel unanime, vise à favoriser l'embauche de jeunes en CDI tout en maintenant des seniors en emploi, et à organiser le transfert des compétences dans l'entreprise. 28 Source DIRECCTE Point presse du 22 janvier Source à mi-janvier

45 17 accords de branche, signés, dont 13 déjà étendus, couvrant plus de 5 millions de salariés, Plus de accords ou plans d action d entreprise ont été déposés à la fin décembre 2013, Plus de demandes d aides enregistrées à la mi-janvier 2014, à 89 % dans les entreprises de moins de 50 salariés, Plus de 300 entreprises ont bénéficié du dispositif appui-conseil en 2013, Au moins 80 mises en demeure ont été enregistrées pour absence de dépôt, 7 % des demandes d aide concernent le volet «transmission d entreprises». Accéder au site Contrat de génération : Point de vue : Plusieurs facteurs rendraient la concrétisation de la mesure difficile. En matière de politique de recrutement peu d entreprises prennent le risque d embaucher un jeune de moins de 26 ans (ou de moins de 30 ans handicapés) qui n aurait pas les prérequis nécessaires au poste. Les embauches s opèrent sur la base des compétences avant tout. Quant aux salariés de plus de 57 ans à maintenir dans l emploi jusqu à leur retraite (seconde obligation du dispositif), ce n est pas l attribution de (sociétés jusqu à 300 salariés) qui peut constituer l élément déterminant. Enfin le transfert des savoirs et des compétences est généralement une préoccupation au cœur des dispositifs de formation des entreprises. Le contrat de génération, à ce niveau, comporte une anomalie puisque le «junior» et le «senior» qui doivent être désignés dans le binôme, peuvent tenir des emplois différents! Pour toutes les entreprises, pour l économie française, le contrat de génération pourrait être une opportunité de tirer parti du potentiel de toutes les générations au travail et de leur collaboration. C est un enjeu essentiel de la compétitivité. Blocage à 26 ans? Le contrat de professionnalisation 30 En tant qu employeur du secteur privé, il est possible d embaucher un salarié en contrat de professionnalisation en CDD (de 6 à 12 mois) ou en CDI, à temps plein ou à temps partiel. Ce salarié suivra une formation qualifiante reconnue dont le programme, sur-mesure, sera élaboré en fonction des besoins opérationnels de l entreprise avec le concours d une OPCA. Cette formation en alternance représente au maximum ¼ du temps de travail. Les temps de formation sont planifiés en tenant compte du rythme de l activité. Les temps de travail en entreprise mobilisent le salarié sur des tâches en rapport avec la qualification visée par la formation. Une opportunité d avoir au final un salarié motivé qui, au terme de sa formation, sera directement opérationnel et aura intégré la culture l entreprise. 30 DIRECCTE Centre 18/12/2013 : 45

46 Etat des lieux du temps partiel en France 31 Dans sa publication, la Direction de l animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) du Ministère en charge du Travail indique que la part des salariés qui travaillent à temps partiel a légèrement progressé sur la dernière décennie. Après avoir fortement augmenté dans les années 1980 et 1990, puis diminué au début des années 2000, elle s établit à 18,7 %, soit près de 4,2 millions de salariés. Les emplois à temps partiel, massivement dans le tertiaire S appuyant sur l enquête Emploi de l Insee, l étude de la Dares montre que 22 % des emplois du secteur tertiaire sont des emplois à temps partiels. Sont notamment concernées : les activités de nettoyage en entreprise, l hébergement, la restauration, la grande distribution, l éducation, la santé et l action sociale. Dans certains secteurs du tertiaire, le temps partiel est un travail presque exclusivement féminin. Ainsi, dans les activités financières et d assurance et les activités immobilières, le temps partiel, peu fréquent par rapport à la moyenne des secteurs (respectivement 13 % et 16 % des salariés sont à temps partiel), concerne pour l essentiel des femmes (respectivement 93 % et 88 % des salariés à temps partiel). Les femmes représentent 87 % des salariés à temps partiel dans l éducation, la santé et l action sociale. Des emplois essentiellement féminins Le temps partiel concerne surtout les femmes : 82 % des salariés à temps partiel sont des femmes et 31 % des femmes salariées sont à temps partiel (contre 7 % des hommes). Les femmes sont particulièrement à temps partiel lorsqu elles ont des enfants à charge (plus de 45 % des femmes salariées ayant au moins trois enfants travaillent à temps partiel). On peut observer le phénomène contraire chez les hommes qui sont plus nombreux à choisir le temps partiel quand ils n ont pas d enfants à charge. 18 % d entre eux déclarent travailler à 31 Publication ANACT - 46

47 temps partiel pour exercer une autre activité professionnelle en parallèle, reprendre des études ou suivre une formation. Temps partiel «subi», temps partiel «choisi» Construites à partir des déclarations des salariés, deux définitions du temps partiel sont généralement retenues : 1. Le temps partiel «subi». 32 % des salariés déclarent être à temps partiel faute d avoir trouvé un emploi à temps plein en Ces salariés sont faiblement diplômés et plus jeunes que les autres salariés à temps partiel, 2. Le temps partiel «choisi». Parmi les salariés qui ont choisi d exercer ce temps partiel, plus de 40 % déclarent avoir fait ce choix pour s occuper de leurs enfants ou d un autre membre de la famille. Sont davantage concernés les femmes et les profils diplômés. L étude de la Dares montre que les salariés à temps partiels «subis» occupent souvent des emplois peu qualifiés, précaires (CDD, intérim) avec de moindres accès à la formation et des rémunérations plus faibles que les salariés à temps partiels «choisis». Ces derniers ont des conditions d emploi souvent plus proches que les salariés à temps pleins avec un profil assez similaire en termes de niveau de formation. En conclusion, le travail à temps partiel concerne majoritairement les femmes (31 %), mais également les jeunes (27 %), les seniors (25 %) ou encore les moins diplômés (25 %). Le temps partiel peut être «choisi» ou «subi». Dans un souci de protéger les salariés travaillant à temps partiel, à partir du 30 juin les entreprises devront mettre en œuvre les mesures de la loi du 14 juin 2013, mesures plus fortes, notamment sur la durée du travail et la rémunération des heures supplémentaires. Particularités de la fonction publique D après les «Faits et chiffres» édition 2012, la fonction publique compte agents (effectif physique) dont sont des personnels, des ouvriers d Etat, des assistantes maternelles et médecins non titulaires (22,23 %). Ils se répartissent de la façon suivante : FPE (Fonction publique d Etat) : 41,46 % Dont 12,0 % à temps partiel et 59,4 % de femmes FPT (Fonction publique territoriale) : 37,01 % Dont 17,6 % à temps partiel et 57,7 % de femmes FPH (Fonction publique hospitalière) : 21,53 % Dont 20,8 % à temps partiel et 80,6 % de femmes Voir tableau détaillé reconstitué par le CESER : Annexe N 3 Centre: handicap et emploi public La loi de 2005 sur l égalité des droits et des chances entend favoriser l insertion professionnelle des personnes en situation de handicap. La fonction publique n est pas exempte de cette obligation. Dans le Centre, avec 5,07 %, elle n est plus très loin du taux légal obligatoire (6 %), grâce à l action du Fonds pour l insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP). «Même si tout n est pas exemplaire, l insertion des handicapés dans la fonction publique est en progrès», assure le secrétaire général aux affaires régionales (Sgar), représentant le préfet de Région. Dans le Centre, le conseil régional montre l exemple: «Nous employons 47

48 presque 7 % de personnes en situation de handicap, explique le, directeur général des services de la Région, et, si on inclut les marchés et commandes à des entreprises employant des handicapés, notre taux global est de 7,57 %, soit près de 200 de personnes handicapées.» Dans la région Centre, selon le rapport 2012 publié par le F1PHFP Centre, 471 employeurs publics sont soumis à l'obligation, personnes sont employées soit un taux de 5,07 % (la moyenne nationale est à 4,39 %). La fonction publique hospitalière arrive en tête avec 5,26 %, suivie de la fonction publique territoriale (5,03 %), et la fonction publique d État est dernière du «classement» avec 3,47 %. Avec 6,31 %, le Cher est le seul département affichant le taux légal. L Indre est à 5,33 %, l Indre-et-Loire 4,65 % et le Loir-et-Cher a 5,19 %. Stabilité : c'est le maitre mot pour l emploi des cadres en région Centre. En 2014, les entreprises prévoient de recruter entre et cadres (soit 3 % du total en France), selon une enquête menée par l Association Pour l Emploi des Cadres (Apec). Dans le contexte actuel, cette tendance pourrait apparaître plutôt positive, mais elle intervient après une année très dégradée. En 2013, l emploi des cadres a reculé de 27 %. Les entreprises se montrent franchement pessimistes à l inverse de la tendance Les secteurs qui concentrent le plus de recrutements devraient être l industrie (42 %), les services (37 %) et le commerce (11,96 %). Quant aux fonctions les plus recherchées, le commercial (27 %) devance la production industrielle (13 %) ainsi que les études et les services techniques. Enfin, les catégories les moins favorisées seront sans surprise les jeunes diplômés et les seniors, dont la situation devrait encore se dégrader par rapport à Mais il ne faut pas non plus noircir le tableau, nuance 1 Apec. «Le taux de chômage des cadres reste très inférieur à la moyenne, de l ordre de 4,2 %, et ce segment du marché continue de créer de l emploi, avec un solde positif de 340 emplois l an dernier dans la région». Le travail illégal en région Centre en En 2012, 177 procès-verbaux (dont 106 relèvent de contrôles conjoints*) ont été dressés en région Centre. Ils visaient 640 salariés employés de manière illégale. * Initiés par les CODAF (Comités opérationnels départementaux anti-fraude) réunissant l ensemble des acteurs concernés par les phénomènes de fraude 32 Lettre d information de l Inspection du travail de la région Centre n 9 de décembre

49 5 secteurs arrivent en tête des entreprises verbalisées : Construction = 27 % Commerce = 18 % Hôtels et restaurants = 16 % Transports = 11 % Agriculture = 8 % Fort développement des PSI (Prestations de Services Internationales) déclarations de détachement reçues en 2012 (soit + 56 % par rapport à 2010) salariés étrangers détachés en 2012 (soit % par rapport à 2010) Dans le domaine de l agriculture : MSA Berry-Touraine : En 2012, 7 dossiers ont fait l objet d un redressement suite à constat de travail illégal pour un montant de Sur les 9 premiers mois de 2013 : 8 dossiers pour montant de MSA Beauce Cœur de Loire : 219 entreprises contrôlées en 2012 : 8 PV pour défaut de déclaration préalable à l embauche + transmis par d autres corps de contrôle se sont traduits par des redressements d un montant 49

50 total de , 8 rappels liés à la déclaration préalable. Ces 8 PV auxquels s en sont ajoutés. L INSEE Centre vient de donner des informations sectorielles sur lesquelles le prochain point d actualité pourrait revenir. Profil et attractivité économiques des zones d'emploi de la région Centre - Insee Centre Info n 196, février 2014 : La région Centre conserve une vocation industrielle assez marquée et certains secteurs traditionnels doivent faire face à des difficultés économiques. Mais des entreprises innovantes et les pôles de compétitivité présents sur le territoire sont facteurs de dynamisme économique. La région accueille de nouvelles populations : retraités, touristes, mais aussi des habitants travaillant en Île-de-France. Les activités répondant aux besoins des populations sont pourvoyeuses d'emplois et contribuent également au développement économique régional. Ces situations se déclinent différemment selon les territoires. Les zones d'emploi en région Centre - Édition Insee Centre Dossier n 20, février 2014 : Les zones d'emploi, définies en 2010, apparaissent comme étant le territoire infrarégional le plus adapté pour étudier l'emploi et l'environnement économique. L'Insee Centre et la Direccte Centre ont coopéré afin d'établir un diagnostic en matière d'attractivité économique des zones d'emploi régionales. Il permet d'identifier les atouts et les difficultés de chacune des zones au regard de territoires comparables. 50

51 VI. ACTIVITES A) Agriculture Entre 1980 et 2011, la production agricole a augmenté de 0,7 % par an en moyenne, selon l Insee, un dossier sur l agriculture intitulé «De l exploitation familiale à l entreprise agricole». Néanmoins, si elle a crû assez régulièrement jusqu à la fin des années 1990, elle s est globalement stabilisée depuis tout en fluctuant fortement d une année sur l autre. La valeur ajoutée de l agriculture a progressé davantage au rythme de 1,3 % par an en volume, grâce à une meilleure maîtrise des consommations intermédiaires. En revanche, les prix des produits agricoles à la production n ont pas suivi et ont nettement moins augmenté en trente ans que ceux des autres branches économiques. De ce fait, en France, la part de la valeur ajoutée agricole, dans l ensemble de l économie, est passée de 6,2 % en 1980 à 2,6 % en Quant au revenu de la branche, il s est replié tendanciellement au cours des trente dernières années mais rapporté au nombre d actifs non salariés, il a mieux résisté du fait de la diminution tendancielle de la population agricole. Ainsi en 30 ans, le nombre d exploitations agricoles est passé de 1,2 million à ; il avait déjà été divisé par deux entre 1955 et Celles qui restent se sont nettement agrandies. En 1979, 88 % des exploitations avaient une taille (SAU) inférieure à 50 hectares, 9 % avaient une taille comprise entre 50 et 100 ha et 3 % plus de 100 ha. 30 ans plus tard, les petites exploitations (moins de 50 ha) n en représentaient que 60 %, alors que les moyennes et les grandes en constituent 20 % chacune. Publication INSEE de janvier 2014 : En France 33 Après un début d été froid et pluvieux, le climat du mois d août a globalement favorisé les productions végétales qui accusent toutefois un retard du calendrier de production dû aux températures fraîches du printemps. S agissant de la production d herbe, un petit fléchissement pendant l été dans le Nord-Ouest ne l a pas empêchée de dépasser légèrement la production moyenne au niveau national. Les fruits d été ont affiché en août des prix très élevés tant à la production (+ 22 % par rapport à août 2012) qu à la consommation (+ 12 %), contrairement aux légumes dont les prix se sont maintenus quasiment au niveau de L année 2013 avait débuté sur des hausses des prix à la production encore plus fortes pour les fruits d hiver, de l ordre de + 40 % sur un an, résultant d une offre très restreinte de pomme et poire. En juillet, avec le lait de vache, les animaux de boucherie et les vins, les fruits soutenaient déjà fortement la hausse globale des prix agricoles, celle-ci ayant toutefois nettement décéléré du fait de la baisse des prix des céréales et oléagineux au début de la campagne 2013/2014 et de la baisse du prix des œufs. La pomme de terre est la seule grande culture à avoir gardé un niveau de prix record tout le long de sa campagne 2012/2013. Le soleil et la chaleur du mois d août ont stimulé la consommation de fruits. Mais sur les marchés, le dynamisme de la demande s est heurté à une offre très réduite et décalée d une à trois semaines selon les fruits. En août, la commercialisation des légumes a été contrastée, rémunératrice pour le chou-fleur, le concombre et la courgette, mais s avérant difficile pour la tomate, le poireau et tout particulièrement pour le melon. Pour la vigne, les orages destructeurs de début août dans le Bordelais et les effets de la coulure, plus prononcés que prévus initialement, ont conduit à revoir à la baisse le potentiel de production viticole annoncé au 1 er août. Au 1 er septembre 2013, la récolte viticole est estimée à 44,5 millions d hectolitres, légèrement en dessous du niveau moyen des années même si elle dépasse la récolte historiquement faible de Extraits d Agreste Conjoncture du 13 septembre

52 Pour les grandes cultures, un mois de juillet particulièrement chaud a favorisé la maturation des céréales d hiver qui avaient été pénalisées dès les semis par des conditions climatiques difficiles. En France, les rendements céréaliers de juillet 2013 étaient proches de ceux d une année moyenne pour les céréales à paille, mais inférieurs pour les cultures de printemps. Quant aux oléagineux, la situation est contrastée. La récolte de colza serait inférieure à son niveau moyen en raison d une baisse conjointe de la sole et des rendements, contrairement à la récolte de tournesol sur une sole pour sa part nettement en extension. Des perspectives de récoltes mondiales particulièrement abondantes en maïs et blé tendre ont fait chuter les cours du début de la campagne 2013/2014, en France et sur les marchés mondiaux. Céréales : récolte mondiale record, dans la moyenne pour la France Selon les estimations de la FAO (organisation des nations unies pour l agriculture et l alimentation), la récolte de céréales en 2013 devrait atteindre des records, atteignant millions de tonnes (Mt). La production mondiale de blé est évaluée à 704 Mt, le plus haut niveau jamais atteint, soit une hausse de 6,8 % par rapport à l'an dernier. La production mondiale de céréales secondaires est, quant à elle, estimée à quelque Mt, soit une forte progression de 9,7 % par rapport à Cela regonflera les stocks mondiaux mais insuffisamment pour soulager les régions d'afrique et du Moyen-Orient menacées par les pénuries. Les fabrications de produits laitiers de grande consommation étaient nettement orientées à la hausse en juillet Pour les produits industriels, seules les fabrications de beurre sont restées dynamiques. Par ailleurs, la production d œufs de consommation du 1er semestre 2013 a augmenté d un quart par rapport au 1er semestre La baisse sur un an du prix des œufs s est stabilisée entre juin et juillet. En juin 2013, les productions d animaux de boucherie ont reculé sur celles de 2012 pour tous les animaux de boucherie, y compris la production porcine qui avait au contraire pour le seul mois de mai dépassé celle de Pour sa part, la production de volailles a globalement progressé au 1er semestre 2013 par rapport au 1er semestre En juillet 2013, les abattages de poulets ont progressé sur un an, ceux de dindes se sont repliés et ceux de canards étaient stables par rapport à ceux de juillet La hausse sur un an du prix à la production des volailles a nettement ralenti en juillet. Revenu agricole en 2013 : baisse globale dans un contexte de forte instabilité 34 «Instabilité» est devenue le maître mot de l économie agricole de ces dernières années. Désormais, le revenu agricole connaît des variations particulièrement fortes. En 2013, le revenu moyen des exploitations, grandes et moyennes, s élèveraient à par actif non salarié, contre en Cela correspond à un repli de 18,6 %. Du côté des productions végétales, on notera la chute du revenu moyen des producteurs de céréales et d oléagineux ( en 2012, en 2013) due à la baisse des prix sur les marchés mondiaux et nationaux. Cette dégradation sectorielle explique pour une bonne part la baisse du revenu agricole global. Pour l arboriculture fruitière, l année 2013 se solderait par une progression du revenu moyen ( en 2012, en 2013) en raison d une hausse conjuguée des volumes et des

53 prix. Le maraîchage connaîtrait une baisse conséquente du revenu des producteurs ( en 2012, en 2013) sous l effet du recul des volumes produits. Enfin, en viticulture, le revenu moyen des producteurs serait en net progrès ( en 2012 contre en 2013) en raison d une progression des volumes qui a rencontré une demande soutenue des marchés. Pour les éleveurs, l année 2013 serait marquée d un recul du revenu moyen dans tous les secteurs sauf pour les producteurs de lait qui ont connu une augmentation du prix du lait mais qui ne compense pas la baisse de Les éleveurs de bovins pour la viande ont subi un recul des prix de leur production et un renchérissement du coût de l alimentation et leur revenu moyen passe de en 2012 à en Les indicateurs de revenu sectoriel doivent être mis en perspective avec le contexte macroéconomique global de l économie agricole. Trois points structurels peuvent être relevés. D une part, le différentiel entre les prix agricoles et les prix de consommations intermédiaires se dégrade structurellement à la défaveur de l agriculture. D autre part, l impact de cette dégradation serait plus fort encore s il n y avait pas de croissance structurelle de la productivité agricole. Et enfin, les indicateurs du commerce extérieur agroalimentaire restent très positifs en 2013 avec un excédent de 8,5 milliard d cumulé de janvier à septembre Indice des prix agricoles 35 Les prix de production des produits agricoles reculent de 5,4 % sur un an. De fortes exportations vers des pays géographiquement proches (bassin méditerranéen et Europe du Nord) soutiennent le prix du blé et du maïs français. Ce renchérissement est toutefois contenu par la concurrence liée à une offre mondiale abondante. Prix de production des céréales La récolte exceptionnelle de colza au Canada pèse sur les cours des oléagineux. Le prix de l ensemble des vins augmente de 9,2 % sur un an. Les mauvaises conditions climatiques durant la floraison et les vendanges ont amoindri les rendements de la dernière campagne de production. Le prix de la pomme de terre diminue sensiblement par rapport à l année dernière (- 10,7 %), mais se situe toujours à un niveau élevé. Le prix des fruits frais décroît en glissement annuel (- 16,1 %). Les prix de la pomme et de la poire diminuent, leurs productions augmentant fortement cette année. 35 Informations Rapides - n janvier

