santé ESSENTIEL Dépistage du cancer du sein : l avez-vous fait? MAGAZINE Garder les mains propres

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "santé ESSENTIEL Dépistage du cancer du sein : l avez-vous fait? MAGAZINE Garder les mains propres"

Transcription

1 santé BIMESTRIEL DES ADHÉRENTS DES MUTUELLES D HARMONIE MUTUELLES ÉDITION ENTREPRISES - JUIN 2006 Nº 1 ESSENTIEL MAGAZINE SOCIÉTÉ Changer notre regard sur les personnes handicapées SANTÉ Garder les mains propres PRÉVENTION Dépistage du cancer du sein : l avez-vous fait?

2 SOMMAIRE 3 ACTUALITÉS 7 Parler de la sexualité avec fraîcheur en y associant toujours les sentiments. SOCIÉTÉ 7 SANTÉ 13 7 ADOLESCENTS ET SEXUALITÉ Comment leur en parler sans brusquerie, en respectant l intimité de chacun? 10 CHANGER NOTRE REGARD SUR LES PERSONNES HANDICAPÉES Faire une vraie place aux handicapés dans la société LE DROIT DE CONDUIRE Responsabiliser chaque conducteur sur son aptitude à prendre le volant. DÉPISTAGE DU CANCER DU SEIN : L AVEZ-VOUS FAIT? La plupart des cancers du sein guérissent, surtout ceux détectés précocement. 18 ÉVITER LES CARENCES ALIMENTAIRES Pour les plus de 60 ans, l équilibre alimentaire doit être une préoccupation constante. 20 ÉCHOGRAPHIES : RÉVÉLATIONS EN IMAGES En deux, trois ou quatre dimensions, l échographie révèle les secrets du corps humain. 10 Les personnes handicapées doivent avoir les mêmes droits que chacun. 13 Le dépistage régulier du cancer du sein pourrait éviter décès par an. MUTUELLE GARDER LES MAINS PROPRES De l eau et du savon, pour chasser les microbes. 25 LES INFOS DE VOTRE MUTUELLE Actualités, conseils pratiques sur les garanties proposées par votre mutuelle, les services mis à votre disposition 18 Chez les seniors, les besoins énergétiques sont au moins équivalents à ceux des adultes plus jeunes. Pour contacter la rédaction : Magazine paraissant cinq fois par an, édité par Harmonie Mutuelles (union soumise aux dispositions du livre III du code de la mutualité). Siret : Centre Espace Performance, Bât. G, Saint-Grégoire Cedex. Tél. : Directeur de la publication: Claude Hemme Directrice presse-rédactrice en chef: Anne-Marie Guimbretière Rédacteurs en chef adjoints: Marie-France Lacour, Christian Jary, Brigitte Imber Collaboratrice de la rédaction: Armelle Collouard «Essentiel Santé Magazine» est sous copyright Tirage toutes éditions: exemplaires Le numéro : 0,52 L abonnement: 2,60 Publication membre de l ANPCM, de la FNPS et du SPS Conception-réalisation: Tél. : Photo de couverture : Andreas Hub/Laif-Rea Impression : Presses de Bretagne, ZI Sud-Est, rue des Charmilles, Cesson- Sévigné Cedex Dépôt légal: à parution.

3 ACTUALITÉ SANTÉ journal Le de mutuelle votre Nouveau lecteur ou ancien abonné du Mutualiste Releya, du Mutualiste Breton, de Mutuelle magazine ou d Essentiel Santé, vous découvrez aujourd hui le nouveau journal de votre mutuelle : Essentiel Santé Magazine. Chez vous cinq fois par an, il vous informera sur les garanties et les services de votre mutuelle qui peuvent vous être utiles, ses actions et ses réalisations. Axé sur la santé, il vous apportera aussi des conseils de prévention et vous aidera à décrypter le système de soins pour mieux l utiliser. Essentiel Santé Magazine est l aboutissement d une collaboration entre mutuelles dans le cadre de la construction du groupe Harmonie Mutuelles. Un groupe auquel votre mutuelle participe activement et qui rassemble aujourd hui plus de 2,4 millions de personnes au sein de la Mutualité française. Complétant les services de votre mutuelle, Essentiel Santé Magazine fait suite à une large consultation d adhérents et d élus mutualistes qui ont contribué à la qualité du magazine que vous avez entre les mains. Claude Hemme Président d Harmonie Mutuelles PHOTOS : PETER CADE/GETTY - M. GAILLARD/REA Parcours de santé mutualiste : le chantier démarre. Les mutuelles entendent proposer, demain, un circuit balisé et expertisé à leurs adhérents. C est le vœu exprimé au congrès de la Mutualité française à Lyon, du 8 au 10 juin. Objectif : garantir une meilleure information sur la qualité des soins, des tarifs médicaux clairs et négociés, et un remboursement optimum. Plusieurs axes se dégagent. Le premier vise à améliorer les démarches de prévention telles que la lutte contre le tabagisme, le dépistage des cancers ou la santé buccodentaire. La seconde piste concerne l accompagnement des malades et de leur entourage. Les mutuelles pourraient ainsi proposer à leurs adhérents de nouveaux services d orientation et de conseil. Dernier axe : la Mutualité française souhaite passer des accords avec les professionnels de santé afin de garantir à ses adhérents l accès aux meilleurs soins. Crèmes solaires : choisir le bon indice. Le soleil revient, tant mieux! Mais il est indispensable de se protéger contre ses effets en utilisant des crèmes appropriées et renouvelées chaque année. Leur étiquetage change : désormais, il existe quatre niveaux de protection : faible (6-14), moyen (15-29), haut (30-59) et très haut (plus de 60). Les indices inférieurs à 6 sont inefficaces, et au-delà de 60, inutiles. Essentiel Santé Magazine - juin

4 ACTUALITÉ SANTÉ La fibre du bénévolat. L Association des paralysés de France- Évasion (APF-Évasion) recrute bénévoles pour accompagner vacanciers handicapés lors de séjours de deux semaines à un mois, entre juin et septembre. Pour remplir cette mission, il faut être âgé de 18 ans et avoir une certaine résistance physique et morale, mais aucune formation spécifique n est demandée. Le gîte et le couvert sont offerts aux accompagnateurs et les frais de transport leur sont remboursés. Les candidatures sont à adresser, dès à présent et sans limite de date, à : APF-Évasion, 17, boulevard Auguste-Blanqui, Paris. Tél. : ou sur L ostéodensitométrie remboursée. À partir du mois de juillet 2006, l examen de prévention de l ostéoporose, l ostéodensitométrie, sera remboursé à 70 % par l assurance maladie. Un million de femmes vont pouvoir en bénéficier. Chaque année, les fractures causées par l ostéoporose coûtent plus de 500 millions d euros. 40% La vie après un cancer L espérance de vie d une personne qui a eu un cancer est quasiment la même (2 % de rechute seulement), dix ans après la détection de la maladie, que celle de l ensemble de la population. Mieux, pour certains cancers localisés (sein, ovaire, utérus, prostate, testicule, thyroïde, mélanome), il n y a plus d excès de risque dès cinq ans après le diagnostic. C est ce que vient de démontrer une récente étude de l Inserm consultable sur fr/fr/presse/dossiers_presse/ Une carte pour les asthmatiques. Comment aider un asthmatique lors d une crise sévère? L association Asthmes et allergies met une carte à leur disposition, gratuitement. Elle décrit l attitude à adopter, notamment par l entourage. La carte doit être remplie par un médecin qui y portera les informations personnelles du malade. Renseignements au (appel gratuit) ou sur asmanet/asthme. C est le chiffre encourageant de la baisse du taux de suicides chez les ans depuis Même diminution sensible chez les plus de 60 ans (-15 %). Au total, vies ont été sauvées chaque année. Mais les chiffres restent d une stabilité préoccupante chez les ans (plus de cas par an). M. YATES/GETTY EN BREF S informer sur les maladies nosocomiales est un site d information sur les mesures de prévention appliquées par les autorités sanitaires et qui fournit des conseils simples d hygiène. Pour obtenir des conseils personnalisés : numéro Azur (coût d un appel local), du lundi au vendredi, de 9 h à 18 h. En savoir plus sur la grippe aviaire Deux possibilités pour obtenir des renseignements sur la grippe aviaire. Sur Internet : le site de l Agence de sécurité sanitaire des aliments, et par téléphone, Info grippe aviaire au (0,15 /min), 7 j/7, de 8 h à 21 h. Le bon numéro du cœur Il faut appeler le 15 (Samu) en cas de crise cardiaque : c est de loin le moyen le plus efficace. La Société française de cardiologie souligne que 54 % des patients qui se rendent directement aux urgences perdent du temps et diminuent leurs chances de survie. PHOTODISC 4 Essentiel Santé Magazine - juin 2006

5 Déremboursés et remplacés De nouveaux médicaments à «service médical rendu insuffisant» sont déremboursés. Pour les remplacer, il suffit parfois de modifier ses habitudes en respectant les quelques conseils qui suivent. Expectorants : en cas d encombrement des voies respiratoires, s hydrater et nettoyer le nez avec du sérum physiologique. Phytothérapie : une bonne hygiène de vie remplace avantageusement les produits à base de plantes. Oligoéléments : souvent employés pour lutter contre la fatigue, ils sont inutiles. Enfin, en cas de diarrhée, il est plutôt conseillé de boire beaucoup, de s alimenter avec du riz et de manger des fruits frais pour lutter contre la constipation. N hésitez pas à demander conseil à votre médecin ou à votre pharmacien. P. ALIX/PHANIE Orphanet, les maladies rares sur le Net Certaines maladies, dites orphelines parce que peu fréquentes, sont méconnues et parfois oubliées des chercheurs et du public. Le portail européen des maladies rares, Orphanet (www.orpha.net), propose une lettre d information en ligne sur les actualités en matière de recherche, de prise en charge thérapeutique, de vie des associations Une carte européenne pour l assurance maladie Vous vous déplacez en Europe? La carte européenne d assurance maladie vous permet de bénéficier de la prise en charge des soins médicaux. En France, la carte, valable un an, doit être demandée à la caisse d assurance maladie d affiliation, deux semaines au moins avant votre départ. Elle vous dispense de l avance des frais médicaux, alors qu en cas d oubli, vous devrez régler et vous faire rembourser par votre caisse à votre retour. Vous pouvez utiliser la carte européenne d assurance maladie ou, à défaut, un certificat provisoire de remplacement valable trois mois (si vous avez demandé votre carte trop tard), dans l ensemble des États membres de l Union européenne : Allemagne, Autriche, Belgique, Chypre, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Royaume-Uni, Slovaquie, Slovénie et Suède ; ainsi qu en Islande, au Liechtenstein, en Norvège et en Suisse. Enfin, avant de partir, informez-vous sur la situation sanitaire du pays de destination en consultant le site du Comité d informations médicales du ministère des Affaires étrangères : Essentiel Santé Magazine - juin

