L éducation pour tous Rapport régional pour les Etats arabes. Réunion mondiale sur l éducation pour tous

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1 L éducation pour tous Rapport régional 2012 pour les Etats arabes Réunion mondiale sur l éducation pour tous Paris, France novembre

2 Table des matières Introduction Etat des lieux 1. Aperçu général des progrès accomplis concernant les objectifs de l EPT 2. Education et protection de la petite enfance 3. Enseignement primaire universel 4. Apprentissage et acquisition des compétencs chez les jeunes et les adultes 5. Alphabétisation des adultes 6. Disparités entre les sexes 7. Qualité de l éducation 8. Bilan des progrès accomplis en vue de la réalisation des objectifs de l EPT Accélérer les progrès d ici Education et protection de la petite enfance 2. Enseignement primaire universel 3. Apprentissage et acquisition des compétences chez les jeunes et les adultes 4. Alphabétisation des adultes 5. Disparités entre les sexes 6. Qualité de l éducation Préparer l après 2015 CONCLUSION ANNEXES

3 Liste des tableaux et encadrés Tableaux Tableau n 1: Taux brut de scolarisation dans l enseignement maternel (%) 6 Tableau n 2: Taux net ajusté de scolarisation dans l enseignement primaire (%) 8 Tableau n 3: Nombre d enfants déscolarisés en 2010 (en milliers) 8 Tableau n 4: Taux brut de scolarisation dans l enseignement secondaire (%) 10 Tableau n 5: Nombre d adultes analphabètes, (en milliers) 11 Encadrés Encadré n 1: Programme d EFTP du Bureau de l UNESCO pour l Iraq 16 Encadré n 2: Campagne nationale pour l alphabétisation et la renaissance de l Egypte 17 Encadré n 3: Programmes d alphabétisation du Bureau de l UNESCO pour l Iraq 18 Encadré n 4: Programme du Bureau du Caire sur la qualité de l enseignement : soutien à la qualité de l enseignement par les normes minimales INEE dans la Libye et l Egypte en transition 20 Encadré n 5: Programme du Bureau de l Iraq sur la qualité de l enseignement 21 3

4 Introduction En dépit de nombreux points communs, les différences entre les pays arabes sont à certains égards plus grandes encore que celles qui distinguent la région arabe des autres régions du monde. Ainsi, certains pays arabes disposent d importantes réserves de pétrole quand d autres en sont dépourvus. Ici, l eau abonde ; là, elle manque. Telle économie demeure essentiellement agricole, telle autre repose surtout sur le secteur tertaire. L importance et la croissance démographiques varient considérablement selon les pays, de même que le revenu par habitant. Au cours des années 1990, les résultats éducatifs de la région arabe ont connu une progression impressionnante et sans équivalent dans le monde. Les inégalités entre les sexes ont peu à peu diminué dans l enseignement scolaire de plusieurs pays. Pourtant, ces progrès certes exceptionnels ont mis en lumière et aggravé un problème plus grave encore : la qualité de l éducation dans l ensemble de la région. Les déficiences des systèmes éducatifs ont exacerbé les difficultés déjà considérables qu éprouvaient les pays de la région arabe à répondre aux besoins d économies modernes. La situation économique et sociale des Etats du Golfe n étant guère comparable avec celle des autres pays de la région, il va de soi que les problèmes des uns et des autres varient fortement, de même que les solutions qui peuvent leur être apportées. Toutefois, les perspectives s amoindrissent partout pour une part croissante de la jeunesse arabe. Cette tendance tient pour partie au fait que les compétences enseignées dans les systèmes éducatifs ne correspondent pas à celles que demande le marché du travail ; elle est également due à l insuffisance de la croissance économique par rapport à la croissance démographique. Les économies de la région sont privées de croissance en particulier dans les pays qui ne produisent pas de pétrole. Cet état de fait a pu être considéré comme l une des causes des bouleversements liés au printemps arabe. S appuyant sur les données disponibles, l OIT a estimé que le taux de chômage des jeunes atteignait 26% en Or, la jeunesse est au cœur des mouvements sociaux qui ont eu lieu en Tunisie et en Egypte, et elle s est mobilisée partout ailleurs dans la région pour exprimer un désir de changement. En 2012, le printemps arabe n a certes pas provoqué de changements politiques dans plus de quatre pays, mais l écho de ces bouleversements sociaux a atteint la plupart des pays de la région et, dans tous les cas, le chômage des jeunes et les insuffisances du système éducatif en sont sans aucun doute à l origine. Les changements qui ont affecté les quatre pays en question la Tunisie, l Egypte, la Libye et le Yémen sont si profonds que la révision générale des systèmes éducatifs y est devenue une priorité politique. Sont concernés non seulement les programmes scolaires qui devront accorder davantage d espace à l enseignement de l histoire et à l éducation civique et religieuse mais aussi la gestion des systèmes éducatifs et les méthodes pédagogiques employées en classe. Ces changements concrets pourraient également être adaptés dans d autres pays de la région qui ont subi les effets des tensions sociales et où ont été entendus des appels au changement. 4

5 Presque tous les systèmes éducatifs de la région souffrent de deux problèmes essentiels : la mauvaise gouvernance et le manque d enseignants. Les ministères de l éducation, très centralisés, sont dotés de fortes compétences mais manquent souvent des capacités structurelles et analytiques qui leur permettraient d apprendre et de s adapter en fonction des résultats obtenus. L enseignement, qui est généralement didactique et à sens unique, n incite pas les élèves à développer leur esprit critique. A l insuffisance du nombre d enseignants s ajoute celle des moyens budgétaires, des salaires et de la progression des carrières. C est principalement pour ces deux raisons que les systèmes éducatifs ne parviennent pas à dispenser l éducation de qualité qu exige le développement économique et social de la région. Pour être durable, le développement économique suppose aussi de remédier à l insuffisance des compétences fondamentales lecture, écriture et calcul et de l apprentissage tout au long de la vie. Sur le marché du travail, les compétences telles que l esprit critique, la capacité à résoudre des problèmes et le sens des responsabilités sociales sont indispensables. Répétons-le : le printemps arabe est né des frustrations de la jeunesse. Un tiers de la population arabe a moins de quinze ans la jeunesse régionale façonnera la prochaine génération de citoyens. Les investissements consentis aujourd hui dans la réforme de l éducation pour encourager l avènement régional d une citoyenneté responsable feront toute la différence demain. 5

