Parlement Européen. LE GRAND DOSSIER BI: Spécial Business Intelligence. Transparence des contrats IT pour le support de la construction européenne

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1 OCTOBRE 2007 / N 04 CASE CHOICE CASE CHOICE CASE CHOICE East-West United Bank Live sur Temenos T24 p.16 The Berry Projet RTL consolide sous SAP p.20 Cegedel Connecté sur SAP p.14 1 LE GRAND DOSSIER BI: Spécial Business Intelligence LE GRAND ENTRETIEN Pierre Lora-Tonet Directeur des Technologies de l Information Parlement Européen Transparence des contrats IT pour le support de la construction européenne EN KIOSQUE - LUXEMBOURG Eur 4.50 : les meilleures offres du mois au Luxembourg p.66

2 GARDEZ L ESPRIT LIBRE POUR VOS TÂCHES ESSENTIELLES. EXTERNALISEZ : - L IMPRESSION ET LE SCANNING TOUS FORMATS, - LA GESTION DES COÛTS D IMPRESSION, - L OPTIMISATION DES FLUX D INFORMATIONS VIA INTÉGRATION INFORMATIQUE, - LA FORMATION DE VOTRE PERSONNEL. POUR PLUS DE RENSEIGNEMENTS, CONTACTEZ-NOUS 2, rue Léon Laval Z.A. am Bann L-3372 Leudelange Tél.: Fax:

3 Photography Raoul Somers est un magazine Le modèle SaaS finira par tuer l IT 83 rue de Hollerich L-1741 Luxembourg Grand-Duché de Luxembourg T F E. Internet: Eric Busch Directeur de la publication M Raphaël Henry Rédacteur M Emilie Mounier Chef de projet M Aurélie Rebel Assistante de production Ont collaboré à ce numéro Fabrice Deswasmes, Dorothée Ciolino, Hervé Wolff Photography Raoul Somers Photos ITnews 2.0 Layout Piranha et Petits Poissons Rouges Abonnements Luxembourg 45,- - Europe 65,- ITnews 2.0, anciennement LuxBox IBAN LU BIC BGL: BGLLLULL TVA LU RC Luxembourg B Maison d éditions Autorisation d établissement N Toute reproduction, même partielle, est soumise à l approbation écrite préalable de l éditeur. Tous droits réservés. ITnews2.0 est membre de Luxorr - Luxembourg Organization For Reproduction Rights - Si à Luxembourg, nous sommes encore très loin de voir des choix d envergure se poser en IT sous la forme de contrats logiciels à la demande, on peut néanmoins imaginer que le Luxembourg finira par y céder, le modèle étant celui dont tout le monde rêve. Le pays est traditionnellement hermétique en IT comme ailleurs. Ici, on aime bien toucher les choses, connaître les gens La culture du «secret bien ordonné commence par soi-même», a fait naître des relations il y a quinze ans qui pèsent encore les clients et leurs fournisseurs Le Luxembourgeois est fidèle en affaires. Les affaires ont donc bien des raisons que la raison ne connaît pas Car le modèle SaaS est bel et bien le futur de l IT ; en déduction du fait qu il n apporte rien de neuf en matière logicielle, mais uniquement un canal de vente enfin transparent. Le Software-as-a-Service, c est tout sauf une religion. C est d une logique implacable. En effet, pourquoi sur un projet de facturation, de gestion ERP, de CRM, de BI, de banking, etc. avoir à s occuper encore de tout ce qui n est pas du projet en lui-même. Par exemple, Salesforce.com n est certainement pas le meilleur CRM du monde ; d autant que les CRM ont tous les mêmes fonctionnalités et les mêmes capacités. C est juste le modèle de livraison qui fait le succès. N importe où, sur n importe quelle machine, à n importe quel moment, les clients d un SaaS peuvent accéder à leurs ressources privées, sécurisées dans un espace personnel, stockées, back-upées, encryptées, Et le tout, sans aucun staff IT pour la maintenance. Si IT il y a, c est en pur développement de projets annexes ou applications appelables dans la solution globale. Zéro coût caché, un honoraire au mois Qui peut dire mieux. D ailleurs, tous les grands éditeurs CRM disposent aujourd hui d une offre similaire. Demain, il n y aura plus que cela. Mais si Salesforce a ouvert une brèche, c est face à une crevasse sans fond que l on se trouve. IBM et Google mettent en place des suites bureautiques à la demande, Business Objects fourni des KPI dans des indicateurs 2.0, SAP met son ERP en mode service Mais cela va encore plus loin, Sun fait du Hardware-as-a-Service, du HaaS. Pour un dollar pour une heure/cpu, vous pouvez louer un grid pour faire des tests ou des modèles ponctuels. Pour un dollar, vous pouvez trouver un giga de stockage pour un mois. Quelles sont les raisons pour ne pas aller vers ces modèles? Simplement parce qu il n y aurait plus aucune raison d avoir des équipes IT de maintenance. Et ça, c est purement inacceptable. Raphaël Henry / OCTOBRE 07 / 3

4 Lines of Services Technical Assistance Projects Third Party Maintenance Nearshoring IT Consulting & Services Delivering Quick ROI High Quality Focused Added-Value by Competence Centres approach Career Management Shared Knowledge, Experiences and Tooling Best Practices, Methods In our Business Lines Outsourcing Contacts Ausy in Belgium Av. Marcel Thirylaan, 77 B-1200 Brussels Belgium Phone: +32 (0) Fax: +32 (0) Our Competence Centres Project & Quality Management MS.Net Solutions Oracle Solutions Open Source Solutions Business Intelligence & Data Warehousing SAP Infrastructure and Systems Management Ausy in Luxemburg Résidence Etoile 63, rue de Rollingergrund L-2440 Luxemburg Luxemburg Phone: Fax: Consulting and Engineering in Advanced Technologies

5 Sommaire CASE CHOICE p.14 Portail pour Cegedel Cegedel, le fournisseur d électricité grandducal, a installé un portail transactionnel avec une technologie SAP. Ce portail de Self-Services est le premier en Belux pour une telle application. CASE CHOICE p.16 Temenos à l EWUB La banque russe East-West United Bank a remplacé son core banking system par Temenos T24 en moins de six mois. Un constat: les systèmes intégrés de nouvelle génération font fureur... CASE CHOICE p.20 RTL: The Berry Project Lors de la conférence mensuelle d ITnews, Vincent Pascaud de RTL Group a témoigné sur le Berry Project, un programme de consolidation financière dans SAP et Cartesis. LE GRAND DOSSIER p.22 BI: la Performance sous stéroïdes La Business Intelligence est en phase de maturité, entend-on partout. Les tendances vont vers la BI on the fly (instantanée), la prédiction, la gestion de la performance, le tableau de bords Ce qu il ressort de toute ces initiatives: la BI n est plus qu une terre stratégique ou élitiste, mais devient un véritable système opérationnel pour toute une série de nouveaux consommateurs, ceux de l intelligence LE GRAND DOSSIER p.28 Dexia-BIL: DWH! Dexia-BIL se prépare à la création d un Centre de Compétence de Business Intelligence avec au cœur de toute initiative BI un CODS sous IQ. LE PETIT DÉJEUNER p.48 XBRL, lettres de noblesse Même si l XBRL est une norme d échange de données financières née en 2000, elle a tardé à se stabiliser et se développer. Aujourd hui encore, elle suscite plus encore la méfiance que l adhésion, mais les nouvelles dispositions réglementaires vont offrir enfin à XBRL ses lettres de noblesse PORTRAIT p.50 Rénald Wauthier, CTG L IT c est une technologie qui doit être au service du business. CARTE BLANCHE p.52 Données personnelles: dossier à traiter Le 1 er septembre 2007, est entrée en vigueur une loi modifiant la loi de 2002 sur la protection des données personnelles, visant simplifier les procédures de notification et d autorisation de traitement. AGENDA IT p.62 IT JOBS p.66 Jobs de la semaine: P&T Consulting SA En Novembre LE GRAND DOSSIER sera consacré aux banking solutions Chaque Grand Dossier est suivi d une conférence thématique Conférence Banking Solutions: le 15 novembre Sofitel Kirchberg Clôture le 2 novembre 2007 / Rédaction: / Régie publicitaire et infos conférence: / OCTOBRE 07 / 5

6 Photography Raoul Somers Pierre Lora-Tonet, Directeur des Technologies de l Information, Parlement européen

7 LE GRAND ENTRETIEN BUSINESS DECISION MAKER Le Parlement européen au service des citoyens de l Union Le Parlement européen, institution garante de la démocratie dans l Union européenne, avec la Commission et les autres Institutions, est répartie sur trois sites géographiques: le secrétariat général à Luxembourg, le siège à Strasbourg et les députés travaillant en commission à Bruxelles. Cette assemblée est composée de 785 députés et environ fonctionnaires et conseillers, répartis dans les groupes politiques et assurant le support aux élus, aidés aussi par, en moyenne, deux assistant(e)s par député. Avec ses 23 langues officielles, cette chambre est véritablement à géométrie variable et se forge au fil des élargissements de l Union. Au total, environ personnes travaillent donc au PE ; et avec les sous-traitants, l effectif global est de près de personnes. Avec cette situation en trinôme et en termes de stations PC, se trouvent donc installés postes de travail, dûs aux migrations des députés et leurs assistantes systématiquement supportés sur Strasbourg et Bruxelles, et les fonctionnaires ayant accès sur deux voire trois sites. / OCTOBRE 07 / 7

8 BUSINESS DECISION MAKER LE GRAND ENTRETIEN Monsieur Lora-Tonet, quelles sont les caractéristiques de l IT du Parlement européen? Dans le paysage complexe du Parlement européen, l IT compte environ 180 fonctionnaires et gère de nombreuses équipes de sous-traitants, dans le cadre de contrats de service à résultat. Environ 400 externes sont ainsi répartis pour deux tiers à Luxembourg et un tiers à Bruxelles et de façon marginale sur Strasbourg (les équipes s y déplacent pendant les sessions des députés). À Luxembourg, les équipes IT ont pour mission la concentration de tout ce qui est tâches au service de l administration et à Bruxelles, l IT s occupe des tâches relatives au service des députés. Dans cette IT, il s agit tout d abord d informatique de gestion (gérer le paiement des fonctionnaires, les investissements etc.). Mais le cœur du métier, c est la gestion de documents au sens large: le Parlement étant une immense machine à produire des textes - environ un million de pages papier par an. Quels sont vos challenges sur une telle production de contenus? Photography Raoul Somers La première problématique, c est qu il faut conserver et archiver ces productions documentaires. Mais le plus grand challenge, c est qu il faut disposer de tous les documents qui sont réalisés en 23 langues (sauf pour les documents de l administration et documents de travail qui ne sont qu en anglais ou français). Ce qui est fondamental dans nos esprits, c est que chaque citoyen en Europe doit avoir la même interprétation du texte. Il ne peut pas y avoir de différences entre la langue initiale dans laquelle le député s est exprimé et les versions traduites. Cela a nécessité la mise en place d outils et de technologies très complexes. À l interne, quels sont les enjeux IT? Ce qui est fondamental, c est que l utilisateur - député, fonctionnaire, assistant - puisse disposer du même service, où qu il soit, sur les trois sites, mais aussi dans les pays membres. Le réseau est donc bel et bien le cœur du système. Chaque personne doit pouvoir retrouver ses documents de travail quel que soit son lieu de travail. Cela implique une complexité supplémentaire sur les technologies mais aussi les services de support, pour avoir le même rendu partout. Le Parlement est une immense machine à produire des textes Comment est-ce que vous jonglez avec les technologies au fil du temps? Les challenges que nous avons sont liés à des initiatives politiques. Ainsi, on doit suivre les évolutions au fil des traités ou des élargissements successifs. Si par exemple on nous dit: dans 18 mois, il y aura dix pays de plus, nous devons alors faire en sorte que lorsque ces nouveaux députés arriveront, ils auront accès à tous les documents de travail, les logiciels appropriés ou un clavier adapté et compatible avec leur langue, etc. Ce challenge n est pas seulement celui la DIT mais aussi pour les unités linguistiques. Sur le plan technologique, on essaie de ne pas être des early adopters. Lorsque je suis arrivé à la DIT du Parlement européen en 99, l informatique était au même niveau que ce que l on trouvait ailleurs ; tout le monde avait un PC sur chaque site, la messagerie électronique fonctionnait bien et il y avait des sites Internet Il y avait des progrès à faire sur l architecture générale des systèmes car tout avait été construit au fur et à mesure sur une approche verticale (système par système, au service de chacune des directions générales). Nous avons donc introduit plus de transversalité, mais en règle générale, au Parlement, il y a toujours eu une informatique de bonne qualité. / OCTOBRE 07 / 8

