UNE FENETRE D OPPORTUNITE ELECTORALE. Jacques GERSTLE

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "UNE FENETRE D OPPORTUNITE ELECTORALE. Jacques GERSTLE"

Transcription

1 1 UNE FENETRE D OPPORTUNITE ELECTORALE Jacques GERSTLE Les résultats du 21 avril 2002 ont été assimilés à un «séisme» électoral dont l épicentre était localisé dans l accès d un candidat de l extrême droite au tour décisif pour la présidence de la République française, et ce, au détriment d un Premier ministre réputé présidentiable au même titre que le président sortant de cinq années de cohabitation. La campagne du deuxième tour et les résultats du 5 mai, puis la campagne pour les élections législatives qui suivent, les 9 et 16 juin, ont paru, dès lors, s inscrire dans une logique de consécution où l essentiel s est joué dès la première phase de la séquence électorale. L analyse qui suit va donc principalement porter sur l amont du «séisme» en essayant de montrer que la convergence de conditions conjoncturelles ouvre une fenêtre d opportunité électorale. Par fenêtre d opportunité électorale, il faut entendre au sens que John Kingdon applique aux politiques publiques, une conjonction de facteurs qui potentialise leurs effets respectifs et concourt à composer les résultats non nécessairement attendus d une consultation électorale. A cet effet, on va se conformer à la définition déjà donnée 1 et appliquée 2 de la notion de campagne électorale comme compétition pour l emprise sur les perceptions publiques dont la dynamique dépend de trois moteurs principaux, l agenda politique, l agenda médiatique et l agenda public. On ne visera pas à rendre compte des campagnes au sens de stratégies juxtaposées menées par les candidats et les forces dans un contexte d affrontement mais davantage à restituer les ressorts essentiels de la campagne comme dynamique des perceptions collectives résultant des interactions entre les différents protagonistes. Et à cet égard, s'il restait encore après 1995 des sceptiques sur l'impact des campagnes, et donc des facteurs à court terme dans la compétition politique, le déroulement de la séquence électorale du printemps 2002 a sans doute encore réduit leur nombre. Plus précisément, notre intérêt va se porter sur la question suivante, sans doute commandée rétrospectivement par l incertitude de la présidentielle: comment une campagne ouvre-t-elle une 1 Gerstlé, Jacques, Campagne électorale (sociologie), in P.Perrineau, D.Reynié, dir., Dictionnaire du vote, Paris, PUF, Analyse des campagnes électorales de 1992, 1993, 1994, 1995, 1997 et 1999, in Coll. Chroniques Electorales, Paris, Presses de sciences-po. Voir aussi pour une lecture d ensemble, Gerstlé, Jacques, Les campagnes présidentielles depuis 1965, in P.Bréchon, dir., Les Elections présidentielles en France, Paris, La documentation Française, 2002.

2 2 fenêtre d'opportunité électorale? Pour ce faire trois types de considération paraissent s'imposer pour donner une trame à la compréhension proposée du processus. Trois phénomènes concourent de façon conjoncturelle à façonner les choix du premier tour de la présidentielle qui est décisif pour la suite de la séquence électorale complète. Tout d'abord, l'existence d'une perception généralisée d'une présidentielle à premier tour joué. Ensuite, une compétition perçue comme fermée qui autorise le déplacement de l'attention publique vers une offre alternative nombreuse et à visibilité croissante facilitant la dispersion des votes. Enfin, des perceptions relatives aux candidatures qui composent leurs effets dans un environnement d'information caractérisé par la pression très forte d'un agenda sécuritaire. 1) L anticipation généralisée d'une présidentielle à premier tour joué Commentant l'élection de 1995, Olivier Duhamel 3 proposait de distinguer entre présidentielle à premier tour fermé «lorsqu aucune incertitude n existe quant à la détermination des candidats du second tour» et «la présidentielle à premier tour compétitif, lorsqu au contraire, les deux candidats ne sont pas connus d avance». La présidentielle 2002 s'apparentait à une présidentielle à premier tour joué, comme en 1965, comme en 1981, comme en 1969, déjà a minima, à partir du moment où, derrière Alain Poher, se retrouvaient une partie de la droite et une partie de gauche. Ces élections présidentielles s'opposent à celles de 1974, de 1988, et de 1995 qui présentent des premiers tours compétitifs dans la mesure où la sélection pour le deuxième tour opposent à droite Giscard d'estaing et Chaban-Delmas, Chirac et Barre, Chirac et Balladur. On dispose ainsi d'une première façon de reclasser cette campagne 2002 d'apparence atypique dans une série de précédents. On pourrait objecter qu'il s'agit là de catégories d'analyse politologique trop sophistiquées (premier tour joué, premier tour compétitif) et que le grand public ne pouvait que difficilement partager ce type de représentation. Mais de nombreux indices permettent de penser, au contraire, que les électeurs ordinaires, non sophistiqués, pouvaient aussi avoir cette impression. Ceci justifie l'expression de "perception généralisée" et non pas simplement de perception dominante. Sur quels marqueurs les électeurs pouvaient-ils s appuyer pour aller dans ce sens? Premièrement, comme en 1995, la campagne a été largement focalisée sur un duel. Tous les commentaires de la presse depuis pratiquement les élections législatives de 3 Duhamel, Olivier, «Election présidentielle : le moment décisif», in Sofres, L état de l opinion 1996, pp , Paris, Seuil, 1996.

3 3 1997, une grande partie des sondages 4, une grande partie de ce que disent et font les acteurs sont rapportés ou commentés en termes de promesse d'un rendez-vous ultime pour Deuxième propriété, observable par tout un chacun, comme en 1988, le duel annoncé allait mettre aux prises des cohabitants qui s affrontent tout en coopérant mais cette fois-ci depuis plus de deux ans. Depuis cinq ans, Jacques Chirac et Lionel Jospin sont, en effet, mis en scène dans une dramaturgie quotidienne et il fallait sans doute beaucoup de désintérêt pour la politique pour ne pas voir que les cohabitants agissaient déjà pour partie en concurrents de la phase finale. Enfin, comme en 1981, la campagne électorale «remet» aux prises des candidats déjà opposés en 1995, et qui de plus se sont affrontés au second tour, comme ce fut le cas de F. Mitterrand et de V. Giscard d'estaing en 1974 et Donc, non seulement ils sont mis aux prises comme cohabitants, mais ils sont remis aux prises dans la compétition présidentielle à sept ans d'intervalle. Au total, nous avons donc un duel, un duel de cohabitants et un duel présidentiel répété. Ces trois observations, assez rudimentaires mais très aisément réalisées compte tenu de leur «facilité», ne relevant pas d'une compétence politique excessive semblent constituer des arguments suffisants pour penser que la perception généralisée, et pas simplement dominante, d'un premier tour joué était largement diffusée dans le grand public et chez les électeurs à faible degré d information. Il s agit là d autant de «raccourcis» (shortcuts) commodes pour donner un sens à la compétition. Les présidentiables, si on entend précisément par là ces candidats dont on tient pour acquis la présence au second tour, ont de plus adopté des conduites stratégiques ayant tendance à conforter ces perceptions. Premièrement, une entrée en campagne différée au maximum: 69 jours avant le premier tour pour J. Chirac et 60 jours pour L. Jospin, même s il qualifie de «probable» sa candidature dès le 5 décembre Ceci est proche du Général de Gaulle en 1965 et de François Mitterrand en 1988 qui se déclarent candidat un mois avant le premier tour. Ceci rapproche donc 2002 des deux précédentes élections à premier tour fermé déjà évoquées. Et encore cette entrée en campagne a-t-elle été accélérée en 2002 sous la pression des concurrents, comme F.Bayrou et J-P. Chevènement et des médias qui ont reproché une forme de confiscation de la campagne électorale par les cohabitants. Deuxièmement, sur son versant programmatique, la compétition électorale des présidentiables a pu donner l impression d une «course au centre» 4 La loi du 19 février 2002 permet désormais la publication et le commentaire des sondages pendant la semaine qui précède le tour de scrutin.

4 4 pour reprendre l expression de certains concurrents comme R.Hue ou A. Madelin. Ils ont fustigé ainsi la proximité des positionnements : songeons aux slogans de campagne qui sont emblématiques de cette proximité, qui n est cependant pas confusion, comme l atteste la place discriminante de la France chez J.Chirac : Au titre du programme Jospin «Je m engage» répond celui de Chirac «Mon engagement pour la France». A la proposition du candidat Jospin «la vie ensemble» répond celle du candidat Chirac «La France en grand. La France ensemble». S agissant des propositions programmatiques 5, elles prennent soin de se distancier d une rhétorique éprouvée dans les traces classiques du clivage droite/gauche. En d autres termes, le souci de l électeur médian est bien présent dans le discours des présidentiables qu il s agisse entre autres, des retraites, des entreprises publiques, du rôle des partenaires sociaux, de la construction européenne ou de la sécurité. Dès sa première intervention de candidat au journal télévisé de France 2, L.Jospin met le public au clair sur son positionnement : «Je suis socialiste d inspiration, mais le projet que je propose au pays n est pas socialiste». Il témoigne d une «volonté de synthèse et de rassemblement». Même s il faut reconnaître que les six dernières semaines de la campagne Jospin ont été marquées par un infléchissement net en faveur d un tour plus «traditionnellement» socialiste qu atteste le repli du discours sur une promesse plus restreinte : pour préciser le sens du slogan «Présider autrement», on passe, en effet du début de sa campagne à la fin, de cinq engagements pour la France proposée («je veux une France active, sûre, juste, moderne, forte») à un seule, «une France plus juste». Ces mouvements symboliques signalent le flottement du positionnement autant qu ils desservent sa lisibilité. La «course au centre» des deux présidentiables les a donc conduit à adopter d emblée un discours d agrégation des segments critiques de l électorat pour maximiser leurs soutiens en cherchant à mobiliser les indifférents et les indécis au lieu d un discours de confirmation propre à consolider les préférences partisanes déjà installées 6. Troisièmement, les présidentiables ont focalisé leurs attaques sur leur adversaire considéré comme principal. Elles ont parfois pris un tour personnel qui a pu produire des effets contreproductifs : si on pense à la pyramide des âges de l électorat mobilisé, était-il opportun pour 5 « La France qui change» : le document de propagande publié par le PS en octobre 2001 veut autant attester l ampleur que la confiance des socialistes dans le bilan de l action gouvernementale. 6 Nous avions mis en évidence cette dichotomie pour montrer qu en 1974 les deux présidentiables avaient, au contraire, opté pour un discours de confirmation avant le premier tour, puis s étaient rapprochés par leur discours d agrégation nécessairement convergents comme le commandait leur cible électorale commune, les segments critiques des indifférents et des indécis. Voir, J-M.Cotteret, C.Emeri, R.Moreau, J.Gerstlé, Giscard d Estaing/Mitterrand : mots pour convaincre, Paris, PUF, 1976.

