14. TRANSPLANTATION DE CELLULES SOUCHES maj 2010 HEMATOPOIETIQUE

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "14. TRANSPLANTATION DE CELLULES SOUCHES maj 2010 HEMATOPOIETIQUE"

Transcription

1 14. TRANSPLANTATION DE CELLULES SOUCHES maj 2010 HEMATOPOIETIQUE INTRODUCTION INDICATIONS SOURCES DE CSH La moelle osseuse Le sang périphérique Le sang placentaire PRINCIPE Les greffes allogéniques Le donneur Le déroulement de la greffe Traitement du receveur L'injection des CSH au receveur La prise de greffe Mini-greffe Les greffes autologues Avant la greffe Le déroulement de la greffe Traitement du receveur L'injection des CSH au receveur La prise de greffe COMPLICATIONS Greffes allogéniques Les complications immunologiques Le déficit immunitaire Les conflits immunologiques post-greffe Le rejet La réaction du greffon contre l hôte (GVHD) Les complications non immunologiques Complications rénales Complications hépatiques Complications pulmonaires Complications endocriniennes Autres complications La mortalité liée à la greffe.. 13

2 Greffes autologues Les complications immunologiques Les complications non immunologiques La mortalité liée à la greffe Le risque de rechute de maladie maligne RESULTATS Greffes allogéniques Greffes autologues REFERENCES. 16

3 14. TRANSPLANTATION DE CELLULES SOUCHES HEMATOPOIETIQUE INTRODUCTION Pour de nombreuses tumeurs, la relation dose-efficacité de la chimiothérapie est bien démontrée, mais utiliser ces médicaments à très fortes doses expose l organisme à des toxicités limitant leurs administrations dont la plus fréquente est la toxicité hématologique ; celle-ci peut être palliée par la transplantation de cellules souches hématopoïétique (TCSH) récoltées à partir des cellules souches du sang périphérique (CSSP) d un donneur ou dans sa moelle osseuse pour repeupler celle du receveur. La TCS peut être soit allogénique cela implique la TCSH d un individu chez un autre, elle est dite syngénique lorsque le donneur est un jumeau identique ; soit autogénique lorsque les cellules souches utilisées sont celles du patient lui-même INDICATIONS La transplantation de cellules souches est indiquée pour traiter les patients ayant une insuffisance médullaire ou après une chimiothérapie (radiothérapie) intensive. L indication est discutée au cas par cas en tenant compte de la pathologie, de l âge du malade et de son statut hématologique précis indiquant un pronostic sans greffe, de l existence ou non d un donneur familial, des risques liés à la procédure estimés pour chaque cas, de la présence ou non d une alternative thérapeutique. Dans le cas d une allogreffe, les indications sont : Maladies malignes : o Leucémies, lymphomes, myélomes. o Syndrome myélodysplasique. o Neuroblastome. Maladies non malignes : o Aplasies médullaires constitutionnelles (maladie de Fanconi) ou acquises. o Déficits immunitaires combinés sévères. o Hémoglobinopathies (thalassémie, drépanocytose). o Déficit enzymatique portant sur le tissu hématopoïétique (maladie de Gaucher, ). Pour une autogreffe, les indications sont : Hémopathies malignes (environ 85%) : o Leucémies, lymphomes, myélomes. o Maladie de Hodgkin. o Myélodysplasies. Certaines tumeurs solides (sein, ovaires, testicules, poumons, système nerveux, ).

4 Sarcome des tissus mous. Certaines maladies auto-immunes (sclérose en plaque, lupus, ) SOURCES DE CSH La moelle osseuse C est la première source de CSH, utilisée dans le cadre des allogreffes et des autogreffes. La moelle (liquide au centre de l os) est prélevée, sous anesthésie, au niveau des crêtes iliaques ou du sternum. Le volume de moelle prélevée varie en fonction le poids du receveur ; en moyenne de 600 ml à 1 litre, (cela représente environ 2 à 3 x 108 cellules nucléées/kg de poids de receveur), les progéniteurs hématopoïétiques se trouvent dans les cellules nucléées de la moelle, celles-ci sont cryopréservées jusqu à ce qu elles soient utilisées. Lors des greffes allogéniques, pour améliorer le confort du donneur, on lui propose une autotransfusion : deux semaines avant le don de moelle, un prélèvement de sang est réalisé sur le donneur (300 à 400 ml) ; la poche est ensuite conservée et transfusée à ce même donneur juste après le prélèvement de moelle afin de compenser la perte sanguine Le sang périphérique Le sang périphérique adulte renferme physiologiquement un très petit nombre de CSH non utilisables en pratique. Les CSH peuvent être mobilisées grâce à l'administration de facteurs de croissance hématopoïétiques (G-CSF). Ces CSH sont ensuite recueillies 4 à 5 jours plus tard par cytaphérèse (récolte de cellules par centrifugation du sang). Cette source de CSH est utilisée dans les autogreffes et de plus en plus souvent dans les allogreffes; les cellules sont mobilisées, soit après un cycle de chimiothérapie aplasiante (cyclophosphamide à haute dose) suivi de l administration d un facteur de croissance (autogreffe), soit après administration du seul facteur de croissance (allogreffe). L intérêt des greffes de cellules souches du sang périphérique est lié au fait que : On évite l anesthésie générale et l acte chirurgical liés à la greffe de moelle. On peut recueillir un plus grand nombre de progéniteurs hématopoïétiques. La récupération hématopoïétique est plus rapide ce qui réduit la morbidité et la mortalité post-greffe. On peut envisager une greffe pour des patients dont les crêtes iliaques sont envahies par des cellules tumorales ou ont été irradiées (autogreffe). La récolte, parmi le prélèvement, de cellules CD34+ accélère la récupération hématologique. Cela est dû au fait que le caractère antigénique CD34 correspond à une protéine de membrane retrouvée sur les cellules souches les plus immatures et aussi sur des progéniteurs ; ces cellules CD34+ sont celles qui, en nombre suffisant, garantissent une bonne et rapide reconstitution hématologique.

5 Le sang placentaire Le sang contenu dans le cordon ombilical renferme un grand nombre de CSH, même si le volume de sang disponible n est pas élevé (80 à 200 ml). Ces CSH sont utilisées dans le cadre d allogreffes familiales ou non apparentées. Les CSH de sang placentaire sont intéressantes car le cordon est riche en cellules souches hématopoïétiques qui ne sont pas tout à fait immunocompétentes. Les lymphocytes donc sont moins actifs ce qui suscite moins de GVH (voir point ). Cela permet un peu plus de liberté en matière de compatibilité HLA sans pour autant aggraver les risques de complications immunologiques post-greffes PRINCIPE Le principe est d assurer une immuno-suppression importante grâce au conditionnement pré-greffe et de restaurer l hématopoïèse en injectant des CSH prélevées antérieurement après stimulation par un facteur de croissance Les greffes allogéniques Le donneur Il s agit en général d un donneur de moelle osseuse mais on s oriente de plus en plus vers les prélèvements de CSH de sang périphérique. On identifie un donneur compatible en comparant les antigènes d histocompatibilité ; ce sont des antigènes présents sur quasi toutes les cellules et propres à un individu, ce qui permet de le différencier des autres individus de la même espèce à l exception des jumeaux monozygotes qui présentent toujours un génotype HLA identique. Ce système majeur d histocompatibilité joue un rôle prédominant en matière d immunité d allogreffe et dépend d une région chromosomique unique. Cette région comporte à la fois des gènes générateurs d antigènes responsables de la formation d anticorps et d autres responsables de la stimulation de réactions à médiation cellulaire (ex. : lymphocytes T). Le système humain d histocompatibilité (HLA : Human Leucocyte Antigen) comprend les antigènes de classe I (HLA A, B et C) et de classe II (HLA D). Pour une greffe de moelle, il faut que le donneur et le receveur soient HLA identiques, c est-à-dire en pratique que les 6 antigènes (3 venant du père et 3 de la mère) HLA A, B et DR (approximation du locus HLA D) soient identiques. Des greffes partiellement incompatibles peuvent être réalisées sous certaines conditions. Le donneur peut être aussi soit le frère ou la sœur du receveur présentant un génotype HLA identique, un chromosome étant apporté par chaque parent, la probabilité que le frère ou la sœur ait un génotype identique est de 25%.