6 ACTUALITÉ SANTÉ Piercing et tatouage L INPES (Institut national de prévention et d éducation pour la santé) et le ministère de la Santé rappellent, dans un dépliant, quelques précautions à prendre. En effet, le piercing et le tatouage peuvent exposer à des risques d infection : transmission de germes, en particulier des virus des hépatites B et C, et du sida. La brochure Risques d infections est particulièrement destinée aux tatoueurs et pierceurs, et comporte des recommandations élémentaires en matière de prévention : le respect de mesures d hygiène strictes et la vaccination contre l hépatite B. Plus d infos sur Bons biberons Il n est absolument pas utile de stériliser les biberons, mais il ne faut surtout pas les réchauffer au micro-ondes. De plus, le contenu d un biberon doit être jeté dans un délai d une heure, s il était à température ambiante, et de trente minutes s il a été réchauffé. Ces conseils font partie des «recommandations d hygiène» publiées par l Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa). Plus d infos sur ftp/afssa/ pdf. volontaires testent actuellement le dossier médical personnalisé. Au 1 er juillet 2007, chaque patient de plus de 16 ans pourra disposer d un dossier médical personnalisé (DMP) accessible aux médecins. Différents modèles seront expérimentés avant sa généralisation à tous les assurés. Plus d infos sur JAMES HARDY/GETTY SUNSHINE/GETTY Tabac : il n est jamais trop tard. Une étude norvégienne, tout en confirmant une augmentation marquée de la mortalité chez les fumeurs, montre qu un arrêt du tabac, même tardif, a des effets positifs. Elle révèle aussi que le risque de décès chez ceux qui ont arrêté est d autant plus réduit que l arrêt du tabac a eu lieu plus tôt. La tendance est identique entre hommes et femmes. STOCKBYTE 6 Essentiel Santé Magazine - juin 2006

7 SOCIÉTÉ FAMILLE HOLGER WINKLER/CORBIS Adolescents et sexualité Comment leur en parler? Discuter de tout avec ses enfants, facile à dire! Mais comment traiter des questions sexuelles sans brusquerie, en respectant l intimité de chacun? En restant à sa place de parent, tout simplement. Essentiel Santé Magazine - juin

8 SOCIÉTÉ FAMILLE PAROLES D ADOLESCENTS Sors couvert! Cela ne devrait pas sortir de la bouche des mamans. Je n aime pas quand elles se sentent obligées de parler cru, ou jeune. Théo, 17 ans Quand mon copain vient à la maison, mes parents sont mal à l aise. Chacun s observe. Ça les gêne de me voir grandir. Oriane, 16 ans Un soir, mes parents recevaient leurs amis à dîner. Mon père m a gentiment chambré sur mes connaissances en films pornos. Je n avais pas osé lui dire que j en avais regardé à la télé avec mes copains. J ai apprécié sa manière de dédramatiser le sujet. Grégoire, 15 ans Ça y est! Votre adolescent n a pas que vous dans sa vie! Il vous a remplacé par une tribu, celle des copains et copines Le voici qui prend ses distances et se fait plus avare de confidences. La voilà qui s enferme des heures dans la salle de bains, rit et pleure pour un rien. Bientôt, elle vous annoncera que Vincent, ou Léo, viendra à la maison ce soir En attendant, les questions se bousculent. Que savent-ils de l amour, de la sexualité? Ont-ils embrassé, flirté, franchi le pas? Quelle attitude adopter? Ne rien dire, au risque de paraître indifférent? Mettre les pieds dans le plat, au risque de les choquer? Vous ne savez plus bien où commence et où finit votre rôle ingrat de «parent d adolescent», et surtout, face à la sexualité de vos enfants, vous vous sentez démunis. Vous avez peur de ne pas trouver les mots justes, ceux qui dédramatisent et donnent confiance, sans empiéter sur leur territoire le plus intime. «C est normal! nous rassure Hélène Lida-Pulik. Entre parents et enfants, l intimité ne se partage pas.» Comme beaucoup de ses confrères, ce médecin psychiatre à la clinique Georges-Heuyer, à Paris, tient à mettre en garde les parents contre une dérive, trop fréquente aujourd hui, qui consiste à jouer les parents copains prêts à tout déballer pour se donner Dix-sept ans : l âge bonne conscience, sous couvert d éducation et de prévention. «Les parents sont parfois trop crus dans leurs propos, regrette-t-elle, ils sortent de leur rôle, alors que leurs adolescents attendent avant tout un discours affectif sur la relation à deux.» Pas question, donc, de jouer les professeurs de sciences naturelles. Car, autant le savoir, nos enfants, qui se tournent rarement vers nous pour poser les questions qui les taraudent, ont d autres possibilités pour obtenir des informations concrètes ou scientifiques. Les cours d éducation sexuelle ont fait leur entrée au collège et, à en croire de nombreux spécialistes, deux adolescents sur trois ont regardé un film porno avant de faire leur première expérience. Un conseil? Souvenez-vous que vous aussi avez vécu vos premières émotions et un premier chagrin d amour Parler de la sexualité avec fraîcheur, en y associant toujours les sentiments. FLORENCE LEVILLAIN/EDITING 8 Essentiel Santé Magazine - juin 2006

9 moyen de la première relation sexuelle n a pas changé depuis plus de vingt ans. Faites-vous, et faites-leur, confiance. Dites-leur qu ils n ont pas de comptes à vous rendre mais que, lorsqu ils en auront besoin, vous serez toujours là pour répondre à leurs questions. En attendant, restez à l affût des occasions pour aborder le sujet, distillez les informations au fil du temps, parlez-en avec fraîcheur, voire avec humour, car nos enfants se mettent eux-mêmes une grande pression au moment de leur première expérience. Pour le psychanalyste Didier Dumas, auteur de Et si nous n avions rien compris à la sexualité?*, des parents vivants, à la sexualité accomplie, n ont besoin d aucune pédagogie particulière. L épanouissement de leur enfant passera par sa capacité à s identifier à eux. La sexualité est d abord affaire d exemple. *Albin Michel, 2004, 15,20. Corinne Thermes PHOTOS : STOCKBYTE/GETTY - S. HAMMID/CORBIS Pour en savoir plus Un conseil? Pour vous : Inter service parents Tél.: Pour eux : Fil santé jeunes Numéro Vert, anonyme et gratuit (à partir d un poste fixe) : Tous les jours de 8 h à minuit. Le site : Un livre à leur offrir? Ados, amour et sexualité. Version garçon, Dr Sylvain Mimoun et Rica Étienne. Version fille, Dr Irène Borten-Krivine et Dr Diane Winaver. Albin Michel, 2001, 11,40 chaque volume. Évitant les écueils de la démagogie et du «jeunisme» que les adolescents détestent, ces deux guides abordent toutes les questions qu ils n osent pas poser. DR Docteur Hélène Lida-Pulik, psychiatre à la clinique pour lycéens et étudiants Georges-Heuyer, de la Fondation des étudiants de France à Paris INTERVIEW Prenons garde de ne pas banaliser la sexualité, ni de la diaboliser Faut-il attendre ou anticiper leurs questions? Ne nous précipitons pas! Les parents surestiment trop souvent le degré de maturité de leurs enfants. Ils en savent beaucoup techniquement, mais ils ont une connaissance abstraite de la sexualité. Ils n ont jamais touché un autre corps. Quand vous avez l impression qu il ou elle a une relation, entamez une discussion sincère. Quelle attitude adopter alors? Il est important de leur parler des risques de l amour, mais pas seulement du sida ou du risque d enfanter. L amour a un côté engageant, impliquant. Faire l amour n a rien d une expérience anodine. C est un acte intime, intense, bouleversant, qui peut toucher au tréfonds de la personnalité. Il est donc important de toujours lier sexualité et sentiments pour mieux leur suggérer la force et la beauté de l aventure. Surtout ne pas banaliser la sexualité, ni la diaboliser. Est-ce normal s ils ne racontent rien de leurs aventures? Oui, car ils construisent leur intimité. Mais si un adolescent se replie sur lui, c est qu il a du mal à parler à ses parents, il est dépassé par ses émotions. Il faut alors essayer de dialoguer. Attention, en revanche, à ceux qui ont trop tendance à déballer leur vie privée : leur jardin privé n a pas à être dévoilé. Essentiel Santé Magazine - juin

10 SOCIÉTÉ HANDICAP Changer notre regard sur les personnes handicapées L intégration sociale des personnes handicapées s améliore. Demeure pourtant la question essentielle : comment leur faire une vraie place? Déni d identité, exil social, rejet Pour les personnes atteintes d un handicap, le cumul quotidien de regards pesants et de comportements inadéquats est très pénible à supporter. Surtout lorsque cela s ajoute à l inadaptation du cadre de vie, à l inaccessibilité des infrastructures publiques, aux tracasseries administratives et à un taux de chômage largement supérieur à la moyenne nationale (23,8 %) Aujourd hui, le constat est sans appel : les personnes handicapées (5 à 6 millions) ne se sentent pas «à leur place» dans la société française. D ailleurs, 66 % des Français placent le handicap en tête des causes de discrimination (sondage Ifop 2005). Fin 2005, l Association des paralysés de France organisait des manifestations pour inviter le public à changer de regard sur le handicap. «Dès lors que vous êtes en fauteuil, vous cessez d être une personne pour n être plus qu un objet», s indignait Marianne Bleitrach, une avocate venue en fauteuil. Paradoxalement, cette journée d action avait lieu au moment même de la mise en place de la loi de février 2005 reconnaissant enfin «l égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées». Mais l ouverture d esprit ne se décrète pas à l Assemblée nationale La différence inquiète, et nous fait porter sur l autre un regard hostile. De là, naît la douleur de la personne handicapée. Plutôt que d apprendre à se connaître, on préfère souvent se détourner. Et le manque d éducation entretient la peur et l incompréhension. La preuve : on pouvait jusqu à aujourd hui faire sa scolarité sans rencontrer un seul enfant handicapé. Fort heureusement, les choses bougent. «Peu à peu, le combat des personnes concernées, le travail des associations, le rôle pionnier de certains pays font avancer l idée que l être handicapé est une personne avec les mêmes désirs, les mêmes envies et, LES INITIATIVES UTILES Maisons du handicap Le 31 janvier, 99 départements français ont signé la convention permettant la mise en place des maisons départementales des personnes handicapées. Prévue par la loi du 11 février 2005, cette disposition a pour objectif d offrir aux personnes handicapées un accès unifié à l information et à l orientation, pour faciliter leurs démarches et les aider à faire valoir leurs droits. Ces maisons ambitionnent de devenir un «guichet unique» regroupant sous le même toit les acteurs œuvrant pour l insertion professionnelle et l aide aux personnes. Une maison vient d ouvrir à Tours, et vous trouverez adresses et dates d ouverture sur le site et renseignements auprès de votre conseil général. Les Parisiens disposent d un numéro de téléphone gratuit, , et d un site Internet, Radio handicap Déjà un an d existence pour Vivre FM, radio associative consacrée à l intégration sociale, culturelle et professionnelle des personnes handicapées. Ici, pas de course à l audience mais une multiplication de signes positifs envoyés par les auditeurs. Pionnière du genre dans sa volonté de décloisonner l information pour la rendre accessible au grand public et de créer des passerelles entre handicapés, malades chroniques et personnes valides, Vivre FM espère couvrir prochainement d autres grandes villes françaises. De 5 h 30 à 17 h 30 sur 93,9 MHz (Paris, Ile-de-France) et 24 h/24 sur le Web : 10 Essentiel Santé Magazine - juin 2006