5 5 L.Jospin de déclarer le 9 mars à propos du président qu «il manque d énergie. Il a vieilli. L exercice du pouvoir l a usé. Il est d une grande passivité» (rapporté dans Le Monde, 12 mars 2002). Quoiqu il en soit de cet épisode et de sa contre-exploitation avec la dénonciation par le chef de l Etat de «l agressivité, l arrogance et le mépris» de certains candidats, abondamment repris par les médias toujours friands de personnalisation de l affrontement électoral (souvenons nous de l antienne des «amis de trente ans» en 1995 et son effet de concentration sur la primaire à droite), la focalisation mutuelle des attaques produit un effet de clôture de la compétition par ignorance des autres concurrents ainsi réduits à l insignifiance. A quelle conséquence porte cette perception dominante, parce que surdéterminée, d une élection présidentielle à premier tour joué? Il est ici utile de se reporter aux élections du même type auxquelles on a précédemment reconnu la même propriété. En 1965 et 1981, et pour des raisons différentes, les candidatures de de Gaulle et Mitterrand puis de Giscard d Estaing et Mitterrand assuraient cette fermeture et tout se passa pour concrétiser cette sorte de prophétie autoréalisatrice collective. Comme le signale Merton 7, parlant plutôt de prédiction créatrice, les croyances collectives engendrent leur propre réalisation et il faut pour le comprendre se souvenir du théorème de Thomas selon lequel «Quand les hommes considèrent certaines situations comme réelles, elles sont réelles dans leurs conséquences». Si bien qu un constat s impose alors : les situations de 1965 et de 1981 ont généré des perceptions qui ont facilité la réalisation du scénario attendu, c est à dire la sélection des présidentiables anticipés alors que la situation de 2002 ne donne pas corps à la prédiction. Tout se passe donc comme si un processus inverse à la prédiction créatrice était à l œuvre. Pourquoi la croyance en une prévision tenue pour certaine se «vérifie» à un moment et pas à un autre? C est une invitation à faire des conjectures sur les conduites des électeurs en phase de mobilisation électorale en nous concentrant sur la situation de 2002, tout en gardant en tête la question comparative et son intérêt pour, notamment, la réflexion sur le rôle respectif de la transformation des structures et du poids des conjonctures. 2) Démobilisation, déplacement et dispersion S agissant de 2002, deux hypothèses nous paraissent raisonnablement pouvoir être avancées pour expliquer cette mise en échec des effets attendus de la perception généralisée d un 7 Merton, Richard K., Eléments de théorie et de méthodes sociologiques, Paris, Plon, 2e éd., 1965.

6 6 premier tour joué. Tout d abord, et pour l exprimer brutalement, l anticipation démobilise. Ensuite, encourageant le déplacement de l attention publique, l anticipation disperse. Si la place ne nous était pas comptée, il resterait à comprendre pourquoi démobilisation, déplacement et dispersion se produisent en 2002 et n interviennent ni en 1965, ni en a) La certitude démobilise La démobilisation se laisse appréhender à travers de nombreux indices tant dans les enquêtes d opinion qui ont accompagné les campagnes que dans les niveaux de l abstention eux-mêmes. L intérêt limité suscité par cette campagne est largement enregistré par toutes les enquêtes d opinion. Le panel électoral Français demande, entre le 8 et le 20 avril, si «telle qu elle se déroule la campagne électorale pour la présidentielle vous donne envie d aller voter». Que le total des non atteigne 60.9% et l emporte largement sur le total des oui (37.4%) est déjà significatif. Ce qui l est encore davantage, c est que le jugement se dégrade nettement (-3.9%) lorsqu on approche du scrutin, en passant de la première semaine à la deuxième semaine de la campagne officielle commencée le 4 avril. L illisibilité des différences entre les candidats considérés comme présidentiables, produit de stratégies convergentes, en est sans doute une des causes. Le panel 2002 demande une évaluation grossière des différences entre les propositions de J.Chirac et L.Jospin sur quelques enjeux saillants. Propositions Peu de Beaucoup de Sans réponse Chirac-Jospin différences différences Insécurité 69.0 % 21.5 % 9.5 % Impôts 63.3 % 23.7 % 13.1 % Retraites 59.2 % 21.9 % 18.8 % Avenir des entreprises 56.1 % 25.5 % 18.4 % Publiques Mener le dialogue social 55.5 % 33.0 % 11.5 % L évolution des intentions de vote, de la fermeté des choix, l effritement des soutiens aux présidentiables conduisent au même diagnostic d une forte indétermination des électeurs. De fait, l abstention atteint un niveau record sous la Vème République tant pour une présidentielle (28.4%) que pour des législatives (35.6%). On peut aisément comprendre, de façon empathique, que la croyance en un tour de scrutin aux résultats a priori déjà acquis, tout au moins 8.Mis en place par le Cevipof, le Cidsp, le Cecop, il organise une enquête électorale en trois vagues préprésidentielle, post-présidentielle et post-législatives entre avril et juin 2002 qui permet de suivre les itinéraires électoraux individuels.

7 7 en termes de sélection sinon en termes de rapport de forces, facilite le relâchement civique, comme si tout d un coup l obligation politique de participation semblait relaxée ou suspendue en attendant les prochains tours. A ce premier mécanisme fondé sur l utilité du vote, pourrait être ajouté l ensemble des autres indicateurs résumant la «faiblesse» des campagnes en présence. Mais il faudrait une analyse plus fine pour faire le départ entre ces deux groupes de variables explicatives de l abstention. Sont-elles dissociables et cumulatives ou bien les secondes ont-elles un rapport de conséquence par rapport à la première? Autrement dit, a-t-on le sentiment que les jeux sont faits et que le contenu de la campagne est sans intérêt? ou bien que les jeux sont faits et que, dans ces conditions, la campagne n a pas d intérêt? Est ici en cause le rapport entre perception et prévision qui mériterait qu on s y attarde. b) L anticipation déplace l attention et disperse les votes Le déplacement de l attention publique vers l offre électorale alternative est un phénomène intelligible dans une situation dominée par la perception d une qualification déjà acquise pour les candidats du second tour. Cette aspiration intelligible a trouvé dans la couverture médiatique de quoi s assouvir puisque la visibilité des candidats non présidentiables a été fortement accentuée pendant les phases de campagne successives. Deux mouvements semblent se produire simultanément. D une part, l intérêt pour la campagne des présidentiables baisse ; d autre part, la visibilité médiatique des autres candidats augmente à travers l information quotidienne. Les recommandations émanant du Conseil Supérieur de l Audiovisuel sont adressées aux sociétés nationales de programme, puis, pendant la campagne officielle, aux exploitants des services de communication audiovisuelle. Elles encadrent le traitement de l information quotidienne pour assurer son pluralisme et le traitement équilibré des candidats selon des principes glissant progressivement de la règle des trois tiers (ou principe de référence depuis janvier 2000), au principe d équité puis au principe d égalité. Ces trois principes ont été appliqués respectivement jusqu à la fin décembre 2001, pendant la pré-campagne de janvier au 4 avril 2002 puis pendant la campagne stricto sensu. L observation de la visibilité médiatique des candidats fait apparaître une tendance au rééquilibrage comme conséquence directe des recommandations de l instance de régulation. A la domination sans partage des cohabitants sur les antennes des trois premières chaînes de télévision jusqu à la fin de l année 2001 fait suite un mouvement de rééquilibrage, timide pendant la pré-campagne, puis accentué pendant la campagne. Le tableau qui suit range en ordre décroissant les temps consacrés aux

8 8 seize candidats et à leurs soutiens (exprimés en minutes) dans les journaux télévisés et émissions quotidiennes d information sur les trois chaînes TF1, France 2 et France janv 04 avril 05 avril 19 avril Jos Chi Che Mam Lep Bay Hue Mad Lag Stj Meg Bes Tau Bou Clp Glu total (Ce tableau n inclut pas les émissions de la campagne officielle dont les durées sont par définition égales pour chaque candidat) On constate bien les différences considérables de visibilité accordée aux candidats, traduisant leur présidentiabilité présumée, comme on l avait déjà remarqué pour l élection présidentielle de L écart entre les deux premiers candidats et les autres les désignent bien comme les présidentiables incontestables. Pour les médias d information, les trios Mitterrand-Chirac-Barre de 1988 et Balladur-Chirac-Jospin de 1995 sont réduits au duel faute de primaire à droite en Leur domination médiatique est écrasante dans la précampagne : en 94 jours, L.Jospin dispose de 13 heures de temps d antenne et A.Gluckstein de 13 minutes. Le principe d équité tolérerait-il que «un Jospin vaut soixante Gluckstein»? Toutefois, lorsqu on compare les temps de la pré-campagne et ceux de la campagne, on constate effectivement le rééquilibrage. Les écarts sont considérablement moins disproportionnés puisque la fourchette va (néanmoins) du simple au double. Les candidatures des deux présidentiables réunis occupent deux heures d antenne quand les quatorze autres totalisent plus de huit heures. Outre ces confirmations sur les disparités criantes de traitement qui bien sûr mettent en question les conditions d accès à la candidature, deux enseignements majeurs sont à retirer. Premièrement, pendant la pré-campagne de janvier et février, les organes d information et, en particulier, les radios et les chaînes de télévision se sont placés «dans une logique d anticipation du second tour» selon les termes mêmes du président du CSA 11. On ne saurait mieux dire que les médias ont favorisé les candidats à forte présidentiabilité et ainsi largement et puissamment contribué à fermer l offre électorale surtout avant, mais aussi pendant la pré-campagne. Par leur logique d anticipation du second tour, ils ont diffusé et crédibilisé la perception généralisée d un premier 9 On lira de gauche à droite : Jospin ; Chirac ; Chevènement ; Mamère ; Le Pen ; Bayrou ; Hue ; Madelin ; Laguiller ; Saint-Josse ; Mégret ; Besancenot ; Taubira ; Boutin ; Lepage ; Gluckstein. 10 Gerstlé, Jacques, Duhamel, Olivier, Davis, Dennis K., La couverture télévisée des campagnes présidentielles. L élection de 1988 aux Etats-Unis et en France, Pouvoirs, (63), La Lettre du CSA, Trois missions essentielles, n 150, Avril 2002.

9 9 tour joué. Deuxièmement, la période de campagne, au contraire donne aux candidats non présidentiables un accès aux médias qui s améliore déjà au cours de la précampagne. De telle sorte que la visibilité des présidentiables baisse dans le même temps que celles des autres candidats augmente, sans atteindre des proportions comparables. Ce qui importe ici est le mouvement quasi-hydraulique dans le réajustement des visibilités médiatiques. Or, ce mouvement se produit simultanément avec un autre mouvement d opinion qui affecte l attention portée aux deux types de candidature. La notoriété des «petits» candidats s améliore, leurs discours deviennent donc plus audibles, à un moment où se font sentir la lassitude voire le mécontentement à l égard des «grands» candidats. Souvent concentrés sur la critique du bilan Jospin, soit par position à droite dans l espace politique soit par souci d exister à gauche, leur discours souvent protestataires expriment, de plus, des attentes particulières, plus typées et donc plus susceptibles d attirer les électeurs qui refusent la «course au centre», le discours d agrégation délivré dès la campagne du premier tour. Toutes proportions gardées, il y a là un processus comparable à l intérêt suscité par l irruption médiatique de l opposition lors de la présidentielle de 1965, sans oublier qu à l époque le taux d équipement des ménages en téléviseurs n atteignait que 45%. On est tenté, bien évidemment au vu de la qualification de J-M. Le Pen pour le second tour, d examiner s il a bénéficié d un traitement de faveur dans cet avantpremier tour. Le tableau ci-dessus en donne une mesure qui n a rien d exceptionnelle au regard des constats réalisés sur l ensemble des candidats. Certes, mais là où la dynamique du rééquilibrage prend tous ses effets, c est lorsque l on compare la visibilité de la candidature Le Pen et la visibilité télévisée de l organisation Front National en temps ordinaires. Le contraste est brutal: en trois mois de pré-campagne J-M. Le Pen a disposé de deux heures d antenne alors que dans toute l année 2000 le Front National n a eu que 25 minutes de présence sur les mêmes chaînes 12. On voit bien alors ce que signifie l irruption médiatique massive sur le marché politique et on peut imaginer qu elle s assortisse d effets variés selon la conjoncture et l environnement d information dans laquelle elle se produit, comme on va le montrer maintenant. 3) La pression d un agenda sécuritaire Là encore, comme précédemment, il convient de pointer la convergence entre d une part, l agenda électoral contrôlé par les candidats, c est à dire les problèmes et les situations sur 12 Sur les neuf premiers mois de 2001, la présence du FN se monte à 18 minutes 24 secondes dans les mêmes journaux télévisés.

