Les Projets de Proximité de Développement Rural Intégré : objectifs, contenu et méthodes.

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Les Projets de Proximité de Développement Rural Intégré : objectifs, contenu et méthodes."

Transcription

1 Les Projets de Proximité de Développement Rural Intégré : objectifs, contenu et méthodes. Par Abdel-Madjid DJENANE, Professeur, FSEG-UFA Sétif. Les Projets algériens de Proximité de Développement Rural Intégré, issus de l application de la Stratégie Nationale de Développement Rural Durable, sont un outil de lutte contre la pauvreté et la marginalisation en milieu rural, en même temps qu ils se présentent comme un moyen de protection des ressources naturelles, comme le recommande la Conférence de Rio de Janeiro de 1992 consacrée au Développement Durable» 1. L Algérie, en proie depuis 1986 à une crise économique, sociale et politique, a tenté de répondre aux impératifs du moment mais ce n est qu en 2004, qu elle met en place sa «Stratégie nationale de développement rural durable 2» dont le principal outil est décrit dans la «Conception et mise en œuvre d un PPDR 3». Quatre autres années seront encore nécessaires pour l affinement de la nouvelle approche du développement durable et des questions touchant au monde rural profond. En effet, une synthèse des instruments de gestion des territoires ruraux voit le jour en 2008 et prend le nom de «Politique de Renouveau Rural» 4. Dans ce sens, l objet de cet article est de tenter de présenter avec un maximum de clarté, d une part le contenu de cette stratégie et ses principaux outils et d autre part, d identifier et d analyser les insuffisances qui continuent de grever cette stratégie. 1- La politique du Renouveau Rural : genèse, objectifs et méthodes. Avant qu elle ne se présente sous sa forme actuelle, la politique du Renouveau Rural est a connu différentes étapes d élaboration. Tout d abord, il faut souligner que le concept de développement rural en Algérie est relativement ancien. Plusieurs étapes peuvent être effectivement identifiées. Ainsi durant la première décennie précédant le lancement de la révolution agraire en 1971, la priorité est donnée à la réappropriation du domaine agricole vacant grâce au système d autogestion mis en place par les ouvriers agricoles. Au début des années soixante-dix, avec la promulgation de l ordonnance portant révolution agraire et dans le cadre du développement planifié et centralisé, le développement rural poursuivait l objectif de transformation du monde rural et son intégration dans le processus global d industrialisation du pays. Cette tentative s étant terminée par un échec partiel laissera place de 1981 à 2000 à la privatisation de l activité agricole qui verra l émergence entre 2000 et 2004 d un Programme National de Développement Agricole. Deux volets se distinguent alors ; le développement agricole entendu comme développement des filières agricoles devant assurer au mieux la sécurité alimentaire du pays et le développement rural tel qu évoqué plus haut, c est-à-dire 1 Un exposé clair de la genèse du concept de développement durable est fait dans l ouvrage de Laurent Coméliau, Nathalie Holec et Jean-Pierre Piéchaud : Repères pour l Agenda 21 local, Editions 4d, nd. 2 MDDR : Stratégie Nationale de Développement Rural Durable, Imprimerie Officielle, Juillet 2004, Alger. 3 MDDR : Conception et mise en œuvre d un Projet de Proximité de Développement Rural, juin MDDR : Le Renouveau Rural,

2 se présentant comme une réponse à la marginalisation, à la pauvreté, en un mot au sousdéveloppement du monde rural occupant aujourd hui 40.5% environ de la population totale du pays. L objectif crucial de la politique de renouveau rural est de mettre un frein au grave problème du dépeuplement accéléré des campagnes et à la marginalisation d un grand nombre de communes rurales 5. Le monde rural algérien se caractérisait à la fin des années quatre-vingt-dix, comme déjà souligné, par un important écart de développement entre les communes rurales elles-mêmes et entre ces dernières et les communes urbaines. Aujourd hui, le renouveau rural promet, selon ses concepteurs, de «transformer la disparité verticale en une différence horizontale entre le rural et l urbain». Il s agit de parvenir, toujours selon la même vision, à «des niveaux de développement similaires» tout en gardant cependant «des différences dans les caractéristiques environnementales et les modes de vie». Cette politique repose sur trois axes fondamentaux. Au niveau macroéconomique, elle s inscrit dans le schéma national et les schémas régionaux d aménagement du territoire (SNAT et SRAT) qui définissent la répartition des grands investissements nationaux tels que les autoroutes, chemins de fer, grands transferts d eau, etc. Au niveau méso économique, elle s appuie sur les politiques sectorielles qui se déclinent à travers la nouvelle configuration industrielle du pays, le programme national de développement agricole, les pôles d excellence, etc. Globalement, un maillage d une vingtaine de schémas directeurs est retenu pour assurer une cohérence de développement des territoires tant au niveau global qu au niveau des neuf régions de planification qui composent le territoire national. Enfin, au niveau micro-économique ou niveau local, qui est représenté par l échelon wilayal et/ou communal et à l intérieur de celui-ci par les villages et bourgs, l action territoriale concerne directement le développement rural et se caractérise par une «approche intégrée intersectorielle mobilisant l ensemble des acteurs du territoire». L approche intégrée intersectorielle signifie désormais que plus aucun secteur d activité ou social n échappe à la stratégie du renouveau rural. Les actions, quelles portent sur la réalisation d infrastructures et de services publics de tous genres ou sur la création d activités économiques, sont considérées ensemble et tiennent compte du niveau de développement déjà atteint de telle sorte à éviter le gaspillage des ressources territoriales et à assurer un équilibre global au niveau de la région ou zone considérée. Quant à la question de la mobilisation de l ensemble des acteurs du territoire, cela signifie que le modèle de développement recherché est du type endogène reposant 5 Selon les résultats des RGPH de 1977 et de 1988, l exode rural a touché 4.8 millions de personnes et ce phénomène s est sans doute amplifié après cette dernière date, à cause du phénomène du terrorisme qui a poussé au dépeuplement des zones éparses et au regroupement de la population rurale dans les agglomérations chefs-lieux de communes et les agglomérations secondaires. Dans la Wilaya de Sétif par exemple, la population des ACL a augmenté de 85.5% de 1987 à 2004, celle des agglomérations secondaires de 138% alors que la population de la zone éparse a diminué de 7% durant la même période ( voir notre article : «Le phénomène d agglomération des populations algériennes : essai d explication à travers le cas de la Wilaya de Sétif ( )», article publié par le SEDET-CNRS dans un ouvrage collectif en 2007 chez L Harmattan). S agissant des communes devenues pauvres, voire répulsives à cause de la politique du désengagement de l Etat mise en application dès 1986/87, du programme d ajustement structurel ( ) et du phénomène du terrorisme -qui a duré de 1991à 2000 et qui continue d endeuiller bien des familles jusqu à ce jour-, leur effectif s est élevé à 295 sur les 948 communes rurales du pays, soit 1/3 environ. Dans le même sens sur les 8 millions de personnes considérées comme pauvres en 1998, la moitié vivait en milieu rural alors que la population rurale, estimée à 12 millions d habitants à la même date, ne représentait que 40% de la population totale. 2

3 sur la concertation de la population, représentée par ses leaders et associations, et sur les acteurs institutionnels (entreprises, banques) afin de ressouder la cohésion sociale du monde rural en général et des territoires considérés en particulier. La démarche participative est d autant nécessaire qu il s agit souvent d actions à réaliser dans des milieux défavorisés où les ressources publiques sont rares, sinon existantes. C est pourquoi, la SNDRD porte à ce niveau sur «la construction des capacités de coordination des programmes et des actions ainsi que la mise en partenariat des acteurs et des institutions en vue d introduire le progrès économique et social en milieu rural». L instrument privilégié de la politique du renouveau rural est le PPDRI. Les PPDRI sont des projets qui sont construits, du moins en théorie, par l action simultanée de plusieurs acteurs et secteurs économiques. Ce sont également des projets fédérateurs, c est-à-dire des actions désignées sous le terme de programmes qui poursuivent des objectifs fixés par l Etat et à atteindre en milieu rural. Ces programmes sont au nombre de quatre. Le premier porte sur «l amélioration des conditions de vie des ruraux, notamment la modernisation des villages et ksours». En clair, il s agit ici de lutter contre l habitat précaire et son remplacement par un habitat rural décent bénéficiant des commodités que l on attribue habituellement aux villes et agglomérations (routes, électrification, assainissement, eau potable, école, salles de soins, téléphone, etc.). Le deuxième thème fédérateur est celui de «la diversification des activités économiques en milieu rural» au moyen de la création de nouvelles activités économiques et l introduction de nouvelles technologies (retour à la campagne des jeunes universitaires n ayant pu être adoptés par la ville ou des cadres fuyant cette dernière). Le troisième programme porte quant à lui sur la protection et la valorisation des ressources naturelles et des patrimoines ruraux, matériels et immatériels» alors que la quatrième programme est en lien avec «le renforcement des capacités humaines et des capacités techniques rurales». Ces programmes, qui devraient être réalisés à travers les PPDRI du programme quinquennal , mobilisent plus de 1000 milliards de DA de ressources publiques qui voient l émergence de plusieurs niveaux de décision. Un PPDRI est, en plus de son statut d outil de gestion d un territoire, un lieu de rencontre et de concertation de l action publique et de l action privée. Pour cela, il met côte à côte plusieurs acteurs à plusieurs niveaux d intervention et de décision. Ainsi dès que l idée de projet est émise soit par la population rurale elle-même, soit par une organisation rurale, ou par des élus communaux ou même encore par une administration décentralisée, la demande est adressée et présentée à la «cellule d animation rurale communale» qui se prononce sur l opportunité du projet, après avoir identifié les problèmes et difficultés à résoudre mais aussi en jaugeant les avantages et inconvénients politiques propres à cette première étape. La démarche étant ascendante, le PPDRI est ensuite soumis au niveau hiérarchique supérieur. Le chef de daïra, disposant d un «système d aide à la décision pour le développement rural» qui lui permet de connaître avec menus détails les caractéristiques de ses communes et donc de définir les actions de développement prioritaires, réunit et préside «la cellule de daira» qui comprend, outre les agents techniques représentant les secteurs déconcentrés de l Etat, le facilitateur et l animateur ; le premier étant désigné par le chef de daïra alors que le second est désigné par la communauté rurale Ainsi se forme donc au niveau local l équipe de projet qui intègre, en plus des parties précédentes, les porteurs de projet, et les personnes volontaires qui auront manifesté un intérêt particulier pour 3

