Etat de l art des Architectures Orientées Services (SOA) et cas d application

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1 LE TEXIER Nicolas ISTIA Master 2 IAIE 2008/2009 Etat de l art des Architectures Orientées Services (SOA) et cas d application Rapport de stage Logica Nantes 9 boulevard Ampère Carquefou 16 mars 11 septembre 2009 Maître de stage : M. Philippe MERET Tuteur de stage : M. Serge TAHE

2 Remerciements Avant tout développement sur ce stage, je tiens à adresser mes remerciements à ceux qui m ont accompagné durant ces six mois et qui ont rendu ce stage profitable. Je tiens tout d abord à remercier Philippe Meret pour m avoir guidé durant toute la période du stage. Ses formations ainsi que sa grande implication ont été bénéfiques au bon déroulement du stage. Merci à Vincent Ramona, David Courtin, Stéphane Deschamps et Yohann Botquelen pour m avoir accueilli et qui ont participé à l expérience intéressante que j ai vécue. Je remercie Serge Tahé de l ISTIA pour son suivi durant toute la période de stage. Une dernière pensée aux stagiaires de Logica. Venant parfois d horizons différents, il était enrichissant de découvrir leur projet. Merci à eux pour les bons moments que nous avons passés ensemble. LE TEXIER Nicolas 2 Etat de l art de la SOA

3 Sommaire Introduction...p.4 I Le stage à Logica...p.5 I.1 Présentation de l entreprise...p.6 I.1.A Les métiers du groupe Logica...p.6 I.1.B Logica en France...p.7 I.2 Le contexte du stage...p.9 I.2.A Les SI actuels dans les entreprises...p.9 I.2.B Où en est la SOA?...p.10 I.2.C Les acteurs de la SOA...p.11 I.3 Le déroulement du stage...p.12 I.3.A Les différentes étapes...p.12 I.3.B La méthodologie...p.13 I.3.C Le planning...p.14 II Le rôle de la SOA dans l évolution des Systèmes d information...p.15 II.1 La transversalité des systèmes d information...p.17 II.1.A Le système point à point...p.17 II.1.B L émergence des plates-formes d échange...p.19 II.2 L architecture orientée service...p.22 II.2.A Le service, au centre de la SOA...p.22 II.2.B - Le rôle de l ESB dans la SOA...p.24 II.3 Les processus métier des entreprises...p.26 II.3.A Le Business Project Management (BPM)...p.26 II.3.B Les enjeux de la gestion des processus métier...p.28 III La SOA dans les projets de Logica...p.30 III.1 Les e-services d une collectivié locale...p.31 III.1.A Le dialogue compétitif...p.31 III.1.B Le prototype pour la collectivité...p.31 III.1.C La gestion des messages...p.32 III.2 L architecture du SI d une société d assurance...p.34 III.2.A Analyse de l existant...p.35 III.2.B La modernisation du SI...p.36 III.2.C La gestion du multicanal...p.37 III.3 Les applications composites...p.39 III.3.A Le principe...p.39 III.3.B La mise en place d un prototype...p.41 Glossaire...p.43 Conclusion...p.44 Bibliographie...p.46 LE TEXIER Nicolas 3 Etat de l art de la SOA

4 Introduction Ce stage de six mois clôture ma formation de master IAIE (Ingénierie Automatique et Informatique d Entreprise) de l ISTIA (Institut des Sciences et Techniques de l Ingénieur d Angers). Pour être disposé à commencer correctement mon projet professionnel dans l informatique de gestion, j ai réalisé ce stage au sein de Logica. Cette société qui fait partie des leaders français des SSII (Société de Service en Ingénierie Informatique) était l entreprise adéquate pour comprendre le fonctionnement bien particulier de ces sociétés et le déroulement des projets informatiques. Le stage se déroule en pleine crise économique. Dans ce contexte économique tendu, l ensemble des clients souhaite réduire leur coût pour pallier à l absence de croissance. Cette décision se répercute sur les sociétés de service. Une des conséquences est la fragilité des SSII face au manque de visibilité du marché. Dès le début du stage, on m a rapproché des Architectures Orientées Services (SOA). Ce domaine est une réponse de fond aux évolutions des Systèmes d Information (SI). Dans un monde où l information et la donnée ont pris une place prépondérante, le système d information, outil utilisé pour la collecte, l organisation, le traitement et la transmission d informations, est devenu la colonne vertébrale des entreprises. Ainsi, en m introduisant à la SOA, j ai eu l occasion de comprendre quels étaient aujourd hui les enjeux et les défis des systèmes d information pour les entreprises. Le déroulement de ce stage a été une succession de plusieurs activités : - Une compréhension de la SOA dans sa théorie avec des lectures de documents traitant de ce domaine, de multiples explications lors de réunions avec mon maître de stage et des réflexions et remises en question qui ont parsemé la durée du stage. - L observation de la mise en pratique de prototypes centrés sur la SOA pour des clients venant de domaines variés : secteur public et assurance. - La montée en compétence sur des outils techniques des éditeurs Tibco et Sun, permettant la mise en application des principes de la SOA. La première activité a sans doute été la plus importante : s agissant d un stage orienté Recherche et Développement (R&D), l imprégnation de la SOA a été transverse à l ensemble des activités du stage et le temps disponible permettait de prendre du recul vis-à-vis de cette architecture pour en tirer une vision globale. Ce rapport présente le résultat de cette imprégnation. Après avoir présenté le cadre du stage ( 1), nous détaillerons les concepts de la SOA ( 2). Le chapitre suivant ( 3) exposera les cas d application de ce domaine, notamment deux prototypes concrets pour des clients et un cas d applications typiques de la SOA. LE TEXIER Nicolas 4 Etat de l art de la SOA

5 Chapitre I : Le stage à Logica LE TEXIER Nicolas 5 Etat de l art de la SOA

6 I.1 Présentation de l entreprise Logica, société britannique crée en 1969, dirigée par Andy Green, est un acteur européen majeur des services informatiques, en se positionnant à la 8ème place européenne dans le classement des SSII. Le groupe réunit personnes dans 36 pays à travers le monde. Son activité englobe le conseil en management, l intégration de systèmes, l outsourcing de processus métier et IT, ainsi que l infrastructure. Figure 1 : positionnement de Logica dans le Monde Logica est partenaire des grandes entreprises nationales, européennes et internationales. Parmi elles : ING, Shell, EDF, Ford, Vodafone, Deutsche Telecom, EADS. Le groupe est également fortement implanté dans les administrations : Ministère de la Défense au Royaume-Uni, Ministère de l intérieur des Pays-Bas, Ministère des Finances en France. Logica est coté à la Bourse de Londres et d'amsterdam (LSE : LOG ; Euronext : LOG). Le groupe a généré un chiffre d affaire de 4,49 Milliards d euros en Logica bénéficie d un réseau européen puissant et équilibré sur ses principaux marchés, en particulier dans les Pays Nordiques (27 % du CA 2007), au Royaume-Uni (22 % du CA 2007), en France (19 % du CA 2007), aux Pays-Bas (16 % du CA 2007), et là où il bénéficie d une implantation historique. I.1.A Les Métiers du groupe Logica Les principaux métiers du groupe Logica sont au nombre de quatre. Conseil Le métier de conseil en management est dispensé par une entité dédiée du groupe Logica appelée Logica Management Consulting. Ce pôle conseil dispose d un réseau de consultants (dont 1000 en France) répartis sur les principaux pays européens. Ils accompagnent leurs clients d amont en aval, de la réflexion post-stratégique à la réalisation de leurs projets. Ils se différencient par leur culture européenne, leur proximité avec tous les niveaux de l entreprise, associées à une combinaison unique d expertises sectorielles, fonctionnelles et technologiques. Intégration de systèmes L intégration de systèmes est le cœur de métier historique de Logica. Ce métier requiert une excellente compréhension des processus métiers des utilisateurs, une connaissance approfondie des solutions du marché, un panel toujours plus étendu d expertises LE TEXIER Nicolas 6 Etat de l art de la SOA

7 technologiques, et la maîtrise de grands projets complexes. Les domaines de compétence des collaborateurs de Logica vont de l intégration au développement de systèmes d information, en passant par la conduite de projets et une expertise technique sur les sujets les plus pointus. Outsourcing L'outsourcing, également appelé externalisation ou TMA (Tierce Maintenance Applicative), consiste à confier ses prestations informatiques à un tiers. Logica bénéficie d une position de leader dans l outsourcing pour plusieurs raisons : - des prestations qui couvrent l ensemble du cycle des projets depuis le conseil, l intégration de systèmes, l outsourcing et la formation, - un réseau de centres de services industrialisés, - une complémentarité entre les centres de proximité et les centres offshore notamment en Inde et au Maroc, - la capacité à gérer des contrats internationaux de plusieurs millions d euros. Infrastructure L infrastructure possède elle aussi une entité dédiée au sein du groupe Logica dont la mission est d intégrer, administrer et exploiter les systèmes d information des clients. I.1.B Logica en France Logica France est la 4ème société de services informatiques en France avec plus de collaborateurs répartis dans un réseau de 20 agences et 6 centres de services. Le chiffre d affaire généré en 2007 s élève à 858,6 millions d euros. Les quarante années d expérience dans les services informatiques assurent à Logica France une couverture sectorielle complète. Historique En 1968, la société Informatique et Entreprise Unilog est créée. En 1983, la société regroupe sous le nom d'unilog l'ensemble de ses filiales. En 1987, Unilog crée son activité consulting qui deviendra en 2000 Logica Management Consulting. En 1988, Unilog rentre au second marché. En Juillet 1998, Unilog acquiert le groupe Integrata (800 personnes - top 20 en Allemagne). En juillet 1999, Unilog est transférée au Règlement Mensuel. En juin, Unilog acquiert NSA (New Software Associates), société de 270 personnes. En janvier 2000, Unilog crée ESCAN (European Software Companies Allied Network), la première alliance européenne en conseil et ingénierie informatique, née de la coopération entre Engineering Ingegneria Informatica (Italie), Ibermàtica (Espagne) et Unilog. Cette alliance, qui pèse près de 650 millions Euros de chiffre d'affaires et rassemble professionnels entend répondre aux nouvelles exigences du marché européen. LE TEXIER Nicolas 7 Etat de l art de la SOA