10 10 lesquelles ils placent stratégiquement l accent et d autre part l agenda des médias c est à dire l information quotidienne, électorale ou non, mise en avant, rendue saillante par ceux qui sont en charge de fabriquer l actualité. Dans un contexte de campagne où s affaiblit la dimension programmatique de l offre électorale, l atrophie des enjeux et des positions de politique publique clairement assumés par les candidats renforce d autant l impact des enjeux qui semblent émerger dans l environnement d information et c est le cas en 2002 de l enjeu dit de l insécurité. A ce titre, 2002 ressemble beaucoup à 1988 en ce sens qu un processus comparable se déroule avec des effets similaires dans leur orientation mais différents dans leur intensité et au total dans leur conséquence pour la sélection en vue du second tour. De quoi s agit-il? Dans les dernières semaines de la campagne présidentielle de 1988, des «évènements» ont été fortement médiatisés : la tension en Nouvelle Calédonie qui va trouver une issue sanglante à Ouvéa, la question du vote des étrangers dans les élections locales remise en débat par le Président Mitterrand, la question des journalistes français otages au Liban depuis 1985 et les négociations secrètes pour leur retour. Dans le même temps que cet agenda s impose dans les médias, 1) s accroît la visibilité médiatique du candidat Le Pen en raison des contraintes à géométrie variable (équité, équilibre, égalité) imposées par le principe du pluralisme, 2) se renforce la saillance perçue de certains enjeux et 3) augmentent les intentions de vote rapportées par les enquêtes d opinion. Comme nous l avons écrit par ailleurs : «l actualité non électorale est donc marquée par l émergence de thèmes de nature à susciter des réflexes sécuritaires compatibles avec le discours du leader du Front National. La corrélation entre la montée de ces thèmes, la montée en visibilité de J-M.Le Pen, les intentions de vote et les votes effectifs incite à identifier un authentique effet d amorçage en sa faveur par actualisation des thèmes sécuritaires comme critères d évaluation des candidats par les électeurs 13.» Quatre indicateurs sont donc retenus dont la progression concomitante atteste l effet d amorçage du jugement politique 14 : des enjeux saillants dans l information non électorale, des enjeux perçus comme prioritaires par les électeurs, une visibilité médiatique du candidat, des intentions de vote en hausse. Ces quatre conditions sont réunies en 1988 pour expliquer les performances électorales de J-M.Le Pen. Sont-elles réunies en 2002? pour expliquer son succès du premier tour et pour expliquer l échec du Premier ministre sortant? Pour 13 Gerstlé, Jacques, La persuasion de l actualité télévisée, Politix, (37),Télévision et Politique, pp 81-96, Gerstlé, Jacques, L information et la sensibilité des électeurs à la conjoncture, Revue Française de Science Politique, (5), 1996,

11 11 certains 15 «il n est pas possible de parler d un «effet d amorçage» des médias sur ces questions puisque l insécurité mobilisait déjà l attention de l opinion avant même l intervention des médias», ce qui supposerait que les médias étaient auparavant silencieux sur le sujet ou frappés d innocuité socio-cognitive. Nous allons essayer de montrer que le processus garde sa valeur explicative si on élargit la période d examen et le spectre des protagonistes. L insécurité était une préoccupation antérieurement à la campagne, mais ceci ne peut suffire à exempter les médias de toute responsabilité ni à réfuter un effet d amorçage car une «préoccupation» n est pas ou ne devient pas nécessairement un critère de choix. En d autres termes, un effet d amorçage ne se réduit pas à un simple effet d agenda. Le processus d amorçage c est précisément le mécanisme par lequel un enjeu de préoccupation devient, en plus, un critère de jugement, mais il ne faut pas confondre les deux. On a montré plus haut la dynamique de visibilité du candidat Le Pen et de ses soutiens passant d un statut résiduel hors campagne à 1 35 en pré-campagne et à 2 8 de temps d antenne par jour pendant la campagne. S agissant des intentions de vote, les moyennes arithmétiques de 70 sondages d intention de vote publiés par six instituts différents et mis en ligne par Ipsos montrent une progression continue et finalement accentuée des intentions de vote en faveur du candidat Le Pen qui prennent les valeurs suivantes : 8.7% en janvier (14 sondages), 9.2% en février (18 sondages), 9.9% en mars (21 sondages) et 12.5% jusqu au 18 avril (17 sondages) 16. Concernant la perception des enjeux de sécurité, les enquêtes d opinion révèlent de façon très nette et surabondante leur saillance publique comme préoccupation mais aussi comme motivation de vote 17. S agissant, enfin, de la saillance de l insécurité dans les médias, les mesures faites sur différents supports vont toutes dans le même sens, qu il s agisse de la presse écrite ou de médias audiovisuels, qu il s agisse de la campagne, de la pré-campagne et même de Varions les mesures et les repères. On a ainsi pu mettre en évidence que sur la période du 1 er janvier 2002 au 5 mai, les médias audiovisuels ont donné aux sujets couvrant des faits de violence une visibilité particulièrement accentuée (un total de sujets, une moyenne de 987 sujets par semaine) : 15 Brugidou, Mathieu, Mandran, Nadine, Des campagnes verrouillées, mais des coups de théatre, in Revue Politique et Parlementaire, n , p cf. l analyse détaillée d Emmanuel Rivière, Les sondages peuvent-ils se tromper sans nous tromper?, in Revue Politique et Parlementaire, n , pp Parmi tant d autres, citons l enquête BVA (8/9 mars) où la hiérachie des sujets les plus importants pour le vote distingue : insécurité (58%), chômage (50%), retraites (30%), etc ; l enquête Sofres (10/11 avril) : insécurité (64%), chômage (58%), éducation (40%),etc ; l enquête L/Harris sur les motivations de vote (21 avril) : insécurité (43%), inégalités sociales (24%), chômage (23%), etc

12 12 «Une croissance de 126%, tous médias confondus a été observée entre février et mars {.} l insécurité a été médiatisée deux fois plus que l emploi, huit fois plus que le chômage» 18. L examen du seul journal télévisé diffusé par TF1 pendant les trois mois qui précèdent le premier tour est éloquent 19. Le temps consacré, ci-dessous mesuré en secondes par semaine à partir du 21 janvier 2002, aux questions d insécurité y atteint à lui seul presque le niveau total de couverture des activités politiques et donc électorales au cours de la même période. Et encore, convient-il de préciser que le traitement des propositions électorales en matière de sécurité a été comptabilisé en «temps politique», ce qui autorise à penser que le poids réel de l insécurité dans l information est encore supérieur à ce qui est présenté dans le graphique ci-dessous. Graphique 1 : Le temps consacré aux thèmes de l insécurité et des élections dans le journal télévisé de Tf Elections Insécurité 18 Le Monde, «la télévision a accru sa couverture de la violence durant la campagne», mardi 28 mai 2002, page Piar, Christophe, Le mécanisme de décision électorale dans les campagnes présidentielle et législatives de 2002, Mémoire de Dess de Communication Politique et Sociale, Université de Paris 1 Panthéon Sorbonne, 2 tomes, 2002.

13 Elections Insécurité

14 Elections Insécurité On y constate cependant qu en treize semaines, près de neuf heures d information portent sur les différentes manifestations de l insécurité 20 avec des pics de visibilité atteignant une heure par semaine et plus et des creux tout de même supérieurs à 22 minutes. Du 21 janvier au 10 février puis du 11 mars au 31 mars, TF1 accorde pendant six semaines beaucoup plus d attention à l insécurité qu à l actualité politique dont la campagne électorale en cours. «Sur l ensemble de l année 2001, l insécurité s impose finalement comme le thème dominant dans le discours des médias» 21 et supplante le lancement de l euro et les rebondissements de la crise de la vache folle. Selon la même source, «Le thème de l insécurité a dominé la scène médiatique pendant les douze mois qui ont précédé le premier tour des élections présidentielles, avec un niveau d impact qui n a jamais faibli» 22. Nos propres mesures nous ont conduit vers la presse écrite et les années 2000, 2001 et 2002 jusqu en avril en cherchant, à travers les grands quotidiens nationaux, les articles évoquant l insécurité, la violence, la criminalité et le terrorisme. Le graphique suivant rend compte de l évolution de leur fréquence et la rapproche des résultats d enquête comparant le degré de priorité reconnu aux préoccupations de l insécurité et du chômage Il s agit pêle-mêle de la délinquance, de la criminalité, des dysfonctionements de la justice prenant corps à travers les incendies de voitures, le racket à l école, l insécurité dans les transports en commun, les braquages de bureaux de change, les meurtres, les violences sexuelles ou bien les vols de téléphones portables. 21 Médias, «Le long démarrage de l euro», n 1, avril-mai 2002, p Médias, «L insécurité, plus forte que tout», n 2, juin-juillet 2002, p Il s agit des réponses à la question du baromètre Figaro-Sofres, éprouvé de longue date, sur les priorités actuelles et l action du gouvernement : «Parmi les choses suivantes, quelle est celle dont le gouvernement doit, selon vous,

15 15 INSECURITE CHOMAGE pressinsecu aou00 sept-00 oct-00 nov-00 dec00 jvier01 fevr01 mars-01 avr-01 mai-01 juin-01 juil-01 aou01 sept-01 oct-01 nov-01 dec01 jvie02 fev02 mars-02 25avrl02 Toutes les observations convergent donc pour considérer comme établie une attention médiatique à l insécurité assez bien datée, exhorbitante à partir de 2001 et amalgamante, et cela même si l on remonte plus tôt dans le temps. Il apparaît, d autre part, que c est en décembre 2000 que la préoccupation publique de l insécurité supplante celle du chômage, que ce croisement des perceptions se traduit par une soudaine poussée d intérêt des journaux pour les questions d insécurité comme le montre le spectaculaire accroissement du nombre d articles en janvier A s en tenir là, il faudrait alors conclure à un effet des sondages sur l orientation de l attention des médias, les premiers servant à éclairer les seconds sur les objets de préoccupation publique. Cette hypothèse n est pas négligeable et doit être prise en considération. Mais il faut élargir pourtant l analyse à l examen de l agenda des acteurs politiques en conjoncture apparemment routinisée. s occuper en priorité à l heure actuelle? Lutter contre la hausse des prix? Lutter contre le chômage? Lutter contre la violence et la criminalité? Maintenir le pouvoir d achat? Maintenir la paix sociale? Sans opinion.»