6 Etat des lieux 1. APERÇU GENERAL DES PROGRES ACCOMPLIS EN VUE DE LA REALISATION DES OBJECTIFS DE L EPT La réalisation des objectifs de l EPT dans la région arabe se heurte à plusieurs obstacles. Malgré l amélioration remarquable de l accès et de la participation à l enseignement primaire depuis Dakar 2000, nombreux sont encore les enfants déscolarisés et les adultes analphabètes qui demeurent à l écart du système éducatif. La région a certes accompli des progrès considérables dans plusieurs domaines liés aux six objectifs de l EPT. L accès à l éducation s est considérablement étendu et les taux de scolarisation ont beaucoup augmenté à tous les niveaux d enseignement. De surcroît, de nombreux pays ont réduit les inégalités entre les sexes dans l enseignement scolaire, même si elles demeurent importantes pour ce qui concerne l alphabétisation des adultes. Cependant, plusieurs zones d ombre exigent que des mesures soient prises dans les plus brefs délais. En tout état de cause, la qualité et l équité demeurent les principales préoccupations des décideurs et des praticiens. Les nouvelles générations expriment chaque jour leur besoin croissant d éducation. 2. EDUCATION ET PROTECTION DE LA PETITE ENFANCE «Développer et améliorer sous tous leurs aspects la protection et l éducation de la petite enfance, et notamment des enfants les plus vulnérables et défavorisés». Le lien entre participation aux programmes pour la petite enfance, scolarisation dans l enseignement primaire et niveau des résultats au cours des premières années de scolarité est établi faits à l appui, surtout parmi les enfants défavorisés. La plupart des Etats arabes se sont dotés d un système d enseignement maternel pour les enfants âgés de 3 à 5 ans. En 2010, plus de 3,9 millions d enfants étaient scolarisés dans les écoles maternelles de la région, soit une augmentation de 62% par rapport à Les filles représentent 47% des élèves en moyenne. Les taux de scolarisation dans l enseignement maternel varient très fortement selon les régions. Les données disponibles ont révélé des taux bruts de scolarisation (TBS) dépassant 50% au Koweït, au Liban, en Algérie, au Maroc et au Qatar, tandis qu ils sont inférieurs à 10% en Syrie, en Iraq, à Djibouti et au Yémen. Tableau n 1: Taux brut de scolarisation dans l enseignement maternel (%) Source: UIS,

7 Dans la plupart des pays étudiés, le TBS dans l enseignement maternel a progressé au cours de la période post-dakar, parfois même de plus de 10% en Algérie, à Oman, au Qatar, au Liban et en Egypte. Au contraire, la participation a régressé au Koweït. La réduction de l écart entre les sexes a connu un progrès notable dans l enseignement maternel régional, l indice moyen de parité des sexes (IPS) augmentant de 0,77 en 1999 à 0,94 en La disparité entre les sexes à l école maternelle est particulièrement élevée au Maroc (0,72), en dépit d une nette amélioration de la situation. L information donnée en 2010 selon laquelle tous les enseignants de maternelle ont reçu une formation pédagogique à Djibouti, en Jordanie, au Koweït, au Maroc, à Oman, en Palestine et dans les Emirats Arabes Unis est confirmée. A Bahreïn, la moitié des enseignants de maternelle auraient été formés, et deux sur trois au Soudan. 3. EDUCATION PRIMAIRE UNIVERSELLE «Faire en sorte que d ici 2015 tous les enfants, notamment les filles, les enfants en difficulté et ceux appartenant à des minorités ethniques, aient la possibilité d accéder à un enseignement primaire obligatoire et gratuit de qualité et de le suivre jusqu à son terme». En 2010, environ 42 millions d enfants vivant dans la région arabe étaient scolarisés dans l enseignement primaire, soit une augmentation de 19% c est-à-dire 7 millions d élèves supplémentaires par rapport à Les filles représentaient 47% du total des enfants scolarisés dans la région. En moyenne, 88% des enfants en âge d aller à l école primaire sont scolarisés. Plusieurs pays dont l Algérie, l Egypte, le Koweït, le Maroc, Oman, le Qatar, la Tunisie et la Syrie frôlent la scolarisation universelle avec un taux net de scolarisation (TNS) 1 supérieur à 95%. Dans d autres pays, néanmoins, le système éducatif se heurte à d importants obstacles et le taux de scolarisation ne parvient pas à dépasser la moyenne régionale : c est le cas à Djibouti, en Mauritanie ou encore au Yémen. Le Maroc et Oman ont accompli des progrès considérables, passant d un faible taux de scolarisation avant Dakar à un niveau proche de la scolarisation universelle en Djibouti, la Mauritanie et le Yémen ont également connu une augmentation de 14% à 21% du taux net de scolarisation mais demeurent très éloignés de l objectif de scolarisation universelle. La modestie des progrès constatés au Moyen-Orient est due pour l essentiel à la détérioration des taux de scolarisation dans les pays en conflit. En effet, le taux de scolarisation a perdu 5 points en Palestine, en raison de la poursuite de l occupation israélienne, et a stagné en Iraq. 1 Le taux net ajusté de scolarisation prend en compte les enfants en âge d aller à l école primaire qui sont scolarisés dans l enseignement primaire et secondaire. 7

8 Tableau n 2: Taux net ajusté de scolarisation dans l enseignement primaire (%) Source: UIS, Pour parvenir à généraliser l enseignement primaire, les pays arabes doivent encore scolariser plus de 5 millions d enfants de la classe d âge concernée, dont 61% de filles. Même si ce nombre a diminué d un tiers (soit plus de trois millions d enfants) depuis 1999, plusieurs pays doivent encore déployer des efforts considérables pour atteindre cet objectif avant Les données disponibles indiquent que la moitié des enfants déscolarisés se concentrent dans 5 pays seulement : l Egypte, l Iraq, l Arabie Saoudite, le Soudan et le Yémen. Tableau n 3: Nombre d enfants déscolarisés, 2010 (en milliers) Yemen Iraq Egypt Saudi Arabia Morocco Mauritania Jordan Algeria Djibouti Palestine Lebanon Syria Oman Tunisia Kuwait Qatar Source: UIS, En Iraq, à Oman et en Syrie, les trois quarts de ces enfants sont des filles ; les deux tiers en Algérie et au Yémen. La non-scolarisation des filles s explique en grande partie par des facteurs religieux, ethniques, géographiques et sécuritaires (particulièrement dans les pays en sortie de crise). Néanmoins, une fois scolarisées, les filles ont tendance à rester à l école plus 8

