Une méthodologie d évaluation de l impact environnemental des centres de données informatiques

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1 Une méthodologie d évaluation de l impact environnemental des centres de données informatiques Vincent Bex Travail de diplôme ECOFOC

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3 Vincent Bex Une méthodologie d évaluation de l impact environnemental des centres de données informatiques ECOFOC Formation continue en écologie et sciences de l environnement Université de Neuchâtel Travail de diplôme, mai 2012 Sous la direction de Pierre Gigon Expert Stéphan Misteli

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5 Table des matières Chapitre 1 Introduction... 1 Développement durable... 4 Analyse du cycle de vie... 6 Impact environnemental, une définition... 6 Les TIC, problème ou solution?... 9 Chapitre 2 Question de recherche et méthode de travail Question de recherche Méthode de travail Recherche bibliographique Le choix des indicateurs Analyse de l infrastructure Inventaire des équipements du centre de données Le modèle Chapitre 3 La méthodologie Phase 1 mise en place du projet Phase 2 définition des indicateurs et évaluation de l infrastructure Définition des indicateurs Évaluation de l infrastructure Phase 3 - mise en œuvre Directives et performances Achats durables Recyclage du matériel électronique Les labels Consommation d énergie Mesures de réduction de la consommation d énergie Phase 4 communication Phase 5 mesurer l évolution Chapitre 4 Mise en application de la méthodologie Le Centre Hospitalier Universitaire Vaudois (CHUV) Mise en place du projet Évaluation de l infrastructure et définition des indicateurs... 50

6 Configuration de l infrastructure Alimentation électrique Equipements informatiques Système de refroidissement Mesures de consommation Schéma de mesure Consommation IT Consommation des climatiseurs Consommation de la production d eau froide Ce que l on ne peut pas mesurer La consommation de l UPS La consommation de la production d eau froide La consommation des climatiseurs Empreinte carbone des climatiseurs et de l UPS Inventaire des machines du datacenter Provenance de l électricité Estimation de l empreinte carbone des énergies renouvelables Estimation de l empreinte carbone de l électricité de source non vérifiable Estimation de l empreinte carbone de l électricité consommée par le CHUV Analyse Résultats des mesures Les indicateurs Actions à entreprendre Le système de mesure Les valeurs de référence Le refroidissement Serveurs lame La gestion de l énergie La virtualisation Les politiques d achat L éducation des utilisateurs La production d électricité sur site Chapitre 5 Conclusion Annexe 1 Mesures et résultats... 69

7 Contenu du classeur Excel (exemple) Contenu du classeur Excel (CHUV) Annexe 2 Glossaire Annexe 3 Bibliographie Remerciements... 97

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9 Chapitre 1 Introduction 1

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11 En 2007, le GIEC (Groupe d experts intergouvernemental sur l évolution du climat), dans son quatrième rapport d évaluation concluait : «Le réchauffement du système climatique est sans équivoque. On note déjà, à l échelle du globe, une hausse des températures moyennes de l atmosphère et de l océan, une fonte massive de la neige et de la glace et une élévation du niveau moyen de la mer» 1. Figure 1: Concentrations atmosphériques de dioxyde de carbone, de méthane et d oxyde nitreux durant les dernières années (grands panneaux) et depuis 1750 (inserts). Les mesures sont déduites des carottes de glace (symboles de couleurs différentes pour diverses études) et d échantillons atmosphériques (lignes rouges). Les forçages radiatifs correspondants sont indiqués sur les axes à la droite des grands panneaux. {Source : IPCC 2007} 1 IPCC, 2007: Climate Change 2007: Synthesis Report. Contribution of Working Groups I, II and III to the Fourth Assessment Report of the Intergovernmental Panel on Climate Change. 1

