InterMETREX Atelier d Analyse 7 Q2/2005 BUDAPEST

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1 Atelier d Analyse 7 BUDAPEST Liste des participants PRO RÉGIÓ AGENCY (Agence Centrale de Hongrie pour le Développement Régional) Gyula FOGARASI Responsable de l Aménagement Tamás GORDOS Chef de Projet Mária HÁRSFALVI Relations Extérieures MUNICIPALITÉ DE SZCZECIN Ewa KURJATA Responsable des Projets Internationaux GOUVERNEMENT MUNICIPAL DE LA VILLE DE VILNIUS Linas SINKEVICIUS Vice-Responsable du Développement Urbain GLASGOW AND THE CLYDE VALLEY STRUCTURE PLAN JOINT COMMITTEE (GCVSPJC) Dr. Grahame BUCHAN Assistant au Responsable du Plan METREX Jim PARKE Chef de Projet pour GCVSPJC Alastair WYLLIE Coordinateur de Projet Lieu Association Hongroise d Urbanisme 1094 BUDAPEST, Liliom u. 48 Mercredi 25 Mai 2005, séance de la matinée Accueil et Introductions M. Gyula Fogarasi a accueilli les Partenaires de Projet à Budapest et a expliqué la nature du rôle de l Association Hongroise d Urbanisme. Municipalité de Szczecin Introduction Générale. Mme. Ewa Kurjata a utilisé des cartes et des diagrammes pour donner une vue d ensemble de l aire de Szczecin. Elle a précisé qu il n existe pas à l heure actuelle de schéma métropolitain pour l aire de Szczcecin mais a précisé qu une nouvelle réglementation avait été introduite pour encourager et promouvoir la création d une autorité métropolitaine. On a expliqué que des changements importants étaient intervenues au sein de l administration polonaise. Par le passé, des organes du Gouvernement Central contrôlaient tout, mais de nombreuses fonctions étaient désormais fournies par les Municipalités et les Autorités Régionales. En ce qui concerne l aménagement, Mme Jurjata a indiqué que l Autorité Régionale prépare un Schéma Régional et que les Municipalités sont responsables de la préparation des Schémas Locaux. Le Schéma Régional trace les grandes lignes de la stratégie physique qui peut PROJET CO-FINANCÉ PAR L UNION EUROPÉENNE Nye Bevan House, 20 India Street, GLASGOW, G2 4PF T. +44 (0) F. +44 (0)

2 comprendre des propositions plus détaillées pour l aire métropolitaine. Les Schémas Locaux sont des exercices de zonage contractuels et ceux-ci doivent respecter le Schéma Régional. Mme Kurjata a décrit la structure de gouvernement local en Pologne. Elle a indiqué que le Gouvernement Central était représenté au niveau régional par 16 Gouverneurs et que les Autorités Régionales jouent un rôle important. Il existe 16 Régions en Pologne et la Région de Poméranie Occidentale, qui comprend l agglomération de Szczecin, est composée de deux sous régions et de nombreuses municipalités. Il est prévu que l aire métropolitaine, dont le découpage reste à définir officiellement, comprenne 5 ou 6 municipalités au sein de l aire de Szczecin. On a expliqué que l Autorité Régionale était élue au suffrage direct et qu elle était dirigée par le Président / Marshall. L Autorité Régionale est gérée par un organe disposant de ses propres représentants officiels, comprenant environ 200 personnes. Le Service d Aménagement Régional et Métropolitain fait partie de cette entité. Mme Kurjata a décrit la structure principale de Gouvernement Municipal. Le Maire est directement élu pour un mandat de 4 ans et nomme 5 maires adjoints chargés de différents portefeuilles. Le Conseil Municipal comprend 31 membres qui sont eux aussi élus au suffrage direct. Le Conseil Municipal a un droit de regard sur les initiatives du maire et dispose d un pouvoir de contrôle des mesures prises par le Maire par le biais de l adoption budgétaire. Le Secrétaire Municipal est responsable de l administration de la municipalité. On a indiqué qu il existait actuellement plus d intérêt public et d investisseurs dans les affaires de la ville que dans les activités régionales. On a traité de la dimension métropolitaine de Szczecin et il a été établi que l agglomération comprenait probablement une population d environ habitants. Le développement d une voie de délestage pour l agglomération illustre le besoin de coopération métropolitaine. Trois municipalités, autour de la ville, ainsi que le Conseil Régional participent au développement du projet. Un autre projet, de plus grande importance métropolitaine, consiste à la modernisation de la liaison ferroviaire transfrontalière utilisée pour le fret et les trajets passagers quotidiens. On propose de réduire le temps de déplacements de Berlin de 135 minutes à 85 minutes. On a également expliqué que la fonction portuaire génère une dimension métropolitaine et régionale plus élargie et que la disponibilité des logements dans les lieux d habitation situés juste de l autre côté de la frontière en Allemagne permet d accroître la dimension de l aire métropolitaine réelle. Les principales fonctions de l aire métropolitaine ont été précisées et comprennent la production, la construction navale et l activité portuaire. On a pu noter que la construction navale a connu un déclin, passant de 5000 à 2000 salariés. Présentation et Débat autour du Benchmark Ms. Kurjata a commenté la Document exposé dans le cadre du Benchmark et a répondu aux questions posées par les autres partenaires. Les points suivants sont se dégagent du débat. Benchmark 1 Il est prévu que le Schéma National de Développement soit adopté dans 2 mois. On a établi qu il n y avait pas eu de débat public quant au contenu du schéma. Benchmark 2 La Stratégie de Développement Régional est disponible sous la forme d un document plus général mais porte principalement sur la stratégie physique et ne recouvre pas les questions socioéconomiques de quelque manière intégrée que ce soit. 2