54 Les prix des légumes frais baissent en glissement annuel (- 4,2 %). Les prix des gros bovins et des veaux varient peu sur un an ; les abattages ont progressivement diminué, pour équilibrer une demande atone. Le prix du porc a perdu près de 10 % en trois mois en raison d une offre européenne importante. Le prix des œufs continue de se redresser (+ 1,0 %), après l épisode de surproduction du printemps et de l été Le prix d achat des moyens de production décroît légèrement en décembre. Les prix des consommations intermédiaires et des investissements se maintiennent (- 0,1 %). Les prix des engrais et des aliments pour animaux reculent très nettement, de plus de 10 % sur un an. Prix d'achat des moyens de production agricole Instauration d'un salaire minimum en Allemagne La chancelière allemande, a déclaré que le pays allait se doter d'un salaire minimum généralisé. L'Allemagne deviendra le 21 ème pays de l'union européenne à instaurer un salaire minimum. Aujourd'hui, seules certaines branches disposent d'un salaire minimum : on estime que 6 millions de personnes pourraient en bénéficier. En Allemagne, l'agroalimentaire et les services à la personne et aux entreprises pratiquent les salaires les plus bas. La compétitivité de ces secteurs sera affectée. Depuis plusieurs années, les filières françaises des viandes s'inquiètent du défaut de compétitivité de leurs abattoirs liés, entre autres, aux bas salaires des travailleurs détachés dans les industries allemandes, venant en grande majorité des pays de l'est. Les producteurs de fruits, de légumes et de végétaux devraient également voir se réduire les distorsions de concurrence. A SUIVRE : La mise en place de ce dispositif devrait avoir lieu entre 2015 et Emploi des salariés : Les statistiques de l'emploi des salariés agricoles du 1er trimestre 2013 confirment la reprise de l'emploi au sein des entreprises affiliées au régime agricole, amorcée au 4ème trimestre Le nombre d'heures de travail dans les entreprises relevant du régime agricole croît de + 1,6 %, par rapport au 1er trimestre C'est le deuxième trimestre consécutif de hausse, traduisant la fin du cycle de décroissance observé entre le 4ème trimestre 2011 et le 3ème trimestre Cette croissance est essentiellement nourrie par une augmentation du nombre de contrats actifs dans le trimestre (+ 2,5 %), plus marquée pour l'emploi en CDD (+ 5,7 %), que pour l'emploi en CDI (+ 0,8 %). Démographie agricole : Le nombre de chefs d exploitation ou d entreprise agricole en France métropolitaine qui s élève au 1er janvier 2013 à , est en baisse de 1,1% par rapport au 1er janvier Cette baisse est similaire à celle enregistrée l année précédente (- 1,1 %), et s inscrit dans la tendance au ralentissement de la baisse démographique du nombre de chefs d'exploitation ou d'entreprise agricole observée depuis 2005 Sources MSA 54

55 Entre 2010 et 2014, la surface du vignoble français «bio» aura triplé 36 Un article qui relaie les chiffres de la filière viticole biologique française à l'occasion du salon Millésime bio de Montpellier : le chiffre d'affaires de vente des vins biologiques en France, en croissance depuis plusieurs années, atteint 413 millions d'euros en 2012 tandis que la vigne bio représente 8 % de la surface totale du vignoble. Parallèlement, la consommation stagne et l'interprofession communique sur les attraits des vins bios. La Forêt 37 Avec plus de ha de surface boisée, la région Centre est l une des grandes régions forestières françaises (24 % de son territoire). L industrie du bois y compte entreprises et emploie près de personnes. En 2011, la récolte de bois a même atteint son plus haut niveau depuis 15 ans, dépassant les 2 millions de m 3. La surface boisée de la région Centre a augmenté de 40 % en un siècle, avec une moyenne de ha supplémentaires par an depuis le XX e siècle. Avec seulement 14 % des surfaces boisées, la forêt publique de la région Centre comporte quelques-uns des massifs les plus prestigieux de France, dont la forêt domaniale d Orléans qui, avec ses ha est la plus grande forêt domaniale française, les forêts domaniales de Chambord ou de Châteauroux... Les feuillus, et en particulier le chêne, représentent 80 % des peuplements. Les espèces les plus récoltées sont, dans l ordre, le chêne, le pin sylvestre, le peuplier et le pin maritime. Par ailleurs, la région Centre offre de nombreuses possibilités de formation aux différents métiers de la filière Forêt-Bois. La recherche régionale est également active grâce à la présence de plusieurs organismes, notamment dans le Loiret. La filière Bois en région Centre - Chiffres clés hectares de forêt et de bois, soit 24 % du territoire régional entreprises salariés Volume régional de bois récolté : m 3, soit plus de 17 % par rapport en ème région française en récolte totale de bois, avec 5 %. Les plus fortes hausses concernent le bois d industrie (+ 29 %) et le bois énergie (+ 25 %) 2 ème région française pour la récolte de chêne et de pin sylvestre 1 ère région française productrice de chêne haut de gamme Le Loir-et-Cher et le Loiret ont vu leurs récoltes de bois augmenter le plus fortement Près de 50 % du bois en région Centre sont récoltés par des entreprises ayant leur siège hors région 3 plates-formes d approvisionnement en bois énergie. Arbocentre Créée en 1987 sous la forme d un CRITT (Centre Régional d Innovation et de Transfert de Technologie), ARBOCENTRE (www.arbocentre.asso.fr) est devenue en 1996 l Association de l Interprofession de la Filière Forêt Bois en région Centre. Les principales spécialités de la filière bois Sciage de chênes, sciage de résineux, parquets et planchers, panneaux, meubles, bois énergie et bois pour la construction. 36 Source : Article signé Laurence Girard - Le Monde - 29/01/ Dernière étude de CENTRECO 55

56 Des évolutions marquantes Les évolutions dans le domaine de la construction et de l énergie impacteront durablement la production et l exploitation du bois. L analyse des faits et la prospective annoncent une progression d activité pour les gestionnaires de forêts, les pépiniéristes et les ouvriers forestiers. Le dynamisme de l éco-construction et la recherche d énergies nouvelles en matière de chauffage constituent les sources majeures de cette évolution. L utilisation de bois issu de forêts de la région est par exemple un atout écologique et économique (il ne voyage pas sur de longues distances, limitant ainsi son impact sur l environnement). Un accompagnement des entreprises régionales Centrexport, le service international de Centréco, accompagne tout au long de l année les acteurs régionaux lors de différents événements professionnels dédiés à la filière Bois. Publications à télécharger La Fiche-Filière Bois en région Centre (2012) : Foret-Bois-Region-Centre.pdf En région Centre L année 2013 a été marquée par une météo difficile avec une pluviométrie excessive (nombreux aléas climatiques, dégâts de gel, orages de grêle au printemps, destruction de certaines cultures, retard dans la maturation, prolifération des adventices, apparition de ravageurs inhabituels). Cela a engendré des terres gorgées d eau dans les sols hydromorphes, des récoltes difficiles voire impossibles (tournesol, millet, maïs et betteraves) et de nouveaux retards dans les semis. En conjoncture animale, le secteur bovins viande a été touché par la fermeture de l abattoir de Blois et l arrêt de la chaine d abattage à Nogent-le-Rotrou, par une baisse des abattages régionaux de bovins de 46 %, et un cours du broutard inférieur à l an passé. Sur les viandes blanches, on peut retenir la fermeture de l abattoir de Boynes pour la volaille. La consommation de porc reste elle soutenue. Sur le lait de vache, les volumes livrés sont inférieurs de 1,5 % à ceux de l an passé mais avec une hausse du prix par rapport à 2012, année, il est vrai, de prix faible. Le lait de chèvre a connu une baisse continue des livraisons depuis 18 mois mais également un prix supérieur à En conjoncture végétale, malgré une relance de la consommation de fruits et légumes début septembre le marché reste atone avec des cours plutôt orientés à la baisse. En viticulture, la vendange a été difficile mais la qualité est meilleure que prévue. On note cependant une baisse de la récolte (45hl/ha soit 20 % par rapport à une année normale). La saison a également été marquée par de grosses pertes dans le Vouvray et presque aucune récolte de Montlouis suite à un très fort épisode de grêle. Concernant les grandes cultures, le secteur est marqué par un léger recul de la production céréalière régionale, une récolte de maïs et de tournesol très difficile voire parfois impossible, et des risques de pertes de surfaces emblavées en céréales ou emblavements non encore réalisés. D une manière le cours des grandes cultures accuse une baisse significative. 56

57 B) Industrie Le tassement de la production industrielle s est légèrement accentué en décembre La demande globale est demeurée hésitante et les carnets se sont à nouveau dégradés. La production industrielle a de nouveau reculé en décembre. Les évolutions sont cependant très contrastées selon les secteurs : alors que la cosmétique, le travail du bois et l imprimerie étaient bien orientées, l automobile et la métallurgie s inscrivaient en net recul. Les livraisons n ont pas été caractérisées par des évolutions significatives, de même que les effectifs et les prix. Dans leurs prévisions à court terme, les industriels interrogés font état d une vive augmentation de la production pour les industries agroalimentaires, les équipements électriques et électroniques ainsi que les autres produits industriels. Les matériels de transport ne progresseraient que modérément. Ces évolutions favorables ne devraient avoir aucun impact positif sur l emploi. la production manufacturière a légèrement augmenté 38 Au cours du dernier trimestre, la production a légèrement augmenté dans l industrie manufacturière (+ 0,5 %), ainsi que dans l ensemble de l industrie (+ 0,3 %). et est supérieure au niveau atteint l année précédente La production manufacturière augmente au quatrième trimestre 2013 par rapport au dernier trimestre de l année précédente (+ 0,9 %). Sur cette période, la production progresse fortement dans les matériels de transport (+ 7,5 %) et plus modérément dans les équipements électriques, électroniques, informatiques, machines (+ 3,4 %). Elle augmente légèrement dans les autres produits industriels (+ 0,4 %). En revanche, elle recule dans les industries agricoles et alimentaires (- 4,1 %). 38 Informations Rapides - n février 2014 : 57

58 Indices mensuels de la production industrielle Légende : CZ : industrie manufacturière - (C1) : IAA - (C3) : équipements électriques, électroniques, informatiques ; machines - (C4) : matériels de transport - (C5) : autres industries Sources : Insee, SSP, SOeS Chiffre d affaires : Quasi stabilité par rapport à l an passé 39 Le chiffre d affaires dans l industrie manufacturière est quasi stable sur le 4 ème trimestre 2013 par rapport au 4 ème trimestre 2012 (+ 0,1 %). Sur cette période, le chiffre d affaires progresse sensiblement dans les matériels de transport (+ 2,4 %). À l inverse, il diminue nettement dans la cokéfaction et raffinage (- 2,9 %) et se replie légèrement dans les équipements électriques, électroniques, informatiques ; machines (- 0,3 %). Il est quasi stable dans les autres industries (- 0,1 %) et les industries agricoles et alimentaires (- 0,1 %). Le chiffre d'affaires dans l'industrie manufacturière Source : Insee C) Produits pharmaceutiques et cosmétiques en région Centre Industrie pharmaceutique Le dynamisme de la demande, surtout étrangère, a permis une nouvelle augmentation des volumes produits et une réduction conséquente des stocks dans lesquels il a fallu puiser pour répondre aux nombreuses commandes. 39 Informations Rapides INSEE - n février 2014 : 58

59 Une tendance à la baisse des prix des matières premières et des prix de vente est enregistrée tout en préservant les marges. L appréciation positive portée sur les plans de charge permet aux industriels d envisager une progression de l activité au cours de la prochaine période et une consolidation de l emploi grâce aux intérimaires. Fabrication de savons, de produits d entretien, de parfums Avec une demande globale en progression sur le marché intérieur et plus encore à l exportation, le courant d affaires s est légèrement intensifié et les effectifs ont été renforcés. Les prix des matières premières se sont renchéris et ceux des produits finis ont répercuté les hausses. Les perspectives sont réservées en raison du niveau un peu faible des carnets de commandes D) Automobile Automobile français : 2013, année noire En 2013, le marché français s est contracté de 5,5 % même si décembre est marqué par le succès des ventes de PSA et Renault. Avec 1,79 million de voitures neuves vendues, le marché automobile français a renoué en 2013 avec ses plus bas niveaux depuis plus de 15 ans. Les immatriculations de voitures particulières (VP) et de véhicules utilitaires légers (VUL) ont baissé de 5,5 % sur l année. Décembre a toutefois montré un rebond des immatriculations sur l ensemble du marché, porté par les constructeurs français qui enregistrent, en décembre, une croissance exceptionnelle. Une année difficile. L industrie automobile reste en crise. Les constructeurs regardent les marchés émergents pour faire face aux difficultés sur le territoire français et en Europe. Sur l année, les ventes de VP et VUL neufs ont reculé de 5,5 %. Les marques étrangères ont vu leurs ventes baisser de 6,9 % sur les 12 derniers mois, et les Françaises de 4,3 %. Situation des sous-traitants ré industrialisation Un marché qui se redresse. Tout n est pas morose toutefois sur le marché automobile. Après un léger rebond de 2,6 % en octobre et une baisse 4,4 % en novembre, les ventes de voitures neuves progressent franchement en décembre avec une hausse globale de 9,4 %. En 2014 le marché devrait être stable à un niveau bas. La hausse des ventes de voitures en fin d année peut être attribuée à la hausse de TVA à compter du 1 er janvier

60 E) Bâtiment Travaux publics En région Centre Le Bâtiment en région Centre c est salariés employés par entreprises. (Source : données ACOSS/URSSAF au ) Donnée générales 40 Au quatrième trimestre, l activité du bâtiment a légèrement progressé : la croissance dans le second œuvre contraste avec le recul qui a prévalu dans le gros œuvre. Après le net rebond du trimestre dernier, les travaux publics ont été orientés à la baisse. Les prix des devis sont restés stables. Un accroissement, limité dans le bâtiment, est attendu au cours des prochains mois alors que les perspectives restent défavorables dans les travaux publics. Bâtiment Gros œuvre L activité a légèrement fléchi au quatrième trimestre pour s inscrire à un niveau sensiblement inférieur à celui de l an dernier. S ils se sont quelque peu améliorés, les carnets de commandes demeurent insuffisamment garnis. Dans leurs prévisions, les chefs d entreprise font état d une croissance très modérée de l activité. Second œuvre Une progression sensible des mises en chantier a été observée au dernier trimestre. D une année à l autre, elles se sont légèrement accrues. Les ordres en carnet restent nombreux, ce qui permet d anticiper la poursuite de la croissance de l activité pour les mois à venir. Travaux publics En ce qui concerne les TP, les perspectives de consolidation de croissance observée en 2011 ce sont confirmé en 2012 avec une hausse de + 3,1% du montant des travaux réalisé qui atteint 1510 Md contre 1465 Md en Après le net rebond du trimestre précédent, l activité s est inscrite en repli sensible. Ce recul n est néanmoins pas suffisant pour compenser les progressions des trimestres précédents et la croissance est significative par rapport à l an dernier. Les prix des devis sont restés stables et ne devraient guère évoluer à court terme. Même s ils demeurent satisfaisants, les carnets se sont dégonflés et une légère baisse de l activité et des effectifs est attendue à court terme. Les travaux publics souffrent clairement aujourd hui de l absence de grands chantiers sur la région. Une fin d année 2013 soldée par une baisse d activité avec des perspectives peu dynamiques pour les premiers mois de l année Le secteur de la construction de logements neufs présente une sensible amélioration en cette fin d année 2013 avec 47 % des entreprises qui estiment leur activité stable ou en hausse, contre 39 % au trimestre précédent. Dans le même temps, le bâtiment non résidentiel neuf et l entretien-amélioration sont en léger recul. 40 Banque de France - Enquêtes mensuelles Décembre Enquête de la CER BTP Centre de janvier

61 Le fossé semble se creuser entre la clientèle publique et la commande privée avec un ralentissement des travaux pour le public. Au niveau départemental, les chefs d entreprises de l Eure-et-Loir et de l Indre-et-Loire estiment leur activité un peu moins dégradée comparativement aux autres départements de la région. Dans ce contexte relativement atone, le recours à la sous-traitance continue de se réduire avec seulement 31 % des entreprises qui déclarent y recourir. Par ailleurs, avec le ralentissement des investissements, la situation reste fragile et sans visibilité, les entreprises n embauchent pas. Les collectivités locales avaient budgétisé pour 2013 un montant des travaux égale à 1425 Md contre 1176 Md en Ce qui faisait envisager une progression de + 21%. Reste à savoir si ce budget a été dépensé en 2013? En effet, l amputation de 10 milliards d euro des moyens des collectivités locales par l Etat d ici 2017 et la baisse des budgets des conseils généraux impacteront bien évidemment les travaux publics, d où les perspectives peu favorables. Plus d informations dans l étude de juillet 2013 : Carnets de commandes Sur un an, on observe une stabilité de la durée moyenne des carnets de commandes qui a varié entre 4,1 et 4,2 mois. Ce niveau reste néanmoins inférieur à la moyenne longue période qui est de 4,4 mois. Tandis que les petites entreprises enregistrent une durée moyenne de commandes plus contrastée au fil des trimestres, celles de plus de 10 salariés présentent quant à elles une évolution plus continue et atteignent 5,4 mois (niveau encore jamais atteint depuis la mise en place de l enquête). Pour cette fin d année, les entreprises de plomberie-chauffage, de couverture et de charpente ont un niveau moyen de carnets de commandes supérieur à la moyenne régionale. A noter une progression en volume de plus de 60 % pour les plombiers chauffagistes par rapport au trimestre précédent (4,7 contre 2,9). 61

62 Emploi et difficultés de recrutement Après deux trimestres sans véritable dégradation, on assiste au fléchissement de l emploi salarié pour la fin de l année 2013, avec un impact plus important dans les petites entreprises de la Région. Le gros œuvre semble très impacté avec un solde d opinion de 29 % (niveau encore jamais atteint). La part des entreprises ayant recours à l intérim est en baisse de 6 points par rapport au trimestre précédent. On est passé d un tiers (33 %) des entreprises à un peu plus d un quart (27%). Dans ce contexte, 19 % des entreprises déclarent rencontrer des difficultés de recrutement de personnel contre 30 % un an auparavant. Le manque de compétences demeure la raison principale liée à ces difficultés. Situation financière Les entreprises de la Région affichent une situation financière égale à celle d il y a deux ans avec 30 % d entre elles qui déclarent avoir des problèmes de trésorerie. Même si la situation demeure critique, la fin de l année ne présente pas de nouvelle dégradation quelle que soit la taille ou l activité de l entreprise. Prévisions Les prévisions d activité pour les 3 prochains mois s annoncent à priori sans nouvelles dégradations et peu dynamiques. Les petites entreprises prévoient une stabilité de leur activité tandis que les plus de dix salariés une légère amélioration. Par département, les perspectives d activité apparaissent meilleures dans le Loiret, l Eure-et- Loir et le Loir-et-Cher, tandis que les entreprises du Cher attendent un recul d activité. Les chefs d entreprises de l Indre et de l Indre-et-Loire quant à eux prévoient une perspective de stabilité par rapport au trimestre précédent. F) Artisanat Au 31 décembre 2013, le nombre d entreprises inscrites au RM a dépassé les unités en Région Centre. La progression du stock d entreprises est de 2,5 % sur l année (+ 3 % en 2012). Le nombre d auto-entrepreneurs s établit à 6.023, soit 14,3 % du stock total. Le contexte économique reste difficile, mais le solde annuel d entreprises demeure positif : Tous les départements constatent un gain d entreprises, à l exception du Cher, stable. Les gains varient de + 18 dans l Indre a dans le Loiret. Par rapport à l année 2012, la baisse du solde annuel est particulièrement forte dans le Bâtiment (de artisans en 2012 à en 2013) et la Production (de artisans en 2012 à + 66 en 2013). Le secteur des Services conserve une vigueur remarquable en 2013 : de entreprises contre l an dernier. Quant à l Alimentaire, il double son solde annuel (de + 56 artisans en 2012 à en 2013). L évolution des radiations peut être qualifiée de préoccupante, près de 800 artisans ayant disparu du Répertoire des Métiers au cours de l année dernière. Pour l ensemble des métiers, par rapport à 2012, les installations «classiques» ont reculé de 8 % et les radiations de 20 %. 62

63 Les auto-entrepreneurs représentent, sur l année 2013, 49 % des immatriculations et 23 % des radiations. Entre 2010 et 2013, l impact des auto-entrepreneurs sur les immatriculations et les radiations s est accru de manière considérable. La part des auto-entrepreneurs s installant chaque année est passée de 28 % à environ 49 % en quatre ans. Dans le même temps, le pourcentage de radiations pour cette catégorie s est corrélativement accru puisqu il atteint 23 % en Le stock d entreprises sous le régime de l auto-entreprise atteint désormais 14,3 % du stock total de l Artisanat régional. Pour l année complète, le Loiret (+ 49) se distingue nettement des autres territoires. À l opposé, trois départements enregistrent des impacts conséquents : en Loir-et-Cher, dans le Cher tandis que l Indre-et-Loire subit le plus important recul (- 193). En 2013, le solde total est composé d une nouvelle poussée d auto-entrepreneurs ( ) concomitante à une contraction du volume des entreprises classiques (- 459). Désormais l ensemble des départements a un pourcentage d auto-entreprises supérieur à 10 %, trois territoires dépassent même le seuil des 15 % (le Cher, le Loir-et-Cher, et le Loiret) montre cependant que les immatriculations d entreprises adhérant à ce régime ont reculé de 6 % et les radiations augmenté de 25 %. Dans le même temps, la progression des effectifs s est ralentie et se place à son niveau le plus faible depuis l apparition du régime de l auto-entrepreneur ( en 2010, en 2011 et en 2012). Cf Annexe N 4 : Situation de l artisanat en région Centre Le défi des départs en retraite dans l artisanat en région Centre 42 En région Centre, l artisanat regroupe près de salariés et chefs d entreprises. Ce secteur est moins confronté aux départs en retraite que l ensemble de l économie régionale. Mais des tensions pourraient concerner l artisanat de production, les transports et la boucherie-charcuterie. 42 Rapport complet : 63

