Avoir le nombre d enfants qu on veut, quand on veut? La natalité française résiste... malgré le pessimisme ambiant

Save this PDF as:
 WORD  PNG  TXT  JPG

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Avoir le nombre d enfants qu on veut, quand on veut? La natalité française résiste... malgré le pessimisme ambiant"

Transcription

1 Réseau national des bservatoires desfamilles DÉSIR D ENFANT I RÉSEAU NATIONAL DES OBSERVATOIRES DES FAMILLES 1 Désir d enfant Note de synthèse n 6 Edito François FONDARD Président de l UNAF Avoir le nombre d enfants qu on veut, quand on veut? Dans son ouvrage, Le recul de la mort, paru en 2006, le sociologue Paul Yonnet mettait le désir d enfant au cœur des transformations de l individu contemporain. La maîtrise des naissances et celle de la mortalité infantile font aujourd hui de l enfant le résultat d un désir : cet enfant désiré est un individu d une nature nouvelle. Face à cette transformation anthropologique capitale, l objectif de cette enquête de l Observatoire des Familles a été d essayer de comprendre ce phénomène social majeur qu est le désir d enfant et de mieux éclairer les conditions concrètes de sa réalisation. La natalité française résiste... malgré le pessimisme ambiant Les Françaises ont en moyenne 2,01 enfants, niveau le plus élevé depuis la fin du baby-boom : ce taux de fécondité place la France au second rang des pays de l UE les plus performants en matière de fécondité, bien loin devant l Italie, l Espagne ou l Allemagne autour de 1,3. La fécondité est maintenue notamment grâce aux femmes de plus de 30 ans et surtout à celles de plus de 35 ans. Ce dynamisme des naissances en France révèle un désir fortement répandu de donner la vie, un désir qui parvient, au moins partiellement, à se traduire dans les faits. Il est d autant plus étonnant qu il semble en contradiction avec l image d un pays déprimé, pessimiste et peu confiant dans son avenir. Les clefs et les obstacles de la concrétisation du projet d enfant Au-delà de l expression d un désir d enfant, cette enquête nous permet de mettre en évidence les préalables, les obstacles et les incitations que les individus identifient comme déterminants dans leur décision de concrétiser leur projet. Les incitations renvoient notamment à la politique familiale, dont l un des objectifs est d appuyer la réalisation de ce désir d enfant. Pour autant, y a-t-il un écart entre l idéal recherché et la réalité? La politique familiale encourage-t-elle effectivement les couples dans l accomplissement de leur projet d enfant? Quelle politique familiale semblerait la plus efficace pour réaliser cet objectif? Quelles pistes pour l action publique et associative L enquête a permis d interroger les couples sur des éléments sociologiques qui permettraient de comprendre la décision d avoir un enfant : mobilité géographique, stabilité du couple, ampleur des solidarités familiales, écart d âge souhaité entre les enfants, calendrier prévu et effectif des naissances Pour être au plus près des familles concernées, nous avons ciblé les ménages en situation d avoir des enfants. Les précieux résultats de cette enquête doivent alimenter la réflexion de tous ceux qui concourent à proposer des réponses adaptées aux familles. Décembre 2013

2 2 RÉSEAU NATIONAL DES OBSERVATOIRES DES FAMILLES I DÉSIR D ENFANT familles participantes Enquête nationale : UNAF MÉTHODE Cette enquête, menée d avril à juin 2012, repose sur un échantillon de adresses sélectionnées aléatoirement parmi les ménages allocataires des CAF vivant sur l ensemble du territoire français métropolitain. Au 31/12/2011, ils ont au moins un enfant à charge et au moins l un des s est âgé de moins de 43 ans au moment de l enquête. Par ailleurs, le questionnaire a été administré par les UDAF et URAF membres du réseau des observatoires des familles. Au total, ce sont familles qui ont été interrogées avec un taux de retour moyen d environ 15 % familles ont répondu au questionnaire. La présente synthèse compare les données nationales aux extrêmes départementaux. Les parenthèses indiquent le département qui obtient la proportion minimale et celui qui obtient la proportion maximale. Enquêtes régionales : Alsace, Auvergne, Haute-Normandie, Limousin. Enquêtes départementales : Aube (10), Calvados (14), Charente-Maritime (17), Doubs (25), Jura (39), Loire (42), Manche (50), Morbihan (56), Nord (59), Oise (60), Orne (61), Pas-de-Calais (62), Haute Saône (70), Somme (80), Territoire de Belfort (90), Hauts-de-Seine (92) Caractérisques de familles répondantes à l enquête nationale Âge du répondant Type de famille Sexe du répondant 19% 16% 10% 7% 36% 29% 90% 93% - de 30 ans 30/34 ans 35/39 ans 40/43 ans En couple Seul Femme Homme Nombre d enfants Nombre d années de vie commune avec le actuel Profession et catégorie socioprofessionnelle (PCS) de la personne de référence du ménage 27% 49% 24% 60% 3% 11% 26% 4% 32% 40% 24% Un enfant Deux enfants Trois enfants et plus - de 3 ans Entre 3 et 6 ans Entre 6 et 10 ans 10 ans et plus Employé, ouvrier Profession intermédiaire Agriculteur, chef d entreprise, cadre, ingénieur... Sans activité professionnelle

3 DÉSIR D ENFANT I RÉSEAU NATIONAL DES OBSERVATOIRES DES FAMILLES 3 Désir d enfant : Fondements et préalables du projet familial Le désir d enfant : un projet lié au désir de fonder une famille Une grande majorité de répondants : 85 % (78 % Manche et 87 % Eure) font le lien entre «avoir un enfant» et «fonder une famille». A travers le désir d enfant, c est bien l objectif de construire une famille qui est présent. Pour 68 % (63 % Nord et 72 % Calvados) des répondants, avoir un enfant permet «d aimer et être aimé». Pour 42 % des répondants (36 % Doubs et 48 % Manche) c est une source d épanouissement personnel. Le croisement de ces trois réponses majeures révèle qu avoir un enfant permet de créer une cellule de solidarité centrée sur la protection et le bien-être de chacun, dans la durée. En revanche, les raisons centrées sur la famille comme «institution» sont beaucoup plus faibles : la transmission du nom (7 %) comme celle du patrimoine familial (5 %) sont marginales par rapport aux raisons proprement liées aux individus. Paul Yonnet 1 étaye avec précision cette irruption, historiquement située, d un désir d enfant pour lui-même, déconnecté d arrière-plan institutionnel : «un désir d enfant qui n a plus rien à voir avec la transmission patrimoniale, les nécessités de la reproduction sociale, le souci de conserver un nom, de perpétuer la trace d une lignée, un désir d enfant qui est au-delà et d un ordre radicalement différent.» 1 Paul Yonnet, Le recul de la mort- l avènement de l individu contemporain, Gallimard, 2006 (op. cit. p 307). Fonder une famille Pour vous, avoir un enfant c est : (3 réponses maximum) Une source d épanoui- votre ssement personnel Aimer ou et votre être aimé 85% Transmettre vos valeurs 68% Transmettre votre nom Consolider votre couple Une nécessité pour la solidarité publique Une nécessité démographique Avoir un soutien pour l avenir Devenir adulte Transmettre votre patrimoine 33% 42% 0% 1% 4% 4% 5% 7% 7%

4 4 RÉSEAU NATIONAL DES OBSERVATOIRES DES FAMILLES I DÉSIR D ENFANT Quels préalables à la réalisation du désir d enfant? La décision d avoir un enfant est certes désormais le plus souvent liée à un désir, mais elle reste «une liberté sous contraintes» 2. Avoir un enfant suppose certains préalables : les contraintes et les exigences des couples combinent des éléments matériels et des éléments liés à la vie de couple. Sur le plan matériel, pour 60 % des répondants, il est important d avoir un logement adapté avant d avoir un enfant (50 % dans le Doubs et 68 % dans le Pas-de-Calais). Pour 43 % (38 % Pas-de-Calais et 54 % Oise), avoir un travail stable est déterminant. Ce sont les préalables essentiels. Mais des éléments non matériels semblent aussi très importants pour décider d avoir un enfant. Pour 57 % (51 % Somme et Doubs et 69 % Jura) des répondants, être en couple stable est important avant d avoir un enfant. Mais seules 15 % (9 % Jura, Corrèze et Creuse, et 17 % Nord) des personnes interrogées voient le mariage comme un préalable à la concrétisation du désir d enfant. La stabilité du couple est donc considérée comme un préalable important, même si elle ne repose pas forcément, selon les personnes interrogées, sur l institution du mariage. Les statistiques de l INSEE 3 confirment que le mariage n est plus un préalable. Aujourd hui, plus d un enfant sur deux (56,6 %) naît hors mariage contre 37,2 % en Si ce taux de naissances hors mariage est élevé dans les départements plutôt ruraux comme l Ariège 66 %, le Lot 65,6 % ou encore la Dordogne 64,4 % et la Creuse 64,2 %, il l est moins dans les départements très urbanisés comme les Hauts-de- Seine 39,7 %, les Yvelines 42 %, le Rhône 43,1 %, la Seine-Saint- Denis 43,7 % ou Paris 44 %. 2 A. Regnier-Loillier, A. Sollaz, «La décision d avoir un enfant une liberté sous contrainte», Politiques sociales et familiales, n 100, juin Source : Insee, Données locales Pour vous, avant que vous ayez des enfants, il était important : (3 réponses maximum) D être marié D avoir profité de ou la votre vie avec votre (e) 24% D avoir assez d argent 27% Que l un de vous votre deux ait un travail stable 36% Que vous ayez chacun un travail stable 43% D être en couple stable 57% D avoir un logement adapté pour accueillir un enfant 60% 15%