3 Benchmark 3 Jusqu à présent, il n existe pas d organe métropolitain statutaire et le conflit politique entre le niveau local et régional bloque la progression. La Stratégie de Développement Régional peut comprendre une rubrique métropolitaine plus détaillée. Celle-ci couvrirait environ 20% de l aire régionale. On a, à cet égard, remarqué des similarités avec le système anglais. Benchmark 4 On a signalé que les capabilités régionales connaissent une période de transition car les structures d aménagement sont relativement nouvelles. Note du traducteur : capabilité réfère au terme anglais capability Benchmark 5 On a établi que les opportunités d intégration entre les éléments physiques et les questions socioéconomiques étaient limitées. Benchmark 6 Le débat a permis d identifier le fait qu il existe un besoin de clarifier le Benchmark en mettant en relation plus étroite les Questions A, B & C aux catégories d Efficacité. On a également remarqué qu il vaudrait mieux substituer l expression «déplacement vers le lieu de travail» par le terme «trajet quotidien du domicile au travail» afin de relier plus clairement 6.1 aux Questions A, B & C. On a conclu que l évaluation de Szczecin devrait indiquer B à A plutôt que C à B. On a noté que les questions hydrologiques étaient traitées par des conseils au niveau national pour chaque bassin fluvial. Le bassin fluvial de l Oder qui comprend l aire métropolitaine de Szczecin englobe également des parties de l Allemagne et constitue par conséquent une question relevant du domaine transfrontalier. Benchmark 7 On a pu noter que les seuls schémas qui ont un rôle réglementaire étaient les schémas de développement local de la municipalité mais ces plans doivent se conformer au Schéma de Développement de l Espace Régional. On a établi que l Autorité Régionale avait le pouvoir de bloquer un schéma local qui n est pas conforme. En réponse au Dr. Buchan, Mme Kurjata a indiqué que la Collectivité Régionale ne détient pas de pouvoir d adoption de projets contraires aux souhaits de la municipalité. Benchmark 8 Il a été établi que tous les organes et agences du secteur public seraient obligés de suivre le schéma mais qu il demeurait une incertitude quant à la relation vis-à-vis des ressources privées. Après un débat sur l évaluation de Szczecin pour ce Benchmark, Mme Kurjata a convenu de vérifier le degré d influence que le schéma métropolitain pourrait avoir sur la mise en œuvre des ressources privées. Benchmark 9 Il a été établi qu au sein de la Collectivité Régionale, 5 personnes traitent de la préparation du schéma et que des consultants sont recrutés pour travailler sur certains aspects de cette mission. Benchmark 10 Le débat portant sur ce Benchmark a permis d identifier le fait que certains des problèmes d offre étaient générés par une mauvaise communication entre les collectivités régionales et locales. Benchmark 11 Une nouvelle fois, le débat sur ce Benchmark a mis en avant le besoin d une meilleure compréhension de la relation entre les degrés d efficacité (Minimum, Croissante, Maximum) et les 3

