COMPRENDRE ET TRADUIRE

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "COMPRENDRE ET TRADUIRE"

Transcription

1 COMPRENDRE ET TRADUIRE par DANIEL GOUADEC Agrégé d'anglais Maître-Assistant à l Université de Haute Bretagne Principes et méthode de la version anglaise suivis de 4 textes d'application commentés et de 31 textes à traduire COLLECTION ÉTUDES Section»Anglais" Sous la direction de CLAUDE GAUVIN Professeur à l'université de Paris BORDAS Paris-Bruxelles-Montréal

2 TABLE DES MATIERES AVANT-PROPOS...4 AVERTISSEMENT...5 PREMIÈRE PARTIE : PRINCIPES ET METHODES DE LA VERSION ANGLAISE... 6 L'ORGANISATION DE LA LANGUE...7 La langue... 7 LE LEXIQUE...7 LA SYNTAXE...8 Le discours... 8 Fautes de traduction... 9 LE NON-SENS...9 LE CONTRESENS...9 LE FAUX-SENS...9 LES MÉCANISMES DE LA TRADUCTION...10 LES DEUX MOMENTS DE LA VERSION...14 La situation de départ...14 Réexpression ou restitution...15 LA SITUATION-IMAGE DE DÉPART DANS LE DISCOURS ANGLAIS...16 La compréhension globale ou appréhension...16 ORGANISATION DU TEXTE...16 PRINCIPES ÉLÉMENTAIRES DE COMPOSITION...17 COMPRÉHENSION GLOBALE ET COMPOSITION...18 Compréhension et unités de traduction...18 LE GROUPE VERBAL...18 a) Fonction sujet...19 b) Fonction complément...19 c) Fonction restrictive du sens...19 LE GROUPE NOMINAL...19 Tournures synthétiques...19 Tournures analytiques...19 UNITÉS DE TRADUCTION...19 Le Groupe verbal...20 Le groupe nominal...23 Rapports syntaxiques entre groupes du nom...24 Rapports entre groupes verbaux...25 Autres combinaisons syntaxiques...26 Compréhension et lexique...26 PERTINENCE DE LA SIGNIFICATION : LES TRAITS PERTINENTS ESSENTIELS...27 Recherche de la signification et de ses traits pertinents...27 Exemple...27 PERTINENCE DE L'EFFET DE SENS: TRAITS PERTINENTS SUPPLÉMENTAIRES DANS LE DISCOURS...28 Colorations linguistiques...28 Colorations para-linguistiques...28 LA RESTITUTION...30 La restitution lexicale...30 La restitution syntaxique restitution et syntaxe du français...32 GROUPE DU NOM...32 GROUPE DU VERBE...34 Intraductibilité...35 RAPPEL: LES MOMENTS DE LA VERSION PRÉPARATION A LA VERSION Syntaxe...37 Lexique...37 BIBLIOGRAPHIE SUR LE PROBLÈME DE LA TRADUCTION POUR UNE SYSTÉMATIQUE COMPARÉE DES DEUX LANGUES Syntaxe Sémantique RECUEILS DE VOCABULAIRE MANUELS DE VERSION EXERCICES D'APPLICATION Conventions...40 Utilisation des dictionnaires...41 Exercices de découpage...41 SECONDE PARTIE : FONCTIONNEMENT DE LA MÉTHODE...43 EXEMPLE N EXEMPLE N TEXTE N PREMIÈRE UNITÉ DE TRADUCTION SECONDE UNITÉ TROISIÈME UNITÉ QUATRIÈME UNITÉ CINQUIÈME UNITÉ SIXIÈME UNITÉ SEPTIÈME. UNITÉ HUITIÈME UNITÉ NEUVIÈME UNITÉ DIXIÈME UNITÉ ONZIÈME UNITÉ DOUZIÈME UNITÉ TREIZIÈME UNITÉ Texte d'arrivée...56 TEXTE N Recherche des traits pertinents...58 PREMIÈRE UNITÉ SECONDE UNITÉ TROISIÈME UNITÉ QUATRIÈME UNITÉ Restitution des traits pertinents...65 Texte d'arrivée...68 Versions parallèles...68 TEXTE N Ensemble des traits pertinents...70 PREMIÈRE UNITÉ SECONDE UNITÉ TROISIÈME UNITÉ QUATRIÈME UNITÉ CINQUIÈME UNITÉ SIXIÈME UNITÉ SEPTIÈME UNITÉ HUITIÈME UNITÉ NEUVIÈME UNITÉ DIXIÈME UNITÉ

3 ONZIÈME UNITÉ...74 DOUZIÈME UNITÉ...74 TREIZIÈME UNITÉ...74 QUATORZIÈME UNITÉ...75 QUINZIÈME UNITÉ...75 SEIZIÈME UNITÉ...75 DIX-SEPTIÈME UNITÉ...76 DIX-HUITIÈME UNITÉ...76 DIX-NEUVIÈME UNITÉ...76 VINGTIÈME UNITÉ...76 VINGT ET UNIÈME UNITÉ...77 VINGT-DEUXIÈME UNITÉ...77 VINGT-TROISIÈME UNITÉ...78 VINGT -QUATRIÈME UNITÉ...78 VINGT-CINQUIÈME UNITÉ...79 VINGT-SIXIÈME UNITÉ...79 VINGT-SEPTIÈME UNITÉ...79 Restitution...79 Texte d'arrivée...84 TEXTE N PREMIÈRE PHRASE: UNE UNITÉ DE TRADUCTION...86 SECONDE PHRASE: DEUX UNITÉS...88 TROISIÈME PHRASE: DEUX UNITÉS...90 QUATRIÈME PHRASE. DEUX UNITÉS...92 CINQUIÈME PHRASE. DEUX UNITÉS...94 SIXIÈME PHRASE: UNE UNITÉ...95 SEPTIÈME PHRASE: UNE UNITÉ...96 Texte d'arrivée...97 BILAN...98 LES PROCÉDÉS DE RESTITUTION...99 TROISIÈME PARTIE : TEXTES A TRADUIRE SÉRIES ET AUTEURS PREMIÈRE SÉRIE: OPPOSITION SIMPLE TEXTE N TEXTE N TEXTE N TEXTE N SECONDE SÉRIE: DESCRIPTIF TEXTE N TEXTE N TEXTE N TEXTE N TEXTE N TEXTE N TROISIÈME SÉRIE: NARRATION TEXTE N TEXTE N TEXTE N TEXTE N TEXTE N TEXTE N TEXTE N TEXTE N TEXTE N TEXTE N QUATRIÈME SÉRIE: TONALITÉS TEXTE N TEXTE N TEXTE N TEXTE N TEXTE N TEXTE N TEXTE N TEXTE N TEXTE N TEXTE N CINQUIÈME SÉRIE. LE GENRE TEXTE N TEXTE N TEXTE N TEXTE N TEXTE N TEXTE N TEXTE N TEXTE N TEXTE N TEXTE N TEXTE N TEXTE N SIXIÈME SÉRIE: LE DIALOGUE TEXTE N TEXTE N TEXTE N TEXTE N TEXTE N TEXTE N TEXTE N TEXTE N TEXTE N TEXTE N TEXTE N TEXTE N SEPTIÈME SÉRIE: DIACHRONIE TEXTE N TEXTE N TEXTE N TEXTE N TEXTE N TEXTE N TEXTE N TEXTE N

4 AVANT-PROPOS Toute représentation ou reproduction, intégrale ou partielle, faite sans le consentement de l'auteur, ou de ses ayants-droit ou ayants-cause, est illicite (loi du 11 mars 1957, alinéa 1.r de l'article 40). Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du code pénal. la loi du 11 mars 1957 n'autorise, aux termes des alinéas 2 et 3 de l'article 41, que les copies ou reproductions strictement réservées à l'usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective d'une part et, d'autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d'exemple et 1974 by Bordas Paris. N ISBN X Printed in France Si l'on demandait à un étudiant de décrire les phénomènes de traduction et, en particulier, d'exposer la méthode selon laquelle il résoud les problèmes rencontrés dans la version, il est probable que la réponse manquerait de netteté. Cependant. la nécessité d'une méthode ne fait de doute pour personne mais les recueils de» textes traduits» laissent une impression subtile et déroutante: le traducteur heureux semble créer, d'un coup de baguette magique, un texte qui souvent force l'admiration sans qu'il soit possible, à la lecture du peu de notes fournies, de comprendre ou même percevoir la démarche menant du texte de départ au texte d'arrivée. Cette carence tient sans doute au fait que la traduction n'est, paradoxalement, possible dans sa perfection que le jour où elle cesse d'être nécessaire. Un étudiant traduit» bien» et sans problème le jour où, connaissant suffisamment la langue anglaise, il» sent» la traduction. Cette dernière évidence tendrait à prouver, si besoin était, que la version suppose un haut niveau de connaissance linguistique. Tout comme le thème, la version se trouve traditionnellement considérée comme un art, sans doute parce qu'il est plus facile d'en recouvrir les difficultés du voile du mystère que de tenter de les expliquer. Cet exercice, pratique d'un art jugé difficile, est imposé à des gens qui, loin d'être des artistes (méconnaissance de l'anglais) ne sont que rarement de bons artisans (absence d'une méthode ou d'outils palliant cette méconnaissance). Il importe par conséquent de s'interroger quant à la nature, aux buts et finalités de l'exercice de version afin de tenter d'établir une méthode de traduction utilisable par ceux que leur connaissance insuffisante de l'anglais rend vulnérables. Il est aisé de comprendre pourquoi la version existe sous sa forme actuelle. Elle est un moyen de contrôle d'acquisition linguistique - moyen de contrôle efficace - qui se substitue à l'objet de ce contrôle. Le fait que la version soit matière d'examen a institué la version au rang d'une fin en soi et celle-ci est considérée comme le moyen de l'acquisition des connaissances linguistiques. Or, si l'on fait le bilan des connaissances purement linguistiques apportées par la version, on s'aperçoit bien vite qu'il demeure pauvre. Il importe donc de dissocier le moyen de contrôle et les techniques d'acquisition linguistique: EN FAISANT DE LA VERSION, L'ÉTUDIANT APPREND A TRADUIRE MAIS IL N'APPREND PAS L'ANGLAIS. Or, quand il sait l'anglais, il sait traduire. La version peut servir de support à une prise de conscience des dis- parités entre les langues. La méthode de traduction fait prendre en considération des systèmes linguistiques contrastés et, à ce titre. elle peut faciliter l'apprentissage de la langue - 4-

5 sans pouvoir néanmoins y suffire. Ce qui importe n'est pas tant de traduire correctement dix ou quinze textes dans l'année mais d'acquérir une méthode qui permette, sans risque d'erreur, d'utiliser tous les instruments dont chacun dispose afin de traduire n'importe quel texte. AVERTISSEMENT La présente méthode constitue une première étape vers une étude systématique raisonnée des phénomènes intervenant dans les mécanismes de la version. Il est impossible en un premier temps de fournir la totalité des équivalences entre segments d'énoncés. La méthode est par conséquent une initiation, un moyen de familiariser l'étudiant avec une méthodologie de la traduction s'appuyant sur une analyse rigoureuse du passage d'une langue à l'autre. Cette méthode est adaptable au niveau des connaissances de chacun. Le débutant. comme l'apprenti-traducteur dont les connaissances en anglais sont d'un niveau relativement bas, aura avantage à l'utiliser dans son intégralité et dans la traduction de l'ensemble du texte proposé. Celui qui se sent capable de traduire certains segments de manière» automatique» pourra réserver le recours à cette méthode aux seuls moments où il se trouve bloqué. Il faut cependant lui recommander d'utiliser la méthode le plus souvent possible car il risque alors de s'apercevoir des insuffisances de sa traduction automatique. Il faut remarquer en dernier lieu que cette méthode ne pose pas l'une des questions que peut se poser le traducteur, à savoir:» Peut-on, dans la traduction, se permettre d'interpréter légèrement le texte?» Le principe même sur lequel elle se fonde apporte à cette question une réponse nette et rend par conséquent inutiles toutes considérations ou querelles à ce sujet. - 5-

