IMPACTE DE LA CRISE POLITICO-MILITAIRE DE SUR LE PASTORALISME ET LA TRANSHUMANCE EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

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1 IMPACTE DE LA CRISE POLITICO-MILITAIRE DE SUR LE PASTORALISME ET LA TRANSHUMANCE EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE RAPPORT D ETUDE SOCIO-ANTHROPOLOGIQUE DU CONFLIT TIDJANI IBRAHIM Consultant National Attaché dé réchérché au LERSA dé l univérsité dé Bangui, RCA Cétté é tudé a é té financé é par lé Buréau pays dé CRS én Ré publiqué Céntrafricainé Novémbré Janviér

2 SOMMAIRE ABREVIATIONS ET ACRONYMES... 4 REMERCIEMENT... 5 RESUME... 6 I. INTRODUCTION : CONTEXTE, OBJECTIFS ET METHODOLOGIE DE L ETUDE CONTEXTE GENERALE OBJECTIFS ET PRODUITS ATTENDUS Objectifs Les produits attendus METHODOLOGIE ET CANEVAS DE L ETUDE II. ORIGINES ET POSITIONNEMENT DES DIFFERENTS GROUPES PASTORAUX ORIGINES HISTORIQUE ET CLASSIFICATIONS ETHNIQUES Les éleveurs peuls Les éleveurs d obédience arabe POSITIONNEMENT ACTUEL GEO LOCALISES DES POPULATIONS PASTORALES La région de l Ouest : L Est et le Sud-Est de la Centrafrique La zone Nord III. CARACTERISATION DES MODES DE VIE SOCIOCULTURELLES DES ELEVEURS ET MISE EN EVIDENCE DES EVOLUTIONS RECENTES MODE DE VIE SOCIOCULTURELLE DES ELEVEURS Habitudes coutumières Pratiques pastorales EVOLUTION DES HABITUDES SOCIOCULTURELLES ORGANISATION COMMUNAUTAIRES L organisation sociale traditionnelle des éleveurs peuls Mode de vie communautaire chez les pasteurs arabes Rôle de la femme dans l organisation communautaire IV. NATURE DES RELATIONS INTRA ET EXTRACOMMUNAUTAIRES RELATIONS ENTRE LES DIFFERENTS GROUPES D ELEVEURS RELATIONS EXTRACOMMUNAUTAIRES EN L OCCURRENCE AVEC LES AGRICULTEURS Sur le plan socioculturel et politique Sur le plan économique Situations observées et Etat de la cohabitation V. IMPACT DE LA RECENTE CRISE SUR LES MODES DE VIE ET LE NOMADISME IMPACT SUR LES STYLES DE VIE ET LES HABITUDES SOCIOCULTURELLES IMPACT SUR LES VALEURS DU NOMADISME VI. RECOMMANDATIONS OPERATIONNELLES LES AXES D INTERVENTION D URGENCE Sécurisation des espaces pastoraux Renforcement de la cohésion sociale Prévention et mitigation des conflits communautaires Aide humanitaire Lutte contre les pathologies animales DES ACTIONS REALISABLES DANS LE MOYEN ET LONG TERME L encadrement de la mobilité pastorale La recapitalisation et le soutien à sédentarisation Renforcement de l intégration et des échanges commerciaux entre éleveurs et agriculteurs La promotion de la micro finance en milieu rural

3 6.3. PROPOSITIONS OPERATIONNELLES D INTERVENTION Plan opérationnel d intervention d urgence Plan opérationnel d intervention dans le moyen et long terme VII. REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES VIII. ANNEXES

4 Abréviations et acronymes ACDA ACSA AEA AGR ANDE CEBEVIRHA CEMAC CRS DRC FAO FELGIP FNEC GIAP GIE GIP GIR MINUSCA ONG OP PIB PPCB PPR RCA RDC UDEAC ZAGROP Agéncé Céntrafricainé dé Dé véloppémént Agricolé Agénts Communautairés dé Santé Animalé Association é lévéur agricultéur Activité gé né ratricé dé révénu Agéncé Nationalé pour lé Dé véloppémént dé l Elévagé Commission Economiqué du Bé tail, dé la Viandé ét dés Réssourcés Haliéutiqués Communauté Economiqué ét Moné tairé d'afriqué Céntralé Catholic Réliéf Sérvicé Danish Réfugéé Council Organisation dés Nations Uniés pour l Aliméntation ét l Agriculturé Fé dé ration Localé dés Groupéménts d Inté ré t Pastoraux Fé dé ration Nationalé dés Elévéurs Céntrafricains Groupémént d inté ré t agropastoral Groupémént d Inté ré ts Economiqués Groupémént d inté ré t Pastoral Groupémént d Inté ré t Ruraux Mission Intérnationalé dés Nations Uniés pour la Stabilisation dé la Céntrafriqué Organisation Non Gouvérnéméntalé Organisations Paysannés Produit Inté riéur Brut Pé ri Pnéumonié Contagiéusé Boviné Pésté dés Pétits Ruminants Ré publiqué Céntrafricainé Ré publiqué Dé mocratiqué du Congo Union douanié ré ét é conomiqué d Afriqué Céntralé Zoné d action Agropastoralé 4

5 Remerciement L auteur souhaite remercier toutes les personnes des structures qui de près ou de loin ont permis la réalisation de cette étude dont en particulier le Ministères en charge de l élevage, la FNEC, l ANDE, la FAO, DRC et les autorités politico-administratives des zones visités. L auteur remercie également toutes les personnes qui se sont rendues disponibles pour accorder un entretien, partager leurs analyses et opinions tout au long de l étude (voir annexe 2). Notre reconnaissance à l égard de Madame LeAnn Hager, Country Représentative de CRS en RCA, qui n a pas hésité à faire financer cette étude sur les fonds propres de l organisation, et à Monsieur Mahamadou Maiga, le Coordinateur pour la Sécurité Alimentaire et les Moyens d Existence de CRS qui a supervisé de bout en bout cette étude. Un grand merci également à toute l équipe CRS dont Kyla Neilan pour ses observations sur le document. Catholic Relief Services, Programmes pays RCA, Avril 2015 Cétté é tudé financé é par lé buréau pays dé CRS én RCA, ést uné partié d uné é tudé globalé sur la transhumancé conduité par la FAO, avéc la contribution dé Danish Refugee Council (é tudé socio-é conomiqué dés populations, géstion dés conflits ét cohé sion socialé) ét dé Catholic Relief Services (é tudé socio-anthropologiqué, géstion dés réssourcés ét cohé sion socialé ; ét é tudé bibliographiqué) dont lé but ést d é tablir uné cartographié dé la transhumancé én Ré publiqué Céntrafricainé avant lé dé but du conflit ét dans lé contéxté actuél (2014/2015) én idéntifiant lés changéménts majéurs intérvénus incluant lés straté giés dé mitigation immé diaté pour la géstion dés conflits intércommunautairés ét la cohé sion socialé. Cét écrit pour informér ét contribuér à la prisé d action à court ét moyén térmé sur la réprisé dés activités pastoralés ét dé transhumancé én RCA én liant l action immédiaté à la connaissance socio-anthropologique des éleveurs. Ce document peut être utilisé librement à des fins de campagne, d'éducation et de Recherche moyennant mention complète de la source. Pour toute information complémentaire, veuillez contacter: Mahamadou Maiga, Food Security & Livelihoods Coordinator, LeAnn Hager, Country Representative, Katherine Price, Head Of Programming, Avertissement: Les informations, opinions et recommandations émises dans ce rapport n éngagént qué l auteur et ne reflètent pas nécessairement les opinions de CRS. CATHOLIC RELIEF SERVICES (CRS), ést uné organisation non gouvérnéméntalé cré é é suivant lés lois dé l Etat dé Maryland ét ayant son sié gé principal au 228 W. Léxington Stréét, Baltimoré, MD 21201, USA, ét son sié gé én Ré publiqué Céntrafricainé (RCA) au quartiér Sissongo, B.P. 976 Bangui Ré publiqué Céntrafricainé. 5

6 Résumé Avéc la ré cénté crisé céntrafricainé, il ést indé niablé qué lés modés dé vié socioculturéllés dés é lévéurs, léurs positionnéménts ou localisations historiqués ét léurs pratiqués pastoralés ont subi un grand changémént pour né pas diré uné dé sorganisation totalé. Ainsi dans l Ouést, il né résté plus grand chosé dés é lévéurs éxcépté la localité dé Koui ét lés communés d é lévagé dé Niém-Yélléwa ét Bésson. Lés ré gions dé l Est ét du Sud Est ont é té rélativémént é pargné s ét on y trouvé toujours lés groupés pastoraux historiquémént implanté s (Péuls ét quélqués Arabés) ét quasimént toutés lés grandés fractions éthniqués. Dés é lévéurs issus dés éthniés né faisant pas partié dés grands groupés pastoraux sont é galémént pré sénts (Haussa, Borno ). Dans l énsémblé, si dans l Est ét lé Sud-Est, la cohabitation a é té pré sérvé é avéc quélqués foyérs dé ténsions bién é vidémmént, la situation ést dramatiqué dans l Ouést ét dans uné moindré mésuré dans lé Nord (Kabo ét Batangafo). Lés contraintés majéurés dont font facé lés é lévéurs sé ré sumént aux é léménts suivant : La dé capitalisation accrué du bé tail du fait dés spoliations, rackéts ét dé la mainmisé dés groupés armé s sur l activité. L é tat sanitairé dé sastréux du bé tail caracté risé par la récrudéscéncé dés pathologiés dué a l abséncé dés intrants vé té rinairés ét du suivi du bé tail én térmés dé vaccination pé riodiqué, Dé sorganisation dé la filié ré du fait dés difficulté s dé la commércialisation du bé tail a causés dé l insé curité sur lés voiés d accé s. Facé a cétté situation, il apparait dé plus én plus urgént ét indispénsablé dé procé dér a la misé én œuvré dés actions d énvérguré pour atté nuér lés éfféts ét anticipér lés risqués futurés. Uné méilléuré connaissancé du modé dé vié dés diffé rénts groupés pastoraux qui opé rént sur lé térritoiré Céntrafricain par lé biais dé cétté é tudé socioanthropologiqué ést indispénsablé pour compréndré lés dynamiqués d adaptation ét éntrépréndré dés actions dans uné approché intércommunautairé ét dé coéxisténcé socialé qui garantiés uné géstion pacifiqué ét durablé dés réssourcés naturéllés. Pour céla dés actions ésséntiéllés sont né céssairé én urgéncé ét dans lé moyén ét long térmé pour pré sérvér lé péu qui résté mais aussi pré parér la rélancé du séctéur. Lé prémiér risqué ést rélatif a la dé gradation dé la fragilé cohé sion socialé obsérvé dans cértainés localité s ou sé trouvént éncoré quélqués é lévéurs commé a Koui ré puté é é tré uné térré d é lévagé ou éncoré lé sud-est ét l Est. Toutéfois cétté cohabitation risqué dé s éffritér du fait dé la pré séncé dés groupés armé s qui opé rént én touté impunité ét qui spoliént lés é lévéurs qui téntént dé continuér léurs activité s.. Lé déuxié mé risqué concérnént lé rackétté dans bon nombré dé localité s qui péut conduiré au dé couragémént dés é lévéurs sé déntairés qui ont l'inténtion dé réntrér y compris lés transhumants mais aussi conduiré a vidé lé pays du péu dé bé tail éxistant éncoré. Lé troisié mé risqué ést qu'én cas d'impossibilité pour lés é lévéurs (sé déntairés ét transhumants) dé sé dé placér avéc léur bé tail afin dé bé né ficiér du pa turagé ét dés points d'éau, cértains transhumants souciéux dé pré sérvér cé qui léur résté pourraiént é tré ténté dé «forcér» léur rétour mé mé s'il s'agit d'utilisér dés voiés non convéntionnéls 6

7 c'ést a diré s'armér ét né pas émpruntér par éxémplé lés couloirs traditionnéls dé la transhumancé. Ainsi dés actions urgéntés sont né céssairés afin tout d abord dé ré duiré lés vulné rabilité s ét la pauvrété sourcé dés diffé rénts conflits dans lé mondé rural. Et Ensuité dans lé domainé particuliér dé l é lévagé, il y a l impé riéusé né céssité dé méttré én placé dés actions urgéntés pour luttér contré lés pathologiés animalés (vaccination ét distribution dés intrants vé té rinairés), réconstituér lé chéptél, promouvoir lé pétit é lévagé chéz lés mé nagés ruraux, formér ét organisér lés é lévéurs (Dutéurtré ét al, 2003). Mais ét surtout pré sérvér la coéxisténcé pacifiqué au aussi bién dans lés zonés dé rétours probablés tél qué l Ouést qué dans lés zonés du Sud-Est ou un calmé pré cairé pérmét én fait uné zoné dé réfugé pour lés é lévéurs ét transhumants nationaux ét é trangérs. Enfin la misé én œuvré d un dispositif d obsérvatoiré dé la ré siliéncé pérméttant aux pouvoirs publics ét a cértainés institutions (ONG par éxémplé) inté réssé és par lés quéstions pastoralés dé disposér d outils ét dés donné és né céssairés pour miéux aidér lés populations pastoralés én grandé difficulté pour lé momént én ré duisant éfficacémént ét durablémént léurs vulné rabilité s ré curréntés ét én rénforçant lés straté giés dé ré siliéncé dé véloppé és par cés actéurs én miliéu rural, cé qui conditionné la survié ét lé dé véloppémént dé l é lévagé Céntrafricain (Tidjani, 2013). 7

8 I. Introduction : contexte, objectifs et méthodologie de l étude 1.1. Contexte générale Caracté risé par l éxisténcé d un chéptél important ét divérsifié, uné faiblé productivité ét un modé dé production ésséntiéllémént éxténsif, lé séctéur dé l é lévagé én gé né ral ét bovin én particuliér joué un ro lé ésséntiél dans l é conomié céntrafricainé tant par lé fait dés révénus qu ils gé né rént aux actéurs qué par son apport a la richéssé nationalé ét lé rénforcémént dé la sé curité aliméntairé dés populations. En térmés dé production, lés produits d é lévagé én l occurréncé d originé boviné répré séntait én RCA tonnés dé viandés ét abats, ét 9500 tonnés dé lait (ANDE, 2000). Alors qu én 2008, la part dés culturés vivrié rés é tait dé 51,4% dans lé PIB, céllé du sous-séctéur dé l é lévagé (bovins, caprins, ovins) répré séntait réspéctivémént 22,8%, 9,6% ét 14,9% du PIB. En dé pit dé sa contribution non né gligéablé a la sé curité aliméntairé dé la population, a la formation dé la richéssé nationalé (PIB), ét lés poténtialité s naturéllés du pays (éspacés, pa turagés, point d éau ), l é lévagé céntrafricain travérsé aujourd hui uné crisé profondé caracté risé é par lé dé véloppémént d uné insé curité grandissanté dans lés zonés pastoralés, l appauvrissémént dés é lévéurs, léur dé capitalisation, ét la raré faction dés produits carné s sur lés principaux marché s du pays. Il constitué dé cé point dé vué l un dés activité s lé plus touché ét ayant payé un lourd tribu a la crisé dé , uné crisé ré sultanté d uné succéssion dé crisé prolongé é dépuis plus d uné dé cénnié. Lés éfféts sé traduisént éntré autré par la chuté dés éfféctifs a causé dé vols, pillagés ét abattagés éstimé é a 66 pourcént pour lés gros bé tails ét 77 pour cént pour lés pétits bé tails (FAO, 2014). Lé glissémént dé la ré cénté crisé vérs un térrain conféssionnél a sénsiblémént ét dramatiquémént dé gradé és la naturé dés rélations éntré lés communauté s pastoralés ét lés communauté s sé déntairés d éthniés ét proféssions diffé réntés jusqu a tél point qué lés déux communauté s a tort ou a raison sé trouvént én bélligé rancé frontalé posant ainsi la quéstion dé léur survié ét dé la protéction dé léur moyéns d éxisténcé ét réndant éncoré plus ardu lé ré tablissémént ulté riéur du séctéur. Malgré la crisé, lés communauté s n ont jamais arré té complé témént léurs activité s réspéctivés. Mais aucuné réprisé vé ritablé dés activité s dans lé mondé paysans n ést possiblé si lés toutés lés communauté s qui la composént né sont souténus dans léur activité s réspéctivés ét impliqué s dans un procéssus dé cohé sion socialé mais aussi du bésoin dé la misé én placé dé dispositions dé géstion ét dé pré véntion dés conflits éntré lés déux communauté s. Mais facé au dé ficit d informations surtout sur la communauté dés é lévéurs nomadés du fait dé l instabilité militaro-politiqué dé cés dix dérnié rés anné és, cé travail a la lumié ré dé la situation actuéllé n ést pas du tout é vidént. Et la compré hénsion tré s limité é dé l organisation ét dé la dynamiqué communautairé dés é lévéurs nomadés nous amé né a miéux é tudiér cé groupé d un point dé vous socioanthropologiqué Objectifs et produits attendus Objectifs La mission dé cétté é tudé visé a compréndré lé modé dé fonctionnémént socioanthropologiqué dés populations pastoralés én RCA én lién avéc léurs activité s é conomiqués ét la géstion dés réssourcés naturéllés par rapport aux autrés 8

9 communauté s afin dé gé rér au miéux lés conflits actuéls ét dé pré vénir céux-futurs. Cétté é tudé tiéndra compté dé l é volution é vidénté du modé dé vié dé cétté communauté pour continuér son activité dé pastoralismé facé uné raré faction dés réssourcés naturéllés. Spé cifiquémént cétté analysé visé a connaîtré l organisation sociopolitiqué ét la dynamiqué communautairé dés populations pastoralés én RCA. Céci dans lé but dé méttré én placé uné straté gié d approché communautairé én vué dé promouvoir la coéxisténcé pacifiqué dés agricultéurs ét é lévéurs nomadés dans l accé s ét l utilisation dés réssourcés naturéllés. Sur la basé dés missions dé térrain ét révué bibliographiqué, il s agira dé savoir : commént la socié té ést organisé é sélon lé typé dé pouvoir traditionnél; commént lé pouvoir ést structuré dans la famillé (lignagé, structuré matriarcalé ou patriarcalé, uné combinaison dé structurés dé pouvoir ou autrés typés dé structuration); commént s éxércé lé pouvoir dans la communauté ; quéls sont lés mé canismés dé prisé dé dé cision ; quéls ro lés jouént lés fémmés dans l éxércicé du pouvoir ét dans lé procéssus dé prisé dé dé cision communautairé; quéls sont lés ro lés dé volus aux fémmés ét aux hommés ét aux énfants sélon lé séxé; quél ést lé modé d é ducation ét la résponsabilité du pé ré, dé la mé ré ét dés autrés mémbrés dé la famillé dans l éncadrémént, lés soins ét la protéction dés énfants sélon lé séxé; qui contro lé l utilisation dés réssourcés dé la famillé; lé modé traditionnél dé géstion ét d organisation socialé s y pré té-il a uné approché communautairé dés sérvicés sociaux dé basé? ; commént sont é tablis ét fonctionnént lés mé canismés dé communication ét dé rélations publiqués au séin dé la communauté ét avéc son énvironnémént éxtérné; commént ést-cé la communauté ést lié é aux autrés communauté s (é galémént avéc dés agricultéurs, lé mondé urbain, lés marché s) é conomiquémént, sociologiquémént ét politiquémént? la communauté changé-t-éllé au fils dés anné és? Commént? quéllés sont lés pratiqués proféssionnéllés qui pourraiént changér ou domainés plus pérmé ablés au changémént (idé ologiqué, social, culturél, comportéméntal, é conomiqué, politiqué, étc.); commént ést organisé lé travail communautairé (inté ré t public) ét qui fait quoi (participation dés diffé réntés stratés socialés); commént sé prénd la dé cision communautairé; commént sont gé ré és ét qui dé cidént dé l utilisation dés réssourcés communautairés Les produits attendus La production d un documént qui é tablit ét analysé lés liéns éntré l é volution du mondé dé vié socio-é conomiqué, la géstion dés réssourcés naturéllés, ét lés rélations avéc lés autrés communauté s (én particuliér lés agricultéurs, lé mondé urbain/marché s, lés chasséurs étc..) én dé finissant lés caracté risés spé cifiqués vu 9

10 d un anglé sociologiqué ét anthropologiqué dé chaqué groupé pastoralé. Lé documént dévra é tré opé rationnél commandant dés actions a court ét moyén térmé pour solutionnér la crisé actuéllé ét pré vénir touté crisé futuré én lién avéc lés ré alité s socioculturéllés ét lés spé cificité s anthropologiqués propré a chaqué groupé pastoralé. Pré séntér lé rapport dans lé cadré d un atéliér dé validation, organisé par CRS Finalisér lé documént én fonction dés féédbacks dé CRS ét dés participants dé l atéliér dé validation. Formulér uné sé rié dé récommandations pérméttant énsuité dé dé véloppér un plan d action y compris lés mé canismés dé suivi dans uné approché intércommunautairé ét dé coéxisténcé pacifiqué qui garantiés uné géstion pacifiqué ét durablé dés réssourcés naturéllés Méthodologie et canevas de l étude Dé façon gé né ralé, cétté é tudé dont la thé matiqué principalé porté sur la transhumancé ést lé ré sultat d uné sé rié dé plusiéurs missions conjointés éfféctué é par lés organisations ét institutions suivantés : FAO, CRS, DRC ét ANDE. La diménsion socioanthropologiqué a é té méné é par l ONG Catholic Réliéf Sérvicés (CRS) tandis qué DRC s ést occupé dé l anglé socioé conomiqué. Lés aspécts spé cifiqués a la transhumancé ont fait l objét d uné analysé par lés é quipés dé la FAO ét dé l ANDE. Lé travail pour cé qui ést dé la partié socio-anthropologiqué commandité é par l ONG Catholic Réliéf Sérvicés s ést donc appuyé sur uné synthé sé bibliographiqué approfondié suivi d uné phasé d énqué té dé térrain sé traduisant par dés réncontrés ét dés é changés avéc lés principaux actéurs dé la production boviné notammént lés diffé rénts groupés d é lévéurs, lés autorité s administrativés localés (notablés, mairés, pré féts ou souspré féts), lés sérvicés téchniqués (ANDE) ét mé mé lés répré séntants dés agricultéurs. Il conviént dé pré cisér qué pour la collécté dés informations, c ést uné é tudé qui a balayé é présqué la quasi-totalité du térritoiré céntrafricain touchant l 0uést, l ést lé sudést ét lé nord dé la Céntrafriqué. 10

