Analyses et tendances. Les actions européennes : un réel potentiel à moyen terme

Save this PDF as:
 WORD  PNG  TXT  JPG

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Analyses et tendances. Les actions européennes : un réel potentiel à moyen terme"

Transcription

1 Les actions européennes : un réel potentiel à moyen terme

2 Comprendre. Agir. 2

3 Sommaire 4 Les actions européennes : un réel potentiel à moyen terme 5 I - Les actions présentent d importants atouts Une solide santé financière, gage d un potentiel de croissance future 6 De modestes niveaux de valorisation Une rentabilité financière élevée pour l actionnaire 7 Des dividendes élevés, dont le rendement dépasse celui des obligations d Etat 8 Le réinvestissement des bénéfices, gage d une performance accrue à moyen terme 9 Une diversification mondiale de la présence géographique Une prime de risque exceptionnellement élevée 10 II - Les actions présentent également plusieurs risques, qui doivent être nuancés Le ralentissement tendanciel de la croissance économique à venir 11 La baisse des marges bénéficiaires Le retour de l inflation 12 La remontée des taux d intérêt 13 Conclusion Allianz Global Investors Olivier Gasquet, Responsable de l information et de la formation financières 3

4 Les actions européennes : un réel potentiel à moyen terme Pendant 30 ans, les actions cotées ont été recherchées, en dépit de leurs risques, comme l investissement le plus rentable. Mais l éclatement de la bulle technologique (2001/03), la crise financière des «subprimes» (2007/2009) et celle plus récente de la zone euro (2011/2012) ont bouleversé le rapport habituel entre les 3 grandes classes d actifs. En 12 ans, les actions européennes ressortent comme l investissement le moins rentable et le plus risqué, les obligations comme le plus rentable et le plus sûr. Cela est vrai des actions américaines (Cf. graphique 1) ; ce l est plus encore des actions européennes. Les deux dernières crises ont déclenché une fuite des épargnants vers la sécurité, c est-à-dire des actifs réputés de la meilleure qualité («flight to quality»). C est ainsi que les Etats réputés les plus solvables, l Allemagne et les Etats-Unis, ont vu le taux de leurs obligations à 10 ans : atteindre les plus bas niveaux de l histoire financière (1,17 % sur le Bund et 1,46 % sur le Treasury le 01/06/2012), devenir inférieurs à l inflation, c est-à-dire impropres à protéger un capital contre l érosion monétaire. L investisseur recherche aujourd hui des actifs offrant un rendement réel positif pour un risque raisonnable. Il a d abord identifié les obligations privées, ou «corporate». Emises par des entreprises, elles offrent la relative sécurité en capital d un crédit, et versent actuellement un coupon très supérieur à celui des obligations d Etat, à l inflation et à la couverture du risque de solvabilité de l émetteur (voir notre étude : «Je m appelle Bond : Corporate Bond»). Il s est intéressé également aux obligations convertibles, obligations privées remboursables en actions. Indexées à la hausse de ces dernières, elles offrent l atout d une éventuelle plus-value (voir notre étude : «Les obligations convertibles : le meilleur des deux mondes?»). Donc, pour un rendement plus élevé, l investisseur a choisi à travers les obligations privées et les obligations convertibles de prendre un risque de crédit sur des entreprises privées plutôt que sur un Etat. Cependant : le gisement des obligations «corporate» et des obligations convertibles est étroit. Le succès peut vite propulser leur valeur boursière au-delà de leur valeur fondamentale et en réduire l attrait, si l investisseur accepte de prendre un risque sur la solvabilité des entreprises, puis sur la hausse du cours de leurs actions, pourquoi refuserait-il d en prendre un directement sur ces dernières? A nos yeux, la faible valorisation actuelle des actions tient sans doute largement compte de leurs risques. De fait, elle ignore plusieurs atouts à moyen et long terme. Graphique 1 : Etats-Unis - Sur 10 ou 20 ans, la surperformance du SP 500 par rapport aux taux longs a rarement été aussi faible. Du fait de la performance du S&P 500 par rapport à l Eurostoxx 50, la surperformance est probablement encore plus faible sur ce dernier indice. Performance annualisée du S&P 500 Performance annualisée du S&P % 20 % 15 % Performance annualisée d un investissement à 10 ans 16 % 14 % 12 % 8 % 6 % 4 % 2 % 0 % Performance annualisée d un investissement à 20 ans 5 % 0 % -5 % % Source : Robert Shiller, Datastream, Goldman Sachs Global ECS Research (1 er trimestre 2012). 4

5 I - Les actions présentent d importants atouts Une solide santé financière, gage d un potentiel de croissance future Aux Etats-Unis, les entreprises cotées jouissent d une excellente santé financière. La reprise amorcée en 2009 n a pas eu le temps de s amplifier, qu en 2011 la crise de la Grèce et de la zone euro a compromis leurs projets, freiné leurs investissements et différé le recours à l emprunt. Aussi, fin 2011, Moody s et Standard & Poor s prévoyaient-ils sur les obligations privées les plus risquées («corporate high yield») un taux de défaut inférieur à 2 %, parmi les plus faibles depuis plus de 25 ans. Dans un scénario pessimiste, Standard & Poor s retenait un taux de 4 %, inférieur à la moyenne de 4,6 % sur 30 ans, et largement en deçà des records (de 11 à 13 %) atteints en 1991, 2002 et 2010 (Cf. graphique 2). C est ainsi qu aux Etats-Unis, Automatic Data Processing, Exxon Mobil, Johnson & Johnson et Microsoft Corporation, notés «AAA», sont jugés plus fiables que l Italie, l Espagne et l Autriche, et empruntent moins cher 1. Dans une moindre mesure, plusieurs groupes de la zone euro présentent une situation comparable. 1 En janvier 2012, Procter & Gamble (AAA) a levé un emprunt à 10 ans à 2,3 %. Graphique n 2 : Etats-Unis - zone euro : la santé financière des entreprises cotées Amérique du Nord & Zone euro : entreprises non financières. Dette totale moyenne / EBITDA dessaisonalisée. Amérique du Nord & Zone euro : entreprises non financières. Trésorerie en pourcentage du bilan. 3,8 3,6 Amerique du nord Zone euro 8 % Amerique du nord Zone euro 3,4 7 % 3,2 3,0 2,8 6 % 5 % 2,6 2,4 2,2 4 % 3 % 2,0 2 % 1987 Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q Q1 Source : Goldman Sachs Credit Strategy, Compustat, CaplQ. 5

6 De modestes niveaux de valorisation Le prix d une entreprise se mesure communément par son PER, ou «price earning ratio», égal au rapport entre sa valeur et ses bénéfices, ou entre son cours de bourse (C) et son bénéfice par action (B). Rapporté à la valeur de l entreprise, ce bénéfice assure à l actionnaire un rendement bénéficiaire immédiat («earning yield» ou B/C), qui n est autre que l inverse du PER. Aujourd hui, le PER de marché est l un des plus faibles depuis 25 ans (voir graphique 3). Sur cette période, les entreprises cotées offrent ainsi le rendement bénéficiaire le plus élevé alors que le taux obligataire n a jamais été aussi bas. On peut attribuer la faiblesse actuelle du PER à la rentabilité exceptionnelle des entreprises, l une des plus élevée de l après-guerre. Cependant, même le PER de Graham & Dodd, calculé sur la moyenne des bénéfices des 10 dernières années, ressort à un niveau proche de ses plus bas (Cf. graphique 4). Une rentabilité financière élevée pour l actionnaire Le 18/05/2012, sur la base d un PER de 9 fois les résultats à 12 mois, l Eurostoxx 50 offrait aux investisseurs une rentabilité financière immédiate de 11,1 % l an (= 1 / 9). Or, la valeur boursière des entreprises cotées est à peine supérieure à leur valeur comptable. Le rapport entre elles, le «price to book Graphique n 3 : Zone euro : rendement bénéficiaire du CAC 40, du DAX 30 et du rendement obligataire 30 % 12 % 25 % 20 % 15 % DAX 30 - PER DAX 30 - (1/PER)*100 (échelle de droite, en pourcentage) Rendement des obligataions d'etat à 10 ans (échelle de droite, en pourcentage) 5 % % 25 % 20 % 15 % CAC 40 - PER CAC 40 - (1/PER)*100 (échelle de droite, en pourcentage) 5 % Rendement des obligataions d'etat à 10 ans (échelle de droite, en pourcentage) Source : Thomson Reuters Datastream 8 % 6 % 4 % 2 % 0 % 14 % 12 % 8 % 6 % 4 % 2 % 6

