LAM et SMD secondaires à la radio-chimiothérapie : Une série de 116 cas provenant de 2 Centres de lutte contre le Cancer.

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "LAM et SMD secondaires à la radio-chimiothérapie : Une série de 116 cas provenant de 2 Centres de lutte contre le Cancer."

Transcription

1 LAM et SMD secondaires à la radio-chimiothérapie : Une série de 116 cas provenant de 2 Centres de lutte contre le Cancer. H BENNANI 1, V SAADA 2 1 Institut Curie-Hôpital René Huguenin, Saint Cloud 2 Institut de Cancérologie Gustave Roussy, Villejuif Les hémopathies myéloïdes secondaires sont des complications rares mais graves; elles comprennent les myélodysplasies (t-smd), les leucémies aigües myéloïdes (t-lam) ainsi que les SMD/SMP survenant après une radio-et/ou chimiothérapie ou un traitement immunosuppresseur administré(s) pour une première maladie, que celle-ci soit de nature cancéreuse ou pas. Cette catégorie représente 10 à 20% des LAM et SMD dans la littérature. L incidence est variable et dépend du type de pathologie maligne et des modalités thérapeutiques. Le délai de survenue rapporté est généralement compris entre 5 à 10 ans après l exposition au traitement anticancéreux. Description de la cohorte La série présentée provient de deux centres de lutte contre le cancer (CLCC: Institu Curie-Hôpital René Huguenin/ Institut Gustave Roussy), elle compte 116 patients dont 46 t-smd, 69 t-lam et 1 SMD/SMP, avec une large majorité de femmes (74%). Les affections malignes primaires sont hétérogènes : 46 cancers du sein, 14 tumeurs gynécologiques (ovaire, endomètre, col), 24 hémopathies (LNH, LLC, myélome), 4 cancers digestifs, 8 cancers respiratoires (ORL et poumon), 6 cancers urologiques (prostate et testis), 13 cancers d origine diverse (sarcome, thyroïde, glioblastome, tumeurs neuroendocrines) et deux maladie de Crohn). L âge médian de survenue de l hémopathie secondaire est de 65 ans, le délai médian entre le diagnostic du 1 er cancer et la survenue de la t-lam/t-smd est de 5 ans. Les deux principales classes de chimiothérapies incriminées dans les t-lam/smd sont les alkylants et les inhibiteurs de la topoisomérase 2. C est la raison pour laquelle nous avons défini 5 groupes en fonction du traitement reçu pour le premier cancer : Groupe 1 : radiothérapie seule : n=26 (22%) Groupe 2 : agent alkylant sans inhibiteur de topoisomérase 2 (+/- radiothérapie) : n=13 (10%) Groupe 3 : inhibiteur de topoisomérase 2 sans agent alkylant (+/- radiothérapie): n=10 (8%) Groupe 4 : association alkylant + inhibiteur topoisomérase 2 (+/- radiothérapie): n=50 (40%) Groupe 5 : traitement ne comportant ni alkylant ni inhibiteur de topoisomérase 2 (+/- radiothérapie): n=17 (14%)

2 Cytogénétique L âge et le caryotype restent les principaux facteurs pronostiques des t-lam/t-smd, comme pour leurs équivalents de novo. L analyse des anomalies caryotypiques retrouve 52% de caryotypes défavorables contre 20% dans les LAM de novo (60 cas dont 26 à caryotype complexe et 11 à caryotype monosomal), 29% de caryotypes intermédiaires (34 cas dont 18 à caryotype normal) et 11% de caryotypes favorables (12 cas dont 3 t(15;17),3 t(8;21) et 6 inv(16). 9 caryotypes non faits ou avec échec de culture. Nous avons analysé les délais de survenue après l exposition ainsi que les anomalies caryotypiques retrouvées en fonction des traitements reçus (Tableau 1) : Tableau 1 Sur les 5 groupes étudiés, nous n avons pas observé de différences dans le délai de survenue de l hémopathie secondaire ni dans la répartition des groupes cytogénétiques. On note simplement que les t-lam/t-smd consécutives à la radiothérapie seule surviennent après un délai médian supérieur aux autres modalités thérapeutiques (plus de 7 ans contre 5 ans environ pour les autres types de traitements). Une monosomie des chromosomes 5 et/ou 7 est observée chez 31% des patients (36 cas) : On ne retrouve pas de différence significative entre les différents types de chimiothérapie vis à vis du risque de survenue de ces anomalies. Nous avons retrouvé dans 13% des cas des anomalies cytogénétiques récurrentes (15 cas):

3 LAM avec t(8;21) : 3 patients en vie (suivis de 4 mois, 10 mois et 24 mois) LAM3 avec t(15;17) : 3 patients dont un décédé 2 ans après le diagnostic (décès lié au premier cancer), 2 vivants à environ 3 ans du diagnostic LAM 4 éosinophile avec inv(16) : 6 patients, dont 2 décédés (décès lié à LAM à 2 mois et à 5 ans du diagnostic), 1 décès à 8 ans du diagnostic, 2 patients en vie (à 4 et 14 ans) et 1 perdu de vue LAM t(9;11) (p22;q23) : 3 patients. Les 3 patients sont vivants : à 4 mois, 7 mois et plus de 8 ans (allogreffé). Types de LAM/SMD selon la classification OMS : Les phénotypes retrouvés dans notre série sont rapportés dans le Tableau 2 : Tableau 2 Nous nous sommes intéressés au mode d installation de la maladie en fonction des traitements reçus : t-lam d emblée ou bien t-smd évoluant vers l acutisation (Tableau 3). Deux points à noter dans cette analyse : - la survenue de l hémopathie secondaire se fait plus volontiers sous la forme de LAM d emblée dans le groupe radiothérapie seule (groupe 1) ; - dans le groupe de patients traités par inhibiteurs de la topoisomérase 2 sans alkylants (groupe 3) on observe une proportion équivalente de t-lam et de t-smd alors que ce traitement est réputé très «leucémogène» sans phase myélodysplasique préalable.

