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1 E.U. INJURY PREVENTION PROGRAM : DATA COLLECTION IN BURN CENTERS IPP 1037 Promoteur : The European Burns Association Agrément : n SI (99CVF3-310) «Mise en place d un système de recueil de données auprès des Centres de grands brûlés d Europe.» RAPPORT D'ACTIVITES Octobre 2001 Contacts :

2 TABLE DES MATIÈRES PREMIÈRE PARTIE : DESCRIPTIF DE LA DEMARCHE 4.1 MOTIVATION IMPORTANCE ET GRAVITÉ DES TRAUMATISMES CAUSÉS PAR LES BRÛLURES DONNÉES LACUNAIRES CONCERNANT LES BRÛLURES INTÉRÊT D'UN ENREGISTREMENT PAR LES CENTRES DE GRANDS BRÛLÉS ABSENCE DE RECUEIL DANS LES CENTRES DE BRÛLÉS 5.2 RAPPEL DES OBJECTIFS ASSIGNÉS AU PROJET 6.3 MÉTHODOLOGIE DE LA PREMIÈRE ÉTAPE (NOVEMBRE 1999-DÉCEMBRE 2000) 6.4 DÉROULEMENT DES ACTIVITÉS CHOIX DES COORDONNATEURS DANS CHAQUE PAYS EVALUATION DES CAPACITÉS À COLLECTER DES DONNÉES APPLICATION À LA PROBLÉMATIQUE DES BRÛLURES PAR EAU CHAUDE SANITAIRE 7 DEUXIÈME PARTIE: RÉSULTATS 9.1 DESCRIPTIF DE LA PARTICIPATION MISE EN PLACE D'UN RÉSEAU DE COORDONNATEURS NATIONAUX RECRUTEMENT DES CENTRES DE BRÛLÉS ANALYSE DES TAUX DE RÉPONSE 11.2 CAPACITÉ À RÉCOLTER ET TRANSMETTRE LES DONNÉES EXISTENCE DE DONNÉES COLLECTÉES INFORMATISÉES TYPE DE DONNÉES INFORMATISÉES UTILISATION D'UNE FICHE D'ENCODAGE UTILISATION D UN SYSTÈME DE CODAGE SYSTÈMES ET PROGRAMMES INFORMATIQUES UTILISÉS CONNEXION À UN RÉSEAU 15.3 REPRÉSENTATIVITÉ DE LA POPULATION TRAITÉE PAR LES CENTRES DE BRÛLÉS 18.4 CAPACITÉ À INTÉGRER DE NOUVEAUX ITEMS DANS LES SYSTÈMES DE COLLECTE DE DONNÉES EXISTANTS 19.5 ETAT DES LÉGISLATIONS NATIONALES RELATIVES À LA TEMPÉRATURE DE L EAU CHAUDE SANITAIRE 20.6 PERSPECTIVES 21 Annexe1 : Convention de Collaboration Annexe 2 : Questionnaire Centres de Brûlés Annexe3 : Questionnaire Eau Chaude sanitaire Rapport final EBA (version octobre 2001) 2

3 Préambule : La première version du présent rapport a été rédigée en mars 2001 et couvre la première phase du projet, de novembre 1999 à décembre Cette première phase a été consacrée à l étude, par questionnaire, des Centres de grands brûlés en Europe. Contrairement à la version de mars 2001, la présente version (octobre 2001) prend en considération les réponses aux questionnaires parvenues des Centres de brûlés en France, établies à la même période (durant l année 2000) mais transmises en septembre Rapport final EBA (version octobre 2001) 3