5 DÉSIR D ENFANT I RÉSEAU NATIONAL DES OBSERVATOIRES DES FAMILLES 5 Quand l idéal laisse place à la raison : le décalage entre désir et réalité Les enquêtes européennes sur le nombre d enfants désirés par pays font apparaître des écarts moindres qu entre les taux de fécondité. Il y a donc bien un enjeu déterminant dans le passage du désir à la réalisation 4. Un nombre d enfants désiré différent selon les territoires A noter tout d abord, qu avant la naissance du premier enfant, seulement 2 % des répondants ne souhaitaient pas avoir d enfant et 5 % désiraient n avoir qu un seul enfant. Le désir d avoir un enfant unique reste donc assez marginal. Avant la naissance du premier enfant, 44 % des couples répondants (44 % Calvados, Manche, Morbihan, Nord et 53 % Creuse et Haute-Vienne) souhaitaient avoir deux enfants, 30 % d entre eux en voulaient trois (24 % Nord et Creuse ; 36 % Manche et Loire), et 14 % aspiraient à en avoir quatre (7 % Creuse et Haute-Vienne et 15 % Nord). C est donc bien la famille de deux enfants qui est le modèle le plus désiré. Si le modèle des deux enfants est prédominant, le projet de famille nombreuse, c est-à-dire selon la définition de l INSEE une famille de 3 enfants ou plus, reste très présent à ce stade, avec 49 % des répondants. Ce projet de famille nombreuse est assez partagé dans le Calvados et le Morbihan (49 %) ainsi que dans la Loire et la Manche entre autres (respectivement 48 % et 47 %). Il est moins présent dans d autres départements comme la Creuse (34 %), la Haute-Vienne (36 %) ou le Pas-de-Calais par exemple (36 %), mais reste à des niveaux significatifs. Cet idéal du nombre d enfants désiré se heurte à la réalité que les parents entrevoient mieux, par exemple après la naissance du premier enfant. Un écart significatif du désir d enfant avant et après la première naissance Avant d avoir un premier enfant, le nombre moyen d enfants souhaité par l ensemble des répondants était de 2,7 enfants. Après avoir eu un premier enfant cette moyenne diminue à 2,3. 39 % des répondants ont modifié leur nombre d enfants souhaité après le premier enfant. Pour près de 75 % d entre eux, le nombre d enfants souhaité a été revu à la baisse. A noter qu il s agit en très grande majorité de personnes qui désiraient plus de deux enfants. Il y a donc un écart fort entre le désir initial et le désir exprimé après une première naissance. Cette baisse du nombre d enfants désiré se traduit dans la taille finale des familles. En effet, plus de familles ont finalement deux enfants 48 % (44 % Calvados et 55 % Auvergne) ; ce qui logiquement abaisse le pourcentage des familles nombreuses : 23 % (15 % Charente Maritime, Oise et Haute-Vienne ; 27 % Doubs) arrivent à trois enfants alors que seulement 3 % en ont quatre (2 % Manche, Seine Maritime et Corrèze ; 6 % Loire et Nord), soit 11 points d écart avec le projet initial. 4 Voir par exemple Toulemon L. et Testa M., «Fécondité envisagée, fécondité réalisée : un lien complexe», Population et sociétés, n 415, 2005.

6 6 RÉSEAU NATIONAL DES OBSERVATOIRES DES FAMILLES I DÉSIR D ENFANT Un réel écart entre idéal et réalité sur le nombre d enfant autant d enfants qu elles le souhaitent? Pour répondre à cette question, nous avons pris en considération l opinion des parents qui, au moment où ils ont répondu au questionnaire, n ont pas prévu d avoir d autres enfants (soit 70 % des parents répondants). Parmi eux, 68 % n ont pas eu le nombre d enfants qu ils souhaitaient initialement, 53 % en ont eu moins que prévu et 15 % davantage que prévu. Ce sont des écarts considérables entre le désir et la réalité «finale» de leur projet familial. Nous avons d abord interrogé les familles qui ont eu moins d enfants que prévu sur les raisons de ce renoncement. La question de l âge vient en premier (33 %), renvoyant peut-être au décalage dans le temps des premières naissances. Toutefois, 28 % des répondants mettent en cause l exiguïté de leur logement et 28 % expriment que le coût lié à l éducation d un enfant supplémentaire a été un obstacle. Les éléments matériels sont donc bien un élément d explication de l écart entre le nombre d enfants désiré et la réalité. La difficulté de concilier vie professionnelle et vie familiale constitue également une entrave au nombre d enfants prévu : 22 % des répondants considèrent qu ils se sentiraient obligés d arrêter de travailler et mettre de côté leur carrière professionnelle. Concernant les parents qui ont eu plus d enfants que prévu, les explications sont diverses. On voit que pour 44 % (24 % Aube et 56 % Corrèze) leur choix a évolué au fur et à mesure des naissances. Pour 27 % (15 % Corrèze et 34 % Aube) d entre eux, le désir d avoir un garçon ou une fille a joué un rôle ; on retrouve ici ce qui ressemble à un idéal collectif d une fratrie mixte. Un quart des couples (10 % Jura et 36 % Haute-Vienne) ont été surpris par des naissances non prévues. La recomposition des familles est également une cause de l élargissement imprévu, soit parce que le couple recomposé souhaite avoir un enfant qui marquera leur nouvelle union, pour 19 % (8 % Charente Maritime et Morbihan ; 30 % Jura), soit parce que les enfants du issus d une union précédente s ajoutent au foyer, pour 12 % (3 % Morbihan ; 21 % Jura). ou Autre votre avez ou assez votre d enfants 16% Votre choix a ou évolué votre au fur et à mesure des naissances 17% Si vous avez eu moins d enfants que prévu, pourquoi? : (plusieurs réponses possibles) Vous ne vivez pas ou ( plus) en couple 19% vous ou sentiriez votre obligé d arrêter de travailler et mettre de côté votre carrière professionnelle 22% n êtes pas ou en votre assez bonne santé 23% Élever un enfant de plus coûterait trop cher 28% logement est trop petit 28% vous sentez trop âgé 33% 11%

7 DÉSIR D ENFANT I RÉSEAU NATIONAL DES OBSERVATOIRES DES FAMILLES 7 Un réel écart entre idéal et réalité sur le moment des naissances de plus en plus tardif On constate que pour 33 % des répondants, l âge idéal d une femme pour avoir son premier enfant est de 25 ans, pour 14 % de 28 ans et pour 18 % de 30 ans. Pourtant, dans les faits, l âge moyen au premier enfant est de 30,1 ans pour les femmes. Là aussi, un écart existe entre l idéal et la réalité. Pourtant, les naissances étant de plus en plus planifiées, elles devraient correspondre à l idéal souhaité. En réalité, cette «planification» sert surtout à s adapter aux contraintes extérieures. professionnelle 22 % des parents désirent améliorer leur situation professionnelle avant d attendre un nouvel enfant. Cette question renvoie probablement au souhait de stabilité professionnelle, une stabilité qui peut être un préalable au projet d enfant. Cette réponse peut aussi renvoyer aux souhaits de carrière. Il est à noter qu entre le deuxième et le troisième enfant, c est la volonté des femmes d améliorer leur situation professionnelle qui aura le plus tendance à influencer le report du projet d un enfant. l ajournement de l arrivée d un enfant Un tiers des répondants (26 % Loire et 35 % Oise) désirent avoir encore un ou plusieurs enfants mais pas pour le moment. Qu attendent-ils? Des moyens financiers pour 32 % (30 % Calvados et 46 % Oise) et un écart d âge suffisant entre les enfants pour 41 % (33 % Doubs et 55 % Pas-de-Calais) sont les raisons principales de cette attente. Ces deux raisons sont liées. En effet, les premières années de l enfant représentent un coût important pour les parents. L enfant impacte donc fortement le budget des familles et pas seulement à son arrivée. L Unaf édite mensuellement des budgets types par catégorie de famille (accessibles sous 10 postes sont comptabilisés : Alimentation, Transport, Logement, Education, Entretien et soins personnels, Equipements & Mobiliers, Habillement, Information & Communication, Loisirs, Culture & Divers, et Santé. En appliquant une échelle d équivalence, il est possible d approcher un coût de l enfant qui sera variable selon la taille de la famille et l âge de l enfant. Ainsi, les parents préfèreront élargir leur famille à un moment où ils pourront mieux assumer financièrement l arrivée du bébé. La décision rationnelle tient donc compte du facteur économique. entre les enfants Le fait d ajourner l arrivée d un enfant peut aussi s expliquer par la volonté que l enfant précédent ait atteint un certain âge. Même s il n existe pas explicitement d écart «idéal» entre les enfants, on peut néanmoins noter qu un laps de temps est souvent souhaité entre les naissances. D après notre enquête, l écart d âge idéal entre le premier et le deuxième en- Âge Quel est l écart les enfants? Entre le premier et le deuxième enfant Entre le deuxième et le troisième enfant 1 an 3% 2% 2 ans 41% 37% 3 ans 43% 48% 4 ans 7% 9% 5 ans 4% 4% 6 ans 1% 2% fant est de trois ans pour 43 % des répondants. Pour 41 % cet écart d âge entre le premier et le second enfant est de deux ans et pour 7 % il est de 4 ans. Ainsi, pour une large majorité des répondants, l écart d âge le plus adapté entre le premier et le deuxième enfant est de 2 ou 3 ans (84 %). Plus les enfants sont d âge rapproché, plus les premiers mois ou les premières années nécessitent un gros investissement financier mais aussi personnel pour les parents. Les parents souhaitent être sûrs de bien gérer la situation actuelle avant d avoir un nouvel enfant. Les expériences antérieures les ont aidés à prendre conscience du rôle concret de parent. Le facteur du temps prend à ce titre une place prépondérante. Ainsi, avant d avoir un autre enfant, 12 % des répondants (5 % Manche et Corrèze et 14 % Nord et Eure) attendent d être prêts à adapter leur mode de vie et 14 % (7 % Somme et 19 % Nord) d avoir du temps à lui consacrer. On peut également supposer qu un écart de plus de deux ou trois ans est synonyme d une plus grande autonomie de l enfant précédent ce qui permettra aux parents d avoir plus de temps à consacrer au nouveau né.