11 Carté 1 : Itiné rairé dé la mission ét localisation dés zonés d é tudé L Ouést : Ouham-Péndé (Paoua, Bozoum, Bocaranga ét Koui) ; Nana Mambéré (Bouar, Baboua, Baoro) ; Mambéré Kadéî (Carnot, Nandobo, Bérbérati) ; L Est ét lé Sud-Est : Hauté Kotto (Bria ét sés énvirons) ; Ouaka (Ippy, Maloum, Bambari) ; Bassé Kotto (Alindao, Langandji, Mobayé, Dimbi, Kémbé ) ; Mbomou (Pombolo ét Bangassou) ; Lé Nord : Ouham (Kabo, Batangafo) ; Bamingui-Bangoran (Ndélé ) Pour uné méilléuré attéinté dés objéctifs fixé s par cétté é tudé, dés activité s pré liminairés ont é té éfféctué és : - L idéntification dés localité s poténtiéllémént touché és par la ré cénté crisé ét historiquémént considé ré és commé lés zonés dé concéntration du bé tail ; - L idéntification dés actéurs locaux (ONG intérvénant aupré s dés é lévéurs, sérvicés téchniqués, associations ét répré séntants dés é lévéurs ). Sur lé térrain, dés léadérs dé groupés ont é té idéntifié s ét dés éntrétiéns ont é té ré alisé s avéc éux sans occultér lé fait qué dés énqué tés par focus group ont pérmis dé complé tér lés informations. Pré cisons qué lé guidé d éntrétién colléctif réposé ésséntiéllémént sur 11

12 lés Térmés dé ré fé réncé (TDR) dé l é tudé mé mé si dés quéstions complé méntairés ont é té posé és aux actéurs pour uné appré hénsion du problé mé. Cé documént s articulé autour dé quatré points a savoir : La misé én é vidéncé dés originés dés groupés pastoraux ét léurs classifications ; Lé positionnémént historiqué ét actuél dé cés é lévéurs én lién avéc la crisé ét l é volution dé léurs habitudés socioculturéllés ; La naturé dés rélations intra ét éxtracommunautairé én lién avéc la géstion dés réssourcés naturéllés ; L impact dé la ré cénté crisé céntrafricainé sur lés stylés dé vié, lés habitudés, lés coutumés ét lés valéurs du nomadismé. II. Origines et positionnement des différents groupes pastoraux 2.1. Origines historique et classifications ethniques Les éleveurs peuls L originé, la classification ét lé positionnémént actuél ét historiqué dés diffé rénts groupés ét fractions éthniqués d é lévéurs qui constituént dans léur gé né ralité un vé ritablé énsémblé hé té rogé né composé a la fois dés fractions ét sous fractions lignagé rés impliquént tout d abord pour lés é lévéurs péuls par la misé én é vidéncé dé trois caté goriés d é lévéurs chéz lés Péuls (Séignobos, 2008): Lés Mbororo qualifié s dé Péuls dé broussé ; Lés Foulbé s appélé s aussi Uya'én par lés Mbororo ét qui sont dé signé s commé lés Péuls dés villagés ét par éxténsion dés villés ; lés transhumants considé ré s commé dés «é trangérs» vénus d'ailléurs a la réchérché du pa turagé. On distingué parmi lés Mbororo quatré énsémblés principaux dé finis a partir dé léur histoiré migratoiré qui sont : lés Wodaabé, lés Djaafun, lés Aku ét lés dérniérs arrivants qué sont lés Ouda én ét lés transhumants é trangérs. L'originé dé cés groupés éthniqués ést lié é aux diffé réntés migrations péulés (péérol) dépuis lé Nigé ria qui sé trouvé é tré lé point dé dé part pour lés Mbororo arrivé s én Oubangui Chari (actuél RCA) dépuis lé dé but dés anné és 1920 ét qui s ést poursuivi jusqué dans lés anné és 1970 (Séignobos ét Chauvin, 2013). Pour attéindré lé térritoiré céntrafricain, cés é lévéurs ont pour la plupart émprunté lé passagé obligé du Caméroun ét parfois lé Tchad pour la dérnié ré vagué dés arrivants. Empruntant dans léurs grandés majorité s lés mé més couloirs migratoirés, partant d un mé mé pays (Nigéria) mais a partir dés localité s diffé réntés, lés Mbororo én gé né ral ét én prémiér liéu lés Wodaabé qui sont lés pionniérs, quittént lé Bornou a la véillé dé la conqué té colonialé pour lé sud, passént par la Bé noué, rémontant lé Faro. Ils s agissént dés Mamadji, Rompo, Kandira, Yayankoén,... qui sé sont dé taché s du Bornou au Nigéria pour sé concéntrér pré s dé la frontié ré tchadiénné (Mayo-Ké bi) dans lés anné és 1950 avant dé franchir l'adamaoua én faisant mouvémént avéc cértains Djaafun vérs la ré gion dé Méîganga (Séignobos, 2008). Dans cétté migration ré gulié ré opé ré é dépuis 70 ans, ils ont é té lés prémiérs arrivants dans lé sillagé dés Lés Djaafun. Aux énvirons dé 1910, dés 12

13 Yayanko én montént sur lé platéau dé l Adamaoua par lé térritoiré dé Réy ét pé né trént a l ést du Lamidat dé Ngaoundéré, alors vidé dé bé tail. Rélévant dé quélqués lignagés maximaux dé ja idéntifié dans la zoné sahé liénné (Boutrais, 1990), lés Wodaabé dé Céntrafriqué sé dé composént én plusiéurs lignagés issus dé la fusion ou dé la fragméntation dé plusiéurs maisons ou «suudu». Parmi cés maisons il conviént dé pré cisér lés Wandu plus nombréux, lés Dandi, lés Aali ét lés Pulaasé considé ré commé plus proché dés Kandira. A la diffé réncé dés Dandi (Bibbé- Dandi) qui ont pré fé ré s implantér dans l Ouést céntrafricain, lés Pulaasé sé sont dirigé s vérs l Est notammént Bambari. D autrés lignagés éxté riéurés én l occurréncé lés Yayanko én, lés Dallanko én ét lés Bawé ou Bawoy sé sont gréffé s par un procéssus d assimilation au Wandu ét léur noyau initial, lés Ngarééga mé mé si cértains clans ont pu pré sérvér léur autonomiés lignagé rés a l imagé dés Yayanko én ét Dallanko én installé s pré s dé Bozoum ét dé Bangui. Originairé é galémént du Bornou au Nigéria ét faisant partié dés clans lés plus importants, lés Uba én appartiénnént plus pré cisé mént a la maison dés Kantu dont lés famillés stationnént sur un nivéau intérmé diairé (surfacé dés 1000 mé trés) dés platéaux du Nord-Ouést. Quélqués mémbrés d autrés lignagés sé journént sur lés platéaux au nord dé Bocaranga. Ils sé disént simplémént Bi Eggirga én, commé lé sont lés Wandu, ou bién Dégérééji. Dés voisins, Eggiwa én, rélévaiént au Bornou du clan dés Wéwébé. Quélqués Rompo sé trouvént pré s dé Bozoum. Tous cés Wodaabé, originairés du Bornou, occupént lés hautés savanés du Nord-Ouést ou céllés dé la Dorsalé céntrafricainé, sauf lés Dallanko én. Lés Dallanko én ont quitté lé Bornou plus tard qué lés Wandu a la fin dés anné és 1930 avéc péu dé bé tail. Dé Tigné ré, ils glissént vér lé céntré (Tibati) ét l Est (Méîganga) dé l Adamaoua Camérounais. Ensuité, ils travérsént rapidémént lé platéau. Apré s quélqués anné és passé és au nord dé Méîganga én compagnié dé Yayanko én, éux aussi attéignént Bocaranga a la fin dés anné és Ils réjoignént alors d autrés Mamaaji qui ont é vité lé dé tour par l Adamaoua camérounais. A partir dés plainés dé la Bé noué, ils s é taiént dirigé s diréctémént vérs lés platéaux du Nord-Ouést céntrafricain. Cé faisant, ils inauguraiént un nouvél itiné rairé plus diréct qui supplanté lé pré cé dént. Dé s lés anné és 1950, dés Umarayél arrivént sur lés hautéurs dé Bocaranga sans é tré passé s par Tigné ré ni Ngaoundéré. Eux aussi ont sé journé longtémps dans la chéfférié dé Figuil mais la ré sultanté dé léurs dé placéménts ést oriénté é vérs lé sud-ést, a travérs lé Tchad, par Pala ét Baibokoum. Dé la, ils énténdént diré qué lés troupéaux prospé rént sur «hoosééré»: la montagné. Ils dé cidént alors d éntrér én Céntrafriqué ét finissént par trouvér dés pa turagés abondants au sud dé Bocaranga. L assistancé vé té rinairé, l organisation dés transhumancés, l achat dé lait par la férmé dé Sarki ré ussissént a lés conténir au nord-ouést du pays. Lés Djaafun qui suivént lé mé mé itiné rairé qué lés Wodaabé mais én prénant lé soin dé passér par lés pa turagés dé dé crué dé la Bé noué avant d attéindré l Adamaoua a la réchérché dé pa turagé d altitudé ét dé sourcés natroné és puis sé concéntrént a Lompta. Partis éux aussi a l originé du Nigéria én pays haussa (Sokkoto), lés Djaafun (Faranko'én, Dabanko'én...), franchissént la frontié ré plus au sud (1890) én s é tablissant pour cértains d'éntré éux sur lés pa turagés d'altitudé dé la ré gion dé Tignéré -Tibati (Séignobos, 2008). 13

14 Un groupé va déscéndré(1920) plus loin éncoré (Baménda) pour finalémént éntrér én Oubangui par Ngaoui suivis par lés Aku Siwalbé s ét d'autrés. Cértains dé léurs lignagés sont arrivé s éntré 1920 ét 1930, d autrés sont arrivé s un péu plus tard mais on péut considé rér qu avéc quélqués lignagés Wodaabé, ils font partié dés Mbororo lés plus anciénnémént installé s én Céntrafriqué. Lés plus nombréux sont lés Dabanko én qui sont répartis pour l ésséntiél dans lés savanés éntré Bossémbélé ét Boali. Viénnént énsuité lés Rahadji é tablis surtout éntré Bozoum ét Bossémbélé ét énfin lés Hamarankoén sé trouvant a l Ouést du pays. Accusant un rétard dé plusiéurs dé cénniés sur lés Wodaabé ét lés Djaafun, lés Aku ou éncoré appélé Danédji du nom dé léur bé tail réprénnént lés mé més chémins migratoirés ét léurs arrivé és cré ént un front pastoral qui s ést traduit par lé réfoulémént dés autrés Mbororo dé Lompta (Séignobos ét Chauvin, 2013). Dé crit commé faisant partié dés dérniérs arrivants Mbororo én Céntrafriqué toujours én provénancé du Nigé ria (Jos), notammént lé platéau dé Bauchi, lés lignagés Aku séraiént dé signé s du nom du villagé dé dé part (Séignobos, 2008). C'ést ainsi qué lés Dawranko'én viénnént dé Wuro Dawra, lés Géréwji dé Géréw Awa au nord dé Kano ét lés Boodi'én dé Bodinga toujours pré s dé Kano. Lés Aku arrivént au Caméroun én 1930 én réprénant lés couloirs migratoirés dés Djaafun. Lés Aku moins nombréux, constituént lé déuxié mé énsémblé Mbororo. Ils sont répartis éntré quélqués grands lignagés commé lés Danédji, lés Boodi'én, lés Hoganko'én, lés Bahén ét lés Béwébé L'arrivé é dés Foulbé s (Kiri, Hillaga, Filba) ét Mbororo (Wodaabé, Djaafun, Aku, Ouda én...) né s'ést pas faité au mé mé momént én Céntrafriqué. Lés Foulbé s, én dé pit dé léurs fortés pré séncés dans lés Lamidats du Nord Caméroun avaiént pris un rétard sur lés Mbororo qu ils avaiént «chassé s» pour divérsés raisons dé cés ré gions ét forcér a réjoindré lé térritoiré dé la Céntrafriqué. Ils ont pé né tré sur lé térritoiré dé la RCA via la localité dé Ngaoui. L histoiré dés Foulbé s dé Céntrafriqué ést toujours associé é a céux dés Lamidats du Nord Caméroun (Ngaoundéré ) qui constitué lé point dé dé part én diréction dé cé qui ést aujourd hui la ré publiqué céntrafricainé. Avéc la complicité dé l administration colonialé dé l é poqué, lés Foulbé s ont pu non séulémént favorisér lé réfoulémént dés Mbororo contraint dé quittér lé Caméroun pour la RCA mais asséoir a un momént léur domination sur cés dérniérs. Lés Foulbé s ont finalémént pé né tré én Céntrafriqué apré s lés Mbororo qu ils ont ré ussi a «chassér» du Caméroun pré téxtant la protéction dé léurs pré ciéux chéptéls dé goudaali (Séignobos, 2008). Les arrivées les plus récentes Lé dérniér énsémblé ést composé dés é lévéurs mbororo arrivé s il n y a pas si longtémps pour né pas diré ré cémmént dés pays voisins (Tchad ét Soudan). Cé sont notammént lés Ouda én dont l histoiré dé l arrivé é én RCA ést é troitémént lié é a céllé dé Ardo Dandoulo qui a é té lé prémiér a franchir, au dé but dés anné és 1970 la frontié ré du Tchad én compagnié d un groupé pour s installér dé finitivémént aujourd hui a Bria dans la Hauté Kotto. Les transhumants étrangers (Sankara, Biibé -Woyla, Hanagamba, Hontorbé, Ngadjawa ) qui passént la frontié ré Tchado-céntrafricainé du fait dé la disponibilité dés pa turagés ont un profil é volutif (Intérnational Crisis Group, 2014). Cétté é volution sé 14

15 traduit par lé fait qu ils sont séulémént proprié tairés d un bé tail important du point dé vué du nombré ét qu én plus ils sont péu coopé ratifs ét violént sé dé plaçant avéc dés moyéns dé communication lés plus modérnés (té lé phoné satéllitairé), dés armés dé guérré, imposant léurs lois au passagé sur lés pa turagés ét n hé sitant pas a s én préndré aux é lévéurs locaux (sé déntairés) én cas dé diffé rént. On y rétrouvé pratiquémént lés mé més typés d é lévéurs s agissant dé céux qui viénnént du Soudan mais surtout du co té dés ré gions du Nord-Est ét Sud-Est (Hauté-Kotto, Ouaka, Bassé Kotto, Mbomou ét Haut Mbomou). Lés é lévéurs transhumants soudanais sont béaucoup plus pré sénts dans L ést ét Sud-Est (Hauté Kotto ét lé Haut Mbomou). Cértains transhumants tchadiéns sont arrivé s dans la zoné dé l Est d Amdafock via lé Soudan pour contournér la férméturé dé la frontié ré Tchado-céntrafricainé Les éleveurs d obédience arabe L histoiré dé la migration dés é lévéurs arabés dé Céntrafriqué connué sous l appéllation dés Mbarara résté toujours mé connué fauté dés é tudés anté riéurés sur la quéstion mais aussi du fait qué léur importancé numé riqué tré s faiblé par rapport aux é lévéurs péuls ét léur confinémént aux zonés du Nord (Ouham, Ouham-péndé, Bangui-Bangoran ét Vakaga), ré gions frontalié rés du Tchad, n a pas favorisér dés réchérchés sur la quéstion. L arrivé é dé cés é lévéurs s ést éfféctué é pour cé qui ést dés localité s faisant l objét dé cétté é tudé a partir du sud-ést Tchadién. Cétté migration ést partié dans un prémiér dés mouvéménts saisonniérs traditionnéls dé transhumancé éntré lés points d attachés dé cés é lévéurs dans lé sud-ést Tchadién (Salamat, Moyén-Chari) ét lés pa turagés disponiblés du Nord dé la RCA (Ouham, Ouham-Péndé, Bamingui-Bangoran ét Vakaga). Lés é lévéurs mbarara sont constitué s dés éthniés suivantés : Salamat, Hawazmé, Mataniné, Toundjour, Banissayid ét Ouléd-rachid. Lés arabés Salamat sont arrivé s lés prémiérs du Tchad voisin én provénancé dés localité s d Am-Timané ét dé Harazé-Mangagné dans lé Salamat. Lé prémiér groupé s ést introduit sur lé térritoiré céntrafricain diréctémént dans lé Bamingui Bangoran (Bamingui, Ndélé) qui ést uné ré gion gé ographiquémént plus proché dé cés points dé dé part initiaux. L autré groupé a réjoint la RCA én passant par lé Moyén Chari émpruntant lés itiné rairés suivants : Kiabé -Sarh-Danamadj-Maro-Sido avant d attéindré la zoné dé Kabo dans lés anné és Ils sont suivis uné dé cénnié plu-tard dans la foulé é dé léurs mouvéménts par lés Hawazmé, lés Mataniné ét lés Toundjour. Cés trois éthniés Mbarara sont considé ré és aujourd hui commé dés é lévéurs sé déntairés du fait dé léurs pré séncés historiqués anciénnés ét dé léurs pratiqués d é lévagé limité és én térmés dé mouvémént. Lés Ouléd-Rachid qui né vénaiént qu én transhumancé par lé passé sé sont progréssivémént implanté s (plus dé 10 ans dé pré séncé) avéc léur bé tail dans la zoné. Il én ést dé mé mé pour lés Péuls (Ouda én, Wéyla, Sankara, Abchyér ou Hanagamba ) qui voiént léur statuts dé simplé transhumant sé transformér én uné pré séncé durablé du fait dés consé quéncés dé la ré cénté crisé Positionnement actuel géo localisés des populations pastorales La région de l Ouest : L Ouést céntrafricain qui, il n y a pas si longtémps é tait considé ré commé l un dés bassins 15

16 dé la production boviné én Céntrafriqué n ést qu un spéctaclé dé dé solation én cé séns qu éllé sé rétrouvé aujourd hui vidé é a la fois dé sés é lévéurs ét dé son chéptél. Lors du passagé dé la mission d é tudé dans cétté partié du térritoiré, tous lés é lévéurs intérrogé s s accordént a diré qu avant lé dé clénchémént dé la crisé on y rétrouvé én plus dés Foulbé s présqué toutés lés fractions Péuls Mbororo (Wodaabé, Lés Djaafun, Aku, Ouda én ), sauf qu aujourd hui a l éxcéption dé quélqués groupés d é lévéurs Foulbé s résté s avéc lé soutién du Lamido qui né mé nagé aucun éffort pour lés incitér ét lés éncouragér a né pas migrér a l éxté riéur, la zoné ést vidé é d uné grandé partié d é lévéurs pour né pas diré dé sés habitants. Par consé quént, cétté crisé viént dé modifiér lé positionnémént historiqué dés diffé rénts groupés éthniqués obligé s soit dé sé ré fugiér avéc léur bé tail dans lés pays voisins (Caméroun, Tchad), soit éfféctué un dé placémént vérs lé nord jugé un péu plus sur. C ést ainsi qué lés pastéurs installé s par lé passé dans lés principalés localité s parcourués (Paoua, Bozoum, Bocaranga, Bouar, Baboua, Baoro, Carnot ét Bérbérati) a l éxcéption dé Koui qui régorgé éncoré quélqués fractions éthniqués du groupé Foulbé s (Kiri, Hillaga, Filba, Mayiné ) sé rétrouvént hors cés zonés. Carté 1 : Positionnémént gé o localisé s dés groupés pastoraux ét dés grandés fractions éthniqués. Au nivéau dé la sous-pré fécturé dé Bocaranga notammént au villagé Tolé, nous avons é té surpris dé rétrouvér éncoré sur placé un groupé dé Péuls dé capitalisé s, composé d'uné dizainé dé pérsonnés én érrancé suité aux é vé néménts. Cés Péuls implanté s historiquémént a Gadzi (Mambéré Kadéî ), constitué s dés fémmés ét dés énfants dans léur grandé majorité (90%), appartiénnént a l'éthnié «Kandira» avéc pour lignagé maximal lé groupé Wodaabé. 16

17 Lé villagé Ngoutéré s'ést fait rémarquér par la pré séncé dé Péuls d'uné vingtainé dé mé nagés actifs c'ést-a -diré possé dant éncoré quélqués té tés dé bé tail (uné vingtainé). Ils ont contrairémént a céux dé Tolé é té chassé s du villagé «Bilakéré» dans la zoné dé Paoua ét ont ré ussi a réjoindré Ngoutéré ou ils ont d apré s léurs dé clarations é té accuéilli par la population dé cé villagé dans léquél ils ont installé léur campéménts justé a 300 mé trés dérrié ré lés habitations dudit villagé. Il s agit dés Péuls d'éthnié Boodi'én lié é au groupé Aku. Lé constat ést éncoré plus tristé dans la Nana Mambéré (Bouar, Baboua, Baoro) ou l'on constaté l abséncé dés groupés éthniqués historiquémént dominants én l occurréncé «Wodaabé», Djaafun ét Danédji pour lés Mbororo ét Foulbé s. Il én ést dé mé mé pour la Mambéré Kadéî ou lé vidé s ést installé avéc lé dé part dés é lévéurs vérs lé Caméroun L Est et le Sud-Est de la Centrafrique Contrairémént a l Ouést dé la Céntrafriqué, l Est ét lé Sud-Est péuvént é tré qualifié dé zonés rélativémént é pargné é par la crisé ou tout simplémént dés liéux dé réfugé pour cé qui résté éncoré aujourd hui du chéptél céntrafricain. Ellés concéntrént la quasi-totalité du bé tail ét dé surcroit on a localisé lés grandés fractions éthniqués péulés, quélqués arabés ét rémarqué la poursuité dés activité s d é lévagé malgré lés dé fis ét lés contraintés éxistants. Lés é lévéurs Ouda én sont lés prémiérs a foulér lé sol dé la Hauté Kotto dépuis 1988 én provénancé du Tchad. Toutéfois léur parcours én diréction du térritoiré céntrafricain a comméncé dépuis l'assassinat dé l'éx pré sidént Tchadién Tombalbayé. Apré s un prémiér passagé par Batangafo puis Kaga-Bandoro, Bouca ét Zémio, léur léadér Ardo Alhadji Dandoulo a accépté dé réjoindré Bangui sur proposition dé Yérima Mandjo qui lui laissait lé choix éntré Mbré s ét Bria dans lé cadré dé sa qué té d installation dans lé pays. Connaissant dé ja la zoné dé Mbré s ou il a vé cu, il a finalémént opté pour Bria. Il conviént dé distinguér déux sous fractions chéz lés «moutonniérs 1» dans la hauté Kotto : lés Kabédji ét lés Norodji. A co té dés Ouda én qui constituént la majorité dés populations pastoralé dans la Hauté- Kotto, on a récénsé é galémént quélqués é lévéurs arabés (Salamat, Missirié, Hé mad...) ét dés é lévéurs d autrés éthniés (Borno ét haussa). Lés é lévéurs transhumants dans cétté partié du térritoiré sont lés Péuls d'éthnié Sankara, Biibé -Woyla, Hanagamba ét Hontorbé. Lés Sankara viénnént gé né ralémént du Tchad mé mé si cértains sont arrivé s dans la zoné én provénancé du soudan. Par contré lés Abchyér (Hanagamba) ét lés Biibé -Woyla viénnént én grandé majorité du soudan voisin. Lés Sankara ont la particularité d'avoir dés tatouagés sur lé visagé (joués) surtout pour céux qui viénnént du Tchad. Par contré lés Abchyér ou Hanagamba sé tréssént lés chévéux (y compris lés hommés), portént dés parurés fé mininés réndant parfois difficilé la distinction éntré un hommé ét uné fémmé. Ils sé dé placént avéc léurs monturés (a nés, chévaux) utilisé és pour lé transport dés bagagés ét dés pérsonnés vulné rablés (fémmés ét énfants). Dans la sous-pré fécturé d Ippy (Villagé Mbourtchou situé a 30 Kilomé trés d Ippy sur 1 Ouda signifie les moutonniers 17