8 Le 6 avril 2000, Unilog acquiert la société allemande VSS : CA additionnel de 26 millions Euros et 250 collaborateurs. L'ensemble des entités allemandes de la Société représente désormais collaborateurs et se place dans le top 10 du secteur. Le 31 mai 2001, Unilog annonce l'acquisition de la division technology de la filiale anglaise de March First USA, spécialisée dans le conseil technologique et l'intégration de systèmes autour d'internet. La nouvelle entité compte 150 collaborateurs. Le 9 juillet 2004, Unilog et Avinci signent un protocole d'accord visant au rapprochement des deux entités et ainsi à la constitution en Allemagne d'une société de conseil et d'ingénierie, capable de rivaliser avec les meilleures. Le 10 janvier 2006, LogicaCMG rachète Unilog. Ensemble, les deux sociétés donnent naissance à un leader européen des services informatiques. Le 27 février 2008, Unilog devient Logica. Le groupe LogicaCMG, qui opérait depuis le 10 janvier 2006 sous la marque Unilog en France, annonce l adoption d une nouvelle marque à l échelle internationale : Logica. Logica incarne désormais la nationalité européenne du groupe de conseil et de service informatique. L organisation de Logica France Sous la direction de Patrick Guimbal, Logica France possède une organisation matricielle suivant deux axes. L axe LOB (Line Of Business) qui divise l activité en Secteur d activité (Industrie, Service Publique ) et l axe HGA (High Gross Area) qui quand à lui divise l activité par domaine de compétence (Oracle, BI, SAP ) Logica France est scindé en plusieurs entités qui se répartissent sur tout le territoire. Pour ma part, mon stage s est déroulé dans la BD WST pour Business Division West. Cette entité couvre toute la partie Nord-Ouest du territoire français. Figure 2 : Couverture de la Business Division West A l instar de l organisation du groupe à l échelle nationale et internationale, la BD WST possède une organisation matricielle visant à couvrir la totalité du spectre sectorielle et technologique. Dans la BD WST, les HGA sont remplacées par des OBL (Offer business line). Parmi ces OBL, on peut citer les OBL BI, CRM ou encore ERP. De même, à ce niveau de granularité, la BD WST est divisée de façon sectorielle en SBL (Sector Business Line). Cette répartition provient à la fois du secteur d activité mais aussi de la localisation géographique. LE TEXIER Nicolas 8 Etat de l art de la SOA

9 I.2 Le contexte du stage Le sujet du stage concernait la SOA. Il s agissait d établir son état de l art, c'est-à-dire s informer sur ce domaine et de l assimiler avant de pouvoir mettre en application ce concept. Avant de s engager dans une description détaillée de la SOA, il est nécessaire de la replacer dans le contexte technique et économique dans lequel elle s inscrit. La SOA étant un concept d architecture destiné aux SI des entreprises, il est utile de définir ce qu est un SI et ce qu il met en jeu afin de voir en quoi la SOA répond à ces problématiques. I.2.A Les SI actuels dans les entreprises Le SI d une entreprise est un ensemble d applications informatiques, autonomes ou gérant l intervention humaine, qui permet de collecter, organiser, traiter et restituer de l information. Le SI est avant tout un système, ce qui signifie que les éléments qui le composent doivent interagir entre eux : besoin exprimé par le métier de l entreprise qui est en partie transverse aux applications du SI : par exemple l accueil d un nouveau salarié dans l entreprise met en jeu les applications des services RH, Paye, Direction des Systèmes d information (DSI), Autre exemple, la gestion des commandes implique des applications d achat, de facturation, de comptabilité, Or à l heure actuelle, il n est pas impossible de trouver dans les grandes entreprises des services/départements qui utilisent leurs propres applications. Construites petit à petit, de manière non concertée, chaque application répond à un besoin bien spécifique au service qui la détient. Le constat que l on peut alors faire est que confronté à l éparpillement et à la noninteropérabilité des applications, les utilisateurs sont contraints de s adapter à leur SI: ils le subissent. Dans notre premier exemple, lorsque le service RH a enregistré les informations sur l employé depuis son application, il transmet manuellement ces données au service Paye pour qu il les introduise dans sa propre base de données en les complétant avec des données bancaires. Le manager du salarié demande au DSI de créer un compte informatique et une adresse courriel depuis son application. Dans le second exemple, le service achat envoie un double de l exemplaire papier de chaque commande au service facturation. Le service comptabilité récupère périodiquement les données qui l intéresse auprès du service facturation. Le SI d aujourd hui est confronté à deux problématiques : comment réduire les coûts liés à son fonctionnement (maintenance, évolution) et quelle architecture adopter pour améliorer la qualité, la cohérence et la circulation des informations qu elle contient, afin d accompagner comme il se doit les utilisateurs des entreprises dans leurs tâches quotidiennes. La SOA propose un modèle pour structurer et organiser les SI. Il s agit d un nouveau concept d architecture qui répond à deux objectifs : La réduction des coûts. Dans une optique d optimisation et de compétitivité, toutes les entreprises cherchent à réduire leurs coûts. Cela passe notamment par la réduction des coûts IT : essayer de réduire les coûts de maintenance et d évolution de SI. Pour cela, nous verrons qu un des champs d action de la SOA est de maîtriser et de standardiser le SI. LE TEXIER Nicolas 9 Etat de l art de la SOA

10 La SOA vise également à réduire les coûts métier : en accentuant l automatisation de certaines tâches à faible valeur ajoutée par exemple, elle accroit la productivité et la rapidité. L alignement du SI sur le métier Le SI est également mis à contribution pour rendre l entreprise réactive : les utilisateurs s attendent à pouvoir gérer et trouver les informations dont ils ont besoin rapidement. L axe majeur de la SOA est d adapter le SI à la façon dont le métier fonctionne : pour cela, elle rend flexible le SI pour une meilleure circulation des données entre les applications. Le SI, en accompagnant l entreprise dans son métier, lui permet d être plus compétitif. I.2.B Où en est la SOA? La SOA tire ses origines dans l EAI (Enterprise Application Integration). Apparu dans les années 1990, l EAI mettait en place une plate-forme d échange fédérant et découplant les applications de l entreprise. Il répondait au besoin de communication des applications backoffice. Née dans les années 2000, la SOA intègre cette notion de plate-forme d échange dans un de ses outils et va plus loin, comme nous l avons vu en replaçant le métier de l entreprise lorsqu elle façonne l architecture du SI. Selon le groupe Gartner, entreprise de conseil et de recherche dans les technologies, la SOA serait actuellement dans sa phase de maturation : Figure 3 : Le cycle de vie d une technologie selon le groupe Gartner Selon ce groupe, la présence d une technologie sur le marché suit plusieurs étapes : - une première étape liée à l apparition de la technologie : elle profite de l effet de nouveauté et contient toutes les attentes. - une étape correspondant au pic de la technologie : les promesses ainsi que les attentes des utilisateurs sont supérieures au potentiel réel de la technologie. - une phase de désillusion : les premiers projets sur cette technologie échouent, la technologie n est pas encore aboutie. Les clients et les intégrateurs qui cherchent à mettre en œuvre cette technologie ne sont pas assez mûrs pour maîtriser cette technologie. - Une phase de maturation, la nouvelle technologie règle ses imperfections, le public l adopte progressivement : les compétences commencent à s affiner sur le produit, la méthodologie se renforce et des projets aboutissent, - La dernière phase : celle de la production : la technologie ainsi que les clients sont mûrs. Son statut quitte le domaine de l innovation. LE TEXIER Nicolas 10 Etat de l art de la SOA

11 La situation de la SOA diffère selon les experts : elle oscillerait entre la phase de désillusion et de maturation. De leur côté les «web services», technologie standardisée permettant la communication entre les systèmes, souvent présents dans la SOA sont quant à eux dans leur phase de production. La technologie utilisée par la SOA est prête, mais la méthodologie de ce vaste domaine reste encore à être approfondie. Selon le groupe Gartner, en 2011, 60% des logiciels d entreprise vendus utiliseront la SOA, les Web-Services ou le Web 2.0. I.2.C Les acteurs de la SOA Trois protagonistes jouent un rôle dans la mise en place d une architecture SOA : les éditeurs, qui créent et vendent des solutions techniques, les intégrateurs, qui mettent en œuvre les projets SOA et les clients qui souhaitent appliquer cette architecture dans leur SI. Les éditeurs Chez les éditeurs de solution SOA, on retrouve deux catégories : les généralistes comme IBM, Microsoft, Oracle ou SAP et les spécialistes comme Tibco ou webmethods. Figure 4 : Les éditeurs majeurs de solutions SOA Les intégrateurs Comme les éditeurs, on retrouve chez les intégrateurs des spécialistes comme Vistali ou Devoteam, et des grands noms comme Logica notamment. Logica dispose d une position de leader en France dans la SOA depuis 2005 (source PAC). Elle possède à son actif plus de 200 projets réussis chez plus de 100 clients provenant de secteurs variés : finances, banques, assurances, secteur public, énergie, télécom, industrie, distribution, transport. Cette position accroit la notoriété de Logica dans ce domaine. Figure 5 : Le positionnement de Logica vis-à-vis de la concurrence LE TEXIER Nicolas 11 Etat de l art de la SOA