4 Questions A, B & C. Les débats ont établi que les projections n étaient pas efficacement intégrées et n étaient pas toujours liées au schéma. Benchmark 12 Mme Kurjata a indiqué que les informations sur le potentiel de développement urbain étaient disponibles au niveau municipal mais que l incertitude subsistait quant à la mesure dans laquelle celles-ci étaient utilisées pour éclairer les décisions liées au Schéma de Développement de l Espace Régional. Benchmark 14 Au cours du débat sur ce Benchmark, on a signalé que l aménagement du centre de l agglomération de Szczecin devait prendre en compte d importantes ressources du patrimoine. On a remarqué que la majorité des sols (65%) était propriété collective. En réponse à M. Sinkevicius, il a été indiqué qu il n existe pas de problème lié à la restitution des sols. On a reconnu que des besoins financiers plutôt que des questions de politiques d aménagement ont conduit à une mise en vente des terrains à des fins commerciales. Benchmark 15 The discussion identified a more integrated response on transportation and environmental issues than suggested in the formal submission. Ms. Kurjata agreed to re-assess this Benchmark. Benchmark 18 Le débat a souligné le fait que les questions liées au logement relève principalement de la responsabilité de la municipalité. On a indiqué que la qualité du travail sur cette question était variable et qu il n y avait pas de projections et de liens avec d autres questions comme des prévisions économiques. Benchmark 22 Le débat autour de ce Benchmark a mis en évidence qu en dépit de la possibilité de participation des citoyens dans le processus, l influence principale sur la préparation du schéma repose sur les grandes institutions. Benchmark 26 En réponse aux questions du Dr Buchan et de M. Parke, il a été signalé qu une commission indépendante (le Comité Architectural Urbain) était chargé du règlement de questions contentieuses. Mercredi 25 Mai 2005, séance de l après-midi Gouvernement Municipal de la Ville de Vilnius Introduction Générale M. Sinkevicius a utilisé une vidéo pour donner une illustration générale des caractéristiques de la Lithanie. La vidéo a démontré quels étaient les différents types de paysages dans le pays ainsi que la gamme de ressources environnementales et du patrimoine. Les membres présents à l Atelier ont été très impressionnés de la qualité des paysages et du bâti. La vidéo a été suivie d une série de photos aériennes et de cartes de l aire de Vilnius. Ces documents ont montré la gamme de types de projets dans l agglomération ainsi que les questions 4

5 de protection du patrimoine qui se posent. On a posé à M. Sinkevicius des questions sur les projets de tours d habitation qui avaient été décrits. Il a indiqué qu aucun problème d ordre général ainsi que d acceptabilité de ce type de logements ne se posait. Il n existe pas de propositions de démolition. En utilisant une série de cartes et de diagrammes, M. Sinkevicius a présenté la structure générale de la Lithuanie en termes démographiques et de structure administrative. Il est ressorti de cette intervention que la Lithuanie est composée de 10 régions dont la population est située de à environ habitants. Chaque région est elle-même composée de 5 à 8 municipalités. Les participants à l Atelier ont été informés que la population de Vilnius avoisine les habitants et que la population dans la région approche les habitants. M. Sinkevicius a souligné la relation entre Vilnius et la deuxième ville du pays : Kaunas. Présentation et Débat autour du Benchmark M. Sinkevicius a présenté l Evaluation du Benchmark et a répondu de manière spécifique aux questions soulevées avant la réunion par M. Parke. Il a également répondu aux questions tout au long de la présentation. Les questions suivantes sont ressorties des débats et constituent les différents points abordés ci-après décrits : Benchmark 1 Il a été expliqué qu il existe une tradition de longue date dans le domaine de l aménagement territorial. En 1964, M. Kazys Seselgis, titulaire de Chaire Universitaire, a recommandé une stratégie basée sur un développement équilibré axé autour de 10 centres. Cette stratégie a fait l objet d un intérêt particulier renouvelé en 1988 et l on a recommandé que le développement ne soit concentré qu autour de 5 centres. Il s est dégagé des débats et de l intervention que le schéma national offrait un degré général de recommandations vis-à-vis des schémas concernant des échelles plus réduites mais présente des lacunes dans certains détails requis pour guider les schémas régionaux et locaux. Il a été signalé que le Schéma National était préparé par une institution privée. Benchmark 2 Les participants à l Atelier ont été informés que chaque région prépare un plan socio-économique qui propose la vision et le contexte du schéma de développement de l espace. M. Sinkevicius a expliqué que bien que les problèmes des aires périphériques avaient été réduits dans la région, des tensions persistaient au sein de celle-ci. L attention des participants s est portée sur l Initiative Commune entre Vilnius et Kaunas, qui vise à profiter de la relative proximité de ces deux grandes agglomérations. Benchmark 3 Il a été indiqué que le niveau régional de gouvernement local n a été établi qu en 1994 et qu aucun schéma régional n avait encore été terminé. L administration du Comté de Vilnius (Région) est composée d un Conseil de Développement Régional avec des représentants de chacune des 8 municipalités (élus et fonctionnaires). Le processus de formulation du schéma nécessite 2 ans et est soumis à des limites financières. Le personnel détaché à la préparation du schéma est recruté auprès de sources extérieures. Benchmark 6 Le débat portant sur les degrés de cohérence a souligné les problèmes soulevés par l interaction entre les agglomérations de Vilnius et de Kaunas. On a signalé que les aires d influence de Vilnius s étendaient hors de la région le long de la principale autoroute en direction de Kaunas. M. 5