7 Graphique n 4 : Etats-Unis - zone euro : le PER calculé sur la moyenne des bénéfices sur 10 ans 70 % 60 % 50 % PER Graham & Dodd S&P 500 Composite 70 % 60 % 50 % 40 % 30 % Moyenne : 31,53x 40 % 30 % 20 % Dernier : 22,62x PER Graham & Dodd MSCI EMU 30 % 25 % 20 % 30 % 25 % 20 % 15 % Moyenne : 16,41x 20 % 15 % Dernier : 8,55x 5 % Source : Thomson Reuters Datastream 5 % ratio», est faible (1.1). Il en ressort que la rentabilité financière (11,1 %) des entreprises cotées est inhabituellement proche de la rentabilité industrielle de leurs fonds propres comptables (12,2 %), également appelée «return on equity» ou ROE. Une société peut ainsi profiter du niveau élevé de la première (due à la faible valorisation boursière des actions) pour acheter sur le marché ses propres titres ou ceux de ses concurrents, et améliorer la seconde. Tant que le prix d achat ne s envole pas, que la qualité de son bilan lui permet de s endetter à des taux attrayants, que les frais financiers sont déductibles du bénéfice imposable, que la croissance externe engendre économies d échelle et synergies, une opération de réduction de capital ou de croissance externe peut encore améliorer la rentabilité d une entreprise. Des dividendes élevés, dont le rendement dépasse celui des obligations d Etat Depuis 30 ans, la hausse des dividendes s est nourrie de l amélioration des bénéfices des sociétés. Elle s est renforcée de la progression du taux de distribution des bénéfices, de 25 à 30 % en France dans les années 1980 à environ 45 % aujourd hui. Depuis 1970, le dividende ressort comme un facteur majeur de performance des actions en Allemagne et en France (cf. graphique 5) Graphique n 5 : France et Allemagne - Depuis 1970, le dividende est un facteur majeur de la performance globale des actions (nette des actions) 8,0 6,0 4,9 5,7 5,5 4,5 3,7 5,3 4,0 2,7 2,0 0,0-2,0-4,0 GB EU France Allemagne Australie Canada Japon Dividende Croissance du dividende Expansion du multiple Rendement total annualisé Source : SG Cross Asset Research, MSCI 7

8 Le dividende versé par les actions est d autant plus attrayant que leur valorisation est faible. En 2012, en France, le rendement des entreprises cotées (environ 4 % sur le CAC 40) dépasse depuis plus de 3 ans celui des obligations d Etat (environ 2 %). C est encore davantage le cas en Allemagne, (4 et 1,4 % respectivement), moins cependant aux Etats- Unis (Cf. graphique 6). Le réinvestissement des bénéfices, gage d une performance accrue à moyen terme Une fois le dividende distribué, le solde du bénéfice est réinvesti. Prenons l hypothèse d une société valorisée 1.1 fois ses fonds propres et 10 fois son résultat. En distribuant 45 % de ce dernier, son rendement ressort à 4,5 %. Elle consacre le solde, soit 55 %, ou 5,5 % de sa valeur, au développement de ses activités. Si la rentabilité financière immédiate pour l actionnaire (1/PER) ressort à 11,1 %, le réinvestissement des bénéfices dans la croissance permet d espérer, à hypothèses constantes, un rendement global sur 5 ans de 13 % (cf. tableau 1). En France et en Allemagne, comme dans plusieurs pays d Europe, les actions offrent à présent par leur seul dividende un rendement plus attrayant que celui des obligations. Mais avec le temps, le réinvestissement des bénéfices non distribués renforce encore leur rentabilité financière («earning yield») pour l actionnaire. C est là un signe très probable de la sous-évaluation à moyen terme des actions. Graphique n 6 : France, Allemagne, Etats-Unis : rendement comparé des actions et des obligations Différentiel de rendement entre les taux d'etat à 10 ans et les actions 8 8 L évolution des rendements passés ne préjugent pas des rendements futurs France Allemagne Etats-Unis Source : Thomson Reuters Datastream, Allianz Global Investors France - Mai Tableau n 1 : rentabilité sur 5 ans d une société valorisée 10 fois ses résultats,1,1 fois ses fonds propres, offrant une rentabilité de 11 % sur fonds propres et un taux de distribution de 45 %. 01/janvier Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5 Année 6 Fonds propres 100,0 106,1 112,5 119,3 126,5 134,1 Price to book ratio 1,1 1,1 1,1 1,1 1,1 1,1 Valeur de l action 110,0 116,7 123,7 131,2 139,1 147,6 Rentabilité des FP (%) 11,0 11,0 11,0 11,0 11,0 - Pay Out (%) Dividende 5,0 5,2 5,6 5,9 6,3 - Rentabilité pour l investisseur (%) 12,96 Source : Allianz Global Investors France 8

9 Une diversification mondiale de la présence géographique Les entreprises se développent naturellement sur les marchés dont les perspectives de croissance sont les plus convaincantes, les marges les plus solides, la rentabilité à long terme la plus forte. Les entreprises du CAC 40 réalisaient ainsi en 2010 entre 75 et 80 % de leur chiffre d affaires et de leurs bénéfices hors de France. Les ventes dans les pays émergents, alors évaluées à 28 %, pourraient atteindre 35 % en Les entreprises de l Eurostoxx présentent des caractéristiques similaires ; elles sont plus ouvertes sur le monde que les entreprises du S&P 500 (Cf. graphique 7). L international offre aux entreprises un champ d expansion autant que de diversification commerciale. Alors même que les grandes entreprises cotées ont rarement autant réparti leur clientèle à travers le monde, les marchés évaluent paradoxalement leurs risques à leur niveau le plus élevé. dans une moindre mesure aux Etats-Unis, elle n a jamais été aussi élevée (Cf. graphique 8). En effet, l investisseur a rarement plus qu aujourd hui : apprécié la sécurité des obligations, et donc accepté des taux longs (10 ans) très bas, redouté la volatilité et le risque des actions, et donc exigé une rentabilité très élevée, perçu avec ces dernières un supplément de rendement aussi élevé par rapport aux obligations. Cette prime de risque témoigne de l aversion de l investisseur pour les marchés d actions après 12 ans d effondrements. Mais elle n a de raison d être que si elle anticipe les risques à venir. S il apparait graduellement qu elle les surévalue, alors elle baissera et les marchés d actions remonteront. Graphique n 7 : diversification internationale des entreprises européennes Eurostoxx 2010 : chiffre d affaires des entreprises Standard & Poor s : chiffre d affaires des entreprises Une prime de risque exceptionnellement élevée Zone euro Europe hors zone euro Amériques Etats-Unis & Canada Amérique Latine Europe La prime de risque est le supplément de rentabilité exigé des actions par rapport aux obligations, qui rémunère leur supplément de risque. En zone euro comme au Japon, et Source : Datastream / Natixis Asie Reste du monde Asie Reste du monde Graphique n 8 : Zone euro, Japon, Etats-Unis La prime de risque du marché des actions (Méthode Graham & Dodd) G&D Equity risk premium L évolution passée des primes de risque ne préjuge pas des primes de risque futures MSCI Japan : indice d actions japonaises de la banque Morgan Stanley. MSCI EMU : indice d actions de la zone euro de la banque Morgan Stanley. S& P 500 : indice Standard and Poor s 500 représentatif du marché américain MSCI Japan S&P 500 Composite MSCI EMU Source : Thomson Reuters Datastream, Allianz Global Investors France - Mai