12 Les publications dans la presse ainsi que les ouvrages de référence traitant de la SOA renforcent l image de marque de Logica. La position avantageuse de Logica sur le secteur de la SOA lui permet de saisir des opportunités uniques : la SOA a une croissance attendue de +10% (source PAC 2009). Dans un marché des services informatiques prévu en récession en 2009, Logica aspire à être le prestataire de référence. Les clients A quel type de client la SOA peut-elle s adresser? Trois grandes catégories se distinguent : - Les clients qui ont des SI de taille importante, les grands comptes notamment (ex : Total, Areva, Auchan) Ils possèdent de nombreuses applications mettant en jeu des interactions complexes. - Les clients étant très répartis géographiquement. Les entreprises issues de rachats multiples (ex : Sanofi-Aventis, Alcatel-Lucent) par exemple peuvent posséder plusieurs SI qui doivent communiquer entre eux. - Les clients dont le SI est au cœur de leur métier. Les SI des banques (ex : LCL, SG, ) sont de bons exemples car l enjeu d un SI performant est vital, une grande partie de leur métier étant virtuelle et automatisée. Les télécoms (ex : SFR, Orange) sont également concernés. I.3 Le déroulement du stage I.3.A Les différentes étapes Le stage s est déroulé en deux phases. La première phase a été une initiation au domaine de la SOA. Dés mon arrivée, on m a rapproché d une équipe de deux personnes travaillant sur un prototype pour une collectivité locale. Ce prototype portait sur la réalisation d une plateforme de services administratifs en ligne (e-services), disponibles pour les internautes afin de simplifier leurs tâches administratives (inscription aux listes électorales, ) Logica avait à charge d y appliquer certains concepts de la SOA pour rendre le SI flexible afin que les données mises en jeu puissent circuler facilement. Observer le fonctionnement du prototype a été une excellente introduction pour m initier à la SOA. En accompagnement des tutoriels sur l outil utilisé pour le prototype, j ai reçu des formations de la part de mon maître de stage, Philippe Meret. De nature très théorique, ces formations portaient sur la SOA et les domaines concernés tels que le rôle des plates-formes d échanges pour rendre interopérables les applications des entreprises, la gestion des workflows, les IHM multi-applicatives et la gestion des données de référence partagées entre de multiples applications. On m a alors rapproché des outils de l éditeur Tibco pour que je puisse monter en compétence. Tibco est un éditeur qui propose des outils suivants trois axes : les services, les processus métiers et la gestion, la supervision et l optimisation des services et workflows. Un consultant Tibco m a fourni une Machine Virtuelle (VM) contenant le nécessaire pour pouvoir m y initier. En même temps que je commençais à manier les outils Tibco, un autre stagiaire se lançait sur l outil JBoss. Cette situation a permis une comparaison des outils pour le développement de plates-formes d échanges. LE TEXIER Nicolas 12 Etat de l art de la SOA

13 J ai ainsi eu l occasion de manipuler la plate-forme SOA de Tibco : de l offre BusinessWorks pour la gestion des services grâce au logiciel Designer en passant par l offre iprocess mettant en place des workflows (les processus métier des entreprises) grâce au logiciel Business studio et en terminant pas la gestion des IHM grâce à General Interface, outil intégrant les appels de web services et les Rich Internet Application (RIA : application web offrant des caractéristiques similaires au applications traditionnelles sur l interactivité et la vitesse d exécution). La deuxième phase a porté sur une mise en pratique des outils et des concepts théoriques intégrés précédemment. Premièrement, à partir de la mi-juin, j ai eu l occasion d assister à un prototype pour une entreprise dans le domaine des assurances. Basée à Brest, cette entreprise propose des contrats d assurance vie. Le prototype consistait à rendre flexible et à moderniser une de leurs applications existantes sous Java/struts. Il s agissait d intégrer une plate-forme de médiation et des workflows gérant leurs processus métier dans leur SI. Deuxièmement, mon maître de stage m a engagé sur la réalisation de deux prototypes utilisant les produits Tibco qui me permettraient d expérimenter les problématiques de la SOA. Ces prototypes étaient sensés être des modèles génériques, qui pourraient ainsi représenter des projets d évolution du SI. S agissant d un stage orienté R&D, faire l état de l art de la SOA a été l activité la plus dominante : transverse à toutes les activités, il était indispensable de s informer, de collecter des informations, de prendre du recul et de se remettre en question pour acquérir un esprit critique sur la SOA. I.3.B La méthodologie Les interlocuteurs Philippe Meret : Responsable de l offre SOA chez Logica, il était mon maître de stage durant ces six mois. Grâce à ses formations, j ai eu l opportunité d assimiler les concepts liés à la SOA. Interlocuteur privilégié, il dessinait le chemin à suivre du stage. Thomelin Marot : stagiaire chez Logica de janvier à juin, il a travaillé sur le prototype pour la collectivité locale. Grâce à lui, j ai eu l occasion de m intégrer plus facilement. Nous bénéficiions ensemble des formations de M.MERET. Nous travaillions en parallèle sur différents outils ESB. Eric Tardif et Nicolas Marzin: consultants Tibco. Le premier m a fourni les outils nécessaires pour m initier aux produits Tibco. Le second suivait de près le prototype pour l entreprise d assurance et y apporter son expérience technique. Il m a par ailleurs donné une formation en juillet d une journée qui m a permis de consolider mes connaissances techniques et répondre à mes interrogations. Stéphane Deschamps : senior manager IT chez Logica, il encadrait le prototype pour la société d assurance. Yohann Botquelen : consultant ECM et BPM chez Logica, il se déplaçait sur Brest pour travailler directement avec l équipe technique de la société d assurance. Les lieux du stage L ensemble du stage s est déroulé dans les locaux de Logica à Carquefou. J étais rattaché à la cellule architecture technique. L ensemble du projet pour la société d assurance se déroulait en revanche sur Brest. Cette distance rendait plus difficile l observation de l avancement du projet. LE TEXIER Nicolas 13 Etat de l art de la SOA

14 Les outils L outil principal à disposition était un PC muni des outils de programmation nécessaires. Le PC possédait une connexion au réseau, ce qui permettait d avoir accès aux ressources utiles pour travailler. Les représentants de chez Tibco m avaient fourni deux machines virtuelles, une sous Unix et une sous Windows 2003 serveur, contenant les outils nécessaires pour le développement de projets. Il s agissait là d un gain de temps car l installation et le paramétrage de l environnement de travail Tibco est complexe. Les autres outils que j ai pu être amené à utiliser, comme OpenESB par exemple, étaient souvent gratuits et disponibles sur le net. I.3.C Le planning La répartition des activités réalisées durant le stage à Logica est le suivant : Figure 6 : Répartition du temps passé sur chaque tâche majeure du stage La première activité a été de prendre en main l outil OpenESB de Sun. Grâce au prototype pour la collectivité locale, cela a été une porte d entrée pour assimiler les concepts liés aux ESB. Les étapes de formation sur la SOA et de consultation de documents sur ce sujet prennent une faible proportion sur ce graphique, mais étaient en réalité des points de départ pour des compréhensions et des réflexions sur ce vaste domaine. Les trois étapes de prise en main des outils Tibco prennent à eux trois une partie importante du stage. En effet, la montée en compétence sur l offre de cet éditeur était un des objectifs du stage. L autonomie pour l apprentissage de ces outils a sans doute augmenté le temps passé sur ces étapes. L activité «réalisation de prototypes» se compose de modèles génériques que j ai réalisés en fin de stage pour mettre en évidence les problématiques de la SOA et d exemples que j ai été amené à réaliser et qui sont transverses aux activités de prise en main des outils. L activité «Transfert d informations» représente le temps passé sur la rédaction de documents écrits comme ce présent rapport et sur les formations que j ai pu réaliser auprès de collaborateurs de Logica qui souhaitaient également monter en compétence. LE TEXIER Nicolas 14 Etat de l art de la SOA

15 Chapitre II : Le rôle de la SOA dans l évolution des Systèmes d Information LE TEXIER Nicolas 15 Etat de l art de la SOA

16 On l a dit dans le premier chapitre, pour qu'une entreprise soit compétitive, une des solutions est de réduire les coûts liés au SI (maintenance et évolution) tout en l utilisant comme levier pour la croissance de l entreprise. En effet, un SI performant permet à l entreprise de se différencier. Un mauvais SI peut au contraire retarder son développement. Tout au long de ce chapitre, nous allons prendre un cas d école pour exposer les problématiques d un SI et voir ce qu apporte l application de certains concepts de la SOA. Intéressons-nous à la gestion des collaborateurs au sein d une entreprise, notamment sur l accueil d un nouveau collaborateur : Figure 7 : L accueil d un salarié dans une entreprise vu depuis le SI Le nouvel employé arrive. Un exemple de procédure à suivre pourrait être le suivant : le service RH collecte les données sur l employées et les enregistre dans son application «HR Access». La RH transmet ensuite un formulaire papier au service Paie l informant de l arrivée du nouveau salarié et lui communiquant des informations liées au salaire. Cependant, le service paie doit attendre une journée pour qu un batch mette à jour sa base Employé depuis celle du service RH. C est seulement le lendemain qu il est possible de sélectionner le salarié depuis l application «Sagaie» du service Paie pour y ajouter des données liées à la feuille de paie. Le manager, de son côté demande directement au service bureautique de créer une adresse courriel et de créer un compte informatique depuis le nom, prénom et identifiant du nouveau salarié. Le service bureautique dispose pour cela d une application spécifique, développée en.net. Après avoir créé l adresse courriel, il le transmet au service RH qui met à jour les données de l employé Pourquoi la procédure n est pas optimale? D une part la saisie des données de l employé est réalisée deux fois, une fois par le service RH et l autre par le service bureautique. D autre part, le service Paie doit attendre le lendemain de l inscription dans la base RH pour pouvoir compléter sa base de données. Enfin, les services ne disposent pas d outils adéquats pour communiquer ensemble : formulaire papier, téléphone, courriel, LE TEXIER Nicolas 16 Etat de l art de la SOA