16 16 En effet, il faut rappeler le positionnement des principaux protagonistes sur la sécurité comme politique publique. Dès le colloque de Villepinte en octobre 1997, l insécurité est placée sur l agenda gouvernemental et pour faire l objet d un traitement expert dans un cadrage de service public qui doit gêner son instrumentalisation par une droite traditionnellement réputée plus crédible dans ce domaine. C est la question classique mais stratégique de l «issue ownership» : quelle force est perçue comme plus crédible sur quel enjeu? Ce revirement qui éloigne des explications purement sociales de la délinquance se concrétise entre autres dans la politique de la Gauche Plurielle par l institution d un Conseil de Sécurité Intérieure, la police de proximité et les contrats locaux de sécurité. Le Président de cohabitation ne reste pas inerte, ou tout au moins silencieux. Dans ses traditionnels vœux de fin d année, il rappelle son souci en 1997 : «Il y a chez nous trop de violence, trop d'insécurité, dans les écoles, dans les transports, dans les rues. Chaque jour les limites sont franchies au-delà desquelles la société se défait. C'est aujourd'hui, je le sais, avec le chômage, votre premier souci. L'Etat doit jouer son rôle. Il doit s'efforcer de mieux comprendre. Il doit prévenir. Il doit aussi punir quand il le faut. J'appelle chacun à prendre ses responsabilités. Que les citoyens respectent leurs devoirs. Que les pouvoirs publics restaurent l'ordre et la sécurité, qui est la première des libertés». Il ne manque pas de récidiver en décembre1998 : «La sécurité des biens et des personnes n est pas garantie partout. L éducation, la prévention sont indispensables, mais vous savez aussi que la sanction ne l est pas moins. Je rappelle que la sécurité est la première des libertés.» On accordera cependant un poids spécial au discours prononcé à Dreux le 25 janvier 2001 où il hausse manifestement le ton en définissant une «voie française» pour lutter contre l insécurité, qui à toutes les allures d une critique en creux de l action gouvernementale. Deux observations s imposent ici. Premièrement, cette intervention présidentielle appuyée correspond au saut d attention médiatique noté précédemment. Il est lié à la politisation du débat sur l insécurité manifestée par les réactions de la Gauche Plurielle à moins de trois mois des élections municipales. L insécurité est, en effet, un enjeu a forte saillance potentielle au niveau local et la conjoncture électorale semble propice à sa réactivation. On voit bien que l insécurité n a pas fait irruption brutalement dans l agenda électoral de 2002, mais que les anticipations des dirigeants-candidats rencontrent l intérêt (au double sens du terme) des médias pour ce thème spectaculaire. Le mode d amorçage par l insécurité n est pas éruptif comme en 1988, il est ici cumulatif.

17 17 Ce d autant que les conduites des uns et des autres au cours de la pré-campagne et de la campagne elle-même présentent le même ajustement. Côté candidats, les programmes font une large place aux questions de sécurité, y compris chez les présidentiables dont le marquage mutuel est inévitable dans «la course au centre». «Je m engage à faire reculer l insécurité» promet J.Chirac, «Une France sûre...la lutte contre l insécurité est, pour moi, une exigence primordiale» écrit L.Jospin. Quant à J-M. Le Pen, qui ne cesse de proclamer qu il est «économiquement de droite, socialement de gauche, nationalement de France», il préconise de «Rétablir l ordre et la loi par une politique de fermeté et de volonté (tolérance zéro pour les délinquants, certitude de la sanction pénale, référendum sur le rétablissement de la peine de mort pour les crimes les plus graves, construction de prisons et de maisons de correction)». A l exception des Verts et de l extrême-gauche, la thématique de l insécurité est fortement accentuée voire exploitée. Ce qui favorise la consécration de l enjeu comme critère de jugement, c est la pression médiatique exercée non pas par l information électorale mais par l information générale, le «background news» comme disent les anglo-saxons. C est une authentique avalanche d articles et de sujets sur la hausse de la délinquance, les insécurités urbaines, les incendies de voitures, les incidents visant des policiers ou des pompiers, les agressions de personnes âgées, les grèves des policiers et gendarmes, la tuerie de Vincennes et in fine les actes d antisémitisme. Si on y ajoute, au niveau international, les attentats du 11 septembre, le terrorisme, la guerre en Afghanistan et le conflit entre israéliens et palestiniens, on conçoit que cet environnement général d information exerce une pression massive pour faire de l insécurité la «considération» dominante pour parler comme John Zaller 24, c est à dire un mélange de cognition et d affect ou plus exactement une croyance concernant un objet et une évaluation de cette croyance. La question n est pas de savoir la part du «vrai» et de l imaginaire, du fait et de l interprétation ni même de constater que la préoccupation sécuritaire émerge dans tous les pays d Europe 25. Il s agit plutôt de comprendre que tout se passe comme si l actualité générale venait illustrer et appeler le discours sécuritaire et comme si les propositions électorales venaient répondre aux situations médiatiquement exhibées. Ce qui importe c est donc l effet de composition symbolique de ce rapport de validation mutuelle entre le discours électoral et l environnement d information. 24 Zaller, John R., The nature and origins of mass opinion, Cambridge University Press, Giacometti, Pierre, «L Europe politique face à la nouvelle opinion», pp in B.Cautrès, D.Reynié, dir., L Opinion Européenne-2000, Paris, Presses de sciences po, 2000.

18 18 4) Du rejet de l extrême droite au refus de la cohabitation Le choc provoqué par les résultats du premier tour de la présidentielle enclenche une dynamique de la séquence électorale où tout n est certes pas prévisible, surtout s agissant des pesanteurs locales de toute élection législative, mais néanmoins intelligible dans une logique de consécution où des tendances nationales lourdes se dessinent assez clairement. Ainsi se succèdent d une élection à l autre, le rejet de l extrême droite et le refus de la cohabitation. La campagne pour le deuxième tour se résume en un rejet du candidat du Front National qui s exprime massivement dans la rue avant les urnes. Les médias y participent et comme l écrivent Brugidou et Mandran 26 de façon euphémisée 27 «il n échappe à personne que qualitativement, le traitement n est pas très équilibré. Les journalistes, en partie peut-être pour échapper aux critiques sur la couverture de l insécurité «faisant le lit du FN», prennent souvent position contre la candidature de J-M.Le Pen». Le sursaut républicain demande plus ou moins d effort aux électeurs de gauche. Ils sont moins embarrassés par la transformation de l élection en un referendum anti-lepéniste ou un plébiscite pour la République que par le soutien à J.Chirac. A cet égard L.Jospin montre plus de spontanéité a annoncé son retrait de la vie politique qu à indiquer le sens d un vote pour le deuxième tour. Sa conduite est assez représentative des préventions que bien des électeurs socialistes nourrissent à l égard d un président dont ils doutent, encore davantage que les autres 28, de la probité. Pourtant, peu manqueront à l appel des urnes pour éliminer son adversaire et la menace contre la démocratie. La mobilisation qui ne cesse de s enfler jusqu au 1 er mai prélude à une participation électorale massive qui se traduit par un gain exceptionnel de 3,2 millions de voix entre les deux tours. Tirant les pleins bénéfices de cette mobilisation polymorphe, le président de la Vème République le moins «choisi» au regard des suffrages exprimés au premier tour va devenir le mieux élu au deuxième. Cette mobilisation populaire alimente donc une mobilisation électorale immédiate et une mobilisation militante qui se traduit par un afflux d adhésion dans les organisations partisanes tout au long de la séquence électorale. Mais elle va pourtant laisser place à une abstention record lors des législatives. 26 Op.cit., p De façon plus directe, J-F. Kahn n hésite pas à écrire : «Pendant deux semaines ( ), nous avons vécu sous l emprise d une propagande à la soviétique. Et nous y avons participé. Tous les médias ont été mobilisés pour forcer le destin» in Marianne, 29 avril-5 mai Cevipof /Cidsp /Cecop, op.cit

19 19 La campagne pour les élections législatives des 9 et 16 juin va s articuler autour du thème de la cohabitation, à proscrire pour l ex-opposition parlementaire et à prescrire pour l ancienne majorité. Le panel électoral Français indique qu avant le 1 er tour de la présidentielle 69.2% des répondants souhaitent déjà que le président élu ait une majorité du même bord que lui pour mener sa politique alors que 25.1% préfèreraient une majorité de l autre bord politique pour partager le pouvoir. Dans la 2 ème vague, alors que le président est élu, ils restent 55.4% à souhaiter une majorité favorable à J.Chirac contre 41.6%. Dans la dans la 3 ème vague, postérieure aux législatives, le jugement porté sur la cohabitation des cinq dernières années est d ailleurs sans ambiguïté : «plutôt une mauvaise chose pour la France, 58.3%», le contraire, 38.9%. Dés l inversion du calendrier électoral consécutive à l adoption du quinquennat, les élections législatives étaient placées dans une logique de confirmation de l élection présidentielle totale ou partielle, comme en 1981 et 1988, même en l absence de dissolution de l Assemblée nationale. On comprend bien la difficulté rencontrée par les soutiens gouvernementaux d hier à faire admettre que le mal de la cohabitation 30, comme «pouvoir écartelé» devienne aujourd hui une impérieuse nécessité nationale, fût-ce pour éviter le pouvoir monopolisé 31. Dans le camp opposé, l essentiel de la campagne consiste à tirer profit de l inertie créée par le succès présidentiel. Tout d abord, le verdict sans précédent du suffrage universel obtenu par J.Chirac a de quoi infléchir les indécis légitimistes. Ensuite, sa victoire a dynamisé le processus de recomposition unifiée de la droite avec la métamorphose, parfois douloureuse, de l Union en Mouvement fondée en avril 2001 en Union de la Majorité Présidentielle un an plus tard. Enfin, la formation d un nouveau gouvernement qui capte l attention publique constitue un puissant instrument de campagne, tant pour ce qui concerne le choix et la représentativité des personnes que les priorités gouvernementales rapidement énoncées. Le premier gouvernement Raffarin, composé le 7 mai est présenté comme un gouvernement de «mission» dont la construction médiatique s intègre à la préparation des élections législatives. Le résultat sondagier 32 ne tarde pas à venir dans le 29 Cevipof /Cidsp /Cecop, op.cit., ibidem, 30 En octobre 2001, Olivier Schrameck, directeur de Cabinet du Premier ministre publie un essai sans ambiguïté sur la nocivité de la cohabitation assimilée à une «guerre de tranchées», Matignon. Rive gauche , Paris, Seuil, La lecture du chapitre consacré par M.Lewis-Beck et R. Nadeau à la flexibilité des discours sur la cohabitation aurait prévenu de jugements hâtifs : «Visibilité mediatique et popularité de la cohabitation», in J.Gerstlé, dir., Les effets d information en politique, Paris, L Harmattan, A la suite de l enquête effectuée du 17 au 24 mai, J-L.Parodi écrit: «Les personnes interrogées citent «son côté pas énarque», et le décrivent comme «un homme de région, qui n est pas dans le système