4 Ces deux points sont discordants par rapport à ce qui est rapporté dans la littérature, et mériteraient d être ré-analysés sur une plus large série. Traitement et Pronostic Les données sur le traitement étaient disponibles pour 104 patients. 47 (45%) ont reçu une chimiothérapie d'induction comportant l'aracytine et une anthracycline parmi lesquels 7 ont bénéficié d'une allogreffe au décours et 38 (36%) un traitement par agent hypométhylant (5 azacytidine). Parmi les 7 patients allogreffés, 6 sont vivants (follow-up de 7 mois à 10 ans). Dix-sept patients seulement ont reçu un traitement palliatif, du fait d'une pathologie cancéreuse évoluée et/ou d'un état général très altéré. Une patiente avec LAM secondaire à un cancer du sein est actuellement sous inhibiteur d'idh1 (mutation IDH1 R132C). Globalement, la médiane de survie après le diagnostic de t-lam/t-smd est très courte, évaluée à 6,5 mois (calcul sur 80 patients). La survie à 5 ans dans notre série est de 9.3% On constate également une survie médiane des t-lam avec anomalie cytogénétique récurrente plus courte que leurs contreparties de novo. Cependant, dans cette série les LAM à CBF et les LAM3 apparaissent d'évolution plus favorable comparativement aux autres LAM. Conclusion Nous présentons une série de 116 t-lam/t-smd provenant de 2 CLCC. Notre cohorte est très hétérogène quant au cancer primitif et aux modalités de traitement du premier cancer. Pourtant

5 nous retrouvons le pronostic très sombre rapporté dans la littérature (médiane de survie de 6,5 mois). Nous avons étudié le délai de survenue de la t-lam/t-smd : il apparait un peu plus long en cas de radiothérapie seule et comparable pour les autres modalités thérapeutiques, de l ordre de 5 ans. Les caryotypes défavorables (52%) sont sur-représentés par rapport aux LAM de novo (20% environ), ce qui est concordant avec les données de la littérature. Dans notre cohorte les présentations de type SMD sont fréquentes, y compris après traitement par inhibiteurs de la topoisomérase 2. Ceci peut s'expliquer par un diagnostic précoce de l'hémopathie secondaire, probablement en raison d'une surveillance onco-hématologique étroite pratiquée dans nos deux centres, avec en particulier la réalisation systématique d'un myélogramme avec caryotype devant toute cytopénie jugée suspecte chez les patients atteints de cancer. Bibliographie : Annual Clinical Updates in Hematological Malignancies: A Continuing Medical Education series Acute myeloid leukemia: 2013 update on risk-stratification and management. Elihu H. Estey. Risk of marrow neoplasms after adjuvant breast cancer therapy: the national comprehensive cancer network experience.wolff AC1, Blackford AL2, Visvanathan K2, et AL. J Clin Oncol Feb 1;33(4):340-8.

ACCÈS AUX ESSAIS DE PHASE I EXISTE-T-IL DES INÉGALITÉS? CHEZ DES PATIENTS ATTEINTS D UN CANCER COLORECTAL : Cliquez pour modifier le style du titre

ACCÈS AUX ESSAIS DE PHASE I EXISTE-T-IL DES INÉGALITÉS? CHEZ DES PATIENTS ATTEINTS D UN CANCER COLORECTAL : Cliquez pour modifier le style du titre Cliquez pour modifier le style du titre ACCÈS AUX ESSAIS DE PHASE I CHEZ DES PATIENTS ATTEINTS D UN CANCER COLORECTAL : EXISTE-T-IL DES INÉGALITÉS? JULIETTE BOUCHET ET ONCOMIP 1 Cliquez INTRODUCTION pour

Plus en détail

Fiche : CARACTERISATION CYTOGENETIQUE ET MOLECULAIRE DES LEUCEMIES PROLYMPHOCYTAIRES B. Coordonnateurs : F Nguyen Khac, E Chapiro

Fiche : CARACTERISATION CYTOGENETIQUE ET MOLECULAIRE DES LEUCEMIES PROLYMPHOCYTAIRES B. Coordonnateurs : F Nguyen Khac, E Chapiro 1 Fiche : CARACTERISATION CYTOGENETIQUE ET MOLECULAIRE DES LEUCEMIES PROLYMPHOCYTAIRES B Coordonnateurs : F Nguyen Khac, E Chapiro CONTEXTE La leucémie prolymphocytaire B (LPL B) est une pathologie rare,

Plus en détail

Cancer inflammatoire du sein Traitement, survie et récurrences

Cancer inflammatoire du sein Traitement, survie et récurrences inflammatoire du sein Traitement, survie et récurrences Huguette Nguele Meke Introduction Le cancer du sein est une maladie gave et fréquente qui touche une femme sur 11 au cours de sa vie et qui est diagnostiqué

Plus en détail

Tableau 1 : examens biologiques dans les SMD

Tableau 1 : examens biologiques dans les SMD Tableau 1 : examens biologiques dans les SMD Analyses biologiques Diagnostic/Pronostic Indispensable / obligatoire Recommandé utile au diagnotic et/ou à la stratification thérapeutique individuelle En

Plus en détail

Données épidémiologiques sur les cancers du sein et colo-rectaux dans la Manche

Données épidémiologiques sur les cancers du sein et colo-rectaux dans la Manche Données épidémiologiques sur les cancers du sein et colo-rectaux dans la Manche 17 ème Journée Médicale de l ARKM Cherbourg, le 29 Novembre 2014 L incidence de principaux cancers chez les femmes et chez

Plus en détail

Statistiques Canadiennes sur le Cancer, et HMR sur le poumon

Statistiques Canadiennes sur le Cancer, et HMR sur le poumon Statistiques Canadiennes sur le Cancer, et HMR sur le poumon Bernard Fortin Mars 2014 Source: Comité consultatif de la Société canadienne du cancer : Statistiques canadiennes sur le cancer 2013. Toronto

Plus en détail

Réseau Onco Poitou-Charentes Mise à jour du référentiel régional des tumeurs de l endomètre (Décembre 2013) ******* ******* Sous la conduite de :

Réseau Onco Poitou-Charentes Mise à jour du référentiel régional des tumeurs de l endomètre (Décembre 2013) ******* ******* Sous la conduite de : 1 Les référentiels de bonnes pratiques cliniques des tumeurs de l endomètre. Version 2013 Sous la conduite de : Cédric NADEAU Service de Gynécologie - Obstétrique - CHU de Poitiers & Yannick THIROUARD

Plus en détail

Qu est-ce que le cancer?