4 PREMIÈRE PARTIE : DESCRIPTIF DE LA DEMARCHE Rapport final EBA (version octobre 2001) 4

5 .1 MOTIVATION.1.1 IMPORTANCE ET GRAVITÉ DES TRAUMATISMES CAUSÉS PAR LES BRÛLURES Les brûlures représentent une priorité de santé publique car elles sont fréquentes, graves, nécessitant des hospitalisations longues et leur traitement ne permet pas de guérir complètement. Dès lors, la prévention des brûlures revêt une importance accrue. Pour déterminer les objectifs et les stratégies de prévention, la connaissance de la fréquence et des circonstances des brûlures graves est essentielle..1.2 DONNÉES LACUNAIRES CONCERNANT LES BRÛLURES Les données disponibles dans ce domaine sont lacunaires et ne reflètent que partiellement la situation. Plusieurs études ont mis à jour les difficultés de recueil et de centralisation des données. Si on se réfère au système EHLASS, qui constitue actuellement le seul outil européen qui relève les accidents domestiques, on y trouve les brûlures récoltées par les services d'urgence d'hôpitaux généraux. Lorsque ceux-ci disposent d'un service pour grands brûlés, EHLASS n'enregistre pas les victimes brûlées qui sont orientées directement vers ce service et ne suit pas l'évolution des patients transférés dans une unité de grands brûlés..1.3 INTÉRÊT D'UN ENREGISTREMENT PAR LES CENTRES DE GRANDS BRÛLÉS Un enregistrement par les Centres de brûlés doit permettre d'obtenir des informations sur les caractéristiques des victimes de brûlures graves qui s'adressent à ces Centres, en rapport avec celles qui sont hospitalisées en hôpital général. La problématique de la brûlure pourrait particulièrement être bien étudiée à partir de données fournies par ces Centres spécialisés dans le traitement spécifique de ces pathologies. L'uniformisation de la récolte des données permettra la comparaison des données entre Centres d'un même pays et au niveau international afin de s'interroger sur les causes d'éventuelles différences, d'adopter les stratégies de prévention les plus appropriées et d'évaluer leur efficacité. L'objectif est d'arriver à une récolte établie dans le long terme et réalisée par l'ensemble des Centres de brûlés..1.4 ABSENCE DE RECUEIL DANS LES CENTRES DE BRÛLÉS Plusieurs tentatives visant la coordination de la production de données par les Centres de brûlés sont restées sans effet. Cette incapacité à organiser un système de recueil de données épidémiologiques s'explique par diverses raisons. La première est le manque de liaison et d'intérêts communs entre les médecins de santé publique responsables de la prévention et les médecins spécialistes de la brûlure. La seconde raison importante est l'incertitude qui pèse sur la représentativité des Centres de brûlés et la difficulté de définir la couverture afin de déterminer l'incidence des brûlures. Rapport final EBA (version octobre 2001) 5

6 .2 RAPPEL DES OBJECTIFS ASSIGNÉS AU PROJET Définir les conditions nécessaires à l'implantation d'un système de récolte de données auprès des Centres de grands brûlés des pays européens, en vue d'obtenir une représentativité optimale des données, de garantir la qualité des données recueillies, et de favoriser les échanges avec les autres systèmes d'information sur les blessures..3 MÉTHODOLOGIE DE LA PREMIÈRE ÉTAPE (NOVEMBRE DÉCEMBRE 2000) 1. Etablissement d'un réseau "fiable" de coordonnateurs nationaux ; 2. Evaluation de la motivation des Centres de grands brûlés à participer au programme ; 3. Evaluation de la capacité des Centres concernés à récolter les données et à utiliser un réseau informatique pour les communiquer ; 4. Possibilité d'application à la problématique des brûlures par eau chaude sanitaire..4 DÉROULEMENT DES ACTIVITÉS.4.1 CHOIX DES COORDONNATEURS DANS CHAQUE PAYS C'est au sein de The European Burns Association que les coordonnateurs ont été recrutés. Cette association active depuis 1993 regroupe plus de 1500 membres représentatifs des Centres des grands brûlés, des associations actives dans la prévention des brûlures et l'aide aux grands brûlés. Des contacts ont été pris avec 22 personnes issues de 17 pays. Celles-ci ont été choisies pour leur intérêt pour la prévention des brûlures, leur connaissance des Centres de grands brûlés de leur pays, leur position reconnue au niveau national. Différents contacts ont été établis par le secrétariat du programme et par le coordonnateur scientifique, lui-même président de EBA : Lors du congrès de EBA en Grèce (1999), des représentants de 15 pays ont marqué leur intérêt pour le projet suite à un exposé effectué par le Docteur Latarjet ; Une première lettre a été envoyée aux personnes pressenties afin de présenter les objectifs du projet et son organisation, proposer un accord de participation et inviter à participer à une réunion lors d'un symposium organisé par EBA ; Une convention établissant les modalités de collaboration entre l'équipe de coordination et le coordonnateur national a été établie. (annexe 1). Rapport final EBA (version octobre 2001) 6