64 Le sud de la région est davantage impacté. Sur l axe ligérien et les franges franciliennes, l accroissement des besoins sera supérieur en raison de la hausse plus forte de la population. 40 % des artisans sur le départ Baisse de l apprentissage dans l artisanat 43 La formation de nouveaux apprentis est nécessaire au maintien et au dynamisme du tissu économique. L apprentissage est historiquement très développé dans l artisanat, avec près d un apprenti de la région sur deux contre un salarié sur sept dans ce secteur. Leur nombre dans l artisanat se réduit de 7 % entre 2010 et Cette baisse risque de rendre plus complexe le renouvellement de la population active de l artisanat. Les diminutions sont importantes dans le bâtiment. Les entreprises, fragilisées par la crise immobilière, ont moins besoin de nouveaux apprentis à court terme, au détriment de leur pérennité future. Dans l aménagement et la finition, la situation est plus favorable. Dans l alimentaire, l apprentissage se stabilise et représente un actif sur sept. Dans l artisanat de production, où les effectifs d apprentis sont réduits et la part des plus de 50 ans importante, la baisse du nombre d apprentis atteint 14 % et est particulièrement forte dans l ameublement. 43 INSEE Centre Infos février

65 Le comité émet quelques pistes concernant plus particulièrement ce secteur d activité : - Image de l apprentissage, - Problème d orientation, - Difficultés à trouver un employeur, - Réglementation, - Echec scolaire Voir l analyse plus globale au paragraphe formation du chapitre «Qualité de la vie» G) Commerce Le commerce de gros et les services aux entreprises (hors activités immobilières) 44 En décembre 2013, le chiffre d affaires est en baisse importante dans le secteur de l information et communication, dans une moindre mesure dans le commerce de gros hors automobile et motocycles. 44 Informations Rapides - n février 2014 : 65

66 Les services aux ménages et dans le commerce et réparation d automobiles et de motocycles 45 Alors que l on constate une augmentation des ventes dans le commerce de détail, les secteurs de l hébergement et de la restauration et des services aux ménages accusent des diminutions importantes. Des secteurs particuliers (Source veille APCE) Le marché du disque s'est enfin stabilisé en 2013 Pour la première fois depuis 2002, le marché français du disque a progressé l'an dernier (de 1 %) pour atteindre 493 millions d'euros. Le SNEP (Syndicat national de l'édition phonographique) reste cependant inquiet car le marché du téléchargement légal a reculé l'année dernière tandis que le streaming (écoute sans téléchargement) progresse lentement. L'enjeu est, selon le syndicat, le développement du streaming vers un public plus large, qui pourrait se concrétiser avec l'arrivée programmée de la Fnac et de TF1 sur ce marché. Source : Article signé Gregoire Poussielgue Les Echos - 29/01/2014 La BD résiste toujours à la crise Le secteur de la bande dessinée a progressé en 2013 de 1,4 % malgré un léger repli des actes d'achat de - 0,9 % selon le cabinet Gfk. Plus de 36 millions d'albums ont été vendus l'an dernier générant 417 millions d'euros de chiffre d'affaires. Dans ce contexte, on note une importance croissante des blockbusters. Autres enseignements : le manga recule mais les segments jeunesse et comics progressent. Certains petits éditeurs tirent leur épingle du jeu tandis que le numérique peine toujours à décoller. A noter l'ouverture de l'académie Brassart- Delcourt, une école de BD qui proposera des formations en trois ans à Paris en octobre (source : Le Figaro Informations Rapides - n février 2014 : 66

67 Le recul de la consommation d'habillement devrait légèrement s'atténuer en France cette année Selon l'ifm (Institut français de la mode), la consommation finale d'article d'habillement devrait connaître, en France, un léger recul de 1 % en 2014, après six années de reculs consécutifs. Source : IFM janvier 2014 Le marché du jeu vidéo rebondit en 2013 en France, aidé par les nouvelles consoles En 2013, les ventes de jeux vidéo ont augmenté de 4 % pour atteindre 2,7 milliards d'euros, selon le Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (Sell), après un recul de 10 % en Cette hausse est portée par l'arrivée des nouvelles consoles de Sony et Microsoft. Sell s'attend à une nouvelle hausse du chiffre d'affaires du jeu vidéo en France, de 5 à 10 % en Source : Article signé Mehdi Cherifia - AFP 4/02/2014 La France, championne des nouvelles technologies médicales Cœur artificiel, micro robots, imagerie médicale Les scientifiques de l'hexagone multiplient les inventions qui révolutionnent la médecine mondiale. A lire aussi l'interview de Bertin Nahum, Président-fondateur de l'entreprise Medtech, parue dans la revue prospective N 6 de l'apce. Source : Article signé Armelle Bohineust et Guillaume Bayre Le Figaro Economie 06/02/2014 H) Professions libérales Le secteur des entreprises libérales représente près de 27 % des entreprises qui emploient 1 million de salariés. C est un secteur en constante progression (50 % depuis 10 ans). Un tiers de la croissance est dû aux professions libérales. Ce secteur est à contre-courant pour le salariat (+ 6 % de la masse). Il est difficile d avoir des statistiques eu égard à la diversité dans ce secteur. Si les chiffres sont plus faciles à obtenir pour les professions réglementées et structurées en ordre ou compagnie, il est extrêmement difficile pour toutes les autres professions non réglementées d obtenir des chiffres : la représentation étant parcellaire. Le secteur des professions libérales représente 26,9 % du total des entreprises françaises dont 89 % de TPE et totalise 2 millions d actifs dont 1 million de salariés. L emploi dans le secteur des professions libérales peut se résumer en quelques chiffres : - une proportion de femmes beaucoup plus importante (94 % contre 47 %), - un taux de cadres un peu plus faible car les fonctions d encadrement sont essentiellement occupées par les professionnels libéraux eux-mêmes (17 %), - une part de professions intermédiaires et d employés plus élevés, - un taux de CDI beaucoup plus important, - une population salariée globalement plus âgée puisque 27 % seulement de moins de 30 ans et 23 % de plus de 50 ans, 67

68 - les deux tiers des salariés du périmètre appartiennent au secteur de la santé, un quart dans le secteur juridique et 13 % des salariés relèvent du secteur cadre de vie technique. Une entreprise sur 4 est libérale et malgré la crise la création de ces entreprises est en constante augmentation ( emplois par an) Certes ce sont souvent de très petites entreprises avec parfois un seul salarié mais elles assurent le maillage territorial malgré la conjoncture difficile surtout dans le domaine médical. Dans la région centre : Les activités libérales occupent en termes d entreprises une part de 23 % dans l appareil de production du centre soit une densité inférieure à la France métropolitaine. (800 au lieu de 1 200). Cela représente environ entreprises dont dans le domaine de la santé, soit 47 % contre 11 % pour les activités juridiques, comptables et assurances et 11 % pour les activités d architectes et techniques, mais les 2 pourvoyeurs principaux d emplois salariés restent les métiers de la santé (12 000) et les métiers juridiques(10 000). Mais avec l alourdissement des charges, ces entreprises hésitent à embaucher car le travail est très fluctuant du fait que pour le particulier, il peut être considéré comme un luxe et non remboursé hormis le médical. Il est à noter que les trésoreries sont tendues et que les entrepreneurs libéraux préfèrent assurer le quotidien plutôt qu investir à long terme. Voir tableaux de synthèse en annexe N 5 : Pénurie médicale? Le Quotidien du médecin rapporte que, selon l'agence Appel Médical Search, spécialisée dans le recrutement médical, paramédical et pharmaceutique, quelque 4000 à 5000 médecins manquaient entre septembre 2013 et janvier Notamment 1439 généralistes, 313 gérontologues, 298 urgentistes et 268 anesthésistes. A noter que la démographie médicale régionale déjà évoquée dans les points d actualité précédents a fait l objet d un récent avis à l occasion de la présentation de la communication «Santé ambition 2020». I) Economie Sociale et Solidaire Lancement de l'annuaire en ligne ExpertESS : Le Collectif FemmESS a mis en place l'annuaire en ligne ExpertESS avec le concours du Ministère de l'economie sociale et solidaire, la Direction générale de la cohésion sociale et le Conseil national des chambres régionales d'économie sociale et solidaire (CNCRES). Cet annuaire a pour objectif de répertorier les femmes dirigeantes des organisations de l'ess (élues et salariées) ainsi que celles qui en soutiennent le développement (chercheuses...) pour valoriser leurs ressources et expertises. Cette visibilité doit favoriser le recours à ces expertises féminines lors de colloques, conférences. 68

69 Evaluation du pilotage de la politique publique d'économie sociale et solidaire 46 L'IGAS et l'igf ont été chargées d'une mission visant à évaluer le pilotage de la politique publique en faveur de l'économie sociale et solidaire (ESS). L'objectif de la mission était d'évaluer «l'ampleur et la nature des moyens administratifs à mobiliser par l'etat dans la conduite de la politique publique de l'économie sociale et solidaire, tant à l'échelon de l'administration centrale qu'au plan local» et de proposer «des scenarii de réorganisation administrative en précisant, le cas échéant, les redéploiements qu'ils impliquent et le calendrier de mise en œuvre». Les jeunes et l emploi dans l ESS 47 La CRESS Centre, en association avec la Mutualité française et la CPA du Centre, faisant le relai de l étude publiée par l observatoire National de l ESS. Quelques éléments clefs En Région Centre, les moins de 30 ans représentent 18,2 % des effectifs salariés de l ESS contre 21,6 % pour le reste du secteur privé. L action sociale et les activités financières et d assurance regroupent plus des deux tiers des moins de 30 ans. D ici 2017, c est plus de postes qui seront concernés par les départs en retraite (soit 15 % des effectifs de l ESS contre 10 % dans le secteur privé. Ceci va nécessiter des recrutements en externe qui peuvent représenter une opportunité pour les moins de trente ans. Dix métiers concentrent un tiers des départs à la retraite. 46 La Documentation française - 02/2014 : 47 «L emploi des jeunes dans l ESS» - Observatoire National de l ESS CNCRES juin

70 43% des employeurs de l ESS qui ont participé à l enquête du CNCRES pensent libérer ou recruter dans les 5 ans à venir. Il s agit essentiellement des postes d animation/formation, d administration/secrétariat ou encore liés à la gestion de projets et dans les secteurs de l action sociale, du sport et loisirs ou d arts et spectacle, au travers des associations (75 %). L ESS compte sur la bonne dynamique de recrutement initiée ces dernières années notamment via les emplois aidés qui pourrait se poursuivre. Insertion par l activité économique 48 La réforme dc l Insertion par l Activité Economique (IAE) qui concerne les Entreprises d Insertion (EI), les Entreprises Temporaires d Insertion (ETTI), les Ateliers et Chantiers d Insertion (ACI) et les Associations Intermédiaires (AI) est mise en œuvre depuis le 1 er janvier Un CDD d insertion pour tous les publics en insertion dans l IAE avec une aide au poste modulable. Pour les ACI et AI, les actuels contrats aidés (CUI/CAE) seront remplacés au 1 er juillet par ce CDDI. Cette réforme concerne trois axes : le financement, la gouvernance du secteur, l accompagnement des personnes. La région Centre comptabilise 148 Structures d Insertion par l Activité Economique (SIAE), inégalement réparties selon les départements (6 % dans le Cher, 40 % en Indre-et-Loire). Elles emploient personnes représentant salariés en ETP (chiffres 2012). Les secteurs les plus représenté sont le prêt de main d œuvre, l environnement, le bâtiment, le nettoyage et les activités de recyclage. La grande majorité des offres d emploi du secteur se situent dans le Loiret et l Indre-et-Loire (70 %). Parmi les salariés en insertion, 30 % ont moins de 25 ans et 14 % plus de 50 ans. Ce sont majoritairement des hommes (à 57 %). 34 % ont un niveau inférieur au CAP et 18 % un niveau Bac +. A l issue du passage dans les SIAE, 52 % sortent avec un emploi dynamique (Emploi ou formation). 48 Communiqué de la FNARS 03/

71 50 ans et plus 14% moins de 25 ans 30% moins de 25 ans entre 25 et 49 ans 50 ans et plus entre 25 et 49 ans 56% Les activités économiques Baromètre qualité de vie au travail dans l ESS 49 Le premier baromètre national exclusivement dédié aux salariés et dirigeants de l ESS. 49 Réalisé par la mutuelle CHORUM de l ESS - 6 octobre

72 Cette initiative est définie par les partenaires sociaux comme une «perception» déterminée par «les conditions dans lesquelles les salariés exercent leur travail, et leur capacité à s exprimer et à agir sur son contenu. Un grand nombre d indicateurs ont donc été mis en perspective pour réaliser ce baromètre avec l appui technique de l institut de sondages CSA. Il s agit d améliorer la qualité de vie au travail, en définissant des mesures prioritaires et axes de travail fondés sur les conclusions de cette enquête, qui donneront lieu à des travaux par branche et par territoire au cours de l année 2014, en appui au dialogue social des branches professionnelles. Principaux enseignements La perception de leur qualité de vie au travail par les salariés de l économie sociale et solidaire se traduit par une note moyenne de 6,3/10, légèrement supérieure à la note moyenne nationale attribuée par les salariés du secteur hors ESS. Elle est plus élevée pour les dirigeants, les salariés cadres, les plus jeunes et ceux travaillant dans des structures de petite taille. Une très large majorité de salariés et dirigeants s estime satisfaite de ses conditions de travail notamment des conditions matérielles et de l ambiance de travail. Une perception positive nuancée par l émergence de deux points de vigilance principaux : la conciliation des temps (professionnel et personnel), ainsi que des contraintes physiques et douleurs articulaires relativement présentes. Salariés comme dirigeants sont nombreux à envisager leur avenir dans l ESS. L autonomie décisionnelle est particulièrement développée, et le contenu du travail (utilité, variété, contribution à la mission de la structure) constitue une importante source de satisfaction. Malgré une appréciation globalement positive de leur qualité de vie au travail, salariés et dirigeants ont le sentiment qu elle s est dégradée ces dernières années. Face à leur avenir professionnel, les dirigeants et les cadres sont bien plus confiants que les salariés non-cadres. Les inquiétudes semblent être notamment liées à l impact des fusions et regroupements, phénomène qui touche près d un tiers des répondants. Respect, reconnaissance : les salariés de l ESS entretiennent avec les publics accueillis ou accompagnés des relations globalement positives et valorisantes mais non dénuées de difficultés. Des attentes fortes se dessinent et permettent de dégager des axes d amélioration de la qualité de vie au travail. Les dirigeants ont une perception plutôt positive de leur qualité de vie au travail. Cependant, ils sont en majorité confrontés à une pression temporelle importante, à une charge de travail excessive, et pâtissent du manque de moyens et de financements. Ces difficultés dessinent en creux leurs attentes et des points d amélioration. Soutien et échanges avec le management, réunions, entretiens individuels, échanges informels, groupes d analyses et de pratiques, ambiance de travail Le baromètre souligne l importance de l aspect relationnel dans la perception de la qualité de vie au travail. C est à la fois un point fort révélé par l enquête et une attente majeure pour les salariés comme pour les dirigeants. Financement de l'ess : un nouvel appel à projets pour Le Ministre délégué chargé de l'économie sociale et solidaire et le commissaire général à l'investissement, ont présenté, le 22 janvier, le nouvel appel à projets pour le financement de l'economie sociale et solidaire (ESS). Cet appel à projets est destiné à financer des entreprises de l'ess dans le domaine des circuits courts, de l'économie circulaire et de l'insertion des personnes éloignées de l'emploi. 50 Source : Communiqué de presse du ministère chargé de l'ess - 22/01/

73 BNP Paribas renforce son soutien à l'ess et augmente, à plus de 11 M, son engagement auprès de France Active 51 BNP Paribas et France Active ont signé une convention de partenariat en faveur des créateurs d'entreprise et des entreprises solidaires. La Fondation BNP Paribas s'engage notamment à soutenir, à hauteur de euros par an pendant 3 ans, France Active et notamment son programme «Cap'Jeunes». Ce programme permet d'aider des créateurs d'entreprise de moins de 26 ans, demandeurs d'emploi, à créer leur propre entreprise. Les porteurs de projet bénéficient d'un accompagnement renforcé effectué par les chargés de mission France Active et d'une prime de démarrage de euros pour consolider leur apport personnel. J) Services Une rubrique «Services à personne» sur le portail de la DGCIS 52 Depuis le 1 er janvier 2014, les missions de l'ansp (Agence nationale des services à la personne) ont été transférées à son administration de tutelle, la DGCIS (Direction générale du commerce, de l'industrie et des services) rattachée au ministère chargé de l'economie et des Finances. C'est désormais sur le site de la DGCIS que l'on trouve une rubrique dédiée au secteur des services à la personne. K) Tourisme La France reste la première destination touristique mondiale La nouvelle est réconfortante. La France peut compter sur sa filière touristique, un atout mal exploité et qui représente pourtant 7 % de son PIB. Elle reste en effet, et de loin au vu du dernier baromètre annuel de l Organisation mondiale du tourisme (OMT), la première destination internationale devant les Etats-Unis et l Espagne. La France, qui avait accueilli un peu plus de 83 millions de visiteurs en 2012, a, selon l OMT, enregistré une croissance de sa fréquentation de 6 %, après une hausse de 1,8 % l année précédente. L Europe capte la moitié des flux Cette croissance de 6 % dépasse la croissance moyenne du tourisme international en Celle-ci a atteint 5 %, selon l OMT, au-dessus des 4 % de 2012, soit un total record d arrivées de touristes internationaux dans le monde, à 1,08 milliard. L Asie-Pacifique et l Afrique ont connu les plus fortes progressions (+ 6 % chacune), suivie de l Europe (+ 5 %), qui a capté plus de la moitié des flux (52 %). Un peu plus de trois ans après son déclenchement, l impact du printemps arabe sur le tourisme international reste sensible. Sa vitalité observée en Europe du Sud et Méditerranée s explique d ailleurs, entre autres, par un «effet report». Une aubaine en particulier pour 51 Source : Communiqué de presse BNP Paribas - 14/01/ Source : Portail de la DGCIS Janvier 2014 : 73

74 l Espagne et la Grèce. L an dernier, l une et l autre ont enregistré une fréquentation record avec notamment un afflux de Français. En région Centre 53 Les premiers bilans chiffrés fournis par l INSEE et le CRT suivent bien les tendances au cours de la saison. Les principaux monuments enregistrent une baisse de 2,6 % de leur fréquentation à fin août. Le bon mois d août enregistré par la plupart d entre eux n a pas permis de compenser le retard constaté depuis le début d année. Ce sont tout de même près de 3,7 millions de visiteurs qui ont été comptabilisés dans les principaux sites de la région sur les 8 premiers mois de l année. Année après année et malgré une météo pas toujours favorable, la fréquentation de «La Loire à Vélo» continue de progresser (voir encadré ci-dessous). Concrètement, cela se traduit par une progression de 10 % des passages de vélos enregistrés sur les 8 premiers mois de l année en région Centre. Depuis deux ans, nous constatons une très forte activité pendant la saison estivale. Juillet et août progressent ainsi de 15 % par rapport à l an dernier. Si l on convertit les passages de vélos en nombre de cyclistes, à fin août, ce sont près de cyclistes qui ont parcouru l itinéraire, générant ainsi plus de 15 millions d euros de consommation pour les territoires concernés. Les itinérants (forts contributeurs en terme de retombées économiques) sont de plus en plus remarqués sur le tracé, preuve que les efforts mis en œuvre pour créer et animer un réseau de professionnels qualifiés sont payants («Accueil Vélo» créé par la région Centre et devenu marque nationale). Les hôteliers de la région ont, quant à eux, enregistré près de 3,2 millions de nuitées à fin juillet. Ce chiffre est en baisse de 4 % par rapport à l an dernier. Plus que le tourisme de loisirs, on peut considérer qu'en raison du contexte économique et des économies réalisées par les entreprises, c'est la clientèle d'affaires la plus durement affectée. Ces professionnels ont particulièrement souffert de la baisse de la clientèle française (- 7 % de nuitées de janvier à juillet) et ce malgré une hausse de la fréquentation étrangère (+ 5 % de nuitées). En ce qui concerne les clientèles étrangères, on constate que les clientèles lointaines (Japonais, Américains ) poursuivent leur progression (+ 15 % de nuitées par rapport à 2012). Les Américains font leur réapparition dans le top 3 des clientèles étrangères des hôtels de la région. Les européens restent cependant majoritaires, avec en tête les Britanniques et les Allemands, dont la fréquentation est en hausse (+ 4 % de nuitées). Les Néerlandais sont par contre annoncés en baisse dans les hôtels. Enfin, on peut souligner le retour des Espagnols en région Centre (+ 14 % de nuitées) alors que la tendance nationale pour cette clientèle semble toujours à la baisse. Les chiffres des enquêtes INSEE concernant l'hôtellerie de plein-air laissent présager de bons résultats. En juillet et août 2013, les professionnels de l'hôtellerie de plein-air sont satisfaits de leur chiffre d'affaires : 73 % en juillet et 68 % en août (ces 2 mois représentent 71 % des nuitées annuelles du secteur). Fléchissement de la fréquentation hôtelière 53 Sources : Assemblée générale du CRT 74

