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1 Boulat, C Husbandry of young lynx in captivity with regard to their release (Elevage de jeunes lynx (Lynx lynx) en captivite en vue de leur relacher). Thesis: Faculty of Medicine of Creteil. Keywords: 8FR/behaviour/captivity/conservation/cub/Eurasian lynx/history/husbandry/lynx lynx/rehabilitation Abstract: The rehabilitation of injured lynx or juveniles is a very ambitious objective which needs very good knowledge about the biology of the species. This is the subject of the first part of this work. For a release or reintroduction it is important to know the history of the species as well as its current status, and to consider the opinions of the different stakeholders who intervene in one way or the other in this type of projects. I will thus treat these aspects in the second part. Finally, in the last part, I will present the husbandry protocols for young lynx established in France.

2 ÉCOLE NATIONALE VETERINAIRE D ALFORT Année 2009 ELEVAGE DE JEUNES LYNX (LYNX LYNX) EN CAPTIVITE EN VUE DE LEUR RELACHER PROTOCOLES REALISES EN FRANCE JUSQU EN 2008 THESE Pour le DOCTORAT VETERINAIRE Présentée et soutenue publiquement devant LA FACULTE DE MEDECINE DE CRETEIL le par Cloé BOULAT Née le 05 juillet 1984 à Vierzon (Cher) JURY Président : Professeur à la Faculté de Médecine de CRETEIL Membres Directeur : M. ARNE Maître de conférences à l ENVA Assesseur : M. DEPUTTE Professeur d éthologie à l ENVA

3 REMERCIEMENTS Au Président du Jury, Professeur à la faculté de Médecine de Créteil, qui m a fait l honneur d accepter la présidence de mon jury de thèse, Hommage respectueux. A Monsieur Pascal ARNE, Maître de Conférences en Zootechnie à l Ecole Nationale Vétérinaire d Alfort, qui a accepté de diriger ma thèse. Pour ses encouragements et ses bons conseils. Sincères remerciements. A Monsieur Bertrand DEPUTTE, Professeur d éthologie à l Ecole Nationale Vétérinaire d Alfort. Pour avoir bien voulu être l assesseur de ma thèse. A Gilles MOYNE, Directeur du centre ATHENAS (Jura). Pour son accueil, ses conseils et les informations qu il a bien voulu partager avec moi.

4 A mes parents, Merci pour votre amour, votre soutien, votre présence et votre patience. A mes sœurs, Pour leurs encouragements. A toute ma famille, Pour votre amour et votre présence. A mes amis, Olivia, Laure, Tiphaine, Elodie, Bouli, Marie-Agnès, et tous les autres Merci pour votre soutien dans les mauvaises passes, votre amitié si solide et votre patience légendaire. A Julien, Merci pour ton amour, ton soutien et ta présence perpétuelle à mes côtés. Aux vétérinaires et secrétaires de la clinique d Allanche, Pour leurs encouragements à finir cette thèse rapidement et leur confiance.

5 SOMMAIRE SOMMAIRE DES TABLEAUX ET FIGURES...6 ABREVIATIONS...7 INTRODUCTION...8 I- MONOGRAPHIE DE LYNX LYNX... 9 A- Systématique ) Ordre...9 2) Famille ) Tribu ) Genre ) Espèce ) Sous-espèces B- Répartition géographique ) Les Vosges ) Le Jura ) Les Alpes ) Bilan Français C- Description physique ) Morphologie ) La fourrure ) Anatomie ) Dimorphisme sexuel D- Activité et territorialité

6 1) Activité ) Biotope ) Territoire a) Un animal solitaire b) La communication intra spécifique c) Le territoire d) Les déplacements E- Comportement alimentaire ) La technique de chasse a) Des sens développés b) Le mode de chasse c) La mise à mort d) Les facteurs de réussite ) Les types de proies a) Méthodes d étude b) Les résultats ) Les besoins ) La consommation F- La reproduction ) Le rut ) La gestation et la parturition ) L élevage des jeunes a) De la naissance à l émancipation b) L émancipation des subadultes

7 II- LE LYNX EN FRANCE, HISTORIQUE ET SITUATION ACTUELLE A- Historique ) Une réputation qui évolue au cours du temps ) Sa répartition au cours du temps B- Causes du déclin et causes de mortalité actuelles ) Causes du déclin a) Action directe de l homme b) Action indirecte c) Les proies d) La fourrure e) La compétition avec le loup ) Causes de mortalité actuelles a) Causes non naturelles b) Causes naturelles ) Bilan actuel C- Réapparition du lynx ) Pourquoi réintroduire? a) Les points importants lors de la réintroduction b) Intérêt de réintroduire le lynx ) La réintroduction du lynx en France a) Les débuts de la réintroduction b) Le retour du lynx en France

8 D- Statut légal ) Les conventions internationales ) A l échelle Européenne ) Législation Française ) La chasse E- Les problèmes liés au lynx ) Les attaques sur le cheptel domestique a) Historique, analyse et bilan b) Un système d indemnisation et des plans d action c) Pourquoi ces attaques? d) Les mesures de prévention ) La chasse F- Relation avec les différentes catégories de la population ) Les éleveurs et les chasseurs ) Les agents de l ONF ) Les associations de protection de la nature ) Les élus ) Le grand public III- ELEVAGE DE JEUNES LYNX ORPHELINS EN VUE DE LEUR RELACHER A- L accueil ) Les causes d accueil ) De la découverte à la capture ) Les organismes de prises en charge B- Le séjour en centre

9 1) Un protocole à adapter en fonction de l âge et des risques d imprégnation liés ) L alimentation ) Les stimuli ) Observations et soins ) Le financement C- Le relâcher ) Choix du site et phase de relâché ) Le suivi télémétrique ) Causes d échec et de réussite CONCLUSION...72 BIBLIOGRAPHIE...72 ANNEXES

10 SOMMAIRE DES TABLEAUX ET FIGURES Figure 1 : p 13 répartition de la population de lynx boréal (Lynx lynx) en France. Figure 2 : p 14 les différentes aires d occupation du territoire français par le lynx boréal (Lynx lynx). Figure 3 : p 30 composition du régime alimentaire du lynx boréal (Lynx lynx) à différents âges. Figure 4 : p 59 croissance pondérale de FETA entre trois et quarante semaines d âge. Tableau 1 : p 28 composition moyenne du lait de lynx boréal (Lynx lynx). Tableau 2 : p 28 composition moyenne du lait de la chienne. Tableau 3 : p 54 bilan des accueils des lynx orphelins. 6

