Intelligence artificielle : les clefs d une révolution

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1 Gestion de Fortune -Family Office Tél One Planet Summit Shutterstock Immobilier Les meublés touristiques dans le viseur des grandes villes // DOSSIER PATRIMOINE PP. 37 À 39 L ESSENTIEL DRAGHI TACLE TRUMP SUR LE PROTECTIONNISME Le président de la Banque centrale européenne a dénoncé jeudi les «décisions unilatérales» du président américain sur les droits de douane. // P. 6 ENTREPRISES & MARCHÉS LES RÉSULTATS DE CASINO DÉÇOIVENT LA BOURSE Le distributeur a tenu les objectifs qu il avait révisés à la baisse. Et s est encore endetté. Pourtant, en France, Monoprix, Franprix et les supermarchés performent. // P. 16 AVIATION D AFFAIRES : DASSAULT VISE LA REPRISE 2,4 milliards d euros de commandes en 2017 contre 1,4 milliard en Le groupe familial qui a livré 49 avions de luxe en // P. 18 LYON : LA VALLÉE DE LA CHIMIE SE RÉINVENTE Energies vertes, incubation de start-up, valorisation des délaissés fonciers, co-investissements : 30 industriels du secteur coopèrent intensément. // P. 27 FINANCE : LA CITY RÉVÈLE LES ÉCARTS DE SALAIRE Le Royaume-Uni contraint les entreprises à calculer et à publier les inégalités salariales entre hommes et femmes. La finance fait partie des pires élèves. // P. 32 CARNET // P. 36 Isabelle Kocher «Engie va accélérer les acquisitions» // LE GRAND ENTRETIEN P. 13 ET NOS INFORMATIONS P. 19 ISSN NUMÉRO SUR DOMINIQUE SEUX DANS «L ÉDITO ÉCO» À7H45 DU LUNDI AU VENDREDI 109eANNÉE 40 PAGES Antilles-Réunion 3,70. Guyane-St Martin 4,80. Belgique 5,80. Espagne 4. Grande-Bretagne 6. Grèce 3,70. Italie 4 Luxembourg 6,10. Maroc 28 DH. Suisse 10,40 FS. Tunisie 4,5 TND. Zone CFA CFA. LE QUOTIDIEN DE L'ÉCONOMIE // VENDREDI 9, SAMEDI 10 MARS 2018 // LESECHOS.FR Intelligence artificielle : les clefs d une révolution l Les outils d intelligence artificielle vont arriver en masse dans les entreprises. l Notre dossier spécial pour s y préparer. Il y a deux ans jour pour jour, le logiciel AlphaGo de Google DeepMind remportait son premier match face au champion de jeu de go, Lee Sedol, faisant découvrir au monde entier les progrès spectaculaires de l intelligence artificielle (IA). Aujourd hui, elle est en passe de conquérir le monde de l entreprise. Proposées par des géants du numérique comme IBM ou Google, mais aussi par des start-up, les applications opérationnelles de l IA se multiplient et touchent désormais tous les secteurs d activité. L IA apparaît comme la nouvelle phase de la révolution numérique, celle qui permettra de tirer parti des immenses masses de données générées par nos outils connectés. Mais cette promesse suscite aussi des interrogations sur la place laissée à l humain et sur la nécessité d adapter le travail à un monde où les machines sont désormais capables d apprendre. // NOTRE SUPPLÉMENT Le stand Peugeot au Salon de Genève. Le résultat net du constructeur français a bondi de 11,5% en Photo Fabrice Coffrini/AFP Les tarifs douaniers imposés par Donald Trump en vigueur dans 15 jours COMMERCE Le président des Etats- Unis a signé jeudi soir les déclarations imposant des droits de douane sur les importations américaines d aluminium et d acier. Ces mesures doivent entrer en vigueur dans quinze jours. Donald Trump a toutefois affirmé que les Etats- Unis restaient ouverts à leur modification ou à leur retrait pays par pays. La nature des relations militaires sera l un des critères de décision de la Maison- Blanche. Autre annonce faite lors de ce discours attendu par tous les partenaires des Etats-Unis : le Canada et le Mexique seront dans un premier temps exemptés. La situation de ces pays dépendra de la renégociation en cours de l Accord de libre-échange nord-américain (Alena), dont Trump réclame une «modernisation» sous peine d en retirer les Etats-Unis. La guerre commerciale est donc déclarée, malgré les appels de plusieurs grandes nations, dont la Chine, à renoncer. Des plaintes devant l OMC sont probables. // PAGE 8 Et si l on réalisait l unité entre la France et l Allemagne? La chronique d Eric Le Boucher Les divisions européennes sont devenues telles que la seule façon de les surmonter est de réaliser une vraie unité germano-française, écrit Eric Le Boucher. Il faut oser aller jusqu à une fusion entre les deux pays qui permettrait d affirmer crânement la volonté d avancer très loin dans l intégration européenne pour écraser le scepticisme et l immobilisme. Une fois réunis, les deux Etats pourraient encourager des initiatives de toutes les sortes par des règles fiscales et sociales harmonisées à très bref horizon. Une vraie relance de l Europe est à ce prix. // PAGE 10 Les Echos WEEK-END VOTRE MAGAZINE TOUS LES VENDREDIS l BUSINESS STORY L INDE DANS LE REGARD DE MODI l CULTURE UN HUSSARD AU COLLÈGE DE FRANCE l STYLE LA FACE CACHÉE DES DÉFILÉS DE MODE l... ET MOI J HÉBERGE DES RÉFUGIÉS Les stars du CAC 40 affichent leur confiance pour 2018 MARCHÉS Les profits du CAC 40 approchent les 92 milliards (+21 %). Signe de confiance, les dividendes augmentent. Le record de 2007 n est pas tombé (96 milliards d euros), mais avec 91,93 milliards de bénéfice en 2017, les entreprises du CAC 40 ont tout de même réalisé leur meilleur exercice depuis dix ans. Ils ont bondi de plus de 21 %. Plusieurs ont d ailleurs annoncé des résultats record en 2017 dans l automobile et le luxe notamment. Sanofi arrive en tête avec 8,4 milliards de profit, devant BNP Paribas (7,7 milliards) et Total (7,6 milliards). Les grandes entreprises françaises ont bénéficié de la croissance mondiale, dans un contexte de taux bas. Au total, six sociétés du CAC 40 dépassent la barre des 5 milliards de bénéfice. Le CAC 40 affiche aussi sa confiance pour 2018, malgré les incertitudes liées à la hausse de l euro ou au prix des matières premières. Symbole de cette sérénité, 34 sociétés ont annoncé leur intention d augmenter leurs dividendes cette année. // PAGES ET L ÉDITORIAL DE GUILLAUME MAUJEAN PAGE 9 La mission Senard-Notat propose d enrichir l objet social de l entreprise Son rapport est rendu ce vendredi au ministre de l Economie. Il suggère de modifier le Code civil. ENTREPRISES Pour sortir de la seule prise en compte de l intérêt des actionnaires, le rapport de Jean-Dominique Senard et Nicole Notat propose d enrichir les articles 1833 et 1835 du Code civil, qui définissent l objet social de l entreprise. L impact social et environnemental de l activité de l entreprise serait intégré au Code. L entreprise pourrait aussi, si elle le souhaite, se donner une raison d être spécifique, tout en restant dans une logique lucrative. Le rapport s est aussi penché sur la présence de représentants des salariés au sein des conseils d administration en suggérant d augmenter leur nombre à trois au-delà de treize administrateurs. // PAGE 4 ET L ÉDITORIAL D ÉTIENNE LEFEBVRE PAGE 9 Hamilton/RÉA

2 02 // Vendredi 9, samedi 10 mars 2018 Les Echos FRANCE Marine Le Pen, la rescapée Un congrès pour relancer le FN après l échec de mai 2017 l Le parti d extrême-droite tient ce week-end son 16 e congrès à Lille. l Il va changer de nom dans l espoir de pouvoir passer des alliances. Dessins Fabien Clairefond pour «Les Echos» Très abîmée par la présidentielle, la patronne du FN espère surfer sur la vague populiste qui déferle sur l Europe. Et jure qu il ne faut pas l «enterrer». LE FAIT DU JOUR POLITIQUE Stéphane Dupont Beaucoup ne s en seraient pas relevés, auraient passé la main ou auraient, au moins, pris du recul. Pas elle. Malgré un débat désastreux dans l entredeux-tours de la présidentielle et des désillusions en cascade, Marine Le Pen est toujours là. Incontournable, insubmersible, fidèle au poste. La présidente du Front national a bien connu un petit coup de mou durant quelques mois, allant même jusqu à faire part publiquement de ses doutes. Comment aurait-il pu en être autrement d ailleurs? Son image auprès des Français a été sérieusement écornée par son duel télévisé totalement loupé face à Emmanuel Macron. Le divorce avec son ancien bras droit, Florian Philippot, parti monter une écurie concurrente, et le retrait de sa nièce, Marion Maréchal-Le Pen, ont affaibli la formation d extrême droite. L alliance avec Nicolas Dupont-Aignan a tourné court. Et Jean-Marie Le Pen ne manque jamais une occasion de glisser une vacherie sur sa fille. Mais la députée du Pasde-Calais semble remontée sur son cheval, alors que s ouvre ce samedi le congrès du FN à Lille. Moins fringante peut-être, mais toujours aussi convaincue d avoir un destin politique. «Il ne faut pas nous enterrer», prévient-elle dans «Le Figaro». Non sans quelques arguments. Loin de faiblir, la vague populiste et xénophobe continue de déferler dans les urnes en Europe. Les thématiques anti-bruxelles et anti-immigration que porte le FN depuis des décennies ont le vent en poupe comme jamais. Même si les champions du Brexit et les vainqueurs des élections italiennes ne savent pas trop quoi faire de leur victoire. Marine Le Pen, qui a fait des ouvriers et des employés son principal vivier électoral au fil des scrutins, apparaît aussi aujourd hui plus légitime que le nouveau patron des Républicains, Laurent Wauquiez, dans la défense des perdants de la mondialisation, des habitants des zones périurbaines oubliées, du monde rural. Bref en porte-étendard de cette «France d en bas» qui a largement tourné le dos à la gauche, notamment social-démocrate, et qui ne se retrouve pas dans la politique d Emmanuel Macron. Au risque de s enfermer dans ce rôle trop étroit pour espérer un jour franchir la porte de l Elysée. POLITIQUE Guillaume de C est la première fois depuis la dernière élection présidentielle que les projecteurs seront braqués sur le Front national. Ce week-end, le parti fondé en 1972 par Jean-Marie Le Pen tient son 16 e congrès national à Lille. Le résultat de l élection du nouveau comité central, composé d une centaine de membres sera annoncé ainsi que celui de l élection de la future présidente. Le suspense est totalement absent, puisque Marine Le Pen est la seule candidate à sa succession et que, avec le départ de Florian Philippot du FN et le retrait de la vie politique de Marion Maréchal-Le Pen l an dernier, il n y a plus réellement de courants et donc plus d enjeu. Les suffrages qui se seront portés sur les 400 candidats à un siège au comité central, qui a d ailleurs peu de pouvoirs, n auront d intérêt qu en interne. Dans les faits, donc, «ce congrès est une bonne base de remobilisation de nos adhérents et de nos électeurs», estime Jérôme Rivière, ancien député UMP et actuel membre du bureau politique du FN, même si la véritable dépression qui a touché tout le parti après l échec de la présidentielle n est pas terminée. «Avoir des alliés, pas des ralliés» La seule annonce d importance attendue est le changement de nom du parti, que doit dévoiler Marine Le Pen lors de son discours dimanche en milieu d après-midi. Les militants seront appelés à se prononcer sur le nom dans les prochaines semaines. «Rassemblement national» ou autre, on ne sait pas encore mais la finaliste de la présidentielle l a expliqué au «Figaro» jeudi : le nouveau nom «doit correspondre à un changement de nature du mouvement». Il s agit de «transformer définitivement aux yeux des Français ce parti d opposition en parti de gouvernement», a-t-elle insisté. C est évidemment là que les difficultés commencent car cela suppose que le parti change de culture. «Nous devons être capables de faire des compromis, d avoir des alliés et pas seulement des ralliés», plaide Philippe Olivier, proche conseiller de Marine Le Pen. Pour l instant, cela patine puisque, à part Nicolas Dupont-Aignan l an dernier au second tour de la présidentielle, personne d autre n a sauté le pas. Mais les dirigeants du FN veulent le croire : l histoire bouge dans leur sens. Le scrutin allemand de l automne dernier avec les difficultés de Merkel et la percée des nationalistes de l AfD, l élection de Sebastian Kurz en Autriche avec l aide de l extrême-droite, les grandes difficultés de la social-démocratie sur le Vieux Continent, les décisions protectionnistes de Trump puis, cerise sur le gâteau, le triomphe des populistes italiens le week-end dernier, ont mis un peu de baume au cœur des cadres. «Notre homologue italien est arrivé devant le Laurent Wauquiez local», se félicite Jean Messiha, membre du bureau politi- Il s agit de «transformer définitivement aux yeux des Français ce parti d opposition en parti de gouvernement». MARINE LE PEN Dans «Le Figaro» que du FN, faisant allusion au score de Matteo Salvini qui a dépassé celui de la formation de Silvio Berlusconi. «Il y a une forte demande de protection et de souveraineté. La poussée de notre famille politique en Europe est claire», se réjouit un autre cadre. Cap sur les européennes Les difficultés de Laurent Wauquiez à unir sa famille politique ont aussi redonné de l espoir au FN. «Les élections européennes vont achever la recomposition de la vie politique française et européenne, avec à la clef une possible prise de pouvoir au Parlement des forces eurosceptiques», prédit Philippe Olivier. Pour lui, «Laurent Wauquiez sera dans une situation intenable aux européennes». S il opte pour une tête de liste europhile, LR ne sera pas tellement différent d En marche. S il choisit un europhobe pour mener la campagne, alors son discours se rapprochera de celui du FN, veulent croire les cadres du FN, pour qui Laurent Wauquiez, pris entre deux feux, ne pourra que s effondrer. «Nous allons tenter de siphonner LR», résume un cadre. Plus facile à dire qu à faire. Mais en attendant, le FN a retrouvé une feuille de route. n en bref Le Drian quitte le Parti socialiste POLITIQUE Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a annoncé jeudi qu il quittait le Parti socialiste, à quelques jours de l élection de son nouveau dirigeant les 15 et 29 mars. «Le responsable du PS aujourd hui, M. Rachid Temal, a déclaré il y a peu de temps aucun ministre ne pourra voter et il n y a aucun socialiste au gouvernement, donc j en prends acte», a déclaré l ancien ministre de la Défense de François Hollande, disant se retirer «avec beaucoup d émotion» d un parti dont il est membre depuis quarante-quatre ans. Il a toutefois précisé qu il ne rejoignait pas La République En marche. Constitution : Larcher appelle l exécutif à un «déclic de confiance» POLITIQUE Le président du Sénat, Gérard Larcher (LR), a jugé jeudi qu on pouvait «aboutir à un accord» sur la réforme des institutions s il y a «un vrai déclic de confiance» avec l exécutif, «ne sentant pas le président de la République fermé». «On attend leur texte, on a le temps», a-t-il dit, taclant en revanche la décision du gouvernement d utiliser, mercredi, une procédure de «vote bloqué» pour empêcher l adoption d une proposition de loi visant à revaloriser des pensions de retraite agricoles. Gérard Larcher est notamment opposé à une limitation du cumul dans le temps des mandats des parlementaires. RETROUVEZ DANIEL FORTIN RÉDACTEUR EN CHEF DE LA RÉDACTION DES ECHOS DANS LE JOURNAL DE 8H D EUROPE MATIN PRÉSENTÉ PAR PATRICK COHEN #E1Matin La présidente du FN, Marine Le Pen, lors de sa visite au Salon de l agriculture le 28 février dernier à Paris. Dimanche, elle devrait dévoiler à Lille le nouveau nom du parti frontiste. Photo Gérard Julien/AFP Les trois handicaps du FN L image de Marine Le Pen a beaucoup souffert de la dernière élection présidentielle. Le manque de crédibilité en économie et la difficulté du parti à s ouvrir aux alliances sont aussi de sérieux freins. Rebondir, moderniser le parti, l ouvrir et en faire une formation de gouvernement. Les objectifs que se sont donnés les dirigeants du FN sont clairs. Il n en reste pas moins trois obstacles majeurs à cette marche en avant : UNE IMAGE ÉCORNÉE D abord, comme l ont montré plusieurs récents sondages, l image de Marine Le Pen a sérieusement été écornée lors de l élection présidentielle. Sa prestation ratée lors du débat de l entre-deux-tours a marqué les esprits. Certes, au FN, on a sonné la fin de la «repentance» sur ce sujet, mais ce fiasco demeure dans les mémoires. Si la présidente du FN garde un socle solide d élec- teurs, les personnes sondées cette semaine par l institut Kantar sont moins nombreuses que l an passé à considérer Marine Le Pen comme étant «capable de prendre des décisions» et comme «comprenant les problèmes quotidiens des Français». Sans compter que les idées du FN ne sont plus partagées que par 24 % des Français, une baisse de 9 points sur un an. Le niveau d adhésion aux thèses du parti d extrême-droite revient ainsi à celui d avant 2012, c est-à-dire peu ou prou au moment où Marine Le Pen en a pris la tête. LE MANQUE DE CRÉDIBILITÉ ÉCONOMIQUE La campagne présidentielle de 2017 a aussi mis en évidence les difficultés du parti à penser l économie, à proposer des solutions crédibles aux problèmes actuels. C est d ailleurs une des explications de l échec de Marine Le Pen face à Emmanuel Macron. Les dirigeants du FN ont beau pester contre la marchandisation du monde et «l économisme», ce travers des sociétés occidentales contemporaines à voir tous les problèmes par le prisme de l économie, il n empêche, l économie est au cœur des préoccupations quotidiennes des Français. Or, le schéma pour sortir de l euro n est toujours pas clair. Le parti dit vouloir que le pays retrouve sa souveraineté monétaire en dernier, c est-à-dire après la reconstruction des frontières et le retour des prérogatives aujourd hui détenues par Bruxelles. Mais, de facto, une arrivée de Marine Le Pen à l Elysée signifierait automatiquement la fin de la monnaie unique. Suivraient alors des semaines chaotiques en Europe et pas seulement sur les marchés financiers. Et les autres propositions du parti contre les hausses d impôts et les baisses de prestations sociales, ne sont jamais financées, alimentant par là même les accusations d amateurisme. LA DIFFICULTÉ À PASSER DES ALLIANCES Enfin, il y a le problème des alliances. «Tous les historiques du Front national se sont rendu compte lors du second tour de l élection présidentielle que leurs idées n arriveraient pas au pouvoir sans alliance», pointe Jérôme Rivière, membre du bureau politique et ancien député UMP. ««Nous avons intégré le fait qu il fallait travailler avec d autres. Le logiciel a changé», jure-t-il. Mais dans les faits, depuis mai 2017 et l annonce de la refondation du parti, on ne voit pas très bien ce qui a changé au FN et ce qui ferait venir des élus LR ou autres. Il n y a d ailleurs pas de courants internes. On voit mal comment d autres opinions politiques pourraient trouver un accord avec un parti dont la pensée est aujourd hui monolithique. G. C. a A lire aussi l interview de Jean-Yves Camus, politologue spécialiste de l extrême droite sur lesechos.fr

3 Les Echos Vendredi 9, samedi 10 mars 2018 FRANCE // 03 INTERVIEW // JOËL GIRAUD Rapporteur général du budget à l Assemblée nationale «On peut redistribuer une part de cette bonne fortune fiscale» l L élu des Hautes-Alpes plaide pour qu une partie de la «cagnotte fiscale» soit allouée à des mesures d urgence. l Un effort en direction des territoires ruraux fragilisés ou des Ehpad est notamment suggéré. Propos recueillis par Renaud et Ingrid L Insee a revu la croissance de 2017 en hausse, à 2 %. Le déficit public sera-t-il meilleur que prévu? Oui, nous nous acheminons plutôt vers un déficit proche de 2,7 % ou 2,8 %, inférieur à l objectif du gouvernement de 2,9 %. De la même façon, les choses se présentent bien pour Clairement, nous devrions sortir de la procédure de déficit excessif de la Commission européenne. A l aune des bonnes nouvelles budgétaires, peut-on parler de «cagnotte»? La réponse est oui, même si je préfère parler de «bonne fortune». Je sais bien que le ministre Gérald Darmanin veut donner la priorité au désendettement. Pour ma part, je crois que nous pouvons redistribuer une partie de cette «bonne fortune», quoique limitée, car il faut rester crédible sur la scène européenne. Disons que nous pourrions consacrer 80 % au désendettement et 20 % à des mesures d urgence. Lesquelles? La situation des Ehpad (maisons de retraite) nécessite que l on s y penche. Je pense aussi aux territoires fragilisés par la désindustrialisation. Si vous prenez l exemple de la Vallée de l Arve, toutes les communes ne parviennent pas à se reconvertir dans le tourisme pour compenser la chute du décolletage. A Cluses, quand le Front national fait un score à 40 % aux municipales, c est quand même symptomatique d une souffrance. Ces anciens bassins industriels ont été pénalisés par une ponction dans le budget 2018 sur la DCRTP, la dotation de compensation de la réforme de la taxe professionnelle. Il faudrait rééquilibrer les choses. Considérez-vous que le gouvernement n a pas assez porté d attention aux territoires ruraux? En tout cas, cet intérêt n a pas encore été vraiment entendu. Nous devons mettre des moyens pour ces régions qui se délitent. En particulier, ces territoires en déshérence industrielle comme on en voit à Vierzon ou Commentry, qui ne peuvent pas rebondir sans aide. Faut-il un coup de pouce supplémentaire à certains minima sociaux? Nous devons d abord avoir une visibilité de long terme sur toutes les Une «cagnotte» qui divise la majorité parlementaire Le plaidoyer de Joël Giraud pour une redistribution partielle de la «cagnotte fiscale» va à rebours du message de Bercy et de certains piliers de la majorité. Renaud L imagination au pouvoir? Au sein de la majorité En marche, quelques députés semblent tentés de fêter à leur manière les cinquante ans de Mai 68, en s appropriant ce slogan sur les questions budgétaires. Ils sont ainsi plusieurs à l Assemblée à imaginer des façons de redistribuer la «cagnotte fiscale» engrangée par les pouvoirs publics grâce à l accélération de la croissance. Brigitte Bourguignon, la présidente de la Commission des affaires sociales, avait donné le coup d envoi en janvier en réclamant un coup de pouce à la prime d activité et la relance des heures supplémentaires défiscalisées. Désormais, c est Joël Giraud, autre figure de l «aile gauche» de LREM, qui réclame de «redistribuer une partie de cette bonne fortune fiscale». A ces voix, s ajoute celle de l élu de la Vienne, Sacha Houlié, qui demande le retour du dispositif fiscal de la demi-part des veuves. Ce débat promet de ne pas s éteindre dans les prochaines semaines, alors que les bonnes nouvelles économiques s accumulent. Fin février, l Insee a révisé à la hausse le chiffre de la croissance pour 2017, à 2 % quand le gouvernement tablait sur 1,7 %. Cela a eu des effets sur les rentrées fiscales enregistrées par les pouvoirs publics en 2017, supérieures de 4,3 milliards à ce qui était attendu encore à l automne dernier. La dynamique devrait se prolonger cette année : reprenant le consensus des économistes, l Unedic table sur une croissance de 2 % alors que les prévisions du gouvernement datant de septembre dernier sont toujours basées sur un taux de 1,7 %. Malgré ces bons chiffres, Bercy refuse de relâcher les cordons de la bourse. «Il n y a pas de cagnotte dans un pays qui perd euros par seconde», assurait début février Gérald Darmanin, le ministre de l Action et des Comptes publics. La lettre de cadrage pour le budget 2019 envoyée il y a quelques semaines par Matignon faisait, elle aussi, passer le message d un contrôle strict des dépenses. Le credo est repris par les gardiens de la macronie à l Assemblée. Stanislas Guerini, le député de Paris, juge «très paradoxal de parler de cagnotte fiscale alors que nous ne sommes pas encore durablement sortis de notre situation difficile en matière de déficits et qu une remontée des taux d intérêt pourrait être très violente pour nos finances publiques». Ce marcheur de la première heure réfute l idée qu il faudrait profiter de la croissance pour de nouvelles mesures en faveur du pouvoir d achat. «Il faut que nous tenions bon sur notre ligne, d autant «Nous devons avoir une visibilité de long terme sur toutes les mesures fiscales, avant de toucher une nouvelle fois aux minima sociaux.» mesures fiscales, avant de toucher une nouvelle fois aux minima sociaux. Il nous manque encore un tableau clair de l impact pour chaque catégorie de Français des mesures votées (fin de la taxe d habitation, hausse de la CSG, baisse des cotisations salariales). Je plaide donc pour un tableau concret avec des cas très précis. Cela permettrait d identifier d éventuels angles morts pour des Français qui perdent avec nos réformes, alors que ce n était pas prévu. Ensuite, il sera bien temps de voir si un effort sur les minima sociaux est nécessaire. Il y a donc eu un problème dans la façon de présenter ces réformes fiscales? Il y a clairement eu un problème de présentation, de communication et de pédagogie. A cela s ajoute le fait que les Français ne croient plus aux promesses de gain de pouvoir que notre politique fiscale va monter progressivement en puissance cette année», explique-t-il. La coordinatrice du groupe LREM à la Commission des finances de l Assemblée, Amélie de Montchalin, préfère pour le moment temporiser alors que le terrain est potentiellement miné pour la majorité. «Ayons le débat calmement», explique-t-elle, même si l idée de redistribuer une possible «cagnotte» ne semble guère avoir ses faveurs. n Joël Giraud est un pilier de LREM à la Commission des finances de l Assemblée nationale. Photo DR d achat. Or la suppression de la taxe d habitation ne fera sentir ses effets que progressivement. En réponse à ces critiques, ne faudrait-il pas avancer la deuxième baisse des cotisations salariales prévues à l automne? Il faudrait que j aie des éléments concrets sous le nez, en matière de marges de manœuvre budgétaire, pour vous dire si c est une piste ou non. Mais je n ai pas d hostilité sur ce principe. Ne craignez-vous pas de diviser la majorité, en plaidant pour de nouvelles dépenses? Absolument pas, nous allons discuter de tout cela calmement. Ce ne sont pas des sujets inconnus que l on découvre, ils ont déjà été abordés plusieurs fois en commission des finances. En desserrant l étau, ne risque-t-on pas d ouvrir la boîte de Pandore? On peut très bien maîtriser la dépense, en sériant un nombre de «Il n y a pas de cagnotte dans un pays qui perd euros par seconde.» GÉRALD DARMANIN Ministre de l Action et des Comptes publics sujets limités, et véritablement problématiques, comme la ruralité ou le social. J émets tout de même une condition, c est que nous tenions l objectif de maîtrise des dépenses des collectivités locales. La Cour des comptes a des inquiétudes sur les contrats que l Etat veut signer avec les 300 plus grandes collectivités Nous ne pouvons pas ignorer cette alerte. Je connais les collectivités locales et la propension de certaines à dépenser. Quand je vois la dépense publique à Marseille, je suis un peu sidéré. Est-ce bien nécessaire d avoir 600 voitures individuelles avec pneus neige dans le Sud? Ce qui me fait douter aussi, c est que la rédaction des contrats est entre les mains de la Direction générale des collectivités locales (DGCL). Ce n est pas dans sa culture de faire des choses simples et pragmatiques. Isabelle C est une promesse qu il a faite à ses électeurs lors de sa campagne des législatives et ce n est pas un hasard si elle est brandie en ce début d année, au moment où les Français expriment leur déception dans les sondages sur le pouvoir d achat. S il prend bien soin de préciser qu il ne s agissait pas, en revanche, d un engagement présidentiel, Sacha Houlié, député LREM de la Vienne, ex-vice-président de l Assemblée nationale et cofondateur des Jeunes avec Macron, propose de rétablir la demi-part fiscale des veuves, supprimée lors du quinquennat de Nicolas Sarkozy en «C est à la fois une mesure de justice fiscale et, donc, de justice sociale, et une mesure qui mettrait fin à la double peine de la perte d un proche en même temps qu une sanction financière», défend le jeune élu. Et de préciser aussitôt qu il imagine le dispositif sous condition de ressources, avec un plafond de revenus de euros mensuels comprenant à la fois la pension initiale et celle de réversion. Quand la suppression de la demi-part fiscale a été évaluée en 2008 à 1,7 milliard, Sacha Houlié estime, lui, «à gros traits», que la mesure qu il propose, concernant des personnes «qui contribuent peu En février, la Cour des comptes a critiqué le gouvernement en matière de contrôle des dépenses. Jugez-vous que l effort a été insuffisant? C est vrai que nous pouvons faire plus. Il y a un problème culturel, mais également des difficultés très concrètes pour mesurer et analyser concrètement les efforts en matière de maîtrise des dépenses. L objectif de 80 milliards d euros d économies sur le quinquennat vous paraît-il encore réaliste? Cet objectif me semble possible. Mais compte tenu des difficultés que nous avons à réellement mesurer le contrôle des dépenses et à avoir des données fiables, j ai des doutes sur la façon d y arriver autrement que par la méthode du rabot. Le comité CAP 2022 a pourtant été missionné pour éviter ce rabot indifférencié J espère que ce comité va faire des choses intelligentes. Il devra faire avec les difficultés inhérentes à l administration française pour obtenir des chiffres sur l affectation des dépenses. n La demi-part des veuves refait surface Le député LREM de la Vienne, Sacha Houlié, plaide pour le retour de la demi-part fiscale des veuves, supprimée par Nicolas Sarkozy en Une mesure de «justice fiscale», selon lui. à l impôt sur le revenu», coûterait de 200 à 300 millions d euros. Sérieux budgétaire opposé Le retour de la demi-part fiscale, il l a défendue aux côtés de la secrétaire d Etat à l Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, lors de l étape poitevine, début mars, du Tour de France de l égalité entre les femmes et les hommes, et il milite pour qu elle soit reprise dans les travaux du haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye. Il a surtout transmis une note mercredi, à l issue des questions d actualité au gouvernement, au ministre de l Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, ainsi qu à Marlène Schiappa. Et mise sur le projet de loi de finances pour 2019 à l automne. A Matignon, à chaque nouvelle dépense demandée, on oppose le sérieux budgétaire : «L équilibre budgétaire, ce n est pas qu une histoire d argentier, mais d engagement de la France. C est une erreur de croire qu ouvrir son carnet de chèque sans avoir l argent en banque est de la justice sociale. La justice sociale, nous l aurons en tenant nos engagements.» n «C est une mesure qui mettrait fin à la double peine de la perte d un proche et d une sanction financière.» SACHA HOULIÉ Député LREM

