MINISTERE DE LA JEUNESSE, DE L EDUCATION NATIONALE ET DE LA RECHERCHE. ECOLE PRATIQUE DES HAUTES ETUDES Sciences de la Vie et de la Terre MEMOIRE

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "MINISTERE DE LA JEUNESSE, DE L EDUCATION NATIONALE ET DE LA RECHERCHE. ECOLE PRATIQUE DES HAUTES ETUDES Sciences de la Vie et de la Terre MEMOIRE"

Transcription

1 MINISTERE DE LA JEUNESSE, DE L EDUCATION NATIONALE ET DE LA RECHERCHE ECOLE PRATIQUE DES HAUTES ETUDES Sciences de la Vie et de la Terre MEMOIRE Présenté par Anne-Lise BERTRAND Pour l obtention du diplôme de l Ecole Pratique des Hautes Etudes RETENTION DES STREPTOCOQUES MUTANS SUR DES MATERIAUX ORTHODONTIQUES EN FONCTION DE DIFFERENTS PROCEDES D HYGIENE - ETUDE IN VITRO Soutenu le 13 Décembre 2004 devant le jury suivant : Pr Exbrayat J.M. Dr Bellaton C. Dr Tourneur Y. Pr Morrier J.J. Dr Barsotti O. Président Rapporteur Examinateur Examinateur Examinateur Laboratoire de stage : Laboratoire d Etude des Interfaces et des Biofilms en Odontologie EA 637 Faculté d Odontologie Laënnec Rue Guillaume Paradin Lyon cedex 8 Directeur de laboratoire : Dr Odile Barsotti Responsables de Stage : Pr Morrier J.J. et Dr Barsotti O. Laboratoire EPHE : Laboratoire Interactions cellulaires, rétrovirus et cancer EPHE UMR 754 INRA ENVL Université Claude Bernard 50, avenue Tony Garnier Lyon cedex 07 Directeur de laboratoire : Dr Cordier G. Maître de conférence : Dr Bellaton C. ECOLE PRATIQUE DES HAUTES ETUDES Sciences de la Vie et de la Terre EPHE Banque de Monographies SVT 1

2 RETENTION DES STREPTOCOQUES MUTANS SUR DES MATERIAUX ORTHODONTIQUES EN FONCTION DE DIFFERENTS PROCEDES D HYGIENE - ETUDE IN VITRO -. Anne-Lise BERTRAND Les relations existant entre les appareillages orthodontiques et risque carieux ne sont pas encore clairement définies. La majorité des études, effectuées in vivo, ont montré une augmentation du risque carieux chez les patients ayant un traitement orthodontique ainsi qu une augmentation du nombre de bactéries cariogènes (streptocoques mutans) dans la plaque et la salive. Très peu d études ont été consacrées aux capacités de rétention des différents matériaux utilisés en orthodontie. Les traitements classiques de désinfection et de stérilisation de ces matériaux modifient-ils leurs propriétés de surface et ainsi augmentent-ils l adhérence des streptocoques mutans, agents étiologiques de la carie. Pour répondre à ces questions nous avons évalué et comparé l adhérence de quatre souches de streptocoques mutans (souches de référence et sauvages de S. mutans, S. sobrinus) sur le titane, deux de ses alliages NiTi (Nickel-Titane) et TiMo (Titane-Molybdène) ainsi que sur l acier inoxydable (témoin), après différents traitements d hygiène (désinfection, stérilisation par rayons gamma, stérilisation par autoclavage). L adhérence des souches de S. mutans ( 11000) est plus importante que celle des souches de S. sobrinus ( 2500) et pour chacune des espèces, la souche sauvage (S.m et S.s. 3600) adhère en plus grande quantité que la souche de référence (S.m et S.s. 1800). Une différence significative a été retrouvée avec les pastilles d alliages NiTi ayant été stérilisées par rayons gamma. C est avec ces alliages et ce mode de stérilisation que nous avons, en effet, retrouvé le plus grand nombre de bactéries adhérentes. Nos résultats indiquent que la stérilisation, par autoclavage est préférable, à la stérilisation par rayons gamma. Nous avons également évalué les propriétés physico-chimiques de surface des souches bactériennes (MATS, Méthode de la goutte posée) et des différents matériaux (Méthodes de la goutte posée et de la bulle captive) étant donné leur rôle dans les phénomènes d adhésion bactérienne. Les surfaces des souches bactériennes testées sont de nature hydrophobes (MATS 65% d adhésion à l hexadécane) et présentent un caractère basique, donneur d électrons (MATS : 95% d adhésion au chloroforme > 46% d adhésion à l éther). Les surfaces des matériaux utilisés sont également de nature hydrophobe (Goutte posée : θeau 80 sans salive et 35 avec salive) avec un caractère basique donneur d électrons (γ + [ 1 mj/m²] < γ - [ 10 mj/m²sans salive et 50 mj/m² avec salive]). L étude de la surface des matériaux, avec et sans salive, nous a également permis d observer que la salive entraîne une homogénéisation des surfaces des matériaux. Nos résultats confirment l intérêt de la détermination des interactions acide-base dans la compréhension des phénomènes d adhésion bactérienne sur les matériaux orthodontiques. MOTS-CLÉS : streptocoques mutans, matériaux orthodontiques, adhérence, MATS, angles de contact, ELS. I - REVUE DE LA LITTERATURE I. 1 Biologie et Microbiologie de la cavité buccale I La plaque dentaire 1 EPHE Banque de Monographies SVT 2

3 I Définition 1 I Les types de plaques dentaires I Formation de la plaque dentaire I La Pellicule Exogène Acquise I Fixation des bactéries pionnières I Maturation de la plaque dentaire I L adhésion bactérienne 4 I Mécanismes biologiques de l adhésion bactérienne 5 I Le transport 5 I L adhésion initiale, non spécifique 5 I L attachement 7 I La colonisation 8 I Les propriétés de surface des bactéries dans l adhésion aux surfaces 10 I L Energie Libre de Surface 10 I L hydrophobicité 11 I Les interactions électrostatiques 13 I La rugosité 14 I La carie dentaire 15 EPHE Banque de Monographies SVT 3

4 I Etiologie de la carie dentaire I La salive I Les streptocoques mutans I Les streptocoques oraux 17 I L acquisition des streptocoques mutans 18 I Les facteurs de virulence des streptocoques mutans I. 2. Métaux et alliages métalliques utilisés en orthodontie 20 I Généralités 20 I Le titane et ses alliages 21 I Le NiTi, un alliage à mémoire de forme I Propriétés du NiTi (Jordan et coll., 1997) I Les utilisations du NiTi I la biocompatibilité des métaux 26 I. 3. Etudes bibliographiques : Traitements ODF et écosystème buccal 27 EPHE Banque de Monographies SVT 4

5 I Les études in vivo 27 I Les études in vitro 28 LISTE DES ABREVIATIONS C degré celsius Af austenite finish ANOVA analyse of variance As austenite start CCD charged coupled device CFU/ml colony forming unit par millilitre Diiodo. diiodométhane DO densité optique ELS / DGadh / γ Energie libre de surface Forma. formamide GBP glycan binding - protein GPS glycoprotéine salivaire Gram + gram positif GTF glycosyltransférase Gy Gray MATS method of adhesion to solvent MEB microscope électronique à balayage Mf martensite finish min minute mj.m² millijoule par mètre carré Mm² millimètre carré Ms martensite start NiTi nickel - titane ODF orthopédie dento-faciale PBS phosphate buffer saline PEA pellicule exogène acquise ph potentiel hydrogène PLSD protected least significant difference PRP protéine riche en proline PSEC polysaccharide extracellulaire Ra rugosity average théorie DLVO théorie Derjaguin Landau Verwey et Overbeek Ti titane Ti6A14V titane 6% aluminium 4%valladium Ticp titane commercialement pur TiMo titane - molybdène EPHE Banque de Monographies SVT 5

6 γ bl énergie libre bactérie / liquide γ bs énergie libre bactérie / solide γ ls énergie libre liquide / solide γ- énergie libre de surface basique γ+ énergie libre de surface acide γab / γp composante polaire γlv énergie libre liquide / vapeur γlw / γd composante dispersive γsv énergie libre solide / vapeur γtot énergie libre de surface totale θ a angle à l air θ o angle à l octane I. 1. Biologie et Microbiologie de la cavité buccale I La plaque dentaire I Définition Selon Mouton et Robert (1994), la plaque dentaire se définit comme «une accumulation hétérogène, adhérente à la surface des dents ou située dans l espace gingivo-dentaire, composée d une communauté microbienne riche en bactéries aérobies et anaérobies, enrobées dans une matrice intercellulaire de polymères d origine microbienne et salivaire». Cette plaque bactérienne, présente chez tous les individus dès l apparition des dents, varie d un sujet à l autre. Elle se forme en quelques heures et se dépose plus facilement encore, dans les zones inaccessibles au brossage. Un individu ayant une bonne hygiène possède 5 à 20 mg de plaque dentaire, sans hygiène, les proportions peuvent être multipliées par dix. La plaque dentaire est composée à 80% d eau et à 20% d éléments solides (protéines, glucides, lipides et nombreuses bactéries) (Mouton et al., 1999). I Les types de plaques dentaires Malgré la diversité des bactéries et des composés salivaires formant la plaque dentaire, Loesche (1982), distingue trois types de ce biofilm en fonction de leur pouvoir pathogène : - Une plaque non pathogène compatible avec un état de santé dentaire et parodontale. Contrôlée mécaniquement, cette plaque n entraîne aucune pathologie dentaire ou parodontale. Elle comprend surtout des bactéries à Gram positif appartenant aux genres Streptococcus et Actinomyces. - Une plaque cariogène. Elle se développe lors d une consommation importante de saccharose et se caractérise par une forte proportion de Streptococcus mutans, propice à la déminéralisation de l émail et à la formation de la carie dentaire. - Une plaque parodontopathique. Elle se développe dans l espace gingivo-dentaire sous EPHE Banque de Monographies SVT 6