20 20 baromètre Ifop/JDD sur la popularité de l exécutif, sous la forme d un taux de satisfaction situé à 60 % alors que celui du président ne se situe qu à 51 % de satisfaits. En somme et pour reprendre les catégories de l expert 33, le Premier ministre «investi» bénéficie de l état de la grâce présidentielle qui fait défaut au titulaire de la fonction pour cause de triomphe ambigu. L abstention électorale record enregistrée à l occasion des deux tours des législatives reflète, sans doute, le sentiment chez les électeurs que la présidentielle était primordiale. Mais, aussi probablement, après le choc du 21 avril et ses suites, doit-on invoquer une perte de lisibilité de l offre électorale en pleine mutation. Les candidatures se sont multipliées pour atteindre, là aussi, un nombre record et la législation sur le financement public des formations politiques est davantage mise en cause pour expliquer cette tendance que le développement de l obligation politique de participation institutionnelle. Les vicissitudes 34 des regroupements, tractations et reclassements qui affectent notamment les partis de gouvernement, de l UEM à l UMP ou de la Gauche Plurielle à la Gauche Unie requièrent une attention soutenue et une compétence affinée dont l électeur ordinaire est loin d être nécessairement doté. Au total, comme le résume un commentateur, on est passé de la présidentielle aux législatives d une «campagne tronquée» à une «campagne escamotée» 35. Les deux élections de premier ordre qui se sont succédées au printemps 2002 ont laissé des traces qui peuvent s analyser au-delà de leur fonction instrumentale de distribution du pouvoir et de désignation des gouvernants. Ainsi, les secousses de la participation politique politique parisien», «un élu du peuple qui sera plus à l écoute des petites gens, car il vit moins dans une bulle dorée», un homme «simple et intègre». «J ai ressenti qu il avait une certaine humilité», résume un électeur. La composition du gouvernement est plutôt bien appréciée : «Il a plus mis des gens compétents que des amis», et ses premiers actes symboliques ont paru démontrer une véritable volonté d action. «Apparemment, il a envie de bouger les choses». C est d abord vrai en matière de sécurité, domaine très souvent spontanément cité, sans que pour autant les électeurs soient complètement convaincus par les effets d annonce, comme le résume joliment l un d entre eux qui le met pourtant au crédit du gouvernement : «Ils ont fait un semblant contre l insécurité. [ ]Naturellement, avec une cote de ce niveau, Jean-Pierre Raffarin est majoritaire dans toutes les catégories et les familles politiques et les sympathisants socialistes et FN contribuent à ce préjugé favorable. 33 Parodi, Jean-Luc, «Le Premier ministre sous la Ve République : une popularité dominée», in Pouvoirs, (83), On se reportera utilement au numéro de la Revue Politique et Parlementaire, Elections 2002 : Quelles logiques?, ainsi qu au numéro spécial de Regards sur l actualité, n 283, juillet-août 2002, La Vie Publique en France, La documentation Française, Portelli, Hugues, L élection présidentielle des 21 avril et 5 mai 2002 ; Les élections législatives des 9 et 16 juin 2002, in Regards sur l actualité, n 284, sept-oct. 2002, La documentation Française.

Intentions de vote présidentielle Vague 9 Crédibilité des candidats

Intentions de vote présidentielle Vague 9 Crédibilité des candidats Élections 2007 L Observatoire électoral BVA Orange Presse régionale Sondage n 19 Intentions de vote présidentielle Vague 9 Crédibilité des candidats Sondage BVA-Orange-Presse régionale : A un mois du premier

Plus en détail

Les Français et le vote à la veille de l'élection présidentielle de 2007 Anne Muxel, Directrice de recherches au CEVIPOF -1-

Les Français et le vote à la veille de l'élection présidentielle de 2007 Anne Muxel, Directrice de recherches au CEVIPOF -1- Les Français et le vote à la veille de l'élection présidentielle de 2007 Anne Muxel, Directrice de recherches au L élection présidentielle est l élection reine de la V ème République, et celle du printemps

Plus en détail

La Course Vague 20 Mars Baromètre CSA pour BFMTV / RMC / 20 Minutes / CSC

La Course Vague 20 Mars Baromètre CSA pour BFMTV / RMC / 20 Minutes / CSC La Course 2012 Vague 20 Mars 2012 Baromètre CSA pour BFMTV / RMC / 20 Minutes / CSC Etude réalisée conformément à la norme internationale ISO 20252 Contacts CSA : Jérôme Sainte-Marie, Directeur du Département

Plus en détail

Suivi du parcours des jeunes volontaires du Service Civique

Suivi du parcours des jeunes volontaires du Service Civique fc Suivi du parcours des jeunes volontaires du Service Civique Note de synthèse Agence du Service Civique Kantar Public Emmanuel Rivière emmanuel.riviere@kantarpublic.com 01 40 92 46 30 Guillaume Caline

Plus en détail

L OBSERVATOIRE DE L OPINION LH2 nouvelobs.com

L OBSERVATOIRE DE L OPINION LH2 nouvelobs.com L OBSERVATOIRE DE L OPINION LH2 nouvelobs.com BAROMÈTRE LH2 nouvelobs.com Vague de mai 2009 PUBLIÉ PAR LUNDI 11 MAI 2009 LEVÉE D EMBARGO : LUNDI 11 MAI 2009 À 18 HEURES SOMMAIRE NOTE TECHNIQUE...3 SYNTHÈSE...4

Plus en détail

Intention de vote à la présidentielle de 2012 et réaction à l égard du débat

Intention de vote à la présidentielle de 2012 et réaction à l égard du débat Intention de vote à la présidentielle de 2012 et réaction à l égard du débat Mai 2012 Sondage réalisé par pour LEVEE D EMBARGO VENDREDI 4 MAI 6H00 Fiche technique Recueil Enquête réalisée auprès d un échantillon

Plus en détail

Les Français et la Justice des mineurs. Sondage Elabe pour l Institut pour la Justice Décembre 2015

Les Français et la Justice des mineurs. Sondage Elabe pour l Institut pour la Justice Décembre 2015 Les Français et la Justice des mineurs Sondage Elabe pour l Institut pour la Justice Fiche technique Interrogation Echantillon de 1 002 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans

Plus en détail

Réf. : FD N : Frédéric Dabi Pour le JOURNAL DU DIMANCHE. Pour. Les indices de popularité

Réf. : FD N : Frédéric Dabi Pour le JOURNAL DU DIMANCHE. Pour. Les indices de popularité Réf. : FD N 1-5401 : Frédéric Dabi Pour le JOURNAL DU DIMANCHE Pour Les indices de popularité Le 21 Juillet 2006 Sommaire Pages 1 - La méthodologie... 1 2 - Le commentaire du sondage par Jean-Luc Parodi...

Plus en détail

Le souhait de candidature de Nicolas Sarkozy en Les consignes de vote en cas de duel avec le FN

Le souhait de candidature de Nicolas Sarkozy en Les consignes de vote en cas de duel avec le FN Le souhait de candidature de Nicolas Sarkozy en 2017 - Les consignes de vote en cas de duel avec le FN Février 2015 Sondage réalisé par pour et LEVEE D EMBARGO : SAMEDI 21 FEVRIER A 18H Diffusion et levée

Plus en détail

visée en campagne électorale.

visée en campagne électorale. Les effets de l information l télévist visée en campagne électorale. L élection présidentielle de 2007. A. François, J. Gerstlé et C. Piar Congrès s AFSP Toulouse 2007 Méthodologie. Analyse de contenu

Plus en détail

LES FRANÇAIS ET LE FONCTIONNEMENT DE LA JUSTICE

LES FRANÇAIS ET LE FONCTIONNEMENT DE LA JUSTICE LES FRANÇAIS ET LE FONCTIONNEMENT DE LA JUSTICE Février 2014 SOMMAIRE FICHE TECHNIQUE LES PRINCIPAUX ENSEIGNEMENTS I LE FONCTIONNEMENT DE LA JUSTICE AUJOURD HUI II L IMAGE DES JUGES ET DE LEUR TRAVAIL

Plus en détail

Etude post-électorale 2014 ÉLECTIONS EUROPÉENNES DE 2014

Etude post-électorale 2014 ÉLECTIONS EUROPÉENNES DE 2014 Direction générale de la Communication Unité de suivi de l opinion publique Bruxelles, octobre 2014 Etude post-électorale 2014 ÉLECTIONS EUROPÉENNES DE 2014 ANNEXE SOCIODEMOGRAPHIQUE Couverture : Population

Plus en détail

En partenariat avec : CONTACT BVA. Adélaïde ZULFIKARPASIC Directrice BVA Opinion Tél : Mail :

En partenariat avec : CONTACT BVA. Adélaïde ZULFIKARPASIC Directrice BVA Opinion Tél : Mail : En partenariat avec : CONTACT BVA Adélaïde ZULFIKARPASIC Directrice BVA Opinion Tél : 01 71 16 90 96 Mail : adelaide.zulfikarpasic@bva.fr Enquête BVA-Salesforce pour la Presse Régionale et Orange réalisée

Plus en détail

Allocution prononcée par. M. Christian PONCELET, Président du Sénat de la République française

Allocution prononcée par. M. Christian PONCELET, Président du Sénat de la République française R É P U B L I Q U E F R A N Ç A I S E Paris, le 11 avril 2006 PRESIDENCE Allocution prononcée par M. Christian PONCELET, Président du Sénat de la République française à l occasion de la VIII ème Réunion

Plus en détail

La libération de Florence Cassez - La réforme des rythmes scolaires

La libération de Florence Cassez - La réforme des rythmes scolaires Janvier 2013 La libération de Florence Cassez - La réforme des rythmes scolaires Sondage réalisé par pour CQFD sur Diffusé le vendredi 25 janvier 2013 Méthodologie Recueil Enquête réalisée auprès d un

Plus en détail

La GPA. Le droit de vote des étrangers

La GPA. Le droit de vote des étrangers Février 2013 La GPA Le droit de vote des étrangers Sondage réalisé par pour CQFD sur Diffusé le vendredi 1 er février 2013 Méthodologie Recueil Enquête réalisée auprès d un échantillon de Français recrutés

Plus en détail

Réf. : FD N : Frédéric Dabi Pour le JOURNAL DU DIMANCHE. Pour. Les indices de popularité

Réf. : FD N : Frédéric Dabi Pour le JOURNAL DU DIMANCHE. Pour. Les indices de popularité Réf. : FD N 1-5401 : Frédéric Dabi Pour le JOURNAL DU DIMANCHE Pour Les indices de popularité Le 25 Août 2006 Sommaire Pages 1 - La méthodologie... 1 2 - Le commentaire du sondage par Jean-Luc Parodi...

Plus en détail

Le regard des Français sur le droit de vote des résidents étrangers aux élections locales. Baromètre Édition 2016

Le regard des Français sur le droit de vote des résidents étrangers aux élections locales. Baromètre Édition 2016 NOTE DETAILLÉE Le regard des Français sur le droit de vote des résidents étrangers aux élections locales Baromètre Édition 2016 Enquête réalisée par téléphone du 1 er au 3 septembre 2016. Échantillon de

Plus en détail

Vote et âge. Effet de vieillissement ou de génération? Etienne Schweisguth E-PRINTS CENTRE D ETUDES EUROPEENNES. > mars 2011

Vote et âge. Effet de vieillissement ou de génération? Etienne Schweisguth E-PRINTS CENTRE D ETUDES EUROPEENNES. > mars 2011 E-PRINTS CENTRE D ETUDES EUROPEENNES > mars 2011 Vote et âge. Effet de vieillissement ou de génération? Etienne Schweisguth Chercheur associé au Centre d'études européennes de Sciences Po Le problème :

Plus en détail

LES FRANÇAIS ET LEUR PERCEPTION DE

LES FRANÇAIS ET LEUR PERCEPTION DE LES FRANÇAIS ET LEUR PERCEPTION DE L ECOLE MATERNELLE ET ELEMENTAIRE AVANT LA RENTREE 2011 - Synthèse du sondage de l'institut CSA - N 1101204 Août 2011 2, rue de Choiseul BP 6571 75065 Paris cedex 02

Plus en détail

L entrée en campagne de Nicolas Sarkozy et l élection présidentielle

L entrée en campagne de Nicolas Sarkozy et l élection présidentielle L entrée en campagne de Nicolas Sarkozy et l élection présidentielle La Course 2012 Vague 16 Février 2012 Etude réalisée conformément à la norme internationale ISO 20252 Contacts CSA : Jérôme Sainte-Marie,

Plus en détail

Intention de vote à la présidentielle de Post-test de l annonce de la candidature de N. Sarkozy LEVEE D EMBARGO LE 17 FEVRIER - 04H00

Intention de vote à la présidentielle de Post-test de l annonce de la candidature de N. Sarkozy LEVEE D EMBARGO LE 17 FEVRIER - 04H00 Intention de vote à la présidentielle de 2012 Posttest de l annonce de la candidature de N. Sarkozy Février 2012 Sondage réalisé par pour, la et publié dans les 60 titres de la Presse régionale et départementale

Plus en détail

FD/SA N Contacts IFOP : Frédéric Dabi / Sarah Alby Tél : pour

FD/SA N Contacts IFOP : Frédéric Dabi / Sarah Alby Tél : pour FD/SA N 19308 Contacts IFOP : Frédéric Dabi / Sarah Alby Tél : 01 45 84 14 44 pour Les intentions de vote à l élection présidentielle de 2012 Résultats détaillés Le 17 février 2011 Sommaire - 1 - La méthodologie...