6 Environ 30 % des patients susceptibles d être greffés ont un donneur idéal (jumeau monozygote ou frère histocompatible). Sinon, le donneur est choisi sur base d un phénotype HLA identique, par exemple, un parent donneur pour son enfant et inversement ou un donneur non apparenté. En matière de greffe non apparentée, le recours aux CSH de sang placentaire devient de plus en plus fréquent Le déroulement de la greffe Traitement du receveur Ce traitement, appelé aussi ''conditionnement'', est réalisé dans les jours qui précèdent la greffe et a un double but: - Il permet d assurer une immuno-suppression suffisante du receveur afin d empêcher le rejet de greffe. - Lorsque le malade est porteur d une maladie tumorale, il doit aussi viser à éradiquer cette maladie. Le conditionnement fait appel, soit à une association chimiothérapie très intensive - irradiation corporelle totale, soit à une chimiothérapie très intensive seule. Il consiste en une irradiation corporelle totale (TBI ou total body irradiation de l ordre de 12 Gy), fractionnée (le plus souvent 6 séances en 3 jours), associée à une chimiothérapie intensive (cyclophosphamide à haute dose, cytosine-arabinosidemelphalan, ) ou parfois en une chimiothérapie seule (Busulfan à haute dose). On peut adjoindre, selon les cas, d autres agents antitumoraux comme l Etoposide, la Cytarabine ou une Anthracycline L'injection des CSH au receveur Elle se fait par voie veineuse au jour «zéro» et dure de 1 à 5 heures La prise de greffe Le conditionnement induit chez le receveur une aplasie médullaire sévère avec les complications anémiques, hémorragiques et infectieuses qui s y attachent. La prise en charge de cette phase nécessite un encadrement transfusionnel soigneux (ne transfuser que des dérivés cellulaires irradiés pour éviter des réactions de type greffon contre hôte transfusionnelles, administrer des facteurs de croissance hématologique pour stimuler la prise, transfusions de plaquettes et de globules rouges), des précautions particulières vis-à-vis des risques infectieux (chambre stérile, décontamination digestive, alimentation stérile ). Le patient est gardé dans une chambre stérile jusqu à ce que la greffe ait pris (entre 2 et 6 semaines). Après la période d aplasie (2 à 3 semaines), la prise du greffon est assurée dans pratiquement tous les cas; le risque de non prise du greffon est de l ordre de 1%. Les cellules du donneur recirculent progressivement assurant un ''chimérisme'' chez le receveur se traduisant par : Changement de groupe sanguin, caryotype sur moelle en cas de différence de sexe entre donneur et receveur, biologie moléculaire...

7 Mini-greffe Il est possible de greffer des cellules souches du sang périphérique d un donneur familial ou non apparenté après un conditionnement réduit (par ex. Fludarabine + sérum antilymphocytaire et éventuellement cyclophosphamide), en réduisant la durée de l immuno-suppression post-greffe et en injectant à distance de la greffe des lymphocytes du donneur. Ces "minigreffes" perdent l effet positif du conditionnement à hautes doses par l irradiation des cellules leucémiques et misent tout sur l effet GVL (voir point ). Ces greffes sont mieux tolérées, avec une mortalité directe moindre, ce qui permet à des patients plus âgés et/ou en moins bonne condition physique de bénéficier d une greffe allogénique. Cette technique de greffe ne résout pas tout, du fait que l'injection des lymphocytes du donneur peut provoquer une GVHD aiguë parfois grave. Cette technique se fait à l hôpital de jour, cela permet d éviter au patient la chambre stérile Les greffes autologues Avant la greffe Donneur et receveur sont la même personne. Le malade, porteur dans la majorité des cas d une maladie maligne, bénéficie du prélèvement de CSH à un moment où le volume tumoral correspondant à la maladie initiale est le plus faible possible (rémission complète ou très bonne réponse partielle). Le plus souvent donc, le malade aura préalablement déjà subi un traitement cytoréducteur. Le recueil de CSH sanguines a lieu habituellement au décours d un cycle de chimiothérapie suffisamment intensif pour entraîner une hypoplasie médullaire ; c est après cette période d aplasie accélérée par l administration d un facteur de croissance (G-CSF) que le prélèvement a lieu. Il peut également avoir lieu en dehors de toute chimiothérapie préalable, après que le patient ait reçu pendant 4 à 5 jours un facteur de croissance (G-CSF) à dose relativement élevée (posologie voir chapitre 13 : Facteur de croissance cellulaire). Le recours aux CSH d origine médullaire est de moins en moins fréquent; le prélèvement a alors lieu à distance du dernier cycle de chimiothérapie. Le greffon sanguin ou médullaire est ensuite congelé en azote liquide, après un éventuel traitement préalable puis cryoconservé jusqu à l injection au patient Le déroulement de la greffe Traitement du receveur Ce traitement, le ''conditionnement'', est comparable au traitement réalisé avant allogreffe; cependant, dans la majorité des cas où les patients sont porteurs de maladies malignes, il n a qu un but éradicateur.

8 Dans les rares cas de maladies auto-immunes, ce conditionnement est délivré dans un but d immuno-supression visant à supprimer l auto-immunité L'injection des CSH au receveur Elle se fait par voie veineuse au jour «zéro», après décongélation au bain-marie La prise de greffe Le conditionnement induit chez le malade une aplasie médullaire sévère. La prise en charge de cette phase est comparable à celle concernant les allogreffes (encadrement transfusionnel, risque infectieux ) ; toutefois, la période d aplasie est plus courte qu après une allogreffe, d autant plus qu il s agit de greffe de CSH provenant du sang périphérique. La prise du greffon est assurée dans pratiquement tous les cas COMPLICATIONS Greffes allogéniques Les complications immunologiques Le déficit immunitaire Le conditionnement induit chez l hôte un déficit immunitaire cellulaire et humoral transitoire (quelques mois) mais constant et important responsable d éventuelles complications infectieuses : - Infections virales et notamment CMV, HSV, VZV, Haemophilus... - Infections mycosiques : Candida, Aspergillus - Infections parasitaires : Pneumocystis Carinii - Infections dites opportunistes: BK, Legionnelle... Ces infections sont favorisées chez les patients en profonde neutropénie et restant sévèrement immunodéprimés longtemps après la récupération leucocytaire. Les infections proviennent souvent de la propre flore du patient. C est pourquoi un traitement prophylactique est impératif. La prévention des infections à herpès (HSV), varicelle-zoster (VZV) et cytomégalovirus (CMV) est assurée par l Aciclovir ou le Ganciclovir, les perfusions d immunoglobulines polyvalentes et l administration de produits sanguins CMV négatifs ou filtrés aux patients non porteurs du virus. Le Sulfaméthoxazole-Triméthoprime (Co-Trimoxazole) permet de prévenir les infections à Pneumocystis Carinii (pneumonies interstitielles) mais est potentiellement toxique pour la moelle, une alternative est actuellement la Pentamidine en aérosol. Le risque de pneumopathie interstitielle peut survenir dans les 3 à 6 mois après une allogreffe de CSH même si une étiologie infectieuse n est pas toujours seule en

9 cause (interaction avec les conséquences du conditionnement pré-greffe et notamment de l irradiation pulmonaire). Les antifongiques (Fluconazole, Itraconazole, ) permettent de prévenir les infections par candida et autres champignons. Au moindre signe permettant de suspecter une infection, un traitement antibiotique IV est commencé sans attendre le résultat des cultures (ex. : pénicilline à large spectre ou céphalosporine de troisième génération + aminoglycosides). Posologie habituelle des principes actifs utilisés en prophylaxie : Principe actif Dose Aciclovir i.v: 250 mg/m² 2 x/jour oral : 200 mg 3 x/jour Co-trimoxazole oral : 2 comprimés 2 x/jour Pentamidine aérosol : 300 mg /4 semaines Fluconazole 400 mg/j ; 3 jours avant le début de neutropénie, poursuivre 7 jours après que neutrophiles >1000cellules/mm3. PS : Ces posologies sont à ajuster en cas d insuffisance rénale Les conflits immunologiques post-greffe En dehors des greffes syngéniques, le risque potentiel de conflits immunologiques entre les cellules du greffon et les cellules ou tissus du receveur est toujours présent car, plus on s éloigne de la situation de compatibilité HLA parfaite, plus le risque de conflit existe. En situation comparable de compatibilité HLA, cette complication est beaucoup plus importante s il s agit d un donneur non apparenté Le rejet Le risque de rejet de greffe est très faible (environ 1%) en raison de la très importante immuno-suppression induite chez le receveur par le conditionnement La réaction du greffon contre l hôte (GVHD) Le risque de réaction du greffon contre l hôte est beaucoup plus important car les conditions d apparition de celle-ci sont réunies : - Un receveur très immunodéprimé, incapable de rejeter les cellules allogéniques transfusées. - Un greffon riche en cellules allogéniques immunocompétentes (lymphocytes T) qui vont identifier les cellules et tissus du receveur comme ''étrangers'' au donneur. Cette réaction immunitaire (Graft Versus Host Disease: GVHD) est liée à la réactivité des cellules immunocompétentes du donneur contenues dans le greffon vis-à-vis d antigènes cellulaires et/ou tissulaires (HLA ou non) du receveur amplifiée par l action de nombreuses cytokines (IL2, TNFα, interféron γ...) produites suite à des