6 PREMIERE PARTIE PRINCIPES ET METHODES DE LA VERSION ANGLAISE - 6-

7 L'ORGANISATION DE LA LANGUE Avant de tenter de comprendre ou dégager un ou plusieurs mécanismes de traduction, il est bon de s'interroger sur l'organisation et le fonctionnement des langues. D'un point de vue pratique, nous adoptons dans tout ce qui suit la distinction entre les deux niveaux complémentaires de la langue et du discours, c'est-à-dire un niveau abstrait et un niveau concret. La langue La langue n'est pas une réalité perceptible. Elle est un système abstrait de relations s'établissant entre les divers composants du système linguistique. Toutes les personnes parlant l anglais font ainsi référence à un système de langue commun dans les deux domaines du lexique et de la syntaxe. La langue est en quelque sorte l ensemble des théorèmes algébriques commun à un groupe de locuteurs (notons que la phonologie intéresse uniquement la traduction orale). LE LEXIQUE: LE MOT ET SA SIGNIFICATION Au niveau abstrait de la langue, chaque mot possède une valeur qui est faite de limites. Cette valeur est sa signification limitée par la signification de tous les autres mots du système. La signification du mot est le dénominateur commun, la constante présente dans tous les emplois que l on peut faire du mot par la parole. Ainsi, le verbe 'to agree' se trouve employé, dans le domaine concret, avec les sens de: consentir; donner son adhésion à; être d'accord; convenir; s'accorder; concorder; etc., pour ne citer que quelques exemples. Aucune de ces traductions ne suffira à traduire ce verbe dans tous les cas. Mais, si l on considère maintenant que ce verbe possède par rapport aux autres mots une valeur abstraite que l on pourra exprimer sous la forme de la constante:» être en harmonie avec...», cette constante sera présente dans tous les cas d'emploi de 'to agree'. Cette constante se trouve, pour une situation donnée, coloriée par la présence d'un contexte concret. La traduction ne nécessite plus à ce moment qu'un effort de mise en français. L'existence d'une signification abstraite rend les plus grands services en version. Elle explique aussi pourquoi la version est plus facile que le thème. La signification permet en effet de traduire quel que soit l emploi fait du mot donné; elle permet de limiter l'effort d'apprentissage de la langue: si l on connaît un seul emploi d'un mot parmi la multitude d'emplois possibles, la traduction de ce mot employé - 7-

8 dans d'autres contextes risque de s'avérer difficile ou impossible. Par contre, si l on connaît la signification, celle-ci permet de poser sur ce mot un cadre de limites de sens quel que soit le type de situation exprimé. LA SYNTAXE La langue crée entre les mots des rapports de place respective à l intérieur de structures ou d'énoncés. Tous les individus parlant l anglais sont tenus, afin de marquer tel sens, de respecter un certain ordre de mots: pour tous les Anglais, la fonction sujet se trouve en effet définie ou déterminée par l antéposition du sujet et l accord du verbe. Le discours (ici l'écriture) Dans le discours, le mot acquiert un effet de sens. La signification détermine l'emploi du mot qui désigne maintenant telle chose ou exprime telle situation. La syntaxe détermine sa place dans l'énoncé. Le mot reçoit une» valeur» ou coloration particulière à l'individu ou au groupe d'individus et l'ordre des mots peut se trouver modifié dans le respect des impératifs de la syntaxe. Toute théorie de la traduction se devra de tenir compte des deux niveaux : a) Un niveau grammatical abstrait de la langue, où chaque mot possède une signification et entre en rapport avec tous les autres mots de la langue dans le cadre des servitudes syntaxiques. b) un niveau de discours sous-tendu par le système de langue et faisant intervenir la désignation concrète par laquelle le mot reçoit un effet de sens particulier comme la présence d'un contexte détermine une rhétorique. La langue est le cadre abstrait posé sur le matériau (texte) et permettant une traduction-compréhension au niveau surtout des significations. Le discours avec ses effets de sens et effets rhétoriques permet une traduction-tonalité au plan du concret. Nous appellerons grammaire tout ce qui ressort du niveau de la langue et rhétorique tout ce qui appartient au domaine du discours. La rhétorique est ainsi définie comme l'utilisation personnelle que fait le locuteur des possibilités que lui offre le système de la langue. Cette distinction explique le postulat suivant: tous les individus parlant l'anglais partagent une seule et même grammaire; mais chacun des individus possède et impose une rhétorique qui lui est personnelle. Ceci revient à dire que, utilisant ou faisant référence à un système commun, deux personnes n'attachent pas à un même message une même valeur concrète. Supposons la phrase simple : "I had a meal today.» Tout le monde comprend cette phrase parce que tout le monde se réfère à un même ensemble de significations et à un même ensemble de servitudes syntaxiques. Tout Anglais connaît la signification des cinq constituants de la phrase: indice personnel de première personne + verbe au passé avec signification d'attribution + indéfini et numéral + repas + temps donné. Pour tous les Anglais, 'today' par exemple est limité dans le temps d'une manière comparable chez chaque individu. Le cadre des limites du mot est le même pour tous: la signification est la même. D'autre part, tout le monde sait que la place de 'l', comme l'accord, en fait un mot placé en fonction-sujet, que la place de 'meal' et de 'today' en fait des compléments du verbe, que la place de 'a' en fait un modifiant de 'meal'. Mais tout le monde ne donnera pas à 'meal', par exemple, le même effet de sens : tout le monde n'y verra pas le même repas et même ceux qui y voient le même repas ne donnent pas à celui-ci un contenu identique, et ainsi de suite. De la même façon, l'ordre des mots, quoique contraignant, accepte néanmoins des variations qui sont autant de modifications d'un coefficient d'attente. Ces modifications servent généralement à ajouter quelque chose à la» valeur» d'un mot ou d'un groupe de mots : Yesterday, he died. Off he went. He died yesterday. He went off. Dans chacun de ces groupes, les deux structures notent des sens globaux identiques, mais l'ordre des mots détermine une variation dans la valeur relative des sens notés et ces structures n'acceptent pas la même traduction. Il est dorénavant possible de tirer des premières conclusions inévitables : 1. la version est un exercice à deux faces avec : a) la compréhension globale du texte (cadres des sens) par référence à une grammaire (significations et syntaxe): b) la perception et la restitution d'effets stylistiques particuliers (effets de sens et ruptures d'attente) dans le cadre de la rhétorique personnelle de l'auteur. 2. La version est un exercice grammatical. 3. Il existe une certitude de la compréhension» grammaticale» ; il n'existe jamais de certitude de l'appréciation correcte d'une rhétorique - 8-

9 personnelle, parce que celle-ci suppose automatiquement un certain degré d'interprétation. Fautes de traduction version est atteint quand l'apprenti-traducteur sait quand et pourquoi il n'a pas bien traduit; même si, à ce stade, il ne parvient pas encore à trouver la bonne solution. LE NON-SENS Le non-sens trahit une incompréhension totale du texte ou d'une partie du texte à traduire. Il pose le problème de la compréhension globale du texte et naît d'une méconnaissance des significations et de la syntaxe (grammaire). LE CONTRESENS Il rejoint le non-sens mais présente un caractère de gravité moindre parce que moins étendu. Il pose le problème de la connaissance de la grammaire de l'anglais. Il y a contresens quand on attribue à un mot : - une signification qui n'est pas la sienne, - une valeur déterminée par l'ordre des mots ne correspondant pas à sa place. Il s'agit souvent de mots inconnus que l'on traduit sans tenir aucun compte d'une logique imposée par le contexte. LE FAUX-SENS Le faux-sens appartient au domaine rhétorique de la désignation. Il naît de l'appréciation défectueuse de : a) l'effet de sens particulier du mot dans telle situation. Ce cas est fréquent en ce qui concerne les mots ayant une multitude d'effets de sens possibles. Citons par exemple cette phrase:»i take my paper to the office every morning.» où 'take' est traduit par» je prends/porte/apporte/amène/envoie/etc.», alors que l'effet de sens précis est ici» j'emporte». Le faux-sens provient d'une appréciation défectueuse du contexte; b) de la modification de l'ordre des mots. La place du mot dans le texte exprimant une situation donnée est d'importance dans la version. Citons par exemple:»off he went» comparé à»he went off» (voir ci-dessus). Le faux-sens provient dans ce cas d'une confusion des deux tournures. Si l'on ajoute à ces trois grandes catégories d'erreurs les fautes provenant d'une méconnaissance de la langue française (orthographe, ponctuation, logique), on aboutit à un tableau complet des fautes dites de traduction. Il ne suffit cependant pas de dire au traducteur quand et où il commet des fautes, il faut lui fixer des critères de» bonne traduction», lui expliquer ses erreurs en montrant par là- même comment fonctionne la traduction. Le premier pas vers la maîtrise de la - 9-

10 LES MECANISMES DE LA TRADUCTION La version se définit simplement comme» le remplacement d'un matériau linguistique par un matériau linguistique appartenant à une autre langue» 1. Elle consiste à remplacer un ensemble de sens par un autre ensemble de sens. En ce qui nous concerne, nous remplacerons un ensemble de sens contenu dans le texte anglais par un ensemble de sens exprimé dans un texte français. Il faut que ces ensembles de sens soient équivalents. Mais qu'entend-on par équivalence d'ensembles de sens? Nous savons tous que traduire c'est trahir: le problème est de trahir le moins possible, donc de trouver ces fameuses équivalences. Il existe bien entendu des cas où il ne peut y avoir équivalence entre le français et l'anglais: certaines situations décrites en anglais n'ont pas de contrepartie dans notre langue, soit parce que le français ignore pareille situation, soit parce que tel phénomène n'est pas décrit, soit parce que les points de vue diffèrent, etc. (exemple d'un passif anglais devenu actif en français, idiotismes). Mais, dans la majorité des cas, il est possible de traduire par une équivalence. Cette équivalence porte sur la situation ou la désignation. Nous définirons la situation comme l'ensemble des sens concrets notés par l'unité du matériau linguistique (sens marqués par une structure des mots). exemple:»he eats his soup» La situation exprimée est: homme + troisième personne + action de manger + présent + nature de ce qu'il mange. Afin de simplifier, nous emploierons le terme IMAGE afin de désigner le contenu de la situation. L'équivalence de traduction porte sur une équivalence des images notées par le texte de départ et le texte d'arrivée. Il sera par conséquent possible de traduire quand les deux langues en présence sont le fait de personnes possédant des» images» comparables. La traduction se définit maintenant comme: la substitution à un texte (anglais) évoquant (pour l'anglais) une image donnée d'un texte (français) évoquant (pour le français) une image» identique» à l'image de départ. Ainsi seront formées les équivalences entre» groupes sémantiques fonctionnant de façons comparables dans l'expression de situations identiques. 2» La version, comme toute traduction, suppose donc des universaux de situation. Ces situations comportent un certain nombre de traits pertinents qui permettent de les analyser. Le trait pertinent de la situation est tout élément qui la rend différente de toutes les autres C. Catford, A Linguistic Theory of Translation, O.U.P. London, Ibid.