17 II.1 La transversalité des systèmes d information Pour mettre en avant les coûts de maintenance et d évolution du système d information, nous allons analyser quel type d architecture il est possible de trouver dans les SI actuels des entreprises. Intéressons-nous à l architecture du SI de la figure 7. On se rend bien compte que l entreprise fonctionne par silo. Les différents services possèdent leurs propres applications construites de façon désorganisée, adossée à des technologies hétérogènes, rarement interopérables. Or les services ont parfois besoin des données contenues dans les applications d autres services. Le SI étant composé de silos indépendants, il devient difficile de les faire interagir. Dans notre cas d école, certaines données du nouvel employé (nom, prénom, id) sont immuables et doivent être partagées entre les applications. Ce partage de données est lent et son support n est pas adéquat. Il y a donc un manque de transversalité entre les applications. Cet exemple est une illustration des problèmes que rencontrent la majorité des entreprises aujourd hui. Pour pallier ces problèmes, il est nécessaire de trouver une solution qui garantisse la circulation des données entre les applications du SI. II.1.A Le système point à point La première solution qui vient à l esprit pour faire communiquer plusieurs applications entre elles consiste à créer pour chaque fonction métier d une application une interface dédiée aux échanges avec une autre application. Ces interfaces sont spécifiques aux applications ainsi qu aux données mises en jeu dans la fonction métier. Voyons ce que devient notre exemple si nous y appliquons des interfaces dédiées sur chaque application : Figure 8 : Schéma d une architecture point à point L application du service RH collecte les données sur l employé : id, nom, prénom, date d entrée, date de naissance, ainsi que des données liées à sa formation, à la gestion de sa carrière et à sa rémunération. Nous construisons une interface sur les applications RH et Paie LE TEXIER Nicolas 17 Etat de l art de la SOA

18 pour qu il y ai transfert des données (Id, nom, prénom et salaire) sur le nouvel employé de l un à l autre. L application RH est censée être la référente pour les données de l employé. Il aurait été cohérent que les données (id, nom, prénom) sur l employé transitent entre l application RH et l application Bureautique via une interface. Cependant l application RH étant un système complexe (par exemple), il était moins coûteux de construire une interface entre l application Paie et l application Bureautique. Enfin, après avoir créée une adresse courriel, l application Paie envoie grâce à une interface l adresse courriel à l application RH pour qu elle mette à jour sa base. On peut rajouter des interfaces sur les applications pour par exemple mettre à jour ou supprimer un employé, L'architecture de cette structure (architecture en point à point) engendre le syndrome du plat de spaghetti. Caractérisée par un couplage (adhérence) très fort entre chaque application, cette architecture provoque une rigidification du SI : si l une des applications est modifiée, il faudrait également répercuter cette modification sur l ensemble des interfaces associées. Sur notre exemple, si nous venons à remplacer l application Bureautique par une autre, l oublie de la modification de l interface spécifique pour la mise à jour de l adresse courriel du nouveau salarié dans le service RH entraînera l absence définitive de cette mise à jour. Cette situation complexifie la maintenance et l évolution du SI. Pour une entreprise ayant plus d'une centaine d applications, les coûts deviennent vite exorbitants : Figure 9 : Rigidification du SI par une architecture point à point Ce type d architecture n est pas adapté pour les entreprises d aujourd hui : dans un contexte économique propice aux fusions-acquisitions ou à l externalisation d activités, le SI doit s ouvrir aux clients, aux partenaires, aux fournisseurs, aux filiales, Les entreprises se réorganisant sans cesse et les métiers étant en perpétuelle évolution, le SI doit suivre le rythme du changement. Il est donc nécessaire de rechercher un autre modèle d architecture plus souple. LE TEXIER Nicolas 18 Etat de l art de la SOA

19 II.1.B L émergence des plates-formes d échange Parce que le modèle point à point ne permettait pas de répondre efficacement à la problématique de l entreprise, il est apparu à la fin des années 1990 le concept d Enterprise Application Integration (EAI), basé sur des plates-formes technologiques spécialement dédiées à la gestion des échanges entre applications. Figure 10 : Schéma d une architecture utilisant un EAI Dans ce modèle, chaque application ne communique qu avec l EAI par le biais de message. Concernant les messages, l EAI assure : - La connectivité : grâce à des connecteurs, la plate-forme sait communiquer avec tous types de technologies (base de données, fichier, MainFrame, ERP, ), elle masque ainsi l hétérogénéité technologique et protocolaire, - Le transport : la plate-forme assure l acheminement des messages d un ou plusieurs émetteurs à un ou plusieurs destinataires en mode synchrone ou asynchrone. Le routage du transport peut être statique ou dynamique : l aiguillage du message se fait suivant le contenu du message ou non. L EAI réalise une communication «au fil de l eau», c est-à-dire que les messages arrivent au plus tôt au(x) destinataire(s). - La transformation : passage du format des messages sources au format cibles : o Conversion de structure : o o Figure 11 : Passage du format d une application A vers le format d une application B Conversion de type : Passage d un format de date à une autre par exemple. Transcodification : Fonctionnant pas référence croisée, il s agit d une table qui permet de faire la correspondance entre des données pour les différentes applications : PARAM APP_ID VALUE KREF_KEY Code_Pays A France 1 Code_Pays B FR 1 Code_Pays C FRAN 1 Code_Pays A Etats-Unis 2 Code_Pays B US 2 Code_Pays C USA 2 Figure 12 : Exemple d une table de transcodification LE TEXIER Nicolas 19 Etat de l art de la SOA

20 o Si l application A appelle un service en lui fournissant le paramètre «France», le service utilisera cette table pour adaptée ce paramètre à celui utilisé par les applications B ou C. Le service fait deux requêtes : une pour récupérer la valeur de «KREF_KEY» grâce aux valeurs connus du nom du paramètre (Code_Pays), de l application source (A) et de la valeur contenu dans le message (France). La requête renvoie «1». L autre requête utilise ce chiffre ainsi que le nom du paramètre (Code-Pays) et le nom de l application cible (B par exemple) pour retrouver la valeur associé à «France». La requête renvoie ici «FR». Règles élémentaires : comme la concaténation par exemple. Il n est censé s agir que de formatage, sans enrichir ni appauvrir les données. Techniquement, l EAI se compose de trois éléments : des connecteurs, un middleware orienté message et un courtier de message (ou broker) : Figure 13 : L architecture EAI simplifiée Les connecteurs applicatifs offrent la possibilité de collecter et de transmettre de l information depuis ou dans une application, quelle que soit la technologie sur laquelle cette application est bâtie. Ce sont eux qui gomment l hétérogénéité technologique du SI. Les connecteurs savent autant dialoguer avec une base de données qu avec un progiciel, que produire ou lire des fichiers. Le mapper est un composant dédié à la phase de transformation des données et il est donc utilisé au cours de l exécution des échanges. Ce sont les connecteurs applicatifs qui communiquent au mapper l information sémantique sur les formats. Le mapper trace des correspondances entre le format source et le format cible. Des opérations de calcul, de gestion de dates, de transcodification peuvent y être rattachées. Grâce au format pivot, l échange est géré sous la forme de deux demi flux : si une application venait à être modifiée techniquement, l intervention de maintenance ne se déroulera que sur un des deux demi-flux. L utilisation d une messagerie permet de supprimer la gestion de la garantie de livraison de messages des applications. Les applications peuvent alors réallouer leurs ressources à d autres opérations. Si les applications cibles ne sont pas disponibles, les messages sont conservés et ne seront distribués que lorsque les applications seront de nouveau prêtes à communiquer. LE TEXIER Nicolas 20 Etat de l art de la SOA

21 Le courtier de message va disposer de l intelligence spécifique à la gestion des échanges : - Il va intégrer le mapper et assurer les transformations, - Il assure les fonctions de routage : routage statique sur la base de règles fixes, mais également routage dynamique basé sur le contenu du message par exemple, - Il peut incorporer des fonctionnalités liées à la sécurité des informations. Là où une multiplication des fluxs interapplicatifs du point à point produit dans la durée une rigidification du SI, l arrivée des solutions EAI a apporté une rationalisation dans la zone d échange grâce à une standardisation de ces échanges. Elle a également modifié la nature des transports de données, en passant du fichier, entité dominante, globalisante et conteneur d information au message, information unitaire, contenu autonome [1]. Le couplage lâche permet une réduction des adhérences entre les applications, ce qui donne à l EAI l avantage d organiser (urbanisation) et d industrialiser la communication interapplicative : Figure 14 : Intégration d une plate-forme d échange Dans notre exemple de gestion des employés, l intégration d une plate-forme d échange type EAI permet de s affranchir de la barrière des différences technologiques des applications et de rationaliser les communications inter-applicatives (organisation mieux structurée). Dès qu un nouvel employé est enregistré dans l application RH, un message de mise à jour des données des applications Paie et Bureautique est aussitôt envoyé à travers l EAI. La communication «au fil de l eau» permet de mettre à jour le plus tôt possible les données des employés. Là où auparavant un batch mettait à jour la nuit la base Paie et là où le manager devait renseigner oralement les données au service Bureautique, l EAI permet d être plus rapide et plus adapté pour l entreprise. De manière générale, en apportant une gestion différente de la cadence et de la temporalité des échanges, elle peut accélérer certains processus critiques, au profit de la performance de l entreprise. En conservant les applications existantes, l EAI apporte une évolution au SI et non une révolution. Malgré tout, l'eai ne peut intégrer tous les processus métier : il subsiste toujours un problème d alignement entre le métier de l entreprise et son système d information. L EAI ne peut être une réponse à lui seul : sur la figure précédente, on se rend bien compte que l EAI n est qu un outil pour les communications inter-applicatives, le rôle de l utilisateur ou de son métier n est pas considéré. Par ailleurs, l 'EAI repose sur des technologies propriétaires : les éléments de l outil, notamment les connecteurs ne sont pas standardisés, ce qui complexifie la maintenance. LE TEXIER Nicolas 21 Etat de l art de la SOA