75 Au deuxième trimestre 2013, le nombre de nuitées enregistrées en région Centre diminue fortement par rapport au même trimestre de l année précédente (- 4,2 %). Le mois d avril a été particulièrement difficile pour l hôtellerie régionale. En métropole la baisse est moins marquée (- 0,6 %). Un quart des clients fréquentant les hôtels sont étrangers, part comparable à celle de l année passée. Évolution de la fréquentation dans les hôtels Sources : Insee ; DGCIS, partenaires régionaux La Loire à vélo a battu des records de fréquentation 54 Malgré une météo défavorable, la Loire à vélo a été attractive. On note une progression du nombre de passages de vélos de 10 % sur les huit premiers mois de l'année en région Centre. Juillet et août progressent de 15 % par rapport à l'an dernier. Ce sont près de cyclistes qui ont parcouru l'itinéraire en région Centre, générant près de 10,6 millions d'euros de retombées économiques directes pour les territoires concernés. Les étrangers représentent 41 % des cyclistes. Les régions, les départements et les agglomérations concernés ont investi près de 52 millions d'euros pour La Loire à vélo. En 2014, les cyclistes pourront profiter de connexions entre les chemins de Saint-Jacques-de- Compostelle et La Loire à vélo. De quoi retenir les touristes dans la région. Quelques chiffres La Loire à vélo traverse deux régions (Centre et Pays de la Loire) et six départements (Cher, Loiret, Loir-et- Cher, Indre-et-Loire, Maine-et-Loire et Loire-Atlantique). Au total, ce sont 800 km d'itinéraires balisés entre Cuffy dans le Cher et Saint-Brévin-les-Pins (Loire- Atlantique). En région Centre, 560 km sont aménagés. Sur l'ensemble du tracé, 455 prestataires sont référencés «La Loire à vélo». Il s'agit d'hébergeurs, de loueurs de vélos, de sites de visites et de loisirs et d'offices de tourisme. L) Energie Bilan énergétique de la France pour 2012 Extraits En 2012, les cours des énergies ont continué à croître au niveau mondial, entraînant dans leur sillage le prix des produits énergétiques importés en France, notamment produits pétroliers et gaz naturel. Par ailleurs, le différentiel de température entre 2011 (année la plus chaude depuis 1900) et 2012 (année à peine un peu plus chaude que la moyenne des trente dernières 54 Extrait des 4 èmes rencontres des acteurs de la marque La Loire à vélo en région Centre novembre

76 années) a induit un besoin énergétique complémentaire de 5,7 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep) en 2012 par rapport à l année précédente En parallèle, les exportations d électricité se sont amenuisées. La production nationale d énergie primaire s est tassée en 2012 à un peu plus de 136 Mtep, soit une baisse de 1,2 % par rapport au record établi en Elle est presque entièrement imputable à l électricité nucléaire, qui a diminué de plus de 4 Mtep, en raison d'une disponibilité moindre des centrales. Les productions nationales d énergies fossiles (pétrole, gaz naturel, charbon), déjà marginales, ont poursuivi leur déclin. A contrario, en 2012, les filières renouvelables ont toutes retrouvé des couleurs après une année 2011 très contrastée. Après avoir atteint son plus bas niveau historique en 2011, la production hydraulique a augmenté de 25 % grâce à la fin de la sécheresse. Les installations continuant leur progression, l électricité éolienne, photovoltaïque et l énergie provenant des renouvelables thermiques et de la valorisation des déchets ont toutes augmenté leur production en Au total, l'ensemble des filières renouvelables a produit près de 4 Mtep supplémentaires par rapport à En 2012, la consommation d énergie primaire corrigée des variations climatiques a diminué de 2,3 %. Toutes les branches sont affectées par cette baisse, mais particulièrement la branche énergie (- 5 %), sous l effet combiné de la moindre production nucléaire en 2012 et de la diminution de l activité de raffinage. La baisse a été proche de 1 % dans les transports, la baisse du transport intérieur de marchandises due à la stagnation économique n étant pas compensée par la hausse du trafic de voyageurs. Parmi les secteurs économiques, seule l agriculture augmente sa consommation (+ 0,7 %). L intensité énergétique finale a diminué de - 0,6 % en 2012, après correction des variations climatiques. Sa baisse annuelle moyenne depuis 2005 s'établit désormais à - 1,3 %. Cette moindre diminution de l intensité énergétique s explique sans doute par la stagnation économique en En effet, en période de crise, les usines ne tournent pas à plein régime, ce qui détériore les rendements. Sur la période la consommation finale d énergies renouvelables s est accrue de 6,2 Mtep au lieu des 7,1 Mtep attendus. Quant aux biocarburants, la consommation de biodiésel est très proche de la trajectoire indiquée, contrairement au bioéthanol où l écart est beaucoup plus important. 76

77 VII. CREATIONS ET DEFAILLANCES ENTREPRISES A) Création entreprises Les statistiques présentées ci-dessous sont issues de la base de données Sirene de l Insee. Hors auto-entreprises, les créations d entreprises augmentent en En 2013, entreprises ont été créées en France,, soit près de entreprises de moins qu'en 2012 soit - 2 % : l ont été sous forme de sociétés (niveau stable par rapport à 2012) et sous forme d entreprises individuelles (- 3 %), dont autoentreprises (- 11 %). Le fort repli des immatriculations d auto-entreprises est en partie compensé par l essor des autres créations d entreprises individuelles (+ 26 %). Globalement, hors auto-entreprises, les créations d entreprises sont en hausse (+ 9 %). Tous types d entreprises confondus, les créations sont en baisse dans une majorité de régions. Elles le sont également, ou sont stables, dans la plupart des secteurs, à l exception des activités financières et d assurance (+ 8 %) et de l enseignement, la santé humaine et l action sociale (+ 6 %). Les créations diminuent le plus fortement dans les autres services aux ménages (- 8 %), les activités immobilières (- 7 %) et la construction (- 6 %). Seules 5 % des entreprises créées sont employeuses et 10 % hors auto-entreprises. Enfin, parmi les entreprises individuelles, la part des créatrices se stabilise à 38 % (33 % il y a dix ans) ; on compte par ailleurs de plus en plus de professions libérales. Quel effet sur l'emploi? Selon les statistiques de l'insee, les effets des créations d'entreprises sur l'emploi ne seraient dans un premier temps que mineurs. En effet, seules 5 % de ces nouvelles entreprises ont été employeuses au moment de la création. Ce phénomène ne s'explique pas seulement par la très grande part d'auto-entrepreneurs sur ce total, puisque même si l'on ne se penche sur les statistiques hors auto-entreprise, il apparaît que 90 % des entreprises n'embauchent aucun salarié. Pour autant, la construction, l'industrie et le secteur «commerce, transport, hébergement et restauration» apparaissent comme les plus employeuses. La création par secteurs d activité Le nombre de nouvelle entreprises est resté stable dans les activités de type services entre 2012 et 2013, alors qu il a diminué dans les activités de type commerce (- 4 %) et les activités «secondaires» (- 5 %)

78 La plupart des secteurs d'activité subissent une baisse des créations d'entreprise du fait du repli des immatriculations d'auto-entrepreneurs. La construction (- 6,4 %), les activités immobilières (- 7,3 %) et surtout les services en direction des personnes (- 10,7 %), petite niche d'auto-entrepreneurs, souffrent le plus. À l'inverse les activités financières et d'assurance (+ 8 %) et le secteur «enseignement, santé et action sociale» affichent les plus fortes progressions. La création par nature juridique En 2013, les entreprises individuelles ont enregistré une diminution sensiblement plus importante que les sociétés au regard de 2012 (respectivement - 3 et - 0,4 %). Par ailleurs, sur la même période, le nombre de créations de sociétés unipersonnelles est en hausse (+ 4 %). Dans le même temps, les auto-entrepreneurs, qui représentent la moitié des créations de cette période (soit entreprises), ont vu leur nombre diminuer de 11 %, tandis que les entreprises hors auto-entrepreneur ont enregistré une hausse de 9 % et plus particulièrement les entreprises individuelles (+ 26 %). 78

79 Les autres entreprises individuelles en hausse Auto-entreprise exceptée, les créations d'entreprises individuelles affichent une forte progression : + 26 % en 2013 par rapport à Si l'on s'intéresse au profil des créateurs d'entreprises individuelles, l'âge moyen se maintient, comme en 2012, à 38 ans, en incluant les auto-entrepreneurs. Pour l'anecdote, l'insee note que 162 créateurs d'entreprise étaient mineurs au moment des formalités de création, dont 45 avaient 16 ans ou moins. Mais encore, 38 % des entreprises individuelles ont été créées par des femmes en Soit cinq points de plus qu'il y a un an. Dans le secteur de l'enseignement, la santé humaine et l'action sociale, elles sont même plus nombreuses que les hommes (61 % du total). L'an passé, 30 % des nouvelles entreprises ont été créées sous forme sociétale. Les SARL demeurent les plus prisées (67 % des sociétés créées en 2013), mais semblent perdre en intérêt d'année en année (91 % en 2008, 77 % en 2012). Les SAS (sociétés par actions simplifiées) poursuivent de leur côté leur forte progression avec une augmentation du nombre d'entreprises créées de 29 % en 2013 (19 % en 2012). Créateurs d'entreprises : avec l'auto-entreprenariat, de nouveaux profils 56 Cette note de l'insee présente les grands profils d'entrepreneurs français depuis l'entrée en vigueur en 2009 du régime de l'auto-entrepreneur. Celui-ci a profondément modifié le paysage de la création d'entreprise : si un créateur sur trois a le profil type d'un entrepreneur classique, avec un projet fondé sur un investissement significatif, d'autres profils de créateurs prennent de l'ampleur ou émergent. Ainsi, la création d'entreprise par des salariés, retraités ou étudiants dans le cadre d'une activité de complément représente désormais un cas sur trois. Par ailleurs, d'autres créateurs saisissent l'opportunité du régime de l'auto-entreprise pour se lancer dans l'entreprenariat plus facilement ou plus tôt que pour une création classique et en font leur activité principale. La création en région Morosité dans 21 régions françaises L'Insee note un repli de la création d'entreprises dans 21 régions sur 26. L'évolution des créations d'entreprises individuelles est positive dans 23 régions en excluant les autoentreprises

80 APCE Note de conjoncture (février 2014) Transmettre son entreprise Le Ministère de l'artisanat, du Commerce et du Tourisme a ouvert un site destiné à aider les chefs d'entreprise à transmettre leur entreprise dans de bonnes conditions. Il fournit un outil de diagnostic, des contacts professionnels, une aide pour trouver un repreneur et des liens vers les documents de référence. La création d'entreprise, planche de salut pour les seniors? Selon l'insee, 2 millions de personnes de 45 à 64 ans (sur 17 millions) auraient envie d'entreprendre. Chaque année, d'entre elles créent une entreprise. Face à ce constat, le réseau Initiative France et la compagnie d'assurance AG2R La Mondiale ont conclu un partenariat de trois ans autour du projet "+ 45 ans" qui vise à favoriser l'entrepreneuriat des seniors. Société Générale favorise l'accès au crédit pour les créateurs et repreneurs d'entreprises avec son partenaire la SIAGI 57 Société Générale renouvèle son partenariat avec SIAGI et souhaite ainsi faciliter l'accès au crédit pour les entrepreneurs : artisans, commerçants, professions libérales et TPE en particulier. La garantie SIAGI permet à l'emprunteur de ne pas engager sa caution personnelle ou de la limiter. B) L Auto entreprise Avec l auto-entreprenariat, de nouveaux profils 58 Depuis son entrée en vigueur le 1 er janvier 2009, le succès du régime de l auto-entrepreneur modifie profondément le paysage de la création d entreprise. Chaque année, entre et immatriculations d auto-entreprises sont enregistrées, soit plus d une création d entreprise sur deux. Ce nouveau régime a renouvelé le profil des créateurs d entreprises. Si un créateur sur trois a le profil type d un entrepreneur classique, avec un projet fondé sur un investissement significatif, d autres profils de créateurs prennent de l ampleur ou émergent. Ainsi, la création d entreprise par des salariés, retraités ou étudiants dans le cadre d une activité de complément représente désormais un cas sur trois. 57 Source : Communiqué de presse de Société Générale 06/03/2014 :

81 Par ailleurs, d autres créateurs saisissent l opportunité du régime de l auto-entreprise pour se lancer dans l entreprenariat plus facilement ou plus tôt que pour une création classique et en font leur activité principale. Plus d une création sur deux est une demande de création d auto-entreprise En décembre 51,1 % des créations enregistrées, en données brutes, sont des demandes d autoentreprises. APCE Note de conjoncture (février 2014) Créations d entreprises (CVS-CJO*) * Données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables Source : Insee, Sirene L'auto-entreprise affiche un net repli Depuis la création du statut des auto-entrepreneurs en 2009, ces derniers tiraient la création d'entreprises. Une tendance qui tend désormais à s'éroder. L'auto-entreprise perd de son dynamisme. En 2013, plus d'une entreprise créée sur deux (51 %) était une auto-entreprise, soit un total de auto-entreprises. Ce qui marque un recul de 11% par rapport à l'année Un repli qui pénalise tout autant les immatriculations d'entreprises individuelles (moins 3 % par rapport à 2012). 81

82 Statut de l auto-entrepreneur : beaucoup de bruit pour rien 59 La grande réforme du statut des auto-entrepreneurs ne verra finalement pas le jour. Le projet de loi Pinel, adopté en commission à l Assemblée nationale, abandonne les deux dispositions phares envisagées par la ministre l année dernière et que combattaient farouchement les intéressés. Sauf nouveau revirement, il n y aura donc ni instauration de seuils réduits de chiffre d affaires ni obligation de quitter ce régime spécifique après plusieurs années d activité. Le texte prévoit la fusion du régime micro fiscal et microsocial sur le modèle de l autoentreprise et laisse les auto-entrepreneurs libres de décider du moment opportun pour basculer dans le régime classique (avec application/récupération de la TVA). L'auto-entrepreneur dans tous ses états : une approche transdisciplinaire 60 Cet ouvrage résume les différents points de vue sur le régime d'auto-entrepreneur en France. Il s'interroge notamment sur la concurrence jugée «déloyale» de ce régime par rapport aux autres régimes. Au sommaire : - L'auto-entrepreneur : origines, débats, propositions, - L'auto-entrepreneuriat comme force de mobilisation de la main-d'œuvre, - Gouvernance et auto-entreprise, - L'auto-entrepreneur en quête de compétences, - La femme entrepreneure hybride, stéréotypes et auto-entrepreneuriat, - Quelle innovation pour les auto-entrepreneurs? Revisiter le lien entre la taille de l'entreprise et son degré d'innovation, - Régime de l'auto-entrepreneur : "les jeunes entrepreneurs", une dominante qui conserve un attrait académique, - L'auto-entrepreneur 2.0 : vers une approche réussie du digital, - Etude de marché et auto-entrepreneur : to do or not to do?, - La communication pour auto-entrepreneur : comment faire connaître son activité. C) Défaillances d entreprises : C'est le nombre de défaillances d'entreprises enregistré en Ce nombre progresse de 2 % sur un an, très proche du pic enregistré en 2009, au plus fort de la crise (63.709). Dans cette déroute, les entreprises en tête du tableau et ayant réalisé un chiffre d'affaires supérieur à un million d'euros, se multiplient. Elles étaient fin décembre, soit une progression de 67 % par rapport aux statistiques de 2007, juste avant la crise financière. Cette progression concerne la plupart des secteurs d activité, notamment l hébergementrestauration (+ 5,5 %) et les activités immobilières (+ 6,8 %). Le secteur transports et entreposage connait pour sa part une baisse de 1,3 %. Les encours de crédits associés aux défaillances représentent environ 0,5 % du total des encours de crédits déclarés au Service central des Risques de la Banque de France. 59 Projet de loi sur l artisanat et les très petites entreprises, février Ouvrage aux Editions l Harmattan Collection un regard 06/ https://www.banque-france.fr/economie-et-statistiques/stats-info/detail/defaillances-dentreprises.html 82

83 2014 devrait constater un ralentissement de cette érosion, avec faillites toutes catégories confondues. Mais on craint tout de même destructions d'emplois et un demi-point de chômage supplémentaire. 83

84 D) Régime de garantie des salaires L'Association pour la gestion du régime de Garantie des créances des Salariés (AGS) est un organisme patronal fondé sur la solidarité interprofessionnelle des employeurs et financé par leurs cotisations. Elle intervient en cas de redressement, de liquidation judiciaire de l'entreprise ou encore, sous certaines conditions, en procédure de sauvegarde. Elle garantit le paiement, dans les meilleurs délais, des sommes dues aux salariés (salaires, préavis, indemnités de rupture...) conformément aux conditions fixées par le code du travail. Derniers chiffres : La CADES a pour mission de financer et d'éteindre la dette cumulée du régime général de la Sécurité Sociale pour les exercices 1994 à Les déficits se sont élevés à 34,2 milliards d'euros pour les années 1994 à 1998, à 47,25 Mds pour les années 2002 à 2006, à 27 Mds pour les années 2005 à 2008 et 132,5 milliards d euros pour les années de 2009 à Le montant des avances de salaires effectuées par l'ags en 2013 a atteint un record : 2,19 Mds avancés, soit + 5,4 % en un an, personnes en ont bénéficié, soit + 3 % en un an. 84

85 VIII. COMMERCE EXTERIEUR A) France Le déficit français se réduit en En 2013, le déficit commercial français est en baisse de 9 % sur un an, à 61,2 milliards d'euros Le solde du commerce extérieur de marchandises de la France est négatif depuis Le déficit a atteint un pic au premier trimestre Les échanges, qui avaient nettement ralenti en 2012, se replient en Le recul des exportations (- 1,3 %, après + 3,1 %) est marqué pour certains biens intermédiaires, ainsi que pour les machines et équipements, en lien avec la faiblesse des investissements en Europe. Par ailleurs, la baisse des exportations de véhicules automobiles se poursuit. En revanche, les ventes correspondant aux points forts de la spécialisation française résistent mieux. Celles de produits agricoles, tirées notamment par les céréales, rebondissent fortement. De son côté, le reflux des importations s explique principalement par la contraction des achats énergétiques. En définitive, la facture énergétique s allège et le déficit global se réduit pour la deuxième année consécutive, pour s établir à - 61,2 milliards, après - 67,2 milliards en B) Région Centre 63 Le commerce extérieur de la Région Centre a connu une relative stabilité en 2013/2012. Les exportations (18,66 Mds ) et les importations (17,88 Mds ) ont en effet peu varié, dégageant un excédent commercial de 778 M. Le taux de couverture des importations par les exportations s établit en 2013 à 104,4 % (104,9 % en 2012). Le Loiret, l Eure-et-Loir et l Indre-et-Loire représentent 80 % des exportations et 75,9 % des importations. Viennent ensuite le Loir-et-Cher (10,1 % des exportations et 12,1 % des importations), puis l Indre et le Cher, ces deux départements n assurant à eux deux qu à peine plus de 10 % des échanges de la région Source DIRECCTE février

86 En termes sectoriels, les produits pharmaceutiques, les produits chimiques, les parfums et cosmétiques, et les machines et équipements d usage général sont les principales catégories de produits échangés par la région. La région Centre est la 2 ème région française exportatrice de produits pharmaceutiques et la 3 ème pour les parfums et cosmétiques. La contribution au maintien des échanges de la Région Centre en 2013 est principalement due à l Union européenne qui concentre 71,5 % des exportations (dont 55,4% sur la zone euro) et 71,9 % des importations (dont 58,8 % sur la zone euro). A noter que l Allemagne est devenue premier pays client et premier pays fournisseur, devant la Belgique pour les exportations et l Irlande pour les importations Les échanges de la Région Centre représentent 4,4 % des exportations de la France (426,6 Mds ) et 3,6 % de ses importations (503,4 Mds ). La Région Centre se situe ainsi en 8 ème position parmi les régions françaises exportatrices (comme en 2012), au 9 ème rang des régions importatrices et le 8 ème pour l excédent commercial. Source direction régionale des douanes et droits indirects Voir graphiques des douanes en annexe N 6 Les exportations agricoles Il est à noter que le groupe agricole du CESER a souhaité connaître le montant des recettes export agricoles régionales. En effet, les chiffres utilisés (Direction régionale des douanes) semblent sousestimés, les dédouanements étant souvent faits hors région. L équipe régionalisée économie des Chambres a donc procédé à une évaluation des recettes export annuelles. Pour les 4 postes les plus importants, cela représente plus de 1,1 milliard (céréales : 803M, colza : 127 M, Viande bovine : 73 M, vins : 140 M ). S ajoutent à ces chiffres les recettes à l exportation réalisées en pommes, semences, horticulturepépinières, non évalués ici. Le présent chiffrage ne concerne également que les exportations de produits agricoles. N y sont pas inclus les recettes liées aux produits de transformation (450 M en moyenne sur pour les entreprises de la région Centre d au moins 20 salariés selon le SRISE-DRAAF Centre), pour 2 raisons : d une part, ils se rattachent à des entreprises dont la production ne coïncide pas avec le périmètre de la région, d autre part, ils peuvent faire pour partie «double compte» avec le décompte des produits agricoles ci-dessus (exemple exportations de vins). Source : Chambre d agriculture du Centre Des conseillers se sont interrogés sur le rôle des ambassadeurs en région. 86