4 04 // FRANCE Vendredi 9, samedi 10 mars 2018 Les Echos Objet social de l entreprise : ce que proposent Notat et Senard l La mission remet ses conclusions ce vendredi à Bruno Le Maire. l Elle préconise que les entreprises prennent en compte «les enjeux sociaux et environnementaux» de leur activité. CODE CIVIL Après huit semaines d auditions (plus de 200) menées tambour battant, la mission confiée à Nicole Notat, l ex-dirigeante de la CFDT, et à Jean-Dominique Senard, le patron de Michelin, touche à sa fin. Leur rapport est remis ce vendredi à Bercy au ministre de l Economie, Bruno Le Maire. Le cœur de leurs travaux a porté sur l évolution de l objet social de l entreprise. A ce titre, leur rapport préconise de réécrire les articles 1833 et 1835 du Code civil, qui définissent le rôle de l entreprise pour tenir compte de son environnement au sens large et pas seulement de l intérêt des actionnaires, tel que cela est rédigé aujourd hui. Les entreprises qui le souhaitent pourront se dire «entreprises à mission». La condition : avoir inscrit leur «raison d être» dans leurs statuts. Mais pas question que cette réécriture se traduise par une avalanche de contentieux : selon les nombreux juristes consultés par la mission Notat-Senard, la rédaction proposée ne fera qu entériner une jurisprudence qui existe déjà. Ce que suggèrent les auteurs du rapport a donc, selon eux, essentiellement une portée «symbolique» : il s agit de recréer de la confiance autour de l entreprise, dont l image s est dégradée, notamment auprès des générations qui entrent sur le marché du travail. Pour compléter l article 1833, selon lequel une société «est constituée dans l intérêt commun des associés», la mission Notat-Senard propose d ajouter : «La société doit être gérée dans son intérêt propre, en considérant les enjeux sociaux et environnementaux de son activité.» La notion d «intérêt propre» étant plus large que celle des seuls intérêts des actionnaires. La mission propose par ailleurs de compléter l article 1835 sur les statuts en ajoutant : «L objet social peut préciser la raison d être de l entreprise constituée.» Il s agit d une option laissée à la main du conseil d administration, qui pourra préciser des sujets sur lesquels l entreprise s engage : diversité, environnement, etc. Pas de nouveau statut juridique Mais, en aucun cas, la loi ne pourra définir cette «raison d être» à la place de l entreprise. C est l équivalent de la notion de «purpose» qui existe dans la «soft law» britannique et qui permet d inscrire la stratégie de l entreprise dans une optique de long terme et pas seulement de performances trimestrielles. Le rapport écarte l idée de créer dans le Code civil un nouveau statut juridique, à côté de celui de SA ou SARL. En revanche, les entreprises qui le souhaitent pourront se dire «entreprises à mission», à condition d avoir inscrit leur «raison d être» dans leurs statuts, de l avoir fait voter par les deux tiers des actionnaires, d être dotées d un «comité de parties prenantes» et de faire mesurer par un tiers le respect de leurs engagements. La mission Notat-Senard propose enfin de renforcer la présence des administrateurs salariés au sein des conseils d administration des entreprises de plus d e salariés, seuil qui pourra être abaissé à terme si les résultats ne sont pas satisfaisants. Le rapport propose la nomination d un administrateur salarié dans les conseils comportant 8 administrateurs non salariés, 2 dans les conseils de 8 à 12 membres non salariés et 3 dans les autres. N. B. Jean-Dominique Senard, le patron de Michelin, et Nicole Notat, l ex-dirigeante de la CFDT. Photo Shutterstock Bercy envisage de supprimer l obligation de certification des comptes pour certaines PME L Inspection générale des finances recommande de relever le seuil au-delà duquel une entreprise doit faire certifier ses comptes. Ingrid C est une réunion sous tension qui devrait se tenir ce vendredi à Bercy. Le ministre de l Economie et des Finances, Bruno Le Maire, s apprête à recevoir le président de la Compagnie nationale des commissaires aux comptes, Jean Bouquot. Tous deux doivent évoquer une mesure de simplification envisagée dans la future loi Pacte, consistant à supprimer la présence d un commissaire aux comptes dans les plus petites entreprises. Cette perspective hérisse la profession, qui pourrait perdre jusqu à 25 % de son chiffre d affaires, comme l indique un rapport de l Inspection des finances (IGF) que «Les Echos» ont pu consulter. A l heure actuelle, le seuil audelà duquel une société doit faire auditer ses comptes est très inférieur en France à ce que préconise la directive européenne. Il s élève à 3,1 millions d euros de chiffre d affaires pour les SARL et à 2 millions pour les SAS, alors que la directive européenne fixe un seuil minimal à 8 millions d euros. Par souci de simplification, Bruno Le Maire a demandé à l IGF d examiner le coût et le bénéfice d une telle obligation, dans la recherche «du juste équilibre entre la fiabilisation des comptes et l allégement des charges pesant sur les petites entreprises». Rendus début mars, ses travaux relèvent que l audit légal coûte en moyenne euros à une PME. Le rapport relativise le risque d une hausse des fraudes et malversations, brandi par les professionnels. «L effet de la certification des comptes sur la qualité de ces derniers, mesuré au moyen du taux de redressements et du taux de contrôles fiscaux effectués sans redressement, est non significatif pour les petites entreprises situées au voisinage des seuils de l audit légal», constatent les auteurs, qui se basent sur la comparaison d un échantillon d entreprises situées légèrement au-dessus du seuil et légèrement en dessous. Selon eux, le taux de défaillance des petites entreprises ayant certifié leurs comptes ne diffère pas de celles dont les comptes n ont pas été audités. Faible risque de fraude Il n y aurait pas non plus d incidence sur la cotation Banque de France pour l accès au financement. Quant au risque de fraude, le rapport le nuance par le fait que seuls 2 % des comptes de petites entreprises font l objet de réserves. Pour toutes ces raisons, l IGF recommande de relever le seuil de l obligation légale au niveau européen. L impact pourrait être lourd pour les commissaires aux comptes, sachant que les mandats dans les petites sociétés représentent 620 millions d euros de chiffre d affaires, sur un total de 2,5 milliards pour la profession. L IGF considère cette perte comme un «majorant», sachant que beaucoup de cabinets pratiquent à la fois des missions d audit des comptes et de conseil. Ainsi, l intervention en tant qu expertcomptable pourrait prendre le relais. «Une partie des entreprises qui ne seront plus soumises à l obligation de faire certifier leurs comptes, continueront à le faire sur une base volontaire», juge aussi ce rapport. L IGF estime enfin que la réforme pourrait s opérer sur six ans, afin de lisser les effets. n Ménage en vue dans les seuils fiscaux et sociaux Élise Vigier Marcial Di Fonzo Bo Mcomme Méliès mars 2018 théâtre, cinéma, pour la jeunesse 1 place du Trocadéro, Paris Photo:TristanJeanne-Valès Dans la loi Pacte, le seuil de 20 salariés devrait être relevé à 50. Les obligations liées au franchissement du seuil à 11 salariés seraient gelées pendant cinq ans. Bercy a décidé de faire le ménage dans les seuils fiscaux et sociaux, que les chefs d entreprise présentent souvent comme un frein au développement de leurs sociétés. Ces assouplissements doivent figurer dans la future loi Pacte, à laquelle le gouvernement met la dernière main avant l envoi du texte au Conseil d Etat la semaine prochaine. Premier grand changement, le seuil de 20 salariés serait supprimé. Avec une conséquence de taille : la participation à l effort de construction, via Action Logement (cotisation de 0,45 % sur la masse salariale) et le Fonds national d aide au logement (FNAL) (0,5 %), ne serait plus due que par les entreprises à partir de 50 salariés. Cela peut paraître paradoxal mais cela ne fait pas les affaires d une partie du patronat, notamment dans le bâtiment. Action Logement, plus connu précédemment sous le nom du 1 % logement, est en effet cogéré par les organisations patronales et syndicales. La convention d objectif quinquennal vient d être signée. Avec un tel rehaussement du seuil, c est un trou de 270 millions d euros dans le budget du 1 % logement qui s annonce. L Etat a prévu de les compenser, «mais je n y crois pas une seconde», relate un responsable patronal, qui craint aussi que ce relèvement du seuil ne vienne dissuader encore le passage de 49 à 50 salariés, qui est déjà un cap difficile à franchir pour nombre d employeurs. La suppression de la cotisation au FNAL constituera, quant à elle, une perte de recettes pour la branche famille de la Sécurité sociale. En passant le seuil de 270 MILLIONS D EUROS Le trou possible dans le budget de l ancien 1 % logement si la suppression du seuil de 20 salariés avait lieu. 20 salariés, les entreprises doivent aussi respecter la règle d emploi de personnes handicapées à hauteur de 6 % de leur effectif. Supprimer ce seuil revient soit à réserver cette obligation aux entreprises de plus de 50 salariés, soit à l imposer à toutes, ce que souhaite le secrétariat d Etat chargé des Personnes handicapées mais que redoute la CPME, qui a déjà envoyé un communiqué de presse à ce sujet : «Qu importe le fait qu il soit un peu compliqué de parvenir à 6 % de 3 salariés les TPE paieront!», a réagi l organisation. Baisse du forfait social Ce n est pas tout. Bercy souhaite aussi adoucir le passage de 10 à 11 salariés en gelant pendant cinq ans le paiement des taxes qui y sont liées, notamment le versement transport, mais aussi les cotisations patronales de prévoyance et celles liées à la formation professionnelle. La majorité précédente avait prévu un gel de trois ans, qui se termine en Enfin, le gouvernement a l intention de baisser sensiblement le forfait social pour les PME afin de développer l intéressement et la participation. Bercy plaidait pour une baisse très forte pour les PME de moins de 50 salariés. Le taux pourrait être ramené à 8 % (au lieu de 20 % pour les autres entreprises), soit le niveau actuellement consenti aux entreprises de moins de 50 salariés, qui signe un premier accord pendant les six premières années. La limite des six ans serait supprimée. Les arbitrages d é finitifs devraient être rendus dans les prochaines heures, avant la réunion de samedi matin qui se tient à Matignon, en présence du Premier ministre et de l ensemble des ministres concernés par la loi Pacte. C est aussi à ce moment-là que devrait être connu le coût de ces mesures. Matignon a toujours été clair : les réformes de la loi Pacte doivent se faire à budget constant. Notamment en taillant dans les aides aux entreprises que le gouvernement entend rationaliser mais sans dire comment. ( Lire l éditorial d Etienne Lefebvre Page 9

5 Les Echos Vendredi 9, samedi 10 mars 2018 FRANCE//05 Egalité professionnelle : les syndicats satisfaits, mais vigilants sur l application PARITÉ Les syndicats veulent continuer à peser sur la traduction concrète des annonces faites mercredi par le gouvernement. Leïla de Promouvoir l égalité entre femmes et hommes dans les entreprises est «à la fois un devoir politique et moral», mais c est «aussi bon pour les entreprises». Au lendemain de la présentation par le gouvernement de son plan d action en la matière, le chef de l Etat a célébré, ce jeudi, la journée des droits des femmes, dans les locaux de Gecina, une société foncière installée à Paris, exemplaire en la matière. Le climat social est tendu, notamment avec les réformes annoncées de la SNCF et de la fonction publique. Raison de plus pour Emmanuel Macron de capitaliser sur un train de mesures populaires et qui a pour une fois été bien accueilli par les syndicats. Les confédérations qui avaient mis la pression sur le sujet peuvent de Emploi des handicapés : la réforme est lancée RÉFORME La secrétaire d Etat chargée des Personnes handicapées a démarré la concertation sur la réforme de l obligation d emploi des entreprises. Assurance-chômage, formation, égalité professionnelle : ces quinze derniers jours, trois réformes sociales majeures ont été l objet de toutes les attentions. Pendant ce temps, le gouvernement s attaquait à un autre chantier : celui de l obligation d emploi des personnes handicapées. Après deux rapports sévères, l un de la Cour des comptes et l autre des Inspections des affaires sociales et des finances, la secrétaire d Etat auprès du Premier ministre chargée des Personnes handicapées, Sophie Cluzel, en avait annoncé le principe fin janvier, regrettant que, «trente ans après la mise en place du quota de 6 %, les entreprises peinent encore à atteindre 3,5 %»! L utilisation d intérimaires handicapés pourrait être valorisée. Les discussions sont entrées dans le vif du sujet avec la transmission aux partenaires sociaux début mars d un projet de réforme devant servir de «support» aux rendez-vous bilatéraux qui se poursuivent. Et son contenu inquiète le patronat. En particulier la remise en question du seuil de 20 salariés en deçà duquel aujourd hui les entreprises ne sont pas concernées par la règle du respect d un taux de 6 % de travailleurs handicapés ou, à leur côté afficher la satisfaction d avoir été entendues. Alors que la division domine, elles ont publié le 1 er mars un communiqué commun portant à la fois sur la lutte contre les discriminations au travail et les violences sexistes. Pas un sigle n avait manqué alors même que, loin de se contenter de déclarations d intention comme le sujet peut le permettre, ce sont des revendications très concrètes qu exprimait ce texte. Avec, en En ligne de mire, la substitution d obligations de résultats aux obligations de moyens. particulier, en ligne de mire la substitution d obligations de résultats aux obligations de moyens instaurées successivement. L alchimie intersyndicale est d autant plus notable que, sur ce dossier, la CGT représentée par Sophie Binet et Céline Verzeletti, membres de la direction de la centrale, a été l argement à l a manœuvre. «Je crois qu on y est pour quelque chose», a glissé le numéro un de la centrale, Philippe Martinez, sur défaut, le versement d une contribution financière. Sa suppression est évoquée pour 2021 «plus ou moins un délai de latence». S ajouterait une réforme du calcul même du taux d emploi pris en compte. La contribution varierait au plus près du nombre d équivalents temps plein manquants, selon la règle de calcul des Urssaf, qui pourraient d ailleurs se voir confier la collecte des contributions. Premier chiffrage Des possibilités de réduire la facture seraient supprimées. Fini la «prime» à la conclusion de partenariats avec des organismes s occupant d insertion des handicapés ou à la conclusion d accords agréés par le ministère. Fini aussi la déduction des dépenses de sensibilisation au handicap. L utilisation d intérimaires handicapés pourrait être en revanche valorisée puisqu elle viendrait en déduction de l obligation de l entreprise cliente et de la société de travail temporaire. Un premier chiffrage donne, pour l ensemble des mesures envisagées, un coût supplémentaire total pour les entreprises de 1 milliard d euros, selon l un des partenaires sociaux. «Mais c est le démarrage des discussions. Au final on devrait plutôt être au plus à 200 millions d euros», estime un syndicaliste. La discussion actuelle doit aboutir à des mesures législatives inscrites dans la future loi sur la formation professionnelle et la loi Pacte. Un deuxième cycle de discussions portera sur les mesures de promotion et d accompagnement des entreprises et des handicapés. Un troisième viendra clore le sujet, qui concernera la sécurisation des moyens et en particulier l avenir de l Association de gestion du fonds pour l insertion professionnelle des handicapés. Un point sur lequel le document de travail reste muet, mais qui est dans toutes les têtes. L. de C. LCP. C est suffisamment rare pour être souligné, le syndicaliste s est «félicité des annonces du gouvernement». «Ça va plutôt dans le bon sens», note aussi son homologue de FO, Jean-Claude Mailly. «On ne peut être que favorables à la volonté exprimée d aboutir à de véritables résultats», souligne aussi Marie-Andrée Seguin, membre de la direction de la CFDT. Revers pour le patronat Il n a échappé à personne que le patronat a subi un revers avec l imposition d une obligation de résultats assortie de sanctions là où il a réussi jusqu à présent à rester sur une obligation de moyens. Mais les syndicats n en restent pas moins prudents voire méfiants. Sur la mécanique de mesure des inégalités salariales et la promesse de construction d un logiciel alors même que l expérience suisse n est pas forcément concluante. Sur le renforcement des contrôles aussi. La secrétaire d Etat chargée de l Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, s est pris les pieds dans le tapis jeudi en annonçant que les effectifs des inspecteurs du travail allaient passer de à 7.000, alors que c est le nombre de contrôles qui va connaître cette progression. Cela a donné à Philippe Martinez l occasion d insister sur le fait que, au contraire, la multiplication des contrôles par quatre se ferait à effectifs constants. Pour renforcer les contrôles, «il faut des moyens humains supplémentaires», a-t-il souligné. Les discussions vont démarrer sur l écriture concrète du dispositif et, du côté syndical, on se félicite d avoir obtenu une entorse à la méthode appliquée aux autres réformes, qui veut qu il n y ait que des réunions bilatérales : «Cette fois-ci, la concertation se fera en multilatérale.» Et, cette fois-ci, les syndicats pourraient bien parler d une même voix. n MERCI! Les Echos récompensé pour sa campagne de publicité «Bienvenue dans la Nouvelle Echosnomie» imaginée avec BETC Corporate. MÉDAILLE DE BRONZE SECTION «STRATÉGIE DE COMMUNICATION» DANS LA CATÉGORIE CORPORATE Dansunmonde en pleinemutation, Les Echos apour vocation d aider tousceux quiont en euxlavolonté d entreprendre, tous ceux qui ontlavolonté d aller de l avant. Les Echos veut aider tous les dirigeants de grandes entreprises, de PME ou de start-up, à trouver dans la nouvelle économie les opportunitéspour transformer leurentreprise dans un monde toujours plus digital,les accompagnerdans leur recherched untemps d avance. Bienvenuedans la #NouvelleEchosnomie Shutterstock Ils ont dit «L égalité hommesfemmes rend les entreprises plus performantes et plus innovantes» EMMANUEL MACRON Président de la République Ludovic Marin/AFP «Nous nous félicitons des annonces, je crois que nous y sommes pour quelque chose» PHILIPPE MARTINEZ Secrétaire général de la CGT

6 06 // Vendredi 9, samedi 10 mars 2018 Les Echos MONDE en chiffres L INFLATION EN TUNISIE ATTEINT 7,1 % Le nouveau gouverneur de la banque centrale de Tunisie, Marouane El Abassi, s est inquiété jeudi de la situation économique du pays et d indicateurs «effrayants», qui lui font craindre une «inflation incontrôlée». Il vient d augmenter le taux directeur de base à 5,75 %. Le déficit courant a dépassé les 10 % en LES EXPORTATIONS CHINOISES À UN PIC Les exportations chinoises ont crû à leur rythme le plus rapide en trois ans en février (+44,5 % sur un an). La croissance économique du pays est vouée à rester solide malgré une possible rapide détérioration des relations commerciales avec les Etats- Unis. Les importations, elles, ralentissent et ont avancé de 6,3 % en février sur un an. 1,6 % FORTE CROISSANCE AU JAPON SUR LA FIN 2017 Sur la période octobre-décembre 2017, le produit intérieur brut du Japon a augmenté de 1,6 % en rythme annualisé, contre 0,5 % en première estimation. C est une progression de 0,4 % par rapport au trimestre précédent. Mario Draghi tacle Donald Trump sur le protectionnisme l Le président de la BCE a dénoncé jeudi les «décisions unilatérales» du président américain sur les droits de douane. l Par ailleurs, la BCE veut toujours maintenir ses taux d intérêt historiquement bas. EUROPE Thibaut Envoyé spécial à Francfort La Banque centrale européenne (BCE) s est dite «inquiète», jeudi, sur l état des relations internationales après la menace de guerre commerciale brandie par les Etats-Unis. «Si vous imposez des barrières douanières à ceux qui sont vos alliés, on se demande qui sont vos ennemis», s est interrogé son président, Mario Draghi, après avoir jugé que «les décisions unilatérales sont dangereuses». Quelques minutes plus tard, Donald Trump signalait un assouplissement après avoir annoncé, la semaine dernière, des droits de 25 % sur les importations d acier et de 10 % sur celles d aluminium. Dans un tweet, le président américain a dit vouloir faire preuve «d une grande flexibilité et de coopération avec ceux qui sont des vrais amis et nous traitent de manière équitable à la fois dans le commerce et la défense». S il est trop tôt pour mesurer l impact des futures taxes, qui dépendra aussi des ripostes de l Europe ou la Chine, la BCE redoute un effet sérieux. Toutes les mesures commerciales du passé ont eu un impact sur les taux de change et sur la confiance, a déclaré Mario Draghi. «S il y a un impact négatif sur la confiance, ce sera négatif aussi bien sur l inflation que sur la croissance», a-t-il prévenu. La réponse musclée de Mario Draghi souligne l inquiétude de la BCE, qui a évoqué «le protectionnisme croissant» dans son communiqué parmi les facteurs globaux pesant sur la croissance dans la zone euro. Signe du fossé qui se creuse entre l Europe et les Etats-Unis, l institution a également évoqué les «développements sur les marchés de change et financiers». Mario Draghi s impose de plus en plus face aux Etats-Unis. En janvier, il avait critiqué sans le nommer le ministre des Finances américain Steven Mnuchin, qui s était réjoui de la faiblesse du dollar. Jeudi, il a également dénoncé la déréglementation financière comme un «risque majeur pour les prochaines années» alors que Washington desserre précisément la vis sur les banques. Malgré ces dangers, qui renforcent les incertitudes, le Conseil des gouverneurs de la BCE a décidé jeudi «unanimement» d abandonner une phrase de son communiqué, laissant la porte ouverte à des hausses d achats d actifs en cas de dégradation de l environnement. La décision a été interprétée comme une victoire des «faucons» qui plaident pour une sortie rapide de la politique monétaire non conventionnelle. Nuance de langage Mario Draghi a d ailleurs semblé minimiser cette nuance de langage, martelant que son institution était réactive et prête à prolonger son programme d achats d actifs de 30 milliards d euros par mois jusqu à fin septembre, «ou au-delà, si nécessaire». Par ailleurs, la BCE veut toujours maintenir ses taux d intérêt historiquement bas «bien audelà» de la fin de ce programme. Alors que ses équipes ont à peine rehaussé leurs prévisions de croissance pour la zone euro, à 2,4 % pour 2018, l institution se sent confortée dans son scénario de reprise. Mais elle reste prudente sur l inflation, qui reste prévue à 1,7 % en 2020, et donc pas encore proche mais inférieure à 2 %, comme le prévoit son objectif. «La victoire ne peut pas encore être déclarée», a jugé Mario Draghi. Le banquier central italien a refusé de commenter l issue des élections dans son pays, qui ont vu dimanche la percée des partis populistes et eurosceptiques. «Je peux juste dire que l euro est irréversible», a-t-il déclaré. Interrogé sur les compétences requises pour son poste, alors que les rumeurs bruissent sur son successeur potentiel, il a rappelé être là «encore pour quelque temps». Son mandat arrive à échéance fin n Mario Draghi s impose de plus en plus face aux Etats-Unis. Photo Daniel Roland/AFP La BCE saisit la Cour de justice au sujet de la Lettonie La BCE demande une clarification sur la conformité juridique de la suspension par Riga du gouverneur de la banque centrale lettone. Le Parlement letton réclame sa démission. C est une première. Le Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) a décidé jeudi d envoyer une lettre à la Cour de justice de l Union européenne pour lui demander si la suspension du président de la banque centrale de Lettonie par Riga était conforme aux traités européens. «Nous demandons une clarification à la CJUE», a déclaré son président, Mario Draghi. Le gouverneur de la banque centrale let- tone, Ilmars Rimsevics, a été placé en garde à vue en février par les services de l agence anticorruption lettonne (KNAB) puis relâché. Mais le gouvernement letton l a suspendu de ses fonctions. Faute de mise en examen ou d inculpation il serait accusé d avoir touché euros de potsde-vin selon les médias locaux, la BCE se demande dans quelle mesure la décision de Riga ne représente pas une atteinte à son indépendance. Un banquier central de la zone euro peut effectivement être suspendu s il est reconnu coupable d une faute grave. Mais la BCE redoute une ingérence politique qui pourrait créer un précédent sur fond de poussée de régimes autoritaires en Europe. Si la CJUE devait juger abusive la suspension d Ilmars Rimsevics, la BCE pourrait demander à la Commission européenne d ouvrir une procédure contre Riga. Des mesures d urgence De son côté, le Parlement letton a réclamé jeudi la démission du banquier central, qui clame son innocence. Celui-ci ne peut pas être démis car la banque centrale est indépendante mais il peut démissionner. «La résolution du Parlement peut être considérée comme une pression politique documentée sur Rimsevics et la Banque centrale européenne», a déclaré l avocat du gouverneur, Saulvedis Varpins. Il dénonce une action «incompatible avec l Etat de droit» et inspirée par «le populisme préélectoral». La BCE a pris en février des mesures d urgence inédites pour La BCE veut recruter plus de femmes «Nous avons du travail à faire», a sobrement commenté jeudi Mario Draghi. La Banque centrale européenne vise un taux de 35 % de femmes parmi ses cadres en 2019, contre 27 % actuellement. Une façon d y parvenir et d inclure davantage de femmes dans les comités de recrutement «pour éviter d éventuels préjugés». En mai prochain, la BCE, la Réserve fédérale américaine et la Banque d Angleterre vont tenir une conférence sur ce thème. A ce jour, un seul des six membres du directoire de la BCE est une femme, l Allemande Sabine Lautenschläger. Une situation qui pourrait être améliorée à l occasion de la fin des mandats de Peter Praet, chef économiste, et de Benoît Cœuré, responsable des opérations de marchés, au cours des deux prochaines années. enrayer la fuite de liquidités que subissait la banque lettonne ABLV. La troisième banque du pays avait vu sa situation financière se détériorer après que les Etats-Unis l ont accusée d avoir violé les embargos internationaux sur la Corée du Nord. C est à ce moment qu Ilmars Rimsevics a été placé en garde à vue. Mario Draghi a reconnu son insatisfaction à l égard de la lutte contre la corruption en Europe. «Nous aimerions voir plus d échanges d informations», a-t-il déclaré, jugeant nécessaire la création d une structure centralisée. «C est une question clef car beaucoup d activités de blanchiment d argent ont un impact en termes de réputation», qui pourrait déteindre sur le superviseur bancaire, a-t-il ajouté. Autrement dit la BCE. T. M. CRÉDIT IBO/SIPA DIMANCHEDE10H À11H LEGRANDRENDEZ-VOUS PRÉSENTÉPARDAVIDDOUKHAN,NICOLASBARRÉETLAURENCEFERRARI BENJAMINGRIVEAUX ENDIRECTSUREUROPE1,CNEWSETLESECHOS.FR