11 situations et l'ensemble de ces traits compose l'image de départ. Il faut donc que l'image d'arrivée comporte un nombre de traits pertinents égal (si possible) et aussi des traits pertinents identiques. Plus les traits pertinents seront proches de ceux de l'anglais, plus la version sera juste; plus leur nombre sera proche de celui contenu dans la situation exprimée par l'anglais et plus la version sera précise. Ces traits pertinents constitueront l'indispensable préalable à toute traduction. Tout se passe finalement comme si l'on allait d'une situation donnée à une situation équivalente par remplacement du matériau linguistique. Seul le vecteur change, modifiant légèrement l'optique. Supposons que la situation de départ puisse se concevoir comme un kilo de sucre = contenu de l'image. L'auteur a présenté son kilo de sucre de la manière suivante: sucre en poudre (anglais) placé dans un sachet de forme arrondie ou cylindrique de couleur blanche et portant tel nom de marque anglaise. Le traducteur doit restituer ce kilo de sucre. Mais son vecteur, imposé par l'analyse du français, sera différent. Il s'agira cette fois d'un kilo de sucre en poudre présenté dans un emballage différent: même sucre, même goût peut-être, même poids, même couleur, mais dans un emballage parallélépipédique de couleur bistre et portant le nom de telle marque française. La difficulté de la traduction apparaît dans le fait que, pour pousser la comparaison un peu plus loin, l'anglais utilise un système de mesure différent et verrait ici une 'livre' de sucre. Les deux systèmes de mesure sont différents; les deux systèmes linguistiques le sont aussi. C'est là sans doute la réalité que l'on oublie le plus souvent: les deux systèmes linguistiques étant différents, il sera difficile de trouver des équivalences exactes. Nous ne trouverons que des situations fonctionnant de manière comparable à l'intérieur de systèmes de situations. L'analyse du mécanisme des traductions permet de comprendre pourquoi la recherche d'équivalences est souvent si difficile. Elle mettra en outre en garde contre tous les dangers qui menacent. Le passage du texte de départ au texte d'arrivée s'effectue en une suite d'étapes que l'on peut schématiser de la manière suivante: l'image Départ passe par le filtre de la grammaire de l'anglais (significations et syntaxe). L'image Arrivée se construit sur la base de la grammaire du français. Dans tous les cas, le traducteur part d'un matériau linguistique exprimant une situation. Ce matériau linguistique reçoit en pratique un traitement grammatical double ainsi que l'indique le tableau de la page suivante. Le traitement du matériau, ainsi qu'il est figuré sur ce tableau, demande à être analysé et expliqué. La traduction commence avec son objet, c'est-à-dire un texte qui figure le discours anglais. Ce discours est un vecteur linguistique dans lequel chaque mot reçoit un effet de sens particulier, du fait de la présence d'autres mots dans l'énoncé, le sens de chacun des mots étant déterminé par celui de chacun des autres mots présents. En outre, les mots s'organisent en une chaîne syntaxique qui présente, au niveau du discours, tous les effets stylistiques afférents aux modifications d'ordre des mots - ou peut les présenter. Le discours a pour fonction d'évoquer pour l'anglais une image que nous appelons image de départ. Dans le discours, nous avons cette image avec ses couleurs. Le discours est ainsi, en quelque sorte, le support linguistique servant à représenter une réalité qui est, elle, réalité non linguistique: la situation de départ. En effet, l'auteur du texte a voulu» décrire» ou» désigner» cette réalité non linguistique et ne dispose, pour ce faire, que du discours. C'est ce discours qu'il faut comprendre en un premier temps. Ici intervient la première étape de la traduction, marquée par le chiffre 1 sur le tableau. En effet, nous avons VU que le seul moyen de comprendre ou d'interpréter un discours est le recours à la langue qui, entité abstraite, sous-tend la réalité linguistique : un effet de sens ne peut s'apprécier que par référence à la signification du mot; un effet stylistique ne peut s'apprécier que par référence à la syntaxe. C'est pour cette raison que nous devons poser un filtre sur l'image. Ce filtre nous permet de situer l'image dans son cadre puis d'en apprécier les couleurs. Par conséquent, le premier stade de la traduction sera le filtrage du discours au moyen des schémas proposés par la langue : - 11-

12 a) la grammaire (significations des mots et syntaxe) pose le cadre fondamental de la compréhension. b) la grammaire permet aussi d'apprécier la rhétorique propre du discours considéré, tout effet rhétorique se greffant sur le support purement grammatical. A ce stade, le traducteur doit avoir dégagé tous les traits pertinents de l'image : pertinences du cadre et pertinences des colorations rhétoriques. Au second stade de la traduction, nous abordons déjà les problèmes de la restitution de ces traits pertinents. Cette restitution s'effectue en deux étapes. La première étape concerne le passage de la grammaire de l'anglais à celle du français. La grammaire du français et celle de l'anglais ne se recouvrent pas; les deux systèmes de langue s'opposent dans l'organisation des significations comme dans le déroulement syntaxique, même si certaines correspondances occasionnelles laissent supposer que l'on puisse adopter sans grands risques le principe de la traduction littérale. Le passage à la grammaire du français a pour fonction de fournir le cadre sur lequel se développera l'image d'arrivée. La seconde étape fait que le discours d'arrivée évoque pour le Français une image comparable à celle qu'évoquait pour l'anglais le texte de départ. Il reste donc simplement à donner à cette image une coloration rhétorique. Cela serait impossible si l'on ne s'était déjà assuré, par le recours à la grammaire du français, que les deux cadres sont identiques (attention: ces deux cadres ne se calquent pas l'un sur l'autre). Si nous considérons l'exemple simple de la phrase suivante : "She looked at him, not with any expression of intensity, but moodily, morosely, almost crossly, (Iris Murdoch, The Unicorn)" nous devons : - en un premier stade: poser le cadre des significations de chacun des mots; poser le cadre de la compréhension globale des sens par la syntaxe; apprécier la présence d'effets de sens sur 'intensity / moodily / morosely / crossly' et les autres mots; noter l'effet rhétorique intervenant par le choix de la construction: 'not with any expression of intensity' ainsi que par la place de cette expression par rapport au verbe; - en un second stade: faire entrer en jeu la grammaire du français à la recherche des structures et des significations appropriées; - en un troisième stade: restituer des effets rhétoriques du français comparables à ceux identifiés dans le texte anglais

13 Chacune des étapes ainsi définies doit être respectée avec, successivement : 1. Intervention de la grammaire de l'anglais : a) compréhension globale; b) compréhension totale des effets de discours. 2. Intervention de la grammaire du français : a) restitution d'un cadre grammatical ; b) greffe d'effets de discours, en gardant toujours présente à l'esprit la nécessité d'une équivalence aussi juste que possible entre les deux séries d'effets de discours. Si l'on court-circuite l'une ou l'autre de ces phases, on risque des erreurs graves : - la méconnaissance de la grammaire de l'anglais entraîne la noncompréhension du texte et non-perception des effets de discours (cas de celui pour qui le mot a toujours le même sens quels que soient ses emplois et pour qui l'ordre des mots dans le discours envisagé est toujours» normal» ) ; - le calque des grammaires oblige à des traductions souvent incompréhensibles; - omission de la dernière étape: on fait une simple traduction globale, ne fournissant que le cadre approximatif sans en donner les couleurs et les nuances (cas où l'on ne rend pas le contenu stylistique du discours de départ.) Soit la phrase : "Calmly, he thought, before sleep in the inn at Oxford, that ali over Europe and the Antipodes and Cathayand Cipango and the fabujous Americas, the gods were detonating.» (A. Burgess, Nothing Like the Sun). Cet exemple est certainement compris de tout le monde car il est facile d'en saisir le sens global (compréhension grammaticale simple). Il est sans doute moins facile d'en repérer les effets de discours et, notamment, les effets stylistiques: place de 'calmly' ; choix de la forme de 'sleep' ; énumération des lieux, choix de ces lieux, choix de 'fabulous' ; choix de 'detonating'. Si l'on y prête attention, cette phrase est le type même des phrases introduisant la sinistre difficulté de» mise en français d'un texte pourtant facile à comprendre». La raison de cette difficulté se comprend aisément: on ne peut» mettre en français» un texte dont on» sent» la richesse rhétorique mais sans être capable de l'analyser En dernier lieu, l'exercice de version présente deux moments nettement contrastés: la compréhension absolue du texte avec perception aussi nette et précise que possible de l'image de départ puis la réexpression de l'image à l'aide d'un vecteur linguistique nouveau et le plus souvent totalement différent du vecteur initial. Ces deux moments englobent toutes les étapes envisagées dans le tableau présenté. Mais l'on est en droit de se demander pourquoi tant d'apprentis traducteurs court-circuitent l'une ou l'autre de ces étapes. Il serait sans aucun doute nécessaire de revenir ici au paradoxe exprimé dans l'introduction, à savoir que la version devient véritablement possible (et parfaite) dès l'instant où l'on n'a précisément plus besoin de traduire. En effet, si l'on considère tout ce qui vient d'être dit, on s'aperçoit que, placé devant un discours anglais, quelqu'un qui connaît parfaitement les deux langues anglaise et française saura,» instinctivement» passer d'un discours à l'autre sans le recours aux deux grammaires. Cela tient au fait qu'il possède une bonne pratique de segments de discours qui, dans les deux langues, sont sémantiquement égaux. Ceci prouve à ceux qui ne l'auraient pas encore compris que la meilleure préparation à la version n'est peut-être pas tant la version elle-même que l'apprentissage de l'anglais. Cependant, tous les apprentis traducteurs ne possèdent pas une connaissance suffisante de l'anglais pour faire jouer des segments sémantiques égaux. Beaucoup d'entre eux s'essaient pourtant au jeu dangereux du passage direct d'une rhétorique à l'autre, sans doute parce qu'ils ne se sont jamais posé la question de savoir sur quoi porte réellement le passage d'un discours à un autre. Ils courent par conséquent deux risques graves qui sont : a) le calque grammatical: dans bien des cas, il est possible de trouver des correspondances formelles de syntaxe ou de significations : I have eaten my soup today J ai mangé ma soupe aujourd hui où le calque est rigoureux, tant sur le plan grammatical que rhétorique. Malheureusement, pareilles correspondances sont relativement rares quand trop d'étudiants commettent l'erreur de croire qu'elles sont universelles et oublient que le système des significations de l'anglais et le système des significations du français ne se recouvrent pas et que l'organisation syntaxique du français et celle de l'anglais ne se recouvrent pas non plus (sauf rares exceptions). b) le calque rhétorique: si le français et l'anglais ne partagent pas une même grammaire, ils ne partagent pas davantage une même rhétorique. Il n'existe pas de synonymie vraie et le passage d'un discours à un autre