7 certaines conditions. Son contenu bactérien évolue progressivement d une flore aéro-anaérobie facultative, composée de cocci à Gram positif, vers une flore anaérobie stricte à Gram positif. Elle est à l origine de nombreuses maladies parodontales (gingivites, parodontites ) I Formation de la plaque dentaire Le développement de la plaque dentaire dépend de la colonisation des surfaces dentaires et, par conséquent, de la capacité des bactéries à pouvoir se fixer. Cette fixation n est rendue possible qu après l apparition sur l émail des dents, d un film conditionnant. Celui-ci, indispensable à la formation de tout biofilm, est appelé Pellicule Exogène Acquise (PEA). Il entraîne la succession des trois étapes nécessaires à l acquisition de la plaque dentaire : l adhésion des bactéries pionnières, la prolifération des bactéries buccales et la formation des colonies (Bernimoulin, 2003). Dans les années 70, Hillman et al. montrent déjà que la couche salivaire présente sur les surfaces à coloniser, influence significativement de manière positive ou négative, le taux d adhérence bactérienne. I La Pellicule Exogène Acquise La PEA est un film organique qui se forme naturellement à la surface de l émail dentaire, et qui ne s élimine que difficilement une fois établi. D une épaisseur de l ordre du micron (Liljemark et Bloomquist, 1996), elle apparaît spontanément dans les minutes qui suivent le brossage et est essentiellement d origine salivaire. 98% de sa composition sont des glycoprotéines salivaires (GPS), qui jouent le rôle de récepteurs à adhésines bactériennes (Mouton et al., 1999 ). Elle comprend en grande quantité de PRP (Protéines Riches en Proline), des siga (secretory Immunoglobulin A), des stathérines, des cystatines, des histidines, du lysozyme, des glycosyltransférases d origine bactérienne et l alpha-amylase qui contribue fortement à l adhésion des streptocoques oraux (Scannapieco et al., 1993 ; Lamont et al., 2000). Cette pellicule permet l adhérence des bactéries pionnières, S. gordonii et A. naeslundii adhèrent aux PRP et les autres espèces de streptocoques oraux adhèrent aux SAG (Salivary Agglutinin Glycoprotein) (Lamont et al., 2000). Son rôle est à la fois bénéfique à la santé dentaire, assurant une protection contre la décalcification lors de l ingestion d aliments et boissons acides ; et destructeur, maintenant les acides en contact avec l émail et favorisant la colonisation bactérienne et la formation de la plaque dentaire. EPHE Banque de Monographies SVT 7

8 I Fixation des bactéries pionnières Les premières bactéries capables de se fixer sur cette PEA, les espèces pionnières, sont à 67% des coques à Gram positif. Parmi elles, figurent en majorité des streptocoques oraux (S. oralis, S. mitis, S. salivarius, S. sanguinis) et des actinomyces. Ces espèces bactériennes ont la particularité de posséder à leur surface, des adhésines reconnaissant spécifiquement des récepteurs de cette pellicule. Ces bactéries pionnières ne peuvent à elles seules assurer la diversité de la plaque dentaire mature, mais leur présence est indispensable pour la fixation ultérieure de nombreuses autres bactéries qui contribueront à la diversité du biofilm. En effet, une fois cette communauté pionnière installée, d autres espèces ou genres bactériens peuvent se fixer, grâce aux nouvelles adhésines apportées par ces premières bactéries et grâce au micro-environnement qu elles ont créé par leur métabolisme (environnement anaérobie, consommation d oxygène, présence d acides, transformation des glucides) (Marsh, 2000). I Maturation de la plaque dentaire Après plusieurs heures, de nouvelles espèces se fixent sur les bactéries pionnières et se diversifient avec l apparition de Fusobacterium, de Haemophilus, de Porphyromonas, de Lactobacillus, de Veillonella, de Treponema (Kolenbrander et al., 2002). Cette maturation est la conséquence des phénomènes de co-agrégation inter-bactérienne et de co-adhésion, respectivement une adhésion entre deux bactéries libres ou une adhésion d une bactérie libre sur une autre déjà fixée (Xie et al., 2000 ; Sbordone and Bortolaia, 2003). La plaque dentaire mature correspond principalement à une augmentation de l épaisseur du biofilm. Ce biofilm comprend 10 9 bactéries par mg et environ 500 taxons (références) (Whitaker et al., 1996). Le développement de la plaque dentaire ne se trouve donc limité que par les forces d attrition et une bonne hygiène bucco-dentaire. I L adhésion bactérienne La formation de la plaque dentaire résulte des phénomènes d adhésion et d adhérence des bactéries. En microbiologie les deux termes se distinguent l un de l autre par leur signification. L adhérence est un état, elle se définit par la capacité de la bactérie à se fixer sur une surface. C est l ensemble des phénomènes qui s opposent à la séparation de deux corps en contact. Sans cette propriété, aucune bactérie ne pourrait se multiplier ou être à l origine de phénomènes pathologiques (Mouton et Robert, 1994). EPHE Banque de Monographies SVT 8

9 L adhésion est une action qui se caractérise par l ensemble des phénomènes physico-chimiques, mécaniques et biologiques permettant à une bactérie de s unir à une surface de façon durable (Quirynen et Bollen, 1995). Elle dépend donc de(s)/du : - L environnement (température, ph ) - L aspect et la rugosité de la surface - L énergie libre de surface du système bactérie substratum - Caractère hydrophile ou hydrophobe des bactéries et du substratum - Charges de surface des bactéries et du substratum - La force ionique du milieu - La présence de structures spécifiques à la surface des bactéries et du substratum Il n y a pas d adhérence sans adhésion préalable. L adhésion peut se résumer en quatre étapes dynamiques successives (Van Loosdrecht et al., 1990 ; Bos et al., 1999 ; Grivet et al., 2000) : - Le transport - L adhésion initiale non spécifique - L attachement - La colonisation I Mécanismes biologiques de l adhésion bactérienne I Le transport Dans la cavité buccale, les bactéries de la plaque proviennent de la flore salivaire et linguale, elles se rapprochent de la pellicule exogène acquise (PEA) selon trois mécanismes (Mouton et Robert, 1994 ; Quirynen et Bollen, 1995). - La diffusion passive : il s agit du mouvement Brownien qui anime toutes les bactéries et leur permet un déplacement aléatoire à la vitesse moyenne de 40µm par heure. - La motilité : elle se définit par les mouvements propres de la bactérie, grâce à la présence, sur sa surface, de flagelles. Ce mécanisme peut être associé au chimiotactisme, qui permet aux bactéries de se rapprocher des surfaces. - La convection : elle résulte des mouvements de la langue et des flux salivaires. EPHE Banque de Monographies SVT 9

10 I L adhésion initiale, non spécifique L ensemble des bactéries et la surface commencent à interagir l un avec l autre lorsque la distance qui les sépare est de 50nm ; s en suit une succession d interactions de longue puis de courte distance, qui sont partiellement de nature physico-chimique. Cette phase d adhésion est tout d abord réversible puis devient irréversible. q Les interactions de longue distance Dans de nombreux milieux biologiques, deux types d interactions de longue distance sont décrits. Les bactéries sont tout d abord attirées dans un minimum énergétique secondaire par des forces d attraction : les forces de Van der Waals. Lorsque la distance des 20nm est franchie, il apparaît des forces de répulsion électrostatiques, bactéries et surfaces étant chargées négativement. Ces forces sont répulsives. o Les forces de van der Waals Ce sont des forces retenant ensemble les molécules et les atomes de deux corps et qui dépendent des attractions reliant les atomes et les molécules lorsqu ils se rapprochent. Les forces de van der Waals sont en général de faible intensité, elles diminuent rapidement avec la distance et il en existe de trois natures : - Interaction d orientation (interaction dipôle permanent / dipôle permanent) : force de Keesom - Interaction d induction (interaction dipôle permanent / dipôle induit) : force de Debye - Interaction de dispersion (interaction dipôle induit / dipôle induit) : force de London Ces forces résultent de l interaction entre les électrons d une molécule et les charges d une autre. Ces différentes interactions sont des forces d attraction. Pour éviter l interpénétration des nuages électriques des deux molécules, des forces de répulsion entrent en jeu, les forces électrostatiques. o Les forces électrostatiques de répulsion Ces interactions interviennent en général lorsque la bactérie est à une distance inférieure à 20nm du substratum (Rutter et Vincent, 1984). Elles sont essentiellement dues à la présence de charges électriques autour des surfaces (bactéries et substratum). Lorsque la surface de la bactérie, chargée négativement arrive en contact avec la surface du substratum, chargée également négativement, il se produit des interactions électrostatiques répulsives dues au chevauchement des deux couches superficielles chargées. D après la théorie DLVO développée par Derjaguin, Landau, Verwey et Overbeek (Derjaguin et Landau, 1941 ; Verwey et Overbeek, 1948), la résultante des interactions de van der Waals (G A ) et des interactions électrostatiques (G E ), appelée énergie de Gibbs (G TOT ), gouverne l adhésion EPHE Banque de Monographies SVT 10

11 bactérienne initiale. G TOT est fonction de la distance bactérie-substratum (H), ainsi que de la force ionique du milieu. A force ionique faible, les interactions électrostatiques sont très importantes et les conditions sont très défavorables à l adhésion bactérienne (G TOT > 0). Par contre, à force ionique élevée, les interactions électrostatiques sont masquées par les nombreuses charges du milieu, ce qui crée des conditions très favorables à l adhésion bactérienne (G TOT < 0). Dans les milieux naturels, telle que la salive, la force ionique est moyenne (Quirynen et Bollen, 1995), l énergie d adhésion nécessaire à la bactérie va donc varier en fonction de la distance bactérie substratum. - Lorsque la bactérie est à une distance comprise entre 50 et 20nm du substratum, elle est uniquement soumise aux interactions attractives de Van der Waals. - En dessous de 20nm, les forces électrostatiques entrent en jeu. L énergie potentielle passe alors par un minimum jusqu auquel l adhésion de la bactérie est réversible. A ce niveau, se crée une barrière énergétique répulsive. Lorsque la bactérie franchit cette barrière, elle se trouve à une distance de l ordre du nanomètre, où apparaissent les interactions de courte distance. q Les interactions de courte distance Lorsque la distance bactérie substrat est proche du nanomètre, les bactéries franchissent la barrière énergétique (maximum énergétique) et sont soumises à des interactions de courte distance, qui sont irréversibles : - Les interactions acide base (accepteur / donneur d électrons), qui permettent la formation de liaisons hydrogènes (interactions de Lewis). Ce sont des interactions électrostatiques fortes, de courte distance, possibles lorsqu un atome d hydrogène est en contact avec un atome chargé négativement. - Les interactions électrostatiques, qui se caractérisent par la formation de ponts entre une charge négative de la bactérie et une charge négative du substratum, grâce à des cations divalents (Ca 2+, Mg 2+ ). - Les interactions hydrophobes. Elles entrent en jeu lors d une adhésion en milieu aqueux. Les molécules d eau se disposent en structure ordonnée, assimilées à des molécules apolaires, pouvant ainsi former des liaisons avec d autres molécules apolaires. - Les interactions de van der Waals sont toujours présentes et des interactions répulsives d hydratation (phospholipides surfaces solides) et des liaisons covalentes peuvent également être observées. I L attachement Pour se maintenir sur les surfaces dentaires durant une longue période, les bactéries forment des EPHE Banque de Monographies SVT 11