22 II.2 L architecture orientée service Nous avons vu dans le premier chapitre que la SOA était un style d architecture en plein essor depuis quelques années. Ce concept cherche à replacer l utilisateur et son métier au cœur des préoccupations du SI. Pour cela, la SOA propose un modèle à quatre couches : processus, fonctions, applications et technologies. L un des principes de la SOA est la remise en cause de la notion d application, autrefois indissociable du paysage informatique, et dont il est désormais possible de s affranchir progressivement. L application, bloc monolithique fourni clés en main, peut être vue comme un ensemble de fonctions, de services, mais liés de manière indissociable, et difficilement accessibles de manière indépendante. De plus, l application, entité technologique, offre une granularité insuffisante pour représenter le métier de l entreprise : une seule application ne suffit pas. L absence de flexibilité des applications est à l origine des difficultés de passage du métier à l IT. C est ce qu illustre la figure 15. Figure 15 : De la fonction à l application : une liaison loin d être fluide [1] Nous allons voir dans cette partie ce qu apporte le concept de service de l architecture SOA et comment elle réussit à remettre en cause cette notion d application pour un meilleur alignement entre métier et SI. II.2.A Le service, au centre de la SOA La figure 13 nous montrait qu il n existe pas de liaison simple du métier à l IT. Or la capacité à évoluer du modèle à la réalité est une condition indispensable d alignement rapide du SI. Le service réconcilie les deux visions : il est simultanément une fonction métier et une application : Figure 16 : Le service, articulation entre métier et IT [1] LE TEXIER Nicolas 22 Etat de l art de la SOA

23 Le service Un service est un élément fonctionnel qui décrit une fonction de l entreprise. La création d un client, la valorisation d un stock, un calcul de prêt immobilier sont des services. Il est caractérisé par son contrat de service, c'est-à-dire qu il doit offrir l assurance du bon fonctionnement de l activité qu il est censé opérer. Le contrat de service comprend : - Un contrat d interface qui décrit les opérations contenues dans le service et les paramètres de chaque opération. Pour exemple, le service de gestion d un produit peut contenir les opérations : creerproduit, modifierproduit, supprimerproduit,... - Des éléments de qualité et d utilisation : disponibilité, réactivité, sécurité, volumétrie, Les services peuvent être comparables aux briques Lego. Chaque brique représentant un traitement métier de l entreprise. Pris dans leur ensemble, ils assurent la logique métier. L avantage est que chaque brique est indépendante : cela assure la réutilisabilité de chaque brique pour une possible évolution. Figure 17 : Décomposition de la logique métier en briques indépendantes L administration des services est possible : une supervision rend compte de l état du service, de son statut, des logs d erreurs, Des options permettent également le load balancing. Le concept de granularité des services permet une souplesse au niveau de la conception. La granularité définit la finesse des services. Par exemple, le service «GetPersonnes» a une plus forte granularité que le service «GetNom». Les services de forte granularité possède une valeur ajoutée plus forte et sont généralement utilisés par les couches supérieures comme les IHM. En revanche, les services de faible granularité qui réalisent des activités plus élémentaires, comme l application de simples règles métier, composent les services de plus grosses granularité. Un peu de technique Les web services sont généralement les plus utilisés pour réaliser les services. Ils sont identifiés par une URI et leur interface sont décrites et appelées en XML. Voyons de quoi un service web est composé : LE TEXIER Nicolas 23 Etat de l art de la SOA

24 Les fichiers WSDL (Web Services Description Language) est un fichier standardisé qui décrit le contrat d interface du service, ainsi que le protocole de communication. Toutes les données sont au format XML. C est un format simple et déjà très intégré dans les entreprises. SOAP est le protocole standard d encapsulation des messages XML. En plus des données structurées en XML, il permet grâce aux espaces de noms et la spécification XML schéma de transmettre des données complexes en XML. Le protocole de communication le plus courant est le HTPP (Hypertext Transfer Protocol). Il est largement accepté, tolérant aux fautes et adapté aux formats textes (XML). L annuaire (Registry) et le référentiel (Repository) Dans la figure 18, le consommateur fait appel à un annuaire pour trouver la description d un service, notamment l adresse physique du fournisseur du service. La réponse de l annuaire permet à ce consommateur d invoquer le service à l adresse indiquée. L annuaire joue donc le rôle d intermédiaire qui donne la description du service, notamment son adresse. Il créée un couplage lâche entre le consommateur et le fournisseur. Comme un annuaire téléphonique, l annuaire montre son intérêt par exemple si le fournisseur de service changeait d adresse : seule l adresse de l annuaire est à modifier. En faire l économie reviendrait à modifier l adresse chez tous les consommateurs. Le schéma de fonctionnement d un échange entre un consommateur et un fournisseur de service est le suivant : Figure 18 : Fonctionnement des web services [5] L annuaire standard pour les web services est l UDDI (Universal Description Discovery and Integration). Le référentiel de service est un outil qui permet de modéliser et de répertorier les services. Il évite la prolifération de service. Pour pouvoir assembler ces briques, il faut connaître à la fois leur existence et leurs caractéristiques. Il permet ainsi la gouvernance et la réutilisation rapide et facile des services. II.2.B - Le rôle de l ESB dans la SOA. Suite à l apparition de ce concept de service, une nouvelle génération de plate-forme d échange est née : l ESB (Enterprise Service Bus). L ESB est un composant logiciel chargé LE TEXIER Nicolas 24 Etat de l art de la SOA

25 d assurer les échanges d informations entre services. Couche basse d une architecture orientée services, elle fournit des fonctionnalités comme le transport sécurisé de l information, la transformation des données de routage basé sur le contenu. Même si l utilisation des protocoles Web Services garantit l interopérabilité, tous les composants d une architecture SOA ne respectent pas nativement ces protocoles. A défaut de pouvoir faire évoluer ces composants rapidement, il faut savoir composer avec leur façon de communiquer : fichiers plats, XML, accès Base de Données, API propriétaire, C est à l ESB de gérer ces aspects [1]. Il devient par conséquent un élément essentiel de l interopérabilité de l architecture, en assurant le passage d un protocole d échange à un autre, en propageant les protocoles de sécurité, en assurant les transformations de format. Partant d ici, l ESB devient une solution proche de ce que proposait l EAI. Là où il était plus naturel d utiliser des communications asynchrones avec l EAI (pas d acquittement), la notion de service semble plus adaptée pour les communications synchrones : On s attend à la réponse d un service lorsqu on lui fait une requête. Voyons ce que provoque l apparition d un bus ESB dans notre exemple de gestion d employés : Figure 19 : l ESB dans le système d information Les fonctions «Mettre à jour les données Employés» qui étaient présentes dans trois applications différentes sont dorénavant accessibles, grâce à la mise en place de service, depuis un seul point d entrée. Il est ainsi possible de construire une IHM adaptée qui fera appel à ce service. LE TEXIER Nicolas 25 Etat de l art de la SOA

26 Grâce à sa flexibilité, l intégration de cette plate forme d échange permet de combler le fossé qu il y avait entre les utilisateurs et leurs applications. Toute la chaîne de transversalité est dorénavant prise en charge par cette solution dédiée. Ce gestionnaire de flux est le centre de ce que le Gartner Group nomme le «système nerveux d entreprise». Nous avons vu que la SOA mettait en œuvre une architecture de médiation, qui est un modèle d interaction applicative à partir de services. La décomposition des fonctionnalités métiers en briques indépendantes permet d aligner le SI sur le métier de l entreprise. II.3 Les processus métier des entreprises Le processus métier est un enchaînement logique d activités bien déterminées, ayant un objectif métier précis. Toute activité peut se décomposer en processus : il suffit pour cela de se représenter l activité de façon dynamique, c'est-à-dire dans le temps et de lister toutes les actions ou tâches nécessaires à l activité. Les processus métier sont intéressants car ils apportent de nombreuses réponses aux enjeux et aux problèmes auxquels sont confrontées les entreprises. Ils permettent par exemple d optimiser le temps d activation d un service client, facteur différenciateur d un fournisseur télécom ; d assurer la traçabilité des opérations engagées dans une opération bancaire, nécessité réglementaire absolue des établissements financiers ; de normaliser les pratiques et les procédures, problématiques des grands groupes internationaux ; d optimiser la productivité ; etc Pour se représenter cette avancée, on peut penser aux progrès enregistrés par la production industrielle au cours du siècle dernier lorsqu elle a mis en place la chaîne de production, le cœur du processus de production [1]. Sur l exemple de l arrivée du nouveau collaborateur dans son entreprise, on observe que le processus d accueil est un processus bien défini, et qu il met en jeu des organismess indépendants : RH, Paie, DSI, Cette situation demande beaucoup de démarches : les acteurs se transmettent des formulaires manuellement appliquant une méthode empirique utilisée depuis longtemps. Cette méthode montre une certaine lenteur pour le nouveau salarié. De plus, le manager RH a peu de moyen de pilotage pour optimiser le processus d accueil. Nous allons voir dans cette partie comment mettre en pratique la gestion des processus métier et quel bénéfice on peut en tirer. II.3.A Le Business Project Management (BPM) Le BPM est une approche de gestion des processus métier, centrée sur la gestion de l information qui y circule. Il repose sur les principes fondateurs suivants [1]: - Une stratégie d amélioration continue selon un cycle de modélisation (décrire), d automatisation (exécuter) et de supervision (mesurer) des processus métier ; - Une organisation processus, définissant les rôles, responsabilités et compétences nécessaires à la mise en œuvre, à l exécution et au pilotage des processus. - Une méthodologie permettant d outiller la démarche processus selon le cycle d amélioration continue et l organisation processus ; - Des outils logiciels conférant une couche processus métier au SI. Le BPM constitue une démarche qualité, une méthode de management et une veine technologique. LE TEXIER Nicolas 26 Etat de l art de la SOA