10 II - Les actions présentent également plusieurs risques, qui doivent être nuancés Le ralentissement tendanciel de la croissance économique à venir De nombreux facteurs devraient y contribuer : 1 Le désendettement des agents économiques. De 1980 à 2008, la croissance des pays développés s est appuyée sur l endettement. Tout d abord, celui des acteurs privés. Aux Etats-Unis, la dette des ménages a grimpé de 45 à 100 % du Produit Intérieur Brut (PIB), et leur taux d épargne a reculé de 7 à 3 % du PIB. Egalement, celui des acteurs publics. En France, la dette de l Etat a grimpé de 21 % du PIB en 1980 à 68 % en 2008, et à 85 % en En Allemagne, les chiffres sont respectivement de 32, 67 et 81 % (Cf. graphique 9). Aujourd hui, les marchés et les banques exigent souvent des taux plus élevés lorsqu un nouveau prêt aux Etats et aux ménages menace d en affecter la solvabilité. Aussi, les agents économiques modèrent-ils leur consommation et leurs investissements, et donc leur contribution à la croissance. 2 Le renforcement de la règlementation bancaire (Bâle III). L endettement accru des agents privés ces 30 dernières années a été financé par les banques, ou organisé par elles avant d être titrisé (c est-à-dire, transformé en titres, cessibles sur le marché). Bâle III les contraint désormais à réduire leur effet de levier, donc à renforcer leurs fonds propres et à modérer la croissance de leurs encours de prêts. La concurrence entre elles pourrait ainsi diminuer, et le crédit renchérir. Les entreprises devraient alors augmenter leur trésorerie de précaution, au dépend de la croissance et de la rentabilité de leurs capitaux. 3 La démographie. Le vieillissement de la population est un phénomène déjà ancien, appelé à se poursuivre. Il soutient la consommation de services et ralentit celle de produits manufacturés. Il devrait donc peser sur les gains de productivité, sur la compétitivité économique, et contribuer ainsi au ralentissement de la croissance. 10

11 Graphique n 9 : évolution des endettements des Etats et des ménages depuis 30 ans Endettement public, en pourcentage du PIB Endettement des ménages, en pourcentage du PIB France Allemagne Etats-Unis France Allemagne Etats-Unis Source : FMI Source : OCDE, BRI Toutefois, même avec une croissance faible, l économie européenne continuera d abriter des activités dynamiques. Ainsi, les technologies qui travaillent à étendre le champ d application du numérique, à réduire la consommation d énergies ou à en mettre au point de nouvelles ; des métiers traditionnels comme les infrastructures, dont les acteurs déclinent le savoir-faire à la grande exportation ; divers secteurs comme l énergie, l automobile haut de gamme et le luxe, tirés par la demande des pays émergents ; enfin, nombre de métiers de niche, construits sur des avantages concurrentiels forts, jouissant d une part de marché solide et d une demande ferme. Dans tous ces cas, le potentiel existe, les marges sont fortes, le retour sur fonds propres est élevé. La baisse des marges bénéficiaires Depuis le début des années 1980, les entreprises européennes ont considérablement redressé leurs marges. En 30 ans, la diffusion de l informatique, de nouvelles méthodes de gestion, le recul des taux d intérêt et des frais financiers, la baisse du taux d impôt sur les sociétés et la croissance internationale ont porté le rendement des capitaux propres à des niveaux rarement observés (pour le CAC 40 : 17 % en 2006, et 11 % en Source : Ricol Lasteyrie). Mais dans les années à venir, les marges devraient subir de multiples pressions : le renchérissement des prix de l énergie et des matières premières ; celui des importations en provenance des pays émergents, induit par la réévaluation de leurs devises et des salaires locaux ; la hausse des coûts environnementaux, sans doute inéluctable ; enfin, l éventuel relèvement de l impôt sur les sociétés, si les Etats s entendent à éviter la concurrence fiscale. Une croissance plus lente et l érosion probable du pouvoir d achat interdiront aux entreprises d en répercuter l essentiel au consommateur. Toutefois, les marges des entreprises bénéficieront également de facteurs favorables. La diffusion de nouvelles technologies informatiques et énergétiques permettra l essor de nouveaux métiers plus rémunérateurs, et de nouveaux gains de productivité. Le développement dans les régions du monde les plus dynamiques, où les prix sont a priori plus faciles à tenir, contribuera également à défendre la rentabilité globale des sociétés. Le retour de l inflation Les pressions sur leurs marges peuvent devenir autant de facteurs d inflation, si les entreprises occidentales les répercutent sur les prix. Encore faut-il que la croissance soit suffisamment forte pour que la demande l accepte. Aussi une forte baisse des marges et une inflation élevée devraient elles être contradictoires au cours des prochaines années. Si toutefois, l inflation doit augmenter, la plupart des actions cotées autres que celles du secteur financier pourraient en profiter. Leur fonds de commerce, les immeubles et les outils permettant de l exploiter, sont autant 11

12 d «actifs réels» susceptibles de se réévaluer avec la hausse des prix. Le cours des entreprises cotées monterait alors d autant plus qu elles seraient sous-évaluées. La remontée des taux d intérêt Aujourd hui, la Banque Centrale Européenne parait plus soucieuse de soutenir les banques et le financement de l économie que de lutter contre l inflation. Cependant, une reprise de l activité la rappellerait à sa vocation première, la défense de la monnaie. Elle relèverait alors son taux directeur, provoquant une remontée des taux longs a priori nuisible à la valorisation des actions. Or, les 40 dernières années montrent qu une hausse des taux longs (10 ans) en-deçà de 4 ou 5 % est fréquemment corrélée au redressement de l économie, à celui des bénéfices, à l expansion des multiples de valorisation, et donc à une progression des marchés d actions. Au-delà de 5 %, elle freine souvent l activité et la croissance des bénéfices, l expansion des multiples de valorisation ; la corrélation avec les marchés d actions devient alors négative (cf. graphique 10). Graphique n 10 : Corrélation en Europe depuis 1969 entre les performances du marché des actions sur 2 ans et les taux longs 0,8 0,6 0,4 0,2 0-0,2-0,4-0,6-0,8-1 0 Corrélation des actions et des taux longs : (performance mensuelle sur 2 ans depuis 1969) Situation actuelle R 2 = 0,5139 Taux obligataire européen Source : Datastream, Goldman Sachs Global ECS Research. 12

13 Cette observation appelle toutefois deux remarques. La première est qu une hausse des taux longs n aurait pas d effet négatif sur le cours (et la rentabilité) des actions si elle s accompagne d un repli de la prime de risque, aujourd hui très élevée. La seconde est qu en période d inflation, le niveau des taux longs a moins d importance que leur rémunération réelle, et le niveau de rentabilité des actions moins que la préservation ou la progression de leur valeur réelle sur le marché. Conclusion Les marchés européens d actions connaissent depuis 12 ans l une des deux plus longues périodes de contreperformance depuis 1900 (Cf graphique n 1). Or, dans l ensemble, les sociétés sont saines, leurs finances solides, leur présence géographique plus diversifiée que jamais, et leurs marges proches de leur sommet. Leurs PER sont modestes, leurs rendements élevés, leur prime de risque exceptionnelle. Leur faible valorisation pourrait anticiper des évolutions susceptibles d entraver leur croissance bénéficiaire future : un ralentissement durable de la croissance, une hausse des coûts de production qui placerait leurs marges sous pression, un raffermissement de l inflation, en deçà toutefois du rythme des années Mais de telles craintes doivent être nuancées : plusieurs métiers et de nombreuses entreprises bénéficieront d une dynamique supérieure au reste de l économie, l expansion géographique et les gains de productivité atténueront les pressions sur les marges, les actifs «réels» au bilan des entreprises contribueront à les protéger de l inflation, et à en réévaluer les cours en hausse. Au cours des semestres prochains, la volatilité des actions devrait perdurer tant que la zone euro n aura pas renforcé sa cohérence, et le modèle économique des pays développés trouvé un nouvel équilibre. A moyen terme, les actions ne seront probablement pas le meilleur investissement au sens des années Mais elles pourraient bien être l un des meilleurs en termes relatifs. D abord parce que les obligations publiques ne sont plus un actif «sans risque», et que leurs taux ne protègent plus toujours le capital de l érosion monétaire. Ensuite parce que les actions, par la diversité de leurs activités et de leur présence géographique, par leur niveau d évaluation et de rendement, présentent probablement moins de risque que par le passé. Enfin, parce que si la faible valorisation actuelle des actions se justifie par l éventualité d une récession et d une baisse des marges durable, la solvabilité des États en serait affec tée, de telle sorte que les obligations seraient sur évaluées. Olivier Gasquet 05 Juin