8 8 RÉSEAU NATIONAL DES OBSERVATOIRES DES FAMILLES I DÉSIR D ENFANT Concernant l écart d âge idéal entre le deuxième et le troisième enfant, 48 % pensent qu il est de trois ans, 37 % de deux ans et 9 % de quatre ans. 80% 70% 60% au moment souhaité? Concernant chacun de vos enfants : 1 er enfant 2 e enfant 3 e enfant La majorité des répondants ont eu leurs enfants au moment où ils le souhaitaient : 66 % (58 % Oise et 70 % Seine-Maritime) ont eu leur premier enfant au moment souhaité, 71 % pour le deuxième enfant et 63 % pour le troisième enfant. 16 % (14 % Eure et 22 % Manche) l avaient désiré plus tôt et 9 % (5 % Haute-Vienne et 10 % Corrèze et Jura) ne songeaient à aucun moment en particulier. Cela révèle que les couples sont assez largement en mesure de maîtriser le calendrier de naissance de leurs enfants. On constate néanmoins des écarts qu il peut être intéressant d analyser. On observe que la naissance la mieux maitrisée est celle du deuxième enfant. La première naissance est soumise aux aléas de la mise en couple et du logement. L arrivée du quatrième enfant semble moins bien programmée. La majorité des couples ayant eu leur premier enfant plus tard que souhaité, ont connu des difficultés pour avoir des enfants : l obstacle principal est donc d ordre médical (58 %), surtout pour le 1 er enfant. L arrivée du deuxième enfant est soumise à l écart d âge avec le premier enfant. L arrivée du troisième enfant est plus particulièrement conditionnée par l amélioration de la situation professionnelle, qui sous-entend une amélioration de la situation financière des parents. 50% 40% 30% 20% 10% 0% 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% Vous l avez eu au moment souhaité 1 er enfant Vous le souhaitiez plus tôt Vous votre le souhaitiez plus tard Vous ne songiez à aucun moment en particulier Si vous avez eu vos enfants plus tard, pourquoi? Si vous le souhaitiez plus tôt et l avez eu plus tard, c est parce que vous attendiez principalement : 2 e enfant 4 e enfant 5 e enfant ou Vous votre ne songiez pas à avoir d enfant D être d accord avec votre (e) D avoir un logement adapté pour accueillir l enfant D avoir du temps à lui consacrer D avoir plus de moyens financiers D améliorer votre propre situation professionnelle Que l enfant précédent ait atteint un certain âge Vous ayez eu des difficultés à avoir des enfants 3 e enfant

9 DÉSIR D ENFANT I RÉSEAU NATIONAL DES OBSERVATOIRES DES FAMILLES 9 L influence du contexte économique et social sur le projet familial Freins et incitations à la concrétisation du désir d enfant L enquête a permis d identifier des freins mais aussi des incitations qui peuvent avoir influencé les familles dans la réalisation de leur désir d enfant. Les principaux facteurs qui ont freiné les parents dans leur désir d enfant sont la conciliation vie familiale/vie professionnelle (40 %), la taille du logement (34 %) et la perception négative de l avenir (32%). Avec la part grandissante de l apport économique des femmes au sein de la famille, l activité professionnelle féminine s est imposée comme une composante importante du processus de formation de la famille. Concilier vie familiale et vie professionnelle est donc une équation difficile pour un grand nombre des parents. Cette difficulté de conciliation entre profession et famille est accentuée par l insuffisance de modes de garde des enfants qui a été un frein pour 29 % des répondants (23 % Charente Maritime, Manche et Morbihan et 35 % Oise). Le mode de garde a été une incitation pour seulement 6 % (4 % Calvados et 8 % Charente Maritime) des parents. Mais pour la majorité des répondants 65 % (64% Seine Maritime et 72% Morbihan), il n a pas eu d influence. Il ressort également de notre enquête que la taille du logement 34 % (22 % Jura et Manche ; 36 % Oise) et la perception de l avenir (32 % ; 32% Morbihan et 49% Somme) ont un effet très largement négatif sur la taille des familles. La mauvaise conjoncture actuelle peut contribuer à assombrir les perspectives pour l avenir. Concernant le logement, le niveau élevé des prix et des loyers ou les délais d attente pour un logement social peuvent être décourageants. De plus en plus, la contrainte financière pèse sur le choix d un logement, ce qui ne permet pas aux familles de se projeter ou de construire leur projet de famille. Quels sont les facteurs qui ont influé sur votre nombre d enfants? Les facteurs suivants, vous ont-ils incité, freiné ou été sans incidence sur le nombre d enfants que vous avez eu? Les ou modes votre de garde Les prestations familiales (CAF, MSA,...) Les aides financières accordées aux familles La taille ou de votre logement La ou perception votre de l avenir La proximité ou de votre famille La ou pression votre sociale Le ou congé votre parental La ou pression votre familiale La conciliation vie ou familiale/ votre vie professionnelle 65% 78% 78% 48% 53% 72% 83% 73% 93% 49% 29% 34% 32% 9% 13% 9% 6% 13% 10% 18% 14% 20% Incité Freiné Sans incidence 7% 14% 3% 4% 20% 4% 40% 11%

10 10 RÉSEAU NATIONAL DES OBSERVATOIRES DES FAMILLES I DÉSIR D ENFANT Le congé parental apparaît comme une mesure incitative dans la réalisation du désir d enfant pour 20 % des répondants (14 % Aube et 27 % Loire). Ce dispositif correspond donc à une attente réelle d une proportion significative de familles et facilite la concrétisation du désir d enfant. La proximité géographique avec les membres de la famille est un élément majeur. Si pour 72 % des répondants (64 % dans la Loire et 75 % dans le Pas-de- Calais) la proximité familiale a été sans incidence sur le nombre d enfants, elle a été un facteur incitatif non négligeable pour 20 % d entre eux (17 % Charente Maritime et 26 % Loire). Ce facteur permet de relever l importance des solidarités familiales. Elles s exercent par exemple par la garde des enfants confiée aux grands-parents. On sait que l entourage de la famille (y compris les grands parents) est fortement mobilisé en particulier pour la garde des jeunes enfants : selon l étude mode de garde de 2007, sur 2,3 millions d enfant, 4 % sont gardés à titre principal par leurs grands parents (ou autres membres de la famille hors parents) et 11 % sont gardés à titre auxiliaire. Pour 13 % de répondants, les prestations familiales ont constitué une incitation pour avoir le nombre d enfants désiré (12 % Orne ; 7 % Aube, Nord, Oise) : sur les 10 facteurs proposés, elles viennent en 4 ème position. L importance des aides financières aux familles a constitué une incitation pour 10 % des répondants (11 % Orne et Loire ; 5 % Aube). Les aides financières constituent donc un facteur réellement significatif. Réflexions et attentes des familles sur les mesures de politique familiale économique perçu Le désir d enfant révèle la confiance que les familles ont ou n ont pas dans l avenir. Les verbatims issus de notre enquête montrent un pessimisme très fort sur le contexte général du pays, un contexte perçu comme peu favorable au désir d enfant. Les répondants ne sont pas confiants pour l avenir et envisagent une dégradation des conditions pour les familles ; la moitié d entre eux (52 % Manche et 65 % Jura) pense qu élever un enfant sera plus difficile au cours des prochaines années. Les raisons invoquées par les répondants pour expliquer ce pessimisme sont essentiellement d ordre économique. Cependant, les notions de valeurs et d éducation apparaissent également très souvent dans l expression des parents : «C est aux parents d éduquer les enfants, leur apprendre les valeurs de respect, de travail, de la réussite en les encourageant» ; «abandon des règles de bonne conduite et individualisme des familles» ; «Les enfants sont de plus en plus exigeants» ; «La course à la consommation des biens matériels est pesante» ; «Elever un enfant est une question d éducation» ; «Elever un enfant ne dépend pas de la situation économique. Il faut l aimer et être à ses côtés. Il y a de plus en plus de familles explosées. Il n y a plus de repères familiaux pour les enfants» ; «Elever un enfant relève de la rigueur des parents». Pourtant, le désir d enfant semble rester intact. Et ce désir d enfant semble aussi partiellement réalisable puisque, malgré la crise, et après une baisse généralisée de la natalité en Europe, la natalité française reste relativement dynamique, alors même que 71 % des répondants pensent que le contexte socio économique actuel en France n est pas favorable pour avoir des enfants. Il y a une énigme dans le décalage entre la gravité du contexte perçue par les individus et la réalité de leurs comportements. Une partie de la réponse se trouve probablement dans la politique familiale. Au cours des prochaines années, un enfant sera plus ou moins facile? 47% 1% 52% Plus facile Plus difficile Ni plus facile, ni plus difficile