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10 Photography Raoul Somers

11 LE GRAND ENTRETIEN BUSINESS DECISION MAKER Innovez-vous néanmoins? Dans certains cas, nous avons la nécessité d anticiper. Récemment, nous avons introduit l utilisation de la vidéo à la demande, aussi pour des raisons économiques, car il n était pas possible de traduire l ensemble des textes et des interventions des séances dans toutes les langues. Par exemple, lorsque qu un député prend la parole en Français, le texte est traduit en chacune des langues de l Union et les députés en séance entendent le discours en temps réel. Cela ne laissait aucune trace enregistrée et on faisait un compte-rendu dans chacune des langues a posteriori. Maintenant, c est le texte dans la langue dans laquelle le député s est exprimé qui fait foi. On enregistre une séquence vidéo de la prestation. On enregistre en parallèle les 23 langues et c est un document multimédia complet qui fait référence et qui reprend le nom du député, son groupe politique, le thème sur lequel il est intervenu, l heure de début du discours, l heure de fin, la vidéo de ce qu il a dit dans sa propre langue et l interprétation qui en a été faite en direct. À cela, on ajoute le support papier qui a servi pour son intervention. Ces documents multimédias vont impacter votre IT? Effectivement, il faut archiver ce document multimédia afin de pouvoir le retrouver facilement. On a donc opté pour une solution de vidéo à la demande avec la création d un fichier dans lequel on retrouve tout cela. Sur ce fichier, on rajoute toutes les méta-données correspondantes. Il est ensuite possible à travers différents «guichets» de restituer le contenu du fichier multimédia à destination des journalistes ou d un service interne. C est une grande première car nulle part ailleurs dans le monde, on n a mis en place un système aussi complexe, en particulier au niveau du multilinguisme et avec une telle durée d historisation. L ambition du Parlement, c est d offrir une historisation sur 25 ou 50 ans. Au niveau du volume, c est énorme. Mais le point le plus critique, c est la création des méta-données pour être sûr de pouvoir continuer à exploiter ces informations dans le futur, mais aussi d assurer une certaine capacité de relire ces archives. Pour cela, il nous faudra ne faut pas stocker ce document sous sa forme initiale une fois pour toute, mais s adapter au changement de technologies qui interviendront à l avenir - c est certain -, et transformer tous ces documents dans de nouveaux formats et vérifier que la qualité est toujours identique. Pour être sûr que le patrimoine traverse les générations, il faudra consacrer de plus en plus de temps mais aussi de coût pour la vérification de l accessibilité des documents à tout moment. Quelle va être la quantité de données produite par la VoD? La quantité de documents à traiter, c est de l ordre du péta. C est monumental. Le problème n est pas le stockage de ces informations en lui-même, car le coût est de moins en moins élevé. Dans cette situation, nous disposons déjà d un avantage, c est que nous organisons déjà nous-mêmes la redondance de nos sauvegardes, et des copies de secours. La quantité de documents à traiter, c est de l ordre du péta Le problème qui est de plus en plus pressant, c est nos capacités en surface dans les centres de données et en consommation électrique. Cela risque d entraîner l explosion des besoins de l informatique et en particulier du stockage. Les machines modernes sont de plus en plus compactes et donc de plus en plus lourdes si bien qu on ne peut plus les installer dans les étages des bâtiments qui n ont pas été construits pour cette charge. Elles consomment énormément d électricité et dégagent énormément de chaleur. On a dû réaliser des salles machines adaptées pour pallier ce problème. Vous pensez mettre aussi ces vidéos en ligne pour le citoyen? En effet, ces vidéos à la demande seront accessibles directement aux citoyens: la première session de la rentrée parlementaire qui vient d avoir lieu, a été enregistrée - c était un premier test. Ce mois d octobre, nous procédons à un deuxième test et nous pensons pouvoir mettre en place ce service de façon opérationnelle et permanente lors du dernier trimestre de cette année. On va enrichir très rapidement ces données et elles seront mises très rapidement à la disposition des journalistes et ensuite du public ; un public qui a déjà la possibilité de suivre la séance plénière en direct sur internet. En conclusion, si notre philosophie, c est de ne faire que ce qui est nécessaire avec les technologies de préférence éprouvées, on n hésite pas non plus quand il faut innover si cela apporte quelque chose à l activité parlementaire. Par exemple, nous étions les premiers à faire du haut débit (même si aujourd hui on passe à du 10 gigabits) en réseau triangulé pour assurer la transparence géographique. Est-ce que vous vous sentez un rôle d initiateur afin de montrer aux entreprises ce qu il est possible de faire? Non, je ne me sens pas ce devoir. Nous avons plutôt le devoir de dépenser au mieux l argent public. Si on voit qu une technologie peut apporter de grandes choses sans trop de risque, on peut l adopter. Si le public peut en bénéficier à son tour, nous en serons très contents, mais ce n est pas une priorité. Par exemple, on est en train de travailler sur la mise en place d un centre de visiteurs à Bruxelles. Il permettra aux citoyens européens qui viennent à notre rencontre de mieux comprendre la construction européenne et son histoire. On collabore avec un centre linguistique qui travaille sur un concept très avancé d adaptation linguistique à chaque individu. Ainsi, on pourra reconnaître votre profil (linguistique - langue maternelle, seconde langue -, vôtre âge, etc.) grâce à votre GSM ou encore à votre badge. Ainsi, lorsque vous passez devant un afficheur ou une borne multimédia, le message sera automatiquement adapté à votre profil. Dans ce cadre, on serait content que cela donne des idées à d autres personnes, mais ce n est pas le but initial. / OCTOBRE 07 / 11

12 BUSINESS DECISION MAKER LE GRAND ENTRETIEN Comment gérez-vous le dilemme qu il y a entre la sécurité des informations et d autre part la nécessité de pouvoir les mettre à disposition du citoyen? Pour nous c est un point fondamental - bien que nous n avons pas beaucoup de documents très confidentiels - car avant tout notre vocation, c est d être transparent. La sécurité, c est plutôt d être certain que les documents que l on met à disposition du public sont bien les originaux et donc la problématique se situe plus sur l usurpation d identité, l intégrité des données et sur la continuité de fonctionnement. On doit absolument éviter le déni de service et la corruption des informations. Nous mettons donc en place une authentification forte des utilisateurs et une sécurisation forte vis-àvis du monde Internet pour éviter les intrusions. Le financement par le secteur public vous impose-t-elle des contraintes plus poussées? Notre budget est d environ 5 % de celui du Parlement européen. Cela paraît beaucoup si l on compare cela au ratio de l industrie manufacturière, mais assez faible si on le compare au secteur des services et particulièrement au domaine bancaire. En effet, les frais de fonctionnement ne sont pas du tout identiques à ce qui peut se passer ailleurs. En gros, cela suit l évolution du budget du Parlement, mais on a conscience du fait que le budget du Parlement a atteint un plafond. Notre volonté à tous est de stabiliser les effectifs et les coûts. Pour un appel d offre ouvert, il faut environ 6 mois. Quand il y a une urgence, cela ne facilite pas les choses cela nous oblige donc d avoir des marchés style canal d achat auxquels on a recours en cas de véritable urgence. Le ressenti de chacun d entre-nous est que nous passons trop de temps à ces démarches. Mais il est vrai que dans certains cas la concurrence systématique due à ces appels d offres permet d avoir de meilleurs prix, mais dans d autres cas, cela peut être aussi le contraire. On parle de prochains appels d offres majeurs pour le Parlement? Oui, en effet, dans le domaine de la sous-traitance, nous occupons environ 400 personnes dans des contrats très divers qui vont du câblage aux services. Nous allons effectivement procéder au le renouvellement du contrat de recours à du personnel IT spécialisé, regroupé dans un grand appel d offres pour 4 ans, qui s appelle l achat de services IT et qui sera de plus en plus focalisé sur l achat de prestations à résultats tangibles. Cet appel d offre va donc sortir avant la fin de l année et portera sur l achat de services estimés à environ 40 millions d euros par an sur 4 ans et pouvant être prolongé. Certains députés font part de leur désir de n avoir plus qu un site de travail, afin de réduire les déplacements. Est-il possible de devoir retransformer toute l organisation? Mais notre caractéristique est d être condamné à nous adapter. Par exemple, en 1995 le Parlement a décidé que l ensemble des documents produits devaient être consignés dans un registre public accessible au public. Nous l avons mis en place. Prochainement, si le Traité est ratifié, les compétences du Parlement vont être élargies et donc le volume de données qui va nettement augmenter. Notre challenge sera alors de supporter tout cela, le plus vite possible, avec un budget constant. Vous êtes également obligé à plus de transparence? C est vrai que concernant les prestataires externes, il y a une contrainte de transparence vis-à-vis des citoyens, qui passe par les appels d offres. C est confortable dans un sens car, tant que les procédures sont acceptées, on ne peut être accusé de quoi que ce soit. On sait expliquer et argumenter les raisons de tout gain ou refus d appel d offres. Il y a une grande transparence. En contrepartie, il y a une lourdeur extrême ; ces procédures d appels d offres prennent beaucoup de temps et ce temps on préfèrerait le consacrer à des opérations techniques. On surcharge donc les fonctionnaires avec des opérations administratives et on est donc plus contraint à sous-traiter ces opérations techniques au risque de ne pas les encadrer suffisamment. On alourdit la gestion et on freine la réactivité. L appel d offre va sortir avant la fin de l année Je vous répondrai d une part en tant que citoyen que ces trois sites sont nécessaires car ils montrent bien ce qu est l Europe. Ce ne serait pas logique que les institutions européennes se situent dans un seul pays. D ailleurs, aucun des trois sites actuels ne pourrait accueillir l ensemble du personnel et des moyens techniques faute de place. Enfin, il faut savoir que le coût de l implantation sur trois sites est estimé à moins de 15% du budget annuel du Parlement européen, même si certains détracteurs évoquent le chiffre de 30%. Je tiens à souligner que le budget du Parlement européen représente moins de la valeur d un paquet de cigarettes par an et par citoyen. On se bat donc sur une dépense liée à l application des traités qui représente moins d un demi euro par personne! Est-ce que vous entretenez des relations étroites avec d autres organisations ou institutions européennes? Ensemble, nous avons deux types de relations. D une part, des relations techniques puisque les textes législatifs circulent entre la commission, le conseil et le parlement. Il y a aussi un réseau d échange avec les administrations et les instances nationales. On a donc effectivement des systèmes qui discutent en permanence. / OCTOBRE 07 / 12