14 est toujours approximation. Le choix du mot» juste» présente les plus grandes difficultés Ce choix sera sans doute facilité si l'on se garde de la traduction littérale. LES DEUX MOMENTS DE LA VERSION Il existe trois types de traduction possibles: le mot à mot, la traduction littérale et la traduction libre. Nous avons déjà parlé des deux premiers types de traduction pour mettre en garde contre les abus qu'ils peuvent entraîner. Mot à mot et traduction littérale supposent une correspondance totale de tous les instants entre les grammaires et rhétoriques de l'anglais et du français. Or, nous savons qu'il n'en est souvent rien: si la traduction littérale fait le succès de certaines bandes dessinées, elle n'a pas sa place dans l'exercice de version. Cependant, le danger ou la tentation seront toujours présents. La raison en est fort simple: le traducteur a besoin de certitudes et d'un fil directeur. Son premier réflexe (qui est hélas! souvent aussi le dernier) consiste à prendre appui sur la seule chose tangible dont il dispose, à savoir le texte anglais. Il faut qu'il trouve une autre certitude et il faut que cette certitude soit la référence à la situation-image exprimée dans son texte et à travers son texte. Il fera ainsi de la traduction dite» libre» qui n'est pas si libre qu'il y paraît de prime abord. En effet, et nous aurons l'occasion de nous en rendre compte souvent, il n'est rien de plus contraignant que la recherche de l'imagesituation car elle réclame une surprenante précision linguistique. Dans le type de version proposé, la situation et son vecteur linguistique seront souverains, la traduction libre étant la moins libre de toutes mais sans doute aussi la plus fidèle. C'est pour cette raison que nous considérerons maintenant les deux moments essentiels de la version qui sont la compréhension du texte (situation de départ) et la réexpression. La situation de départ La grande question que l'on doit se poser face à un texte à traduire est la suivante :» Quelle est l'information contenue dans ce texte?» Celui qui ne se pose pas cette question s'expose à de graves déboires. Les moyens de parvenir à la réponse sont : Au niveau de la langue, la compréhension globale du texte avec les significations des mots et l'étude de la syntaxe. Au niveau du discours, le repérage et les identifications des effets stylistiques : effets de sens et modifications d'ordre des mots déterminant la rhétorique de l'auteur pour ce texte particulier. La situation de départ est ainsi faite d'un cadre marquant le contenu global (compréhension), divisé en une série d'unités de traduction ou unités de situations (découpage). Dans un texte donné, chacun des éléments prend une coloration due au contexte ou co-texte - 14-

15 et il existe dans le domaine des sens marqués une hiérarchie entre les éléments du texte, les unités de traduction et les mots à l'intérieur des unités de traduction. Réexpression ou restitution Si le travail de compréhension a été correctement effectué, la réexpression ne pose plus de problèmes insurmontables. Si l'on possède une image de départ précise et rigoureusement fidèle à celle de l'auteur, il est facile de la transposer à l'aide d'une grammaire et d'une rhétorique que nous sommes sensés posséder car il s'agit cette fois de notre langue maternelle. Travail de création, la restitution se fait dans le respect de la grammaire française et s'accompagne d'une création d'effets stylistiques (ou rhétoriques) comparables en degré et qualité à ceux introduits par l'auteur dans le texte de départ. Quoi qu'il en soit, la compréhension est toujours la plus difficile; elle est la seule qui pose les véritables problèmes et nous comprenons encore mieux pourquoi celui qui connaît parfaitement l'anglais n'éprouve que peu de difficultés: pour lui, le moment essentiel préexiste ou coexiste à la restitution. Il est évident que toutes ces considérations n'apportent pas de faits nouveaux. Cependant, il est bon de s'y attarder et de bien insister sur le fait que l'exercice de version est avant toute chose un exercice de compréhension, d'explication de texte antérieur à la traduction proprement dite. La logique indiscutable veut que l'on commence par comprendre le texte; la pratique fait que nombre d'étudiants s'empressent souvent de traduire, sous les prétextes les plus divers. Ils commettent là une faute grave car, traduisant tout de suite, ils omettent tout ce qui, dans le texte, représente les particularités rhétoriques de l'auteur. Combien d'étudiants ne possèdent-ils dans la traduction qu'un seul» style» et traduisent un passage de roman policier comme ils traduiraient Lord Macaulay! Si l'étudiant respecte la démarche proposée et fait preuve de patience, il trouvera pour chaque texte un style équivalent à celui du texte de départ. Mais avant de passer aux techniques de traduction, il est souhaitable de s'interroger sur ce que provoque l'absence de méthode, indépendamment des erreurs déjà considérées. Quiconque ne dispose pas d'une méthode de traduction tend à trouver des équivalences de manière empirique. Dans ce cas, il extrapole les probabilités d'équivalences d'une langue à l'autre et se dit par exemple que tel mot veut dire telle chose sauf si ceci ou sauf si cela, que telle construction française correspond à telle construction anglaise. Mais en réalité, cela n'est pas toujours le cas, sans quoi les machines à traduire fonctionneraient à merveille. L'équivalence empirique nous ramène à une confusion de deux systèmes linguistiques, à une mise en équation constante des deux systèmes et conduit par conséquent à ignorer ce qui fait la richesse rhétorique du texte. Une fois de plus, l'équivalence empirique est seulement valable au niveau de celui qui n'a plus besoin de traduire et connaît parfaitement les deux langues. Il reste un long chemin à parcourir avant d'en arriver là et ce long chemin est une école de patience

16 LA SITUATION-IMAGE DE DEPART DANS LE DISCOURS ANGLAIS Nous savons que la compréhension s'effectue en deux étapes complémentaires. La première étape aboutit à une compréhension globale et purement grammaticale; la seconde apporte la précision de l'image rhétorique particulière au texte. Ces deux types de compréhension nécessitent une connaissance complète de l'organisation de l'énoncé anglais mais aucune solution ne saurait être efficace si l'on ne détermine d'abord la raison majeure qui fait que les textes ne sont pas compris. En vérité, les raisons de la non-compréhension - indépendamment de celles que nous avons déjà évoquées - tiennent à un état d'esprit plutôt qu'à un manque de connaissances. Il suffit de demander à un groupe d'étudiants de traduire un texte très court pour comprendre comment ils s'y prennent. La plupart d'entre eux lisent le texte en soulignant certains mots dont le sens est inconnu puis traduisent immédiatement en suivant le support de l'anglais. Ce qui nous intéresse ici, ce sont ces mots soulignés ou encadrés car l'expérience prouve que, quand le sens d'un mot est inconnu, c'est souvent la phrase entière le contenant qui ne peut plus être traduite. D'où la mentalité selon laquelle le» fort en version» est un» fort en vocabulaire». Cependant, si le traducteur prend soin de poser sur son texte un cadre qui est contenu dans ce texte, la traduction du mot inconnu est possible et le risque d'erreurs minime. Tout mot s'inscrit en effet dans les limites de la situation-image de départ qu'il est facile de percevoir à condition d'en prendre le temps. La compréhension globale ou appréhension Afin de comprendre le texte et d'appréhender le cadre de l'image, il faut se livrer à un premier découpage. Ce premier découpage est toujours possible mais, s'il veut être efficace, il doit tenir compte de la manière dont le texte a été écrit. ORGANISATION DU TEXTE Tout texte est le produit d'un émetteur (auteur). Tout texte comporte un objet (thème ou thèmes, idées, etc.). L'objet est porté par un vecteur (choix des mots, ordre des mots, conventions d'écriture, hiérarchie des éléments). Comme l'objet, le vecteur est souvent choisi en fonction du récepteur (lecteur) auquel est précisément destiné ce que, du point de - 16-

17 vue de la version, nous nommons image-situation. Comme nous le verrons par la suite, chacun de ces composants aura une incidence variable sur l'image rhétorique. Émetteur ou auteur Son importance est rhétorique. Il n'est pas absolument nécessaire de connaître son rôle pour comprendre le texte (sauf exceptions). Objet C'est la perception de l'objet qui détermine la compréhension du texte. Rappelons que cette compréhension se situe d'abord au niveau grammatical. L'objet général fournit les premiers éléments ou le cadre du contexte. Quelques principes de composition aideront à percevoir l'objet avec rapidité. Rappelons aussi que sur l'objet se greffe la coloration rhétorique apportée par le vecteur. L'objet est, en fin de compte, l'essentiel de cette situation-image que nous cherchons. Le vecteur Le vecteur est l'élément le plus important puisque, portant l'objet, il permet de découvrir celui-ci. C'est aussi le vecteur qui détermine la réaction du lecteur. La compréhension du texte est, par conséquent, compréhension de son vecteur, compréhension d'un matériau linguistique. Le récepteur Si l'on réclame une traduction qui ne s'en tienne pas à l'à peu près grammatical, le récepteur joue aussi un rôle prépondérant. C'est lui en effet qui apprécie la rhétorique de l'auteur et crée la rhétorique du texte d'arrivée, devenant ainsi auteur à son tour. Sans vouloir ranimer les querelles nées à propos de compréhensions ou interprétations différentes de mêmes textes, il faut cependant reconnaître qu'il n'existe plus ici de certitude et que la traduction devient souvent interprétation subjective. Nous savons que les significations et la syntaxe sont les mêmes - pour tous les individus parlant la même langue - mais nous savons aussi qu'il existe autant de rhétoriques que d'individus et que, placés devant un même texte, deux personnes ne le lisent ou ne l'interprètent pas de la même façon. Placées devant une même situation, elles ne la réexprimeront pas non plus de la même façon dans une même langue. Il existe bien entendu des limites à l'intérieur desquelles les interprétations varient, mais le fait qu'elles varient doit encourager le traducteur à une étude du texte par laquelle il cerne étroitement les effets de sens des mots employés par l'auteur en référence à la situation décrite. PRINCIPES ELEMENTAIRES DE COMPOSITION Il faudrait trop longtemps pour démontrer avec rigueur que tous les textes obéissent à des règles de composition relativement rigoureuses (du moins les textes que l'on demande de traduire). Le vecteur organise l'objet en établissant une hiérarchie des éléments constituant le texte. Le texte se construit sur la base d'un cadre général des sens marqués: thème, idée principale, idée-sujet du texte. Le cadre général peut se trouver introduit d'une manière implicite ou explicite et informe le thème du texte. Dans la plupart des cas, il sera seulement impliqué, ce qui rend d'autant plus difficile la compréhension qui sera néanmoins possible grâce aux étoffements du cadre. Les étoffements du cadre sont les éléments servant à le développer ou l'expliquer. Selon leur importance et leur fonction, on oppose traditionnellement les étoffements directs et les étoffements indirects. L'étoffement direct constitue une explication ou une expansion du cadre. L'étoffement indirect est le plus souvent un exemple d'illustration qui n'apporte rien de nouveau au cadre mais permet cependant de le mieux comprendre. Les divers étoffements sont reliés au cadre et reliés entre eux par une architecture de charnières dont le rôle est de fournir au lecteur un guide du sens en modifiant l'attente créée chez lui. Soit l'exemple suivant : "Summer has not ended yet (cadre) it is stil1 warm and sunny (étoffement direct). The whole countryside is alive (étoffement direct) ; birds sing, cows graze in the fields, horses run, farmers work in the fields (autant d'étoffements indirects). Yet, autumn is here» (extension du cadre; la charnière marque l'opposition). Un second exemple plus complexe montre encore comment le vecteur structure l'objet. Remarquons que, d'un point de vue général, les charnières sont le plus précieux auxiliaire de la compréhension. "Julius's mother died when he was a small boy. His father did never re-marry, no female relative was called in and the house went on being run by an elderly major-domo. They were all taught early, Julius said, to order their own dinner. The boys, in fact, took their place at table at twelve, not as children but