6 Sinkevicius a expliqué que des réunions avaient été organisées afin de s assurer que les Schémas Régionaux voisins étaient cohérents. Il a également été signalé que la proximité de Vilnius avec la frontière nationale soulevait des questions transfrontalières internationales qui nécessitent une résolution dans le cadre du schéma national. Benchmark 7 On a informé les participants que chaque projet et les schémas au niveau municipal doivent se conformer aux schémas régional et national. On a noté que ces pouvoirs étaient théoriques jusqu à l adoption du schéma régional mais devrait permettre aux collectivités de sauvegarder la stratégie d aménagement. Benchmark 9 On a signalé que l Administration du Comté présentait une pénurie de ressources humaines dans le domaine de l aménagement. La préparation du Schéma dépend de l affectation de ressources financières par le Ministère de l Environnement. Le débat a établi que la préparation du schéma était non seulement préparée à partir de ressources en externe mais que la mission de préparation du schéma était également commanditée par des organismes de conseils. 6

7 Benchmark 10 Le débat a permis d établir que les sondages et collectes de données généraux n étaient entrepris qu aux fins des besoins de formulation du schéma. Benchmark 12 M. Sinkevicius a expliqué que l administration régionale était chargée des questions concernant les sols. Il a également indiqué que bien que la plus grande partie des terrains sera privée, le processus de restitution créait une incertitude en termes d offre et de synchronisation, ce qui rend les évaluations du futur potentiel difficile à réaliser. Benchmark 13 La stratégie d aménagement pour la région encouragera un développement équilibré mais M Sinkevicius a attiré l attention des participants sur le fait que le deuxième centre d établissement humain le plus important ne représentait que habitants. On a expliqué que les regroupements de petits villages avait été identifié pour devenir l objet d une croissance commune. L attention des participants a aussi été attirée sur le besoin de refléter l initiative conjointe de l agglomération de Vilnius et de Kaunas dans toute stratégie polycentrique. Benchmark 20 M. Sinkevicius a reconnu le fait que le niveau régional est très faible pour ce qui est des questions de transport. Il a indiqué que les échelons nationaux et municipaux traite de cette question et que le niveau régional a peu d influence à part du point de vue de la coordination. Jeudi 26 Mai 2005, séance de la matinée Agence Pro Régió Agency (Agence Centrale Hongroise pour le Développement Régional) Visite de l Agglomération de Budapest La visite a démarré à 9h à l Hôtel Liget et les participants ont commencé par traverser le centre de Pest pour ensuite traverser le Danube par le pont St. Margaret, passant ensuite par le quartier Obuda où se sont tout d abord installés les Romains. Des traces d implantation romaine subsistent et ont pu être observés du bus, celles-ci prennent la forme de bâtiment avec excavation. Le manque de temps n a pu permettre un examen plus en détail. Parc d Activités de Graphisoft Le premier arrêt de cette visite a eu lieu au Park Graphisoft, qui se trouve dans le quartier Acquincum de la ville, au nord d Obuda. Le site a été implanté sur un ancien terrain industriel qui faisait partie d une importante usine à gaz municipale abandonnée. Le projet a été lancé par les propriétaires de Graphisoft pour répondre aux futurs besoins de l organisation. L industrie du BTP a informé l entreprise que le choix de ce site n était pas une bonne décision commerciale étant donné la proximité des restes de l usine à gaz que l on peut apercevoir du Park. Depuis, cette opinion s est avérée erronée car d autres entreprises de haute technologie comme Microsoft se sont installées sur le site. Alors que ce projet est situé sur un ancien site industriel, il présente de nombreux avantages. En effet, il offre un accès immédiat aux rives du Danube, lui conférant une grande valeur en termes d agrément. Le site est aussi pratique par rapport aux quartiers d habitations sur les collines de Buda. D autres terrains font actuellement l objet de 7