7 Les Echos Vendredi 9, samedi 10 mars 2018 MONDE // 07 Economie, climat, sécurité : les trois priorités de Macron en Inde l Le chef de l Etat entame ce vendredi une visite à New Delhi et dans l Uttar Pradesh. l Emmanuel Macron veut également attirer les étudiants indiens. ASIE DU SUD Marjorie Cessac Correspondante à New Dehli. S il était venu en décembre dernier, comme cela était initialement prévu, Emmanuel Macron n aurait sans doute pas trouvé la même ambiance. Endolorie durant de longs mois par les réformes «coup de massue» du gouvernement Modi démonétisation et TVA unique, l Inde, que le chef d Etat s apprête à visiter durant les trois prochains jours, commence tout juste à relever la tête. Attendue autour de 7,5 % cette année, la croissance, qui repart, se conjugue aussi à d immenses besoins. Avec près de 500 millions de citadins supplémentaires estimés d ici à 2050, une urbanisation galopante et des chantiers qui se multiplient 15 métros sont en construction, les entrepreneurs de la délégation peuvent espérer quelques signatures dans la gestion des déchets, la construction, l agroalimentaire ou les transports. L Inde est un partenaire de choix mais encore limité pour la France. Preuve en est, là où l Hexagone exporte 18 milliards d euros de biens et services en Chine, il n en vend que 5 milliards en Inde. Pour changer le cours des choses, la SNCF espère bien que sa proposition aux chemins de fer indiens de «semi-grande Quinze projets de métro sont en cours de réalisation actuellement en Inde. Photo Atul Loke/Panos-RÉA vitesse» sur le corridor Delhi-Chandigarh fera mouche. «L idée est de négocier un accord-cadre sur cette technologie sur toutes les lignes en Inde et d essayer le projet sur une ligne pilote», dévoile un négociateur. Dans le nucléaire, EDF compte bien lui aussi mettre à profit cette visite présidentielle pour faire avancer durablement son projet de centrale au sud de Bombay. «A Jaitapur, on s achemine vers un accord-cadre qui permettrait ensuite de faire un vrai travail de fond», notait récemment un industriel, rappelant que cette centrale de 6 EPR, d une capacité de près de 10 gigawatts, serait la plus grande au monde. Changement climatique Sur le volet sécuritaire, les deux pays devraient également renforcer leur coopération dans l océan Indien. Avec à la clef, a priori, un accord logistique très attendu qui pourrait permettre à la marine indienne d «avoir un point d ancrage à La Réunion». Les diplomates français espèrent aussi intéresser les Indiens à de nouveaux Rafale, aux hélicoptères Panther d Airbus, ainsi qu à une nouvelle série de sous-marins Scorpène. Ces perspectives ne doivent cependant pas faire oublier certaines zones d ombre au sein de ce grand pays. Car la croissance, si elle repart, reste inégale et peu créatrice d emplois. L Inde doit absorber près de 12 millions de nouveaux venus sur son marché du travail chaque année. D où l axe choisi par Modi de renforcer sa politique du «Make in India», d accroître la formation et de rehausser le niveau de l éducation. De son côté, Emmanuel Macron aura à cœur de tenter de séduire une partie de cette jeunesse, Les chiffres clefs 18 RANG L Inde est le 18e client de la France et son 20e fournisseur. 30 % BOND DES EXPORTATIONS de la France vers l Inde en ,25 MILLIARD D HABITANTS en Inde. la plus dorée, jusqu alors plus encline à étudier, lorsqu elle le peut, dans les pays anglo-saxons. Enfin, Narendra Modi ne pourra pas poursuivre ses réformes sans s attaquer à la dégradation de l environnement et aux conséquences du changement climatique. C est l une des vraies menaces qui pèsent sur le pays. Même si, l Inde affiche, officiellement, sa volonté de promouvoir les énergies vertes, en ayant par exemple plus de véhicules électriques d ici à Dans ce domaine, le CEA et Blue Solutions du groupe Bolloré pourraient s entendre avec le gouvernement indien sur le lancement d une future station pilote de recharge des batteries alimentée au solaire. Mais l autre vrai test pour l Inde sera celui de la réussite ou pas de l Alliance solaire internationale. Un projet porté par Paris et New Delhi en marge de la COP21 fin 2015 et que Narendra Modi coprésidera avec Emmanuel Macron dimanche, à l occasion de son premier sommet. Une initiative, qui, pour une fois, dit-on dans l entourage présidentiel, aura surpris par la «vitesse de sa réalisation». n Pour les entreprises de taille moyenne, l Inde reste un marché difficile à décrypter Les grands groupes français sont déjà présents. Mais beaucoup d entreprises de taille intermédiaire réfléchissent à ce marché, dont les besoins n ont d égal que la complexité. Michel De Ils n ont pas attendu la venue du président de la République pour se développer en Inde. Les plus grands noms comme Airbus ont noué de longue date des partenariats avec des groupes nationaux (Tata, Mahindra). Dassault Systems, Technicolor, Société Générale sont présents aussi, ou encore Decathlon, qui estime avoir créé le marché de l équipement sportif et de loisirs. Combien de succès pour combien d échecs? Difficile à dire. Ce qui est sûr, c est que plus qu ailleurs, les entreprises cherchent déjà à s informer sur ce marché, qu elles jugent globalement complexe. Quelques mois avant le voyage présidentiel, Medef International a conduit une délégation d hommes et femmes d affaires, précisément pour les aider à mieux comprendre les rouages de ce marché, identifier les pôles de croissance et aussi faire avancer les dossiers en cours. Pour certains, il s agissait d un déplacement exploratoire, pour d autres l occasion de mieux décrypter les circuits de décision souvent complexes, pour ne pas dire opaques. C est précisément pour y voir plus clair qu Inventec (groupe Dehon), spécialisé dans les produits chimiques de performance pour les industries high tech, a fait le déplacement. La PME, qui a une dizaine d implantations dans le monde, dont une en Chine, alimente déjà le marché indien. Mais elle le fait depuis son site industriel de Malaisie. Avec un certain succès, puisque Decathlon estime avoir créé le marché de l équipement sportif et de loisirs. Photo Shutterstock l activité, démarrée il y a à peine trois ans, génère déjà u n chiffre d affaires de dollars, attendu à 2 millions de dollars d ici à L entreprise s est donné un an pour nourrir sa réflexion avant de décider d aller, ou non, plus en avant sur un projet avec le gouvernement lui permettant de réduire ses émissions de gaz à effet de serre dans une proportion allant de 0,5 à 1 million de tonnes équivalent CO 2. Eviter la fausse route L entreprise française, qui ne sera pas dans la délégation présidentielle, veut éviter de faire fausse route : «Les délais en Inde sont beaucoup plus longs qu ailleurs. On ne sait jamais vraiment comment évo- lue un projet. On pense arrêter alors qu en fait le dossier est toujours en cours», résume Patrice Rollet, son directeur général. Le pays reste difficile à lire. La fierté nationaliste est ressentie à tous les échelons, les Indiens font d ailleurs bien sentir que «ce sont eux qui se développent, les étrangers étant là pour les aider», explique l homme d affaires. Et non l inverse. Pascal Teurquetil, directeur général de Groupe Muller, n est pas à proprement parler un nouveau venu dans le monde de l international. L ETI familiale, spécialisée dans l efficacité énergétique appliquée notamment à l habitat, vend dans plus de cinquante pays et vient de se voir gratifiée de deux awards au CES de Las Vegas. L Inde reste pour ce groupe qui surfe sur la transition environnementale un marché à part, consulté jusque-là pour des composants non stratégiques. A présent, l entreprise veut profiter de la révolution digitale en Inde et regarde de près les 108 projets de villes intelligentes que l Etat indien veut promouvoir. Groupe Muller se verrait bien «apporter son savoir-faire à des bâtiments plus vertueux et plus durables», explique Pascal Teurquetil, qui veut aussi nouer des partenariats en matière d «open innovation» avec l Inde. A ce stade, pour cette entreprise aussi, toutes les options sont sur la table. Elle peut soit venir dans le sillage de grands groupes français, soit procéder de façon plus isolée. Mais cela suppose beaucoup d adaptations au sein même de l entreprise : «Il faut que nous nous structurions dans cette perspective et ne pas espérer avoir un retour rapide sur investissement.» Il faut aussi prévoir de «recruter et de former des ingénieurs indiens en France avant de les renvoyer dans leur pays d origine», explique le directeur général. Et d ajouter : «On est familial, on investit dans le long terme.» n INTERVIEW // CHRISTIAN DESEGLISE Managing director chez HSBC, responsable mondial banques centrales et fonds souverains. «La bataille du climat se joue sur le sous-continent indien» Lancée par la France et l Inde lors de la COP21, l Alliance solaire internationale tient le 11 mars son premier sommet à New Delhi. Christian Deseglise estime que l énergie solaire pourrait prendre son essor dans les pays émergents grâce à ce projet. L Alliance solaire internationale vise à promouvoir GW de capacités additionnelles en énergie solaire d ici à 2030 dans les pays en développement. En quoi l enjeu est-il crucial? Certains pays en développement sont de loin les principaux émetteurs de gaz à effet de serre au monde. Du fait de leur rythme de croissance, l intensité en énergie de leurs économies est plus gourmande qu aux Etats-Unis ou en Europe, où les émissions baissent. La principale source de gaz à effet de serre est l énergie, en effet, et ces pays se rabattent sur les sources les moins chères, comme le très polluant charbon. En Chine, le pic de ces émissions pourrait avoir lieu d ici trois à cinq ans, mais rien n est garanti. Au Moyen-Orient et en Inde, celles-ci sont également en forte augmentation. C est d ailleurs sur le sous-continent indien que se jouera la bataille du climat, du fait de sa population. Le défi est donc de promouvoir les énergies propres pour que ces pays puissent assurer leur développement. «Le défi est de promouvoir les énergies propres pour que ces pays puissent assurer leur développement.» Photo DR Pourquoi le solaire est-il l énergie qui se prête a priori le mieux à un tel développement? Le solaire est, avec le vent, la source d énergie la moins onéreuse : il est environ 10 fois moins cher qu il y a dix ans. Il permet de mener de nombreux petits projets sans avoir forcément besoin de s accrocher à un réseau électrique, de façon décentralisée. On peut aussi produire de l électricité sans soleil en couplant ces solutions avec l usage de batteries. Mais, et c est le problème, ces petites unités solaires situées dans des pays jugés souvent à risque sont difficiles à financer. Le but de l ASI est de mettre en place des mécanismes d agrégation de ces projets pour peser dans les appels d offres, encourager la participation des développeurs et réduire les risques pour faciliter le financement massif de l énergie solaire. Un fonds d atténuation des risques de 300 milliards de dollars va être lancé. En quoi consiste-t-il? Cette initiative, à laquelle participe l organisation Terrawatt, cherche à standardiser et à homogénéiser les contrats, les appels d offres des projets solaires dans un cadre international et à mettre en place une plateforme permettant de faciliter leur financement et l octroi de garanties spécifiques. Elle pourrait bénéficier de l appui de plusieurs organisations internationales comme la Banque mondiale. Cette alliance solaire, très politique, ne risque-t-elle pas de se transformer en une coquille vide? Oui, c est vrai, ce risque n est pas à exclure. Mais, en même temps, sa réussite est essentielle pour permettre aux pays émergents de continuer à croître dans le respect des engagements de l Accord de Paris. C est en fait une question de survie pour la planète. Si un accord international est mis en place pour «normer» les risques et les réglementations liés aux projets solaires, et si les banques de développement se mobilisent pour en faciliter le financement, on devrait pouvoir assister à une forte accélération de l adoption de l énergie solaire dans le monde émergent. Propos recueillis par M. C.

8 08 // MONDE Vendredi 9, samedi 10 mars 2018 Les Echos Acier : les taxes américaines en vigueur sous 15 jours l Les mesures épargnent temporairement le Canada et le Mexique et dépendront d autres discussions en cours. l La Chine, qui exporte «beaucoup plus qu elle ne le dit», selon Trump, est visée. ÉTATS-UNIS Elsa Bureau de New York Une semaine tout juste après avoir fait trembler les murs en annonçant son projet d imposer des tarifs douaniers sur les importations d acier et d aluminium, Donald Trump a signé jeudi la déclaration formalisant ces mesures, qui entreront en vigueur dans quinze jours, devant un parterre d industriels et de syndicats du secteur. «Vous êtes la colonne vertébrale de l Amérique, a déclaré Trump aux ouvriers invités pour l occasion, casque à la main et vêtus de leurs combinaisons de travail grises. Un pays sans acier n est pas un pays. Nous n avons pas le choix, c est une nécessité pour la sécurité de notre pays.» Comme annoncé jeudi dernier, le texte impose des taxes de 25 % sur toutes les importations d acier et de 10 % sur celles d aluminium. Face aux réactions outrées de la plupart des partenaires des Etats- Unis, qui ont promis les uns après les autres des mesures de rétorsion, Trump a toutefois ouvert la porte à des exceptions pour les pays «amis». Le Canada et le Mexique, avec qui Washington négocie actuellement la refonte des Accords de libre-échange en Amérique du Nord (Aléna), seront ainsi épargnés dans un premier temps, et «les discussions continueront avec ces pays pour traiter nos points de préoccupation», a précisé la Maison-Blanche dans un communiqué. Les taxes s appliqueront en revanche pour ces deux partenaires «si on ne s entend pas sur l Alena, et si on abroge l Alena», a précisé le président jeudi. L Australie, un «pays formidable» et «un partenaire de longue date», pourrait aussi bénéficier d un traitement différencié, ainsi que «d autres pays», avait précisé Trump à quelques heures de la réunion, tout en se montrant critique vis-à-vis de l Allemagne. La Chine a également été visée explicitement jeudi, accusée de subventionner sa production. «La Chine dit qu elle ne représente que 2 % [de nos importations d acier, NDLR] mais c est beaucoup plus qu elle ne le dit en réalité», a-t-il insisté. Une allusion au fait qu une partie de l acier chinois transite par d autres pays. Lettre de 107 élus Malgré des dizaines de tweets présidentiels soufflant le chaud et le froid, un certain flou demeure autour des futures exemptions que le pays accordera. Trump a indiqué qu il serait «très flexible» et aurait «la possibilité de relever ou de baisser [les tarifs douaniers] selon les pays». «Nous devons protéger nos industries de l acier et de l aluminium tout en faisant preuve de flexibilité et de coopération envers ceux qui sont nos vrais amis et nous traitent de façon équitable à la fois en matière commerciale et militaire», avait-il tweeté jeudi matin. Mercredi, dans une ultime tentative de dissuasion, 107 élus de la Chambre ont écrit au président pour le convaincre d opter pour des actions ciblées plutôt qu à large spectre. Certains devaient le rencontrer jeudi à la Maison-Blanche. Sa décision a provoqué un tollé sur la scène internationale, de nombreux partenaires des Etats-Unis promettant des mesures de rétorsion. Elle a aussi poussé le principal conseiller économique de Trump, Gary Cohn, hostile à ces mesures ouvertement protectionnistes, à démissionner mardi soir. n «Nous n avons pas le choix, c est une nécessité pour la sécurité de notre pays», a declaré Donald Trump, jeudi, dans le salon Roosevelt de la Maison-Blanche. Photo Mandel Ngan La réduction des capacités de production tarde à venir Enjeu majeur dont s est saisi en 2016 le forum du G20, la diminution des surcapacités de production d acier reste faible au niveau mondial. Peut sans aucun doute mieux faire. C est le constat dressé par l Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) concernant les efforts de réduction des surcapacités de production d acier dans le monde. Les capacités de production sont passées de 2,29 milliards de tonnes en 2016 à 2,27 l an passé, soit un recul de 1 %. C est faible. Les projets de taxation du président américain trouvent leur origine dans la situation de la filière internationale de l acier qui croule sous une production trop importante. En 2016, en pleine crise, les chefs d Etat et de gouvernement du G20 lors du sommet de Hangzhou s étaient saisis de ce dossier en créant un forum spécifique chargé de régler, pacifiquement, le problème. La filière internationale de l acier croule sous une production trop importante. Photo Sébastien Bozon/AFP 5,3 % En raison de la reprise économique mondiale, la production réelle d acier a augmenté de 5,3 % l an passé à 1,69 milliard de tonnes. Déséquilibre «Comme avéré à maintes reprises dans le passé, il faut des solutions mondiales aux problèmes mondiaux, et c est exactement pour cette raison que le Forum mondial sur les surcapacités sidérurgiques existe. Mais il doit accélérer ses efforts», a déclaré le secrétaire général de l organisation, Angel Gurria. Président du Comité de l acier de l OCDE, Lieven Top, a renchéri. «Nous restons fortement préoccupés par la persistance de surcapacités de production et appelons à accélérer leur réduction.» En raison de la reprise économique mondiale, la production réelle d acier a augmenté de 5,3 % l an passé, à 1,69 milliard de tonnes. Mais cette production reste déséquilibrée. «Certains gouvernements continuent de subventionner et apportent d autres soutiens à la sidérurgie, maintenant des capacités excédentaires et exacerbant les déséquilibres entre l offre et la demande», a souligné le comité dans une référence implicite aux pratiques des producteurs chinois. En l état actuel de la situation sur le marché de l acier, il faudrait plus de trente ans pour absorber cette capacité excédentaire de production. Or, les nouveaux projets d investissement, dans le monde entier, vont probablement accroître encore les capacités mondiales de production. L OCDE avance une croissance de 2 % entre 2018 et 2020 en l absence de nouvelles fermetures d unités de production. Des entreprises d Etat non rentables continuent d assurer la majeure partie de la production, avance l organisation. En clair : à la Chine de faire le ménage. R. H. plainpicture/mia takahara - ES: , , , L Heure espagnole/gianni Schicchi Maurice Ravel /Giacomo Puccini DIRECTION MUSICALE MAXIME PASCAL MISE EN SCÈNE LAURENT PELLY ORCHESTRE DE L OPÉRA NATIONAL DE PARIS OPÉRA BASTILLE DU 17 MAI AU 17 JUIN 2018 OPERADEPARIS.FR (0,35 TTC/MIN) L OMC menacée de paralysie sous la pression de Trump Les blocages de l administration américaine pour la nomination de juges et les projets de taxes du président Donald Trump fragilisent l Organisation. Richard «L OMC surveillera la situation de près.» Roberto Azevêdo, directeur général de l Organisation mondiale du commerce, ne peut que constater les dégâts que s apprête à infliger le président des Etats-Unis au système commercial international en place depuis plus de vingt ans. L institution risque un état de paralysie totale dans les prochains mois. En charge d arbitrer le recours aux décisions de l Organe de règlement des différends (ORD) dans un conflit, la Cour d appel de l ORD est menacée de ne plus pouvoir fonctionner d ici à la fin de l année. Composée de sept juges, elle n en compte plus que quatre puisque Washington a bloqué le remplacement de trois départs. Fin septembre, un autre juge verra s achever son mandat. N en restera plus que trois un Américain, un Chinois et un Indien. «Il faut trois juges pour trancher un appel sur un différend commercial entre deux pays en sachant qu aucun ne peut être saisi d un dossier impliquant son propre pays», témoigne un expert des affaires commerciales internationales. Résultat : en cas de différend entre la Chine et les Etats- Unis, un panel de juges de la Cour d appel ne pourrait pas être constitué. C est une «préoccupation extrêmement sérieuse et urgente pour nous tous», a concédé Roberto Azevêdo. Toujours pas d ambassadeur Pour ne rien arranger, l ambassadeur américain à l OMC n a toujours pas été nommé. Une preuve de plus que Washington ne se soucie guère de cette enceinte multilatérale. Cette dernière va pourtant avoir fort à faire dans les semaines à venir alors que Donald Trump a décidé d instaurer des taxes sur l acier et l aluminium au nom de la sécurité nationale des Etats-Unis. L article 21 du GATT l ancêtre de l OMC prévoit bien que des mesures de sauvegarde sous forme de taxes ou de quotas d importation peuvent être instaurées au prétexte de la sécurité nationale. Mais s applique-t-il vraiment à la situation des Etats-Unis? Donald Trump a dit être prêt à octroyer des dérogations au Mexique et au Canada. Sauf qu au regard des règles de l OMC, aucune discrimination entre pays partenaires ne peut être faite. Des plaintes devant l Organisation sont donc probables. Mercredi, la Chine a pris en vain la tête d un groupe de 18 membres de l OMC pour exhorter Donald Trump à annuler son projet. n

9 Les Echos Vendredi 9, samedi 10 mars 2018 // 09 idées&débats SOMMAIRE Le meilleur du Cercle Amazon et Système U : alerte sur des Echos la distribution française? La Chronique Il faut faire l unité entre la France et l Allemagne Le Point de vue Réduire le trafic routier pour réduire l impact sanitaire de la pollution Focus Le livre choc sur le capitalisme français LES ÉDITORIAUX DES «ÉCHOS» Trois raisons de se réjouir pour le CAC 40 L élection italienne, un coup de massue pour l Europe Gabriel Grésillon Bureau de Bruxelles Beaucoup ne l avaient pas vu venir. Comparé à une élection française vécue comme un moment de quitte ou double pour l Union européenne, le scrutin législatif qui vient de se dérouler en Italie n a pas électrisé les foules à Bruxelles. Moins binaire puisqu il allait nécessairement déboucher sur une logique de coalition, il n a pas fait l objet de la même attention médiatique. Erreur : c est en réalité un énorme coup de massue que vient de recevoir l Union. Avec le triomphe de forces antieuropéennes dans un pays fondateur, une parenthèse d espoir se referme dans la capitale européenne. Ouverte par l élection d Emmanuel Macron, sur fond de Brexit et de présidence Trump, elle avait laissé croire que l Union européenne allait pouvoir, avec un peu de volonté, regagner les cœurs des citoyens. Groggys, les dirigeants européens sont obligés de reconsidérer les choses sous un angle infiniment plus sombre. D abord, au plan du calendrier, l ironie de la séquence dit quelque chose de cette Europe de plus en plus lourde à manœuvrer. C est en effet au moment même où l Allemagne parvient enfin à trouver une coalition pour se gouverner que les urnes plongent l Italie, à son tour, dans les affres des négociations politiques. Le moteur franco-allemand peut repartir, mais il aura du mal à embrayer sans la troisième économie de la zone euro. Alors que les Pays-Bas ont aussi dû négocier durant de longs mois, l année dernière, pour trouver leur propre coalition, et que la République tchèque n est pas non plus sortie de l incertitude, le scénario devient répétitif. Dans une époque où l offre politique ne se structure plus autour des deux grands pôles classiques que sont la droite et la gauche, les scrutins électoraux entraînent des périodes de tractations complexes et débouchent sur une profonde L ANALYSE DE LA RÉDACTION Le résultat des législatives en Italie, dominées par la question migratoire, est l expression d un violent rejet anti-européen. Il assombrit une fois encore l avenir de l Union. A moins d un sursaut, le triomphe de forces populistes dans un pays fondateur fait fondre l espoir de reconstruire une vision collective. D Les points à retenir Le moteur franco-allemand peut repartir, mais il aura du mal à embrayer sans l Italie, troisième économie de la zone euro. La crise migratoire bouscule les pays méditerranéeens de l UE. Un défi que Rome a dû affronter dans une grande solitude, loin de Bruxelles. Reconstruire une vision collective, à 27, s annonce comme une gageure. incertitude. Sur un océan mondial en pleine reconfiguration, le paquebot européen reste tétanisé et sans commandement véritable. Le tout face à des compétiteurs qui peuvent se targuer, au contraire, d être en mesure d assurer une plus grande continuité stratégique. Ensuite, sur le fond, ce vote de rejet permet de remettre en perspective la dynamique électorale européenne. Pour une Marine Le Pen battue, combien de performances des partis eurosceptiques? De l extrême droite autrichienne installée de plain-pied dans la coalition au pouvoir à l enracinement de l AFD au cœur de la vie politique allemande, en passant par la puissance du Parti pour la liberté de Geert Wilders aux Pays-Bas ou celle du M5S en Italie, la liste ne cesse de s allonger. Révolution «illibérale» Elle mérite d être complétée par d autres mouvements, plus à l est de l Europe. Le Fidesz de Viktor Orban en Hongrie, le parti Droit et Justice en Pologne : chacun, à sa manière, met en œuvre une révolution «illibérale» qui sonne comme une mise en pièces des fondements de l Union européenne. D ailleurs, si l élection d Emmanuel Macron a permis aux pro-européens de souffler, elle s inscrivait, elle aussi, dans une logique de rejet radical des élites politiques traditionnelles. Le champ politique européen est désormais structuré autour de cette question centrale. Quant aux motifs qui expliquent l exaspération d une partie croissante des Italiens à l égard de l Union, ils en disent long, eux aussi, sur l état de l Union. C est en effet la crise migratoire qui a fait déborder le vase. Près de personnes sont arrivées sur les plages du pays depuis Un défi que Rome a dû affronter dans une grande solitude. Les projets de Bruxelles, sous la pression de Berlin, visant à organiser des mécanismes de solidarité entre Etats membres, ont soulevé un tollé à l Est de l Europe, ouvrant l une Pinel pour «LEs Echos» des pires crises qu ait connues l Union. Un mur d incompréhension s est dressé entre deux camps, instillant un venin mortifère. D un côté, le groupe de Visegrad (Pologne, Hongrie, République tchèque et Slovaquie) recourant volontiers à la caricature pour fustiger la position «occidentale» sur ce sujet. De l autre, les chantres de la solidarité, qui en plus d avoir parfois du mal à mettre en œuvre ce qu ils prônaient, ont surtout été incapables d écoute face à des pays dont ils ont sous-estimé la colère. L Italie le démontre : la crise migratoire, sur fond de repli identitaire et de crainte du terrorisme, est désormais existentielle pour l Union. Comme l écrit le politologue bulgare Ivan Krastev dans le «Destin de l Europe», elle est «d une importance cruciale lorsqu il s agit d évaluer les chances de survie de l Union européenne». Elle correspond en effet, poursuit ce dernier, «à un moment où l exigence de démocratie en Europe s est transformée en un appel à défendre la communauté politique à laquelle on appartient, et donc en une demande d exclusion plutôt que d inclusion». Reconstruire une vision collective, à Vingt-Sept, s annonce donc comme une gageure. Autant dire que les grands projets d Emmanuel Macron pour l Union risquent de se heurter à d immenses difficultés. Mais, paradoxalement, la mauvaise nouvelle italienne vient indirectement servir une partie de sa cause. Non pas dans sa dimension la plus fédéraliste. Mais dans l analyse sur laquelle repose son plaidoyer pour une Europe plus protectrice. Pour pousser ses arguments, dans les enceintes européennes, la France argue en effet que l Union doit connaître un sursaut immédiat ou s exposer au risque, réel, de sa décomposition. Avec le vote italien, qui voit triompher le rejet de l Union dans le pays du traité de Rome, cette alternative radicale semble désormais validée. n En plein débat sur ce que doit être la responsabilité économique et sociale de l entreprise, le chiffre va évidemment frapper les esprits. Les 40 plus grandes firmes du pays ont dégagé ensemble 92 milliards d euros de profits. Le cap des 100 milliards n a pas été atteint, le record de 2007 non plus. Mais le montant est suffisamment impressionnant pour prêter à toutes sortes de caricatures, dans un pays qui se méfie de ses élites et ne parle des bénéfices du CAC 40 que pour dire, au mieux qu ils sont trop gras, au pire qu ils sont indécents. Il y a pourtant quelques raisons de se féliciter de la santé retrouvée de nos champions. Trois au moins. D abord, les profits ne reposent pas sur quelques acrobaties financières ou plus-values ponctuelles. Ce sont bien les fondamentaux qui sont excellents. Le chiffre d affaires agrégé du CAC 40 a augmenté de plus de 6 % en un an, à milliards d euros. La preuve que nos multinationales, qui réalisent les trois quarts de leur activité à l étranger, ont su aller chercher les vents porteurs de la croissance partout sur la planète. Ensuite, cette vigueur est largement partagée. La très grande Par Guillaume Maujean Nos champions ont fait le dos rond pendant la crise, ils peuvent maintenant passer à l offensive. majorité des entreprises du CAC voient leur rentabilité s améliorer. Pas un secteur ne manque à l appel, ni la finance, ni l énergie, ni la technologie. Même Peugeot, que l on disait au bord du gouffre il y a quelques années, tutoie les 2 milliards d euros de résultat net, et seuls deux éléments (LafargeHolcim et Carrefour) sont dans le rouge. Enfin, nos fleurons sont solides : ils ont réduit leur endettement et, faut-il le rappeler, aucun d entre eux n a succombé à la crise financière. Tous nos voisins ne peuvent pas en dire autant. Plus de bénéfices, moins de dette. Ce sont les deux conditions qui permettent maintenant à ces entreprises d investir donc de créer des emplois et de repartir de l avant. Elles n hésitent d ailleurs pas à lancer les grandes manœuvres. AXA vient de partir à l assaut de son concurrent XL, Thales s est emparé de Gemalto, PSA a osé le pari de la reprise d Opel, Essilor prépare ses noces avec Luxottica, Unibail avec Westfield Nos champions ont fait le dos rond pendant la crise, ils ont réduit leurs coûts, nettoyé leurs bilans et se sont réorganisés. Ils peuvent maintenant être à l offensive. Et préparer l avenir, qui ne s annonce pas forcément aussi rose. La guerre commerciale promise par Trump, le ralentissement de l économie chinoise, la volatilité des marchés d actions, de matières premières ou des changes, la remontée des taux d intérêt sont autant d ombres qui planent sur les perspectives économiques mondiales. Il est heureux que les membres du CAC 40 les abordent au meilleur de leur forme. ( Lire nos informations Pages Seuils sociaux : enfin du nouveau Par Etienne Lefebvre C est un chantier qui occupe tous les gouvernements : comment alléger les obligations fiscales et sociales qui s empilent pour les PME à mesure du franchissement de certains seuils de salariés ou de chiffre d affaires. La loi Pacte en préparation s annonce beaucoup plus ambitieuse que les initiatives précédentes : exemption longue durée (cinq ans) du paiement des cotisations supplémentaires pour les entreprises qui dépassent le seuil de 10 salariés, taxes nouvelles supprimées pour celles qui franchissent celui de 20 salariés, etc. Si l exercice peut paraître laborieux le seuil de 50 salariés risque d être plus difficile à franchir au terme de cette réforme, il est précieux car nombre de chefs d entreprise continuent de préférer «vivre petit» plutôt que d embaucher au risque de voir s accumuler prélèvements et contraintes en tout genre. Dans ce combat sans fin, une proposition nouvelle apparaît prometteuse : le relèvement des seuils (chiffre d affaires, bilan, effectif) imposant la certification des comptes par un ou plusieurs commissaires aux comptes. Le rapport que vient de réaliser l Inspection générale des finances est édifiant. Il montre que la France se distingue de ses voisins avec une proportion d entreprises soumises à l audit légal bien plus élevée, sans effets positifs avérés : les non-certifications sont rares, les taux de redressement sont identiques de part et d autre des seuils, de même que la capacité des entreprises à trouver des financements. Une chose diffère, en revanche, c est le prix à payer (5.500 euros en moyenne) pour l entreprise soumise à l obligation de certification. La proposition de l IGF d un relèvement progressif du seuil légal au niveau de référence prévu par la directive européenne constituerait dès lors une avancée notable : jusqu à 600 millions d euros de frais en moins pour les petites entreprises concernées. Ce serait évidemment une perte importante de chiffre d affaires pour les commissaires aux comptes, mais c est le prix à payer de la simplification. ( Lire nos informations Page 4