18 as sons of the house, drinking their wine and doing their share as hosts. They entertained their neighbours as little as possible. Baden, the old Baron had said, had turned dowdy in the Sixties - the men dressed badly and the women were interested in nothing. Yet the house was always full; with scientists and travellers and collectors from all over Europe, with gentlemen of decided hobbies, with old beaux, with cousins and gourmets and the sons of the relics of the French Revolution, and there was always a warm welcome at Landen for quacks. In this household my father remained until he was seventeen years old.» SYBILLE BEDFORD, A Legacy Le cadre du texte apparaît sans doute dans la dernière phrase comme : Étoffements "the household my father grew up in and his upbringing.» 1 mother's death. 2 a masculine house: no women /»major-domo» / enumeration of men. 3 sons of the house:»wine» and»playing hosts.» 4»no neighbours entertained": reasons given»old Baron.» 5 reprise: house full of men: chaque catégorie correspondant à un étoffement. indirect. Remarque Les compositions de textes varient souvent mais respectent toujours les principes que nous avons indiqués. Cela facilite grandement le découpage des textes ainsi qu'une première classification des éléments du texte 1. COMPREHENSION GLOBALE ET COMPOSITION L'application des principes de composition permet un premier découpage du texte. Celui-ci permettra de dégager un certain nombre de signaux présentés dans l'ordre où leur nécessité se fait sentir. Signaux d'objet Ce sont : - l'idée-cadre ou le thème du texte; - les charnières signalant la modification du contenu du message ainsi que la nature de la modification introduite (Yet par exemple signale une opposition) ; - les mots-signaux à l'intérieur de chaque étoffement. Dans chacun des étoffements, deux mots sont, du point de vue du sens global, plus importants ou utiles que les autres. Il s'agit généralement de : sujet et complément du verbe; sujet et verbe si complément zéro; deux compléments du verbe si le sujet est anaphorique. Signaux rhétoriques Ce sont des signaux permettant d'appréhender les conventions adoptées par l'auteur (exemple de la poésie, etc.) ou la tonalité dont il colore son texte (contexte linguistique ou métalinguistique). Utilité des signaux Tous les signaux dégagés permettent de former l'architecture des sens notés dans le texte. Leur utilité en version est évidente: ils posent sur le texte un filtre qui détermine les limites de l'image. On évite ainsi les non-sens et la rupture de la logique du texte comme le blocage dû à la méconnaissance d'un mot particulier. Compréhension et unités de traduction Comme nous l'avons déjà vu, le découpage du texte va du général au particulier. Les limites du cadre obtenues dans un premier découpage vont se subdiviser en limites plus restreintes et contraignantes. Le découpage en étoffements s'apparente le plus souvent au découpage en phrases. Nous lui ferons succéder un découpage grammatical. Nos unités de traduction seront des unités syntaxiques demandant une connaissance complète de la grammaire de l'anglais. L'unité de traduction est unité de situation: c'est la plus petite partie de l'énoncé qui suffit à évoquer un élément complet de la situation décrite. Il s'agit du groupe verbal. Le groupe verbal se trouve défini comme un verbe (conjugué) accompagné de tous les mots qui modifient son sens (le groupe verbal correspond en mainte circonstance à une phrase). LE GROUPE VERBAL La base de ce groupe est le mot portant les marques de la conjugaison. Le découpage en unités de traduction s'appuie sur le verbe mais 1. Pour de plus amples études de la composition des textes, voir Manuel de Composition anglaise, éditions BORDAS, Coll. Études

Guide méthodologique 4

Guide méthodologique 4 N/Réf : X2 217 012 Collection Guides méthodologiques Comment réaliser un travail de recherche Guide méthodologique 4 Louis Gaudreau Conseiller en documentation Centre des médias Septembre 2007 TABLE DES

Plus en détail

Gouvernement du Québec Ministère de l Éducation, du Loisir et du Sport, 2005 05-00037 ISBN 2-550-44268-7

Gouvernement du Québec Ministère de l Éducation, du Loisir et du Sport, 2005 05-00037 ISBN 2-550-44268-7 Gouvernement du Québec Ministère de l Éducation, du Loisir et du Sport, 2005 05-00037 ISBN 2-550-44268-7 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec, 2005 TABLE DES MATIÈRES Présentation... 1 1 Conséquences

Plus en détail

Cours de langue vivante : objectifs linguistiques

Cours de langue vivante : objectifs linguistiques I.E.P. TOULOUSE Cours de langue vivante : objectifs linguistiques ANGLAIS 1A, 2A, 4A & 5A E. DI PAOLANTONIO 01/11/2015 Cadre européen commun de référence pour les langues - grille d'autoévaluation - «Le

Plus en détail

A2 Certaines informations ont été comprises mais le relevé est incomplet, conduisant à une compréhension encore lacunaire ou partielle.

A2 Certaines informations ont été comprises mais le relevé est incomplet, conduisant à une compréhension encore lacunaire ou partielle. Annexe Fiche d évaluation et de notation pour la compréhension de l oral (LV1) Situer la prestation du candidat à l un des cinq degrés de réussite et attribuer à cette prestation le nombre de points indiqué

Plus en détail

Analyse manuel CM2 COMPOSITION DE L ENSEMBLE PEDAGOGIQUE. ORGANISATION DU MANUEL Nombre de domaines : 4. Lecture. Grammaire. Conjugaison...

Analyse manuel CM2 COMPOSITION DE L ENSEMBLE PEDAGOGIQUE. ORGANISATION DU MANUEL Nombre de domaines : 4. Lecture. Grammaire. Conjugaison... Analyse manuel CM2 Titre : Outils pour le français Auteurs : professeurs des écoles une agrégée d université Editeur : Magnard Année : Avril 2008 Descriptif du manuel COMPOSITION DE L ENSEMBLE PEDAGOGIQUE

Plus en détail

Anglais. L'ordre des groupes principaux est : Dans le cas général, la négation se construit ainsi :

Anglais. L'ordre des groupes principaux est : Dans le cas général, la négation se construit ainsi : Anglais Grammaire: syntaxe, temps, for/since 20 décembre 2005 1 Syntaxe 1.1 L'armation L'ordre des groupes principaux est : Sujet + verbe conjugué + Compléments A noter : Même si les compléments sont sous

Plus en détail

Explication de texte.

Explication de texte. Charlène Lozano TS1 «La science, dans son besoin d'achèvement comme dans son principe, s'oppose absolument à l'opinion. S'il lui arrive, sur un point particulier, de légitimer l'opinion, c'est pour d'autres

Plus en détail

MAITRISE DU LANGAGE ET DE LA LANGUE FRANCAISE au cycle 2 (programmes 2007)

MAITRISE DU LANGAGE ET DE LA LANGUE FRANCAISE au cycle 2 (programmes 2007) MAITRISE DU LANGAGE ET DE LA LANGUE FRANCAISE au cycle 2 (programmes 2007) Ces tableaux reprennent les compétences des programmes 2007. Ils servent de référentiel commun à tous les enseignants du cycle

Plus en détail

Master 2 T2M. Instructions pour la rédaction des notes d entreprise

Master 2 T2M. Instructions pour la rédaction des notes d entreprise Master 2 T2M Instructions pour la rédaction des notes d entreprise I Dispositions générales Selon le pays où vous êtes en stage, un enseignant de la langue concernée sera chargé de suivre votre stage et

Plus en détail

STATUTS DE L'ASSOCIATION TOURETTE ROMANDIE

STATUTS DE L'ASSOCIATION TOURETTE ROMANDIE STATUTS DE L'ASSOCIATION TOURETTE ROMANDIE Groupe d échanges suisse romand pour le syndrome Gilles de la Tourette Dénomination, siège et durée Article premier 1. L Association Tourette-Romandie, ci-après

Plus en détail

Ressources pour l école élémentaire

Ressources pour l école élémentaire Ressources pour l école élémentaire Français éduscol Progressions pour le cours préparatoire et le cours élémentaire première année Ces documents peuvent être utilisés et modifiés librement dans le cadre

Plus en détail

Note de service n 2012-034 du 6 mars 2012

Note de service n 2012-034 du 6 mars 2012 Note de service n 2012-034 du 6 mars 2012 (modifiée par la note de service n 2012-100 du 29 j uin 2012 et par la note de service n 2012-179 du 20 novembre 2012) (Education nationale : bureau DGESCO A2-1)

Plus en détail

Entreprises et ménages

Entreprises et ménages Entreprises et ménages Producteurs et consommateurs Les agents économiques sont classés dans les comptes nationaux en fonction de leur rôle dans le processus de création, de répartition et de destruction

Plus en détail

FRANÇAIS Langage oral. Lecture - écriture. Vocabulaire. Grammaire. Orthographe. MATHÉMATIQUES Nombres et calcul. Géométrie. Grandeurs et mesures

FRANÇAIS Langage oral. Lecture - écriture. Vocabulaire. Grammaire. Orthographe. MATHÉMATIQUES Nombres et calcul. Géométrie. Grandeurs et mesures FRANÇAIS Langage oral Demander des explications. Écouter et comprendre les textes lus par l enseignant. Restituer les principales idées d un texte lu par l enseignant. Dire un texte court appris par cœur,

Plus en détail

1- QU EST-CE QUE LE CADRE EUROPÉEN COMMUN DE RÉFÉRENCE?

1- QU EST-CE QUE LE CADRE EUROPÉEN COMMUN DE RÉFÉRENCE? 1- QU ST-C QU L CAD UOPÉN COMMUN D ÉFÉNC?!"#$$%"!#%& &!%" '! %"($!%" $!% )*! * ") %% )$+$!, %% ), %!!%"!!#" &!!"'!" %"!%")$$!,-!$+#$!%)!! %%!)%%. %, %" &! ), '!"&!)$$!!## '' ))* "%)!!# %% )!(), %!!#*!'!,

Plus en détail

Verbe et domaine du verbe dans les programmes de 2008

Verbe et domaine du verbe dans les programmes de 2008 Verbe et domaine du verbe dans les programmes de 2008 Maternelle Par le récit d événements du passé, par l observation du patrimoine familier (objets conservés dans la famille...), ils apprennent à distinguer

Plus en détail

chapitre 1 Décrire la langue

chapitre 1 Décrire la langue chapitre 1 Décrire la langue 1 Du langage à la langue Quelques dé nitions préalables Le langage est cette faculté, que l homme est seul à posséder, de s exprimer par la parole et par l écriture. Elle lui

Plus en détail

CONSEIL DE L'EUROPE COMITÉ DES MINISTRES RECOMMANDATION N R (97) 5 DU COMITÉ DES MINISTRES AUX ÉTATS MEMBRES

CONSEIL DE L'EUROPE COMITÉ DES MINISTRES RECOMMANDATION N R (97) 5 DU COMITÉ DES MINISTRES AUX ÉTATS MEMBRES CONSEIL DE L'EUROPE COMITÉ DES MINISTRES RECOMMANDATION N R (97) 5 DU COMITÉ DES MINISTRES AUX ÉTATS MEMBRES RELATIVE À LA PROTECTION DES DONNÉES MÉDICALES (adoptée par le Comité des ministres le 13 février