11 ABREVIATIONS ATHENAS : Assistance THErapeutique et Nourissage d Animaux Sauvages CNERA : Centre Nationaux d Etudes et de Recherches Appliquées CNPN : Conseil National de la Protection de la Nature DSV : Direction des Services vétérinaires DIREN : Direction Régionale de l ENvironnement EAZA : Association Européenne des Zoos et Aquarium FDEJ : Fédération Des Associations du Jura FeLV : Virus de la Leucose Féline FIV : Virus de l Immunodéficience Féline FPNED : Fédération de Protection de la Nature du Doubs FRAPNA : Fédération Rhône Alpes de Protection de la Nature KORA : Projets de recherche coordonnés pour la conservation et la gestion des prédateurs en Suisse LDA : Laboratoire Départemental d Analyse MATE : Ministère de l Aménagement du Territoire et de l Environnement ONC : Office National de la Chasse ONCFS : Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage ONF : Office national des forêts PIF : Péritonite Infectieuse Féline PO : Per Os UFCS : Union Française des Centres de Sauvegarde de la faune sauvage UICN : Union Internationale pour la Conservation de la Nature WWF : World Wildlife Fund (Fond Mondial pour la vie Sauvage) 7

12 INTRODUCTION L ours (Ursus arctos), le loup (Canis lupus) et le lynx (Lynx lynx) sont les trois grands prédateurs de France. Les deux premiers sont bien connus du public et alimentent la polémique. Le troisième est beaucoup plus discret. Beaucoup ignorent encore que les lynx peuplent certaines de nos régions. Leurs effectifs sont mal connus, de même que leurs aires de répartition exactes. Les différentes populations françaises de lynx ne seraient pas toutes viables. Le lynx figure ainsi parmi les «espèces quasi menacées» en Europe selon la nomenclature établie par l Union mondiale pour la nature (UICN). Cela signifie que même s ils sont actuellement en nombre suffisant à l échelle du continent pour ne pas être considérés comme menacés, les différentes populations nationales sont encore fragiles et doivent bénéficier de plans de conservation appropriés. L espèce présente en France, est le lynx boréal. On la trouve plus particulièrement dans le Jura, les Vosges et les Alpes. Un seul centre de sauvegarde français est officiellement habilité à recevoir ces grands félidés. Le centre ATHENAS se situe dans le Jura et recueille environ un à deux lynx par an. Parmi ces entrées, on compte de jeunes lynx orphelins. Ces derniers ne sont pas systématiquement blessés. Ils sont le plus souvent recueillis car trop jeunes pour se débrouiller seuls. Dès lors, un protocole d élevage doit être mis en oeuvre afin que leur réhabilitation se fasse dans les meilleures conditions de manière à maximiser leur probabilité de survie, une fois relâché dans leur milieu naturel. Les protocoles réalisés jusqu à présents n ont eu qu un faible taux de réussite pour différentes raisons qui seront détaillées dans ce travail. Ce manuscrit se propose de réaliser une synthèse des expérimentations conduites jusqu à ce jour, d exposer les protocoles mis en place et leurs limites. La réhabilitation de lynx blessés ou juvéniles est un objectif très ambitieux qui nécessite une très bonne connaissance de la biologie de l espèce. Ce sera l objet de la première partie de ce travail. Lors de relâcher ou de réintroduction, il est important de connaitre l historique de l espèce ainsi que son statut actuel, et de prendre en compte les opinions des différents acteurs intervenant d une manière ou d une autre dans ce type de projets. Je traiterai donc ces aspects dans une deuxième partie partie. Enfin, dans une dernière partie, je présenterai les protocoles d élevage de jeunes lynx mis en œuvre en France. 8

13 I- MONOGRAPHIE DE LYNX LYNXX I- M L Dans le cadre de cette monographie, qui présentera la classification systématique du lynx, sa répartition géographique, sa biologie une attention toute particulière sera portée à la partie reproduction et surtout élevage des jeunes jusqu à leur émancipation. En effet, connaître le plus précisément possible le déroulement de cette phase de leur vie est essentiel pour pouvoir aborder l élevage en captivité. A- Systématique (Martin, 1991 ; Piguet-Lacroix, 1999 ; Raydelet, 2006) La classification de nombreuses espèces fait l objet d âpres débats qui divisent les spécialistes. Le lynx appartient à l embranchement des chordés, au sous-embranchement des vertébrés, à la classe des mammifères et à la sous-classe des Euthériens. 1) Ordre Ce félin appartient à l ordre des carnivores. Son régime alimentaire est exclusivement carné, et sa dentition comprend des canines pointues, en forme de crocs. De plus, la dernière prémolaire supérieure et la première molaire inférieure constituent une paire de dents appelées carnassières. Ils font également partis du sous-ordre des féliformes. Ils ont des griffes rétractiles (pour la plupart des membres de ce sous-ordre). Leur bulbe tympanique est divisé par un septum ossifié. Par ailleurs, ils possèdent une cavité orbitaire communiquant largement avec la fosse temporale. Enfin, le mode de reproduction est nidicole. Ce dernier point est à prendre particulièrement en considération dans le cadre de notre étude. 2) Famille Les membres de la famille des félidés se caractérisent par un crâne globuleux (court et arrondi). Ils sont digitigrades et possèdent 5 doigts sur les membres antérieurs et 4 sur les postérieurs. La formule dentaire est caractéristique des carnivores : 3/3 I 1/1 C 2/2 Pm 1/1 M (soit 30 dents au total chez l adulte) 3) Tribu Le lynx appartient à la tribu des félinés qui regroupe les petits félins (le chat forestier, Felis sylvestris, le chat domestique, Felis catus) contrairement à la tribu des panthérinés. Les félinés partagent des particularités anatomiques mais également comportementales. 9