12 liaisons de haute affinité, en utilisant des molécules de surface spécifiques. Les interactions sont de deux ordres : - Les interactions de type Adhésine Récepteur. Les adhésines sont des protéines qui se fixent stéréochimiquement à des récepteurs de la PEA, essentiellement saccharidiques, en formant des ponts entre les deux surfaces (Jenkinson et Lamont, 1997 ; Mouton et al., 1999). Celles que l on retrouve le plus fréquemment chez les streptocoques mutans sont les lectines, mais il y a également les antigènes I/II, les Lra I (Lipoprotein receptor antigen I), les adhésines de la matrice extracellulaire et les adhésines fimbriales (Moreillon et al., 2002). - Les interactions de type Enzyme Substrat : par exemple S. mutans produit des complexes enzymatiques : les Glycosyltransférases (GTF). Celles-ci permettent la formation de glycanes en présence du saccharose de l alimentation. Ces glycanes, très collants, se fixent de manière spécifique aux GTF, enzymes présentes sur les surfaces des autres streptocoques, ou bien sur des récepteurs présents sur la PEA, les Glucan Binding Protein (GBP). En ce qui concerne les récepteurs de la pellicule exogène acquise, au niveau des surfaces dentaires, autres que les GBP, on retrouve surtout des protéines riches en histidine et en proline(prp), le lyzozyme et l alpha-amylase (Jenkinson et Lamont, 1997 ; Brown et al., 1999). I La colonisation Lorsque les micro-organismes sont fermement fixés, la croissance peut commencer et les bactéries se multiplier. Quelques minutes après leur fixation sur les surfaces dentaires, les bactéries pionnières sont capables d appréhender la présence d autres bactéries et synthétisent de nombreux exopolysaccharides de surface, afin de permettre à ces nouvelles espèces de coadhérer et de former des micro-colonies au niveau des surfaces dentaires. Ces micro-colonies sont à l origine du biofilm dentaire et se retrouvent prisonnières dans des couches de glycanes et de glycoprotéines salivaires. Elles sont constituées de 10 à 25 % de cellules et de 75 à 90 % d exopolymères. Les récepteurs de la PEA sont alors tous saturés et la colonisation entre dans une phase de multiplication bactérienne lente. Lorsque la densité d une même espèce est suffisamment importante, des facteurs responsables de la division cellulaires entrent en jeu et la croissance bactérienne devient exponentielle. Il s agit d un phénomène de quorum sensing, qui fait intervenir la notion de densité bactérienne et celle de déclenchement de l expression de gènes à partir d un certain seuil de densité. Il permet une communication inter-bactérienne par le biais de signaux moléculaires spécifiques et une coordination dans la croissance bactérienne. Ce EPHE Banque de Monographies SVT 12

13 phénomène englobe trois composants (Cvitkovitch et al., 2003) : - un signal peptidique - deux systèmes de régulation : une membrane histidine kinase une réponse régulatrice intracellulaire II régule de nombreuses activités physiologiques chez les bactéries : - les mécanismes de développement et de croissance (S. gordonii, S. pneumoniae, S. mutans). - La sporulation - La synthèse d antibiotiques (Lactococcus lactis) - La mise en place des facteurs de virulence (Staphylococcus aureus) Parmi les nombreux facteurs entrant en jeu dans le phénomène de quorum sensing chez S. mutans, le gène ComX a été reconnu comme un facteur agissant sur le développement de la compétence génétique lors du contact entre deux cellules et récemment le gène LuxS a également été découvert. Il est nécessaire pour le développement de la biosynthèse d autres molécules (AI-2), sa mutation entraîne une chute de la formation du biofilm (Cvitkovitch et al., 2003 ; Chopp et al., 2003) La complexité de l écosystème de la plaque dentaire s explique par l existence de phénomènes de coadhésion et de coagrégation. Ce sont les interactions entre chaque bactérie qui vont permettre la régulation du biofilm mature, l apparition de réseaux de canaux et la circulation des éléments nutritifs. Cette structure complexe permet le développement d une résistance aux agents extérieurs tels que les antibiotiques ou les produits de désinfection. I Les propriétés de surface des bactéries dans l adhésion aux surfaces La phase irréversible de l adhésion se caractérise par des interactions de courte distance, qui font intervenir les propriétés physico-chimiques des bactéries. Les interactions acide base de Lewis sont les principales, elles englobent les interactions hydrophiles et hydrophobes. Pour que la bactérie puisse établir des liaisons de type ligand - récepteur avec le substratum, elle doit pouvoir éliminer le film d eau qui la sépare de celui-ci, on évalue alors l énergie libre de surface de la bactérie. D autre part, les liaisons électrostatiques mettent en évidence le potentiel zêta qui est le résultat des forces induites par la bactérie lors de ce genre d interactions. I L Energie Libre de Surface L Energie Libre de Surface (ELS) est une grandeur physique qui englobe les interactions de Van der Waals, les interactions électrostatiques et les interactions polaires. Lorsque la bactérie se trouve au minimum énergétique primaire, un film d eau est maintenu entre cette dernière et le substratum. D après la théorie de la thermodynamique (Weerkamp et al., 1985 ; Bos et al., 1999), EPHE Banque de Monographies SVT 13

14 l énergie (ΔG adh ) exercée par la bactérie pour supprimer cette couche d eau, et donc, passer d un système de deux interfaces (bactérie / liquide (γ bl ), liquide / substratum (γ ls )) à un système à une interface (bactérie / substratum (γbs)), correspond à la variation d énergie libre du système (Weerkamp et al., 1985 ;Quirynen et Bollen, 1995 ; Bos et al., 1999). ΔG adh = γ bs - (γ ls + γ bl ) Lorsque ΔG adh est négative, l adhésion bactérienne est favorisée. En effet, l ELS à laquelle est confrontée la bactérie quand elle se trouve dans un système à une interface est inférieure à l ELS présente dans un système à deux interfaces. L ELS tient compte de l ensemble des interactions de Van der Waals et des interactions acide base rencontrées par la bactérie. Cela montre l importance de cette énergie dans l adhésion bactérienne et l intérêt pour de nombreux auteurs de l étudier (Weerkamp et al., 1985 ; van Oss et al., 1986 ; Bos et al., 1999.). Owens et Wendt (1969), en se basant sur les travaux de Fowkes (1963), ont fondé le calcul de l ELS sur la séparation de l énergie libre en composantes, correspondant aux interactions apolaires (dites dispersives) (γ D ) et aux interactions polaires (γ P ) : forces de Van der Waals (interactions dipôle permanent (Keesom), dipôle induit (Debye)) et forces acide base de Lewis (liaisons hydrogènes). 1 + cos θ= 2(γ D ) 1/2 x ((γ D ) 1/2 / γ) + 2(γ P ) 1/2 x ((γ P ) 1/2 / γ) Pour ce calcul, il a été mis en place la technique de mesure d angle de contact (θ) de gouttes de liquides différent, dont les composantes dispersives et polaires sont connues. Il en ressort l équation de Young : γ lv cos θ = γ sv - γ sl En 1986, Van Oss critique ce système et propose une nouvelle approche : la composante polaire (γ AB ) est uniquement représentée par les interactions acide / base qui incluent les interactions basiques, donneuses d électrons (γ - ) et les interactions acides, accepteuses d électrons (γ + ). Parallèlement, la composante dispersive devient γ LW pour des interactions dites de «Lifshitz Van der Waals». Il en ressort une équation à trois inconnues, nécessitant donc l étude sur trois liquides : l eau, le diiodométhane et le formamide. (1 + cos θ) γ = 2[(γ LW.γ LW ) 1/2 + (γ +.γ - ) 1/2 (γ -.γ + ) 1/2 ] où γ AB = (γ -.γ + ) 1/2 I L hydrophobicité Pour Van Oss (1996), l ensemble des interactions polaires (interaction hydrophobes) est la composante majoritaire de l ELS. En effet, lors de ses travaux en 1996, il démontre que les interactions hydrophobes peuvent être jusqu à 100 fois supérieures aux interactions de Van der EPHE Banque de Monographies SVT 14

15 Waals et aux interactions électrostatiques. Il est donc possible d établir une corrélation entre l ELS et l hydrophobicité. Lorsque l ELS diminue, l hydrophobicité augmente, et inversement (Weerkamp et al., 1988). Une fois établie, cela a suscité beaucoup d intérêt pour de nombreux auteurs, pour prédire l adhésion bactérienne (van Loosdrecht et al., 1987 ; Satou et al., 1988 ; Yoshida et al., 1998 ; Radford et al., 1999). L hydrophobicité d une bactérie est due en grande partie à la présence des composés de surface de la bactérie, utiles à l adhésion (Rosenberg et al., 1990). Il est alors aisé de comprendre qu une bactérie hydrophobe aura plus de facilité pour enlever le film d eau la séparant de la surface à coloniser et qu elle établira plus facilement contact avec cette surface, qu une bactérie hydrophile. Pour évaluer l hydrophobicité d une surface, deux techniques ont été développées : la mesure d angle de contact et la mesure d adhésion aux solvants. - La mesure de l angle de contact entre une goutte d eau et la surface à étudier permet une évaluation directe des propriétés hydrophobes / hydrophiles de la surface (Rosenberg et al., 1990). La surface est dite hydrophobe quand l angle est supérieur à 50 et hydrophile quand l angle est inférieur à La méthode d adhésion aux solvants (MATS) dérive d une première méthode mise au point par Rosenberg et al. (1980) qui utilisait l adhésion à l hexadécane uniquement. Bellon- Fontaine et al. (1996) et Lee et Yii (1996) ont développé cette technique avec l étude de trois solvants (hexadécane (solvant apolaire), éther (solvant polaire basique, donneur d électrons) et chloroforme (solvant polaire acide, accepteur d électrons)). La méthode MATS consiste à mettre en contact une suspension bactérienne de densité optique (DO) connue avec un solvant. Après une brusque agitation, des micro-gouttelettes de solvants se forment sur lesquelles les bactéries adhèrent, ou non, selon l hydrophobicité. Il suffit de mesurer la DO de la phase aqueuse et de déterminer le pourcentage d adhésion au solvant, à l aide de ce rapport : DO (phase aqueuse de départ) DO (phase aqueuse après mélange) DO (phase aqueuse de départ) D après les études de Lee et Yii (1996), il est permis de dire qu une bactérie est hydrophobe quand ce pourcentage est supérieur à 50%, hydrophile quand ce pourcentage est inférieur à 20% et moyennement hydrophobe quand le pourcentage est entre ces deux valeurs. Les solvants utilisés ayant pratiquement la même composante Lifshitz van der Waals, et en absence d interactions électrostatiques, les différences d adhésion bactérienne observées entre les solvants monopolaires et le solvant apolaire peuvent être attribuées aux interactions acide base. En effet, l utilisation d un tampon PBS de forte molarité (0,15M) permet de négliger les EPHE Banque de Monographies SVT 15