7 .4.2 EVALUATION DES CAPACITÉS À COLLECTER DES DONNÉES Un questionnaire (annexe 2) a été élaboré et envoyé à tous les coordonnateurs afin qu'ils les transmettent à tous les Centres de grands brûlés et que nous puissions : identifier le plus précisément possible les Centres de grands brûlés de chaque pays (personne de contact et coordonnées) ; connaître le type de données déjà collectées ; connaître les systèmes informatiques utilisés ; connaître les réseaux Intranet et Internet existants ; connaître les applications utilisées par les systèmes informatiques ; connaître les systèmes de codification ; repérer les transferts de données vers un ou plusieurs réseaux ; repérer les capacités à intégrer de nouveaux items dans les systèmes de collecte de données existants Un questionnaire (annexe 2, items 9 et 10) a été envoyé aux coordonnateurs afin de connaître les lieux de soins des brûlures graves dans chaque pays et la représentativité des brûlures graves traitées dans les Centres de grands brûlés..4.3 APPLICATION À LA PROBLÉMATIQUE DES BRÛLURES PAR EAU CHAUDE SANITAIRE Afin de pouvoir apprécier la capacité de chaque Centre à intégrer de nouvelles données, nous avons fait le choix de proposer une application concrète limitée à un type de brûlure : celles causées par l'eau chaude sanitaire. Les liquides chauds sont la cause la plus fréquente des brûlures Dans les études EHLASS, les liquides chauds sont la cause la plus fréquente des brûlures. Le feu, les flammes et les explosions viennent ensuite ainsi que le contact avec des objets chauds. La plupart des brûlures chez le jeune enfant sont causées par des liquides chauds (café, thé) et par l eau du robinet, en particulier l eau du bain. La peau des enfants est plus fine et la surface de peau atteinte est souvent proportionnellement plus élevée que chez l adulte. Une étude EHLASS réalisée en France en 1994 montrait que 14% des enfants entre 0 et 5 ans hospitalisés pour des brûlures avaient été victimes d un accident avec de l eau chaude du robinet (Dr C. Duval, Etude EHLASS sur les brûlures, Ministère des Affaires Sociales, de la Santé et de la Ville). Dans l étude EHLASS belge de 1995, la durée moyenne de séjour à l hôpital était, tous âges confondus, de 23,8 jours pour les brûlures liées aux équipements de salle de bain, contre 9,4 jours de moyenne pour l ensemble des accidents. Les conséquences des brûlures par eau chaude sanitaire peuvent être réduites par la mesure passive de limitation de la température de l eau. Une mesure théoriquement simple de prévention des brûlures par eau chaude sanitaire est la limitation de la température de l'eau chaude. A 70 C, une brûlure profonde se produit Rapport final EBA (version octobre 2001) 7

8 après une seconde d'exposition, alors que 30 secondes sont nécessaires à 55 C et plusieurs minutes à 50 C. Techniquement, une limitation de la température de l'eau peut être réalisée soit au niveau de la source (boilers ou chauffe eau), soit au niveau de la canalisation de la salle de bain, soit au niveau des robinets. Aux Etats-Unis, deux Etats ont adopté une réglementation limitant la température à la sortie des chauffe eau entre 49 et 52 C. Cette mesure a entraîné une chute de 50% du nombre des enfants victimes de brûlures traitées à l'hôpital. En Grande-Bretagne et aux Pays-Bas, ce type de prévention semble avoir également été efficace Evaluation de la capacité d'intégrer de nouveaux items dans les bases de données existantes. Il a été proposé aux coordonnateurs de prendre contact à nouveau avec chacun des Centres de grands brûlés de leur pays afin de : diffuser un questionnaire identifiant les données concernant tous les patients brûlés par eau chaude sanitaire (annexe 3) ; fournir les remarques concernant le contenu et la forme du questionnaire ; récolter les réactions des Centres quant aux possibilités d'intégrer ces données dans le système existant ; repérer les difficultés liées à cette opération Intégration de l'approche préventive. Il a été demandé à chaque coordonnateur de situer l'état de la législation concernant la température de l'eau chaude sanitaire en vigueur dans son pays. Rapport final EBA (version octobre 2001) 8