8 développement et il existe des propositions séparées pour transformer certains des bâtiments de l usine à gaz caractéristiques du XIXème Siècle en musée. Tous ces éléments font partie d un programme de développement pour le quartier d Acquincum. Du Park Graphisoft, les participants sont repartis par le Sud le long des rives du Danube. Cette partie de la visite a permis de démontrer la congestion importante de la circulation, en dépit de l offre des transports en commun. Les bâtiments du Parlement hongrois pouvaient être observés sur la berge opposée et l on a indiqué que le style était basé sur celui des Bâtiments du Parlement de Londres. Quartier de l Université La prochaine destination était le Quartier de l Université, où un grand espace libre faisait l objet d un projet de construction pour l université avec l implantation d un parc de haute technologie. Dans ce cas, le partenaire principal de ce parc est l organisation des télécoms hongroises. La présence d autres entreprises importantes dans le domaine des hautes technologies dans le quartier de l université était évidente, montrant ainsi l attrait potentiel du nouveau parc technologique. Corridor autoroutier Du Quartier Universitaire, les participants se sont dirigés vers l Ouest et ont rejoint l autoroute M1 en direction du quartier de Budaors. Il a été signalé que la M1 fournissait la liaison principale vers le réseau autoroutier européen. De l autoroute, il était possible d observer un grand nombre de de grands centres commerciaux et il a été établi que ces projets de magasins se trouvaient juste à l extérieur de la limite de l agglomération sur une municipalité voisine. Les projets étaient trop importants pour les besoins locaux et étaient nettement basés sur l accessibilité par autoroute à partir de Budapest. On a conclu que ce projet montrait le besoin d aménagement à l échelle de l agglomération. Le trajet a aussi permis aux participants de l Atelier d observer la jonction avec l autoroute M7. On a signalé que celle-ci dessert l important espace récréatif et touristique du Lac Balaton et que l on connaissait ici des problèmes de congestion significatifs le week-end et pendant les principales périodes de vacances. BITEP A proximité d une sortie sur l autoroute M1 se trouve le Budaörs Industrial and Technology Park (BITEP). Ce parc se trouve sur le site d une usine militaire désaffecté (55 hectares) et certains des bâtiments d origine ont été modernisés. Le groupe a pu observer le nombre et la gamme d établissements qui ont été attirés sur le site. Réalisant que les entreprises nécessitait un soutien pour encourager l innovation, l entreprise maître d oeuvre du projet, (Budaörs ISC Ltd.) a décidé de créer le Central Hungarian Innovation Centre (CHIC). M. Zoltan Hantos, Directeur du CHIC a décrit en qui consistait et quel était le rôle du centre. Il a indiqué que celui-ci proposait des installations modernes en termes de laboratoires de recherche, d espace pour la production, d espace de bureaux, ainsi que d une gamme d installations centrales telles que des salles de conférence, un centre de fitness et un restaurant. Il a insisté sur le rôle du Centre en tant que pépinière proposant des tarifs réduits de location et en tant que médiateur reliant les entreprises avec les universités et les instituts de recherche pour faciliter le transfert de technologie. Il a été également indiqué que le Centre joue un rôle d intégrateur en améliorant la coopération entre les entreprises et en stimulant la coopération entre les organisations travaillant dans le domaine du développement des entreprises. M. Hantos a également signalé qu un autre rôle du Centre était de générer des projets régionaux et européens ainsi que d organiser des consortiums. 8

9 Centre Culturel Suite à la visite du BITEP, les participants sont repartis par la M1 à Budapest pour se rendre au nouveau centre culturel construit le long du Danube du côté du quartier du Pest, en aval du pont Szabadsag. Un nouveau théâtre national et un grand centre de conférence ainsi qu un auditorium ont récemment vu le jour. Le groupe a été informé du fait qu initialement un autre site avait été identifié pour la construction du théâtre national à Deak Tér, dans le centre de Budapest. Il avait été décidé au niveau politique d opter pour le site se trouvant le long du fleuve. Au vu de l environnement dans lequel il s inscrivait, il était évident de constater que le site jouissait d une bonne desserte de transport en commun, bénéficiant d une liaison ferroviaire de banlieue et d un certain nombre de liaisons pratiques par tramway. Il était également évident que le site jouit d une bonne situation en termes de réseau routier. L ensemble du site fournit aussi des possibilités de projet pour l implantation de nouveaux bureaux et de nouvelles habitations. La visite s est terminée par le passage dans une partie du quartier Ferencváros de l agglomération et par le retour au centre de réunion à savoir la Hungarian Society for Urban Planning. Jeudi 26 Mai 2005, séance de l après-midi Étaient également présents M. Richard Ongjerth Directeur, Studio Metropolitana M. Gábor Aczél Directeur, Városfejlesztés Co. Présentation Générale de Budapest M. Tamás Gordos, Responsable de projets pour l Agence ProRégio a présenté une intervention. Il a commencé par décrire les caractéristiques organisationnelles et socio-économiques de la Région de Bulgarie Centrale. Il a indiqué que celle-ci était 1 région parmi 7 autres et que bien qu elle était la région la plus petite, c était celle qui était le plus densément peuplée et la plus prospère. La présence de la ville capitale dans la Région était reflétée par la prédominance du secteur tertiaire dans l économie. Toutes les statistiques fournies par M. Gordos montrait la vitalité de l agglomération du grand Budapest et les problèmes socio-économiques de certains de ses espaces périphériques. On a fourni aux participants une explication du développement régional et de la situation dans le domaine de l aménagement territorial en Hongrie. Cette description a décrit les Lois Parlementaires ayant trait au système d aménagement et également au système de gouvernance en Hongrie. Un des aspects les plus significatifs de ce système de gouvernance est le grand nombre de petites communes disposant de pouvoirs importants, comprenant les 23 Autorités d Arrondissement au sein de la ville de Budapest. M. Gordos a décrit la gamme des documents d aménagement dans le système hongrois. Il a indiqué que la plupart des organes stratégiques produisaient un schéma socio-économique «conceptuel» ainsi que des schémas orientés sur l aspect physique. Il était également évident que les plans réglementaires relevaient de la responsabilité des municipalités en dehors de la ville et des arrondissements en son sein. Il a été signalé que les plans locaux devaient se conformer aux plans d échelon plus élevé comme le Plan Structurel Régional ou le Plan de l Espace de l Agglomération de Budapest. Les participants de l Atelier ont pu ainsi comprendre l organisation des organismes de développement - d aménagement en Hongrie Centrale. On a expliqué que le Conseil Central hongrois de Développement avait été établi par la Loi parlementaire XCII de 1999 et constitue le 9