11 DR INTERVIEW Soyons attentifs, patients et généreux Claire Roger Soutenue par les pouvoirs publics et de nombreux partenaires, Claire Roger vient de rédiger un Guide des civilités envers les personnes handicapées à l usage des gens ordinaires*. surtout, les mêmes droits que chacun. C est tout cela qui fonde la citoyenneté», insiste Anne Voileau, rédactrice en chef du magazine Être-Handicap Information. En reconnaissant la ressemblance plutôt que la différence, en adaptant nos comportements, en éduquant notre regard peut-être pourronsnous enfin voir que les personnes handicapées sont porteuses de valeurs humaines éclairantes communes à tous. Olivier Sauvy PH. SCHULLER/EDITING Les personnes handicapées doivent avoir les mêmes droits que chacun. Pourquoi était-il urgent d écrire ce guide? Claire Roger : Vivant aux côtés de Philippe Streiff, devenu tétraplégique à la suite d un accident de Formule 1, j ai reçu en pleine figure les incivilités et le regard violent porté sur cette différence. Je me suis alors rendu compte que les gens ordinaires ne savaient pas comment se comporter avec les personnes handicapées. Pour vaincre cette ignorance, j ai voulu faire un recueil de conseils simples, adaptés aux différents types de handicap, et donner ainsi quelques clés et bons conseils à respecter. Quels conseils essentiels avez-vous envie de nous donner? Regarder très simplement une personne handicapée comme une personne à part entière, capable d être aimée et écoutée normalement. Être attentif, patient et généreux. Laisser le temps à une personne handicapée, physique ou mentale, de s exprimer. Prendre le temps de répondre aux malentendants en articulant bien, enlever un obstacle dans la rue devant une personne en fauteuil roulant. Ne pas hésiter à proposer son aide pour guider une personne aveugle. Dans notre société très égoïste, nous avons oublié le bonheur de vivre ensemble en étant généreux et ouverts à la diversité. *Distribué gratuitement à exemplaires dans les mairies et administrations publiques, ce guide de 24 pages peut être téléchargé sur le site : (taper Guide des civilités). P. PAYAN Femmes pour le dire «Aujourd hui, une femme handicapée est victime d une double discrimination. Celle de sa différence, mais aussi celle liée à sa condition de femme. Il était donc urgent d accompagner les femmes pour faire respecter leurs droits et les aider à vivre une vie pleine et épanouie», explique Maudy Piot, déficiente visuelle et créatrice en 2003 de l association Femmes pour le dire, femmes pour agir. Colloques, forums, groupes de parole, ateliers d esthétique et de maquillage L association utilise tous les moyens pour faire tomber les tabous et changer les regards. Reconnaître à la femme handicapée la pleine dimension de son identité sexuelle ou son droit d être mère ; le combat de ces femmes citoyennes ne fait que commencer. Contact : Tél. : Essentiel Santé Magazine - juin

12 SOCIÉTÉ SÉCURITÉ ROUTIÈRE Le droit de conduire La conduite citoyenne. Ce n est pas un slogan à la mode mais, au contraire, la possibilité donnée à chaque conducteur de décider de prendre le volant en fonction de son état de santé. C. MICHAELS/GETTY Responsabiliser plutôt qu interdire. C est un véritable changement de comportement et d attitude que les pouvoirs publics veulent susciter en demandant aux automobilistes d évaluer eux-mêmes leur aptitude à la conduite. Concrètement, cela signifie qu à la première alerte, un conducteur doit, quel que soit son âge, son état psychologique ou physiologique, avoir le réflexe de se dire : est-ce que je peux conduire? Et, dans le doute, ne pas hésiter à consulter son médecin traitant. Une façon de responsabiliser les conducteurs, dans un souci de prévention. Sans légiférer de manière autoritaire ou arbitraire en pénalisant les jeunes ou les plus âgés. La prise de certains médicaments (somnifères, tranquillisants, antidépresseurs), les pathologies peu compatibles avec la conduite (diabète, infarctus, épilepsie, etc.) ne se traduiront plus systématiquement par une interdiction de conduire. Ainsi, les automobilistes concernés par ces situations «à risque» pourront être Pour en savoir plus autorisés à prendre la route dans certaines conditions comme, par exemple, conduire le jour et pendant une durée limitée. Cette idée de responsabiliser en douceur les conducteurs s inspire d un principe du code de la route (art. R412-6), qui précise qu une personne atteinte de troubles susceptibles de constituer un danger pour elle-même, ou pour les autres conducteurs, doit mettre temporairement son véhicule au garage, jusqu à l amélioration de son état de santé. En cas de besoin, les automobilistes peuvent s adresser à une commission départementale pour obtenir des informations ou des conseils sur leur situation personnelle. En sachant qu en cas d inaptitude médicale, la responsabilité du conducteur sera d autant plus gravement mise en cause s il persiste à conduire. La sécurité de tous sur les routes dépend du respect par chacun de ses droits et devoirs. Marie-Sophie Boivin Une nouvelle classification va concerner quelque médicaments sur commercialisés d ici au mois d août. Le triangle jaune appelle l automobiliste à la prudence, le triangle orange à une sagesse redoublée, et le triangle rouge signifie l interdiction de conduire. Pour passer une visite médicale ou obtenir la liste et les coordonnées des médecins agréés par le préfet et ceux de la commission départementale, adressez-vous à la préfecture de votre département. DR Le réflexe santé Professeur Alain Domont*, en charge d une consultation de pathologie professionnelle et d aptitude à la conduite automobile à l hôpital Corentin-Celton Il est primordial que la santé au volant devienne un réflexe, une culture pour chaque conducteur. Il faut prévenir les risques d inaptitude médicale par la prévention précoce des incapacités potentielles. J ai personnellement impulsé la mise en place d un réseau national de formations destinées aux médecins ; ceux-ci sont en effet tenus d informer les patients (loi Kouchner 2002) de leur éventuelle inaptitude médicale à la conduite, liée à des pathologies et/ou à certaines prises de médicaments. Chaque conducteur doit prendre conscience que son aptitude à conduire n a rien à voir avec la validité «illimitée» de son permis. *Auteur du rapport sur les contre-indications médicales à la conduite validées par les sociétés savantes de médecine en 2004 et officialisées par l arrêté du 21 décembre Essentiel Santé Magazine - juin 2006

13 SANTÉ PRÉVENTION A. HUB/LAIF-REA Cancer du sein Dépistage : l avez-vous fait? Aujourd hui, une femme sur neuf développe un cancer du sein dans sa vie. Or, la plupart de ces cancers guérissent s ils sont détectés précocement. Ne prenez donc pas votre vie à la légère : faites-vous dépister! Essentiel Santé Magazine - juin

14 SANTÉ PRÉVENTION P. ALLARD/REA COMMENT ÇA MARCHE? Un examen en trois étapes À partir de 50 ans, chaque femme a droit tous les deux ans à une mammographie de dépistage gratuite. Pour les plus jeunes, ce rendez-vous santé est à conseiller en cas d antécédents familiaux ou personnels. Après un questionnaire médical et un examen clinique, le radiologue 1) effectue une mammographie : deux clichés par sein (face et oblique). Si une anomalie est détectée (dans la grande majorité des 2) cas, ce ne sera pas un cancer), le radiologue peut proposer un examen complémentaire. Le médecin traitant sera prévenu. Même s il n y a pas d anomalie, par prudence, dans le cadre de 3) cette campagne, une seconde lecture est organisée auprès d un radiologue spécialisé. Les mammographies et le compte rendu définitif vous seront remis. Le dépistage se fait en concertation avec le médecin traitant (généraliste, gynécologue), qui vous conseille et vous oriente en fonction des résultats. 1) Une fois installée, buste dévêtu, devant plastique. Vous ne devez pas bouger DR Docteur Élisabeth Cailliez, médecin coordinateur Cap Santé 49 Il faut rassurer les femmes Sur mammographies, on ne trouve que cinq cancers, et les tumeurs cancéreuses de moins de 1 cm guérissent dans 95 % des cas. Même si le nombre de cancers augmente, la maladie se soigne mieux. La mammographie doit aujourd hui faire partie du parcours de santé de chaque femme, au même titre qu un frottis ou la mise à jour de ses vaccins. Ces dernières années, en matière de lutte contre le cancer du sein, la médecine et la recherche ont fait d énormes progrès. Mais on oublie qu il existe un autre moyen de lutter efficacement contre ce cancer : le dépistage. Or, on ne le répétera jamais assez : découvert à temps, il peut être guéri. Alors, «n hésitez plus, prenez-vous en main, ne doutez plus de la santé de vos seins et faites l examen!» Tel est donc le message qui devrait être absolument entendu. Un plan de mobilisation nationale a été mis en place. Sous l impulsion du ministère de la Santé, avec l assurance maladie et les conseils généraux, le dépistage organisé du cancer du sein est étendu à l ensemble du territoire depuis Il s adresse aux femmes âgées de 50 à 74 ans les plus menacées et leur est proposé tous les deux ans. Les hommes n y sont pas invités, même si cette maladie, rare chez eux, représente 1 % environ de l ensemble des cancers du sein. Aujourd hui, huit millions de femmes sont concernées. Cependant, le taux de participation au dépistage organisé est loin d avoir atteint l objectif des 70 %. En effet, des freins subsistent Voir le dépistage autrement toujours, liés à la crainte d un examen douloureux et surtout à l angoisse. «Le cancer fait peur. Aller se faire dépister, c est aller chercher la maladie. Certaines femmes préfèrent ne pas savoir», souligne le docteur Élisabeth Cailliez, médecin coordinateur à Cap Santé 49, la structure chargée d organiser le dépistage en Anjou. Superstitieuses, négligentes ou fatalistes, trop de femmes encore ont tendance à se réfugier dans la fuite, de peur de se voir basculer dans la maladie. Une récente étude de l Institut national du cancer (Inca), menée en partenariat avec Ipsos Santé, met en lumière leurs réticences formulées à l égard de la palpation ou de la mammographie. «J ai bien assez de problèmes pour m en ajouter un» ; «Il faut bien mourir de quelque chose» ; «De toute façon, le cancer, ça va tellement vite» ; «À trop chercher, on finit par trou- 14 Essentiel Santé Magazine - juin 2006