10 lésions cellulaires et/ou tissulaires induites par le conditionnement et/ou par la GVHD. La GVHD survient dans près de 30% des cas après une allogreffe familiale génoidentique et plus de 80% des cas après une allogreffe phéno-identique. Elle se manifeste de deux façons : - GVHD aiguë s observe entre 2 et 4 semaines après la greffe, sa période s étend jusqu à 100 jours après la greffe. Il s agit d une agression du patient par le système immunitaire du donneur avec, comme organes cibles, la peau (rash pouvant aller jusqu à l épidermolyse bulbeuse), le tube digestif (diarrhée), le foie (ictère) mais aussi les poumons (pneumopathie interstitielle). On distingue 4 grades de gravité (Tableau I), les GVHD de grades IV ayant une mortalité de près de 90%. Tableau I : grades de la GVHD aiguë Organes cibles Peau Foie Tube digestif Variable rash ictère: bilirubine diarrhée Grade I <25% SC* 1-3mg/dl 0.5-1l/jour Grade II % SC* 3-6mg/dl 1-1.5l/jour Grade III érythrodermie 6-15mg/dl >1.5l/jour Grade IV *SC : surface corporelle épidermolyse bulbeuse >15mg/dl douleurs abdominales sévères ou hémorragies - GVHD chronique survient plus de 100 jours après la greffe et est souvent, mais pas systématiquement, précédée d une GVHD aiguë. Elle atteint aussi la peau et les muqueuses (zones d hypo- ou hyperpigmentation, sclérose, érythème, syndrome sec buccal et oculaire) et le foie (cytolyse, cholestase, voire ictère). Elle peut également se manifester par des phénomènes auto-immuns (avec présence d auto-anticorps) et un tableau de sclérodermie ainsi qu une bronchiolite oblitérante avec pneumopathie obstructive. Le traitement de la GVHD comprend deux parties: - Prévention : La meilleure prévention est le respect de l histocompatibilité HLA. Un traitement immunosuppresseur est systématiquement administré : la Ciclosporine. L action de cette molécule est spécifiquement dirigée contre la prolifération du lymphocyte T en intervenant sur la production en IL2. La Ciclosporine est prescrite le plus souvent pendant environ 6 mois.

11 Sa toxicité, rénale notamment (potentialisée par le Cotrimoxazole, l Aciclovir, l Amphotéricine B), n est pas négligeable. Le Méthotrexate est aussi utilisé en prophylaxie en combinaison avec la Ciclosporine mais à court terme. Le Mycophénolate Mofétil, le Tacrolimus, le Sirolimus et l Everolimus sont des alternatives possibles. Dans la mesure où la GVHD est au moins initiée par les lymphocytes T contenus dans le greffon ; il a été facile, par des méthodes immunologiques, de débarrasser in vitro, avant l'injection au receveur, le greffon des cellules immunocompétentes qu il contient. Ces techniques ont permis de diminuer considérablement l incidence des GVHD graves mais, il est apparu que l incidence des rejets de greffes était beaucoup plus élevée et que les patients atteints de maladies malignes avaient un risque de rechute post-greffe beaucoup plus important car la déplétion T du greffon entraînait la disparition des cellules immunocompétentes induisant la GVHD chez le receveur mais aussi des cellules immunocompétentes du donneur capables de détruire les lymphocytes T résiduels du receveur responsables d un rejet de greffe (donc risque de rejet accru) et des cellules immunocompétentes du donneur capables de détruire les cellules malignes résiduelles du receveur (donc risque de rechute accru). Ces techniques sont actuellement reprises en essayant de réaliser des déplétions partielles sensées éliminer les lymphocytes responsables de la GVHD tout en conservant les autres. Par ailleurs, la constatation de l élévation du risque de rechute après une allogreffe ''T-déplétée '' a permis la mise en évidence d une véritable activité immunologique du greffon allogénique appelé ''effet GVL'': L effet curateur de l allogreffe en matière de maladie maligne est donc lié aux conséquences réductrices du conditionnement pré-greffe sur le volume tumoral mais aussi à une réelle immunothérapie exercée par le greffon vis-àvis de la maladie résiduelle du receveur. Inversement, le taux de rechute leucémique est plus élevé chez les jumeaux monozygotes. Il semblerait que l effet G.V.L. soit médié par des cellules Natural-Killer et les lymphocytes T. - Traitement : o Traitement curatif de la GVHD aiguë : En cas de lésions cutanées strictement localisées, un traitement corticoïde local peut suffire. Si la maladie est plus évoluée, un recours aux immunosuppresseurs est nécessaire : - D abord la corticothérapie (Prednisone ou (Méthyl)prednisolone). - Puis éventuellement, en cas de cortico-résistance, le sérum antilymphocytaire voire les anticorps monoclonaux (ATG- Fresenius, Orthoclone-OKT3, Thymoglobuline, ) ; Leurs principaux effets secondaires sont : Fièvre, thrombopénie, choc anaphylactique.

12 o Traitement curatif de la GVHD chronique : Il s agit de recourir aux immunosuppresseurs : Corticoïdes, azathioprine,... Il faut savoir que les traitements de la GVHD aggravent l immunosuppression induite par le conditionnement pré-greffe et aggravent donc le risque infectieux pour le patient. Posologie générale des principes actifs généralement utilisés : Principe actif Utilisation Dose Effets secondaires Methotrexate Prévention J1 :15mg/m² J :10mg/m² prise greffe retardée mucosite,... Ciclosporine Prévention i.v. :3-5mg/kg/jpuis hypertension, convulsions, et traitement PO:10mg/kg/j pdt 1 néphrotoxicité, ictère,... an (Methyl)prednis Traitement 2-40 mg/kg/j hyperglycémie, infections, olone hypertension, ulcère,... Azathioprine Traitement 1-5 mg/kg/j Myélosuppression,... Mycophenolate mofetyl Prévention 1-1,5 g/ 2x /jour Leucopénie, anémie, troubles gastro-intestinaux, douleurs,... Tacrolimus Prévention 0,1-0,2mg/kg/j en 2 hypertension, douleur, toxicité prises rénale et hépatique, diabète,... Globulines anti- Traitement 1-10 mg/kg/j Fièvre, thrombopénie, choc lymphocitaires Muronomab- CD3 pdt 14 jours anaphylactique, Traitement 5 mg/j pdt 14 jours Fièvre, myalgies, choc, Les complications non immunologiques Complications rénales Liées à la toxicité néphrologique de la Ciclosporine, des antibiotiques utilisés lors du traitement d infections dues aux chimiothérapies, à l irradiation corporelle totale ou encore à la survenue d un syndrome hémolytique et urémique induit par la GVHD ou par la Ciclosporine Complications hépatiques Au cours du premier mois après la greffe, peut survenir dans 10% des cas une maladie veino-occlusive du foie (MVO). Cette maladie est liée à une prolifération non maligne des cellules endothéliales des vaisseaux centro-lobulaires entraînant l occlusion de ceux-ci. Les symptômes sont une hépatomégalie, une accumulation de liquides, une ascite, une jaunisse, une encéphalopathie et le décès dans environ 40% des cas suite à une défaillance hépatique. Le pronostic est souvent très sévère. La MVO est le reflet de l agression de l endothélium (médicaments, irradiation, cytokines, cellules immunocompétentes, virus...).

13 Pour le traitement, on utilise le rtpa (activateur tissulaire du plasminogène recombiné = altéplase). En dehors de cette situation, le foie est fréquemment lésé, essentiellement en raison des nombreuses toxicités médicamenteuses Complications pulmonaires Conséquence du conditionnement (irradiation), de la GVHD, des manifestations infectieuses (risque de fibrose). Une surveillance fonctionnelle est nécessaire Complications endocriniennes - Les gonades : La probabilité de stérilité est très importante en raison de la toxicité du conditionnement sur les cellules reproductrices. - La croissance est très souvent affectée chez le jeune enfant après greffe de CSH surtout s il y a eu irradiation corporelle totale. Celle-ci est contre-indiquée chez l enfant de moins de 3 ans. - La thyroïde : Une hypothyroïdie liée à l irradiation est possible Autres complications - Ophtalmologiques : Suite à l irradiation corporelle totale, le risque de survenue de cataracte quelques mois ou années après la greffe est possible d autant plus qu il y a eu un traitement par corticoïdes. - Osseuses : Après traitement par corticothérapie prolongée, les patients peuvent être atteints d une ostéonécrose des têtes fémorales et/ou humérales. - Les risques de cancer secondaires ne sont pas négligeables (lymphomes, mélanomes ) La mortalité liée à la greffe L ensemble des complications immunologiques et non-immunologiques induit une mortalité liée à la procédure (indépendante de la pathologie initiale pour laquelle le malade a été greffé) de l ordre de 15 à 30%. Ce risque est variable avec l âge du malade, ses antécédents, l importance des traitements antérieurs, le degré de compatibilité HLA entre donneur et receveur... Il faudra, dans tous les cas, tenir compte de ce risque de mortalité liée à la greffe lors du choix du traitement Greffes autologues Les complications immunologiques Le conditionnement induit chez le malade un déficit immunitaire cellulaire et humoral transitoire, constant mais moins important et moins durable qu après allogreffe et pouvant être responsable d éventuelles complications infectieuses.