10 10 // IDEES & DEBATS Vendredi 9, samedi 10 mars 2018 Les Echos opinions les plus lus LES ARTICLES LES PLUS LUS SUR LESCHOS.FR 1. BCE : vers la fin de la politique monétaire accommodante 2. Automobile : alerte rouge sur le front du CO 2 3. Voies sur berges : Anne Hidalgo relance la piétonnisation 4. PS : ce qu il faut retenir du débat entre les quatre candidats 5. Bénéfices : le CAC 40 réalise sa meilleure année depuis dix ans LE MEILLEUR DU CERCLE DES ÉCHOS Amazon et Système U : alerte sur la distribution française? Amazon discute d un éventuel partenariat avec Système U pour développer son offre alimentaire en France. Les distributeurs français doivent-ils s alarmer? Pas nécessairement, estime Franck Gintrand, président de l Institut des territoires. RÉSISTANCE AU NUMÉRIQUE «Dans le domaine de l alimentaire, les grandes surfaces traditionnelles résistent bien à l e-commerce. Celui-ci ne pèse que 5 % des ventes, dont l essentiel est capté par les sites Internet de la grande distribution. [ ] Compte tenu des contraintes liées à la spécificité des produits frais et aux capacités de livraison, les perspectives d évolution restent limitées. Même Monoprix ne joue la carte de l e-commerce que dans une minorité de villes-centres.» MAGASINS PHYSIQUES «Amazon fait figure de nain face aux positions occupées par la grande distribution. [ ] C est une chose de livrer des appareils photo, des livres ou des bagages, c en est une autre d apporter à domicile des yaourts, de la viande ou des surgelés. D où l idée d Amazon de s appuyer sur des chaînes de distribution bien réelles. En juin 2017, l entreprise frappe un grand coup en rachetant pour 13,7 milliards de dollars Whole Foods Market, une chaîne de supermarchés bio.» COUP D ARRÊT? «Mais rien n est simple. En novembre dernier, le géant américain annonçait finalement l arrêt dans plusieurs villes américaines d Amazon Fresh son service de livraison alimentaire à domicile pour procéder à une réorganisation de son offre. Autant de signes qui montrent à quel point, dans le commerce de détail, le passage du numérique au réel semble moins évident que l inverse.» a A lire en intégralité sur lesechos.fr/idees-debats/cercle LA REVUE DU JOUR Le souffle de l esprit d entreprise LE PROPOS Les entreprises et, surtout, les entrepreneurs ont maintenant plutôt bonne presse. En France, les freins à la création se réduisent, mais il demeure toujours de larges difficultés au développement. C est la nature même de l entreprise qui fait aujourd hui l objet de réflexions approfondies. Dans un environnement transformé, par le numérique, bien entendu, mais aussi par un droit du travail réformé, les entrepreneurs et apprentis entrepreneurs aspirent à la réalisation d un projet personnel qui est toujours aussi un projet collectif. Ce dossier fait le point, optimiste, sur une situation et des questions françaises, au regard du bouillonnement des start-up, mais aussi en fonction de fondamentaux qui évoluent sensiblement. LA PUBLICATION Fondée en 1956, les «Cahiers français», revue phare de la Documentation DANS LA PRESSE ÉTRANGÈRE Retour de la discrimination dans les banques aux Etats-Unis Les discriminations raciales des banques sont de retour aux Etats-Unis, alors que l administration Trump diminue les moyens des agences fédérales pour faire appliquer les lois sur les droits civiques, affirme le «New York Times». Des banques, poursuit le journal, réduisent ou excluent même de l accès aux prêts des minorités. Selon une étude portant sur 31 millions de demandes de prêts hypothécaires, les emprunteurs noirs se voient, de façon disproportionnée par rapport aux blancs, refuser l accès au crédit dans 48 agglomérations, les Latino-Américains dans 25, les Américains d origine asiatique dans 9 et les Amérindiens dans 2. Pour le journal, les banques ont détourné une loi de 1977 (Community Reinvestment Act) visant à aider les quartiers défavorisés. Elles ouvrent ainsi plus grandes les vannes du crédit aux nouveaux arrivants blancs. Ce qui a pour conséquence une gentrification de ces quartiers en en chassant les résidents noirs. «Ces problèmes sont endémiques à travers tous les Etats-Unis» et l étude du Center for Investigative Reporting confirme d autres enquêtes. Paradoxalement, d ailleurs, les Noirs aux revenus les plus élevés sont encore plus susceptibles, proportionnellement, de se voir refuser un crédit immobilier que les moins aisés. Un projet de loi en discussion au Sénat est d ailleurs en train de permettre aux banques d aller encore plus loin en libérant 85 % d entre elles de l obligation de publier les détails de demandes de prêts. Or, jusqu à présent, il était possible pour les défenseurs des droits civiques de s appuyer sur les autorités fédérales pour dénoncer ces pratiques discriminatoires. Mais, pour le journal, l administration Trump est en train de faire marche arrière. J. H.-R. Quels entrepreneurs pour demain? «Cahiers français», n 403, 2018, 8 euros. française, inaugure, avec cette livraison, une nouvelle formule. Avec une nouvelle mise en forme, plus percutante. Mais avec les mêmes qualités de rigueur, de synthèse et de mise en débat. LA CITATION «Jadis, la personnalité des entrepreneurs était peu connue, ou, comme en France, plutôt associée à la lutte des classes ; aujourd hui, certains d entre eux sont devenus de véritables vedettes.» Julien Damon Il faut faire l unité entre la France et l Allemagne L adversité européenne d aujourd hui appelle à une fusion de nos deux pays. Il faut foncer, en multipliant les projets communs. Les autres suivront. Face à des dangers extérieurs comme intérieurs, la France et l Allemagne semblent bien isolées. LA CHRONIQUE d Eric Le Boucher Le 14 juin 1940, en pleine débâcle, le général de Gaulle est envoyé à Londres par Paul Reynaud, président du Conseil. Il est reçu immédiatement par Winston Churchill, à qui il parle d un projet «inouï» : l «Anglo- French Unity» *. Il s agit d un texte de cinq pages préparé par les anglophiles français de Londres, dont Jean Monnet, et les francophiles britanniques, qui propose rien de moins qu une fusion des deux pays tant que dure la guerre. Le but est de préserver la souveraineté française malgré l occupation allemande jusqu à ce que «les ressources infiniment supérieures des empires et des Etats-Unis apportent la victoire». Le projet n aura pas de suite ; en France, Paul Reynaud démissionne. On connaît la suite. Ce petit rappel pour dire qu aujourd hui, début mars 2018, la France et, cette fois-ci, l Allemagne sont bien seules. Les périls sont historiques. Extérieurs : les empires chinois et américain se rient de l Europe, ils se moquent de ces petites contrées qui s acharnent à vouloir faire route ensemble sous le principe «un pays une voix» malgré toutes leurs évidentes différences. Eux, s en tiennent aux nations et au retour du rapport de force, ils s arment militairement et, c est nouveau, commercialement, comme Donald Trump, pour qui la guerre protectionniste «est facile à gagner». Intérieurs : pour la première fois depuis 1958, un pays va sortir de l Union, l amie d hier, la Grande-Bretagne. Le projet européen est si délité qu il est rejeté par les peuples. Les scrutins montrent les uns après les autres que l état d esprit s est inversé, l union ne fait plus la force, mais la faiblesse. La France, avec un président proeuropéen affirmé, croit qu une relance est indispensable et urgente. Elle a fait des propositions en matière de défense, de sécurité, d immigration, en faveur d un budget de la zone euro, d une agence pour l innovation et de listes transnationales pour l élection au Parlement de L Allemagne s est dotée d un gouvernement de coalition et d une chancelière qui entendent aussi relancer l Europe. La composante sociale-démocrate est pleinement d accord avec la stratégie française, sinon avec toutes les propositions. Pourtant Pourtant, les pays de l Est européen ont en majorité basculé dans le souverainisme, et ils ont engagé une bataille pour une Europe a minima. Pourtant, la Commission, par crainte pour ses prérogatives, n est pas allante sur les projets français. Pourtant, le Parlement traîne les pieds ; le Parti populaire européen (PPE, le groupe de la droite à Strasbourg) s est opposé aux listes transnationales, marquant un immobilisme intégral et déterminé pour la suite. Pourtant, huit pays du Nord (Pays-Bas, Irlande, Danemark et pays de la mer Baltique) en appellent à la «vigilance» sur les ambitions de relance. Pourtant, l Italie, partenaire toujours fiable, a voté pour des partis eurosceptiques. L idée d une fusion serait double : innover, et affirmer la co-volonté d avancer très loin et très vite pour écraser le scepticisme et l immobilisme. La relance est-elle morte avant sa naissance? La France et l Allemagne ne sont pas tout à fait isolées, mais les rangs (Belgique, Espagne, Portugal) sont clairsemés. Le projet de relance, déjà en soi politiquement très difficile et institutionnellement très complexe, intervient dans un contexte d hostilité. Alors même que ses résultats dépendront de la radicalité des changements, le risque est grand qu ils soient écornés, amendés, limés, désarmés. L opinion en sortira définitivement désabusée. Tant pis, sans doute. M me Merkel et M. Macron n ont pas le choix. Dans le défilé, les chariots vont subir la pluie de flèches des Indiens embusqués, mais, l histoire commande, il faut avancer, en priant la déesse Europe. Il est une autre solution, ou plutôt une voie contournée complémentaire : l unité germano-française. L adversité appelle à une fusion entre les deux pays d autant plus étroite que celles à 19 ou à 27 seront lentes et sans consistance. Foncer, prendre les Indiens de vitesse, de là viendra le salut pour les deux chariots de tête, et les autres suivront. Concrètement, cela signifie qu il ne faut pas trop compter sur les projets qui soit dépendent des débats intercommunautaires, soit relèvent du budget de la zone euro. C est d ailleurs le flanc faible des propositions d Emmanuel Macron que d être trop «traditionnellement françaises». Un gros budget, dit-il, mais pour financer quoi? Des régions en mal d autoroutes ou de piscines que leur gouvernement refuse? Il faut bien entendu consolider l euro, par exemple comme l imaginent les économistes franco-allemands (des nouvelles règles de Maastricht, un mécanisme de sauvetage bancaire, un dispositif de restructuration des dettes ). Mais l idée d une fusion serait double. D abord, affirmer crânement la covolonté d avancer très loin et très vite pour écraser le scepticisme et l immobilisme. Ensuite, innover en attachant moins d importance à la macro (à effet différé) qu à la micro, plus concrète et plus facile à mettre en place à deux. Les deux Etats pourraient encourager toutes les initiatives de toutes sortes par des règles fiscales et sociales harmonisées à très bref horizon. Donner une réalité au capitalisme rhénan contre la finance américaine. Mettre en place une véritable union de financement pour monter des outils d épargne et des fonds souverains francoallemands. Imaginer une politique industrielle commune (espace, Internet, génétique), à commencer par une forte incitation aux mariages binationaux du type PSA-Opel. En résumé, une politique par l effet de souffle. Emmanuel Macron la pratique en France. Il lui faut embarquer Angela Merkel, parce qu à eux deux cette voie de l unité est sûrement la moins périlleuse et la plus marquante pour l histoire. * Marc Ferro, «Histoire de France», Odile Jacob. Eric Le Boucher est éditorialiste aux «Echos». Danny Gys/Reporters-RÉA

11 Les Echos Vendredi 9, samedi 10 mars 2018 IDEES & DEBATS//11 focus LES BONNES FEUILLES Par Daniel Fortin La formidable transformation des villes Un voyage extraordinaire au cœur de 200 cités mondiales, en pleine révolution pour s adapter à leur environnement. Au cœur de l ouvrage, la défiance de classe entre patronnat et syndicats héritée de la Révolution. Photo AFP La lutte des classes continue à imprégner notre vision de l entreprise. La solution? Un vrai partage du pouvoir. Le nouveau livre de Jean Peyrelevade. Le livre choc sur le capitalisme français LIVRES Par Henri Gibier L e sous-titre du nouvel essai de Jean Peyrelevade le présente comme une «adresse au patronat», ce qui tombe bien au moment où s amorce la compétition pour la succession de Pierre Gattaz à la tête du Medef. Mais, au fil des pages, les lecteurs découvrent qu il s agit bien plus d une sévère remontrance destinée à un corps social patronal incapable, pour de multiples raisons, de s attaquer sérieusement aux rigidités et aux mauvaises habitudes qui minent depuis plusieurs dizaines d années la compétitivité de l économie française. Il serait toutefois réducteur de n en retenir que cette remise en cause du rôle tenu par les grands dirigeants d entreprise dans la trop lente modernisation de notre capitalisme. Au-delà de ce procès du patronat, l ouvrage propose une remarquable analyse du terreau culturel sur lequel s est construite la fracture sociale qui mine depuis des lustres une France sous l emprise de la défiance de classe dans les relations entre syndicalistes et patrons. Au départ, il y a la Révolution, la grande, celle dont nous sommes si fiers, qui a engendré ce monument de l identité et du rayonnement français : la Déclaration des droits de ESSAI Changer ou disparaître Jean Peyrelevade, Editions de l Observatoire, 167 pages, 15 euros. Pouvoir inaliénable On y trouve les racines d un trait national singulier ainsi résumé par l ancien président du Crédit Lyonnais : «La situation curieuse d une économie de marché qui fonctionne, tant bien que mal, au milieu d une sourde hostilité politique.» Dès la Constitution de 1791, le droit de propriété fait son entrée sous le signe de l ambiguïté, puisque conçu d emblée comme une protection contre les empiétements du pouvoir politique. Il est ensuite envisagé sur une base strictement individualiste : «A aucun moment, note l auteur, n est émise l idée que l entreprise puisse être le lieu de rassemblement d individus autour d un même projet.» De ce fait, les propriétaires d entreprise se sentent eux-mêmes titulaires d un pouvoir inaliénable, non partageable, car ils le tiennent d un droit de propriété individuel que la Constitution a décrété «inviolable et sacré». L impasse de la route vers la révolution Les ferments d un antagonisme radical entre capital et travail, encore vivace dans les mentalités d aujourd hui, sont posés. Ce lointain héritage continue de faire du terme «dialogue social» un oxymore hexagonal, toutes les parties prenantes en retenant d abord l idée de conflit. Dans ce climat, l arrivée de la gauche au pouvoir en 1981 a vite démontré que la route de la révolution était une impasse dans une économie globalisée, mais elle s est traduite par ce que Peyrelevade nomme «l étatisation», accentuant «la préférence française pour l Etat». L ex-conseiller de Pierre Mauroy estime que le bilan mitigé des nationalisations a conduit les étatistes à trouver une nouvelle voie, pernicieuse, pour s immiscer dans la vie de nos entreprises : «Cette voie, c est la dette.» Même sous Emmanuel Macron, les patrons français restent plus incités par la fiscalité à privilégier leur financement par le recours au crédit que par les fonds propres. Jean Peyrelevade nous fait revivre l incroyable frénésie fiscale qui a saisi les débuts du quinquennat de François Hollande, et son acharnement à surtaxer le capital, avec les conséquences que l on sait sur l emploi et la croissance. Provoquant un exode du capital d une ampleur trop souvent sous-estimée : «Des études sérieuses évaluent à 200 milliards d euros le total cumulé des patrimoines appartenant à des personnes soumises à l ISF expatriées pour des raisons fiscales, souligne l essayiste à partir des données du COE-Rexecode. C est à peu près le montant d une année d investissement de l ensemble des entreprises françaises.» S il salue les mesures prises sur ce plan par Emmanuel Macron pour stopper l hémorragie, le banquier les trouve encore trop timides. Son autre bête noire, c est ce qui lui apparaît, sous couvert du paritarisme, comme un achat à haut prix de la paix sociale, à la fois par la dérive des charges sociales et par le laxisme salarial. Cette partie du livre est la plus critique à l égard du patronat, principal responsable de cette politique de gribouille, que Peyrelevade explique au fond par le refus d emprunter une autre voie plus vertueuse, mais contraire aux verrous culturels évoqués précédemment : celle du partage du pouvoir dans l entreprise. La solution pour lui passe pourtant par une réinterprétation française de la cogestion à l allemande. Afin de faire bouger les mentalités, le chroniqueur des «Echos» va très loin, avançant même l idée d instaurer «un droit automatique de copropriété» de l entreprise. Comme l ensemble de cette vigoureuse entreprise de désintoxication culturelle, c est un utile rappel que, même avec le visage plus souriant et plus moderne du macronisme, nous ne sortirons pas de notre mal français sans traitement de choc. n C est une exploration extraordinaire à laquelle nous invitent l écrivain Erik Orsenna et l architecte-paysagiste Nicolas Gilsoul. Celle des villes, leur passion commune, dont l inexorable extension façonne le présent et l avenir de notre planète. Aujourd hui, cinquante agglomérations dépassent les 10 millions d habitants. Villes Lego, villes terriers, villes potagers, chaque cité est un corps qui respire, s adapte à son environnement, se déploie à sa façon, et surtout se transforme à toute vitesse. Ce fabuleux voyage est à lire absolument. Extraits. LA VILLE PREND CONGÉ DES VOITURES «A New York, la façade ouest de Manhattan a longtemps été bordée d une voie rapide surélevée à très fort trafic. A l issue de trentre ans d études, la West Side Highway se métamorphose. C est aujourd hui l un des espaces publics les plus attractifs de la Grosse Pomme, sur l Hudson River. New York multiplie les projets similaires.» LA VILLE BASSE CONSOMMATION A Paris, «voilà venue l ère des BBC, et de leur lente marche sur la ville. Le bâtiment basse consommation devient la norme parisienne. Il trouve dans le Paris dense d Haussmann un héritage stimulant et intelligent. Le baron urbaniste n est-il pas parvenu à inventer un jeu modulable à l envi et durable avant l heure? Derrière les boulevards arborés vivent jusqu à habitants au kilomètre carré, autant qu à Hong Kong et son modèle vertical. Le BBC est connecté en smart grid, bioclimatique et Yann «Le plus grand mystère est peut-être celui du temps», écrit le physicien italien Carlo Rovelli en ouverture de son très bel essai. «Je m arrête. Je ne fais rien. Rien ne se produit et je ne pense à rien. J écoute le temps qui passe», poursuit-il. Et pourtant, ce temps «familier et intime» est un Sphinx pour les physiciens théoriciens, qui en interrogent la nature, vont jusqu à douter de son existence Il y a une énigme du temps, et elle se loge au cœur des théories les Livres en bref ESSAI Désir de villes Erik Orsenna et Nicolas Gilsoul, éditions Robert Laffont, 283 pages, 20 euros. parfois même support d une centrale d énergie. Le stade Jean-Bouin exhibe ses panneaux photovoltaïques et la halle Pajol est la plus grande centrale solaire construite à ce jour en milieu urbain dense. Paris consomme moins. Paris consomme un peu mieux.» LA VILLE RÉTRÉCIE «A l opposé de l étalement banalisé des villes, certains tissus urbains s effilochent et se réduisent. Suite à une crise économique majeure, les habitants quittent le navire et abandonnent leurs maisons Las Vegas rétrécit : le désert des Mojaves avance. Baltimore rétrécit : des forêts de bouleaux pénètrent la cité. Détroit rétrécit : la prairie fertile du Michigan convoque une nouvelle légende.» LA VILLE ASSOIFFÉE «Jaipur cuit sous un soleil de plomb. Quand l Inde a chaud, le Rajasthan brûle. Les trois quarts de l Etat sont en déficit hydrique on attend la mousson. En deux semaines à peine, le Rajasthan doit faire le plein d eau douce pour le reste de l année.» n A la recherche du temps tout court L Ordre du temps Carlo Rovelli, Flammarion, 288 pages, 21 euros. Le sombre destin de Cuba Benoît Dix ans après avoir succédé à son frère aîné Fidel, Raul Castro doit abandonner le pouvoir le 19 avril prochain. Q ue deviendra Cuba après son départ? C est l une des 100 questions auxquelles répond le journaliste Michel Faure dans cet ouvrage, qui retrace cinq siècles d histoire de l île caribéenne. Les six dernières décennies, marquées par le «totalitarisme tropical» de la fratrie Castro, occupent bien sûr la majorité du plus spéculatives de la physique moderne, qu il s agisse des théories des cordes ou de la gravité quantique à boucles celle-là même dont Carlo Rovelli est à l échelle du globe l un des deux ou trois plus éminents représentants. Pourtant, son livre n a rien d ardu. Il est baigné de poésie celle des «Odes» d Horace comme celle de la physique elle-même. Il confine à la métaphysique : pourquoi nous souvenons-nous du passé et pas de l avenir? Une chose est sûre : lire ce livre n est pas du temps perdu. Cuba en 100 questions Michel Faure, Editions Tallandier, 320 pages, 16,50 euros. livre. Quelle était la situation de Cuba avant la révolution castriste? Combien reste-t-il de prisonniers politiques? Comment la paranoïa est-elle devenue l assurance-vie du régime? Quel est le poids de l armée dans l économie? Pourquoi la vie quotidienne à Cuba semble-t-elle si souvent absurde? Attendues ou étonnantes, les questions posées donnent l occasion de décrypter les réalités politiques, économiques et sociales d une des dernières dynasties communistes.