14 L os hyoïdien, complètement ossifié, permet aux félinés de ronronner à l inspiration comme à l expiration mais ils sont incapables de rugir. Ils possèdent une zone glabre sur le bord antérieur de l extrémité du nez. Les félinés mangent accroupis, et non couchés comme les panthérinés et effectuent leur toilette avec les membres antérieurs. 4) Genre La systématique classique considère désormais le genre Lynx comme un groupe à part entière, distinct du genre Felis auquel il a un temps appartenu. Les félins du genre Lynx ont une robe tachetée, une queue courte, des pinceaux de poils aux extrémités des oreilles et des favoris qui encadrent leur tête. La formule dentaire est la suivante : 3/3 I 1/1 C 2/2 Pm 1/1 M (soit 28 dents au total chez l adulte). La dent «manquante» est la seconde prémolaire (présente pour le genre Felis). 5) Espèce Quatre espèces non fossiles composent actuellement le genre Lynx : - le lynx boréal (Lynx lynx), eurasien, sujet de cette étude, - le lynx pardelle (Lynx pardinus), localisé dans deux régions de la péninsule ibérique. C est le félin le plus menacé du monde avec une population totale d à peine 200 individus (Brackman, 2009), - le lynx du Canada (Lynx canadensis) vivant au Canada et au nord des Etats-Unis d Amérique, - le lynx roux ou bobcat (Lynx rufus) présent en Amérique du Nord et en Amérique centrale. 6) Sous-espèces Sept sous-espèces, distinctes géographiquement, sont communément admises pour l espèce Lynx lynx : - Lynx lynx lynx (lynx d Europe, lynx boréal, ou encore lynx eurasien). Il occupe l Europe du nord et de l ouest, - Lynx lynx carpathicus vit dans l ouest des Carpates (jusqu en Bulgarie et en Grèce), - Lynx lynx dinniki (lynx du Caucase) localisé au sud du Caucase jusqu à la Turquie et le nord de l Iran, - Lynx lynx isabellinus (lynx du Tibet ou de l Altaï) se trouve au nord du Tibet jusque dans les massifs de l Altaï et en Mongolie, - Lynx lynx kozlovi (lynx du Baïkal) est présent en Sibérie centrale jusqu au lac Baïkal, - Lynx lynx neglectus (lynx de l amour) se situe à l est de la Russie, au nord-est de la Chine, en Corée et en Mandchourie, - Lynx lynx wrangeli (lynx de Sibérie) vit en Sibérie orientale. 10

15 B- Répartition géographique La présence de Lynx lynx en France est actuellement confirmée dans trois massifs montagneux : les Alpes, le Jura et les Vosges. La question de leur présence dans le Massif Central et surtout dans les Pyrénées divise les spécialistes. Certains s appuient sur des indices (traces, fèces, reste de proies) voire même sur des témoignages visuels qui n ont pas été validés comme suffisament fiables par les experts du réseau lynx (Krammer, 2008). Le noyau de population situé dans le Jura semble le plus actif démographiquement. 1) Les Vosges La présence du lynx dans les Vosges résulte d un projet de réintroduction. Pendant une période indéfinie, aucune trace de cette espèce n a été relevée en France, ce qui a conduit les spécialistes à conclure à sa disparition effective du territoire national vers la fin du XIX ème, ou le début du XX ème siècle. Les activités humaines (la déforestation, le développement de l élevage et de l agriculture) constitueraient les principales causes de son éradication. Le projet de réintroduction dans les Vosges a vu le jour grâce au groupe lynx (voir partie suivante) dans les années Les premiers relâchés ont été effectués en Vingt et un lynx au total ont été importés d Ostrava (en Slovénie) et lâchés entre 1983 et 1993 dans les départements du Haut et du Bas-Rhin. (Guceve, 2004) Actuellement la population des Vosges demeure faible. D après un compte-rendu du KORA de 2001 (projets de recherche coordonnés pour la conservation et la gestion des prédateurs en Suisse ; Vandel et al., 2001), elle ne s élèverait qu à une vingtaine d individus répartis sur une aire de 6400 km². Cette superficie englobe les aires de répartition situées en Allemagne. Les départements français occupés par le lynx sont la Meurthe-et-Moselle, la Moselle, le Bas et le Haut-Rhin, la Haute-Saône, les Vosges et le Territoire de Belfort. En dépit du nombre de départements concernés, les territoires occupés demeurent limités. Aucune extension de cette population ne semble possible à l Est de la vallée du Rhin du fait de l absence de forêt. Par ailleurs, les spécialistes supposent une continuité entre les territoires Vosgiens et Jurassiens. 2) Le Jura Historiquement, les premiers indices de présence du lynx ont été relevés en Ces individus provenaient en fait des réintroductions effectuées en Suisse au début des années 70. Un bilan du Kora (2001) (Vandel et al., 2001) recense environ 80 individus pour la partie française, estimation qui monte à une centaine si on englobe le Jura Suisse. La superficie occupée par cette population couvre environ 5300 km² en France si on ne tient compte que des aires de présence constantes. Les départements concernés sont le Jura, le Doubs et l Ain. En associant les territoires où une seule observation a été confirmée ainsi que les territoires suisses, la surface s étend sur km². L effectif moyen de la population augmente légèrement même si ce n est pas le cas sur toute l aire de répartition. Le bilan est au final plutôt positif pour ce noyau, le plus important de France, qui bénéficie notamment de l expansion de la forêt dans certains secteurs. 11

16 3) Les Alpes A l instar du noyau Jurassien, la réapparition du lynx dans le massif Alpin est due aux réintroductions effectuées dans les Alpes suisse au début des années 70. Le développement démographique s est traduit par une extension de la zone occupée. Il est également possible que certains individus proviennent de la population jurassienne. Les spécialistes estiment ainsi que le noyau alpin se développe actuellement sur un axe nord-sud. L aire de répartition sur ce massif est estimée à environ 5000 km² (Raydelet, 2006). Elle concerne les départements de l Isère, de la Savoie, de la Haute-Savoie, de la Drôme, des Hautes-Alpes, des Alpes-de-Haute-Provence, des Alpes-Maritimes et du Var. Le nord de cette large zone reste la plus densément peuplée par Lynx lynx. D après une étude récente du KORA (Ziemmermann et al., 2008) dans le nord des Alpes, la population n a pas changée depuis 2005/2006. Ils estiment qu elle compte entre 25 et 30 individus. En 1999 la population comptait une trentaine d individus situés sur une aire de 3000 km². Le nombre total de lynx du noyau Alpin n est pas précisément connu à l heure actuelle mais on note que l aire de répartition régulièrement fréquentée par l animal augmente, notamment en direction du sud (Vandel et al., 2001). Cette extension ne peut être que favorable à l espèce du fait de la présence de milieux plus adaptés et surtout moins fragmentés par des vallées très urbanisées, comme c est le cas dans le nord. Cependant le nombre d observations récentes confirmées diminue (Marboutin et al., 2008). La situation demeure donc précaire et doit être surveillée. 4) Bilan français Le lynx est donc présent en France. Cependant, les populations concernées ne peuvent être considérées comme suffisamment stables car elles sont soit installées sur un territoire depuis trop peu de temps, soit les observations confirmant cette présence sont trop irrégulières. Cependant, trois noyaux de populations sont constitués (figures 1 et 2) : le noyau jurassien évolue favorablement sur le plan démographique, le noyau vosgien stagne tant sur le plan des effectifs que de la superficie de son aire de répartition et un noyau alpin en phase d extension géographique. La connexion des populations entre ces trois massifs est supposée mais non établie avec certitude. Il serait pourtant bénéfique, pour la variabilité génétique de l espèce, que cette hypothèse soit vérifiée. 12