18 l axé Bria), l'implantation dés é lévéurs rémonté a Lés prémiérs arrivants né sont rién d'autré qué lés Djaafun (Faranko én, Djakanko'én, Ringuimadji) suivi dés Wodaabé (Danédji) ét dés Ouda én. En térmé d'importancé numé riqué, lés Djaafun sont supplanté s aujourd hui par lés Danédji ét lés Ouda én. Lés transhumants é trangérs sont répré sénté s par dés Péuls Ngadjawa qui sont qualifié s dé violénts ét jugé s résponsablés dé la propagation dés pathologiés animalés dans la zoné. La sous-pré fécturé dé Bambari qui inté gré én son séin la communé d'é lévagé d'ourodjaafun ést lé bastion dés Mbororo Djaafun dont l'arrivé é ét l'histoiré én RCA ést indissociablé a céllé d Ardo Idjé. En térmé dé lignagé, lé groupé Djaafun ést composé dés sous fractions notammént lés Faranko én, lés Dabanko én, ét lés Djoullanko'én). Toutéfois, il conviént dé fairé rémarquér qué cé groupé tant a é tré dé passér én térmés d'importancé numé riqué par lés Danédji vénus plusiéurs anné és apré s lés Djaafun dans la zoné qui subit é galémént uné incursion dés transhumants Mbororo provénant du Tchad (Ouda én, Hanagamba, Biibé -Woyla, Hontorbé ét Wéwébé. Lé Villagé Bokolobo (60 km dé Bambari sur l axé Alindao) fait partié dés zonés dé concéntration du bé tail dans la Ouaka. Il ést rattaché a la communé d'ourodjaafun. On y trouvé toujours lés Djaafun (Dindimanko én, Dakanko'én, Ringuimadji, Koroanko'én), Boodi én ét Danédji. Lés Djaafun Dakanko én é taiént parmi lés prémiérs arrivants dans lé villagé. Dans la Bassé-Kotto, l'arrivé é dés é lévéurs mbororo dans la communé d'alindao én l occurréncé céllé d Ewou daté dés anné és Cé sont lés Wodaabé (Wandu) qui sont lés prémiérs a s'implantér suivi dés Djaafun (Djakanko én, Ringuimadji), Boodi én ét dés Danédji. Lés dérniérs arrivants sont lés transhumants Ouda én, Hanagamba ét lés Hontorbé. Ils viénnént diréctémént du soudan én passant par la pré fécturé dé la Hauté Kotto. Cépéndant, avéc la ré cénté crisé, ils sont bloqué s dans léurs zonés dé dé part. Lés Djaafun Djoullanko én sont arrivé s dans la communé d'ewou én provénancé du Caméroun. Ils sé sont installé s dans un prémiér témps a l'est dé la Céntrafriqué notammént a Maloum dévénu aujourd'hui lé bastion dé cés é lévéurs. La communé dé Mbé lima dans la sous-pré fécturé dé Mobayé (villagé Langandji) connu pour é tré uné zoné historiqué ét actuéllé d é lévagé n a pas é chappé é a notré é tudé. Avéc uné forté concéntration d é lévéurs dont lés prémiérs avaiént dé ja dé barqué s dans lés anné és Il s agit dés Wodaabé (Wandu) ét dés Djaafun (Djoullanko én). Ils sont arrivé s du Caméroun ét sé sont installé s dans un prémiér témps dans l Ouést notammént a Tibin pré s dé Niém-Yéllowa dans la pré fécturé dé la Nana Mambéré puis apré s un bréf passagé par Maloum dans la Ouaka a l Est sous l impulsion d Idjé ét d Oumarou, ils finissént par s é tablir a Alindao. Uné partié dé cé groupé éthniqué ést toujours résté dans l ouést (Niém Yéllowa ét Bésson). D autrés éthniés Mbororo sé sont é galémént implanté és dans la zoné suité a la grandé sé chéréssé dé Il s agit dés é lévéurs Bonganko én, Ngadjawa, Gadji ét Rompo. La pré fécturé du Mbomou n ést pas én résté du fait dé la pré séncé d uné communé d é lévagé (Pombolo) dont lé mairé sé trouvé é tré lé doyén dés lamibé s dé la Céntrafriqué. Parti du Nigéria ét apré s un passagé par lé Caméroun (déux ans), lés prémiérs é lévéurs a foulér lé sol dé la Céntrafriqué é taiént Oumarou (Wodaabé ) lé pé ré dé l'actuél mairé dé la communé d'é lévagé dé Pombolo ét Idjé (Djaafun) avant mé mé lé 18

19 dé clénchémént dé la sécondé guérré mondialé. Cétté arrivé é é tait pérçué d'un mauvais œil par un cértain Carnot mais avéc l'arrivé é dés colons qui assuraiént lés sérvicés vé té rinairés ét lé soutién a l'éncadrémént dés é lévéurs, ils avaiént réçu un soutién dé taillé dans léur qué té dé stabilité. Apré s Bouar qui constitué la porté d éntré é, ils ont sillonné s lés localité s dé Bossémbélé, Yaloké ét Yérémo.. Apré s un sé jour dé trois anné és a Yérémo ét constatant uné concéntration tré s forté du bé tail dans la zoné, Oumarou quitté cétté localité én travérsant l Ombélla, Damara puis Kouango avant dé s'installér a Bambari (Léoua situé a 10 km dé Bambari) ou il n'a passé qu un bréf sé jour dé 3 ans. Il é tait suivi six (6) anné és plus tard par Idjé. Progréssant par la suité vérs Bokolobo, Alindao, Dimbi, il s implanté finalémént a Pombolo é rigé é én communé d'é lévagé dépuis Dans lé Mbomou én gé né ral ét la communé dé Pombolo én particuliér, lés prémié rés implantations d'é lévéurs sont bién é vidémmént l'œuvré dés Wodaabé (Wandu) suivi dés Djaafun (Faranko én). Signalons au passagé qu uné partié dés Wodaabé ét dés Djaafun ést résté a Bouar La zone Nord La ré gion dé l Ouham ést tré s particulié ré én cé séns qu éllé possé dé én plus dés Péuls, un autré groupé d é lévéurs én l occurréncé lés arabés. Dans lé cadré dé cétté é tudé nous nous sommés focalisé s sur déux localité s (Kabo ét Batangafo) é tant donné qué cé sont lés séulés dans cétté pré fécturé a régorgér éncoré d é lévéurs. Déux groupés pastoraux sé co toiént ét sé distinguént dans lés zonés dé Kabo ét Batangafo : lés arabés Mbarara ét lés Péuls. Au nivéau dé la sous-pré fécturé dé Kabo, lés arabés Mbarara 2 constituént lé groupé lé plus dominant mé mé s il né faut pas occultér aussi la pré séncé dés Péuls. Lés é lévéurs arabés sont composé s dés fractions éthniqués suivantés : Salamat, Hawazmé, Mataniné, Toundjour, Banissayid ét Ouléd-rachid. Parmi cés éthniés, il importé dé soulignér la pré séncé d é lévéurs sé déntairés dont lés implantations rémontént a plusiéurs anné é pour lés Salamat, Hawazmé ét Mataniné (plus dé 50 ans) ét uné arrivé é ré cénté pour lés Ouléd-Rachid qui é taiént a l originé dés transhumants vénant du Tchad (Moyén-Sido, Salamat) mais qui faisaiént lé chémin invérsé én pé riodé d humidité (saison dés pluiés). Parmi lés sé déntairés arabophonés, il ést a notér qué lés Salamat ét lés Hawazmé é taiént lés pionniérs. Hormis cé groupé d obé diéncé arabophoné, la pré séncé dés Péuls mé rité d é tré signalé é dans la mésuré ou si par lé passé cés Péuls Mbororo né vénaiént qu én transhumancé, la donné a vé ritablémént changé é avéc la crisé. La zoné réçoit dé sormais un afflux massif d é lévéurs mbororo (Ouda én, Biibé -Woyla, Sankara ) mais aussi ét dans uné proportion faiblé dés é lévéurs d éthniés arabés én provénancé dés localité s situé é un péu plus au sud dé l Ouham (Sibut, Kaga-Bandoro, Mbré s ét mé mé Bambari ét Bria) ét du Tchad. Concérnant la sous-pré fécturé dé Batangafo, la situation ést présqué similairé qué céllé dé Kabo sauf qu au nivéau dé la localité dé Batangafo, én plus dés é lévéurs sé déntairés arabophonés cité s ci-haut, nous avons énrégistré aussi la pré séncé dés Ouaddaî qui sont numé riquémént lés plus important én dé pit du fait qué lés arabés Salamat é taiént lés 2 Arabe Mbarara signifie en en d autres termes les gens qui viennent d ailleurs en l occurrence la brousse 19

20 prémiérs a s installér dans la zoné. Lés prémiérs é lévéurs sont arrivé s dans la zoné avant lés indé péndancés (plus dé 50 ans). Lé point dé dé part dépuis lé sud-ést du Tchad (pré fécturé du Salamat) é tait Am-Timané suivi d un passagé par Kiabé, Sarh, Sido avant l arrivé é a Kabo. Cértains sont aussi vénus du Sud du Tchad c ést a diré dé Moîssala. III. Caractérisation des modes de vie socioculturelles des éleveurs et mise en évidence des évolutions récentes 3.1. Mode de vie socioculturelle des éleveurs Habitudes coutumières Lés initiations aux pratiqués coutumié rés chéz tous lés groupés éthniqués qu ils soiént Péuls ou arabés dé butént dé s la naissancé dé l'énfant. Ainsi pour toutés lés grandés fractions Mbororo, Foulbé s ét mé mé chéz lés arabés, lés prémiérs géstés sé maniféstént par lé bapté mé du nouvéau-né qui dé s lé séptié mé jour pré cé dant sa naissancé doit portér un nom. Uné grandé cé ré monié ést organisé é a cét éffét pour la circonstancé ét éllé régroupé plusiéurs invité s parmi lésquéllés lés mémbrés dé la famillé ét d autrés mémbrés dé la communauté. Lés participants a cétté cé ré monié né sont pas ténus dé récévoir uné invitation férmé dé la part dés parénts dé l'énfant. La fé té sé maté rialisé aussi par lé sacrificé d'un tauréau ét d'un mouton pour un garçon ét d'uné vaché accompagné é d'uné ché vré pour la fillé, cé qui éxprimé dé ja l iné galité éntré lés déux séxés. Apré s lé bapté mé, lé nouvéau-né ést rasé ét réçoit lés signés caracté ristiqués (scarification). Uné fois lé bapté mé éfféctué, l'énfant subi un typé dé coiffuré spé cialé (Roppodé ) ou lé rasagé laissé quélqués boulés dé chévéux sur lés déux partiés éxtré més du cra né. Il né séra é pargnér dé cé typé dé coiffuré qu'a partir dé l a gé dé 7ans ét il appartiént pour lés Djaafun a son onclé dé l'én dé barrassér én contrépartié d'un cadéau én naturé ét non lé moindré (uné vaché). Cés signés caracté ristiqués diffé rént d uné fraction a l autré. Ainsi par éxémplé si pour lés Ouda én, ils sé maniféstént par un séul trait én lamé sur la partié droité dé la joué justé a proximité dé la bouché, d'un Ouda én c'ést a diré un séul trait sur lé co té droit dé la joué non loin dé la bouché, lés Aku s idéntifiént quant a éux par déux tracés sur lés déux co té s dé la joué, lés Wodaabé én font dé mé mé alors qué lés Djaafun pré fé rént né rién fairé sur lé visagé. Il én ést dé mé mé pour lés Foulbé s qui én gé né ral né portént pas dés signés particuliérs. Par contré, lés Aku ou Danédji sé réconnaissént par dés tatouagés un péu partout sur lé visagé. Pour un Danédji, la non consommation du lait surtout pour lés énfants ést synonymé d uné maniféstation d uné pathologié appélé é «hodéndé» dont lés signés caracté ristiqués sont lés suivants : Sénsation pérmanénté dé la faim ét bruluré a l'éstomac ; chévéluré rougé ; gonflémént dés joué ét dés piéds ét s'énsuit la mort. Lés énfants Danédji font parfois du «hamssango» qui consisté a trairé lé lait diréctémént dans la bouché pour avoir lés forcés né céssairé suscéptiblés dé lui pérméttré dé ténir touté journé é sans pouvoir mangér autré chosé. 20

21 Chéz lés é lévéurs arabés ét notammént lés fractions lés plus importantés, on constaté é galémént la pré séncé dé cés signés su lé visagé : déux traits vérticaux sur lés déux jours pour lés Hawazmé ét pratiquémént la mé mé chosé pour lés Salamat lés tracés sont un péu plus grossé ét longué. La réligion islamiqué én l occurréncé l appréntissagé ét la mé morisation dé l inté gralité du coran ét dés traditions prophé tiqués déméurént la basé dé l é ducation pour lés énfants dé déux séxés. C ést ainsi qu uné fillé n ést proposé é én mariagé qué lorsqu éllé aché vé la lécturé du livré saint. Toutéfois, a coté dé cétté é ducation strictémént réligiéusé ét s appuyant aussi sur lé "poulaku" qui ést un codé dé bonné conduité dans la socié té ét qui réposé sur un énsémblé d intérdit (adulté ré, boissons alcoolisé, injurés, réspéct, ), l énfant ést initié a partir dé 8 ans aux prémiérs géstés qui féront dé lui un é lévéur dans lé futur. Cés géstés é lé méntairés sé traduisént par lé gardiénnagé dés véaux qui né péuvént plus suivré lés animaux mu rs sur lés liéux dés pa turagés, l immobilisation dé céux-ci, l énlé vémént dés typés sur lés animaux afin dé lés proté gér dés pathologiés ét mé mé l accompagnémént du bé tail pour l abréuvémént. Au-déla dé 15ans, il ést considé ré commé maturé, cé qui l autorisé a sé mariér ét a bé né ficiér d un noyau dé bé tail offért par son pé ré. Cétté dotation ést valablé pour la fillé qui ést libré dé laissér son bé tail parmi célui dé sés parénts ou l'associér a célui dé son mari La prémié ré fémmé qu il ést appélé a é pousér ést én gé né ral lé choix éxclusif dé son pé ré sous-énténdu qu il n ést ni consulté dans lé choix dé la conjointé ni impliqué pérsonnéllémént dans lés dé marchés éntréprisés aupré s dé sa béllé-famillé. Mé mé si l a gé du mariagé dés fillés ést lé gé rémént variablé chéz lés diffé rénts groupés, il n én déméuré pas moins qué la moyénné sé situé autour dé 15 ans. Lés socié té s pastoralés sont non séulémént patriarcalés mais fortémént influéncé és par la pratiqué dé la polygamié. Il ést raré dé trouvér un Péul ou un arabé non polygamé. Lés Djaafun Dakanko én pratiquént lé plus souvént dés mariagés éndogamiqués. Chéz lés Djaafun (Dabanko én), la conclusion du mariagé ést uné affairé qui sé ré glé au nivéau dés parénts dés déux partiés. Aprés l'accord dés déux partiés, uné calébassé pléiné dé lait frais, lés féuillés d'uné planté dé nommé é «haccobarki», accompagné és dé coton fibré ét uné sommé dé 2000 FCFA ést rémis aux parénts dé la fillé a titré dé démandé dé main (roubou). Lé mariagé ést maté rialisé par l'offré d'uné vaché dé déux ans a la fillé sérvant dé dot ét lé sacrificé d'un bœuf pour la cé ré monié. La vaché offérté commé dot ést inté gré é au troupéau dé l é poux quél qué soit l'éfféctif produit par la suité, il résté toujours la proprié té dé la fémmé ét éllé péut lés rétirér én cas dé divorcé ou én cas d'un autré bésoin. Il conviént dé pré cisér qué la fémmé né prononcé jamais lé nom dé son mari chéz lés péuls (cé qui n ést pas lé cas pour lés arabés). La ré ciproqué ést tout a fait vraié surtout pour la prémié ré é pousé c'ést-a -diré qué l hommé n ést pas autorisé a appélér sa prémié ré é pousé par son nom (kobadjo) ét céci sé justifié par lé fait qué lé plus souvént, lés prémié rés é pousés sont l éxpréssion du choix paréntal. Par consé quént, lés parénts (pé ré ét la mé ré) né doivént pas appélér lé prémiér énfant qui sortira dé léur union par son nom «officiél» mais pluto t par un pséudonymé ou «hé» ou «biddo». Pour appélér léurs maris, cértainés fémmés péulés utilisént lé térmé «pé ré dé» ét s il s avé ré qué lé couplé n a pas éncoré d énfant cé térmé ést rattaché a l un dés névéux ou dé la nié cé du mari. 21

22 Uné fois la grosséssé a térmé la fémmé régagné chéz sés parénts ét né réjoindra lé domicilé conjugal qu apré s quélqués sémainés dé congé dé matérnité. Chéz lés Ouda én cé congé péut é tré prolongé jusqu'a cé qué l énfant comméncé a fairé sés prémiérs pas ou a marchér. La ré céption dés ho tés sé fait toujours avéc dé l éau mé langé é dé fois avéc dé lait symbolé dé l attachémént dés Péuls au lait ét gé né ralémént au bé tail. Il y a aussi dés pétités diffé réncés linguistiqués qui s apérçoivént aussi par lés éxpréssions dé salutation. C ést ainsi qué pour adréssér dés salutations lés Danédji utilisént lé mot «Oussé», lés Hanagamba introduisént lés salutations par «Tooh», lés Djaafun Dabanko'én (Barmanko'én, Koassanko'én, Goubouranko'én, Ahanko'én, Mananko'én ) sé distinguént dé par léurs coutumés par dés salutations du typé «laalé» ou «djappaama» qui signifié «bonné arrivé é» ét lés autrés Péuls émploiént «sannou» ou «gaafara». Pour adréssér dés salutations a uné pérsonné plus a gé é, a un parént biologiqué, a un béau pé ré ou a uné autorité traditionnéllé (Ardo, mairé,...). Il ést strictémént intérdit dé sé ténir débout, dé lui sérrér lés mains ét dé lé régardér dans lés yéux. La fémmé a aussi l obligation dé s accroupir ét d énlévér sés chaussurés, si éllé s adréssé a un hommé quél qué soit son a gé. Il ést forméllémént intérdit dé partagér la nourrituré avéc son béau-pé ré ou son pé ré. Lors dés grandés cé ré moniés (fé té musulmané), la viandé grillé é sérvi n'ést pas coupé én pétit morcéau mais il réviént pluto t a chaqué invité d utilisér son propré coutéau ou a dé faut célui dé son voisin pour s én sérvir. En dé pit dé la pérté dé la férvéur du passé, lés dansés traditionnéllés déméurént éncoré uné pratiqué culturéllé a laquéllé lés é lévéurs sont toujours attaché s. Il réssort qué chéz lés péuls, lés dansés sont gé né ralémént produités sans é tré accompagné par lé rythmé dé tam-tam a l éxcéption dés Djaafun Djakanko'én qui ont la particularité dé sé sérvir dés battéménts dés tam-tams (KorAku) pour animér lés dansés traditionnéllés (Wamaardé) qu ils organisént au momént dés grandés cé ré moniés (bapté més, fé tés réligiéusés musulmanés, circoncision, ré union dés organisations d é lévéurs ). Il sé sérvént du «Lahoudjéri» ést un outil qui pérmét dé coupér dés hérbés ou dés féuillés ayant dés vértus mé dicinalés afin dé fournir uné protéction occulté aux énfants dé s lé bas a gé contré lés énvoutéménts, lés mauvais ésprits ét toutés formés dé dangér. Pour cé qui ést dé Wodaabé, lés dansés traditionnéllés organisé és lé plus souvént lors dés grandés fé tés musulmanés (Aid él fitr, clo turé dé la lécturé du coran, ), bapté mé ou dés réncontrés organisé és par la FNEC sont dé trois sortés : il y a d'abord lé «guéréwéy» lors dé laquéllé lés danséurs doivént sé parér ét sé masquér avéc dés habilléménts conçus ét ré sérvé s pour la circonstancé. Ensuité la dansé qualifié é dé «oumbéléléy» qui ést uné dansé purémént fé mininé ét a laquéllé lés hommés né participént pas. Enfin lé «pandjada» qui ést uné dansé mixté régroupant lés hommés ét lés fémmés. Il importé dé pré cisér qué toutés cés dansés né sont absolumént pas accompagné és dé bruit dé tambour mais justé dés chants. En gé né ral, lés Mbororo ont toujours trois typés d'habitations (casé én formé rondé). Lés habitations sont appélé s «suudu» pour lés fémmés, «djaoundérou» pour lés hommés ét «boutélou» sérvant a la ré céption dés visitéurs ét dé sallé a mangér. Lés casés sont lé plus souvént construités par lés fémmés suivant la ré partition dés ta chés. La fémmé n'ést éxémpté dé cé sérvicé qué lorsqu'éllé ést éncéinté, invalidé ou maladé. Lés fémmés ét lés 22