Plus en détail

SYLLABUS ISIT. OPTION 2 : Traduction 2. Module 1 : Traduction. Traduction générale vers A. Nombre de crédits

SYLLABUS ISIT. OPTION 2 : Traduction 2. Module 1 : Traduction. Traduction générale vers A. Nombre de crédits Traduction générale vers A Module 1 : Traduction 5 ECTS généraux : Acquérir la méthodologie et les techniques de la traduction Approfondir la connaissance de la langue source. spécifiques : Parfaire la

Plus en détail

DU BINAIRE AU MICROPROCESSEUR - D ANGELIS LOGIQUE COMBINATOIRE. SIMPLIFICATION DES EQUATIONS BOOLEENNES Leçon 07

DU BINAIRE AU MICROPROCESSEUR - D ANGELIS LOGIQUE COMBINATOIRE. SIMPLIFICATION DES EQUATIONS BOOLEENNES Leçon 07 DU BINAIRE AU MICROPROCESSEUR - D ANGELIS 43 SIMPLIFICATION DES EQUATIONS BOOLEENNES Leçon 7 Le rôle de la logique combinatoire est de faciliter la simplification des circuits électriques. La simplification

Plus en détail

2. Formalisation ... Or les variables sont indépendantes. Donc si

2. Formalisation ... Or les variables sont indépendantes. Donc si L'estimation 1. Concrètement... Dernièrement un quotidien affichait en première page : en 30 ans les françaises ont grandi de... je ne sais plus exactement, disons 7,1 cm. C'est peut-être un peu moins

Plus en détail

Coaching, Une méthode scientifique

Coaching, Une méthode scientifique Coaching, Une méthode scientifique ROSELYNE KATTAR Tout le monde parle de coaching sans savoir exactement de quoi il s agit. Afin de clarifier cette approche selon moi, je vous propose de répondre à 3

Plus en détail

Demande d admission au Centre pédagogique Lucien-Guilbault Secteur primaire

Demande d admission au Centre pédagogique Lucien-Guilbault Secteur primaire Date d envoi : Demande d admission au Centre pédagogique Lucien-Guilbault Secteur primaire QUESTIONNAIRE AU TITULAIRE Ce document doit être complété par le titulaire de classe et/ou par l orthopédagogue

Plus en détail

La théorie des mouvements dans les formules Jean-François Nicaud Version initiale de Février 2013 jeanfrancois.nicaud@laposte.net

La théorie des mouvements dans les formules Jean-François Nicaud Version initiale de Février 2013 jeanfrancois.nicaud@laposte.net La théorie des mouvements dans les formules Jean-François Nicaud Version initiale de Février 2013 jeanfrancois.nicaud@laposte.net Article rédigé avec epsilonwriter puis copié dans Word La théorie des mouvements

Plus en détail

EXAMEN DE LA CONCORDANCE ENTRE L'IAS 1 ET LES DIRECTIVES COMPTABLES EUROPÉENNES

EXAMEN DE LA CONCORDANCE ENTRE L'IAS 1 ET LES DIRECTIVES COMPTABLES EUROPÉENNES XV/7030/98 FR EXAMEN DE LA CONCORDANCE ENTRE L'IAS 1 ET LES DIRECTIVES COMPTABLES EUROPÉENNES DIRECTION GÉNÉRALE XV Marché intérieur et services financiers -1- Le présent document est destiné à un usage

Plus en détail

MODELE D UN RAPPORT DE STAGE DE BAC PRO ELECTROTECHNIQUE

MODELE D UN RAPPORT DE STAGE DE BAC PRO ELECTROTECHNIQUE MODELE D UN RAPPORT DE STAGE DE BAC PRO ELECTROTECHNIQUE [Prénom Nom] Rapport sur le stage effectué du [date] au [date] Dans la Société : [NOM DE LA SOCIETE : Logo de la société] à [Ville] [Intitulé du

Plus en détail

Jakobson, Aspects linguistiques de la traduction

Jakobson, Aspects linguistiques de la traduction Jakobson, Aspects linguistiques de la traduction Selon Bertrand Russell, il faut avoir eu une expérience non linguistique d un mot pour comprendre son sens. Que pensez-vous de cette idée? 1 Mot (signe)

Plus en détail

GRILLE D EVALUATION DES COMPETENCES EN VUE DE LA VALIDATION DU NIVEAU B1

GRILLE D EVALUATION DES COMPETENCES EN VUE DE LA VALIDATION DU NIVEAU B1 ACADEMIE DE MONTPELLIER Groupe académique d inspecteurs et formateurs en langues vivantes GRILLE D EVALUATION DES COMPETENCES EN VUE DE LA VALIDATION DU NIVEAU B1 Etre capable de comprendre les points

Plus en détail

Séance 3 Comment lire et ficher efficacement?

Séance 3 Comment lire et ficher efficacement? Cours Master 1-1er semestre 2012-2013 Institut des Hautes Études de l'amérique Latine Paris III Sorbonne-Nouvelle Suivi individualisé en Anthropologie Séance 3 Comment lire et ficher efficacement? Le compte-rendu

Plus en détail

Applications linéaires

Applications linéaires Applications linéaires I) Applications linéaires - Généralités 1.1) Introduction L'idée d'application linéaire est intimement liée à celle d'espace vectoriel. Elle traduit la stabilité par combinaison

Plus en détail

Master 1 T2M. Instructions pour la rédaction des notes de stage

Master 1 T2M. Instructions pour la rédaction des notes de stage Master 1 T2M Instructions pour la rédaction des notes de stage I Dispositions générales Selon le pays où vous êtes en stage, un enseignant de la langue concernée sera chargé de suivre votre stage et la

Plus en détail

POLITIQUE 2500-625. Politique rédactionnelle non sexiste

POLITIQUE 2500-625. Politique rédactionnelle non sexiste POLITIQUE 2500-625 TITRE : Politique rédactionnelle non sexiste APPROUVÉE PAR : Comité exécutif Résolution : CE-94-15-5 Date : 06.09.1994 Conseil d administration Résolution : CA-94-4-13 Date : 26.09.1994

Plus en détail

LE RAPPORT DE STAGE. Le contenu du rapport de stage

LE RAPPORT DE STAGE. Le contenu du rapport de stage LE RAPPORT DE STAGE Le rapport de stage a pour objet de présenter des faits et des réflexions sur un stage d apprentissage qui, généralement, s est déroulé dans le cadre d un programme de formation professionnelle.

Plus en détail

Chapitre 1 : la comptabilité de caisse

Chapitre 1 : la comptabilité de caisse La comptabilité de caisse www.comptanat.fr Chapitre 1 : la comptabilité de caisse À l'origine de la comptabilité de caisse se trouve l'idée que, pour limiter les risques de détournement, seule une personne

Plus en détail

Les principes généraux de la Comptabilité

Les principes généraux de la Comptabilité Les principes généraux de la Comptabilité présentés par Georg NANEIX Conseiller fiscal gnaneix@fiscal-legal.net 1. Introduction Il est toujours nécessaire, voire indispensable, de connaître les principes

Plus en détail

PROGRAMME DE FRANCAIS Baccalauréat professionnel

PROGRAMME DE FRANCAIS Baccalauréat professionnel B.O. 1995 n 11 du 15 juin 1995 Programme de français Baccalauréat Professionnel PROGRAMME DE FRANCAIS Baccalauréat professionnel Arrêté du 9 mai 1995 - B.O. n 11 du 15 juin 1995 PRÉAMBULE : FINALITÉS ET

Plus en détail

COMMENT CORRIGER UN TRAVAIL

COMMENT CORRIGER UN TRAVAIL COMMENT CORRIGER UN TRAVAIL La méthode de correction expliquée ici s applique à la correction des erreurs de français signalées dans un texte. L étudiant, à travers la correction de son travail, doit être

Plus en détail

18. CONVENTION SUR LA RECONNAISSANCE DES DIVORCES ET DES SÉPARATIONS DE CORPS 1. (Conclue le premier juin 1970)

18. CONVENTION SUR LA RECONNAISSANCE DES DIVORCES ET DES SÉPARATIONS DE CORPS 1. (Conclue le premier juin 1970) 18. CONVENTION SUR LA RECONNAISSANCE DES DIVORCES ET DES SÉPARATIONS DE CORPS 1 (Conclue le premier juin 1970) Les Etats signataires de la présente Convention, Désirant faciliter la reconnaissance des

Plus en détail

ABC CI. Audit-Conseil Informatique Sécurité Langues étrangères Développement personnel Juridique-Management

ABC CI. Audit-Conseil Informatique Sécurité Langues étrangères Développement personnel Juridique-Management Audit-Conseil Informatique Sécurité Langues étrangères Développement personnel Juridique-Management Tél : 02.31.93.53.00 N agrément 25 14 01086 14 Code APE : 8559 A S.A.RL au Capital de 15245 - Créée en

Plus en détail

Déclassement d'actifs et stock brut de capital

Déclassement d'actifs et stock brut de capital Extrait de : La mesure du capital - Manuel de l'ocde 2009 Deuxième édition Accéder à cette publication : http://dx.doi.org/10.1787/9789264067752-fr Déclassement d'actifs et stock brut de capital Merci

Plus en détail

CRÉER UN COURS EN LIGNE

CRÉER UN COURS EN LIGNE Anne DELABY CRÉER UN COURS EN LIGNE Deuxième édition, 2006, 2008 ISBN : 978-2-212-54153-3 2 Que recouvre le concept d interactivité? Dans une perspective de cours en ligne, une activité interactive est

Plus en détail

Trier les ventes (sales order) avec Vtiger CRM

Trier les ventes (sales order) avec Vtiger CRM Trier les ventes (sales order) avec Vtiger CRM Dans l'activité d'une entreprise, on peut avoir besoin d'un outil pour trier les ventes, ce afin de réaliser un certain nombre de statistiques sur ces ventes,

Plus en détail

PLACE DE LA MATERNELLE DANS L APPRENTISSAGE DU CODE LA DECOUVERTE DU PRINCIPE ALPHABETIQUE

PLACE DE LA MATERNELLE DANS L APPRENTISSAGE DU CODE LA DECOUVERTE DU PRINCIPE ALPHABETIQUE PLACE DE LA MATERNELLE DANS L APPRENTISSAGE DU CODE LA DECOUVERTE DU PRINCIPE ALPHABETIQUE - Quelle est la place de la maternelle dans l apprentissage du code? Autrement dit : - En fonction de leur âge,

Plus en détail

Le kamishibaï, théâtre de papier japonais au service des apprentissages, de l'école maternelle à l'école élémentaire.

Le kamishibaï, théâtre de papier japonais au service des apprentissages, de l'école maternelle à l'école élémentaire. Le kamishibaï, théâtre de papier japonais au service des apprentissages, de l'école maternelle à l'école élémentaire. Comment motiver les élèves? Comment fixer leur attention? Comment justifier les apprentissages?