87 Les ambassadeurs pour les régions constituent un élément important du plan d action du Ministère des Affaires Etrangères pour la diplomatie économique. Ils ont pour mission première de faire le lien entre ce territoire, le Ministère des Affaires Etrangères en centrale, et le réseau diplomatique. Au-delà des attentes du Ministère, les ambassadeurs ont vocation à s insérer dans le tissu local pour porter a I international les dossiers qui semblent importants. Ils sont au service des régions et agissent en synergie avec les structures locales de développement à l international. Leur activité est essentiellement déterminée par les besoins et des spécificités économiques des régions et de leurs métropoles qui sont très diverses. Les ambassadeurs en région ne sont pas des acteurs de la chaine d instruction des projets à l international, au plan des procédures d appui, de financement ou de mises en œuvre des garanties. Ils interviennent dans la mise en relation, le conseil et l appui et ne disposent d aucune compétence juridique, financière ou autre de la part de I'Etat. Extrait de la Note MAE 02/2012 C) Activité de CCI International et Centrexport Une activité toujours soutenue en activité avec une légère baisse du nombre de participation. Des actions concentrées sur l Europe et le pourtour méditerranéen. 87

88 Dernières publications CENTRECO Dernières études sectorielles L industrie ferroviaire en région Centre L industrie graphique en région Centre La filière aéronautique en région Centre La filière logistique en région Centre La fière emballage-conditionnement en région Centre L instrumentation de mesure en région Centre : zoom sur la métrologie environnementale Dernières fiches filières Des documents synthétiques présentant les chiffres et informations clés des principaux secteurs de la région. Les industries graphiques en région Centre Les services aux entreprises en région Centre La filière bois en région Centre formation supérieure région Centre L actualisation sur l étude périodique des «Capitaux étrangers en région Centre» devrait être prochainement disponible. CCI International Centre CCI International Centre participe activement, en partenariat avec les acteurs de l export publics et privés, à l internationalisation des entreprises de la région Centre. Son action prioritaire consiste à déployer un accompagnement individualisé, structurant et dans la durée en fonction du degré de maturité export de l entreprise entreprises différentes ont été accompagnées en 2013 au travers des prestations suivantes : 485 prestations individuelles (+135% par rapport à 2012), 89 prestations Pack Objectifs visant à structurer le développement international des entreprises dans la durée, 6 opérations collectives comprenant une mission Algérie et 5 salons professionnels pour 33 entreprises, 36 réunions régionales Them Expert, Réflexe Financement et Réflexe Pays, 22 journées de formation en commerce international 49 dossiers d aides individuelles ont été accordés par la région Centre Le réseau consulaire, considérant que près de 80 % des entreprises concentrent leur activité à l international sur l Union Européenne, souhaiterait un aménagement des critères d accès aux dispositifs d aide à l international moins restrictif qu actuellement. Le réseau consulaire souhaiterait que les entreprises non primo-exportatrices puissent bénéficier d un financement sur l Union Européenne, à partir du moment où le projet export est pertinent, et que l entreprise répond aux critères d éligibilité de la Région Centre. La réflexion qui va s engager sur l évolution des aides économiques pourrait-elle intégrer la problématique et s engager sur une simplification des dossiers? 88

89 561 personnes, dont 282 entreprises de la région, ont participé au Forum Odyssée organisé par CCI Centre le 26 septembre 2013 au Centre de conférences d Orléans. Plusieurs chefs d entreprises de la région Centre ont animé 7 ateliers et 3 tables rondes tout au long de la journée. En complément, 167 rendez-vous ont été réalisés avec des experts de 14 pays. Dernière Etude d impact : principaux enseignements Depuis 2012, CCI International Centre s est engagée tous les ans dans une dynamique volontariste d évaluation de son accompagnement. 141 prestations auprès de 126 entreprises différentes ont été prises en compte pour l étude (entreprises qui ont bénéficié de conseil individuel structurant en 2012). L analyse des résultats porte sur la mesure de la croissance du chiffre d affaires export, les modes de développement commercial à l étranger, la mise en place d outils commerciaux, l emploi à l international créé (pour et par l export). Un impact sur le CA export très encourageant et décisif sur le développement commercial à l étranger Au bout de 12 mois près de 60% des entreprises déclarent avoir augmenté leur CA export. 87% soit 79 entreprises sur les 91 ayant répondu ont indiqué avoir commencé à structurer leur développement commercial à l étranger et mis en place majoritairement des contrats de vente (58%), un réseau de distribution (35%), recruté un agent commercial (26%), mené des actions de prospection (25%), s être implantées en propre (7%). Un impact sur l emploi qui dépasse le seul volet international Le développement export a généré pour 32 entreprises la création d une cinquantaine d emplois. 60% des profils dédiés à l international sont des commerciaux ou responsables export. Près de 50% des autres postes créés sont directement liés à l activité de production qui doit soutenir le développement export. 25 entreprises ont spécifiquement embauché pour l export. Pour 42% d entre elles, il s agissait d un premier poste dédié à l international. 89

90 Les perspectives de cette deuxième édition sont plutôt encourageantes puisqu elles montrent que les entreprises ont majoritairement consolidé leur présence à l international en saisissant de nouvelles opportunités de développement. L intégralité de l étude est disponible à la rubrique Publications du site : 90

91 IX. ENVIRONNEMENT Zoom sur la mobilité durable en région Centre Introduction La réduction des gaz à effet de serre (GES) et de la consommation de l énergie d origine fossile est un défi pour les vingt années à venir. À lui seul, le secteur des transports (tous modes et tous transports) est un gros consommateur de cette énergie et contribue pour plus du quart à l émission de ces gaz à effet de serre. L objectif du Grenelle est de réduire de 20 % les émissions de gaz à effet de serre de l ensemble du secteur afin de les ramener en 2020 à leur niveau de La région Centre, dans le Schéma régional du climat, de l air et de l énergie (SRCAE) s est fixé comme objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre d ici 2020 entre 20 % et 40 % dans le secteur des transports. La politique régionale Pour un changement durable de comportement Réduire l usage de la voiture individuelle, privilégier les transports collectifs, le covoiturage ou encore le vélo lors des déplacements domicile travail ou professionnels... Tels sont les objectifs de la Région en matière de mobilité durable, afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre liées aux déplacements. Ces objectifs se traduisent par un accompagnement de la Région afin : d inciter les changements de comportements, de soutenir les partenaires dans la mise en œuvre opérationnelle des actions, de développer les solutions innovantes pour le territoire régional. En effet, face à l augmentation croissante des émissions de gaz à effet de serre dues aux transports, et malgré les améliorations technologiques des véhicules, il est à ce jour prioritaire d accompagner les changements de comportement à la fois sur les déplacements des personnes et sur le transport des marchandises. Inciter les changements de comportement L action engagée par la Région en matière de maîtrise des déplacements, en partenariat avec l Agence de l Environnement et de la Maîtrise de l Énergie (ADEME) et l État, couvre à la fois le soutien à la réalisation d études et à la mise en œuvre d actions innovantes dont l impact sera significatif dans la prise de conscience et le changement des comportements. Parmi les projets soutenus figurent principalement des PDE ou PDA, mais également des études sur l amélioration du transport de marchandises en ville, l autopartage, le transport combiné La mise en œuvre opérationnelle concerne des projets tels que la création de services de covoiturage ou de postes de conseil en mobilité. Favoriser la mobilité des habitants Au travers de sa stratégie transport multimodal et circulations douces, la Région a affirmé sa volonté de favoriser la mobilité des habitants de la Région, en privilégiant l'utilisation du transport collectif et des modes doux. Le cadre d'intervention des Contrat régionaux de Pays et Agglomérations de 3ème génération prévoit que la Région accompagne des actions qui concourent à faciliter l'usage et l'accès aux transports en commun et à développer des modes doux pouvant constituer une alternative 91

92 crédible à l'utilisation de la voiture. Dans cette perspective, les axes d'intervention que la Régional entend privilégier sont : l'aménagement de pôle d'échanges intermodaux dont les gares, en articulation avec le cadre d'intervention spécifique en faveur des gares régionales prioritaires : les aménagements peuvent concerner des plateformes, la signalétique, l'information dynamique, les abris vélo gare, les parkings relais. les aménagements d'accessibilité aux personnes à mobilité réduite (bâtiment, espace public et transport) l'aménagement de circulations douces : pour un usage utilitaire, les pistes cyclables doivent s'inscrire dans le cadre d'un projet d'aménagement global, pour un usage touristique, les itinéraires devront être cohérents avec le schéma régional des véloroutes et voies vertes et répondre au cahier des charges «pays à vélo. Des outils au service de la mobilité durable (PDE, PDA, PDIE) 64 Le Plan de Déplacements Entreprise (PDE) est un ensemble de mesures visant à optimiser les déplacements liés aux activités professionnelles en favorisant l'usage des modes de transport alternatifs à la voiture individuelle. Sa mise en œuvre est encouragée par les autorités publiques, car il présente de nombreux avantages pour les entreprises, les salariés et la collectivité. Le PDE est un vrai projet d'entreprise, qui peut s'inscrire dans une démarche «Qualité» ou dans un système de management environnemental. Les déplacements liés aux activités professionnelles concernent les trajets domicile/travail mais aussi les déplacements professionnels des collaborateurs, des clients et des partenaires. Parmi les mesures pouvant entrer dans un PDE figurent par exemple : o la promotion du vélo (mise en place d'un stationnement sécurisé, diffusion d'un «kit vélo», mise à disposition d'un local vélo proposant quelques outils et services ainsi que des douches pour les cyclistes...) ; o l'amélioration de l'accès des bâtiments par les piétons (mise en place d'entrées plus directes...) ; o l'encouragement à l'utilisation des transports publics (adaptation - en partenariat avec les opérateurs de transport - de l'offre existante en termes de dessertes et de fréquences, participation financière aux abonnements, création d'une navette d'entreprise pour quelques destinations très fréquentées...) ; o l'aménagement des horaires de travail (répartition des heures d'arrivée et de départ des salariés en fonction de leurs souhaits et des besoins de l'entreprise...) ; o l'accompagnement et l'encouragement à habiter à proximité du lieu de travail ou sur le réseau de transport en commun ; o la garantie du retour à domicile pour les circonstances exceptionnelles pour les «alternatifs» (chèque taxi, utilisation de voitures de service) ; o la mise en place d'un service d'autopartage, permettant de mieux gérer les déplacements professionnels et pouvant offrir un service de mobilité ponctuel complémentaire hors horaires de travail ; o l'incitation au covoiturage (développement d'un service de mise en relation, instauration de places réservées aux «covoitureurs», création d'un service de dépannage en cas d'indisponibilité exceptionnelle d'un conducteur). 64 Sources : Ademe : 92

93 Au 1 er juillet 2012, personnes sont concernées par un Plan de Déplacements Entreprise (PDE) ou un Plan de Déplacements Administration (PDA) en région Centre. Documents liés Plan de déplacement entreprise (PDF - 10 pages Mo) État d'avancement des Plans de Déplacements Entreprise et Administration - juin 2012 (PDF - 1 page Mo) Convention État-ADEME-Région 2013 (PDF - 10 pages Ko) Les transports en région Centre 65 Responsables des transports collectifs Le Conseil régional est l autorité organisatrice des transports régionaux de voyageurs. Pour mettre en œuvre toutes ses actions, il travaille étroitement avec ses partenaires que sont SNCF et Réseau Ferré de France. La SNCF est l exploitant du TER Centre pour le compte de la Région. Elle assure la gestion, la commercialisation, la promotion du TER Centre, la sécurité. Elle s engage à atteindre les objectifs fixés par la Région, qualité de service, ponctualité des trains et des autocars TER Centre. Les infrastructures ferroviaires relèvent de la responsabilité de l'état et sont gérées par Réseau Ferré de France (RFF). Réseau Ferré de France est le gestionnaire de l infrastructure ferroviaire. Il a en charge L entretien et l aménagement du réseau ferré. Les Conseils généraux ont compétence pour le transport des jeunes scolarisés jusqu au baccalauréat (primaires, collèges et lycées, y compris lycées professionnels). Chaque Département a son propre dispositif afin d aider tes jeunes pour se rendre sur leur lieu d études. Le Centre est une région de transit entre l Île-de-France et les façades atlantique et méditerranéenne. Le trafic de transit se cumule avec celui des marchandises chargées ou déchargées dans la région dont la moitié se fait par route. La région dispose d importants atouts pour le développement de l intermodalité, bien que le redéploiement du fret sur le mode ferré requière de nouveaux aménagements. Le potentiel intermodal se concentre sur Tours, Orléans et Vierzon. La voiture est privilégiée dans 8 à 9 déplacements sur 10! La route représente le mode prédominant des transports de personnes du fait notamment de la proximité avec la région parisienne et de l étalement urbain. Les déplacements domiciletravail s effectuent le long de l axe ligérien, dans les territoires du nord vers l Île-de-France ou dans ceux du sud. 65 CIADT (Comité interministériel) L environnement en région Centre «Les transports» 93

94 94 % du trafic régional de marchandises par la route Le transport de marchandises par la route reste fortement prédominant et en constante augmentation. Le fer, deuxième mode de transport terrestre utilisé, concerne un tonnage modeste. La suprématie de la route a des incidences sur la sécurité des personnes, le fractionnement des espaces naturels et la qualité de l air. En ville, les modes collectifs et les modes "doux" se développent dans un but de reconquête de la qualité de vie urbaine. Une hausse sensible de la fréquentation des transports ferroviaires régionaux L essor de la fréquentation du transport express régional (TER) concerne l ensemble des lignes de la région. Sous l impulsion de la région Centre et grâce à un important programme d investissement en matériels lancé à partir de la fin des années quatre-vingts, la fréquentation des transports ferroviaires régionaux a connu une progression constante. C est le taux d accroissement le plus important des régions françaises. Il concerne la plupart des lignes de la région : les radiales comme Orléans-Vierzon et les transversales (Tours-Vierzon-Bourges-Nevers, Tours- Châteauroux ). Le TER en région Centre 66 Voir annexe N 7 : Réseau régional TER Centre National Fréquentation voyageurs par jour trains quotidiens abonnés services réguliers par autocar TER. 260 lignes assurées par trains TER. 240 lignes d autocars TER Équipements. 50 bornes d information nouvelle génération. 200 gares disposant d informations en temps réel fin etl000d ici2oll! Matériels roulants. 90% du parc renouvelé en dont 700 Automotrices à Grande Vitesse (ACG). et 220 TER à Deux Niveaux Nouvelle génération (TER 2Nng) Performances. 91 % de régularité à 5 minutes en 2009 Augmentation de l offre de 16.4 % en 2009 Budget Région Centre Fréquentation voyageurs quotidiens en moyenne abonnés régionaux 31 lignes, dont - 12 lignes routières - 9 lignes ferroviaires - 10 lignes mixtes Equipements gares et points d arrêts ferroviaires (dont 135 rénovées). 192 cars /jour en semaine. 18 lignes TER Centre km de lignes ferroviaires. 500 km de lignes routières Matériels roulants 2012 Le Parc:. 441 éléments ferroviaires. 80 bus / minibus régionaux Voir tableau détaillé ci-dessous Performances 2012 Ponctualité brute TER Centre : 91,3% (+1,1 points/2011) 66 Sources : 94

95 . 6,2 milliards d euros engagés pour améliorer les services. 55 millions d euros investis en ,8 millions de km parcourus en 1 an Budget régional (2012). Fonctionnement : 134 M. Investissement 4,6 M Le réseau km de lignes ferroviaires 500 km de routes 350 trains régionaux quotidiens 160 cars régionaux quotidiens PARC MATÉRIEL TER CENTRE CIRCULANT SUR LE RÉSEAU 67 La Région a investi dans l'acquisition de 14 rames Régio2N, automotrices à deux niveaux, destinées à la ligne Paris - Chartres - Le Mans qui représente 40 % du trafic TER Centre. La Livraison s'échelonnera entre mi-2014 et mi Pas moins de 25 catégories tarifaires 68 ANNUELYS, L'ABONNEMENT DE TRAVAIL EN TOUTE SERENITE Abonnement de travail STARTER SALARIE STARTER ETUDIANT Avec TER BAC + et TER Apprenti, donnez de l'élan à vos études Abonnement Etudiants Apprentis Centre Le Chéquier régional vers l'emploi LOISIRYS FACILITE VOS DEPLACEMENTS EN REGION CENTRE 67 Extrait du «Guide du voyageur TER Centre Détails à l adresse : 95

96 L'abonnement Forfait Optiforfait L'abonnement Fréquence L'Abonnement Elève Etudiant Apprenti L'Abonnement Scolaire Règlementé L'Abonnement Interne Scolaire Règlementé Carte de réduction Jeune Le Billet Découverte La Carte de réduction Senior + Le Billet Découverte Senior Carte de réduction Enfant + Le Billet Découverte Enfant + La Carte Week-End Billet Congé Annuel La Carte Famille Nombreuse Le Tarif Groupe Tarifs Militaires Des accords de réciprocité tarifaire avec les Régions limitrophes 69 : Pays-de-la-Loire, Poitou-Charentes, Limousin, Auvergne, Bourgogne La carte à puce interopérable Multipass Depuis 2002, la Région Centre facilite les déplacements en TER grâce à la carte à puce interopérable Multipass, mise en place en partenariat avec l Agglomération tourangelle, le Conseil général d Indre-et-Loire et les transporteurs, SNCF, Fil Bleu et Fil Vert. Cette carte est gratuite. Multipass contient tout ou partie des abonnements, les titres de transports et les justificatifs associés proposés par ces différents transporteurs. Sur l agglomération orléanaise, grâce à TER Bus, les titres de transport urbain sont valables dans les TER Centre circulant entre les gares SNCF des Aubrais, d Orléans, de Saint-Cyr-en- Val et de La Chapelle-Saint-Mesmin. En décembre 2009, la Région Centre a mis en service avec l ensemble de ses partenaires le site jv-malin.fr afin de faciliter la vie des voyageurs grâce à la diffusion d une meilleure information, de bout en bout, avec ou sans correspondances. Cet outil interactif a pour objectif de favoriser une véritable alternative au «tout voiture» en facilitant les déplacements en transports en commun. Des engagements financiers importants Pas moins de 142 M recettes déduites, dont près de 133 M au titre de la convention TER Voir annexe N 8 : Eléments financier sur le TER en région Centre

97 La TICPE (Taxe Intérieure de Consommation sur les Produits Energétiques) Depuis le 1 er janvier 2007, les régions peuvent décider d une fraction de TICPE à appliquer dans leur ressort territorial dans la limite de 1,77 /hl pour les supercarburants et de 1,15 /hl pour le gazole. En outre, depuis 2011, les conseils régionaux peuvent majorer la TICPE applicable aux carburants vendus sur leur territoire dans la limite de 0,73 /hl pour les supercarburants et de 1,35 /hl pour le gazole afin d assurer le financement de grands projets d infrastructures de transports alternatifs à la route. ELEMENTS SUR LA TICPE (en région Centre) MONTANTS MANDATES EN 2011 ET 2012 CA 2011 CA 2012 Part modulation 29,334 30,255 Part Grenelle 27,157 30,127 Dotation TICPE compensation 118, ,353 Source : CA 2011 et 2012 (Reconstitution CESER) Les majorations de taxes votées pour 2014 en région sont en c /l de 2,5 tant sur le gazole que les supercarburants comme la grande majorité des régions françaises. Les TICPE applicables à la région en 2014 sont en c /l les suivantes : 44,19 pour le gazole et 61,42 pour les supercarburants. 70 Cette source de financement, qui s est substituée à la TIPP, est loin d être satisfaisante car adossée à des consommations énergétiques dont on souhaite la diminution Dans les départements Les Conseils généraux assurent les transports scolaires des collégiens et des lycéens et les déplacements inter-urbains sur l'ensemble de leur département avec un objectif : permettre à tous les habitants de se déplacer à moindre coût et avec la meilleure qualité de service. Transport scolaire : un réseau en perpétuelle adaptation Le Conseil général est l'autorité organisatrice principale des transports scolaires du département pour les collégiens et les lycéens et pour les écoliers de certaines communes. Transports inter-urbains : la mobilité pour tous Les Conseils généraux encouragent l'utilisation des transports en commun permettant ainsi à tous les habitants de se déplacer facilement sur l'ensemble du territoire. Co-voiturage : encourager les déplacements collectifs Pour favoriser l'utilisation du co-voiturage, des plateformes dédiées sont mises en place où les habitants peuvent organiser leurs trajets partagés. Approche du volet routier Le réseau routier national Centre-Ouest 1150 km d itinéraires routiers à exploiter et entretenir. 70 Sources : Ministère de l écologie, du développement durable et de l énergie 97