13 LE GRAND ENTRETIEN BUSINESS DECISION MAKER Ensuite, nous avons des relations managériales. Nous avons formé un comité informatique inter-institutionnel qui regroupe l ensemble des responsables informatiques des différentes institutions qui sert à identifier les choses que l on peut faire en commun (acheter en commun pour réduire la charge administrative, ). Au niveau technique par exemple, l un des problèmes majeurs survenus en 2006 dans nos organisations a été le spamming (environ 90 % de messages électroniques sont non sollicités). Nous avons donc procédé en groupe de travail dans ce comité à la mise en commun des différentes solutions pour pallier ce problème et partageons le choix des outils, l architecture du système d information, etc. Autre exemple: ici au Parlement à Luxembourg, nous avons une approche de pointe en termes méthodologiques et outillages de développement. Nous avons pris le virage Open Source, il y a déjà plusieurs années et désormais tous les outils de développement sont issus du monde Open Source. Par ailleurs nous avons une forte compétence en méthodologie de suivi de projet qui repose sur les bonnes pratiques du PMI et une stratégie avancée sur les architectures orientées services, les SOA, avec des web services qui se généralisent. parlement européen Pierre Lora-Tonet, directeur informatique du Parlement européen, a débuté sa carrière dans le monde du conseil pour l industrie des transports. Il a ensuite rejoint la filiale transport de Renault où il est devenu CIO de 1980 à Pierre Lora-Tonet est ensuite passé à la maison mère avec la responsabilité des outils de CAO et de calculs puis est devenu directeur informatique de la branche automobile de Renault en Il a ensuite été nommé Directeur de la branche des activités de financement et services de Renault, quittant ainsi le secteur automobile pour celui de la finance. Pierre Lora-Tonet est entré au Parlement européen en 1999, comme directeur de l informatique. / OCTOBRE 07 / 13

14 BUSINESS DECISION MAKER CASE CHOICE Le portail transactionnel Cegedel Connect sur SAP Cegedel, le fournisseur d énergie grand-ducal, a installé son nouveau portail avec une technologie SAP - les Utility Customer e-services - et est ainsi, le premier en Belux à implémenter une telle application. Cegedel offre désormais à ses clients un accès direct en ligne pour effectuer toutes les transactions au travers de ses Utility Customer e-services (UCES). Le public souhaite en effet de plus en plus pouvoir communiquer avec les fournisseurs via internet. «Les sociétés d énergie comme Cegedel utilisent également les applications internet pour optimiser et automatiser leur prestation de services, commente SAP. Grâce à cette automatisation, Cegedel peut garantir au client final une grande accessibilité et comprimer ses coûts, ce qui lui permet d offrir des tarifs plus concurrentiels.» Sur le portail Cegedel Connect, les clients peuvent consulter leurs factures et leurs historiques de paiement, planifier des déménagements ou contrôler des consommations... Puisque le client peut à tout instant accéder à ses états et données, il pourra aussi résoudre lui-même certaines questions et sollicitera moins souvent le help desk, espèret-on du côté du fournisseur. La qualité des interventions devrait en être améliorée et les clients profiteront d un meilleur service. Ce nouveau service est disponible pour les particuliers et les indépendants et sera ouvert aux entreprises début Utility Customer e-services sur SAP Business Suite connecteur Java de SAP plate-forme d application et d intégration NetWeaver, intégration en 4 mois par BPC Remises pour le client L application internet est reliée aux systèmes centraux sous-jacents, ce qui dispense Cegedel d introduire elle-même certaines données. Tous les clients peuvent ainsi modifier ou compléter leurs propres données. Les clients disposant d une domiciliation peuvent en outre transmettre électroniquement le relevé de leur compteur. Ces données sont alors intégrées automatiquement dans le système de back-office SAP de Cegedel. Du coup, Cegedel fait ainsi des économies sur les dépenses de papier et de déplacement et peut offrir au client qui choisit ce modèle et cette facturation par , une remise supplémentaire. «L octroi de cette remise a permis d augmenter les demandes de domiciliation. Tout le monde profite de cette situation car le client reçoit une remise et nous recevons nos paiements à temps. Nous escomptons qu au moins 10% des clients opteront désormais pour la facture par courriel. En même temps, c est une petite contribution à la lutte contre le réchauffement climatique», note Pascal Hubert, chef du service informatique de Cegedel. / OCTOBRE 07 / 14

15 EASI BS CRM Improve collaboration to increase customer satisfaction Collaborate : improve the collaboration within your company Share documents, calendars, to do's,... Manage customers, prospects, sales pipelines, timesheets,... Plan and execute marketing campaigns, events, meetings, appointments,... Analyse the productivity of your team Report : ROI on you campaigns, sales figures, timesheets,... Satisfy your customers Know your customers (Full Dashboard) Help your employees to be more productive (Fully integrated within your mail client) Join us on October 25th to discover EASI BS CRM and learn how you can improve the productivity of your company! To register, surf to and click through to EASI BS CRM October 25th Hilton Luxembourg, 12 Rue Jean Engling, 1466 Luxembourg Entrance free EASI Luxembourg - Tel Fax Val Fleuri 55, L-1526 Luxembourg

16 BUSINESS DECISION MAKER CASE CHOICE East-West United Bank live sur T24 La petite banque russe a remplacé son core banking system par Temenos T24 en moins de six mois. Confirmation: le cœur de banque en IT est à nouveau super palpitant Petite banque typique de la diversité de la place financière grand-ducale, l East-West United Bank, est la base européenne institutionnelle de la banque d état russe VTB et de la société d investissements Sistema. Installée Villa Foch à Luxembourg-Ville depuis 1974, la banque occupe une trentaine de personnes et est toujours la seule banque russe sur le Grand-Duché. L EWUB opérait depuis plus de quinze ans le progiciel bancaire IBIS de Financial Objects, sur une plateforme AS400. Depuis lors, le produit n avait que très peu évolué dans la banque, et tant la base que le core engine se faisait vieillissants. La banque s attache alors à mettre en place une solution moderne et envisage la refonte de son IT pour supporter aussi les nouvelles ambitions du groupe et aussi les impératifs réglementaires locaux (CSSF) et européens (IFRS, Mifid, Basel II, ). En outre, avec sa taille, la banque ne dispose pas de force de développement IT et chaque intervention sur le système se fait par l éditeur. En somme une situation très peu évolutive Temenos à l EWUB Evaluation des opportunités Choix de Temenos Business review Build Test Live sur T24 «Un upgrade conséquent s imposait, dit François Thuillier, IT Supervisor de la East- West United Bank. Nous avons donc rencontré des prospects dont évidemment Financial Objects, avec son produit S2, un web-based d IBIS. Cette solution nous paraissait la plus envisageable, mais consistait néanmoins en une migration.» Dans l équation, l EWUB met aussi le fait de remplacer son AS400 par des systèmes Wintel et ERI, iflex et Temenos entrent alors en lice. Pour la petite banque, une solution à sa mesure est recherchée avant tout, mais aussi une solution d avenir. La banque a dès lors du mal à trouver une offre ad-hoc avec le peu de mouvements qu elle supporte tout en ayant une plateforme moderne, condition imposée aussi par les décideurs et le board russe. Mettre toute l équation en balance «Ne restait plus en course que Temenos et Financial Objects, revient alors François Thuillier. Nous avons organisé des workshops avec les utilisateurs qui ont manifesté leur intérêt pour Temenos. La convivialité de l environnement avec la souplesse de Windows les avait complètement enchantés.» Dès lors, l EWUB met tout dans la balance, Financial Objects, l iseries et la maintenance de l OS400 d une part et Temenos et un parc Wintel d autre part. Ramenée sur cinq et dix ans, l équation a rendu son verdict: Temenos l emporte. Reste donc à présenter le choix au board et ici, l adhésion des utilisateurs et le sponsorship de la direction ont été décisifs. Certes une nouvelle plateforme représentait un investissement plus important qu un upgrade, mais au final, souplesse, performance, rentabilité à moyen et long termes étaient bien escomptés. Début 2007, le comité donne son aval pour Temenos à condition de respecter le même time-to-market que s il s était avéré de l upgrade vers FinObj. Deadline: fin juin En novembre, LE GRAND DOSSIER sera consacré Aux banking solutions, p.70 / OCTOBRE 07 / 16

17 «La leçon que j en tire: n hésitez pas à chambouler vos certitudes. Même à petite échelle, c est jouable.» Six mois pour démarrer «Une implémentation en moins de six mois, c est un véritable challenge. Nous avons donc décidé de partir pour une solution pré packagée, clé en main de T24, pour tenir ces délais. Nous avons passé trois mois à faire le business review, puis un pour la création du produit.» Avec l intégrateur Syncordis, l EWUB tient le choc et le produit montre rapidement sa modularité et sa souplesse. En effet, le produit contient tout et les modules additionnels peuvent être activés à la demande, par simple clé de licence. De plus, chaque mise à jour qui est faite sur le système par l éditeur réintègre aussi tout développement propre qui aurait été ajouté. Stabilité et fiabilité sont aussi maîtres-mots. En juin, des premiers tests ont lieu, et mijuin, une simulation de migration complète est organisée. Le 30 juin, T24 est live «Nous avons conservé néanmoins l AS400 pendant un certain temps. Nous avons pensé faire quinze jours en double commande, mais finalement à la demande des utilisateurs nous avons passé trente jours en double encoding. Finalement, le 31 juillet, seul Temenos T24 était fonctionnel.» Après avoir conservé l historique, l AS400 a pu être coupé. Les modules de base sont pleinement opérationnels et des pistes de montée en puissance sont déjà évoquées: module spécifique d ebanking, etc. François Thuillier, IT Supervisor de la East-West United Bank. Photography Raoul Somers