Plus en détail

Les documents primaires / Les documents secondaires

Les documents primaires / Les documents secondaires Les documents primaires / Les documents secondaires L information est la «matière première». Il existe plusieurs catégories pour décrire les canaux d information (les documents) : - Les documents primaires

Plus en détail

FRENCH, SECOND LANGUAGE

FRENCH, SECOND LANGUAGE FRENCH, SECOND LANGUAGE TEST DE CLASSEMENT FRE-1092-6 FRE-5091-6 DÉFINITION DU DOMAINE D EXAMEN SEPTEMBRE 1998 Quebec FRENCH, SECOND LANGUAGE TEST DE CLASSEMENT FRE-1092-6 FRE-5091-6 DÉFINITION DU DOMAINE

Plus en détail

Réussir un exercice de Maths sans stresser en 6 étapes!

Réussir un exercice de Maths sans stresser en 6 étapes! Réussir un exercice de Maths sans stresser en 6 étapes! Dans ce document cadeau, je te montre comment résoudre un exercice de mathématique en suivant une méthode donnée. Grâce à cette méthode, tu ne te

Plus en détail

Chapitre I - Introduction et conseils au lecteur

Chapitre I - Introduction et conseils au lecteur Chapitre I - Introduction et conseils au lecteur Cette partie introductive situe la place de l'algorithmique dans le développement logiciel et fournit au lecteur des conseils : conseils pour bien analyser

Plus en détail

DEPARTEMENT DE GENIE MECANIQUE

DEPARTEMENT DE GENIE MECANIQUE ÉCOLE POLYTECHNIQUE FÉDÉRALE DE LAUSANNE DEPARTEMENT DE GENIE MECANIQUE Règles générales pour la rédaction d'un rapport scientifique P. Ott, Ph. Sutter Rapport LTT - 95-19 LABORATOIRE DE THERMIQUE APPLIQUéE

Plus en détail

Informatique pour Tous

Informatique pour Tous Informatique pour Tous Introduction et plan d'un cours en 15 chapitres François Guiberteau Introduction Analogie L'apprentissage de notions nouvelles, souvent abstraites, est complexe. L'informatique fait

Plus en détail

Projet de Fin d'etudes (PFE)

Projet de Fin d'etudes (PFE) Projet de Fin d'etudes (PFE) PFE au Département Télécommunication Un PFE est un projet : 1. de Recherche et Développement : le but du projet doit être le développement de technologies (plateformes, architectures,

Plus en détail

INTRODUCTION AU LANGAGE ASSEMBLEUR 1

INTRODUCTION AU LANGAGE ASSEMBLEUR 1 151 INTRODUCTION AU LANGAGE ASSEMBLEUR 1 M. CHANIAT INTRODUCTION Avant même d'étudier, ou plutôt de présenter très succinctement quelques remarques d'ordre général à propos du langage assembleur, il convient

Plus en détail

L'APPROCHE EXPERIMENTALE EN RECHERCHE: introduction aux statistiques.

L'APPROCHE EXPERIMENTALE EN RECHERCHE: introduction aux statistiques. L'APPROCHE EXPERIMENTALE EN RECHERCHE: introduction aux statistiques 1 BUTS DU COURS : se familiariser avec le vocabulaire statistique o variable dépendante, variable indépendante o statistique descriptive,

Plus en détail

Exercices Alternatifs. Quelqu un aurait-il vu passer un polynôme?

Exercices Alternatifs. Quelqu un aurait-il vu passer un polynôme? Exercices Alternatifs Quelqu un aurait-il vu passer un polynôme? c 2004 Frédéric Le Roux, François Béguin (copyleft LDL : Licence pour Documents Libres). Sources et figures: polynome-lagrange/. Version

Plus en détail

Exercices Alternatifs. Quelqu un aurait-il vu passer un polynôme?

Exercices Alternatifs. Quelqu un aurait-il vu passer un polynôme? Exercices Alternatifs Quelqu un aurait-il vu passer un polynôme? c 2004 Frédéric Le Roux, François Béguin (copyleft LDL : Licence pour Documents Libres). Sources et figures: polynome-lagrange/. Version

Plus en détail

SECONDE ÉPREUVE ORALE D ADMISSION Temps de préparation : 3 heures pour les deux parties de l épreuve Durée de l épreuve : 1 heure

SECONDE ÉPREUVE ORALE D ADMISSION Temps de préparation : 3 heures pour les deux parties de l épreuve Durée de l épreuve : 1 heure SECONDE ÉPREUVE ORALE D ADMISSION Temps de préparation : 3 heures pour les deux parties de l épreuve Durée de l épreuve : 1 heure Première partie : préparation d une séquence d enseignement en français

Plus en détail

Anglais CAHIER- PROGRAMME

Anglais CAHIER- PROGRAMME Anglais CAHIER- PROGRAMME Dans le présent document, le masculin est utilisé sans aucune discrimination et uniquement dans le but d alléger le texte. NOTE : Tous les renseignements contenus dans ce document

Plus en détail

Méthodologie. des commentaires, des textes législatifs et réglementaires coordonnés reproduits in extenso, des décisions de jurisprudence.

Méthodologie. des commentaires, des textes législatifs et réglementaires coordonnés reproduits in extenso, des décisions de jurisprudence. MÉTHODOLOGIE Méthodologie La présente étude combine trois types d'informations : des commentaires, des textes législatifs et réglementaires coordonnés reproduits in extenso, des décisions de jurisprudence.

Plus en détail

Lire des œuvres littéraires

Lire des œuvres littéraires Lire des œuvres littéraires Une culture littéraire se constitue par la fréquentation régulière des œuvres Une culture littéraire Elle s'est constituée comme un univers où les thèmes, les personnages, les

Plus en détail

NC 11 Norme comptable relative aux Modifications comptables

NC 11 Norme comptable relative aux Modifications comptables NC 11 Norme comptable relative aux Modifications comptables Objectifs 01. La divulgation des informations financières repose sur les caractéristiques qualitatives prévues par le cadre conceptuel, notamment,

Plus en détail

Votre profil d'enseignant : où sont vos atouts?

Votre profil d'enseignant : où sont vos atouts? Votre profil d'enseignant : où sont vos atouts? Vous trouverez ci-après un certain nombre d'affirmations. Vous pouvez cocher plusieurs (ou aucune) par point. 1. Vous vous faites un plan qui prévoit le

Plus en détail

Régime 'travail lourd' : texte de vision du régime des travailleurs indépendants 1. 14 avril 2016

Régime 'travail lourd' : texte de vision du régime des travailleurs indépendants 1. 14 avril 2016 Régime 'travail lourd' : texte de vision du régime des travailleurs indépendants 1 14 avril 2016 La présente note établit les priorités du régime des travailleurs indépendants pour déterminer les principes

Plus en détail

Qu est-ce que le TCF?

Qu est-ce que le TCF? Qu est-ce que le TCF? Le Test de Connaissance du Français (TCF ) est un test de niveau linguistique en français, conçu à la demande du ministère de l Éducation nationale, de l Enseignement supérieur et

Plus en détail

1. Trier une liste sur une seule clé

1. Trier une liste sur une seule clé 7. TRI ET FILTRES Niveau de difficulté : intermédiaire En plus de leurs fonctions de calcul, les tableurs disposent de quelques outils habituellement réservés aux systèmes de gestion de bases de données[ensemble

Plus en détail

5.1.1 La procédure pour la description d'une situation-problème

5.1.1 La procédure pour la description d'une situation-problème 5 LE CHOIX DES PARTIES DE COURS : UNE PROGRESSION DES APPRENTISSAGES Éléments du cinquième chapitre 5.1 La description de la situation-problème finale 5.1.1 La procédure pour la description d'une situation-problème

Plus en détail

Un livre illustré. Cycle: fin du 1 er cycle du primaire Durée de l activité: plusieurs semaines

Un livre illustré. Cycle: fin du 1 er cycle du primaire Durée de l activité: plusieurs semaines Un livre illustré Cycle: fin du 1 er cycle du primaire Durée de l activité: plusieurs semaines Résumé de la tâche Domaines généraux de formation Compétences transversales Domaines d apprentissage et compétences

Plus en détail

Langues CIIP 2010 TROISIÈME CYCLE

Langues CIIP 2010 TROISIÈME CYCLE Langues VISÉES PRIORITAIRES Maîtriser la lecture et l écriture et développer la capacité de comprendre et de s exprimer à l oral et à l écrit en français. Découvrir les mécanismes de la langue et de la

Plus en détail

La carte postale. Activité annuelle cyclique n 3

La carte postale. Activité annuelle cyclique n 3 Activité annuelle cyclique n 3 La carte postale A partir de photos de vacances apportées par les élèves, la classe crée des cartes postales. Il s'agira d'inventer un texte en lien avec la photo et une

Plus en détail

Environnement de programmation

Environnement de programmation Environnement de programmation 1.La programmation Les ordinateurs sont stupides! à un point dont on n'a pas idée. Ils ne réagissent ni ne répondent qu'à des situations ou à des données anticipées par le

Plus en détail

SYLLABUS ISIT. OPTION 1 : Traduction 1. Module 1 : Traduction. Traduction spécialisée vers A. Nombre de crédits. Objectifs généraux :

SYLLABUS ISIT. OPTION 1 : Traduction 1. Module 1 : Traduction. Traduction spécialisée vers A. Nombre de crédits. Objectifs généraux : Traduction spécialisée vers A Module 1 : Traduction 5 ECTS généraux : Acquérir la méthodologie de la traduction de textes techniques dans divers domaines de spécialité : recherche documentaire, élaboration

Plus en détail

A. Introduction. Chapitre 4. - les entités de sécurité ; - les sécurisables ; - les autorisations.

A. Introduction. Chapitre 4. - les entités de sécurité ; - les sécurisables ; - les autorisations. Chapitre 4 A. Introduction Le contrôle d'accès représente une opération importante au niveau de la gestion de la sécurité sur un serveur de bases de données. La sécurisation des données nécessite une organisation

Plus en détail

CRPE 2011 EPREUVE D ORAL BLANC POUR L ADMISSION AU CONCOURS DU CRPE DISCIPLINE DU FRANCAIS

CRPE 2011 EPREUVE D ORAL BLANC POUR L ADMISSION AU CONCOURS DU CRPE DISCIPLINE DU FRANCAIS CRPE 2011 EPREUVE D ORAL BLANC POUR L ADMISSION AU CONCOURS DU CRPE DISCIPLINE DU FRANCAIS Domaine : Niveau : CM2 Connaissances et compétences : Compétences - rédiger un texte d une quinzaine de lignes

Plus en détail

Chronique Publicité. La nouvelle recommandation du BVP. Par Amanda Mahabir, Etudiante en Master Droit et Métiers de l Audiovisuel

Chronique Publicité. La nouvelle recommandation du BVP. Par Amanda Mahabir, Etudiante en Master Droit et Métiers de l Audiovisuel Chronique Publicité La nouvelle recommandation du BVP Par Amanda Mahabir, Etudiante en Master Droit et Métiers de l Audiovisuel Le BVP adopte des règles déontologiques pour encadrer les publicités. Au-delà

Plus en détail

E-LECLERC LEVALUATION DU SITE WEB. A. Evaluation «subjective» du site web. 1. Choix du site web. 2. Présentation le site A P I 0 8 1 1 / 0 3 / 2 0 1 4

E-LECLERC LEVALUATION DU SITE WEB. A. Evaluation «subjective» du site web. 1. Choix du site web. 2. Présentation le site A P I 0 8 1 1 / 0 3 / 2 0 1 4 LEVALUATION DU SITE WEB E-LECLERC A P I 0 8 1 1 / 0 3 / 2 0 1 4 A. Evaluation «subjective» du site web 1. Choix du site web J ai choisi de réaliser l évaluation «subjective» sur le site web : www.e-leclerc.com,