14 Les complications non immunologiques Les risques de complications liées à la "toxicité" propre de la procédure sont considérablement moins élevés qu après allogreffe La mortalité liée à la greffe Est considérablement moins importante qu en cas de greffe allogénique, le plus souvent nettement inférieure à 5% Le risque de rechute de maladie maligne Est beaucoup plus important qu après allogreffe, en effet : - L effet GVL n existe pas après greffe de CSH autologues. - Le greffon, même prélevé à un moment de la maladie où le volume tumoral est supposé très faible (rémission complète ou très bonne réponse partielle) peut renfermer des cellules malignes résiduelles pouvant participer à la rechute post-greffe. On peut essayer de débarrasser le greffon de cellules tumorales résiduelles : Ce sont des ''purges''. Celles-ci peuvent être: - négatives : Dans ce cas, le principe est de détruire les cellules tumorales. Les purges négatives peuvent être : o Chimiques : Incubation ex-vivo avant congélation du greffon avec un dérivé d un agent cytotoxique (le plus souvent un agent alkylant) o Immunologiques : Incubation du greffon avec un (ou plusieurs) anticorps monoclonal(aux) capable(s) de reconnaître un (ou plusieurs) antigène(s) à la surface de la cellule tumorale; les cellules malignes sont ensuite détruites (complément) ou séparées des CSH saines par des méthodes de tri cellulaire. Malheureusement peu d antigènes cellulaires sont spécifiques d une tumeur... - positives. Le principe est de n extraire du greffon que les CSH saines et de ne cryoconserver que celles-ci. Les CSH se trouvent dans une fraction cellulaire dite ''CD 34 positive''. Il est possible d isoler par des procédés immunologiques les cellules CD34+ et de ne cryoconserver que cette fraction mais il faut d abord s assurer que les cellules malignes caractérisant la maladie du patient ne soient pas elles-mêmes CD 34+.

15 14.6. RESULTATS Greffes allogéniques Les résultats varient en fonction des facteurs précédemment cités (risque de mortalité propre à la procédure, risque de rechute propre à la pathologie initiale et statut de celle-ci avant la greffe). Pour les leucémies aigues, la survie sans rechute à cinq ans chez l adulte se situe aux alentours de 60% (greffes en première rémission) et de 40% (greffe en seconde rémission), tandis que chez l enfant, la survie à cinq ans se situe aux environs de 80% (première rémission) et de 60% (seconde rémission). En ce qui concerne le myélome, la survie à cinq ans est particulièrement faible : 25% (première rémission) et 35% (seconde rémission). Dans les leucémies myéloïdes chroniques, la survie à cinq ans est de 60% (maladie en phase chronique) et de 40% (maladie en phase accélérée) Greffes autologues Les résultats varient en fonction des indications et du statut de la maladie au moment de la greffe. Néanmoins, il est nettement préférable que la maladie soit au moment de la greffe à un niveau le plus bas possible ; les résultats des greffes faites en situation d état réfractaire à la chimiothérapie sont particulièrement médiocres. Pour le myélome, l autogreffe de CSH ne permet que, de façon exceptionnelle, de réelles guérisons. Par contre, lorsque ces greffes, sont réalisées précocement, c est-à-dire intégrées au schéma thérapeutique initial, elles allongent de façon significative la durée de survie des malades (60% de survie à 3 ans). La double autogreffe (transplantation en tandem) permet une survie moyenne de 5 à 10 ans pour les patients avec un myélome de bon pronostic. Cette double transplantation est supérieure à deux greffes séparées par une rechute. Pour les leucémies aiguës, les autogreffes sont réalisées en l absence de donneur compatible avec le patient. La survie sans rechute à trois ans se situe aux alentours de 50% (greffes en première rémission) et de 40% (greffes en seconde rémission). Dans la leucémie myéloïde chronique, l autogreffe de CSH est conçue plus comme une technique thérapeutique susceptible de ''rajeunir'' la maladie que comme un moyen de guérir les malades. Le plus souvent, la greffe est pratiquée en phase accélérée de la maladie ce qui permet un retour en phase chronique et ainsi de restaurer une certaine sensibilité à l Interféron qui a été perdue au moment de l accélération. Pratiquée en phase chronique, elle permet d allonger la durée de celle-ci.

Principales causes de décès selon le groupe d âge. 0 24 25 44 45 64 65 84 85 et plus

Principales causes de décès selon le groupe d âge. 0 24 25 44 45 64 65 84 85 et plus Module 2 Exercice 1: Cellules souches hématopoïétiques 1. Causes de décès en Suisse (2010) La figure suivante montre les causes de décès les plus fréquentes en Suisse en 2010, telles qu elles ont été relevées

Plus en détail

LES GREFFES DE CELLULES SOUCHES HEMATOPOIETIQUES J.P. JOUET. Février 2007

LES GREFFES DE CELLULES SOUCHES HEMATOPOIETIQUES J.P. JOUET. Février 2007 LES GREFFES DE CELLULES SOUCHES HEMATOPOIETIQUES J.P. JOUET Février 2007 Introduction Il est aujourd hui souhaitable de ne plus parler de «greffe de moelle» mais de «greffe de cellules souches hématopoïétiques

Plus en détail

Les greffes de cellules souches

Les greffes de cellules souches A qui en parler? Vous cherchez de l aide ou d autres informations? Vous avez besoin de parler? Vous cherchez des informations sur un type de cancer ou ses possibilités de traitement? Vous voulez savoir

Plus en détail

L allogreffe de Cellules Souches Hématopoïétiques

L allogreffe de Cellules Souches Hématopoïétiques L allogreffe de Cellules Souches Hématopoïétiques L historique 1960 - Pr Jean DAUSSET Découverte des groupes HLA 1970 - Pr Georges MATHE Première greffe de moelle osseuse allogénique 1974 - Pr Donald THOMAS

Plus en détail

La Greffe de Cellules Souches Hématopoïétiques

La Greffe de Cellules Souches Hématopoïétiques La Greffe de Cellules Souches Hématopoïétiques Professeur Ibrahim Yakoub-Agha CHRU de LILLE (Illustration de J. Cloup, extraite du CD-Rom «greffe de Moelle» réalisé par la société K Noë) La moelle osseuse

Plus en détail

Infection à CMV et allogreffe de cellules souches hématopoïétiques : Expérience du Centre National de Greffe de Moelle Osseuse, Tunis.

Infection à CMV et allogreffe de cellules souches hématopoïétiques : Expérience du Centre National de Greffe de Moelle Osseuse, Tunis. Infection à CMV et allogreffe de cellules souches hématopoïétiques : Expérience du Centre National de Greffe de Moelle Osseuse, Tunis. Tarek Ben Othman Congrès de la STPI, 24 avril 2009 Plan Introduction

Plus en détail

Leucémies de l enfant et de l adolescent

Leucémies de l enfant et de l adolescent Janvier 2014 Fiche tumeur Prise en charge des adolescents et jeunes adultes Leucémies de l enfant et de l adolescent GENERALITES COMMENT DIAGNOSTIQUE-T-ON UNE LEUCEMIE AIGUË? COMMENT TRAITE-T-ON UNE LEUCEMIE

Plus en détail

Le don de moelle osseuse :

Le don de moelle osseuse : DON DE MOELLE OSSEUSE Le don de moelle osseuse : se décider aujourd hui, s engager pour longtemps LA MOELLE OSSEUSE ET SA GREFFE La moelle osseuse C est le tissu mou dans le centre du corps des os qui

Plus en détail

Innovations thérapeutiques en transplantation

Innovations thérapeutiques en transplantation Innovations thérapeutiques en transplantation 3èmes Assises de transplantation pulmonaire de la région Est Le 16 octobre 2010 Dr Armelle Schuller CHU Strasbourg Etat des lieux en transplantation : 2010

Plus en détail

Campagne d information et de recrutement de volontaires au don de moelle osseuse Lancement de la campagne le 16 novembre 2006

Campagne d information et de recrutement de volontaires au don de moelle osseuse Lancement de la campagne le 16 novembre 2006 Campagne d information et de recrutement de volontaires au don de moelle osseuse Lancement de la campagne le 16 novembre 2006 Eléments de réponses aux questions les plus fréquemment posées sur la moelle

Plus en détail

Le don de cellules souches. M.Lambermont Pascale Van Muylder

Le don de cellules souches. M.Lambermont Pascale Van Muylder Le don de cellules souches M.Lambermont Pascale Van Muylder 1 Pourquoi avons-nous recours à la greffe de CSH? Certaines maladies causent la destruction ou un fonctionnement anormal de la moelle osseuse.