18 Technical Development Manager CASE CHOICE Fortis Retail Banking standardise sa BI avec la plate-forme de SAS Fortis Retail Banking vise à atteindre une croissance à deux chiffres en installant un environnement intégré de gestion des données et d informatique décisionnelle avec une technologie SAS. Afin d augmenter l efficacité de son département Sales & Service et pour soutenir ses objectifs de croissance à deux chiffres, Fortis Retail Banking a choisi la plateforme SAS Enterprise Intelligence pour contribuer à améliorer la structure, la qualité, la richesse et la fourniture de données clients et financières à des fins de reporting opérationnel, de gestion des campagnes, de gestion des performances et d exploration des données. SAS Enterprise Data Integration Server et SAS Enterprise BI Server aideront Fortis à réaliser ces objectifs. «Depuis fin 2006, Deloitte Consulting, un SAS Platinum Consulting Partner, assiste Fortis Retail Banking dans son projet d informatique décisionnelle (Business Intelligence - BI). Avant de sélectionner les outils, Deloitte a aidé Fortis Retail Banking à définir sa vision et sa feuille de route en matière d informatique décisionnelle et le business case. Sont venus ensuite la conception de l architecture et le choix des outils. Partie indépendante, Deloitte a joué un rôle crucial lors de la sélection et de la preuve de concept. En Belgique, Deloitte peut compter sur une équipe spécialisée de 30 consultants en BI, rompus aux stratégies et aux implémentations de BI.» «Nous avons largement évalué différents scénarios d architecture pour Fortis, allant de scénarios best of breed à une approche de type plate-forme BI. C est sur la base de cette évaluation que la direction de Fortis a choisi SAS», a déclaré Aart Joppe, Director BI Practice chez Deloitte. / OCTOBRE 07 / 18

19 Thalys à grande vitesse et large bande SaaS Software as a Service A new reality for the banking world Thalys, l exploitant de trains à grande vitesse, entre Paris, Bruxelles, Amsterdam et Cologne a signé avec un consortium composé de Nokia Siemens Networks, 21Net et Telenet pour fournir un accès Wi-Fi à large bande à tous les passagers en Comfort 1 et 2 d ici la mi Thalys sera le premier train international à grande vitesse à offrir ce service au travers des frontières européennes. In partnership with Clearstream Services - Deutsche Börse Group, Callataÿ & Wouters proposes the first integrated banking platform available in Luxembourg. This offering is based on THALER, the banking engine edited by Callataÿ & Wouters Nokia Siemens Networks, fournisseur de services de communications, 21Net, fournisseur de solutions satellitaires à large bande et le fournisseur belge de services Telenet, se sont associés pour l occasion. Le consortium a réussi à combiner les technologies satellitaires, GPRS et UMTS à un réseau sans fil de type «hotspot» pour fournir une connexion Internet transfrontalière permanente à bord de trains circulant à une vitesse de 300 km/h. C est une première parmi les sociétés internationales d exploitation de trains. Outre l accès à Internet, Thalys devrait également proposer à ses passagers des services d information sur les destinations et les correspondances ainsi que des services de divertissement. Thalys fournira ses services Internet sous le nom ThalysNet. «Nous avons choisi les partenaires idéaux pour ce projet de grande envergure», a déclaré Jean-Michel Dancoisne, CEO de Thalys International. «L accès Internet Wi-Fi à large bande est un événement-clé pour Thalys et constitue la première étape d une série de développements ambitieux, visant à renforcer clairement la position de Thalys en tant que société novatrice axée sur la création de nouveaux services pour ses clients.»

20 Technical Development Manager LE GRAND DOSSIER BI The Berry Project: la consolidation financière de RTL Group À l occasion de la conférence mensuelle organisée par ITnews 2.0 en relation avec le thème central du magazine de septembre dernier (ERP et CRM), RTL Group a partagé avec un auditoire de spécialistes son Berry Project, un programme de consolidation financière pour le groupe de médias et de divertissements. Leader en Europe dans le monde de la diffusion et la production de contenus radios et TV, RTL Group est un vaste conglomérat d entités autonomes réparties dans 10 pays. Forte de 39 stations TV et 29 stations de radio, RTL pèse heures de programmes et quelque 5,6 milliards d Euros dans les 19 réalisés par Bertelsmann, son actionnaire principal et groupe de médias allemand. Cette approche décentralisée ne peut fonctionner que si la maîtrise et le contrôle des coûts et des systèmes est opérant et c est en ce sens, que GTRS, Group Transactions & Reporting Systems, le département technologique financier de RTL, a été mis en place il y a déjà quelques années, avec à sa tête Vincent Pascaud. GTRS a pour principale mission d apporter de l expertise sur les systèmes financiers de RTL qu ils soient transactionnels (SAP) ou de rapportage (Cartesis, maintenant BO). En interne, le groupe GTRS possède l exclusivité des relations avec ces systèmes d entreprise et gère donc tant les applications SAP que le reporting Magnitude de Cartesis ou que le warehouse BW (codenamed SAPmag) et ses connecteurs au travers d Oracle Warehouse Builder. Le groupe GTRS est fort de 25 employés et une bonne dizaine d externes. Berry a du goût Début 2006, le groupe entame un important projet SAP qui vise en la révision complète de la fonction finance de Freemantle Media, l important fournisseur de contenus de Reality TV anglais, acquis par RTL. Cette refonte se fera en 9 mois et au 1 er janvier 2007, le Berry Project est live. Dans une seconde phase, le rool-out se fait dans divers pays dont la France, l Allemagne, etc. GTRS of RTL Group: SAP FI/CO, MM, PS, BW BO Cartesis Magnitude Lancelot Team Corinne Loesel, CRPHT Peter Diepstraten, RTL BlueSphere Team / OCTOBRE 07 / 20

21 LE GRAND DOSSIER BI Technical Development Manager Vincent Pascaud, Head of GTRS, Group Transactions & Reporting Systems de RTL Group Photography Raoul Somers Ce projet majeur a permis de revoir toute la fonction financière dans le groupe, mais a aussi permis une centralisation dans FI de toutes les transactions intra et interentreprise. Aujourd hui, cette fonction se présente de plus en plus comme un SCC, un Shared Service Center enterprise-wide. Les modules FI/CO, mais aussi PS (Project System) et MM, etc. ont été installés avec succès. La connexion vers le BW est dès lors importante et le groupe envisage aussi l introduction d une interface Swiftnet pour améliorer la communication de ses flux. Berry portera ses fruits, à coup sûr. Daniel Schneider Neza Mambour, Primesphere Jürgen Kockelmann Jérôme Sorel, Nerea & Marco d Amico, IP Luxembourg / OCTOBRE 07 / 21

22 Technical Development Manager LE GRAND DOSSIER BI Business Intelligence, deux hémisphères La Business Intelligence est devenue une application critique dans les entreprises. Elle tend aujourd hui à se placer de plus en plus comme outil opérationnel de stratégie, avec des tendances au (Near) Real-time et à la gestion de la performance. La BI se veut donc plus interactive et véritable cockpit de pilotage de l entreprise - c est du moins le message des éditeurs. D un autre côté, les entreprises font face tous les jours à des besoins BI de base, avec des rapports de masse, des solutions spécifiques pour les besoins réglementaires, Dès lors, plus que jamais, aussi après une première vague de consolidation dans le monde des éditeurs, la Business Intelligence est bien l enjeu numéro 1 pour les CIO s. En novembre, LE GRAND DOSSIER sera consacré Aux banking solutions, p.70 Christian Crucifix, Siemens IT Solutions & Services / OCTOBRE 07 / 22

23 LE GRAND DOSSIER BI Technical Development Manager Business Objects, du tactique au stratégique Quotidiennement confronté à une vague de standardisation des outils de BI dans les entreprises et organisations, Business Objects, acteur de référence sur le marché grand-ducal, constate une véritable phase de transformation de la BI tactique en BI stratégique Ses récentes acquisitions devraient l aider aussi dans cette montée en puissance. «Nous avons définitivement tourné la page des premiers déploiements comme c était le cas il y a cinq ou dix ans, dit Philippe Janssens, Country manager de Business Objects en Belux. À l époque, les besoin s étaient souvent ponctuels et départementaux - rarement il y avait une vue globale, enterprise-wide.» Du coup, le nombre d outils n a cessé d augmenter et désormais, les entreprises s attachent à consolider leur BI et à réduire le nombre de logiciels et solutions pour s orienter vers une plateforme complète de BI. BI Next Gen «Nous sommes entrés dans la seconde génération de projets de BI avec une plus grande maturité du côté des clients, qui sont en train de passer d une BI en mode tactique à une BI stratégique. Cela se traduit dans un sens avec des outils verticaux qui vont plus en profondeur sur les données (metadata, data quality, data lineage (impact dans les données opérationnelles), etc.). Dans l autre sens, la BI va de plus en plus vers la gestion de la performance, et des projets de type ABC (Activity Based Costing), etc.» Pour BO, dont le point fort a toujours été l adhoc querry et le reporting, les acquisitions récentes des outils technologiques tels Fuzzy ou Inxight (analyse de texte), ou applicatifs comme Cartesis ou ALG, montent la BI vers l offre Enterprise Information Management. Enfin, BO se tourne aussi vers les plus petites structures (renforcé par l intégration complète de Crystal dans l offre Business Objects). «Aujourd hui, les installations ont été simplifiées et des entreprises telles Crédit Agricole ou Raiffeisen ont déjà recouru à cette initiative. Avec Crystal, on a su mettre la BI on top, tout en lui donnant une valeur à part entière.» Shake ton BODI Localement, des solutions comme BODI, BO Data Integrator ou de metadata management sont particulièrement sous les spotlights. Et la tendance à mettre dans la suite Xi tout les fruits des récentes acquisitions devraient aussi renforcer l offre atour de l alerting, du scorecarding, du dashboarding et du planning. Les drivers actuels tels les obligations réglementaires (SOX, Bâle II, IFRS, ) font aussi l attrait pour l introduction de technologies de data lineage pour auditer les données. Le rôle de la plate-forme joue ici de tous ses attraits. C est aussi le cas depuis l acquisition de FirstLogic repris depuis la sortie récente du produit Business Objects Data Quality XI. A fond la perf BO va aussi plus loin dans la gestion de la performance en reliant de façon end-to-end les KPI jusqu à leur traduction en besoins essentiels. Ainsi, on rend la BI opérationnelle, jusqu au niveau des couches de données les plus profondes. Les partenaires jouent ici un rôle crucial, permettant d apporter aussi leur compréhension des systèmes d entreprise tels les ERP, qui sont désormais de plus en plus proches. Toute cette vague BI est d autant plus forte que les acquisitions vont bon train dans le secteur. «Je crois que cette consolidation du marché va encore s accélérer. Il ne reste aujourd hui quasiment plus de pure players en BI. Nous sommes véritablement en phase de maturation et de création d amplitude de la BI. Les clients l ont compris: ils nous regardent aujourd hui comme un fournisseur stratégique» Les clients tels les grandes banques comme Fortis, Dexia, ING, KB, ou les services hub comme ArcelorMittal, Millicom, P&T,... sont particulièrement dynamiques sur les solutions de l éditeur franco-californien. / OCTOBRE 07 / 23