9 longtemps et terminent généralement le cycle primaire. L indice de parité entre les sexes (IPS) des élèves scolarisés en première année d école primaire qui atteignent la dernière année du cycle (taux de maintien en dernière année) révèle que la parité entre filles et garçons est atteinte et que le nombre de filles dépasse même celui des garçons dans plusieurs pays. Bien que le niveau de maintien à l école ait régulièrement progressé depuis 1999, les taux d abandon scolaire demeurent élevés dans l enseignement primaire à Djibouti, en Mauritanie, au Maroc et au Soudan, où ils atteignent respectivement 36%, 29%, 9% et 9%. Cela étant, d autres pays parviennent à maintenir une large part de leurs élèves jusqu à la dernière année du cycle primaire : c est le cas de l Algérie, du Koweït, de la Palestine, de la Syrie, de la Tunisie et des Emirats Arabes Unis. 4. APPRENTISSAGE ET ACQUISITION DES COMPETENCES CHEZ LES JEUNES ET LES ADULTES «Répondre aux besoins éducatifs de tous les jeunes et de tous les adultes en assurant un accès équitable à des programmes adéquats ayant pour objet l acquisition de connaissances ainsi que de compétences nécessaires dans la vie courante». Le suivi de la réalisation de l objectif n 3 de l EPT se heurte encore à des difficultés d ordre méthodologique liées notamment à l insuffisance des informations disponibles sur la participation des jeunes et des adultes aux programmes d enseignement non scolaire. La jeunesse arabe se voit proposer une large gamme d activités d apprentissage structurées, dont on peine toutefois à percevoir dans quelle mesure elles correspondent à la demande. En matière d enseignement scolaire, les données officielles révèlent que la scolarisation dans l enseignement secondaire (cycles inférieur et supérieur) atteint 69% en moyenne (taux brut de scolarisation). Plusieurs pays accusent un retard important par rapport à ce taux moyen, dont la Mauritanie, Djibouti, le Soudan, le Yémen, l Iraq et le Maroc, où les taux bruts de scolarisation s échelonnent de 24% à 56% respectivement. Au contraire, les taux de participation dépassent 90% au Koweït, en Arabie Saoudite, à Oman, en Algérie, au Qatar et en Tunisie. A Oman et en Tunisie, ces excellents résultats ont été obtenus au prix de progrès considérables depuis Dakar. C est également le cas pour la Syrie, le Maroc, l Iraq et Djibouti, bien que le niveau actuel de scolarisation des jeunes y demeure faible. 9

10 Kuwait Saudi Arabia Oman Algeria Qatar Tunisia Jordan Palestine Lebanon Egypt Syria Arab States Morocco Iraq Yemen Sudan Djibouti Mauritania Bahrain UAE Tableau n 4: Taux brut de scolarisation dans l enseignement secondaire (%) Source: UIS, En moyenne, 8% seulement des élèves scolarisés dans l enseignement secondaire sont inscrits dans des programmes techniques et professionnels. L Algérie, la Tunisie, le Liban et l Egypte dépassent cette moyenne : les taux s y échelonnent de 10% à 19% respectivement. En revanche, ils ne dépassent pas 2% aux Emirats Arabes Unis, au Qatar, en Palestine, au Soudan et au Koweït. 5. ALPHABETISATION DES ADULTES «Améliorer de 50% les niveaux d alphabétisation des adultes, et notamment des femmes, d ici à 2015, et assurer à tous les adultes un accès équitable aux programmes d éducation de base et d éducation permanente». Bien que le taux d alphabétisation des adultes soit passé de 68% à 75% en moyenne au cours de la dernière décennie, la baisse du nombre total d analphabètes demeure négligeable, puisqu il a été ramené de 51,8 millions à 50,3 millions, soit une réduction de 1,5 million de personnes seulement. Pour réduire de moitié le nombre d adultes analphabètes d ici 2015, c est dans les pays-clé, dont la population est à la fois importante et ethniquement diverse mais dont le territoire comporte aussi des immensités rurales, isolées, arides voire désertiques, qu il conviendra de réaliser des percées. La moitié des adultes analphabètes de la région vivent en Egypte et au Maroc. Leur nombre dépasse quatre millions en Algérie, en Iraq, au Soudan et au Yémen. 10

11 Tableau n 5: Nombre d adultes analphabètes, (en milliers) Egypt Morocco Algeria Yemen Iraq Saudi Arabia Syrian Arab Republic Tunisia Mauritania Libya United Arab Emirates Lebanon Jordan Oman Palestine Kuwait Bahrain Qatar Source: UIS, Dans la région, deux analphabètes sur trois sont des femmes, et même plus de trois sur quatre en Libye, en Palestine et au Yémen. A moins de faire l objet de mesures spécifiques, le problème de l analphabétisme des femmes continuera d entraver tout progrès en matière d égalité entre les sexes et de parité entre zones urbaines et rurales. Les approches méthodologiques ont beaucoup changé dans la région : à la formation alphabétique traditionnelle sont désormais préférées des méthodes d alphabétisation fonctionnelle. S y ajoute une tendance générale à professionnaliser les services d alphabétisation fournis dans la région, tant en termes de qualité et de formation que de mécanismes de gestion et de suivi. De surcroît, des mécanismes incitant les ONG à participer aux activités d alphabétisation ont été instaurés ces dernières années, notamment dans les pays arabes qui participent à l initiative LIFE. La plupart des pays de la région disposent désormais de plans nationaux d alphabétisation clairement définis, et souvent même d une unité distincte chargée de l alphabétisation des adultes au sein des ministères de l éducation ou des affaires sociales. 6. DISPARITES ENTRE LES SEXES «Eliminer les disparités entre les sexes dans l enseignement primaire et secondaire d ici 2005 et instaurer l égalité dans ce domaine en 2015 en veillant notamment à assurer aux filles un accès équitable et sans restriction à une éducation de base et de qualité avec les mêmes chances de réussite». La plupart des pays peinent à assurer l égalité de scolarisation des garçons et des filles dans l enseignement primaire et secondaire. L objectif d égalité entre les sexes pour 2005 n a pas été atteint, et risque fort de ne pas l être en Seuls la Syrie et Oman l ont atteint en L Algérie, la Jordanie et l Arabie Saoudite l ont atteint pour l un des deux cycles et sont tout près de l atteindre dans l autre cycle. Les données disponibles indiquent que la moitié des pays n ont atteint cet objectif que dans l enseignement primaire. Pour la plupart d entre eux, les disparités constatées dans l enseignement secondaire sont en faveur des filles. L Iraq et le Yémen, cependant, accusent un retard important dans les deux cycles. Tous les pays obtiennent de bien meilleurs résultats dans l enseignement maternel sauf le Maroc, où le ratio ne dépasse pas trois filles scolarisées pour quatre garçons. 11