17 Figure 2 : Figure 1 : répartition de la population de lynx boréal (Lynx lynx) en France (Ferus, 2004) 13

18 Figure 2 : les différentes aires d occupation du territoire Français par le lynx boréal (Lynx lynx) (Vandel et al., 2001) Zone d occupation constante Une seule observation, confirmée Une seule observation, non confirmée C- Description physique Le lynx est un félin très particulier. 1) Morphologie (Balestreri, 1978 ; Aguilar, 1994 ; Raydelet, 2006) Le lynx est somme toute un très gros chat. C est en effet le plus grand félin d Europe. Il mesure de 50 à 70 cm au garrot, les femelles étant en général plus petites. Il est relativement haut sur pattes, ce qui est particulièrement visible durant les périodes plus chaudes de l année où le pelage est moins dense. Il présente par ailleurs une grande quantité de poils entre les 14

19 coussinets plantaires qui lui confère une protection lorsqu il marche sur la neige. Il mesure en moyenne 90 à 110 cm de la tête à la queue et jusqu à 130 cm pour les plus gros spécimens. C est le plus grand des quatre espèces du genre Lynx. Le poids vif moyen est de 21,6 kg pour les mâles et 18,1 kg pour les femelles. Tout sexe confondu, la fourchette de poids varie entre 12 et 35 kg à l âge adulte. Il est intéressant de noter que les moyennes pondérales augmentent selon un transect Ouest-Est, les lynx russes étant globalement plus lourds que leurs cousins d Europe occidentale. Le lynx est particulièrement typé grâce aux favoris qui lui encadrent la face, aux pinceaux de poils qui prolongent l extrémité des oreilles et à sa queue très courte (15 à 25 cm de longueur). 2) La fourrure (Aguilar, 1994 ; Guceve, 2004 ; Raydelet, 2006) Lynx lynx possède une fourrure dense et épaisse, composée d un poil relativement court et soyeux. La robe est mouchetée et sa couleur varie en fonction des régions géographiques, des saisons, de l âge mais également d un individu à l autre. Elle peut passer du gris-jaunâtre en hiver au roux-cannelle en été. La face interne des pattes, le ventre, le menton et la gorge sont plus clairs. Le contour des yeux et le museau sont également grisâtre à blanc. L intérieur des oreilles est noir et elles sont bordées par un liseré de la même couleur sur la face externe. La face peut présenter des rayures longitudinales. Les taches du pelage, plus ou moins grandes et contrastées, varient également en forme et en nombre. Les lynx des régions montagneuses et méridionales sont généralement plus mouchetés que ceux des plaines d Europe du Nord et de Russie (les lynx nordiques ont généralement peu de taches). On a également noté des différences entre sous-espèces : le lynx du Tibet est crème en hiver et rouille en été ; le lynx de Sibérie est gris argenté et peu moucheté tandis que les taches du lynx du Caucase sont bien marquées. Lynx lynx lynx présente en général de grandes taches sur les omoplates, les épaules, la croupe, les cuisses ainsi que sur la face dorsale de l extrémité des pattes. Sur son flanc les mouchetures sont moins nombreuses et allongées en bandes transversales. L extrémité de la queue présente invariablement un manchon entièrement noir. Ce pelage tacheté permet au lynx de se fondre dans son environnement. Le mimétisme est particulièrement performant dans les forêts de feuillus ou de résineux en montagne comme en plaine. Les jeunes ont un pelage plus ou moins tacheté à la naissance mais sont généralement de couleur plus rousse. 3) Anatomie Le lynx possède un crâne typique de félidé, plus allongé que celui d un chat mais doté d apophyses zygomatiques moins développées. Des spécialistes auraient noté des différences morphologiques permettant de distinguer certaines espèces de lynx (Lallement, 1998 ; Guceve, 2004). Le cœur, petit et rond, est adapté à des efforts intenses mais de courte durée, ce qui correspond au mode de chasse du lynx (Lallement, 1998). La femelle dispose de quatre paires de mamelles. Les deux paires thoraciques produisent plus de lait et sont plus développées que les deux paires abdominales. 15

20 La pupille des yeux du lynx n est ni ronde comme celle des grands félidés tels que le tigre (Panthera tigris), ni elliptique comme celle du chat. Sa forme, plutôt en ovale, lui confère une vision optimale durant sa période d activité maximale qui se situe au crépuscule ou à l aube (Malmstrom et al., 2005). Les canines, pointues, sont des crocs. Les carnassières correspondent à la dernière prémolaire supérieure et à la première molaire inférieure. Des dents surnuméraires existent chez certains spécimens appartenant aux sous-espèces de Scandinavie ou des Carpates. Kvam (1984) a montré qu il était possible d estimer l âge d un lynx par l observation de ses canines. En effet, on peut noter les évolutions suivantes : - entre 6 et 12 jours, les canines lactéales apparaissent (incisives entre 9 et 29 jours ; prémolaires entre 24 et 63 jours). La formule dentaire lactéale est 3/3 I 1/1 C 2/3 Pm, - avant 4 mois, la canine lactéale est encore présente, - à 4 mois, on constate l éruption de la canine permanente, - à 12 mois, une radiographie permet de voir la fermeture du foramen apical de la racine, - une première ligne de croissance apparaît dans le cément entre 18 et 24 mois, puis, une nouvelle ligne se forme chaque année. 4) Dimorphisme sexuel Il est impossible de différencier un mâle d une femelle d après la couleur du pelage. Cependant, elles sont généralement plus petites et plus légères que leurs homologues masculins. Le crâne serait moins large d environ 10% chez les femelles, mais cette mesure comparative n est valide que chez les adultes dont la croissance est terminée, soit à partir de 3 ans pour les femelles et 4 ans pour les mâles. Enfin, la mandibule, la carnassière inférieure, le condyle occipital et le palais sont plus longs en moyenne chez le mâle. D- Activité et territorialité Le but de cette partie est de présenter le lynx dans son milieu de vie. Connaître ses activités quotidiennes et saisonnières, son biotope et ses comportements territoriaux constituent des préalables essentiels pour pouvoir mener à bien des actions de relâché ou de réintroduction. 1) Activité (Balestreri, 1978 ; Aguilar, 1994 ; Piguet-Lacroix, 1999) Le lynx est un animal nocturne qui présente des pics d activité au crépuscule et à l aube. En effet, il ne se déplace généralement pas de jour ; les mouvements diurnes sont rares et souvent consécutifs à des dérangements (Coat, 2008). Il préfèrera, durant la journée, trouver un gîte souvent difficile d accès, comme une grotte ou un surplomb rocheux. Ce peut également être des gros arbres creux ou d épais fourrés forestiers. 16