23 hommés prénnént lés répas sé paré mént ét un énfant n'ést admis pour la prisé du répas avéc lés plus a gé s qu a partir dé l'a gé dé 13 ans. Lés habitations d é lévéurs arabés né sont pas idéntiqués a céllé dés péuls ét cétté diffé réncé ést pércéptiblé tant du co té dé la formé qué dé la diménsion dé cés habitations. Si pour lés Péuls, lés habitations arabés sont constitué é dés casés rondés ét dé diménsion modésté (suudu), lés arabés sont trop ambitiéux puisqu ils procé dént a la construction dés maisons tré s vastés attéignant jusqu'a 12m 2 dé diménsion avéc un inté riéur dé coré, habillé (Sitar) ét tapissé (nattés én ro niér). En plus du ba ton dé pé lérin «saourou» pour lés Péuls ét «assayé» ou «oukkassé» pour lés arabés, l é lévéur arabé résté insé parablé dé son coutéau utilisé a la fois commé outil ét moyén dé dé fénsé. Lés Wodaabé sont lé plus souvént rémarqué s lés jours dés marché s par lé rassémbléménts d hommés armé s dé gros ba tons déux bouts férré s, jéunés fémmés ét fillés apportant dé grandés calébassés dé lait, la taillé énroulé é du pagné indigo, arborant dé béllés chausséttés aux lainés dé couléurs vivés, coiffuré avéc chignon ét nattés agré ménté és d objéts dé coratifs hé té roclités: boulons astiqué s ét brillants, bouts dé rayons dé bicyclétté, plaqués dé fér blanc; lés Wodaabé imprimént doré navant léur pittorésqué aux paysagés humains dés savanés humidés. Ils participént a l animation dés marché s, ils accéntuént lés contrastés éntré cultivatéurs ét é lévéurs. En matié ré dés ports véstiméntairés, l'habillémént dés Wodaabé (danssiti) ést uné éspé cé d'un boubou long sans manché ét la couléur dé pénd du choix dé l'habillé. La chaussuré appélé é «boubaadjou» ést faité a basé dé péau dé bé té (bœuf). Lé «saourou» (ba ton dé pé lérin) ét lé «kokara» (flé ché) constitué dés objéts insé parablés d'un é lévéur Wodaabé. Du point dé vué aliméntairé, lé lait n ést pas la séulé boisson prisé é dés é lévéurs arabés, ils adorént lé thé qui ést sérvi a tout momént lorsqu ils réçoivént un ho té. Lés cé ré alés (mil, sorgho, ) constituént la basé dé léur aliméntation. Lés Péuls dé léur co té vouént un attachémént au lait mais sont friand dés saucés gluantés accompagné és dés boulés dé maîs ou du manioc ; Lés Foulbé s sé distinguént dés Péuls Mbororo par léur attachémént a vivré dans lés gros villagés ou villés ét par la pratiqué d un é lévagé sémi-sé déntarisé é. Tré s attaché a la civilisation islamiqué qui fondé l é ducation dé léurs énfants, lés Foulbé sont plus ouvért a la modérnité ét pour préuvé, lés énfants Foulbé sont dans léur grandé majorité scolarisé s Du point dé vu linguistiqué, si lés tous lés é lévéurs péuls én plus dé la langué sango s éxprimént dans léur dialécté (fulfuldé) ét sé comprénnént sans difficulté, il én ést ainsi pour lés Mbarara qui utilisént l arabé commé la langué dé communication éntré éux sauf pour lés Ouaddaî bién qu apparténant a cé groupé parlént léurs dialéctés én plus dé langué arabé. Lés Hawazmé commé lés Salamat utilisént l arabé commé langué dé communication mais portént chacun dés signés caracté ristiqués diffé rénts. Alors qué lés Hawazmé sé réconnaissént physiquémént par dés signés prénant la formé dé déux traits vérticaux sur lés déux co té s dé la joué, lés Salamat utilisént lés mé més signés particuliérs mais un péu plus gros ét plus longs qué célui dés Hawazmé Pratiques pastorales L idéntité dés racés bovinés révé t uné importancé capitalé pour la conduité dé l é lévagé ét mé mé dans lés possibilité s dé sé déntarisation dés é lévéurs (Boutrais ét Crouail, 23

24 1986). La RCA a cétté chancé dé disposér trois varié té s dé zé bus qui coéxistént én plus dés taurins importé s dé racé baoulé s ét un péu dé N dama. Du point dé vué dés pratiqués pastoralés, il conviént dé pré cisér qué la mobilité ést uné coutumé chéz lés Ouda én qui né péuvént réstér tré s longtémps a un séul éndroit mé mé si lé pa turagé ést én abondancé. Lés Ouda én sont ré puté és é tré dés pastéurs én pérpé tuéls mouvéménts allant jusqu'a parcourir trois points dé stationnémént avant la tombé é dé la nuit (soit plus d uné dizainé dé kilomé tré chaqué jours). Lés Ouda én sont én gé né ral dés é lévéurs purs qui né sont pas toujours pré t a associér léurs activité s d é lévagé avéc d autrés activité s (agricolé par éxémplé). Chéz lés Djaafun dont lé bé tail ést a dominanté composé dés zé bus Mbororo rougés ou pluto t acajou qui ést éncoré la racé dominanté dans lé pays (Boutrais ét Crouail, 1986) idéntifiablés aussi a partir dé léurs longués cornés ét dés signés particuliérs au nivéau dés oréillés, lés mouvéménts sont tré s limité én térmé dé parcours ét lés Djaafun né sé privént pas l occasion dé ré affirmér léurs particularité s én céla sé dé crivant lé plus souvént commé dés sé déntairés qui né pa turént pas au-déla d un rayon dé 20 Kilomé trés dé léur campéménts d attaché y compris péndant l hivérnagé ou lé pa turagé déviént raré. Lé bé tail ést composé én grandé partié dés bovins mais avéc quélqués ovins. Pour ré pondré a l insé curité aliméntairé ét aux chargés familialés importantés, on assisté dépuis plusiéurs anné és a un éngagémént agricolé dé cés é lévéurs qui produisént uné partié dés produits vivriérs indispénsablé a léur consommation. Cés produits sont lé plus souvént lé manioc, l arachidé, lé maîs. Lés Aku ou Danédji sont appélé s ainsi, du nom dé léur bé tail qui ést un zé bu blanc ét qui a la particularité d avoir dés qualité s rémarquablés dé rusticité, s adaptant sur dés pa turagés sécs ou appauvris ét supportant mé mé un lé gér dégré d inféstation én glossinés. Lé bé tail danédji én plus dé sa couléur blanché porté dés signés caracté ristiqués aux oréillés (djélgol). Cértains véaux doivént sé fairé dé barrassér d'un mauvais poil situé éntré lé dos ét la quéué pour lui é vitér un réjét dé la part dé sa mé ré. Il arrivé dé fois ou dés véaux naissént é galémént avéc dés dénts appélé s «gniko» caracté risé s par la pré séncé dés géncivés dé déux coté s émpé chant l'animal nourrissant d'ouvrir la bouché pour té tér convénablémént lé lait. Pour ré soudré cé problé mé, lés Danédji procé dént a l'éxtraction dés mauvaisés dénts én utilisant lé «Lahoudjéri» ét l'animal rétrouvé toutés sés faculté s pour la consommation du lait. Lés Wodaabé sont a l originé dés pastéurs sahé liéns (Boutrais, 1990), lés Wodaabé déviénnént pourtant dé plus én plus nombréux én savanés humidés dé Céntrafriqué. C ést lé ré sultat d un transfért migratoiré dé grandé ampléur. Il s ést accé lé ré ré cémmént, én adoptant dés itiné rairés plus dirécts. Lés Wodaabé né sont pas lés séuls Mbororo a s é tré introduits ré cémmént au miliéu dés savanés humidés dé Céntrafriqué. Cépéndant, ils figurént parmi lés pionniérs dans la conqué té dés nouvéaux pa turagés. Ils pré séntént uné capacité plus grandé qué lés autrés Mbororo a sé dé placér avéc lé bé tail sur dé grandés distancés uné plus grandé disponibilité a l éspacé. Léur straté gié pastoralé ést présqué toujours fondé é sur la mobilité. C ést uné mé thodé dé dé fénsé facé a dés agréssions éxtérnés; c ést é galémént uné forcé, uné capacité dé s adaptér ét dé tirér profit, au loin, dé méilléurés conditions pour l é lévagé. Lés Wodaabé sont capablés dé parcourir dé longués distancés avéc lés troupéaux Au contrairé, béaucoup dé Mbororo éntréprénnént actuéllémént dés 24

25 migrations én véndant lés animaux pour én rachétér d autrés ailléurs, a l éndroit souhaité. Au cours dé léur migration vérs lé sud, dés Wodaabé ont parcouru 400km én séulémént un mois. Chaqué matin, ils méttént lé troupéau én marché, accomplissant un trajét quotidién moyén dé 13 km. Eux-mé més réconnaissént: ((célui qui ré ussit céla ést un vrai migrant, «éggoowo». Quand ils sé donnént commé objéctif d attéindré un éndroit distant dé plusiéurs céntainés dé kilomé trés, lés Wodaabé lé font rapidémént. Lés animaux né sé réposént qu uné fois parvénus a déstination. En cas dé circonstancés éxcéptionnéllés, lés dé placéménts péuvént éncoré s accé lé rér. Lés Wodaabé éxprimént cétté migration par lés vérbés «dogga»: courir, «dada»: courir tré s vité, «faaya»: filér, «féra»: fuir. Cétté fois, lés animaux sont convoyé s dé nuit commé dé jour, a travérs la broussé, loin dés pistés habituéllés. C ést uné marché forcé é. Malgré lé fait qué l arrivé é dés Wodaabé én Céntrafriqué né mét pas un térmé a la mobilité, mé thodé dé léur pastoralismé, la crisé sé curitairé ést én phasé d avoir raison dé cét attachémént a la mobilité incéssanté ét lés é lévéurs Wodaabé réncontré s dans lé cadré dé cétté é tudé s accordé tous a diré qu avéc la ré cénté crisé sé curitairé, lés dé placéménts sont plus qué risqué s ét qu ils sont contraints dé ré duiré au maximum léur mobilité s afin dé pré sérvér léurs inté grité s physiqués ét léurs moyéns d éxisténcé. Ils ont pris soin d ajoutér qué lé procéssus d adaptation a la mobilité a comméncé dé ja dépuis quélqués anné és pré cé déntés la crisé affirmant qu ils né pa turént plus au-déla dé 30 Km. Lé bé tail n ést pas constitué uniquémént dés bovins, on y trouvé én plus dés ovins. Lés pratiqués pastoralés réposént sur léurs grands animaux rougé acajou, au cornagé én lyré, avéc dés signés particuliér portant dés tracés dé lamé aux oréillés, parcourént mainténant toutés lés savanés humidés, jusqu aux lisié rés dé la foré t. Lés fémmés s'occupént dé la commércialisation du lait ét lés hommés dé l'éntrétién du bé tail. En térmés dé pratiqués pastoralés, lés Foulbé s éfféctuént moins dé mobilité ét s idéntifiént a travérs lé zé bu goudaali qui ést un animal idé al dans léur qué té dé fixation (Boutrais ét Crouail, 1986). Lé goudaali ést un animal plus lourd qué lés pré cé dénts, sé dé plaçant moins facilémént sur dés longués distancés mais capablé dé supportér dés pa turagés dé mé diocré qualité én saison sé ché. Chéz lés arabés, lé bé tail ést du typé danédji c'ést-a -diré blanc ét il ést idéntifiablé par dés signés caracté ristiqués qui diffé rént d uné fraction a uné autré. C ést lé cas par éxémplé pour lés Hawazmé qui pré fé rént idéntifiér léur bé tail par dés signés particuliérs sur lés oréillés dé l animal qui réçoit dés tracés dé lamés sur lés déux coté supé riéurs, tandis qué lés Salamat coupént complé témént uné partié dé l oréillé. Lés Mataniné én font la mé mé chosé qué lés Hawazmé mais ils utilisént la partié infé riéuré dé l oréillé pour y laissér dés signés. Lés é lévéurs arabés idéntifié s dans l Ouham (Kabo ét Batangafo) faisaiént moins dé mouvémént malgré la spé cificité climatiqué dé la zoné, cé qui n ést pas lé cas aujourd hui dans la mésuré ou ils font facé a un doublé dé fi : célui dé l insé curité dans lés éspacés pastoraux ét aussi dé l afflux massifs dés é lévéurs arrivé s dans la zoné én provénancé du sud provoquant un surpa turagé ét la rarété dés réssourcés pastoralés Evolution des habitudes socioculturelles Avant lé dé clénchémént dé la ré cénté crisé, lés socié té s péulés ét arabés ont connu plusiéurs é volutions ét cés changéménts sé séntént a la fois sur lé plan idé ologiqué, 25

26 politiqué ét socio-é conomiqué. Sur lé plan idé ologiqué, cés changéménts sé traduisént par la volonté dé la nouvéllé gé né ration péulé dé s inté grér dans la socié té ét dé sortir dé la marginalisation. La téndancé aujourd'hui ést a l'installation dés fils d é lévéurs dans lés gros villagés ou tout simplémént dans lés céntrés urbains ét léurs pré séncés dans tous lés domainés dé l'activité é conomiqué. Lés signés particuliérs, caracté ristiqués dés diffé réntés fractions éthniqués ont disparu ét il ést tré s difficilé mé mé pour un Péul dé fairé la diffé réncé éntré un Djaafun ét un Danédji par éxémplé si cé n'ést par sa façon dé parlér (lé langagé) ou s il dé cliné lui-mé mé son idéntité éthniqué. Il én ést dé mé mé pour lés fractions arabés Au nivéau socio-é conomiqué, on assisté a uné implication dé cés groupés éthniqués dans lé domainé politiqué par lé fait dé la poussé é dé mographiqué puisqu'il constitué dé sormais un ré sérvoir dé voix pour lés actéurs politiqués ét dé la puissancé financié ré qué léur confé ré lé bé tail au point ou il n'ést pas raré dé rétrouvér dés péulés ou dés arabés conséillérs municipaux, mairés dés communés, dé puté s ét mé mé dés ministrés. Sur lé plan socioé conomiqué, lés Mbororo énvoiént un péu plus léurs énfants a l'é colé ét s'impliquént dans d'autrés activité s notammént l'agriculturé autréfois l'apanagé dés populations dités «autochtonés» ét lé séctéur dé sérvicé (commércé, transport, ) au dé trimént dés activité s pastoralés Organisation communautaires L organisation sociale traditionnelle des éleveurs peuls Commé la plupart dés Péuls, lés é lévéurs Péuls Mbororo sé ré partissént én diffé rénts lignagés. Au sommét dé cés lignagés pré sidént dés chéfs sans pouvoir coércitif, dont l'autorité réposé sur l'adhé sion volontairé dés autrés Péuhls. Lés lignagés n'ont pas d'ancragé térritorial. Léurs mémbrés s é parpillént a travérs dé vastés zonés du pays, ét sont parfois tré s é loigné s du chéf dont ils rélé vént (Bi Amadou, 2012). Dé fini litté ralémént commé lé guidé ou «célui qui marché dévant», lé térmé Ardo dé signait a l originé lés léadérs dé migration qui sont a la fois lés chéfs dés lignagés ét répré séntants dé céux-ci vis-a -vis dé l éxté riéur (Ankogui-Mpoko ét al, 2004). Cé titré qui sé consérvé dans la duré é sauf fauté lourdé (inconduité moralé) sé transmét lé plus souvént aux ainé s dés déscéndants malés avéc l approbation dés anciéns du lignagé, cé qui signifié qu un fils né succé dé pas né céssairémént a son pé ré. Entré lés Ardo én, il n y a pas dé vé ritablés rapports hié rarchiqués, mais dés diffé réncés dé préstigé ét dé protocolé éxistént, dués d'uné part a léur pérsonnalité, ét d'autré part a l'anciénnété dé la «chéfférié» ét au nombré dé géns qui la composént. En éffét, un chéf préstigiéux péut é tré globalémént plus influént aupré s dé la population, mais lé chéf d'un groupé réstréint dont lés dé péndants sont prochés dans l'éspacé ét la quotidiénnété, péut-é tré plus concré témént ét plus rapidémént éfficacé. On s inté réssé a la déscription dés structurés traditionnéllés dé géstion communautairé dés é lévéurs Ouda én, pour la simplé raison qué cés é lévéurs qui sont majoritairés dans uné ré gion qui n ést pas pour lé momént uné communé d é lévagé ét qui ré clamént vivémént cé statut, sont éntrain dé rédéssinér la carté dé l é lévagé céntrafricain én dévénant lés actéurs majéurs dans cétté activité, par l importancé dé l éfféctif dé léur bé tail ét par léurs pré séncés massivés signalé és un péu un péu partout mais dé crié s par lés autrés é lévéurs. 26

27 Chéz lés é lévéurs Ouda én qui sé concéntré dans la Hauté Kotto par éxémplé, on rétrouvé én bas dé l'é chéllé lés é lévéurs, répré sénté par lés douzé (12) grands Ardo én qui én cadrént és é lévéurs au nivéau dés campéménts ét qui font allé géancé au mairé dé la communauté ét l'é paulént dans la géstion dé cétté communauté. La Hauté Kotto n ést jusqu'a pré sént pas doté é d uné communé d é lévagé mé mé si lé plus haut répré séntant dés é lévéurs dans ladité pré fécturé ést considé ré commé mairé ét céci sé justifié d'apré s cé dérniér par lé collé gé dés grands Ardo én qui sont sous son autorité sans comptér lés Ardo én dé moindré importancé. Au sommét dé cétté structuré, sé trouvé bién é vidémmént lé mairé qui ést l'autorité moralé ét spirituéllé supré mé pour lés Ouda én. C'ést lui qui intronisé lés «Ardo én», lés pré séntént aux autorité s administrativés qui léurs dé livrént uné autorisation é crité sous formé dé noté dé sérvicé léur donnant lé pouvoir d'éxércér aupré s dés é lévéurs qui sont dérrié ré éux. En cas d'indé licatéssé dé la part d'un Ardo én, lé mairé convoqué lés autrés Ardo én qui dé cidént soit du maintién dé célui-ci si la fauté n'ést pas lourdé ou tout simplémént dé son é viction ét son rémplacémént par un autré. Concérnant lé mairé, sa succéssion én cas dé dé cé s rélé vé du choix dé sa propré famillé qui apré s concértation proposé uné pérsonnalité dé bonné moralité, charismatiqué ét réspécté au collé gé dés «Ardo én» qui né péut qu'énté rinér cé choix. Tous lés problé més qui touchént la vié dés é lévéurs rétrouvént léurs solutions chéz lé mairé. La socié té Ouda én ést ré gié par un pouvoir patriarcal ou lés fémmés né s'occupént qué dés activité s mé nagé rés, la gouvérnancé du foyér, l'é ducation dés fillés surtout. L'hommé quél qué soit lé nivéau dé sés réssourcés ou céllés dé sa fémmé prénd én chargé tous lés bésoins incompréssiblé dé la famillé (aliméntation, santé, é ducation, logémént...). Toutéfois la fémmé Ouda én s'occupé éllé-mé mé dés soins dé sés énfants ét du bé tail én cas dé divorcé ou dé cé s dé son mari. Il conviént d'ajoutér qué lés fémmés Ouda én né véndént pas du lait mais pluto t dé béurré (huilé) ét sont porté és par lés tauréaux lors dés dé placéménts rélatifs au mouvémént dé la transhumancé. Dans lés communés d é lévagé, lés Ardo én font allé géancé aux lamibé s qui bé né ficiént dé pouvoirs plus é téndus, notammént lé pouvoir administratif ét politiqué ét lé pouvoir traditionnél ét réligiéux (Ankogui-Mpoko ét al, 2004). Un Lamido (Lamibé s au pluriél) nommé lés Ardo én ét lés imans dé sa ré gion. Il a droit a la colléctér dés impo ts réligiéux ét dé réndré la justicé. L impo t pré lévé ést célui dé la "zakat", un térmé d'originé arabé qui signifié aumo né. Cét impo t ést pré sénté commé un acté annuél obligatoiré pour tout musulman pratiquant l islam, mais pourrait én fait rélévér d'uné tradition ré intérpré té é. Chaqué é lévéur donné un taurillon dé 2 ans au moins a son Lamido chaqué anné é. C ést un acté volontairé. Lé vérsémént dé la zakat a un Lamido par un é lévéur ést un signé d attachémént ét dé soumission ; cétté soumission concérné é galémént lés dé cisions prisés par lé Lamido, én cas dé litigé éntré lés mémbrés dé son térroir. Lés infractions pé nalés gravés rélé vént bién énténdu dés instancés juridiqués nationalés dé la policé ou dé la géndarmérié. Mais lés dissénsions minéurés (la limité éntré cés caté goriés n'ést pas pré cisé) sont ré solués a l'inté riéur du lignagé. Lé Lamido né rénd pas la justicé séulé. Il ést toujours éntouré dé conséillérs constitué s dés Ardo én, lés princés hé ritiérs ét lés imams. Céux-ci sont choisis én fonction dé la confiancé qu'il léur accordé, ét dé la sagéssé qu'il léur pré té. Entouré par plusiéurs collaboratéurs dans léurs cours, lés mairés dés communés 27

28 d é lévagé visité és dans lé cadré dé cétté é tudé (OuroDjaafun, Ewou, Pombolo ét Koui) né disposént pas tous dé la mé mé puissancé ét d uné mé mé é téndué én térmés dé pouvoir. C ést ainsi par éxémplé qué contrairémént aux communés d é lévagé d OuroDjaafun, d Ewou ét dé Pombolo, lé Lamidat dé Koui qui ést un sultanat fort (Gorgol) ré gnant audéla dé la pré fécturé dé l Ouham Péndé inté grant é galémént céllés dé l Ouham ét la Nana-Gribizi, ést fortémént hié rarchisé avéc uné sorté dé gouvérnémént. Lé Lamido ést appuyé dans sés prisés dé dé cision par un «bras droit» qui fait officé dé conséillér spé cial ét dé chéf du gouvérnémént nommé «Lawané». Lé sérvicé protocolairé du sultan ést assuré par un «Sarkifada», chargé d annoncér lés visitéurs mais surtout la vénué ou la sortié du Lamido. Commé touté structuré dé cétté diménsion, un é missairé chargé dés rélations éxté riéurés (Wakili), assuré lés missions qui lui sont confié és par lé Lamido ét s occupé dé l accuéil dés visitéurs. Lé Lamido tré s souciéux dé la dé fénsé dé sa communé disposé dans son «gouvérnémént» un ministré dé la dé fénsé ét dé la sé curité (Kaîgama). Pour uné méilléuré organisation dés fé tés ou dés invitations un «Sarkiyayi» ou maitré dés cé ré moniés figuré dans l é quipé sécondé par un «Siroma». La justicé ést dé la résponsabilité d un «Algaali», jugé principal islamiqué appuyé dans sés pré rogativés par un «Galdima» qualifié dé jugé coutumiér. La soumission a un Lamido ést obligatoiré pour touté pérsonné vivant sur son térritoiré. Il a lé pouvoir d éxpulsér uné pérsonné dé son térritoiré si célui-ci n obé it pas aux lois du Lamidat. Lé Lamidat ést lé cérclé térritorial d influéncé du Lamido (Bi Amadou, 2012). La puissancé dé cétté chéfférié traditionnéllé sé traduisé par lé fait qué la voix du Lamido ést é couté au-déla dé la circonscription administrativé dé Koui ét qu én plus, il a non séulémént lé pouvoir dé distribuér dés térrés aux pérsonnés voulués mais qué toutés lés litigés opposant lés pérsonnés apparténant a la mé mé communauté ou a dés communauté s diffé réntés trouvént uné issué uné fois soumis a l arbitragé dé célui-ci. En Ré publiqué céntrafricainé, il conviént dé fairé rémarquér qu il éxisté sépt communés d é lévagés dirigé és par dés Lamido qui ont lés statuts dés mairés ét officiérs d é tat civil. Uné communé ést dité d é lévagé si lés é lévéurs y font la majorité ét qu ils é lisént au conséil municipal uné majorité d é lévéurs transhumants (Ankogui-Mpoko ét al, 2004). Lés communés d'é lévagé ont é té cré é és justé apré s l indé péndancé (a partir dé 1962) afin non séulémént dé méttré fin aux ténsions éntré agricultéurs ét é lévéurs mais aussi dans lé but dé sé déntarisér lés pastéurs Mbororo ét dé léur donnér uné assisé térritorialé ét foncié ré. Aprés la cré ation dés prémié rés communés d é lévagé dé Bouar ét dé Bocaranga, d autrés én ont vu lé jour réspéctivémént céllés dé Bambari, Gambo, Alindao ét Yaloké. Compté ténu dé la carté d é lévagé qui ést éntrain dé rédéssinér avéc la ré cénté crisé faisant dé l Est ét surtout dé la Hauté Kotto uné zoné dé concéntration d é lévéurs, il apparait opportun d é rigér uné communé d é lévagé dans ladité pré fécturé. L é léction dés conséils municipaux dés communés d é lévagé sé faisait par dé crét approuvé én conséil dé ministré. Par contré la dé signation dés mairés s opé rait par arré té ministé riél sur proposition dés sous-pré féts apré s approbation du conséil pré féctoral. Compté ténu du nombré croissant dés é lévéurs, dé léurs mobilité s ré curréntés ét dé léurs attachéménts aux lignagés traditionnéls ét points d attachés, il n ést pas du tout aisé dé dé limitér lés communés d é lévagé justifiant l éxténsion dés rayons d action dés mairés au-déla dés limités juridictionnéllés (Ankogui-Mpoko ét al, 2004). 28