24 Technical Development Manager LE GRAND DOSSIER BI ondemand.com De plus en plus, les modèles SaaS (Software as a Service) font des émules. BO n est pas en reste, car elle a construit une offre d information à la demande, où les clients peuvent acheter de l information sous la forme de dashboards interactifs connectés à des DB Reuters ou Dun & Bradstreet, automatiquement rafraîchis par la plateforme en ligne. Dans une architecture SOA, avec des technologies 2.0, ces solutions sont de plus en plus efficaces. Par ailleurs, BO a construit au-dessus de Salesforce, crystalreport.com qui fait directement le lien entre les données du CRM hosté et des rapports avancés. La consommation des rapports et de la BI en général n est pas prête de s arrêter, les éditeurs l ont bien compris Cartesis intégrée Avec Business Objects EPM XI, BO offre une première suite de pilotage des performances réunissant les fonctionnalités d EPM, de BI, d intégration de données et de qualité des informations. Cinq mois seulement auront donc suffi à Business Objects pour finaliser l intégration des lignes de produits Cartesis et ALG à Business Objects EPM XI. «Désormais, de puissants outils logiciels de finance, de pilotage des performances, de gestion des risques, de gouvernance et de conformités légales ainsi que de rentabilité sont réunis autour d une plateforme de business intelligence éprouvée. Business Objects EPM XI utilise en effet un seul et même modèle de données intégré, le Business Objects IDM, lequel forme la pierre angulaire de la solution assurant l exactitude et l homogénéité des données dans l ensemble des processus d EPM.» Philippe Janssens, Country manager de Business Objects en Belux OKTOPUS Des solutions à la mesure de vos projets BI - - / OCTOBRE 07 / 24

25 LE GRAND DOSSIER BI Technical Development Manager Blueprints greffées sur la plateforme: la SAS attitude Les structures pour la mise en place de solutions de Performance Management sont désormais opérationnelles, mais des challenges préalables sont à relever. C est ce qui ressort d une série d articles réalisés à la demande de SAS et intitulés «The Truth about Performance Improvement» et où la première partie est «Moving Beyond the Metrics». D une part, le volume des données à traiter est sans cesse croissant et les traitements doivent aussi envisager des données non-structurées. Le type de données s élargit et les besoins métiers se font plus fort. Par exemple, l OLAF (l Office européen de lutte antifraude) détecte les anomalies à l intérieur des contrats signés par les entreprises avec des solutions de BI avancées. De plus, les applications prennent une nouvelle dimension analytique - un facteur-clé pour passer d une BI stratégique à une BI opérationnelle. «Prenons l exemple de American Airlines qui, il y a 15 ans, mettait en place sa première solution d optimisation du remplissage des sièges de passagers dans ses appareils. Deux ans après, toutes les compagnies avaient ce type de solution et l avantage compétitif sur ce sujet précis avait disparu», illustre Patrick Xhonneux, Strategy & Marketing Director de SAS Institute Belux. Ainsi, la BI sans l optimisation n apporte pas d avantage concurrentiel et les entreprises cherchent aujourd hui à créer surtout des voies d innovation avec ce type d outils. BI 2.0 «Le marché de la BI croît plus vite que le marché global en IT ; cela montre bien que les entreprises voient en la BI un moteur de développement.» D une part, il faut envisager la dimension purement technologique et faciliter l accès aux outils. C est ce que l industrie IT promet par des architectures SOA, des solutions SaaS et de la BI 2.0. «La vague, c est comment rapprocher l utilisateur final de l information et lui offrir un dialogue sur les systèmes. C est lui permettre d être plus actif dans sa relation avec l information.» BLUE PRINTS Pour cela, les éditeurs BI dont SAS en tête prônent la plateforme de BI, qui intègre la dimension technique, le management sur les méta-données et le partage aux consommateurs de BI. Avec son Enterprise Intelligence Platform qui a nécessité 5000 man years, SAS offre l accès, le nettoyage et l analytique, all-in-one, jusqu au Performance Management. «Évidemment, nous ne sommes pas les seuls dans l industrie. Mais aujourd hui, la plateforme n est plus qu un ensemble d outils, mais contient aussi des Blueprints par métier», dit Patrick Xhonneux. Par exemple, pour la gestion des risques, pour la gestion des SLA, pour le budgeting et le planning, le credit scoring, l AML «Nous avons attaché des modèles analytiques à des processus-clé. En vertical, nous offrons des solutions pour une industrie spécifique et en horizontal sur des fonctions comme Activity Based Management, le Forecasting et le planning, les Predictive analytics, le Marketing automation, le Dashboarding» Des dimensions particulières peuvent alors être greffées autour de ces deux axes, par exemple pour les Hedge funds, la gestion du risque, la compliance Voilà qui peut intéresser les clients du secteur financiers comme Dexia, Fortis, ING, BCEE, SEB ou Raiffeisen ou les opérateurs Cetrel ou Clearstream et les assureurs La Luxembourgeoise, La Bâloise, Fortis, Foyer Patrick Xhonneux, Strategy & Marketing Director de SAS Institute Belux. Data Quality Autre point d intérêt pour le moment, les besoins en matière de Master Data Management. Ici, c est au travers de Dataflux, une entreprise SAS, que l éditeur met ses solutions au service de l enrichissement des données. Opérant sur des projets de datawarehousing ou de Enterprise System Management, Dataflux s empare des différents canaux d acquisition de l information (web, back-office, back-end, ). «C est souvent la première pièce de la BI», assure Patrick Xhonneux. / OCTOBRE 07 / 25

26 Technical Development Manager PUBLISCOPIE L INFORMATIQUE DÉCISIONNELLE, OUTIL D AMÉLIORATION DE LA PRODUCTIVITÉ ET DE MAÎTRISE DES RISQUES. Dans un contexte économique de plus en plus changeant et compétitif, un nombre croissant d acteurs de l entreprise doit décider et agir sans délai. Il est vital de disposer d indicateurs financiers, de risque, de performance, de comportement de ses clients dont la pertinence et la fiabilité sont irréprochables. Ce besoin est renforcé par de nouvelles contraintes légales. Autrefois l information décisionnelle prenait la forme de rapports volumineux basés sur des informations plus ou moins fiables. On voyait proliférer les feuilles de calcul pour aboutir à des résultats divergents. Les outils informatiques d aide à la décision et ceux de support à la réalisation des processus étaient séparés. Toutes les données de Business Intelligence (BI) nécessaires sont à la portée des utilisateurs du système d informations mais dispersées. Il faut faire converger cette information, la rendre synthétique et pertinente pour servir des besoins décisionnels, complémentaires mais différents des besoins opérationnels. Aujourd hui l utilisation de la BI est en croissance soutenue dans toutes les organisations. Elle n est plus le privilège des directions mais s applique à tous les niveaux de la hiérarchie. La demande évolue selon trois axes : Le décisionnel doit être imbriqué dans l opérationnel. Il doit servir tous les acteurs de l organisation pour supporter la séquence décision/action à tous les niveaux, des micro- décisions aux décisions stratégiques. Il doit intégrer les données de gestion en temps réel et offrir des vues prospectives. Le datawarehouse qui reflète une situation arrêtée ne suffit plus. L intégration du décisionnel avec l opérationnel pourrait trouver un terrain propice dans la mise en place d architectures orientées service (SOA). Les applications décisionnelles prendraient alors la forme de services décisionnels s intégrant avec des services opérationnels dans une séquence proche du besoin individuel de chaque utilisateur, calquée sur les processus qu il doit réaliser. Un facteur de succès important dans la conduite d une réalisation décisionnelle est l adoption d une méthodologie adaptée. Aptelia utilise une méthodologie spécifique au cycle de vie dimensionnel. LA DÉFINITION DES BESOIN DÉCISIONNELS produit le cahier des charges. Il faut aider la maîtrise d ouvrage à formaliser des besoins fonctionnels exhaustifs et précis. LA MODÉLISATION DIMENSIONNELLE Le modèle de données est particulier au décisionnel. La qualité des données sera une préoccupation importante de cette étape. LES SPÉCIFICATIONS DE L APPLICATION UTILISATEUR tiendront compte de l évolution rapide des attentes. L étape intégrera une maquette pour permettre aux utilisateurs de valider les principes de l interface. L ARCHITECTURE précise comment la solution décisionnelle s intègre dans l informatique existante et trace son plan d évolution, par exemple vers une architecture SOA. On procédera de manière itérative par data mart, correspondant à une famille de besoins décisionnels, pour maintenir le projet à une taille facilitant sa gestion. Les deux exemples qui suivent décrivent des réalisations prises en charge par Aptelia dans des environnements différents, une banque et une caisse de retraite et de prévoyance. INTERNAXX Née de la joint-venture entre Fortis Banque Luxembourg et TD Waterhouse, Internaxx est le principal courtier en ligne international offrant ses services aux investisseurs du monde entier. Installée à Luxembourg, Internaxx propose à ses clients un accès aux actions des principales bourses internationales et permet d opérer en temps réel sur plus de 15 bourses d Amérique du Nord, d Europe et d Asie, soit en ligne soit par téléphone. Elle offre également une plate-forme de trading de produits dérivés (CFD, Futures) et Forex ainsi qu un supermarché de Fonds proposés par les gestionnaires les plus réputés du monde financier. LE DÉFI : Exploiter une quantité de données entrantes considérable. En tant que Banque et Courtier en ligne international, Internaxx est amenée à travailler avec des clients issus de 155 pays différents et à devoir gérer de très grandes quantités d informations provenant notamment des opérations boursières réalisées par ses clients. Savoir traiter efficacement ces données constitue un avantage concurrentiel important. Jusqu alors, Internaxx se limitait à stocker ces données sans les exploiter de manière optimale. Tout un capital de connaissance sur l activité de la Banque se voyait sous-utilisé. Internaxx recherchait une solution lui permettant d analyser ces