21 Ce n est qu en fin de journée que le lynx commence à chasser. Durant la nuit il alterne phases de chasse, déplacements sur des distances plus ou moins longues et repos. Les déplacements peuvent être motivés par la recherche de proies ou par des migrations (changements de territoires ou de zones de chasse). 2) Biotope (Lallement, 1998 ; Piguet-Lacroix, 1999 ; Guceve, 2004 ; Raydelet, 2006) Le lynx est avant tout un animal forestier. Il vit généralement dans des forêts de l étage montagnard allant de 150 à 2000 m mais il peut également monter plus haut. On l a ainsi observé jusqu à 4000 m d altitude dans les Alpes Suisses. On le trouve cependant le plus fréquemment entre 700 et 1100 m, où il recherche les versants accidentés et les éboulis (Weigl, 1993) constituant des zones où il risque peu d être importuné. Son biotope originel est la forêt avant d être la montagne. Ce n est que récemment qu il s est réfugié en altitude sous la pression de l expansion des activités humaines, fuyant ainsi le contact avec l homme. Il affectionne plus particulièrement les hêtraies-sapinières. Les associations d érables et d épicéas ou de frênes, d érables et de hêtres constituent également de bons terrains de chasse. Cependant il fréquente plus rarement les hêtraies pures car la végétation y est moins diversifié et surtout moins dense. Les forêts de plaine (frênaies à chênes ou à ormes) sont souvent morcelées par de grandes étendues cultivées et sont donc peu favorables au lynx boréal. Dans l idéal, le sous bois doit être fourni, recouvert de ronces, de fougères et d arbustes. Il pourra ainsi s y dissimuler pour chasser à l affût, fuir un danger ou s y reposer. Le lynx est un vrai prédateur de la forêt qu il arpente avec aisance. A contrario, sa course est maladroite en terrain découvert. Le lynx recherche donc de vastes massifs forestiers d essences végétales variées mais couvrant au moins 50 % de son territoire, où il pourra trouver des abris et des cachettes et où il sera peu dérangé. La densité de proies du biotope est également déterminante. Les populations de lynx boréal vivant dans le nord de l Europe exploitent des zones à faible taux de boisement à l instar de Lynx lynx isabellinus qui occupe des régions ouvertes et peu boisées en Asie. 3) Territoire a) Un animal solitaire (Piguet-Lacroix, 1999 ; Raydelet, 2006 ; Guceve, 2004) Le lynx est un animal solitaire qui évite soigneusement ses congénères sauf au moment du rut et de l élevage des jeunes. Très territorial, il ne supporte pas la présence d intrus pendant la majeure partie de l année. Cependant, les lynx communiquent entre eux par différents moyens ce qui leur permet de prévenir les rencontres ou au contraire de les faciliter au moment du rut. 17

22 b) La communication intra-spécifique (Guceve, 2004 ; Raydelet, 2006) Le mode de communication est essentiellement olfactif et se compose de plusieurs signalétiques : Le marquage urinaire : très efficace et rémanent, il dure plusieurs semaines. Le lynx sélectionne préférentiellement des objets qui vont attirer le regard de l intrus, ou situés sur des passages «obligés», augmentant la probabilité d être détectée. Les marques peuvent être effectuées à hauteur de tête (le lynx est debout et sa queue est dressée) et projetées jusqu à 1,5 m de hauteur. Cette technique a pour autre avantage de protéger le marquage du lessivage par la pluie, augmentant ainsi sa rémanence. Le marquage au sol est également pratiqué (position accroupie). Dans ce cas, la trace laissée par la femelle est plus courte et plus large que celle des mâles. La fréquence de marquage est plus élevée chez les mâles que chez les femelles, s accroît pendant le rut et sur les lieux les plus fréquentés du territoire. Le griffage des troncs d arbre est également une pratique courante, comme pour les autres félins. Il s agit à la fois d un marquage visuel et d un marquage olfactif. Le lynx possède, en effet, des glandes sudoripares localisées sous les coussinets. Les frottements de la tête (menton, lèvres et front) et de l arrière train (queue) permettent également un léger marquage grâce à la présence de glandes laissant une odeur particulière. Les glandes anales produisent une substance qui peut être émise lors de la défécation. Cependant, le lynx recouvre fréquemment ces fèces (comportement dont l intérêt n a pas encore été identifié). Le bénéfice de ce marquage est donc probablement minime. En général, ces marquages sont efficaces et permettent d éviter les contacts entre animaux. Ils fournissent au lynx qui les découvre un certain nombre d informations relatives à l identité et à l état reproducteur du marqueur ainsi qu au caractère récent ou non du marquage. Les cris du lynx constituent un autre moyen de communication. Ces derniers ressemblent à un aboiement de chevreuil (Capreolus capreolus). Au début, il émet un son soutenu, à la fois haut et vibrant, qui se termine par un grondement profond et sonore. Le lynx dispose d un répertoire de vocalisations qu il va utiliser en fonction des différentes situations. Ces cris seraient audibles à plus de 200 m. On les entend principalement pendant la saison du rut. c) Le territoire Connaître les différentes parties composant le domaine vital du lynx est indispensable pour choisir un lieu de relâché adapté à ses besoins vitaux. 18