Plus en détail

SYNDROME D HYPER-IgM

SYNDROME D HYPER-IgM SYNDROME D HYPER-IgM Le présent livret a été rédigé à l attention des patients et de leurs familles. Il ne doit pas remplacer les conseils d un spécialiste en immunologie. 1 Egalement Disponible : AGAMMAGLOBULINÉMIE

Plus en détail

INAUGURATION LABORATOIRE DE THERAPIE CELLULAIRE 16 FEVRIER 2012 DOSSIER DE PRESSE

INAUGURATION LABORATOIRE DE THERAPIE CELLULAIRE 16 FEVRIER 2012 DOSSIER DE PRESSE INAUGURATION LABORATOIRE DE THERAPIE CELLULAIRE 16 FEVRIER 2012 DOSSIER DE PRESSE Contact presse : Cathy Josse 03 22 66 87 83 / 06 86 30 46 57 josse.cathy@chu-amiens.fr 1 COMMUNIQUE DE SYNTHESE Le 16 février

Plus en détail

L AUTOGREFFE QUELQUES EXPLICATIONS

L AUTOGREFFE QUELQUES EXPLICATIONS L AUTOGREFFE QUELQUES EXPLICATIONS Le traitement de votre maladie nécessite une Chimiothérapie intensive. Cette chimiothérapie qui utilise de fortes doses de médicaments antimitotiques est plus efficace

Plus en détail

Item 127 : Transplantation d'organes

Item 127 : Transplantation d'organes Item 127 : Transplantation d'organes Date de création du document 2008-2009 Table des matières * Introduction... 1 1 Allogreffe de moelle ou de cellules souches...1 2 Transplantation d'organes... 2 3 Diagnostic...3

Plus en détail

ALLOGREFFE DE CELLULES SOUCHES HEMATOPOÏETIQUES (CSH) CHEZ 26 PATIENTS ATTEINTS DE β THALASSEMIES MAJEURES

ALLOGREFFE DE CELLULES SOUCHES HEMATOPOÏETIQUES (CSH) CHEZ 26 PATIENTS ATTEINTS DE β THALASSEMIES MAJEURES ALLOGREFFE DE CELLULES SOUCHES HEMATOPOÏETIQUES (CSH) CHEZ 26 PATIENTS ATTEINTS DE β THALASSEMIES MAJEURES R. Belhadj, R.Ahmed Nacer, F.Mehdid, M.Benakli, N.Rahmoune, M.Baazizi, F. Kaci, F.Harieche, F.Zerhouni,

Plus en détail

Le don. de sang placentaire. Une source irremplaçable de cellules souches pour la greffe allogénique. Document destiné aux professionnels de santé

Le don. de sang placentaire. Une source irremplaçable de cellules souches pour la greffe allogénique. Document destiné aux professionnels de santé Document destiné aux professionnels de santé 2 EDITION Etablissement relevant du ministère de la santé Le don de sang placentaire Une source irremplaçable de cellules souches pour la greffe allogénique

Plus en détail

DON DE SANG. Label Don de Soi

DON DE SANG. Label Don de Soi DON DE SANG Label Don de Soi 2015 SOMMAIRE Les différents types de dons p.3 Le don de sang total Le don de plasma Le don de plaquettes Le don de moelle osseuse Que soigne-t-on avec un don de sang? p.7

Plus en détail

Greffe de moelle osseuse: Guérir ou se soigner?

Greffe de moelle osseuse: Guérir ou se soigner? Greffe de moelle osseuse: Guérir ou se soigner? Malika Benkerrou Site de référence pédiatrique national sur la drépanocytose Hôpital Robert Debré, Paris 3èmes Journées de la Drépanocytose en Martinique

Plus en détail

Prise en charge du myélome multiple (hors traitement symptomatique) B. Demoré Avril 2011 (MAJ)

Prise en charge du myélome multiple (hors traitement symptomatique) B. Demoré Avril 2011 (MAJ) Prise en charge du myélome multiple (hors traitement symptomatique) B. Demoré Avril 2011 (MAJ) 1 Définition Hémopathie maligne grave d étiologie inconnue caractérisée par la prolifération de plasmocytes

Plus en détail

ANEMIE ET THROMBOPENIE CHEZ LES PATIENTS ATTEINTS D UN CANCER

ANEMIE ET THROMBOPENIE CHEZ LES PATIENTS ATTEINTS D UN CANCER ANEMIE ET THROMBOPENIE CHEZ LES PATIENTS ATTEINTS D UN CANCER Dr Michael Hummelsberger, Pr Jean-Gabriel Fuzibet, Service de Médecine Interne, Hôpital l Archet, CHU Nice 1. ANEMIE L étiologie de l anémie

Plus en détail

Le greffé de cellules souches hématopïétiques en réanimation

Le greffé de cellules souches hématopïétiques en réanimation Le greffé de cellules souches hématopïétiques en réanimation Avance majeure de la fin du 20 ème siècle dans le traitement des affections hématologiques malignes, la greffe de moelle osseuse ou de cellules

Plus en détail

Le Don de Moelle Ça fait pas d mal!

Le Don de Moelle Ça fait pas d mal! Le Don de Moelle Ça fait pas d mal! J ai de 18 à 50 ans Le Don de Moelle Osseuse Ça m intéresse -1 je demande des infos, je réfléchis. -2 je contacte le centre EFS le plus proche de chez moi. 3- je suis

Plus en détail

Don de moelle osseuse. pour. la vie. Agence relevant du ministère de la santé. Agence relevant du ministère de la santé

Don de moelle osseuse. pour. la vie. Agence relevant du ministère de la santé. Agence relevant du ministère de la santé Don de moelle osseuse Engagez-VOUS pour la vie 1 Pourquoi devenir veilleur de vie? Le don de moelle osseuse peut sauver des vies La greffe de moelle osseuse représente une chance importante de guérison

Plus en détail

Quel est le risque infectieux?

Quel est le risque infectieux? Conflits d intérêts de l orateur (en rapport avec le thème de la conférence) Participation à des actions de formation organisés par des industriels (symposium, congrès, ateliers): Oui Immunosuppresseurs

Plus en détail

Numéro EudraCT : 2012-000695-42. Promoteur : Bluebird bio, Inc. 840 Memorial Drive Cambridge, MA 02139 Etats-Unis

Numéro EudraCT : 2012-000695-42. Promoteur : Bluebird bio, Inc. 840 Memorial Drive Cambridge, MA 02139 Etats-Unis Fiche d'information destinée au public pour les essais cliniques portant sur des organismes génétiquement modifiés (OGM) (Article R.1125-5 du Code de la Santé Publique) Essai clinique : "Une étude ouverte

Plus en détail

QUELLES SONT LES OPTIONS DU TRAITEMENT DE LA LMC?

QUELLES SONT LES OPTIONS DU TRAITEMENT DE LA LMC? QUELLES SONT LES OPTIONS DU TRAITEMENT DE LA LMC? On vous a diagnostiqué une leucémie myéloïde chronique (LMC) et il se peut que vous ayez déjà débuté un traitement. Le traitement de la LMC dépend largement

Plus en détail

Les premières greffes de CSH ont été des greffes de moelle osseuse allogénique

Les premières greffes de CSH ont été des greffes de moelle osseuse allogénique INDICATIONS ACTUELLES DES GREFFES DE CELLULES SOUCHES HEMATOPOÏETIQUES Ibrahim Yakoub-Agha Service des Maladies du Sang, Hôpital Huriez, CHRU, LILLE Introduction La greffe de cellules souches hématopoïétiques

Plus en détail

Hématologie et Soins Palliatifs. Pr Mauricette Michallet Service d Hématologie 1G Centre Hospitalier Lyon Sud

Hématologie et Soins Palliatifs. Pr Mauricette Michallet Service d Hématologie 1G Centre Hospitalier Lyon Sud Hématologie et Soins Palliatifs Pr Mauricette Michallet Service d Hématologie 1G Centre Hospitalier Lyon Sud Problématiques En Onco-Hématologie Les médecins sont face à des situations souvent très complexes

Plus en détail

ROTARY INTERNATIONAL District 1780 Rhône-Alpes Mont-Blanc Don volontaire de cellules souches

ROTARY INTERNATIONAL District 1780 Rhône-Alpes Mont-Blanc Don volontaire de cellules souches ROTARY INTERNATIONAL District 1780 Rhône-Alpes Mont-Blanc Don volontaire de cellules souches Le don de cellules souches Jean VIVIN 04/2013 1-Nature du problème : 2- Technique Les leucémies représentent

Plus en détail

Techniques Immunologiques appliquées au diagnostic

Techniques Immunologiques appliquées au diagnostic Département de Biologie Laboratoire de Biochimie - Immunologie Université Mohammed V-Agdal Faculté des Sciences Filière SVI Semestre 4 (S4) 2004-2005 Module de Biologie Humaine M 16.1 Élément d Immunologie

Plus en détail

Information à un nouveau donneur de cellules souches du sang

Information à un nouveau donneur de cellules souches du sang Information à un nouveau donneur de cellules souches du sang Pour des raisons de simplification, les dénominations masculines s appliquent également aux femmes. La transplantation de cellules souches du

Plus en détail

AMAMI Anaïs 3 C LORDEL Maryne. Les dons de cellules & de tissus.

AMAMI Anaïs 3 C LORDEL Maryne. Les dons de cellules & de tissus. AMAMI Anaïs 3 C LORDEL Maryne Les dons de cellules & de tissus. Introduction : Une greffe (don) de cellules consiste à administrer à un patient dont un organe vital ne fonctionne plus correctement, une

Plus en détail

SAUVEZ UNE VIE... EN DONNANT LA VIE!