10 successeur juridique du Conseil de l Agglomération de Budapest. Le Conseil est composé de 19 représentants des Ministères du Gouvernement, de municipalités - arrondissements locaux et de l Assemblée du Comté. Il a été signalé que le Conseil dispose d autres représentants, qui n ont pas de droit de vote. Les principales missions du Conseil de Développement de Hongrie Centrale sont les suivantes : Examen et évaluation de la situation économique et sociale de la région Elaboration et adoption du concept de développement régional et des programmes opérationnels Organisation de la mise en œuvre de ces programmes Coordination des efforts de développement. M. Gordos a décrit le rôle de l Agence Pro Régio. Il a indiqué que celle-ci avait été établie en juillet 2000 par le Conseil de Développement Régional de Hongrie. Sa mission première est de réaliser les missions administratives et de gestion requises par les activités du Conseil et offre également un conseil professionnel auprès du Conseil. En outre, l Agence gère les programmes de subvention (Fonds Structurels Communautaires). Il a été indiqué que l Agence emploie 22 salariés et qu elle peut être conduite à réaliser d autres missions à des fins professionnelles. L historique et le rôle du Conseil de Développement de l Agglomération de Budapest (BADC) a été plus amplement développé par M. Gordos. Celui-ci a expliqué que cette organisation avait été fondée en 1997, intégrée dans le Conseil de Développement Régional hongrois en 1999 et fondé à nouveau par la Loi 75 de Le BADC est composé des 9 membres votant suivants : Le maire of Budapest Le Président du CRD de Hongrie Centrale 3 représentants d arrondissement (maires) 3 représentants de conseils de développement micro régionaux (Comté de Pest) Le représentant du gouvernement national. De plus, d autres organisations étaient invitées à participer, mais pas à voter, dans les délibérations du BADC telles que l architecte de la Ville de Budapest, les représentants des Chambres et des Ministères et les organisations économiques et sociales concernées. Les principales missions du BADC ont été décrites comme suit : Examen et évaluation de la situation économique et sociale de la région Elaboration et adoption du concept de développement régional et des programmes opérationnels Organisation de la mise en œuvre de ces programmes Coordination des efforts de développement. M. Gordos a conclu en illustrant les aspects du Schéma structurel de Hongrie Centrale et du Schéma de l Espace de l Agglomération de Budapest. Ces aspects comprenaient la structure d implantation humaine en Hongrie Centrale, les éléments du système d espaces verts en Hongrie Centrale, la structure de l espace de l Agglomération de Budapest, la formation stratégique de la structure de l espace de l agglomération et la situation des corridors de transport dans celle-ci. Réhabilitation du 9ème Arrondissement M. Aczél a décrit la réhabilitation du quartier de Middle-Ferencváros. Il a expliqué l emplacement du projet et certains des problèmes à traiter. Il a également montré les améliorations réalisées et les objectifs à atteindre. Il a insisté sur l importance de la mise en valeur du prestige du quartier et du changement d image de celui-ci en attirant un nouveau développement. Le processus de 10