16 interactions électrostatiques (Geertsema-Doornusch et al., 1993). Si le pourcentage d adhésion au chloroforme est faible par rapport aux deux autres, la surface bactérienne présente un caractère acide et si le pourcentage d adhésion à l éther est faible par rapport aux deux autres, la surface bactérienne présente un caractère basique. Dans le cadre de l étude des propriétés de surface des solides, l hydrophobicité a également une importance dans la prédiction de l adhérence bactérienne. Il a été établi que cette propriété est en corrélation négative avec l ELS (Weerkamp et al., 1988). C est pourquoi, de nombreux auteurs préfèrent mesurer l hydrophobicité de la surface au calcul de l énergie libre de surface. Dans le cas des biomatériaux, cette mesure se fait uniquement par la technique de l angle de contact de la goutte posée décrite dans le chapitre des propriétés de surface des bactéries. I Les interactions électrostatiques L adhésion bactérienne dépend également des forces électrostatiques (Bos et al., 1996). La force induite par les interactions électrostatiques d une bactérie et du substratum est directement liée aux structures de surface (protéines) et à la force ionique du milieu, cette force est évaluée par la mesure du potentiel zêta. Dans les milieux biologiques (salive), où le ph est neutre, les charges sont souvent négatives, il en résulte donc des interactions électrostatiques de type répulsif (Groenink et al., 1998). L évaluation du potentiel zêta s effectue classiquement grâce à une mesure de la mobilité électrophorétique des particules en suspension. La mobilité électrophorétique est évaluée soit par électrophorèse classique (Satou et al., 1988 ; Weerkamp et al., 1988), soit par électrophorèse capillaire (Glynn et al., 1998). Cette dernière technique, plus récente, semble beaucoup plus précise, puisqu elle permet notamment de détecter des variations de charges de surface entre les différentes souches d une même espèce bactérienne. En 1988, Satou et al. établissent le rôle déterminant du potentiel zêta dans l adhésion de S. mutans, alors qu il n a aucune influence sur l adhésion de S. sanguis, et Weerkamp et al. étudient l adhérence de différentes espèces bactériennes (S. mutans, S. sanguis, S. salivarius, Actinomyces viscosus et A. odontolyticus) sur l émail et la dentine humaine en fonction des potentiels zêta de chacune des surfaces. Ils concluent que la diminution de la force ionique du milieu induit une augmentation des charges des surfaces en jeu et une diminution de l adhésion bactérienne. En 1997, l étude de Busscher et al. montre que l adhésion bactérienne (Staphylococcus, Streptococcus et Candida) sur des surfaces de silicone recouvertes de salive dépend du potentiel zêta des deux types de surface en jeu et qu elle est plus importante lorsque les potentiels zêta des différentes surfaces sont plus élevés. I La rugosité De manière générale, l accumulation de plaque dentaire est beaucoup plus importante sur les EPHE Banque de Monographies SVT 16

17 surfaces rugueuses que sur les surfaces lisses, tels que les alliages métalliques (Bollen et al., 1997 ;Capopreso et al., 1999). La plaque dentaire adhère non seulement en plus grande quantité, mais est également plus difficile à enlever quand la surface du matériau est irrégulière (Nassar et al., 1995 ; Quirynen et al., 1995). En effet, les rainures et autres défauts de surface entraînent une augmentation de la surface potentielle à coloniser, et sont des lieux favorables à la création de niches microbiennes. De nombreuses recherches ont donc montré que la rugosité de surface était un facteur important dans la formation et la rétention buccale (Quirynen et Bollen, 1995 ;Bollen et al., 1996 ; Rimondini et al., 1997). Pour se détacher de cette propriété de surface, il est donc préférable d utiliser des surfaces lisses polies miroir (Ra 0,1µm). Pour Bollen et al. (1997) et Zissis et al. (2000), il existe un seuil de 0,20µm en dessous duquel la rugosité n influence pas l adhésion bactérienne. Cependant, pour Bos et al. (1999), l influence de la rugosité sur l accélération de la formation du biofilm, vient essentiellement de la difficulté à nettoyer parfaitement ces surfaces rugueuses. - I La carie dentaire I Etiologie de la carie dentaire Parmi les nombreuses maladies affectant l état de santé bucco-dentaire, la carie figure comme l une des affections les plus fréquemment rencontrées, avec les maladies parodontales (Bowen, 2002). La carie dentaire est une maladie infectieuse, transmissible et multifactorielle, où interfèrent trois facteurs : l hôte et ses défenses, l alimentation et la présence de bactéries cariogènes (Barsotti et al., 2000). La présence de chacun est indispensable à l apparition de la carie dentaire. Ce sont les acides produits par la plaque bactérienne (acide lactique et acide acétique), engendrant la dissolution du calcium et du phosphate de l hydroxyapatite, et un pouvoir tampon du milieu environnant insuffisant pour maintenir le ph au dessus de 4-5, qui induisent une déminéralisation progressive de l émail (Barsotti et Morrier.,2002). Celle-ci dépend cependant de nombreux autres facteurs, la concentration en source de carbone, le taux et l activité de la microflore, le flux salivaire et la surface dentaire (Tonger Decker et al, 2003). La rupture de l équilibre de l environnement de la cavité buccale peut s expliquer par : - Une production d acides trop importante - La présence d une salive non protectrice, car en quantité insuffisante ou de mauvaise qualité - Une synthèse peu importante d acides mais de manière fréquente, empêchant toute reminéralisation de l émail Lorsque l émail est totalement détérioré, l attaque peut atteindre la dentine puis les tissus EPHE Banque de Monographies SVT 17

18 pulpaires, source d atteintes endodontiques et péri-apicales. C est un processus dynamique, alternant périodes de progression et arrêts. La durée et l intensité de la période active varient fréquemment en fonction de l âge et du moment de la journée, au sein d une même population (Hamilton, 2000). Dans la cavité buccale, selon Hamilton (2000), trois types de plaques dentaires sont individualisés selon leur localisation : supra-gingivale, gingivale et sous-gingivale, mais l activité bactérienne et l apparition de caries s effectuent essentiellement au niveau de la plaque supra-gingivale (Hamilton, 2000). I La salive La salive est un liquide acellulaire avec un ph compris entre 6,75 et 7,25 formée essentiellement de protéines et de glycoprotéines (Marsh, 2000). La salive a très tôt été étudiée en temps que facteur pouvant influencer la minéralisation de l émail (Hicks et al., 2003), par sa composition et les flux qu elle génère (Hai, 1995 ; Lenander Lumikari, 2000). La cavité buccale est donc protégée de la carie dentaire par des constituants d origine salivaire, soit organiques, soit inorganiques. Parmi les facteurs organiques, il faut retenir la présence essentielle de protéines enzymatiques, facteurs non immunitaires, synthétisées au niveau des glandes salivaires. Présente en grande quantité, l α-amylase, par exemple, est une enzyme qui intervient lors de la digestion, et inhibe les bactéries cariogènes. Cependant dans une étude assez récente, Scannapieco et al. (1993), mettent en évidence que l α-amylase aide les bactéries à transformer le glucose en acide lactique et par conséquent, favorise la déminéralisation de l émail. Des glycoprotéines sont également présentes, telles que les mucines, qui ont le pouvoir d agglutiner les bactéries buccales. Il semble que leur capacité d agglutination soit supérieure chez les personnes cario-résistantes. Elles agissent également comme source d énergie et de carbone pour les bactéries. Parmi les constituants organiques de la salive, des lipides, issus des glandes submandibulaires, sont décelés, ils peuvent modifier l adhérence bactérienne à la dent. La salive possède aussi des facteurs inorganiques. Des concentrations importantes de calcium, de phosphate et de fluor associées à un ph élevé protègent l émail de la déminéralisation. Les ions phosphates et bicarbonates exercent un pouvoir tampon. Ils neutralisent les acides d origine bactérienne, responsables de la carie. I Les streptocoques mutans Le genre Streptococcus est constitué de petits cocci, de forme sphérique ou ovoïde dont le diamètre varie entre 0,5 et 2µm. Ils sont immobiles, asporulés et à Gram positif et se retrouvent en paires (culture en boîte de Pétri) ou en chaînettes (milieu liquide). Ce sont des bactéries anaérobies facultatives qui nécessitent un milieu de croissance enrichi (gélose Columbia), additionné de sang de mouton à 5% et une atmosphère avec 10% de CO 2. Leur métabolisme est EPHE Banque de Monographies SVT 18

19 de type fermentatif (Schlegel and Bouvet, 2000). Les streptocoques sont classés en quatre grands groupes, les streptocoques du groupe D, les streptocoques pyogènes, généralement pathogènes pour l homme, les streptocoques oraux, peu ou pas pathogènes pour l Homme et les streptocoques non classés (Schlegel et Bouvet, 2000). Les streptocoques mutans appartiennent au groupe des streptocoques oraux. I Les streptocoques oraux Les streptocoques oraux sont regroupés, par les techniques de biologie moléculaire et de biochimie (hybridation ADN, séquençage ARN), en cinq sous-ensembles (Bouvet et al., 2000) : - S. anginosus - S. mitis - S. mutans - S. salivarius - S. pneumoniae Tous regroupent plusieurs espèces. Les streptocoques oraux sont présents dans la cavité buccale, ainsi que dans le tractus respiratoire de manière naturelle. Certaines espèces jouent un rôle prépondérant dans la formation initiale de la plaque dentaire (S. mitis, S. sanguinis, S. oralis), tandis que d autres sont plus particulièrement impliquées dans les caries dentaires (S. mutans, S. sobrinus). On peut les retrouver également, dans la flore intestinale et génito-urinaire (S. constellatus, S. intermedius, S. anginosus), où ils sont responsables d abcès du foie (S. intermedius) ou d infections génitales (S. anginosus). Quant aux S. pneumoniae, il sont à l origine de nombreuses pathologies graves chez l homme (pneumonie, meningite, otite )( Thierry et al., 2000). En routine, le diagnostic d espèce se fait grâce aux tests biochimiques et enzymatiques des galeries Rapid ID32 STREP (BioMérieux. SA). Parmi les streptocoques oraux, le groupe mutans est le plus impliqué dans l étiologie de la carie dentaire (Burne, 1998 ; Ajdic et al., 2002), particulièrement les espèces S. mutans et S. sobrinus. Elles jouent un rôle prépondérant non seulement dans l initiation de la carie mais aussi dans la progression de l attaque carieuse. Ce groupe comprend par ailleurs cinq autres espèces et se divise en huit sérotypes (a à h, selon la composition de la paroi en hydrate de carbone) et en quatre groupes génétiques par les techniques de biologie moléculaire (Whiley & Beighton, 1998 ; Barsotti & Morrier, 2002). I L acquisition des streptocoques mutans L habitat des streptocoques mutans est la cavité buccale. Pour Caufield et al. (2000), il existe une période préférentielle de colonisation des surfaces dentaires qu ils ont appelé «fenêtre d infectiosité» : elle est comprise entre le 19 ème et le 33 ème mois et correspond à l éruption des EPHE Banque de Monographies SVT 19