Plus en détail

GÉRER LES ATTRIBUTS GRAPHIQUES DANS LES MURS

GÉRER LES ATTRIBUTS GRAPHIQUES DANS LES MURS GÉRER LES ATTRIBUTS GRAPHIQUES DANS LES MURS ASTUCE DU MOIS Introduction Vous avez sûrement été confronté(e) à la question suivante : comment dois-je m y prendre pour associer des attributs graphiques

Plus en détail

ÉPREUVE UNIQUE Enseignement secondaire, 2 e cycle

ÉPREUVE UNIQUE Enseignement secondaire, 2 e cycle ÉPREUVE UNIQUE Enseignement secondaire, 2 e cycle Document d information - Juin 2015 - Août 2015 - Janvier 2016 Français, langue d enseignement 5 e année du secondaire Écriture 132-520 Gouvernement du

Plus en détail

PRINCIPES DIRECTEURS PERMETTANT DE DÉTERMINER L ENDROIT OÙ DOIVENT ÊTRE CLASSÉS LES DOCUMENTS DE BREVET DANS LA CIB

PRINCIPES DIRECTEURS PERMETTANT DE DÉTERMINER L ENDROIT OÙ DOIVENT ÊTRE CLASSÉS LES DOCUMENTS DE BREVET DANS LA CIB PRINCIPES DIRECTEURS PERMETTANT DE DÉTERMINER L ENDROIT OÙ DOIVENT ÊTRE CLASSÉS LES DOCUMENTS DE BREVET DANS LA CIB adoptés par le Comité d experts de l Union de l IPC à sa quarante-deuxième session et

Plus en détail

Les quatrièmes et l histoire des arts

Les quatrièmes et l histoire des arts Les quatrièmes et l histoire des arts Objectifs documentaires Mettre en œuvre l ensemble des savoirs en recherche et maîtrise de l information pour réaliser un dossier documentaire. Objectifs disciplinaires

Plus en détail

Une extension compatible TRM, du jeu «la corbeille». cc-by-nc-sa http://www.valeureux.org/blog/offres/nos-outils/jeu-la-corbeille/

Une extension compatible TRM, du jeu «la corbeille». cc-by-nc-sa http://www.valeureux.org/blog/offres/nos-outils/jeu-la-corbeille/ La Corbeille tour TRM Avec Stéphane Laborde Version 3.3 à la date du 15/06/2014 Une extension compatible TRM, du jeu «la corbeille». cc-by-nc-sa http://www.valeureux.org/blog/offres/nos-outils/jeu-la-corbeille/

Plus en détail

GUIDE POUR LE DÉVELOPPEMENT DE COMPÉTENCES PROFESSIONNELLES (CP) POUR LE 3 ème STAGE

GUIDE POUR LE DÉVELOPPEMENT DE COMPÉTENCES PROFESSIONNELLES (CP) POUR LE 3 ème STAGE 1 GUIDE POUR LE DÉVELOPPEMENT DE COMPÉTENCES PROFESSIONNELLES (CP) POUR LE 3 ème DOMAINES: FONDEMENTS COMPÉTENCE 1: Agir en tant que professionnelle ou professionnel héritier, critique et interprète d

Plus en détail

BORS EDIT TRADUCTION EN CLASSE DE LANGUE

BORS EDIT TRADUCTION EN CLASSE DE LANGUE BORS EDIT TRADUCTION EN CLASSE DE LANGUE Bien qu elle ait été bannie pendant longtemps de la pédagogie des langues, la traduction est cependant une activité que nous pratiquons tous naturellement. On traduit

Plus en détail

Crésus-facturation multilingue. Dès version 3.4

Crésus-facturation multilingue. Dès version 3.4 Crésus-facturation multilingue Dès version 3.4 2 Crésus-facturation multi-lingue 1 Introduction Comment faire des factures multilingues? Qu'est ce qu'une facturation multilingue? Pour le logiciel Crésus-facturation,

Plus en détail

AEC en Techniques d éducation à l enfance

AEC en Techniques d éducation à l enfance (JEE.0K) 322-101-MV Introduction à la profession Ce cours permet à l étudiant d explorer la profession d éducatrice à l enfance dans son ensemble et de bien cerner le contexte des services de garde au

Plus en détail

Classement et identification des grandes Écoles de pensée

Classement et identification des grandes Écoles de pensée Classement et identification des grandes Écoles de pensée De 1900 à nos jours, de nombreuses écoles de pensée se sont succédées avec des périodes de recouvrement. Si les écoles de pensée sont bien identifiées,

Plus en détail

Définition du compte courant

Définition du compte courant Définition du compte courant Un compte courant n est pas un compte bancaire, mais un simple compte dans le système comptable de l Office (SAP/R3), qui est inclus dans le grand livre des comptes clients.

Plus en détail

Pilier 1 du socle commun: la maîtrise de la langue française

Pilier 1 du socle commun: la maîtrise de la langue française Pilier 1 du socle commun: la maîtrise de la langue française Présentation des programmes 2007: nouveautés par rapport à 2002 Objectif prioritaire: savoir lire, écrire et s exprimer oralement dans toutes

Plus en détail

PROGRAMME D'ÉTUDES FRANÇAIS, LANGUE D'ENSEIGNEMENT

PROGRAMME D'ÉTUDES FRANÇAIS, LANGUE D'ENSEIGNEMENT PROGRAMME D'ÉTUDES FRANÇAIS, LANGUE D'ENSEIGNEMENT Présecondaire Secondaire FRA-P031-3 FRA-P033-4 FRA-1031-3 FRA-5145-1 JUILLET 1996 TROISIÈME SECONDAIRE FRA-3034-1 er 1 OBJECTIF TERMINAL LIRE Lire des

Plus en détail

Dictée à l adulte. Animation du 19 décembre 2012

Dictée à l adulte. Animation du 19 décembre 2012 Dictée à l adulte Animation du 19 décembre 2012 Déroulement de l animation Recueil des représentations sur la dictée à l adulte Les Instructions officielles Constat Définition et objectifs Modalités, déclencheurs

Plus en détail

NORME INTERNATIONALE D AUDIT 260 COMMUNICATION DES QUESTIONS SOULEVÉES À L OCCASION DE L AUDIT AUX PERSONNES CONSTITUANT LE GOUVERNEMENT D'ENTREPRISE

NORME INTERNATIONALE D AUDIT 260 COMMUNICATION DES QUESTIONS SOULEVÉES À L OCCASION DE L AUDIT AUX PERSONNES CONSTITUANT LE GOUVERNEMENT D'ENTREPRISE NORME INTERNATIONALE D AUDIT 260 COMMUNICATION DES QUESTIONS SOULEVÉES À L OCCASION DE L AUDIT AUX PERSONNES CONSTITUANT LE GOUVERNEMENT D'ENTREPRISE SOMMAIRE Paragraphes Introduction... 1-4 Personnes

Plus en détail

ORDRE DE RÉACTION : MÉTHODES DE

ORDRE DE RÉACTION : MÉTHODES DE ORDRE DE RÉACTION : MÉTHODES DE RÉSOLUTION Table des matières 1 Méthodes expérimentales 2 1.1 Position du problème..................................... 2 1.2 Dégénérescence de l ordre...................................

Plus en détail

ACTIVITÉS DE COMMUNICATION LANGAGIÈRE ET STRATÉGIES

ACTIVITÉS DE COMMUNICATION LANGAGIÈRE ET STRATÉGIES référence pour les langues ACTIVITÉS DE COMMUNICATION LANGAGIÈRE ET STRATÉGIES Activités de production et stratégies PRODUCTION ORALE GÉNÉRALE MONOLOGUE SUIVI : décrire l'expérience MONOLOGUE SUIVI : argumenter

Plus en détail

Qu est-ce que la virtualisation?

Qu est-ce que la virtualisation? I Qu est-ce que la virtualisation? L actuel et le virtuel Considérons pour commencer l opposition facile et trompeuse entre réel et virtuel. Dans l usage courant, le mot virtuel s emploie souvent pour

Plus en détail

Leçon n 8 : méthodologie de mise en œuvre de la comptabilité par activité

Leçon n 8 : méthodologie de mise en œuvre de la comptabilité par activité Leçon n 8 : méthodologie de mise en œuvre de la comptabilité par activité 1 PLAN DE LA LEÇON : 1.La comptabilité par activité : méthodologie de mise en œuvre... 2 1.Le recensement et la définition des

Plus en détail

TARIFS APPLIQUES POUR L UTILISATION DE MUSIQUE ENREGISTREE AU COURS DE SPECTACLES VIVANTS

TARIFS APPLIQUES POUR L UTILISATION DE MUSIQUE ENREGISTREE AU COURS DE SPECTACLES VIVANTS TARIFS APPLIQUES POUR L UTILISATION DE MUSIQUE ENREGISTREE AU COURS DE SPECTACLES VIVANTS 1/11 TABLE DES MATIERES UTILISATION DE MUSIQUE ENREGISTREE AU COURS DE SPECTACLES DRAMATIQUES / SPECTACLES DE VARIETES...

Plus en détail

Qu est-ce qu un résumé?

Qu est-ce qu un résumé? Méthodologie d analyse et de mémoire Résumer un texte Quelques astuces et techniques Licence GSINFO Département GEII IUT d Évry N. Abchiche Mimouni 1 Qu est-ce qu un résumé? Exprime de façon brève, les

Plus en détail

Théorie keynésienne : le rôle de la monnaie

Théorie keynésienne : le rôle de la monnaie Théorie keynésienne : le rôle de la monnaie Le rôle de la monnaie Toute la théorie keynésienne repose sur la prise en compte de l'existence de la monnaie. Si la monnaie n'existait pas, les ménages devraient

Plus en détail

Règlement numéro 2. Code de procédures des assemblées du Conseil d administration. Adopté par le Conseil d'administration le 24 octobre 1979.

Règlement numéro 2. Code de procédures des assemblées du Conseil d administration. Adopté par le Conseil d'administration le 24 octobre 1979. Règlement numéro 2 Code de procédures des assemblées du Conseil d administration Adopté par le Conseil d'administration le 24 octobre 1979. En vigueur le 4 décembre 1979. Modifié par le Conseil d'administration

Plus en détail

Aplicaciones Informâticas en Arqueologia: Teorîas y sistemas. Saint-Germain-en Laye, 1.991. Bilbao

Aplicaciones Informâticas en Arqueologia: Teorîas y sistemas. Saint-Germain-en Laye, 1.991. Bilbao Aplicaciones Informâticas en Arqueologia: Teorîas y sistemas Saint-Germain-en Laye, 1.991 Bilbao L'ARCHEOLOGIE, SYSTEME D'INFORMATION SCIENTIFIQUE Patrick DESFARGES Bruno HELLY Un examen des banques de

Plus en détail

BAAN IVc. Guide de l'utilisateur BAAN Data Navigator

BAAN IVc. Guide de l'utilisateur BAAN Data Navigator BAAN IVc Guide de l'utilisateur BAAN Data Navigator A publication of: Baan Development B.V. B.P. 143 3770 AC Barneveld Pays-Bas Imprimé aux Pays-Bas Baan Development B.V. 1997 Tous droits réservés. Toute

Plus en détail