12 Depuis 1999, tous les pays ont progressé sur la voie de la parité entre les sexes dans l enseignement primaire surtout ceux comme Djibouti, le Maroc et le Yémen qui en étaient les plus éloignés en scolarisant davantage de filles qu auparavant. Cependant, aucun progrès n a pu être constaté en Iraq, où le ratio de scolarisation dans l enseignement primaire ne dépasse pas quatre filles pour cinq garçons, soit le même niveau qu en Les progrès sont plus lents dans l enseignement secondaire. L Iraq et le Yémen ont obtenu de bons résultats mais sont encore loin de la parité à ce niveau d enseignement. D autres pays, néanmoins, comme le Qatar et la Tunisie, remédient progressivement à l inégalité de scolarisation en défaveur des garçons. Les disparités entre les sexes sont importantes dans plusieurs programmes éducatifs, comme l enseignement et la formation techniques et professionnels (EFTP). Dans la région arabe, la part des filles scolarisées dans l enseignement technique et professionnel s échelonne de 10% au Koweït à 43% en Egypte ; Djibouti, le Liban et la Syrie figurent également en bonne place. Au contraire, l EFTP concerne exclusivement les garçons à Oman, au Qatar et aux Emirats Arabes Unis. L alphabétisation est le domaine dans lequel les femmes sont les plus défavorisées. En Algérie, en Egypte, en Mauritanie, au Maroc, au Soudan et au Yémen, le ratio des personnes sachant lire et écrire n atteint pas huit femmes pour dix hommes. Au contraire, Bahreïn, le Koweït, le Qatar et les Emirats Arabes Unis sont les seuls pays à avoir atteint des taux d alphabétisation à peu près paritaires. 7. QUALITE DE L EDUCATION «Améliorer sous tous ses aspects la qualité de l éducation dans un souci d excellence de façon à obtenir pour tous des résultats d apprentissage reconnus et quantifiables notamment en ce qui concerne la lecture, l écriture et le calcul et les compétences indispensables dans la vie courante». Le niveau élevé de participation des Etats arabes à l évaluation internationale témoigne de leur volonté politique de rassembler les preuves concrètes de leur effort en faveur de la qualité de l éducation. Dix pays arabes ont participé aux enquêtes d évaluation TIMSS en 2003, 15 en 2007 et 14 en Les résultats constatés révèlent néanmoins de faibles performances, généralement bien inférieures à la moyenne internationale et à l objectif minimum de référence. Les réponses des Etats arabes apportées à l enquête TIMSS de 2007 montrent qu en mathématiques ou en sciences, les élèves bien notés sont rares et les élèves mal notés nombreux. Il va de soi qu un système où seule une petite minorité d élèves atteint la «norme supérieure» tandis que la «norme inférieure» en concerne une grande majorité a échoué à offrir une éducation de qualité pour tous. Nombreux sont les élèves de la région qui, après au moins huit années de scolarisation, ne maîtrisent pas les connaissances et les compétences mathématiques de base. Un grand nombre d élèves de huitième année y ont obtenu des résultats «moyens» et «faibles» selon les références internationales. Et pourtant, un pourcentage considérable d élèves scolarisés à ce niveau a obtenu une note inférieure au niveau de référence faible (soit en-dessous de 400), particulièrement en mathématiques. Pire encore : sauf au Liban, environ 40% des élèves 12

13 scolarisés en huitième année dans les pays participants ne sont pas parvenus à atteindre le niveau de référence internationale «faible» en mathématiques. La proportion des élèves qui avaient peu de chances d atteindre ce niveau s échelonnait de 26% au Liban à 84% au Qatar. En sciences, les résultats des élèves de huitième année sont légèrement meilleurs qu en mathématiques : le nombre d élèves très bien notés est relativement plus élevé, et celui des élèves très mal notés est moindre. Pourtant, dans 9 pays, plus de 40% des élèves ne sont pas parvenus à atteindre le niveau de référence internationale «faible». La part des élèves ayant peu de chances de répondre correctement à une question au moins une fois sur deux s échelonne de 21% en Jordanie à 71% au Qatar. Ce pays, où la part des élèves mal notés est la plus importante, n est dépassé en la matière que par le Ghana (81%). Pourtant, la plupart des pays de la région ont doté leurs systèmes d éducation de moyens considérables. La part du budget de l éducation dans le budget total de l Etat s échelonne de 7,2% au Liban (un pays où la plupart des écoles sont privées) à 25,7% au Maroc, et dépasse 15% dans la plupart des cas. A cela s ajoute le fait que dans l enseignement primaire, le ratio entre élèves et enseignants est partout inférieur à 30 pour 1 sauf à Djibouti, en Mauritanie, au Soudan et au Yémen. 8. BILAN DES PROGRES ACCOMPLIS EN VUE DE LA REALISATION DES OBJECTIFS DE L EPT Les systèmes éducatifs doivent encore intégrer un grand nombre d enfants déscolarisés et d adultes analphabètes. Cela étant, les nouvelles générations manifestent chaque jour un besoin croissant d éducation. En maternelle, le taux de scolarisation a certes augmenté mais les investissements demeurent insuffisants, le public peine à comprendre le rôle essentiel de cette étape dans le développement cognitif et social des petits enfants, et les moyens y compris en enseignants bien formés font généralement défaut. La dernière décennie a permis de se rapprocher de l objectif d éducation primaire universelle, mais de nombreux défis subsistent. Les enquêtes nationales et internationales concernant les résultats pédagogiques ont aussi fait état de faibles niveaux d apprentissage dans l ensemble de la région arabe. Malgré les progrès accomplis à l échelle régionale, certains pays n ont pas suffisamment avancé pour atteindre tous les objectifs de l EPT dans les délais. Il est urgent de prendre les mesures qui s imposent pour accélérer le mouvement et surmonter les obstacles qui demeurent. Seule une volonté politique sans faille s appuyant sur des moyens adéquats pourra relever les défis liés à l accessibilité et au coût de l éducation, aux demandes culturelles et sociales, à la pertinence des programmes scolaires et à la qualité de l enseignement dans les Etats arabes. C est ainsi que les nécessaires moyens humains, matériels et financiers pourront être consacrés non seulement à susciter le changement, mais aussi à le faire durer bien audelà de