4 s'impliquer dans le projet. Soulignons à ce niveau l intérêt grandissant que manifestent les jeunes cadres universitaires à leurs villages. Ayant subi en effet les standards d une formation préparant plutôt à une vie citadine que rurale, mais instruits également des vestiges de la solidarité ancestrale, ils tendent à s impliquer dans toute action visant l amélioration des conditions de vie villageoise. Ainsi, sans ressusciter réellement les anciennes djemaa auxquelles ils préfèrent les associations modernes (façon d échapper au contrôle de leurs aînés), ils s entraident, notamment durant la période estivale, à la réalisation de plusieurs infrastructures collectives telles l aménagement de la place publique, la construction de petites aires de jeux, la construction de la mosquée du village, l aménagement des rigoles et seguias, l organisation de touiza et la célébration des fêtes au profit des personnes nécessiteuses du village, etc. Des centaines d exemples de ce genre, sans être cependant une règle générale, peuvent être trouvés à travers les villages algériens et le mouvement semble s amplifier, ce qui constitue une autre forme de pression qui s exerce sur les autorités publiques locales. C est pourquoi, les idées de projets, voire les PPDRI eux-mêmes émanant de la base sont généralement tous confirmés par la «commission technique de daïra» sans filtrage, ni classement des actions selon leur priorité. Cette mission revient à la «commission technique de wilaya», placée sous l autorité directe du wali qui délègue ses pouvoirs au directeur de la planification et de l aménagement du territoire. Comme au niveau daïra, cette commission regroupe les représentants de l ensemble des secteurs directement concernés par les actions contenues dans le PPDRI, en plus des représentants des organismes financiers devant assurer le financement des actions prévues. La commission technique de wilaya est le véritable centre névralgique des PPDRI, puisque c est à ce niveau qu ils sont validés et leur validation n est pas toujours synonyme de financement et d exécution 2- Quelques résultats de l expérience de développement rural participatif. Ceci nous amène à faire une petite halte et à observer de l intérieur quelques résultats quantitatifs et qualitatifs de cette jeune expérience de développement participatif en milieu rural algérien. Tout d abord en termes quantitatifs, il y a lieu de relever que la mise en œuvre des PPDRI n est pas toujours une œuvre aisée. En effet et si on prend l exemple de l année 2009, l an V du lancement de la politique du développement rural durable en Algérie, on pourrait remarquer que le taux de lancement des PPDRI programmés pour l année indiquée n a pas atteint sa vitesse de croisière. Il concerne en gros trois projets sur quatre dont les contrats de performance ont été passés entre ceux qui sont chargés de réaliser les PPDRI et ceux qui sont chargés de les évaluer. L écart caractérise également les PPDRI sur lesquels des contrats de performance ont été signés et ceux effectivement validés par les commissions techniques de wilaya (un écart de 10% environ). Indépendamment des causes qui sont à la base de ces écarts, ces derniers attestent d un manque de coordination entre les acteurs institutionnels impliqués dans la conception et la coordination des PPDRI. Cette situation est encore plus marquée si on s intéresse au cas des PPDRI des Hauts Plateaux, une zone fortement éprouvée tant par l exode rural, que par la dégradation de ses ressources naturelles et la dégradation de son patrimoine matériel et immatériel. Le souci est réel d autant que cette partie du territoire est destinée dans la projection des décideurs à accueillir le surcroît démographique des zones littorales et montagneuses du nord du pays. Toujours en matière d évaluation quantitative des PPDRI dont la philosophie repose sur la participation active de la femme à redonner un nouveau visage à la campagne, notamment par sa participation à la création de nouvelles richesses, il est peu encourageant de relever que les activités 4

5 en relation avec l élevage et créées par le genre féminin sont infimes, car ne représentant que moins de 3% de l effectif total de ce type d activité. Cette remarque aurait pu passer inaperçue si l activité d élevage dans les campagnes profondes ne repose pas fondamentalement sur le travail des femmes. Excepté en effet, le travail de gardiennage des troupeaux confié aux mâles, toutes les autres activités, celles réalisées intra muros, sont l œuvre des femmes. En attendant de réaliser des enquêtes appropriées sur la participation des genres aux activités de l exploitation, on peut avancer que le travail féminin est fortement sous valorisée en milieu rural. Peu de filles, notamment celles ayant bénéficié de formations adéquates (université et centres de formations) s engagent dans la transformation des rapports sociaux dans les campagnes. Prisonnières non de l influence de l école moderne, mais des idéologies conservatrices, elles tendent à se refugier, en attendant de s envoler vers d autres cieux, dans des dispositifs publics précarisant et sous valorisant à outrance leur travail. Pourquoi cette politique de renouveau rural présentant pourtant une forte cohérence interne ne donne toujours pas les résultats escomptés. La réflexion doit être engagée dans la démarche interne mais n exclue pas une réflexion globale. Que nous enseignent donc le terrain et ceux qui façonnent au quotidien les territoires ruraux? Les PPDRI signifient littéralement Projets de Proximité de Développement Rural Intégré. L expérience du terrain montre qu il est peut-être plus prudent de ne retenir dans la majorité des cas que les quatre premières lettres. En effet, l intégration signifie que plusieurs acteurs se mettent ensemble pour réaliser un objectif commun qui s apparente dans notre cas à la revitalisation des territoires ruraux. En retenant que les populations et communautés rurales sont effectivement et d une manière ou d une autre associées à la formulation de l idée de projet, les autres étapes leur échappent car se soumettant à la logique sectorielle qui vide, dans bien des cas, le PPDRI de son essence même puisque l instance qui décide du bien fondé des actions identifiées n est pas la «cellule d animation rurale communale», ni d ailleurs la «cellule technique de daïra» mais la «cellule technique de wilaya» qui elle est se compose, non pas des représentants de la population (élus, animateurs) mais bel et bien des représentants des services déconcentrés de l Etat au niveau local qui sont les garants de la bonne exécution des décisions qui sont censées préserver l équilibre territorial. Alors que les secteurs d exercice de l activité publique sont guidés par le respect des diverses cartes (carte scolaire, carte sanitaire, etc.), les actions, particulièrement d intérêt général, peuvent sortir de c e cadre restreint et ne pas être en conséquences approuvées par l organe de décision au niveau de la wilaya. Ceci explique l écart évoqué plus haut entre les PPDRI envisagés par les acteurs et ceux effectivement retenus par l organe de décision. Mais il n y a pas que ce type d actions qui meurent avant même d être mises au devant de la scène. C est aussi le cas de la création d activités individuelles soumises à un financement tripartite, le financement par le crédit bancaire étant prépondérant. Les banques, même publiques, tenues depuis de le début des années quatre-vingt-dix par le principe de la commercialité ne s engagent -et cela est légitime dans un système où la loi du profit domine- que là où elles s assurent de la récupération de leurs fonds, c està-dire là où les activités sont en grande majorité rentables? Cela n est malheureusement pas le cas des zones rurales, particulièrement marginales. Ce sont des zones pauvres et à risques. L engagement de cet important acteur, sans lequel des activités à grande échelle ne peuvent voir le jour, n est que partiel. Et cela aide, malgré la bonne conception des dispositifs publics de lutte contre 5