14 Notes 14

15 Document édité et communiqué par Allianz Global Investors France S.A. Allianz Global Investors France est une Société de Gestion de portefeuille agréée par la Commission des Opérations de Bourse le 30 juin 1997 sous le numéro GP Société Anonyme au capital de euros RCS Paris Siège Social : 20 rue Le Peletier, Paris Cedex 09. Ce document est réalisé à titre d information et ne saurait constituer une offre commerciale ou de conseil d ordre juridique ou fiscal. Avant toute décision d investissement, un investisseur devrait consulter son conseiller financier pour évaluer l investissement et s assurer de l adéquation à l investissement en fonction de sa situation, son profil de risque et ses objectifs. Les opinions développées, ainsi que les données du portefeuille ou du contexte économique, sont représentatives au jour indiqué et sont donc susceptibles d être modifiées à tout moment sans préavis. AllianzGI France s efforce d utiliser des informations pertinentes, fiables et contrôlées. Toutefois, AllianzGI France ne saurait être tenue responsable, de quelque façon que ce soit, de tout dommage direct ou indirect résultant de l usage de la présente publication ou des informations qu elle contient. Document non contractuel. 15

16 Document édité et communiqué par Allianz Global Investors France S.A. Allianz Global Investors France est une Société de Gestion de portefeuille agréée par la Commission des Opérations de Bourse le 30 juin 1997 sous le numéro GP Société Anonyme au capital de euros RCS Paris Siège Social : 20 rue Le Peletier, Paris Cedex 09. Ce document est réalisé à titre d information et ne saurait constituer une offre commerciale ou de conseil d ordre juridique ou fiscal. Avant toute décision d investissement, un investisseur devrait consulter son conseiller financier pour évaluer l investissement et s assurer de l adéquation à l investissement en fonction de sa situation, son profil de risque et ses objectifs. Les opinions développées, ainsi que les données du portefeuille ou du contexte économique, sont représentatives au jour indiqué et sont donc susceptibles d être modifiées à tout moment sans préavis. AllianzGI France s efforce d utiliser des informations pertinentes, fiables et contrôlées. Toutefois, AllianzGI France ne saurait être tenue responsable, de quelque façon que ce soit, de tout dommage direct ou indirect résultant de l usage de la présente publication ou des informations qu elle contient. Document non contractuel.

Rentabilité des actifs et allocation stratégique

Rentabilité des actifs et allocation stratégique Rentabilité des actifs et allocation stratégique LE CERCLE INVESCO : SESSION 2007 Eric Tazé-Bernard Directeur de la Gestion INVESCO Asset Management 2 Section 01 Section 02 Section 03 Un modèle de description

Plus en détail

Allianz, un groupe solide

Allianz, un groupe solide Allianz, un groupe solide Rédaction achevée le XX / 01 /2012 Rédaction achevée le XX / 01 /2012 Direction de la Communication - Allianz France Achevé de rédiger le 19 mars 2014 AVERTISSEMENT: Ce document

Plus en détail

Les valeurs de rendement, un complément attrayant pour un portefeuille

Les valeurs de rendement, un complément attrayant pour un portefeuille Les stratégies de rendement - Février 2012 Les valeurs de rendement, un complément attrayant pour un portefeuille Au cours des 40 dernières années, les dividendes ont contribué à hauteur de plus de 40

Plus en détail

Les actions : un vrai potentiel à moyen terme

Les actions : un vrai potentiel à moyen terme Actions Les actions : un vrai potentiel à moyen terme Janvier 2014 Comprendre. Agir. PortfolioPraxis: Akademie 2 Actions. Sommaire 5 Les obligations d Etat, moins que jamais un investissement «sans risque»

Plus en détail

Le Fonds en Euros de Cardif Assurance Vie

Le Fonds en Euros de Cardif Assurance Vie BANQUE ET ASSURANCES Le Fonds en Euros de Cardif Assurance Vie données au 30/06/2011 La garantie d un groupe solide BNP Paribas Cardif BNP Paribas Cardif conçoit et commercialise une large gamme de produits

Plus en détail

T T A M. Your performance is our main goal. Augmenter son patrimoine 249 fois depuis 1900

T T A M. Your performance is our main goal. Augmenter son patrimoine 249 fois depuis 1900 T T A M Augmenter son patrimoine 249 fois depuis 1900 Malgré les guerres et la grande crise de 1930, un patrimoine investi en actions dans le monde a augmenté 249 fois en valeur réelle (après inflation)

Plus en détail

Allianz, un groupe solide

Allianz, un groupe solide Allianz, un groupe solide Rédaction achevée le XX / 01 /2012 Rédaction achevée le XX / 01 /2012 Direction de la Communication - Allianz France Achevé de rédiger le 21 mars 2013 AVERTISSEMENT: Ce document

Plus en détail

Des dividendes élevés, synonymes d une forte croissance des bénéfices futurs

Des dividendes élevés, synonymes d une forte croissance des bénéfices futurs Des dividendes élevés, synonymes d une forte croissance des bénéfices futurs Plus le taux de versement des dividendes est élevé, plus les anticipations de croissance des bénéfices sont soutenues. Voir

Plus en détail

Le crédit investment grade : les opportunités d investissement dans le contexte de marché actuel

Le crédit investment grade : les opportunités d investissement dans le contexte de marché actuel Obligations Le crédit investment grade : les opportunités d investissement dans le contexte de marché actuel AUTEUR : LAETITIA TALAVERA-DAUSSE Tout au long de l année en Europe, plusieurs événements ont

Plus en détail

Conjoncture et perspectives économiques mondiales

Conjoncture et perspectives économiques mondiales Conjoncture et perspectives économiques mondiales Association des économistes québécois ASDEQ 4 décembre 2012 Marc Lévesque, Vice-président et économiste-en-chef, Investissements PSP Ralentissement de

Plus en détail

LE FONDS EN EUROS DE CARDIF ASSURANCE VIE DONNÉES AU 30 SEPTEMBRE 2011

LE FONDS EN EUROS DE CARDIF ASSURANCE VIE DONNÉES AU 30 SEPTEMBRE 2011 LE FONDS EN EUROS DE CARDIF ASSURANCE VIE DONNÉES AU 30 SEPTEMBRE 2011 La garantie d un groupe solide AEP - Assurance Epargne Pension AEP - Assurance Epargne Pension, marque commerciale de BNP Paribas

Plus en détail

Crise des marchés : 5 choses que les investisseurs semblent ignorer

Crise des marchés : 5 choses que les investisseurs semblent ignorer janvier 8 - N Patrick ARTUS patrick.artus@natixis.com Crise des marchés : choses que les investisseurs semblent ignorer La chute des marchés (crédit, actions) au début de 8 est justifiée dans certains

Plus en détail

PROJECTIONS MACROÉCONOMIQUES POUR LA ZONE EURO ÉTABLIES PAR LES SERVICES DE LA BCE

PROJECTIONS MACROÉCONOMIQUES POUR LA ZONE EURO ÉTABLIES PAR LES SERVICES DE LA BCE Encadré PROJECTIONS MACROÉCONOMIQUES POUR LA ZONE EURO ÉTABLIES PAR LES SERVICES DE LA Sur la base des informations disponibles au 23 août 2013, les services de la ont réalisé des projections concernant

Plus en détail

La performance extra-financière des fonds ISR

La performance extra-financière des fonds ISR La performance extra-financière des fonds ISR Etude de l empreinte sociale et environnementale du fonds Allianz Valeurs Durables 30 septembre 2011 Sommaire 1. Performance, utilité sociale et ISR Question

Plus en détail

I. ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE INTERNATIONAL

I. ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE INTERNATIONAL I. ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE INTERNATIONAL En dépit d un léger ralentissement de l activité en rapport principalement avec le renchérissement du pétrole et la survenue de catastrophes naturelles, la croissance

Plus en détail

MARCHÉS FINANCIERS ET INVESTISSEMENTS INDUSTRIELS SEPTEMBRE 2015

MARCHÉS FINANCIERS ET INVESTISSEMENTS INDUSTRIELS SEPTEMBRE 2015 MARCHÉS FINANCIERS ET INVESTISSEMENTS INDUSTRIELS SEPTEMBRE 2015 DES TAUX D INTÉRÊT TRÈS BAS DEPUIS LONGTEMPS SANS REDÉCOLLAGE SENSIBLE DE LA CROISSANCE MONDIALE Les taux d intérêt réels à court et moyen

Plus en détail

30 avril 2010 N. 204

30 avril 2010 N. 204 avril 1 N. Conséquences probables de la crise des dettes souveraines dans la zone euro : ni un défaut, ni une restructuration, ni la sortie de l euro, ni l inflation, mais le retour en récession de la