11 DÉSIR D ENFANT I RÉSEAU NATIONAL DES OBSERVATOIRES DES FAMILLES 11 familiale considérée concrétisation du désir d enfant Dans ce contexte, la politique familiale est très largement considérée comme ayant une influence positive sur la concrétisation du désir d enfant. Les éléments de politique familiale favorables pour avoir des enfants Selon vous, le contexte socio-économique actuel en France est-il favorable pour avoir des enfants? Pensez-vous que les mesures de politique familiale permettent aux familles d avoir le nombre d enfants qu elles désirent? 5% 4% 25% 39% 58% 43% 13% 13% La France est souvent présentée comme un pays qui développe une forte «politique familiale». Pour 69 % des répondants (74 % Nord et Pas-de-Calais ; 64 % Calvados et Eure), les mesures de politique familiale influencent les décisions des familles sur leur nombre d enfants. Cependant, 56 % des répondants (60 % Creuse ; 48 % Loire) pensent que les mesures des politiques familiales ne permettent pas aux familles d avoir le nombre d enfants qu elles désirent. Il n y a pas de contradiction entre ces deux jugements : la politique familiale est ressentie comme positive mais comme insuffisante pour permettre la réalisation complète du désir d enfant. de politique familiale Vous êtes-vous senti soutenu par les mesures de politique familiale lorsque vous avez eu votre ou vos enfants. D une manière générale, pensez-vous que les mesures de politique familiale influencent les décisions des familles à avoir des enfants? OUI tout à fait Les équipements collectifs ou les services (crèches, garderies, transports scolaires, centre de loisirs). OUI plutôt NON plutôt pas NON pas du tout Sur quoi doivent porter les aides des pouvoirs publics? 55% 9% 18% 45% 48% 51% 28% Le soutien financier (prestations sociales et familiales, mesures fiscales, aides des collectivités...) 24% 15% 7% A la question : «sur quoi, selon vous, aujourd hui les aides des pouvoirs publics doivent-elles porter principalement?» 55 % des répondants (44 % Pas-de- Calais et 58 % Haute-Vienne) pensent qu elles doivent porter sur les équipements collectifs ou les services (crèches, garderies, transports scolaire, centres Quelques Verbatims de loisirs etc.) et 45 % (43 % Charente Maritime et Oise et 56 % Pas de Calais) pensent qu elles doivent porter sur le soutien financier (prestations sociales et familiales, mesures fiscales, aides de collectivités). Alors que les répondants des catégories socioprofessionnelles «artisan, commerçant, chef d entreprise, cadre, ingénieur» estiment que les aides des pouvoirs publics doivent porter principalement sur les équipements collectifs (64 % d entre eux), les répondants des catégories socioprofessionnelles «employé et ouvrier» estiment que les aides doivent porter sur le soutien financier (52 % d entre eux). «Difficile d avoir plus d enfants sans diminuer son temps de travail et ses revenus», «C est la crise», «Vie trop chère», «Problèmes de garde, la vie est trop chère», «Crise financière - chômage- violences, l économie en France n est pas au beau fixe», «contexte socio-économique difficile», «Pas d évolution de salaire», «Baisse du pouvoir d achat». «Trop de chômage», «Aides aux familles gelées», «Pas assez de structures pour les enfants».

12 12 RÉSEAU NATIONAL DES OBSERVATOIRES DES FAMILLES I DÉSIR D ENFANT Conclusion : Les clefs du désir d enfant Cette enquête établit que l objectif le plus répandu est de fonder une famille avec deux ou trois enfants, basée sur une stabilité affective (un couple stable) et matérielle (un logement adapté et un travail fixe). Les motivations avancées par les couples se fondent en priorité sur des souhaits d épanouissement personnel et sur l idée de transmission. d enfants qu on le souhaite La majorité des ménages n a pas le nombre d enfants désiré initialement. Ils ont, pour la grande majorité, revu leur nombre d enfants à la baisse. Le passage du 2 ème au 3 ème enfant reste notamment problématique. Le premier obstacle est le coût que représente l éducation d un enfant supplémentaire, viennent ensuite les problèmes de logement. Ainsi la restriction du nombre d enfants provient essentiellement de raisons matérielles. qu on le souhaite Le calendrier des naissances semble assez largement maî- trisé : plus de deux tiers des parents ont eu leurs enfants au moment souhaité. Pourtant, là aussi, des écarts existent. Le cas le plus fréquent est un retard non souhaité, provenant de difficultés à procréer. environnement familial en question Si les mesures de politique familiale ne provoquent pas le désir d enfant en soi, elles semblent exercer une influence positive dans la concrétisation du projet d enfant. C est d autant plus important que le contexte global est perçu comme anxiogène et peu favorable au projet familial. L UNAF tire de ces constats des informations précieuses pour son travail auprès des pouvoirs publics. Ce travail consiste à promouvoir des décisions favorables à la concrétisation du désir d enfant. Le logement et un emploi stable sont devenus les points majeurs des blocages matériels à l épanouissement de la vie familiale. L enquête de l Observatoire conforte sur ce point de nombreuses analyses. D autres aspects sont également à souligner : le coût d un enfant supplémentaire apparaît aussi comme un frein. Les prestations et aides financières sont considérées comme importantes par une proportion significative de répondants. Réduire la politique familiale à une politique de services, ne semble pas correspondre au souhait des familles qui sont assez partagées sur le choix entre prestations financières et équipements / services, y compris dans les catégories «aisées». des pistes d action On constate évidemment l importance de la stabilité du couple comme préalable à l arrivée d un enfant. Même si elle est aujourd hui déconnectée de l institution du mariage, cette forte attente de stabilité requiert davantage d attention pour des actions plus concrètes (conseil conjugal, médiation, accompagnement à la parentalité ). A retrouver sur rubrique «Etudes et recherches» RÉSEAU NATIONAL DES OBSERVATOIRES DES FAMILLES - SYNTHÈSE N 6 I DÉSIR D ENFANT I Décembre 2013 Président de l UNAF : François Fondard - Directrice générale : Guillemette Leneveu Directeur des études : J-P. Vallat - Responsable de la Communication : L. Mondet Traitement et Analyse : H. Boudaoud - Rédaction : H. Boudaoud, F. Ngo Bilong, D. Pinto Maquette et impression : Hawaii Communication Dépot légal : décembre 2013 / n ISSN Tirage : ex 28 place Saint-Georges Paris Tél. : Fax :

L emploi à temps partiel et les parcours professionnels des salariés dans la branche de la pharmacie d officine Synthèse

L emploi à temps partiel et les parcours professionnels des salariés dans la branche de la pharmacie d officine Synthèse L emploi à temps partiel et les parcours professionnels des salariés dans la branche de la pharmacie d officine Synthèse Observatoire des métiers des Professions Libérales 52-56 rue Kléber - 92309 LEVALLOIS-PERRET

Plus en détail

Observatoire de la famille

Observatoire de la famille Observatoire de la famille La vulnérabilité dans la famille ou les événements qui peuvent affecter la vie d une famille Soucieuse de représenter l ensemble des familles et de défendre leurs intérêts auprès

Plus en détail

Préoccupations, attentes et prévoyance des travailleurs non salariés et des dirigeants de très petites entreprises

Préoccupations, attentes et prévoyance des travailleurs non salariés et des dirigeants de très petites entreprises Préoccupations, attentes et prévoyance des travailleurs non salariés et des dirigeants de très petites entreprises Institut CSA pour Metlife Novembre 2014 Sommaire Fiche technique 3 Profil de l échantillon

Plus en détail

ENQUETE SUR LES SOLIDARITES FAMILIALES

ENQUETE SUR LES SOLIDARITES FAMILIALES OBSERVATOIRE REGIONAL DE LA FAMILLE ENQUETE SUR LES SOLIDARITES FAMILIALES INTRODUCTION Une étude américaine considère que les liens entre frères et sœurs, plutôt affectifs et égalitaires, représentent

Plus en détail

Sondage France Alzheimer / Opinion Way Paroles de personnes malades Principaux résultats Septembre 2015

Sondage France Alzheimer / Opinion Way Paroles de personnes malades Principaux résultats Septembre 2015 Synthèse Sondage Sondage France Alzheimer / Opinion Way Paroles de personnes malades Principaux résultats Septembre 2015 Préambule Donner la parole aux personnes malades, ne pas s exprimer à leur place,

Plus en détail

Cancer et Travail : Comment lever les tabous?