6 le chômage, à expliquer les très grands écarts entre les demandes de création d activités et celles qui sont effectivement honorées par le système bancaire. L intersectorialité signifie ainsi qu il a été souligné plus haut l engagement équitable de tous les secteurs déconcentrés de l Etat. Dans les faits, il semble qu il est difficile de soutenir cette thèse, du moins pour la majorité des wilayas. Tout semble être lié à l engagement personnel des walis et dans les cas où cet engagement est absent, on construit bien et comme on peut des PPDR à la place de PPDRI. Ce sont des actions d un secteur donné, pour ne pas préciser qu il s agit des actions du secteur des forêts. Comment expliquer sinon le déséquilibre des actions au profit du programme fédérateur de protection des ressources naturelles (reboisement, correction torrentielle, lutte contre les incendies de forêts) lorsque le programme des PPDRI comprend quatre grands axes de développement aussi important que vaste les uns que les autres? Plusieurs causes peuvent expliquer cette défaillance mais la plus importante est celle de l absence d une législation ferme engageant les walis, au même titre que les directions de l exécutif placées sous sa responsabilité, aux mêmes contrats de performance. La deuxième insuffisance de l expérience des PPDRI est à rechercher dans la lecture des territoires ruraux. Le programme national de développement agricole mis en place en 1999 à l effet justement d apporter un plus au monde rural en distinguant schématiquement deux types de territoires ; ceux destinés à la promotion de l activité agricole et ceux, amorphes, sur lesquels s applique la politique du renouveau rural. Ces derniers se présentant à leur tour sous forme de puzzle abritent des zones plus ou moins dynamiques et des zones marginales, le plus souvent à risques (exode rural, dégradation des ressources naturelles). Les relations qui se développement au sein de ces territoires, entre les premières et les secondes zones, sont des relations du type «centre-périphérie». En effet, à cause de l importante étendue des communes, particulièrement dans les hauts plateaux et la steppe, et à cause de la situation financière déficitaire des communes, il parait irrationnel dans un pays cherchant à devenir membre de l OMC, de ne pas faire des calculs d opportunité en matière de développement. Aussi les finances locales, plus précisément les subventions aux budgets de ces communes sont-elles plutôt destinées aux chefs-lieux d agglomérations, ce qui incite, au nom d un développement peu coûteux au regroupement des populations dans ces centres plutôt qu à leur maintien en zones marginales. Il reste alors les PPDRI pour remplir cette fonction de peuplement et de surveillance du territoire. Or comme nous l avons souligné plus haut, les dépenses d infrastructures publiques (écoles, centres de santé, électrification, routes, etc.) sont soumises à la logique sectorielle alors que les activités qui sont censées émerger sur ces territoires connaissant elles aussi plusieurs contraintes. En plus de la nomenclature limitée qui ne couvre pas la totalité des activités qui peuvent être créées sur un territoire donné (et celles-ci sont surtout le fruit de l imagination des populations et des conditions matérielles des territoires), il faut ajouter le montant peu incitatif des subventions accordées aux bénéficiaires des PPDRI. Une subvention d un montant maximal de trois cents mille dinars est octroyée par ménage. Cette règle est en contradiction avec l essence même de l analyse qui considère les zones rurales marginales comme pauvres et déshéritées et avec la sociologie rurale. Pauvres et déshéritées, ces zones nécessitent des investissements conséquents pour y développer des activités et dégager un surplus pour le marché. Ensuite pour assurer un maximum de sécurité aux communautés rurales et les maintenir sur place, il faut subventionner plusieurs activités productives à la fois. Enfin, la subvention ne doit pas bénéficier au ménage mais aux membres du ménage, sachant que la famille algérienne, la famille rurale comprise, s apparente de plus en plus à la famille atomique. C est dans ce cadre que les femmes 6

7 pourraient créer leurs propres activités, garantir leur indépendance et assurer leur épanouissement individuel et collectif. La troisième insuffisance caractérisant l expérience des PPDRI est lié au système d information luimême. La politique du renouveau rural repose comme déjà évoqué sur plusieurs instruments dont le plus important est le PPDRI mais aussi le système d information du soutien rural (SISR) et le système national d aide à la décision (SNAD). Alors que le deuxième outil, le SISR, a pour objet un suivi à distance rigoureux de la gestion des PPDRI, ce qui est une avancée très appréciable en matière de gestion administrative des projets de développement (genre de réseau intranet destiné aux opérateurs du ministère de l agriculture), le troisième outil renseigne sur les conditions qui ont vu la mise en place des PPDRI. Les indicateurs qu il véhicule, pour le reste universels, sont séduisants par le nombre d informations qu ils véhiculent et restituent aux preneurs de décisions. Ce sont des instruments qui méritent, malgré leur richesse actuelle, d être complétés. En effet, leur plus bas niveau d abstraction actuelle est le territoire communal. Autrement dit, les données concernant les agglomérations, aussi bien chefs-lieux de communes que les agglomérations secondaires, ainsi que la zone éparse, là ou se déploient réellement les PPDRI, échappent encore au SIG qui permet de vérifier et la véracité des informations circulant sur les PPDRI et le développement harmonieux du territoire. C est souligner à ce niveau la nécessité de création d un système supplémentaire d information au sein du système d information du soutien rural lui-même. Cependant, cette innovation ne pourrait voir le jour que si des équipes de recherche multidisciplinaires sont mises en place. De ce point de vue, les études ménages réalisées auprès de petits échantillons servant à l établissement de diagnostics pour le lancement des PPDRI drainent peu d informations et ne peuvent donc alimenter avec satiété le système d information souhaité. Or cette première étape d établissement du diagnostic est, du fait des informations quantitatives et qualitatives qu elle est censée collecter, indispensable à l animation territoriale. Le diagnostic permet en effet l évaluation d une situation locale le local étant entendu ici comme le territoire restreint accueillant le PPDRI et non le territoire communal dans sa globalité- C est un outil de partage, d élaboration collective du projet de territoire qui permet pour l ensemble des parties prenantes d exprimer et d échanger leurs visions d une situation. Cette construction doit permettre à tout un chacun d exprimer et de discuter ses idées de telle sorte que chaque partie se sente auteur du projet. Dans les conditions actuelles, quoique la politique du renouveau rural insiste sur l utilité de lutter contre toute forme d exclusion à la base, les femmes mais aussi les petits paysans et les paysans sans terre sont, pour les premières à cause des traditions sociales qui leur réservent peu sinon pas de place dans le débat public en milieu rural et pour les seconds à cause de leur pauvreté même, exclus de cette participation et de ces moments de partage. Mais combien de focus group animés dans le cadre d établissement des diagnostics le sont par des femmes elles-mêmes et en direction de leurs semblables? Des moyens didactiques appréciables doivent être réunis à cet effet.! Plus précisément les Conservations des Forêts auxquelles incombe la délicate mission de sortir les campagnes de leur désarroi, ont-elles les moyens humains, matériels et financiers pour réaliser le diagnostic souhaité et alimenter en conséquence le système d information du soutien rural? Les sessions du «programme de renforcement des capacités humaines et d assistance technique aux acteurs du renouveau agricole et rural» réunissent-elles les compétences techniques nécessaires lorsqu on sait que les approches à prendre en compte pour l établissement d un diagnostic territorial rigoureux sont multidisciplinaires (socio-économie, environnement, politiques et acteurs, aménagement du territoire, etc.). Ne doit-on pas aller alors vers l émergence de véritables 7

8 institutions de recherche spécialisées dans la question du développement rural? Cela est possible d autant que quelques wilayas avaient compris dès le lancement de la politique du développement la nécessité de réaliser des études approfondies. Généraliser ce comportement aux autres centres de décision s avère indispensable pour la réussite de la politique du renouveau rural. Les premiers bilans de l expérience des PPDRI montrent que les résultats de cette dernière sont mitigés. Au-delà des réalisations matérielles, les PPDRI s apparentent à une nouvelle démarche en matière de développement local en milieu rural. De ce point de vue, c est effectivement un véritable renouveau rural en ce sens que la population ainsi que les autres acteurs ruraux sont associés à la construction du projet depuis la germination de l idée jusqu à la réalisation matérielle du projet. Cependant tous les PPDRI ne connaissent pas le même engouement de la population. Certains n ont été que partiellement réalisés, d autre n ont connu qu un début de lancement alors que plusieurs années se sont déjà écoulées et d autres, même réalisés, sont un gâchis 6. Les causes de cette situation sont à imputer, à notre sens, à la situation sociale globale de plusieurs communes rurales algériennes. Comme nous l avons souligné dans ce texte, un tiers de l effectif total des communes rurales sont devenues des communes répulsives, c est-à-dire perdant leur population. Par ailleurs, peu de communes rurales, même celles qui sont attractives, ont pu, à cause du phénomène de l insécurité qui a prévalu durant une dizaine d années, lutter efficacement contre le dépeuplement de leur zone éparse. Ceci signifie que ne sont restées dans ces zones en particulier que les populations les plus démunies, celles n ayant pas pu s intégrer dans les centres urbains et agglomérations rurbaines. Autrement dit les communautés rurales se sont vidées de leurs élites et n ont pas la capacité d organisation et de négociation pour la construction d un projet social communautaire. Ces forces, même si elles existent, sont encore peu structurées et n ont pas l expérience requise pour se constituer en véritable partenaire. En effet, le mouvement associatif en milieu rural est embryonnaire et les idéaux qui le meuvent ne sont pas dans tous les cas les mêmes. Les jeunes, ayant pour la très grande majorité d entre eux subi l influence de l école moderne, n ont certainement pas pour objectif de s enterrer dans de rases campagnes alors que leurs aînés, attachés au travail de la terre, continuent de reproduire et de se conformer au modèle ancestral. L indice de cette division est la prédominance, lorsqu elles existent, des seules associations sportives et culturelles et d associations religieuses mais peu, sinon jamais d associations et organisations professionnelles à même de rapprocher, dans un cadre de véritable développement, les uns des autres. C est ce qui explique en partie la difficulté à construire pour l instant un véritable projet de développement rural durable. En conclusion, en dépit des faiblesses que caractérisent aujourd hui le développement des PPDRI, la politique de renouveau rural est un véritable pas. Tout d abord, elle met côte à côte les agents de institutionnels et les représentants de la population rurale, tous fortement éprouvés dans un passé récent par une grave crise politique, économique et sociale. De ce point de vue, la concertation et 6 L expérience de la politique du renouveau rural ne connaît pas encore de véritable bilan. Cependant, les informations recueillis par les universitaires dans le cadre de la préparation de leurs diplômes montrent que certains PPDRI, à l image de ceux de Bouira, sont une réussite totale (se conférer à L. DAOU : l expérience des PPDRI dans la wilaya de Bouira Algérie, mémoire de Master, Agro-campus, Rennes, 2009) alors que d autres se sont soldés par un échec (se conférer à H. ZEGHIB : Bilan des actions de développement rural dans les communes du nord-ouest de la wilaya de Sétif, mémoire de Magister, Université de Sétif, septembre 2009). 8