20 molaires temporaires dont les surfaces sont favorables à l adhésion bactérienne. Cependant, récemment Wan et al. (2001) ont montré la présence fréquente (50% des cas) de streptocoques mutans dans la cavité buccale de nourrissons (<6 mois), non encore dentés. L isolement de ces streptocoques mutans est lié à une consommation importante de glucides fermentescibles, associée à une hygiène bucco-dentaire médiocre, de mauvaises habitudes alimentaires (Wan et al., 2003) et l appartenance à une catégorie socio-professionnelle défavorisée (Tanner et al., 2003). Par ailleurs, pour un même individu, l emplacement de la dent et la face considérée ont une importance lors de la colonisation par les streptocoques mutans ; les faces triturantes des molaires sont l espace le plus colonisé et les incisives centrales sont les moins colonisées (Rudney et al., 2003). L acquisition des streptocoques mutans est de deux ordres, verticale, principalement par contact maternel, la mère transmet son patrimoine microbien (>10 5 CFU/ml) à son enfant (Berkowitz, 2003), et horizontale, par contact avec d autres enfants dans les crèches, les microorganismes sont transmis d un enfant à l autre au sein d une même génération (Mattos-Graner et al., 2001 ; Tedjosasongko et Kozai, 2002). I Les facteurs de virulence des streptocoques mutans Les streptocoques mutans sont les bactéries prédominantes de la plaque cariogène, car elles sont les mieux armées pour utiliser les glucides fermentescibles, en particulier, le saccharose de l alimentation. Ils possèdent de nombreux facteurs de virulence (Burne, 1998 ; Banas, 2004) : - leur seul habitat naturel est la surface dentaire. - ce sont des bactéries acidogènes, qui produisent des acides et aciduriques, qui survivent en milieu acide. - ils synthétisent des polysaccharides extracellulaires (PSEC), produits à partir du saccharose de l alimentation. Ces PSEC jouent un rôle prépondérent dans la cohésion des bactéries entre elles et dans leur adhérence à la surface de l émail. - ils accumulent des réserves glucidiques intracellulaires, de type glycogène, lorsqu il y a abondance de glucides dans l alimentation et utilisent ces réserves en période de carence alimentaire. - ils possèdent de nombreuses adhésines, permettant une meilleure fixation aux surfaces dentaires et aux autres espèces / genres bactériens. L adhérence des streptocoques mutans aux surfaces dentaires est à la fois saccharose - dépendante et saccharose indépendante. I. 2. Métaux et alliages métalliques utilisés en orthodontie I Généralités EPHE Banque de Monographies SVT 20

Prévention bucco-dentaire. Avoir de belles dents ce n est pas qu une question de chance ou d âge!

Prévention bucco-dentaire. Avoir de belles dents ce n est pas qu une question de chance ou d âge! Prévention bucco-dentaire Avoir de belles dents ce n est pas qu une question de chance ou d âge! Mise à jour mai 2010 CCAS - Prévention bucco-dentaire - Par le Docteur Dominique Mané-Valette, chirurgien-dentiste

Plus en détail

PLAN INTRODUCTION... 1 1- Généralités sur l environnement buccal chez l enfant... 3

PLAN INTRODUCTION... 1 1- Généralités sur l environnement buccal chez l enfant... 3 PLAN PLAN INTRODUCTION... 1 1- Généralités sur l environnement buccal chez l enfant... 3 1-1- La muqueuse buccale... 4 1-1-1- La muqueuse linguale... 4 1-1-2- La muqueuse alvéolaire... 5 1-1-3- La muqueuse

Plus en détail

Dr E. CHEVRET UE2.1 2013-2014. Aperçu général sur l architecture et les fonctions cellulaires

Dr E. CHEVRET UE2.1 2013-2014. Aperçu général sur l architecture et les fonctions cellulaires Aperçu général sur l architecture et les fonctions cellulaires I. Introduction II. Les microscopes 1. Le microscope optique 2. Le microscope à fluorescence 3. Le microscope confocal 4. Le microscope électronique

Plus en détail

MESURES DE DILATOMETRIE SUR DEUX NUANCES D ACIER INOX : 1.4542 ET 1.4057 le 04/01/00

MESURES DE DILATOMETRIE SUR DEUX NUANCES D ACIER INOX : 1.4542 ET 1.4057 le 04/01/00 1 EIDGENÖSSISCHE TECHNISCHE HOCHSCHULE LAUSANNE POLITECNICO FEDERALE DI LOSANNA SWISS FEDERAL INSTITUTE OF TECHNOLOGY LAUSANNE DEPARTEMENT DE MICROTECHNIQUE INSTITUT DE PRODUCTION MICROTECHNIQUE CH - 1015

Plus en détail

5. Matériaux en contact avec l eau

5. Matériaux en contact avec l eau Monitoring de la qualité Microbiologique de l eau potable dans les réseaux de distributions Intérêt de l utilisation d un kit de mesure rapide de la flore totale UTLISATIONS 1. Surveillance de Réseau mixte

Plus en détail

ACIDES BASES. Chap.5 SPIESS

ACIDES BASES. Chap.5 SPIESS ACIDES BASES «Je ne crois pas que l on me conteste que l acide n ait des pointes Il ne faut que le goûter pour tomber dans ce sentiment car il fait des picotements sur la langue.» Notion d activité et

Plus en détail

Recuit sous hydrogène des couches du silicium poreux

Recuit sous hydrogène des couches du silicium poreux Revue des Energies Renouvelables ICRESD-07 Tlemcen (2007) 47 52 Recuit sous hydrogène des couches du silicium poreux F. Otmani *, Z. Fekih, N. Ghellai, K. Rahmoun et N.E. Chabane-Sari Unité de Recherche

Plus en détail

Conception assistée par ordinateur de molécules thérapeutiques

Conception assistée par ordinateur de molécules thérapeutiques Conception assistée par ordinateur de molécules thérapeutiques D. Gilis Bioinformatique génomique et structurale Faculté des sciences appliquées Université Libre de Bruxelles Objectif: illustrer en quoi

Plus en détail

Carnet de suivi bucco-dentaire

Carnet de suivi bucco-dentaire Carnet de suivi bucco-dentaire Les dents sont des organes vivants, destinés à nous accompagner tout au long de notre vie. Ce document a été réalisé par la Mutualité Fonction Publique et la Confédération

Plus en détail

Biologie cellulaire. Perfectionnement à la culture cellulaire. Programme. ParTIe PraTIQUe. ParTIe THÉorIQUe. durée : 4 jours

Biologie cellulaire. Perfectionnement à la culture cellulaire. Programme. ParTIe PraTIQUe. ParTIe THÉorIQUe. durée : 4 jours Biologie cellulaire Perfectionnement à la culture cellulaire durée : 4 jours ingénieurs, chercheurs et chefs de projet connaissances de base en culture cellulaire ou validation du module «initiation à

Plus en détail

La carie dentaire - Plaque dentaire prophylaxie de la carie

La carie dentaire - Plaque dentaire prophylaxie de la carie La carie dentaire - Plaque dentaire prophylaxie de la carie 2 Le fluide buccal 2.01. La salive Fonction de la salive 2.02. Origine de la salive La salive glande salivaire 2.03. Composition de la salive

Plus en détail

Colle époxydique multi usages, à 2 composants

Colle époxydique multi usages, à 2 composants Notice Produit Edition 20 01 2014 Numéro 9.11 Version n 2013-310 01 04 02 03 001 0 000144 Colle époxydique multi usages, à 2 composants Description est une colle structurale thixotrope à 2 composants,

Plus en détail

La prévention de la carie dentaire

La prévention de la carie dentaire NEWSLETTER n 8 PARTIE 1 septembre 2010 Le pédiatre au cœur de l environnement bucco-dentaire La prévention de la carie dentaire PARTIE 1 (Ce sujet fera l objet de 2 newsletters) ÉDITO La carie dentaire

Plus en détail

Mario Geiger octobre 08 ÉVAPORATION SOUS VIDE

Mario Geiger octobre 08 ÉVAPORATION SOUS VIDE ÉVAPORATION SOUS VIDE 1 I SOMMAIRE I Sommaire... 2 II Évaporation sous vide... 3 III Description de l installation... 5 IV Travail pratique... 6 But du travail... 6 Principe... 6 Matériel... 6 Méthodes...

Plus en détail

Concours d Internat et de Résidanat

Concours d Internat et de Résidanat Concours d Internat et de Résidanat Ce programme a pour but d aider à la préparation des concours d internat et de résidanat. Il ne constitue en aucun cas un répertoire de «questions d examen» mais une

Plus en détail

Plan du chapitre «Milieux diélectriques»

Plan du chapitre «Milieux diélectriques» Plan du chapitre «Milieux diélectriques» 1. Sources microscopiques de la polarisation en régime statique 2. Etude macroscopique de la polarisation en régime statique 3. Susceptibilité diélectrique 4. Polarisation

Plus en détail

Retrouvez votre Sourire! Les implants dentaires peuvent vous aider à retrouver un sourire naturel.

Retrouvez votre Sourire! Les implants dentaires peuvent vous aider à retrouver un sourire naturel. Retrouvez votre Sourire! Les implants dentaires peuvent vous aider à retrouver un sourire naturel. La Valeur d un Sourire 2 Qu est ce qu un implant dentaire? 3 Comparaison entre implant et dent naturelle

Plus en détail

La science derrière Sonicare AirFloss

La science derrière Sonicare AirFloss La science derrière Sonicare AirFloss Table des matières Enlèvement de la plaque 1 Réduction de la gingivite et élimination de la plaque 2-4 Maintien de saines habitudes de brossage 5 Sécurité 6 Préférence

Plus en détail

CARACTERISTIQUES GENERALES DES LEVURES DE BOULANGERIE 1

CARACTERISTIQUES GENERALES DES LEVURES DE BOULANGERIE 1 Réf. : 13CSFL35 CARACTERISTIQUES GENERALES DES LEVURES DE BOULANGERIE 1 Mis à jour en Décembre 2012 Préambule Ce document a pour objet de fournir les caractéristiques générales des levures fraîches de

Plus en détail

CURAGE BIOLOGIQUE DES COLONNES E.U. et E.V. DES IMMEUBLES COLLECTIFS. Distribué par AEDES. Développé, breveté et produit par AB7 Industries

CURAGE BIOLOGIQUE DES COLONNES E.U. et E.V. DES IMMEUBLES COLLECTIFS. Distribué par AEDES. Développé, breveté et produit par AB7 Industries Bio7 Curage CURAGE BIOLOGIQUE DES COLONNES E.U. et E.V. DES IMMEUBLES COLLECTIFS Distribué par AEDES Développé, breveté et produit par AB7 Industries www.aedes.fr 1 PRINCIPE ACTIF Dans tous les pays du

Plus en détail

Le protecteur buccal : tout à fait génial!