9 DEUXIÈME PARTIE: RÉSULTATS Rapport final EBA (version octobre 2001) 9

10 .1 DESCRIPTIF DE LA PARTICIPATION.1.1 MISE EN PLACE D'UN RÉSEAU DE COORDONNATEURS NATIONAUX Dès les premiers contacts, 12 personnes se sont engagées dans le programme. En ce qui concerne cinq pays, une seconde personne a dû être contactée soit par absence de réponse au premier envoi, soit par transfert à la personne compétente. Des rappels successifs ont été envoyés par courrier postal ou auprès de plus de la moitié des personnes contactées. A l'issue de ces démarches, 17 coordonnateurs se sont engagés dans le programme. Ils le coordonnent dans les pays suivants : Allemagne, Belgique, Bulgarie, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grèce, Irlande, Italie, Norvège, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni, Slovaquie, Suède, Tchéquie. Le tableau ci-dessous présente la liste des coordonnateurs nationaux qui se sont engagés dans le projet. La dernière colonne de ce tableau indique le nom de l hôpital au sein duquel le coordonnateur exerce sa profession. PAYS COORDONNATEUR HÔPITAL ALLEMAGNE Dr EISENBEISS Werner Medizinische Universitat zu Lübeck Plastische Chirurgie BELGIQUE Dr MONSTREY Stan University Hospital Gent Department of Plastic Surgery BULGARIE Dr HADJIISKI Ognian Emergency Inst. «Pirogov» Burns Centre DANEMARK Dr ALSBJORN Bjarne Rigshospital Burns Unit ESPAGNE Dr GOMEZ-CIA Tomas Hospital Virgen del Rocio FINLANDE Dr VUOLA Jyrki Helsinki University Central Hospital Dept. of Plastic Surgery FRANCE Dr GRIFFE Olivier Hôpital Lapeyronie Service des Brûlés GRÈCE Dr IOANNOVICH Ioannis General State Hospital of Athens G. Gennihatasu IRLANDE Dr O DONNEL Margaret St James Hospital Burns Unit ITALIE Dr BARISONI Dino Azienda Ospedaliera Divisione di Chirurgia Plastica NORVÈGE Dr KLEPPE Geir Haukeland University Hospital - Dept. Plastic Surgery PAYS-BAS Dr VLOEMANS A F P M Rode Kruis Ziekenhuis Burn Center PORTUGAL Dr CRUZEIRO Celso Hospitais Da Universitade De Coimbra Codex Unidade de Queimados ROYAUME- Withington Hospital Burns & Wound Research Dr DUN Kenneth UNI Office SLOVAQUIE Dr KOLLER Jan Ruzinov General Hospital Burn Center SUÈDE Dr SJOBERG Folke Plastic Surgery University Hospital Burn Unit Dept. of hand and plastic surgery TCHÉQUIE Dr BRYCHTA Pavel University Hospital Brno-Bohunice Burn and reconstructive Surgery Center Rapport final EBA (version octobre 2001) 10

11 .1.2 RECRUTEMENT DES CENTRES DE BRÛLÉS Nous avons envoyé un premier questionnaire à tous les coordonnateurs nationaux. Ceux-ci devaient le diffuser dans chaque Centre de brûlés. Le tableau ci-dessous reprend le nombre de Centres ayant répondu au questionnaire en 2000, par rapport au nombre total de Centres de brûlés identifiés par EBA dans chaque pays à ce moment. PAYS NOMBRE DE CENTRES DE BRÛLÉS IDENTIFIÉS NOMBRE DE CENTRES AYANT TRANSMIS LEUR QUESTIONNAIRE ALLEMAGNE BELGIQUE 7 7 BULGARIE 1 1 DANEMARK 1 1 ESPAGNE 11 7 FINLANDE 1 1 FRANCE 23 9 GRÈCE 4 - IRLANDE 5 1 ITALIE 12 7 NORVÈGE 1 1 PAYS-BAS 3 3 PORTUGAL 6 6 RÉPUBLIQUE TCHÈQUE 4 2 ROYAUME-UNI SLOVAQUIE 2 2 SUÈDE 4 2 TOTAL Sur un total de 151 Centres, 80 ont répondu au questionnaire envoyé par chaque coordonnateur national..1.3 ANALYSE DES TAUX DE RÉPONSE Le tableau ci-dessus nous propose un aperçu du taux de réponse des Centres de brûlés au premier questionnaire. Ainsi, le taux de participation des Centres est de 53%. Nous ne pouvons transmettre aucune information provenant de Grèce. En ce qui concerne neuf pays (Belgique, Bulgarie, Danemark, Finlande, Norvège, Pays-Bas, Portugal, Slovaquie), les informations couvrent tous les Centres. Plusieurs pays n ont renvoyé qu une partie des informations, par manque de temps ou par absence de motivation de certains Centres. Ainsi, en Italie 7 Centres sur 12 ont transmis leur réponse ; en République Tchèque, 2 Centres sur 4 ; au Royaume-Uni, 17Centressur34;en Allemagne, 13 Centres sur 32 ; en Irlande, 1 Centre sur 5 ; en Suède, 2 Centres sur les 4 Centres du pays, en Espagne, 7 Centres sur les 11 et en France, 9 Centres sur les 23. Rapport final EBA (version octobre 2001) 11