27 Si on reprend notre exemple d accueil du collaborateur, l idée du BPM est d automatiser le déroulement du processus d accueil du collaborateur pour que l entreprise puisse le piloter, le maîtriser et l améliorer. Comme les processus métier sont souvent transverses au SI, nous pourrons alors utiliser une plate-forme d échange pour lancer des fonctions métiers. La présence d un ESB peut être utilisée par les tâches automatisées par simple appel d un service pour effectuer des traitements sans intervention humaine : stockage de données, requête sur des tables, Concrètement, on décrit le processus dans un workflow : on y place les activités mises en jeu, les données qu elles s échangent et la logique qui les régit. Ces activités sont soit automatisées et l appel à un service métier suffira, soit elles nécessitent l intervention humaine. Chaque utilisateur intervenant dans le workflow possède une corbeille de tâches. Si le workflow nécessite l intervention d une personne, la tâche lui est affectée. La personne ouvre la tâche et traite la demande. Il est possible de créer une IHM adaptée à la tâche. Le processus d accueil du collaborateur peut maintenant être mis en place : Figure 20 : le BPM au service du métier de l entreprise Décryptons ce schéma. A l arrivée d un nouveau salarié, une personne du service RH lance le processus «Process Accueil Collaborateur» en ouvrant une IHM approprié. Pour cet exemple, considérons que l IHM consiste en un formulaire demandant les données sur le nouvel employé. Le processus est lancé. La deuxième étape est une activité automatisée qui reçoit en entrée les données sur l employé en sortie de la première activité. L activité (applicative) fait appel à un service de l ESB. Ce service se chargera de mettre à jour les Bases de Données des services RH, Paye et DSI. Lorsque le workflow arrive à la troisième activité, une tâche est mise en attente dans la corbeille de tâche du service Paye. Un membre du service l ouvre et une IHM adaptée à cette activité s affiche. Cette IHM lui demande de mettre à jour les données bancaires du nouveau salarié. Sur l exemple, le formulaire «Web Form Paie» communique directement avec la Base LE TEXIER Nicolas 27 Etat de l art de la SOA

28 de Données «Employé Data» du service Paye : il se peut pour une raison de performance que les données de l IHM soient directement envoyés à un service web pour ne pas que les données transitent dans les workflow. Les données transitant entre les activités du workflow n étant plus que des données pour soit identifier l état du processus, soit être utilisées dans sa logique d enchaînement. La communication entre l IHM et la BdD aurait pu également se faire via un service web. Après la dernière étape, similaire à la troisième, le processus d accueil du nouveau collaborateur est terminé : il est correctement inscrit. Le BPM présente trois atouts essentiels [1]: - Une amélioration significative de l alignement entre métier et IT ; - Une ouverture importante au changement continu ; - Une participation forte à la globalisation du SI. II.3.B Les enjeux de la gestion des processus métier Voyons quelle est la pertinence de la mise en place d une gestion des processus métier [1]: Efficacité et efficience Le premier terme désigne un taux de réussite : si un vendeur vend beaucoup. Le second terme représente son efficacité : si le vendeur vend rapidement. Du point de vue de la performance des processus métier, l efficacité témoigne de la valeur créée par le processus et l efficience du coût engendré. Pour améliorer ces indicateurs, il faut s assurer que le travail réalisé tout au long du processus est optimal, c'est-à-dire qu il n y a ni perte d énergies, ni perte de temps. Dans notre exemple, on améliore l efficience en portant attention aux tâches sans valeur ajoutée (saisie informatique), aux redondances de tâches dues à une mauvaise organisation (plusieurs MàJ), à un outillage inadapté (IHM), à un manque de coordination (passage manuel de formulaire d un département à un autre), à un manque de clarté dans le processus. Pour l efficacité, une bonne maîtrise des processus métier permet d améliorer l organisation, la collaboration et la qualité. L efficacité rimant avec rigueur. Productivité et performance La productivité est synonyme de croissance et de résultat. La performance représente la rapidité de production. La productivité va souvent de pair avec la performance. Pour être plus productif, il faut maîtriser les processus de production de bout en bout. Ainsi, une bonne gestion des processus métier permet d améliorer ces deux notions. Contrôle et visibilité Les processus tournent sur un moteur de workflow. Ainsi, ce moteur contient la situation de chaque processus en cours. Il est ainsi possible de superviser les processus métier. C est le domaine du Business Activity Monitoring (BAM). L objectif du BAM consiste à s assurer de la performance des processus métier en rassemblant les données techniques nécessaires, à les compiler et à les présenter via une solution de reporting. Les données de performances peuvent être le temps moyen d attente dans une corbeille de tâche ou la durée moyenne de traitement d une tâche. Dans l exemple précédent, le manager qui souhaite voir où en est le processus d accueil du nouveau collaborateur disposera de l outil nécessaire pour voir si une activité est en attente ou s il se présente un problème. Il pourra alors LE TEXIER Nicolas 28 Etat de l art de la SOA

29 agir en conséquence et avertir le service Paye par exemple qu une tâche est en attente depuis quelques temps. Les éditeurs de solution BPM fournisse en général une solution standard BAM pour superviser et exécuter les processus. Conformité La mondialisation économique s accompagne d une recrudescence de réglementations. L application de réglementation pour respecter des directives européennes, américaines, ou pour obtenir une norme passe par la mise en conformité des activités métier, donc par la conformité de ses processus. La décomposition du travail offerte par l approche processus facilite la mise en conformité de toute l activité. Standardisation La standardisation vise à uniformiser les pratiques au sein de l entreprise et de ses entités. Il est important pour le management de pouvoir se référer à une base de travail commune à toutes les entités qui sont sous sa responsabilité. Les processus sont alors des candidats idéaux à la standardisation, car ils décrivent des modes opératoires, ils définissent comment travailler. L introduction de BPM dans le SI de l entreprise permet un gain de temps certain : d une part les processus métier de l entreprise sont modélisés et peuvent être exécutés et d une autre part, la transmission des informations nécessaires entre les acteurs des processus est automatique. Le BPM est un excellent outil pour replacer le métier de l entreprise au cœur de son SI, il s agit donc d un excellent levier pour la croissance des entreprises. Le nouveau collaborateur dans l exemple précédent peut donc dorénavant être accueilli facilement et rapidement car on donne à chaque acteur de l entreprise la tâche qu il doit faire. La mise en place des processus métier sur un support concret (l informatique) a permis de créer des outils adaptés de supervision. Le suivi ainsi que l amélioration des performances des processus grâce à des indicateurs sont possibles. LE TEXIER Nicolas 29 Etat de l art de la SOA

30 Chapitre III : La SOA dans les projets de Logica LE TEXIER Nicolas 30 Etat de l art de la SOA

31 III.1 Les e-services d une collectivité locale Cette collectivité locale est une communauté urbaine qui regroupe plusieurs communes centrées sur une ville. Cette communauté gère notamment une partie du SI de cette ville. Dans l optique de simplifier certaines démarches administratives pour les usagers et les agents administratifs, cette collectivité s est lancé dans la mise en place d une plate-forme de services administratifs en ligne ou e-services (inscription aux listes électorales, inscription à la piscine, à la bibliothèque municipale, au musée, ). III.1.A Le dialogue compétitif Ce projet doit permettre à toute personne de réaliser des démarches administratives depuis son navigateur internet. Le système actuel mis à disposition des citoyens permet de remplir des formulaires web qu ils doivent imprimer et envoyer par voie postale à l administration. L objectif ici est donc la dématérialisation complète du processus : les futures démarches n obligeront plus les utilisateurs à envoyer ou à porter des documents papiers à l agent administratif. Ce système rend les démarches plus rapides, plus fiables et moins chères pour l utilisateur et pour la collectivité. Afin de réaliser cette plate-forme d e-services, cette collectivité a lancé un appel d offre auquel Logica a répondu. Dans ce cadre, un prototype de plateforme a été mis en œuvre. Ce prototype devait répondre à des impératifs : Gérer les écarts de disponibilités entre Front-Office et Middle-Office La plateforme e-service permet de réaliser des démarches administratives par Internet. Les utilisateurs s attendent donc à un service disponible 24h/24 et 7j/7. Or, toute une partie du SI de la collectivité n offre pas cette disponibilité. Son exploitation est assurée 7h par jour, 5j/7. Par conséquent il est nécessaire que la partie frontale de la plateforme e-services, ou Front- Office soit hautement disponible, tout en étant connectée avec une partie du côté de la collectivité (le Middle Office) qui n est pas hautement disponible. Pour satisfaire cette exigence, il est donc nécessaire que la communication entre Front-Office et Middle-Office soit asynchrone. L intégration avec les applications Back-Office Une fois que les messages sont passés du Front-Office (FO : éléments physiques et logiciels mis en place entre l utilisateur et le système de stockage des messages) au Middle- Office (MO : regroupe les éléments entre l extrémité du système de stockage de messages et l IHM de l agent), les messages, s ils sont validés, transiteront du MO au Back-Office (BO : les applications métier de traitement et de sauvegarde des données). Ces applications du BO peuvent avoir des technologies différentes. La plate-forme e-services doit pouvoir communiquer avec toutes ces technologies. III.1.B Le prototype pour la collectivité S agissant d un prototype, le seul cas de traitement des inscriptions sur les listes électorales en ligne était à réaliser. Le processus est le suivant : un internaute se connecte au site de la collectivité et accède à la page des services en ligne. Il sélectionne l inscription sur les listes électorales. Il remplit les différents champs (nom, prénom, adresse, ) et accède à une page lui permettant de choisir des documents informatisés à joindre à sa demande (certificat, passeport, ) LE TEXIER Nicolas 31 Etat de l art de la SOA