Plus en détail

Les Français face à la menace terroriste

Les Français face à la menace terroriste Les Français face à la menace terroriste Juillet 2016 Sondage réalisé par pour et LEVÉE D EMBARGO : SAMEDI 23 JUILLET À 20H Fiche technique Recueil Enquête réalisée auprès d un échantillon de Français

Plus en détail

Réf. : FD N : Frédéric Dabi Pour le JOURNAL DU DIMANCHE. pour. Les indices de popularité

Réf. : FD N : Frédéric Dabi Pour le JOURNAL DU DIMANCHE. pour. Les indices de popularité Réf. : FD N 110066 : Frédéric Dabi Pour le JOURNAL DU DIMANCHE pour Les indices de popularité Avril 2012 Sommaire - 1 - La méthodologie... 1-2 - Le commentaire du sondage par Jean-Luc Parodi... 4-3 - La

Plus en détail

Vivre ensemble dans les villes

Vivre ensemble dans les villes Vivre ensemble dans les villes Principaux enseignements des études qualitative et quantitative Institut Nexity pour le Logement Stratégies d opinion Méthodologie Enquête réalisée auprès d'un échantillon

Plus en détail

Retour des Français sur le résultat et les conséquences de l élection présidentielle

Retour des Français sur le résultat et les conséquences de l élection présidentielle NOTE DETAILLEE Retour des Français sur le résultat et les conséquences de l élection présidentielle Sondage Harris Interactive pour LCP Enquête réalisée en ligne du 13 au 14 septembre 2012. Echantillon

Plus en détail

FD/MH N Contacts IFOP : Frédéric Dabi / Mayeul l Huillier Tél : pour

FD/MH N Contacts IFOP : Frédéric Dabi / Mayeul l Huillier Tél : pour FD/MH N 1-7287 Contacts IFOP : Frédéric Dabi / Mayeul l Huillier Tél : 01 45 84 14 44 mayeul.lhuillier@ifop.com pour Le jugement des Français à l égard du Sénat à 15 jours des élections sénatoriales Résultats

Plus en détail

FD N Contacts IFOP : Frédéric Dabi. pour

FD N Contacts IFOP : Frédéric Dabi. pour FD N 1-6103 Contacts IFOP : Frédéric Dabi pour Baromètre du pronostic des Français pour l élection présidentielle - Vague 2 - Résultats détaillés Le 12 Février 2007 Sommaire Pages 1 - La méthodologie...

Plus en détail

Rapport de force national aux élections régionales

Rapport de force national aux élections régionales Rapport de force national aux élections régionales Sondage réalisé par pour et Publié le 27 septembre 2015 Levée d embargo le 27 septembre 06H00 Méthodologie Recueil Enquête réalisée auprès d un échantillon

Plus en détail

Le tableau de bord politique Paris Match - Ifop. Septembre 2008

Le tableau de bord politique Paris Match - Ifop. Septembre 2008 Le tableau de bord politique Paris Match - Ifop Septembre 2008 Note méthodologique Étude réalisée par l'ifop pour Paris Match à partir d un échantillon de 1006 personnes, représentatif de la population

Plus en détail

François Hollande : bilan de mi-mandat

François Hollande : bilan de mi-mandat François Hollande : bilan de mi-mandat Sondage réalisé par pour publié mercredi 5 novembre sur le site Internet de «L Obs» LEVÉE D EMBARGO LE 5 NOVEMBRE 11H00 Les principaux enseignements de ce sondage

Plus en détail

Edition 2016 du Baromètre des services publics de l Institut Paul Delouvrier

Edition 2016 du Baromètre des services publics de l Institut Paul Delouvrier Edition 2016 du Baromètre des services publics de l Institut Paul Delouvrier Acteur engagé sur les questions de modernisation de l'etat et de gouvernance publique en général, l Institut Paul Delouvrier

Plus en détail

présidentielle de 2017

présidentielle de 2017 Les attentes des étudiants à l égard des candidats à l élection présidentielle de 2017 Enquête auprès de la population inscrite dans l enseignement supérieur Etude pour L Etudiant 114 232 Contacts Ifop

Plus en détail

L OBSERVATOIRE DE L OPINION LH2 nouvelobs.com

L OBSERVATOIRE DE L OPINION LH2 nouvelobs.com - L OBSERVATOIRE DE L OPINION LH2 nouvelobs.com BAROMÈTRE LH2 nouvelobs.com - Vague de Septembre - PUBLIÉ PAR LUNDI 8 SEPTEMBRE 20 LEVÉE D EMBARGO : LUNDI 8 SEPTEMBRE 20 À 15 HEURES 1 SOMMAIRE NOTE TECHNIQUE...

Plus en détail

L OBSERVATOIRE DE LA POLITIQUE NATIONALE BVA - ORANGE - L EXPRESS. Vague 1 Septembre 2007

L OBSERVATOIRE DE LA POLITIQUE NATIONALE BVA - ORANGE - L EXPRESS. Vague 1 Septembre 2007 L OBSERVATOIRE DE LA POLITIQUE NATIONALE BVA - ORANGE - L EXPRESS Vague 1 Septembre 2007 Diffusion et levée d embargo Ce sondage est réalisé pour et Diffusé sur les portails Internet : http://www.orange.fr/

Plus en détail

Le pronostic et le souhait des Français concernant les scores de Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen au premier tour de l élection présidentielle

Le pronostic et le souhait des Français concernant les scores de Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen au premier tour de l élection présidentielle Note détaillée Le pronostic et le souhait des Français concernant les scores de Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen au premier tour de l élection présidentielle Sondage Harris Interactive pour le site

Plus en détail

Les indices de popularité Septembre Ifop pour Le Journal du Dimanche

Les indices de popularité Septembre Ifop pour Le Journal du Dimanche Les indices de popularité Septembre 2014 Ifop pour Le Journal du Dimanche FD N 111879 Contact Ifop : Frédéric Dabi Département Opinion et Stratégies d'entreprise TEL : 01 45 84 14 44 prenom.nom@ifop.com

Plus en détail

ACTUALITÉ MAI 2004 QUESTIONS D'ACTUALITÉ ET INTENTIONS DE VOTE POUR LES ÉLECTIONS EUROPÉENNES

ACTUALITÉ MAI 2004 QUESTIONS D'ACTUALITÉ ET INTENTIONS DE VOTE POUR LES ÉLECTIONS EUROPÉENNES ACTUALITÉ MAI 2004 QUESTIONS D'ACTUALITÉ ET INTENTIONS DE VOTE POUR LES ÉLECTIONS EUROPÉENNES Enquête réalisée pour Publiée dans le lundi 31 mai 2004 LEVEE D'EMBARGO LE SAMEDI 29 MAI 2004-18H00 L émiettement

Plus en détail

Quels scénarios pour 2017?

Quels scénarios pour 2017? Quels scénarios pour 2017? Sondage réalisé par pour Publié le 5 mai 2015 Levée d embargo le 4 mai 23H00 Méthodologie Recueil Enquête réalisée auprès d un échantillon de Français interrogés par Internet

Plus en détail

Présidentielle 2012 : duel Sarkozy-Juppé

Présidentielle 2012 : duel Sarkozy-Juppé Présidentielle 2012 : duel Sarkozy-Juppé Octobre 2011 Ce sondage est réalisé par Diffusé sur le site «nouvelobs.com» dès aujourd hui et publié dans le 6 octobre 2011 LEVEE D EMBARGO IMMEDIATE Fiche technique

Plus en détail

Intention de vote à la présidentielle de 2012

Intention de vote à la présidentielle de 2012 Intention de vote à la présidentielle de 2012 Avril 2012 Sondage réalisé par pour LEVEE D EMBARGO 19 AVRIL 22H30 Fiche technique Recueil Enquête réalisée auprès d un échantillon de Français interrogés

Plus en détail

Réf. : FD N : Frédéric Dabi Pour le JOURNAL DU DIMANCHE. pour. Les indices de popularité

Réf. : FD N : Frédéric Dabi Pour le JOURNAL DU DIMANCHE. pour. Les indices de popularité Réf. : FD N 110066 : Frédéric Dabi Pour le JOURNAL DU DIMANCHE pour Les indices de popularité Mai 2012 Sommaire - 1 - La méthodologie... 1-2 - Le commentaire du sondage par Jean-Luc Parodi (*)... 4-3 -

Plus en détail

Intentions de vote législatives

Intentions de vote législatives Élections 2007 L Observatoire électoral BVA Orange Presse régionale Sondage n 29 Intentions de vote législatives Intérêt pour la campagne des élections législatives Leader préféré du Parti socialiste Avenir

Plus en détail

L intention de vote à la primaire organisée par Les Républicains. Ifop-Fiducial pour Sud Radio

L intention de vote à la primaire organisée par Les Républicains. Ifop-Fiducial pour Sud Radio L intention de vote à la primaire organisée par Les Républicains FD/JPD N 114320 Contacts Ifop : Frédéric Dabi / Jean-Philippe Dubrulle Département Opinion et Stratégies d'entreprise TEL : 01 45 84 14

Plus en détail

L encadrement de la campagne présidentielle dans les médias (dissert.)