12 Selon certains, il semblerait que les émissions de CO2 provenant de la combustion de carburants fossiles soient plus élevés que le prévoyaient les scénarios développés par le GIEC en D autres estiment qu elles ne sont pas plus élevées mais qu elles correspondent aux pires des scénarios 5. Figure 2: Cette figure montre que les estimations d émissions de CO2 en giga tonnes de carbone par année (GtC yr-1) pour (points noirs) et pour 2009 (cercle noir) sont contenues dans la fourchette des 40 scénarios de SRES 6. L encart dans le coin supérieur gauche montre ces scénarios jusqu en l an Ces gaz sont en grande partie responsables des changements climatiques observés depuis le début de l ère industrielle. Le principal gaz à effet de serre est le dioxyde de carbone (CO 2 ). Son potentiel de réchauffement global (PRG) sert de référence pour les autres gaz, permettant de les comparer entre eux. Tous les gaz n ont pas le même potentiel de réchauffement global, qui varie aussi en fonction de leur durée de vie. Le PRG d un gaz 2 Ganguly et al. Higher trends but larger uncertainty and geographic variability in 21st century temperature and heat waves Anderson et al. From long-term targets to cumulative emission pathways: Reframing UK climate policy Reichstein M. A biogeochemist looks at where all the emitted carbon dioxide is going Manning et al. Misrepresentation of the IPCC CO2 emission scenarios IPCC. Special report on emission scenarios

13 donné correspond à la quantité de CO 2 qui aurait le même impact sur l effet de serre. On parlera de kg ou tonne équivalent CO 2 (kgco 2 e ou tco 2 e). Par exemple, le méthane (CH 4 ) a un potentiel de réchauffent global de 23. Cela signifie qu un kilo de méthane dans l atmosphère participera autant que 23 kilo de CO 2 à l effet de serre. La figure ci-dessous montre le potentiel de réchauffement des différents gaz à effet de serre pour une échéance de 100 ans. Gaz Formule chimique Durée de vie Dioxide de carbone CO ans 1 Vapeur d eau H 2 O 1-2 semaines 8 Méthane CH 4 4 ans 25 Protoxyde d azote N 2 O 120 ans 298 {Source : IPCC 2007} Potentiel de réchauffement global à 100 ans En regardant autour de nous, dans notre vie de tous les jours, nous voyons que les appareils électroniques sont de plus en plus présents. Téléphones portables, smartphones, tablettes, ordinateurs portables, lecteurs mp3 sont entre toutes les mains. Ceci n est que la partie émergée de l iceberg. Tous ces appareils ont des capacités de connexion à Internet nous permettant de consulter toutes sortes d informations, de faire des recherches, d écouter de la musique, de prendre des photos, de regarder des films, de stocker des données et de téléphoner. Ces fonctionnalités nécessitent des quantités énormes de serveurs pouvant stocker et acheminer toutes ces informations. C est l ensemble de ces appareils que l on nomme Technologies de l Information et de la Communication (TIC). Ces serveurs, qu il faut alimenter en électricité, sont en général installés dans des salles dédiées. La quasi totalité de l électricité fournie à un serveur finira par être transformée en chaleur qu il faudra éliminer. Dans les datacenters, la densité de machines est élevée, jusqu à 60 par mètre carré, ce qui constitue un chauffage de plusieurs kilowatts. Sans refroidissement approprié, ces machines surchaufferaient rapidement et deviendraient inutilisables. Le refroidissement peut compter pour plus de la moitié de la consommation d un centre de données. Les TIC ont une grande responsabilité dans les émissions de gaz à effet de serre. Par exemple, un seul de ces serveurs de taille moyenne, sur sa durée de vie, a la même empreinte carbone qu un véhicule 4x4 parcourant km. En 2002 les TIC étaient responsables de 0.53 milliards de tonnes (Gt) équivalent CO 2 (CO 2 e) et pourraient émettre 1.43 GtCO 2 e d ici Ces valeurs correspondent à environ 2% des émissions mondiales 7, soit à peu près autant que l industrie aéronautique. Selon Forrester Research, un datacenter de 100 serveurs consomme autant d électricité en 1 mois que foyers en une année. La gestion des centres de données n est pas souvent faite sur un modèle de développement durable. Leur consommation est souvent bien supérieure à ce qu exigeraient les besoins réels. On sait par exemple que 60% des départements informatiques n utilisent que la moitié 7 Gartner Symposium/ITxpo 2007: Emerging Trends 3