23 c1) Moyens d études (Piguet-Lacroix, 1999 ; Guceve, 2004) Le principal est la télémétrie. Son développement, au début des années 1980, a permis de recueillir un bon nombre de données sur le lynx. Ce sont cependant en majorité des lynx issus de réintroduction qui ont été équipés pour d évidentes raisons pratiques. Les données sont donc quelque peu biaisées. Le pistage est un autre moyen efficace de comprendre les mouvements et actions du lynx. Il s agit de repérer les traces de pattes dans la neige ou dans la boue. Cette méthode nécessite des conditions météorologiques favorables et un grand nombre d heures passées sur le terrain. D autres techniques associées au pistage comprennent le repérage des restes de proies ou de fèces. En bref, des agents de l ONCFS ou des personnes formées (comme c est le cas des membres du réseau lynx) recueillent toutes les données possibles. Malgré les biais possibles, inhérents à chaque technique, l ensemble des informations complémentaires récoltées sur le terrain nous permettent de mieux comprendre les mouvements et habitudes du lynx. Domaine vital / territoire : c2) Les différentes aires (Piguet-Lacroix, 1999 ; Raydelet, 2006) Pour comprendre la biologie du lynx, il faut tout d abord distinguer territoire et domaine vital. Le territoire constitue le noyau central du domaine vital exploité par le lynx. C est là qu il se trouve le plus souvent pour chasser notamment ou se reposer. Cette zone contient son ou ses gîtes. Les marquages y sont fréquents et aucun autre lynx n y est toléré. Le domaine vital est plus étendu. Les zones de ce domaine sont exploitées de façon beaucoup plus irrégulière. Elles comprennent les différents territoires saisonniers, les aires de séjour temporaire ainsi que les chemins de migration. On remarque que le marquage est beaucoup plus occasionnel au niveau du domaine vital que pour le territoire. Estimations : Un certain nombre d études conduites entre autres par Urs Breitenmoser, ont permis de réaliser des estimations des surfaces de ces différentes aires. Les superficies moyennes des domaines vitaux ont été estimées, dans le Jura suisse entre 1988 et 1991 (Breitenmoser et al., 1993), à 168 km² pour les femelles et à 264 km² pour les mâles. Des valeurs légèrement plus élevées ont été trouvées dans le nord-ouest des Alpes jusque dans les années 90 où elles ont commencé à se réduire. Les lynx des Alpes centrales exploitent des domaines plus petits (135 km² pour les mâles et une centaine de km² pour les femelles). Dans les Vosges, on estime que la surface du domaine vital oscille entre 100 et 500 km². En moyenne, le noyau central représente 70 % du domaine vital d un mâle contre 44 % pour les femelles. 19

24 Des valeurs très différentes : Il existe plusieurs explications à ces variations de superficies. Les femelles ont généralement un domaine vital plus petit que celui des mâles. Ces domaines peuvent se chevaucher. L exploitation des zones partagées à des périodes différentes permet de préserver les ressources et de prévenir les conflits (Wölfl, 1993). Le taux de recouvrement peut même aller jusqu à 80 %, sans pour autant que le mâle pénètre dans le noyau central. Il est moindre lorsqu il s agit d individus du même sexe et notamment de femelles (2,8 % contre 8,7 % si deux mâles sont concernés) (Breitenmoser et al., 1993). Les saisons ont également un rôle important sur la taille du domaine vital. Par exemple, entre décembre et mars, soit avant et pendant la période du rut, le mâle, en quête de partenaire sexuel, élargit considérablement la superficie exploitée (de 40 à 90 %). A l inverse, au printemps et à l été, la femelle suitée se déplace très peu sur une surface de facto très réduite (Kaczenski, 1991). La configuration du terrain (altitude et reliefs, climat, couvert forestier ) peut limiter les déplacements de l animal et surtout déterminer la densité en proies. Plus la zone est pauvre en gibier, plus le lynx devra étendre son domaine vital. De même, un individu arrivant dans un nouveau secteur aura généralement une aire de répartition plus réduite que celle des lynx établis de longue date. Si les ongulés présents ne connaissent pas le prédateur, leur vigilance sera moindre et la chasse plus fructueuse. Les déplacements du lynx seront en conséquence limités. Au cours du temps, leur méfiance augmentant, il devra parcourir de plus grande distance. d) Les déplacements (Piguet-Lacroix, 1999) Les lynx se déplacent principalement la nuit (Bernhart, 1990) parcourant entre 1 et 45 km en une seule nuit, voire même 50 km pendant la période de reproduction. Il semble qu ils empruntent les mêmes chemins, souvent des chemins forestiers, sur des distances assez rectilignes. La motivation principale de ces déplacements est la recherche de nourriture. Une faible densité en proie peut obliger le lynx à parcourir plusieurs kilomètres. C est notamment le cas en hiver. Par contre, une fois la proie tuée, il peut stationner dans un petit périmètre pendant plusieurs jours. Il changera de zone s il est dérangé par l homme (tourisme, chasse ). Le lynx peut également «migrer». Cela concerne surtout les jeunes subadultes à la recherche de nouveaux territoires (Ziemmermann, 1998). D après une étude réalisée sur des jeunes en dispersion, la distance parcourue pouvait varier entre 11 et 98 km (43 km en moyenne) indépendamment du sexe de l animal. De même, les lynx réintroduits peuvent parcourir une certaine distance, à la recherche d un nouveau territoire. Dans ce cas, ils exploitent souvent des zones successives sur lesquelles ils s établissent pendant plusieurs jours (Athenas, 2008). 20

25 E- Comportement alimentaire Les proies que le lynx va sélectionner ont une influence importante sur son activité générale. Connaitre les techniques de chasse mises en œuvre par les lynx dans leur milieu naturel est de la plus grande importance afin d optimiser l apprentissage des jeunes en phase de réhabilitation. 1) La technique de chasse (Balestreri, 1978 ; Martin, 1991 ; Raydelet, 2006) a) Des sens développés Le sens le plus développé chez le lynx est son ouïe. Selon certains auteurs, les pinceaux de poils situés au bout de ses oreilles amélioreraient la captation des sons. La vue est également un sens très utile lors de la chasse. Pourtant, le proverbe «avoir un œil de lynx» n est pas vraiment justifié. Certes il possède une bonne vision, avec une sensibilité à la lumière 6 fois plus élevée que celle de l Homme, et une accommodation rapide lors du passage de la lumière à l obscurité, mais son acuité visuelle n est pas exceptionnelle. L odorat est développé mais ne sert pas vraiment pour la chasse. Il joue par contre un rôle important dans les relations intra-spécifiques par l intermédiaire du marquage. En outre, le lynx est un animal très athlétique, agile, capable de faire des bonds de plusieurs mètres de longueur et de franchir à la course des terrains difficiles. Il possède également un excellent sens de l équilibre. b) Le mode de chasse La technique de chasse essentiellement utilisée est l approche. Elle s effectue en trois temps : l approche proprement dite, l attaque et la mise à mort (nous détaillerons cette dernière dans la partie suivante). Le lynx commence donc par repérer sa proie. Puis, il va tenter de s en approcher le plus possible, sans se faire repérer. Pour cela, il progresse en rampant et se tapit par intermittence. On comprend alors l importance d un couvert végétal assez dense et le rôle primordial que joue la configuration du terrain. Le pelage tacheté permet également au lynx de se dissimuler plus facilement. Cette phase peut ainsi durer plusieurs minutes, jusqu à ce que le prédateur soit suffisamment proche de sa proie. Dès lors, il attaque par surprise, brutalement, franchissant l espace à couvrir en un ou plusieurs bonds. S il doit courir après sa proie, il abandonnera. Le système cardiaque du félin est fait pour des efforts intenses mais brefs. Il ne cherche donc pas à épuiser sa proie en la poursuivant car il n en est pas capable. C est pourquoi la distance à laquelle il va choisir d attaquer est importante. Une étude de Haglund réalisée en Suède (Haglund, 1966) a montré qu au delà de 20 m, la probabilité de réussite d une attaque diminuait rapidement. Au dessus de 200 m, le taux de réussite est quasi nul. 21