Plus en détail

LE Fonds EN EUROS DE Cardif assurance vie. DONNÉES au 30 juin 2014

LE Fonds EN EUROS DE Cardif assurance vie. DONNÉES au 30 juin 2014 LE Fonds EN EUROS DE Cardif assurance vie DONNÉES au 30 juin 2014 La garantie d un groupe solide AEP - Assurance épargne Pension AEP - Assurance épargne Pension, marque commerciale de BNP Paribas Cardif,

Plus en détail

3. Des données financières globalement positives en 2010

3. Des données financières globalement positives en 2010 3. Des données financières globalement positives 3.1 Une nouvelle progression du bilan À fin 2010, le total de bilan agrégé de l ensemble des organismes d assurance et de réassurance contrôlés par l Autorité

Plus en détail

PARAMETRE DE MARCHE. Rapport au 30 mars 2012. Paramètres de marché au 30 mars 2012. 1 Marchés Actions

PARAMETRE DE MARCHE. Rapport au 30 mars 2012. Paramètres de marché au 30 mars 2012. 1 Marchés Actions PARAMETRE DE MARCHE Rapport au 30 mars 2012 Paramètres de marché au 30 mars 2012 Le premier trimestre de l année 2012 a été marqué par l apaisement des tensions sur les dettes souveraines et une nette

Plus en détail

La situation économique espagnole est très préoccupante et le

La situation économique espagnole est très préoccupante et le FICHE PAYS ESPAGNE : VERS UNE DÉCENNIE PERDUE? Danielle Schweisguth Département analyse et prévision La situation économique espagnole est très préoccupante et le spectre de la décennie perdue japonaise

Plus en détail

Le financement de l économie est le cœur de métier des banques françaises

Le financement de l économie est le cœur de métier des banques françaises Le financement de l économie est le cœur de métier des banques françaises Dans un contexte difficile depuis le début de la crise de 2008, les encours de crédits accordés par les banques françaises ont

Plus en détail

L immobilier se porte mieux. En mai, l indice Case-Shiller du prix des maisons reste stable. En juin, les mises en chantier se redressent de 14.6 %.

L immobilier se porte mieux. En mai, l indice Case-Shiller du prix des maisons reste stable. En juin, les mises en chantier se redressent de 14.6 %. 08 Août 2011 Allocation tactique Lettre mensuelle juin-début juillet. Alors que la croissance est révisée de 3.1 à 2.3 % au 4ème trimestre 2010, et de 1.9 à 0.4 % au 1 er trimestre, elle s établit à 1.3

Plus en détail

Études. Les résultats des établissements de crédit en 2000 et au premier semestre 2001

Études. Les résultats des établissements de crédit en 2000 et au premier semestre 2001 Les résultats des établissements de crédit en 2000 et au premier semestre 2001 La rentabilité des établissements de crédit français a continué de progresser en 2000 et, malgré un infléchissement, s est

Plus en détail

Couleurs Epargne 18 Interview de Romain Dion, Rédacteur en chef, Le Revenu. Les valeurs à dividende et comment les choisir

Couleurs Epargne 18 Interview de Romain Dion, Rédacteur en chef, Le Revenu. Les valeurs à dividende et comment les choisir Couleurs Epargne 18 Interview de Romain Dion, Rédacteur en chef, Le Revenu Les valeurs à dividende et comment les choisir Qu est-ce qu un dividende et comment une entreprise le verse-t-elle? Le dividende

Plus en détail

commentaires trimestriels

commentaires trimestriels commentaires trimestriels Sécuritaire boursier L Europe s est encore retrouvée à l avant plan de la scène économique et financière durant le dernier trimestre de 2011. Les problèmes reliés à la perte de

Plus en détail

Faible croissance! Faible taux! Faible rendement? 3 juin 2014 KBC Groupe

Faible croissance! Faible taux! Faible rendement? 3 juin 2014 KBC Groupe Faible croissance! Faible taux! Faible rendement? juin KBC Groupe CONJONCTURE : situation internationale Retour de la confiance dans les pays développés, hésitations en Chine Indice de confiance de l industrie

Plus en détail

AXA Rendement Période de souscription : Durée d investissement conseillée éligibilité

AXA Rendement Période de souscription : Durée d investissement conseillée éligibilité AXA Rendement AXA Rendement est une alternative à un placement risqué en actions et présente un risque de perte en capital, en cours de vie et à l échéance. Instrument financier émis par Natixis (Moody

Plus en détail

Reverse Convertibles

Reverse Convertibles Reverse Convertibles Le prospectus d émission du titre de créance complexe a été approuvé par la Bafin, régulateur Allemand, en date du 24 Novembre 2010. Ce document à caractère promotionnel est établi

Plus en détail

Is small beautiful?* Petites capitalisations

Is small beautiful?* Petites capitalisations Petites Is small beautiful?* Six années après l éclatement de la crise financière, et en dépit de perspectives de croissance qui restent au mieux modérées, l économie mondiale semble enfin sortir la tête

Plus en détail

POLITIQUES DE SORTIE DE CRISE : L ALLEMAGNE ET LA FRANCE. Patrick ARTUS (*)

POLITIQUES DE SORTIE DE CRISE : L ALLEMAGNE ET LA FRANCE. Patrick ARTUS (*) POLITIQUES DE SORTIE DE CRISE : L ALLEMAGNE ET LA FRANCE par Patrick ARTUS (*) Incertitudes sur la croissance future, cependant plus de crise aussi violente qu en 2009 On ne peut pas dire aujourd hui que

Plus en détail

i n f o r m a t i o n s

i n f o r m a t i o n s i n f o r m a t i o n s Paris, le 6 septembre 2005 Communiqué de Presse RESULTATS CONSOLIDES AU 30 JUIN 2005 Solides performances au 1 er semestre 2005 Le Conseil de Surveillance d Air Liquide, qui s est

Plus en détail

PERFORMANCE HISTORIQUE DÉFLATÉE DES MARCHÉS FINANCIERS

PERFORMANCE HISTORIQUE DÉFLATÉE DES MARCHÉS FINANCIERS PERFORMANCE HISTORIQUE DÉFLATÉE DES MARCHÉS FINANCIERS ACTIFS FRANCAIS CORRIGÉS DE L INFLATION DE JANVIER 1950 À JUIN 2011 PERFORMANCE ANNUALISÉE ACTIONS 5,9 % MONÉTAIRE 1,2 % IMMOBILIER 5,2 % OR 1,1 %

Plus en détail

Dettes et Fonds Propres, banques et marchés ; des financements complémentaires

Dettes et Fonds Propres, banques et marchés ; des financements complémentaires Dettes et Fonds Propres, banques et marchés ; des financements complémentaires SEPL Lyon, 6 octobre 2014 Banque de France Pierre du Peloux directeur régional 1 Peut on répondre à ces quelques questions?

Plus en détail

COMMUNIQUÉ DE PRESSE Paris, le 28 août 2014 19 h 15 L EXPÉRIENCE DE LA LOCATION OPÉRATIONNELLE

COMMUNIQUÉ DE PRESSE Paris, le 28 août 2014 19 h 15 L EXPÉRIENCE DE LA LOCATION OPÉRATIONNELLE COMMUNIQUÉ DE PRESSE Paris, le 28 août 2014 19 h 15 L EXPÉRIENCE DE LA LOCATION OPÉRATIONNELLE Chiffre d affaires semestriel 2014 : 167,4 millions d euros (+4,4 %) Résultat net part du Groupe : -4,5 millions

Plus en détail

Capital Life est une assurance-vie de la branche 23 dont le rendement est lié à des fonds d investissement internes.