14 de leur stockage disponible. Les responsables des centres de données sont souvent conscients des problèmes de réchauffement climatique et se rendent compte que leur domaine y joue un rôle important. Mais une fois des actions simples effectuées (arrêter les ordinateurs la nuit, limiter la quantité de papier imprimé, ), des initiatives plus importantes, au niveau de l entreprise, sont rarement appliquées 8. Les responsables basent leurs choix sur les performances des appareils et sont souvent liés à quelques fabricants n offrant pas toujours les alternatives vertes souhaitées. De plus, les professionnels de l informatique n ont souvent ni les connaissances ni les outils nécessaires pour estimer l impact environnemental de leur parc. 86% d entre eux ne connaissent pas leur empreinte carbone et seulement 15% ont prévu de la calculer, 38% aimeraient bien la connaitre mais ne savent pas comment s y prendre. Bien que les TIC soient un gros consommateur d énergie, la plupart des départements informatiques ne sont pas responsables des factures de leur consommation. Il semblerait que la moitié d entre eux ne voient pas les factures d énergie de l entreprise et que deux tiers d entre eux ne payent pas leur part de coûts, ceux-ci étant noyés dans les charges de l entreprise. Ce travail propose de développer une méthodologie permettant d évaluer l impact environnemental d un centre de données, pouvant être appliquée de manière simple. L évolution de cet impact pourra être observée dans le temps et l effet des mesures de réduction pourra être quantifié. Développement durable Le développement durable à été défini en 1987 par le rapport Brundtland : «Un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs». Il se repose sur trois piliers, écologique, social et économique. Pour être qualifié de durable, le développement doit observer un équilibre entre ces trois piliers. 8 Molla et al., A PRELIMINARY REPORT ON GREEN IT ATTITUDE AND ACTIONS AMONG AUSTRALIAN IT PROFESSIONALS,

15 Figure 3: Les trois piliers du développement durable On peut se demander comment les TIC peuvent s intégrer dans ce schéma. On y voit assez bien l aspect écologique, peut-être aussi l aspect économique. Mais un système d information est un ensemble formé par l infrastructure technique et la structure organisationnelle et humaine d une entreprise. Il est composé de données, de traitements, d appareils (serveurs, routeurs, imprimantes, écrans, etc.) et de personnel qualifié et compétent pour le gérer. Nous avons vu plus haut que les TIC étaient énergivores mais elles sont aussi gourmandes en ressources naturelles et en métaux précieux. Il faut donc s attendre, dans un avenir plus ou moins proche, à voir les pressions augmenter sur les professionnels de l informatique. Celles-ci seront de type économique, écologique ou législative. On va leur demander de prendre en compte les aspects durables dès la conception de leurs systèmes. C est ce qu on appelle «GreenIT», TIC durables ou éco-tic. Les TIC durables, ou «Green IT» en anglais comprennent trois phases : GreenIT 1.0 aborde le problème des effets négatifs directs des TIC sur l environnement et les moyens de les réduire (émissions de gaz à effet de serre, consommation électrique, utilisation de matières toxiques). GreenIT 1.5 tient compte des aspects économiques et de leurs conséquences sur l organisation de la société et des entreprises (p. ex. travail à distance) GreenIT 2.0 englobe les leviers positifs des TIC sur le cœur d activité de l entreprise, sur l environnement et sur les conditions sociales. Dans ce travail nous allons nous limiter au GreenIT 1.0 en proposant une méthodologie permettant aux responsables de datacenter de quantifier l impact environnemental de leurs installations et de suivre celui-ci au fil des évolutions de leurs infrastructures. 5