Le protecteur buccal : tout à fait génial! Le scellement des puits et fissures : bien sûr! Les crevasses des surfaces masticatrices emprisonnent facilement les débris d aliments et les bactéries, favorisant ainsi la carie. Dès que les premières

Plus en détail

Eau chaude sanitaire FICHE TECHNIQUE

Eau chaude sanitaire FICHE TECHNIQUE FICHE TECHNIQUE Eau chaude sanitaire 2 5 6 6 CONNAÎTRE > Les besoins d eau chaude sanitaire > Les modes de production > La qualité de l eau > Les réseaux de distribution > La température de l eau REGARDER

Plus en détail

Carbone. Carbone. Paramètres : Carbone

Carbone. Carbone. Paramètres : Carbone Carbone Carbone Carbone En dehors des nombreux procédés qui ont déjà largement progressé en matière d élimination de l azote et des phosphates, la fonction principale d une station d épuration réside dans

Plus en détail

On peut être «lourd» et agile!

On peut être «lourd» et agile! éditorial Traitements & Matériaux 412 Octobre - Novembre 2011 3 On peut être «lourd» et agile! La métallurgie est considérée comme une industrie «lourde», les traitements thermiques comme de «vieux» procédés,

Plus en détail

Electrification statique - Problèmes et solutions L application des sources ionisantes. Auteur: Dr Mark G Shilton, CChem, MRSC. (Copie du document

Electrification statique - Problèmes et solutions L application des sources ionisantes. Auteur: Dr Mark G Shilton, CChem, MRSC. (Copie du document Electrification statique - Problèmes et solutions L application des sources ionisantes. Auteur: Dr Mark G Shilton, CChem, MRSC. (Copie du document présenté à la Conférence sur la sécurité et la fiabilité

Plus en détail

Tous les produits de la gamme SAF offrent des résistances :

Tous les produits de la gamme SAF offrent des résistances : Fiche Technique Strengths Are Flex La gamme SAF est basée sur une technologie et des polymères méthacrylates brevetés. Ces adhésifs de nouvelle génération permettent d adhérer sur de nombreux supports

Plus en détail

La reconnaissance moléculaire: la base du design rationnel Modélisation moléculaire: Introduction Hiver 2006

La reconnaissance moléculaire: la base du design rationnel Modélisation moléculaire: Introduction Hiver 2006 La reconnaissance moléculaire: la base du design rationnel En 1890 Emil Fisher a proposé le modèle "serrure et clé" pour expliquer la façon de fonctionner des systèmes biologiques. Un substrat rentre et

Plus en détail

LA CARIE DE LA PETITE ENFANCE JASP 2005 Dr Roger Bélanger Dre Suzanne Hébert DRSP Québec Déroulement de la présentation Définition Carie de la petite enfance sévère Connaissances actuelles Recommandations

Plus en détail

Présentations GTF. Point de vue d un utilisateur final. Durée de vie des ouvrages : Approche Prédictive, PerformantielLE et probabiliste

Présentations GTF. Point de vue d un utilisateur final. Durée de vie des ouvrages : Approche Prédictive, PerformantielLE et probabiliste Présentations GTF Présenté par : Georges NAHAS Organismes : Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) Paris 26 mai 2009 Introduction Le vieillissement des ouvrages de génie civil et plus

Plus en détail

Bêta-oxydation des acides gras

Bêta-oxydation des acides gras O C N C 2 O C 2 SO 3 O O acide taurocholique O C N C 2 COO O O O acide glycocholique Figure.2 Structure d un sel biliaire formé par conjugaison entre un acide biliaire (ici l acide cholique) soit avec

Plus en détail

CONSENTEMENT ECLAIRE ET ACCEPTATION D UN TRAITEMENT D ORTHOPEDIE DENTOFACIALE (ODF)

CONSENTEMENT ECLAIRE ET ACCEPTATION D UN TRAITEMENT D ORTHOPEDIE DENTOFACIALE (ODF) CONSENTEMENT ECLAIRE ET ACCEPTATION D UN TRAITEMENT D ORTHOPEDIE DENTOFACIALE (ODF) L ODF est l art de prévenir et de corriger les malpositions dentaires, les déformations et malpositions maxillo-faciales.

Plus en détail

Procédé en cours de validation dans l industrie pharmaceutique.

Procédé en cours de validation dans l industrie pharmaceutique. 5/ Autres méthodes : 5.1. L énergie lumineuse pulsée : Procédé Pure Bright (brevet) : Environ 20 000 fois plus énergétique que la lumière solaire, la répétition (1 à 10) de flashes pulsés de lumière (450

Plus en détail

Diagramme D équilibre Binaire

Diagramme D équilibre Binaire Chapitre 4 : Diagramme D équilibre Binaire Objectifs spécifiques : -Connaitre les phases d une composition chimique de deux éléments en différentes températures. - maitriser la lecture d un diagramme d

Plus en détail

A B C Eau Eau savonneuse Eau + détergent

A B C Eau Eau savonneuse Eau + détergent 1L : Physique et chimie dans la cuisine Chapitre.3 : Chimie et lavage I. Les savons et les détergents synthétiques 1. Propriétés détergentes des savons Le savon est un détergent naturel, les détergents

Plus en détail

Information pour le patient

Information pour le patient Information pour le patient Plus de qualité de vie avec des implants dentaires SWISS PRECISION AND INNOVATION. 1 Table des matières Quelle est l importance des dents pour notre qualité de vie? 4 Qu est-ce

Plus en détail

Microscopie à force atomique

Microscopie à force atomique Microscopie à force atomique DETREZ Fabrice Table des matières 1 Principe 2 2 Analyse structurale 3 3 Interactions pointes surfaces 4 4 Boucle d asservissement et contrastes 6 5 Traitement des Images 8

Plus en détail

TEST ELISA (ENZYME-LINKED IMMUNOSORBENT ASSEY)

TEST ELISA (ENZYME-LINKED IMMUNOSORBENT ASSEY) TEST ELISA (ENZYME-LINKED IMMUNOSORBENT ASSEY) Lise Vézina, technicienne de laboratoire Michel Lacroix, agronome-phytopathologiste Direction de l innovation scientifique et technologique Au Laboratoire

Plus en détail

Calcaire ou eau agressive en AEP : comment y remédier?

Calcaire ou eau agressive en AEP : comment y remédier? Calcaire ou eau agressive en AEP : comment y remédier? Les solutions techniques Principes et critères de choix Par Sébastien LIBOZ - Hydrogéologue Calcaire ou eau agressive en AEP : comment y remédier?

Plus en détail

Chapitre II La régulation de la glycémie

Chapitre II La régulation de la glycémie Chapitre II La régulation de la glycémie Glycémie : concentration de glucose dans le sang valeur proche de 1g/L Hypoglycémie : perte de connaissance, troubles de la vue, voire coma. Hyperglycémie chronique

Plus en détail

Analyses bactériologiques alimentaires

Analyses bactériologiques alimentaires LABORATOIRE DÉPARTEMENTAL D' ANALYSES Analyses bactériologiques alimentaires 1 - Présentation lozere.fr Les analyses consistent à vérifier la conformité des produits alimentaires selon des critères bactériologiques

Plus en détail

TD La régulation de la glycémie

TD La régulation de la glycémie TD La régulation de la glycémie Comme nous l avons vu dans le chapitre 1, le milieu intérieur subit en permanence des modifications dues à l activité cellulaire ou aux apports extérieurs. Cependant, un

Plus en détail

Une conférence-débat proposée par l Institut National de la Recherche Agronomique

Une conférence-débat proposée par l Institut National de la Recherche Agronomique Economies d'énergies dans les procédés agro-alimentaires : l'optimisation coût/qualité, un équilibre pas si facile à maîtriser Une conférence-débat proposée par l Institut National de la Recherche Agronomique

Plus en détail

Consensus Scientifique sur. les. Champs statiques

Consensus Scientifique sur. les. Champs statiques page 1/8 Consensus Scientifique sur Source : OMS (2006) les Champs statiques Résumé & Détails: GreenFacts Contexte - Les équipements d imagerie médicale par résonance magnétique (IRM), les trains et les

Plus en détail

PARTIE II : RISQUE INFECTIEUX ET PROTECTION DE L ORGANISME. Chapitre 1 : L Homme confronté aux microbes de son environnement

PARTIE II : RISQUE INFECTIEUX ET PROTECTION DE L ORGANISME. Chapitre 1 : L Homme confronté aux microbes de son environnement PARTIE II : RISQUE INFECTIEUX ET PROTECTION DE L ORGANISME Chapitre 1 : L Homme confronté aux microbes de son environnement I- Les microbes dans notre environnement Qu est-ce qu un microbe? Où se trouvent-ils?

Plus en détail

1 ère partie : tous CAP sauf hôtellerie et alimentation CHIMIE ETRE CAPABLE DE. PROGRAMME - Atomes : structure, étude de quelques exemples.