Cancer et Travail : Comment lever les tabous? Communiqué de presse 3 décembre 2013 1 er Baromètre Cancer@Work 2013 Cancer et Travail : Comment lever les tabous? A quelques semaines de l annonce du Plan cancer 2014-2018 par le Président de la République,

Plus en détail

Se (re)lancer dans la vie

Se (re)lancer dans la vie Se (re)lancer dans la vie Sondage CSA pour le Conseil Supérieur du Notariat Septembre 2013 Sommaire Fiche technique du sondage Principaux enseignements 3 4 1 2 3 4 5 Les Français se (re)lancent dans la

Plus en détail

DIRECCTE. Édito. La VAE pour les titres professionnels du ministère chargé de l emploi : Enquête sur les retombées professionnelles et personnelles

DIRECCTE. Édito. La VAE pour les titres professionnels du ministère chargé de l emploi : Enquête sur les retombées professionnelles et personnelles aria DIRECCTE A Q U I T A I N E Collection «Études» N 09 Juin 2011 DIRECTION RÉGIONALE DES ENTREPRISES, DE LA CONCURRENCE, DE LA CONSOMMATION, DU TRAVAIL ET DE L EMPLOI SERVICE ÉTUDES, STATISTIQUES, ÉVALUATION

Plus en détail

Les salariés et la réforme de la formation professionnelle

Les salariés et la réforme de la formation professionnelle Les salariés et la réforme de la formation professionnelle Sondage Ifop pour Théâtre à la Carte Contacts Ifop : Anne-Sophie VAUTREY - Directrice d études Département Opinion et Stratégies d Entreprise

Plus en détail

Etude sur les garanties et services : les attentes des salariés et des entreprises

Etude sur les garanties et services : les attentes des salariés et des entreprises Etude sur les garanties et services : les attentes des et des entreprises Résultats du 10 ème Baromètre de la Prévoyance réalisé par le Crédoc pour le CTIP Méthodologie Deux enquêtes téléphoniques auprès

Plus en détail

Enquête auprès de 4 générations de primo-accédants ayant souscrit un prêt au Crédit Foncier de France

Enquête auprès de 4 générations de primo-accédants ayant souscrit un prêt au Crédit Foncier de France Enquête auprès de 4 générations de primo-accédants ayant souscrit un prêt au Crédit Foncier de France Rapport rédigé par : Jean-Daniel Lévy, Directeur du Département Opinion & Corporate Marion Desreumaux,

Plus en détail

Préoccupations, attentes et prévoyance des travailleurs non salariés et des dirigeants de très petites entreprises

Préoccupations, attentes et prévoyance des travailleurs non salariés et des dirigeants de très petites entreprises Contacts CSA Pôle Opinion-Corporate : Jean-Bernard LAINÉ Co-Directeur du Pôle Banque Assurances Services Industrie / jean-bernard.laine@csa.eu / 01 44 94 59 43 Yves-Marie CANN Directeur d études au Pôle

Plus en détail

LES FACTEURS DE FRAGILITE DES MENAGES

LES FACTEURS DE FRAGILITE DES MENAGES Enquête complémentaire mentaire de mars 2009 LES FACTEURS DE FRAGILITE DES MENAGES présentée par Michel MOUILLART Professeur d Economie à l Université de Paris X - Nanterre - Mercredi 22 juillet 2009 -

Plus en détail

ÉQUILIBRE HOMMES / FEMMES : LES ENTREPRISES PLUS ATTENDUES EN FRANCE QU EN SUÈDE!

ÉQUILIBRE HOMMES / FEMMES : LES ENTREPRISES PLUS ATTENDUES EN FRANCE QU EN SUÈDE! ÉQUILIBRE HOMMES / FEMMES : LES ENTREPRISES PLUS ATTENDUES EN FRANCE QU EN SUÈDE! Le 5 mars 2014 A quelques jours de la Journée Internationale de la Femme, l Observatoire International de l Equilibre Hommes

Plus en détail

NOTORIETE DE L ECONOMIE SOCIALE SOLIDAIRE ET ATTENTES DE LA JEUNESSE

NOTORIETE DE L ECONOMIE SOCIALE SOLIDAIRE ET ATTENTES DE LA JEUNESSE NOTORIETE DE L ECONOMIE SOCIALE SOLIDAIRE ET ATTENTES DE LA JEUNESSE - Note de synthèse de l'institut CSA - N 1100760 Juin 2011 2, rue de Choiseul CS 70215 75086 Paris cedex 02 Tél. (33) 01 44 94 59 11

Plus en détail

LES CADRES ET LEUR CARRIÈRE : PROJETS ET CONSEILS

LES CADRES ET LEUR CARRIÈRE : PROJETS ET CONSEILS LES CADRES ET LEUR CARRIÈRE : PROJETS ET CONSEILS Novembre 11 Plus de la moitié des cadres en poste envisage une mobilité professionnelle dans un avenir proche, que ce soit un changement de poste dans

Plus en détail

1. Les comptes de dépôt et d épargne

1. Les comptes de dépôt et d épargne 1. Les comptes de dépôt et d épargne 1.1 Les comptes de dépôt 1.1.1 Le taux de possession d un compte de dépôt Le premier constat est celui d un accès important aux comptes de dépôt, quelle que soit la

Plus en détail

OBSERVATOIRE DU REGROUPEMENT DE CREDITS - Sondage PollingVox pour Bourse des Crédits -

OBSERVATOIRE DU REGROUPEMENT DE CREDITS - Sondage PollingVox pour Bourse des Crédits - OBSERVATOIRE DU REGROUPEMENT DE CREDITS - Sondage PollingVox pour Bourse des Crédits - PollingVox 67, rue Saint-Jacques 75005 Paris pollingvox.com SOMMAIRE Note technique... 3 Synthèse des résultats...

Plus en détail

Observatoire social de l Entreprise Ipsos / Logica Business Consulting Pour le CESI et en partenariat avec Le Figaro et BFM

Observatoire social de l Entreprise Ipsos / Logica Business Consulting Pour le CESI et en partenariat avec Le Figaro et BFM Observatoire social de l Entreprise Ipsos / Logica Business Consulting Pour le CESI et en partenariat avec Le Figaro et BFM Regards croisés des dirigeants et des salariés Thème de la vague 4 : Les jeunes

Plus en détail

Observatoire des politiques publiques :

Observatoire des politiques publiques : Observatoire des politiques publiques : Les Français et l économie sociale et solidaire Sondage Ifop pour Acteurs Publics Contact Ifop : Damien Philippot Directeur des Etudes Politiques Département Opinion

Plus en détail

e-mail : Etude «les Français et leur pharmacien»

e-mail : Etude «les Français et leur pharmacien» Contacts Ipsos : Patrick KLEIN Tél : 01 41 98 97 20 e-mail : patrick.klein@ipsos.com Sonia BENCHIKER Tél : 01 41 98 95 08 e-mail : Etude «les Français et leur pharmacien» sonia.benchiker@ipsos.com Rapport

Plus en détail

Vision des jeunes de l entrepreneuriat

Vision des jeunes de l entrepreneuriat Vision des jeunes de l entrepreneuriat Enquête réalisée auprès de 300 jeunes de 14 à 18 ans présents du 21 au 24 novembre 2013 sur le salon européen de l éducation. L étude porte sur deux points : l entrepreneuriat

Plus en détail

Baromètre Jeunesse Vague 3

Baromètre Jeunesse Vague 3 pour Baromètre Jeunesse Vague 3 Juin 2011 Sommaire 1 - La méthodologie 3 2 - Les résultats de l'étude 5 A Les jeunes, la confiance et leur avenir 6 B Les jeunes et l avenir professionnel 11 C Les jeunes

Plus en détail

Observatoire des entreprises. Regards croisés de dirigeants et de salariés Sur le thème : le pacte social de l entreprise à l épreuve de la crise

Observatoire des entreprises. Regards croisés de dirigeants et de salariés Sur le thème : le pacte social de l entreprise à l épreuve de la crise Observatoire des entreprises Regards croisés de dirigeants et de salariés Sur le thème : le pacte social de l entreprise à l épreuve de la crise 2009 1 i Observatoire des entreprises Santé de l entreprise

Plus en détail

5. Information et accès aux moyens de paiement

5. Information et accès aux moyens de paiement 5. Information et accès aux moyens de paiement Cette dernière partie mobilise des méthodes d analyse des données, permettant de mieux comprendre comment s articulent d une part l accès aux différents services

Plus en détail

L ouverture des marchés de l électricité et du gaz naturel pour les clients professionnels Baromètre annuel vague 7 Septembre 2011

L ouverture des marchés de l électricité et du gaz naturel pour les clients professionnels Baromètre annuel vague 7 Septembre 2011 L ouverture des marchés de l électricité et du gaz naturel pour les clients professionnels Baromètre annuel vague 7 Septembre 2011 Baromètre annuel vague 7-1 - PRESENTATION DE L ETUDE Baromètre annuel

Plus en détail

La place en crèche d entreprise :

La place en crèche d entreprise : La place en crèche d entreprise : Comment facilite-t-elle la conciliation vie familiale et vie professionnelle des salariés-parents? Direction Marketing Communication Etudes www.babilou.com Note méthodologique

Plus en détail

Note d analyse. Les Français et la protection sociale. Sondage Harris Interactive pour la Mutualité Française

Note d analyse. Les Français et la protection sociale. Sondage Harris Interactive pour la Mutualité Française Note d analyse Les Français et la protection sociale Sondage Harris Interactive pour la Mutualité Française Enquête réalisée en ligne par l'institut Harris Interactive du 1 er au 6 février 2012. Echantillon

Plus en détail

bénéficiaires du RSA Magda Tomasini - Drees 13 février 2012

bénéficiaires du RSA Magda Tomasini - Drees 13 février 2012 Oi Orientation ti et accompagnement des bénéficiaires du RSA Magda Tomasini - Drees 13 février 2012 Le Revenu de solidarité active Loi du 1er décembre 2008 généralise é le revenu de solidarité ité active