15 PHOTOS : A. HUB/LAIF-REA 2) 3) l appareil (mammographe), le radiologue positionne votre sein avec précision pour le comprimer entre deux plaques de pour assurer une qualité des clichés maximale. Chaque radiographie, indolore, ne prend que quelques secondes. ver» témoignent-elles. Or, le but est justement de détecter des cancers de moins d un centimètre permettant d atteindre un niveau élevé de guérison tout en réduisant considérablement l agressivité des traitements. Faire une mammographie ne doit pas inquiéter, c est une démarche de prévention. Aujourd hui plus que jamais, il est urgent que chaque femme lève ses propres angoisses en prenant sa santé en main. Il faut les convaincre qu en s occupant d elles, elles prennent également soin de leurs proches. Voilà pourquoi cet examen doit devenir un rendez-vous naturel et régulier. Des examens de qualité Autre motif d inquiétude : la qualité du dépistage. Parce qu il est gratuit et généralisé, beaucoup l associent à une opération de masse, de qualité insuffisante et trop peu personnalisée. Pourtant, la France est le seul pays européen à organiser un dépistage reposant principalement sur la médecine libérale. Plus de cabinets de radiologie y sont associés. Chaque femme peut donc s adresser au radiologue de son choix, dans la mesure où ce dernier est homologué pour le dépistage organisé. Tout le dispositif répond à des critères stricts de qualité : les examens sont faits par des radiologues spécialement formés, dans des centres agréés où les appareils sont contrôlés. En outre, et parce que l on sait que 10 % environ des cancers non décelés à la première lecture le sont à la seconde, chaque cliché est envoyé à un second radiologue hautement qualifié. Un avantage considérable sur le dépistage individuel où l on ne bénéficie que d une seule lecture. En France, le cancer du sein frappe femmes chaque année. Une sur neuf, vivant jusqu à 90 ans, en développe un au cours de son existence. Grâce aux progrès accomplis dans les traitements et le dépistage, le nombre de décès a été ramené à par an, deux fois moins qu il y a vingt ans. C est encore trop. Des études menées dans plusieurs pays européens (Scandinavie, Grande- Bretagne, Pays-Bas, France) ont en effet montré que le dépistage peut permettre de diminuer la mortalité de 25 % à 30 %. On estime à environ le nombre de décès qui pourraient être évités chaque année si seulement la maladie était prise à temps. Corinne Thermes LEXIQUE NODULE Formation anormale, généralement arrondie, bénigne ou maligne, constituant une petite tuméfaction à l intérieur ou à la surface du sein. CANCER IN SITU Cancer naissant très localisé dans les tissus, donc plus facile à éliminer. En principe, le traitement est chirurgical. Essentiel Santé Magazine - juin

16 SANTÉ PRÉVENTION A. SAINT-JAMES/GETTY Faut-il encourager l autopalpation? L auto-examen des seins ne peut remplacer la mammographie. Mais, pratiqué régulièrement, il permet de bien se connaître et de signaler toute anomalie. L AVIS DU PRATICIEN Trois conseils pour s observer Devant le miroir. Examinez 1) soigneusement vos seins dans chacune des positions suivantes : bras le long du corps, mains sur les hanches, bras levés, penchée en avant. Cherchez à détecter tout changement dans la taille, la forme ou le contour des seins, toute rougeur ou rétractation du mamelon ou de la peau. Visualisez votre sein comme une horloge. Palpez-le sur toutes les heures du cadran en partant de la base du cou jusqu au milieu de la poitrine en passant par l aisselle. Sous la douche. Levez le bras 2) du côté du sein que vous examinez. À l aide de l autre main, palpez toutes les parties. Recherchez toute bosse ou masse inhabituelle sous la peau. Couchée sur le dos. Placez 3) sous l omoplate une serviette pliée et mettez la main derrière la tête. À l aide de l autre main, faites l examen de votre sein. Un cancer du sein met en général plusieurs années à se développer, sans le moindre symptôme: pas de grosseur, aucune douleur. Seule la mammographie permet de détecter les anomalies non décelables par palpation. Depuis des années, les médecins encouragent également l auto-examen mensuel des seins. L utilité d un tel examen est pourtant remise en question par certains. Qui croire? «Des études ont été faites partout dans le monde, indique le Dr Marc Espié, responsable du centre des maladies du sein à l hôpital Saint-Louis, à Paris. Des femmes ont été sélectionnées parmi celles qui pratiquaient l autopalpation et d autres qui ne la pratiquaient pas pour voir si l on obtenait une réduction de la mortalité par cancer du sein. Ces expériences se sont avérées négatives. Cependant, quand il y a une tumeur palpable, dans 9 cas sur 10, ce sont les femmes elles-mêmes qui la trouvent, rarement les médecins.» Il est donc important pour chacune de surveiller attentivement les évolutions de sa poitrine. Ainsi, toute grosseur nouvelle au sein ou à l aisselle, toute modification de la forme ou de la taille du sein, tout écoulement par le mamelon ou encore tout changement notoire de l aspect de la peau du sein ou de l aréole (crevasses, pigmentation ) doivent être signalés à son médecin, car ils constituent les symptômes visuels les plus répandus qui doivent alerter. Au moindre doute, le médecin prescrira une mammographie, sans attendre la date de l examen fixée dans le cadre de la campagne de dépistage. En fait, dans la plupart des cas, il ne s agira pas d un cancer mais d une tumeur bénigne, comme par exemple un petit fibrome. Aussi ne faut-il pas s affoler dès qu une masse est détectée. Statistiquement, la moitié des tumeurs au sein apparaît dans le quart extérieur supérieur du sein, tandis que 18 % apparaissent sous le mamelon. Examinez soigneusement ces deux endroits et demandez au moins une fois par an à votre généraliste ou à votre gynécologue d examiner votre poitrine. CT 16 Essentiel Santé Magazine - juin 2006

17 Un cancer du sein sur cent concerne un homme. Inciter les femmes à franchir les portes des centres de radiologie est un défi qui ne peut être relevé qu avec l appui de l ensemble des professionnels de santé médecins généralistes, gynécologues, radiologues, infirmières ainsi que des assistantes sociales. Leur rôle est essentiel. En sensibilisant leurs patientes, en expliquant l enjeu et les modalités de ce rendez-vous, ils contribueront à lever les réticences et à banaliser un acte de dépistage dont l efficacité est prouvée. Agir avec les femmes en bonne santé pour qu elles le restent, c est la mission des mutuelles de santé, qui prennent en charge le complément de remboursement des mammographies effectuées par les femmes de moins de 50 ans et celles de plus de 75 ans. Pour celles qui bénéficient du dépistage organisé, les mutuelles participent au remboursement de tout examen complémentaire effectué ou demandé par le radiologue s il décèle une anomalie sur une mammographie. Mais leur engagement va bien au-delà : pour aider au succès du programme de dépistage, elles s impliquent dans les campagnes destinées à en faire connaître l utilité. Enfin, avec l assurance maladie, les conseils généraux et la Ligue contre le cancer, elles participent au financement des structures de gestion chargées de coordonner le dépistage dans chaque département. Ces centres spécialisés sont le véritable Pour en savoir plus Cancer Info service : Tél. : (0,12 /min) (site du dépistage organisé du cancer du sein) (Fédération nationale des centres de lutte contre le cancer) Mutuelles à vos côtés Multiplier les campagnes d information SETH JOEL/GETTY À lire La femme et le cancer du sein, Dr Jacques Saglier, éditions Odile Jacob, 2005, 21,90. Écrit par un chirurgien spécialisé en cancérologie, cet ouvrage explique de manière claire les différents traitements et les avancées de la recherche. Cancer du sein. Guide à l usage des femmes, Dr Alfred Fitoussi et Dr Olivier Rixe, Bash Éditions Médicales, 2006, 15. Nouvelle édition actualisée pour trouver des réponses aux questions que vous vous posez. Contact La Ligue nationale contre le cancer : cette association nationale encourage la prévention, aide les malades et soutient la recherche. Tél. : fer de lance du dispositif. Ils assurent la sensibilisation et l information du public, envoient des invitations aux femmes concernées par le dépistage, transmettent des clichés pour deuxième lecture à d autres radiologues, assurent le suivi et la transmission des résultats aux médecins et à leurs patientes. Ainsi, pour ne citer que quelques exemples, l association Audace en Vendée et Cap Santé 49 dans le Maine-et-Loire coordonnent le dépistage en organisant et en assurant le contrôle qualité de chaque examen. De même que l Adec 22, dans les Côtesd Armor, et l Association Symphonie, dans l Est, pilotent l une et l autre la campagne de dépistage à laquelle s associent les mutuelles. Essentiel Santé Magazine - juin

18 SANTÉ NUTRITION L équilibre alimentaire, un plus pour les seniors Passé 60 ans, prévenir les carences alimentaires doit être une préoccupation de tous les jours. Comment? En veillant notamment à maintenir une alimentation riche en protéines et en calcium, et en la diversifiant suffisamment pour répondre aux besoins de l organisme. DR Halte aux régimes Virginie Bales, diététicienne, vice-présidente de l Association des diététiciens de langue française On ne démarre pas un régime à 60 ans. Avec l âge, la masse graisseuse prend naturellement le pas sur la masse musculaire. Vouloir alors retrouver une taille de guêpe peut s avérer dangereux pour l organisme. Les symptômes ne trompent pas : fatigue, perte de mémoire, perte de cheveux, voire ostéoporose Mon conseil : manger équilibré et varié, sans intellectualiser son assiette, car le repas est avant tout source de plaisir. Si l on souhaite absolument maigrir, mieux vaut suivre un régime progressif, qui ne fasse pas perdre plus d un kilo par mois. Bien se nourrir est essentiel à tous les âges de la vie. Une vigilance accrue est cependant de mise pour les seniors, car les risques de carence sont bien réels. Contrairement à une idée reçue, les besoins énergétiques ne diminuent pas beaucoup avec l âge. Car si l activité physique tend le plus souvent à se réduire, la baisse du rendement métabolique doit être compensée par des apports plus élevés. Il faut alors éviter de se restreindre en croyant vouloir bien faire! Une table variée et équilibrée, autour de laquelle on se retrouve au moins trois fois par jour (voire quatre), semble être le secret de la forme après 60 ans. Comment établir le menu? Tout d abord, maintenir l apport en protéines. Couplées à un peu d exercice physique quotidien, elles ralentissent la fonte musculaire et permettent de maintenir une bonne condition physique. Il est souhaitable de varier les apports protéiques, en alternant les sources d origine animale (viande, poisson, œuf, laitages) et végétale (céréales, soja, lentilles, pois chiches). Autres nutriments (voir encadré) nécessaires au bon fonc- REPÈRES DE CONSOMMATION POUR TOUS Le ministère de la Santé a initié en 2001 le programme national nutrition-santé (PNNS) pour améliorer l état de santé de la population française. Fruits et légumes au moins 5 par jour, crus, cuits, natures ou préparés Pain, céréales, pommes à chaque repas, selon l appétit, en privilégiant de terre et légumes secs la variété et les aliments céréaliers complets Lait et produits laitiers 3 à 4 fois par jour Viandes, produits 1 à 2 fois par jour en privilégiant la variété des espèces de la pêche et œufs et les morceaux les moins gras pour la viande ; poisson : au moins 2 fois par semaine Matières grasses ajoutées en quantité limitée, en privilégiant les matières grasses végétales Produits sucrés en quantité limitée Boissons de l eau à volonté, au cours et en dehors des repas Sel en quantité limitée Activité physique indispensable au quotidien, au minimum une 1/2 heure de marche 18 Essentiel Santé Magazine - juin 2006