12 12 // IDEES & DEBATS Vendredi 9, samedi 10 mars 2018 Les Echos opinions les plus partagés LES ARTICLES LES PLUS PARTAGÉS SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX 1. Au CRIF, Macron affiche sa volonté de s'attaquer à la cyberhaine 2. Les horloges européennes faussées à cause du Kosovo 3. Sécurité routière : le gouvernement déterminé à limiter la vitesse à 80 km/h 4. Le géant du post-marché Euroclear quitte Londres à cause du Brexit 5. La Floride prête à adopter une loi pour armer les enseignants LE POINT DE VUE d un collectif de médecins et de chercheurs Parmi ses nombreuses sources, la pollution la plus nocive est celle issue du trafic routier. Les particules émises par les véhicules à moteur thermique sont les plus toxiques en raison de leur taille (particules ultrafines à 90 %) et de leur composition. Ces particules de gazole notamment sont en effet recouvertes de métaux et d hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) cancérigènes, et responsables de maladies cardio-vasculaires et respiratoires. Ainsi, en Europe, une simple augmentation annuelle de 5 microgrammes (μg)/par mètre cube en particules fines s accompagne d une augmentation de 13 % du risque d infarctus et de 19 % du risque d accident vasculaire cérébral. En plus des particules ultrafines, le trafic routier principalement diesel représente à Paris plus de 60 % des émissions de NO 2 (dioxyde d azote), dont les effets respiratoires et cardio-vasculaires sont également dévastateurs. Dans la capitale, chaque épisode de pollution aux particules fines entraîne une augmentation significative des consultations aux urgences pour exacerbation d asthme. Des particules ultrafines issues du trafic sont même retrouvées dans les poumons des jeunes enfants asthmatiques parisiens ainsi que dans la circulation sanguine ombilicale, entraînant des anomalies du développement du fœtus. Lorsque la mère a été exposée pendant la grossesse, le risque de prématurité et de petit poids de l enfant à la naissance augmente significativement. Selon plusieurs études parues dans les plus grandes revues internationales de médecine, habiter à moins de 75 mètres d un axe à LE POINT DE VUE de Guillaume Allègre Avec la sectorisation des universités, un élève de terminale qui habite Bagnolet a d infimes chances d être pris dans une université en dehors de son académie. Il doit donc postuler à Créteil ou Saint-Denis. La réforme Parcoursup n a rien changé à ce problème. Non seulement ces universités de banlieue sont moins renommées que certaines universités parisiennes, mais la géographie de l Ile-de-France est telle que, en habitant Bagnolet, il est plus simple d aller à la Sorbonne par les transports publics qu à Saint-Denis. Ce système est profondément injuste pour les élèves de Seine-Saint-Denis. De plus, il incite les parents qui le peuvent à rester à Paris, ce qui empire la ghettoïsation sociale et scolaire soulignée notamment par Eric Maurin («Le Ghetto français»). Avec les conventions ZEP, un bon élève de Bagnolet a plus de chances de rentrer à Sciences Po, ce qui attire des bons élèves dans les lycées conventionnés de Seine-Saint-Denis et d ailleurs : par les effets de pairs, ceci profite à tous les élèves de ces lycées (mieux vaut être dans un lycée avec des élèves doués et motivés). Mais la politique de Sciences Po et de certaines autres grandes écoles ne peut pas faire office de politique nationale pour les lycées et l enseignement supérieur. Le même problème se pose au niveau des écoles, des collèges et des lycées, mais les réponses de politiques publiques sont différentes : on ne peut pas demander à un collégien d être mobile sur l ensemble de l Ile-de-France; la Réduire le trafic routier pour réduire l impact sanitaire de la pollution fort trafic augmente de 38 % la mortalité cardio-vasculaire, mais aussi de 22 % le risque d accident vasculaire ischémique et majore à terme le risque de démence, de diabète, de cancer du poumon. Tout cela implique que, en dehors de pics de pollution, l exposition à long terme aux polluants atmosphériques même à des concentrations en polluants inférieures aux normes en vigueur est à l origine de pathologies qui se développeront à la suite de plusieurs années d exposition. Des mégapoles de par le monde ont montré qu il est possible d améliorer la Des mégapoles de par le monde ont montré qu il est possible d améliorer la qualité de l air et la santé des habitants. qualité de l air et la santé des habitants. Restreindre le trafic routier constitue une mesure phare dans la réduction des émissions des polluants atmosphériques ayant des répercussions concrètes sur la santé. Ainsi, l éviction des véhicules diesel à Tokyo a permis en quelques années de diminuer de 44 % la concentration en particules fines, de 11 % la mortalité cardiaque et de plus de 20 % la mortalité respiratoire. Actuellement, aucun nouveau médicament ne pourrait se targuer d une telle efficacité en santé publique. Alors nous, médecins, chercheurs, professionnels de santé publique, ne pouvons qu être favorables à toute mesure visant à diminuer le tra- Et si la sélection à l université était la solution? Dans l enseignement supérieur, la sectorisation est le revers de la médaille de la non-sélection. solution pour les écoles, les collèges et les lycées repose donc sur une application plus stricte de la loi SRU (qui impose notamment aux communes un minimum de 20 % de logements sociaux, ce qui devrait augmenter la mixité sociale dans les écoles) et par des moyens plus importants. Les étudiants, eux, sont plus mobiles. Cette mobilité doit d ailleurs être encouragée par la construction massive de logements étudiants (ce qui est plus facile en dehors de l Ile-de-France) et par un revenu étudiant, par exemple sous la forme d un capital-formation. Dans l enseignement supérieur, la sectorisation est le revers de la médaille de la non-sélection : puisque tout le monde ne peut pas aller à la Sorbonne, les élèves sont choisis selon un critère géographique. La sélection serait-elle une mauvaise solution au problème que je viens d évoquer? Le système actuel est hypocrite : il sélectionne déjà à l entrée du lycée (pour intégrer une filière générale, technologique ou professionnelle) ; il sélectionne ensuite en première année de licence, avec les taux de réussite que l on connaît, proches de 0 %, pour les bacheliers technologiques ou professionnels fic routier. La piétonnisation des voies sur berge ainsi que d autres lieux de trafic fait partie des mesures qui peuvent réduire le trafic routier «thermique». Elles doivent être coordonnées avec les nombreuses autres mesures qu une politique de la ville tournée vers la santé peut et doit mettre en place, comme le remplacement des véhicules polluants ou l amélioration des transports en commun. Nous ne pouvons plus nous permettre d attendre! Le professeur Bruno Housset est pneumologue, chef du service de pneumologie au centre hospitalier intercommunal de Créteil. Le professeur Jocelyne Just est pneumopédiatre, chef du service d allergologie pédiatrique, hôpital Armand-Trousseau. Le professeur Thomas Similowski est pneumologue, chef du service de pneumologie et réanimation médicale, groupe hospitalier Pitié- Salpêtrière-Charles-Foix. Le docteur Gilles Dixsaut est médecin hospitalier, Assistance publique-hôpitaux de Paris. Le professeur Alexandre Duguet est pneumologue, vice-doyen de la faculté de médecine Pierre-et-Marie-Curie Paris-VI. Le docteur Thomas Bourdrel est radiologue. Le professeur Isabella Annesi- Maesano est épidémiologiste, directrice de recherche à l Inserm. Jean-Baptiste Renard est directeur de recherche au LPC2E-CNRS à Orléans. dans de nombreuses licences universitaires. La sélection existe donc déjà et elle se fait trop tôt, dès l entrée au lycée. La plupart des autres pays n ont pas la segmentation en filière technologique et générale au lycée : la sélection se fait donc plus tard, à l entrée à l université, ce qui est plus favorable aux élèves les plus défavorisés. La sélection à l université n est pas la panacée. Le problème principal vient du manque de places dans les universités et du manque de moyens dans les licences : aujourd hui, en France, un élève en licence coûte moins cher qu un élève au lycée (sans parler des classes préparatoires aux grandes écoles), ce qui fait de la France une exception internationale. On peut donc introduire la sélection dans les universités tout en augmentant le nombre de places et les moyens. En faisant cela, la sélection permettra à plus d étudiants de rentrer dans les filières qu ils ont choisies, ce qui devrait être un des objectifs poursuivis. Sélection ne veut ainsi pas dire rationnement : aux Etats-Unis, les universités sont sélectives, mais plus d étudiants sont diplômés du supérieur. Les étudiants ne choisissent pas leur université, mais ils choisissent ce qu ils vont y étudier. Si l on suit cette stratégie, il faut augmenter le nombre de places dans les filières saturées. La question de l aide à la mobilité étudiante est également primordiale. Guillaume Allègre est économiste à l OFCE. Les femmes, le 9 mars et les jours suivants L ŒIL DU PHILOSOPHE Par Roger-Pol Droit Le scénario était toujours identique. Rituellement, chaque année, le 8 mars, à l occasion de la Journée internationale des droits des femmes, on faisait les mêmes constats attristés : que sont lents les progrès, que sont persistantes les inégalités, que sont tenaces les discriminations, et solides les plafonds de verre! On le répétait, une fois de plus, sur les plateaux de télévision ou dans la rue. En espérant que, en souhaitant que, en projetant que Et, dès le lendemain, tout recommençait. Chacun vaquait à ses occupations, oubliait presque tout ce qui avait été dit, retournait à sa place. Et retrouvait son rôle, sa condition. Sans doute pareille ritournelle n était-elle pas entièrement inutile. Mais cette piqûre de rappel cyclique cultivait le double défaut de n être qu annuelle et d être formelle. Elle avait même, à sa façon, quelque chose d irritant, sinon d offensant : la moitié des humains voyaient un jour sur 365! consacré à leurs droits, leur vie, leurs libertés, leur dignité. Héritière d une tradition de luttes, cette journée date du début du XX e siècle. Le National Woman s Day aux Etats-Unis s installe en 1909, la journée des femmes de l Internationale socialiste en Elle est finalement devenue, en 1977, une des journées internationales de l ONU une sur 87. Dans la poésie imprévue de ce calendrier planétaire, les droits des femmes, cantonnés au 8 mars, se retrouvent étrangement situés, après entre «la vie sauvage» (3 mars) et avant «le bonheur» (20 mars) des détails qui ne s inventent pas, et qui font rêver. Mais pourquoi donc est-ce différent cette année? Le sentiment s impose, avec évidence, que le paysage n est plus le même. Pourtant, il n est pas si aisé qu on croit d expliquer sur quoi repose pareil sentiment. Car, dans les faits, pratiquement rien n a bougé : les grilles de salaire et organigrammes sont toujours défavorables aux femmes, les stéréotypes du machisme toujours actifs. Dans les discours non plus, rien n a changé fondamentalement : déplorations et espérances, exhortations et mobilisations continuent d occuper, mécaniquement, micros et mégaphones. C est dans les esprits que tout a commencé à bouger. Avec la prise de paroles de #MeToo et d autres, avec la prise de conscience de l omniprésence des formes multiples de harcèlement et de domination, avec la dénonciation croissante du sexisme ordinaire, c est désormais chaque jour de l année n importe lequel, et heure par heure qui devient le jour des droits des L'ACTUALITÉ DES THINK TANKS La responsabilité éducative des entreprises IDÉE. Le think tank Vers le Haut spécialisé dans les questions d éducation a lancé un nouveau chantier. Alors que de la RSE, sous toutes ses coutures, on fait maintenant tout un plat, notamment sur les volets sociaux et environnementaux, la question peut se poser d une responsabilité éducative de l entreprise. En tant que producteur de biens et services (son rôle premier), l entreprise fournit des matériels et des applications, utiles ou non dans l éducation. En tant qu annonceur, elle diffuse des informations et des représentations, plus ou moins en adéquation avec ce qui est souhaitable en termes d éducation. En tant qu employeur, elle contribue directement à la formation. En tant que financeur, elle se décharge peut-être un peu, par les taxes et cotisations, de cette fonction éducative qu il vaut mieux cerner. INTÉRÊT. Le sujet est original. Il peut être décrié comme typique de l expansion infinie du domaine des responsabilités pesant sur l entreprise. Il n en est rien : il ne s agit pas de créer de nouvelles charges mais de clarifier un rôle qui est déjà tenu, plus ou moins bien. Innovant dans le thème, Vers le haut l est aussi dans la forme. En ouvrant son sujet à toutes les opinions et contributions possibles, pour nourrir un rapport à venir. Julien Damon femmes. En outre, ce qui est vrai du domaine sexuel le devient également du domaine professionnel, des exigences de carrière, de formation, de responsabilité et de rémunération. Et le changement s étend aussi aux libertés fondamentales d expression, de religion, de circulation qui prennent, selon les régions du monde, des formes distinctes. Car leurs droits, au quotidien, sont construits et défendus de plus en activement, désormais, par les femmes chinoises, indiennes, africaines, latinoaméricaines Bascule Il se peut donc que nous soyons en train de passer, effectivement, des discours d un jour qui ne changent rien aux actions durables qui changent tout. Il en aura fallu, du temps, et de l endurance, et de l obstination, pour que ce mouvement de bascule Voyez l histoire de l esclavage : des discours abolitionnistes sont tenus, sans aucun effet, durant plusieurs générations. Un jour enfin s enclenche une révolution morale. s amorce enfin pour de bon. Vingt-cinq siècles, au bas mot, au cours desquels n ont manqué ni les paroles lucides ni les temps d immobilité. Le vieux Platon, dans «La République» décrétait déjà que, dans la Cité juste, «la femme participe naturellement à toutes les occupations, l homme de son côté participe à toutes également». Sans conteste, le propos était révolutionnaire, en son temps, et dans sa société. Mais il le demeure encore, aujourd hui, différemment, dans toutes les nôtres. La longue histoire des féminismes (*) a pour fil rouge ce partage égal de «toutes les occupations». Certes, cela est dit et connu depuis longtemps. Toutefois, entre ce qui est su et répété et puis ce qui est vécu, il arrive que la jonction soit fort lente à se faire. Voyez l histoire de l esclavage : des discours abolitionnistes sont tenus, sans aucun effet, durant plusieurs générations. Un jour enfin s enclenche une révolution morale. Aucun argument nouveau, mais les faits, soudain, deviennent insupportables. Quelque chose de cet ordre est en route. Voilà pourquoi le 9 mars, et tous les jours suivants, ne seront plus ceux où tout retombe. Plutôt ceux où, sans même qu on n y prenne garde, tout continue à être de moins en moins comme avant. (*) Voir le livre récent de la philosophe Séverine Auffret, «Une histoire du féminisme de l Antiquité grecque à nos jours». (Editions de l Observatoire)

13 Les Echos Vendredi 9 et samedi 10 mars 2018 // 13 le grand entretien Son parcours l Isabelle Kocher est ancienne élève de l Ecole normale supérieure (ULM) et ingénieur du corps des Mines. Elle a été conseillère au ministère du Budget puis au cabinet du Premier ministre, Lionel Jospin ( ). l Elle rejoint Suez en Elle gravit les échelons avant d être nommée directrice générale déléguée du groupe (devenu GDF-Suez) en octobre Elle est officieusement la dauphine de Gérard Mestrallet, qui prépare sa succession. l Elle est nommée directrice générale d Engie, nouveau nom de GDF-Suez, en mai Son actualité «Nous allons accélérer les acquisitions» deux ISABELLE KOCHER Directrice générale d Engie l Isabelle Kocher a présenté jeudi les résultats d Engie pour 2017 et annoncé une hausse du dividende. l Le plan de transformation du groupe, lancé il y a deux ans, est pratiquement achevé. l Isabelle Kocher s est battue pour succéder à Gérard Mestrallet au poste de présidente du conseil d administration en mai prochain. Mais le conseil, dominé par l Etat, actionnaire à hauteur de 24 %, a décidé en décembre de maintenir les fonctions dissociées. l Jean-Pierre Clamadieu, le patron de Solvay, sera nommé président à l issue de l assemblée générale le 18 mai. dernières années. La plupart d entre elles étaient petites ou moyennes, mais ces acquisitions prises globalement représentent tout de même 2,5 milliards d euros de chiffre d affaires. Nous allons poursuivre dans cette voie et probablement accélérer, d autant que nous avons renforcé notre savoir-faire d intégration. Une fusion avec Suez, dont Engie détient encore le tiers du capital, aurait-elle du sens? Notre première attente en tant qu actionnaire, c est que Suez présente un projet et des ambitions qui répondent à ce que le marché attend. Suez doit renouer avec la croissance pour faire remonter le cours de Bourse. La réorganisation annoncée la semaine dernière par le directeur général, Jean-Louis Chaussade, s inscrit dans cette perspective. Propos recueillis par David Barroux et Vincent Collen Dans un entretien aux «Echos», Isabelle Kocher fait le point sur la transformation d Engie. Depuis son arrivée à la tête de l entreprise voilà deux ans, elle a essuyé de multiples critiques, mettant en cause son virage rapide vers les énergies renouvelables, jugées moins rentables que les anciens métiers du groupe comme le gaz ou le charbon. L ampleur du renouvellement du management qu elle a imposé a aussi suscité des tensions. Alors qu elle s est battue cet hiver pour devenir PDG d Engie à la suite du départ de Gérard Mestrallet, l Etat a finalement décidé de nommer Jean-Pierre-Clamadieu à la présidence du groupe. Vous avez été souvent attaquée sur votre stratégie depuis que vous avez pris la direction d Engie il y a près de deux ans. A quoi est-ce dû, selon vous? [Rires] Si je puis me permettre, lorsque ça a été le cas, c était surtout dans la presse française! C est classique, c est souvent le sort de ceux qui font des choix précurseurs. Quand vous vous écartez de la direction dominante, vous prenez le risque d apparaître «déviant». Il est très clair qu une équipe qui fait un choix précurseur doit avoir des convictions fortes, justes, mais aussi inspirantes, pour mobiliser tous les collaborateurs. Et qu il faut aussi un peu de résilience Ces convictions, qui sont les miennes, sont le résultat d un grand travail d immersion avec les clients, les associations, toutes les parties prenantes de l entreprise. Avant de prendre la direction générale en mai 2016, j ai passé un an à faire le tour du monde pour m imprégner des tendances à l œuvre sur nos marchés. Le plan de transformation touche à sa fin. Quel bilan tirez-vous de cette période qui s achève? L objectif que j avais fixé était clair. Il s agissait de faire d Engie un champion d un secteur de l énergie, un secteur qui est en train de se transformer radicalement. Ces changements représentent un risque pour les acteurs établis, c est vrai, mais aussi des opportunités extraordinaires. L énergie, secteur en forte croissance, sera l un des enjeux majeurs du XXI e siècle. «Nous avons acheté plus de quarante entreprises ces deux dernières années.» Ce changement de cap est aujourd hui derrière nous. Le bateau Engie a pivoté. Et il a été reprofilé. Le groupe est plus compétitif, il est désendetté, et il est largement «dérisqué». Il a commencé à prendre le vent puisque nous annonçons une belle croissance avec 5 % de croissance organique en 2017 et un retour à une croissance globale pour 2018 puisque la plus grande partie des impacts des cessions est derrière nous. C est la raison pour laquelle nous allons proposer d augmenter le dividende pour Ces cessions n ont-elles pas trop réduit la voilure? Pas du tout, elles ont été réalisées sans nous faire perdre de terrain. Notre résultat net est à peu près au même niveau qu au démarrage du plan début 2016, ce qui représente une petite prouesse pour un groupe qui a vendu 20 % de ses activités. Nous avons réinvesti dans les mêmes proportions dans des métiers d avenir. Engie est profondé- ment différent de ce qu il était il y a deux ans : à l époque, l Ebitda de notre portefeuille d activités décroissait de 9 % par an ; l Ebitda de notre portefeuille d aujourd hui croît de 5 % par an. C est un changement spectaculaire! L arrivée de Jean-Pierre Clamadieu à la présidence du conseil ne risque-t-elle pas de provoquer des tensions? La gouvernance dissociée, séparant les fonctions de président et de directeur général, est encore peu répandue et mal comprise en France alors qu elle est classique dans le monde anglo-saxon. Les deux rôles sont fondamentalement différents. Le patron de l entreprise, c est le directeur général. Le président, lui, anime le conseil d administration. Il a particulièrement besoin de comprendre la stratégie du groupe, mais son rôle principal est de piloter la gouvernance. Je suis heureuse du choix de Jean-Pierre Clamadieu, car il est l un des rares dirigeants français à savoir comment cela fonctionne, venant de Solvay où les deux fonctions sont distinctes. Avec son arrivée, nous abordons une nouvelle étape. Le plan de transformation touchant à sa fin, quelles perspectives pouvezvous donner aux actionnaires? Nous avons devant nous une très belle phase de croissance car nous sommes désormais bien positionnés. La croissance sera meilleure qu attendu en 2018, ce qui nous permet d augmenter le dividende plus tôt que prévu. Le changement de cap est derrière nous, mais nous continuons à travailler sur nous-mêmes en améliorant nos relations avec nos clients, en poursuivant la réduction de nos coûts La baisse des coûts atteindra 1,3 milliard d euros à la fin de l année. Nous misons aussi beaucoup sur l innovation : nous travaillons sur le scénario d un gaz à 100 % d origine renouvelable d ici à 2050, et sur le digital, qui concerne l ensemble de nos métiers. Et au-delà de 2018? Nous travaillons, avec l ensemble des collaborateurs, sur des projections de plus long terme. Nous présenterons notre vision «Engie 2030» au deuxième semestre. Ce sera aussi un rendez-vous important pour nos actionnaires, où nous dévoilerons des perspectives financières pour les années à venir. Comment jugez-vous les exigences de vos actionnaires? D un côté, les investisseurs de long terme font un vrai travail d analyse, ils prennent le temps de comprendre nos activités en détail. Ils sont fidèles, et renforcent même leurs positions. De l autre, une grande partie du marché gère ses positions en fonction des indices. Ces actionnaires n ont pas de lecture articulée de la stratégie d un groupe, ils ont une vision à plus court terme. Il faut compter avec ces deux catégories d investisseurs, ce qui n est pas toujours simple. C est pourquoi il est important d avoir un projet d entreprise et de s y tenir. Maintenant qu Engie est désendetté, allez-vous mener une politique d acquisitions plus agressive? Ce qui est sûr, c est que nous n en avons pas besoin, notre rythme de croissance étant déjà soutenu. Même si rien n est exclu a priori, je n ai jamais considéré qu une très grosse acquisition transformante pouvait remplacer une stratégie. Le socle de la stratégie doit être industriel. Pour autant, je n ai jamais été hostile à une acquisition qui viendrait nourrir cette stratégie. Nous avons acheté plus de quarante entreprises ces Bruno Levy/Divergence Engie est candidat au rachat du gazoduc TAG, mis en vente par Petrobras au Brésil. Quel est l intérêt stratégique pour Engie? Nous évaluons le projet, mais il est trop tôt pour en dire plus. Ce qui est certain, c est que nous avons dans le monde une politique de développement des infrastructures électriques et gazières comme nous le démontrons déjà au Chili et au Brésil. Avec l essor des énergies renouvelables, la France est-elle condamnée à payer son énergie plus cher? Partout dans le monde, il faut réinvestir dans les capacités de production pour développer une énergie décarbonée. C est cela qui pousse les prix à la hausse, de l électricité en particulier. Mais en même temps, nos clients prennent des mesures d efficacité énergétique pour réduire leur consommation. Au final, la facture n a pas forcément vocation à augmenter, au contraire. Le contrat de performance énergétique que nous avons signé pour quinze ans avec la Ville de Paris pour 140 écoles l illustre bien. Nous avons pris l engagement de réduire la consommation énergétique de 30 % minimum. «Nous misons aussi beaucoup sur l innovation. Nous travaillons sur le scénario d un gaz à 100 % d origine renouvelable d ici à 2050.» Quel impact aura la fin des tarifs réglementés du gaz pour Engie? C est parfaitement gérable du moment qu une période suffisamment longue est laissée pour que nous puissions engager les actions de pédagogie nécessaires auprès de nos 4,5 millions de clients possédant un contrat de fourniture de gaz au tarif réglementé. Nous considérons d ailleurs que le même dispositif devrait en être mis en œuvre pour les tarifs d électricité. n

14 14 // Vendredi 9, samedi 10 mars 2018Les Echos, Les chiffres de l'économie Budget de l Etat 2018 : 386,3 milliards d euros // PIB 2017 : 2.283,6 milliards d euros courants // Plafond Sécurité sociale : euros/mois à partir du // SMIC horaire : 9,88 euros à partir du // Capitalisation boursière de Paris : 1.547,84 milliards d euros (au ) // Indice des prix (base 100 en 2015) : 101,85 en décembre 2017 // Taux de chômage (BIT) : 9,4 % au 3 e trimestre 2017 // Dette publique : 2.226,1 milliards d euros au 3 e trimestre 2017 EN FRANCE À L ÉTRANGER PAUVRETÉ COLLECTE NATIONALE DES RESTOS DU CŒUR Les Restos du cœur, dont les rayons se sont dégarnis lors de la campagne d hiver, organisent vendredi et samedi une collecte nationale et seront présents dans grandes surfaces pour réceptionner conserves, plats cuisinés, produits pour bébés ou d hygiène, a annoncé jeudi l association. En 2017, tonnes de denrées avaient été collectées, soit l équivalent de 7 millions et demi de repas supplémentaires. CULTURE LE ROMANCIER PATRICK GRAINVILLE À L ACADÉMIE FRANÇAISE Le romancier Patrick Grainville, lauréat du Goncourt en 1976 pour «Les Flamboyants» et membre du jury du prix Médicis, a été élu jeudi à l Académie française au fauteuil d Alain Decaux, disparu en Patrick Grainville, 70 ans, a été choisi au premier tour par 13 voix contre 2 au prémontré (religieux suivant la règle de vie de saint- Augustin), Dominique-Marie Dauzet. RÉSEAUX SOCIAUX UNE FEMME CONDAMNÉE POUR DES TWEETS INJURIEUX ENVERS SCHIAPPA Carole Hofbauer, une Bordelaise très prolixe sur les réseaux sociaux, a été condamnée jeudi à euros d amende avec sursis pour avoir publié 140 tweets diffamatoires et injurieux visant Marlène Schiappa. Elle y qualifiait la secrétaire d Etat à l Egalité femmes-hommes de «maquerelle», son époux de «mari trompé» et ses filles de «mal élevées». Elle a obligation de supprimer ses messages dans les dix jours. ESSONNE UN POLICIER HORS SERVICE RECONNU ET AGRESSÉ Un policier en civil a été reconnu et agressé hors de son service à Athis- Mons (Essonne) par un jeune homme qui comparaîtra prochainement devant la justice. Ce dernier, selon le parquet d Evry, savait qu il s en prenait à un policier car les deux hommes «ont eu une altercation il y a quelque temps, au cours de laquelle le fonctionnaire avait fait état de sa qualité de policier». L agresseur risque trois ans de prison et euros d amende. MAYOTTE LE STATUT DE LA MATERNITÉ FAIT DÉBAT Edouard Philippe a «mis sur la table» jeudi, devant les sénateurs, la question du statut de la maternité de Mayotte, évoquant l idée de transformations à apporter «en matière de droit et d accès à la nationalité à cet endroit». La maternité compte «plus de naissances par an, c est deux fois plus que la plus grande maternité parisienne», a-t-il rappelé. Aurimages COLOMBIE LES FARC SE RETIRENT DE LA PRÉSIDENTIELLE L ex-guérilla marxiste des FARC reconvertie en parti politique suite à l accord de cessez-le-feu de 2016, a annoncé jeudi se retirer de la présidentielle du 27 mai, à laquelle elle participait pour la première fois. Son chef et candidat, Rodrigo Londoño, dit «Timochenko», a subi une crise cardiaque il y a quelques jours. Il était crédité de 1 % des voix. Les FARC restent dans la course pour les législatives de dimanche. La présidentielle doit désigner le successeur de Juan Manuel Santos, qui ne peut se représenter après deux mandats. POLOGNE VARSOVIE DEMANDE PARDON AUX JUIFS Le président polonais Andrzej Duda a demandé pardon jeudi au nom de la «Pologne de 1968» aux Juifs chassés de son pays lors d une campagne antisémite il y a cinquante ans, un geste salué par des personnalités juives et qui semble destiné à réduire les tensions avec Israël et Washington. Des tensions suscitées par une loi récente semblant minimiser la responsabilité de Varsovie durant la Shoah. ALLEMAGNE HEIKO MAAS AUX AFFAIRES ÉTRANGÈRES Heiko Maas, ministre sortant de la Justice, doit être désigné vendredi pour prendre la tête de la diplomatie allemande, selon des médias du pays. Ce social-démocrate de 51 ans, chouchou des magazines de mode, s apprête à succéder à Sigmar Gabriel à la tête de ce ministère dont la ligne est toutefois fixée par la chancelière Angela Merkel. Quoique critique du régime turc, Heiko Maas est la cible des milieux islamophobes en raison de sa loi sur les réseaux sociaux très restrictive. ISRAËL EXERCICE MILITAIRE AVEC LES ÉTATS-UNIS Les Etats-Unis et Israël ont organisé jeudi des manœuvres communes de défense anti-aérienne en Israël, comme tous les deux ans. Cet exercice implique environ soldats américains et autant d israéliens, à un moment où Israël s alarme de la présence grandissante de l Iran, son ennemi juré, en Syrie et au Liban, ses voisins. TURQUIE 25 JOURNALISTES CONDAMNÉS À LA PRISON Un tribunal t urc a condamné jeudi 25 journalistes à des peines allant jusqu à sept ans et demi de prison à l issue de l un des nombreux procès liés à la tentative de coup d Etat de juillet La plupart des personnes condamnées ont collaboré avec des médias proches du mouvement du prédicateur Fethullah Gülen, accusé par Ankara d avoir ourdi le putsch. Michael Kappeler/Zuma Press Alexandre Counis Correspondant à Londres Qui a tenté d assassiner Sergueï Skripal, ex-espion russe vivant au Royaume-Uni, alors qu il se promenait dimanche avec sa fille Youlia à proximité d un centre commercial à Salisbury? Alors que l un et l autre restent hospitalisés dans un état critique, c est la question que se pose toute la presse britannique. Avant même que l enquête apporte des éléments tangibles, la réponse apparaît évidente à certains : Moscou. Le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, a pointé Moscou du doigt dès mardi, n hésitant pas à qualifier la Russie de «force néfaste 11 ON EN PARLE À LONDRES et perturbatrice». «Je ne vois pas comment nous pouvons maintenir des relations diplomatiques avec un pays qui assassine des gens sur le sol britannique», a même tweeté le député conservateur Nick Boles. Pendant ce temps, à Moscou, on s indigne et on dément. On dénonce même «une campagne anti-russe». Si les soupçons qui pèsent sur le Kremlin sont aussi lourds, c est que l affaire rappelle étrangement l empoisonnement au polonium, en 2006 à Londres, de l opposant et ex-espion russe Alexandre Litvinenko, attribué depuis à Moscou par un juge britannique. Accusé d avoir vendu des informations au Royaume-Uni et condamné à 13 ans de prison LA PHOTO DU JOUR Pas de convoi humanitaire dans la Goutha en Syrie Le régime syrien a encore accentué jeudi son emprise sur le fief rebelle de la Ghouta orientale, bombardée sans relâche depuis trois semaines, comme l illustre cette vue d une rue dévastée. Damas a encore empêché l entrée d un convoi d aide humanitaire. Pour leur part, les forces turques appuyées par des rebelles ont pris le contrôle d une localité stratégique dans l enclave d Afrine, tenue par les Kurdes. Photo : AFP La tension monte entre la Russie et l Angleterre La tentative d assassinat d un agent double russe prend une dimension diplomatique. avant d être échangé en 2010 contre 10 espions russes libérés par Washington, Sergueï Skripal a, comme sa fille, été victime d un agent innervant désormais identifié par la police et présenté par le Home Office comme «très rare». Boycott diplomatique De quoi raviver le traumatisme d un pays qui reste sous le choc du cas précédent Litvinenko dont la veuve n a pas manqué d accuser Moscou. L affront est d autant plus embarrassant que le policier ayant porté les premiers soins à Sergueï Skripal est lui-même hospitalisé dans un état grave. L affaire ne fait qu attiser les tensions grandissantes entre les deux pays. Moscou a été récemment accusé par la Première ministre, Theresa May, d avoir cherché, en inondant les réseaux sociaux, à peser sur les résultats du référendum sur le Brexit. La menace militaire russe est aussi souvent citée par le ministère de la Défense ou les hauts gradés de l armée pour justifier une hausse de crédits budgétaires, alors que des coupes pourraient être décidées. En attendant d en savoir plus, le gouvernement britannique cherche comment réagir «de manière ferme et appropriée» si la responsabilité de Moscou était confirmée. A ce stade, Theresa May a prévenu qu elle pourrait envisager un boycott diplomatique de la prochaine Coupe du monde de football en Russie. n /17 10/14 8/14 10/19 SAMEDI 12/19 11/16 8/15 6/14 8/15 DIMANCH 9/16 9/16 11/15 7/10 8/11 / LUNDI 7/11 9/12 11/16 4/9 10/16 4/7 3/10 23/26 2/7 15/20 8/9 4/7 9/11 7/13-11/-5-2/5 27/28 12/16 5/11 26/31 20/24 9/13-1/2 2/13 SAMEDI 8/13 11/18 2/7 10/14 23/27 8/13 18/20 10/14 9/12 11/13 8/8-9/-6 0/6 27/29 12/16 8/16 26/30 19/26 8/14-1/2 4/12 DIMANCHE 8/12 13/19 6/14 10/13 25/29 8/12 19/20 11/15 7/13 5/11 8/11-10/-5 0/8 27/29 13/15 10/17 26/29 18/25 7/14-2/4 4/13