32 Après validation, la demande de l internaute est transmise à un service administratif (MO) qui est chargé de vérifier la validité de la demande. L agent de contrôle envoie un message à destination de l usager pour lui faire connaître l état (acceptée ou refusée) de sa demande. Lorsque la demande est acceptée, elle est traitée par les applications métier (BO). L architecture recherchée est la suivante : Figure 21 : l architecture cible du prototype [2] La mise en œuvre du prototype était réalisée par deux entreprises : - Génigraph, basée à Toulouse, s occupait des parties portail (jaune) et e-services (bleu), - Logica connectait le FO avec le MO (framework médiation en vert). Les collaborateurs de Génigraph ont mis en place ces frameworks sur un serveur JBoss. La partie portail est mise en place avec Jahia tandis que la partie services web est proposée grâce à un produit interne appelé e-citiz. Les pièces jointes aux demandes d inscription sont encodées en base64 dans le FO pour le transport et sont décodées dans le MO. III.1.C La gestion des messages La solution technique pour pallier à l indisponibilité du MO est la mise en place d un ESB contenant un bus de message entre le FO et le MO. Ce bus de message transportera toutes les LE TEXIER Nicolas 32 Etat de l art de la SOA

33 demandes entre le poste de l utilisateur et le poste de l agent administratif et sera en mesure de les stocker. Le produit OpenESB de Sun fonctionnant avec l IDE NetBeans a été retenu pour réaliser ce prototype. Bien qu aucune compétence sur ce logiciel n était présente dans l entreprise au début du prototype, il a été choisi pour sa gratuité et pour offrir de nouvelles possibilités techniques à la cellule SOA de Logica : cela permet d être compétent sur plusieurs produits afin d être en adéquation avec les attentes des clients. OpenESB est un outil qui propose de composer graphiquement les services : il s agit de décrire par des objets graphiques le contenu du service. OpenESB attribue un fichier wsdl a chacun des connecteurs (fichiers, BdD, ) que le service utilise. Ces fichiers sont propres à OpenESB car ces fichiers wsdl décrivent habituellement les web services. Les éléments les plus utilisés sont : receive, invoque et assign. Le premier permet de recevoir les données lorsque le processus du service est appelé. Le second lance les wsdl propre à OpenESB. Le dernier permet de faire un mapping entre les données gérées par le processus : il est alors possible de faire des traitements sur les données. Il est également possible de mettre en place des règles de programmation sur les activités : conditions, boucles, gestion des erreurs, Les services sont ensuite déployables sur un serveur d application. Glassfish est le serveur standard pour l IDE NetBeans. L objectif du prototype pour Logica était de proposer une plate-forme de médiation qui reçoive des messages du FO et qui les transmette vers le MO. Le principe de fonctionnement de la plate-forme est le suivant : Figure 22 : Détail de la plate-forme de médiation [2] LE TEXIER Nicolas 33 Etat de l art de la SOA

34 1 er demi-flux Ce premier demi-flux est lancé par appel d un service web qui transmet toutes les informations de l utilisateur vers une file d attente JMS. Cette file d attente (Java Message Service) permet d envoyer et de recevoir des messages de manière asynchrone, ce qui est tout à fait adapté à notre objectif. Des gestions d erreurs encadre ce processus et informe l utilisateur dans le cas où un problème intervient. 2 ème demi-flux. Le second demi-flux est géré par un scheduler qui lance de façon périodique (plusieurs dizaines de secondes) le service web. Ce service réalise d abord un ping sur le MO pour connaître son statut. Si le ping n obtient pas de réponse, le processus du service prend fin. En revanche, si le MO répond, le service se poursuivra par l envoi des messages vers le MO. Pour cela, il lancera une fonction qui lui retournera le nombre de message présents sur la file d attente JMS. Une boucle est lancée envoyant à chaque itération un message codé en base64. La fin de la boucle équivaut à l absence de message sur la file d attente. Les fonctions permettant le ping, l encodage et le comptage du nombre de messages sur la file sont réalisés en JAVA. Le prototype m a servi d appui pour m initier aux ESB. OpenESB est un logiciel libre qui possède une solide communauté de développeurs. Grâce aux tutoriels disponibles sur le net, on peut facilement démarrer avec cet outil. Il s agissait ainsi d une porte d entrée intéressante pour l apprentissage de la SOA. Après m être imprégné d OpenESB et après avoir consulté ces tutoriels et les sources du prototype, j ai eu l occasion de monter en compétence sur les produits de l éditeur Tibco. J ai ainsi pu comparer avec l ESB proposé par ce spécialiste de la SOA. Disposant des sources du prototype d OpenESB, j ai créé un exemple pratique en utilisant l ESB de Tibco. Cela m a permis de m habituer : - A l environnement de développement de Tibco sur les ESB : designer, administrator, - Aux standards des web services : WSDL, schéma XML, namespaces, - Aux transformations de schéma XML vers un autre schéma XML suivant un fichier XSL, Par la suite, le stagiaire qui avait participé à ce prototype est monté en compétence sur l ESB de JBoss. Il a ainsi été possible de comparer les ESB de Sun, de Tibco et de JBoss. Une matrice sur les ESB sous forme d un fichier Excel a été remplie suivant plusieurs critères. Le résultat facilitera dans l avenir le choix d un ESB suivant les types de projet. III.2 L architecture du SI d une société d assurance Pour des raisons de confidentialités, l entreprise client de Logica sera appelé par la suite dans ce rapport «société S». La société S propose à ses clients des contrats d assurance-vie et de prévoyance (assurancesdécès). Cette société dispose d une application dans son système d information pour la gestion des produits et de ses clients. Elle a pour projet de faire évoluer cette application. LE TEXIER Nicolas 34 Etat de l art de la SOA

35 III.2.A Analyse de l existant La première partie du projet consistait en un POC (Proof Of Concept). Il s agit de créer un prototype pilote permettant de faire «la preuve du concept» : cette version limitée sera testée et son fonctionnement pourra alors être entériné. La validation du prototype sera la clé pour poursuivre le projet. L introduction de workflow était au cœur du projet : Logica devait modéliser, c'est-à-dire expliciter et structurer les métiers de la société S via les processus. La définition du métier permettait la structuration des échanges, la normalisation des pratiques ainsi que l explicitation des modes opératoires. Le prototype était chargé d implémenter le processus de souscription du contrat. Ce processus consiste actuellement en une application utilisée par les courtiers : les CGPI (Conseiller en Gestion de Patrimoine Indépendant). L adhésion à un contrat se déroule en plusieurs étapes : l accueil et la souscription du client, puis la saisie des informations générales sur les contrats et des bénéficiaires : Figure 23 : Capture d écran d un des formulaires de l application de la société S [2] Vient ensuite la saisie des supports du contrat ainsi que leur répartition. Une synthèse fait le récapitulatif de toutes les saisies. L application est disponible pour tous les conseillers depuis leur navigateur internet. Du code Javascript permet le contrôle de surface : validateur, vérification de règles simples, Le client communique avec le serveur WEB grâce au protocole de communication sécurisé standard : HTTPS. Le serveur est une application Java/struts. Il communique avec les MainFrame grâce à des Web services, des appels directs et des API. L architecture est basée sur le modèle MVC struts. LE TEXIER Nicolas 35 Etat de l art de la SOA

36 III.2.B La modernisation du SI L objectif du projet pour cette entreprise était d aligner leur système d information sur le processus métier de l entreprise. Cet alignement passait par la réutilisation de l existant. La mise en place d une architecture SOA permet justement de suivre ces processus métier qui impliquent plusieurs organisations et applications. Les utilisateurs auraient alors à leur disposition une interface adaptée à leurs activités. La réponse à cet objectif passe par l intégration d un outil BPM et ESB dans le SI : Figure 24 : Architecture cible du prototype pour [2] Les DSI sont attentifs aux technologies du marché. Leur volonté de suivre le marché et de moderniser leur SI est compréhensible, vu les avantages d une veille technologique. L adoption de cette architecture standard à l avantage de découpler les briques entre elles. Les outils utilisés étaient ceux de Tibco. Les licences étaient prêtées par cet éditeur pour ce prototype. Un consultant de Tibco conseillait d ailleurs sur place sur la bonne utilisation des outils. Le travail préalable du prototype consistait à prendre en compte l organisation de l entreprise : comprendre la structure du Back-Office, identifier les équipes/acteurs et observer les modes de distribution des tâches. Il s agit de la première phase dans la mise en place d une solution BPM. Cela sera utile pour le paramétrage de l outil final. Poste de travail orienté «traitement» Dans cette étape, il s agissait d outiller les utilisateurs sur des situations de travail. Dans le prototype, cela passait par la reprise et l adaptation des IHM déjà existantes. Les processus métier étaient modélisés et intégrés dans un moteur de workflow. Business studio de l offre Tibco iprocess était l outil utilisé pour cette étape. Au final, cette étape offre une rationalisation et une définition claire des processus : il est possible de contrôler les règles de circulation et de traitement des dossiers, de définir les LE TEXIER Nicolas 36 Etat de l art de la SOA