9 l échange entre les différents acteurs se mettent en place progressivement et inaugurent une nouvelle ère qui est celle de l apprentissage en matière de développement participatif. Sétif, mars

POLITIQUE DE COHÉSION 2014-2020

POLITIQUE DE COHÉSION 2014-2020 INVESTISSEMENT TERRITORIAL INTÉGRÉ POLITIQUE DE COHÉSION 2014-2020 Les nouvelles règles et la législation régissant le prochain financement de la politique européenne de cohésion pour la période 2014-2020

Plus en détail

Développement rural territorial et sécurité alimentaire

Développement rural territorial et sécurité alimentaire Cette présentation revient sur les expériences de de la la FAO en en matière de de développement local, identifie les conditions pour promouvoir une approche territoriale du développement rural, fait des

Plus en détail

PROJET DOUGORE 2011 SUR LA DECENTRALISATION AU TOGO

PROJET DOUGORE 2011 SUR LA DECENTRALISATION AU TOGO PROJET DOUGORE 2011 SUR LA DECENTRALISATION AU TOGO ELABORATION D UN PLAN DE DEVELOPPEMENT COMMUNAL Par : LEGONOU François, Directeur SYDEL AFRIQUE, Consultant En guise d introduction La décentralisation

Plus en détail

Innovations des statistiques officielles

Innovations des statistiques officielles MINISTERE DU PLAN ET DE L AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ------------------- CENTRE NATIONAL DE LA STATISTIQUE ET DES ETUDES ECONOMIQUES DIRECTION DES STATISTIQUES ECONOMIQUES ---------------- SERVICE DES STATISTIQUES

Plus en détail

Le lycée pilote innovant de Poitiers

Le lycée pilote innovant de Poitiers Merci d'utiliser le titre suivant lorsque vous citez ce document : OCDE (1998), «Le lycée pilote innovant de Poitiers : Futuroscope - 10 ans déjà», PEB Échanges, Programme pour la construction et l'équipement

Plus en détail

Projet : 00061946 Plateformes Solaires Multifonctionnelles pour la lutte contre la pauvreté en Mauritanie : Phase II.

Projet : 00061946 Plateformes Solaires Multifonctionnelles pour la lutte contre la pauvreté en Mauritanie : Phase II. Projet : 00061946 Plateformes Solaires Multifonctionnelles pour la lutte contre la pauvreté en Mauritanie : Phase II. 1. L objectif du projet : Le programme s inscrit dans le programme pays du PNUD, dans

Plus en détail

GROUPEMENT VOLONTAIRE POUR LE DÉVELOPPEMENT RURAL DURABLE NORD-SUD (GVDRD NORD-SUD) PLAN STRATÉGIQUE TRIENNAL D INTERVENTION : 2013-2015 AOÛT 2012

GROUPEMENT VOLONTAIRE POUR LE DÉVELOPPEMENT RURAL DURABLE NORD-SUD (GVDRD NORD-SUD) PLAN STRATÉGIQUE TRIENNAL D INTERVENTION : 2013-2015 AOÛT 2012 GROUPEMENT VOLONTAIRE POUR LE DÉVELOPPEMENT RURAL DURABLE NORD-SUD (GVDRD NORD-SUD) PLAN STRATÉGIQUE TRIENNAL D INTERVENTION : 2013-2015 AOÛT 2012 1 ÉNONCÉE DE LA PROBLÉMATIQUE ET MOTIVATION Dans certains

Plus en détail

Mobilisation des ressources 45. Définition et composantes

Mobilisation des ressources 45. Définition et composantes vec l ouverture du Maroc sur l environnement international et sur les mécanismes et les enjeux planétaires du développement et de la coopération socioéconomique, ainsi qu avec le développement du mouvement

Plus en détail

ENSEIGNEMENT ET FORMATION PROFESSIONNELLE AGRICOLES : ENTRE RÉPONSES AUX BESOINS LOCAUX ET ADAPTATIONS AUX ÉVOLUTIONS INTERNATIONALES

ENSEIGNEMENT ET FORMATION PROFESSIONNELLE AGRICOLES : ENTRE RÉPONSES AUX BESOINS LOCAUX ET ADAPTATIONS AUX ÉVOLUTIONS INTERNATIONALES IX e JOURNÉES D ÉTUDES INGÉNIERIE DES DISPOSITIFS DE FORMATION A L INTERNATIONAL «ENSEIGNEMENT ET FORMATION PROFESSIONNELLE AGRICOLES : ENTRE RÉPONSES AUX BESOINS LOCAUX ET ADAPTATIONS AUX ÉVOLUTIONS INTERNATIONALES»

Plus en détail

Fiche de capitalisation ADEMA Séminaire ID-DL Bénin Novembre 2013

Fiche de capitalisation ADEMA Séminaire ID-DL Bénin Novembre 2013 Fiche de capitalisation ADEMA Séminaire ID-DL Bénin Novembre 2013 1. L expérience analysée L animation de la concertation dans le processus d élaboration du Plan Communal de Développement (PCD) de Jean

Plus en détail

Fiche «Politique culturelle européenne»

Fiche «Politique culturelle européenne» Fiche «Politique culturelle européenne» Prospective appliquée à la définition d'une politique nationale dans le domaine de la culture et de la communication Fiche variable sur les facteurs de l environnement

Plus en détail

Bref rappel de la stratégie décennale (2008-2018) de la CNULD

Bref rappel de la stratégie décennale (2008-2018) de la CNULD Bref rappel de la stratégie décennale (2008-2018) de la CNULD Atelier de renforcement des capacités des PFN de la CNULD sur l alignement des PAN sur la Stratégie décennale (2008-2018) Bujumbura, 14-17

Plus en détail

Cadre institutionnel pour le développement durable

Cadre institutionnel pour le développement durable DOCUMENT DE POSITION DE L CADRE INSTITUTIONNEL POUR LE DÉVELOPPEMENT DURABLE Cadre institutionnel pour le développement durable Conférence des Nations Unies sur le développement durable Rio+20, Rio de

Plus en détail

LEADER... LE PROJET DU PAYS DE SAINT-MALO : UN OBJECTIF FORT : LEADER ACCOMPAGNE : LES 4 THÉMATIQUES : POUR VOUS ACCOMPAGNER

LEADER... LE PROJET DU PAYS DE SAINT-MALO : UN OBJECTIF FORT : LEADER ACCOMPAGNE : LES 4 THÉMATIQUES : POUR VOUS ACCOMPAGNER LE DISPOSITIF DE FINANCEMENT EUROPÉEN LEADER AU SERVICE DE L ATTRACTIVITÉ TERRITORIALE LE PROJET DU PAYS DE SAINT-MALO : Le programme LEADER est un outil au service de la mise en œuvre du projet de territoire

Plus en détail

Synthèse de l'atelier 2 : "Economie des territoires ruraux" et "Ressources Humaines et formation"

Synthèse de l'atelier 2 : Economie des territoires ruraux et Ressources Humaines et formation Synthèse de l'atelier 2 : "Economie des territoires ruraux" et "Ressources Humaines et formation" Abdel Hakim T. in Chassany J.P. (ed.), Pellissier J.-P. (ed.). Politiques de développement rural durable

Plus en détail

Le programme-cadre de développement des SADA

Le programme-cadre de développement des SADA 4 Le programme-cadre de développement SADA L étude de cas ne saurait être complète sans présenter une méthode d élaboration programmes de développement SADA. Les sections suivantes montrent les étapes