26 Le second mode est la chasse à l affût. Beaucoup moins utilisée que la précédente, elle sera privilégiée dans les zones riches en proie ou pour capturer certaines espèces. Le lynx se poste à un endroit stratégique où l animal qu il convoite passera très probablement. Il reste caché et guette le passage de la proie qu il doit pouvoir atteindre en un seul bond. Une dernière technique que le lynx utilise rarement est l attaque en groupe. Il n utilisera cette méthode que durant deux périodes bien définies : o pendant le rut, le mâle et la femelle, qui restent ensemble plusieurs jours, peuvent s associer pour chasser, o pendant la phase d apprentissage des jeunes à la chasse par la mère. On peut alors observer 2 à 4 lynx attaquer une même proie. c) La mise à mort Lors de l attaque, le lynx va tenter de plaquer sa proie au sol ou de la faire basculer à terre avant de lui infliger une morsure mortelle. Le plus souvent, il va la mordre au cou ou à la nuque et tuer rapidement l animal par asphyxie. En effet, cette morsure comprime la trachée d une part et d autre part provoque une hémorragie massive en lésant carotides et jugulaires. Les deux trous laissés par les crocs sur le cadavre peuvent permettre d identifier le lynx comme auteur de l attaque en évaluant la distance entre les orifices et en observant l aspect général de la blessure. Le lynx laisse également des marques de griffures sur tout le corps, principalement sur les proies de grande taille telles que les ongulés qu il attaque par le flanc. Pour les animaux plus petits, les techniques peuvent être différentes. Par exemple, les petits oiseaux sont souvent mordus entre les ailes, sur le dos. Les oiseaux plus grands ou les lapins sont attaqués au cou mais c est la fracture des vertèbres ou du crâne qui provoque la mort. Une fois sa proie morte, le lynx la traine à couvert et commence son repas. d) Les facteurs de réussite Comme nous l avons vu précédemment, deux facteurs principaux conditionnent la réussite de l attaque. Le premier est l effet de surprise. Le lynx doit en effet, surprendre sa proie et réussir à s en approcher le plus possible, sans l effrayer. L attaque doit être suffisamment rapide pour que l animal n ait pas le temps de réagir. La seconde condition est la distance d attaque. Au-delà de 20 m, les chances de réussite diminuent significativement. Les conditions météorologiques sont également importantes à considérer. En hiver, tout particulièrement, le lynx sera avantagé par rapport à sa proie. Du fait de sa conformation, il s enfoncera moins dans la neige que les ongulés qui ont des pattes très fines, pénétrant plus profondément. Il n est pas rare alors que le lynx parcoure des distances de plus de 200 m pour attraper sa proie, et ce avec des taux de réussite nettement supérieurs qu en l absence de neige. Enfin, l expérience individuelle accumulée au cours de la vie de l animal diminue le taux d échec (Chauchet, 1992). 22

27 2) Les types de proies a) Méthodes d étude (Guceve, 2004 ; Chauchet, 1992) Trois principales méthodes existent : L analyse des restes de proies est la méthode la plus fréquemment utilisée. C est en effet la plus simple. Elle consiste à analyser les carcasses. Dans un premier temps, il convient de s assurer que l attaque est bien le fait d un lynx. C est relativement simple si la prédation est récente et si le cadavre n est pas trop détérioré. La tâche est beaucoup plus ardue lorsque les restes datent de plusieurs semaines ou que des charognards en ont profité. Savoir qu un lynx est dans le secteur peut guider bien sûr le «diagnostic». La télémétrie fournie une aide précieuse dans de tels cas, car le secteur d activité du lynx est mieux défini et les recherches orientées. Cette méthode a cependant une limite. En effet, les restes de chevreuils (Capreolus capreolus) ou d autres ongulés ont une probabilité plus grande d être retrouvés que les cadavres d animaux de petite taille tels que le lapin (Oryctolagus cuniculi) ou le renard (Vulpes vulpes). La détermination précise du régime alimentaire du lynx par cette méthode peut donc être entachée de biais importants. C est pourquoi d autres techniques ont été développées, L analyse des fèces est une méthode plus précise mais plus fastidieuse à réaliser. En effet, elle demande une recherche sur 6 mois à un an pour être statistiquement représentative. A partir des prélèvements collectés, on extrait les poils, des pelotes, des fragments osseux, et on en détermine l espèce d origine. C est une excellente méthode puisqu elle donne des informations précises sur le type de proies ingérées ainsi que sur leur nombre. Elle indique également les variations du régime alimentaire en fonction des saisons et des relations avec la disponibilité en proies peuvent être effectuées. Plus exacte que l analyse des carcasses, elle demande beaucoup de temps et nécessite de trouver beaucoup de fèces que le lynx a tendance à recouvrir spontanément, L analyse des contenus stomacaux est encore plus précise que l étude des fèces puisqu elle nous donne une indication sur le volume du repas. Elle complète donc cette seconde technique. On pourra identifier les espèces ingérées. Le seul inconvénient, majeur, de cette méthode est qu il faut que l animal soit mort puisqu elle impose la mise en oeuvre d une une autopsie. De plus, le nombre de cadavres doit être important pour qu elle fournisse des résultats représentatifs. En France, où la chasse est interdite, les cadavres retrouvés sont nos seuls sources d informations. Cependant cette analyse n est pas effectuée systématiquement. b) Les résultats Type de proie : Le lynx est un animal opportuniste et va traquer indifféremment les proies disponibles sur son domaine vital. Par conséquent, son régime alimentaire, plus ou moins varié, dépendra de 23