SAUVEZ UNE VIE... EN DONNANT LA VIE! SAUVEZ UNE VIE... EN DONNANT LA VIE! SUIVEZ-NOUS SUR : BANQUE PUBLIQUE DE SANG DE CORDON DʼHÉMA-QUÉBEC Lire ce code avec un téléphone intelligent pour accéder à la page S inscrire à la banque de sang de

Plus en détail

Don de moelle osseuse

Don de moelle osseuse Don de moelle osseuse c est ma chance vous! Agence relevant du ministère de la santé Pourquoi s inscrire comme donneur de moelle osseuse? La greffe de moelle osseuse représente une chance importante de

Plus en détail

LA GREFFE DE MOELLE OSSEUSE

LA GREFFE DE MOELLE OSSEUSE LA GREFFE DE MOELLE OSSEUSE 1.DEFINITIONS 2.TYPES DE GREFFE 3.POUR QUI? PLAN 4.PARCOURS D'UN PATIENT ENTRANT DANS LE SECTEUR STERILE EN VUE D'UNE GREFFE DE MOELLE OSSEUSE 5.SURVEILLANCE DES GVH 1.DEFINITIONS

Plus en détail

Guide de Mobilisation. de cellules souches pour mon. Autogreffe AVEC LE SOUTIEN DE. Carnet d informations et de suivi pour le patient et sa famille

Guide de Mobilisation. de cellules souches pour mon. Autogreffe AVEC LE SOUTIEN DE. Carnet d informations et de suivi pour le patient et sa famille Guide de Mobilisation de cellules souches pour mon Autogreffe Carnet d informations et de suivi Carnets pour d informations le patient et sa et famille de suivi pour le patient et sa famille AVEC LE SOUTIEN

Plus en détail

Guide sur les traitements Programme-clientèle d oncologie Pour vous, pour la vie

Guide sur les traitements Programme-clientèle d oncologie Pour vous, pour la vie UNITÉ D APHÉRÈSE Guide sur les traitements Programme-clientèle d oncologie Pour vous, pour la vie L aphérèse est une technique servant à extraire et séparer les éléments figurés du sang, soit pour la préparation

Plus en détail

Mécanismes de l alloréactivité, des rejets de greffe et de la réaction du greffon contre l hôte.

Mécanismes de l alloréactivité, des rejets de greffe et de la réaction du greffon contre l hôte. Mécanismes de l alloréactivité, des rejets de greffe et de la réaction du greffon contre l hôte. Marcelo de Carvalho Bittencourt, Christophe Baron, Gilles Blancho, Myriam Labalette, Hélène Moins Teisserenc

Plus en détail

www.dondemoelleosseuse.fr

www.dondemoelleosseuse.fr Agence relevant du ministère de la santé www.dondemoelleosseuse.fr 01 Pourquoi devenir Veilleur de Vie? Le don de moelle osseuse peut sauver des vies. Chaque année, des milliers de personnes - enfants

Plus en détail

Le don de moelle osseuse

Le don de moelle osseuse Le don de moelle osseuse Enfant, je rêvais de sauver des vies. Aujourd hui, je le fais. Grande cause nationale 2009 Olivier, 4 ans Olivier, 32 ans Établissement relevant du ministère de la santé Le don

Plus en détail

Myélome Multiple Version / décembre 2004

Myélome Multiple Version / décembre 2004 Myélome Multiple I-Traitement du myélome de risque faible ou intermédiaire des sujets de moins de 65 ans : protocole IFM 99-02 I.1-Critères d inclusion - Myélome de novo - Stade III, II, I avec 1 lésion

Plus en détail

LEUCÉMIE LYMPHOIDE CHRONIQUE Sujet âgé. Capacité de gérontologie 2014-2015

LEUCÉMIE LYMPHOIDE CHRONIQUE Sujet âgé. Capacité de gérontologie 2014-2015 LEUCÉMIE LYMPHOIDE CHRONIQUE Sujet âgé Capacité de gérontologie 20142015 Mr. C. 87 ans, hospitalisé pour : chute pneumopathie Mr. C. 87 ans, hospitalisé pour : chute pneumopathie Quels examens demandez

Plus en détail

Nous avons tous un don qui peut sauver une vie. D e v e n i r. donneur de moelle. osseuse

Nous avons tous un don qui peut sauver une vie. D e v e n i r. donneur de moelle. osseuse Nous avons tous un don qui peut sauver une vie D e v e n i r donneur de moelle osseuse Pourquoi s inscrire comme donneur de moelle osseuse? Pour des personnes atteintes de maladies graves du sang, la greffe

Plus en détail

LIVRET D INFORMATION ET D AIDE À LA DÉCISION À L USAGE DES PARENTS ÉDITION 2008

LIVRET D INFORMATION ET D AIDE À LA DÉCISION À L USAGE DES PARENTS ÉDITION 2008 Mon enfant va recevoir une allogreffe de moelle LIVRET D INFORMATION ET D AIDE À LA DÉCISION À L USAGE DES PARENTS ÉDITION 2008 Coordonné par Michel DUVAL et Dominique DAVOUS, en partenariat avec l Espace

Plus en détail

Leucémie. Causes, Facteurs de risques

Leucémie. Causes, Facteurs de risques Leucémie La leucémie ou cancer du sang ou leucose aiguë des organes hématopoïétiques(sang, rate, ganglions, moelle osseuse) est un type de cancer qui entraîne la fabrication par l organisme d un trop grand

Plus en détail

INFORMATIONS AUX PATIENTS ATTEINTS DE LEUCEMIE LYMPHOIDE CHRONIQUE

INFORMATIONS AUX PATIENTS ATTEINTS DE LEUCEMIE LYMPHOIDE CHRONIQUE p1 INFORMATIONS AUX PATIENTS ATTEINTS DE LEUCEMIE LYMPHOIDE CHRONIQUE Qu'est-ce que la Leucémie Lymphoïde Chronique (LLC)? La LLC est une forme de leucémie dans laquelle il existe un nombre excessif de

Plus en détail

INACTIVATION PAR LE TRAITEMENT PHOTODYNAMIQUE DES AGENTS PATHOGENIQUES CONTENUS DANS LES PRODUITS SANGUINS CELLULAIRES

INACTIVATION PAR LE TRAITEMENT PHOTODYNAMIQUE DES AGENTS PATHOGENIQUES CONTENUS DANS LES PRODUITS SANGUINS CELLULAIRES RÉSUMÉ EN FRANÇAIS INACTIVATION PAR LE TRAITEMENT PHOTODYNAMIQUE DES AGENTS PATHOGENIQUES CONTENUS DANS LES PRODUITS SANGUINS CELLULAIRES INTRODUCTION : LES DONS SANGUINS ET LES AGENTS INFECTIEUX La production

Plus en détail

Avis de la Commission. 05 mai 2004. GRANOCYTE 34 (33,6 Millions UI/1 ml), poudre et solvant en seringue préremplie

Avis de la Commission. 05 mai 2004. GRANOCYTE 34 (33,6 Millions UI/1 ml), poudre et solvant en seringue préremplie COMMISSION DE LA TRANSPARENCE REPUBLIQUE FRANÇAISE Avis de la Commission 05 mai 2004 GRANOCYTE 13 (13,4 Millions U.I./1 ml), poudre et solvant en seringue préremplie pour solution injectable Boîte de 1

Plus en détail

Les syndromes myélodysplasiques

Les syndromes myélodysplasiques A qui en parler? Vous cherchez de l aide ou d autres informations? Vous avez besoin de parler? Vous cherchez des informations sur un type de cancer ou ses possibilités de traitement? Vous voulez savoir

Plus en détail

Vaccins et grossesse Vaccins et immunité. Dr Odile Launay. Centre d Investigation Clinique de vaccinologie Cochin-Pasteur, Hôpital Cochin

Vaccins et grossesse Vaccins et immunité. Dr Odile Launay. Centre d Investigation Clinique de vaccinologie Cochin-Pasteur, Hôpital Cochin Vaccins et grossesse Vaccins et immunité Dr Odile Launay Centre d Investigation Clinique de vaccinologie Cochin-Pasteur, Hôpital Cochin Atelier Vaccins, GERES, 18 mai 2011 COCHIN SAINT-VINCENT DE PAUL

Plus en détail

Immunité anti-tumorale

Immunité anti-tumorale Immunité anti-tumorale Professeur M GUENOUNOU Laboratoire d Immunologie & Microbiologie UFR de Pharmacie 51100 REIMS 1- Cellules tumorales - Une tumeur est une prolifération clonale issue d une cellule

Plus en détail

Introduction générale

Introduction générale Introduction générale Touchant près de 600 nouvelles personnes chaque année en France, la leucémie myéloïde chronique est une maladie affectant les cellules du sang et de la moelle osseuse (située au cœur

Plus en détail

Dossier «Maladies du sang» Mieux les connaître pour mieux comprendre les enjeux liés au don de sang

Dossier «Maladies du sang» Mieux les connaître pour mieux comprendre les enjeux liés au don de sang Dossier «Maladies du sang» Mieux les connaître pour mieux comprendre les enjeux liés au don de sang Maladies du sang Objectif de ce dossier Les demandes des médias portent régulièrement sur les usages

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. Avis. 20 juillet 2005

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. Avis. 20 juillet 2005 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 20 juillet 2005 1 flacon(s) en verre de 0,5 ml : 557 767-8 3 flacon(s) en verre de 0,5 ml : 557 768-4 12 flacon(s) en verre de 0,5 ml : 557 769-0 6 flacon(s) en verre

Plus en détail

Transfusions sanguines, greffes et transplantations

Transfusions sanguines, greffes et transplantations Transfusions sanguines, greffes et transplantations Chiffres clés en 2008 La greffe d organes est pratiquée depuis plus de 50 ans. 4 620 malades ont été greffés. 1 563 personnes ont été prélevées. 222