11 réhabilitation était géré par une entreprise différente travaillant avec une organisation française de renouvellement urbain. Un objectif important était d assurer le partage des frais d investissement entre le secteur privé et public et de fournir des revenus fiscaux à long terme à la municipalité. M. Aczél a décrit les efforts consentis pour conserver la structure d origine de l ensemble du quartier y compris la réhabilitation des espaces publics et la création d espaces verts à l intérieur des blocs. En traitant avec le concept d aménagement physique pour le quartier, il a expliqué de quelle manière la préférence avait été accordée à la circulation piétonne, y compris la construction d espaces de stationnement souterrains. Il a également montré de quelle façon les propositions de projets étaient préparées pour intégrer les magasins, les bureaux et les hôtels afin de générer un revenu et d assurer une mixité des utilisations. La présentation a également montré de quelle manière le projet assurait la préservation du patrimoine bâti. M. Aczél a indiqué quelle partie de la recette du projet provenait de la vente des terrains municipaux aux promoteurs immobiliers privés. Il a noté que ce revenu avait augmenté au fur et à mesure du prestige croissant du quartier. Il a démontré que les investissements privés s étaient accélérés depuis environ 2001 et a indiqué que ceux-ci comprenaient 4 hôtels, 3 bureaux et le siège de l Orchestre Symphonique Matav. M. Parke lui a demandé s il était de coutume de conserver une option sur les terrains afin de partager le risque avec le promoteur tout en étant en mesure de profiter de l inévitable hausse de la valeur terrienne. M. Aczél a indiqué que telle n était pas la pratique mais qu il considérerait procéder de cette manière à l avenir. La présentation s est conclue sur une série d image avant après pour donner une idée de l échelle et de la qualité du changement qui a eu lieu. Après son intervention, M. Aczél a dirigé une visite du quartier afin de montrer ce qui avait été réalisé et les problèmes qui étaient encore à résoudre. Tous les participants ont apprécié l occasion qui leur était donnée d observer dans la pratique les problèmes à régler, en particulier la question du logement en cour. A la fin de la promenade, le groupe a pu visiter une Synagogue juive qui avait été remise à neuf grâce à une subvention du gouvernement et qui accueille désormais un Mémorial de l Holocauste. Vendredi 27 Mai 2005, séance de la matinée Evaluation du Benchmark de Budapest M. Gordos a présenté l Evaluation du Benchmark et a répondu aux questions posées au cours de la présentation. Les points suivants se dégagent des débats. Benchmark 3 Une clarification a été obtenue concernant le processus d adoption du schéma territorial pour l agglomération. M. Gordos a indiqué que le plan devait être approuvé par les Membres du parlement et non pas par le Ministre en charge de ce dossier. Benchmark 6 Il a été signalé que bien que l agglomération de l aire est assez cohérente, les processus de développement ont tendance à dépasser le découpage juridictionnel de l aire. On a répondu que ce processus est encouragé étant donné les opportunités de levée d impôts que cela implique. Benchmark 7 Les participants de l Atelier ont été informés que le Plan Territorial de l Agglomération devait être adopté en juin 2005 et que le respect des schémas locaux est nécessaire. On a cependant noté 11

12 que le schéma ne devait proposer qu une recommandation générale et que les municipalités auraient suffisamment de marge de manœuvre. Benchmark 8 On a établi que les affectations financières dans le Plan Stratégiques de la Région de Hongrie Centrale prendront en compte en définitive les implications en termes de ressources du Schéma Territorial de l Agglomération. Benchmark 9 Le débat sur les ressources professionnelles disponibles pour préparer les schémas territoriaux a permis d établir que les entreprises d intérêt public comme Pro Regio et Studio Metropolitana étaient partie prenante mais que des missions sont aussi commanditées auprès de consutants privés et d universitaires. Il a été signalé que les ressources étaient également affectées pour la mission de préparation du schéma et non pas à celle du processus continu. Certains responsables de l administration jouent un rôle réglementaire suivi tel que celui de l Architecte en Chef de Budapest. Benchmark 10 Les participants ont été informés que les systèmes centraux d information détenaient les données sur l occupation des sols mais que les municipalités elles aussi détenaient les informations qui les concernaient. Benchmark 11 A partir des débats sur ce Benchmark, on a pu établir que les prévisions dans le domaine des magasins sont faibles et que l on repose sur des évaluations réalisées pour des projets spécifiques. On a signalé que le processus n a pas un caractère pro actif. Benchmark 12 Les participants ont été informés qu il y avait un excédent de sites existants, ce qui affaiblit la possibilité d arriver à un équilibre entre le potentiel des anciens terrains industriels et des agrandissements d espaces verts. Il a été établi que Budapest présente un potentiel considérable en termes de développement d anciens sols industriels mais il est à noter qu il existe un conflit entre Budapest et les autres parties de l agglomération quant aux implications stratégiques. On a également insisté sur le fait que le système de propriété terrienne était complexe et que l on pouvait s attendre à ce que celui-ci ralentisse le rendement des terrains sur des anciens sites industriels. Benchmark 13 Le débat portant sur ce Benchmark a permis d identifier le fait que l Agglomération était dominé par Budapest et profiterait de la croissance des sous pôles et qu une politique était développée dans le cadre du Schéma Territorial. Benchmark 18 Il a été signalé que le marché du logement était dominé par le secteur privé qui s est développé à la faveur d un processus de droit à l achat. Les municipalités locales ont tendance à fournir une offre excédentaire de terrains et le Schéma d Agglomération essaie de réglementer ce processus. Benchmark 21 Les participants ont considéré la conformité du plan avec la Directive d Evaluation Environnementale Stratégique Communautaire et il a été conclu que le schéma tel qu il est ne 12