19 EMELY/ZEFA/CORBIS tionnement du métabolisme : les vitamines et les sels minéraux. Une étude du ministère de la Santé montre que les carences en vitamines C et D, ainsi qu en calcium sont fréquentes, pouvant mener à une fragilité osseuse : l ostéoporose. Selon les recommandations de l Afssa*, la consommation de calcium entre 40 et 60 ans devrait augmenter d un tiers pour prévenir les risques. Conclusion : ne pas se priver de laitages, ni de poisson et de fruits secs. Mais si les os ont besoin de calcium pour se régénérer, encore faut-il que le squelette puisse le fixer. Le potassium et la vitamine D jouent ici un rôle majeur. Où les trouver? Dans les fruits, les légumes et les féculents complets, qui sont des sources de potassium. Tandis que les poissons, les huiles procurent de la vitamine D. Sachez aussi que le corps peut fabriquer lui-même de la vitamine D en profitant, avec prudence, du soleil. Se promener au grand air, au-delà du plaisir que cela procure, contribue à une bonne résistance de l ossature! Le magnésium, le cuivre, le sélénium, le zinc et la vitamine B viennent allonger la liste des éléments dont le corps a besoin. D où les bienfaits d une alimentation diversifiée pour garder la forme. Sans oublier le plaisir des papilles Stéphanie Delage *Agence française de sécurité sanitaire des aliments. Les nutriments Indispensables pour assurer le renouvellement cellulaire et l activité physique, les nutriments sont nécessaires à la vie. Les protéines, les lipides (corps gras) et les glucides (sucres) sont les trois familles constituant les nutriments majeurs, véritables carburants de l organisme. Viennent ensuite les sels minéraux (calcium, potassium, fer, cuivre, etc.) et enfin les vitamines. Pour en savoir plus : ministère de la Santé et des Solidarités. Rubrique «Nutrition», puis «Programme national nutrition-santé». : Institut national de prévention et d éducation pour la santé. Rubrique «Espace thématique», puis «Nutrition» : publication grand public «Comment garder son équilibre après 60 ans?» (brochure à télécharger). À lire Votre assiette santé, Laurent Chevalier, éditions J ai lu, 2001, 7,80 Un diététicien propose de prévenir différentes affections (arthrose, cholestérol, constipation, migraine ) en surveillant son alimentation. Essentiel Santé Magazine - juin

20 SANTÉ EXAMENS Échographies Révélations en images En médecine, c est parfois l image qui sauve. Elle permet une détection précoce, un diagnostic plus précis, une intervention plus rapide. Entre technique et émerveillement, les ultrasons nous guident dans un fascinant voyage au centre de nous-mêmes. LEXIQUE ULTRASON Vibration sonore de fréquence élevée, imperceptible à l oreille humaine. En échographie, les ultrasons, renvoyés par les obstacles rencontrés, sont amplifiés et restitués sous forme d images. DOPPLER Couplé à l échographie, cet examen utilise aussi les ondes sonores. Il permet de calculer la vitesse et le sens de circulation des cellules, produisant ainsi une image en mouvement. Les dauphins et leurs cousins cétacés ont développé une utilisation très particulière des ondes sonores : l écholocation. Le principe est exactement le même que celui du sonar utilisé par les hommes pour localiser des sous-marins: il s agit d émettre un signal sonore en direction d une cible (proie ou obstacle) et d en capter l écho pour en déduire des informations sur sa position, sa taille, etc. Depuis bientôt un demi-siècle, la médecine imite les dauphins. Grâce à une sonde à ultrasons, l échographie permet d examiner toutes sortes d organes (thyroïde, ganglions, foie, rate, pancréas, reins, vessie, seins, etc.), mais aussi les vaisseaux sanguins, les ligaments et le cœur. Elle recherche des anomalies qui pourraient les atteindre (tumeurs, infections, malformations) et peut parfois guider un prélèvement en profondeur, voire une intervention chirurgicale. Indolore et sans aucun danger (à la différence des rayons X), cet examen, très courant aujourd hui, a permis d importants progrès, notamment en prévention prénatale. Surtout, il a bouleversé nos repères en ouvrant la porte d un monde jusqu alors mal connu : celui de l enfant à naître, que ses parents peuvent désormais voir en direct sur l écran de contrôle. HISTORIQUE DE L ÉCHOGRAPHIE PRÉNATALE Corinne Thermes 1957 Ian Donald, médecin écossais, s inspirant de la technologie militaire du sonar, publie ses premiers travaux. Il démontre que l on peut mesurer, grâce à un écho électrique, le diamètre de la tête d un fœtus dans le ventre de sa mère L échographie se généralise en obstétrique. D abord en 2D (deux dimensions), elle permet de dire si une masse est solide ou liquide et de capter les bruits du cœur du fœtus. Mais l image est fixe et les formes encore vagues L échographie en 3D (trois dimensions) permet de visualiser le fœtus dans toutes ses dimensions. Les images sont plus précises. En jouant sur la transparence, on obtient des clichés de la peau, des os, des muscles 2002 Place à l émotion! L échographie en 4D (quatre dimensions) révèle, en volume et en mouvement, un bébé à l aube de sa vie. BSIP/SGO 20 Essentiel Santé Magazine - juin 2006

santé ESSENTIEL Dépistage du cancer du sein : l avez-vous fait? MAGAZINE Garder les mains propres

santé ESSENTIEL Dépistage du cancer du sein : l avez-vous fait? MAGAZINE Garder les mains propres santé BIMESTRIEL DES ADHÉRENTS DES MUTUELLES D HARMONIE MUTUELLES ÉDITION CHER - JUIN 2006 Nº 1 ESSENTIEL MAGAZINE SOCIÉTÉ Changer notre regard sur les personnes handicapées SANTÉ Garder les mains propres

Plus en détail

France 2010 - DIVJEUSEIN10. Arguments. pour convaincre. TOUTES LES BONNES RAISONS de participer au dépistage organisé du cancer du sein

France 2010 - DIVJEUSEIN10. Arguments. pour convaincre. TOUTES LES BONNES RAISONS de participer au dépistage organisé du cancer du sein France 2010 - DIVJEUSEIN10 Arguments pour convaincre TOUTES LES BONNES RAISONS de participer au dépistage organisé du cancer du sein Arguments pour convaincre Le cancer du sein touche autour de 50 000

Plus en détail

www.cancerdusein.org

www.cancerdusein.org www.cancerdusein.org CHANTAL THOMASS ET LA CAISSE D EPARGNE S ASSOCIENT POUR SOUTENIR LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU SEIN. À l occasion de la Journée des Droits de la Femme, Chantal Thomass et la Caisse

Plus en détail

Les repères de consommation du PNNS. Le Programme National Nutrition Santé (PNNS) a défini des objectifs nutritionnels :

Les repères de consommation du PNNS. Le Programme National Nutrition Santé (PNNS) a défini des objectifs nutritionnels : Le PNNS : «Manger Bouger», les facteurs de risque nutritionnel à tous les âges de la vie. Les repères de consommation du PNNS JL BORNET L alimentation joue un rôle très important sur la santé. A chaque

Plus en détail

L ABC DES PETITES MALADIES DE LA VIE COURANTE pour mieux utiliser les antibiotiques

L ABC DES PETITES MALADIES DE LA VIE COURANTE pour mieux utiliser les antibiotiques D Angine à Vaccin, de Bactéries à Viral : 28 mots pour se préparer à l hiver. Ce guide vous aidera à mieux comprendre les maladies de la vie courante comme le rhume ou la bronchite. Parce que face à ces

Plus en détail

Prévenir... les cancers chez l homme

Prévenir... les cancers chez l homme Prévenir... les cancers chez l homme 18 De près ou de loin, le cancer nous concerne tous Qu est-ce que le cancer? U n cancer (ou néoplasie ou tumeur maligne) est une maladie liée à une multiplication anarchique

Plus en détail

LE PETIT DÉJEUNER UN GRAND PAS POUR VOTRE ÉQUILIBRE

LE PETIT DÉJEUNER UN GRAND PAS POUR VOTRE ÉQUILIBRE LE PETIT DÉJEUNER UN GRAND PAS POUR VOTRE ÉQUILIBRE LE PETIT DÉJEUNER... POURQUOI? POUR QUI? À Après huit à douze heures de sommeil, les réserves d'énergie de l'organisme sont épuisées : le petit déjeuner

Plus en détail

La prise en charge de votre maladie de Crohn

La prise en charge de votre maladie de Crohn G U I D E - A F F E C T I O N D E L O N G U E D U R É E La prise en charge de votre maladie de Crohn Vivre avec une maladie de Crohn Octobre 2008 Pourquoi ce guide? Votre médecin traitant vous a remis

Plus en détail

«Lorsque j ai appris que. j avais un cancer du sein, j ai eu peur de l avoir transmis à mes enfants.» Prendre soin de soi.

«Lorsque j ai appris que. j avais un cancer du sein, j ai eu peur de l avoir transmis à mes enfants.» Prendre soin de soi. Prendre soin de soi Lorsque vous avez reçu le diagnostic de cancer du sein, vous avez peut-être eu peur que cela arrive aussi à vos enfants à cause du lien qui vous unit. En tant que parent, il est tout

Plus en détail

De la naissance à 6 mois

De la naissance à 6 mois De la naissance à 6 mois L alimentation se compose du lait (maternel ou infantile). Seule l eau peut s y ajouter Privilégier l allaitement maternel Le lait maternel - est l alimentation idéale du nouveau-né

Plus en détail

La prise en charge de votre rectocolite hémorragique

La prise en charge de votre rectocolite hémorragique G U I D E - A F F E C T I O N D E L O N G U E D U R É E La prise en charge de votre rectocolite hémorragique Vivre avec une RCH Octobre 2008 Pourquoi ce guide? Votre médecin traitant vous a remis ce guide

Plus en détail

DEUX DEFINITIONS DE RAPPEL

DEUX DEFINITIONS DE RAPPEL NUTRITION ET CHUTES DEUX DEFINITIONS DE RAPPEL 1. Nutrition correcte, normale, bonne Une alimentation équilibrée et diversifiée qui arrive à subvenir aux besoins de la personne : quantitatifs et qualitatifs.

Plus en détail

LES MATINALES DE LA FONDATION

LES MATINALES DE LA FONDATION LES MATINALES DE LA FONDATION «Alimentation, quoi de neuf chez les seniors? Bien s alimenter pour bien vieillir» Conférence du Docteur Carol SZEKELY, Chef de Pôle AGE HUPNVS Hôpital Charles Richet à Villiers-le-Bel

Plus en détail

Fanny OLLIER Diététicienne

Fanny OLLIER Diététicienne Fanny OLLIER Diététi icienne INTERVENTIONS DIETETIQUES 1. INTERVENTIONS THEORIQUES Auprès des résidents : Thèmes : Equilibre alimentaire Groupes d aliments Conseils pratiques lors d un repas Pathologies

Plus en détail

5 5 en découvrant des recettes qui permettent de réaliser une cuisine minceur tout en se régalant.