29 Tableau 1 : Communes d élevage de la RCA Communés Chéf-liéu Sous-pré fécturés Pré fécturés Koui Dégaullé Koui Ouham-Péndé Gaudrot Bésson Baboua Nana-Mambéré Niém-Yélléwa Yélléwa Bouar Nana-Mambéré OuroDjaafun Goubali Bambari Ouaka Ewou Alindao Alindao Mbomou Pombolo Pombolo Gambo Bassé-Kotto Ombélla-Mpoko Yaloké Yaloké Ombélla-Mpoko Sourcé : Ankogui-Mpoko., Banzhaf ét Douma, Mode de vie communautaire chez les pasteurs arabes L'organisation communautairé dés é lévéurs arabophoné diffé ré un péu dé céllé dés Péuls mé mé si la téndancé ést vérs uné harmonisation. Lés é lévéurs arabés né sont pas trop soumis a la hié rarchié communautairé commé lés Péuls. En dé pit d uné bonné connaissancé dé la notion dé tribu ét dé fraction, ils né sé conténtént qué dés térmés «Khachimbét» ét Fé rick (Dutéurtré ét al, 2002). Lé prémiér ést synonymé dé «suudu» ou maison chéz lés péuls ét lé sécond dé signé lé campémént. Lés é lévéurs sont gé ré s au nivéau dés campéménts (Fé rick) par lés chéfs dé cés Fé rick appélé s «Moustachar» én arabé ou «Makundji» én sango 3 qui font officé dés Ardo chéz lés Péuls. Il n éxisté pas pour lé momént dés communés d é lévagé dans lés zonés a forté concéntration d é lévéurs arabés, cé qui justifié l abséncé dés mairés répré séntant lés é lévéurs dans cés localité s ét d uné forté organisation ét répré séntativité dé cés é lévéurs Rôle de la femme dans l organisation communautaire En dé pit la modérnité ét dé l é mancipation dé la fémmé, la ré partition dés tachés n a pas fait l objét d un grand chamboulémént dans lés fonctions socialés qu occupént lés fémmés dé la communauté Mbororo (Hindou, 2013) én cé séns qué l é ducation dés énfants ét léurs soins parfois par l utilisation dé sés connaissancés traditionnéllés mé dicinalés ont toujours é té uné pré occupation fé mininé. La fémmé a é té toujours céllé qui s occupé du bién é tré dé sa famillé, dé son mari ét dé sés énfants én faisant tous lés travaux mé nagérs, l apport au campémént dé l éau doméstiqué ét du bois dé chauffé. En gé né ral lés fémmés bién qu éllé participé a la vié communautairé né sont pas du tout impliqué és dans lés prisés dé dé cisions qui éngagént la vié dé la communauté. Et pour préuvé, éllés né sont pas répré sénté és dans la structuré socialé dé prisé dé dé cision qui va dé l é lévéur, lés Ardo én, lés conséillérs aux mairés dés communés d é lévagé. Toutéfois malgré cétté marginalisation é vidénté, lés fémmés jouént un ro lé ésséntiél dans cés communauté s a comméncér d uné part par l é ducation ét la gardé dés énfants, lés travaux mé nagérs (léssivés, répas, fagots pour la cuisiné) ét la construction ou ré féction dés habitats. D autré part, éllés sont chargé és par principé dé sé paration dés ta chés dé la construction dés abris dans lés campéménts péndant qué lés hommés s occupént dé l éntrétién du bé tail. Lés fémmés participént aussi au révénu dé la famillé par la vénté dé lait (mé mé si chéz Ouda én, la fémmé ést éxémpté dé cétté ta ché), béurré ét assuré la conduité dés troupéaux durant lés transhumancés intérnés én soutién ou én cas d abséncé dé 3 Le sango est la langue nationale et l une des langues officielles de la Centrafrique 29

30 l hommé. Etant donné lé caracté ré patriarcal dé la socié té péulé, toutés lés dé cisions incombént a l hommé ét la fémmé né péut éntrépréndré uné action quélconqué qu avéc lé conséntémént ét l approbation dé son mari, cé qui la privé du contro lé dés réssourcés communautairés malgré lé fait qué la vénté dé lait lui procuré dés moyéns pouvant lui pérméttré dé subvénir a sés proprés bésoins ét qu én plus éllé a lé droit dé disposér dé son propré bé tail mé mé si célui-ci fait partié inté granté dé célui dé son mari. IV. Nature des relations intra et extracommunautaires 4.1. Relations entre les différents groupes d éleveurs Dans l Ouést du pays, nous n avons pas pu abordér dans lé cadré dé cétté é tudé la naturé dés rélations éntré lés groupés nomadés ét pour causé, lés é lévéurs ont migré vérs lés pays voisins pour é chappér aux éxactions dés antibalaka ét dé cértainés communauté s villagéoisés. Toutéfois avéc quélqués é lévéurs résté s én dé pit dé la crisé, nous avions ré ussi a récuéillir dés informations rélativés aux rélations liant lés communauté s d é lévéurs péuls sé déntairés considé ré s y compris par la communauté d'agricultéur commé dés nationaux (céntrafricains) ét céllés dés é lévéurs transhumants qui rélé vént parfois du mé mé pastoral (Péuls Mbororo). Il sé dé gagé dé cés éntrétiéns qué lés rélations sont mauvaisés ét téndués. Lés transhumants qualifié s dés é trangérs, originairés du Tchad sont dé crits commé violénts ét arrogants. Ils sé dé placént avéc dés armés blanchés ét a féu sé montrént coopé ratifs lorsqu'il s'agit dé la géstion dés dé ga ts sur lés culturés ou d accé s aux réssourcés naturéllés disponiblés (pa turagés, point d éau ). Accusé non séulémént d'introduiré péndant léurs passagés dés pathologiés tré s gravés lié és a la non vaccination dé léur bé tail, ils n accordént aucun réspéct aux couloirs traditionnéllés dé transhumancé ét né sé privént pas l occasion d éxércér dés violéncés ét dés ménacés sur lés é lévéurs sé déntairés nationaux qu ils obligént a léur cé dér dés éspacés pastoraux ét dés points d éau. A la fin du mouvémént péndulairé saisonniér ét au momént dé léur rétour, cés transhumants (Hanagamba, Hontorbé, Biibé -Woyla), sé sérvént dé léurs armés pour volér ou s accaparér du bé tail apparténant aux sé déntairés ét agro é lévéurs dans lé but dé gonflér l'éfféctif dé léur troupéaux ét dé s énrichir illé galémént. Lés é lévéurs transhumants né sont gé né ralémént pas lés biénvénus dans la ré gion car lés autochtonés lés considé rént commé dés sourcés d insé curité. Cépéndant, léur accéptabilité dé pénd dé léur nationalité (tchadiéns ou camérounais) ét dé léur éthnié. Les transhumants d origines tchadiennes et soudanaises : arabés (Salamat, Alaoné, Ouléd-Rachid, ) ét Péuls Mbororo (Ouda, Sankara, Hontorbé, Hanagamba, Mbarara)- sont considé ré s commé dés séméurs dé troublés. Ils viénnént souvént armé s ét léur arsénal monté én puissancé cés dérniérs mois. Lés risqués lié s aux pathologiés du bé tail né sont pas né gligéablés Les transhumants d origine camerounaises : péuls Foulbé s, Foulata, Aku étc. sont asséz bién accépté s car ils né suscitént pas autant dé crainté qué lés Tchadiéns. Ils sont én train dé s armér ou louér lés sérvicés dé groupés armé s pour sé proté gér. 30

31 Dans l Est ét lé Sud-Est, lés rélations avéc lés é lévéurs sémi-sé déntarisé sont bonnés. Toutéfois, il sé posé dés sé riéusés difficulté s avéc lés transhumants vénus du Tchad ét Soudan (Sankara, Abchyér ou Hanagamba ét Biibé -Woyla) commé lé té moigné cétté dé claration du grand Ardo Dandoulo a Bria : «nous avions passé les dix dernières années sans enregistrer la présence des pathologies graves (PPCB, Fièvre aphteuse, ) mais avec l'incursion de ces éleveurs transhumants revenus de Mboki dans la zone, on assiste impuissamment non seulement a une recrudescence des pathologies connues à l'émergence des nouvelles formes de pathologies non encore identifiées qui déciment des troupeaux» Il y a é galémént un problé mé d'accé s aux pa turagés quand on sait qué lés Ouda én né sont pas habitué s a réstér sur placé, cé qui lés obligént a partir avéc lé bé tail jusqu'au Mbomou (Nzako, Bakuma ét Pombolo) par lé fait du surpa turagé éngéndré par la pré séncé indé sirablé dé cés transhumants. Par contré dans la zoné nord, Lés rélations intra-communautairés sé dé gradént dé plus én plus surtout avéc la survénué dé la ré cénté crisé ét cétté dé gradation s'éxpliqué par lés difficulté s d'accé s aux pa turagés én pé riodé d'hivérnagé ét lés pathologiés. Lés é lévéurs sé considé rant commé lés sémi sé déntairés ét qui sont majoritairémént du groupé arabophoné pénsént qué lés pathologiés sont l'œuvré dés Péuls transhumants ét régardént d'un mauvais œil léur pré séncé dans la zoné. Lés é lévéurs mbororo sont victimés dés phé nomé nés dé rackétté ét du vol du bé tail ét sé dé clarént impuissant facé a cétté situation. Ils né réçoivént pas lé mé mé nivéau dé protéction qué lés Mbarara qui il faut lé diré ont dés soutiéns dans lé dispositif dés éxséléka qui contro lént lés localité s dé Kabo ét én partié Batangafo Relations extracommunautaires en l occurrence avec les agriculteurs Lés rélations éxtracommunautairés réposént én grandé partié sur la cohabitation avéc lés agricultéurs. Cétté cohabitation ést analysé é tant sur lé plan socioculturél ét politiqué mais aussi dans sés implications é conomiqués Sur le plan socioculturel et politique En dé pit dé la faiblé inté gration dés é lévéurs au nivéau local du fait dé la spé cificité dé léur activité (uné pré séncé pérmanénté dans la broussé), dé la non scolarisation dé léurs énfant, ét dé la division physiqués dés activité s éntré d'un co té uné communauté éxclusivémént tourné é vérs l é lévagé ét uné autré sé consacrant uniquémént aux activité s agricolés couplé é aux zonagé dés activité s, il importé dé pré cisér qué lés liéns socioculturéls né sont pas né gligéablés surtout qué dans cétté ré gion dé l'ouést, la majorité dés é lévéurs sé pré séntént commé dés sé déntairés ou s'inscrivént dé ja dans cétté logiqué. Lés déux communauté s sé partagént uné mé mé langué nationalé (sango) ét é taiént lié és par dés brassagés. C'ést ainsi qué dans toutés lés zonés sillonné és, il ést toujours fré quént dé croisér dés é lévéurs qui non séulémént maîtrisé la langué «sango», véctéur dé lién éntré toutés lés communauté s dans lé pays mais dé rémarquér qué dés é lévéurs péuls s'éxprimént courammént dans lés dialéctés parlé és par lés éthniés dités «autochtonés» rélévant dé la communauté d agricultéur. Lé plus souvént, cés Péuls parlént lés dialéctés Gbanou, Gbayas, Karé s... ét ré ciproquémént, au nivéau dés agricultéurs, lé maniémént du «fulfuldé» par un grand nombré dés populations «autochtonés» ést uné é vidéncé. 31

32 Lé brassagé sé maté rialisé par lé mariagé éntré lés déux communauté s, cé qui ést lé cas du «Lamido» dé Koui dont la mé ré ést issué d uné d'éthnié dé l autré communauté ét lé pé ré dé céllé dés é lévéurs (Péul), cé qui lui confé ré uné cértainé répré séntativité ét un charismé aupré s dé touté la population dé Koui. Avéc la survénué dé cétté crisé on a surtout assisté au dé chirémént dé cértainés famillés brasé é au point ou il ést difficilé a cés pérsonné dé sé rétrouvér du fait dé léur lién avéc lés déux communauté s soit du co té patérnéllé ou matérnéllé, éllés péuvént é tré taxé é dé souténir l'uné ou l'autré partié. La cré ation dés communés d é lévagés ténués ét gé ré és par dés mairés ou Lamido péuls ést lé réflét dé l inté gration politiqué dé cétté communauté qui sé transformé au fil du témps. En fait avéc lé bé tail qui léur offrait uné puissancé financié ré, lés péuls déviénnént inté réssants pour lés hommés politiqués au nivéau national puisqu'ils constituént un ré sérvoir é léctoral ét péuvént participér au financémént dés campagnés localés pour né pas diré nationalés dé cértains partis Sur le plan économique La dé péndancé é conomiqué éntré lés déux communauté s ést tré s forté au point ou lés é changés commérciaux qui sé ré sumént lés plus souvént aux é changés dés produits d é lévagés pour lés é lévéurs contré dés produits agricolés pour lés agricultéurs constituént lé soclé dé la rélation qui lié lés déux communauté s. Pour lés é lévéurs, il s'agit dé fournir aux agricultéurs dés moyéns dé production c'ést a diré dés animaux pour la culturé attélé é, du lait achété é ou troqué é aupré s dés fémmés péulés contré cértains produits agricolés, dés sous-produits commé lés bousés dés vachés, dés animaux pour la bouchérié, dés œufs,... A l'invérsé, lés agricultéurs méttént a la disposition dés é lévéurs qui én sont dans lés bésoins principalémént dés produits vivriérs (manioc, arachidés, sé samé, mil, ). Avéc la crisé, cétté dynamiqué én térmés dé flux éntré lés agricultéurs ét lés é lévéurs a pris un coup ét s'aménuisé laissant la placé a uné paupé risation accrué ét un dé sarroi chéz lés déux communauté s qui én pa tissént lourdémént dés consé quéncés dé cé dé sastré. Au villagé «Tolé», situé a 55 Kilomé tré sur l'axé Bozoum-Bocaranga ét qui compté énviron 700 habitants, lés é changés avéc lé prémiér conséillér dé ladité communé sur lés consé quéncés socio-é conomiqués dé la crisé ont pérmis dé méttré én éxérgué l'importancé dés rélations privilé gié és qui liaiént lés déux communauté s (agricultéurs ét é lévéurs) tant du co té dés é changés commérciaux qué dés activité s dé production tout én sé focalisant sur lés ré pércussions dramatiqués dé la crisé résséntié aujourd'hui par lés agricultéurs ét qui sé traduisént tout d'abord, par la ré duction drastiqué dés supérficiés cultivé és lié é a l'indisponibilité dés moyéns dé production (bé tail pour l'attélagé). A titré dé comparaison, la taillé dés supérficiés cultivé és avant lés é vé néménts attéignait jusqu'a 4 ha contré 0,5 ha au plus én cé momént. Ensuité, cétté ré duction dés supérficiés cultivé és couplé é a la mé vénté dés produits agricolés ét la baissé vértiginéusé du prix dé manioc par éxémplé (3000 FCFA la cuvétté avant lés é vé néménts contré 200 FCFA aujourd'hui), éngéndrént iné vitablémént uné baissé considé rablé du révénu dés agricultéurs dé l'ordré dé 80% én moyénné ét dé surcroît plongé la population dans l'insé curité aliméntairé. Il conviént dé notér qué lé villagé né compté plus dé bé tail ét lés é lévéurs péuls traditionnéllémént implanté s dans la communé sont présqué tous partis suité a la crisé. Pour préuvé avant la crisé lé prix 32

33 d'un Kilogrammé dé viandé boviné qui cou tait 800 FCFA a flambé pour attéindré 2500 FCFA aujourd'hui, cé posé un doublé problé mé : célui dé l'indisponibilité ét dé l inaccéssibilité dés populations a cé produit qui déméuré avéc lé manioc l'alimént dé basé pour lés céntrafricains. La fré quéncé d'abattagé au nivéau dés abattoirs én a fait lés frais dé cé dé part dés é lévéurs puisqué a Baboua par éxémplé avant lés é vé néménts, il y 'avait éntré un ét déux abattagés par jour ét 4 péndant la journé é du véndrédi. Malhéuréusémént, la population ést ré duité a un abattagé par sémainé én cé momént ét pour s'approvisionnér lés bouchérs prénnént dés risqués considé rablés én parcourant uné distancé dé 65 km audéla dé la communé d é lévagé dé Bésson pour s approvisionnér én bœuf. Il én ést dé mé mé pour la localité dé Nandobo dans la Mambéré Kadéî qui ést passé d'un abattagé par jour a un par mois au momént du passagé dé cétté mission. Lé nombré dé la population dé cés localité s a fortémént baissé commé lé té moigné céllé du villagé Ngoutéré situé a 40 km dé Bocaranga qui a vu sa population passé dé 3600 a més a 2630 soit 27% én moins. Uné population én moins signifié moins dé main d œuvré c'ést a diré moins dé productéurs ét moins dé consommatéurs ét par consé quént, un raléntissémént dés activité s socioé conomiqués. Enfin, lés problé més sé curitairés (pré séncé dés groupés armé s) associé s au dé part dés é lévéurs a sénsiblémént changé lés habitudés dés géns ét accru la paupé risation ét la dé tréssé au point ou la grandé partié dés agricultéurs soit sépt pérsonnés sur dix a céssé dé cultivér la térré ét céux qui lé font éncoré né s avénturént pas au-déla dé 300 mé trés dérrié ré léurs casés. Lé taux dé fré quéntation scolairé qui avoisinait lés 90% durant la pé riodé pré cé dént la crisé ést passé a 25% aujourd'hui, cé qui sé justifié pour lés parénts par la crainté d'un rétournémént brusqué dé la situation (uné incursion impré visiblé dés groupés armé s non idéntifié s). Lés parénts pré fé rént gardér léurs énfants a la maison ou lés aménér au champ pluto t qué dé lés énvoyér a l é colé craignant lé risqué dé sé fairé surpréndré par lés é vé néménts ét sé sé parér d éux. Avant lés é vé némént, il a fallu constituér dés «d 'os d a nés» sur la principalé routé pour raléntir la circulation dés vé hiculés qui passént dévant l é colé du villagé, mais aujourd'hui compté ténu dé l'éfféctif ré duit dés é lé vés dans lés é colés, cé risqué déviént faiblé ét lés «dos d a nés» ont disparus Situations observées et Etat de la cohabitation La pé riodé pré cé dant lé dé clénchémént dé la crisé sé curitairé ést surtout marqué é par déux typés dé conflits ré currénts. Il y a d uné part lés conflits lié s aux dé ga ts sur lés culturés (déstruction volontairé ou accidéntéllé ét lés champs pié gés) ét d autré part dés actés purémént criminéls qui sé traduisént par lé vol ét lés tuériés sur lé bé tail. Avéc cétté crisé, un nouvéau phé nomé né apparait én plus dés rapts organisé s par lés groupés armé s, c ést lé phé nomé né dé spoliation, du «louagé dés sérvicés dés groupés armé s né gativés» ét d assassinat dés é lévéurs pour s accaparér dé léurs moyéns d éxisténcé. Dans l'ouést (Ouham, Péndé Nana Mambéré, ét Mambéré Kadéî ), lé constat ést sombré ét lés cris d'alarmé sé multipliént tant pour dé noncér l'insé curité grandissanté éntréténué par dés groupés armé s (antibalaka) qui sé vissént sans crainté tuant, rackéttant ét spoliant lés maigrés biéns (pétit ét gros bé tail) qui réstént éncoré par dés irruptions quotidiénnés ét organisé és dans lés campéménts qui doré navant né sont qu a quélqués céntainés dé mé trés du villagé ou dés villés. Pour illustrér cé phé nomé né, il 33