Qu est-ce que le cancer? Qu est-ce que le cancer? Pierre-Hugues Fortier Oto-Rhino-Laryngologie Oncologie Cervico-Faciale 3 avril 2012 Le cancer Au Québec 100 nouveaux cas par jour 50 morts par jour A travers le monde 1 nouveau

Plus en détail

Centre Jean PERRIN Centre de Lutte contre le Cancer d'auvergne. Oncogériatrie

Centre Jean PERRIN Centre de Lutte contre le Cancer d'auvergne. Oncogériatrie Centre Jean PERRIN Centre de Lutte contre le Cancer d'auvergne Clermont-Ferrand - France - Oncogériatrie Faut-il évaluer toutes les personnes âgées atteintes de cancer? Docteur Jean Goyard, UPCOG, Clermont-Ferrand

Plus en détail

Cancer du sein: soins 2015

Cancer du sein: soins 2015 Cancer du sein: soins 2015 Nouveautés thérapeutiques en pathologie mammaire métastatique Pr. Lionel D Hondt (M.D., Ph.D.) Chef du Service d Oncologie CHU UCL Dinant-Godinne CHU Charleroi, 02 octobre 2015

Plus en détail

Médecine personnalisée, de quoi parle-t on? Dominique Stoppa-Lyonnet

Médecine personnalisée, de quoi parle-t on? Dominique Stoppa-Lyonnet Médecine personnalisée, de quoi parle-t on? Dominique Stoppa-Lyonnet Octobre 2014 Médecine «génomique» personnalisée La médecine «génomique» personnalisée repose sur l identification de sous-groupes de

Plus en détail

Le rôle du généraliste dans le suivi du cancer du sein. Pr. Yves Aubard

Le rôle du généraliste dans le suivi du cancer du sein. Pr. Yves Aubard Le rôle du généraliste dans le suivi du cancer du sein Pr. Yves Aubard Les objectifs généraux de la surveillance Dépistage D un rechute locale ou régionale D un cancer du sein controlatéral D une métastase

Plus en détail

Adénocarcinome du bas œsophage (et du cardia) Nutrition en attendant le traitement

Adénocarcinome du bas œsophage (et du cardia) Nutrition en attendant le traitement Adénocarcinome du bas œsophage (et du cardia) Nutrition en attendant le traitement Corinne Bouteloup Service de Médecine Digestive et Hépatobiliaire CHU Clermont-Ferrand Conflits d intérêts Nutricia Nutrition

Plus en détail

Recherche des transcrits de fusion AML1/ETO et CBFB-MYH11 dans les LAM de l`adulte.

Recherche des transcrits de fusion AML1/ETO et CBFB-MYH11 dans les LAM de l`adulte. Recherche des transcrits de fusion AML1/ETO et CBFB-MYH11 dans les LAM de l`adulte. F.Harieche, W.Assouak, A.Trabzi, M.Saidi, F.Zerhouni, R.M.Hamladji. LAM Entité distincte Leucémies aigues. Transformation

Plus en détail

Tumeurs osseuses secondaires (154e) Professeur Jean-Philippe Vuillez Octobre 2003

Tumeurs osseuses secondaires (154e) Professeur Jean-Philippe Vuillez Octobre 2003 Pré-Requis : Corpus Médical Faculté de Médecine de Grenoble Tumeurs osseuses secondaires (154e) Professeur Jean-Philippe Vuillez Octobre 2003 Physiologie et histologie osseuses Cancérologie fondamentale

Plus en détail

Cancer et VIH. Pr. Christine Katlama Hôpital Pitié-Salpêtrière - INSERM U720 Université Pierre et Marie Curie, Paris 6

Cancer et VIH. Pr. Christine Katlama Hôpital Pitié-Salpêtrière - INSERM U720 Université Pierre et Marie Curie, Paris 6 Cancer et VIH Pr. Christine Katlama Hôpital Pitié-Salpêtrière - INSERM U720 Université Pierre et Marie Curie, Paris 6 JNI Lyon - Juin 2009 Cancer et VIH : des interfaces physiopathogéniques communes Deficit

Plus en détail

Définitions : tumeur. Une tumeur : prolifération anormale de cellules (bénigne ou maligne). Peut toucher tous les tissus vivants.

Définitions : tumeur. Une tumeur : prolifération anormale de cellules (bénigne ou maligne). Peut toucher tous les tissus vivants. Les tumeurs Définitions : tumeur Une tumeur : prolifération anormale de cellules (bénigne ou maligne). Peut toucher tous les tissus vivants. Définitions : tumeur bénigne Tumeur bénigne : -néoformation

Plus en détail

Compléments de statistiques

Compléments de statistiques 2 e cycle EM2 & 3 LCA Complément de statistique. Compléments de statistiques Analyse de données de survie Analyse univariée D. Neveu compléments statistiques EM2 EM3 : 2006-2007 2 Objectifs pédagogiques

Plus en détail

Hématologie et Soins Palliatifs. Pr Mauricette Michallet Service d Hématologie 1G Centre Hospitalier Lyon Sud

Hématologie et Soins Palliatifs. Pr Mauricette Michallet Service d Hématologie 1G Centre Hospitalier Lyon Sud Hématologie et Soins Palliatifs Pr Mauricette Michallet Service d Hématologie 1G Centre Hospitalier Lyon Sud Problématiques En Onco-Hématologie Les médecins sont face à des situations souvent très complexes

Plus en détail

TRAITEMENT NEO ADJUVANT DE L ADENOCARCINOME PANCREATIQUE. Laetitia DAHAN CHU Timone Marseille

TRAITEMENT NEO ADJUVANT DE L ADENOCARCINOME PANCREATIQUE. Laetitia DAHAN CHU Timone Marseille TRAITEMENT NEO ADJUVANT DE L ADENOCARCINOME PANCREATIQUE Laetitia DAHAN CHU Timone Marseille Aucun CONFLITS D INTÉRÊT Objectifs pédagogiques Savoir définir un cancer du pancréas localement avancé et border

Plus en détail

CANCER DU SEIN CHEZ LES FEMMES ÂGÉES

CANCER DU SEIN CHEZ LES FEMMES ÂGÉES CANCER DU SEIN CHEZ LES FEMMES ÂGÉES PARTICULARITÉS ÉPIDÉMIOLOGIQUES 40 000 nouveaux cas/an en France, 11 000 décès 45% des femmes atteintes ont plus de 65 ans La fréquence s accroît avec l âge, aux USA:

Plus en détail

Avis 18 décembre 2013

Avis 18 décembre 2013 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 18 décembre 2013 Le projet d avis adopté par la Commission de la Transparence le 6 novembre 2013 a fait l objet d une audition le 4 décembre 2013 AFINITOR 5 mg, comprimé

Plus en détail

LE RAPPEL PHYSIOLOGIQUE

LE RAPPEL PHYSIOLOGIQUE LE RAPPEL PHYSIOLOGIQUE LE CANCER Causes de décès - Nombre de décès - Taux comparatifs - Survie à 5 ans Nombre de décès (Sénat) La France se caractérise par une mortalité encore excessive avant 65 ans

Plus en détail

Syndromes de prédisposition aux

Syndromes de prédisposition aux Syndromes de prédisposition aux tumeurs cérébralesc Phacomatoses : NF1, NF2, Syndrome de Li-Fraumeni Syndrome de Gorlin Mutations de SUFU Syndrome de prédisposition aux tumeurs rhabdoïdes des Syndrome

Plus en détail

Les hémopathies malignes regroupent tous les cas de leucémies, lymphomes, syndromes myélodysplasiques et syndrome myéloprolifératifs.