Plus en détail

LE CONSEIL DES MINISTRES DE L'UNION ECONOMIQUE ET MONETAIRE OUEST AFRICAINE (UEMOA)

LE CONSEIL DES MINISTRES DE L'UNION ECONOMIQUE ET MONETAIRE OUEST AFRICAINE (UEMOA) UNION ECONOMIQUE ET MONETAIRE OUEST AFRICAINE ------------------------- Le Conseil des Ministres REGLEMENT N 04/2007/CM/UEMOA PORTANT CREATION ET MODALITES DE FONCTIONNEMENT DU COMITE CONSULTATIF SUR L

Plus en détail

TROISIÈME CONFÉRENCE DES NATIONS UNIES SUR LE LOGEMENT ET LE DÉVELOPPEMENT URBAIN DURABLE (HABITAT III)

TROISIÈME CONFÉRENCE DES NATIONS UNIES SUR LE LOGEMENT ET LE DÉVELOPPEMENT URBAIN DURABLE (HABITAT III) TROISIÈME CONFÉRENCE DES NATIONS UNIES SUR LE LOGEMENT ET LE DÉVELOPPEMENT URBAIN DURABLE (HABITAT III) DIRECTIVES ET FORMAT POUR LA PRÉPARATION DE RAPPORTS NATIONAUX SUR SIX SUJETS PRINCIPAUX, TRENTE

Plus en détail

L agenda 2030 de développement durable

L agenda 2030 de développement durable L agenda 2030 de développement durable L Agenda 2030 en bref Pourquoi des objectifs mondiaux de développement durable? Le monde est confronté à des défis majeurs, comme l extrême pauvreté, le changement

Plus en détail

Rôle des banques centrales dans la promotion de l inclusion financière : référence au cas de l Algérie

Rôle des banques centrales dans la promotion de l inclusion financière : référence au cas de l Algérie Rôle des banques centrales dans la promotion de l inclusion financière : référence au cas de l Algérie Intervention de Mohammed Laksaci Gouverneur de la Banque d Algérie 21 e Conférence des Gouverneurs

Plus en détail

Commission de l Union Economique et Monétaire Ouest Africaine

Commission de l Union Economique et Monétaire Ouest Africaine CAS D'EXPÉRIENCE Commission de l Union Economique et Monétaire Ouest Africaine Présentation du cas d expérience de la Commission de l UEMOA relatif au Projet de renforcement des capacités en matière de

Plus en détail

POURQUOI LE GABON A-T-IL BESOIN DE STATISTIQUES FIABLES?

POURQUOI LE GABON A-T-IL BESOIN DE STATISTIQUES FIABLES? Mai 2010 POURQUOI LE GABON A-T-IL BESOIN DE STATISTIQUES FIABLES? Direction Générale des Statistiques Ministère de l Economie, du Commerce, de l Industrie et du Tourisme Pourquoi le Gabon a-t-il besoin

Plus en détail

Thème : Vers un Nouveau Management Public des stratégies de développement : Quel rôle pour le Haut Commissariat au Plan?

Thème : Vers un Nouveau Management Public des stratégies de développement : Quel rôle pour le Haut Commissariat au Plan? Thème : Vers un ouveau Management Public des stratégies de développement : Quel rôle pour le Haut Commissariat au Plan? Auteur : Mr Mhamed MOUAACHA, Chef de Division au Haut Commissariat au Plan (HCP)

Plus en détail

Charte du tourisme durable

Charte du tourisme durable Annexes Charte du tourisme durable Annexe 1 Les participants de la Conférence mondiale du Tourisme durable, réunis à Lanzarote, îles Canaries, Espagne, les 27 et 28 avril 1995, Conscients que le tourisme

Plus en détail

ORGANISATION MONDIALE DE LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE GENÈVE COMITÉ DU DÉVELOPPEMENT ET DE LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE (CDIP)

ORGANISATION MONDIALE DE LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE GENÈVE COMITÉ DU DÉVELOPPEMENT ET DE LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE (CDIP) OMPI CDIP/5/5 Corr. ORIGINAL : anglais DATE : 21 juillet 2010 ORGANISATION MONDIALE DE LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE GENÈVE F COMITÉ DU DÉVELOPPEMENT ET DE LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE (CDIP) Cinquième session

Plus en détail

EVALUATION FINALE CVE/071. Projet d appui au Programme national d Emploi et de Formation professionnelle

EVALUATION FINALE CVE/071. Projet d appui au Programme national d Emploi et de Formation professionnelle EVALUATION FINALE CVE/071 Projet d appui au Programme national d Emploi et de Formation professionnelle FICHE SYNTHÉTIQUE Pays Titre long du projet Titre court du projet Code LuxDev Cap-Vert Projet d appui

Plus en détail

Uniterres. Rapprocher l aide alimentaire et les producteurs locaux

Uniterres. Rapprocher l aide alimentaire et les producteurs locaux Le réseau des épiceries solidaires A.N.D.E.S. Uniterres Assurer la sécurité alimentaire des plus démunis et soutenir une agriculture durable et locale Rapprocher l aide alimentaire et les producteurs locaux

Plus en détail

Politique municipale sur l accueil, l intégration et la rétention des personnes immigrantes Juin 2010

Politique municipale sur l accueil, l intégration et la rétention des personnes immigrantes Juin 2010 Politique municipale sur l accueil, l intégration et la rétention des personnes immigrantes Juin 2010 Commissariat aux relations internationales et à l immigration Table des matières Page Déclaration d

Plus en détail

Sommaire. Sommaire... 2. Introduction... 4. Présentation de Kasserine... 5. Analyse descriptive... 5. 1. Infrastructure... 5

Sommaire. Sommaire... 2. Introduction... 4. Présentation de Kasserine... 5. Analyse descriptive... 5. 1. Infrastructure... 5 Sommaire Sommaire... 2 Introduction... 4 Présentation de Kasserine... 5 Analyse descriptive... 5 1. Infrastructure... 5 1.1. Part des routes classées... 5 1.2. Taux de raccordement au réseau d assainissement...

Plus en détail

Séminaires interrégionaux des CDIAE automne 2008. Synthèse de l atelier 1

Séminaires interrégionaux des CDIAE automne 2008. Synthèse de l atelier 1 Séminaires interrégionaux des CDIAE automne 2008 Synthèse de l atelier 1 Comment, dans le cadre du CDIAE, mobiliser les acteurs du territoire pour réaliser un diagnostic, définir les orientations et élaborer

Plus en détail

DU RISQUE DANS LES CADRES RÉGLEMENTAIRES*

DU RISQUE DANS LES CADRES RÉGLEMENTAIRES* R. GESTION DU RISQUE DANS LES CADRES RÉGLEMENTAIRES* Le Groupe de travail des politiques de coopération en matière de et de normalisation: Reconnaissant que l atténuation du risque qui peut avoir une incidence

Plus en détail

Présentation de la politique de Renouveau Agricole et Rural en Algérie et du programme quinquennal 2010-2014.

Présentation de la politique de Renouveau Agricole et Rural en Algérie et du programme quinquennal 2010-2014. Présentation de la politique de Renouveau Agricole et Rural en Algérie et du programme quinquennal 2010-2014. -------------------------------------------------------------------------------------------------------

Plus en détail

APPEL A PROPOSITION 2015 USAGES NUMERIQUES

APPEL A PROPOSITION 2015 USAGES NUMERIQUES APPEL A PROPOSITION 2015 USAGES NUMERIQUES Dispositif : USAGES NUMERIQUES (7.2.C) Fonds européen concerné : FEDER Objectif spécifique : Augmenter l usage des services numériques. 1. Actions éligibles :

Plus en détail

Rapport synthétique. Une formation en communication de crise pour les autorités locales

Rapport synthétique. Une formation en communication de crise pour les autorités locales Rapport synthétique Une formation en communication de crise pour les autorités locales Ce rapport est la synthèse d une réflexion sur les sessions de formation en communication de crise qui ont été organisées

Plus en détail

Projet de loi de cohésion sociale / Propositions d amendements

Projet de loi de cohésion sociale / Propositions d amendements Projet de loi de cohésion sociale / Propositions d amendements Pourquoi encourager la création de Centres Intercommunaux d Action Sociale est une réponse pertinente aux difficultés sociales auxquelles

Plus en détail

République de Maurice

République de Maurice Cote du document: EB 2009/96/R.18 Point de l ordre du jour: 10 b) iii) Date: 25 mars 2009 Distribution: Publique Original: Anglais F République de Maurice Mémorandum du Président Programme de diversification

Plus en détail

Mécanisme de Déploiements pour le Développement Démocratique (DDD) Formulaire de demande d initiative

Mécanisme de Déploiements pour le Développement Démocratique (DDD) Formulaire de demande d initiative Mécanisme de Déploiements pour le Développement Démocratique (DDD) Formulaire de demande d initiative Titre de l'initiative : Appui à la mise en œuvre du plan d action de la stratégie nationale de développement