98 La DIR (Direction Interdépartementale des Routes) Centre-Ouest assure l entretien et l exploitation de 6 itinéraires reliant et traversant 7 régions (Limousin, Poitou-Charentes, Centre et Aquitaine mais aussi Auvergne, Midi-Pyrénées et Pays-de-la-Loire) et 14 départements. Avec pas moins de 6 autoroutes sur son territoire, la région Centre se trouve au cœur des grands axes. Ce réseau rayonne ainsi vers Paris via l A10 mais aussi vers tout le Grand Ouest et l Auvergne (Rennes, Nantes, Bordeaux ou encore Clermont-Ferrand). Les routes «traditionnelles» sont désormais sous la responsabilité des départements et municipalités ce qui ne permet pas une approche globale sans entrer dans des recherches ciblées. Voir en annexe N 9 «Le trafic routier en région Centre» La démarche «Charte CO2 pour les entreprises de Transport Routier de Marchandises» Le Ministère de l Écologie, du Développement Durable, du Transport et du Logement (MEDDTL) et l Agence de l Environnement et de la Maîtrise de l Energie (ADEME) ont élaboré, en concertation avec les organisations professionnelles, une charte d engagements volontaires de réduction des émissions de CO2. La démarche a été lancée officiellement le 16 décembre 2008, elle est identifiée par le logo «Objectif CO2». Le 10 février 2014, quatre entreprises de transport routier de marchandises ont signé, en préfecture de la région Centre à Orléans, une charte «Objectif CO2», les transporteurs s engagent». Politique d'aménagement et de services en faveur des cyclistes 71 Aujourd hui, si les principaux outils de planification en faveur des cyclistes sont largement mis en œuvre dans les plus grandes collectivités, leur déploiement dans les collectivités de toutes tailles reste encore à assurer. Quelques exemples de planification et organisation Les schémas directeurs des zones 30 sont encore très peu présent sur le territoire des diverses collectivités. Une charte de «modération de la circulation» est surtout présente dans les collectivités de habitants et plus. De même les chartes du «code de la rue» n existent vraiment que dans les très grandes collectivités. Si la remise en double sens de voies en sens unique est d autant plus marquée que l entité est importante, la réduction du nombre de file sur certaines artères est une stratégie qui concerne de plus en plus de grandes entités. On note enfin une évolution très sensible de l existence d observatoires locaux de la politique cyclable. 71 Observatoire des mobilités actives (Club des villes et territoires cyclables)- Rapport

99 Enquête sur l évaluation des coûts Le budget annuel moyen alloué aux vélos se situe aux environs de 5,9 / an et par habitant, mais avec de fortes disparités. Les budgets les plus dotés se situent entre 15 et 20 par habitant. L aide aux associations est tributaire de la taille de la collectivité, mais de plus en plus de collectivités soutiennent financièrement les associations cyclistes de leur périmètre. Situation actuelle A périmètre équivalent, entre 2011 et 2013, les voiries aménagées représentent 27 %, soit une progression de 9 point depuis l étude de Les entités de taille moyennes (50 à habitants) connaissent la plus grande progression sur la période. Mais ce ratio reste un indicateur quantitatif permettant d évaluer la dynamique des aménagements cyclables, mais pas la qualité de ces derniers. En région Centre, des collectivités locales ont fait le choix de favoriser l usage du vélo en zone urbaine. Par exemple, Orléans ou Chartres Métropole font partie du club des villes cyclables ; la communauté d agglomération Tours Plus a elle lancé Vélociti, un service de location de vélos qui remporte un grand succès et s enrichit aujourd hui d un guide découverte (Baladovelo). Un exemple de réussite : Le circuit de la Loire à vélo -800 km le long du fleuve- traverse 4 départements de la région Centre (le Cher, le Loiret, le Loir-et-Cher et l Indre-et-Loire), offrant un itinéraire balisé dans les deux sens. Il fera partie de la future «Eurovéloroute des fleuves» entre Nantes et Budapest. Ce projet témoigne ici d un véritable intérêt pour ce moyen de déplacement. Les leviers possibles pour réduire les émissions de CO2 72 La réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), et principalement du CO 2 (dioxyde de carbone), est au cœur de la lutte contre le réchauffement climatique. Dans le cadre des lois «Grenelle», la France s est fixé comme objectif de diminuer de 20 % ses émissions de gaz à effet de serre d ici 2020 et de les diviser par quatre d'ici 2050 par rapport à celles de Tous les secteurs et tous les acteurs économiques sont concernés. Des mesures ont déjà été prises comme la mise en place du bonus/malus pour les automobiles, D après Lig air, association agréée pour la surveillance de la qualité de l air en région Centre, les principaux secteurs émetteurs de CO 2 sont le transport routier (39,1 %), l industrie (24,1 %) et le secteur résidentiel (21,4 %). Les ménages, par leurs déplacements et leurs logements, sont à l origine d un tiers de ces émissions. Les déplacements domicile-travail et domicile-études ne représentent que 25 % des trajets des français et 33 % des émissions associées, mais les mesures prises pour les atténuer peuvent bénéficier aux autres types de déplacements. 72 INSEE Centre Info - n 180 (juin 2012) 99

100 Davantage d émissions de CO 2 dans le Centre qu au niveau national La région Centre compte 1,07 million d actifs en emploi et d étudiants, qui émettent 0,83 million de tonnes de CO 2 en se rendant sur leur lieu de travail ou d études, soit 770 kg de CO2 par an, soit 15% de plus que le taux de province. Le Centre se positionne parmi les régions les plus émettrices de CO 2 relativement à son nombre de navetteurs (*). Le Centre se place ainsi en avant-dernière position devant la Picardie. Ce classement résulte principalement de distances parcourues supérieures de 20 % à celles de province (24 km contre 20 km). La proximité de l Île-de-France et la périurbanisation plus marquée en sont des facteurs explicatifs (*) Navetteur : actif en emploi ou un étudiant qui se déplace d'une commune à une autre pour aller travailler ou étudier. Les étudiants rentrant dans le champ de cette étude ont entre 16 et 29 ans, au minimum le baccalauréat et poursuivent des études. La voiture, principal vecteur d émissions de CO 2 Aujourd hui, 89 % des émissions de CO 2 liées aux déplacements journaliers sont dues aux trajets en voiture. De plus, le parc de voitures particulières est en augmentation (+ 5 % de 1999 à 2009 en région Centre). Les principaux axes d amélioration consistent donc à rendre le parc automobile moins émissif et à remplacer la voiture par d autres modes de transport plus sobres. En 2008, la mise en place du dispositif de bonus/malus a incité les ménages à acheter les voitures les moins émissives, faisant passer leur part dans l ensemble des immatriculations de voitures neuves de 14 % en 2003 à 45 % en La prime à la casse a également eu pour effet d accélérer le remplacement des véhicules les plus anciens et les plus polluants au profit de plus récents et plus efficaces en termes d émissions de dioxyde de carbone. L obligation de l employeur de rembourser la moitié du coût de l abonnement aux transports publics ou aux 100

101 services publics de location de vélos à l ensemble des salariés constitue une incitation à privilégier des modes de déplacements plus vertueux au détriment de la voiture. D autres solutions peuvent être trouvées sur le territoire, notamment en réduisant la part des déplacements automobiles. Les déterminants des émissions de CO 2 des navettes pendulaires (déplacements journaliers entre le lieu de domicile et le lieu de travail ou d'études). La voiture est de loin le mode de transport le plus utilisé (78 % des déplacements) et l un des plus émissifs. Le bus est le troisième mode de transport le plus utilisé après la voiture et la marche et le deuxième en termes d émissions de CO 2. Ses émissions comparées au nombre de navetteurs qui l utilisent laissent penser que les bus sont souvent faiblement remplis, réduisant leur efficacité, particulièrement dans les zones peu denses. Ce constat, également souvent fait au niveau national, encourage une réflexion sur l augmentation des taux d occupation. Des émissions accentuées par la périurbanisation À l instar des autres régions, les émissions de CO 2 sont concentrées dans les grandes aires urbaines où résident 68%de la population. Deux tiers du CO 2 émis par le chauffage et les déplacements dans le Centre en émanent. Rapportées à la population, les émissions sont particulièrement importantes en périphérie (couronnes et espaces multi polarisés) et moins dans les pôles urbains, qui concentrent davantage de logements collectifs et de courtes La croissance démographique et la pression immobilière ont favorisé la périurbanisation. Habiter en périphérie implique des déplacements plus longs pour rejoindre les pôles d emploi ou d études, souvent situés à proximité des villes-centres (30 km contre 19 km pour les pôles urbains). Ces navetteurs utilisent plus souvent la voiture, l un des modes de transport les plus polluants, faute d autres solutions 101

102 Des progrès nécessaires et possibles pour atteindre les objectifs La région Centre, dans le Schéma régional du climat, de l air et de l énergie (SRCAE), s est fixé comme objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre d ici 2020 entre 20 % et 40 % dans le secteur des transports. Une des pistes de réduction des déplacements automobiles consisterait à favoriser une urbanisation économe en espace et intégrant les problématiques de qualité de l'air. La densification du tissu urbain existant permettrait un développement de l'offre de transport en commun et le développement de l'urbanisation serait à privilégier dans les secteurs proches des dessertes en transport en commun. D autres leviers peuvent être actionnés, au niveau des déplacements (développer les transports en commun, les modes «doux» tels que le vélo ou la marche, les véhicules moins polluants ). Toutefois, des effets structurels forts peuvent contrarier ces objectifs : la hausse attendue de la population, les choix de vie à la périphérie des villes, la décohabitation... Concernant les déplacements, réduire le nombre de navetteurs ou les distances parcourues s avère complexe même si des mesures peuvent être prises pour favoriser le rapprochement des lieux d habitation et de travail, ainsi que le covoiturage, le télétravail, voire l autopartage. En particulier, la promotion des plans de déplacement d entreprise est un levier d action. D après le scénario central des projections démographiques, le nombre d actifs en région Centre pourrait baisser de 2,4 % d ici 2020, engendrant une diminution du nombre de navetteurs et donc des émissions de CO 2, mais dans des proportions trop faibles au regard de l objectif de diminution de 20 % du Grenelle De plus, cette tendance pourrait facilement s inverser en cas de maintien de l emploi et d apport de main-d œuvre extérieure. En outre, la périurbanisation a allongé les navettes pendulaires de 18 % entre 1999 et Pour atteindre les objectifs du Grenelle, il est donc nécessaire de rendre les navettes moins émissives. Disposer de connaissances homogènes et partagées pour éclairer les prises de décisions En s inscrivant dans la prolongation de la publication «les ménages de la région Centre doivent poursuivre leurs efforts en faveur de l environnement», cette étude renforce le dispositif de connaissances concernant les interactions entre les modes de vie des ménages et la qualité de l environnement. En se déplaçant quotidiennement vers leur lieu de travail ou d études, les ménages se trouvent être des acteurs directs des émissions de gaz à effet de serre. Ainsi, cette approche complète celle, plus classique, qui s effectue à partir des secteurs économiques, telle qu elle a été développée dans le projet de Schéma régional climat air énergie. L exploitation de modèles nationaux d estimations des émissions de CO 2 mis en place par l Insee et qui intègrent des éléments de la méthode bilan carbone de l Ademe, facilite une comparaison. Ces modèles statistiques homogènes représentent une valeur ajoutée par rapport à un ensemble de diagnostics qui prennent en compte tout ou partie des divers éléments de méthode du bilan carbone. Il est ainsi possible de comparer les émissions des logements et celles des déplacements «pendulaires» entre des territoires, quelle que soit l échelle retenue, et de pouvoir à terme constater, avec les futurs résultats du recensement de population, leur réduction ou non. La diffusion d éléments chiffrés adossée à la publication apporte des informations de contexte particulièrement utiles à l élaboration des Plans climat énergie territoriaux (PCET) à mettre en place de façon obligatoire par les collectivités territoriales de plus de habitants. La connaissance de l influence des ménages sur les émissions de GES contribuera à la définition des mesures à prendre dans les champs de compétence logement et transports collectifs des collectivités pour réduire les émissions afférentes. 102

103 Enfin les modèles développés par l'insee associés à l'expertise de la DREAL, permettent de démontrer l'efficacité de différents scénarios pour atteindre les cibles de diminution des émissions de CO 2, qu'elles soient régionales ou nationales. Le prix de l énergie : un facteur déterminant De même, pour les déplacements, le prix de l essence joue un rôle important. Dès à présent, l augmentation des tarifs à la pompe influe sur les déplacements des ménages. Ces derniers hésitent davantage à utiliser leur voiture et adoptent une conduite plus économe afin de réduire leur facture. Les scénarios 2030 de l Agence internationale de l énergie (AIE) prévoient un baril de pétrole entre 200 et 300 dollars, contre environ 100 dollars aujourd hui. Le litre d essence pourrait dépasser deux euros. L inflation énergétique fragiliserait un nombre croissant de ménages dépendants de l automobile. La hausse prévisible du prix de l énergie doit inciter à trouver d urgence des solutions d économie allant de pair avec une baisse des émissions. L action de l ADEME Le développement durable (DD) se place au cœur de l'action de l'ademe. En s appuyant sur son expertise et son réseau diversifié de partenaires, elle apporte des solutions aux entreprises, aux collectivités et aux citoyens soucieux de contribuer à l'amélioration de la qualité de l'air, la prévention de la production de déchets, la promotion des énergies renouvelables, la lutte contre la pollution des sols ou contre les nuisances sonores. Cette mission de l'ademe a été précisée par la Stratégie Nationale de Développement Durable (SNDD). Pour l ADEME, cela signifie notamment : sensibiliser tous les publics au développement durable, aider à la mise en œuvre de démarches soutenir le déploiement de méthodes de management environnemental, promouvoir la consommation durable et participer au déploiement du programme «Etat Exemplaire». Ces objectifs sont déclinés dans le Guide pratique du développement durable consultable à l adresse : Le point de la méthanisation Fin 2012, il y avait 90 méthaniseurs à la ferme dans notre pays. Moins d'un an après le lancement le 29 mars 2013 du plan Énergie Méthanisation Autonomie Azote (EMAA). Il y en a plus de 140. «C'est une progression de plus de 50 % en un an, qui montre qu'une vraie dynamique est engagée, sur la voie fixée, celle d'atteindre méthaniseurs agricoles d'ici 2020», a souligné le Ministre de l'agriculture. «C'est un changement d'approche, dans une démarche d'économie circulaire promue par le Gouvernement». 103

104 X. QUALITE DE LA VIE A) Logement Enquête trimestrielle de conjoncture dans la promotion immobilière 73 La demande de logements reste terne En janvier 2014, les promoteurs immobiliers jugent la demande de logements neufs faible. Le solde d opinion correspondant est quasi stable et reste nettement inférieur à sa moyenne de long terme. Les entrepreneurs prévoient une amélioration des mises en chantier de logements pour les trois prochains mois, liée à l amélioration des mises en chantier de logements destinés à la vente. Toutefois, le solde d opinion correspondant reste inférieur à son niveau moyen. Les stocks de logements s alourdiraient Les promoteurs sont plus nombreux qu en octobre à indiquer une augmentation de leur stock de logements invendus. Le solde d opinion correspondant est nettement supérieur à sa moyenne. Les promoteurs sont plus nombreux à indiquer une baisse des prix En janvier, les promoteurs sont plus nombreux qu en octobre à signaler la baisse des prix moyens des logements neufs mis en vente ; le solde correspondant est toujours très inférieur à sa moyenne de longue période. Leur opinion concernant l apport personnel des candidats à l acquisition d un logement neuf se dégrade légèrement moins qu au trimestre précédent. Les promoteurs sont moins nombreux qu en octobre à prévoir une baisse des moyens de financement consacrés aux achats de logements neufs. Tendance de la demande de logements neufs 73 Informations Rapides - n janvier

105 Les prix des logements anciens demeurent en baisse sur un an 74 Après deux ans de baisse, les prix des logements anciens semblent se stabiliser au quatrième trimestre 2013 (+ 0,3 %) selon les données provisoires corrigées des variations saisonnières (CVS) : les prix des maisons augmentent de 0,6 % tandis que ceux des appartements diminuent de 0,2 %. Sur un an, les prix décroissent de 1,4 % : - 1,4 % pour les appartements comme pour les maisons. En province, la baisse des prix sur un an est moins forte au quatrième trimestre 2013 En province, les prix augmentent de 0,6 % (CVS) au quatrième trimestre 2013 : les prix des maisons augmentent de 0,7 % et ceux des appartements de 0,4 %. Sur un an, les prix des logements anciens en province demeurent en repli : - 1,3 % (- 1,0 % pour les appartements et - 1,5 % pour les maisons). Le volume annuel de transactions continue de se redresser au quatrième trimestre 2013 En décembre 2013, le rebond du volume annuel de transactions entamé en début d année se poursuit. Le nombre de transactions réalisées au cours des douze derniers mois écoulés est estimé à , soit une hausse de 4,9 % par rapport au nombre correspondant en septembre En 2013, le volume de transactions augmente de 2,7 % par rapport à Variations annuelles des prix des logements anciens Nombre de transactions de logements anciens cumulé sur 12 mois 74 Informations Rapides - n février

106 Indice de référence des loyers 75 Au quatrième trimestre 2013, l indice de référence des loyers atteint 124,83. Sur un an, il augmente de 0,69 %. Immobilier en France : Attention à la hausse des taux Le marché résidentiel est resté en repli modéré en 2013 : volume de ventes en baisse de 2 % dans l ancien comme dans le neuf promoteurs, faible recul des prix, - 2,5 % dans l ancien. Après un boom quasi ininterrompu de 12 ans, la correction initiée en 2012 demeure modeste, à l inverse de la plupart des pays européens. La demande ne s est repliée que modérément parce les facteurs «fondamentaux» et la baisse des taux de crédit habitat ont joué positivement et ont compensé les facteurs négatifs : chômage élevé, fiscalité durcie, solvabilité dégradée. De plus, les prix n ont pratiquement pas baissé car l offre s est adaptée à la demande et s est un peu réduite, notamment dans l ancien. En 2014, les facteurs négatifs restent présents mais ne devraient pas s accentuer. La conjoncture se redresse très progressivement. Le nouveau régime fiscal des plus-values (hors résidences principales) est moins défavorable, avec notamment un abattement exceptionnel de 25 % pendant un an, qui pourrait fluidifier un peu le marché (via une hausse des mises en ventes et des investissements locatifs). En sens inverse, les taux de crédit habitat devraient remonter peu à peu. Le marché va ainsi rester ralenti, et concentré comme en 2013 sur les «secondo-accédants» (ménages à la fois acheteurs et vendeurs de résidence principale). Le poids des primoaccédants restera faible. Les volumes de ventes devraient être à peu près stables dans le neuf et en légère baisse, 4 %, dans l ancien. La baisse des prix de l ancien s accentuerait un peu, -4 % en glissement annuel, du fait de la hausse des taux de crédit, soit un repli cumulé de 7 % entre fin 2011 et fin L évolution des taux de crédit habitat sera déterminante pour le marché immobilier en Le plus probable est qu elle soit lente et graduelle. Toutefois, si les taux obligataires remontaient fortement et si ce mouvement était répercuté sur les taux de crédit, la correction du marché pourrait devenir significative. 75 Informations Rapides - n janvier

107 Le marché régional de l individuel aménagé et de la promotion immobilière Le point annuel livré par l'observateur de la construction neuve en région Centre (Ocelor) établit un relevé de l'activité immobilière sur les trois aires urbaines de Tours, Chartres et Orléans. Des zones qui représentent 385 communes, soit 82 % de l'activité effectuée en région Centre. Individuel aménagé. Par rapport à 2012, l'activité régionale a observé une croissance significative : + 52 % pour les mises en vente, + 33 % pour les ventes nettes et + 63 % pour l'offre disponible. Cette croissance s'explique «par les nouvelles normes liées à la RT 2012 mais aussi par les échéances électorales», détaille le président d'ocelor. Autre élément notoire, la reconstitution d'une offre commerciale conséquente. Elle a presque été multipliée par deux entre le deuxième semestre 2012 et le deuxième semestre 2013, passant de 491 à 802. À l'échelle régionale, le marché est particulièrement dynamique dans le Loiret (+ 33 % des ventes sur un an), en Eure-et-Loir (+ 27 %) et dans le secteur de Blois (+ 59 %). Un bien reste en moyenne 16 mois en vente. Promotion immobilière. Alors que l'individuel aménagé a retrouvé des couleurs, le secteur de la promotion immobilière tourne au ralenti. Avec ventes en 2013, le recul se confirme. Un volume qui représente une baisse de 16 % par rapport à 2012, de 27 % par rapport à 2011 et même de 33 % par rapport à 2010! C'est surtout la vente aux investisseurs qui est concernée par ce recul. «Le PTZ a eu une incidence forte et la loi Duflot n'est pas encore finie», souligne le président de la FPI Centre. Une incertitude dans la politique des aides financières à l'achat qui vient déstabiliser les acquéreurs. B) Santé Hausse des dépenses d'assurance maladie 76 Les dépenses du régime général de l'assurance maladie ont atteint l'année dernière 142 milliards d'euros, en hausse de 2,3 % sur un an, marquées par une forte progression des soins infirmiers, de kiné et des transports en ambulance, a annoncé la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam). Dans le détail, les plus fortes hausses concernent les soins d'auxiliaires médicaux (+ 7,8 % contre + 6,4 % en 2012), les soins de massokinésithérapie (+ 6,8 %, + 4,4 % en 2012) et les transports sanitaires (+ 6,4 % en 2013, + 3,8 % un an plus tôt). Parmi les auxiliaires médicaux, les soins infirmiers connaissent la hausse la plus importante, à 8,3 %, contre + 7,9 % en 2012, principalement en raison de l'augmentation du nombre d'actes réalisés. Les remboursements des consultations chez le généraliste ont augmenté de 2,8 %, après une baisse de 1,2 % en «La mise en place du forfait médecin traitant, la majoration de consultations des personnes âgées expliquent, en grande partie, l'évolution de ces remboursements», selon l'assurance maladie. De leur côté, les remboursements des soins dentaires ont progressé de 0,6 % en 2013, après avoir stagné en 2012 (+ 0,1 %). Les dépenses liées aux médicaments diminuent légèrement (- 0,2 % contre - 0,9 % en 2012). Les mesures d'économies pour réduire le déficit de l'assurance maladie en 2014 porteront notamment sur l'hôpital et le prix des médicaments, a annoncé la ministre de la santé : «Un effort» de 440 millions d'euros sera demandé aux hôpitaux et la baisse des prix des médicaments permettra d'économiser un milliard d'euros. A l'hôpital nous prévoyons un effort 76 Liaisons sociales, 03/02/