L encadrement de la campagne présidentielle dans les médias (dissert.) L encadrement de la campagne présidentielle dans les médias (dissert.) Table des matières Table des matières... 2 Introduction... 3 I Des médias soumis à des exigences strictes... 4 A Le principe du pluralisme

Plus en détail

Présidentielle 2017 : Les intentions de vote à 3 mois et demi du scrutin. Sondage ELABE pour LES ECHOS et RADIO CLASSIQUE 5 janvier 2017

Présidentielle 2017 : Les intentions de vote à 3 mois et demi du scrutin. Sondage ELABE pour LES ECHOS et RADIO CLASSIQUE 5 janvier 2017 Présidentielle 2017 : Les intentions de vote à 3 mois et demi du scrutin Sondage ELABE pour LES ECHOS et RADIO CLASSIQUE Fiche technique Etude Elabe réalisée pour Les Echos et Radio Classique. Echantillon

Plus en détail

Elections départementales : intentions de vote une semaine avant le premier tour

Elections départementales : intentions de vote une semaine avant le premier tour Elections départementales : intentions de vote une semaine avant le premier tour Mars 205 Rapport rédigé par : Jean-Daniel Lévy, Directeur du Département Politique Opinion Gaspard Lancrey-Javal, Chef de

Plus en détail

Suivi barométrique de la primaire organisée par Les Républicains dans la perspective du scrutin des 20 et 27 novembre 2016

Suivi barométrique de la primaire organisée par Les Républicains dans la perspective du scrutin des 20 et 27 novembre 2016 Suivi barométrique de la primaire organisée par Les Républicains dans la perspective du scrutin des 20 et 27 novembre Vague 9 FD/JPD N 114287 Contacts Ifop : Frédéric Dabi / Jean-Philippe Dubrulle Département

Plus en détail

Le Jugement Majoritaire

Le Jugement Majoritaire Rida Laraki Directeur de Recherche au CNRS (Lamsade, Dauphine) Professeur à l Ecole Polytechnique (En collaboration avec Michel Balinski) 1 Déboires du scrutin majoritaire 2 Théorie et méthodes classiques

Plus en détail

Les Français, le cumul des mandats et l'organisation administrative de la France

Les Français, le cumul des mandats et l'organisation administrative de la France Contacts CSA Pôle Opinion-Corporate : Jérôme SAINTE-MARIE Co-directeur du Pôle / jerome.sainte-marie@csa.eu / 01 44 94 59 10-11 Yves-Marie CANN Directeur d études/ yves-marie.cann@csa.eu / 01 44 94 34

Plus en détail

Les Français et le Front national

Les Français et le Front national Les Français et le Front national Avril 2015 Sondage réalisé par pour et LEVEE D EMBARGO : SAMEDI 4 AVRIL A 18H Diffusion et levée d embargo Ce sondage est réalisé pour et o Diffusé samedi à 18h00 sur

Plus en détail

Le tableau de bord politique Paris Match - Ifop

Le tableau de bord politique Paris Match - Ifop Le tableau de bord politique Paris Match - Ifop Mai 2008 LEVEE DE L EMBARGO LE LUNDI 5 MAI 2008 A 18H00 Parution dans Paris Match le mercredi 7 mai 2008 Note méthodologique Étude réalisée par l'ifop pour

Plus en détail

l enjeu du grand péri-urbain

l enjeu du grand péri-urbain Département Opinion Publique Analyse des intentions de vote à la présidentielle selon la distance aux villes : l enjeu du grand péri-urbain Connection creates value Février 2012 Note méthodologique Les

Plus en détail

«Faire campagne au peuple» : quel impact sur l électorat frontiste?

«Faire campagne au peuple» : quel impact sur l électorat frontiste? «Faire campagne au peuple» : quel impact sur l électorat frontiste? Il a beaucoup été question depuis quelques semaines de la «droitisation» de la campagne de Nicolas Sarkozy. En mettant l accent sur certaines

Plus en détail

Les Français et la laïcité. IFOP pour Sud Ouest Dimanche

Les Français et la laïcité. IFOP pour Sud Ouest Dimanche Les Français et la laïcité IFOP pour Sud Ouest Dimanche JF /AB N 112795 Contacts Ifop : Jérôme Fourquet / Alexandre Bourgine Département Opinion et Stratégies d'entreprise TEL : 01 45 84 14 44 prenom.nom@ifop.com

Plus en détail

Les naissances à Paris, analyse des évolutions récentes

Les naissances à Paris, analyse des évolutions récentes ATELIER PARISIEN D URBANISME n 88 MAI 2015 Atelier Parisien d Urbanisme 17, boulevard Morland 75004 Paris 01 42 76 22 58 http://www.apur.org Les naissances à Paris, analyse des évolutions récentes RÉSUMÉ

Plus en détail

Baromètre d'image du Front National Janvier MISE SUR LE FIL : MERCREDI 12 JANVIER A 2h00

Baromètre d'image du Front National Janvier MISE SUR LE FIL : MERCREDI 12 JANVIER A 2h00 Baromètre d'image du Front National Janvier 2011 MISE SUR LE FIL : MERCREDI 12 JANVIER A 2h00 Sommaire Sondage TNS Sofres effectué pour : Baromètre d'image du Front National - Janvier 2011 Dates de réalisation

Plus en détail

JF/EP N Contacts IFOP : Jérôme Fourquet / Esteban Pratviel Tél : pour

JF/EP N Contacts IFOP : Jérôme Fourquet / Esteban Pratviel Tél : pour JF/EP N 110748 Contacts IFOP : Jérôme Fourquet / Esteban Pratviel Tél : 01 45 84 14 44 jerome.fourquet@ifop.com pour Les Français et l adoption d enfants par des couples de même sexe Résultats détaillés

Plus en détail

ELECTIONS REGIONALES 2010: VOTE EN FONCTION DE LA PROXIMITE SYNDICALE

ELECTIONS REGIONALES 2010: VOTE EN FONCTION DE LA PROXIMITE SYNDICALE ELECTIONS REGIONALES 2010: VOTE EN FONCTION DE LA PROXIMITE SYNDICALE - Sondage jour du vote - Mars 2010 2 rue de Choiseul CS 70215 75086 Paris cedex 02 CSA Politique-Opinion Tél. (33) 01 44 94 59 10 /

Plus en détail

Le baromètre de la présidentielle 2012

Le baromètre de la présidentielle 2012 Le baromètre de la présidentielle 2012 Vague 2 Décembre 2011 Toute publication totale ou partielle doit impérativement utiliser la mention complète suivante : «Sondage OpinionWay Fiducial pour Le Figaro

Plus en détail

Compétitivité et concurrence des avocats : leviers et perspectives

Compétitivité et concurrence des avocats : leviers et perspectives Compétitivité et concurrence des avocats : leviers et perspectives Trois ans après l étude portant sur «La perception des avocats de leur métier», le Conseil National et le Barreau de Paris ont souhaité

Plus en détail

La Course Vague 25 Avril Baromètre CSA pour BFMTV / RMC / 20 Minutes / CSC

La Course Vague 25 Avril Baromètre CSA pour BFMTV / RMC / 20 Minutes / CSC La Course 2012 Vague 25 Avril 2012 Baromètre CSA pour BFMTV / RMC / 20 Minutes / CSC Etude réalisée conformément à la norme internationale ISO 20252 Contacts CSA : Jérôme Sainte-Marie, Directeur du Département

Plus en détail

L impact du Service Civ ique sur ceux qui l ont fait Agence du Service Civique Auteurs TNS SOFRES N 17RE57 TNS

L impact du Service Civ ique sur ceux qui l ont fait Agence du Service Civique Auteurs TNS SOFRES N 17RE57 TNS L impact du Service Civique sur ceux qui l ont fait Note de synthèse Agence du Service Civique Auteurs TNS SOFRES Emmanuel Rivière Guillaume Caline Date : février-mars 2013 N 17RE57 TNS A la demande de

Plus en détail

Intentions de vote législatives

Intentions de vote législatives Élections 2007 L Observatoire électoral BVA Orange Presse régionale Sondage n 32 Intentions de vote législatives Qui se sent concerné par l action de N. Sarkozy Qui pense bénéficier de l action de N. Sarkozy

Plus en détail

SONDAGE JOUR DU VOTE PREMIER TOUR ELECTION PRÉSIDENTIELLE 2012

SONDAGE JOUR DU VOTE PREMIER TOUR ELECTION PRÉSIDENTIELLE 2012 SONDAGE JOUR DU VOTE PREMIER TOUR ELECTION PRÉSIDENTIELLE 2012 Explications du vote Le 22 avril 2012 Etude réalisée conformément à la norme internationale ISO 20252 2, rue de Choiseul CS 70215 75086 Paris

Plus en détail

DECRYPTAGE DU SONDAGE REALISE A L OCCASION DE LA 6è EDITION DES ENTRETIENS DE LA GOUVERNANCE PUBLQUE

DECRYPTAGE DU SONDAGE REALISE A L OCCASION DE LA 6è EDITION DES ENTRETIENS DE LA GOUVERNANCE PUBLQUE Paris, le 14 octobre 2015 DECRYPTAGE DU SONDAGE REALISE A L OCCASION DE LA 6è EDITION DES ENTRETIENS DE LA GOUVERNANCE PUBLQUE (Mardi 6 octobre 2015) Conformément à sa double vocation de laboratoire d

Plus en détail

La porosité des électorats FN et UMP

La porosité des électorats FN et UMP La porosité des électorats FN et UMP Sondage réalisé par pour Publié le lundi 16 février 2015 Levée d embargo le dimanche 15 février 23H00 Méthodologie Recueil Enquête réalisée auprès d un échantillon

Plus en détail

Baromètre d'image du Front national

Baromètre d'image du Front national Baromètre d'image du Front national Février 2014 Le Monde France Info Canal + TNS Sofres Edouard LECERF Carine MARCE Emmanuel RIVIERE Rappel de la méthodologie Echantillon Mode de recueil Dates de terrain

Plus en détail

Baromètre d'image du Front national

Baromètre d'image du Front national Baromètre d'image du Front national Janvier 2013 Le Monde France Info Canal + TNS Sofres Edouard LECERF 01 40 92 45 06 edouard.lecerf@tns-sofres.com Carine MARCE 01 40 92 44 92 carine.marce@tns-sofres.com

Plus en détail

Le mariage pour tous et la PMA. L affaire Jérôme Cahuzac

Le mariage pour tous et la PMA. L affaire Jérôme Cahuzac Janvier 2013 Le mariage pour tous et la PMA L affaire Jérôme Cahuzac Sondage réalisé par pour CQFD sur Diffusé le vendredi 11 janvier 2013 Méthodologie Recueil Enquête réalisée auprès d un échantillon

Plus en détail

Glossaire / Lexique français arabe de presse

Glossaire / Lexique français arabe de presse Glossaire / Lexique français arabe de presse Ce glossaire vous propose 160 mots ou expressions usuels que l on rencontre dans la presse écrite ou les médias audiovisuels arabes contemporains. Ce vocabulaire

Plus en détail

En partenariat avec : CONTACT BVA. Adélaïde ZULFIKARPASIC Directrice BVA Opinion Tél : Mail :

En partenariat avec : CONTACT BVA. Adélaïde ZULFIKARPASIC Directrice BVA Opinion Tél : Mail : En partenariat avec : CONTACT BVA Adélaïde ZULFIKARPASIC Directrice BVA Opinion Tél : 01 71 16 90 96 Mail : adelaide.zulfikarpasic@bva-group.com Enquête BVA-Salesforce pour la Presse Régionale et Orange

Plus en détail

Les Français et les droits des couples homosexuels

Les Français et les droits des couples homosexuels Les Français et les droits des couples homosexuels 27 juin 2015 Sondage réalisé par pour et LEVEE D EMBARGO : SAMEDI 27 JUIN A 12H Diffusion et levée d embargo Ce sondage est réalisé pour et o Diffusé

Plus en détail

Les Français et la TVA sociale

Les Français et la TVA sociale Les Français et la TVA sociale Sondage de l Institut CSA Présentation des résultats Février 2012 Contacts institut CSA : Yves-Marie CANN Directeur d études au Département Opinion (yves-marie.cann@csa.eu)

Plus en détail

Le Panel Électoral Français 2007 CEVIPOF Ministère de l Intérieur

Le Panel Électoral Français 2007 CEVIPOF Ministère de l Intérieur Le Panel Électoral Français 2007 CEVIPOF Ministère de l Intérieur P3 (3 ème vague du PEF réalisée du 29 mai au 9 juin) Qui sont les abstentionnistes du 10 juin 2007? Pascal PERRINEAU Les données du Panel

Plus en détail

Questions d actualité Vague 3

Questions d actualité Vague 3 Élections 2007 L Observatoire électoral BVA - Orange Sondage n 3 Questions d actualité Vague 3 Capacité de S. Royal et de N. Sarkozy à l emporter sur l autre au second tour Jugement détaillé sur différents

Plus en détail

L OBSERVATOIRE DE L OPINION LH2 nouvelobs.com

L OBSERVATOIRE DE L OPINION LH2 nouvelobs.com - L OBSERVATOIRE DE L OPINION LH2 nouvelobs.com BAROMÈTRE LH2 nouvelobs.com - Vague de janvier 2009 - PUBLIÉ PAR MARDI 13 JANVIER 2009 1 SOMMAIRE NOTE TECHNIQUE... 3 SYNTHÈSE... 4 RÉSULTATS... 6 La cote

Plus en détail

Réf. : FD N : Frédéric Dabi Pour le JOURNAL DU DIMANCHE. pour. Les indices de popularité

Réf. : FD N : Frédéric Dabi Pour le JOURNAL DU DIMANCHE. pour. Les indices de popularité Réf. : FD N 1-6735 : Frédéric Dabi Pour le JOURNAL DU DIMANCHE pour Les indices de popularité Le 23 Mars 2008 Sommaire Pages - 1 - La méthodologie... 1-2 - Le commentaire du sondage par Jean-Luc Parodi...