Plus en détail

SONDAGE VIAVOICE POUR EQUIPMAG

SONDAGE VIAVOICE POUR EQUIPMAG LA PLACE DES NOUVEAUX OUTILS DE COMMUNICATION DANS L ACTE D ACHAT SONDAGE VIAVOICE POUR EQUIPMAG Contacts : Avril 2012 www.institut-viavoice.com Arnaud Zegierman Directeur associé az@institut-viavoice.com

Plus en détail

Transmission / Reprise d entreprises et valorisation des savoir-faire. FISAC : Action n 4

Transmission / Reprise d entreprises et valorisation des savoir-faire. FISAC : Action n 4 Transmission / Reprise d entreprises et valorisation des savoir-faire FISAC : Action n 4 L Artisanat en Maurienne Quelques chiffres 1 152 entreprises artisanales (11,5% des entreprises artisanales de Savoie)

Plus en détail

Tests de sensibilité des projections aux hypothèses démographiques et économiques : variantes de chômage et de solde migratoire

Tests de sensibilité des projections aux hypothèses démographiques et économiques : variantes de chômage et de solde migratoire CONSEIL D ORIENTATION DES RETRAITES Séance plénière du 16 décembre 2014 à 14 h 30 «Actualisation des projections» Document N 5 Document de travail, n engage pas le Conseil Tests de sensibilité des projections

Plus en détail

ETUDE AUPRÈS DE PERSONNES EN SITUATION DE SURENDETTEMENT

ETUDE AUPRÈS DE PERSONNES EN SITUATION DE SURENDETTEMENT ASSOCIATION CRESUS ETUDE AUPRÈS DE PERSONNES EN SITUATION DE SURENDETTEMENT - Synthèse de l'institut CSA - N 1101469 Octobre 2011 2, rue de Choiseul BP 6571 75065 Paris cedex 02 CSA Politique-Opinion Tél.

Plus en détail

Les Français et l accession à la propriété

Les Français et l accession à la propriété Les Français et l accession à la propriété Sondage Ifop pour CAFPI Le 30 juin 2015 La méthodologie Etude réalisée par l'ifop pour CAFPI Echantillon Méthodologie Mode de recueil L enquête a été menée auprès

Plus en détail

Enquête réalisée par Centre Relations Clients - 6, avenue Jean Bertin - 21 000 DIJON - 03 80 40 72 35

Enquête réalisée par Centre Relations Clients - 6, avenue Jean Bertin - 21 000 DIJON - 03 80 40 72 35 Enquête réalisée par Centre Relations Clients - 6, avenue Jean Bertin - 21 000 DIJON - 03 80 40 72 35 Méthodologie Ce Baromètre est mis en place par la Chambre Régionale de Commerce et d Industrie de Bourgogne,

Plus en détail

SATISFACTION INTERROGATION ENQUÊTE SUJET CROISée DéVELOPPEMENT employeurs SENIOR / salariés VIE D ENTREPRISE SALAIRe SERVICE

SATISFACTION INTERROGATION ENQUÊTE SUJET CROISée DéVELOPPEMENT employeurs SENIOR / salariés VIE D ENTREPRISE SALAIRe SERVICE OBSERVATOIRE ENQUÊTE ANALYSE ENTREPRISE CADRE EMPLOYéS PME ACTIVITé FORMATION EMPLOI CHEF D ENTREPRISE QUESTION SATISFACTION INTERROGATION SUJET DéVELOPPEMENT SENIOR VIE D ENTREPRISE évolution ACTIon FEMMES

Plus en détail

Transformation digitale et communication interne

Transformation digitale et communication interne Transformation digitale et communication interne Présentation des résultats de l enquête en ligne Novembre 2015 Sommaire 1 2 3 4 Profil des répondants et de leur organisation Position et rôle : perception

Plus en détail

Analyse de l Enquête Nationale d Activité des Sophrologues 2010 /2011

Analyse de l Enquête Nationale d Activité des Sophrologues 2010 /2011 Analyse de l Enquête Nationale d Activité des Sophrologues 2010 /2011 Laetitia Heslouis Membre de l ONS, Responsable de l Enquête Directrice de Czazen DU Paris V : Stress & Risques Psychosociaux Certifiée

Plus en détail

Résultats du sondage réalisé par Sodie sur la mise en place du Conseil en Evolution Professionnelle (CEP) et du Compte Personnel de Formation (CPF)

Résultats du sondage réalisé par Sodie sur la mise en place du Conseil en Evolution Professionnelle (CEP) et du Compte Personnel de Formation (CPF) Résultats du sondage réalisé par Sodie sur la mise en place du Conseil en Evolution Professionnelle (CEP) et du Compte Personnel de Formation (CPF) Réalisé par le Service Etudes et Diagnostics de Sodie

Plus en détail

Observatoire National de la santé des jeunes. Accès aux droits et aux soins

Observatoire National de la santé des jeunes. Accès aux droits et aux soins Observatoire National de la santé des jeunes Accès aux droits et aux soins Données septembre 2012 «Observatoire santé UNHAJ - accès aux droits et aux soins» La santé des jeunes sous observationerreur!

Plus en détail

Note de synthèse portant sur les questions sociales : Accueil des jeunes enfants : création d un schéma territorial de la petite enfance.

Note de synthèse portant sur les questions sociales : Accueil des jeunes enfants : création d un schéma territorial de la petite enfance. Note de synthèse portant sur les questions sociales : Accueil des jeunes enfants : création d un schéma territorial de la petite enfance. Département XXX Note à l attention du président du Conseil Général

Plus en détail

Présentation de deux Notes d analyse L entrepreneuriat en France

Présentation de deux Notes d analyse L entrepreneuriat en France Paris, le 25 octobre 2012 Présentation de deux Notes d analyse L entrepreneuriat en France Volet 1 : Mythes et réalités en comparaison internationale Volet 2 : Comment mieux accompagner la prise de risque

Plus en détail

Enquête mensuelle de conjoncture auprès des ménages

Enquête mensuelle de conjoncture auprès des ménages Note Méthodologique Dernière mise à jour : 27-1-214 Enquête mensuelle de conjoncture auprès des ménages Présentation de l enquête L Insee réalise depuis janvier 1987 l enquête mensuelle de conjoncture

Plus en détail

Les actifs et la retraite. 17 septembre 2010

Les actifs et la retraite. 17 septembre 2010 Les actifs et la retraite 17 septembre 2010 Sommaire 1 - La méthodologie 3 2 - Les résultats de l'étude 5 A - Le niveau de préoccupation à l égard de la retraite 6 B - L évaluation des ressources et des

Plus en détail

L intérêt des chefs d'entreprise pour l apprentissage reste fort mais tend à s effriter pour la première fois depuis des années

L intérêt des chefs d'entreprise pour l apprentissage reste fort mais tend à s effriter pour la première fois depuis des années Communiqué de presse Paris le 18 juin 2014 L intérêt des chefs d'entreprise pour l apprentissage reste fort mais tend à s effriter pour la première fois depuis des années Baromètre 2014 AGEFA- PME/Ifop

Plus en détail

L Observatoire de l accès aux soins Vague 2

L Observatoire de l accès aux soins Vague 2 Octobre 2012 JALMA N 110750 Contact Damien Philippot Directeur de clientèle Département Opinion damien.philippot@ifop.com L Observatoire de l accès aux soins Vague 2 1 La méthodologie 2 NOTE MÉTHODOLOGIQUE

Plus en détail

Observatoire de la performance des PME-ETI 16 ème édition avril 2012. OpinionWay Banque PALATINE Pour i>tele Challenges

Observatoire de la performance des PME-ETI 16 ème édition avril 2012. OpinionWay Banque PALATINE Pour i>tele Challenges Observatoire de la performance des PME-ETI 16 ème édition avril 2012 OpinionWay Banque PALATINE Pour i>tele Challenges OpinionWay, 15 place de la République, 75003 Paris. Méthodologie Étude quantitative

Plus en détail

La protection de vos revenus à votre pension est d une

La protection de vos revenus à votre pension est d une AVEZ-VOUS PROTÉGÉ La pension est certainement le souci majeur de beaucoup d entre vous. C est en tout cas ce que nous avons pu constater de la grande enquête de Vivium réalisée en collaboration avec Moneytalk.