108 de 440 millions. Les établissements de santé vont continuer à contenir leur budget, notamment pour leurs achats, et favoriser le développement de la chirurgie ambulatoire, qui permet aux patients de rentrer chez eux le jour même lorsque c'est possible». Les baisses des prix des médicaments et le développement des génériques, à la fois à la ville et à l'hôpital devraient permettre d'économiser près d'un milliard d'euros. Par ailleurs, une économie de 120 millions est envisagée sur les dispositifs médicaux (fauteuils roulants, appareils orthopédiques, pansements...). En outre, pour mieux réduire la consommation de médicaments des Français l'expérimentation de la distribution de médicaments à l'unité sera lancée Télémédecine : 163 points de consultations financés toutes spécialités confondues C'est le nombre d'équipements enregistré en région Centre en fin Parmi ces installations, le territoire régional compte 97 téléconsultations de proximité en Ehpad, 19 coordinations gériatriques et 18 télé dialyses et suivis des greffes rénales. Quels sont les freins à la télémédecine? D après l Agence régionale de santé Centre, les principaux freins à la télémédecine reposent sur la difficulté à recruter des offreurs. Avec déjà des emplois du temps chargés, l idée d une organisation systématique de visioconférences génère des craintes et des rejets. Il y a aussi une peur d être submergé de demandes insuffisamment précises. Autre question non résolue la rémunération des actes Quelques chiffres sur les médicaments soumis à réflexion : 3,1 milliards de boîtes de médicaments ont été vendues en France en 2012, soit en moyenne 48 boîtes par personne par an, 22 % de consommation de médicament en plus en France par rapport aux pays voisins, tonnes de médicaments non utilisés en France en 2012, tonnes de médicaments non utilisés collectés et détruits par Cyclamed par incinération en C) RSA et minima sociaux 108

109 Insee - Revenus-Salaires - Dépenses d aide sociale des conseils généraux en Illustrations : Ce tableau, disponible depuis mars 2014, montre une grande diversité des politiques départementales en matière d'aide sociale. C'est ainsi que le département du Cher dépense 28,1% pour l'aide aux familles et à l'enfance (20 % en moyenne dans les autres départements) et l'indre 25,4% à l'allocation personnalisée d'autonomie (18 % en moyenne dans les autres départements). En euros par habitant, le département du Cher distribue 36 % de plus que celui du Loiret et a vu ses dépenses augmenter de 17,30 % depuis 5 ans. Sur le même critère, le département de l'eure et Loir a vu ses dépenses croitre de 28,85 % pendant que l'indre et Loire ne progressait que de 13,72 % Parallèlement à l évolution de ces dépenses (RSA inclus dans le tableau), le comité s interroge sur l évolution des financements de prévention et d actions sanitaires et sociales. D) Le surendettement Indicateurs statistiques sur le surendettement 77 Banque de France 77 Banque de France 109

110 Un taux de progression du surendettement régional bien supérieur à celui du national dossiers de surendettement ont été déposés au cours de l année 2013 en France, soit une augmentation de 1,1 % comparée à En région Centre ce chiffre atteint dossiers soit une augmentation de 5,3 % E) Formation et enseignement Statistiques de l enseignement en région Centre (Reconstitution et mise en page CESER) Les tableaux détaillés sont accessibles sur le site du rectorat : Enseignement du 1 er degré Nombre d élèves Constat 2012 Constat 2013 Evolution % Préélémentaire ,5 Elémentaire ,1 Spécial ,2 Académie ,6 Nombre d école Maternelles Elémentaires + spéciales TOTAL Académie France Evolution des taux de scolarisation des enfants de 2 ans (Public + privé) / ,4 21,43 17,71 15,48 13,81 11,49 9,95 8,43 6,88 5,94 5,46 7,18-17,22 32,0 29,4 26,5 25,0 23,4 21,3 18,45 15,44 13,79 11,72 11,16 11,94-20,06 Nombre d enfants de 2 ans scolarisés dans les écoles rapporté au nombre d enfants de 2 ans Enseignement du 2 ème degré (6 ème à la terminale) Avec élèves de plus qu'en 2012, les établissements publics et privés sous contrat du second degré de l'académie d'orléans-tours accueillent élèves à la rentrée 2013, soit une hausse de 1,3%. Cette augmentation, deux fois plus importante que celle enregistrée entre 2011 et 2012, concerne le 1er cycle (collège, + 1 %) et le 2 nd cycle professionnel (LP, + 5,2 %). Les effectifs de 2nd cycle général et technologique enregistrent une légère progression (+ 0,3 %). Le secteur privé sous contrat scolarise 15 % du nombre global d'élèves du second degré, une proportion en baisse par rapport à 2012 (15,3 %). L'ensemble des départements connaît une augmentation d'effectif excepté l'indre où le nombre d'élèves se stabilise. 110

111 Evolution des effectifs du 2 nd degré dans les établissements publics et prives sous contrat d Orléans-Tours depuis /2013 Collèges ,0 Lycées professionnels ,2 Lycées G&T ,3 TOTAL ,3 Evolution des effectifs du 2 nd degré par secteur entre 2012 et 2013 dans l académie d Orléans-Tours Public Privé s/ contrat Part privé 2012 Part privé 2013 Collèges 1,2-0,1 14,9 14,7 Lycées pro 5,7 3,2 17,8 17,5 Lycées G&T 0,9-3,1 15,2 14,7 TOTAL 1,6 0,5 15,3 15,0 Nombre d établissements du second degré Etablissements Constat Constat Constat Constat Variation Collèges ,1 Lycées pro ,0 Lycées G&T ,1 TOTAL ,5 Evolution de la scolarisation des enfants et adolescents en situation de handicap (1 er et 2éme degré secteur public et privé hors CNED Effectifs % 0,9 1,0 1,2 1,3 1,5 1,6 1,7 1,8 1,9 Enfants et adolescents en situation de handicap scolarisés en pourcentage de la population scolaire Les apprentis du CAP au Master (derniers chiffres connus) Au 31 décembre , le nombre d'apprentis en région Centre s'élève à , un effectif en légère diminution par rapport à 2011 (- 0,9 %, - 186). En dix ans, l'effectif d'apprentis a progressé de 22 %, comme au niveau national, et plus particulièrement dans l'indre-et-loire et le Cher. 6 apprentis sur 10 suivent leur formation dans le Loiret et l'indre-et-loire. L'apprentissage dans l'enseignement supérieur s'est développé (le nombre d'étudiants en BTS a été multiplié par deux). Toutefois seulement un quart des apprentis suivent des études supérieures contre 28 % au niveau national. Le CAP demeure le principal diplôme préparé. Le CFA académique enregistre une augmentation d'effectifs entre 2011 et Source Stat Infos (Division de l évaluation et de la prospective Académie Orléans-Tours)- décembre

112 Répartition et évolution des effectifs d apprentis selon le diplôme préparé Evolution Poids 2012 Niveau V ,4 45,7 Niveau IV ,5 27,9 Niveau III ,4 17,3 Niveaux II et I ,4 7,7 TOTAL ,9 100,0 Voir en pages suivantes la situation globale de l apprentissage en France Enseignement supérieur (derniers chiffres connus) A la rentrée , dans l académie d Orléans-Tours, les effectifs d étudiants augmentent pour la 2ème année consécutive et retrouvent ainsi quasiment le niveau de 2006 : étudiants à la rentrée 2012 (+ 0,7 % par rapport à la rentrée 2011). En France métropolitaine et dans les départements d Outre-mer, les étudiants n ont jamais été aussi nombreux : près de Leur nombre a continué de progresser (+ 1,5 %) en particulier grâce à un afflux de nouveaux bacheliers (+ 14,4 % entre les sessions 2010 et 2012). 79 Source Stat Infos (Division de l évaluation et de la prospective Académie Orléans-Tours)- juillet

113 Effectifs de l'enseignement supérieur depuis 2009 dans la région Centre Evo 2011/2012 Universités ,1% dont IUT ,9% STS et assimilés ,7% Ecoles paramédicales hors univ (*) 6,0%(*) CPGE ,6% Ecoles préparant aux fonctions sociales (*) -1,5% (*) Ecoles de commerce, gestion et compta ,4% Ingénieurs hors univ ,3% Autres ,7% Source : DEPP-RERS (*)Pour les formations paramédicales et sociales, il s'agit des données L'évolution est donc calculée entre 2011 et 2012 Total ,7% Résultats d examens DNB Le diplôme national du brevet (DNB) évalue les connaissances et les compétences acquises à la fin du collège. Il fait une large part au contrôle continu et comporte une épreuve orale et trois épreuves écrites à la fin de la troisième. Spécialité Inscrits Présents Admis Taux réussite Générale ,9 Professionnelle ,3 Académie ,5 Baccalauréats Il existe trois types de baccalauréat : général, technologique et professionnel qui correspondent aux trois voies des études au lycée et chaque baccalauréat se décline en série. Spécialité Inscrits Présents Admis Taux réussite ES ,1 L ,4 S ,6 Académie ,2 Examens professionnels Les différents examens professionnels de l'académie d'orléans-tours sont : le certificat d'aptitude professionnelle (CAP), le brevet d'études professionnelles (BEP), la mention complémentaire (MC), le Brevet Professionnel (BP) et le Brevet de Technicien (BT). 113

114 Spécialité Inscrits Présents Admis Taux réussite CAP production ,5 CAP Services ,2 TOTAL ,4 BEP production ,4 BEP services ,5 TOTAL ,6 BTS production ,8 BTS services ,3 TOTAL ,9 Les niveaux de l enseignement professionnel et particulièrement celui des CAP ont tendance à s améliorer. Diplômes de technicien supérieur Le brevet de technicien supérieur (BTS) est un diplôme national de niveau III de l'enseignement supérieur français préparé normalement en deux années après l'obtention du baccalauréat. Le diplôme technicien supérieur (DTS) est un diplôme national de l'enseignement supérieur ouvert aux titulaires du baccalauréat scientifique (imagerie médicale et imagerie thérapeutique). Spécialité Inscrits Présents Admis Taux réussite Production ,8 Service ,3 TOTAL ,9 Effectifs de l enseignement agricole à la rentrée 2013 A la rentrée 2013, en région Centre, plus de élèves ou étudiants ont intégré une formation du secteur agricole. On note une augmentation des effectifs de 2,1 % par rapport à 2012, qui touche l enseignement public (+ 3 %) comme l enseignement privé (+ 1,5 %). La hausse des effectifs est la plus marquée dans le Cher (+ 5 %), dans l Indre (+ 3 %) et dans le Loiret (+ 3 %). Le niveau supérieur - niveau III (BTSA et CPGE) et, dans une moindre mesure, le niveau Bac - niveau IV - enregistrent une progression de leurs effectifs. Inversement, le nombre d élèves pour les niveaux CAPA (niveau V) et collège (4ème 3ème) est en diminution. La formation en baccalauréat professionnel attire de nombreux jeunes. Hormis l enseignement général, les secteurs des services et de la production restent les plus importants en termes d effectifs. 114

115 L apprentissage «en baisse de 8 %» Après des années de hausse, le nombre de contrats d apprentissage a baissé en France en 2013 : nouveaux contrats d apprentissage ont été conclus, contre près de en 2012, soit une baisse de 8 %. Qu'on parle du nombre total d'apprentis ou du nombre de nouveaux contrats signés, le recul est une certitude La crise économique n est pas pour rien dans ce recul de l apprentissage en 2013, les entreprises hésitant à s engager sur le moyen terme. Mais un autre facteur a joué un rôle décisif : la décision du gouvernement de réduire les aides publiques liées à l apprentissage pour financer les emplois d avenir, une forme «d'emploi jeune» réservée aux administrations et au secteur associatif. Résultat, l apprentissage a vu son enveloppe budgétaire réduite de 500 millions d euros, soit une baisse de 20 %. La priorité accordée aux emplois d avenir n a pas permis d inverser la courbe du chômage. Ensuite parce que cette politique est très coûteuse : les emplois d avenir coûtent plus cher, 1,3 milliard d euros. De plus, les emplois d avenir ont gonflé les effectifs des collectivités territoriales et du secteur associatif alors même que le gouvernement martèle qu il faut faire des économies. Il s agit de contrats à durée déterminée qui, selon certaines études, réduisent l employabilité des bénéficiaires. En clair, un contrat d avenir est tout sauf un atout sur un CV, alors qu un contrat d apprentissage permet d apprendre un métier, de décrocher un diplôme et d augmenter ses chances d être employé : 70 % des apprentis sont embauchés dans l entreprise qui les a formés. La situation est-elle compensée par l évolution du contrat de professionnalisation pour les jeunes? Le gouvernement s'est fixé pour objectif le chiffre de jeunes en apprentissage d'ici à 2017 pour lutter contre le chômage des moins de 25 ans. Bientôt un contrat d apprentissage à durée indéterminée 80 Le projet de loi relatif à la formation professionnelle, à l emploi et à la démocratie sociale prévoit la création d un contrat d apprentissage à durée indéterminée. Pour embaucher un apprenti, les entreprises pourraient dès lors choisir de recourir soit au contrat d apprentissage à durée déterminée (c. trav. art. L ), soit au contrat d apprentissage à durée indéterminée. Le contrat d apprentissage à durée indéterminée débuterait par une période d apprentissage qui durerait le temps du cycle de formation prévu. Pendant cette période, l ensemble de la réglementation particulière aux apprentis 80 Projet de loi relatif à la formation, à l emploi et à la démocratie sociale (art. 7), Conseil des ministres du 22 janvier

116 s appliquerait, donc notamment les règles de résiliation du contrat d apprentissage (c. trav. art. L et s.). Une fois la période d apprentissage terminée, le contrat se poursuivrait comme tout contrat de travail à durée indéterminée. Les débats parlementaires sur le projet de loi doivent débuter à partir du 5 février et le vote définitif est censé intervenir avant la fin du même mois. F) Culture et sport Sport équestre 81 3 ème fédération sportive de la région Centre, 1 ère en termes d emplois En 2013, la région Centre comptait : licenciés, licences compétition, 479 structures, et emplois directs. L'apport de la culture à l'économie française 82 Cette étude fait ressortir un poids significatif du secteur culturel, avec 104,5 Md d apports directs et indirects à l économie nationale en 2011 : les activités culturelles représentent 57,8 Md de valeur ajoutée, soit 3,2 % du PIB national, personnes employées soit 2,5 % de l emploi actif en 2010 et certains secteurs sont fortement exportateurs, comme les jeux vidéo et la mode. Cette étude a vocation à être périodiquement actualisée. L étude confirme également que le numérique a profondément bouleversé les chaînes de valeur de l économie culturelle, avec une captation d une part de la valeur ajoutée par les plateformes numériques chargées de l intermédiation entre les créateurs et les consommateurs (Apple, Google, Amazon, etc.). Le travail réalisé permet également d appréhender le poids et la répartition des soutiens publics existants dans ce domaine, avec un apport financier total de l Etat à la culture estimé à 13,4 Md par la mission, incluant 11,1 Md de crédits budgétaires, 1,4 Md de dépenses fiscales et 0,9 Md de taxes affectées. Les dépenses des collectivités territoriales sont évaluées pour leur part à environ 7,6 Md, dont une partie vient de l Etat compte tenu des flux croisés de financement. Sur la base de l étude d un panel d événements culturels locaux, la mission démontre également que les manifestations culturelles soutenues par les collectivités publiques génèrent des retombées économiques positives pour les territoires concernés. En développant une méthodologie inédite de comparaison du dynamisme de territoires similaires ayant bénéficié ou non d une implantation culturelle récente, les deux inspections générales ont également établi une corrélation positive entre une implantation culturelle structurelle (équipement fixe, festival reconduit sur la durée) et le développement socio-économique d un territoire. 81 Communiqué du Centre régional équestre 03/ Rapport complet : 82 Communiqué de la FNARS 03/ Communiqué du Centre régional équestre 03/

117 G) Précarité et pauvreté 19 ème rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre Le thème du mal-logement en 2014 a confirmé les liens étroits entre la situation de l emploi et celle du logement. En effet, la précarisation de l emploi nourrit les difficultés d accès au logement digne, parallèlement, l augmentation des expulsions est la conséquence de la perte ou la dégradation de l activité professionnelle : c est le cercle infernal de l exclusion sociale. Certes, des dispositifs publics d intervention permettent de jouer leur rôle d amortisseur de la crise économique, en particulier auprès des plus fragilisés, à travers les aides personnalisées au logement dont le budget s élèvera en 2014 à 5,1 milliards avec 6,4 millions de bénéficiaires. Cependant, l IGAS (Inspection Générale des Affaires Sociales) note une dégradation de l efficacité de l APL avec la flambée des loyers dans les grandes métropoles. On constate que les loyers ont doublé par rapport aux revenus des locataires depuis 1970, ce qui a pour conséquence la multiplication des impayés et en fin de course les appels au 115 pour les demandes d hébergement en urgence sachant que 61% ne sont pas satisfaites faute de place. Rapport «Chèrèque» sur le plan quinquennal de lutte contre la pauvreté Le rapport rédigé par François Chérèque et Simon Vanackere se concentre sur la mise en œuvre du plan et les avancées des mesures prises. En introduction, les auteurs soulignent que le manque de recul ne permet pas d'évaluer l'impact du plan sur le niveau de la pauvreté étant donné que les indicateurs ne sont connus qu'avec un délai de deux ans. Dans le contexte économique et social difficile, «la dégradation prévisible des indicateurs de pauvreté et de précarité ne peut ni ne doit être considérée comme imputable au plan du 21 janvier 2013», précise le rapport. En 2011, on estimait qu'un Français sur sept vivait en dessous du seuil de pauvreté (977 euros mensuels). Le Premier ministre a salué la richesse de ce travail, qui prend acte du volontarisme du gouvernement et rappelle que la lutte contre la pauvreté doit se poursuivre dans les mois et années à venir. Le rapport est téléchargeable sur le lien suivant : Le prochain point d actualité reviendra sur les principaux indicateurs proposé dans le document et ceux proposés par l INSEE comme la précarité énergétique entre autres. La loi DALO (Droit au logement opposable) montre ses limites quand on dénombre 1,7 millions de demandes de logement alors que seulement logements sociaux sont produits par an soit à pour la période , quand il en faudrait La vulnérabilité résidentielle n est plus un phénomène marginal. Dans ce contexte, la lutte contre la pénurie de logements sociaux accessibles est une priorité. Pour se faire, la palette des prêts locatifs aidés (PLAI (prêt locatif aidé d'intégration) PLUS (prêt locatif à usage social) doit y concourir, et participer à la résorption des habitations déclarées indignes. Avec l ALUR (loi relative à l Accès au Logement et Urbanisation Rénovée) un cadre juridique plus favorable semble émerger avec la mise en place de la régulation des loyers par des mesures d encadrement, la Garantie Universelle des Loyers (GUL), la création du Numéro unique à fin d attribution d un logement social, avec la SRU (loi relative à la solidarité et renouvellement urbain) l obligation pour les communes de construire 25 % de logements sociaux favorisant la mixité sociale garante de la cohésion nationale. 117

118 D autre part, la baisse à 5,5 % de la TVA pour les travaux de rénovation thermique devrait participer à la diminution des coupures après impayés. De surcroît, l État débloque des terrains publics facilitant l augmentation de constructions locatives du parc social. Compte tenu des difficultés rencontrées par les publics précarisés et fragilisés, il apparaît que nombre d entre eux ne recourent pas aux droits qui leurs sont ouverts en matière par exemple de recours aux soins ou aux allocations spécifiques comme le RSA H) Démographie Un nouveau chapitre qui sera progressivement mis à jour avec des données plus ciblées. La population de la région Centre atteint habitants au 1 er janvier 2012, soit personnes de plus qu'au recensement de Sur le taux de variation annuel moyen atteint 0,5 % contre 0,3 % sur (respectivement 0,7 et 0,5 % au niveau métropolitain). Voir annexe N 10 : Détail démographique de la région Centre (estimations 2013) I) Transport Baisse historique du nombre de morts sur les routes personnes ont perdu la vie sur les routes de France en Une baisse historique de 11 %. Même tendance en région Centre où le nombre d accidents et de blessés a nettement diminué. Le nombre de tués sur les routes en recul dans la plupart des départements Le Cher compte 2 morts de moins, soit une baisse de 6 % L Indre-et-Loire est passée de 45 à 41 décès entre 2012 et 2013 soit une diminution de plus de 9 % Bon élève également, le Loir-et-Cher enregistre une baisse de 21 % avec 7 morts de moins 83 Sources : Sécurité routière 118