16 Analyse du cycle de vie Une méthodologie d évaluation de l impact environnemental des datacenter utilisera principalement l analyse du cycle de vie pour estimer l empreinte carbone de la fabrication et de l utilisation des appareils. L analyse du cycle de vie (ACV) permet d estimer l impact environnemental d un produit ou d un service en analysant toutes les étapes de la vie du produit. Dans les cas des systèmes informatiques, on prendra en compte la fabrication des composants ainsi que leur assemblage, le transport vers l utilisateur final, la consommation électrique totale et le recyclage des appareils. L ACV est l outil principal permettant de comparer les impacts environnementaux des différents appareils ainsi que des différentes sources d électricité. Figure 4: Analyse du cycle de vie Une ACV peut rapidement devenir complexe suivant les limites que l on se fixe. Si l on prend l exemple d un ordinateur, on peut se contenter d en estimer le bilan carbone et d obtenir une valeur équivalent CO 2. Mais on peut aussi analyser la pollution des sols lors de l extraction des métaux nécessaires à la fabrication des composants électroniques, ou l impact sur la santé des ouvriers travaillant dans les usines de composants ou l épuisement des ressources tels que les terres rares. Les limites de l analyse dépendent de ce que l on cherche à démontrer ou à comparer. Impact environnemental, une définition Ce travail propose de développer une méthodologie d évaluation de l impact environnemental d un centre de données. L impact environnemental quantifie les effets d une action sur l environnement. Les impacts peuvent être classés en trois domaines, la santé humaine, la qualité des écosystèmes et les ressources. (Goedkoop et al. 2001). La méthodologie Eco-Indicator 99 9 propose de quantifier ces dommages: 9 Goedkoop M., Spriensma R. Eco-Indicator 99. A damage oriented method for Life Cycle Impact Assessment

17 - La santé humaine. Les dommages causés à la santé humaine sont mesurés en DALY (Disability Adjusted Life Years). Cette unité exprime le nombre d années de vie perdues en raison de maladies, de handicaps ou d une mort prématurée. Des modèles ont été développés pour les effets respiratoires et cancérogènes, les effets du réchauffement climatique, de la destruction de la couche d ozone et des radiations ionisantes. - La qualité des écosystèmes. Les dommages à la qualité des écosystèmes s expriment en pourcentage des espèces disparues sur un territoire donné en raison de la charge environnementale. L écotoxicité, l acidification et l eutrophisation ainsi que l utilisation et la transformation du sol sont pris en compte. - Les ressources. L impact de l extraction des matières premières est quantifié en fonction de la qualité des ressources minérales et fossiles restantes. Dans les deux cas l extraction de ces ressources aura pour conséquence un coût énergétique plus élevé pour les extractions futures. Figure 5: Cette figure montre une représentation générale de la méthodologie Eco-indicator 99. Les 4 cases au bas de la figure font référence aux procédures, tandis que les autres font référence aux résultats intermédiaires. Pour appliquer cette méthodologie à un centre de données, il faudrait analyser tous les composants des ordinateurs, du bâtiment et de la production d électricité. Pour des questions de temps, cette analyse dépasse le périmètre de ce travail. Il va se limiter à estimer l empreinte carbone des machines et de la consommation électrique participant au réchauffement climatique. Lorsque l on parlera d impact environnemental, le terme sera réduit à l impact des émissions de gaz à effet de serre. 7