34 conviént dé signalér qu a la véillé du dé part dé la mission dé Koui, nous avions é té saisi d un cas spoliation commandité é dépuis Bouar un mémbré influént d antibalaka dé Bouar ét éxé cuté sur lé térrain par son propré pé ré lés opé rations mafiéusés avait consistér a l irruption d uné bandé dé criminéllé dans un campémént non loin dé la villé dé Koui. Ils ont ré ussi sous l éffét dés ménacés sur l é lévéur a s émparér dé son troupéau éstimé a uné céntainé dé té té ét a lés conduiré a déstination dé Bouar d apré s lés é lévéurs pour non séulémént aliméntér lé marché a bé tail dé la villé mais é galémént célui dé Bangui. En dé pit dé l'ampléur dé cétté crisé, il conviént dé fairé obsérvér qué cértains é lévéurs notammént a Koui ét dans lés déux communés d é lévagé dé la Nana Mambéré (Niém- Yélléwa ét Bésson) qué nous n'avons pas pu visitér pour raisons dé sé curité sont résté s ét téntént malgré tout dé continuér léurs activité s. Dés initiativés pour lé rétour sont énvisagé és ét dés é lévéurs ont ré ussi a révénir mais ils ont é té accuéilli par dés surprisés dé sagré ablés ét ont finalémént réjoins a nouvéau lés pays voisins.téntativés sé sont soldé és par dés é chécs dans la mésuré ou l accéptabilité dés mouvéménts dé rétour par la population «autochtoné» n ést pas éncoré d actualité. D ailléurs un ancién grand é lévéur dé la sous-pré fécturé dé Baboua qui ést révénu dans sa zoné apré s un éxil forcé au Caméroun a payé dé sa vié ét pérdu tout son bé tail. En plus du risqué rélatif a l attéinté a l inté grité physiqué, lés é lévéurs souciéux dé rétournér doivént fairé facé a uné ré alité plus tristé, c'ést a diré sé souméttré aux lois dés «forcés né gativés» consistant sous l'éffét dés contraintés a léur vérsér dés taxés forfaitairés afin dé bé né ficiér dé léur favéur ou louér purémént léur sérvicé sans aucuné formé dé garantié pour la protéction du bé tail. Cé sérvicé qui n'ést én aucun cas garanti, puisqué malgré la pré séncé dé cés forcés pour assurér la protéction du bé tail, l é lévéur n'ést pas du tout cértain d émpé chér cés cas dé spoliation. Lés préstatairés dé sérvicé fournissént dés informations a d autrés groupés sur lé troupéau qu ils sont cénsé é proté gé és ét n opposént aucuné ré sistancé lé momént vénu méttant én avant la supé riorité militairé dé léurs advérsairés. Signalons qué lé louagé dé sérvicé a un cou t ét cés frais variént én fonction dé la taillé du troupéau ét dés né gociations éntré lés déux partiés. Il sé ré glé én éspé cé ou én naturé. Lé prémiér cas a é té méntionné par lé «Lawané» ou bras droit du Lamido dé Koui ét d apré s lui, cét é lévéur a loué lés sérvicés dé 4 «protéctéurs» moyénnant uné sommé dé FCFA par agént soit FCFA ménsuéllémént. Lé sécond cas portant sur un ré glémént én naturé (6 bœufs) rémis a un groupé dés «antibalaka» a titré dé ré muné ration pour la protéction pré sumé é d un troupéau apparténant a un é lévéur dé Koui nous a é té signalé par lé prémiér adjoint au mairé dé ladité communé Dans l Est ét lé Sud-Est (Hauté-Kotto, Ouaka, Bassé-Kotto, Mbomou), lés é lévéurs dé la Hauté Kotto s'accordént pour diré qu'il n'y a pas én déhors dés pétits litigés lié s aux dé ga ts sur lés culturés, l'abattagé criminél dés animaux par dés armés a féu ét quélqués champs pié gés, il n'y a pas dé sé riéux problé mé avéc la communauté dés agricultéurs. En dé pit dé la concéntration ét dé l'éfféctif é lévé du bé tail (jusqu'a 10 troupéau pour cértains é lévéurs), dés é lévéurs ét non lés moindrés confirmént qué dépuis léurs pré séncés (26 ans) dans la Hauté Kotto, ils n'ont pas é té confronté a un séul litigé ou paiémént d'améndé lié s aux dé ga ts sur la culturé. Lés conflits agricultéurs sont minimisé s aussi par lé proféssionnalismé dés é lévéurs Ouda én qui transhumé gé né ralémént tré s loin dés zonés dé production agricolé. Lés 34

35 litigés mé mé si éllés surviénnént sont gé né ralémént ré glé s a l'amiablé ét én cas dé mé sénténté, ils sont porté s au nivéau dé la géndarmérié ou dés instancés judiciairés dé Bria. Sur lé plan sé curitairé ét dés rélations avéc la communauté dés agricultéurs, la situation n'ést pas inquié tanté. Par contré l'abséncé dé l'autorité dé l'etat, l inéxisténcé dés sérvicés téchniqués (ANDE) ét d'éncadrémént dés é lévéurs (FNEC) a favorisé avéc l'incursion massivé dés é lévéurs transhumants é trangérs la récrudéscéncé dés pathologiés bovinés qui dé cimént lé chéptél bovin dans la Hauté Kotto. Dans la partié Est ét Sud-ést én gé né ral ét contrairémént a l Ouést qui s ést vidé é dé sés é lévéurs, on a rémarqué uné forté augméntation du bé tail dont l éfféctif qui par lé passé é tait éstimé a moins d un million avoisiné aujourd hui lé doublé. Il conviént dé notér qué la rélativé accalmié dans la zoné dué én grandé partié a la pré séncé dés éx-séléka qui dissuadént lés antibalaka dé s én préndré aux populations pastoralés a favorisé l afflux d autrés é lévéurs a majorité dés Péuls én provénancé dé Sibut, Dékoa, Kaga-Bandoro, Grimari, Bakala ét Kouango pour é chappér aux éxactions dés antibalaka. Au nivéau du Sud-ést notammént dans lé Mbomou, il conviént dé pré cisér qué lés éxactions contré lés é lévéurs sé traduisant par lés incéndiés contré léur habitation, lés vols dé léurs bé tails ét la confiscation dé léurs biéns dans lés localité s d Aoun Lanomé ét Sé lim ont forcé s lés é lévéurs dé cés localité s a fuir pour s installér a Pombolo afin dé bé né ficiér dé la protéction du mairé mais aussi du fait dé la pré séncé rémarqué é dés éxséléka. C ést ainsi qu on noté un nombré important dés dé placé s sans aucuné formé d assistancé adé quaté dé péndant éntié rémént dé la bonné volonté ét dé la solidarité dé la population dé Pombolo. Concérnant la Bassé Kotto, la situation résté stablé ét lés é lévéurs réstént éncoré é pargné s mé mé si la crainté ést pércéptiblé sur léur visagé ét dans léurs dé clarations. Par ailléurs dans la Ouaka, la progréssion dés antibalaka dans la sous-pré fécturé dé Bambari (Ngakobo ét axé Bambari-Alindao) ét Kouango résté toujours uné pré occupation pour lés é lévéurs opé rant dans cétté zoné ét qui n hé sitént pas a projétér un dé part vérs lés pays voisins (RDC, Soudan, Ouganda) én cas dé pérsistancé dé l insé curité ét d abséncés dés pérspéctivés. Au nivéau du Nord, lés rélations avéc lés agricultéurs sont tré s mauvaisés ét dés sé riéux problé més subsistént. Lés é lévéurs Mbarara sont résponsablé non pas qué dé la déstruction ét dés dé ga ts sur lés culturés du fait dé léurs passagés mais surtout du stationnémént du bé tail sur lés champs qu ils utilisént commé dés zonés dé pa turagé. Lés champs dés agricultéurs sont considé ré s par cés é lévéurs péu scrupuléux commé dés aliménts pour lé bé tail ét cé qui ést plus gravé c'ést éux qui dirigént lés troupéaux vérs cés champs. Il y a uné éspé cé dé véngéancé contré cértains agricultéurs ayant bé né ficié par lé passé a dés dé dommagéménts. V. Impact de la récente crise sur les modes de vie et le nomadisme 5.1. Impact sur les styles de vie et les habitudes socioculturelles Au nivéau dés valéurs traditionnéllés (coutumés, habitudés,...), la succéssion dés crisés ét surtout la ré cénté ont sénsiblémént modifié és l'é quilibré dés socié té s pastoralés. Cés changéménts sé traduisént éntré autré par lé dé laissémént dé la pratiqué d'é lévagé surtout par la nouvéllé gé né ration (lés jéunés dé moins dé 30 ans). Lés jéunés é lévéurs d aujourd hui sont soit céux qui n'ont jamais mis lé piéd a l'é colé soit céux qui n'ont pas 35

36 vé cu dans lés céntrés urbains. La téndancé vérs uné forté scolarisation dés énfants d'é lévéurs sé fait au dé trimént dés activité s pastoralés ét ré duisént l attachémént dé la nouvéllé gé né ration a cétté activité considé ré é dé sormais commé l éxpréssion dé la pé nibilité, dés risqués ét la ré cénté crisé qui sécoué la RCA n a fait qué confortér la jéunéssé issué du miliéu d é lévéur dans léurs choix vérs lés autrés activité s considé ré s commé moins risqué (commércé, sérvicés...). L insé curité grandissanté, lés chargés familialés ét la dé capitalisation lié és aux dé stockagés ét a la chuté vértiginéusé du prix du bé tail sur lés diffé rénts obligént lés é lévéurs a sé dé barrassér dé cét hé ritagé lourd qu'ést lé bé tail pour sé consacrér a d'autrés activité s loin dés campéménts. Lés é lévéurs Ouda én par éxémplé qui né connaissént pas d'autrés activité s qué l'é lévagé, sont én train dé s éngagér dans l agriculturé non séulémént pour assurér léur sé curité aliméntairé, léur survié ét ré duiré lé dé stockagé lié au cout dé la vié ét aux chargés familialés dé plus én plus important (Un é lévéur a én moyénné 12 pérsonnés a chargé) mais aussi pour sé pré munir dé l impossibilité dé continuér lé pastoralismé dans un mondé pléin d incértitudé. Lés spoliations, rapts ét rackétté éngéndré s par cétté crisé accé lé rént lé procéssus dé dé capitalisation dés é lévéurs ét accroissént la paupé risation réndant lés é lévéurs plus vulné rablés aujourd hui. A céla s ajoutént aussi l abséncé dés infrastructurés socialés dé basé (santé, é ducation, éau potablé) ét la chuté vértiginéusé dés révénus. Il conviént dé pré cisér qué lés mé nagés Mbororo sont par éxémplé dans l incapacité dé fairé facé aux problé més sanitairés é tant donné qué lés dé pénsés dé santé répré séntént plus dé 15% dé léur révénu global annuél (Tidjani, 2012). A céla s ajoutént, l indisponibilité dés infrastructurés adé quatés (céntré dé santé, é colés) ét l inaccéssibilité aux mé dicaménts. L approvisionnémént non aisé én éau potablé ést non séulémént uné variablé significativé dans l accéntuation dés vulné rabilité s mais fait éntrér lés mé nagés Mbororo dans la pauvrété dé gradant considé rablémént léur condition dé vié. Ils sont dé cé fait soumis a un risqué sanitairé accru lié a la consommation d uné éau dé qualité doutéusé (cours d éau, puits non amé nagé s étc.). Lés énfants sont lés plus touché s par la mauvaisé qualité d éau ét lés diarrhé és dés nourrissons sont l uné dés prémié rés causés dés mortalité s infantilés chéz lés Mbororo dans lés ré gions é tudié és. La diminution dés éfféctifs ou la pérté totalé dés troupéaux, induisant la chuté considé rablé dés révénus a éntrainé l apparition d uné nouvéllé éxigéncé pour lés mé nagés Mbororo appauvris, céllé d assurér dé sormais sans réssourcés la survié dé léur famillé. Dans lé passé, lés é lévéurs disposant éncoré du bé tail suffisant sé sérvént dé la vénté dé léurs animaux pour acqué rir dés produits vivriérs né céssairés a léur aliméntation (manioc, mais, riz, arachidé étc.) mais aujourd hui avéc un bé tail ré duit ét dés mé nagés dont la taillé moyénné ést dé 13 pérsonnés, lés chéfs dé mé nagé doivént soit sé dé capitalisér fortémént ou s éndéttér (cé qui n ést pas lé cas) pour fairé facé a cétté ré alité sombré. Dé cé fait l insé curité aliméntairé ést uné variablé importanté dans la dé gradation dés conditions dé vié dés é lévéurs c'ést-a -diré léurs vulné rabilité s. Avéc la paupé risation accrué, béaucoup d é lévéurs (Péuls ét Arabés) ét surtout lés jéunés s oriéntént aujourd hui vérs d autrés activité s notammént lés préstations dé sérvicé, lé commércé ét lés activité s minié rés qui léur offrént non séulémént la possibilité dé s énrichir ét dé s achétér dés biéns dé consommation mais dé vivré dans lés gros villagé ou én miliéu urbain loin dés campéménts dé broussé qui né lés attirént plus (Arditi, 36

37 2003). Pour fairé facé a cétté pré carité, lés fémmés né sont pas a la trainé é tant donné qu éllés s impliquént dans lé procéssus dé divérsification dés activité s complé méntairés én continuant a dé gagér dés révénus moné tairés par la vénté du lait dé trait mais aussi par l éxércicé du pétit é lévagé (ovins, caprins, volaillé ) ét lé commércé (Vénté dés béignéts par éxémplé). Lés é lévéurs qui par lé passé habitént lés campéménts avéc léurs énfants sont contraints aujourd'hui dé scindér léur famillé én déux avéc uné partié én broussé (lés pérsonnés validés) ét uné autré partié én déhors dés campéménts (lé plus souvént lés pérsonnés vulné rablés). Lés fémmés d é lévéurs qui contribuaiént au révénu dé la famillé par la vénté dé lait né lé font plus du fait a fois dé l insé curité qui ré duit léur mobilité mais aussi dé la ré duction dé l éfféctif du bé tail qui produit moins dé lait suscéptiblé dé fairé l objét d uné commércialisation. La ré cénté crisé a éntrainé béaucoup dés boulévérséménts pour lés populations pastoralés dé la Céntrafriqué. L indisponibilité ét l inaccéssibilité aux intrants vé té rinairés dué aux difficulté s d approvisionnémént ét l abséncé dés agénts dé sérvicé dé santé animalé dans lés zonés pastoralés ont favorisé l é mérgéncé ét la récrudéscéncé dés pathologiés animalés commé lés PPCB dans toutés lés localité s visité és. La pré séncé dés groupés armé s qui éntrétiénnént l insé curité, tuant, rackéttant ét spoliant lés é lévéurs obligént én cé momént lés é lévéurs a s installér non loin dés villagés ét dés villés afin dé sé séntir én sé curité, En sé rapprochant dés villagés ét dés grands céntrés, lés é lévéurs prénnént un doublé risqué. D uné part, ils sé rétrouvént a proximité dés champs, cé qui favorisé dés dé ga ts sur lés culturés ét dés sourcés dés conflits avéc lés agricultéurs méttant dé nouvéau én pé ril la cohabitation dé ja éntamé és. D autrés part, ils éxhibént léur richéssé aux malfaitéurs ét s éxposént aux opé rations dé rackétté ét dé vol du bé tail provénant dés forcés né gativés opé rant dans la zoné. Avéc cétté nouvéllé vié dé ré fugié ét d assistanat a laquéllé sont soumis cértains é lévéurs dé capitalisé s, lés groupés pastoraux céntrafricains sont dans la dé tréssé avéc un séntimént d abandon qui sé lit sur lés visagés dés é lévéurs réncontré s. Ils pérdént confiancé én léur capacité a surmontér cétté crisé pré fé rant réstér fatalisté avéc lé risqué d un répli sur soi mé mé ét dé radicalisation. Cértains é lévéurs sont convaincu qu ils n ont pas lé choix qué d assurér éux mé mé y compris par tous lés moyéns la protéction dé léur inté grité s physiqués ét céllé dés moyéns d éxisténcé qui déméurént un patrimoiné hé rité dé léur ancé trés ét dont la sauvégardé ét la pé rénnisation déméurént un impé ratif pour éux Impact sur les valeurs du nomadisme L é lévagé Mbororo én Céntrafriqué a é té ét déméuré éncoré marqué par la pratiqué dé la mobilité pastoralé du fait tout d abord qu éllé constitué un systé mé dé production ét dé maintién dés éxploitations. Ensuité, il importé dé né pas ignorér l attachémént historiqué ét culturél dés Mbororo a céllé-ci ét dé léur volonté a pérpé tuér cétté pratiqué. Enfin, il ést indé niablé qué la spé cificité climatiqué du térritoiré céntrafricain travérsé par dés ré gions dé savanés couvrant km², soit 92 % du térritoiré, ét s é téndant du domainé soudanién au domainé sahé lién joué én favéur du maintién dé la transhumancé. Lé factéur climatiqué sé caracté risé par lé fait qu au nord dé 9 N, dans lés sous-pré fécturés dé la Bamingui-Bangoran ét la Vakaga, lés stéppés sahé lo- 37

38 soudaniénnés couvrént énviron km 2 ét répré séntént énviron 6 % du pays. Lés savanés lés plus vastés ét lés plus varié és s'é téndént dans lé Céntré sur km², soit 94 % dé la supérficié totalé dé cés ré gions. Ellés sont rémplacé és lé long dés cours d'éau par dés foré ts galériés (Ankogui-Mpoko, 2002). Lés valéurs du nomadismé réposént sur lé maintién dé la mobilité pastoralé misé a rudé é préuvé aujourd hui par cétté dramatiqué crisé sé curitairé dans la mésuré ou l importancé dé cés mouvéménts éfféctué s par lés é lévéurs ést largémént dé crité dans la litté raturé ét éxprimé és par lés é lévéurs énqué té s sur lé térrain lors dé cétté é tudé. Au prémiér chéf, viént bién énténdu la mobilité dés troupéaux, notammént péndant l hivérnagé, cé qui pérmét dé profitér au miéux dés points d éau témporairés ét dés pa turagés lés moins dé gradé s. A céla s ajouté uné géstion colléctivé ou pour lé moins né gocié é dé l éau péndant la saison sé ché afin dé ré gularisér lés chargés animalés autour dés puits ét lé rythmé dé consommation dés réssourcés pastoralés (Fayé, 2003). Ensuité, éllé ést ésséntiéllé, du point dé vué dés valéurs é conomiqués du pastoralismé (Jullién, 2006). D uné part éllé pérmét uné méilléuré production puisqué lé dé placémént dés troupéaux én saison sé ché a la réchérché du pa turagé adé quat ét dés points d éau assuré lé maintién ét la survié du bé tail. D autré part, éllé facilité l accé s aux marché s pour la vénté dés produits (bé tail, lait, étc.) ét l approvisionnémént én produits aliméntairés pour la famillé dé l é lévéur mais surtout l é loignémént dés zonés poténtiéllémént a risqués (zonés infécté és par lés pathologiés animalés, sé chéréssé, insé curité physiqué, étc.). Avéc la crisé sé curitairé dé , lés socié té s pastoralés sé trouvént aujourd hui confronté é a dé nombréux dé fis au prémiér rang duquél léur survié ét la protéction dé léurs moyéns d éxisténcés. Lés é lévéurs sont obligé s dé sé passér dés mouvéménts péndulairés saisonniérs au risqué dé pérdré léurs viés ét léurs bé tails. Ils sont confiné s a vivré a proximité dés villagés ét dé cértainés villés é vitant la broussé pourtant lé liéu idé al pour l éntrétién dés animaux ét la pratiqué du nomadismé. Dans cétté situation, lés animaux sé rétrouvént dans uné situation dramatiqué du fait dé léur é loignémént dé la broussé ét dé léur rapprochémént dés villagés ou dés villés, dans la mésuré ou non séulémént lé pa turagé déviént dé plus én plus raré mais il y a aussi lé risqué dés dé ga ts sur lés culturés é tant donné qué lés champs né sont situé s qué dans un rayon dé 5Km 2, cé qui constitué uné sourcé dé nouvéllés ténsions avéc lés agricultéurs dans lé contéxté actuél. Dans la situation actuéllé, l impact dé la crisé sur lés valéurs du nomadismé sé traduit aussi par la pérturbation dé la transhumancé dans cértainés ré gions ét son blocagé totalé dans d autrés. Dans l Est ét lé Sud-Est du pays, la transhumancé intérné ét céllé dés é lévéurs soudanais s éfféctuént commé d habitudé mais la transhumancé transfrontalié ré avéc lé Tchad ést pérturbé é voiré stoppé é. Par contré dans la ré gion dé l Ouést, lés déux formés dé transhumancé sont bloqué és pour lé momént. Il én ést dé mé mé pour lé Nord, mé mé si lés énqué té s ont a signalé dés cas d incursions clandéstinés a partir du Tchad. 38

39 VI. Recommandations opérationnelles 6.1. Les axes d intervention d urgence Sécurisation des espaces pastoraux La sé curisation du mondé rural én gé né ral ét dés éspacés pastoraux én particuliér sont cértés dés opé rations qui vont au-déla dés compé téncés dés Organisations Non Gouvérnéméntalés qui intérviénnént lés plus souvént aupré s dé cés populations pour lés aidér a ré duiré léurs vulné rabilité s facé aux chocs éncourués. C ést uné ta ché qui incombé én grandé partié aux pouvoirs publics ét pour lé cas dé la Céntrafriqué aux Forcés intérnationalés Toutéfois lés ONG, pourraiént usér dé léur influéncé pour sénsibilisér lés dé cidéurs concérné s a agir dé touté urgéncé. Lé travail dé sé curisation consisté non séulémént a un dé ploiémént dissuasif dés forcés intérnationalés (MINUSCA) pré séntés én Céntrafriqué dans lé cadré du maintién dé la paix dans l énsémblé du pays y compris lés zonés réculé és, cé qui n ést pas lé cas pour lé momént mais aussi rédé ploiémént dés forcés dé dé fénsé ét dé sé curité ét dé l administration du pays. Cétté opé ration visé a assurér la protéction dés biéns (moyéns d éxisténcé) ét dés pérsonnés (inté grité physiqués) tout én luttant contré touté formé d insé curité (tuériés, vol du bé tail, rackétté, spoliation étc.) dans lés zonés d é lévagé Renforcement de la cohésion sociale Ellé consisté a méttré én placé uné structuré dé mé diation ét dé géstion dé conflit qui inté gré a la fois lés actéurs én l occurréncé lés répré séntants dés organisations paysannés (é lévéurs ét agricultéurs), lés autorité s localés (chéfs dé villagés, mairés, sous-pré fét), lés sérvicés téchniqués (ANDE, ACDA) ét lés instancés judiciairés (policé judiciairé, parquét). Lé rénforcémént dé la cohé sion socialé impliqué dés actions dé sénsibilisation, dé formation ét dé rénforcémént dés capacité s dés léadérs locaux afin dé portér lé méssagé dé la paix ét du vivré énsémblé aupré s dés populations. Cés actions dévraiént né céssairémént sé fairé accompagnér par dés projéts dé cohé sion socialé (saponification, maraichagé, groupéménts mixtés dé commércialisation dé la viandé boviné, fumurés animalés, tontinés amé lioré és ) é laboré s par lés diffé réntés communauté s ét ré pondants a léurs bésoins spé cifiqués. Un programmé d é ducation citoyénné visant a énséignér l histoiré du pays ét lés valéurs du vivré énsémblé dévrait é tré initié. Dés cliniqués juridiqués pour l accompagnémént dés victimés ét la gué rison dés traumatismés a travérs lés activité s socioculturéllés (thé a trés participatifs, dés opprimé s ét lé sport) séraiént un atout. La misé én œuvré dés projéts suscéptiblés dé rénforcér la cohé sion socialé dévraiént réposér sur lés actions suivantés : - La protéction ét la socialisation ; - La ré siliéncé ét lé rélé vémént é conomiqué a travérs lés activité s gé né ratricés dé révénu (AGR) ; - La sé curité aliméntairé ; - Lés sérvicés sociaux dé basé (santé, é ducation). La protection et la socialisation 39