Les hémopathies malignes regroupent tous les cas de leucémies, lymphomes, syndromes myélodysplasiques et syndrome myéloprolifératifs. III.7 Hémopathies malignes Les hémopathies malignes regroupent tous les cas de leucémies, lymphomes, syndromes myélodysplasiques et syndrome myéloprolifératifs. III-7.a Lymphomes Malins Non Hogkiniens

Plus en détail

DR A AZZEDINE SERVICE ONCO-HEMATOLOGIE CH MONTELIMAR

DR A AZZEDINE SERVICE ONCO-HEMATOLOGIE CH MONTELIMAR DR A AZZEDINE SERVICE ONCO-HEMATOLOGIE CH MONTELIMAR Groupe de cancers du tissu lymphoïde Le plus grand groupe des hémopathies 5% des cancers de l adulte On distingue les LNH et MDH Grand bénéfice des

Plus en détail

Julien WEGRZYN, Gualter VAZ, Jean-Paul CARRET

Julien WEGRZYN, Gualter VAZ, Jean-Paul CARRET Prothèse totale de hanche sur tumeur PROTH THESE E TOTALE T E DE HANH ANCHE E SUR TUMEUR Julien WEGRZYN, Gualter VAZ, Jean-Paul CARRET Le squelette de la hanche (os iliaque péri-acétabulaire et extrémité

Plus en détail

dies, Besançon les 07 et 08 Mars 2008

dies, Besançon les 07 et 08 Mars 2008 Synthèse du rapport IPSN-INVS INVS Décembre 2000 L accident de Tchernobyl du 26 Avril 1986 a donné lieu à d importants rejets radioactifs dans l atmosphl atmosphère, qui se sont déposd posés s de façon

Plus en détail

Docteur Brigitte Seradour

Docteur Brigitte Seradour Dépistage du cancer du sein Docteur Brigitte Seradour Pourquoi dépister le cancer du sein? (Selon 10 principes OMS) Il s agit d une maladie grave, fréquente, détectable (phase latente) L examen de dépistage

Plus en détail

Cancer du sein : bénéfices de la radiothérapie per-opératoire

Cancer du sein : bénéfices de la radiothérapie per-opératoire Cancer du sein : bénéfices de la radiothérapie per-opératoire Ramona ITTI, physicienne médicale Service de Cancérologie - Radiothérapie hôpital St. Louis Les Matinées de l Innovation, 27 septembre 2013

Plus en détail

Chirurgie palliative des cancers du sein

Chirurgie palliative des cancers du sein Chirurgie palliative des cancers du sein Dr MARTIN-FRANCOISE Sandrine Centre François Baclesse CAEN 1 / xx Cancers du sein métastatiques Cancer du sein d emblée métastatique : 1 à 2% Puis cancer devenant

Plus en détail

leucémie lymphoïde chronique

leucémie lymphoïde chronique la leucémie lymphoïde chronique S.Taoussi, M.T. Abad Service hématologie, EHS ELCC Blida Ce travail a été réalisé au laboratoire hématologie du CAC Blida avec le soutien du CMNG et du laboratoire de recherche

Plus en détail

Le cancer en Suisse. Santé 1182-1000. Neuchâtel, 2011

Le cancer en Suisse. Santé 1182-1000. Neuchâtel, 2011 4 Santé 8-000 Le cancer en Suisse Swiss Childhood Cancer Registry (SCCR) Schweizer Kinderkrebsregister (SKKR) Registre Suisse du Cancer de l Enfant (RSCE) Registro Svizzero dei Tumori Pediatrici (RSTP)

Plus en détail

Second cancer après radiothérapie mammaire

Second cancer après radiothérapie mammaire Second cancer après radiothérapie mammaire Sophie Guillerm, service de radiothérapie, Hôpital St Louis Florence Coussy, service d oncologie, Institut Curie Vendredi 25/09/2015 Introduction incidence nombre

Plus en détail

Référentiel cancers du sein localement avancé et métastatique - Janvier 2013

Référentiel cancers du sein localement avancé et métastatique - Janvier 2013 Référentiel cancers du sein localement avancé et métastatique - Janvier 2013 Introduction Les grandes lignes des recommandations ABC 1 et les «ESMO Clinical Practice Guidelines for diagnosis, treatment

Plus en détail

Cancérologie: la roue de la confiance

Cancérologie: la roue de la confiance Cancérologie: la roue de la confiance B. Danhieux, I.Rousseau,G-B Zocco 20 septembre 2012 INTRODUCTION 60.000 nouvelles tumeurs cancéreuses diagnostiquées chaque année en Belgique o1 homme sur 3 o1 femme

Plus en détail

Apport des nouvelles classes moléculaires dans la prise en charge.des cancers du sein

Apport des nouvelles classes moléculaires dans la prise en charge.des cancers du sein Apport des nouvelles classes moléculaires dans la prise en charge.des cancers du sein MC Mathieu 26 octobre 2012 Classification classique Type de carcinome infiltrant : classification OMS avec 18 types

Plus en détail

Chaque jour, agir ensemble pour vaincre DOSSIER DE PRESSE

Chaque jour, agir ensemble pour vaincre DOSSIER DE PRESSE Chaque jour, agir ensemble pour vaincre DOSSIER DE PRESSE LE CANCER EN QUELQUES CHIFFRES Problème majeur de santé publique avec près de 355 000 nouveaux cas estimés chaque année, le cancer est la première

Plus en détail

Leucémie. Causes, Facteurs de risques

Leucémie. Causes, Facteurs de risques Leucémie La leucémie ou cancer du sang ou leucose aiguë des organes hématopoïétiques(sang, rate, ganglions, moelle osseuse) est un type de cancer qui entraîne la fabrication par l organisme d un trop grand

Plus en détail

CANCERS ET RAYONNEMENTS IONISANTS Fortes doses: seconds cancers après radiothérapie

CANCERS ET RAYONNEMENTS IONISANTS Fortes doses: seconds cancers après radiothérapie CANCERS ET RAYONNEMENTS IONISANTS Fortes doses: seconds cancers après radiothérapie Rencontres Nucléaire et Santé 08/02/2013 Pierre BEY Professeur émérite de Cancérologie;Radiothérapie Université de Lorraine