27 PUBLISCOPIE Technical Development Manager données d un point de vue quantitatif et qualitatif, d une part pour connaître en détail les besoins de ses clients et de ses prospects, et d autre part pour anticiper les demandes et les tendances du marché. Internaxx est une banque et doit se soumettre aux règles dictées par le régulateur local CSSF (Commission de Surveillance du Secteur Financier) mais aussi par les nouvelles circulaires Européennes dans le cadre de la MiFid (Markets in Financial Instruments Directive) qui nécessite notamment une excellente connaissance du comportement du client tout au long de sa relation commerciale avec l institution financière, dans un objectif de protection des intérêts de tous les clients. LA SOLUTION : Internaxx recherchait un outil qui puisse consolider les données métiers sur une plate-forme unique afin de les analyser en temps réel et d obtenir des états financier, comptable et marketing, ainsi que les rapports à destination de la fonction Compliance de la Banque. Il s agissait de réduire le temps d élaboration de rapports au profit de l analyse, de la prise de décision, du suivi d indicateurs clés de performance sur le business. Après évaluation de différentes offres progicielles de Business Intelligence, Internaxx s est tournée vers la suite BusinessObjects Enterprise XI R2, Crystal Reports, Dashboard Manager et Perfomance Manager. Aptelia a conseillé Internaxx dans l architecture de la solution et du datawarhouse et a accompagné l équipe informatique interne dans la réalisation des rapports et de la définition des indicateurs de performance (KPI). Aptelia a aussi fourni à Internaxx le plan d implémentation et l aide encore aujourd hui à maîtriser les différentes facettes et évolutions de sa solution de Business Intelligence. IRCEM Grande institution française de retraite et de prévoyance installée à proximité immédiate de Lille, le groupe IRCEM vient de finaliser la première étape de son système décisionnel. Les métiers de la prévoyance disposent maintenant d un outil de pilotage performant de leur activité quotidienne. LE DÉFI : Le projet décisionnel devait répondre à des besoins de pilotage du risque et de suivi de production, dans le cadre d un projet plus vaste qui consistait à refondre intégralement le système d information Prévoyance. Auparavant, l ensemble des données décisionnelles étaient stockées dans diverses bases et fiches Excel, plus ou moins structurées. Ce système offrait peu de possibilités d analyse et de réactivité par rapport aux nouvelles demandes d informations en provenance des directions en charge de l actuariat, de la gestion, des tarifs ou encore des services commerciaux. LA SOLUTION : Le système, structuré autour d un Datawarehouse et de plusieurs Datamarts couvre l ensemble du cœur de métier de la prévoyance et de la mutuelle dans les spécialités de l actuariat et du suivi de la production. Le système d information décisionnel est basé sur les technologies Microsoft SQL Server 2005, comprenant Intégration Services, Analysis Services et Reporting Services. Il a été mis en production le 15/01/2007 grâce au concours de l équipe «Restitution&Reporting» composée à effectif égal de collaborateurs Ircem et Aptelia. Les collaborateurs Aptelia ayant participé au projet ont des compétences au niveau du métier de la prévoyance, de la Business Intelligence et de la plateforme Microsoft. Les directions utilisatrices de l Ircem ont maintenant à leur disposition des tableaux standardisés de pilotage opérationnel, auxquels ils accèdent via l Intranet de l IRCEM. LES RÉSULTATS : Internaxx dispose maintenant d une solution décisionnelle globale et constate déjà de nombreux avantages. La création de rapports est accélérée et permet de passer rapidement à l exploitation des résultats : optimisation dans les investissements et la stratégie de l entreprise. La solution permet de déterminer si les informations relatives à un client sont cohérentes par rapport à son comportement. Si nécessaire, Internaxx orientera son client vers un type de produit plus approprié. Les rapports permettent aussi de déceler d éventuels comportements client suspects, source de risque pour Internaxx. Dans le domaine Marketing, la solution permet de définir des objectifs commerciaux, des plans de campagnes de communication et d augmenter le taux de conversion des prospects. L effet est positif sur le chiffre d affaires de l entreprise. LES RÉSULTATS : La qualité de l information de pilotage a été améliorée ainsi que sa fréquence : elle est désormais quotidienne pour ce qui concerne les données de gestion, et hebdomadaire pour les données techniques nécessaires à l établissement des bordereaux de réassurance. Les objectifs de réduire le temps nécessaire au traitement de l information, et de faire face à une montée en volume de l activité à effectif constant ont été atteints. Le système permet aussi d identifier des typologies de risques et de mettre en œuvre les actions adéquates visant à optimiser la rentabilité du portefeuille tout en améliorant la relation client. Grâce aux indicateurs du suivi d activité, il est plus facile de mesurer les gains de productivité apportés lors de la refonte du Système d Information. EN SAVOIR PLUS :

28 Technical Development Manager LE GRAND DOSSIER BI Du datawarehouse à la création d un Corporate ODS chez Dexia-BIL Après plus de dix ans d expérience sur un environnement de datawarehousing, Dexia-BIL se prépare à la création d un Centre de Compétence de Business Intelligence. Au cœur de toute initiative BI, le CODS, le Corporate Operational DataStore de la banque sous Sybase IQ. V oici plus de dix ans que Dexia- BIL a mis en place son premier datawarehouse. À l époque, un entrepôt de données est construit pour créer un environnement décisionnel pour le business. C est l essence même du concept DWH: un espace composé de multiples datasources pour les besoins du back-office, du front-office, du contrôle de gestion, du marketing Cet environnement BI est donc guidé par l aspect DB, avec des outils ETL (Extract Transform Load), de stockage (repository) et d exploitation (reporting, ) classiques en somme. En 1996, Sybase fait donc son entrée à la BIL, repéré pour son aspect souple et permettant les chargements massifs. Ce sont là les prémisses de l apport du moteur IQ de l éditeur En effet, un environnement de datawarehouse était déjà opérationnel et une réplication des données vers un environnement Syabse IQ a été opérée. Cet environnement était considéré comme laboratoire. L équipe BI n en fait pas réellement la publicité en interne et le serveur connaît de temps à autre des arrêts intempestifs. Montée en puissance IQ sert alors principalement pour aider le business à prendre des décisions sur base des données réelles de l entreprise. Les batches de reporting deviennent de plus en plus fréquents, permettant donc la création en parallèle d un outil de pilotage business. Sybase se fait pièce-clé, car il offre des facilités d exploration puissantes dans les données et crée un environnement commun pour tous les départements de la banque. Il permet donc d offrir des réponses à des questions tant planifiées que ponctuelles: c est l amplification du volet non-prédictif qui permet d avoir des réponses construites sur des questions à tout venant. Le tout, dans une infrastructure technologique quasiment autogérée. «On ne s en occupait quasiment pas», confie Régis Tiberghien. En 1999, la performance reste à améliorer et le repository devient de plus en plus important. Le développement, les DBA, les Unix administrators font le constat: le datawarehouse est devenu un point d entrée incontournable sur les données et les utilisateurs (250) sont de plus en plus nombreux et demandent de plus en plus les possibilités analytiques non-prédictives de l outil. Le DWH est devenu opérationnel et moins décisionnel «En 2003, nous étions au bout de l approche classique», dit Régis Tiberghien. Les opérations BI mensuelles étaient devenues journalières, les fenêtres de traitement des données de plus en plus courtes, le volume de datas de plus en plus grand, L IT tranche: «soit vous en faites de trop avec cet outil, soit pas assez!» Datawarehouse v2 Dexia-BIL revient alors sur l essence d IQ, le moteur de Sybase. En trois mois, la banque va relifter son environnement dédié aux traitements journaliers (globalement: mise en place, développement, administration,...), pour évaluer la solution ; et ce, sans experts BI ou DBA spécifiques. Ceci avant de migrer totalement l environnement. L outil est vraiment simple et intuitif. «À moyens égaux, nous avons réussi à monter véritablement le niveau de service et obtenir des temps de réponse supérieurs. Après cette évolution, cela se passait tellement bien que nous n avons plus eu à intervenir sur le datawarehouse. En 2004, nous avons arrêté le développement et continué seulement à assurer une maintenance sur cet outil.» L idée est confirmée: vive la flexibilité, la mise à disposition, la dimension opérationnelle, de la solution utilisateurs son déclarés dans cet environnement dont 5 à 600 «consommateurs» de BI. Côté prod, sur les 250 users véritablement actifs, 50 à 60 personnes ne font que cela sur 1,5 tera de données. 10 ans et 10 teras de données en ligne «Aujourd hui, nous ne mettons plus en place de nouvelles chaînes sur le datawarehouse, même si des tas de nouvelles questions sont sans arrêt posées.» L équipe s atèle à repositionner la BI dans les «couches» vers l application core-banking, Triple A, Reuters, Telekurs, etc. Mais le département s occupe surtout à créer un CODS un ODS (Operational Data Store) couvrant toute l entreprise (Corporate) qui a pour objectif principal / OCTOBRE 07 / 28

29 LE GRAND DOSSIER BI Technical Development Manager notamment d historiser les informations des différents systèmes opérationnels (corebanking, Kondor, gestion performance portefeuille, messagerie swift,... ) ainsi que de mettre à disposition rapidement ces informations pour d autres traitements applicatifs (extraction,...) ou exploitation classique BI (reporting, analyse,...). Le but: dix ans de données online! Pour accéder à l info, Dexia-BIL met à disposition du business des datamarts via IQ. Ici aussi, le moteur apporte sa puissance puisqu il supporte tant des datamarts physiques que logiques. Ces derniers permettent la création de «vues» sur le CODS qui peuvent ensuite être pluggées dans les outils BI (SAS ou BO). En mode test, les «magasins de données» logiques permettent aussi la mise à disposition d environnements en fonction de la vie (courte) des datamarts et des besoins réels du business. «Aujourd hui, nous avons déjà 15 datamarts logiques sur le CODS et nous sommes véritablement en train de désengager l ancien datawarehouse.» Pour Dexia-BIL, Sybase IQ est avant tout un outil qui permet la flexibilité, la profondeur de l historisation, un time-to-market excellent, et le tout sans support ou administration ardus. Chaque semaine 30 giga de données sont ajoutés à l environnement. Il faut bien prendre les devants. Un inconvénient: IQ tourne tout seul, «on ne s en occupe pas assez» Dans quelques années, le cap des 10 teras sera franchi L outil offre aussi un autre atout: sa capacité «multiplex» ou comment plusieurs moteurs peuvent se connecter en synchro sur le même espace disques. Demain, Dexia-BIL s organisera encore plus avec un BICC (un centre de compétence de Business Intelligence) - ici la banque aussi anticipe. Régis Tiberghien, IT Business Intelligence Manager chez Dexia-BIL / OCTOBRE 07 / 29 Photography Raoul Somers

30 Technical Development Manager PUBLISCOPIE Fideuram Bank met le pied à l étrier de la BI avec MS BI SQL Server 2005 Fideuram Bank (Luxembourg) désirait faciliter le reporting de 3 de ses départements (Private Banking, Contrôle Financier, Administration) en mettant à disposition des utilisateurs grand-ducaux une vision cohérente et structurée des différentes activités de la Banque. Pour ce faire, elle a choisi MS BI SQL Server 2005 et a fait appel à l expertise de Business & Decision. Une équipe de Business & Decision a collaboré avec l équipe interne de Fideuram Bank (technique, fonctionnel et métier) pour mettre en production la première phase opérationnelle du projet, centré sur les besoins du Private Banking, à la fin janvier Sans accroc ni délai. Consolider et conceptualiser «La mise en place d un datawarehouse visait à centraliser les informations disséminées dans nos différents systèmes. Une structure unique autorise non seulement l utilisation d un seul outil de reporting, mais le modèle de données business intelligence défini est également apte à prendre en charge aussi bien les besoins du Private Banking que ceux, plus tard, du Contrôle Financier et, enfin, de l Administration», détaille Vincent Burgraff, Directeur Organisation & Systèmes chez Fideuram Bank. Une étude de cadrage de 2 mois, validée par les différents métiers, a recensé tous les besoins et dégagé un référentiel commun. Un point non négligeable, comme l indique Pierre Dauffenbach, à la tête des 20 consultants du bureau luxembourgeois de Business & Decision: «Souvent, la notion de client est comprise différemment au sein d une même entreprise. Or, une terminologie non homogénéisée ouvre la porte au risque de comparer des pommes et des poires par la suite. Il était aussi essentiel que nous comprenions rapidement les mécanismes spécifiques à Fideuram, notamment en matière de modalités de commissionnement. Pour réussir un projet, il faut travailler en équipe avec les équipes métier et IT du client». Un brainstorming sur les différents axes et dimensions d analyse à mettre en place déboucha sur la définition du modèle de données d information applicable à la banque, et sur un 2 ème contrat avec Business & Decision, cette fois pour l implémentation, qui commença en octobre 2006, une fois l outil choisi. Compléter le portefeuille Microsoft La balance ne pencha pas uniquement vers Microsoft pour des raisons historiques, bien que sa présence massive chez Fideuram Bank ait engendré un a priori positif. L intégration de sa suite de BI plut, tout comme la démonstration réalisée sur mesure en fonction de données réelles démontra que ses fonctionnalités répondaient aux besoins et au budget définis. «Nous avions choisi une base de données SQL Server et avons estimé que les outils Microsoft étaient les meilleurs pour l exploiter. Le fait que nous ayons suivi une formation en Reporting Services SQL Server en interne dans le cadre d un autre projet permettait aussi d éviter des coûts», ajoute Vincent Burgraff, pas à court d arguments: «les perspectives d évolution via l utilisation de SharePoint ou BizTalk Server, produits que nous avons déjà, sont en outre intéressantes». Vincent Burgraff, Directeur Organisation & Systèmes, Fideuram Bank