12 .2 CAPACITÉ À RÉCOLTER ET TRANSMETTRE LES DONNÉES Remarque préalable Dans la suite du présent rapport, nous avons tenu compte des informations transmises par les Centres qui, en 2000, déclaraient informatiser leurs données sur les patients brûlés. En effet, en cas de non informatisation des données, l instruction était de ne pas poursuivre le remplissage du questionnaire (se référer à la question 1 du questionnaire se trouvant à l annexe 2). Certains Centres ont néanmoins poursuivi le remplissage du questionnaire malgré le système manuel de collecte de données dont ils disposaient (exemple de la Bulgarie). Le cas échéant, ces informations seront exploitées ultérieurement..2.1 EXISTENCE DE DONNÉES COLLECTÉES INFORMATISÉES Les tableaux ci-dessous nous informent de l'enregistrement informatique des données sur les patients souffrant de brûlure, dans chaque Centre, selon la situation de ces Centres en 1999 et Sur les 80 questionnaires que nous avons réceptionnés, 54 Centres informatisent les données sur les patients brûlés. Le premier tableau concerne les 8 pays dont la totalité des Centres nous ont transmis des réponses et le second tableau, les 7 pays pour lesquels une partie des Centres ont répondu. PAYS DONT LA TOTALITÉ DES CENTRES ONT TRANSMIS LEURS RÉPONSES CENTRES DONT LES DONNÉES SONT INFORMATISÉES DONNÉES COMPLÈTEMENT INFORMATISÉES DONNÉES PARTIELLEMENT INFORMATISÉES ABSENCE DE RÉPONSE AUCUNE DONNÉE INFORMATISÉE BELGIQUE BULGARIE DANEMARK FINLANDE NORVÈGE PAYS-BAS PORTUGAL SLOVAQUIE TOTAL Des renseignements erronés sur le Centre de Loverval devraient pouvoir être corrigés par la suite. Rapport final EBA (version octobre 2001) 12

13 PAYS DONT UNE PARTIE DES CENTRES ONT RÉPONDU CENTRES DONT LES DONNÉES SONT DONNÉES COMPLÈTEMENT INFORMATISÉES INFORMATISÉES DONNÉES PARTIELLEMENT INFORMATISÉES ABSENCE DE RÉPONSE AUCUNE DONNÉE INFORMATISÉE ALLEMAGNE FRANCE ESPAGNE IRLANDE ITALIE ROYAUME-UNI SUÈDE TCHÉQUIE TOTAL TOTAL GÉNÉRAL TYPE DE DONNÉES INFORMATISÉES L'entièreté des Centres de brûlés qui enregistrent leurs données sur ordinateur collectent : des informations concernant l'identification du patient: âge, sexe, n d'identification ou nom, ( ) ; des données cliniques : degré et étendue de la brûlure, zone atteinte, type de soins (médical et/ou chirurgical), complications, suivi, ( ) ; des données étiologiques. Certains centres récoltent des données plus spécifiques qui nous intéressent particulièrement, dans le cadre de notre programme de prévention. Voici, de façon non exhaustive, les principales données relevées dans les divers Centres de brûlés : Dates et heures de l'accident: 2 Centres au Portugal, 2 Centres en Suède, 2 Centres en Italie. Pour la Belgique, l Allemagne et la Finlande,chacununCentreetlaFrance ; Lieu de l'accident: France, Portugal, Pays-Bas, Finlande, Suède, 2 Centres en Italie, 3 Centres en Allemagne (précision: à domicile, au travail, accident de circulation, suicide, ) ; Temps écoulé entre accident et premier soin: Portugal, Belgique, Portugal, Allemagne (2 Centres) ; Traumatismes associés: Slovaquie, Allemagne, France ; Distinction entre les causes de l'accident (flamme, ébouillantement, ) et les circonstances (tentative de suicide, ): Pays-Bas, France, Danemark (celui-ci reprend des données complémentaires: cigarettes, électricité, abus de drogue ou alcool), Portugal, 2 Centres en Allemagne (dont un précise davantage: flamme, liquide chaud, contact, électricité, explosion), Finlande ; Incapacité de travail avant et après le traumatisme: Suède ; Responsabilité: Italie, France ; Rapport final EBA (version octobre 2001) 13