Plus en détail

Volume 1 : Epidémiologie - Etudes des facteurs de risques

Volume 1 : Epidémiologie - Etudes des facteurs de risques 2 V o l u m e Volume 1 : Epidémiologie - Etudes des facteurs de risques Volume 2 : Epidémiologie - Situation et actions Recherche des données d incidence estimée des cancers au Maroc Recherche des données

Plus en détail

INSTITUT CLAUDIUS REGAUD TOULOUSE

INSTITUT CLAUDIUS REGAUD TOULOUSE DIAGNOSTIC DES RECIDIVES LOCOREGIONALES GENERALITES VIVIANE FEILLEL INSTITUT CLAUDIUS REGAUD TOULOUSE OBJECTIFS DE LA SURVEILLANCE Evaluation des séquelles post-thérapeutiques Diagnostic précoce des récidives

Plus en détail

AVIS DE LA COMMISSION. 10 novembre 2004

AVIS DE LA COMMISSION. 10 novembre 2004 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE REPUBLIQUE FRANÇAISE AVIS DE LA COMMISSION 10 novembre 2004 GEMZAR 200 mg, lyophilisat pour usage parentéral (IV) Flacon de 10 ml GEMZAR 1000 mg, lyophilisat pour usage parentéral

Plus en détail

CANCER DU SEIN Epidémiologie, Facteurs de risque et objec?fs des traitements. FMC Cancer du sein CNGOF Dr Boiffard Florence 21.11.

CANCER DU SEIN Epidémiologie, Facteurs de risque et objec?fs des traitements. FMC Cancer du sein CNGOF Dr Boiffard Florence 21.11. CANCER DU SEIN Epidémiologie, Facteurs de risque et objec?fs des traitements FMC Cancer du sein CNGOF Dr Boiffard Florence 21.11.13 Épidémiologie (Etat des lieux, INCA 2013) Le cancer du sein fait partie

Plus en détail

RESUME. Methodologie et Biostatistiques Sylvie Chevret, MD, and Vincent Lévy MD, DBIM, Hôpital St Louis, Paris

RESUME. Methodologie et Biostatistiques Sylvie Chevret, MD, and Vincent Lévy MD, DBIM, Hôpital St Louis, Paris Essai de phase II évaluant l efficacité et de la tolérance du Lenalidomide combine à l azacitidine chez les patients présentant un syndrome myélodysplasique de risque intermédiaire 2 ou élevé ou une leucémie

Plus en détail

STRATEGIE THERAPEUTIQUE DEVANT UNE OU DES METASTASES CEREBRALES QUE RETENIR EN PRATIQUE?

STRATEGIE THERAPEUTIQUE DEVANT UNE OU DES METASTASES CEREBRALES QUE RETENIR EN PRATIQUE? STRATEGIE THERAPEUTIQUE DEVANT UNE OU DES METASTASES CEREBRALES QUE RETENIR EN PRATIQUE? Benouaich-Amiel A. Institut Claudius Regaud Toulouse EPIDEMIOLOGIE Fréquent 8 à 10 % des cancers 100 170 000 nvx

Plus en détail

Cancer bronchique primitif: données épidémiologiques récentes

Cancer bronchique primitif: données épidémiologiques récentes Cancer bronchique primitif: données épidémiologiques récentes Pr Jean Trédaniel Service de pneumologie et oncologie thoracique Groupe Hospitalier Paris Saint Joseph Université Paris Descartes Sources Données

Plus en détail

Les renseignements suivants sont destinés uniquement aux personnes qui ont reçu un diagnostic de cancer

Les renseignements suivants sont destinés uniquement aux personnes qui ont reçu un diagnostic de cancer Information importante pour les personnes atteintes d un cancer du poumon non à petites cellules de stade avancé Les renseignements suivants sont destinés uniquement aux personnes qui ont reçu un diagnostic

Plus en détail

Adapter la chimiothe rapie au stade et aux comorbidite s? Audrey MAILLIEZ

Adapter la chimiothe rapie au stade et aux comorbidite s? Audrey MAILLIEZ Adapter la chimiothe rapie au stade et aux comorbidite s? Audrey MAILLIEZ Aucun Conflit d intérêts Référentiels Critères oncologiques de choix des traitements p significatif traitement / protocole établi

Plus en détail

Avertissements. Estimation nationale de l incidence et de la mortalité par cancer en France entre 1980 et 2012. Partie 1 Tumeurs solides / p.

Avertissements. Estimation nationale de l incidence et de la mortalité par cancer en France entre 1980 et 2012. Partie 1 Tumeurs solides / p. Avertissements 1/ La lecture du chapitre Matériel et méthode est indispensable à la compréhension et à l interprétation des données présentées dans cet ouvrage La première partie de ce rapport concerne

Plus en détail

Questions / Réponses

Questions / Réponses Dépistage du cancer de la prostate chez les populations d hommes présentant des facteurs de risque Questions / Réponses Quelques données sur le cancer de la prostate en France Nombre de nouveaux cas estimés

Plus en détail

IRM mammaire : quelles indications?

IRM mammaire : quelles indications? JIM.fr 05 mars 2015 IRM mammaire : quelles indications? Centre d imagerie médicale JURAS, Paris Service de radiodiagnosic, Hôpital René Huguenin, Institut CURIE L'IRM améliore la détection des tumeurs

Plus en détail

Estimation de la prévalence (partielle et totale) du cancer en France métropolitaine chez les 15 ans et plus en 2008

Estimation de la prévalence (partielle et totale) du cancer en France métropolitaine chez les 15 ans et plus en 2008 JUILLET 2014 Estimation de la prévalence (partielle et totale) du cancer en France métropolitaine chez les 15 ans et plus en 2008 Étude à partir des registres des cancers du réseau Francim Auteurs Marc

Plus en détail

SUIVI DES FEMMES AYANT EU UN CANCER DU SEIN Dr Jocelyne Chiquette 26 septembre 2008 1 SUIVI DES CANCERS POURQUOI????? 2 3 Suivi Cancers: infiltrants - 80% DCIS (CCIS) - 20% 4 CCIS et cancer infiltrant

Plus en détail

Enjeux de la nutrition en cancérologie digestive

Enjeux de la nutrition en cancérologie digestive Enjeux de la nutrition en cancérologie digestive Dr L Garin et Dr D Picot 05 février 2010 Journée de cancérologie digestive de l ouest Pour le médecin m : la perte de poids fait partie des critères res