Capital Life est une assurance-vie de la branche 23 dont le rendement est lié à des fonds d investissement internes. Fiche Info Financière Assurance-Vie branche 23 Capital Life 1 1 Cette "fiche info financière assurance-vie" décrit les modalités du produit qui s appliquent à partir du 15 décembre 2014. Type d assurance-vie

Plus en détail

La situation économique et financière de Taiwan en 2015

La situation économique et financière de Taiwan en 2015 La situation économique et financière de Taiwan en 215 Résumé L économie taiwanaise a progressé de 3,74% en 214, plus forte croissance des économies avancées en Asie. Le commerce extérieur, la consommation

Plus en détail

Le Groupe Crédit Mutuel en 2007 (1) La dynamique du développement et le 3 e résultat des banques françaises

Le Groupe Crédit Mutuel en 2007 (1) La dynamique du développement et le 3 e résultat des banques françaises 27 mars 2008 Le Groupe Crédit Mutuel en 2007 (1) La dynamique du développement et le 3 e résultat des banques françaises Résultat net part du groupe : 2 730 M Produit net bancaire : 10 568 M Coefficient

Plus en détail

LES RISQUES DEUXIÈME PARTIE

LES RISQUES DEUXIÈME PARTIE DEUXIÈME PARTIE LES RISQUES Les opérations de marché présentent des risques qui doivent être identifiés et mesurés. En matière de finance internationale, on pense d abord au risque de change. Celui-ci

Plus en détail

La puissance des dividendes

La puissance des dividendes La puissance Investir dans des sociétés mondiales qui versent Les dividendes : solides, constants et prévisibles Rien n est garanti, n est-ce pas? revenu Les modes dans le domaine des placements passent

Plus en détail

Fonds équilibré à rendement stratégique Manuvie

Fonds équilibré à rendement stratégique Manuvie Fonds équilibré à rendement stratégique Manuvie Les épargnants d aujourd hui ont deux défis à relever : se procurer un revenu malgré la faiblesse des taux d intérêt et trouver des placements pour faire

Plus en détail

Stratégie de placement

Stratégie de placement Très défensif ingsstrategie Climat d investissement Taux directeur : évolution et prévisions États-Unis 1,5 UEM 0,5 10-2010 10-2011 10-2012 10-2013 10-2014 10-2015 Taux à dix ans : évolution et prévisions

Plus en détail

Eclairage sur les PME et ETI

Eclairage sur les PME et ETI Avril 14 Eclairage sur les PME et ETI Un certain nombre d éléments semblent aujourd hui favorables aux Petites et Moyennes Entreprises (PME) et Entreprises de Taille Intermédiaire (ETI). L amélioration

Plus en détail

CHAPITRE I : ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL

CHAPITRE I : ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL CHAPITRE I : ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL L activité économique mondiale en 2013 s est caractérisée par une reprise progressive dans les pays avancés, bien qu à des degrés variables selon les pays. Dans

Plus en détail

Rapport semestriel au 30 juin 2015

Rapport semestriel au 30 juin 2015 A nthologie Rapport semestriel au 30 juin 2015 Le fonds 1. L environnement économique et financier 2015 Au premier semestre 2015, l économie mondiale a globalement évolué à des niveaux légèrement inférieurs

Plus en détail

Les difficultés économiques actuelles devraient demeurer contenues à moins que les tensions financières s amplifient

Les difficultés économiques actuelles devraient demeurer contenues à moins que les tensions financières s amplifient PRÉSENTATION ÉCONOMIQUE ET FINANCIÈRE Association des économistes québécois de l Outaouais 5 à 7 sur la conjoncture économique 3 avril Les difficultés économiques actuelles devraient demeurer contenues

Plus en détail

LE FONDS EN EUROS DE CARDIF ASSURANCE VIE DONNÉES AU 29 JUIN 2012

LE FONDS EN EUROS DE CARDIF ASSURANCE VIE DONNÉES AU 29 JUIN 2012 LE FONDS EN EUROS DE CARDIF ASSURANCE VIE DONNÉES AU 29 JUIN 2012 La garantie d un groupe solide AEP - Assurance Epargne Pension AEP - Assurance Epargne Pension, marque commerciale de BNP Paribas Cardif,

Plus en détail

ÉPARGNE BOURSIÈRE PEA-PME OFFREZ DE NOUVELLES OPPORTUNITÉS À VOS INVESTISSEMENTS

ÉPARGNE BOURSIÈRE PEA-PME OFFREZ DE NOUVELLES OPPORTUNITÉS À VOS INVESTISSEMENTS ÉPARGNE BOURSIÈRE PEA-PME OFFREZ DE NOUVELLES OPPORTUNITÉS À VOS INVESTISSEMENTS À la Banque Privée du Crédit Agricole, nous accompagnons nos clients pour valoriser leur patrimoine et donner du sens à

Plus en détail

Stratégie d investissement 2015 AUTOMOBILE CLUB DE FRANCE MARDI 13 JANVIER 2015

Stratégie d investissement 2015 AUTOMOBILE CLUB DE FRANCE MARDI 13 JANVIER 2015 Stratégie d investissement 2015 AUTOMOBILE CLUB DE FRANCE MARDI 13 JANVIER 2015 PERFORMANCE DES MARCHÉS ACTIONS EN 2014 (EN EURO) PERFORMANCE DES MARCHÉS OBLIGATAIRES EN 2014 (DEVISES LOCALES) Monde 19,5%

Plus en détail

Commerce intra-zone Euro : et maintenant, on va où?

Commerce intra-zone Euro : et maintenant, on va où? Commerce intra-zone Euro : et maintenant, on va où? Résumé : La création de la Zone Euro a participé au développement rapide des échanges entre ses membres. L Allemagne est l élément moteur de l essor

Plus en détail

MEDEF Actu-Eco. Semaine du 5 au 9 novembre 2012 SOMMAIRE

MEDEF Actu-Eco. Semaine du 5 au 9 novembre 2012 SOMMAIRE MEDEF Actu-Eco Semaine du 5 au 9 novembre 2012 SOMMAIRE FRANCE ZONE EURO 1. Crédits nouveaux au secteur privé en septembre 2012 : tassement pour les entreprises, contraction pour les ménages 2. Déficit

Plus en détail

NOTE SUR LA POLITIQUE MONETAIRE

NOTE SUR LA POLITIQUE MONETAIRE NOTE SUR LA POLITIQUE MONETAIRE Septembre 2014 Note sur la Politique Monétaire Quatrième trimestre 2014 0 www.brh.net Avant-propos La Note sur la Politique Monétaire analyse les développements récents

Plus en détail

Juillet-Août 2010. LETTRE MENSUELLE numéro 8 L IMMOBILIER

Juillet-Août 2010. LETTRE MENSUELLE numéro 8 L IMMOBILIER Juillet-Août 2010 LETTRE MENSUELLE numéro 8 L IMMOBILIER Les prix qui avaient baissé de 5 à 10% en 2009 ont regagné le terrain perdu depuis le début de l année. Les prix de l ancien nous semble toutefois

Plus en détail

Donner du sens à votre investissement

Donner du sens à votre investissement Donner du sens à votre investissement Une offre de fonds Développement Durable pour une épargne socialement responsable Les fonds socialement responsables investissent dans les entreprises qui ont mis

Plus en détail

Présentation au Cercle finance du Québec

Présentation au Cercle finance du Québec PRÉSENTATION ÉCONOMIQUE ET FINANCIÈRE Québec, 19 janvier 1 Présentation au Cercle finance du Québec François Dupuis Vice-président et économiste en chef Mouvement des caisses Desjardins Matières premières

Plus en détail

NOTRE SCENARIO. Les dividendes de la baisse des prix pétroliers se font attendre. juin 2015. Conjoncture économique Conjoncture financière

NOTRE SCENARIO. Les dividendes de la baisse des prix pétroliers se font attendre. juin 2015. Conjoncture économique Conjoncture financière NOTRE SCENARIO Les dividendes de la baisse des prix pétroliers se font attendre Conjoncture économique Conjoncture financière juin 2015 Philippe Brossard David Hennequin Synthèse Les dividendes de la baisse

Plus en détail

Chapitre 4 : construction de portefeuille (I)

Chapitre 4 : construction de portefeuille (I) Chapitre 4 : construction de portefeuille (I) 25.10.2013 Plan du cours Risque et rentabilité : un premier aperçu Mesures traditionnelles du risque et rentabilité Rentabilité historique des actifs financiers

Plus en détail

EXAMENS DE CERTIFICATION CORRIGE. Unité de valeur 2. Durée : 2 heures. Documents à disposition : Néant

EXAMENS DE CERTIFICATION CORRIGE. Unité de valeur 2. Durée : 2 heures. Documents à disposition : Néant Association Française des Conseils en Gestion de Patrimoine Certifiés CGPC Affiliée au Certified Financial Planner Board of Standards et à l'international Certified Financial Planners Council Association

Plus en détail

Swiss Life lance sa huitième unité de compte structurée : Objectif Juillet 2011

Swiss Life lance sa huitième unité de compte structurée : Objectif Juillet 2011 Communiqué de presse 6 mai 2011 Swiss Life lance sa huitième unité de compte structurée : Objectif Juillet 2011 Cet instrument financier, qui est une alternative à un placement risqué en actions, n est

Plus en détail

HSBC World Selection Diversifier vos investissements en un seul placement

HSBC World Selection Diversifier vos investissements en un seul placement HSBC World Selection Diversifier vos investissements en un seul placement Une gamme composée de 5 fonds diversifiés La gamme HSBC World Selection (1) est composée de 5 fonds afin de correspondre aux différents

Plus en détail

Décrochage de la bourse chinoise : y a-t-il des risques pour les marchés actions européens?