14 Présence d'un témoin: Italie ; Soins avant l'arrivée à l'hôpital: Portugal, 3 Centres en Allemagne (traitement à l'eau froide), France..2.3 UTILISATION D'UNE FICHE D'ENCODAGE Centres avec données informatisées PAYS Total Nombre de Centres qui utilisent une fiche d encodage ALLEMAGNE 11 7 BELGIQUE 3 2 DANEMARK 1 1 ESPAGNE 5 5 FINLANDE 1 1 FRANCE 6 4 IRLANDE 1 - ITALIE 6 5 NORVÈGE 1 - PAYS-BAS 2 2 PORTUGAL 5 4 RÉPUBLIQUE TCHÈQUE 2 2 ROYAUME-UNI SLOVAQUIE 2 - SUÈDE 2 1 TOTAL UTILISATION D UN SYSTÈME DE CODAGE Seuls les Centres du Danemark et d Irlande codent toutes leur données. En Belgique, en Norvège, en Finlande, en Slovaquie, en Suède aucun Centre n effectue de codage des données. En Espagne, 4 Centres sur les 5 ayant des données informatisées codent toutes leurs données Dans les autres pays, un faible pourcentage de Centres codent toutes les données récoltées. 2 Centres au Royaume-Uni, un Centre en Allemagne, un Centre en Italie, un Centre au Portugal,unCentreauxPays-Bas et 2 Centres en France Dans ces pays, quelques Centres codent certaines données concernant : le diagnostic, les données administratives du patient, les «clinical dates». 2 Un des Centres du Royaume-Uni ne nous a pas transmis de réponse à cette question. Rapport final EBA (version octobre 2001) 14

15 Les systèmes de codage les plus fréquemment utilisés sont ICD 9-CM, ICD 10 et le systèmedel OMS. Au Royaume-Uni, différents systèmes sont utilisés : ICPM, OPCS-4, Magic Growing Software, BPC, READ-HALL, HRG-HALL, OPCS-Procedures. En République Tchèque on utilise le «Czech General Insuarance Company Coding System.» En France, on utilise le système PMSI-OMEGA.2.5 SYSTÈMES ET PROGRAMMES INFORMATIQUES UTILISÉS a. Type d ordinateur. La plupart des Centres de brûlés travaillent sur des ordinateurs de type PC. b. Systèmes d exploitation. Tous les Centres de brûlés qui travaillent sur PC utilisent un système d exploitation Windows : Windows 95, Windows 98, Windows 2000, Windows NT 3 et NT4. Quelques Centres utilisent le système d exploitation UNIX. c. Programmes d application. Les Centres travaillant sur PC sont équipés de programme d application Microsoft. Ils utilisent tous Microsoft Word 97 ou 2000, Microsoft Excel 97 ou 2000, Microsoft Access 97 ou 2000, Microsoft PowerPoint 97 ou CONNEXION À UN RÉSEAU a. Connexion à un réseau Intranet. La totalité des Centres ayant des données informatisées du Danemark, d Espagne, de Norvège et de Slovaquie travaillent en réseau. Le type de réseau utilisé en Norvège : Windows NT Le type de réseau utilisé en Slovaquie : Linux Windows 98 Le type de réseau utilisé en Espagne : Windows NT UNIX (1 Centre) Novel 4.11 Rapport final EBA (version octobre 2001) 15