Plus en détail

CENTRE D UROLOGIE PRADO-LOUVAIN. Le Cancer du rein

CENTRE D UROLOGIE PRADO-LOUVAIN. Le Cancer du rein CENTRE D UROLOGIE PRADO-LOUVAIN Le Cancer du rein Le cancer du rein représente 3% des cancers de l adulte. Il s agit du troisième cancer urologique après le cancer de prostate et celui de la vessie. L

Plus en détail

Les conférences de consensus: comparaison, synthèse. Saint-Gallen Nice-Saint-Paul NCCN

Les conférences de consensus: comparaison, synthèse. Saint-Gallen Nice-Saint-Paul NCCN Les conférences de consensus: comparaison, synthèse Saint-Gallen Nice-Saint-Paul NCCN C Cuvier, Journées de sénologie interactive 2011 Nice-Saint-Paul; 4 ème édition Saint-Gallen; 12 ème conférence NCCN

Plus en détail

- Effets secondaires des traitements - Métastases - Second cancer après cancer du sein - Qualité de vie BENEFICES ET MODALITES DE SURVEILLANCE

- Effets secondaires des traitements - Métastases - Second cancer après cancer du sein - Qualité de vie BENEFICES ET MODALITES DE SURVEILLANCE SURVEILLANCE DU CANCER DU SEIN TRAITE ( VIVIANE FEILLEL) SURVEILLANCE LOCOREGIONALE - Séquelles post-thérapeutiques - Récidive homolatérale - Cancer du sein controlatéral SURVEILLANCE GENERALE - Effets

Plus en détail

Radiothérapie pour les métastases cérébrales

Radiothérapie pour les métastases cérébrales Radiothérapie pour les métastases cérébrales Dre Annie Ebacher Radio-oncologue CHUS, Sherbrooke Congrès du Réseau des soins palliatifs 28 mai 2007 Objectifs Épidémiologie Symptômes, facteurs pronostiques

Plus en détail

Les tumeurs osseuses

Les tumeurs osseuses Janvier 2014 Fiche tumeur Prise en charge des adolescents et jeunes adultes Les tumeurs osseuses LE SARCOME D EWING Auteurs L OSTEOSARCOME Dr Perrine MAREC-BERARD Tous droits réservés. Reproduction interdite.

Plus en détail

CONDITIONNEMENT ATTÉNUÉ VS.

CONDITIONNEMENT ATTÉNUÉ VS. CONDITIONNEMENT ATTÉNUÉ VS. CONDITIONNEMENT STANDARD SUIVI D UNE ALLOGREFFE CHEZ DES PATIENTS AVEC MYÉLODYSPLASIE OU LAM SECONDAIRE ETUDE RICMAC : ESSAI RANDOMISÉ DE PHASE III DU CHRONIC MALIGNANCIES WORKING

Plus en détail

Progrés & Molécules innovantes En hématologie

Progrés & Molécules innovantes En hématologie Réseau d Hématologie du Limousin Chateauroux, 8 octobre 2009 Progrés & Molécules innovantes En hématologie Pr Dominique Bordessoule Chateauroux octobre 2009 1 Cas cliniques 1 et 2 diagnostic d une hyperleucocytose

Plus en détail

Analyse de survie : comment gérer les données censurées?

Analyse de survie : comment gérer les données censurées? Mémento biostatistique Analyse de survie : comment gérer les données censurées? Méthode de Kaplan-Meier C. Alberti 1, J.-F. Timsit 2, S. Chevret 3 1 Centre d Epidémiologie Clinique, Hôpital Robert Debré,

Plus en détail

Exercice n 9 : Ne pas confondre observer et expérimenter

Exercice n 9 : Ne pas confondre observer et expérimenter Le pronostic des cancers du sein dépend de divers facteurs, dont la taille du cancer. En France, au cours d une étude, il a été observé un taux de survie plus important chez les femmes ayant un cancer

Plus en détail

amiante RISQUES POUR LA SANTE Informations à destination des Mairies de l Ain Dr P. POROT ASTBTP DE L AIN

amiante RISQUES POUR LA SANTE Informations à destination des Mairies de l Ain Dr P. POROT ASTBTP DE L AIN amiante RISQUES POUR LA SANTE Informations à destination des Mairies de l Ain Dr P. POROT ASTBTP DE L AIN L amiante, roche fibreuse, comprend 2 groupes: -Les serpentines, dont la chrysotile («amiante blanc»),

Plus en détail

Cancer de l endomètre

Cancer de l endomètre Traitement chirurgical des cancers de l endomètre, du col et de l ovaire Cancer de l endomètre Emile Daraï Service de Gynécologie-Obstétrique, Hôpital Tenon, CancerEst, Université Pierre et Marie Curie

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 04 octobre 2006

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 04 octobre 2006 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 04 octobre 2006 HERCEPTIN 150 mg, poudre pour solution à diluer pour perfusion B/1 flacon de 15 ml (CIP: 562 103-7) Laboratoire ROCHE trastuzumab Liste I Médicament soumis

Plus en détail

Embolisation portale avant résection hépatique pour cholangiocarcinome

Embolisation portale avant résection hépatique pour cholangiocarcinome Embolisation portale avant résection hépatique pour cholangiocarcinome Etude rétrospective de 15 cas T. Sanzalone (1), M. Adham (2), C. Lombard Bohas(3), F. Pilleul (1) (1) Service de radiologie pavillon

Plus en détail

L après cancer: le point de vue du pédiatre. Christelle Dufour Institut Gustave Roussy 15 octobre 2009

L après cancer: le point de vue du pédiatre. Christelle Dufour Institut Gustave Roussy 15 octobre 2009 L après cancer: le point de vue du pédiatre Christelle Dufour Institut Gustave Roussy 15 octobre 2009 30 ans après... 1940 1950 1960 1970 1980 Quelle espérance de vie? Quel état de santé? Importance de

Plus en détail

Cancers - Pronostics à long terme Une expertise collective de l Inserm

Cancers - Pronostics à long terme Une expertise collective de l Inserm Paris, le 19 avril 2006 Dossier de presse Cancers - Pronostics à long terme Une expertise collective de l Inserm En 2000, d après les estimations issues des registres, le nombre de nouveaux cas de cancer

Plus en détail

Épidémiologie du cancer du sein en Algérie.