Décrochage de la bourse chinoise : y a-t-il des risques pour les marchés actions européens? Décrochage de la bourse chinoise : y a-t-il des risques pour les marchés actions européens? 11 JANVIER 2016 Par Yves Maillot Directeur gestion actions européennes Natixis Asset Management S uite au fort

Plus en détail

Fonds Assurance Retraite du contrat BNP Paribas Avenir Retraite Données au 31 décembre 2014. Communication à caractère publicitaire

Fonds Assurance Retraite du contrat BNP Paribas Avenir Retraite Données au 31 décembre 2014. Communication à caractère publicitaire Fonds Assurance Retraite BNP Paribas Avenir Retraite Données au 31 décembre 2014 Communication à caractère publicitaire Le contrat BNP Paribas Avenir Retraite est géré par Cardif Assurance Vie avec un

Plus en détail

Culture familiale et ouverture sur le monde

Culture familiale et ouverture sur le monde > Culture familiale et ouverture sur le monde Il est dans notre culture d entreprendre, d investir dans de nouveaux projets, de croître internationalement. Location automobile à court terme CHIFFRES CLÉS

Plus en détail

RESULTATS 2014 Swiss Life France enregistre une bonne progression de son résultat associée à une croissance soutenue

RESULTATS 2014 Swiss Life France enregistre une bonne progression de son résultat associée à une croissance soutenue Paris, le 05/03/2015 RESULTATS 2014 Swiss Life France enregistre une bonne progression de son résultat associée à une croissance soutenue Swiss Life France annonce une progression de son résultat opérationnel

Plus en détail

ÉVALUER LES RISQUES ET LES AVANTAGES DE L EMPRUNT À DES FINS DE

ÉVALUER LES RISQUES ET LES AVANTAGES DE L EMPRUNT À DES FINS DE ÉVALUER LES RISQUES ET LES AVANTAGES DE L EMPRUNT À DES FINS DE PLACEMENT Emprunter à la banque afin d investir plus de fonds et d améliorer ses gains peut être attrayant pour plusieurs investisseurs,

Plus en détail

L INVESTISSEMENT JOUE À «CASH-CASH»

L INVESTISSEMENT JOUE À «CASH-CASH» 193-202.qxp 09/11/2004 17:19 Page 193 L INVESTISSEMENT JOUE À «CASH-CASH» Département analyse et prévision de l OFCE La rentabilité des entreprises s'est nettement redressée en 2003 et 2004. Amorcée aux

Plus en détail

PRESENTATION DU 8 ème «PROFIL FINANCIER DU CAC 40»

PRESENTATION DU 8 ème «PROFIL FINANCIER DU CAC 40» Communiqué de presse 24 juin 2014 PRESENTATION DU 8 ème «PROFIL FINANCIER DU CAC 40» Les entreprises du CAC 40 ont souffert en 2013 de l euro fort Paris, le 24 juin 2014 Ricol Lasteyrie Corporate Finance

Plus en détail

le point sur l assurance française

le point sur l assurance française 2014 le point sur l assurance française conférence de presse de la FFSA maison de l assurance / mercredi 25 juin 2014 2014 le point sur l assurance française le bilan les perspectives 2 1/ La situation

Plus en détail

Présentation des résultats semestriels 2007

Présentation des résultats semestriels 2007 Présentation des résultats semestriels 2007 Faits marquants du premier semestre 2007 Henri de CASTRIES Président du Directoire Les résultats d AXA du 1 er semestre 2007 sont parfaitement en ligne avec

Plus en détail

Une performance annuelle conforme aux objectifs Résultat opérationnel courant : +13.5% (**)

Une performance annuelle conforme aux objectifs Résultat opérationnel courant : +13.5% (**) Paris, 17 juin 2015 Résultats annuels consolidés 2014-15 (avril 2014 mars 2015) Une performance annuelle conforme aux objectifs Résultat opérationnel courant : +13.5% (**) Au 31 mars 2015, Rémy Cointreau

Plus en détail

DIVERGENCES DES PERFORMANCES EUROPÉENNES DÉCEMBRE 2013

DIVERGENCES DES PERFORMANCES EUROPÉENNES DÉCEMBRE 2013 DIVERGENCES DES PERFORMANCES EUROPÉENNES DÉCEMBRE 2013 MONDE PIB 108 106 Pays développés début 2007 = 100 104 États-Unis 102 100 98 96 94 92 Japon Royaume-Uni Zone euro 90 2007 2008 2009 2010 2011 2012

Plus en détail

Rapport Financier Annuel Simplifié 2014

Rapport Financier Annuel Simplifié 2014 Rapport Financier Annuel Simplifié 2014 SOMMAIRE 1. Rapport d activité 2014 2. Etat de la situation financière consolidée 3. Compte de résultat consolidé 4. Etat du résultat global 5. Variation des capitaux

Plus en détail

Résultats de l exercice 2009-2010. Mardi 1 er juin 2010

Résultats de l exercice 2009-2010. Mardi 1 er juin 2010 Résultats de l exercice 2009-2010 Mardi 1 er juin 2010 Agenda 1. Retour de la croissance 2. Amélioration des résultats au second semestre 3. De solides atouts pour bénéficier de la reprise 2 Principales

Plus en détail

Occasions de dividendes. Solutions de dividendes CI

Occasions de dividendes. Solutions de dividendes CI Occasions de dividendes Solutions de dividendes CI Occasions de dividendes Au cours des cinq dernières années, les rendements des produits de revenu traditionnels ont diminué de façon constante alors que

Plus en détail

INTACT CORPORATION FINANCIÈRE ANNONCE SES RÉSULTATS DU DEUXIÈME TRIMESTRE DE 2010

INTACT CORPORATION FINANCIÈRE ANNONCE SES RÉSULTATS DU DEUXIÈME TRIMESTRE DE 2010 Communiqué de presse TORONTO, le 5 août 2010 INTACT CORPORATION FINANCIÈRE ANNONCE SES RÉSULTATS DU DEUXIÈME TRIMESTRE DE 2010 Bénéfice net d exploitation par action en hausse de 34 % en raison de l amélioration

Plus en détail

La crise des dettes souveraines*

La crise des dettes souveraines* La crise des dettes souveraines* ANTON BRENDER, FLORENCE PISANI & EMILE GAGNA (*) La découverte 1. Table des matières I Dette souveraine, dette privée II D une crise à l autre III Le piège japonais IV

Plus en détail

La croissance mondiale (Croissance du PIB - Volume, en % ) Perspectives 2011 : la croissance contrainte par les politiques économiques

La croissance mondiale (Croissance du PIB - Volume, en % ) Perspectives 2011 : la croissance contrainte par les politiques économiques Economie et Marchés : Bilan 2010 et Perspectives 2011 Paris, le 27 décembre 2010 ECONOMIE Tendances 2010 : poursuite de la reprise dans les pays développés, signes de surchauffe dans certains pays émergents

Plus en détail

Les obligations «High Yield «

Les obligations «High Yield « Informations réservées exclusivement aux distributeurs de fonds et aux investisseurs institutionnels. Les obligations «High Yield «Un rendement obligataire élevé pour un risque de crédit acceptable. Analysis

Plus en détail

Les mécanismes de transmission de la politique monétaire

Les mécanismes de transmission de la politique monétaire Chapitre 5 Les mécanismes de transmission de la politique monétaire Introduction (1/3) Dans le chapitre 4, on a étudié les aspects tactiques de la politique monétaire Comment la BC utilise les instruments

Plus en détail

EDMOND DE ROTHSCHILD BOND ALLOCATION (EdR Bond Allocation)

EDMOND DE ROTHSCHILD BOND ALLOCATION (EdR Bond Allocation) INFORMATIONS CLES POUR L'INVESTISSEUR Ce document fournit des informations essentielles aux investisseurs de cet OPCVM. Il ne s agit pas d un document promotionnel. Les informations qu il contient vous