16 Les deux Centres de République Tchèque et de Suède ayant des données informatisées possèdent un réseau. Le type de réseau utilisé en République Tchèque : Windows 98 Le type de réseau utilisé en Suède : Windows NT En Italie, 5 Centres sur les 6 qui ont des données informatisées ont un réseau. Le type de réseau utilisé en Italie : Windows 98 (2 Centres) Windows NT (3 Centres) En Allemagne, 9 Centres sur les 11 ayant des données informatisées possèdent un réseau. Le type de réseau utilisé en Allemagne: Windows NT (8 Centres) Windows 2000 (1 Centre) Aux Pays-Bas, 2 Centres possèdent un réseau. Le type de réseau utilisé aux Pays-Bas. Windows NT En Belgique, 2 Centres sur les 3 Centres ayant des données informatisées ont un réseau. Le type de réseau utilisé en Belgique : Windows NT HMRAsmd.be En France, 5 Centres sur les 6 ayant des données informatisées possèdent un réseau. Le type de réseau utilisé en France : Windows 98 Windows NT Au Royaume-Uni, seuls 3 Centres sur les 6 ayant des données informatisées possèdent un réseau. Le type de réseau utilisé au Royaume-Uni : Windows 98 Windows 2000 Novelle netware Au Portugal, seulement un Centre sur les 5 ayant des données informatisées possède un réseau. Le type de réseau utilisé au Portugal : Windows NT Novel 3.01 Le seul Centre de Finlande ne possède pas de réseau. En Irlande, le seul Centre ayant transmis sa réponse n a pas de réseau. Rapport final EBA (version octobre 2001) 16

17 b. Connexion au réseau Internet. La totalité des Centres du Danemark, de Finlande, de Norvège et de Slovaquie possèdent une connexion à Internet. Parmi les Centres qui ont des données informatisées de France, d Espagne, de République Tchèque, etdesuède, tous ont une connexion à Internet. L Allemagne et l Italie présentent des chiffres assez similaires : respectivement 10 Centres sur 11 (pour l Allemagne) et 6 sur 7 (pour l Italie) possèdent une connexion à Internet. Au Portugal, en Belgique et aux Pays-Bas, 2/3 des Centres possèdent une connexion à Internet (soit respectivement 4 Centres sur 5 pour le Portugal et 2 Centres sur 3 pour la Belgique et les Pays-Bas). Au Royaume-Uni, sur les 6 Centres qui ont des données informatisées, seulement 2 possèdent une connexion Internet. Le seul Centre d Irlande ayant répondu n a pas de connexion à Internet. c. Type de connexion à Internet. République Tchèque : LAN 64 K Royaume-Uni : RTC 64 K et LAN 512 K Allemagne : Modem RTC 33 K Modem RTC 57 K (3 Centres) ISDN 64 K Danemark : LAN 2 G France : LAN 128 K Modem RTC 33 K Modem RTC 57 K Modem RTC 64K Italie : Modem RTC 33 K Modem RTC 57 K (2 Centres) Modem RTC 64 K LAN 128 K (2 Centres) Norvège : LAN 256 K Rapport final EBA (version octobre 2001) 17

18 Portugal : Modem RTC 64 K ISDN 128 K LAN 512 K Slovaquie : LAN 128 K Espagne : Modem RTC 33 K Modem RTC 57 K ADSL 128 K LAN 64 K LAN 512 K Suède :LAN1G Pays-Bas :ISDN128KetLAN1G La Belgique ne nous a pas transmis de réponse à cette question. d. Transfert de données. Les Centres de brûlés de Belgique, de République Tchèque, du Danemark, de Finlande, d Allemagne, d Irlande, d Italie, denorvège, deslovaquie, d Espagne et des Pays-Bas ne transfèrent pas leurs données sur un réseau. Au Royaume-Uni, 1 Centres transfère ses données sur réseau. Au Portugal, 1 Centre transfère ses données sur réseau. En France, 3 Centres transfèrent leurs données sur réseau. En Suède, les 2 Centres transfèrent leurs données sur réseau. L un sur le réseau SQL 7, serveur connecté à l «Internal Hospital Network, NT». L autre sur le réseau «Swedish BUD (Burn Unit Database)» tirant son origine de Linköping..3 REPRÉSENTATIVITÉ DE LA POPULATION TRAITÉE PAR LES CENTRES DE BRÛLÉS C est à partir de l évaluation effectuée par les coordonnateurs nationaux que sont fournies les informations quant au rapport existant entre le nombre de patients souffrant de brûlures hospitalisés dans des hôpitaux généraux et le nombre total de patients hospitalisés pour brûlure. Les coordonnateurs nationaux de l Angleterre, la Finlande, la France, la Grèce, l Irlande, l Italie et l Espagne, n ont transmis aucune réponse à ce propos. La réponse de la Bulgarie est incomplète. Rapport final EBA (version octobre 2001) 18