40 La protéction ét la socialisation passént par lé rénforcémént dés capacité s (formation) dés léadérs communautairés ét léurs implications a travérs lés comité s communautairés dé mé diation ét dé géstion dés crisés visant a réchérchér lé maintién dé la paix ét uné méilléuré cohabitation éntré lés diffé réntés communauté s. La misé én placé dés céntrés d é couté ét dé conséil communautairés sous formé dés cliniqués juridiqués pour la géstion dés conflits (amiablés, conciliation ) éntré é lévéurs ét agricultéurs. Pour cé fait un travail d idéntification dés localité s poténtiéllémént touché és par la crisé (incéndiés d habitation, pértés én viés humainés ét én biéns ) ét dés victimés ét léurs transférts vérs dés céntrés d é couté pour é véntuéllémént uné assistancé maté riéllé (soins, vivrés, abris ), juridiqué ét uné prisé én chargé psychosocialé (gué rison dés traumatismés) s avé rént indispénsablé. Cétté campagné dé socialisation réposéra sur l organisation dés sé ancés dés formations sur lés droits dé l hommé, la culturé dé la paix ét dé l unité nationalé, la libré circulation dés pérsonnés dans lés zonés ruralés ainsi qué dés rélations socioculturéllés a travérs la scolarisation dés énfants dés déux communauté s. Appui aux stratégies de résilience et de relèvement économique Lé rénforcémént dés capacité s dé ré siliéncé dés é lévéurs ét léur rélé vémént suité a la crisé né céssitént lé dé véloppémént dés activité s communés aux déux communauté s. A cét éffét il impliqué tout d abord la misé én œuvré dés projéts agropastoraux notammént dés fromagériés artisanalés dans lé villagé én lién avéc lés campéménts énvironnémént pour l approvisionnémént én lait. Un comité mixté composé paritairémént d agricultéurs ét d é lévéurs assuréra la géstion. Ensuité La ré activation dés anciéns marché s hébdomadairés ét la cré ation dés nouvéllés airés dé marché pour promouvoir lés é changés commérciaux éntré lés déux communauté s. L implication dés communauté s d agricultéurs dans la filié ré boviné notammént lé commércé dé la viandé boviné par la cré ation dés groupéménts mixté pour lés activité s dé bouchériés, cé qui pérméttrait aux é lévéurs mémbrés dudit groupémént d assurér l approvisionnémént dés bouchérs é galémént affilié s au mé mé groupémént ét issu dé la communauté d agricultéurs én bé tail d abattagé. Enfin, la promotion dés groupéménts fé minins ou lés fémmés issués dés déux communauté s sé trouvént é tré lés principalés actricés. Lé ro lé dé cés groupéménts consistérait par éxémplé a dé véloppér dés projéts dé saponification, dés «kélémba» ou tontinés amé lioré és. L organisation dés foirés agropastoralé ét l installation dés caissés d é pargné ét dé cré dit afin dé souténir lés activité s agro pastoralés ést uné né céssité. L organisation du circuit d approvisionnémént dés agricultéurs én moyéns dé production (bœuf dé trait) agricolés a travérs dés groupéménts d é lévéurs fournisséurs. Il s agit ici dés apports provénant dés déux partiés ét dont la finalité ést dé fairé bé né ficiér lés associé s qué lés mémbrés dé cés groupéménts dés plus-valués dé gagé s suité a cét invéstissémént. Soutien à la sécurité alimentaire Au nivéau dé la sé curité aliméntairé, déux actions sont a énvisagér : - La misé én placé dés groupéménts dé productéurs dés fumiérs d originés animalés qui séront mis én rélation avéc lés agricultéurs pour léur 40

41 approvisionnémént ; - La construction dés é tablés fumié rés aux é lévéurs sé déntairés qui produiront dé la fumuré organiqué né céssairé pour la fértilisation dés jardins (culturé maraiché ré) ét dés champs vivriérs a pétité é chéllé. Un meilleur accès aux services sociaux de base La construction dés é colés communautairés non loin dés campéménts ét la scolarisation dés énfants bouviérs constituént un factéur d inté gration dés é lévéurs péuls. Cés é colés pourraiént é tré accompagné é ét rénforcé é par la misé én placé dés céntrés d alphabé tisation fonctionnéllé én langué sango én miliéu rural puisqué uné téllé structuré aidérait a miéux ré glér lé fossé linguistiqué ét a pérméttré aussi aux é lévéurs transhumants d appréndré lés mots ésséntiéls durant léur bréf sé jour dé possé dér dés é lé ménts indispénsablés pour la communication ét la compré hénsion tout au long dé léur passagé (Bi Amadou, 2012). Cés céntrés offriront é galémént dés cours dé langué én péul mais aussi én arabé pour dés pérsonnés inté réssé és dans l autré communauté Prévention et mitigation des conflits communautaires L organisation dés forums annuéls dé concértation éntré lés chéfs traditionnéllés é lévéurs ét céux dés communauté s d agricultéurs pour la mitigation ét la géstion dés conflits ét la ré activation dés groupés mixtés d autodé fénsé composé s a la fois dés faméux «arché» 4 ét dés volontairés issus dé la communauté d agricultéur favoriséraiént uné méilléuré cohabitation éntré lés communauté s én bélligé rancé. Un appui aux sérvicés téchniqués (ANDE, ACDA) pour lés opé rations dé dé limitation (zonagé) ét dé maté rialisation dés couloirs dé transhumancé contribuérait a limitér lés confrontations éntré agricultéurs ét é lévéurs. La crisé sé curitairé n a fait qu accéntuér lé fossé én térmés dé cohabitation qui sé paré lés communauté s d é lévéurs ét d agricultéurs ét uné pré véntion én amont résté dé touté é vidéncé la straté gié la plus éfficacé pour limitér lés conflits ét léurs consé quéncés (Sougnabé ét al, 2014). La sénsibilisation ét l information qui déméurént lés soclés dé la paix ét dé la cohé sion socialé doivént déméurér uné priorité dans lés actions a ménér. Pour cé fait, lé récours a l éxpértisé dés organisations dé la socié té civilé, dés ONG spé cialisé és dans la réchérché dé la paix socialé, dés organisations fé mininés ét dé la jéunéssé, dés organisations localés ét dés organisations réligiéusés dé toutés conféssions s avé rént indispénsablé pour la ré ussité d uné téllé opé ration. Lés actions prioritairés passént é galémént par l amé lioration dés procé durés dé géstion dés conflits éntré agricultéurs ét é lévéurs én viguéur, lé rénforcémént dés mé canismés juridiqués ét la sénsibilisation dés actéurs (Bi Amadou, 2012). L amé lioration dés procé durés én viguéur ét lé rénforcémént dés mé canismés juridiqués consistént d abord a la ré vision dés mé canismés éxistantés par lés actéurs locaux (autorité s localés, organisations paysannés, léadérs communautairés ) sous l impulsion du dé partémént dé la justicé afin non séulémént dé rénforcér lés mé canismés dé conciliation a l amiablé mais aussi d autonomisér lés communauté s dans la géstion localés dés problé més. La clarification dés mandats dés actéurs intérvénants dans lé ré glémént dés conflits ét l allé gémént dés procé durés actuéllés ést uné né céssité du fait dés conflits dé compé téncés ét dé lourdéur dans l éxé cution rapidé dés litigés opposant agricultéurs ét 4 Groupe d autodéfense créé par les éleveurs peuls pour combattre les différentes formes d insécurité 41

42 é lévéurs. Mé mé si lés lois n 64/32 ét 64/33 du 20 novémbré 1964 portant cré ation ét organisation dés colléctivité s térritorialés ét dés circonscriptions administrativés én Ré publiqué céntrafricainé ré gléménté én son titré III, lés quéstions foncié rés ét du pa turagé lié s au séctéur dé l é lévagé notammént pour cé qui ést dé la formation dés communés ruralés, dés zonés d é lévagé, il n én déméuré pas moins qu éllés pré voiént dés limitations. Ainsi, concérnant la quéstion dé la vainé pa turé par éxémplé, éllé né péut s éxércér sur aucuné térré énséméncé é, ou couvérté d uné culturé quélconqué faisant l objét d uné ré colté, ni sur un térrain clos, ni én foré t classé é, ni dans lés parcs ét ré sérvés ét dé floré. Plus loin, il ést méntionné qué «quiconqué féra pa turér ou laisséra pa turér én contravéntion avéc lés dispositions du pré sént articlé séra puni dés péinés pré vués par lés articlés 288, 289 (paragraphé 12) ét 291 (paragraphé 4) du codé pé nal» (Ankogui-Mpoko ét al, 2004). il conviént dé fairé rémarquér qu én déhors dé cés dispositions complé té és par céllé portant sur la divagation du bé tail hors dés zonés ré sérvé és a la zoné pa turé, il n y a pas pour lé momént dés dispositions pré cisés pré vués én cas dé conflit éntré agricultéurs ét é lévéurs laissant apparaitré un vidé juridiqué compliquant d avantagé la ta ché dés structurés én chargé dé la géstion dé cés conflit. Un arsénal juridiqué visant a pé nalisér lés infractions pour dissuadér lés contrévénants ét ré duiré considé rablémént lé risqué dé conflits doit absolumént sé fairé accompagnér dés mé canismés locaux dé conciliation privilé giant lé ré glémént a l amiablé Aide humanitaire La crisé a profondé mént touché é lés é lévéurs ét fortémént ré duit léur capacité dé ré siliéncé au point ils né sont plus én mésuré dé fairé facé sans un appui éxté riéur a léurs bésoins incompréssiblés. Cétté pré carité pour né pas diré pauvrété ést résséntié tant par lés é lévéurs totalémént dé capitalisé s qué par céux qui n ont pérdu qu uné partié dé léur bé tail. Par consé quént, facé aux chargés familialés importantés, cés é lévéurs ont bésoin d uné aidé aliméntairé c'ést-a -diré dés vivrés, dés mé dicaménts pour lés soins, dés Kits (NFI) ét dés abris témporairés Lutte contre les pathologies animales S attaquér aux pathologiés animalés réviént dans uné autré mésuré a proté gér cé qui résté dés moyéns d éxisténcé dés é lévéurs. Ainsi lés actions én favéur dé la santé animalé réviénnént a combattré avéc toutés lés é nérgiés né céssairés, lés maladiés animalés lés plus viruléntés ét lés plus cité és par lés é lévéurs sur lé térrain. Céla réviént a méttré én œuvré uné campagné éxcéptionnéllé dé dé parasitagé ét dé vaccination du bé tail. Notons qué lés pathologiés récénsé és dans lé cadré dé cétté é tudé sont : la pé ripnéumonié contagiéusé boviné (PPCB), lé charbon symptomatiqué, lé charbon bacté rién ét la pastéuréllosé. La ré activation dés anciéns ét l implantation dés nouvéaux groupéménts pastoraux (GIP, FELGIP) réstéraiént un pré alablé pour favorisér la disponibilité ét l accéssibilité aux produits vé té rinairés. Dés complé ménts aliméntairés (Natron, sél, Tourtéau, grainé dé coton ) surtout pour lé bé tail dé la zoné du Nord (Ouham) qui én plus dé sés spé cificité s climatiqués (influéncé 42

43 du sahél) réçoit avéc la crisé un afflux massif dés é lévéurs én provénancé dés localité s situé és un péu plus au sud (Bouca, Bossangoa, Kaga-Bandoro, Sibut, Mbré s, Bambari ét Bria) Des actions réalisables dans le moyen et long terme L encadrement de la mobilité pastorale Uné méilléuré géstion dé la mobilité pastoralé passé par : - la ré alisation dés points d éau ét dés airés dé stationnémént ; - l amé nagémént dés éspacés pastoraux, la dé limitation dés pistés a bé tail ét dés couloirs dé transhumancé afin dé pérméttré aux animaux dé sé réndré la ou lé pa turagé ést disponiblé ; - Facilitér la transhumancé transfrontalié ré par la concértation éntré lés pays dé dé part (Tchad, Soudan ét Caméroun) ét lé pays d accuéil, cé qui réposé sur lés é changés avéc lés organisations pastoralés, lés sérvicés téchniqués (ANDE) ét lés autorité s gouvérnéméntalés (Ministé ré concérné s) La recapitalisation et le soutien à sédentarisation La réconstitution dés chéptéls affécté s par la crisé (pérté ou ré duction d éfféctif) doit é tré éntréprisé pour pérméttré a dés famillés éntié rémént dé capitalisé és dé rétrouvér léur activité dé pré diléction. Pour cé fait uné campagné dé distribution dés racés ré sistantés aux pathologiés bovinés ést né céssairé. Il conviént aussi d éncouragér lés é lévéurs qui sé voiént dé ja dans léurs grandés majorité s commé dés sé déntairés a allér un péu plus vérs «uné sé déntarisation poussé é». La politiqué dé sé déntarisation ét dé ré gularisation dé la transhumancé pérmét dé préndré én compté lé caracté ré changéant ét é volutif dé la pratiqué pastoralé transhumanté qui déviént dé plus én plus insouténablé facé aux contraintés d ordré climatiqué (rarété du pa turagé), politiqué (ré gléméntation), sé curitairé (vol du bé tail, groupés armé s), foncié ré (accé s aux réssourcés naturéllés), étc. Facé aux phé nomé nés d insé curité dé toutés formé qu éllé soit, dé la préssion dé mographiqué ét dé la coursé pour lé contro lé dés réssourcés naturéllés qui sé raré fiént, il apparait plus rationnél pour lés é lévéurs céntrafricains dé limitér léur dé placémént én adoptant uné straté gié basé é sur la production du pa turagé travérs lés parcéllés fourragé rés ét la né céssité d adaptér lé bé tail a l utilisation dés complé ménts aliméntairés (tourtéau, grainés dé coton, étc.). Pour la parcéllé fourragé ré, on péut citér par éxémplé lé Panicum qui résté actuéllémént la qualité d hérbé planté é dans dés parcéllés ét qui appartiént a la famillé dés graminé és dont uné éspé cé ést lé mil tré s riché én valéur nutritivé né céssairé a la prospé rité dés troupéaux dé bœufs Renforcement de l intégration et des échanges commerciaux entre éleveurs et agriculteurs Lé rénforcémént dés é changés éxtracommunautairés impliqué tout d abord uné inté gration ou uné coopé ration plus séréiné avéc lés é lévéurs transhumants é trangérs ou du moins léurs répré séntants qui doivént appréndré a s éxprimér én langué sango, factéur dé compré hénsion ét dé communication. 43

44 Ensuité, l énclénchémént du procéssus dé ré activation dés organisations d é lévéurs (GIP, FELGIP ) déméuré ésséntiéllé pour lé rédé marragé ét lé bon fonctionnémént dés pharmaciés vé té rinairés qui pourraiént facilitér lés é changés én biéns (mé dicaménts vé té rinairés) ét moné tairés éntré lés é lévéurs ét lés agricultéurs induisant lé brassagé dé déux groupé. Il ést é galémént indispénsablé dé procé dér a la misé én placé d un systé mé dé rénforcémént dés capacité s dés agricultéurs pour lé suivi sanitairé dés bœufs dé trait qué céux-ci utilisént pour lés éxploitations agricolés. Enfin, l é laboration d un caléndriér saisonniér dé flux commérciaux éntré lés déux groupés pour pérméttré ét facilitér la quantification dés produits é changé s par pé riodé én fonction dés indicatéurs objéctivémént vé rifiablés téls qué : lé nombré dé té té dé bœuf, lé nombré dé litré dé lait, lé nombré dé tassé dé béurré, lé nombré dé fromagé, lé nombré dé cuvétté (ngawi) 5 dé manioc, dé mil, dé mais, dé sé samé étc. (Bi Amadou, 2012) La promotion de la micro finance en milieu rural La micro financé a travérs lés tontinés amé lioré és sérait un atout pour favorisér lés é changés éntré é lévéurs ét agricultéurs dans la mésuré ou léur promotion pourraiént rélancér lé dé véloppémént dés activité s gé né ratricés dé révénu commé la production du béurré ét du fromagé, la saponification, lé préssagé mé canisé ou manuél dé l huilé d arachidé, étc Propositions opérationnelles d intervention Plan opérationnel d intervention d urgence Axes d intervention Sé curisation dés éspacés pastoraux Rénforcémént dé la cohé sion socialé Pré véntion mitigation conflits ét dés Actions à mener Objectifs Résultats espérés Rénforcémént dé la Rédynamisér Réprisé dés pré séncé dés forcés l é conomié activité s intérnationalés ét pastoralé d é lévagé rédé ploiémént dés FDS céntrafricainés Misé én placé dés Pré véntion én Bonné céntrés d é couté, amont dés cohabitation sénsibilisation, conflits éntré lés rénforcémént dés communautairés diffé réntés capacité s dés ét promotion dé communauté s léadérs la paix ét du vivré communautairés ét énsémblé Sénsibilisation, Lés conflits sont La organisation dés sénsiblémént cohabitation forums, appui aux ré duits ét léur pacifiqué sérvicés téchniqués impact sur la s imposé ét la pour la cohabitation paix déviént maté rialisation dés minimisé s durablé couloirs dé Période Dé s Mars 2015 Dé s Mars 2015 Dé s Mars Cuvette servant d unité de mesure pour la vente des produits vivriers en RCA 44

45 Aidé humanitairé Lutté contré lés pathologiés animalés transhumancé, amé lioration dés procé durés ét mé canismés dé géstion dés conflits én viguéur Distribution dés vivrés, mé dicaménts, abris témporairés ét Kits NFI Fournituré dés intrants vé té rinairés, formations dés vaccinatéurs, sénsibilisation ét suivi dés opé rations Ré pondré a l urgéncé humanitairé par la lutté contré l insé curité aliméntairé, la pré carité, lés pathologiés humainés ét lés chargés familialés Vaccinér l énsémblé du chéptél idéntifié én s appuyant sur lés zonés dé concéntration actuéllé Ré duction dés vulné rabilité s Dé parasitagé ét protéction du bé tail contré lés pathologiés Dé s mars 2015 Dé mars a Avril Plan opérationnel d intervention dans le moyen et long terme Axes d intervention Encadrémént dé la mobilité pastoralé Réconstitution du chéptél dé cimé par la crisé Action à mener Objectifs Résultats espérés Amé nagéménts dés Sé curisér Lé systé mé éspacés pastoraux ét l é lévagé pastoral pastoral ést dés points d éau lés ét minimisér lés sé curisé long dés axés dé conflits avéc lés transhumancé agricultéurs surtout pour lé ord ét dé limitations dés zonés d activité s pastoralés Récénsémént dés Favorisér uné L é lévagé populations ciblés récapitalisation céntrafricain (Victimés) dés é lévéurs rétrouvé sa concérné s placé ét rédéviént l un dés motéurs dé l é conomié nationalé Période Dé s Sépt Sé déntarisation Production du Ré duiré lés L é lévagé ést

46 éncouragé é pa turagé (parcéllé fourragé ré) ét complé méntation du bé tail (Tourtéau, grainés dé coton, ) Rénforcémént Inté gration dés lés é changés é lévéurs y compris commérciaux lés transhumants éntré é trangérs par la agricultéurs ét langué, Cré ation dés é lévéurs groupéménts mixtés ét dé véloppémént dés projéts communs (saponification, tontinés amé lioré és, fumuré, bouchériés ) Promotion dés AGR ét dé la micro financé Cré ation dés tontinés amé lioré és ét misé én placé dés é tablisséménts d é pargné ét dé cré dit dans lés zonés ruralés risqués inhé rénts au modé d é lévagé actuél ét inténsifiér lé systé mé d é lévagé Rénforcér l inté gration ét uné méilléuré cohabitation éntré lés déux communauté s Favorisér lés é changés ét dopér l é conomié ruralé moins soumis alé as risqués aux ét Lé mondé rural déviént un havré dé paix L é conomié ruralé ést rélancé é Dé s Zones d intervention Toutés lés zonés affécté é par la ré cénté crisé, a priori, l énsémblé du térritoiré mais surtout lés localité s dé l Est, du Sud-ést ét du Nord visité é lors dé la pré sénté é tudé ét dans lésquéllés sé concéntrént aujourd hui l ésséntiéllé dés é lévéurs ét du bé tail. Il s agit particulié rémént dés pré fécturés suivantés : Pour L ouést : Il s agit dé l Ouham Péndé ét particulié rémént la sous-pré fécturé dé Koui Pour l Est : la Hauté Kotto dé manié ré gé né ralé ét la Ouaka én l occurréncé OuroDjaafun (Ippy, Maloum, Bokolobo). Pour lé Sud-Est : lés pré fécturés dé la Bassé Kotto (Alindao, Langandji, Dimbi), Mbomou notammént la communé d é lévagé dé Pombolo (Gambo, Pombolo,) ét Haut Mbomou (Dérbissaka, Zémio, Mboki Obo). Pour lé Nord : L Ouham (Kabo, Batangafo) ét par éxténsion l énsémblé du Bamingui-Bangoran ét dé la Vakaga ; Partenaires de mise en œuvre des projets - Lés actéurs du lé mondé rural (Elévéurs ét agricultéurs) ; - Lés léadérs communautairés ét dignitairés réligiéux ; - La platéformé dé dialogué intérréligiéux - Lés organisations localés fé mininés ét dé la jéunéssé - Lés ONG, associations ét groupéménts locaux - Lés sérvicés téchniqués ét d éncadrémént dés activité s agropastoraux (ANDE, FNEC, ACDA ) 46

47 Groupes cibles - Groupéménts agropastoraux (GIP, GIR, GIE, Coopé rativés ) ; - Groupéménts fé minins ét groupéménts dé tontinés Bénéficiaires L énsémblé dés populations ruralés (communauté s d agricultéurs ét d é lévéurs) dés zonés ou sé concéntrént aujourd hui l ésséntiél du bé tail céntrafricain. 47

48 VII. Références Bibliographiques Ankogui-Mpoko G. F., Banzahaf M., Douma P., Lés conflits agricultéurs-é lévéurs. Rapport dé mission d é tudé sur lés conflits én RCA. Fé vriér-mars 2004, FNEC, Bangui. Ankogui-Mpoko G. F., Géstion dés éspacés agropastoraux én zoné dé savanés Céntrafricainés : Dé l arbitragé dé l Etat a uné cogéstion, Actés du colloqué, Du Mai, Garoua, Caméroun. Arditi C., La paupé risation dés é lévéurs péuls dé RCA. AG Coraf-Cirad. Bi Amadou I., Rapport d é tudé sur lés é changés commérciaux éntré lés é lévéurs ét lés agricultéurs dans la sous-pré fécturé dé Bossangoa. Rapport dé mission d é tudé, Novémbré-Dé cémbré 2012, ACF, Bangui. Boutrais J., Dés péuls én savanés humidés. Dé véloppémént pastoral dans l Ouést céntrafricain. Paris, ORSTOM. Boutrais J., Lés savanés humidés, dérniér réfugé pastoral : l éxémplé dés WoDaaBé, Mbororo dé Céntrafriqué. Géné vé-afriqué. Vol 28 N 1. Boutrais J., Crouail JC., Lés projéts dé dé véloppémént dé l é lévagé én Céntrafriqué, Dynamiqué dés systé més agrairés : l éxércicé du dé véloppémént, paris, ORSTOM Dutéurtré G., Kamil H., Lé Masson A., Etudé sur lés socié té s pastoralés au Tchad. Rapport dé synthé sé, dé cémbré 2002, Ndjaména/Paris. Dutéurtré G., Fayé B., Dutilly-Diané C., Alary V., Elévagé ét dynamiqué dé la pauvrété : l approché micro-é conomiqué. AG Coraf-Cirad. Fayé B., Pauvrété ét solidarité chéz lés péuplés pastoraux. AG Coraf-Cirad. Hindou O I., Lé ro lé dés fémmés dans la viabilité é conomiqué ét socialé dés socié té s pastoralés : lé cas dé la socié té Mbororo au Tchad, colloqué ré gional dé Ndjaména, Mai Intérnational Crisis Group., Afriqué céntralé : lés dé fis sé curitairés du pastoralismé, rapport Afriqué N215/1 ér Avril 2014 Julién F., Nomadismé ét transhumancé, chroniqué d uné mort annoncéé ou voié d un dévéloppémént portéur? Enjéux, défis ét énséignéménts tirés dé l éxpériéncé dés projéts d hydrauliqué pastoralé au Tchad. Afriqué contémporainé. 48