14 Accélérer les progrès en vue de 2015 Le présent chapitre, en lien avec l évaluation des résultats obtenus en vue de la réalisation des objectifs de l EPT faite au chapitre 2, présente la réflexion et les programmes que l UNESCO a lancés concernant chacun de ces objectifs pour la période qui nous sépare de l échéance de EDUCATION ET PROTECTION DE LA PETITE ENFANCE L accès à l éducation et à la protection de la petite enfance (EPPE) est insuffisant, comme en atteste l état des lieux qui précède : ne dépassant pas 7% dans certains pays, il est d ordre moyen (entre 20% et 40%) dans certains pays et élevé dans d autres (au Liban, au Koweït et aux Emirats Arabes Unis). Le lien entre l EPPE et l enseignement primaire semble souvent ténu. Le Bureau de l UNESCO à Beyrouth a mené une étude s appuyant sur trois missions d experts dans trois pays arabes, qui permet de discerner certains des obstacles auxquels se heurte l EPPE dans la région arabe : accès insuffisant, faiblesse de la volonté politique et absence d une méthode générale et coordonnée de gestion des services d EPPE. Pour améliorer la disponibilité et la qualité de ces services dans la région, et conformément aux Déclarations de Damas et de Moscou adoptées en 2011, le Bureau régional de l UNESCO à Beyrouth, en collaboration avec ses principaux partenaires régionaux (UNICEF, Save Children, AGFUND et le Conseil arabe pour le développement de l enfance), a piloté le lancement de la plateforme et du site internet du Groupe de travail sur l éducation et la protection de la petite enfance dans la région arabe. L objectif de cette plateforme est d offrir aux professionnels de la petite enfance exerçant dans la région un lieu d échange de connaissances et d expériences pour qu ils tissent des liens entre eux (voir le site internet En coopération avec le groupe de travail sur la petite enfance dans la région arabe, le Bureau de l UNESCO à Beyrouth prévoit aussi d organiser une réunion régionale les 3 et 4 décembre 2012, avec les résultats escomptés et les objectifs suivants : 1. Sensibiliser les acteurs et les partenaires au besoin de placer l EPPE en tête des priorités nationales. 2. Informer les participants sur la Campagne mondiale «Au-delà de 2015» et permettre la contribution des acteurs locaux et la présentation du contexte local. 3. Améliorer les mécanismes de coordination régissant la gestion de l EPPE au niveau régional, et encourager l échange et la coopération. 4. Elaborer un plan d action concret pour faire avancer le groupe de travail sur la petite enfance dans la région arabe. 2. EDUCATION PRIMAIRE UNIVERSELLE Le taux net de scolarisation dans l enseignement primaire a certes progressé, mais les inégalités entre les sexes, le taux d achèvement et le grand nombre d enfants qui abandonnent l école continuent d empêcher la généralisation de l éducation primaire dans la région. Bien que leur nombre ait diminué, plus de 5 millions d enfants demeurent à l écart de l école. Si la tendance actuelle se confirme, beaucoup ne seront toujours pas scolarisés en

15 Le Bureau régional de l UNESCO à Beyrouth, en collaboration avec la Fondation de la pensée arabe, met sur pied une communauté de pratique dans la région arabe, qui servira de plateforme interactive pour partager des connaissances, des tendances et des pratiques en matière d éducation. Elle permettra notamment de lier la théorie à la pratique dans les différents niveaux d enseignement et de proposer des connaissances utiles aux enseignants non formés et aux acteurs du monde de l éducation. 3. APPRENTISSAGE ET ACQUISITION DES COMPETENCES CHEZ LES JEUNES ET LES ADULTES Dans de nombreux pays de la région, le taux de chômage est élevé, surtout parmi les titulaires de diplômes de l enseignement secondaire ou de l enseignement technique et professionnel. Les gouvernements sont réticents à adopter des mesures et des stratégies qui entraînent d importants changements et suscitent un développement trop rapide. Les pays de la région explorent des pistes permettant de dynamiser les systèmes d enseignement et de formation afin de renforcer les compétences des jeunes arrivant sur le marché du travail. Ces réformes consistent notamment à rendre les systèmes éducatifs plus réactifs aux besoins du marché du travail et à intégrer le développement des compétences à tous les niveaux d enseignement élémentaire, secondaire, technique et professionnel, et supérieur. L introduction du développement des compétences dans le système d enseignement et d apprentissage se heurte à une série d obstacles liés au développement socio-économique national et régional. Employabilité des jeunes et économie de la connaissance : Les mesures adoptées s appuient encore rarement sur des données pertinentes et adaptées car la connaissance du marché du travail et du développement des compétences est trop vague et parcellaire. Ces dernières années, Bahreïn et la Jordanie ont concentré leurs réformes du système éducatif sur l économie de la connaissance (EC), et sur la part que peuvent prendre les systèmes éducatifs à l amélioration des connaissances et des compétences des étudiants de tous cycles universitaires dans l intérêt de la croissance économique et de la création d emplois. Les programmes scolaires ont été révisés à tous les niveaux d apprentissage afin de lier davantage l enseignement au développement socio-économique. A cet égard, l Egypte est parvenue à réformer avec succès son système d enseignement et de formation techniques et professionnels et à orienter les contributions du secteur privé et d autres donateurs potentiels. Dans plusieurs pays, le rôle des jeunes dans la société et l économie est mis en lumière, ainsi que les moyens qu ils peuvent se donner d améliorer leurs conditions de vie et de trouver un emploi décent. Plusieurs pays arabes (Bahreïn, la Jordanie, le Soudan et la Mauritanie) ont créé des conseils de l emploi et de l enseignement technique et professionnel afin de coordonner les efforts déployés par le gouvernement et le secteur privé en la matière. L emploi des TIC dans l enseignement et l apprentissage : L enseignement et la formation techniques et professionnels (EFTP) ont tendance à privilégier «l apprentissage par la pratique». Or, plusieurs études régionales ont démontré qu investir dans les infrastructures de TIC permettait d accroître la capacité d acquisition des connaissances. Les élèves apprennent «par» les ordinateurs, mais aussi «avec» les ordinateurs afin d améliorer leur maîtrise des outils informatiques et de développer leur capacités de réflexion. La théorie de l apprentissage par la technologie fait de l égal accès de tous les élèves (garçons et filles) à l usage des 15