1 ère partie : tous CAP sauf hôtellerie et alimentation CHIMIE ETRE CAPABLE DE. PROGRAMME - Atomes : structure, étude de quelques exemples. Référentiel CAP Sciences Physiques Page 1/9 SCIENCES PHYSIQUES CERTIFICATS D APTITUDES PROFESSIONNELLES Le référentiel de sciences donne pour les différentes parties du programme de formation la liste

Plus en détail

Technologie des contacteurs gaz liquide : cas des colonnes à plateaux et à garnissage. M. Prévost

Technologie des contacteurs gaz liquide : cas des colonnes à plateaux et à garnissage. M. Prévost Technologie des contacteurs gaz liquide : cas des colonnes à plateaux et à garnissage M. Prévost Version V2/ nov 2006 Structure du cours Partie 1 : Introduction Partie 2 : Mise en contact de Gaz et de

Plus en détail

CHAPITRE 2 : Structure électronique des molécules

CHAPITRE 2 : Structure électronique des molécules CHAPITRE 2 : Structure électronique des molécules I. La liaison covalente 1) Formation d une liaison covalente Les molécules sont des assemblages d atomes liés par des liaisons chimiques résultant d interactions

Plus en détail

Transport des gaz dans le sang

Transport des gaz dans le sang UE3-2 - Physiologie Physiologie Respiratoire Chapitre 9 : Transport des gaz dans le sang Docteur Sandrine LAUNOIS-ROLLINAT Année universitaire 2010/2011 Université Joseph Fourier de Grenoble - Tous droits

Plus en détail

EXAMEN Deuxième Année des Etudes Médicales

EXAMEN Deuxième Année des Etudes Médicales Université Joseph Fourier FACULTE DE MEDECINE 38700 LA TRONCHE Année Universitaire 2012/2013 EXAMEN Deuxième Année des Etudes Médicales 1ère SESSION UE 5.1 : Biochimie 1 Lundi 4 février 2013 8h30 à 9h30

Plus en détail

TUTORAT UE spé MCF CORRECTION Concours 2012-2013

TUTORAT UE spé MCF CORRECTION Concours 2012-2013 TUTORAT UE spé MCF CORRECTION Concours 2012-2013 réalisée par les tuteurs, non contrôlée par les professeurs de l'ue NON OFFICIELLE QCM n 1 : A, B, D, E L homéocode odontogénique regroupe 4 principaux

Plus en détail

Dr Berdj Haroutunian, 5, Chemin Gottret ch-1255 VEYRIER tél 00 41 (0)22 784-01-18 www.haroutunian.ch E-mail : berdj@haroutunian.ch

Dr Berdj Haroutunian, 5, Chemin Gottret ch-1255 VEYRIER tél 00 41 (0)22 784-01-18 www.haroutunian.ch E-mail : berdj@haroutunian.ch 1 L UTILISATION DU PLOMB EN DENTISTERIE : MYTHE OU REALITE Dr Berdj HAROUTUNIAN, Genève Le plomb ne devrait en principe pas être utilisé en dentisterie car il n est pas considéré comme un oligo-élément

Plus en détail

METHODES DE SEPARATION DE PROTEINES : PURIFICATION DE LA GST PAR AFFINITE AU GLUTATHION

METHODES DE SEPARATION DE PROTEINES : PURIFICATION DE LA GST PAR AFFINITE AU GLUTATHION Laboratoire de Physiologie Végétale Université de Neuchâtel (2005) Travaux pratiques METHODES DE SEPARATION DE PROTEINES : PURIFICATION DE LA PAR AFFINITE AU GLUTATHION INTRODUCTION: Les protéines tiennent

Plus en détail

LA MESURE DE PRESSION PRINCIPE DE BASE

LA MESURE DE PRESSION PRINCIPE DE BASE Page 1 / 6 LA MESURE DE PRESSION PRINCIPE DE BASE 1) Qu est-ce qu un sensor de pression? Tout type de sensor est composé de 2 éléments distincts : Un corps d épreuve soumit au Paramètre Physique φ à mesurer

Plus en détail

ANNEXE I RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT

ANNEXE I RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT ANNEXE I RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT 1. DÉNOMINATION DU MÉDICAMENT VÉTÉRINAIRE HESKA PERIOceutic Gel 2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE Chaque dose unitaire contient : 2.1 Principe actif

Plus en détail

1) Explications (Expert) :

1) Explications (Expert) : 1) Explications (Expert) : Mesures expérimentales : Dans nos conditions d expérience, nous avons obtenu les résultats suivants : Les dimensions des récipients sont : 1) bocal vide : épaisseur de verre

Plus en détail

LA MATIERE ORGANIQUE

LA MATIERE ORGANIQUE ITV France FERTILISATION DE LA VIGNE Un point sur les préconisations FICHE 3 LA MATIERE ORGANIQUE L objectif général est la conservation ou l amélioration du patrimoine sol, en évitant l appauvrissement

Plus en détail

Transport des gaz dans le sang

Transport des gaz dans le sang UE3-2 - Physiologie Physiologie Respiratoire Chapitre 9 : Transport des gaz dans le sang Docteur Sandrine LAUNOIS-ROLLINAT Année universitaire 2011/2012 Université Joseph Fourier de Grenoble - Tous droits

Plus en détail

Prendre soin de ma bouche, pourquoi? comment? Une démarche quotidienne à ne pas négliger

Prendre soin de ma bouche, pourquoi? comment? Une démarche quotidienne à ne pas négliger Prendre soin de ma bouche, pourquoi? comment? Une démarche quotidienne à ne pas négliger La bouche est un acteur essentiel des fonctions vitales : alimentation, langage et communication. Elle participe

Plus en détail

- pellicule de fruits qui a un rôle de prévention contre l'évaporation, le développement de moisissures et l'infection par des parasites

- pellicule de fruits qui a un rôle de prévention contre l'évaporation, le développement de moisissures et l'infection par des parasites LES LIPIDES Quelles Sont les Idées Clés? Les lipides sont les huiles et les graisses de la vie courante. Ils sont insolubles dans l eau. Pour les synthétiser, une réaction : l Estérification. Pour les

Plus en détail

Expl : Diagramme binaire isotherme idéal (miscibilité totale à l état liquide et à l état vapeur) L + V. Vapeur

Expl : Diagramme binaire isotherme idéal (miscibilité totale à l état liquide et à l état vapeur) L + V. Vapeur Thermodynamique 2 : Equilibres binaires 1. Introduction 1.1. Présentation - Mélange binaire = Mélange de deux constituants chimiques A 1 et A 2 ne réagissant pas ensemble (il n y a donc pas de variation

Plus en détail

Prévenir... les caries dentaires

Prévenir... les caries dentaires Prévenir... les caries dentaires 7 Comment prévenir les Prendre de bonnes habitudes le plus tôt possible 1. Préférer l eau aux boissons sucrées. 2. Eviter les grignotages au cours de la journée. 3. A chacun

Plus en détail

Rapport statistique : Résultats du Programme de santé buccodentaire en milieu scolaire des Services de santé du Timiskaming

Rapport statistique : Résultats du Programme de santé buccodentaire en milieu scolaire des Services de santé du Timiskaming Rapport statistique : Résultats du Programme de santé buccodentaire en milieu scolaire des Services de santé du Timiskaming Publié en septembre 13 À propos du rapport Introduction Le présent rapport vise

Plus en détail

LES SOINS D HYGIENE l hygiène bucco dentaire. Formation en Hygiène des EMS de la Somme EOH CH ABBEVILLE JUIN 2015

LES SOINS D HYGIENE l hygiène bucco dentaire. Formation en Hygiène des EMS de la Somme EOH CH ABBEVILLE JUIN 2015 LES SOINS D HYGIENE l hygiène bucco dentaire Formation en Hygiène des EMS de la Somme EOH CH ABBEVILLE JUIN 2015 1 SOINS DE BOUCHE ENTRETIEN DES PROTHESES DENTAIRES L état bucco-dentaire est souvent préoccupant

Plus en détail

LA DENTITION BASSOM.FRANCOISE.ACADEMIE.DE.LILLE

LA DENTITION BASSOM.FRANCOISE.ACADEMIE.DE.LILLE LA DENTITION Objectifs BAC PRO + Certification BEP Etre capable d annoter le schéma d une dent Etre capable d indiquer l ordre chronologique d apparition des dents (dentition temporaire, dentition définitive)

Plus en détail

5.5.5 Exemple d un essai immunologique

5.5.5 Exemple d un essai immunologique 5.5.5 Exemple d un essai immunologique Test de grossesse Test en forme de bâtonnet destiné à mettre en évidence l'hormone spécifique de la grossesse, la gonadotrophine chorionique humaine (hcg), une glycoprotéine.

Plus en détail

Science et technique. La température et la durée de stockage sont des facteurs déterminants. Viande bovine et micro-organisme pathogène

Science et technique. La température et la durée de stockage sont des facteurs déterminants. Viande bovine et micro-organisme pathogène Science et technique Viande bovine et micro-organisme pathogène La température et la durée de stockage sont des facteurs déterminants La contamination des carcasses lors des opérations d abattage et la

Plus en détail

Cours d introduction à la génétique de la souris Notion de Souche

Cours d introduction à la génétique de la souris Notion de Souche Cours d introduction à la génétique de la souris Notion de Souche Introduction: - Réponse d un animal à l expérimentation (diapo 1) Facteurs environnementaux et propres à l animal - Notion d animal standardisé

Plus en détail

P-15V1 MÉTHODE DE MESURE IN SITU DU ph DE L EAU PAR LA MÉTHODE ELECTROCHIMIQUE

P-15V1 MÉTHODE DE MESURE IN SITU DU ph DE L EAU PAR LA MÉTHODE ELECTROCHIMIQUE P-15V1 MÉTHODE DE MESURE IN SITU DU ph DE L EAU PAR LA MÉTHODE ELECTROCHIMIQUE 1. Domaine d application Cette méthode concerne la mesure du ph dans des solutions aqueuses : - non salines (conductivité

Plus en détail

Outils de gestion des ressources biologiques

Outils de gestion des ressources biologiques Le Cahier des Techniques de l INRA 2015 (84) N 1 Outils de gestion des ressources biologiques Frédéric Sanchez 1 *, Tou Cheu Xiong 1 Résumé. Les recherches en biologie génèrent un grand nombre d échantillons

Plus en détail

Les thérapies ciblées du cancer. Dictionnaire anglais-français autorisé. Calculatrice autorisée.

Les thérapies ciblées du cancer. Dictionnaire anglais-français autorisé. Calculatrice autorisée. Les thérapies ciblées du cancer Dictionnaire anglais-français autorisé. Calculatrice autorisée. Une thérapie ciblée est un traitement qui agit par un mécanisme spécifique sur des altérations biologiques

Plus en détail

Parylène C. Parylène D. www.comelec.ch

Parylène C. Parylène D. www.comelec.ch Parylène C Parylène D www.comelec.ch Présentation du parylène, des parylènes. Voie d obtention et conséquences. Principales propriétés Matériel de prédilection pour le médical et la pharmacologie. Exemples

Plus en détail

Sophie Guézo Alexandra Junay

Sophie Guézo Alexandra Junay Sophie Guézo Alexandra Junay sophie.guezo@univ-rennes1.fr alexandra.junay@univ-rennes1.fr Unité Mixte de Recherche (UMR) Université Rennes I et CNRS Physique moléculaire Matière molle Matériaux Nanosciences

Plus en détail

3: Clonage d un gène dans un plasmide

3: Clonage d un gène dans un plasmide 3: Clonage d un gène dans un plasmide Le clonage moléculaire est une des bases du génie génétique. Il consiste à insérer un fragment d'adn (dénommé insert) dans un vecteur approprié comme un plasmide par

Plus en détail

Traitement de l eau par flux dynamique

Traitement de l eau par flux dynamique GmbH Traitement de l eau par flux dynamique afin de réduire les impuretés microbiologiques afin d empêcher l apparition de nouveaux germes dans les eaux de consommation et de process et Nouveau avec certificat

Plus en détail

L eau dans le corps. Fig. 6 L eau dans le corps. Cerveau 85 % Dents 10 % Cœur 77 % Poumons 80 % Foie 73 % Reins 80 % Peau 71 % Muscles 73 %

L eau dans le corps. Fig. 6 L eau dans le corps. Cerveau 85 % Dents 10 % Cœur 77 % Poumons 80 % Foie 73 % Reins 80 % Peau 71 % Muscles 73 % 24 L eau est le principal constituant du corps humain. La quantité moyenne d eau contenue dans un organisme adulte est de 65 %, ce qui correspond à environ 45 litres d eau pour une personne de 70 kilogrammes.