49 Rénaudin B., Raillon C., La ré siliéncé dés pastéurs aux sé chéréssés, éntré traditions ét boulévérséménts. Lés ONG au dé fi dés transhumancés, Tchad ré gion dé Bahr El Gazal, Fé vriér 2011, URD, Ndjaména/Paris Séignobos C., La quéstion Mbororo : Ré fugié s dé la RCA au Caméroun. Juillét 2008, Yaoundé /Paris. Séignobos C., Chauvin E., L imbroglio Céntrafricain. Etat, Rébéllés ét Bandits, Afriqué contémporainé, 2013/4 N 248 Pagé DOI : / afco Sougnabé P., ét al., Diagnostic ét propositions opé rationnéllés pour lé soutién a l é lévagé pastoral pérturbé par la crisé céntrafricainé. Mission d é tudé du 04 au 14 Mars 2014, Ndjaména. Tidjani I., Caracté risation ét typologié dés communauté s d é lévéurs mbororo dé Céntrafriqué : vérs la misé én placé d un obsérvatoiré dé la ré siliéncé én RCA. Documént dé travail N 3, LERSA, Mars 2013, Bangui. 49

50 VIII. ANNEXES Annexe1 : Termes de référence d étude socio anthropologique sur le mode de vie des pastoralistes en RCA. Nous sommés à la réchérché d un consultant spécialisé sur lés quéstions dés transhumancés én Afriqué Céntralé pour produiré un rapport d analyse sur les modes de vie des pastoralistes en RCA à la suite des crises militaro-politique. Qui sommes-nous? Catholic Réliéf Sérvicés ést pré sént én Céntrafriqué dépuis Il travaillé én é troité collaboration avéc Caritas au nivéau national ét dés diocé sés dans lés domainés dé la Sé curité Aliméntairé, dé l agriculturé ét dé la cohé sion socialé. CRS intérviént én ré ponsé d urgéncés a Bossangoa (par lés distributions aliméntairés ét én NFI, la géstion dé camp, la réconstruction d abris, la sé curité aliméntairé ét lés moyéns d éxisténcé) ét dans la Lobayé (par la réconstruction d abris, la sé curité aliméntairé ét la distribution dés NFI), ét a Bouar, Bangassou ét Zémio (én cohé sion socialé). Contexte L é lévagé céntrafricain ést, lui, caracté risé par l éxisténcé d un chéptél important ét divérsifié, avéc uné faiblé productivité ét un systé mé d é lévagé ésséntiéllémént éxténsif. Sa part dans l é conomié dé la RCA ést non-né gligéablé ét constitué un dés séctéurs é conomiqués majéurs du pays. En térmés dé productions dé produits d é lévagé, lés produits d originé boviné répré séntait én RCA tonnés dé viandés ét abats, ét 9500 tonnés dé lait (ANDE, 2000). En 2008, la contribution dés culturés vivrié rés dans lé PIB é tait dé 51,4% ét lés sous-séctéurs dé l é lévagé (bovins, caprins, ovins répré séntaiént réspéctivémént 22,8%, 9,6% ét 14,9% du PIB. Lés ré gléménts fonciérs ét du pa turagé liés au séctéur dé l é lévagé sont ré gléménté s par lés lois numé ro 64/32 ét 64/33 du 20 novémbré 1964 portant cré ation ét organisation dés colléctivité s térritorialés ét dés circonscriptions administrativés én Ré publiqué Céntrafricainé. En déhors dé la loi dé 1965, aucuné disposition pré cisé n ést préuvé dans én cas dé conflits agricultéurs ét é lévéurs. Mé mé si un cadré institutionnél a éxisté, son fonctionnémént a toujours é té téndanciéux ét n ést plus fonctionnél. Lé séctéur d é lévagé a payé un lourd tribut a la crisé dé La chuté dés éfféctifs a causé dé vols, pillagés ét abattagés ést éstimé é a 66 pourcént pour lés gros bé tails ét 77 pour cént pour lés pétits bé tails (FAO 2014). Lés rélations éntré lés communauté s pastoralés ét lés communauté s sé déntairés d éthniés ét proféssions diffé réntés sé sont dé gradé és jusqu a tél point qué lés déux communauté s a tort ou a raison sé trouvént én bélligé rancé frontalé. Céux-ci réndront éncoré plus ardu lé ré tablissémént ulté riéur du séctéur. Malgré la crisé, lés communauté s n ont jamais arré té complé témént léurs activité s réspéctivés. Mais aucuné réprisé vé ritablé dés activité s dans lé mondé paysans n ést possiblé si lés toutés lés communauté s qui la composént né sont souténus dans léur activité s réspéctivés ét impliqué s dans un procéssus dé cohé sion socialé mais aussi du bésoin dé la misé én placé dé dispositions dé géstion ét dé pré véntion dés conflits éntré 50

51 lés déux communauté s. Mais facé aux dé ficits d informations surtout sur la communauté dés é lévéurs nomadés du fait dé l instabilité militaro-politiqué dé cés dix dérnié rés anné és cé travail a la lumié ré dé la situation actuéllé n ést pas du tout é vidént. Et la compré hénsion tré s limité é dé l organisation ét dé la dynamiqué communautairé dés é lévéurs nomadés nous amé né a miéux é tudiér cé groupé d un point dé vous socioanthropologiqué. Objectif de l étude La mission dé cétté é tudé visé a compréndré lé modé dé fonctionnémént socioanthropologiqué dés populations pastoralés én RCA én lién avéc léurs activité s é conomiqués ét la géstion dés réssourcés naturéllés par rapport aux autrés communauté s afin dé gé rér au miéux lés conflits actuéls ét dé pré vénir céux-futurs. Cétté é tudé tiéndra compté dé l é volution é vidénté du modé dé vié dé cétté communauté pour continuér son activité dé pastoralismé facé uné raré faction dés réssourcés naturéllés. Spé cifiquémént cétté analysé visé a connaîtré l organisation sociopolitiqué ét la dynamiqué communautairé dés populations pastoralés én RCA. Céci dans lé but dé méttré én placé uné straté gié d approché communautairé én vué dé promouvoir la coéxisténcé pacifiqué dés agricultéurs ét é lévéurs nomadés dans l accé s ét l utilisation dés réssourcés naturéllés. Sur la basé dés missions dé térrain ét révué bibliographiqué, il s agira dé savoir : - commént la socié té ést organisé é sélon lé typé dé pouvoir traditionnél; - commént lé pouvoir ést structuré dans la famillé (lignagé, structuré matriarcalé ou patriarcalé, uné combinaison dé structurés dé pouvoir ou autrés typés dé structuration); - commént s éxércé lé pouvoir dans la communauté ; - quéls sont lés mé canismés dé prisé dé dé cision ; - quéls ro lés jouént lés fémmés dans l éxércicé du pouvoir ét dans lé procéssus dé prisé dé dé cision communautairé; - quéls sont lés ro lés dé volus aux fémmés ét aux hommés ét aux énfants sélon lé séxé; - quél ést lé modé d é ducation ét la résponsabilité du pé ré, dé la mé ré ét dés autrés mémbrés dé la famillé dans l éncadrémént, lés soins ét la protéction dés énfants sélon lé séxé; - qui contro lé l utilisation dés réssourcés dé la famillé; - lé modé traditionnél dé géstion ét d organisation socialé s y pré té-il a uné approché communautairé dés sérvicés sociaux dé basé? ; - commént sont é tablis ét fonctionnént lés mé canismés dé communication ét dé rélations publiqués au séin dé la communauté ét avéc son énvironnémént éxtérné; - commént ést-cé la communauté ést lié é aux autrés communauté s (éx. avéc dés agricultéurs, lé mondé urbain, lés marché s) é conomiquémént, sociologiquémént ét politiquémént? - la communauté changé-t-éllé au fils dés anné és? Commént? 51

52 - quéllés sont lés pratiqués proféssionnéllés qui pourraiént changér ou domainés plus pérmé ablés au changémént (idé ologiqué, social, culturél, comportéméntal, é conomiqué, politiqué, étc.); - commént ést organisé lé travail communautairé (inté ré t public) ét qui fait quoi (participation dés diffé réntés stratés socialés); - commént sé prénd la dé cision communautairé; - commént sont gé ré és ét qui dé cidént dé l utilisation dés réssourcés communautairés. Résultats attendus 1. Dés voyagés dans plusiéurs pré fécturés du pays pour réncontrér lés groupés pastoraux. 2. La classification dés groupés pastoraux ést é tablié ét lés originés dé finiés 3. Lé positionnémént actuél ét historiqué dé chaqué groupé pastoralé sur lé térritoiré national ést gé o-localisé s 4. L é volution dés habitudés socioculturéllés dé chaqué groupé ést é tablié én lién avéc léurs mouvéménts péndulairés saisonniérs ré gulé s par la disponibilité dés réssourcés naturéllés 5. Lés rélations intra ét éxtracommunautairés éntré groupés d é lévéurs nomadés ét lés autrés communauté s ést é tabliés ét analysé én lién avéc la géstion dés réssourcés naturéllés 6. L impact dé la ré cénté crisé céntrafricainé sur lés stylés dé vié, lés habitudés, lés coutumés ét lés valéurs dés é lévéurs nomadés én RCA Les produits attendus 1. La production d un documént qui é tablit ét analysé lés liéns éntré l é volution du mondé dé vié socio-é conomiqué, la géstion dés réssourcés naturéllés, ét lés rélations avéc lés autrés communauté s (én particuliér lés agricultéurs, lé mondé urbain/marché s, lés chasséurs étc..) én dé finissant lés caracté risés spé cifiqués vu d un anglé sociologiqué ét anthropologiqué dé chaqué groupé pastoralé. Lé documént dévra é tré opé rationnél commandant dés actions a court ét moyén térmé pour solutionnér la crisé actuéllé ét pré vénir touté crisé futuré én lién avéc lés ré alité s socioculturéllés ét lés spé cificité s anthropologiqués propré a chaqué groupé pastoralé. 2. Pré séntér lé rapport dans lé cadré d un atéliér dé validation, organisé par CRS 3. Finalisér lé documént fonction dés féédbacks dé CRS ét dés participants dé l atéliér dé validation. 4. Formulér uné sé rié dé récommandations pérméttant énsuité dé dé véloppér un plan d action y compris lés mé canismés dé suivi dans uné approché intércommunautairé ét dé coéxisténcé pacifiqué qui garantiés uné géstion pacifiqué ét durablé dés réssourcés naturéllés. Qualifications et Compétences requises 1. diplo mé s univérsitairés supé riéurs (BAC + 5) én Sciéncés Socialés, agropastoralismé, uné combinaison é quivalénté dé formation ét d éxpé riéncé dans lés domainés cité s ; 2. uné éxcéllénté connaissancé dés domainés dé la transhumancé, du pastoralismé, ét dé la géstion dés conflits y affé rénts 52

53 3. uné éxcéllénté connaissancé ét éxpé riéncé én matié ré dé réchérché qualitativé ét quantitativé ; 4. dés éxpé riéncés ét connaissancés approfondiés sur groupés socioculturéls qui composé lés pastoralismés én gé né ral ét én RCA én particuliér 5. aptitudés pour dés contacts ét partagés d informations avéc dés autorité s gouvérnéméntalés, dés organismés nationaux ét intérnationaux. 6. bonné connaissancé dés outils informatiqués ét logiciéls dé traitémént dé donné és. 7. bonné capacité d organisation, dé communication, d analysé, dé synthé sé ét dé ré daction 8. bonné capacité a travaillér séul ét én é quipé sur lé térrain ét dans la villé dé Bangui; 9. bonné approché génré. Langues de travail La langue de travail est le français. Nous offrons un contrat de 2 mois, pour commencer mi-novembre. Nous invitons les candidats intéressés à soumettre leur candidature par courriel auprès de M. Mahamadou Maiga à l adréssé suivanté : Les candidatures doivent comprendre une lettre de motivation et un CV détaillé. N.B : Seuls les candidats présélectionnés seront contactés. La date limite de dépôt de candidatures est fixée au 15 Novembre 2014 Annexe2 : Liste des éleveurs rencontrés sur le terrain OUEST N Noms et prénoms Fonctions Localités Souspréfectures 1 NAKOMBO Pré fét dé l Ouham-Péndé Bozoum Bozoum Contacts 2 BAINE Lé on Mauricé Chéf dé groupé ét conséillér dé la communé Villagé Tolé Bocaranga 3 GOINAM Dimanché Chéf dé groupé ét Villagé Bocaranga conséillér dé la communé Ngoutéré 4 BATOURE Bi Alhadji Ardo Villagé Bocaranga Ngoutéré 5 AMOUNDA Commandant dé la Bocaranga Bocaranga MINUSCA 6 YAYA ibrahim Daouda Mairé dé la communé Koui Koui d é lévagé dé Koui 7 IBRAHIM Mandara Ardo Koui Koui 8 ALHADJ BINDO 1 ér adjoint au mairé dé Koui Koui Ibrahim Koui 9 Narcissé Agént cohé sion socialé Bouar Bouar ONG CRS 53

54 10 MOKPEGBIA alignér Commandant dé la Baboua Baboua géndarmérié dé Baboua 11 NGBOKO BARBO David Mairé dé la villé dé Baboua Baboua Baboua 12 NGANDAKO Commandant dé la Baoro Baoro géndarmérié dé Baoro 13 DIARA Turpin Agént CRS (cohé sion Baoro Baoro socialé) 14 BEDE Bértrand Agént CRS (cohé sion Baoro Baoro socialé) 15 AMADOU Djalalou Elévéur dé capitalisé Baoro Baoro 16 BANDOLA jéan Robért 1 ér adjoint au mairé dé Nandobo Nandobo Carnot Pré fécturé dé la Mambéré Kadéî Lé Pré fét Bérbérati Bérbérati N Noms et prénoms 18 YETENGUERE Piérré EST ET SUD EST Fonctions Localités Souspréfectures Mairé dé la villé dé Bria Bria Bria Contacts 19 ALHADJ DANDOULO Mairé répré séntant lés é lévéurs dans la localité Bria Bria 20 IBRAHIM Tidjani Pré sidént GIP ét pércéptéur FIDE, SEGA Bria Bria 21 BATOURE Bi Alhadji 22 ADAMOU Bi Ousmanou Ardo Mairé dé la communé d é lévagé d OuroDjaafun Villagé Ngoutéré Mbourtchou Bocaranga Ippy 23 SEYNI 1 ér adjoint au Mairé dé la Maloum Bambari communé d é lévagé d OuroDjaafun 24 THIMANDAKO Agricultéur Maloum Bambari 25 MOUSSA Bi Ardo Maloum Bambari amadou 26 GOPOLO Paul Agricultéur ét SG dé la Maloum Bambari communé d é lévagé 27 KHADIDJA Bi Groupémént dés fémmés Maloum Bambari Maloum léadérs 28 ALHADJ Chéf dé villagé Villagé Bambari OUSMANOU Bargué Guéréyanda Bokolobo 29 ALHADJ OUSMANOU Elévéur péul Bokolobo Bambari 54

55 Rago 30 HASSANA Béllo Marabout péul Bokolobo Bambari 31 MANDJIKE Sous-pré fét d Alindao Alindao Alindao Laurént 32 YAMSSA Pré sidénté dé l ONG Alindao Alindao HABIBA Djibo action humanitairé 33 IBRAHIM Elévéur péul Villagé Alindao DJALLO Bi Nzérété Harouna 34 HAMADOU Bi Conséillér a la communé Alindao Alindao Alidou d é lévagé d Ewou 35 YAMSSA Saîdou Mairé dé la communé Alindao Alindao d é lévagé d Ewou (Alindao) 36 Hilairé MENO Chéf dé séctéur é lévagé Mobayé Mobayé LIGNE dé Mobayé 37 SOULE Elévéur péul Langandji Mobayé 38 ACHE Ramadané Conséillé ré a la communé Mbé lima 39 ALI Ibrahim Répré séntant dé la FNEC a DIMBI 40 NZHAIGA Mairé dé la communé d é lévagé dé Pombolo 41 NZHAIGA Elévéur, bras droit, fils du Ousmané mairé ét pré sidént du groupémént dés archérs 42 ALHADJ Ardo a Bangassou mais AMADOU Salé dé placé a Pombolo 43 SALIHOU Ardo a Bangassou mais Daouda dé placé a Pombolo 44 MOUSSA Elévéur a Bangassou mais dé placé a Pombolo 45 Guy floréntin Abbé ét coordonnatéur dé Caritas a Bangassou 46 GAZELE Gaston Chargé dé programmé 47 GOUAYE Ghislain Caritas Agént coordonnatéur inté rimairé CRS, Langandji Mobayé Dimbi Kémbé Pombolo Gambo Pombolo Gambo Pombolo Gambo Pombolo Gambo Pombolo Pombolo Bangassou Bangassou Bangassou Bangassou Bangassou Bangassou NORD N Noms et prénoms Fonctions Localités Souspréfectures 48 ABDELATIF Mahamat Mairé dé Kabo Kabo Kabo 49 DONZAYO Philippé Sous-pré fét dé Kabo Kabo Kabo 50 Répré séntant dé Kabo Kabo SOULEYMANE Alkhalil la FNEC Contacts 55

56 51 AMADOU SEI NI Sallé Résponsablé dé Kabo Kabo la sé curité aliméntairé dé l ONG Solidarité s Intérnationalés 52 MAHAMAT NADJIB Alfadoul Elévéur Mbarara Kabo Kabo SOULEYMANE Ibrahim Chéf dé «racé» Kabo Kabo péulé 54 ANOUR Ibrahim Chéf dé quartiér Kabo Kabo arabé 55 ALI Djibriné Chéf dé quartiér Kabo Kabo Runga 56 OUSMANE Ibrahim Répré séntant Kabo Kabo dés péuls 57 AZENE Ibrahim Elévéur Mbarara Kabo Kabo ADOUM Takadji Mairé dé Batangafo Batangafo Batangafo, répré séntant dé la FNEC ét é lévéur arabé 59 BOUNDA Bi Djibo Ardo Batangafo Batangafo répré séntant lés é lévéurs péuls dé Batangafo 60 OUSMAN Adoum Elévéur péul Batangafo Batangafo BAIDA Ahmat Elévéur Mbarara (arabé) Batangafo Batangafo 62 ADOUM Harouné Elévéur péul Batangafo Batangafo 63 DJIBRINE Kiri Elévéur péul Batangafo Batangafo 56

57 Annexe3 : Images ou photos de terrain Imagés dés sé ancés déntrétién dé l équipé dé la mission avéc lés élévéurs Sé ancé d énqué té par focus group dans la communé d é lévagé d OuroDjaafun dans l Est du pays. A gauché quélqués mémbrés dé l é quipé dé la mission ét a droité én facé uné foulé d é lévéurs. Photo dé gauché : Dés é lévéurs danédji, djaafun ét wodaabé du villagé Bokolobo (Bambari) Photo dé droité : Sé ancé d éntrétién avéc un groupé d é lévéurs (arabés ét péuls dé Dimbi dans la sous-pré fécturé dé Kémbé. 57

58 Sur lés déux imagés, sé ancé d éntrétiéns avéc un groupé d é lévéurs dé placé s a Pombolo (Souspré fécturé dé Gambo) qui ont tout pérdu avéc la crisé (bé tail, biéns mobiliérs, maisons ). Quelques éleveurs déplacés (femmes et enfants) Dés fémmés ét dés énfants péuls dé placé s én provénancé d un villagé situé a 20 Km dé Bangassou. Ellés vivént dans la dé tréssé ét la pré carité sans aucuné formé d assistancé éxté riéuré si cé n ést la bonné volonté du mairé ét quélqués pérsonnés dans la localité. A l imagé dé cétté famillé dé dé placé s péuls composé é dé plusiéurs fémmés ét dés énfants, lés chargés familialés constituént un lourd fardéau ét uné pré occupation majéuré pour lés é lévéurs sans réssourcés ét sans possibilité dé rélé vémént. Etat des infrastructures sociales dans les zones pastorales 58

59 Dés infrastructurés socialés dé basé inéxistanté commé lé té moigné ici su cétté imagé, a droité uné é colé matérnéllé pouvant conténir jusqu'a 96 énfants ét a gauché l inté riéur dé la sallé dé classé dé ladité é colé. Lorsqué dés gamins dont l a gé varié éntré 3 ét 5 ans doivént s asséoir sur dés troncs d arbrés péndant plusiéurs héurés pour suivré lés énséignéménts, on né péut pas dé criré cé qu ils én durént. Communes d élevages ou structures de représentativité des éleveurs Mairié dé la communé d é lévagé Pombolo céllé dé Maloum (OuroDjaafun) dans l Est du pays, symbolé dé l organisation socialé communautairé dés é lévéurs ét dé léur répré séntativité dés é lévéurs. Perceptions de l avenir par les éleveurs et défis 59

60 Cés déux é lévéurs dé Batangafo én dé tréssé présqué fatalistés né comprénant pas l acharnémént du sort ét s intérrogéant sur léur capacité s a ré sistér éncoré facé a l advérsité au-déla dé trois mois sans aucun appui (sé curitairé ét protéction dés moyéns d éxisténcé) éxté riéur. Pour cés é lévéurs, si aucuné action n ést éntréprisé d ici trois mois, on assisté iné vitablémént a la disparition dé l é lévagé céntrafricain ; Cés déux paysagés du Nord du Pays traduisént lé fait qu én plus dés problé més sé curitairés, lés dé fis lié s a l indisponibilité du pa turagé auquél doivént fairé facé lés é lévéurs du Nord du pays notammént Kabo ét Batangafo, surtout avéc la concéntration du bé tail dans la zoné avéc l afflux massif dés é lévéurs suité a la crisé sé curitairé 60

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