5 5 en découvrant des recettes qui permettent de réaliser une cuisine minceur tout en se régalant. Introduction P erdre du poids... facile à dire, mais pas facile à faire. Et la tâche est encore plus ardue si on veut tout à la fois, c est-à-dire maigrir sans fatigue, sans carences, tout en gardant le

Plus en détail

- le dépistage des troubles des apprentissages dès le plus jeune age, à l école maternelle et tout au long de la scolarité

- le dépistage des troubles des apprentissages dès le plus jeune age, à l école maternelle et tout au long de la scolarité Congrès de l AEEP Bordeaux 2013- vendredi 29 novembre 2013 Promotion de la santé des élèves : axes de travail actuels dans l académie de Bordeaux Dr Colette Delmas, médecin de santé publique, médecin conseiller

Plus en détail

Programme Mammographie. Les examens complémentaires

Programme Mammographie. Les examens complémentaires Programme Mammographie Les examens complémentaires Le saviez-vous? Les différents examens complémentaires à une mammographie de dépistage servent bien souvent à exclure un cancer. Une intervention chirurgicale

Plus en détail

MON carnet accès santé

MON carnet accès santé MON carnet accès santé Direction + Diane Milliard Rédaction + Sylvie Dubois Supervision + Suzanne Pinard Révision linguistique + Chantal Gosselin Conception graphique + Agence Médiapresse inc. Ce projet

Plus en détail

PETIT GUIDE pour un ALLAITEMENT réussi et durable

PETIT GUIDE pour un ALLAITEMENT réussi et durable PETIT GUIDE pour un ALLAITEMENT réussi et durable Ca y est, bébé est arrivé! Vous voici de retour à la maison avec votre petit bout. A vous les moments de bonheur et de complicité avec lui. Le lait maternel,

Plus en détail

GU 0963 V02 /8 Février 2015. GU 0963 v02

GU 0963 V02 /8 Février 2015. GU 0963 v02 GU 0963 V02 /8 Février 2015 GU 0963 v02 Le sein, la fabrication du lait Le sein est une glande dont la fonction principale repose essentiellement sur la production du lait. Le colostrum, premier lait peu

Plus en détail

Professions indépendantes. Votre carte Vitale. et votre carte Européenne

Professions indépendantes. Votre carte Vitale. et votre carte Européenne Professions indépendantes Votre carte Vitale et votre carte Européenne Edition 2014 AIDE VOTRE POUR CARTE VITALE UNE COMPLÉMENTAIRE SANTÉ ET TIERS PAYANT SOCIAL La carte Vitale est une carte à puce dont

Plus en détail

POINT SANTE : TRUCS ET ASTUCES. Pas d affolement! Pas de négligence!

POINT SANTE : TRUCS ET ASTUCES. Pas d affolement! Pas de négligence! POINT SANTE : TRUCS ET ASTUCES Dans les pays du sud, il existe des bactéries et parasites que l on ne retrouve pas en France. Ils sont parfois vecteurs de maladies, et cela vous inquiète? Ces quelques

Plus en détail

PROGRAMME D EDUCATION INFIRMIERE

PROGRAMME D EDUCATION INFIRMIERE PROGRAMME D EDUCATION INFIRMIERE INTRODUCTION La réhabilitation respiratoire est un programme personnalisé de prise en charge, dispensé aux patients atteints d une maladie respiratoire chronique, par

Plus en détail

2011 Informer, sensibiliser, dépister

2011 Informer, sensibiliser, dépister 2011 Informer, sensibiliser, dépister Le plan d actions Prévention plandeprevention4.indd 1 01/12/2010 15:06:23 Edito L a Mutualité Française Aquitaine est convaincue de la nécessité de prévenir, dépister

Plus en détail

Marquez des points, Retrouvez toutes les solutions pour éviter les maladies cardio-vasculaires. score + 10 000 pts. reunica-interim.

Marquez des points, Retrouvez toutes les solutions pour éviter les maladies cardio-vasculaires. score + 10 000 pts. reunica-interim. Marquez des points, mangez mieux! Retrouvez toutes les solutions pour éviter les maladies cardio-vasculaires. score + 10 000 pts reunica-interim.com Regles du jeu Garder votre cœur en bonne santé sera

Plus en détail

Illustrations Aurélie Blard-Quintard

Illustrations Aurélie Blard-Quintard Devenir parent Groupe de travail et auteurs Sylvie COMPANYO (directrice de l École des Parents et des Éducateurs de la Région Toulousaine*) Nathalie COULON (maître de conférences en psychologie à l université

Plus en détail

vacances? Comment bien préparer ses Les petits bobos en vacances... Comment je m y prépare? Dossier de presse - Mai 2011

vacances? Comment bien préparer ses Les petits bobos en vacances... Comment je m y prépare? Dossier de presse - Mai 2011 Santé Dossier de presse - Mai 2011 Comment bien préparer ses vacances? Les petits bobos en vacances... Comment je m y prépare? Comment trouver un médecin sur son lieu de vacances, pour les bobos du quotidien

Plus en détail

Dépistage du cancer du colon : dès 50 ans J en parle à mon médecin

Dépistage du cancer du colon : dès 50 ans J en parle à mon médecin Programme vaudois de dépistage du cancer du colon Dépistage du cancer du colon : dès 50 ans J en parle à mon médecin Dépistage du cancer du colon Canton de Vaud Table des matières Aide à la décision et

Plus en détail

PREVENIR LE CANCER C EST POSSIBLE JOURNÉE MONDIALE CONTRE LE CANCER - LE 4 FÉVRIER

PREVENIR LE CANCER C EST POSSIBLE JOURNÉE MONDIALE CONTRE LE CANCER - LE 4 FÉVRIER PREVENIR LE CANCER C EST POSSIBLE JOURNÉE MONDIALE CONTRE LE CANCER - LE 4 FÉVRIER MERCI Nous vous remercions de lire ce support d information! Notre objectif est de vous aider à comprendre comment prévenir

Plus en détail

Mon médecin m annonce que j ai un diabète gestationnel : que faire?

Mon médecin m annonce que j ai un diabète gestationnel : que faire? Lilly Diabète Pour vous, jour après jour. Lilly Diabète Pour vous, jour après jour. Lilly propose et développe des traitements innovants pour la prise en charge du diabète et de ses complications. INVENTIV

Plus en détail

L HÉPATITE B L ABC DE. S informer, se protéger et protéger ses proches LES GESTES À FAIRE

L HÉPATITE B L ABC DE. S informer, se protéger et protéger ses proches LES GESTES À FAIRE L ABC DE L HÉPATITE B LES GESTES À FAIRE S informer, se protéger et protéger ses proches Direction de santé publique de Laval www.santepubliquelaval.qc.ca Je m informe QU EST-CE QUE L HÉPATITE B? 1 C est

Plus en détail

Je fais vacciner mes enfants. Je demande à mes proches de. Je me fais vacciner contre l hépatite A. si le médecin me l a prescrit.

Je fais vacciner mes enfants. Je demande à mes proches de. Je me fais vacciner contre l hépatite A. si le médecin me l a prescrit. Pour plus d information, je contacte : Dr 1 Mon médecin : 2 Le service Info-Santé : 811 3 La Fondation canadienne du foie : www.liver.ca ou 514 876-4170 www.lavalensante.com MA LISTE D ACTIONS Je visite

Plus en détail

Nutrition : quelles réalités en médecine générale?

Nutrition : quelles réalités en médecine générale? Nutrition : quelles réalités en médecine générale? 2 Les thèmes et témoignages de médecins mentionnés dans cette brochure sont issus des résultats d une enquête d opinion sur la nutrition. Elle a été réalisée

Plus en détail

CONTRAT D ACCUEIL. Parents Assistant(e)s Maternel(le)s. Proposé par les Relais Assistantes Maternelles du Haut-Rhin

CONTRAT D ACCUEIL. Parents Assistant(e)s Maternel(le)s. Proposé par les Relais Assistantes Maternelles du Haut-Rhin CONTRAT D ACCUEIL Parents Assistant(e)s Maternel(le)s Proposé par les Relais Assistantes Maternelles du Haut-Rhin Parents, assistant(e) maternel(le), L enfant est au cœur de vos préoccupations, la qualité

Plus en détail

LE LAIT MATERNEL : L ALIMENT IDEAL DE VOTRE BEBE CONSEILS POUR LA PREPARATION DES BIBERONS

LE LAIT MATERNEL : L ALIMENT IDEAL DE VOTRE BEBE CONSEILS POUR LA PREPARATION DES BIBERONS LE LAIT MATERNEL : L ALIMENT IDEAL DE VOTRE BEBE Le lait maternel est le mieux adapté pour l alimentation et l immunité du nourrisson. En effet, sa composition varie en fonction des heures et des jours

Plus en détail

Fiche d information et de faits : Statistiques canadiennes sur le cancer 2013

Fiche d information et de faits : Statistiques canadiennes sur le cancer 2013 SOUS EMBARGO JUSQU AU mercredi 29 mai 2013, 3 h 1, HAE Mai 2013 Fiche d information et de faits : Statistiques canadiennes sur le cancer 2013 En 2013 : On estime que 48 700 nouveaux cas de cancer seront

Plus en détail

Le petit déjeuner équilibré

Le petit déjeuner équilibré Le petit déjeuner équilibré SITUATION : M. Benoît, professeur de SVT, renouvelle son opération «challenge diététique» en proposant à tous les élèves de 6 ème de prendre un petit déjeuner équilibré le 10

Plus en détail

La prise en charge d un trouble dépressif récurrent ou persistant

La prise en charge d un trouble dépressif récurrent ou persistant G U I D E - A F F E C T I O N D E L O N G U E D U R É E La prise en charge d un trouble dépressif récurrent ou persistant Vivre avec un trouble dépressif Septembre 2010 Pourquoi ce guide? Votre médecin

Plus en détail

Nodule thyroïdien sans hyperthyroïdie. Quel est mon parcours de soins?

Nodule thyroïdien sans hyperthyroïdie. Quel est mon parcours de soins? Nodule thyroïdien sans hyperthyroïdie Quel est mon parcours de soins? Nodule thyroïdien sans hyperthyroïdie Votre médecin peut adapter et compléter ces informations en fonction de votre situation personnelle.