28 la présence des espèces potentiellement chassables et de leur abondance relative. Le lynx est éclectique et on dénombre plus de 150 espèces différentes à son menu. Le lynx n est pas un charognard mais il va cibler, en priorité, des animaux plus faciles à attraper soit des jeunes, des blessés ou des malades. Les ongulés constituent les proies de prédilection du lynx français. Chevreuils, chamois (Rupicapra rupicapra) mais aussi biches et faons de cerfs (Cervus elaphus) sont les proies les plus fréquemment retrouvées. Il sélectionne plutôt des animaux n excédant pas 60 kg, bien qu il puisse occasionnellement tuer des ongulés plus gros. Viennent ensuite les lapins et les lièvres (Lepus europaeus), puis les renards. Les oiseaux peuvent également lui convenir. Ce sont surtout les espèces nichant au sol, telles que les lagopèdes (Lagopus mutus), les perdrix grises (Perdix perdix) ou les faisans (Phasianus colchicus) qui en font les frais. A l occasion, on a pu constater qu il se nourrissait de batraciens, de reptiles, de poissons, et d insectes. L alimentation est donc largement conditionnée par le milieu et les ressources disponibles. Variations géographiques : Cas des Vosges : Par ordre d importance, ce sont surtout les chevreuils puis les chamois qui sont chassés dans cette partie de la France, puis viennent les oiseaux, les rongeurs et enfin les insectes. Cas du Jura : Beaucoup d études ont été menées pour le Jura, surtout en Suisse grâce aux membres du KORA (Molinari-Jobin, in press ; Jobin et al., 2000 ; Liberek, 1992 ; Jobin, 1998). Les analyses de fèces ou de restes de carcasses ont confirmé que le chevreuil et le chamois constituaient les proies de prédilection du lynx. Jobin et al. (2000) ont identifié 69 % de chevreuils et 22 % de chamois sur un total de 617 carcasses. Le reste était surtout composé de renards et de lièvres. Liberek (1992) estime le taux moyen annuel de prélèvement par le lynx à 54 chevreuils et chamois. Une analyse de 38 fèces prélevées dans le Jura suisse (Creu du Van) a livré les résultats suivants : 47 % du régime était constitué de chevreuils et chamois, 20 % de lièvres et 18 % de micromammifères (Weber et Weissbrodt, 1999). Cas des Alpes : (Haller et Breitenmoser, 1986 ; Breitenmoser et Haller, 1987 ; Haller, 1992 ; Breitenmoser-Wursten et al., 2001) Comme dans les deux régions précédentes, ce sont les ongulés qui sont les plus chassés. Selon les régions, la composition du régime alimentaire peut varier. Ainsi, dans le nord-ouest, l alimentation du lynx est composée de chevreuils à 55 % et de chamois à 34 %. Dans la région de Turtmanntal en Valais, les pourcentages sont inversés (25 % de chevreuil et 60 % de chamois). Ceci illustre parfaitement les différences pouvant exister en fonction du milieu. Bien que beaucoup moins nombreux dans le Jura, les chamois constituent une part importante du régime du félin. Le couvert forestier dense de cette zone permet probablement au prédateur de se cacher efficacement (Jobin et al., 2000). Variations entre mâles et femelles : Une étude de Jobin (1998) a montré que les mâles tuaient préférentiellement les chamois, et les femelles des chevreuils. La concurrence entre les deux sexes s en trouve réduite et ce d autant plus si les domaines vitaux se chevauchent. De manière générale, les femelles se nourrissent de des proies de plus petite taille que celles tuées par les mâles. Par ailleurs, une autre publication semble indiquer que les lynx tuent plus de chamois mâles et de chevreuils femelles (Molinari-Jobin et al., Sous presse). 24

29 Variations saisonnières : (Lallement, 1998 ; Guceve, 2004) Au printemps, lorsque la période des naissances culmine, les rongeurs sont en quantité abondante. On observe alors une augmentation de la proportion de micromammifères dans le repas du lynx. Inversement, en hiver, les ongulés, moins aptes à se déplacer dans la neige que les lynx, constitueront les proies de prédilection. Variations en fonction de l âge : (Lallement, 1998 ; Zimmermann, 1998 ; Guceve, 2004) Avant l âge de sept mois, les jeunes lynx ont le même régime que leur mère car ils consomment les proies qu elle leur apporte. L apprentissage de la chasse est réalisé à partir de 4-5 mois jusqu à l émancipation. C est une période difficile, surtout une fois seuls, car les jeunes échouent souvent et se nourrissent difficilement. Durant cette phase critique qu est la dispersion, on peut trouver des jeunes lynx dont le contenu stomacal est vide du fait d un jeûne prolongé. Les femelles chassent plus pendant les périodes de gestation et d élevage des jeunes, tandis que les mâles auront leur pic d activité pendant la saison du rut et de l établissement de leur territoire (proies plus abondantes, voir chapitre précédent). 3) Les besoins Les besoins du lynx sont estimés à environ deux kilogrammes de viande par jour (Lallement, 1998 ; Guceve, 2004). Cela correspond environ à un cuissot de chevreuil ou à un lapin entier. Ces besoins sont bien évidemment variables, notamment fonctions du sexe et de l âge. Un lynx prélève en moyenne 54 chevreuils et chamois par an. Une carcasse d ongulé va donc permettre de le nourrir pendant plusieurs jours. Jobin et al. (2000) ont calculé qu un mâle capturait une proie tous les 6 jours environ tandis qu une femelle en attrapait une tous les 5 jours. La proie sera consommée pendant 1 à 7 jours en fonction de son poids. II) L impact sur les populations de gibier est donc à prendre en compte (voir plus loin, partie 4) La consommation (Lallement, 1998 ; Guceve, 2004) Si la proie est suffisamment grosse, elle sera dévorée pendant plusieurs jours. Le lynx la camouffle sommairement, ce qui ne la met pas à l abri du fouissage des sangliers ou des investigations des renards et autres charognards présents aux alentours (Coat, 2000 et 2009). Le lynx abandonne alors généralement sa proie. La consommation se déroule toujours de la même façon. Les proies de petites tailles sont ingérées entièrement. Pour les plus grosses, le lynx commence par dévorer les parties charnues des membres antérieurs et postérieurs (épaule, gigot). Les os ne sont pas encore rongés à ce stade. Le lynx terminera sa consommation par les viscères thoraciques. Les viscères abdominaux ne sont pas consommés. Les os sont alors rongés et nettoyés avec application. Les jeunes lynx subadultes attaquent parfois la carcasse par le cou (Ziemmermann, 1998). 25

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