31 PUBLISCOPIE Technical Development Manager Disponibilité des données historiques Le Private Banking profite depuis fin janvier d un reporting pour son contrôle journalier et périodique basé sur les données stockées dans le datawarehouse, dont les plus anciennes remontent au 01 janvier. «Ce qui nous permettra d avoir des vues globales sur toute l année Auparavant, s il ne l avait pas conservé, un utilisateur ne pouvait pas reconstituer un rapport sur des données des périodes précédentes. Aujourd hui, il suffit d aller dans le datawarehouse. Il peut même y ajouter des champs», explique Vincent Burgraff. Les utilisateurs ayant été partie prenante dès les prémisses du projet, ont d autant mieux appréhendé la solution et ont déjà émis de nouvelles requêtes plus pointues, concernant par exemple le contrôle anti-blanchiment. Un modèle prêt à être généralisé Le projet pilote n a eu aucun impact significatif sur la qualité et le contenu du reporting. La mission était en effet ailleurs: «La plus grande plus-value, c est notre modèle. Cette plate-forme unique, actuellement alimentée à 80%, va servir de base et s enrichir pour répondre à d autres besoins nettement plus complexes et évolutifs. Par exemple ceux du Contrôle Financier, qui varient en fonction des requêtes de la maison-mère et à chaque introduction d un nouvel instrument pour la clientèle». La modélisation et l anticipation qui ont présidé durant le projet pilote seront de précieuses alliées. Pour preuve, la distinction, prévue dans la structure même des données, de la provenance de l information entre différentes entités du Groupe. Profil Fideuram Bank (Luxembourg) S.A., qui emploie 75 personnes, fait partie du groupe Banca Fideuram S.p.A, un des plus grands spécialistes italiens en gestion patrimoniale, lui-même contrôlé par Intesa SanPaolo. Fideuram Bank est en mesure de fournir une gamme complète de gestion de fortune destinée à la clientèle privée et de services aux organismes de placement collectif. Défi Pour contrer un reporting hétérogène dû aux données issues de différents systèmes, Fideuram Bank, qui n avait pas de compétences internes en BI, aspirait à un modèle de données bancaires intégré capable de gérer tous les besoins en la matière dans 3 domaines d activités distincts (Private Banking, Contrôle Financier, Administration). Solution Grâce à la suite intégrée MS BI SQL Server 2005 et à l expertise de Business & Decision, un projet pilote a été implémenté pour les utilisateurs du Private Banking. Fideuram Bank dispose dorénavant d une structure technologique, d axes et de dimensions d analyse prêts à être étendus, tout comme une expérience technique et fonctionnelle, mais aussi des partenaires pour optimiser pas à pas son architecture. Avantages données préparées et regroupées dans un datawarehouse, référentiel unique, reporting à partir d un seul outil, possibilité de créer des rapports sur les données historisées, moins de temps pour préparer les chiffres, plus de temps pour prendre des décisions, évolution possible vers MS SharePoint, rapport qualité-prix d une suite intégrée (outil ETL, base de données relationnelle et possibilités multidimensionnelles, outil de reporting, alternative d une interface utilisateur sous MS Excel), adoption facilitée par l utilisation pré-existante de MS Excel. «J apprécie que Microsoft intègre de plus en plus de notions de business intelligence dans le développement de sa plateforme. A notre niveau, nous sommes dans la même dynamique. Nous écrivons une histoire mais nous sommes seulement dans les premiers chapitres», Vincent Burgraff, Directeur Organisation & Systèmes, Fideuram Bank «La BI fait partie de notre cœur de métier et nous travaillons depuis 4 ans sur la plate-forme de Microsoft, qui s applique très bien aux environnements mid-market,», Pierre Dauffenbach, Directeur de Business & Decision Luxembourg.

32 LE GRAND DOSSIER BI La Business Intelligence omniprésente «La plus grande tendance que je constate aujourd hui, c est d avoir une Pervasive BI, une BI omniprésente» dit Edwin Van Waes, Country Manager de Cognos Belux. D une part, le nombre de consommateurs de BI a augmenté drastiquement. Si par le passé, 10 ou 15 % des employés de l entreprise avaient accès à des données de BI, aujourd hui il n est pas rare de rencontrer des institutions qui offrent analytique, KPI, rapports, à un employé sur deux. «Pour cela, il faut être capable de comprendre les industries, de comprendre les départements, d avoir une BI simple à utiliser et qui est accessible partout». Pour arriver à ces objectifs, Cognos a créé un innovation center, une communauté de leading clients qui vise à faire monter les compétences et l adoption en BI. Avec le consultant David Axson pour le domaine financier par exemple, Cognos a créé des blueprints pour rendre les projets BI jusqu à 10 fois plus rapides. «La bataille sur les outils de BI n apporte aucune valeur au client, dit Rik Gielen, Strategic Account Manager, Financial Services Practice, Cognos Belux. Il vaut mieux apporter des solutions concrètes et réalistes.» Edwin Van Waes, Country Manager, Cognos Belux BASÉ SOA Beaucoup de personnes se sont dit impressionnées par des gains rapides sur base de ces blueprints. D un autre côté, les clients veulent aussi des solutions qui peuvent couvrir les différentes problématiques par département. Les gens des ventes veulent des réalisations, les gens du marketing cherchent des opportunités Comme chez Cognos, Performance Applications est une solution intra et inter départementale basée SOA, une avancée en ce sens est également bien considérée. Concernant la facilité d utilisation, Cognos a répondu par écho: un, une intégration dans Excel et les outils MS poussée ; deux, avec Cognos GO! Search, un moteur ultrapuissant permettant l interrogation des rapports existants. Par exemple, chez ce client, on a découvert rapports et dont plusieurs centaines faisaient la même chose que d autres. Grâce à l outil, le client en est revenu à 1000 rapports essentiels, couvrant tous ses besoins de reporting. Enfin, en matière de mobilité de la BI, l éditeur avance avec Blackberry ou Nokia pour des solutions on air. / OCTOBRE 07 / 32

33 LE GRAND DOSSIER BI Technical Development Manager Décisionnel: demain tous libres? Les décideurs sont équipés en BI pour conduire l entreprise dans la bonne direction. Pas étonnant dans ces conditions qu ils soient prêts à accorder d importants budgets pour s assurer de la sûreté des outils. Dans le même temps, l Open Source et son modèle économique à bas coût conquièrent des marchés essentiels comme celui des bases des données, de la gestion de contenu ou encore des portails. Cette déferlante semble se tourner vers le décisionnel posant la question: le décisionnel sur mesure et à moindre coût peut-il rester une gageure? Alfresco dans le monde de l Entreprise Content Management a montré ces dernières années qu un challenger Open Source pouvait faire vaciller des colosses bien implantés sur le marché. Le même scénario pourrait-il se reproduire dans le décisionnel? À l heure actuelle, un nom semble s imposer en ce sens: Pentaho. OPEN SOURCE BI Aujourd hui, les fournisseurs de solutions d aide à la décision sont bien identifiés dans l offre classique. Pour ce qui est de l Open Source, l offre a été pendant longtemps éparse et chaotique. En effet, si plusieurs solutions libres existaient, chacune ne s attachait qu à une petite partie du vaste ensemble des outils nécessaires: ETL, DataWarehouse, cube, report designer, Petit à petit, ces projets ont gagné en maturité, mais le constat était net: sans travail commun, sans glu, tous ces projets n étaient que fétus de paille. C est à partir de ce constat que sont partis quelques anciens d Hyperion, Oracle, Cognos et SAS pour monter Pentaho. À elle seule, cette équipe crédibilise le projet d intégrer ces composants pour en faire une plate-forme décisionnelle unifiée. SpagoBI ou JasperIntelligence sont directement sur le chemin. Pour autant, les composants Open Source constitutifs de ces plate-formes continuent à exister de façon discrète et on se retrouve face à une richesse de possibilités intéressantes. en ETL: kettle et Talend Open Studio en génération de graphes: le très connu JfreeChart en report designer: BIRT, JasperReports et JfreeReport en modélisation de cube OLAP: Mondrian et Palo en client OLAP: jpivot, jrubik, FreeOLAP ou encore jpalo en datamining: weka L offre est donc pléthorique, mais expose finalement deux approches qui se différencient. La première est tactique et consiste en l utilisation discrète de l un ou plusieurs de ces composants afin de dégager une solution à un besoin clairement délimité. La seconde est stratégique et s oriente vers l utilisation de plate-forme tout-intégré comme Pentaho. Mais ces solutions prometteuses comme Pentaho (qui regroupe à elle seule quasiment toutes les solutions Open Source du marché) pêchent encore par un certain manque d intégration et surtout d une utilisation réservée aux experts avertis. Pour autant, il serait faux d écarter l utilisation de solutions décisionnelles Open Source. Car il est nécessaire de prendre en compte dans l équation l absence de coûts fixes et parfois récurrents tels que les coûts de licence qui peuvent à eux seuls couvrir plus que largement des frais de prestations de services spécialisées. En investissant donc différemment il peut être possible de se faire réaliser une solution sur mesure et sans doute même des économies. C est ce qu envisage Pragma Consult dont la force réside dans l approche globale proposée pour la mise en place de solutions informatiques évolutives et fiables: conseils, étude, conception et accompagnement. Avec une expertise technologique en deux pôles: Java & Open Source et Microsoft Solutions. Sensibles au poids de ces arguments et à leur acceptation grandissante par les clients, les grands éditeurs de solutions décisionnelles tentent d ailleurs eux-mêmes de se rapprocher du modèle Open Source et on a ainsi pu constater récemment des rapprochements Business Objects MySQLAB ou encore BO-Cognos-Eclipse. D autres, plus francs comme Actuate, ont carrément libéré en Open Source une partie de leur offre. Les prémices d une bascule complète vers l Open Source - demain: tous libres? Photography Raoul Somers Fabrice Dewasmes Java & Open Source Department Manager, Pragma Consult SA / OCTOBRE 07 / 33