13 semble pas refléter les obligations de la Directive. On a signalé qu une révision d un décret ministériel sur ces questions était attendue. Benchmark 23 On a indiqué qu il n y avait pas une grande acceptation du besoin de participation publique ainsi qu une reconnaissance des avantages d un tel engagement. Les participants ont été informés que les propositions de route (périphérique autoroutier M0) dans l est de la ville avaient été rejetées «avec succès» par les protestations du public. Administration du Projet et Benchmark Demandes de Remboursement des Frais du Projet M. Wyllie a distribué les Formulaires de Demandes de Remboursement du Projet et a traité de la question de la composante concernant les frais partagés. Il a expliqué le besoin de présentation des pièces justificatives pour les demandes de remboursement de frais de déplacement et de subsistance. Il a également abordé la question du besoin de tenir à jour une sorte de journal de bord pour justifier les demandes de remboursement pour le travail consacré au Projet. Il a attiré l attention des participants sur une proposition de journal de bord qui était joint au formulaire de demande remboursement. Il a rappelé les participants que la demande devait être certifiée par un responsable de l organisation qui ne bénéficiait pas directement du Projet. E-Atlas M. Wyllie a encouragé chaque Partenaire à présenter dès que possible sa contribution à l E-Atlas à Ton van Beveren de la Ville de Rotterdam. Il a été signalé que les présentations qui avaient été faites au cours de l Atelier fourniraient la base d une première présentation. On a indiqué que ces présentations pouvaient ensuite être remises à jour. L attention des Partenaires a été attirée sur les spécifications pour le texte et les composants graphiques. Bilan de Projet M. Parke a rappelé les participants de l Atelier que le Projet avait deux objectifs principaux : L amélioration du Benchmark à la lumière de l expérience des Partenaires L amélioration de la pratique des Partenaires en réponse à l évaluation du Benchmark. Améliorations apportées au Benchmark On s est accordé sur le besoin d améliorer la présentation des Benchmarks 5, 6 et 11 afin d établir plus clairement un lien avec les Questions A, B et C pour les options de Maximum, Croissante et Minimum. Il a aussi été signalé qu il y avait un besoin d utiliser le terme «d aire de trajet quotidien du domicile vers le lieu de travail» dans les Questions A, B et C au lieu de l expression «trajet vers le lieu travail». Les participants ont indiqué qu une version synthétique du Benchmark serait utile lors des présentations sur le Benchmark. M. Parke a indiqué qu une version préliminaire du document de Benchmark était en préparation, celle-ci est basée sur la Phase 1 du projet. Cette version pourra être distribuée à Nuremberg pour commentaire par les Partenaires de Projet. Un document final 13

14 sera produit après la Phase 2 du Projet et devrait faire partie des documents circulés à la Conférence de Sczecin en Il a également été suggéré qu un tel rapport devrait donner des exemples de bonne pratique mais on a convenu que cette obligation entre en conflit avec la production d un document de synthèse. Une demande générale a été émise concernant la production de meilleures définitions. Un des problèmes communs d interprétation identifiés par les participants concernait les différences entre «plan/schéma territorial» et «schéma intégré». On a indiqué qu une différentiation plus claire était à trouver. On a suggéré qu on devrait exploiter plus les documents de l E-Atlas dans le cadre du bilan de conclusion du rapport. On a indiqué qu il serait utile de mettre le Benchmark à disposition dans toutes les langues de travail. Tous les participants ont reconnu la nécessité de refléter les obligations de la Directive Environnementale Stratégique et de vérifier l applicabilité de celle-ci vis-à-vis des différents systèmes nationaux. Pour conclure, les participants ont fait part l Agence Pro Régió et ses représentants de leur remerciements pour leur accueil, l excellente organisation de l évenement et pour un atelier des plus intéressants. 14

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