Épidémiologie du cancer du sein en Algérie. Épidémiologie du cancer du sein en Algérie. Mahnane A. Hamdi Cherif M. Registre du Cancer de Sétif. Laboratoire Santé Environnement des Hauts Plateaux Sétifiens. INTRODUCTION Le cancer du sein est le cancer

Plus en détail

Le stade du cancer dans la mesure du rendement : un premier coup d oeil

Le stade du cancer dans la mesure du rendement : un premier coup d oeil Le stade du cancer dans la mesure du rendement : un premier coup d oeil Rapport cible sur le rendement du syste me Fe vrier 2015 Annexe technique 1 Saisie des donne es sur le stade inte gralite des donne

Plus en détail

TEP / TDM : Quelles indications en gynécologie - Ganglion sentinelle. J.Ph Chaborel - M. Bondouy Ph Florentz - B. Serrano F. Fincker M Gray E Kahyat

TEP / TDM : Quelles indications en gynécologie - Ganglion sentinelle. J.Ph Chaborel - M. Bondouy Ph Florentz - B. Serrano F. Fincker M Gray E Kahyat TEP / TDM : Quelles indications en gynécologie - Ganglion sentinelle J.Ph Chaborel - M. Bondouy Ph Florentz - B. Serrano F. Fincker M Gray E Kahyat Mougins - Jeudi 20 septembre 2012 2009 : TEP-TDM à temps

Plus en détail

Marqueurs tumoraux. Notion de valeurs usuelles :

Marqueurs tumoraux. Notion de valeurs usuelles : Dr F Desroys du Roure, mars 2011 Marqueurs tumoraux Notion de valeurs usuelles : Le PSA varie en fonction de l âge, le CA125 est significativement plus bas après la ménopause, En pratique, inapplicable

Plus en détail

Objectif 8 : Réduire les risques de séquelles et de second cancer

Objectif 8 : Réduire les risques de séquelles et de second cancer Objectif 8 : Réduire les risques de séquelles et de second cancer Les progrès réalisés dans le diagnostic et les traitements ont permis d accroître les chances de guérison pour nombre de cancers. Ils n

Plus en détail

ANNEXE 2 : évaluation des données issues du logiciel Open RCP

ANNEXE 2 : évaluation des données issues du logiciel Open RCP ANNEXE 2 : évaluation des données issues du logiciel Open RCP ROHLim - rapport d activité année 213 ANNEXE 2 : évaluation des données issues du logiciel Open RCP 1 Il existe en Limousin 3 Centres de Coordination

Plus en détail

Étude de la répartition spatiale des cancers possiblement liés à la pollution des sols par

Étude de la répartition spatiale des cancers possiblement liés à la pollution des sols par Étude de la répartition spatiale des cancers possiblement liés à la pollution des sols par les pesticides organochlorés en Martinique Dr M. Dieye, Dr P. Quénel, S. Goria, A. Blateau, M. Colonna, Pr H.

Plus en détail

Infection à CMV et allogreffe de cellules souches hématopoïétiques : Expérience du Centre National de Greffe de Moelle Osseuse, Tunis.

Infection à CMV et allogreffe de cellules souches hématopoïétiques : Expérience du Centre National de Greffe de Moelle Osseuse, Tunis. Infection à CMV et allogreffe de cellules souches hématopoïétiques : Expérience du Centre National de Greffe de Moelle Osseuse, Tunis. Tarek Ben Othman Congrès de la STPI, 24 avril 2009 Plan Introduction

Plus en détail

STRATÉGIE DE DIAGNOSTIC PRÉCOCE DU MÉLANOME RECOMMANDATION EN SANTÉ PUBLIQUE

STRATÉGIE DE DIAGNOSTIC PRÉCOCE DU MÉLANOME RECOMMANDATION EN SANTÉ PUBLIQUE STRATÉGIE DE DIAGNOSTIC PRÉCOCE DU MÉLANOME RECOMMANDATION EN SANTÉ PUBLIQUE Service évaluation médico-économique et santé publique Octobre 2006 SYNTHÈSE ET PERSPECTIVES État de la question Le mélanome

Plus en détail

Protocole Dépistage précoce des Cancers chez le personnel hospitalier exposé aux rayonnements ionisants. Service de Médecine du Travail CHU Oran

Protocole Dépistage précoce des Cancers chez le personnel hospitalier exposé aux rayonnements ionisants. Service de Médecine du Travail CHU Oran Protocole Dépistage précoce des Cancers chez le personnel hospitalier exposé aux rayonnements ionisants YOUCEF K. Pr. TEBBOUNE C.B. Service de Médecine du Travail CHU Oran INTRODUCTION Le cancer est une

Plus en détail

FLASH RAS. J-L. Merlin (A), A. Lièvre (B), P. Laurent-Puig (C), M. Ducreux (D), P. Artru (E), J. Fuchs (F), C. Gicquel (F), J-C.

FLASH RAS. J-L. Merlin (A), A. Lièvre (B), P. Laurent-Puig (C), M. Ducreux (D), P. Artru (E), J. Fuchs (F), C. Gicquel (F), J-C. FLASH RAS Etude observationnelle rétrospective faisant un état des lieux des tests KRAS et NRAS en 2014 chez les patients atteints d un cancer colorectal métastatique (CCRm) J-L. Merlin (A), A. Lièvre

Plus en détail

Recommandations régionales Prise en charge des carcinomes cutanés

Recommandations régionales Prise en charge des carcinomes cutanés Recommandations régionales Prise en charge des carcinomes cutanés - décembre 2009 - CARCINOMES BASOCELLULAIRES La chirurgie : traitement de référence et de 1 ère intention Classification clinique et histologique

Plus en détail

Expérimenté depuis 2003, le. Dépistage organisé du cancer colorectal. Un moyen décisif pour lutter contre la 2 e cause de décès par cancer en France

Expérimenté depuis 2003, le. Dépistage organisé du cancer colorectal. Un moyen décisif pour lutter contre la 2 e cause de décès par cancer en France DÉPISTAGE Dépistage organisé du cancer colorectal Un moyen décisif pour lutter contre la 2 e cause de décès par cancer en France UN CANCER CURABLE À UN STADE PRÉCOCE LE DÉPISTAGE ORGANISÉ : UNE STRATÉGIE

Plus en détail

Principes du traitement des cancers Consultation oncologique multidisciplinaire G. JERUSALEM. Oncologie médicale CHU Sart Tilman - Liège

Principes du traitement des cancers Consultation oncologique multidisciplinaire G. JERUSALEM. Oncologie médicale CHU Sart Tilman - Liège Principes du traitement des cancers Consultation oncologique multidisciplinaire G. JERUSALEM Oncologie médicale CHU Sart Tilman - Liège Principes généraux Importance du diagnostic d un cancer au stade

Plus en détail

Les Thérapies ciblées Dix ans après... Evaluation médicale

Les Thérapies ciblées Dix ans après... Evaluation médicale Les Thérapies ciblées Dix ans après... Evaluation médicale Dominique JAUBERT Oncologie-Hématologie Clinique Tivoli BORDEAUX Réseau de cancérologie d Aquitaine La recherche de nouvelles molécules anticancéreuses

Plus en détail

La Biologie Moléculaire au service de la Dermatologie

La Biologie Moléculaire au service de la Dermatologie Les Incontournables 2013 en Cancérologie 8 octobre 2013 - Chambéry La Biologie Moléculaire au service de la Dermatologie Présent & Futur Benoît BUSSER bbusser@chu-grenoble.fr Présent L INCa et les PF de

Plus en détail

QUELLES SONT LES OPTIONS DU TRAITEMENT DE LA LMC?