Plus en détail

Les projets rêvés par les Français

Les projets rêvés par les Français pour Les projets rêvés par les Français Mars 2011 Sommaire 1 - La méthodologie 2 - Les résultats de l'étude A Les projets rêvés des Français B Le logement idéal des Français et l achat immobilier 2 1 La

Plus en détail

Trouver un job grâce au numérique : les défis du marché du recrutement en ligne

Trouver un job grâce au numérique : les défis du marché du recrutement en ligne Observatoire Orange - Terrafemina Trouver un job grâce au numérique : les défis du marché du recrutement en ligne Sondage de l institut CSA avec Fiche technique du sondage L institut CSA a réalisé pour

Plus en détail

Etude auprès des seniors sur leurs perceptions, leurs pratiques et retours d expérience Picardie / France

Etude auprès des seniors sur leurs perceptions, leurs pratiques et retours d expérience Picardie / France Etude auprès des seniors sur leurs perceptions, leurs pratiques et retours d expérience Picardie / France Juillet 2015 - Occurrence pour CCMO mutuelle Sommaire Contexte et méthodologie 3 1. Préparation

Plus en détail

en Mauricie et au Centre-du-Québec, ESCC cycle 1.1 (2000-2001)

en Mauricie et au Centre-du-Québec, ESCC cycle 1.1 (2000-2001) Analyse des données de santé mentale -, ESCC cycle 1.1 (2000-) Avant-propos Ce document traite des principaux résultats régionaux de l ESCC 1.1 portant sur la santé mentale. Les indicateurs présentés ici

Plus en détail

Intégrer un salarié dans l entreprise

Intégrer un salarié dans l entreprise L objectif de ce guide est d aider les managers à optimiser l accueil et l intégration des nouveaux salariés dans l entreprise. Un autre guide Fafsea «Assurer la fonction de tuteur» est à la disposition

Plus en détail

ETUDE SUR LES STAGIAIRES AYANT SUIVI UNE FORMATION DIPLOMANTE DANS LA BRANCHE DES ACTEURS DU LIEN SOCIAL ET FAMILIAL

ETUDE SUR LES STAGIAIRES AYANT SUIVI UNE FORMATION DIPLOMANTE DANS LA BRANCHE DES ACTEURS DU LIEN SOCIAL ET FAMILIAL ETUDE SUR LES STAGIAIRES AYANT SUIVI UNE FORMATION DIPLOMANTE DANS LA BRANCHE DES ACTEURS DU LIEN SOCIAL ET FAMILIAL LA SYNTHESE L Observatoire de la branche des acteurs du lien social et familial - centres

Plus en détail

Cliquez sur l image pour l agrandir

Cliquez sur l image pour l agrandir Dans le détail, le principal contributeur à l évaluation globale est la qualité de réponse aux besoins. Si les Français sont particulièrement satisfaits par l accueil en mairie (57% en ont une évaluation

Plus en détail

EVALUATION, BILAN/SUIVI, INDICATEURS

EVALUATION, BILAN/SUIVI, INDICATEURS EVALUATION, BILAN/SUIVI, INDICATEURS NOTION EVALUATION L évaluation, c est la production d un jugement de valeur concernant une politique publique. Elle vise à mesurer les effets de la politique évaluée.

Plus en détail

Associations : construisez aujourd hui votre formation de demain

Associations : construisez aujourd hui votre formation de demain ORLY CHAMPIGNY-SUR-MARNE NOGENT-SUR-MARNE VILLECRESNES VILLEJUIF Associations : construisez aujourd hui votre formation de demain Synthèse des résultats du questionnaire BONNEUIL-SUR-MARNE SUCY-EN-BRIE

Plus en détail

SAVEZ-VOUS QUE VOUS POUVEZ ÊTRE ÉPAULÉ POUR GÉRER LES CHANGEMENTS QUI SURVIENNENT AU SEIN DE VOTRE FAMILLE?

SAVEZ-VOUS QUE VOUS POUVEZ ÊTRE ÉPAULÉ POUR GÉRER LES CHANGEMENTS QUI SURVIENNENT AU SEIN DE VOTRE FAMILLE? SAVEZ-VOUS QUE VOUS POUVEZ ÊTRE ÉPAULÉ POUR GÉRER LES CHANGEMENTS QUI SURVIENNENT AU SEIN DE VOTRE FAMILLE? JANVIER 2011 QU SOMMES NOUS? Au plus près des familles Depuis plus de 60 ans, les Allocations

Plus en détail

Comment réaliser une enquête par questionnaire?

Comment réaliser une enquête par questionnaire? Comment réaliser une enquête par questionnaire? 1. L objectif d une enquête : L enquête de satisfaction est un baromètre qui permet de prendre le pouls de la clientèle. Simple et peu coûteuse, elle révèle

Plus en détail

Intégrer un salarié dans l entreprise

Intégrer un salarié dans l entreprise L objectif de ce guide est d aider les managers à optimiser l accueil et l intégration des nouveaux salariés dans l entreprise. Un autre guide Fafsea «Assurer la fonction de tuteur» est à la disposition

Plus en détail

Un climat des affaires conforté

Un climat des affaires conforté JUILLET 2015 Un climat des affaires conforté Même si une part toujours importante de TPE/PME enregistre un recul du chiffre d affaires, le bilan du 2 e trimestre marque une amélioration sensible, confirmée

Plus en détail

Enquête sur l importance du patrimoine en Suisse. réalisée pour l Office fédéral de la culture

Enquête sur l importance du patrimoine en Suisse. réalisée pour l Office fédéral de la culture Département fédéral de l'intérieur DFI Office fédéral de la culture OFC Enquête sur l importance du patrimoine en Suisse réalisée pour l Office fédéral de la culture Juillet 2014 Table des matières 1.

Plus en détail

En 2011, 483 000 enfants de

En 2011, 483 000 enfants de Octobre 13 N 411 Une diversité des familles à, avec plus de foyers monoparentaux qu ailleurs et moins de familles Population A, 32 enfants de moins de 25 ans, soit 7 % des enfants parisiens, vivent dans

Plus en détail

Personnes âgées et accidents domestiques Rapport

Personnes âgées et accidents domestiques Rapport Personnes âgées et accidents domestiques Rapport Version n 1 Date : 27 Juillet 2011 De: Nadia AUZANNEAU A: Florent CHAPEL et Guillaume ALBERT OpinionWay, 15 place de la République, 75003 Paris. Tél : 01

Plus en détail

Sondage de sa*sfac*on auprès des habitants des quar*ers en cours de rénova*on

Sondage de sa*sfac*on auprès des habitants des quar*ers en cours de rénova*on Sondage de sa*sfac*on auprès des habitants des quar*ers en cours de rénova*on Etude de l Ins,tut CSA pour l ANRU Janvier 2013 Sommaire Fiche technique de l étude p 3 1 La sa*sfac*on à l égard de la vie

Plus en détail

Recensement de la population

Recensement de la population Recensement de la population Ménages et familles 1. Définition des concepts Un ménage Un ménage regroupe l ensemble des occupants d une résidence principale, qu ils aient ou non des liens de parenté. Un

Plus en détail

PLAN DE LA PRÉSENTATION

PLAN DE LA PRÉSENTATION DES OUTILS POUR FAVORISER LE TRANSFERT DE FERME : RAPPORT D ÉTUDE Par Marie-Eve Bourdeau Colloque sur l établissement et le retrait en agriculture Le 18 mars 2015 PLAN DE LA PRÉSENTATION 1. Contexte 2.

Plus en détail

Baromètre CSA/Crédit agricole Les parents et l argent de poche des enfants

Baromètre CSA/Crédit agricole Les parents et l argent de poche des enfants Baromètre CSA/Crédit agricole Les parents et l argent de poche des enfants n 0900922 V3 Juillet 2009 2, rue de Choiseul CS 70215 75086 Paris Cedex 02 Tél. : (33) 01 44 94 40 00 Fax : (33) 01 44 94 40 01

Plus en détail

Baromètre Orange Terrafemina Vague 4 - L amour sur Internet

Baromètre Orange Terrafemina Vague 4 - L amour sur Internet Baromètre Orange Terrafemina Vague 4 - L amour sur Internet n 1001575 Novembre 2010 Etude réalisée conformément à la norme internationale ISO 20252 2, rue de Choiseul CS 70215 75086 Paris Cedex 02 Tél.

Plus en détail

Chapitre 4. Impacts sur les personnes admissibles de l assuranceemploi

Chapitre 4. Impacts sur les personnes admissibles de l assuranceemploi Chapitre 4 Impacts sur les personnes admissibles de l assuranceemploi 4.1 Ensemble des participants Parmi les 3 347 personnes interrogées dans le cadre de cette étude, 616 (18 %) étaient des personnes

Plus en détail

Les Françaises et la création d entreprises

Les Françaises et la création d entreprises Les Françaises et la création d entreprises Cette note a été élaborée à partir des résultats d un sondage intitulé «Les femmes et la création d entreprise», produit en janvier 2012 par OpinionWay pour

Plus en détail

Les jeunes et l accès au logement

Les jeunes et l accès au logement Contacts CSA Pôle Opinion-Corporate : Jérôme SAINTE-MARIE Directeur du Pôle / jerome.sainte-marie@csa.eu / 01 44 94 59 10-11 Yves-Marie CANN Directeur d études / yves-marie.cann@csa.eu / 01 44 94 34 14

Plus en détail

Etude TNS Sofres - Les Elles de l'auto. 3ème édition - Avril 2011

Etude TNS Sofres - Les Elles de l'auto. 3ème édition - Avril 2011 Etude TNS Sofres - Les Elles de l'auto 3ème édition - Avril 2011 L objectif de l étude Les conditions de la promotion des femmes dans le secteur automobile Méthodologie Enquête online Adressée aux professionnels

Plus en détail

Observatoire Orange Terrafemina

Observatoire Orange Terrafemina Observatoire Orange Terrafemina Vague 7 M-Commerce : Quand le mobile réinvente le shopping n 1100905 Juillet 2011 Etude réalisée conformément à la norme internationale ISO 20252 2, rue de Choiseul CS 70215

Plus en détail

Observatoire de la performance des PME-ETI

Observatoire de la performance des PME-ETI Observatoire de la performance des PME-ETI 30 ème édition Octobre 2013 OpinionWay 15 place de la République 75003 Paris. Charles-Henri d Auvigny, Matthieu Cassan, Emmanuel Kahn & pour Méthodologie Méthodologie

Plus en détail

Où les Canadiens envisagent-ils de vivre à leur retraite et pourquoi?