19 Les Pays-Bas et la Suède ont des taux de respectivement 80% et 83% (entre 80-85%) de patients souffrant de brûlures qui sont hospitalisés dans des hôpitaux généraux. Le Portugal et la Slovaquie donnent des chiffres assez similaires : 58% (au Portugal) et 60% (en Slovaquie) des patients hospitalisés pour brûlure le sont dans des hôpitaux généraux. La Norvège a un taux s étendant entre 60% et 70%. La République Tchèque estime le taux d hospitalisation de brûlés dans des hôpitaux généraux à 30%. Le Danemark, la Belgique et l Allemagne montrent des taux particulièrement bas, de 10% (Danemark et Belgique) et de 10-20% d hospitalisation de patients brûlés dans des hôpitaux généraux. L évaluation nous a également permis de connaître l opinion du coordonnateur national quant à la possibilité de tirer des conclusions épidémiologiques uniquement à partir des patients hospitalisés dans des Centres spécialisés. Le Portugal, la Bulgarie, le Danemark, l Allemagne, la République Tchèque et la Belgique pensent que le nombre de patients admis dans des Centres de brûlés est suffisamment représentatif pour tirer des conclusions épidémiologiques. Les Pays-Bas, la Slovaquie et la Suède estiment que le nombre de patients admis dans des Centres de brûlés n est pas suffisamment représentatif. Les coordonnateurs des deux pays estiment que les patients admis dans des Centres de brûlés souffrent davantage de brûlures sévères. La Norvège estime également que la population de son Centre de brûlés n est pas représentative et qu il est nécessaire de coopérer avec les 5 hôpitaux régionaux pour collecter des données représentatives, chacun de ces hôpitaux possédant un département de chirurgie plastique..4 CAPACITÉ À INTÉGRER DE NOUVEAUX ITEMS DANS LES SYSTÈMES DE COLLECTE DE DONNÉES EXISTANTS Il s agissait d évaluer la possibilité qu ont les Centres de brûlés qui possèdent déjà un système de collecte des données, d intégrer dans ce système de nouveaux items se rapportant spécifiquement aux brûlures causées par l eau chaude sanitaire. Les Coordonnateurs nationaux, à partir d un questionnaire proposé par les promoteurs du projet, ont interrogé les Centres de brûlés de leur pays. Rapport final EBA (version octobre 2001) 19

20 PAYS Centres ayant des données informatisées Centre n'ayant pas la capacité Centres qui d intégrer se sont de abstenus de nouveaux répondre. items dans leur système. Centres ayant la capacité d'intégrer de nouveaux items dans leur système Total ALLEMAGNE BELGIQUE DANEMARK ESPAGNE FINLANDE FRANCE IRLANDE ITALIE NORVÈGE PAYS-BAS PORTUGAL TCHÉQUIE ROYAUME-UNI SLOVAQUIE SUÈDE TOTAL Plusieurs Centres au Royaume-Uni projettent de combiner le questionnaire EBA, à la base de données BBA. Un autre explique que la plupart des informations reprises dans ce questionnaire sont déjà collectées..5 ETAT DES LÉGISLATIONS NATIONALES RELATIVES À LA TEMPÉRATURE DE L EAU CHAUDE SANITAIRE Seul 7 pays ont répondu à cette question. Les coordonnateurs de Bulgarie, du Portugal et de la Slovaquie nous informent qu il n y a aucune loi, dans leur pays, réglementant la température de l eau chaude sanitaire. Le coordonnateur de Suède affirme qu il n y a aucune loi dans son pays relative à cela. Par contre, il existe une recommandation du «Public Departement» qui stipule que l eau chaude sanitaire ne doit pas dépasser les 50 C. Rapport final EBA (version octobre 2001) 20

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