18 Certains impacts du réchauffement climatique sont listés ci-dessous, la liste est loin d être exhaustive {Source : IPCC 2007} : 8 - Les ressources d eau potable et leur gestion. On observera une modification de la disponibilité de l eau avec une augmentation en région tropicale et une diminution de stock dans les glaciers. Les zones de sécheresse augmenteront. Les risques de crues dans les bassins fluviaux vont s accroitre. Les zones de salinisation vont s étendre en raison de l élévation du niveau de la mer. Des températures de l eau plus élevées, une intensité accrue dans des précipitations et de plus longues périodes d étiage exacerbent de nombreuses formes de pollution des eaux, avec des impacts sur les écosystèmes, sur la santé humaine, sur la fiabilité des systèmes d adduction d eau et sur leurs coûts opérationnels. - Les écosystèmes. Les écosystèmes suivants sont les plus vulnérables et feront face à des impacts écologiques sévères : les écosystèmes de la toundra, des forêts boréales, de montagne et de type méditerranéen, les mangroves et les marais salants, les récifs coralliens et les biomes des glaces de mer. Des impacts positifs tels qu une augmentation de la productivité primaire nette (PPN) auront lieu sur certains écosystèmes sous les hautes latitudes tandis qu une diminution sera observée sous les basses latitudes. Les forêts amazoniennes, la taïga chinoise, et la plus grande part des toundras canadienne et sibérienne présenteront très probablement des changements importants si les températures moyennes mondiales augmentent de 3 C. Tandis que les biomes des glaces de mer diminuent, les espèces dépendantes des pôles, y compris des prédateurs comme les pingouins, les phoques et les ours blancs, subiront très probablement une dégradation et une déperdition de leur habitat. - Les produits alimentaires, forestiers et fibreux. La production augmentera avec un réchauffement modéré sous les latitudes moyennes mais elle diminuera dans les régions tropicales et à saison sèche. Le risque de famine augmentera. On observera des changements dans la fréquence et l intensité des événements climatiques extrêmes. Au-delà d un réchauffement de 3 C, la production de denrées alimentaires diminuera. Des extinctions locales d espèces de poissons auront lieu. - Systèmes côtiers et région de faible altitude. Tous les écosystèmes côtiers sont vulnérables aux changements climatiques et à l élévation du niveau de la mer, particulièrement les coraux, les marais salants et les mangroves. Les coraux sont vulnérables au stress thermique qui aboutit en général à un blanchiment ou à la mort. L acidification des océans est un problème émergent qui comporte des impacts potentiels majeurs dans les zones côtières. Les inondations côtières dans les zones de basse altitude sont un risque qui deviendra probablement plus important. - Industries, établissements humains et société. Les bénéfices et les coûts des changements climatiques pour l industrie, les établissements humains et les sociétés varieront considérablement en fonction du lieu et de l échelle. Dans le bilan global, les effets nets seront plus probablement négatifs. Lorsque des phénomènes météorologiques extrêmes deviendront plus intenses et/ou plus fréquents avec les

19 changements climatiques, les coûts économiques de ces événements augmenteront. Certaines communautés et ménages pauvres subissent déjà les pressions de la variabilité climatique et des événements climatiques extrêmes. Dans de nombreuses zones, le changement climatique rendra les problèmes liés à l équité sociale plus aigus et aboutira à des pressions accrues sur les infrastructures et les dispositifs institutionnels gouvernementaux. - Santé publique. Les risques relatifs projetés attribuables au changement climatique en 2030 montrent une augmentation de la malnutrition dans certains pays asiatiques. Vers 2030, les inondations côtières aboutiront selon les projections à une augmentation massive de la mortalité. Les estimations de l augmentation du nombre de personnes courant le risque de mourir de la chaleur diffèrent entre les pays, les sites, la pyramide des âges et les mesures d adaptation mises en place. Globalement, on estime que des augmentations significatives auront lieu au cours de ce siècle. Des projections mêlées font état, pour ce qui est de la malaria, d une augmentation globale de la population à risque comprise entre 220 et 400 millions. Au Canada, on estime que l aire de répartition du vecteur de la maladie de Lyme s étendra d environ 1000 km vers le nord vers les années 2080 et que l abondance des tiques se multipliera par deux à quatre. Vers 2030, le fardeau des maladies diarrhéiques dans les régions à faible revenu devrait augmenter. Les TIC, problème ou solution? Selon une étude de la Commission Européenne, la consommation des centres de données en Europe de l ouest en 2007 était de 56 TWh 10. Selon l EPA (Environmental Protection Agency, l Agence américaine de protection de l environnement), en 2006 les centres de données américains ont consommé 61 TWh, soit environ 1.5% de la consommation totale du pays. Les datacenters sont considérés comme les consommateurs ayant la plus forte croissance. On estime que leur consommation double tous les dix ans. Des efforts de réduction de cette consommation auront un impact financier pour les entreprises mais contribueront surtout à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Les TIC ne sont pas seulement une industrie en tant que telle, ils sont présents dans tous les secteurs d activité et ont un fort impact sur la société. Leur production et leur utilisation ont des conséquences importantes sur le développement des domaines économiques, environnementaux et sociaux. Ils sont aussi des outils importants permettant d améliorer «l éco-durabilité» de l industrie et des entreprises. Ce domaine fait encore l objet de nombreuses recherches mais des applications évidentes sont déjà utilisées tels que la vidéoconférence ou le travail à distance réduisant le nombre de trajets des employés. L avenir promet de voir fleurir des applications permettant à la société de réduire son impact environnemental. 10 European commission Code of Conduct on Data Centres Energy Efficiency version