15 Vendredi 9, samedi 10 mars Pierre Louette nommé PDG du groupe Les Echos-Le Parisien Jusqu ici directeur général délégué d Orange, il va prendre la tête du groupe de presse lundi 12 mars. // P. 24 DR DEVISES EUR/GBP 0,8915 EUR/JPY 1,3069 EUR/CHF 1,1697 GBP/USD 1,3814 USD/JPY 1,0613 USD/CHF 0,9499 TAUX EONIA -0,365 LIFFE EURIBOR 3 MOIS -0,327 OAT 10 ANS 0,9053 T-BONDS 10 ANS 2,89 DOW JONES (*) ,21 points + 0,38 % (*) A la clôture INDUSTRIE & SERVICES CASINO Le distributeur s estime en ordre de marche sur le plan commercial. // P. 16 ÉNERGIE Pétrole : l industrie américaine s interroge sur la viabilité de sa puissance. // P. 17 DASSAULT L avionneur espère une reprise dans l aviation d affaires. // P. 18 ENGIE Le groupe renoue avec la croissance et augmente son dividende. // P. 19 ET «CRIBLE» P. 40 HIGH-TECH & MÉDIAS PUBLICITÉ JCDecaux recule en 2017, mais n exclut pas des rachats. // P. 24 ET «CRIBLE» P. 40 TÉLÉVISION Orange et TF1 mettent fin à leur conflit. // P. 25 START-UP SATELLITES DERNIÈRE HEURE Tranchant ouvrira le premier club de jeu de Paris Epargne retraite : les assureurs proposent un produit universel Laurent Les assureurs abattent leur jeu pour peser dans les débats sur la réforme de l épargne retraite voulue par Bercy. Alors que le gouvernement entend faire converger les caractéristiques des produits d épargne retraite, ceux-ci proposent la création d un produit d assurance retraite universel. «C est une solution moderne permettant de sortir du maquis actuel des contrats retraite qui fonctionnent chacun avec des règles différentes. Ce produit s adressera en effet à tout le monde, que l on soit salarié, travailleur indépendant ou souscripteur individuel», fait valoir aux «Echos» Bernard Spitz, le président de la Fédération française de l assurance (FFA). Seraphim, le fonds britannique qui veut développer la spacetech. // P. 26 PME & RÉGIONS AUVERGNE-RHÔNE-ALPES A Lyon, la Vallée de la chimie gagnée par la fièvre des énergies vertes. // P. 27 AUVERGNE-RHÔNE-ALPES La PME drômoise Fly-by-Wire va faire voler le Boeing 737 MAX. // P. 28 FINANCE & MARCHES BOURSE Avec 92 milliards de profits, le CAC 40 réalise sa meilleure opération depuis dix ans. // PP ET L ÉDITORIAL DE GUILLAUME MAUJEAN P. 9 CRÉDIT AGRICOLE Crédit Agricole pousse ses pions en Espagne avec Bankia. // P. 33 LES ÉCHOS BUSINESS CARNET // P. 36 LES ÉCHOS PATRIMOINE IMMOBILIER Airbnb : est-ce encore rentable de louer en saisonnier? // DOSSIER PP. 37 À 39 SUR DANS «LACHRONIQUE BOURSE» À12H ET 17H35 DU LUNDI AU VENDREDI Shutterstock Lord Les clubs de jeu parisiens ont vocation à se substituer aux anciens cercles disparus ou dissous avec un contrôle resserré. Photo Mathieu Génon/Hans Lucas Le groupe de casinos ouvrira, au printemps, le premier club de jeu de la capitale, rue Marbeuf, dans le 8 e arrondissement. Quatre autres opérateurs, dont Barrière et Partouche, sont dans l attente d un feu vert des pouvoirs publics. Christophe Groupe Tranchant aura son nom d inscrit dans l histoire des jeux d argent et de la vie nocturne à Paris. Le numéro quatre français des casinos est, en effet, le premier opérateur retenu dans le cadre de l expérimentation de club de jeu dans la capitale. La société familiale, qui prévoit d investir de 6 à 7 millions d euros dans l opération (acquisition d un fonds de commerce comprise), vient d obtenir le feu vert des pouvoirs publics afin d exploiter un club de mètres carrés rue Marbeuf, dans le Gabriel et Véronique Le Petit à petit, les concurrents d EDF gagnent des points de part de marché dans le paysage français de la consommation d électricité. Selon l observatoire de la Commission de régulation de l énergie (CRE), les fournisseurs alternatifs (Engie dans l électricité, Direct Energie, Total Spring ) ont désormais en portefeuille 5,8 millions de clients résidentiels à fin 2017, soit de plus en un seul trimestre. Leur part de marché a ainsi grimpé de 1,1 point au dernier trimestre et de 3,7 points sur un an, pour s établir à 17,9 %. Depuis l ouverture à la concurrence des marchés du gaz et de l électricité pour les particuliers, les fournisseurs alternatifs 8 e arrondissement (ouest parisien). L établissement doit compter, entre autres, une trentaine de tables de jeu et un restaurant, indique le président-fondateur de Groupe Tranchant, Georges Tranchant. Son ouverture interviendra «au cours du printemps», la société n ayant toutefois «pas de date précise». De fait, Groupe Tranchant a encore du pain sur la planche. Salariés agréés par le ministère de l Intérieur Outre les travaux de réaménagement et de sécurisation des lieux, dédiés de longue date à la nuit parisienne sous différentes appellations, l exploitant doit recruter et former le personnel, soit quelque 160 personnes au total. Les salariés chargés des jeux punto banco, un jeu de cartes inspiré du baccara ; diverses variantes de poker doivent de surcroît être agréés par le ministère de l Intérieur, particulièrement précautionneux dans la mise en œuvre d un dispositif visant à remplacer les ex-cercles. Les machines à sous, les tables électroniques et la roulette ne seront pas autorisées. Tranchant est d ailleurs le seul des trois opérateurs à avoir déposé un dossier pour la proposent des offres dites «de marché», qui sont soit indexées sur le tarif réglementé proposé par EDF, soit totalement libres. 1 million de clients perdus Comme il l a indiqué lors de ses résultats annuels mi-février, EDF a de son côté perdu 1 million de clients résidentiels abonnés au tarif réglementé (le «tarif bleu») l an dernier. Ils sont encore 26,5 millions. Et ce alors même que le nombre total de sites résidentiels a crû de sur l année 2017, à 32,4 millions de clients particuliers. EDF, qui propose depuis peu des offres de marché, rencontre un succès timide : il a convaincu clients résidentiels à fin 2017, contre à fin Le marché des fournisseurs alternatifs s est étoffé ces derniers mois. Total et Cdiscount ont lancé leur offre à l automne dernier, rejoignant l italien ENI première commission d examen elle s est tenue fin janvier à avoir été retenu à ce stade. L instruction se poursuit pour les deux autres, les groupes Partouche et Raineau. Depuis, Barrière a confirmé son intérêt en déposant le sien à la mi-février. Le numéro un français des casinos prévoit d ouvrir son club en haut de l avenue des Champs-Elysées, face à sa brasserie et son hôtel Fouquet s, dans un lieu qui abritait l ancien et historique cercle de jeu Aviation Club de France (créé en 1907, ce dernier a été mis en liquidation judiciaire début 2015). Par ailleurs, un cinquième candidat, d origine étrangère on parle du groupe belge Ardent (qui n a pu être joint), est également en lice. La prochaine réunion de la commission susceptible d examiner les dossiers interviendra en avril. Pour mémoire, les nouveaux clubs sont autorisés à titre expérimental pour une durée de trois ans, à compter du 1 er janvier Un bilan de cette expérimentation doit être tiré huit mois au plus tard avant son terme, sous la forme d un rapport du gouvernement au Parlement. n Les concurrents d EDF gagnent du terrain ou le numéro trois du marché français, Direct Energie, qui compte 2 millions de clients. D autres acteurs parient sur l énergie renouvelable. Enercoop, qui propose une énergie 100 % renouvelable, a vu son nombre de clients passer de en 2015 à en L écart de prix entre les tarifs réglementés et les offres de marché reste mesuré, aux alentours de 10 %, note la CRE. Chez les clients non résidentiels (les «petits» professionnels), le gain est de clients au dernier trimestre 2017, les offres de marché concernant aujourd hui 1,7 million de sites, sur un total de 5 millions. Avec une progression de 0,6 % bien inférieure à celle des trois premiers trimestres 2017 (+6,4 %, +2,5 % et +1,3 %), «les offres de marché en électricité continuent de se développer, mais à une allure plus faible», note le CRE. n Le nouveau produit imaginé par les assureurs fournira un complément de revenus garantis pour la vie. Il existe en effet aujourd hui une multitude de produits, tels les contrats Madelin pour les travailleurs non-salariés, les Madelin «agricole», les plans d épargne retraite entreprises (PERE ou contrats dits «article 83) ou les contrats «article 39». La FFA propose de laisser à l écart de cette réforme le plan d épargne pour la retraite collective (Perco), qui est, selon elle, davantage un produit d épargne salariale. Pour l instant affublé du nom de code «Revavie», le nouveau produit esquissé par la FFA fournira un complément de revenus garantis pour la vie. «Un produit de retraite doit sortir en rente, car il doit donner la certitude au souscripteur d avoir un complément de revenu à vie», insiste Bernard Spitz. Portable sans pénalités Les assureurs prévoient dans Revavie de donner des garanties pendant la phase d accumulation (garantie de capital et garanties de prévoyance en cas de coup dur). Ses promoteurs mettent aussi en avant le fait qu il serait portable sans pénalités en cas de changement de statut et également transférable auprès d un autre assureur. «Il sera plus protecteur pour les salariés, parce qu il permettra une meilleure mutualisation et donnera de véritables garanties, et plus juste sur le plan intergénérationnel, car l absence d un tel produit priverait les jeunes générations de revenus complémentaires. Il sera aussi plus simple pour les retraités qui pourront ainsi avoir une vue d ensemble de leurs revenus prévisibles à la retraite», affirme Bernard Spitz. Autre argument que les assureurs espèrent porteur, un tel produit serait plus favorable à l investissement en fonds propres, étant donné qu il portera sur des horizons longs. Pour les assureurs, il s agit évidemment d une piste pour enfin faire décoller le marché de l épargne retraite en France. Celui-ci est encore très peu développé, avec 190,3 milliards d euros d encours à fin 2016, selon les données de la FFA, là où l assurance-vie totalise aujourd hui près de milliards d euros d encours. n

16 16 // Vendredi 9, samedi 10 mars 2018 Les Echos INDUSTRIE &SERVICES à suivre Casino s estime en ordre de marche sur le plan commercial l Le distributeur a tenu ses objectifs de résultats, mais la dette continue de croître. l Les réseaux de magasins achèvent leur rénovation. Gérard Julien/AFP Le marché européen de la croisière poursuit sa croissance TOURISME En «croissance régulière depuis dix ans», selon l association internationale des compagnies de croisière CLIA, le marché européen de la croisière a encore connu en 2017 une progression, de 2,5 % comparé à 2016, à 6,9 millions de passagers transportés. L Allemagne reste leader du secteur avec 2,2 millions de passagers et une croissance de 8,5 %. La France fait exception avec un recul de 9,2 % de son activité, à cause de la disparition fin 2016 du croisiériste Croisières de France. Safran détient 97,57 % de Zodiac Aerospace après son OPA AÉRONAUTIQUE Le groupe aéronautique Safran détient désormais 97,57 % du capital de Zodiac Aerospace à l issue de la réouverture de son offre publique d achat (OPA), du 19 février au 2 mars contre 79,74 % lors de la première ouverture de l OPA en décembre Safran possède 95,26 % des droits de vote, explique l Autorité des marchés financiers. L opération crée un géant, numéro deux mondial des équipements aéronautiques et numéro trois du secteur dans son ensemble, hors avionneurs. Pétrole : Total a finalisé l acquisition du danois Maersk Oil ÉNERGIE Total a finalisé l acquisition de la société d exploration-production danoise Maersk Oil, annoncée en août pour 7,45 milliards de dollars. Cette opération va faire du groupe pétrolier français le deuxième opérateur en mer du Nord. Elle apporte au groupe «environ 1 milliard de barils équivalent pétrole de réserves et ressources» et une «production supplémentaire d environ barils équivalent pétrole par jour (bep/j) dès 2018», a précisé Total. Imerys va modifier sa gouvernance Montée en gamme «Au Brésil, les taxes qui s apparentent à la TVA font l objet de nombreux contentieux. Nous avons dû attendre des décisions de la Cour suprême avant de les intégrer à nos comptes», explique Antoine Giscard d Estaing. Le directeur finanshowroomprive creuse ses pertes LES ECHOS FORMATION npanorama des technologies pour réussir sa transformation numérique Api, Blockchain, Connectivité ambiante, IA, IoT,Technologies «ondemand»:anticiper les transformations de son secteur face aux opportunités et risques de ces nouvelles technologies. Découvrez les mécanismes de ces technologies disruptives pour définir vos projections business. Rendez-vous le 20 mars 2018 à Paris En savoir plus sur Un service proposé par Les Echos Solutions MINÉRAUX Imerys a annoncé son intention de dissocier les fonctions de président et de directeur général à compter du 4 mai A l issue du processus, le Néerlandais Conrad Keijzer deviendra directeur général. Gilles Michel, qui a souhaité pouvoir disposer de plus de temps personnel, sera reconduit en tant que président du conseil d administration. Dans l immédiat, Conrad Keijzer rejoint le groupe au poste de directeur général délégué, jusqu à l assemblée du 4 mai. E-COMMERCE Le site de vente é v é nementielle en ligne showroomprive, dont Carrefour détient 17 % du capital rachetés à Conforama, a publié jeudi une perte nette de 5,2 millions en 2017, contre 0,3 million en 2016, pour un chiffre d affaires net en hausse de 21,4 %, à 655 millions. La marge d Ebitda hors Saldi Privati atteint 2,6%, en baisse de 2,8 points par rapport à Ce recul de la rentabilité en 2017 s explique notamment par des coûts logistiques plus importants. DR DR DISTRIBUTION Philippe «Le travail d assainissement est derrière nous.» Jean-Charles Naouri a estimé, lors de la présentation des résultats annuels jeudi, que Casino était en ordre de marche. «Le groupe s appuie désormais en France sur trois enseignes très rentables», a expliqué le PDG, qui a précisé que Franprix et Casino Supermarchés affichaient la même rentabilité hors loyers que la pépite Monoprix. Le groupe a, par ailleurs, réduit d un point sa base de coûts en 2017 grâce à des économies sur les achats non marchands (gardiennage, nettoyage, etc.) et une drastique réduction des effectifs au Brésil. Les effectifs de la branche alimentaire de Grupo Pao de Açucar ont fondu de 21 % dans la logistique et de 18 % dans les hypermarchés, soit un total de suppressions de postes En France, la surface des hypers Géant a été réduite de plus de 6 % en moyenne en quelques années. Le résultat opérationnel courant progresse de 20 %, à 1,124 milliard d euros, à taux de change réel (+16,7 %, à 1,2 milliard à taux de change constant). Le ROC de la France gagne une cinquantaine de millions, à 556 millions, celui des filiales latino-américaines s améliore de 175 millions, à 713 millions. Cdiscount a, lui, doublé sa perte opérationnelle, à 27 millions. Le résultat net normalisé part du groupe s établit à 372 millions d euros, en hausse de 9 %. Casino a atteint sa prévision revue à la baisse de janvier. Le cours du distributeur a perdu 3,66 % en Bourse dans un marché en hausse. Certains analystes ont jugé la présentation des résultats peu lisible. «Les chiffres bruts sont plutôt en ligne avec les attentes, mais incluent de nombreux éléments, dont la récurrence reste à prouver», a déclaré, par exemple, Grégoire Laverne, gérant de Roche-Brune AM, à l agence Reuters. Le débat porte sur des crédits fiscaux intégrés au résultat, notamment au Brésil. Le résultat opérationnel courant n atteint que 1,08 milliard si on les exclut. Un écart de 200 millions d euros. Quant au résultat net publié part du groupe de l ensemble consolidé, il s effondre de 2,6 milliards, à 120 millions. Michel-Edouard Leclerc a promis d attaquer Paris avec la livraison à domicile. Son groupe coopératif, peu présent intra-muros, attaquera la capitale avec «les prix les plus bas du marché» grâce à deux platesformes de préparation de colis installées au nord et au sud de la ville. Une menace pour Monoprix et Franprix, les deux enseignes les plus rentables du groupe Casino en France. Jean-Charles Naouri a minimisé le danger lors de la présentation des résultats du distributeur jeudi. «Leclerc a annoncé réaliser 170 millions d euros de chiffre d affaires dans les trois ans. Sur un marché de 7 milliards, cela aura un impact limité à 1 % du chiffre d affaires de Monoprix et Franprix», a estimé le PDG «si tant est que Monoprix et Franprix ne répondent pas à cette offensive». Différences de politique tarifaire Le propriétaire de Casino explique sa sérénité par le fait qu en banlieue parisienne, Franprix et Monoprix se trouvent partout en concurrence directe avec des magasins Leclerc. «Les magasins vivent très bien», malgré des différences de politique tarifaire. Jean-Charles Naouri mise surtout sur l accord que Monoprix vient de signer avec Ocado, le «pure player» alimentaire anglais. «Avec 5,1 milliards d euros de chiffre d affaires, Assai, au Brésil, est la plus grosse business unit du groupe.» JEAN-CHARLES NAOURI PDG du groupe Casino L enseigne de centre-ville va utiliser en France la «Ocado Smart Platform» dans un entrepôt qui desservira d abord Paris, puis l Ile-de- France, la Normandie et les Hautsde-France. Le patron du groupe Casino a expliqué devant les analystes et les journalistes que cette technologie permettrait de préparer les colis en vue d une livraison à domicile comme des drives à un coût 10 % inférieur à celui des meilleurs standards du marché. «L entrepôt actuel de Monorpix à Gennevilliers perd de l argent. Nous n avons donc pas intérêt à pousser la livraison. Demain, l activité sera rentable, il sera donc rentable de la développer.» L entrepôt pourrait ouvrir dès le second semestre Sans citer Amazon, le dirigeant cier ajoute que la filiale Grupo Pao de Açucar dispose par ailleurs d un actif potentiel en crédits fiscaux de l ordre de 400 millions, qui pourra être reconnu au cours des prochaines années en fonction des modalités d application d une décision juridique. Casino tire profit sur le plan du chiffre d affaires de la rénovation de son front de vente. Les ventes 2017 du groupe ont progressé de 3,2 % en organique, à 37,8 milliards d euros. L Amérique latine (+6,4 %) a été plus performante que la France tout juste stable (+0,1 %), en raison du passage en franchise de nombreux petits magasins et de la fermeture de 20 Leader Price. Monoprix, Franprix et Casino Supermarchés affichent cependant des croissances respectives à périmètre comparable de 2 %, 1,3 % et 1,5 %. Franprix et Casino Supermarchés ont monté leur concept en gamme, en mettant l accent sur les rayons à service, les fruits et légumes ainsi que le bio. «Cash and carry» Au Brésil, c est le «cash and carry» qui est le format gagnant. Il offre les prix bas dont le consommateur a besoin. Assai a ouvert 20 nouveaux points de vente en 2017, dont 15 sont issus de la transformation d hypermarchés Extra. «Avec 5,1 milliards d euros de chiffre d affaires, Assai est la plus grosse business unit du groupe», a résumé Jean-Charles Naouri. Le concept est en cours d introduction en Colombie. L accroissement de la dette du groupe passée de 3,37 à 4,1 milliards d euros jette toutefois une ombre sur cette dynamique commerciale. Casino est régulièrement attaqué sur son endettement. Les dirigeants ont promis une réduction en 2018 grâce à une hausse supérieure à 10 % du résultat opérationnel courant (hors crédits fiscaux) et à la génération de 1 milliard de cash flows. Jean-Charles Nouari a précisé en outre devant les journalistes que la filiale non,alimentaire brésilienne Via Varejo repartait comme l économie du pays. Elle est valorisée aujourd hui à 3 milliards, contre 1 milliard lors de sa mise en vente en Une poire pour la soif. n Monoprix ne craint pas l arrivée de Leclerc à Paris Grâce à la technologie Ocado, l enseigne de centre-ville va considérablement abaisser le coût de la préparation de ses colis. En matière de livraison à domicile, c est le J + 1 qui compte, le marché de la livraison des grosses courses. affirme également qu en matière de livraison à domicile, c est le J + 1 qui compte, le marché de la livraison des grosses courses. Pour la livraison le jour même, que le géant américain met en avant, Casino estime que le modèle rentable est celui de la délivrance au départ des magasins. A Paris, le groupe possède un maillage inégalable en points de vente de proximité. P. B.

17 Les Echos Vendredi 9, samedi 10 mars 2018 INDUSTRIE & SERVICES // 17 Pétrole : l industrie américaine s interroge sur la viabilité de sa puissance l Les Etats-Unis pourraient devenir le premier producteur de pétrole en 2023 grâce au schiste. l Mais certains tempèrent cet optimisme à tout-va. A Houston, lors de la grand-messe du secteur, les avis sont partagés. ÉNERGIE Nicolas Envoyé spécial à Houston Cinq, six sept ans? Combien de temps peut durer l hypercroissance de la production de pétrole américaine? La question a hanté les échanges, cette semaine, lors de la CeraWeek, la grand-messe de l industrie organisée tous les ans à Houston par le cabinet IHS Markit. Car, si les Etats-Unis sont déjà devenus le deuxième pays producteur de pétrole au monde derrière la Russie et pourraient être le premier en 2023, se pose déjà la question de l après. Et, sur ce point, les avis divergent. Certains se montrent confiants dans la capacité du schiste à innover et à trouver des moyens de durer. «La révolution du schiste va apporter suffisamment de pétrole et de gaz pour combler les besoins des Etats-Unis et même ceux d autres pays», s est réjouie Sara Ortwein, présidente de XTO Energy, la filiale d ExxonMobil dédiée au pétrole et au gaz non conventionnels. «La croissance est presque sans limite», s enthousiasmait même Katherine MacGregor, chargée des ressources minières au secrétariat à l Intérieur. Après plusieurs années d inquiétude, le ton s est fait plus optimiste lors de cette conférence, qui rassemble tous les grands patrons du secteur. «Les nouvelles technologies pourraient permettre de trouver une recette spécifique à chaque sol, de manière à optimiser l exploitation, affirme Jonathan Garrett, directeur de recherche chez Wood Mackenzie. C est d autant plus vrai pour le Bassin permien, qui demeure encore peu exploité par rapport à d autres régions.» Le Bassin permien est cette région, à l ouest du Texas et au sudest du Nouveau-Mexique, qui fait fantasmer tout le secteur. Il compte déjà pour un quart de la production américaine de brut et pourrait doubler son nombre de barils par jour d ici à Certaines estimations vont jusqu à comparer ses réserves à celles de l Arabie saoudite. Et toutes les grandes compagnies américaines s y précipitent. La rentabilité en question ExxonMobil a annoncé qu il y triplerait sa production de brut d ici à L an dernier, il y avait déjà racheté une série d entreprises pour un total de 5,6 milliards de dollars. Son rival, Chevron, présent dans le bassin, y contrôle déjà une zone de kilomètres carrés, grande comme le parc de Yellowstone. Et il y investit 3,3 milliards de dollars cette année. D autres tempèrent cet optimisme à tout-va. Se pose d abord la question de la rentabilité. Très peu de compagnies dégagent des bénéfices aujourd hui dans le schiste. Or les investisseurs commencent à Installation d une foreuse de précision sur un puits de pétrole texan. Photo Matthew Busch/Bloomberg demander des comptes. Le marché est encore très éclaté, avec de petites structures. Il pourrait se consolider et générer des économies d échelle bénéfiques pour le niveau d investissement. «Nous prévoyons une forte consolidation dans les trois à cinq ans à venir. Chevron et Exxon- Mobil devraient en être les principaux acteurs», ajoute Jonathan Garrett. De nouveaux débouchés D autres encore remettent en question le niveau réel des réserves. «On a eu tendance à exploiter les meilleurs emplacements. Peut-être que 70 % des meilleures zones ont déjà été forées. On risque d avoir des surprises au niveau de la qualité du pétrole qui en sortira, d ici à quelques années», a lancé Mark Papa, l une des figures de l industrie, sorti de sa retraite pour lancer une nouvelle «Peut-être que 70 % des meilleures zones ont déjà été forées. On risque d avoir des surprises au niveau de la qualité du pétrole qui en sortira, d ici à quelques années.» MARK PAPA Fondateur de Centennial Resource compagnie, Centennial Resource. Chris Carter, un investisseur travaillant pour NGP, estime que le pic pourrait être atteint d ici à six ou sept ans et que la production fléchira alors. C est aussi pour cela que le secteur soutient le plan offshore lancé par Donald Trump, visant à reprendre le forage sur les côtes. Enfin, les Etats-Unis vont devoir trouver de nouveaux débouchés. La demande est encore en croissance, mais pour combien de temps? La Chine commence à se tourner vers des énergies moins polluantes et, dans un contexte de protectionnisme accru, certains craignent des mesures de rétorsion sur les exportations d énergie américaines. n INTERVIEW // DANIEL YERGIN Vice-président d IHS Markit «Une guerre commerciale sur l acier pourrait pénaliser les pétroliers» Propos recueillis par N. R. Auteur de plusieurs ouvrages sur le pétrole, Daniel Yergin estime qu un conflit sur l acier augmentera les coûts de production des pétroliers américains. Après avoir chuté sous les 50 dollars, le prix du baril est récemment remonté, avant de chuter de nouveau. Comment expliquer ces variations? Les prix devraient se stabiliser entre 55 et 65 dollars. On l a vu récemment : la flexibilité de la production américaine, en particulier dans le pétrole de schiste, peut influer de manière durable sur les cours. Lorsque les prix remontent, les producteurs américains sont capables de produire davantage pour enrayer cette hausse, et inversement. Cela limite l impact d accords comme celui passé entre l Opep et la Russie. Il s agit de cycles très courts. Et, même si les investisseurs commencent à demander aux producteurs de schiste des retours, le niveau des investissements se maintient. Le moment de grâce du schiste devrait donc durer. Daniel Yergin. Les mesures protectionnistes, dans l acier notamment, peuvent-elles enrayer cette mécanique? Oui, l économie mondiale dans son ensemble et le protectionnisme en particulier sont en mesure de changer la donne. Les producteurs de pétrole américains consomment beaucoup d acier. Cela peut donc impacter leur productivité et relancer les coûts de production. A plus long terme, les Etats-Unis auront besoin de l accès aux marchés internationaux pour écouler leur production de brut. A quel horizon les Etats-Unis peuvent-ils devenir autosuffisants en matière énergétique? A très court terme. Si l on considère toutes les sources d énergie, le pays est aujourd hui autosuffisant à 90 %. Pour le pétrole, nous en sommes à 80 %. Le maintien de la production et les réserves de schiste devraient faire du pays, à l avenir, l un des plus gros exportateurs. «Le maintien de la production et les réserves de schiste devraient faire du pays, à l avenir, l un des plus gros exportateurs.» Christopher Goodney/Bloomberg Quelles sont les conséquences diplomatiques de cette nouvelle situation? Le fait d avoir différentes options, au niveau des pays producteurs, entre le monde arabe, la Russie ou les Etats-Unis, devrait faire baisser les tensions internationales. Dans le cas des relations sino-américaines, par exemple, il est bénéfique d avoir une situation où l un est fournisseur, l autre importateur, plutôt que de voir les deux pays lutter pour l accès à l énergie. Et cela peut être une manière rapide d améliorer le déficit budgétaire américain, qui a été source de tensions récemment. Quel est l intérêt du plan offshore lancé il y a quelques semaines par l administration Trump? C est davantage une vision de long terme. Le plan n est pas encore très avancé. Aujourd hui, l industrie reste plutôt concentrée sur l exploitation terrestre. En particulier la région du Bassin permien [à l ouest du Texas et au sud-est du Nouveau- Mexique, NDLR], qui possède des capacités de production proches de celles de l Arabie saoudite. Toutes les grandes compagnies pétrolières américaines, comme Exxon ou Chevron, y concentrent leurs investissements. Est-ce que cela signifie que les énergies renouvelables ne sont plus une priorité aux Etats-Unis? Les énergies renouvelables vont continuer de progresser. Les Etats ont réussi à maintenir les aides héritées de l administration Obama, ce qui demeure la condition majeure au développement de l industrie. n CONVOCATION À L ASSEMBLÉE GÉNÉRALE MIXTE DE BOUYGUES VOTRE ASSEMBLÉE GÉNÉRALE SE RÉUNIRA LE JEUDI 26 AVRIL 2018 À15H30, À CHALLENGER 1 AVENUE EUGÈNE FREYSSINET GUYANCOURT (YVELINES) Il sera proposé à l assemblée générale de verser un dividende de 1,70 par action, qui sera mis en paiement le 4mai L avis de réunion publié au BALO (Bulletin des annonces légales obligatoires) du 9 mars 2018 contient l ordre du jour de cette assemblée, les projets de résolutions proposées par le conseil d administration, ainsi que la description des principales modalités de participation et de vote à l assemblée et d exercice des droits des actionnaires. Il est consultable sur le site internet de la société : rubrique Finance/Actionnaires individuels/assemblée générale Le rapport du conseil d administration sur les résolutions soumises à l assemblée générale peut dès à présent être consulté sur ce site sur lequel seront également publiés, à compter du 22 mars 2018, le document de référence 2017 de Bouygues, puis, à compter du 5 avril 2018, les autres informations etdocuments destinés àêtre présentés àl assemblée. Tout actionnaire pourra demander par écrit, dans les conditions et délais précisés à l article R duCodedecommerce,àla société Bouygues Secrétariatgénéral 32avenue Hoche Paris, de lui envoyer, à l adresse indiquée par ses soins, les documents et renseignements mentionnés aux articles R etr du Code de commerce. Tout actionnaire pourra, dans les conditions et délais précisés aux articles R et R du Code de commerce, prendre connaissance, au siège social, 32 avenue Hoche Paris, des documents etrenseignements visés par ces articles. Relations Crédits photo :Augustin Détienne/Capa Pictures. Architecte : RPBW