Plus en détail

Tout ce qu il faut savoir sur le don de moelle osseuse

Tout ce qu il faut savoir sur le don de moelle osseuse Tout ce qu il faut savoir sur le don de moelle osseuse 1. La moelle osseuse : un rôle vital pour le corps humain Page 2/23 1.1. Qu est ce que la moelle osseuse? La moelle osseuse est indispensable à la

Plus en détail

Mise à jour du dossier de presse du 2 février 1999 «Organisation d un réseau de sang placentaire en France»

Mise à jour du dossier de presse du 2 février 1999 «Organisation d un réseau de sang placentaire en France» Mise à jour du dossier de presse du 2 février 1999 «Organisation d un réseau de sang placentaire en France» MISE AU POINT DE L ORGANISATION DU RESEAU EN FRANCE, EN 2003 : Aujourd hui, cinq établissements

Plus en détail

STAGE À L UNITÉ DE SOINS DES GREFFÉS (5CD)

STAGE À L UNITÉ DE SOINS DES GREFFÉS (5CD) STAGE À L UNITÉ DE SOINS DES GREFFÉS (5CD) An 1 (Clinique) An 2 (Clinique et Recherche) 3 (Recherche et Clinique) An Crédits : 6 Crédits : 6 Crédits : 3 Durée : 6 périodes Durée : 4 périodes Durée : 2

Plus en détail

Les Applications industrielles et commerciales des cellules souches. Inserm Transfert Pôle Création d Entreprises

Les Applications industrielles et commerciales des cellules souches. Inserm Transfert Pôle Création d Entreprises Les Applications industrielles et commerciales s cellules souches Inserm Transfert Pôle Création d Entreprises Matthieu COUTET, Responsable du Pôle Jean-François RAX, Business Analyst 1 Plan Cellules souches

Plus en détail

Comprendre la formule sanguine complète (FSC)

Comprendre la formule sanguine complète (FSC) Comprendre la formule sanguine complète (FSC) Notre mission Ce que vous devez savoir Dispensateur de services de première ligne et de services spécialisés, le CSSS du Suroît a la responsabilité de maintenir

Plus en détail

TRANSFUSION SANGUINE. Des. réponses. à vos. questions

TRANSFUSION SANGUINE. Des. réponses. à vos. questions TRANSFUSION SANGUINE Des réponses à vos questions Des réponses à vos questions La présente brochure s adresse aux personnes qui pourraient avoir besoin d une transfusion de sang ou de produits sanguins

Plus en détail

Les facteurs de croissance lignée blanche Polynucléaires neutrophiles Grastims

Les facteurs de croissance lignée blanche Polynucléaires neutrophiles Grastims Les facteurs de croissance lignée blanche Polynucléaires neutrophiles Grastims 12 2014 HEMATOPOIESE Progéniteurs puis précurseurs Stimulation par facteur : activation spécifique de leur récepteur Moelle

Plus en détail

3emes Rencontres de Cancérologie de Centre Alsace

3emes Rencontres de Cancérologie de Centre Alsace 3emes Rencontres de Cancérologie de Centre Alsace Colmar, 22 octobre 2008 Médecine générale et cancer HYPERTHERMIE en cours de chimiothérapie Dr Bruno Audhuy Onco-hématologie Pôle Oncologie, Hôpital Pasteur,

Plus en détail

ovarienne Indications, RésultatsR

ovarienne Indications, RésultatsR Cryopréservation ovarienne Indications, RésultatsR K. Morcel 1, D. Le Lannou 2 1 Médecine de la reproduction,pogmr,hôpital,hôpital Sud, Rennes 2 Biologie de la reproduction, POGMR, Hôpital Sud, Rennes

Plus en détail

Les tumeurs osseuses

Les tumeurs osseuses Janvier 2014 Fiche tumeur Prise en charge des adolescents et jeunes adultes Les tumeurs osseuses LE SARCOME D EWING Auteurs L OSTEOSARCOME Dr Perrine MAREC-BERARD Tous droits réservés. Reproduction interdite.

Plus en détail

Sang, plasma, plaquettes...

Sang, plasma, plaquettes... Vous souhaitez donner votre sang? Un centre est prêt à vous accueillir près de chez vous... OÙ DONNER SON SANG? Pour connaître les sites de collecte de votre région, contactez votre Etablissement Français

Plus en détail

Sang, plasma, plaquettes...

Sang, plasma, plaquettes... Guide des dons Sang, plasma, plaquettes... et vous, que donnerez-vous? Le don de sang, un geste incontournable En donnant votre sang, vous aidez par exemple une femme qui a perdu beaucoup de sang lors

Plus en détail

Le parcours en greffe de cellules hématopoïétiques : greffe allogénique

Le parcours en greffe de cellules hématopoïétiques : greffe allogénique Le parcours en greffe de cellules hématopoïétiques : greffe allogénique Introduction Cette brochure vise à vous familiariser avec la greffe de cellules hématopoïétiques (GCH). Elle présente en quelques

Plus en détail

Immunointervention (introduction) DFGSM3 2012 2013 Pr Michel Abbal

Immunointervention (introduction) DFGSM3 2012 2013 Pr Michel Abbal Immunointervention (introduction) DFGSM3 2012 2013 Pr Michel Abbal Généralités En introduction aux interventions de : M. Pasquet : vaccinations (enfant) et TTT par Ig P. Massip : vaccinations (adulte)

Plus en détail

Table des matières. Remerciements, x Avant-Propos, xi Abréviations, xii Guide de l utilisateur, xvi

Table des matières. Remerciements, x Avant-Propos, xi Abréviations, xii Guide de l utilisateur, xvi Table des matières v Remerciements, x Avant-Propos, xi Abréviations, xii Guide de l utilisateur, xvi 1 L immunité innée, 1 Les obstacles externes à l infection, 1 Les cellules phagocytaires tuent les micro-organismes,

Plus en détail

Transfusion sanguine UHN. Information destinée aux patients sur les avantages, les risques et les autres options

Transfusion sanguine UHN. Information destinée aux patients sur les avantages, les risques et les autres options Transfusion sanguine Blood Transfusion - French Information destinée aux patients sur les avantages, les risques et les autres options UHN Quels sont les avantages d'une transfusion sanguine? La transfusion

Plus en détail

GREFFE DE CELLULES SOUCHES HEMATOPOEITIQUES ET SES COMPLICATIONS INFECTIEUSES. Michael HUMMELSBERGER Hématologie clinique CHU de Nice

GREFFE DE CELLULES SOUCHES HEMATOPOEITIQUES ET SES COMPLICATIONS INFECTIEUSES. Michael HUMMELSBERGER Hématologie clinique CHU de Nice GREFFE DE CELLULES SOUCHES HEMATOPOEITIQUES ET SES COMPLICATIONS INFECTIEUSES Michael HUMMELSBERGER Hématologie clinique CHU de Nice OU POURQUOI LES INFECTIOLOGUES PENSENT QUE LES HEMATOLOGUES SONT IRRAISONNABLES

Plus en détail

Immunité et Vieillissement

Immunité et Vieillissement Immunité et Vieillissement Laurence Guglielmi Institut de Génétique Humaine CNRS UPR1142, Montpellier «Lentivirus et Transfert de Gènes» Directeur d'équipe : Pr. Pierre Corbeau IMMUNOSENESCENCE Détérioration

Plus en détail

Syndrome de Wiskott-Aldrich

Syndrome de Wiskott-Aldrich Egalement Disponible : AGAMMAGLOBULINÉMIE LIÉE À L X GRANULOMATOSE SEPTIQUE CHRONIQUE DÉFICIT IMMUNITAIRE COMBINÉ SÉVÈRE DÉFICIT IMMUNITAIRE COMMUN VARIABLE SYNDROME D HYPER-IgM Graphic Project & Printing:

Plus en détail

Risque infectieux en Transplantation rénale. Dr AE Heng Service de néphrologie CHU Clermont-Ferrand

Risque infectieux en Transplantation rénale. Dr AE Heng Service de néphrologie CHU Clermont-Ferrand Risque infectieux en Transplantation rénale Dr AE Heng Service de néphrologie CHU Clermont-Ferrand IMMUNITE CELLULAIRE ET HUMORALE Ly T Helper Ly B Ac Ig G ou Ig M Lymphocytes T CD4 Poly Nu Ly CD8 cytotoxique

Plus en détail

DR A AZZEDINE SERVICE ONCO-HEMATOLOGIE CH MONTELIMAR

DR A AZZEDINE SERVICE ONCO-HEMATOLOGIE CH MONTELIMAR DR A AZZEDINE SERVICE ONCO-HEMATOLOGIE CH MONTELIMAR Groupe de cancers du tissu lymphoïde Le plus grand groupe des hémopathies 5% des cancers de l adulte On distingue les LNH et MDH Grand bénéfice des

Plus en détail

d e s Mises à jour en Gynécologie et Obstétrique

d e s Mises à jour en Gynécologie et Obstétrique COL L ÈGE N ATIONAL DES GYNÉ COLOGUES E T OBS TÉ TRICIENS FR A NÇ A IS Président : Professeur F. P u e ch EXTRAIT d e s Mises à jour en Gynécologie et Obstétrique Publié le 10 décembre 2010 N o t a. Le

Plus en détail

Transfusion en hémato-oncologie

Transfusion en hémato-oncologie Transfusion en hémato-oncologie Pour qui? Pour quoi? Comment? Dr.Dominique Jaulmes (hématologie St Antoine Paris) Support transfusionnel et cancer Le support transfusionnel fait partie intégrante du traitement

Plus en détail

La tanespimycine (17-AAG), un inhibiteur de. la maladie du greffon contre l hôte

La tanespimycine (17-AAG), un inhibiteur de. la maladie du greffon contre l hôte La tanespimycine (17-AAG), un inhibiteur de HSP90, protège la niche intestinale et inhibe la maladie du greffon contre l hôte Evelyne KOHLI UMR INSERM U866 Equipe Carmen Garrido «HSP-Pathies» HSP90 L allogreffe

Plus en détail

L aplasie médullaire idiopathique

L aplasie médullaire idiopathique L aplasie médullaire idiopathique La maladie Le diagnostic Les aspects génétiques Le traitement, la prise en charge, la prévention Vivre avec En savoir plus Madame, Monsieur, Cette fiche est destinée à

Plus en détail

Sang, plasma, plaquettes...