QUELLES SONT LES OPTIONS DU TRAITEMENT DE LA LMC? QUELLES SONT LES OPTIONS DU TRAITEMENT DE LA LMC? On vous a diagnostiqué une leucémie myéloïde chronique (LMC) et il se peut que vous ayez déjà débuté un traitement. Le traitement de la LMC dépend largement

Plus en détail

«N2» : UNE ALTERNATIVE AU CHOIX CORNELIEN OU AU PARI DE PASCAL. Docteur Olivier CASTELNAU Saint Laurent du Var

«N2» : UNE ALTERNATIVE AU CHOIX CORNELIEN OU AU PARI DE PASCAL. Docteur Olivier CASTELNAU Saint Laurent du Var «N2» : UNE ALTERNATIVE AU CHOIX CORNELIEN OU AU PARI DE PASCAL Docteur Olivier CASTELNAU Saint Laurent du Var La totalité des patients doit bénéficier d une décision collégiale prise au sein d une RCP

Plus en détail

L'évaluation de l'innovation en population générale. Principes et outils

L'évaluation de l'innovation en population générale. Principes et outils L'évaluation de l'innovation en population générale. Principes et outils Principaux indicateurs utilisables Incidence Survie Mortalité surveillance du risque surveillance au long cours alerte efficacité

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. Avis. 23 mai 2007

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. Avis. 23 mai 2007 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 23 mai 2007 SUTENT 12,5 mg, gélule Flacon de 30 (CIP: 376 265-0) SUTENT 25 mg, gélule Flacon de 30 (CIP: 376 266-7) SUTENT 50 mg, gélule Flacon de 30 (CIP: 376 267-3)

Plus en détail

LYMPHOMES et MYELOME du sujet âgé

LYMPHOMES et MYELOME du sujet âgé LYMPHOMES et MYELOME du sujet âgé Pr Eric DECONINCK INSERM U-645 Université de Franche-Comté / IFR 133 Service d hématologie CHU BESANÇON DEFINITION Hémopathie maligne: cancer du système hématopoïétique,

Plus en détail

AVIS DE LA COMMISSION. 14 janvier 2004

AVIS DE LA COMMISSION. 14 janvier 2004 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE REPUBLIQUE FRANÇAISE AVIS DE LA COMMISSION 14 janvier 2004 COSMEGEN 0,5 mg, poudre pour solution injectable Boîte de 1 flacon Laboratoires MERCK SCHARP & DOHME-CHIBRET dactinomycine

Plus en détail

Etude de mortalité et d incidence. des cancers autour du site de Soulaines

Etude de mortalité et d incidence. des cancers autour du site de Soulaines Etude de mortalité et d incidence des cancers autour du site de Soulaines B.VACQUIER Séminaire Environnement / Santé de l ANCCLI et de l IRSN 15 novembre 2012 Contexte Mise en place d un centre de stockage

Plus en détail

GUSTAVE ROUSSY À L ASCO

GUSTAVE ROUSSY À L ASCO GUSTAVE ROUSSY À L ASCO COMMUNIQUÉ DE PRESSE 30 MAI 03 JUIN CANCER www.gustaveroussy.fr/asco 30 MAI 03 JUIN 14 GUSTAVE ROUSSY À L ASCO COMMUNIQUÉ DE PRESSE ASCO 30 MAI - 03 JUIN 50 e congrès American Society

Plus en détail

Myélome Lymphomes Leucémies Myélodysplasie

Myélome Lymphomes Leucémies Myélodysplasie Biologie: Sang Moelle osseuse Système lymphatique Traitements: Chimiothérapie Radiothérapie Chirurgie Immunothérapie Thérapie ciblée Greffe de la moelle osseuse Soins de support / soins palliatifs Myélome

Plus en détail

Le cancer colorectal et son dépistage

Le cancer colorectal et son dépistage Qu est-ce-que c est? Le cancer colorectal est une tumeur maligne de la muqueuse du côlon ou du rectum. Le côlon et le rectum constituent la dernière partie du tube digestif. La majorité des cancers colorectaux

Plus en détail

Les chiffres du cancer : incidence, différences et survie

Les chiffres du cancer : incidence, différences et survie Les chiffres du cancer : incidence, différences et survie Source des données et méthodes d'estimation Le réseau Francim regroupe l ensemble des registres français des cancers. Il a déterminé l incidence

Plus en détail

ONCOGENETIQUE ET CANCERS SEINS/OVAIRES Recommandations pour le suivi des personnes à haut risque: cas index et femmes apparentées

ONCOGENETIQUE ET CANCERS SEINS/OVAIRES Recommandations pour le suivi des personnes à haut risque: cas index et femmes apparentées ONCOGENETIQUE ET CANCERS SEINS/OVAIRES Recommandations pour le suivi des personnes à haut risque: cas index et femmes apparentées Dr F. CARRE-PIGEON Groupe Courlancy Dr M. MOZELLE-NIVOIX Centre hospitalier

Plus en détail

Si je pouvais visualiser mon cancer du sein dans 10 ans, est-ce que je ferais aujourd hui des choix différents?

Si je pouvais visualiser mon cancer du sein dans 10 ans, est-ce que je ferais aujourd hui des choix différents? Si je pouvais visualiser mon cancer du sein dans 1 ans, est-ce que je ferais aujourd hui des choix différents? Prenez des décisions adaptées à votre situation, en toute connaissance de cause. Découvrez

Plus en détail

Cancer de l endomètre

Cancer de l endomètre Onco-gériatrie: Traitement chirurgical des cancers de l endomètre, de l ovaire et du col Emile Daraï Service de Gynécologie-Obstétrique, Hôpital Tenon, IUC, Université Pierre et Marie Curie Paris VI Cancer

Plus en détail