Plus en détail

CHIRURGIE DE L OBESITE

CHIRURGIE DE L OBESITE CHIRURGIE DE L OBESITE Information destinée aux patients Docteur D. LEONARD Centre de consultations Médico-Chirurgicales Rue des Rolletières 49402 Saumur Tél : 02 41 83 33 52 Site web : http://david-leonard.docvadis.fr

Plus en détail

La recherche d assurance maladie à l étranger Procédure à l usage des CPAS

La recherche d assurance maladie à l étranger Procédure à l usage des CPAS La recherche d assurance maladie à l étranger Procédure à l usage des CPAS CAAMI Service Relations internationales (iri.enquete@caami.be) www.caami.be Introduction La Caisse Auxiliaire d Assurance Maladie-Invalidité

Plus en détail

Alimentation Les groupes d aliments

Alimentation Les groupes d aliments Alimentation Les groupes d aliments Au nombre de sept, les groupes d aliments permettent une classification simplifiée des aliments. Ce classement se fait par leurs teneurs en nutriments (protéines, lipides,

Plus en détail

DRAINAGE PERCUTANE DES VOIES BILIAIRES

DRAINAGE PERCUTANE DES VOIES BILIAIRES Formulaire d information au patient DRAINAGE PERCUTANE DES VOIES BILIAIRES Madame, Monsieur, Votre médecin vous a proposé un examen radiologique. Il sera pratiqué avec votre consentement. Vous avez en

Plus en détail

La coordination des soins de santé en Europe

La coordination des soins de santé en Europe La coordination des soins de santé en Europe Droits des personnes assurées et des membres de leur famille selon les règlements (CE) n 883/2004 et (CE) n 987/2009 La coordination des soins de santé en

Plus en détail

La prévention : caractéristique du positionnement de la Mutualité Française sur l ensemble de son offre

La prévention : caractéristique du positionnement de la Mutualité Française sur l ensemble de son offre La prévention : caractéristique du positionnement de la Mutualité Française sur l ensemble de son offre Avril 2011 La longue expérience de la Mutualité Française dans la mise en œuvre d actions de prévention,

Plus en détail

G U I D E - A F F E C T I O N D E L O N G U E D U R É E. La prise en charge de votre mélanome cutané

G U I D E - A F F E C T I O N D E L O N G U E D U R É E. La prise en charge de votre mélanome cutané G U I D E - A F F E C T I O N D E L O N G U E D U R É E La prise en charge de votre mélanome cutané Mars 2010 Pourquoi ce guide? Votre médecin traitant vous a remis ce guide pour vous informer sur le mélanome

Plus en détail

La prise en charge de votre artérite des membres inférieurs

La prise en charge de votre artérite des membres inférieurs G U I D E - A F F E C T I O N D E L O N G U E D U R É E La prise en charge de votre artérite des membres inférieurs Vivre avec une artérite des membres inférieurs Novembre 2007 Pourquoi ce guide? Votre

Plus en détail

Bien utiliser le prélèvement

Bien utiliser le prélèvement JANVIER 2013 N 23 PAIEMENT LES MINI-GUIDES BANCAIRES www.lesclesdelabanque.com Le site pédagogique sur la banque et l argent Bien utiliser le prélèvement Ce mini-guide vous est offert par : SOMMAIRE Pour

Plus en détail

Le guide du bon usage des médicaments

Le guide du bon usage des médicaments Le guide du bon usage des médicaments Les médicaments sont là pour vous aider mais......ils ont parfois du mal à vivre ensemble. Votre médecin et votre pharmacien peuvent adapter votre traitement pour

Plus en détail

EQUILIBRE ALIMENTAIRE

EQUILIBRE ALIMENTAIRE EQUILIBRE ALIMENTAIRE Sommaire Pourquoi mange t'on? Qu'est ce qui influence notre alimentation? Pourquoi manger équilibré? Comment manger équilibré? Les différents groupes d'aliments. La composition des

Plus en détail

COMMENT MAIGRIR EFFICACEMENT

COMMENT MAIGRIR EFFICACEMENT RESUME 1. D abord, vous devez DEFINIR ce que VOUS recherchez OBJECTIF 2. Ensuite, vous contrôlez si ce but CONTROLE est sain pour vous DE L OBJECTIF 3. Puis, vous prévoyez un plan et une échéance pour

Plus en détail

Dépistage du cancer du sein du NHS (Service National de Santé) Pour vous aider à décider

Dépistage du cancer du sein du NHS (Service National de Santé) Pour vous aider à décider Dépistage du cancer du sein du NHS (Service National de Santé) Pour vous aider à décider Qu est-ce que le cancer du sein? 2 Qu est-ce que le dépistage du cancer du sein? 3 Résultats du dépistage du cancer

Plus en détail

Le SIDA. Et toi, Qu est-ce que tu connais. De cette maladie?

Le SIDA. Et toi, Qu est-ce que tu connais. De cette maladie? Le SIDA Et toi, Qu est-ce que tu connais De cette maladie? Sommaire 1 partie : Testez vos connaissances Pages jaunes 1. Çà veut dire quoi cette maladie 2. Comment peux-tu l attraper? 3. Prendre un risque,

Plus en détail

La retraite pour pénibilité

La retraite pour pénibilité Salariés MAI 2012 La retraite pour pénibilité Conditions Démarches La retraite pour pénibilité Un dispositif de retraite pour pénibilité a été créé par la réforme des retraites de 2010. Il permet aux assurés

Plus en détail

Carnet. de santé. Nom :... Prénom :...

Carnet. de santé. Nom :... Prénom :... Carnet de santé Nom :................................................................... Prénom :.............................................................. Conseils aux parents Alimentation Pendant

Plus en détail

UNICEF/97-0627/Lemoyne

UNICEF/97-0627/Lemoyne UNICEF/97-0627/Lemoyne Pourquoi il est important de communiquer et d utiliser les informations sur LA VACCINATION La vaccination Chaque année, 1,7 million d enfants meurent de maladies qui auraient pu

Plus en détail

Campagne de Dépistage Gratuit du Cancer Du Sein

Campagne de Dépistage Gratuit du Cancer Du Sein Campagne de Dépistage Gratuit du Cancer Du Sein Campagne du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie Dossier de presse - 10 août 2009 Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie lance à compter du 10 août 2009

Plus en détail

Une information vous est fournie sur le déroulement de l intervention et de ses suites.

Une information vous est fournie sur le déroulement de l intervention et de ses suites. Formulaire d information Biopsie osseuse Madame, Monsieur, Votre médecin vous a proposé une intervention radiologique. Elle sera pratiquée avec votre consentement. Vous avez en effet la liberté de l accepter

Plus en détail

Le suivi infirmier Le bilan et diagnostic infirmier, la traçabilité de l action Les transmissions systématiques écrites dans le classeur de suivi

Le suivi infirmier Le bilan et diagnostic infirmier, la traçabilité de l action Les transmissions systématiques écrites dans le classeur de suivi Le suivi infirmier Le bilan et diagnostic infirmier, la traçabilité de l action Le bilan réalisé par l infirmier libéral pour le patient, permet de conduire les actions du suivi à domicile de l insuffisant

Plus en détail

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) Informations pour les adolescentes

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) Informations pour les adolescentes Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) Informations pour les adolescentes Qu est-ce que le SOPK? Quel objectif? Cette brochure vous informe sur les signes, les causes et le traitement du syndrome

Plus en détail

Le diabète. Suis-je concerné? La solidarité, c est bon pour la santé. MUTUALITE CHRETIENNE

Le diabète. Suis-je concerné? La solidarité, c est bon pour la santé. MUTUALITE CHRETIENNE Le diabète Suis-je concerné? MUTUALITE CHRETIENNE La solidarité, c est bon pour la santé. Vous vous posez des questions sur le diabète? Vous vous demandez si vous êtes concerné? Vous connaissez une personne

Plus en détail

> Dossier 17 mars 2009

> Dossier 17 mars 2009 > Dossier 17 mars 2009 Le travail des étrangers en France Vous embauchez un étranger au sein de votre entreprise : ce que vous devez savoir. L embauche de personnels de nationalité étrangère est soumise

Plus en détail

DEPISTAGE ORGANISÉ DU CANCER COLORECTAL

DEPISTAGE ORGANISÉ DU CANCER COLORECTAL 11 septembre 2015 DEPISTAGE ORGANISÉ DU CANCER COLORECTAL Nouveau test, nouvelle organisation 1 Communiqué 11 septembre 2015 Dépistage organisé du cancer colorectal Nouveau test, nouvelle organisation

Plus en détail

Objet : GRIPPE A H1N1. Madame, Monsieur,

Objet : GRIPPE A H1N1. Madame, Monsieur, Le Principal Collège Albert CAMUS MOULINS LES METZ à Mesdames et Messieurs les Parents d Elèves Mesdames et Messieurs les Membres de la communauté éducative (pour information) Lucien PIETRON Principal

Plus en détail

Plusieurs intervenants peuvent jouer un rôle dans l évaluation et le suivi des

Plusieurs intervenants peuvent jouer un rôle dans l évaluation et le suivi des Chapitre 4 LE DIAGNOSTIC Plusieurs intervenants peuvent jouer un rôle dans l évaluation et le suivi des problèmes oculaires et optiques, mais seul l ophtalmologiste peut détecter la présence d une DMLA.

Plus en détail

Fiches Réalisées Par La Société Française De Radiologie (SFR) Scanner

Fiches Réalisées Par La Société Française De Radiologie (SFR) Scanner Fiches Réalisées Par La Société Française De Radiologie (SFR) Madame, Monsieur, Scanner Un examen radiologique a été proposé pour votre enfant. Une information vous est fournie sur le déroulement de l

Plus en détail

CENTRE D UROLOGIE PRADO-LOUVAIN. Le Cancer du rein

CENTRE D UROLOGIE PRADO-LOUVAIN. Le Cancer du rein CENTRE D UROLOGIE PRADO-LOUVAIN Le Cancer du rein Le cancer du rein représente 3% des cancers de l adulte. Il s agit du troisième cancer urologique après le cancer de prostate et celui de la vessie. L

Plus en détail

Votre examen ou votre opération en ambulatoire

Votre examen ou votre opération en ambulatoire Votre examen ou votre opération en ambulatoire Introduction Qu est-ce que la chirurgie ambulatoire? La chirurgie ambulatoire est une intervention programmée sur une seule journée. Ainsi, vous êtes admis

Plus en détail

Etude MAAF IFOP «Les Français et l urgence médicale» : un enjeu de santé publique

Etude MAAF IFOP «Les Français et l urgence médicale» : un enjeu de santé publique Communiqué de presse Paris, le 2 décembre 2014 Etude MAAF IFOP «Les Français et l urgence médicale» : un enjeu de santé publique MAAF lance «Grave Pas Grave?», le premier service mobile expert d analyse

Plus en détail

AES. Stop au massacre! Accident d Exposition au Sang. Avec la participation de l ARLIN PACA http://fr.ap-hm.fr/site/arlin-paca

AES. Stop au massacre! Accident d Exposition au Sang. Avec la participation de l ARLIN PACA http://fr.ap-hm.fr/site/arlin-paca Petit g de u s bon nes p AES ide ratiqu e s Accident d Exposition au Sang Stop au massacre! Avec la participation de l ARLIN PACA http://fr.ap-hm.fr/site/arlin-paca www.urps-infirmiere-paca.fr https://www.facebook.com/urps.infirmiere.paca

Plus en détail

Narcolepsie. Informations et conseils. Narcolepsy

Narcolepsie. Informations et conseils. Narcolepsy Ministère de la Santé et des Solidarités Direction Générale de la Santé Informations et conseils Narcolepsie Narcolepsy Lisez attentivement ce document et conservez-le soigneusement avec la carte de soins.

Plus en détail

COMMENT NOURRIR MON BÉBÉ AU BIBERON?