18 18 // INDUSTRIE & SERVICES Vendredi 9, samedi 10 mars 2018 Les Echos BMW poursuit sur sa lancée AUTOMOBILE Le constructeur bavarois a annoncé des ventes et des résultats record. Pourtant, de lourds investissements en R&D ont pesé sur la marge opérationnelle de sa division automobile. Les chiffres clefs 8,7 MILLIARDS D EUROS de résultat net en 2017 (+26 %) et un résultat opérationnel ayant dépassé la barre des 10 milliards pour la première fois de son histoire (à 10,65 milliards, en hausse de 10,2 %). 6,1 MILLIARDS D EUROS Le montant des investissements R&D du constructeur allemand l an passé, en hausse de 1 milliard d euros. Assurer le présent en préparant le futur, c est la martingale du constructeur automobile qui ne veut pas se conjuguer au passé. C est également ce que vient de réussir BMW, qui a enregistré en 2017 un huitième record d affilée de ventes et de rentabilité. Le tout en augmentant à nouveau son effort en recherche et développement «L année dernière fut encore une fois la plus belle de notre histoire, alors que nous avons pris depuis 2016 un certain nombre de décisions stratégiques pour améliorer notre activité dans les prochaines années», s est félicité Harald Krüger, le président du conseil du constructeur bavarois. Avec un résultat net de 8,7 milliards d euros (+26 %) et un résultat opérationnel ayant dépassé la barre des 10 milliards pour la première fois de son histoire (à 10,65 milliards, en hausse de 10,2 %), le groupe a largement dépassé les attentes des analystes. Tirées par l engouement pour les SUV (et notamment le succès de la gamme X), les ventes ont battu de nouveaux records. Le groupe a écoulé 2,46 millions de véhicules l an dernier (+4,1 %) avec ses trois marques BMW, Mini et Rolls- Royce. A elle seule, la marque phare du groupe à l hélice a représenté 2,09 millions d immatriculations (+4,2 %) restant toutefois encore derrière Mercedes, son grand rival dans le premium (2,29 millions d unités). Technologies d avenir BMW s est aussi félicité d avoir vendu l an dernier plus de véhicules électrifiés (hybrides ou 100 % électriques) : ses BMWi, BMWi Performance et Mini électriques ont représenté immatriculations, soit 65 % de plus que l an dernier. Et le groupe compte bien poursuivre sur sa lancée, tablant sur ventes cette année et un cumul de véhicules électrifiés sur les routes fin Harald Krüger table sur un nouveau record de ventes en 2018, grâce au lancement de nouveaux modèles, comme la BMW Z4 ou la BMW 8 Series. Il ne livre toutefois pas à ce stade de pronostic sur la rentabilité. C est que les investissements dans les technologies d avenir, autour de la voiture électrique, connectée ou autonome, pèsent de plus en plus lourd. Le groupe a accru de près d un milliard d euros, à 6,1 milliards, ses dépenses de R&D l an dernier, et annonce une nouvelle augmentation de plusieurs centaines de millions cette année. De quoi peser sur la marge de sa division automobile, qui a stagné l an dernier à 8,9 %, après avoir légèrement reculé en A. F. et J. D.-C. Dassault espère une reprise dans l aviation d affaires AÉRIEN L avionneur améliore son résultat net ajusté de 100 millions d euros et affiche une trésorerie disponible de 4,1 milliards. En 2017, Thales a contribué à la moitié des bénéfices de son principal propriétaire. Anne Bauer et Enrique Moreira Alors que Dassault Aviation vient de dévoiler son nouveau Falcon 6X pour relancer ses ventes de jets, la gamme entière se porte déjà mieux. L avionneur a enregistré pour 2,4 milliards d euros de commandes en 2017, contre 1,4 milliard en «41 Falcon ont été commandés et 3 Falcon 5X annulés contre 33 Falcon commandés et 12 Falcon 5X annulés en 2016», a précisé son PDG, Eric Trappier. Selon lui, le marché d occasion des avions d affaires commence à s assécher et les baisses d impôt promises outre-atlantique devraient donner un nouvel élan à l acquisition de jets. Prudent, le groupe familial, qui a livré 49 avions de luxe en 2017, table sur une production de 40 appareils cette année avant une remontée en cadence plus nette vers avions Rafale à livrer Côté militaire, le groupe a livré 1 Rafale à la France et 8 à l Egypte. Il a encore dans son carnet de commandes 101 avions de chasse à livrer dont 70 à l exportation et 31 pour la France. Eric Trappier ne semble pas s attendre rapidement à de nouveaux succès à l exportation. Les négociations pour vendre davantage de Rafale en Inde (36 appareils vendus en 2016) ne devraient pas se concrétiser lors de la visite en fin de semaine du président, Emannuel Macron, à son homologue Narendra Modi. Sur les autres fronts, Eric Trappier affiche son flegme. Il espère que les blocages posés par les Etats- Unis contre l exportation de missiles SCALP, qui freinent la vente de Rafale supplémentaires en Egypte, ne dureront pas et ne s émeut guère des menaces de la Malaisie de ne pas acheter l avion de combat, si l Union européenne ne lève pas les restrictions d importations d huile de palme votées pour lutter contre la déforestation. «Nous avons proposé à l armée de l air malaisienne le meilleur avion de combat, le reste ne nous regarde pas», commente-t-il. Seule certitude à l export, le Qatar a bien levé une option pour acheter 12 Rafale supplémentaires en sus des 24 déjà commandés. Plus de 4 milliards de trésorerie A Saint-Cloud, les années de crise s éloignent vite. Le résultat opérationnel ajusté a atteint 348 millions d euros, soit une marge de 7,2 % sur le chiffre d affaires, lui-même en hausse de 34 %, à 4,8 milliards. La participation de 25 % du groupe dans Thales pèse désormais pour la moitié du bénéfice net ajusté du constructeur aéronautique : 241 millions sur 489 millions (le résultat net consolidé est de 709 millions d euros en normes IFRS). La trésorerie disponible grimpe à 4,1 milliards, les dividendes augmentent à 15,30 euros par action contre 12,10 euros en 2016, tandis que les salariés ( personnes) vont se partager 99 millions d euros de participation et d intéressement. Pour 2018, Eric Trappier n envisage pas de hausse de chiffre d affaires mais évoque un grand nombre de défis : lancer le 6X, se mettre d accord sur le nouveau standard F4 du Rafale, définir le drone européen du futur, démarrer les usines industrielles indiennes et commencer les études pour l avion francoallemand du futur. n En partenariat avec : En association avec : RETOURNEMENT DES ENTREPRISES Mardi 10 avril 2018 Groupe Les Echos -Le Parisien Auditorium «10 grenelle» 10 boulevard degrenelle -Paris 15 e Information et inscription : #retournement18 L Ile-de-France passe au crible sa politique transports TRANSPORT La région capitale a fait évaluer l impact de douze mesures phares de sa politique des transports. Dominique Quel est le rapport coût-efficacité d une nouvelle ligne de bus ou de métro, ou du passe Navigo à tarif unique? Lorsque la région Ile-de- France consacre 9,4 milliards d euros par an au fonctionnement de son réseau de transports et 3,8 milliards d euros d investissements, la question mérite d être posée. La région a donc lancé, l an dernier, la première étude de ce type à cette échelle. Confiée à un collège d experts l ancien PDG de la RATP Jean-Paul Bailly, Yves Ramette, ex- RATP et SNCF, le professeur Yves Croizet, spécialiste de ces questions, et Jean-Marc Pélissier, pour l Association des usagers des transports de la région elle vient de remettre son premier rapport annuel à la présidente de l exécutif régional, Valérie Pécresse. Les travaux qui passent au crible douze décisions marquantes appliquées en 2016 laissent apparaître quelques surprises dans cet environnement dominé par les ingénieurs. «Les opérations modestes ont souvent un bon rapport impactcoût», notent les auteurs. En clair, bien identifier le problème et prendre une décision très pragmatique peut améliorer sensiblement une situation difficile. Très cher passe Navigo Ainsi les usagers de la ligne L (Saint- Lazare, Saint-Nom-la-Bretèche, Versailles-Rive-Droite), parce qu ils observent la situation tous les jours sur ce trajet, ont permis de convaincre la région et la SNCF de prendre quelques mesures simples, ne coûtant rien mais évitant des situations accidentogènes. Ce qui ne permettra que d attendre de véritables investissements de capacité sur cette ligne, surtout avec le nouveau retard infligé au métro du Grand Paris. D autant que, l étude le confirme, «le renouvellement du matériel roulant a un effet structurant pour la qualité de service», note Valérie Pécresse, en insistant sur le caractère indispensable de l accroissement de l offre de transport. Pour la présidente de la région, l offre est indissociable de la modernisation des réseaux, des trains et des bus et de la capacité du service à s adapter. En matière de recettes, le passe Navigo à tarif unique pérennisé en 2016 après son lancement en septembre 2015 s est traduit par une baisse de recettes de 487 millions d euros en 2016, sur un total de 5,5 milliards de recettes de fonctionnement, versement transport des entreprises et subventions compris. «Cela coûte de l argent et cela continuera à en coûter, explique Jean- Paul Bailly, mais cela facilitera une meilleure équité sociale et collective, qui favorisera sans doute à terme des phénomènes de périurbanisation.» Dans l immédiat, la région ne peut négliger aucun mode de transport et insiste sur l intérêt de développer des voies réservées au transport collectif et au covoiturage, notamment sur les bandes d arrêt d urgence de certaines autoroutes. Elle pourrait y consacrer jusqu à 60 millions d euros ces prochaines années. n

19 Les Echos Vendredi 9, samedi 10 mars 2018 INDUSTRIE & SERVICES // 19 Engie renoue avec la croissance et augmente son dividende ÉNERGIE Le groupe énergétique français publie un excédent brut d exploitation en hausse de plus de 5 % à données comparables en Il augmentera son dividende pour la première fois depuis près de dix ans. Vincent Isabelle Kocher défendait jeudi son bilan à la tête d Engie. Le groupe énergétique français a renoué avec la croissance en 2017, a annoncé la directrice générale qui s est dite «très fière» des résultats. Le chiffre d affaires, à 65 milliards d euros, a très légèrement progressé, de 0,3 %, et de près de 2 % à données comparables. C est une rupture par rapport aux années précédentes. En 2016, le recul du chiffre d affaires à données comparables était encore de 4 %. Plus représentatif de l activité, l excédent brut d exploitation a augmenté de 5 % sans tenir compte de l impact des cessions et des acquisitions. Pour Isabelle Kocher, ces résultats «confirment la pertinence» de la stratégie suivie depuis «Nous sommes en train de réaccélérer notre croissance. Le changement de cap est derrière nous», a-telle assuré. En 2015, l excédent brut d exploitation était encore en recul de 9 %. «Si nous n avions pas changé le périmètre d Engie, nous aurions décru très fortement», a estimé la directrice générale. Le plan de transformation de l entreprise, qui prend fin cette année, était déjà pratiquement achevé fin Quelque 13,2 milliards d euros d actifs ont été cédés en deux ans (soit 90 % du programme de 15 milliards prévus). Engie a vendu ses activités d exploration-production d hydrocarbures, des centrales «Nous sommes en train de réaccélérer notre croissance. Le changement de cap est derrière nous.» ISABELLE KOCHER Directeur général du groupe Engie thermiques aux Etats-Unis ou encore l activité de gaz naturel liquéfié rachetée par Total. Les investissements dans les métiers d avenir (infrastructures, énergies renouvelables et services) sont «sécurisés» à hauteur de 97 % (à 13,9 milliards). Quant au programme de réduction des coûts, il est relevé de 100 millions d euros, pour atteindre 1,3 milliard d ici à la fin de l année. Le groupe va en particulier agir sur ses achats pour parvenir à ce nouvel objectif. Le dividende versé au titre de l exercice 2018 sera en hausse de 7 %, un signe de «confiance», selon Isabelle Kocher. C est la première fois depuis 2008 que le groupe augmente le dividende. «Cela témoigne du succès du plan de transformation», ont commenté les analystes de Barclays. L action progressait de près de 4 % jeudi en milieu d aprèsmidi à la Bourse de Paris. Réduction du périmètre Pour 2018, Engie prévoit un excédent brut d exploitation compris entre 9,3 et 9,7 milliards, à comparer aux 9,3 milliards de Pour la première fois depuis 2012, il affichera donc une progression, non seulement organique mais aussi pour le chiffre publié. Pour Olly Jeffery, analyste chez RBC Capital Markets, cet objectif sera atteint grâce aux 100 millions de réductions de coûts en plus annoncés jeudi. «Sans ce gain supplémentaire, l objectif pour 2018 aurait été endessous du consensus» des attentes de la communauté financière, notet-il. Ce retour à la croissance organique s opère au prix d une réduction drastique du périmètre d Engie ces dernières années. Pour 2018, Engie prévoit un excédent brut d exploitation compris entre 9,3 et 9,7 milliards d euros. L excédent brut d exploitation (Ebitda) dépassait encore 11 milliards en «Les cessions sont très loin d être compensées, critique Eric Buttazzoni, coordinateur CGT, qui dénonce «un appauvrissement du groupe». «La progression de l Ebitda en 2017 traduit uniquement les effets du plan de réduction de coûts», dit-il. ( Lire également «Crible» Page 40 Sanofi poursuit la rationalisation de sa R&D SANTÉ Sanofi et Evotec vont faire R&D commune dans les maladies infectieuses. Leurs équipes intègreront les locaux de Sanofi près de Lyon. Catherine Le laboratoire français et Evotec, société allemande de recherche sous contrat pour l industrie pharmaceutique, vont réunir leur recherche et développement dans les maladies infectieuses, hors vaccins, et installer cette plate-forme commune chez Sanofi à Marcy-l Etoile, près de Lyon, sous la direction d Evotec. Le numéro un français de la pharmacie va transférer à Evotec plus de 10 projets de R&D portant sur des maladies infectieuses comme la malaria, la tuberculose ou le chikungunya, et sur de nouveaux antibiotiques contre les bactéries résistantes. Sanofi prévoit un paiement initial de 60 millions d euros pour accompagner ce transfert, ainsi que «d importants financements sur le long terme pour soutenir et assurer la progression du portefeuille» en développement, selon le communiqué commun des deux groupes. Sanofi conserverait des droits de négociation sur le développement, la fabrication et la commercialisation des candidats médicaments issus de cette plate-forme commune. La transaction devrait être finalisée d ici à la fin du premier semestre «Une centaine de collaborateurs de Sanofi devraient ainsi être transférés à Evotec, mais resteraient basés sur le centre de recherche et développement existant de Sanofi dans les maladies infectieuses», a expliqué Elias Zerhouni, qui dirige cette activité du groupe. Evotec devrait s engager à maintenir l emploi sur place pendant cinq ans. Collaborations externes Après l apport de ses propres équipes, l effectif de la plateforme devrait atteindre un total de 150 scientifiques. Elle sera ouverte à des collaborations externes avec des institutions universitaires, d autres entreprises biotechnologiques, des fondations et agences gouvernementales. «Cela va renforcer la plate-forme lyonnaise», qui conservera «l intégralité des équipes de Sanofi dans ce domaine thérapeutique», a ajouté Elias Zerhouni. «Grâce à l expertise d Evotec, nous allons faire avancer nos projets beaucoup plus rapidement que nous n aurions pu le faire seuls.» Evotec avait déjà repris en 2015 des activités de R&D de Sanofi à Toulouse, et les deux sociétés collaborent aussi dans le développement de traitements contre le diabète à partir de cellules-souches. n Autoroutes : Atlantia et ACS négocient le partage d Abertis TRANSPORT Les deux groupes qui ont lancé une OPA sur le concessionnaire espagnol cherchent une solution commune afin d éviter la surenchère des offres. Cécile Correspondante à Madrid La guerre des OPA n aura pas lieu chez Abertis. Les deux candidats au rachat du grand concessionnaire d autoroutes, l Italien Atlantia et l Espagnol ACS, ont annoncé ce jeudi des «conversations» pour dessiner une solution négociée et s éviter une surenchère ruineuse. Ils espèrent ainsi faire baisser le prix d acquisition. La perspective d une escalade entre les protagonistes a fait flamber la valeur d Abertis, qui a gagné plus de 35 % en Bourse depuis le début des manœuvres. S il aboutit, cet accord pourrait mettre fin au duel entre Atlantia, contrôlé par la famille Benetton, premier à se déclarer intéressé par Abertis en avril 2017, et le géant du BTP espagnol ACS, qui a formalisé une contre-proposition via sa filiale allemande, Hochtief, en octobre dernier. L annonce de ces discussions intervient alors que l on attend de façon imminente l approbation de l OPA d ACS par l autorité boursière espagnole. Elle ouvrira alors un délai de deux semaines aux actionnaires pour décider ou non d y souscrire. «Offre conjointe ou toute autre formule» Le détail des négociations, auxquelles participe, semble-t-il, aussi le groupe Criteria Caixa, actionnaire de référence d Abertis avec 21,55 % du capital, reste secret. Le quotidien économique espagnol «Expansión», qui a révélé les discussions, évoque la préparation d une «offre conjointe ou toute autre formule», avec ensuite répartition des actifs entre les deux groupes et vente des biens non stratégiques. La toute récente prise de participation d Atlantia dans Getlink (ex- Eurotunnel) pourrait laisser présager un appétit pour la filiale française Sanef. ACS pourrait être plutôt intéressé par le portefeuille de concessions en Espagne. La filiale de satellites Hispasat, considérée comme actif sensible par le gouvernement espagnol du fait de son usage militaire, devrait être écartée des conversations et faire l objet d une vente séparée. Quelle qu en soit l issue, ces discussions, engagées en pleine course à l OPA, «ont pris à contrepied les marchés qui tablaient sur une escalade de l action Abertis, mais il est d une logique implacable, pour deux entreprises solides qui ont une bonne présence dans leurs secteurs et cherchent une meilleure rentabilité», commente l analyste Angel Perez, chez Renta 4. Tout indique qu un accord se profile, et la Bourse a déjà fait les corrections, note ce dernier : l action d Abertis est retombée à un niveau jugé plus réaliste, celles d Atlantia et d ACS Autoroutes avant tout Abertis a en portefeuille les concessions de plus de kilomètres de voies à péage dans 15 pays. La France est son premier marché (33 % de ses recettes) avec le réseau Sanef, suivi de l Espagne (31 %), du Brésil et du Chili (12 % chacun). Le groupe est aussi actionnaire principal (34 %) de l opérateur d infrastructures télécoms Cellnex et majoritaire (57,05 %) dans la compagnie de satellites Hispasat. ont repris des couleurs, après avoir souffert de la perspective d une OPA trop onéreuse. n AVIS FINANCIERS Après l intégration, l effectif de la plate-forme devrait atteindre un total de 150 scientifiques. Photo Jean-Philippe Ksiazek/AFP L Assemblée Générale Annuelle de HSBC Holdings plc se tiendra le vendredi 20 avril 2018 à 11h00 (heure de Londres), au Centre de Conférence Queen Elizabeth II, Broad Sanctuary, Londres SW1P 3EE, Royaume-Uni. Les actionnaires de HSBC Holdings plc souhaitant donner leurs instructions de vote pourront se procurer des formulaires d instruction de vote par correspondance auprès de leur intermédiaire financier habituel. Les actionnaires également clients de HSBC France peuvent contacter leur chargé de clientèle. Des informations complètes sur le Groupe HSBC sont disponibles sur son site Internet : Les documents de cette Assemblée Générale Annuelle sont également disponibles auprès de HSBC France, par courrier, au 109 avenue des Champs-Elysées, Paris Cedex 08 ou sur le site internet /Investor relations /Events and presentations. HSBC Holdings plc Public Limited Company de droit anglais immatriculée en Angleterre sous le n Siège Social :8 Canada Square Londres E14 5HQ Royaume-Uni.