Sang, plasma, plaquettes... Sang, plasma, plaquettes... Le don de sang, un geste incontournable En donnant votre sang, vous aidez par exemple une femme qui a perdu beaucoup de sang lors de son accouchement à reprendre des forces,

Plus en détail

LES PRODUITS SANGUINS LABILES

LES PRODUITS SANGUINS LABILES LES PRODUITS SANGUINS LABILES Il existe d autres produits sanguins : les produits sanguins stables appelés aujourd hui médicaments dérivés du sang (MDS). Les 2 familles de produits sont des produits sanguins

Plus en détail

LE CANCER C EST QUOI? QUELLE EST LA DIFFÉRENCE ENTRE UN ORGANE NORMAL ET UN ORGANE ATTEINT PAR LE CANCER? Organe normal Organe précancéreux Cancer

LE CANCER C EST QUOI? QUELLE EST LA DIFFÉRENCE ENTRE UN ORGANE NORMAL ET UN ORGANE ATTEINT PAR LE CANCER? Organe normal Organe précancéreux Cancer LE CANCER C EST QUOI? Généralement, le cancer se présente sous la forme d une tumeur, d une masse, qui se développe dans un organe. Les tumeurs solides, qui représentent 90% de tous les cancers, se distinguent

Plus en détail

TOUJOURS P L U S D E R E C H E R C H E

TOUJOURS P L U S D E R E C H E R C H E é d i t o r i a l s o m m a i r e la l e t t r e3 TOUJOURS P L U S D E R E C H E R C H E POUR D E M E I L L E U R S T R A I T E M E N T S Télévie 2005... Par Arsène Burny PRÉSIDENT DE LA COMMISSION TÉLÉVIE

Plus en détail

IMMUNOLOGIE - EXERCICES TYPE II-2 OBLIGATOIRE

IMMUNOLOGIE - EXERCICES TYPE II-2 OBLIGATOIRE IMMUNOLOGIE - EXERCICES TYPE II-2 OBLIGATOIRE SUJET 1 La phase symptomatique du sida est caractérisée par un taux très faible de lymphocytes T cytotoxiques et de lymphocytes T4. Les patients qui rentrent

Plus en détail

RAPPORT PUBLIC D EVALUATION (juin 2004) CERTICAN comprimé 0.25, 0.5, 0.75, 1.0 mg ; comprimé dispersible, 0.25 et 0.1 mg

RAPPORT PUBLIC D EVALUATION (juin 2004) CERTICAN comprimé 0.25, 0.5, 0.75, 1.0 mg ; comprimé dispersible, 0.25 et 0.1 mg RAPPORT PUBLIC D EVALUATION (juin 2004) CERTICAN comprimé 0.25, 0.5, 0.75, 1.0 mg ; comprimé dispersible, 0.25 et 0.1 mg INTRODUCTION Le 15 avril 2004 une Autorisation de Mise sur le Marché a été octroyée

Plus en détail

AVIS DE LA COMMISSION. 7 mai 2003

AVIS DE LA COMMISSION. 7 mai 2003 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE REPUBLIQUE FRANÇAISE AVIS DE LA COMMISSION 7 mai 2003 NEULASTA 6 mg, solution injectable Boîte de 1 seringue de verre préremplie Laboratoires AMGEN S.A.S Liste I Prescription

Plus en détail

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86 LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : ÉTABLISSEMENT DE LIENS ENTRE LES PERSONNES CHEZ QUI UN DIAGNOSTIC D INFECTION À VIH A ÉTÉ POSÉ ET LES SERVICES DE SOINS ET DE TRAITEMENT

Plus en détail

l'institut Paoli-Calmettes (IPC) réunit à la Villa Méditerranée les 29 et 30 mai 2015

l'institut Paoli-Calmettes (IPC) réunit à la Villa Méditerranée les 29 et 30 mai 2015 ANNONCE PRESSE Un donneur pour chaque patient en attente d'une greffe de moelle osseuse, de la chimère à la réalité grâce à la révolution de la greffe haplo mismatch Marseille, le 26 mai 2015. L'Institut

Plus en détail

Myélome Lymphomes Leucémies Myélodysplasie

Myélome Lymphomes Leucémies Myélodysplasie Biologie: Sang Moelle osseuse Système lymphatique Traitements: Chimiothérapie Radiothérapie Chirurgie Immunothérapie Thérapie ciblée Greffe de la moelle osseuse Soins de support / soins palliatifs Myélome

Plus en détail

RESUME. Methodologie et Biostatistiques Sylvie Chevret, MD, and Vincent Lévy MD, DBIM, Hôpital St Louis, Paris

RESUME. Methodologie et Biostatistiques Sylvie Chevret, MD, and Vincent Lévy MD, DBIM, Hôpital St Louis, Paris Essai de phase II évaluant l efficacité et de la tolérance du Lenalidomide combine à l azacitidine chez les patients présentant un syndrome myélodysplasique de risque intermédiaire 2 ou élevé ou une leucémie

Plus en détail

Service de Biothérapies

Service de Biothérapies AP-HP Service de Biothérapies Pr. D. Klatzmann Service de Biothérapies Activités de l unité de thérapie cellulaire Dr. Hélène Trébéden-Negre Plan Définition de la thérapie cellulaire Les autogreffes de

Plus en détail

TYPAGE HLA CROSSMATCH ANTICORPS ANTI-HLA

TYPAGE HLA CROSSMATCH ANTICORPS ANTI-HLA 16/11/12 TYPAGE HLA CROSSMATCH ANTICORPS ANTI-HLA Chantal GAUTREAU LABORATOIRE HLA S E R V I C E D I M M U N O L O G I E E T D H I S T O C O M PAT I B I L I T É, A P - H P, HÔPITAL SAINT LOUIS, PARIS,

Plus en détail

Le myélome multiple. Pierre FAURIE Hématologie Centre Léon Bérard

Le myélome multiple. Pierre FAURIE Hématologie Centre Léon Bérard Le myélome multiple Pierre FAURIE Hématologie Centre Léon Bérard Historique 1 er cas rapporté à Londres en 1844 chez une femme, Sarah Newbury, âgée de 39 ans, présentant des fractures multiples et des

Plus en détail

HEPATITES VIRALES 22/09/09. Infectieux. Mme Daumas

HEPATITES VIRALES 22/09/09. Infectieux. Mme Daumas HEPATITES VIRALES 22/09/09 Mme Daumas Infectieux Introduction I. Hépatite aigu II. Hépatite chronique III. Les différents types d hépatites A. Hépatite A 1. Prévention de la transmission 2. Vaccination

Plus en détail

plan Transplantation d organe 2 types de donneurs 05/05/2015 1 Le don d organe 2 Prise en charge immunologique 3 Le rejet

plan Transplantation d organe 2 types de donneurs 05/05/2015 1 Le don d organe 2 Prise en charge immunologique 3 Le rejet plan Transplantation d organe 1 Le don d organe 2 Prise en charge immunologique 3 Le rejet 2 types de donneurs Activité de prélèvement en France Donneurs décédés:+++++ Donneurs vivants: Apparenté Non apparenté

Plus en détail

Greffe de cellules souches hématopoïétiques

Greffe de cellules souches hématopoïétiques Greffe de cellules souches hématopoïétiques LIVRET D INFORMATION ET D AIDE À LA DÉCISION À L USAGE DES PATIENTS ÉDITION 2013 Responsabilités Rédaction Dominique Davous, Espace éthique AP-HP, Cent pour

Plus en détail

Place des anticorps monoclonaux dans la prise

Place des anticorps monoclonaux dans la prise Place des anticorps monoclonaux dans la prise en charge des hémopathies malignes Bases fondamentales et mécanismes d action des anticorps monoclonaux Aliénor Xhaard Association des Internes en Hématologie

Plus en détail

Actualités sur la Sclérose en Plaques

Actualités sur la Sclérose en Plaques Journée Rhône-Alpine de la Sclérose en Plaques Lyon, le 26 septembre 2015 Actualités sur la Sclérose en Plaques Pr. Sandra VUKUSIC Service de Neurologie A et Fondation Eugène Devic EDMUS sur la Sclérose

Plus en détail