Plus en détail

Le Canada rural, ça compte

Le Canada rural, ça compte Le Canada rural, ça compte 1 Le Canada rural, ça compte Le Canada rural, ça compte Les régions rurales du Canada sont importantes pour la santé et la prospérité du pays. Malheureusement, les habitants

Plus en détail

Budget Participatif, Décentralisation et Démocratie locale : de l expérience africaine

Budget Participatif, Décentralisation et Démocratie locale : de l expérience africaine Journée «Promotion d une économie territoriale coopérante pour lutter contre la pauvreté et l exclusion sociale.» Vers des P Actes européens. Réunion accueillie par le Comité des Régions européennes Bruxelles,

Plus en détail

Note d orientation sur la mise en œuvre du PDES 2012-2015

Note d orientation sur la mise en œuvre du PDES 2012-2015 REPUBLIQUE DU NIGER MINISTERE DU PLAN, DE l AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DU DEVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE Fraternité - Travail - Progrès Note d orientation sur la mise en œuvre du PDES 2012-2015 Les choix

Plus en détail

RAPPORT FINAL DE PROJET

RAPPORT FINAL DE PROJET REPUBLIQUE DU TCHAD --------------- PRIMATURE --------------- MINISTERE DE L ENVIRONNEMENT, DE L EAU ET DES RESSOURCES HALIEUTIQUES --------------- PROJET PNUD/FEM/ANCR/PIMS/2452/G3 --------------- Project

Plus en détail

CONTRIBUTION DE L ADLR AU DEVELOPPEMENT LOCAL

CONTRIBUTION DE L ADLR AU DEVELOPPEMENT LOCAL ASSOCIATION POUR LE DEVELOPPEMENT LOCAL ADL- Rabat CONTRIBUTION DE L ADLR AU DEVELOPPEMENT LOCAL Octobre 2006 ADL, B.P. 6447, Rabat-Madinat Al Irfane 10.100, Al Massira III, Avenue Al Majd, Imb 14, Apt

Plus en détail

Paquet Mobilité Urbaine Soutien aux actions des autorités locales dans l élaboration de plans de mobilité locale durables

Paquet Mobilité Urbaine Soutien aux actions des autorités locales dans l élaboration de plans de mobilité locale durables Paquet Mobilité Urbaine Soutien aux actions des autorités locales dans l élaboration de plans de mobilité locale durables COM(2013) 913 final - Ensemble vers une mobilité urbaine compétitive et économe

Plus en détail

Mandat concernant l examen des activités d assistance technique de l OMPI dans le domaine de la coopération pour le développement

Mandat concernant l examen des activités d assistance technique de l OMPI dans le domaine de la coopération pour le développement F CDIP/4/8/REV/TOR ORIGINAL : ANGLAIS DATE : 20 OCTOBRE 2010 Mandat concernant l examen des activités d assistance technique de l OMPI dans le domaine de la coopération pour le développement établi par

Plus en détail

Intégrer un salarié dans l entreprise

Intégrer un salarié dans l entreprise L objectif de ce guide est d aider les managers à optimiser l accueil et l intégration des nouveaux salariés dans l entreprise. Un autre guide Fafsea «Assurer la fonction de tuteur» est à la disposition

Plus en détail

Remarques d Ouverture par M. Mohammed Laksaci, Gouverneur de la Banque d Algérie, Président de l Association des Banques Centrales Africaines

Remarques d Ouverture par M. Mohammed Laksaci, Gouverneur de la Banque d Algérie, Président de l Association des Banques Centrales Africaines Remarques d Ouverture par M. Mohammed Laksaci, Gouverneur de la Banque d Algérie, Président de l Association des Banques Centrales Africaines Symposium des Gouverneurs sur le thème «Inclusion financière

Plus en détail

Vision transversale et action cohérente pour la protection de l Environnement

Vision transversale et action cohérente pour la protection de l Environnement Agence de Développement Social Vision transversale et action cohérente pour la protection de l Environnement SOMMAIRE 1. vision 2. Mission de l ADS dans le domaine de la Protection de l Environnement,

Plus en détail

Consultation générale sur le Plan métropolitain d aménagement et de développement du Grand Montréal (PMAD)

Consultation générale sur le Plan métropolitain d aménagement et de développement du Grand Montréal (PMAD) Consultation générale sur le Plan métropolitain d aménagement et de développement du Grand Montréal (PMAD) Mémoire présenté à la Communauté métropolitaine de Montréal Septembre 2011 TABLE DES MATIÈRES

Plus en détail

COMITE DIRECTEUR DE LA CULTURE, DU PATRIMOINE ET DU PAYSAGE (CDCPP)

COMITE DIRECTEUR DE LA CULTURE, DU PATRIMOINE ET DU PAYSAGE (CDCPP) COMITE DIRECTEUR DE LA CULTURE, DU PATRIMOINE ET DU PAYSAGE (CDCPP) CDCPP (2012) 9 le 20 mars 2012 lère Session Plénière Strasbourg, 14-16 mai 2012 CONVENTION EUROPEENNE DU PAYSAGE 10e Réunion du Conseil

Plus en détail

L évaluation au CRDI. Version de juillet 2013. Division de la stratégie générale et de l évaluation

L évaluation au CRDI. Version de juillet 2013. Division de la stratégie générale et de l évaluation L évaluation au CRDI Version de juillet 2013 Division de la stratégie générale et de l évaluation La démarche du CRDI en matière d évaluation Le CRDI appuie le recours à la recherche, par les pays en développement,

Plus en détail

Droit à l Education Préscolaire et Financement Public de l Education de la Petite Enfance

Droit à l Education Préscolaire et Financement Public de l Education de la Petite Enfance CONEPT/RDC Droit à l Education Préscolaire et Financement Public de l Education de la Petite Enfance Rapport de l Enquête réalisée à Kinshasa Résumé des résultats et recommandations Avec l Appui de Juillet

Plus en détail

ATELIER PARIS21 STRATEGIE NATIONALE DE DEVELOPPEMENT DE LA STATISTIQUE SNDS (Bamako, 7-9 février 2005)

ATELIER PARIS21 STRATEGIE NATIONALE DE DEVELOPPEMENT DE LA STATISTIQUE SNDS (Bamako, 7-9 février 2005) ATELIER PARIS21 STRATEGIE NATIONALE DE DEVELOPPEMENT DE LA STATISTIQUE SNDS (Bamako, 7-9 février 2005) ETAT DES LIEUX DE LA GESTION STRATEGIQUE DU SYSTEME STATISTIQUE NATIONAL DU MALI 1 1. Introduction

Plus en détail

Intégrer un salarié dans l entreprise

Intégrer un salarié dans l entreprise L objectif de ce guide est d aider les managers à optimiser l accueil et l intégration des nouveaux salariés dans l entreprise. Un autre guide Fafsea «Assurer la fonction de tuteur» est à la disposition

Plus en détail

Licence professionnelle Gestion et administration du personnel

Licence professionnelle Gestion et administration du personnel Formations et diplômes Rapport d'évaluation Licence professionnelle Gestion et administration du personnel Université de Bordeaux Campagne d évaluation 2014-2015 (Vague A) Formations et diplômes Pour le

Plus en détail

MANUEL DE GESTION DE CYCLE DE PROJET DU SP/CONEDD

MANUEL DE GESTION DE CYCLE DE PROJET DU SP/CONEDD 1 MINISTERE DE L ENVIRONNEMENT ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE SECRETRARIAT PERMANENT DU CONSEIL NATIONAL POUR L ENVIRONNEMENT ET LE DEVELOPPEMENT DURABLE MANUEL DE GESTION DE CYCLE DE PROJET DU SP/CONEDD

Plus en détail

Préface. de Xavier QUÉRAT-HÉMENT

Préface. de Xavier QUÉRAT-HÉMENT Préface de Xavier QUÉRAT-HÉMENT La réussite de toute entreprise, comme le savent les opérationnels au contact de clients de plus en plus exigeants et soumis à une règlementation qui s étoffe régulièrement,

Plus en détail

Expérience du Burkina dans le domaine de la comptabilité environnementale

Expérience du Burkina dans le domaine de la comptabilité environnementale Expérience du Burkina dans le domaine de la comptabilité environnementale Communication à la 23 ème CASA, Rabat/Maroc, du 4 au 7 décembre 2013 Par Lassina PARE, Ingénieur statisticien économiste Directeur

Plus en détail

Comité du développement et de la propriété intellectuelle (CDIP)

Comité du développement et de la propriété intellectuelle (CDIP) F CDIP/5/7 REV. ORIGINAL : ANGLAIS DATE : 21 JUILLET 2010 Comité du développement et de la propriété intellectuelle (CDIP) Cinquième session Genève, 26 30 avril 2010 PROJET RELATIF À LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE

Plus en détail

SIGNATURE DU PROTOCOLE D AIDE À LA RENOVATION THERMIQUE DES LOGEMENTS PRIVÉS

SIGNATURE DU PROTOCOLE D AIDE À LA RENOVATION THERMIQUE DES LOGEMENTS PRIVÉS SIGNATURE DU PROTOCOLE D AIDE À LA RENOVATION THERMIQUE DES LOGEMENTS PRIVÉS Entre Valérie LÉTARD, Secrétaire d Etat auprès du Ministre de l Ecologie, de l Energie, du Développement Durable et de la Mer,

Plus en détail

Responsable en Passation de Marchés Page 1

Responsable en Passation de Marchés Page 1 Le Projet de Renforcement des Capacités Institutionnelles pour l Efficacité Gouvernementale (PRCIEG) Titre : Termes de référence pour le recrutement d un Responsable de Passation de Marchés (RPM) 1. Contexte

Plus en détail

RAPPORT AU CONSEIL DÉPARTEMENTAL

RAPPORT AU CONSEIL DÉPARTEMENTAL Direction de l'éducation et de la jeunesse Secrétariat général 5e commission RAPPORT AU CONSEIL DÉPARTEMENTAL Séance du 28 mai 2015 OBJET : MISE EN PLACE D UN CHÈQUE DE RENTRÉE À DESTINATION DE TOUS LES

Plus en détail

PROJET DE MANAGEMENT DE CONNAISSANCES

PROJET DE MANAGEMENT DE CONNAISSANCES Centre de Recherche-action pour l Environnement et le Développement Intégré CREDI PROJET DE MANAGEMENT DE CONNAISSANCES BP : 80450 Lomé TOGO Tél. /Fax (228) 22.25.37.60 Email : credi@laposte.tg Site web:

Plus en détail

LES FONDS EUROPÉENS STRUCTURELS ET D INVESTISSEMENT 2014-2020 EN FRANCE CONNAÎTRE LES FONDS EUROPÉENS STRUCTURELS

LES FONDS EUROPÉENS STRUCTURELS ET D INVESTISSEMENT 2014-2020 EN FRANCE CONNAÎTRE LES FONDS EUROPÉENS STRUCTURELS LES FONDS EUROPÉENS STRUCTURELS ET D INVESTISSEMENT 2014-2020 EN FRANCE CONNAÎTRE les programmes européens LES FONDS EUROPÉENS STRUCTURELS ET D INVESTISSEMENT AU SERVICE DE LA STRATÉGIE EUROPE 2020 Stratégie

Plus en détail

ECE/AC.21/SC/2014/3 EUDCE1408105/1.6/SC12/3. Conseil économique et social

ECE/AC.21/SC/2014/3 EUDCE1408105/1.6/SC12/3. Conseil économique et social Nations Unies Conseil économique et social ECE/AC.21/SC/2014/3 Distr. générale 10 septembre 2014 Français Original: anglais Commission économique pour l Europe Réunion de haut niveau sur les transports,

Plus en détail

3F4/2 Modalités de renfort en personnels dans les domaines non sanitaires

3F4/2 Modalités de renfort en personnels dans les domaines non sanitaires FICHE-MESURE Plan pandémie grippale 3F4/2 Modalités de renfort en personnels dans les domaines non sanitaires Validation : 13/10/2011 Ministère-pilote et rédacteur : Ministère chargé de l intérieur Ministères

Plus en détail

Les Fiches de projet et leur canevas

Les Fiches de projet et leur canevas Les Fiches de projet et leur canevas République du Burundi Ministère de la Sécurité Publique Agence nationale d exécution : Fiche de Projet1 Titre du Projet : Renforcement des capacités de planification

Plus en détail

Programme-cadre national (PCN) Rôles et responsabilités de l équipe chargée d élaborer un PCN

Programme-cadre national (PCN) Rôles et responsabilités de l équipe chargée d élaborer un PCN Programme-cadre national (PCN) Rôles et responsabilités de l équipe chargée d élaborer un PCN Août 2006 Agence internationale de l énergie atomique Département de la coopération technique Rôle et responsabilités

Plus en détail

POLITIQUE DE DÉVELOPPEMENT DURABLE

POLITIQUE DE DÉVELOPPEMENT DURABLE POLITIQUE DE DÉVELOPPEMENT DURABLE ÉDITION 2014 TABLE DES MATIÈRES 1. À propos du CETEQ 2. Politique de développement durable 3. Notre vision du développement durable 4. L intégration de la responsabilité

Plus en détail

MISE EN PLACE DE LA SUPERVISION BASEE SUR LES RISQUES

MISE EN PLACE DE LA SUPERVISION BASEE SUR LES RISQUES 1 BANQUE DE LA REPUBLIQUE DU BURUNDI SERVICE SBS MISE EN PLACE DE LA SUPERVISION BASEE SUR LES RISQUES I. INTRODUCTION La supervision bancaire évolue de façon dynamique. La récente crise financière internationale

Plus en détail

LA SANTÉ DE NOTRE SYSTÈME DE SANTÉ. Agence Régionale de Santé

LA SANTÉ DE NOTRE SYSTÈME DE SANTÉ. Agence Régionale de Santé AMÉLIORER LA SANTÉ DE LA POPULATION ET ACCROÎTRE L EFFIcacité DE NOTRE SYSTÈME DE SANTÉ Agence Régionale de Santé Une réforme indispensable, les ars pourquoi? Nos dépenses de santé ne cessent d augmenter,

Plus en détail

POLITIQUE SCIENCE, TECHNOLOGIE ET INNOVATION DE LA CEDEAO (ECOPOST)

POLITIQUE SCIENCE, TECHNOLOGIE ET INNOVATION DE LA CEDEAO (ECOPOST) POLITIQUE SCIENCE, TECHNOLOGIE ET INNOVATION DE LA CEDEAO Présenté par: Prof. Dr. Djénéba TRAORE Directrice Générale Institut de l Afrique de l Ouest Email: Djeneba.Traore@iao.gov.cv Site web: www.westafricainstitute.org

Plus en détail

MOTIVATION DE L ACTION

MOTIVATION DE L ACTION Contrat de territoire 2007 2013 Programme d action pluriannuel_ Agglomération de Nevers, Pays de Nevers Sud Nivernais, villes intermédiaires Agir pour les personnes âgées FICHE ACTION N 22 Répondre aux

Plus en détail

Valeur ajoutée et rentabilité

Valeur ajoutée et rentabilité 6 e Forum Mondial de l Eau Solutions Existantes Titre de la Solution : Gestion sociale des forages en zone rurale Cas d étude : Tchad Groupe-cible 1.1.2: D ici à 20xx, garantir que la population rurale

Plus en détail

PROMOTION DE LA SANTÉ Résumé des chartes et déclaration d Ottawa, de Jakarta et de Bangkok

PROMOTION DE LA SANTÉ Résumé des chartes et déclaration d Ottawa, de Jakarta et de Bangkok PROMOTION DE LA SANTÉ Résumé des chartes et déclaration d Ottawa, de Jakarta et de Bangkok OUTIL DE RÉFÉRENCE LA CHARTE D OTTAWA (1986) Une contribution à la réalisation de l objectif de la santé pour

Plus en détail

Séminaire Technique International «Le développement rural en Méditerranée» 4-5 février 2014, Alger RECOMMANDATIONS

Séminaire Technique International «Le développement rural en Méditerranée» 4-5 février 2014, Alger RECOMMANDATIONS Séminaire Technique International «Le développement rural en Méditerranée» 4-5 février 2014, Alger RECOMMANDATIONS Le séminaire technique international sur «Le développement rural en Méditerranée», organisé

Plus en détail

RAPPORT DES PROGRES ANNUELS 2011

RAPPORT DES PROGRES ANNUELS 2011 MINISTERE DU PLAN, DE L AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DU DEVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE PROGRAMME DES NATIONS UNIES POUR LE DÉVELOPPEMENT PROGRAMME CONJOINT MARADI Niger RAPPORT DES PROGRES ANNUELS 2011 Janvier

Plus en détail

TABLE DES MATIÈRES MISE EN CONTEXTE... 4. Chapitre I - Objet et application de la loi... 6. Chapitre II Dirigeants de l information...

TABLE DES MATIÈRES MISE EN CONTEXTE... 4. Chapitre I - Objet et application de la loi... 6. Chapitre II Dirigeants de l information... MÉMOIRE DE L AQESSS SUR LE PROJET DE LOI N o 133 «LOI SUR LA GOUVERNANCE ET LA GESTION DES RESSOURCES INFORMATIONNELLES DES ORGANISMES PUBLICS ET DES ENTREPRISES DU GOUVERNEMENT» L Association québécoise

Plus en détail

Note de synthèse portant sur les questions sociales : Accueil des jeunes enfants : création d un schéma territorial de la petite enfance.