119 A la tête du classement régional, le Loiret affiche une baisse record du nombre de tués : 11 morts de moins, soit un recul de 24 %. Ces chiffres qui s expliquent par la multiplication des radars mais aussi par une météo clémente durant les fêtes de fin d années. La hausse du prix du carburant a également incité les automobilistes à prendre moins souvent le volant. Bilan mitigé pour l'eure-et-loir et l'indre Le bilan est en revanche mitigé pour l Eure-et-Loir qui compte 12 % de blessés supplémentaires en 2013 et une augmentation de 13 % du nombre d accidents. Le département de l Indre est également à contrecourant des chiffres nationaux avec + 23,5 %. C est 4 morts de plus qu en Les causes principales d accident mortel restent l alcool et la vitesse mais aussi l usage de stupéfiants dont les contrôles positifs sont de plus en plus nombreux. 119

120 XI. ACTUALITES FINANCIERES ET FISCALES A) Finance Les tarifs bancaires en baisse de 2 % 84 Pour la première fois depuis dix ans, les tarifs bancaires ont baissé. Selon le comparateur Choisirmabanque.com, la moyenne des tarifs 2014 s élève à 171,51, en recul de 2,09 % par rapport à L étude, réalisée sur 890 packages bancaires de 130 banques, révèle que cette baisse est principalement liée au plafonnement des commissions d intervention à 8 euros pour chaque découvert (et 80 euros par mois) depuis le 1 er janvier D autres frais bancaires sont également en baisse, telles que les assurances moyens de paiement (24,50 en moyenne, soit - 1,48 %) ou l accès à Internet (11,59, soit - 5,37 %). Choisirmabanque.com note tout de même quelques «hausses modérées», par exemple sur le prix des cartes bancaires (37,21 pour une carte Visa à débit immédiat, soit + 0,96 %) ou les frais de tenue de compte (14,05, soit + 10,70 %). En effet, indique le comparateur, «les banques délaissent de plus en plus les packages tant décriés par les associations de consommateurs pour se recentrer vers des tarifs à la carte où les frais de tenue de compte sont facturés». Taux de l'intérêt légal pour l'année Le taux de l'intérêt légal reste fixé à 0,04 % pour l'année Ce taux est notamment utilisé dans le calcul des intérêts moratoires dus par un débiteur après mise en demeure. La titrisation revient! Cette technique financière consiste à céder des créances à des investisseurs, sous forme de titres. Elle permet ainsi d'alléger le bilan des banques. Ces créances peuvent être de différentes sortes : immobilier commercial, résidentiel, crédit auto, etc. Les titres sont classés selon leur niveau de risque. Les plus risqués offrent une rémunération plus élevée. Une technique qui a été décriée pour ses excès lors de la crise des «subprimes» La Médiation du crédit Bilan 2013 de la médiation du crédit 86 Les TPE en première ligne face aux difficultés bancaires : c est le constat du bilan 2013 de la Médiation du Crédit Refus de ligne de crédit, dénonciation de découvert, refus d'aménagement de plan de remboursement : les courriers de la banque sont souvent douloureux pour les chefs d'entreprise. Face à ces situations, qui peuvent mettre en péril l'activité de l'entreprise, la Médiation du crédit confirme cette année encore son utilité. 84 Pour lire le baromètre de Choisirmabanque : 85 Source : décret n du 4 février 2014, Journal officiel du 6 février

121 4.832 entreprises ont saisi la Médiation l'an dernier, permettant de débloquer 1,371 milliard d'euros de crédit et la sauvegarde de emplois : une hausse de 8 %, avec un taux de médiation réussie de 57 %, contre 58 % en Cependant, on note aussi une forte progression des défaillances de TPE. Les secteurs les plus touchés sont sans surprise le BTP, les cafés-hôtels restaurants, les services aux particuliers. Et, comme les années précédentes, les TPE sont en première ligne : 96 % des dossiers acceptés par la Médiation concernent des entreprises de moins de 50 salariés, dont 79 % des structures de moins de 10 salariés. Et la majorité des dossiers sont de «petits» dossiers : 56 % concernent des besoins de moins de euros, le plus souvent pour des crédits de court-terme. Au rang des difficultés le plus souvent rencontrées, les problèmes viennent le plus souvent de dysfonctionnements : la banque n'a pas tous les éléments pour bien évaluer la demande de crédit de l'entreprise, les dossiers concernent des petits montants, etc. Dans la très grande majorité des cas, il suffit donc de réinstaurer ce dialogue entre le chef d'entreprise et sa banque pour que la situation se débloque. Il est vraiment capital d'expliquer au chef d'entreprise la manière dont il doit présenter son dossier à sa banque.» A ce sujet, la Médiation a donc édité un guide pratique gratuit. Disponible sur le site du Ministère du redressement productif : 121

122 Médiation du crédit en région Centre Banque de France Près de emplois «sauvegardés» en région Centre grâce à la médiation du crédit. Outre les refus de crédit, les chefs d'entreprise sont aussi en proie à des difficultés avec leur assureurs-crédits. Dans un contexte de crise, leur rôle est donc souvent fondamental. Courant 2013, les assureurs-crédits se sont engagés à laisser un délai d'un mois entre la décision de décote et sa prise d'effet. Autre outil à disposition des entreprises, un site (www.acheteurs-assurance-credit.fr) qui permet, de manière gratuite, aux entreprises d'accéder à leur niveau de cotation et d'être averties en temps réel en cas de décote. Le financement des TPE passé au crible La Médiation du crédit travaille actuellement à une nouvelle mouture de l'observatoire du Financement des Entreprises et devait donc émettre des propositions d améliorations au printemps. Guide de financement des TPE La Médiation du crédit vient de rééditer son guide pratique destiné à enrichir la culture financière des petites entreprises et les aider à améliorer leurs relations avec leurs banques. Ce guide est le fruit d'un travail collectif entre la médiation du crédit et ses partenaires. Il comprend sept fiches visant à accompagner le chef d'entreprise dans le suivi de sa gestion quotidienne mais aussi à le guider dans la constitution de son dossier de demande de crédit auprès de sa banque. Au sommaire : Fiche 1 - Présenter son entreprise et son activité Fiche 2 - Etablir une stratégie d'entreprise : le business plan Fiche 3 - Offrir de la visibilité aux partenaires : le suivi de la situation financière de l'entreprise Fiche 4 - Déterminer le bon financement Fiche 5 - Garantir son financement Fiche 6 - Appliquer quelques bons conseils pratiques de management d'une TPE/PME Fiche 7 - Ne pas rester seul et se faire accompagner : les tiers de confiance de la Médiation 122

123 B) Evolution des crédits Situation des crédits Evolution des encours en France métropolitaine Période Crédits % évolution Dépôts % évolution Déc , ,62 Déc , ,50 Evolution des encours en région Centre Encours des Crédits Période Totaux % évolut. Trésorerie Equipement Habitat Autres Déc ,2 +3,61 5,3 15,6 31,8 1,4 Déc ,4 4,6 16,1 33,2 1,5 Evolution + 2,21-13,2 + 3,20 + 4,4 + 7,14 L ensemble des crédits augmentent de 2,21% en région Centre contre 0,15 % en France métropolitaine, nettement moins que les évolutions constatées en Cependant, il faut noter l importante décélération des crédits de trésorerie en région Centre - 13,2 % non compensé par la hausse des crédits d équipement. Quant aux crédits à l habitat, ils progressent de 4,40 %. Encours des dépôts Période Totaux % évolut. Ctes créd. Livrets PEL-PEP Autres Déc ,9 + 6,26 14,1 24,4 9,7 7,7 Déc ,2 14,8 24,7 10,1 7,6 Evolution + 2,32 + 4,96 + 1,23 + 4,12-1,30 Tableaux : reconstitutions CESER à partir déclarations Banque de France Les dépôts ne progressent que de 2,32 % (6,26 % en 2012) contre 5,5 % en France métropolitaine. Cf. Annexe N 11 : Les dépôts et crédits en France et région Centre Evaluation du dispositif Nacre Ce rapport de l'igf et de l'igas s'intéresse aux évolutions à apporter au dispositif de prêts d'honneur NACRE, à destination des demandeurs d'emploi et des bénéficiaires de minima sociaux. S'ils estiment que NACRE est légitime dans ses objectifs et financièrement robuste, ils considèrent qu'il ne répond en effet que partiellement aux besoins des personnes les plus éloignées de l'emploi. Un recentrage progressif de NACRE vers les publics les plus fragiles complété de mesures relatives au financement de NACRE, à son contenu et à son pilotage sont à l'ordre du jour. Ces préconisations se traduisent en 10 propositions. 123

124 C) L épargne Faible niveau d'inflation Les prix à la consommation en France ont affiché pour l'ensemble de l'année dernière une hausse de 0,7 % entre décembre 2012 et décembre 2013, tombant même à + 0,6 % hors tabac. C'est ce chiffre de 0,6 %, excluant le tabac dont le prix est réglementé, qui sert de base, avec d'autres éléments, au calcul du taux du Livret A. Le très faible niveau de l'inflation devrait en théorie conduire à diminuer le rendement de ce placement cher aux épargnants français, mais le gouvernement a récemment décidé de maintenir le taux à son niveau actuel, soit 1,25 % après le 1 er février. D) La Banque Publique d Investissement (BPI) Premier bilan d activité National - 8 Md de prêts bancaires garantis - 10 Md de financement - 1 Md d investissement en capital Régional entreprises soutenues M de risques pris - 1,5 Md de financements publics et privés National 124 Régional LES 6 METIERS Montant Observations Montant Observations GARANTIES 8 Md 166 M 334 M de crédits CREDITS Soutien trésorerie 3 Md entreprises 551M 764 M de crédits PME Cofinancement 5 Md entreprises 132 M 422 M de crédits Financement export 111 M Objectif M 6 M de crédits M /an 747 M Levier pour 2,1 M Financement innovation FONDS DE PME Fonds propres PME 121 M Marché jugé difficile (91 opérations) INNOVATION 111 M Création fonds «Large venture» FONDS FONDS DE 444 M 261 fonds ayant entreprises en portefeuille 18 M Levier pour 50 M 5 M 3 opérations d investissement direct 1,55 M 2 opérations d investissement via un fonds partenaire 62 M 7 fonds avec effet levier 180 M ETI-Grandes entreprises 367 M 16 investissements Reconstitution CESER Création du fonds «Emergence» 50 entreprises actionnaires 87 Sources : et présentation conférence de presse de BPI France Centre

125 Objectifs à l horizon 2017 Multiplier par 2 : - les Prêts de Développement, - le financement de la TEE, - le Préfinancement du CICE, - les aides à l Innovation, - les Prêts à l Export (renforcement du partenariat avec Ubifrance). Innover sur des crédits longs : - Développer le financement de la trésorerie, - Augmenter, de + 30 % par an, les opérations en capital, - Accroître le financement de l Économie sociale et solidaire (ESS). Bpifrance a une activité de prêteur direct qui devrait croître de 1Md / an. Le bilan 2013 du CICE au niveau national 88 Un an après le lancement des 35 mesures du Pacte de compétitivité, préparé sur la base du rapport Gallois, un premier bilan évoque la création de emplois alors que le principal dispositif du Pacte, le CICE, ne fonctionne «pas encore à plein régime» dossiers CICE déposés La Banque publique d investissement (BPI), également née du Pacte de compétitivité, a reçu près de dossiers de préfinancement du CICE, dont près de six sur dix (58 %) émanent de petites entreprises. Au total, près de sociétés ont été accompagnées par BPI France sur les neuf premiers mois de 2013, avec 1,5 milliard d euros de trésorerie injectés. En région Centre dossiers réalisés: état des lieux à la mi-janvier 2014, effectifs concernés. Typologies d entreprises : 60 % des dossiers traités sont inferieurs 25 K (soit des entreprises dont les effectifs sont approximativement inférieurs à 30 salariés). 80 % des dossiers traités sont inférieurs à 50 K (soit des entreprises dont les effectifs sont approximativement inférieurs à 60 salariés). Les plus fortes volumétries en termes de nombre de dossiers sont donc réalisées sur les TPE et PME de la région. Voir détail en Annexe N 12 Financement de l'innovation : un milliard d'euros pour Bpifrance a présenté, le 30 janvier dernier, l'ensemble des dispositifs et des moyens mis en place pour 2014 en faveur de l'innovation. L'objectif de ces dispositifs est de créer, dès cette année, de la croissance grâce à l'innovation et de faire grandir et accompagner les entrepreneurs innovants pour générer plus de «champions français». Bpifrance a fixé 3 axes 88 Source: Usine Nouvelle, novembre Pour en savoir plus sur le CICE : 90 Source : Bpifrance - Communiqué 30/01/2014 : 125

126 prioritaires, fondés sur le plan Nova, une des 12 mesures phares de «la Nouvelle donne pour l'innovation» : simplification des offres et du parcours client, accompagnement et continuum de financement (une offre de financement et d'investissement à chaque stade de développement). La BPI nationale est beaucoup moins opérationnelle que l institution allemande (la Kreditanstalt für Wiederaufbau (KFW, dite «La bonne Banque) qui revendique une part de marché de 45 % (contre 5 % en France). BPI France bénéficie même de prêts de KFW pour le refinancement de ses activités de crédit. 126

127 PERSPECTIVES Depuis quelques trimestres, une phase de reprise économique s est engagée en France comme dans le reste de l Europe. Ainsi, en France, la croissance cumulée sur les quatre trimestres de 2013 s est établie à +0,8 %, contre -0,3 % en Mais le PIB a tout juste retrouvé son pic du premier trimestre 2008, ce qui signifie donc que la croissance a été en moyenne nulle sur les 6 dernières années, contre une croissance moyenne de +2 % par an de 1980 à La situation est plus défavorable pour l ensemble de la zone euro, avec un PIB aujourd hui inférieur de plus de 2 % à son niveau de L absence de croissance économique depuis 6 ans a des causes multiples. Le retournement cyclique intervenu début 2008 a été amplifié fin 2008 par le déclenchement de la crise financière, à la suite de la faillite de Lehman Brothers, qui s est traduit en Europe par la chute des débouchés extérieurs, de fortes contraintes sur le crédit et, plus généralement, un retournement des anticipations. À partir de 2010, la crise a pris une autre nature dans la zone euro, avec la crise des dettes souveraines, qui a conduit de surcroît à un mouvement de consolidation budgétaire très marqué. Au total, l ensemble de ces chocs a vraisemblablement eu un impact pour partie transitoire, pour partie pérenne sur la production, dans la zone euro en général, et en France en particulier. La dernière note de conjoncture de l'insee, table sur une croissance d à peine 1 % en rythme annuel. A court terme, la prévision se nourrira d informations sur les projets des chefs d entreprise au travers des enquêtes de conjoncture, et sur l'analyse de la dynamique de l ensemble des composantes de la demande dont le Comité de conjoncture du CESER suivra l'évolution pour élaborer les prochains points d'actualité. Source : Extrait de la note conjoncture INSEE : «Quel potentiel de rebond de l économie française?» - avril

128 ANNEXE N 1 : La situation du budget de l État Au 31 décembre 2013 Adresses Internet : Solde Le solde général d exécution au 31 décembre 2013 s établit à - 74,9 Md, en amélioration de plus de 12 Md par rapport à fin décembre 2012 (- 87,2 Md ). Cette situation mensuelle budgétaire est conforme aux résultats provisoires communiqués le 16 janvier L amélioration du solde général d exécution par rapport à la situation fin 2012 résulte des éléments suivants : - une stricte maîtrise des dépenses, - une progression des recettes du budget général de près de 15 Md du fait principalement des mesures fiscales prises dans la loi de finances initiale pour Ce déficit budgétaire est supérieur de 2,7 Md à la prévision de 72,1 Md retenue dans la loi de finances rectificative pour 2013, principalement en raison de rentrées fiscales moindres qu escompté. Dépenses A fin décembre 2013, les dépenses (budget général et prélèvements sur recettes) atteignent 376,7 Md (368,5 Md hors dépenses exceptionnelles présentées ci-dessous) contre 374,2 Md à fin décembre 2012 (365,1 Md hors dépenses exceptionnelles). Les dépenses dans le champ de la norme «zéro valeur» (dépenses du budget général hors charge de la dette et des pensions, augmentées des prélèvements sur recettes à destination des collectivités locales et de l Union européenne, qui sont dynamiques) sont inférieures de 0,1 Md au montant fixé en LFR, à 279,3 Md. Notamment, les dépenses de personnel hors pensions sont en légère baisse par rapport à Le prélèvement sur recettes au profit de l Union européenne s élève à 22,5 Md à fin décembre 2013 en hausse de 3,4 Md par rapport à décembre 2012 (19,1 Md ), en raison notamment du paiement en janvier 2013 de deux budgets rectificatifs au titre de l année 2012 pour un montant de 0,6 Md et de l impact des budgets rectificatifs exceptionnels de 2013 correspondant à la couverture des derniers engagements du cadre financier pluriannuel précédent, pour 1,8 Md. Par ailleurs, la croissance du budget de l Union européenne induit mécaniquement une hausse de la contribution de la France. La charge de la dette est en baisse de 1,4 Md par rapport à 2012, compte tenu notamment du faible niveau des taux d intérêt et d inflation. Une augmentation de capital de la Banque européenne d investissement (BEI) est intervenue en mars 2013 pour un montant de 1,6 Md et deux tranches d apport en capital au Mécanisme européen de stabilité (MES) ont par ailleurs été versées par la France en avril et octobre 2013 (pour un total de 6,5 Md, identique à celui versé en octobre 2012), l ensemble pesant en 2013 pour un montant cumulé de 8,1 Md. A fin décembre 2013, l augmentation de capital de la BEI de mars 2013 explique donc pour partie l évolution dynamique des dépenses de fonctionnement entre 2012 et Ces opérations, de nature financière, ne pèsent pas sur le déficit public au sens de Maastricht. Recettes Au 31 décembre 2013, les recettes du budget général (nettes des remboursements et dégrèvements) s établissent à 301,2 Md contre 286,0 Md à fin décembre

129 Les recettes fiscales nettes sont en progression de 15,6 Md par rapport à Les encaissements sont en retrait de 3,5 Md par rapport aux prévisions de la loi de finances rectificative pour 2013, notamment du fait de moindres rentrées d impôt sur les sociétés et d impôt sur le revenu, dans un contexte de très faible croissance, deux années consécutives. Ces moindres rentrées sont partiellement compensées par un rebond des recettes de taxe sur la valeur ajoutée fin 2013, qui témoigne d un regain de dynamisme de la consommation en cours d année. Les recettes non fiscales s établissent à 13,7 Md à fin décembre 2013 contre 14,1 Md en La baisse par rapport à 2012 s explique principalement par la perception exceptionnelle en 2012 de 1,3 Md de recettes liées à l attribution d autorisations d utilisation de fréquences dans la bande 800 MHz en France métropolitaine pour établir et exploiter un réseau radioélectrique mobile ouvert au public (fréquences dites «4G»). NB : Les données de l exécution à fin 2013 présentent la situation provisoire arrêtée le 15 janvier Les résultats définitifs seront connus courant mars 2014 et détaillés dans le projet de loi de règlement. n millions d euros - :- :- :- :- :- :- :- :- :- 129

130 ANNEXE N 2 : Le marché du travail régional et départemental en décembre

131 131

132 ANNEXE N 3 : Temps partiel des fonctionnaires 132

133 ANNEXE N 4 : Situation de l artisanat en région Centre 133

134 134

135 ANNEXE N 5 : Situation des professions libérales en région Centre Les professions libérales en région Centre Par secteur d activité ACTIVITÉS Agents commerciaux Métiers de la santé NOMBRE D ENTREPRISE % NOMBRE D ÉTABLISSEMENT NOMBRE DE SALARIÉ % NOMBRE DE CREATIONS EN , , , , Métiers de l informatique , , Activités juridiques, comptables et , , assurances Activités de communication publique, gestion , , et études de marché Activités d architectures, constructions, , , ingénieur et études Activités scientifiques et 324 1, , techniques Métiers de l enseignement , , TOTAUX , , (Reconstitution CESER) Poids des activités libérales en terme de En % Entreprises 19,20 20,80 20,10 25,40 20,60 21,50 Effectif salariés 7,80 5,10 5,90 6,40 5,20 5,30 Chiffre d affaires 8,70 5,70 7,90 7,90 6,50 5,40 Valeur ajoutée 15,70 11,10 13,30 13,30 11,70 10,50 (Reconstitution CESER) Fichier Stock entreprises au 1 er janvier 2011 INSEE Traitement UNAPL 135

136 ANNEXE N 6 : Les chiffres clés du commerce extérieur de la région Hors armement et agriculture hors région Les départements dans le commerce extérieur de la région Centre en 2013 Départements Exportations (Millions ) Importations (Millions ) Solde (Millions ) Loiret Indre-et-Loire Eure-et-Loir Loir-et-Cher Indre Cher Total principales catégories de produits exportés et importés en 2013 Forte proportion des produits pharmaceutiques et cosmétiques 136

137 ANNEXE N 7 : Réseau régional TER Centre 137

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