16 technologies une priorité, y compris les étudiants ayant des besoins particuliers, les étudiants défavorisés, ceux qui sont issus de minorités, ceux qui risquent l échec scolaire et ceux qui viennent des zones rurales autant que des centres de ville. En Egypte, le renforcement des infrastructures de TIC dans les établissements d enseignement a donné des résultats concrets parmi les étudiants et les enseignants, et a permis d améliorer les contenus d enseignement tout autant que le contexte dans lequel ces technologies sont employées. Il en est allé de même en Jordanie après le lancement, en 2004, par le ministère de la planification et de la coopération internationale d une stratégie d emploi des TIC dans l enseignement des matières économiques. Transition école-travail A l heure actuelle, le manque d emplois «décents», la faiblesse des salaires, l inadéquation des compétences et l inadaptation des programmes scolaires aux besoins du marché, la saturation de certains secteurs, la pression du marché du travail, l insuffisance de l esprit d entreprise et l exclusion socio-économique sont autant de facteurs qui empêchent la région d assurer une transition réussie entre l école et le travail. Dans la plupart des pays concernés, les jeunes passent de l école au travail sans véritable transition. L UNESCO, l OIT et la Banque mondiale favorisent l établissement de liens concrets entre la scolarité, la formation et l emploi pour améliorer la qualité des compétences utiles dans le monde du travail. Leur objectif est de traduire les succès éducatifs en emplois productifs pour renforcer l économie. Encadré n 1: Programme d enseignement et de formation techniques et professionnels du Bureau de l UNESCO en Iraq Le projet intitulé «Amélioration de la qualité de l enseignement et de la formation techniques et professionnels dans la région du Kurdistan (KRG)», en cours depuis le deuxième semestre 2010, vise à répondre aux besoins actuels et futurs du secteur de l EFTP en améliorant la qualité de l enseignement. Il a permis de soutenir l EFTP au Kurdistan en développant et en renforçant les capacités institutionnelles des trois principaux établissements d EFTP de la région, à savoir la Fondation de l enseignement technique qui relève du ministère de l enseignement supérieur et de la recherche scientifique, les centres de formation professionnelle du ministère du travail et des affaires sociales, et les écoles préparatoires de formation professionnelle du ministère de l éducation. Les activités menées dans ce cadre consistent notamment à renforcer la collaboration et les partenariats noués avec le secteur privé afin d accroître l employabilité des étudiants et de mieux orienter le système en direction du marché, à améliorer l employabilité et les compétences en matière de gestion des entreprises, à former les enseignants aux méthodes pédagogiques modernes, à améliorer la qualité de l enseignement et à sensibiliser la population au rôle et à l importance de l EFTP. En outre, le projet intitulé «Lutte contre le chômage des jeunes par l éducation» a été lancé en mai 2012 pour réduire le taux de chômage des jeunes et favoriser le développement de compétences en matière de gestion des entreprises parmi les diplômés de l EFTP encore sans emploi dans la région du Kurdistan. Ce projet s inscrit dans le cadre des efforts déployés par le Bureau de l UNESCO en Iraq pour améliorer la situation de la jeunesse en la dotant des compétences nécessaires pour bâtir son propre avenir. Grâce à l appui du Gouvernement du Japon, le Bureau de l UNESCO en Iraq a pu mettre en œuvre ce projet visant à réduire la pauvreté en multipliant les possibilités d emploi pour les jeunes ainsi que le nombre de petites entreprises, et en soutenant du même coup le développement économique de la région du Kurdistan. L UNESCO s efforcera de faire certifier 20 enseignants en tant que formateurs en entreprise, de doter 300 diplômés d institus d EFTP encore sans emploi des compétences de gestion des entreprises nécessaires pour créer leur propre société, et de permettre aux jeunes diplômés des établissements d EFTP de créer 200 nouvelles petites entreprises. 16