Où les Canadiens envisagent-ils de vivre à leur retraite et pourquoi? Où les Canadiens envisagent-ils de vivre à leur retraite et pourquoi? L Institut Info-Patrimoine offre de l information et propose des stratégies relatives à la planification du patrimoine et aux décisions

Plus en détail

L ENQUETE DE SATISFACTION 2007 AUPRES DES EMPLOYEURS

L ENQUETE DE SATISFACTION 2007 AUPRES DES EMPLOYEURS L ENQUETE DE SATISFACTION 2007 AUPRES DES EMPLOYEURS L ACOSS, caisse nationale des Urssaf, vous a interrogé en 2007 afin d évaluer la qualité de service de la branche du recouvrement. Retour sur l enquête

Plus en détail

Les Français et l utilisation de leurs véhicules

Les Français et l utilisation de leurs véhicules Les Français et l utilisation de leurs véhicules Sondage de l Institut CSA pour France Nature Environnement Etude N 1300411 Mars 2013 Titre du projet Sommaire 1. 2. Fiche technique du sondage Les principaux

Plus en détail

Ma maison, mon tout & tout pour ma maison

Ma maison, mon tout & tout pour ma maison Observatoire de la vie à la maison Ma maison, mon tout & tout pour ma maison ILIV, observatoire de la vie à la maison, a mené une enquête représentative auprès de plus de 4.000 Belges sur l influence de

Plus en détail

ENQUÊTE SUR LE DÉSIR D ENFANTS DES FAMILLES DES HAUTS-DE-SEINE

ENQUÊTE SUR LE DÉSIR D ENFANTS DES FAMILLES DES HAUTS-DE-SEINE juin 2013 - Observatoire des Familles ENQUÊTE SUR LE DÉSIR D ENFANTS DES FAMILLES DES HAUTS-DE-SEINE Union Départementale des Associations Familiales des Hauts-de-Seine Parmi les répondants de l enquête,

Plus en détail

Les Français et le Grand Age

Les Français et le Grand Age Les Français et le Grand Age Fédération Hospitalière de France / TNS Sofres Mai 2013 En préambule Le vieillissement de la population et la prise en charge du grand âge : un enjeu crucial dans l agenda

Plus en détail

LE DEVENIR PROFESSIONNEL DES SALARIÉS BÉNÉFICIAIRES

LE DEVENIR PROFESSIONNEL DES SALARIÉS BÉNÉFICIAIRES LE DEVENIR PROFESSIONNEL DES SALARIÉS BÉNÉFICIAIRES DE CONGÉS INDIVIDUELS DE FORMATION ÉTAT DES LIEUX DE LA SATISFACTION ET DES ATTENTES DES BÉNÉFICIAIRES DE CIF Une enquête du Fongecif Rhône-Alpes Pourquoi

Plus en détail

UNE DEMANDE DE RMI EN HAUSSE

UNE DEMANDE DE RMI EN HAUSSE Une année mitigée En 2008, en Poitou-Charentes, le bilan social est mitigé. Le nombre d allocataires de l ASS et de l API décline. De même, le nombre de bénéficiaires de la CMUc est en retrait. Cela peut

Plus en détail

Les Français et l utilisation de leurs véhicules

Les Français et l utilisation de leurs véhicules Contacts CSA Pôle Opinion-Corporate : Jérôme SAINTE-MARIE Co-directeur du Pôle / jerome.sainte-marie@csa.eu / 01 44 94 59 10-11 Claire PIAU Directrice d études / claire.piau@csa.eu / 01 44 94 59 08 Nicolas

Plus en détail

Enquête 2014 de Manuvie / Ipsos Reid sur la prospérité et la santé

Enquête 2014 de Manuvie / Ipsos Reid sur la prospérité et la santé Enquête 2014 de Manuvie / Ipsos Reid sur la prospérité et la santé Introduction Des employés engagés et productifs ont à cœur la réussite de leur employeur. Par leur attitude et leur confiance en eux,

Plus en détail

Faits saillants du Sondage sur les travailleurs québécois de 25 à 44 ans et l épargne

Faits saillants du Sondage sur les travailleurs québécois de 25 à 44 ans et l épargne 2011 Faits saillants du Sondage sur les travailleurs québécois de 25 à 44 ans et l épargne Rédaction Marc-Olivier Robert Lambert Collaboration Francis Picotte Mise en page Nathalie Cloutier Révision linguistique

Plus en détail

Santé et travail des seniors: une vision européenne

Santé et travail des seniors: une vision européenne Santé et travail des seniors: une vision européenne Les colloques du COR Vendredi 29 novembre 2007 Thierry Debrand (Irdes) Contact: debrand@irdes.fr Introduction et contexte Les pays industrialisés font

Plus en détail

Définir et consolider son projet associatif

Définir et consolider son projet associatif FICHE PRATI QUE Définir et consolider son projet associatif L association se place sous le signe de la liberté : celle de se regrouper pour prendre collectivement une initiative. De l idée à la conception,

Plus en détail

CONFERENCE DE PRESSE MARDI 22 OCTOBRE 2013

CONFERENCE DE PRESSE MARDI 22 OCTOBRE 2013 22 et 23 novembre 2013 CONFERENCE DE PRESSE MARDI 22 OCTOBRE 2013 «Le comportement d épargne des français et des investisseurs actifs & leur perception des dispositifs visant à promouvoir le financement

Plus en détail

Les artisans et leur banque

Les artisans et leur banque Chambre de métiers et de l artisanat de Région Nord - Pas de Calais Les artisans et leur banque Analyse des relations entre les artisans et leur banquier Enquête réalisée en août et septembre 2013 Octobre

Plus en détail

3 ème édition du Baromètre Ciel de l Auto-Entrepreneur Après l engouement du nouveau régime, comment transformer l essai?

3 ème édition du Baromètre Ciel de l Auto-Entrepreneur Après l engouement du nouveau régime, comment transformer l essai? Paris, le 22 novembre 2010 3 ème édition du Baromètre Ciel de l Auto-Entrepreneur Après l engouement du nouveau régime, comment transformer l essai? Ciel, n 1 en France des logiciels de gestion et des

Plus en détail

Résultats obtenus pour le questionnaire «Clientèle»

Résultats obtenus pour le questionnaire «Clientèle» Résultats obtenus pour le questionnaire «Clientèle» Introduction Suite à l envoi du questionnaire «Clientèle», nous avons reçu un total de 588 réponses. Ce résultat nous semble tout à fait satisfaisant

Plus en détail

Acteurs de la fonction RH et salariés : une perception différente des facteurs de discrimination

Acteurs de la fonction RH et salariés : une perception différente des facteurs de discrimination Issy-les-Moulineaux, le 20 juillet 2007 2 e édition de l enquête Cegos sur la diversité et la discrimination en entreprise Comment favoriser la diversité en entreprise? Réponses croisées des responsables

Plus en détail

L évolution du système de retraite. Le cas du salarié non cadre dans le secteur privé. Henri Sterdyniak

L évolution du système de retraite. Le cas du salarié non cadre dans le secteur privé. Henri Sterdyniak Simulation de l évolution du taux de remplacement net des salaires pour 4 cas-type, nés en 1960, selon les réformes du système de retraite, à l horizon 2020 Henri Sterdyniak L évolution du système de retraite

Plus en détail

3. QUELS SONT VOS OBJECTIFS DE PLACEMENT?

3. QUELS SONT VOS OBJECTIFS DE PLACEMENT? Quels sont vos objectifs de placement? 2 3. QUELS SONT VOS OBJECTIFS DE PLACEMENT? Les facteurs à prendre en compte Ils dépendent de votre personnalité, de votre âge, de votre situation de famille et de

Plus en détail

Stéphanie Dupays. du fait de stratégies individuelles ou familiales ou bien de contraintes liées aux changements

Stéphanie Dupays. du fait de stratégies individuelles ou familiales ou bien de contraintes liées aux changements En un quart de siècle, la mobilité sociale a peu évolué Stéphanie Dupays En 2003, un homme âgé de 40 à 59 ans sur trois a une position sociale identique à celle de son père au même âge. Ce chiffre cache

Plus en détail

Le bac mis en examen. Une enquête Ipsos / CGI pour La MAIF, Le Monde et RTL

Le bac mis en examen. Une enquête Ipsos / CGI pour La MAIF, Le Monde et RTL Le bac mis en examen Une enquête Ipsos / CGI pour La MAIF, Le Monde et RTL Fiche technique Sondage Ipsos / CGI pour : La MAIF, Le Monde et RTL. Échantillons : 610 élèves de Première ou de Terminale, constituant

Plus en détail

L influence des medias sociaux auprès des entreprises dans le choix d un partenaire financier. réalisée par

L influence des medias sociaux auprès des entreprises dans le choix d un partenaire financier. réalisée par L influence des medias sociaux auprès des entreprises dans le choix d un partenaire financier Etude réalisée par Médias sociaux L influence des médias sociaux auprès des entreprises dans le choix d un

Plus en détail

Enquête «Leadership féminin» 2014

Enquête «Leadership féminin» 2014 Enquête «Leadership féminin» 2014 L exercice du leadership au féminin est source de challenges, parfois de difficultés ou d écueils. Quelle posture adopter, quel style de leadership? Comment se positionner?

Plus en détail

Le bilan de compétences : Déroulement, durée et outils

Le bilan de compétences : Déroulement, durée et outils Le bilan de compétences : Déroulement, durée et outils Pour vous donner une vision la plus complète possible de la démarche, le contenu qui vous est présenté ici a été élaboré pour correspondre à une personne

Plus en détail