Plus en détail

Environnement Economique

Environnement Economique (Fond Commun de placement) Rapport semestriel (27 juin 2014-29 décembre 2014) Environnement Economique L année 2014 aura été une nouvelle année économiquement contrastée pendant laquelle les Etats-Unis

Plus en détail

Exposition à 100 % de la prime nette investie via un dépôt auprès de BNP Paribas Fortis SA 1

Exposition à 100 % de la prime nette investie via un dépôt auprès de BNP Paribas Fortis SA 1 AG Protect+ Select Observation 1 Exposition à 100 % de la prime nette investie via un dépôt auprès de BNP Paribas Fortis SA 1 Obtenez le meilleur du potentiel des actions européennes 2! Les actions européennes

Plus en détail

Résultats annuels 2010

Résultats annuels 2010 Résultats annuels 2010 Une année charnière marquée par le succès de l offre bancaire * Plus value de dilution et dépréciation de goodwill 2009 / 2010 Croissance du produit net bancaire (PNB) : +2,0 % à

Plus en détail

Les dividendes : une réponse à la faiblesse des taux d intérêt

Les dividendes : une réponse à la faiblesse des taux d intérêt Les dividendes : une réponse à la faiblesse des taux d intérêt Les dividendes restent un moteur clé de la performance. Sur les 40 dernières années, ils ont représenté presque 4 de la performance totale

Plus en détail

MEDEF Actu-Eco. Semaine du 7 au 11 janvier 2013 n 102 SOMMAIRE

MEDEF Actu-Eco. Semaine du 7 au 11 janvier 2013 n 102 SOMMAIRE MEDEF Actu-Eco Semaine du 7 au 11 janvier 2013 n 102 SOMMAIRE FRANCE 1. Production industrielle en novembre 2012 : +0,2% sur un mois, -2,2% en moyenne mobile sur trois mois 2. Marché du logement en novembre

Plus en détail

UNE ANALYSE ÉCONOMIQUE SUR L ÉVOLUTION DE QUELQUES POSTES DE COÛT DES INDUSTRIES JANVIER 2015

UNE ANALYSE ÉCONOMIQUE SUR L ÉVOLUTION DE QUELQUES POSTES DE COÛT DES INDUSTRIES JANVIER 2015 UNE ANALYSE ÉCONOMIQUE SUR L ÉVOLUTION DE QUELQUES POSTES DE COÛT DES INDUSTRIES JANVIER 2015 UN REPLI SENSIBLE DU PRIX DU BARIL DEPUIS QUELQUES MOIS Le cours du baril de Brent a chuté à partir de l été

Plus en détail

S informer sur. Les obligations

S informer sur. Les obligations S informer sur Les obligations Octobre 2012 Autorité des marchés financiers Les obligations Sommaire Qu est-ce qu une obligation? 03 Quel est le rendement? 04 Quels sont les risques? 05 Quels sont les

Plus en détail

LE COURS DU DOLLAR CANADIEN :

LE COURS DU DOLLAR CANADIEN : LE COURS DU DOLLAR CANADIEN : DÉTERMINANTS ET ÉVOLUTION RÉCENTE Bibliothèque du Parlement Capsule d information pour les parlementaires TIPS-51F Le 11 décembre 2000 Qu est-ce qui détermine la valeur Externe

Plus en détail

La reprise se grippe Au cours de l été 2011, le climat conjoncturel s est nettement

La reprise se grippe Au cours de l été 2011, le climat conjoncturel s est nettement INSEE CONJONCTURE POINT DE CONJONCTURE La reprise se grippe Au cours de l été 2011, le climat conjoncturel s est nettement détérioré dans l ensemble des économies avancées. Ainsi, en France, le climat

Plus en détail

COMPRENDRE LA BOURSE

COMPRENDRE LA BOURSE COMPRENDRE LA BOURSE Les obligations Ce document pédagogique ne constitue pas une incitation à investir et n est pas un conseil en investissement. Le Client qui souhaite un conseil en investissement avant

Plus en détail

SG Pierre Entreprise

SG Pierre Entreprise SG Pierre Entreprise Fonds de Placement Immobilier De l immobilier d entreprise souple pour diversifier votre patrimoine Durée de placement recommandée : 10 ans minimum SG Pierre Entreprise Préambule Avertissement

Plus en détail

INSTRUMENTS FINANCIERS ET RISQUES ENCOURUS

INSTRUMENTS FINANCIERS ET RISQUES ENCOURUS INSTRUMENTS FINANCIERS ET RISQUES ENCOURUS L objet de ce document est de vous présenter un panorama des principaux instruments financiers utilisés par CPR AM dans le cadre de la fourniture d un service

Plus en détail

FLASH MARCHÉS. La prochaine crise sur les marchés financiers risque d être encore plus violente que celle de 2008-2009 RECHERCHE ÉCONOMIQUE

FLASH MARCHÉS. La prochaine crise sur les marchés financiers risque d être encore plus violente que celle de 2008-2009 RECHERCHE ÉCONOMIQUE MARCHÉS RECHERCHE ÉCONOMIQUE décembre N 99 La prochaine crise sur les marchés financiers risque d être encore plus violente que celle de -9 Nous pensons que la prochaine crise sur les marchés financiers

Plus en détail

COMPRENDRE NOS CONVICTIONS SUR LES PERSPECTIVES DU SECTEUR FINANCIER FRANÇAIS (BANQUE / ASSURANCE)

COMPRENDRE NOS CONVICTIONS SUR LES PERSPECTIVES DU SECTEUR FINANCIER FRANÇAIS (BANQUE / ASSURANCE) JUIN 2015 CONVICTIONS & PERSPECTIVES COMPRENDRE NOS CONVICTIONS SUR LES PERSPECTIVES DU SECTEUR FINANCIER FRANÇAIS (BANQUE / ASSURANCE) PLACEMENT ATHENA FINANCE JUIN 2015 Nos convictions Nos convictions

Plus en détail

Une opportunité de diversification et des coupons élevés en livre turque.

Une opportunité de diversification et des coupons élevés en livre turque. Crédit Agricole (A+ / Aa3) Une opportunité de diversification et des coupons élevés en livre turque. À QUOI VOUS ATTENDRE? P. Crédit Agricole CIB est une obligation émise en livre turque (TRY) par Crédit

Plus en détail

Comprendre les produits structurés

Comprendre les produits structurés Comprendre les produits structurés Sommaire Page 3 Introduction Page 4 Qu est-ce qu un produit structuré? Quels sont les avantages des produits structurés? Comment est construit un produit structuré? Page

Plus en détail

Table de matière. Règlement de gestion des fonds d investissement internes Allianz Invest V908 FR Ed. 06/15 2

Table de matière. Règlement de gestion des fonds d investissement internes Allianz Invest V908 FR Ed. 06/15 2 Table de matière CHAPITRE I - REGLEMENT DE GESTION DES FONDS D INVESTISSEMENT INTERNES. 3 1. AI Europe... 3 2. AI Court Terme... 3 3. AI Patrimoine... 4 4. AI Emergents... 5 5. AI Strategy Neutral... 6

Plus en détail

Communiqué de Presse. SG Asset Management innove en lançant le premier FCPR immobilier. Paris, le 25 septembre 2003

Communiqué de Presse. SG Asset Management innove en lançant le premier FCPR immobilier. Paris, le 25 septembre 2003 Communiqué de Presse Paris, le 25 septembre 2003 SG Asset Management innove en lançant le premier FCPR immobilier L immobilier constitue un actif privilégié, décorrelé des marchés financiers traditionnels,

Plus en détail

SG PREMIUM RENDEMENT 6

SG PREMIUM RENDEMENT 6 MAI 2015 DOCUMENTATION COMMERCIALE SG PREMIUM RENDEMENT 6 - Titre de créance de droit français présentant un risque de perte en capital en cours de vie et à l échéance - Durée d investissement conseillée

Plus en détail

Les rendez-vous économiques et financiers

Les rendez-vous économiques et financiers Les rendez-vous économiques et financiers Les banques centrales au pilotage de l économie?... ou l Art du «Policy-mix» Novembre 2014 Prévisions 2014 & 2015 d Amundi 2014 2015 0,8% 1,3% 7,4% 7,1% Une Croissance

Plus en détail