34 Technical Development Manager LE GRAND DOSSIER BI Carrés magiques Alors que le paysage du marché des éditeurs de logiciels de BI (Business intelligence) change constamment, des rapports d analystes dont ceux d IDC et Gartner, montrent que SAS est un des rares grands fournisseurs BI à avoir réussi à augmenter significativement sa part sur le marché de la BI et à se placer en tête pour les applications analytiques. Dans son rapport Worldwide Business Intelligence Tools 2006 Vendor Shares, IDC note que les revenus de SAS dans le domaine des outils BI ont progressé y-o-y de 16,6%, dépassant celle de l ensemble du marché (11,5%), pour atteindre 678,9 millions de dollars. SAS possède donc une part de marché qui passe de 10,4% en 2005 à 10,9% en Quant à Gartner, l analyste souligne e-a, DataFlux, une entreprise SAS, pour ses solutions pour la qualité et l intégration des données. Le Data Quality Tools Magic Quadrant place DataFlux pour ses technologies en matière de data management, de conformité et de gestion des master datas. Worldwide Business Intelligence Tools Revenue by Vendor, Revenue ($M) Share (%) Growth (%) Growth (%) Business Objects SAS Cognos Microsoft Hyperion MicroStrategy SAP Oracle Magic quadrant for data quality tools, 2007 challengers leaders Des reprints d analyses sont disponibles auprès de ITnews 2.0 Business Analytic Software Business Intelligence Tools ETL Tools CPM Suites BI Platforms Customer Data Mining Data Quality Tools Datawarehouse database Management Systems BI Reporting & Analysis Platforms ability to execute Group 1 Software Trillium Software Business Objects DataFlux IBM Informatica Fuzzy! Informatik Uniserv Human Inference Innovative Systems DataMentors DataLever Netrics Datanomic niche players Source: Gartner (June 2007) Datactics visionaries completeness of vision As of June 2007 / OCTOBRE 07 / 34

35 Goldfish have a memory span of 3 seconds. They can t even see the past, much less the future. But you can. With proven business intelligence and analytic software from SAS. SAS and all other SAS Institute Inc. product or service names are registered trademarks or trademarks of SAS Institute Inc. in the USA and other countries. indicates USA registration. Other brand and product names are trademarks of their respective companies SAS Institute Inc. All rights reserved US.0407

36 Technical Development Manager LE GRAND DOSSIER BI La double lecture d Oracle Aujourd hui, Oracle se veut plus que jamais un prestataire end-to-end, mais aussi modulaire, plus fort qu un conglomérat d outils et composants techniques. Elle vise pour cela en l intégration véritable de ses acquisitions dans une offre globale. Comme pour la plupart des éditeurs de BI, Oracle dispose d une plateforme organisée en suite de composants dans son offre de Business Intelligence. Mais l éditeur revendique surtout une place de choix entre les couches technologiques (l offre autour de la database et du grid - dont l outil Warehouse Builder) ; middleware (la BI Suite et son serveur BI) et les applications. Il a deux façons de lire Oracle aujourd hui en matière de BI. La première, commune à de nombreux éditeurs, est la tendance à fournir une solution de bout en bout. En effet, les BI software vendors ne sont plus des «pure players» comme il y a cinq ou dix ans. Ces entreprises offrent des plateformes complètes, technologiques à opérationnelles, du datawarehouse à l ETL en passant par le rapportage et à la querry dynamique. Chez Oracle, dont la database était le cœur de métier, Siebel e.a. a apporté la partie analytique plus poussée avec Siebel Analytics et Sunopsis (ETL et EAI) : le Oracle Data Integrator (ODI). Tous ces composants sont aujourd hui dans Fusion Middleware. BI Hot-Pluggable «Nos acquisitions visent souvent des sociétés qui étaient déjà partenaires d Oracle, explique Patrick Thill. Cela nous permet d avoir des solutions plus facilement intégrables dans notre offre, mais aussi d avoir une interactivité avec d autres mondes, non-oracle. En effet, ces partenaires indépendants étaient aussi en relation avec d autres éditeurs et cela nous offre une connectivité vers un monde hétérogène.» C est ici la seconde façon de lire Oracle: l éditeur s ouvre aussi à des mondes qui ne sont pas que des mondes Oracle. / OCTOBRE 07 / 36 L ODI par exemple se veut hot pluggable et pur ELT qu il est (et pas ETL classique avec ici un Extract et Load dans un même bloc et Transform derrière - plus rapide que l ETL, selon Oracle), existe aussi en petit package. Il permet de transformer des datas de n importe quoi à n importe quoi, du n importe où à n importe où (y compris mainframe) et pas que du Oracle à du Oracle. Le Warehouse Builder est aussi une passerelle de ce type, complètement agnostique. RTL Group, lors de son témoignage récent chez ITnews a aussi explique que ce «petit» composant assurait la jonction entre le BW SAP et Cartesis, pour une chaîne de BI et consolidation complète. C est l essence même du middleware Mais il ne faut pas pour autant oublier la couche applicative avec des acquisitions comme la suite CPM d Hyperion. «Pour les CIO s, la priorité numéro 1 est la BI, dit Patrick Thill. Change is in the air. Le business évolue, les entreprises offrent de nouveaux services, elles procèdent à des regroupements ou des acquisitions. Et tous ces changements se retrouvent à la fin chez le CIO. Il est donc aujourd hui crucial pour lui d avoir des outils qui permettent la mesure, le rapport, l auditabilité et le dashboarding des systèmes, le tout dans un environnement flexible et fiable.» Une autre tendance vise en l amélioration de la qualité des données dans un but de consolidation, de partage rapide et fiable. Mais aussi en la réduction des coûts, qui passe par la conservation des investissements existants tout en consolidant les infrastructures et les éditeurs de BI. «De plus, personne ne souhaite imposer des bigbangs du côté des utilisateurs.» La BI se fait aussi selon des scénarios pratiques. En matière de solutions pour le secteur de la finance, la Business Intelligence est particulièrement adaptée aux besoins par rapport à la couverture des risques, à la visibilité sur les clients ou à la transparence pour les stakeholders (avec des besoins plus grands vers la (Near) Real-time BI). «Nous voyons en effet de plus en plus d informations qui viennent compléter les batches en real-time», dit Patrick Thill. La publication de résultats de Business Intelligence est aussi un autre fer de lance d Oracle. L ex-solution XML Publisher est devenue BI Publisher et un proof-of-concept est en train d être mené à Luxembourg. L importance des partenaires tels Sword, Business and Decision, All4IT, iselectis ou Hermes est donc cruciale. Patrick Thill, Territory Sales Manager d Oracle à Luxembourg Photography Raoul Somers

37 kosmo.lu La signature de vos projets informatiques La force d une entreprise s accomplit par la qualité de ses Hommes. Les jeunes talents sont une source d évolution, nous les cultivons Nos équipes sont formées en permanence en fonction de leurs besoins ou de ceux de nos clients Nous offrons à nos collaborateurs des opportunités d'évolution vers le conseil, l'expertise technique et la gestion de projets Le partage de compétences est un atout, c est aussi notre signature SFEIR BENELUX S.A. 32A RUE ZENON BERNARD L-4031 ESCH-SUR-ALZETTE LUXEMBOURG T F

38 Technical Expert LE GRAND DOSSIER BI «Let it BI» with SharePoint & SQL Server Comme à l accoutumée, en janvier de cette année, le Gartner Group publie son «magic quadrant» pour les technologies qui touchent à la Business Intelligence. C est avec plaisir que Siemens IT Solutions and Services a vu, cette année, Microsoft dépasser tous ses concurrents dans le domaine de sa capacité à délivrer des solutions fiables de BI confirmant l option stratégique prise par notre société dans ce domaine. Une offre intégrée encore plus que riche! Les solutions de Business Intelligence offertes par Microsoft et supportées à Luxembourg par Siemens IT Solutions and Services se fondent sur un solide passé de la société de Seattle dans le domaine des bases de données. En effet, depuis SQL Server 2000, et plus encore avec l avènement l année prochaine de SQL Server 2008, le système de gestion de bases de données est au cœur de toutes les solutions en la matière. Les performances, la stabilité et la fiabilité de SQL Server en font le moteur idéal. Ce moteur ne peut, à lui seul, faire pencher la balance d un côté ou de l autre. En effet, toute solution sera nécessairement la somme de la mise en place de différents outils idéalement intégrés à votre bureau de travail. Pour sa part, Microsoft a, en quelques années, enrichi son offre logicielle pour mettre à la disposition de ses clients un ensemble complet et cohérent de produits, tout en permettant à chacun d évoluer de l un à l autre de manière simple et efficace. A commencer par les outils d intégration. En effet, toute solution de BI doit permettre d intégrer, à un seul endroit, les données de différentes sources: toute base de données, ERP, applications décentralisées, voire même l un ou l autre tableau Excel directement. C est l utilisation première des Integration Services. Pas de solution BI sans parler de OLAP (On-Line Analytical Services). Que vous utilisiez SQL Server comme moteur OLAP ou comme solution de data-mining ou que vous vous penchiez sur les possibilités plus grandes en la matière des Analysis Services, vous serez fin prêts pour construire vos cubes multidimensionnels et analyser les données de votre datawarehouse Finalement, pour représenter des données de manière simple et ordonnée, vous serez amené à utiliser les Reporting Services de SQL. Ce troisième composant vous permettra de réaliser des rapports de qualité professionnelle. Outre la diffusion traditionnelle par , Report Server vous permettra de mettre ces rapports à disposition des audiences autorisées sur le Web, en s intégrant au besoin à un portail d entreprise tel que SharePoint. A ceci s ajoutent des produits payants (MS Office Scorecard Manager 2005 et MS Office PerformancePoint Server 2007) qui vous offrent une vision analytique plus grande sur votre performance globale. BI et collaboration? Le challenge le plus grand actuellement est certainement de rendre l information disponible au plus grand nombre, tant à l intérieur qu à l extérieur de l entreprise tout en automatisant de plus en plus les processus de décision. Des fonctions telles que rapports, dashboards, alertes, doivent être rapidement disponibles à tous les employés, voire aux fournisseurs et aux partenaires. Pour ce faire, et alors que Siemens IT Solutions and Services engrange des succès commerciaux importants à Luxembourg avec les nouvelles technologies SharePoint de Microsoft (WSS 3.0 et MOSS 2007), il était évident que l offre de Business Intelligence s accompagne d une intégration plus que parfaite avec ces solutions et avec le bureau de l utilisateur. Nous insisterons ici tout particulièrement sur les Excel Services la version-server based d Excel intégrée à MS Office 2007 qui permettront d exposer directement dans Excel, lequel ne devant pas nécessairement être installé sur le poste client, les données extraites des Analysis Services et de les présenter dans un client web. Idéalement, cette présentation sera intégrée dans un portail SharePoint lequel permettra de gérer et partager ces données de manière simple et sécurisée, au travers de tableaux de bord ciblés pouvant aussi inclure rapports, scorecards et KPI. Les technologies Sharepoint sont l extension nécessaire de toute solution, elles nous permettent d atteindre cet objectif rapidement tout en se basant sur les compétences existant au sein de l entreprise: web browser et MS-Office. Qu en est-il du TCO? Est-ce qu un ou plusieurs SGBD tournant sous MS SQL Server sont présents dans votre environnement? Les responsables produits, contrôleurs commerciaux, analystes et équipes IT passent-ils un seul jour sans travailler dans MS-Excel? Une solution de BI simple, évolutive et rapidement accessible par les utilisateurs est-elle fondée? «Mettre en œuvre un portail de BI utilisant les technologies Microsoft et Sharepoint Portal peut être la solution, dit Siemens IT Solutions and Services. Capitalisez sur ce que vous connaissez pour vous concentrer sur ce qui est vraiment nécessaire à la bonne gouvernance de votre entreprise et au réel support au management: des données fiables, précises et disponibles rapidement sous une forme compréhensible et adaptées au métier de chacun.» / OCTOBRE 07 / 38

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