Plus en détail

Streptococcus mutans et les streptocoques buccaux dans la plaque dentaire

Streptococcus mutans et les streptocoques buccaux dans la plaque dentaire 1 MINIREVIEW / MINISYNTHÈSE Streptococcus mutans et les streptocoques buccaux dans la plaque dentaire Guillaume G. Nicolas et Marc C. Lavoie Résumé : La flore microbienne buccale humaine constitue un biofilm

Plus en détail

Molécules et Liaison chimique

Molécules et Liaison chimique Molécules et liaison chimique Molécules et Liaison chimique La liaison dans La liaison dans Le point de vue classique: l approche l de deux atomes d hydrogd hydrogènes R -0,9-1 0 0,5 1 1,5,5 3 3,5 4 R

Plus en détail

Ovule vaginal pour stabiliser un milieu vaginal sain NOUVEAU

Ovule vaginal pour stabiliser un milieu vaginal sain NOUVEAU Ovule vaginal pour stabiliser un milieu vaginal sain NOUVEAU SymbioVag INFORMATIONS IMPORTANTES SUR SymbioVag Nous sommes heureux de l intérêt que vous portez à SymbioVag, notre nouvel ovule vaginal probiotique.

Plus en détail

Adhésif structural pour le collage de renforts

Adhésif structural pour le collage de renforts Notice Produit Edition 18/07/2014 Numéro 3022 Version N 2014-253 N identification : 020206040010000001 Adhésif structural pour le collage de renforts Description est une colle structurale thixotrope à

Plus en détail

ÉPREUVE COMMUNE DE TIPE 2010 - PARTIE D

ÉPREUVE COMMUNE DE TIPE 2010 - PARTIE D ÉPREUVE COMMUNE DE TIPE 2010 - PARTIE D TITRE : ETUDE DE L'ETAT DE SURFACE DES TEXTILES Temps de préparation :...2 h 15 minutes Temps de présentation devant le jury :.10 minutes Entretien avec le jury

Plus en détail

appliquée aux emballages alimentaires

appliquée aux emballages alimentaires La méthode HACCP La méthode HACCP appliquée aux emballages alimentaires 1- La réglementation des matériaux au contact des aliments Quels contaminants issus des emballages dans les aliments? Des contaminants

Plus en détail

Chapitre 11 Bilans thermiques

Chapitre 11 Bilans thermiques DERNIÈRE IMPRESSION LE 30 août 2013 à 15:40 Chapitre 11 Bilans thermiques Table des matières 1 L état macroscopique et microcospique de la matière 2 2 Énergie interne d un système 2 2.1 Définition.................................

Plus en détail

INTRODUCTION À L'ENZYMOLOGIE

INTRODUCTION À L'ENZYMOLOGIE INTRODUCTION À L'ENZYMOLOGIE Les enzymes sont des macromolécules spécialisées qui - catalysent les réactions biologiques - transforment différentes formes d'énergie. Les enzymes diffèrent des catalyseurs

Plus en détail

Les techniques de préparation des coupes pour les microscopies optique et électronique

Les techniques de préparation des coupes pour les microscopies optique et électronique Université Mohammed V-Agdal Faculté des Sciences de Rabat Laboratoire de Zoologie et de Biologie générale Les techniques de préparation des coupes pour les microscopies optique et électronique Histologie-Embryologie

Plus en détail

Enseignement secondaire

Enseignement secondaire Enseignement secondaire Classe de IIIe Chimie 3e classique F - Musique Nombre de leçons: 1.5 Nombre minimal de devoirs: 4 devoirs par an Langue véhiculaire: Français I. Objectifs généraux Le cours de chimie

Plus en détail

TECHNIQUES: Principes de la chromatographie

TECHNIQUES: Principes de la chromatographie TECHNIQUES: Principes de la chromatographie 1 Définition La chromatographie est une méthode physique de séparation basée sur les différentes affinités d un ou plusieurs composés à l égard de deux phases

Plus en détail

Le Test d effort. A partir d un certain âge il est conseillé de faire un test tous les 3 ou quatre ans.

Le Test d effort. A partir d un certain âge il est conseillé de faire un test tous les 3 ou quatre ans. Le Test d effort L'épreuve du test d'effort est un examen effectué en général par un cardiologue ou un médecin du sport. Le test d'effort permet de mesurer le rythme cardiaque, la pression artérielle,

Plus en détail

www.gbo.com/bioscience 1 Culture Cellulaire Microplaques 2 HTS- 3 Immunologie/ HLA 4 Microbiologie/ Bactériologie Containers 5 Tubes/ 6 Pipetage

www.gbo.com/bioscience 1 Culture Cellulaire Microplaques 2 HTS- 3 Immunologie/ HLA 4 Microbiologie/ Bactériologie Containers 5 Tubes/ 6 Pipetage 2 HTS 3 Immunologie / Immunologie Informations Techniques 3 I 2 ELISA 96 Puits 3 I 4 ELISA 96 Puits en Barrettes 3 I 6 en Barrettes de 8 Puits 3 I 7 en Barrettes de 12 Puits 3 I 8 en Barrettes de 16 Puits

Plus en détail

CHAPITRE 3 LA SYNTHESE DES PROTEINES

CHAPITRE 3 LA SYNTHESE DES PROTEINES CHAITRE 3 LA SYNTHESE DES ROTEINES On sait qu un gène détient dans sa séquence nucléotidique, l information permettant la synthèse d un polypeptide. Ce dernier caractérisé par sa séquence d acides aminés

Plus en détail

Correction de l occlusion pour réduire les sourires gingivaux : deux cas rapportés

Correction de l occlusion pour réduire les sourires gingivaux : deux cas rapportés Correction de l occlusion pour réduire les sourires gingivaux : deux cas rapportés Auteur_ Dr David S. Frey, États-Unis Fig. 1a Fig. 1b _La méthode traditionnelle pour corriger un sourire gingival avec

Plus en détail

Santé bucco-dentaire (principales données)

Santé bucco-dentaire (principales données) Santé bucco-dentaire (principales données) La grande fréquence des affections bucco-dentaires, leur retentissement sur l état général et sur la qualité de vie, ainsi que leur répartition très inégale dans

Plus en détail

accumulation. Un procédé indispensable pour des besoins en eau chaude importants, avec un bon niveau de confort.

accumulation. Un procédé indispensable pour des besoins en eau chaude importants, avec un bon niveau de confort. A B C Accélérateur Egalement appelé pompe de circulation ou circulateur, l accélérateur assure la circulation de l eau de chauffage entre la chaudière et les pièces à chauffer. Les installations très anciennes

Plus en détail

Capteurs d humidité (capacitif) et capteurs de température pour application en climatisation

Capteurs d humidité (capacitif) et capteurs de température pour application en climatisation GmbH & Co. KG Régulation SAS Fiche technique 907020 Page 1/7 Capteurs d humidité (capacitif) et capteurs de température pour application en climatisation Pour la mesure de l humidité relative de l air

Plus en détail

Diagramme de phases binaire liquide-solide

Diagramme de phases binaire liquide-solide hivebench francoise PROTOCOL ENSCM_S5_INORG Diagramme de phases binaire liquide-solide https://www.hivebench.com/protocols/6885 Created by francoise (user #1271) the Tue 30 June 2015 1. Introduction Diagramme

Plus en détail

PROGRAMME DU CONCOURS D ACCES AU RESIDANAT DE CHIRURGIE DENTAIRE

PROGRAMME DU CONCOURS D ACCES AU RESIDANAT DE CHIRURGIE DENTAIRE MINISTERE DE L ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE UNIVERSITE D ALGER DEPARTEMENT DE 1- SPECIALITE : PROTHESE 1 Anatomie dentaire 2 Les matériaux à empreinte 3 Les traitements pré-prothetiques

Plus en détail

Maîtrise des phases critiques en élevage porcin : Comment améliorer la santé digestive du porcelet?

Maîtrise des phases critiques en élevage porcin : Comment améliorer la santé digestive du porcelet? 1. Introduction : Maîtrise des phases critiques en élevage porcin : Comment améliorer la santé digestive du porcelet? P. Rondia* et J. Wavreille** Centre wallon de recherches agronomiques *Unité Nutrition

Plus en détail

TP séances 7 et 8. Forme d une bulle: gravité et tension de surface

TP séances 7 et 8. Forme d une bulle: gravité et tension de surface TP séances 7 et 8 Forme d une bulle: gravité et tension de surface Lorsqu une goutte est posée sur un support, la tension de surface tend à rendre la bulle spérique alors que la gravité tend à écraser

Plus en détail

RÉSOLUTION OIV-OENO 439-2012

RÉSOLUTION OIV-OENO 439-2012 RÉSOLUTION OIV-OENO 439-2012 PRATIQUES OENOLOGIQUES SPECIFIQUES AUX VINS AROMATISES, AUX BOISSONS A BASE DE PRODUIT VITIVINICOLE ET AUX BOISSONS A BASE DE VIN L Assemblée Générale CONSIDERANT la résolution

Plus en détail

SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE

SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE BACCALAURÉAT GÉNÉRAL SESSION 2014 SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE Série S OBLIGATOIRE + SPÉCIALITÉ 1/9 Corrigé partie I - 8 points : étude d un caryotype Outil de détermination de note pour une question

Plus en détail

Cours d électricité. Circuits électriques en courant constant. Mathieu Bardoux. 1 re année

Cours d électricité. Circuits électriques en courant constant. Mathieu Bardoux. 1 re année Cours d électricité Circuits électriques en courant constant Mathieu Bardoux mathieu.bardoux@univ-littoral.fr IUT Saint-Omer / Dunkerque Département Génie Thermique et Énergie 1 re année Objectifs du chapitre

Plus en détail