17 4. ALPHABETISATION DES ADULTES La croissance du taux d alphabétisation est trop lente pour amortir les effets de la croissance démographique. La plupart des pays de la région sont loin d atteindre les objectifs d alphabétisation. Les deux tiers des analphabètes sont des femmes. C est dans ce contexte marqué par la lenteur des progrès et les événements du printemps arabe que le Bureau de l UNESCO à Beyrouth, avec les pays arabes qui participent à l initiative LIFE, a lancé la Campagne nationale d alphabétisation. Les travaux ont commencé en Egypte avec la collaboration avec le Bureau de l UNESCO au Caire, l objectif final consistant à réduire de 50% le nombre d adultes analphabètes dans le pays. Le Bureau de l UNESCO à Beyrouth est également en discussion avec le Yémen pour piloter l élaboration des modalités de la campagne nationale d alphabétisation. En collaboration avec l ALESCO, l ISESCO et la Ligue des Etats arabes, il dirige en outre une initiative régionale intitulée «Programme de renforcement de l alphabétisation dans la région arabe» dont le principal objectif est de mettre sur pied un programme coordonné d alphabétisation à partir de 2013, en privilégiant la qualité de l alphabétisation. Encadré n 2: Campagne nationale pour l alphabétisation et la renaissance de l Egypte Les Bureaux régionaux du Caire et de Beyrouth ont lancé en septembre 2011 la Campagne nationale pour l alphabétisation et la renaissance de l Egypte avec le slogan «Ensemble nous pouvons», sous l égide du Premier ministre égyptien et en partenariat avec le ministère de l éducation et l Autorité de l éducation des adultes. C est dans le cadre de cette Campagne que seront conduits tous les projets, initiatives et activités d alpabétisation et d éducation des adultes en Egypte. Les activités organisées dans ce cadre se déploieront en deux phases : de 2011 à 2015 et de 2015 à 2020, avec l objectif final de réduire de 50% le taux d analphabétisme en 2015 (objectif de l EPT) et d atteindre un taux d alphabétisation plus conforme aux normes internationales qui ne dépassera pas 10% en Pour réaliser ses ambitieux objectifs, la Campagne est conçue de manière à nouer des partenariats entre les organes gouvernementaux, la société civile, le secteur privé, les associations de jeunesse et tous les autres acteurs concernés. A ce jour, elle a atteint les résultats suivants : Réussite du lancement de la Campagne en septembre 2011 Elaboration d un trousseau d information exhaustif pour la Campagne Tenue en mai 2012 de la deuxième conférence nationale pour la Campagne afin de présenter les contributions possibles et d en débattre. La conférence a été précédée d une réunion d experts visant à convenir d un plan de travail et à définir les rôles des partenaires respectifs. Approbation par les ministères de la constitution d un Conseil d administration de la Campagne. Constitution de cinq comités chargés de conduire les principales activités de la Campagne : formation, ONG, médias/communication, base de données et portail électronique. Des discussions avec le Premier ministre égyptien sont en cours afin d obtenir son patronage et son soutien à la Campagne. 17

18 Encadré n 3: Programmes d alphabétisation du Bureau de l UNESCO en Iraq En partenariat avec le Bureau de Son Altesse la Cheikha Moza bint Nasser, le Bureau de l UNESCO en Iraq a lancé en 2010 «l Initiative pour l alphabétisation en Iraq : savoir pour pouvoir» pour remédier à l un des principaux problèmes de l Iraq en augmentant de 50% le taux d alphabétisation et en favorisant l accès des femmes à l enseignement et à la formation aux compétences de la vie courante. Doté d un financement de 6,4 millions de dollars, le projet vise à concevoir une réponse nationale et coordonnée aux besoins éducatifs des analphabètes iraquiens, en privilégiant notamment les femmes et les jeunes les plus vulnérables. En 2011, le Bureau de l UNESCO en Iraq a mené des activités de renforcement des capacités et d appui technique pour aider à l adoption de la loi nationale sur l alphabétisation et à l élaboration de la Stratégie nationale d alphabétisation, qui vise 2,5 millions d analphabètes d ici Grâce au soutien technique apporté dans ce cadre, le Conseil des ministres a pu lancer une Campagne nationale d alphabétisation à l occasion de la Journée internationale de l alphabétisation, qui s est tenue le 12 septembre Cette Campagne, dotée d un financement de plus de 20 millions de dollars, touchera analphabètes au cours de l année scolaire à venir. Le Bureau de l UNESCO en Iraq aide également le Gouvernement iraquien à mettre en œuvre la Campagne nationale d alphabétisation, en apportant notamment un appui technique à l Agence nationale d alphabétisation qui emploie nouveaux agents chargés de concrétiser les programmes d alphabétisation dans tout le pays. Parmi ses principaux succès, l Agence a élaboré de nouveaux programmes scolaires, formé des facilitateurs d aphabétisation et créé 125 centres communautaires d apprentissage qui, chaque année, permettront à personnes analphabètes et vulnérables d apprendre à lire et à écrire et d acquérir les compétences de la vie courante (soit personnes en tout d ici 2015). 5. DISPARITES ENTRE LES SEXES A terme, la lutte contre les disparités et les inégalités entre les sexes exigera l adoption de programmes spécifiques. En attendant, la plupart des programmes éducatifs tiennent compte des objectifs d égalité entre les sexes, notamment dans le cadre de l objectif plus large de généralisation de l enseignement primaire et de réduction drastique de l analphabétisme. La grande majorité des jeunes sans emploi sont des filles qui n ont qu un niveau d éducation primaire. Les jeunes femmes du Moyen-Orient souffrent donc d un double handicap : leur âge et leur sexe. Selon l OIT, les taux de chômage qui les frappent sont extrêmement élevés : de l ordre de 30,8% au Moyen Orient et de 30,3% en Afrique du Nord. L EFTP est susceptible de constituer l un des investissements les plus utiles qu un pays puisse consentir, surtout lorsque les disparités entre les sexes sont prises en compte. 6. QUALITE DE L EDUCATION Renforcement des capacités d évaluation Conformément à la Déclaration de Doha faisant suite à la réunion ministérielle de septembre 2010, les ministres de l éducation des Etats arabes ont reconnu qu il est indispensable de contrôler la qualité de l éducation et ont pris acte des insuffisantes capacités des Etats à conduire des enquêtes d évaluation et à analyser les données recueillies pour mieux éclairer leurs décisions. Ils se sont engagés à améliorer le suivi régulier des résultats pédagogiques et ont noté qu il convenait de prendre une initiative à l échelle régionale pour créer des mécanismes permanents d assistance technique à long terme qui permettraient de développer et de renforcer des systèmes nationaux de qualité chargés d analyser des données issues des évaluations et d élaborer des normes adaptées au contexte dans tous les domaines liés à la qualité de l éducation. 18