Note de synthèse portant sur les questions sociales : Accueil des jeunes enfants : création d un schéma territorial de la petite enfance. Note de synthèse portant sur les questions sociales : Accueil des jeunes enfants : création d un schéma territorial de la petite enfance. Département XXX Note à l attention du président du Conseil Général

Plus en détail

Proposition d orientations nouvelles pour le Dialogue international

Proposition d orientations nouvelles pour le Dialogue international Proposition d orientations nouvelles pour le Dialogue international Document 04 RÉUNION DU GROUPE DE PILOTAGE DU DIALOGUE INTERNATIONAL 4 Novembre 2015, Paris, France Nouvelle orientation du Dialogue international

Plus en détail

Rapport pour la commission permanente du conseil régional

Rapport pour la commission permanente du conseil régional Rapport pour la commission permanente du conseil régional OCTOBRE 2011 Présenté par Jean-Paul Huchon Président du conseil régional d'ile-de-france SCHEMA DES FORMATIONS TOUT AU LONG DE LA VIE,

Plus en détail

«LES MERCREDI DE L ENA» Termes de référence DANS LES PAYS DE L UEMOA»

«LES MERCREDI DE L ENA» Termes de référence DANS LES PAYS DE L UEMOA» REPUBLIQUE DU SENEGAL =-=-=-= PRIMATURE =-=-=-= ECOLE NATIONALE D ADMINISTRATION =-=-=-= «LES MERCREDI DE L ENA» Edition spéciale Termes de référence THEME : «REFORMES DES FINANCES PUBLIQUES DANS LES PAYS

Plus en détail

3 ème plan autisme : Point d étape, un an après son annonce

3 ème plan autisme : Point d étape, un an après son annonce 3 ème plan autisme : Point d étape, un an après son annonce «Le 3 ème plan autisme vise à répondre à la faiblesse criante de la prise en charge de l autisme en France tout en laissant le choix aux familles

Plus en détail

Appel à Manifestation d Intérêt / Programme CoMun pour la contractualisation de Consultants et/ou Bureaux d études dans divers domaines d expertises

Appel à Manifestation d Intérêt / Programme CoMun pour la contractualisation de Consultants et/ou Bureaux d études dans divers domaines d expertises Appel à Manifestation d Intérêt / Programme CoMun pour la contractualisation de Consultants et/ou Bureaux d études dans divers domaines d expertises du développement urbain Août-Septembre 2015 I. Brève

Plus en détail

Plan régional de soutien à l économie

Plan régional de soutien à l économie Plan régional de soutien à l économie Le 23 mars 2009 La crise financière mondiale qui s est déclarée à l été 2008 se double d une crise économique et sociale. L onde de choc de ce phénomène a des effets

Plus en détail

(Stratégies de mise en œuvre, défis et solutions pratiques) Un Séminaire de renforcement des capacités pour les points focaux nationaux du CAFRAD

(Stratégies de mise en œuvre, défis et solutions pratiques) Un Séminaire de renforcement des capacités pour les points focaux nationaux du CAFRAD Centre Africain de Formation et de Recherche Administratives pour le Développement Institut Islamique de Recherches et de Formation Séminaire sur L Opérationnalisation de la gestion axée sur la performance

Plus en détail

SYNTHESE DE PRESENTATION DU PPILDA

SYNTHESE DE PRESENTATION DU PPILDA SYNTHESE DE PRESENTATION DU PPILDA INTITULE DU PROJET : PROJET DE PROMOTION DE L INITIATIVE LOCALE POUR LE DEVELOPPEMENT D AGUIE 1 Intitulé du Projet : Projet de Promotion de l Initiative Locale pour le

Plus en détail

Ville de Dakar PROCESSUS DE PLANIFICATION STRATEGIQUE ET DE DEVELOPPEMENT DURABLE ATELIER DE PARTAGE

Ville de Dakar PROCESSUS DE PLANIFICATION STRATEGIQUE ET DE DEVELOPPEMENT DURABLE ATELIER DE PARTAGE Ville de Dakar PROCESSUS DE PLANIFICATION STRATEGIQUE ET DE DEVELOPPEMENT DURABLE ATELIER DE PARTAGE 05 janvier 2012 BUTS DE L ATELIER C est aider à mieux faire comprendre la décision du Conseil Municipal

Plus en détail

Réforme de la politique de la ville. Rencontre territoriale (Auvergne, Bourgogne, Rhône-Alpes) Lyon - 8 juillet 2014

Réforme de la politique de la ville. Rencontre territoriale (Auvergne, Bourgogne, Rhône-Alpes) Lyon - 8 juillet 2014 Réforme de la politique de la ville Rencontre territoriale (Auvergne, Bourgogne, Rhône-Alpes) Lyon - 8 juillet 2014 Restitution de l atelier n 3 : Intitulé : Les communes et agglomérations concernées par

Plus en détail

Retour sur le pari de Rio 1992 : État des lieux et perspectives pour Rio +20

Retour sur le pari de Rio 1992 : État des lieux et perspectives pour Rio +20 Retour sur le pari de Rio 1992 : État des lieux et perspectives pour Rio +20 Conférence introductive InEE CNRS Paris, 4 avril 2012 Laurence Tubiana Institut du Développement Durable et des Relations Internationales

Plus en détail

CONDITIONS DE REUSSITE, DISPENSES, REPORTS ET CREDITS DANS L ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

CONDITIONS DE REUSSITE, DISPENSES, REPORTS ET CREDITS DANS L ENSEIGNEMENT SUPERIEUR CONDITIONS DE REUSSITE, DISPENSES, REPORTS ET CREDITS DANS L ENSEIGNEMENT SUPERIEUR Position de la Fédération des Étudiant(e)s Francophones (F.E.F.) discutée puis adoptée lors des Conseils du 25 septembre

Plus en détail

Le CLIC de Bordeaux-Cartierville

Le CLIC de Bordeaux-Cartierville Étude de cas #1 Le CLIC de Atelier sur l impact collectif Mai 2014 Les conditions préalables à l impact collectif Un sentiment d'urgence En 1990, un colloque intitulé "Deux mondes, deux réalités" est organisé

Plus en détail

1. Sur le Titre I Les modalités d organisation des compétences (articles 1 à 9).

1. Sur le Titre I Les modalités d organisation des compétences (articles 1 à 9). Projet de loi de modernisation de l action publique territoriale et d affirmation des métropoles Les propositions de l Union sociale pour l habitat Ce premier projet de loi concentre de nombreux éléments

Plus en détail

Deuxième Conférence régionale arabe sur la réduction des risques de catastrophe. Charm el cheikh, République arabe d Égypte, 14-16 septembre 2014

Deuxième Conférence régionale arabe sur la réduction des risques de catastrophe. Charm el cheikh, République arabe d Égypte, 14-16 septembre 2014 Deuxième Conférence régionale arabe sur la réduction des risques de catastrophe Charm el cheikh, République arabe d Égypte, 14-16 septembre 2014 Déclaration de Charm el cheikh pour la réduction des risques

Plus en détail

Journal d apprentissage. Union Technique du Mali

Journal d apprentissage. Union Technique du Mali Journal d apprentissage Union Technique du Mali Projet Kénéya Sabatili «Assurer la santé» Contentus Le Projet... 1 Que quoi le projet traite t-il?... 1 Résumé du projet... 2 Faits Marquants... 3 Quelques

Plus en détail

Convention sur la lutte contre la désertification

Convention sur la lutte contre la désertification NATIONS UNIES Convention sur la lutte contre la désertification Distr. GÉNÉRALE 29 juillet 2008 FRANÇAIS Original: ANGLAIS COMITÉ CHARGÉ DE L EXAMEN DE LA MISE EN ŒUVRE DE LA CONVENTION Septième session

Plus en détail

CENTRES D APPUI À LA TECHNOLOGIE ET À L INNOVATION (CATI) GUIDE DE MISE EN ŒUVRE

CENTRES D APPUI À LA TECHNOLOGIE ET À L INNOVATION (CATI) GUIDE DE MISE EN ŒUVRE CENTRES D APPUI À LA TECHNOLOGIE ET À L INNOVATION (CATI) GUIDE DE MISE EN ŒUVRE Le programme de centres d'appui à la technologie et à l'innovation (CATI), mis en place par l'ompi, permet aux innovateurs

Plus en détail

Contrôle de gestion et pilotage de la performance

Contrôle de gestion et pilotage de la performance CHAPITRE 1 Contrôle de gestion et pilotage de la performance Ce qu il faut retenir Un système de contrôle de gestion doit être adapté à la configuration spécifique de chaque entreprise (stratégie, structure,

Plus en détail

OUTIL D AUTOÉVALUATION DU

OUTIL D AUTOÉVALUATION DU Institut de leadership en éducation OUTIL D AUTOÉVALUATION DU L EADERSHIP Instructions Ministère de l Éducation INSTRUCTIONS ET RECOMMANDATIONS POUR L UTILISATION EFFICACE DE L OUTIL Les recherches montrent

Plus en détail

ARTICLE. La réussite des étudiants à l'université du Québec à Chicoutimi passe par le respect de tous et le respect des différences

ARTICLE. La réussite des étudiants à l'université du Québec à Chicoutimi passe par le respect de tous et le respect des différences ARTICLE La réussite des étudiants à l'université du Québec à Chicoutimi passe par le respect de tous et le respect des différences Carole Dion Professeure Département des sciences des sciences de l'éducation

Plus en détail