37 performances prévues d une procédure et les seuils d alerte et enfin de disposer d une meilleure qualité de décision. L outil BAM mis à disposition pour superviser les processus métier permet l administration et la répartition des charges : gérer les horaires et les agendas et observer les files d attente pour ajuster les charges de travail. Cet outil offre une plus grande flexibilité. Mise en place d un ESB L introduction d une plate-forme de médiation permettait une rationalisation des communications avec les applications métier de la société S. Il s agissait de centraliser et de mutualiser des fonctions génériques permettant l orchestration des processus établis dans l étape précédente. Cette rationalisation est la clé d entrée pour le pilotage des processus transverses à plusieurs applicatifs. La flexibilité offerte par la plate-forme permet également de s adapter plus rapidement aux nouveautés du marché avec l introduction de produits ou services nouveaux. Elle facilite les reconfigurations occasionnées par l évolution du métier, les contraintes réglementaires, les fusions, Il s agissait de réutiliser les web services, déjà existants dans l application, utilisés pour les communications avec l infrastructure technique. Les API et les appels directs aux Mainframe ont été introduits dans des services grâce au logiciel designer de l offre BusinessWorks de Tibco. III.2.C La gestion du multicanal Le multicanal est l ensemble des moyens (des canaux) pour atteindre un client, par exemple. Utilisé par les entreprises, il permet d atteindre le plus de clients possible. On retrouve les canaux impersonnels comme la TV, la radio, l affichage qui délivrent un message indifférencié à toute la population. Au contraire, certains canaux comme le contact direct ou le téléphone ont la capacité des fournir des messages personnalisés. Entre les deux, on retrouve les canaux comme les sites web ou le courrier destinés à des populations cibles. [3] L utilisation de tous ces canaux offre une plus grande interaction avec le client, ce qui permet d augmenter l efficacité des processus et ainsi réduire les coûts. Le multicanal peut également contribuer à la croissance de l entreprise en étendant le marché et la gamme des clients et en améliorant la capacité d adaptation et la souplesse de l entreprise [3]. Le multicanal dans le prototype pour la société S L intégration de la possibilité de faire du multicanal était également un des objectifs du projet. L idée partait de l hypothèse que si un nouveau partenariat devait se créer entre la société S et une autre entreprise, cette dernière devrait avoir la possibilité de réutiliser l application et les processus métier à sa manière : - En y apportant sa propre charte graphique, - En modifiant facilement l ordre des étapes des processus métier. Le multicanal : domaine privilégié pour la SOA Le problème qui peut se poser lorsqu une entreprise utilise le multicanal est similaire au problème rencontré dans le chapitre II par les entreprises ayant des services/départements qui possèdent leurs propres applications adaptées à leurs besoins : chaque canal s est construit petit à petit, comme le SI et chaque canal peut avoir sa propre application avec sa propre Base de Données contenant les informations sur les clients. LE TEXIER Nicolas 37 Etat de l art de la SOA

38 Or certains services de l entreprise, comme les commerciaux où les équipes marketing qui souhaitent faire du ciblage et s adapter à leurs clients pour faire une communication personnalisée se retrouvent confrontés à autant de Base de Données qu il y a de canaux. Figure 25 : Le multicanal géré de manière désordonnée La solution consiste à construire un référentiel Client associant de manière intelligente toutes les bases de données comportant des informations sur les clients. Couplé à ce référentiel, la mise en place d une plate-forme d échange comme un ESB offre un ensemble de services qui permet l acquisition, le contrôle et la diffusion des données entre application. Figure 26 : Le multicanal, maîtrisé par l entreprise Le référentiel client permet de disposer de données client complètes et cohérentes. La gestion de ce référentiel est complexe et représente un domaine à lui tout seul. Le Master Data Management (MDM) permet ainsi la mise en œuvre de «sources uniques de vérité» des données de référence garantissant l unicité (pas de doublons), la qualité (complétude, LE TEXIER Nicolas 38 Etat de l art de la SOA

39 exactitude, conformité), la cohérence (pas d information conflictuelle) et l intégrité (pas de donnée manquante) de chacune d entre elles. L utilisation d une plate-forme de médiation offre un ensemble de service pour restituer la bonne information aux bonnes personnes. Les IHM des utilisateurs sont des applications composites adaptées aux besoins de chacun : par exemple, l équipe marketing aura à disposition un outil adapté à l amélioration des campagnes marketing et le service gestion pourra facturer plus facilement les services et produits aux clients. Le prototype pour cette entreprise est une bonne introduction pour voir ce que deviennent en pratique les problématiques que cherchent à résoudre les architectures SOA. Les premiers pas du prototype m ont permis de me donner un premier aperçu de la démarche à suivre et des méthodes employées pour démarrer un projet de cette envergure. Malheureusement, l équipe technique de la société S étant basé à Brest, la réalisation concrète du prototype s y déroulait là-bas. J étais censé épauler un collaborateur de Logica en déplacement dans leurs locaux. La distance ainsi que le bon déroulement des actions sur le prototype ne m ont pas permis d être aussi impliqué que je l aurais souhaité. III.3 Les applications composites Tailler les IHM des utilisateurs sur mesure en fonction de leur métier. Voila le principe des applications composites. Comme son nom l indique, le Composite Application Framework (CAF) offre la capacité de n avoir que dans une IHM le regroupement de plusieurs applications environnantes par des services. III.3.A Le principe Le monde du logiciel regroupe quatre catégories : les IHM (portail, web), les ERP, les MainFrame et les NTI/J2EE/.NET. Nous nous sommes pour le moment intéressés uniquement au dernier domaine. Les ERP et les MainFrame pouvant être correctement intégrés au SI grâce aux connecteurs d un ESB. La SOA, nous l avons vu modernise et urbanise le SI pour l aligner sur le métier de l entreprise : elle a bouleversé les méthodes d intégration applicative (ESB) et les méthodes d intégration d étapes manuelles et applicatives dans un processus transverse automatisé (BPM). La SOA, replaçant l utilisateur final au cœur du SI, bouleverse la première catégorie : les IHM. Les DSI ont tous les jours besoin de répondre très vite à des demandes complémentaires qui contredisent ou complètent les applications achetées. Ces besoins sont souvent exprimés par des utilisateurs finaux dont les besoins métiers évoluent rapidement. En effet, si pour un comptable, le processus d'enregistrement de facture est probablement assez stabilisé, il n'en va pas de même pour un responsable commercial qui doit adapter immédiatement son offre et son mode de commercialisation aux impératifs du marché [4]. Dans le deuxième chapitre, nous avons vu que pour mettre à jour les bases de données du service RH, Paie et DSI, il était nécessaire d utiliser trois applications différentes. Les utilisateurs étaient alors confrontés aux problèmes suivants [2]: - Obligation de saisir les mêmes informations dans chaque application - Nécessité de s adapter aux différences des applications (syntaxe, processus et règles de gestion, ergonomie) LE TEXIER Nicolas 39 Etat de l art de la SOA

40 - Difficulté voire impossibilité d avoir une vision d ensemble de l information répartie entre les applications. La solution adoptée était de construire des services web interconnectés avec les applications métier concernées grâce à une plate-forme d échange (ESB). Il ne reste plus qu à construire une IHM, parfaitement adaptées aux besoins des utilisateurs qui feront appels à ces services web. Figure 27 : 1 fonction = 1 IHM = n applications [2] Leur utilité réside dans leur agilité : ils sont capables de mettre très rapidement à la disposition d un utilisateur une nouvelle fonctionnalité sans se lancer dans des développements lourds. Le CAF est comparable aux portails. Le portail est une agrégation de portlets, très isolés : il s agit juste d un assemblage de présentations. Le CAF en revanche agrège les données de chaque application et applique sa propre présentation. Deux problèmes se posent aujourd hui lorsqu il y a mise en place d une solution CAF : - Chaque application peut disposer de ses propres identifications utilisateur (identifiant et mot de passe) : l application composite est donc censé gérer chaque identification, ce qui représente une lourdeur. Pour des raisons de sécurité, il n est pas envisageable de regrouper tous les identifiants dans une seule base comme pourrais le faire une table de transcodification. De même, la composition de service entraîne souvent la propagation des données de sécurité. - Tous les contextes des applications ne peuvent être partagés entre les applications, chaque contexte étant propre à l application. LE TEXIER Nicolas 40 Etat de l art de la SOA

41 III.3.B La mise en place d un prototype. Pour avoir un aperçu et mettre en pratique les possibilités d une application composite, j ai développé un prototype. Ce dernier est donc une IHM qui permet de gérer plusieurs applications. Les outils utilisés sont ceux de l éditeur Tibco. Les services ont été développés grâce à leur offre BusinessWorks (BW) et l interface grâce à General Interface (GI). BW est un ensemble de logiciels qui permet de créer, déployer, gérer et optimiser des services. GI est un outil permettant la création d IHM. Conçu dans l esprit SOA, il intègre naturellement les appels à des services. Les fichiers qu il crée sont au format XML. L outil intègre facilement les feuilles de styles CSS, les codes Javascript, L objectif du prototype était à la base de proposer une IHM qui fasse des appels de service. Un des services devant utiliser une table de transcodification. Le résultat est le suivant : Figure 28 : Capture d écran d une application composite L écran rassemble quatre applications : une sur la gestion de personnes, une sur les métiers et deux sur les monuments. La table de transcodification jouant son rôle sur cette dernière application. Ce prototype a bien sûr eu pour avantage d être une application pratique des outils, mais surtout, il met en avant tout les avantages d une application composite : - La mise en place de cette solution est très rapide : dans GI la majorité des actions du développeur est graphique. Les assistants et l utilisation de «glisser-déposer» rendent l outil très intuitif. - L IHM est construit en fonction du métier de l utilisateur. Les exemples ici sont quelconques, mais on pourrait imaginer une IHM destiné à un magasinier qui intègrerait la liste des stocks de produits disponibles, le formulaire de commande des fournisseurs et un autre formulaire pour gérer la distribution. Chaque partie étant reliée à une application. L IHM donne au magasinier l outil ergonomique nécessaire pour l aider dans son métier. LE TEXIER Nicolas 41 Etat de l art de la SOA

42 - L IHM agrégeant des éléments de données, il est tout à fait possible de construire le design selon l entreprise, ses utilisateurs, Dans l exemple sur la gestion des monuments, la saisie d un nouveau monument permet l enregistrement dans deux applications. Issu de la fusion de deux bases de données par exemple, il est nécessaire que la sauvegarde se fasse dans les deux applications. La création d un service recevant les données de l IHM et les adaptant à ces applications permet de gommer toute complexité. Ici, pour mettre en évidence l interopérabilité, ce sont une base SQL Server et une base MySQL qui ont été créés. La table de transcodification est ici une table : Figure 29 : Table de transcodification sous SQL Server Il aurait été possible également d utiliser une table de transcodification propre à Tibco qui le propose en plug-in pour son logiciel de conception de service. Un des avantages est que l on peut définir la valeur (France Etats-Unis) qui sera utilisé par l IHM. Elle est indépendante des valeurs utilisées dans les applications. Un autre avantage réside dans les possibilités d évolution : il suffit de rajouter une ligne à la table ou de la modifier sans aller modifier des lignes de code. LE TEXIER Nicolas 42 Etat de l art de la SOA

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