20 Dans leur rapport SMART , «The Climate Group» conclut que les TIC pourraient réduire de 15% les émissions totales de CO 2 d ici 2020 dans d autres secteurs, dans les catégories suivantes : Dématérialisation remplacer des activités à hautes émissions de carbone par d autres moins gourmandes comme la facturation électronique au lieu du papier, la téléconférence au lieu de longs voyages, l utilisation de documents électroniques au lieu des CD et versions papier. Moteurs intelligents introduction des TIC dans le pilotage des moteurs de lignes de production pour un meilleur contrôle de la consommation. Logistique intelligente les TIC peuvent faciliter la communication et la planification de l industrie du transport et de la livraison à domicile. Beaucoup de véhicules font des trajets retour à vide, une meilleure coordination entre les entreprises de transport pourrait réduire drastiquement l empreinte carbone de cette industrie. Bâtiments intelligents les bâtiments et leurs utilisations pourraient être beaucoup plus efficaces d un point de vue énergétique. Une meilleure gestion de l éclairage et du chauffage en fonction de l occupation, des systèmes automatiques de captage des rayons solaires ou au contraire de fournir de l ombre peuvent être offerts par les TIC. Smart grids une meilleure gestion de la demande en électricité et des compteurs intelligents peuvent aider les fournisseurs à rendre leurs systèmes plus efficaces. Par exemple, la génération d électricité en Inde produit la moitié des émissions de carbone du pays. Un tiers de cette énergie est perdue lors de la distribution et de l acheminement de l électricité vers les usagers. Les smart grids permettent d augmenter l efficacité du système de distribution et d en réduire les pertes, réduisant ainsi les émissions de CO 2 inutiles. L installation de compteurs domestiques en temps réel incite les utilisateurs à diminuer leur consommation. 11 The Climate Group and The Global e-sustainability Initiative (GeSI),SMART 2020: Enabling the Low Carbon Economy in the Information Age

21 Chapitre 2 Question de recherche et méthode de travail 11

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23 Question de recherche Les centres de donnée informatiques consomment beaucoup d énergie, souvent plus que nécessaire. Les spécialistes IT qui gèrent ces centres ne sont pas formés et n ont pas les connaissances nécessaires pour faire une évaluation de leur impact environnemental. La question de recherche qui va être traitée dans ce travail est : Est-il possible de développer une méthodologie simple, fiable et pragmatique permettant aux professionnels de l informatique d évaluer l impact environnemental des leurs centres de données? Le but est de leur proposer une méthodologie et de développer un modèle simples à mettre en pratique. Ces outils permettront de faire une estimation assez précise de la consommation électrique et des émissions carbone d une infrastructure informatique. Des évaluations de l infrastructure pourront se faire régulièrement et permettront de mesurer l efficacité des initiatives prises pour réduire la consommation et l empreinte carbone des centres de calculs. Méthode de travail La méthodologie de l évaluation de l impact environnemental des centres de données décrite dans ce travail a été élaborée selon la méthode de travail suivante. Recherche bibliographique Les problèmes environnementaux générés par les TIC sont de plus en plus présents dans la littérature et sujets de plus en plus de recherche. C est cependant un domaine complexe regroupant plusieurs disciplines, comme la consommation électrique des systèmes informatiques, les problèmes de refroidissement, l analyse du cycle de vie des ordinateurs, les questions de mesure de consommation, le rendement électrique des centres de données et bien d autres encore. Nombres de livres sont publiés sur le sujet, proposant des moyens de réduire la consommation énergétique des systèmes informatiques. En revanche il n existe pas d ouvrages proposant une méthodologie complète applicable à un centre de données et son infrastructure par des professionnels de l informatique sans formation spécifique. On trouve cependant beaucoup de recherches dans ce domaine, chacune étant 13