Plus en détail

participation individuelle l engagement des citoyennes et citoyens dans la vie publique et le gouvernement

participation individuelle l engagement des citoyennes et citoyens dans la vie publique et le gouvernement La participation démocratique consiste à faire progresser la démocratie en participant à des institutions et des organisations politiques et en pratiquant l action politique. Une société qui jouit d un

Plus en détail

BAROMÈTRE DE L ÉCONOMIE BVA - BFM - CHALLENGES - AVANQUEST

BAROMÈTRE DE L ÉCONOMIE BVA - BFM - CHALLENGES - AVANQUEST Juillet 2011 BAROMÈTRE DE L ÉCONOMIE BVA - BFM - CHALLENGES - AVANQUEST Confiance en l avenir de la situation économique en France Perception du niveau de revenu à partir duquel une personne est riche

Plus en détail

Intention de vote à la présidentielle 2012

Intention de vote à la présidentielle 2012 Intention de vote à la présidentielle 2012 Mai 2011 Sondage réalisé par pour, la et publié dans les 34 titres de la et diffusé sur le 24 mai 2011 LEVEE D EMBARGO LE 24 MAI- 06H30 Fiche technique Recueil

Plus en détail

Les Français et les impôts

Les Français et les impôts Les Français et les impôts Avril 2016 Sondage réalisé par pour et LEVÉE D EMBARGO : DIMANCHE 24 AVRIL À 18H Fiche technique Recueil Echantillon Enquête réalisée auprès d un échantillon de Français recrutés

Plus en détail

BAROMÈTRE DE L ÉCONOMIE BVA - BFM - CHALLENGES AXYS CONSULTANTS

BAROMÈTRE DE L ÉCONOMIE BVA - BFM - CHALLENGES AXYS CONSULTANTS BAROMÈTRE DE L ÉCONOMIE BVA - BFM - CHALLENGES AXYS CONSULTANTS Décembre 2013 Confiance en l avenir de la situation économique en France Engagements de François Hollande sur le chômage et la fiscalité

Plus en détail

Présidentielle 2017 : Les intentions de vote à 7 mois du scrutin. Sondage ELABE pour LES ECHOS et RADIO CLASSIQUE 22 septembre 2016

Présidentielle 2017 : Les intentions de vote à 7 mois du scrutin. Sondage ELABE pour LES ECHOS et RADIO CLASSIQUE 22 septembre 2016 Présidentielle 2017 : Les intentions de vote à 7 mois du scrutin Sondage ELABE pour LES ECHOS et RADIO CLASSIQUE 22 septembre 2016 Fiche technique Etude Elabe réalisée pour Les Echos et Radio Classique.

Plus en détail

Intentions de vote des Français à l élection présidentielle de 2017

Intentions de vote des Français à l élection présidentielle de 2017 Intentions de vote des Français à l élection présidentielle de 2017 Enquête réalisée les 15 et 16 avril 2016 Une étude TNS Sofres OnePoint Pour Le Figaro, LCI et RTL OnePoint TNS Sofres est dans une son

Plus en détail

LES FRANÇAIS ET LA RÉFORME DES RETRAITES. Septembre 2013

LES FRANÇAIS ET LA RÉFORME DES RETRAITES. Septembre 2013 LES FRANÇAIS ET LA RÉFORME DES RETRAITES Septembre 2013 SOMMAIRE FICHE TECHNIQUE LES PRINCIPAUX ENSEIGNEMENTS I L AVENIR DES RETRAITES ET LA REFORME DU GOUVERNEMENT II LE MOUVEMENT SOCIAL CONTRE LA REFORME

Plus en détail

Image comparée des principaux présidentiables

Image comparée des principaux présidentiables Image comparée des principaux présidentiables Janvier 2012 Sondage réalisé par pour PUBLIE LE MARDI 24 JANVIER LEVEE D EMBARGO LUNDI 23 JANVIER 21H00 Fiche technique Recueil Echantillon Enquête réalisée

Plus en détail

Réf. : FD N : Frédéric Dabi Pour le JOURNAL DU DIMANCHE. Pour. Les indices de popularité

Réf. : FD N : Frédéric Dabi Pour le JOURNAL DU DIMANCHE. Pour. Les indices de popularité Réf. : FD N 1-5401 : Frédéric Dabi Pour le JOURNAL DU DIMANCHE Pour Les indices de popularité Le 22 Mai 2006 Sommaire Pages 1 - La méthodologie... 1 2 - Le commentaire du sondage par Jean-Luc Parodi...

Plus en détail

Les Français et Nicolas Sarkozy après son meeting à Villepinte

Les Français et Nicolas Sarkozy après son meeting à Villepinte Les Français et Nicolas Sarkozy après son meeting à Villepinte Sondage réalisé par pour, la et publié dans les 60 titres de la Presse régionale et départementale et diffusé sur le portail Orange le 14

Plus en détail

BAROMETRE DE LA POLITIQUE ECONOMIQUE BVA BPI LES ECHOS FRANCE INFO

BAROMETRE DE LA POLITIQUE ECONOMIQUE BVA BPI LES ECHOS FRANCE INFO Vague 7 Juillet 2009 BAROMETRE DE LA POLITIQUE ECONOMIQUE BVA BPI LES ECHOS FRANCE INFO Popularité de la politique économique La motion de censure du Parti socialiste Soutien à l emprunt décidé par Nicolas

Plus en détail

SONDAGE VIAVOICE POUR LE CISS. La question de la santé au cœur de l élection présidentielle 2012 Remis le 3 Avril 2012

SONDAGE VIAVOICE POUR LE CISS. La question de la santé au cœur de l élection présidentielle 2012 Remis le 3 Avril 2012 SONDAGE VIAVOICE POUR LE CISS La question de la santé au cœur de l élection présidentielle 2012 Remis le 3 Avril 2012 www.institut-viavoice.com Arnaud ZEGIERMAN Amandine MESSINA Tel : +33(0)1 40 54 13

Plus en détail

FD/YMC N Contacts IFOP : Frédéric Dabi / Yves-Marie Cann Tél : pour

FD/YMC N Contacts IFOP : Frédéric Dabi / Yves-Marie Cann Tél : pour FD/YMC N 1-6841 Contacts IFOP : Frédéric Dabi / Yves-Marie Cann Tél : 01 45 84 14 44 Yves-Marie.Cann@ifop.com pour Les Français et le mariage de Carla Bruni et Nicolas Sarkozy Résultats détaillés Le 5

Plus en détail

Note de synthèse. Les Français et les Hlm. Baromètre d image du logement social. Deuxième vague Avril L Union sociale pour l habitat

Note de synthèse. Les Français et les Hlm. Baromètre d image du logement social. Deuxième vague Avril L Union sociale pour l habitat Note de synthèse Les Français et les Hlm Baromètre d image du logement social Deuxième vague Avril 2012 i L Union sociale pour l habitat Contacts TNS Sofres Emmanuel Rivière Laure Salvaing Guillaume Caline

Plus en détail

Synthèse 2011 du Baromètre «Tendances épargne & Retraites entreprise» La 10 ème édition du baromètre consacre l E&RE dans un contexte mouvementé

Synthèse 2011 du Baromètre «Tendances épargne & Retraites entreprise» La 10 ème édition du baromètre consacre l E&RE dans un contexte mouvementé Paris, le 20 septembre 2011 COMMUNIQUE DE PRESSE Synthèse 2011 du Baromètre «Tendances épargne & Retraites entreprise» La 10 ème édition du baromètre consacre l E&RE dans un contexte mouvementé 10 ans

Plus en détail

Intention de vote à la présidentielle de Enjeux du vote et crédibilité comparée de F.Hollande et N.Sarkozy LEVEE D EMBARGO LE 23 MARS - 04H00

Intention de vote à la présidentielle de Enjeux du vote et crédibilité comparée de F.Hollande et N.Sarkozy LEVEE D EMBARGO LE 23 MARS - 04H00 Intention de vote à la présidentielle de 2012 Enjeux du vote et crédibilité comparée de F.Hollande et N.Sarkozy Mars 2012 Sondage réalisé par pour, la et publié dans les 60 titres de la Presse régionale

Plus en détail

Notice technique. Enquête «Les Français et la Primaire de la Droite et du Centre»

Notice technique. Enquête «Les Français et la Primaire de la Droite et du Centre» Notice technique Enquête «Les Français et la Primaire de la Droite et du Centre» Informations générales Organisme ayant réalisé le sondage KANTAR Sofres OnePoint Commanditaires du sondage Nombre de personnes

Plus en détail

REVISION : LE POUVOIR EXECUTIF : exécute les lois PRESIDENT (ou 1er MINISTRE (ou PRESIDENT DU CONSEIL) & LE ROI) LE SENAT

REVISION : LE POUVOIR EXECUTIF : exécute les lois PRESIDENT (ou 1er MINISTRE (ou PRESIDENT DU CONSEIL) & LE ROI) LE SENAT 1 REVISION TERMINALES : L ORGANISATION DES POUVOIRS DE LA V REPUBLIQUE FRANCAISE I* L originalité de la Vème République et l exécutif La constitution de la Vème République a été mise en place en 1958 sous

Plus en détail

Les Français et la présidentielle de La sécurité en France

Les Français et la présidentielle de La sécurité en France Une étude pour Les Français et la présidentielle de 207 4. La sécurité en France Quelle(s) personnalité(s) politique(s) pourrai(en)t faire de bonnes propositions en matière de sécurité? Quelles propositions

Plus en détail

Les intentions de vote à la primaire de la droite Vague 2

Les intentions de vote à la primaire de la droite Vague 2 Les intentions de vote à la primaire de la droite Vague 2 Sondage ELABE pour L OPINION 30 juin 2016 Levée de l embargo presse : jeudi 30 juin 2016 à 18h00 Fiche technique Etude ELABE réalisée pour L OPINION.

Plus en détail