COMMENT NOURRIR MON BÉBÉ AU BIBERON? COMMENT NOURRIR MON BÉBÉ AU BIBERON? V ous ne voulez pas (ou ne pouvez pas) allaiter votre bébé au sein, ou vous souhaitez cesser de l allaiter plus tôt que ce qui est recommandé. Il faut alors lui donner

Plus en détail

La prise en charge de votre fibrillation auriculaire

La prise en charge de votre fibrillation auriculaire G U I D E - A F F E C T I O N D E L O N G U E D U R É E La prise en charge de votre fibrillation auriculaire Vivre avec une fibrillation auriculaire Octobre 2008 Pourquoi ce guide? Votre médecin traitant

Plus en détail

Pour le savoir, faites le test et répondez aux 10 questions suivantes, en cochant la case de la bonne réponse.

Pour le savoir, faites le test et répondez aux 10 questions suivantes, en cochant la case de la bonne réponse. CAMPAGNE D INFORMATION ET DE PRÉVENTION SUR LES RISQUES INDUSTRIELS MAJEURS CÔTE D OPALE - FLANDRE 2010 Pour le savoir, faites le test et répondez aux 10 questions suivantes, en cochant la case de la bonne

Plus en détail

Prévention des chutes des personnes âgée à Domicile

Prévention des chutes des personnes âgée à Domicile Prévention des chutes des personnes âgée à Domicile Dr D. Mengue Semaine bleue 2013 «CODERPA 89» États des lieux plan Quelques chiffres intéressants Les engagements publics pour prévenir la chute chez

Plus en détail

Guide Santé pour les étudiants internationaux

Guide Santé pour les étudiants internationaux Guide Santé pour les étudiants internationaux Rédigé par Djian Sadadou, Représentant des Étudiants Internationaux 2015-2016, pour l Association des étudiants en science politique et études internationales

Plus en détail

Prévenir... les caries dentaires

Prévenir... les caries dentaires Prévenir... les caries dentaires 7 Comment prévenir les Prendre de bonnes habitudes le plus tôt possible 1. Préférer l eau aux boissons sucrées. 2. Eviter les grignotages au cours de la journée. 3. A chacun

Plus en détail

Un test Pap pourrait vous sauver la vie

Un test Pap pourrait vous sauver la vie Un test Pap pourrait vous sauver la vie Un test Pap pourrait vous sauver la vie Vous avez 21 ans ou plus et êtes sexuellement active? Passez un test Pap! Si vous saviez qu un test Pap, qui prend 5 minutes,

Plus en détail

MON PARCOURS PRÉVENTION. mois. à vos côtés

MON PARCOURS PRÉVENTION. mois. à vos côtés MON PARCOURS PRÉVENTION mois à vos côtés 123 La naissance de votre enfant approche Le RSI continue de vous accompagner en vous délivrant de multiples informations pour bien vivre votre grossesse. La brochure

Plus en détail

Dossier de presse... Plan canicule en Saône-et-Loire

Dossier de presse... Plan canicule en Saône-et-Loire Dossier de presse... Plan canicule en Saône-et-Loire Mercredi 1er juillet 2015 COMMUNIQUÉ DE PRESSE Mâcon, le 30 juin 2015 Fortes chaleurs dans le département de Saône-et-Loire Déclenchement du niveau

Plus en détail

tie vitalité g tei é t i l a t i v www.mnt.fr

tie vitalité g tei é t i l a t i v www.mnt.fr garantie vitalité garantie vitalité www.mnt.fr La vitamine Vitamine de la vue A Une alimentation équilibrée et variée, riche en fruits et en légumes, est la meilleure alliée de votre santé.c est elle qui

Plus en détail

IST et SIDA : s'informer pour se protéger!

IST et SIDA : s'informer pour se protéger! IST et SIDA : s'informer pour se protéger! Tous concernés! De quoi s agit-il? Les Infections Sexuellement Transmissibles (IST) sont des infections dues à des virus, des bactéries, des parasites ou des

Plus en détail

Le test de dépistage qui a été pratiqué à la

Le test de dépistage qui a été pratiqué à la élever CommenT UN enfant ayant une drépanocytose Q Le test de dépistage qui a été pratiqué à la maternité vient de révéler que votre bébé est atteint de drépanocytose. Aujourd hui, votre enfant va bien,

Plus en détail

Vous allez être. hospitalisé(e) - Tout ce qu il faut savoir -

Vous allez être. hospitalisé(e) - Tout ce qu il faut savoir - Vous allez être hospitalisé(e) - Tout ce qu il faut savoir - Vous êtes hospitalisé(e) suite à un accident ou une maladie? > Voici le récapitulatif de la marche à suivre, des frais et remboursements possibles

Plus en détail

La rédaction de la Charte a été réalisée à partir des textes réglementaires :

La rédaction de la Charte a été réalisée à partir des textes réglementaires : La rédaction de la Charte a été réalisée à partir des textes réglementaires : - Convention Nationale des Prestataires - Liste des Produits et Prestations - Décret de professionnalisation issu de la Loi

Plus en détail

DIÉTÉTIQUe et Le PLAISIR De MANGeR

DIÉTÉTIQUe et Le PLAISIR De MANGeR INFORMATIONS DIETETIQUES SERVICE RESTAURATION DE LA VILLE D YZEURE DIÉTÉTIQUe et Le PLAISIR De MANGeR I - DEFINITION DE LA DIETETIQUE : La diététique est une science qui n est pas uniquement destinée à

Plus en détail

que dois-tu savoir sur le diabète?

que dois-tu savoir sur le diabète? INVENTIV HEALTH COMMUNICATIONS - TERRE NEUVE - FRHMG00277 - Avril 2013 - Lilly - Tous droits de reproduction réservés. que dois-tu savoir sur le diabète? Lilly France 24 boulevard Vital Bouhot CS 50004-92521

Plus en détail

Pour protéger sa santé, il est recommandé de consommer 3 produits laitiers par jour.

Pour protéger sa santé, il est recommandé de consommer 3 produits laitiers par jour. Pour protéger sa santé, il est recommandé de consommer 3 produits laitiers par jour. Et il y a tant de choix que ce n est pas compliqué! 3 produits laitiers par jour! (jusqu à 4 pour les enfants, les ados

Plus en détail

Glaucome. contrôler ma vue. je fais. pratiq santé. 110 esplanade du Général de Gaulle - 92 931 La Défense Cedex - RCS Nanterre 440 313 104

Glaucome. contrôler ma vue. je fais. pratiq santé. 110 esplanade du Général de Gaulle - 92 931 La Défense Cedex - RCS Nanterre 440 313 104 Glaucome ENVI-2012-10-311 - HCP Groupe ʻʻ je fais contrôler ma vue ʻʻ pratiq santé 110 esplanade du Général de Gaulle - 92 931 La Défense Cedex - RCS Nanterre 440 313 104 Je m informe : le glaucome, une

Plus en détail

Prévention grossesse

Prévention grossesse Prévention grossesse Le mot de la Directrice La Fondation PremUp, reconnue d utilité publique, agit pour la santé de la femme enceinte et du nouveau-né. Elle conduit 3 types de missions : 1. Faire progresser

Plus en détail

Nom et prénom de l enfant :...

Nom et prénom de l enfant :... Annexe au contrat de travail Nom et prénom de l enfant :... Ce contrat d accueil a pour but une bonne entente autour du bienêtre de l enfant accueilli. Il concerne ses habitudes, sa santé, son éducation...

Plus en détail

de bonnes dents pour bébé

de bonnes dents pour bébé l atelier santé ville présente avec le soutien de de bonnes dents pour bébé Conseils bucco-dentaires aux parents de jeunes enfants www.la-crea.fr l apparition des premières dents Les dents permettent la

Plus en détail

GUIDE RETRAITE COMPLÉMENTAIRE AGIRC ET ARRCO LE LIVRET DU RETRAITÉ. n o 2. Le livret du retraité

GUIDE RETRAITE COMPLÉMENTAIRE AGIRC ET ARRCO LE LIVRET DU RETRAITÉ. n o 2. Le livret du retraité GUIDE RETRAITE COMPLÉMENTAIRE AGIRC ET ARRCO LE LIVRET DU RETRAITÉ Guide salariés n o 2 MARS 2015 Le livret du retraité Sommaire La retraite, en bref... 3 Points clés... 4 Points de repères... 8 Points

Plus en détail

Le cancer des glandes surrénales Corticosurrénalome

Le cancer des glandes surrénales Corticosurrénalome Le cancer des glandes surrénales Corticosurrénalome Vous avez appris que vous avez un cancer des glandes surrénales. Cette fiche vous aidera à mieux comprendre la maladie et les traitements possibles.

Plus en détail

Communiqué de presse

Communiqué de presse Communiqué de presse r Orlando, le 2 juin 2009 Roche-EDIFICE : de nouvelles données publiées dans le cadre du congrès de l ASCO confirment l intérêt d un programme structuré de dépistage systématique dans

Plus en détail

CAISSE DE COORDINATION AUX ASSURANCES SOCIALES. Le remboursement des frais de soins reçus à l étranger

CAISSE DE COORDINATION AUX ASSURANCES SOCIALES. Le remboursement des frais de soins reçus à l étranger CAISSE DE COORDINATION AUX ASSURANCES SOCIALES Le remboursement des frais de soins reçus à l étranger Mise à jour : mai 2014 Le remboursement des frais de soins reçus à l étranger Vous êtes agent RATP,

Plus en détail

A l Assistance Publique - Hôpitaux de Marseille, Octobre Rose est l occasion de mettre en valeur la filière de soins dédiée au cancer du sein.

A l Assistance Publique - Hôpitaux de Marseille, Octobre Rose est l occasion de mettre en valeur la filière de soins dédiée au cancer du sein. OCTOBRE ROSE 2013 La campagne Octobre Rose a pour but d inciter les femmes de 50 à 74 ans à participer au dépistage organisé du cancer du sein. Une femme sur trois ne se fait pas dépister ou pas de manière

Plus en détail

LE GRAND LIVRE Du. Pr Jean-Jacques Altman Dr Roxane Ducloux Dr Laurence Lévy-Dutel. Prévenir les complications. et surveiller la maladie

LE GRAND LIVRE Du. Pr Jean-Jacques Altman Dr Roxane Ducloux Dr Laurence Lévy-Dutel. Prévenir les complications. et surveiller la maladie Pr Jean-Jacques Altman Dr Roxane Ducloux Dr Laurence Lévy-Dutel LE GRAND LIVRE Du diabète Vivre avec le diabète à tout âge Traiter et surveiller la maladie Prévenir les complications, 2012 ISBN : 978-2-212-55509-7

Plus en détail

CONTACTS PRESSE Inpes : Sandra Garnier Tél : 01 49 33 23 06 Email : sandra.garnier@inpes.sante.fr Service de presse du ministère de la santé et des

CONTACTS PRESSE Inpes : Sandra Garnier Tél : 01 49 33 23 06 Email : sandra.garnier@inpes.sante.fr Service de presse du ministère de la santé et des Grippe : un nouveau dispositif de communication Dossier de presse 24 Août 2009 CONTACTS PRESSE Inpes : Sandra Garnier Tél : 01 49 33 23 06 Email : sandra.garnier@inpes.sante.fr Service de presse du ministère

Plus en détail