24 une pièce du puzzle offrant une vue globale de la problématique. Ces recherches sont généralement très spécifiques et n abordent qu une petite partie du problème. Celles qui ont été consultées lors de la réalisation de ce travail sont citées dans la section bibliographie. Plusieurs constructeurs informatiques ont publié des livres blancs traitant du problème de l impact environnemental des centres de données. Ces documents sont très pragmatiques mais couvrent, eux aussi chacun une partie spécifique du problème. Pour aborder tous les aspects de l impact environnemental des centres de données il a fallu extraire de cette littérature les éléments utiles pour obtenir des mesures suffisamment précises sans pour autant se perdre dans les détails. Le choix des indicateurs Le but de cette méthodologie est d avoir une série d indicateurs mesurables et comparables dans le temps, permettant d évaluer l effet des mesures prises pour réduire l impact environnemental. Il est généralement suffisant de se limiter à quelques indicateurs qui soient le plus représentatif possible de ce que l on veut mesurer 12. Analyse de l infrastructure Afin de pouvoir quantifier au mieux les indicateurs choisis, il est important de définir précisément ce que l on veut mesurer. Quels sont les points de mesures à considérer, quelles sont les valeurs avec le plus grand impact dans l équation de rendement énergétique et de consommation électrique? Ce sont les spécialistes des domaines concernés qui pourront répondre à ces questions. Il est important d avoir une vue d ensemble du centre de données, y compris de tous les éléments ayant une influence sur la consommation électrique ainsi que le bilan carbone. C est au cours d entretiens avec les responsables informatiques, les spécialistes en climatisation ainsi que les électriciens que l on obtiendra les informations nécessaires à avoir une vision d ensemble. Ces discussions soulèvent aussi tous les problèmes pouvant survenir quand à la possibilité ou l impossibilité d obtenir certaines informations. Par exemple, certaines valeurs de consommation électrique ne pourront pas être mesurées, faute d appareils adéquats. Il faudra alors faire une estimation des ces valeurs, rendant les résultats moins précis. C est cette partie qui a été la plus riche d enseignements quand aux difficultés que représente un tel projet, liant les aspects techniques et humains. Inventaire des équipements du centre de données Il est important d avoir un inventaire aussi complet que possible de tous les appareils dont on veut tenir compte dans l évaluation de l impact environnemental, ceci pour deux raisons. Tout d abord, pour pouvoir établir l empreinte carbone du centre de données il va falloir 12 Stanley John R., Brill Kenneth G., Koomey Jonathan. The Uptime Institute. Four metrics define Datacenter «greenness»

25 estimer l impact de chaque appareil lors des phases de fabrication, de transport et de recyclage. Ensuite, si certaines mesures ne peuvent pas être faites sur certains appareils, il sera possible de faire une estimation de leur consommation en se basant sur leurs caractéristiques techniques. La plupart des centres de données modernes sont gérés par des applications spécifiques qui contiennent généralement l inventaire exhaustif de tous les appareils. Le modèle Le but final est de modéliser le plus précisément possible l impact environnemental d un centre de données. Une fois ce modèle introduit dans un classeur de type Microsoft Excel, il sera possible d introduire des valeurs pour les variables du modèle (consommation, nombre et type de machines, etc.) et d en ressortir des valeurs pour le calcul des indicateurs qui pourront être comparées au fil du temps. 15

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