19 L ALECSO et la Banque mondiale ont conjointement conçu l Agenda pour l amélioration de la qualité de l éducation dans la région arabe afin d améliorer les résultats pédagogiques pour tous en renforçant la qualité et la pertinence des services éducatifs. L amélioration des résultats pédagogiques suppose plus précisément de réorienter les politiques de l éducation conduites dans la région en privilégiant moins leur conception que leurs effets. Il est proposé que l Agenda régional repose sur cinq piliers : Le programme d évaluation de l éducation et d analyse des politiques dans la région arabe (APEEPA) Le programme des politiques liées aux enseignants et à leur développement professionnel dans la région arabe (APTP) Le programme de développement de la petite enfance dans la région arabe (APECD) Le programme de l innovation dans les programmes scolaires, des TIC dans l enseignement et des qualifications dans la région arabe (APIQIT) Le programme de l éducation et de l innovation en entreprise dans la région arabe (APEEI) L APEEPA sera mis en œuvre depuis le Bureau régional de l UNESCO pour l éducation dans les Etats arabes à Beyrouth. Le Bureau de l UNESCO à Beyrouth pilote l appui permettant aux pays de promouvoir et d améliorer des mécanismes nationaux de qualité chargés d évaluer la qualité de l éducation, en privilégiant le renforcement des capacités à fournir un appui technique à long terme visant à développer et à renforcer les systèmes nationaux de traitement des données recueillies lors des évaluations. L objectif général de l APEEPA est de renforcer les capacités nationales de traitement des données recueillies lors des évaluations et d élaborer des normes adaptées au contexte dans tous les domaines concernant la qualité de l éducation. L analyse, l interprétation et l exploration des résultats existants seront privilégiées. Les Etats arabes se sont résolument engagés dans des évaluations nationales et internationales, mais ont peu avancé quant à la traduction des données recueillies en informations et en mesures concrètes. Pour décrire les résultats pédagogiques, on recourra utilement à l enquête intitulée «Tendances des études scientifiques et mathématiques internationales» (TIMSS) pour La participation de 14 pays arabes à cette évaluation offre un excellent point de départ au suivi de leur qualité de l éducation. L APEEPA consistera en quatre activités principales : Tableau du système national d évaluation et des normes d apprentissage Cette activité prendra comme point de départ les résultats obtenus par le Réseau d évaluation dans la région arabe, créé par la Banque mondiale en partenariat avec 7 pays arabes (la Jordanie, le Liban, la Palestine, la Syrie, la Tunisie, le Qatar et les Emirats Arabes Unis). Pour dresser ce tableau, les outils de diagnostic SABER (Evaluation des systèmes et élaboration de normes pour les résultats pédagogiques) concernant les systèmes d évaluation et les normes d apprentissage seront employés. Ils aideront leur utilisateurs à constater dans quelle mesure les systèmes d évaluation existants nuisent ou non à la réalisation des objectifs souhaités et/ou fixés en matière de qualité de l éducation. 19

20 Appui technique à chacun des pays Tous les pays de la région n ont pas la même capacité à concevoir et à mettre en œuvre des évaluations nationales et internationales. Il est envisagé d instaurer un programme d appui technique ciblé qui tendra à développer une capacité nationale globale dans le domaine de l évaluation. Ateliers de formation L un des principaux objectifs d une inititive visant à améliorer la qualité de l éducation doit être d accroître les capacités des décideurs locaux et des experts chargés de l évaluation dans chaque pays. Pour y parvenir, il peut être organisé une série d ateliers de formation adaptés qui répondront aux besoins de formation précédemment repérés (détermination des problèmes nationaux en matière d éducation, renforcement des capacités d analyse, méthodes de mesure, rédaction de rapports nationaux). Séminaires d orientation Les données pouvant contribuer à résoudre les principales lacunes stratégiques dans la région sont abondantes. Un cycle de séminaires d orientation sera organisé pour mettre en lumière les principales questions soulevées aux niveaux national et régional lors des ateliers de formation. Ces séminaires pourraient servir à déterminer les domaines dans lesquels des mesures devraient être prises à ces deux échelles. Les décideurs en matière d éducation devront pouvoir décrire la situation propre à leur pays tout en plaçant les problèmes dans leur contexte régional. Encadré n 4: Programme du Bureau du Caire sur la qualité de l éducation : soutien à la qualité de l éducation par l adoption de normes minimales INEE dans l Egypte et la Libye en transition En Egypte comme en Libye, les troubles politiques ont perturbé le système éducatif pendant plusieurs mois et confronté les autorités et les acteurs locaux de l éducation à de grandes difficultés. Pour y remédier, l objectif général de ce projet consiste à aider les gouvernements de l Egypte et de la Libye à améliorer la qualité de l éducation après le printemps arabe en se fondant sur les normes minimales du Réseau interagences pour l éducation en situations d urgence (INEE), en sus des autres outils normatifs adoptés par l UNESCO. Le projet, dont la durée est fixée à huit mois, est financé par le Gouvernement du Japon. Ses objectifs spécifiques sont les suivants : Consolider les stratégies nationales et renforcer les capacités des institutions et du personnel d enseignement pendant et après les situations d urgence en transmettant les connaissances et les compétences visées par les normes minimales INEE Renforcer les capacités du système éducatif à anticiper, prévenir et atténuer les effets des catastrophes en élaborant des stratégies de réduction et de prévention des risques de catastrophe. Faire en sorte que les activités menées en situations d urgence donnent lieu à un enseignement de qualité pour tous grâce à l établissement de réseaux nationaux de praticiens maîtrisant les principes et la mise en œuvre des normes minimales INEE. A ce jour, les résultats suivants ont été obtenus : Un atelier intitulé «Normes de qualité de l éducation dans l Egypte et la Libye en transition» s est tenu en Egypte en juin Il visait à permettre aux spécialistes et aux principaux responsables de l éducation de ces deux pays d échanger leurs expériences, de convenir ensemble de priorités en matière de qualité de l éducation et d élaborer des critères scientifiques en vue de créer une équipe nationale de formateurs pour améliorer la qualité de l éducation dans la phase transitoire actuelle. Tenue en Egypte d un Atelier de formation des formateurs sur la gestion des crises éducatives. L atelier était destiné à 28 responsables techniques du ministère de l éducation égyptien. Il visait à 20

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