20 20 // INDUSTRIE & SERVICES Vendredi 9, samedi 10 mars 2018 Les Echos Le voyage d affaires en phase avec la reprise économique SERVICES Selon le Baromètre Amex GBT, les dépenses de voyage des entreprises ont crû de 3,1 % en Et, pour 2018, une hausse des dépenses de 3,4 % est prévue. Martine Comme chaque année, American Express Global Business interroge un millier d entreprises de toutes tailles, dans onze pays européens, sur les tendances en matière de voyages d affaires. Il ressort de ce baromètre que le voyage d affaires est en phase avec la reprise économique amorcée depuis deux ans, avec une hausse du marché de 3,1 % en 2017, principalement tirée par les entreprises de taille moyenne (+5 %). Les budgets affectés aux conférences, congrès et événements institutionnels, en croissance de 5 %, montrent le regain d intérêt pour les rencontres de visu. Et l optimisme reste de mise pour 2018, avec une croissance prévue des dépenses de 3,4 %. La procédure de Brexit engagée et le «Travel ban», initié par Donald Trump pour compli- quer l entrée aux Etats-Unis face au terrorisme, n ont pas eu d impact significatif sur les dépenses de voyages pour, respectivement, 65et 60 % des répondants. Signe des temps, au premier rang des critères essentiels dans la définition de la politique voyages figure toujours, pour 65 % des sondés, la sécurité. L évaluation des risques de même que l information des voyageurs avant le départ est renforcée par 84 % des grandes sociétés, 71 % de celles de taille intermédiaire et 52 % des petites. Il est intéressant de croiser ce baromètre avec celui de Carlson Wagonlit Travel, où il apparaît que, si 37 % des voyageurs européens sont préoccupés de sécurité et de sûreté, ce taux grimpe respectivement à 47 et 56 % pour leurs homologues du continent américain et de la zone Asie-Pacifique. Le mobile, outil clef Autre axe majeur : l amélioration de la productivité et du confort des collaborateurs en déplacement, avec davantage d encadrement et d assistance, afin de proposer de nouvelles réservations en cas de perturbations, des solutions en matière de sûreté, 3,1 % LA HAUSSE des voyages d affaires en En 2018, une croissance de 3,4 % des dépenses de voyage est prévue. Photo shutterstock Les nouveaux entrants sur le voyage d affaires Les agences globalisées spécialisées dans le voyages d affaires (Amex GBT, CWT, Egencia, BCD Travel) sont de plus en plus en concurrence avec les opérateurs en ligne ou locaux. Si 79 % des entreprises travaillent toujours avec une agence, elles sont de plus en plus nombreuses à se tourner vers de nouveaux entrants. Sur ce marché du voyage d affaires dynamique, estimé à 29,2 milliards d euros cette année, Sodexo a ainsi pour ambition de devenir l un des trois acteurs de référence d ici à trois ans. Pour cela, la multinationale créée par Pierre Bellon développe une solution de gestion des frais et des déplacements professionnels, lancée ce printemps. Edenred, le leader sur les titres restaurants, a fait pour sa part de la gestion des frais professionnels l un de ses relais de croissance. Google, Accor, Airbnb, pourraient aussi s intéresser de plus en plus au voyages d affaires. Grâce aux solutions qu elles sont capables de proposer d un bout à l autre de la chaîne du voyage, les grandes agences capturent encore 51 % des réservations, selon le baromètre Amex GBT. une meilleure traçabilité des notes de frais, des services de conciergerie. Les entreprises interrogées mesurent d ailleurs à 56 % la satisfaction de leurs voyageurs. Le téléphone mobile, perçu par 83 % des sondés comme un mode de réservation complémentaire, est au cœur de cet accompagnement. L optimisation de la dépense reste une priorité dans un paysage où les offres concurrentielles sur l hôtellerie, la restauration, les frais de route (VTC, covoiturage, parking) se diversifient. Et la rationalisation des déplacements l emporte sur la recherche de réduction des coûts. Cela peut passer par l accroissement des réservations faites en ligne, par l évaluation préalable de la pertinence du voyage Mais 55 % des entreprises interrogées et même 62 % chez les PME, pensent avoir atteint un seuil dans cette optimisation, étant peu équipées en outils ad hoc, peu familiarisées, ou insuffisamment conseillées. Il existe donc encore une marge de manœuvre. 4 À NOTER L économie collaborative n est pas encore considérée comme un levier de baisse des coûts par 60 % des sondés, le manque de garanties, quant à la sécurité du voyageur et de ses données, s avérant dissuasif. AVIS D ENQUÊTES PUBLIQUES L industrie papetière relève la tête PRÉFECTURE DE LA VENDÉE PREFECTURE DE LA LOIRE ATLANTIQUE AVIS D ENQUETE PUBLIQUE UNIQUE Projet de raccordement électrique au continent du parc éolien en mer des îles d Yeu et de Noirmoutier Par arrêté inter-préfectoral n 18-DRCTAJ/1-94 du 28 février 2018, il sera procédé, pendant 50 jours consécutifs, du mercredi 4 avril 2018 à 9 heures au mercredi 23 mai 2018 jusqu à 17 heures inclus, à une enquête publique unique préalable aux demandes d autorisation sollicitées par Réseau de Transport d Electricité (RTE) portant sur la création d une liaison à deux circuits volts (souterraine et sous-marine) reliant le poste électrique en mer du «Vent des îles» au poste électrique intermédiaire de compensation du «Gué au Roux»; la création d un poste électrique intermédiaire de compensation du «Gué au Roux»àSoullans ;lacréation des liaisons souterraines àdeux circuits volts entre le poste électrique intermédiaire de compensation du «Gué au Roux»et le poste existant de raccordement au réseau public de transport d électricité de Soullans ; Il est constitué une commission d enquête composée comme suit : Président : Monsieur Arnold SCHWERDORFFER, général de division de l armée de terre en retraite Membres titulaires : Madame Brigitte CHALOPIN, juriste ; Monsieur Jacques TURPIN, directeur départemental de l équipement en retraite ; Monsieur Jean-Yves HERVE, ingénieur en chef de l armement en retraite et Madame Mireille AMAT, ingénieur en biologie. Le dossier, en version papier et numérique, comportant l étude d impact environnementale du programme ainsi que les volets spécifiques au projet de parc éolien, accompagné des avis obligatoires des autorités administratives, dont les avis de l autorité environnementale, sera consultable pendant la durée de l enquête, soit du 4 avril 2018 au 23 mai 2018, à la communauté de communes de l Île de Noirmoutier (siège de l enquête) et dans les mairies de Noirmoutier-en-l Île, L Epine, La Guérinière, Barbâtre, l Île d Yeu, Bouin, Beauvoir-sur- Mer, La Barre-de-Monts, Notre-Dame-de-Monts, Saint-Jean-de-Monts, Le Perrier, Soullans, Saint-Hilaire-de-Riez, Saint-Gilles-Croix-de-Vie, La Plaine-sur-Mer, Préfailles et Pornic (mairie annexe de Ste Marie-sur- Mer) aux jours et heures habituels d ouverture des services Le dossier d enquête publique pourra également être consulté sur un poste informatique dans les mairies des Sables d Olonne, Guérande, Le Croisic, Batz-sur-Mer,LePouliguen, La Baule-Escoublac, Pornichet, Saint-Nazaire, Saint-Brévin-les-Pins, Saint-Michel-Chef- Chef, La Bernerie-en-Retz, Les Moutiers-en-Retz et Villeneuve-en-Retz, à la sous-préfecture des Sables d Olonne, à la sous-préfecture de Saint-Nazaire et à la préfecture de la Vendée. Le dossier en version numérique est également consultable pendant toute la durée de l enquête à l adresse suivante : ou à partir du lien disponible sur le site Internet de la préfecture de Vendée (rubrique publications enquêtes publiques liste déroulante :Noirmoutier-en l Île). Le public pourra consigner ses observations et propositions du mercredi 4avril 2018 àpartir de 9h00 au mercredi 23mai 2018 jusqu à 17h00 inclus de la manière suivante : -sur les registres d enquête unique établis sur feuillets non mobiles cotés et paraphés par un membre de la commission d enquête, disponibles àlacommunauté de communes de l Ile de Noirmoutier ainsi qu en mairies de Noirmoutier-en-l Île, L Epine, La Guérinière, Barbâtre, l Île d Yeu, Bouin, Beauvoir-sur-Mer, labarre-de-monts, Notre-Dame-de-Monts, Saint- Jean-de- Monts, Le Perrier, Soullans, Saint-Hilaire-de-Riez, Saint-Gilles-Croix-de-Vie, La Plaine-sur-Mer, Préfailles et Pornic (mairie annexe de Ste Marie-sur-Mer); -sur le registre dématérialisé sécurisé ouvert de manière complémentaire depuis le site internet suivant : ou àpartir du lien disponible sur le site Internet de la préfecture de Vendée (rubrique publications enquêtes publiques -liste déroulante :Noirmoutier en l Île). Les observations et propositions formulées par voie électronique seront annexées au registre déposé au siège de l enquête, dans les meilleurs délais. -par courriel àl adresse suivante : -par courrier adressé au président de la commission d enquête qui siégera àlacommunauté de communes de l Île de Noirmoutier Enquête raccordement rue de la Prée au Duc BP Noirmoutier-en-l Île. Les observations du public seront accessibles sur le site internet : et à partir du lien disponible sur le site Internet des services de l État en Vendée, dans les meilleurs délais, et pendant toute la durée de l enquête. La commission d enquête, représentée par un ou plusieurs de ses membres, recevra en personne les observations écrites et orales du public de la manière suivante : Lieux des permanences Dates Horaires Lieux des permanences Dates Horaires Communauté de communes de l Île de Noirmoutier Mercredi 4 avril h00-12h00 Mairie de La Plaine-sur-Mer Jeudi 26 avril h00-17h00 Mairie de Bouin Mercredi 4 avril h00-17h00 Mairie de Noirmoutier-en-l Île Samedi 28 avril h00-13h00 Mairie de L Epine Mardi 10 avril h00-12h00 Mairie de La Guérinière Lundi 30 avril h00-12h00 Mairie de La Barre-de-Monts Mardi 10 avril h30-17h30 Mairie de Barbâtre Lundi 30 avril h00-17h00 Mairie de l Île d Yeu Vendredi 13 avril h00 20h00 Mairie de Le Perrier Vendredi 4 mai h00-12h00 Mairie de l Île d Yeu Samedi 14 avril h00-13h00 Mairie de Saint-Hilaire-de-Riez Vendredi 4 mai h00-17h00 Mairie de Noirmoutier en l Île Mercredi 18 avril h00-12h00 Mairie de l Île d Yeu Vendredi 11 mai h00-18h00 Mairie de Beauvoir-sur-Mer Mercredi 18 avril h00-17h00 Mairie de l Île d Yeu Samedi 12 mai h00-13h00 Mairie de l Île d Yeu Vendredi 20 avril h00-16h00 Mairie de La Guérinière Lundi 14 mai h00-12h00 Mairie de Saint-Jean-de-Monts Samedi 21 avril h00-12h00 Mairie de l Epine Lundi 14 mai h00-17h00 Mairie de Soullans Mardi 24 avril h00-12h00 Mairie de Notre-Dame-de-Monts Vendredi 18 mai h00-12h00 Mairie de Saint-Gilles-Croix-de-Vie Mardi 24 avril h00-17h00 Mairie de Préfailles Vendredi 18 mai h30-17h30 Mairie annexe de Sainte-Marie-sur-Mer Jeudi 26 avril h00-12h00 Mairie de Saint-Jean-de-Monts Mercredi 23 mai h00-12h00 Dernière permanence le mercredi 23 mai 2018 à la communauté de communes de l Île de Noirmoutier de 14h00 à 17h00. Toute personne physique ou morale intéressée pourra prendre connaissance du rapport et des conclusions motivées de la commission d enquête en préfecture de Vend ée, ainsi qu à la communauté de communes de l Île de Noirmoutier et aux maires des communes citées à l article 2-1 de l arrêté n 18-DRCTAJ/1-94 du 28 février 2018, pour y être tenues sans délai, à la disposition du public pendant un an à compter de la clôture de l enquête. Le rapport et les conclusions seront également consultables dans les mêmes délais sur le site internet des services de l État en Vendée à l adresse suivante (rubrique publications enquêtes publiques liste déroulante :Noirmoutier-en l Île). Toute information complémentaire concernant le projet pourra être demandée auprès de Réseau de Transport d Electricité RTE OUEST centre développement ingénierie Nantes service concertation environnement tiers 6 rue Kepler La Chapelle-sur-Erdre. Les décisions susceptibles d intervenir à l issue de la procédure seront : - un arrêté ministériel, délivré par le ministère en charge de l énergie, déclarant ou refusant l utilité publique, au titre du code de l énergie, d une part, pour les travaux de création d une liaison électrique à deux circuits volts (souterraine et sous-marine) entre le futur poste électrique en mer du «Vent des îles» et le futur poste électrique terrestre intermédiaire de compensation du«gué au Roux» emportant, pour sa partie souterraine, mise en compatibilité des PLU de Saint-Jean-de-Monts et de Notre-Dame-de-Monts et, d autre part, pour les travaux de création d une liaison électrique souterraine à deux circuits volts entre le poste du «Gué au Roux»et le poste de raccordement électrique existant de Soullans ; -unarrêté préfectoral, délivré par le préfet de la Vendée, déclarant ou refusant l utilité publique du projet de création du poste électrique intermédiaire de compensation du «Gué au Roux» sur la commune de Soullans ; - un arrêté préfectoral, délivré par le préfet de la Vendée portant autorisation du projet au titre de la loi sur l eau, assorti de prescriptions éventuelles, ou un arrêté de refus ; - un arrêté préfectoral, délivré par le préfet de la Vendée, approuvant ou refusant la convention de concession d utilisation du domaine public maritime en dehors des ports au bénéfice de Réseau de Transport d Électricité. PAPIER L industrie papetière française se montre plus optimiste. L an dernier, la production a crû de 0,5 %, grâce à un contexte économique plus porteur. Catherine L industrie papetière retrouve un peu d allant. «En 2017, l activité économique plutôt favorable en Europe a bénéficié à l ensemble des secteurs», a expliqué jeudi la présidente de Copacel, la fédération professionnelle de cette industrie, Agnès Roger. Avec plus de 8 millions de tonnes, le volume des papiers et cartons produits en 2017 a été légèrement supérieur (+0,5 %) à celui de 2016, année de stabilité. En valeur, le chiffre d affaires de l ensemble du secteur (papier, carton et pâte marchande) a augmenté de 3 %, à 5,9 milliards d euros, du fait de la hausse du prix de vente de plusieurs familles de produits. Cette situation recouvre cependant des situations contrastées. La production de papiers à usages graphiques a continué à reculer, mais à un rythme moindre ( 1,5 %), et celle des papiers d hygiène a aussi été pénalisée ( 0,6 %) en raison de l arrêt d une machine. A l inverse, la production de papiers et cartons d emballage a continué à augmenter (+1,7 %). Comme les années précédentes, l industrie papetière française est restée très largement exportatrice (53 % de la production est vendue à l étranger), même si son solde commercial reste structurellement déficitaire de quelque tonnes. Mais la filière française a moins tiré profit de la reprise que ses concurrentes en Europe, où la croissance moyenne de la production a été de 1,5 %. Parmi les éléments qui ont pesé sur l activité, la hausse des prix de la pâte à papier. Le dynamisme de la demande chinoise de pâte, ainsi que différents incidents de production, notamment en Amérique latine, ont entraîné une hausse très sensible des cours. Cette hausse s est également observée sur les marchés des papiers et cartons à recycler. La Chine a pris une place croissante sur le marché de la pâte ces 20 dernières années, au point d être aujourd hui la première zone de consommation de la planète. Et ce, même si la décision de Pékin l an dernier de ne plus Le dynamisme de la demande chinoise de pâte, ainsi que différents incidents de production ont entraîné une hausse très sensible des cours. importer certains déchets, dont des papiers à recycler, a eu un effet positif pour les papetiers français qui disposent ainsi de plus de matière première. Retrait des sacs plastique Pour 2018, la présidente de Copacel s attend à ce que la demande continue à être plutôt soutenue. «L augmentation du e-commerce, a un impact important sur l emballage et la caisse carton qui devraient continuer à progresser», a-t-elle précisé. De même, la substitution des sacs en papier aux sacs plastiques est favorable. «Cette dynamique devrait se renforcer en 2018 et probablement les années suivantes», a-t-elle estimé. Seul bémol, le coût des matières premières (pâte à papier, électricité, gaz ) «restera probablement élevé». C est dans ce contexte que Smurfit Kappa, premier producteur européen d emballages à base de papier a rejeté l offre de rachat pour 8 milliards de dollars d International Paper, premier fabricant de boîtes en carton ondulé d Amérique du Nord. n

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22 22 // INDUSTRIE & SERVICES Vendredi 9, samedi 10 mars 2018 Les Echos Michel et Augustin prennent du champ mécénat AGROALIMENTAIRE L entreprise à 40 % rachetée par Danone se dote d un nouveau directeur général et d un responsable du bureau de New York. Marie-Josée Huit mois après l entrée de Danone à son capital, Michel et Augustin se dote d un nouveau directeur général, François Roche Bayard, âgé de cinquante-sept ans. Directeur général délégué de la biscuiterie St Michel (Andros) depuis 1995, il a également travaillé p our la R&D de LU entre 1985 et 1987 avant d entrer chez Andros. «François Roche Bayard n aime pas qu on le présente comme le nouveau patron. Il est le chef trublion», commente Augustin Paluel- Marmont dans le vocabulaire de l entreprise qu il a créée en Il n empêche que l arrivée aux commandes de François Roche Bayard et celle de l américain Evan Holod au bureau de New York marquent un tournant important dans l histoire de Michel et Augustin. Ancien directeur marketing des eaux vitaminées de Coca-Cola, Evan Holod sera chargé du développement aux Etats-Unis. Ces recrutements sont une des premières mani- AVIS D ENQUÊTES PUBLIQUES Michel de Rovira et Augustin Paluel-Marmont ont créé Michel et Augustin en Photo Eric Piermont/AFP festations concrètes de l arrivée de Danone au capital. «Le projet reste le même. François Roche Bayard va renforcer la gouvernance et l inscrire dans une croissance durable assise sur l innovation. D abord en France puis à l international», précise Augustin Paluel-Marmont, qui avec son complice Michel de Rovira lâche les commandes opérationnelles sans quitter l entreprise pour autant. Pour l instant Michel et Augustin réalise la presque totalité de son chiffre d affaires (85 %) de 50 millions d euros en France, en Suisse et en Belgique. L accord sur les petits biscuits avec Starbucks aux Etats-Unis est périodique. Un autre accord du même type a été passé avec Delta Airlines et des restaurants, mais il reste beaucoup à faire pour asseoir le développement à l international. Révolutionner le cookie François Roche Bayard aura aussi pour tâche de relancer l épicerie sucrée. C est «le marché le plus challengé», selon Augustin Paluel-Marmont. «La croissance est très faible.» L entreprise avait obtenu de très bons résultats il y a quatre ans en lançant les cookies cœur fondant. Depuis, beaucoup de concurrents sont arrivés. Michel et Augustin a dû céder la place privilégiée qu il avait depuis dix ans chez Monoprix au rayon snacking à La petite Fabrique. Le marché appelle à l innovation. Michel et Augustin va y répondre à l automne en lançant «un format de cookie révolutionnaire». La mousse a u chocolat et le yaourt à boire ont retrouvé du dynamisme grâce à la révision des recettes et de l emballage. Les ventes avaient atteint un palier en Des versions bio et vegan de la mousse, ainsi qu un flan à base de tapioca, les Perles du Japon, vont être lancés. Du côté des biscuits salés, les taux de croissance sont à deux chiffres (+25 % sur douze mois) pour la gamme apéritif à base de fromage AOP. n MP2018 : pour un territoire qui rayonne CULTURE Les acteurs économiques sont à l initiative d un nouvel événement festif riche de 450 rendez-vous d ici au 1 er septembre. Martine Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la culture, avait métamorphosé ce territoire : 11 millions de visiteurs reçus, 90 millions d euros d argent public et privé injectés, 10 nouveaux équipements culturels majeurs réalisés comme le MuCEM, le FRAC, la tour Panorama. Spectacles de rue, grandes expositions, feuilletons pyrotechniques, avaient investi les Bouches-du-Rhône. Et, dans la foulée, Marseille était élue 2 e destination favorite du «New York Times», 5 e plus belle ville littorale du «National Geographic». Alors pas étonnant que les milieux économiques aient eu envie de capitaliser sur cet héritage, lançant MP2018, avec pour thème l amour. Les festivités, commencées pour la Saint-Valentin, dureront sept mois. «Soixante-dix partenaires privés, près d une centaine de structures culturelles et de professionnels du tourisme, se sont fédérés en moins d un an», souligne Raymond Vidil, PDG de la compagnie maritime Marfret et président de l association MPCulture. Certes on est loin du budget de MP2013 abondé par de grands donateurs nationaux. Cette fois, l échelle est territoriale. «Environ 10 millions ont été réunis : soit 5,5 millions d euros apportés à 50 % par les entreprises et à 36 % par les subventions publiques, et à 14 % par le solde de MP2013. A cela s ajoutent les apports en nature et en prestations des collectivités, et les programmations prises en charge par les 15 membres du comité d orientation artistique», poursuit Raymond Vidil. Ce comité présidé par Bernard Foccroulle, directeur du Festival d art lyrique d Aix-en- Provence, réunit les institutions provençales majeures : La Criée dirigée par Macha Makeïeff, Les Théâtres coiffés par Dominique Bluzet, la Belle de Mai pilotée par Alain Arnaudet, le Ballet Preljocaj du danseur éponyme, les Rencontres photographiques d Arles confiées à Sam Stourdzé, le MuCEM sous la coupe de Jean-François Chougnet «L écosystème mis en place depuis MP2013 débouche aujourd hui sur une programmation foisonnante qui associe aussi les amateurs», observe Bernard Foccroulle. «MP2013 a agi comme un accélérateur, permis de croiser les publics, donné envie de travailler ensemble. Le geste architectural du MuCEM a métamorphosé le quartier de la Joliette. Mais il y a encore des publics à conquérir et les entreprises peuvent nous y aider», estime Macha Makeïeff. Des dons de montants variables Trois structures ont joué un rôle clef : le Club Top 20, qui fédère 40 grandes sociétés de la métropole Aix-Marseille pour un chiffre d affaires cumulé de 38 milliards d euros et salariés ; la CCI Marseille Provence, qui rassemble entreprises ; et Mécènes du Sud, qui réunit plutôt des PME. Aix-Marseille Université les a rejoints, ainsi que 500 structures artistiques du territoire qui ont fait remonter des propositions. Au total 450 projets seront déployés par artistes dans 8 villes des Bouches-du-Rhône. Les partenaires officiels ont contribué à h auteur de euros, comme la Compagnie Fruitière, qui a PRÉFECTURE DE LA VENDÉE PREFECTURE DE LA LOIRE ATLANTIQUE AVIS D ENQUETE PUBLIQUE UNIQUE Projet de parc éolien en mer au large des îles d Yeu et de Noirmoutier Par arrêté inter-préfectoral n 18-DRCTAJ/1-93 du 28 février 2018 il sera procédé du mercredi 4 avril 2018 à 9h00 au mercredi 23 mai 2018 jusqu à 17h00 inclus, soit pendant une durée de 50 jours consécutifs, à une enquête publique unique préalable : - aux demandes d autorisation sollicitées par la société «Eoliennes en Mer Îles d Yeu et de Noirmoutier»(EMYN) pour l implantation du projet de parc éolien en mer des îles d Yeu et de Noirmoutier comprenant 62 éoliennes de 8mégawatts chacune raccordées entre elles par des câbles électriques sous-marins àunmât de mesure et àunposte électrique, ce dernier étant raccordé par «Réseau de Transport d Electricité»(RTE) au réseau public terrestre de transportd électricité. -lademande d autorisation sollicitée par la société «Eoliennes en mer Îles d Yeu et de Noirmoutier»(EMYN) pour la construction d une base d exploitation et de maintenance dans l enceinte portuaire de l Herbaudière sur la commune de Noirmoutier en l Île. - à la demande d autorisation sollicitée par la société «Eoliennes en mer Îles d Yeu et de Noirmoutier»(EMYN) et pour la construction d une base d exploitation et de maintenance dans l enceinte portuaire de Port-Joinville sur la commune de l Île d Yeu. Une demande d autorisation de destruction de specimens d espèces animales protégées est mise à disposition du public, pour consultation, pendant la durée de l enquête. Une commission d enquête a été désignée par le président du tribunal administratif de Nantes, comme suit : Président : Monsieur Arnold SCHWERDORFFER, général de division de l armée de terre en retraite Membres titulaires : Madame Brigitte CHALOPIN, juriste ; Monsieur Jacques TURPIN, directeur départemental de l équipement en retraite ; Monsieur Jean-Yves HERVE, ingénieur en chef de l armement en retraite et Madame Mireille AMAT, ingénieur en biologie. Le dossier en version papier et numérique, comportant l étude d impact environnementale du programme ainsi que les volets spécifiques au projet de parc éolien, accompagné des avis obligatoires des autorités administratives, dont l avis de l autorité environnementale, sera consultable pendant la durée de l enquête, soit du 4 avril 2018 au 23 mai 2018 inclus, à la communauté de communes de l Île de Noirmoutier (siège de l enquête) et dans les mairies de Noirmoutier-en-l Île, L Epine, La Guérinière, Barbâtre, l Île d Yeu, Bouin, Beauvoir-sur- Mer, La Barre-de-Monts, Notre-Dame-de-Monts, Saint-Jean-de-Monts, Le Perrier, Soullans, Saint-Hilaire-de-Riez, Saint-Gilles-Croix-de-Vie, La Plaine-sur-Mer, Préfailles et Pornic (mairie annexe de Ste Marie-sur-Mer) aux jours et heures habituels d ouverture des services. Le dossier d enquête publique pourra également être consulté sur un poste informatique dans les mairies des Sables d Olonne, Guérande, Le Croisic, Batz-sur-Mer, Le Pouliguen, La Baule-Escoublac, Pornichet, Saint-Nazaire, Saint-Brévin-les-Pins, Saint-Michel-Chef- Chef, La Bernerie-en- Retz, Les Moutiers-en-Retz et Villeneuve-en-Retz, à la sous-préfecture des Sables d Olonne, à la sous-préfecture de Saint-Nazaire et à la préfecture de la Vendée. Le dossier numérique est également consultable pendant toute la durée de l enquête à l adresse suivante : ou à partir du lien disponible sur le site Internet de la préfecture de Vendée (rubrique publications enquêtes publiques liste déroulante :Noirmoutier-en l Île). Le public pourra consigner ses observations et propositions du mercredi 4 avril 2018 à 9h00 au mercredi 23 mai 2018 jusqu à 17h00 inclus de la manière suivante : - sur les registres d enquête unique établi sur feuillets non mobiles cotés et paraphés par un membre de la commission d enquête, disponibles à la communauté de communes de l Île de Noirmoutier ainsi qu en mairies de Noirmoutier-en-l Île, L Epine, La Guérinière, Barbâtre, l Île d Yeu, Bouin, Beauvoir-sur-Mer, la Barre-de-Monts, Notre-Dame-de-Monts, Saint- Jean-de- Monts, Le Perrier, Soullans, Saint-Hilaire-de-Riez, Saint-Gilles-Croix-de-Vie, La Plaine-sur-Mer, Préfailles et Pornic (mairie annexe de SteMarie-sur-Mer) ; -sur le registre dématérialisé sécurisé ouvert de manière complémentaire depuis le site internet suivant : ou à partir du lien disponible sur le site Internet de la préfecture de Vendée (rubrique publications enquêtes publiques -liste déroulante :Noirmoutier en l Île). Les observations et propositions formulées par voie électronique seront annexées au registre déposé au siège de l enquête, dans les meilleurs délais. - par courriel à l adresse suivante : -par courrier adressé au président de la commission d enquête qui siégera àlacommunauté de communes de l Île de Noirmoutier Enquête parc éolien en mer rue de la Prée au Duc -BP Noirmoutier-en-l Île. Les observations du public seront accessibles sur le site internet : et à partir du lien disponible sur le site Internet des services de l État en Vendée, dans les meilleurs délais, et pendant toute la durée de l enquête. La commission d enquête, représentée par un ou plusieurs de ses membres, recevra en personne les observations écrites et orales du public de la manière suivante : Lieux des permanences Dates Horaires Lieux des permanences Dates Horaires Communauté de communes de l Île de Noirmoutier Mercredi 4 avril h00-12h00 Mairie de la Plaine-sur-Mer Jeudi 26 avril h00-17h00 Mairie de Bouin Mercredi 4 avril h00-17h00 Mairie de Noirmoutier -en-l Île Samedi 28 avril h00-13h00 Mairie de L Epine Mardi 10 avril h00-12h00 Mairie de La Guérinière Lundi 30 avril h00-12h00 Mairie de La Barre-de-Monts Mardi 10 avril h30-17h30 Mairie de Barbâtre Lundi 30 avril h00-17h00 Mairie de l Île d Yeu Vendredi 13 avril h00 20h00 Mairie de Le Perrier Vendredi 4 mai h00-12h00 Mairie de l Île d Yeu Samedi 14 avril h00-13h00 Mairie de Saint-Hilaire-de-Riez Vendredi 4 mai h00-17h00 Mairie de Noirmoutier en l Île Mercredi 18 avril2018 9h00-12h00 Mairie de l Île d Yeu Vendredi 11 mai h00-18h00 Mairie de Beauvoir-sur-Mer Mercredi 18 avril h00-17h00 Mairie de l Île d Yeu Samedi 12 mai h00-13h00 Mairie de l Île d Yeu Vendredi 20 avril h00-16h00 Mairie de La Guérinière Lundi 14 mai h00-12h00 Mairie de Saint-Jean-de-Monts Samedi 21 avril h00-12h00 Mairie de l Epine Lundi 14 mai h00-17h00 Mairie de Soullans Mardi 24 avril h00-12h00 Mairie de Notre-Dame-de-Monts Vendredi 18 mai h00-12h00 Mairie de Saint-Gilles-Croix-de-Vie Mardi 24 avril h00-17h00 Mairie de Préfailles Vendredi 18 mai h30-17h30 Mairie annexe de Sainte-Marie-sur-Mer Jeudi 26 avril h00-12h00 Mairie de Saint-Jean-de-Monts Mercredi 23 mai h00-12h00 Dernière permanence le mercredi 23 mai 2018 à la communauté de communes de l Île de Noirmoutier de 14h00 à 17h00. Toute personne physique ou morale intéressée pourra prendre connaissance du rapport et des conclusions motivées de la commission d enquête en préfecture de Vend ée, ainsi qu à la communauté de communes de l Île de Noirmoutier et aux maires des communes citées à l article 2-1 de l arrêté n 18-DRCTAJ/1-93 du 28 février 2018, pour y être tenues sans délai, à la disposition du public pendant un an à compter de la clôture de l enquête. Le rapport et les conclusions seront également consultables dans les mêmes délais sur le site internet des services de l État en Vendée à l adresse suivante (rubrique publications enquêtes publiques liste déroulante :Noirmoutier-en l Ile) Toute information complémentaire concernant le projet pourra être demandée auprès de la société «Eoliennes en Mer Îles d Yeu et de Noirmoutier»(EMYN) Immeuble «le Skyline»- 22 mail Pablo Picasso NANTES. Les décisions susceptibles d intervenir à l issue de la procédure seront : -unarrêté préfectoral portant autorisation du projet au titre de la loi sur l eau délivré par le préfet de la Vendée assorti de prescriptions, pour leparc éolien, ou un arrêté de refus ; -un arrêté préfectoral délivré par le préfet de la Vendée approuvant ou refusant la convention de concession d utilisation du domaine public maritime en dehors des ports au bénéfice de la société EMYN ; - un arrêté préfectoral portant autorisation du projet au titre de la loi sur l eau délivré par le préfet de la Vendée assorti de prescriptions, pour la base d exploitation et de maintenance de l Île d Yeu ou un arrêté de refus ; - un arrêté préfectoral portant autorisation du projet au titre de la loi sur l eau délivré par le préfet de la Vendée assorti de prescriptions, pour la base d exploitation et de maintenance de Noirmoutier, ou un arrêté de refus. Les fêtes d ouverture de MP2018. Avec pour thème l amour. Les festivités, commencées pour la Saint-Valentin, dureront sept mois. Photo Benjamin Bechet notamment conçu une mallette artistique pour écoliers, la Fondation Total, qui finance des installations d artistes au hangar J1 sur le port, ou l association MJ1, qui regroupe une vingtaine de sociétés telles que CIS, JCDecaux, Elior, CMA CGM, GL Events, Onet, Orange, BNP Paribas, Caisse des Dépôts, Daher Les partenaires projets ont, de leur côté, apporté euros, tels AG2R, Banque Populaire Méditerranée, CCI, Crédit Agricole Alpes Provence, Marfret, Mécènes du Sud, La Méridionale, Medifutur, Seafoodia, SNEF, Sodexo. Alors que Marseille accueille 5 millions de touristes par an contre 2 en 2012, les hôteliers comme le groupe Accor ou les restaurateurs sont aussi de la partie. «On a voulu que MP2018 soit une aventure à la fois culturelle, touristique et gastronomique», insiste Isabelle Bremond, directrice générale de Bouches-du-Rhône Tourisme. MP2018 espère générer un million de visites. L exposition consacrée à Picasso à la Vieille Charité, avec l aide du musée Picasso de Paris, fait déjà le plein. n

23 AVIS FINANCIERS // 23 Les Echos Vendredi 9, samedi 10 mars 2018 PARVEST SICAV de droit luxembourgeois OPCVM Siège social : 10, rue Edward Steichen, L-2540 Luxembourg Registre de Commerce et des Sociétés du Luxembourg n B Luxembourg, le 9 mars 2018 Cher Actionnaire, Nous vous adressons la présente afin de vous informer des modifications suivantes qui seront intégrées dans la prochaine version du prospectus datée d avril 2018 et qui seront effectives à partir du 11 avril 2018 (Date de transaction). MODIFICATIONS APPLICABLES A TOUS LES COMPARTIMENTS (LIVRE II) «Autres frais» dans la catégorie d action «Privilege» Veuillez noter la diminution suivante du maximum des Autres frais dans la catégorie «Privilege» : Compartiment Maximum actuel Nouveau maximum Money Market Euro Money Market USD 0,15 % inchangé Enhanced Cash 6 Months 0,20 % inchangé Bond Absolute Return V350 Bond Euro Short Term Bond Euro Short Term Corporate Bond USD Short Duration Covered Bond Euro 0,25 % 0,20 % De tels investissements comportent les risques particuliers suivants qui sont inhérents aux placements en Chine continentale décrits dans l Annexe 3 du Livre I du prospectus : Risque lié à la fiscalité en RPC Risque lié à l accès direct au CIBM 0,30 % 0,20 % Convertible Bond Europe Convertible Bond Europe Small Cap Convertible Bond World Diversified Dynamic Flexible Multi-Asset 0,35 % 0,25 % «Convertible Bond Europe» Active Asset Allocation Growth 80 Protect EUR SICAV DB PWM 2, Boulevard Konrad Adenauer Active Asset Allocation Growth 80 Protect USD L-1115 Luxembourg Veuillez noter que le gestionnaire d actifs du compartiment se focalisera sur des stratégies d obligations convertibles, consistant à investir dans des titres obligataires convertibles ou à s y exposer en investissant dans des titres à revenu fixe et des instruments financiers dérivés (tels que des options, swaps et/ou CFD). Le compartiment peut utiliser des instruments dérivés à la fois à des fins de couverture et d investissement. Deutsche Bank AG Succursale de Paris Ceci ne constitue pas une modification des stratégies ou de l allocation d actifs actuelles adoptées par le gestionnaire d actifs, mais une clarification quant à la possibilité d obtenir une exposition synthétique à des obligations convertibles en investissant dans des titres à revenu fixe et des instruments financiers dérivés. «Equity Europe Mid Cap» Veuillez noter que le compartiment investit dans des sociétés dont la capitalisation boursière est inférieure à 130 % de la capitalisation boursière la plus élevée et supérieure à 70 % de la capitalisation boursière la plus faible non seulement de l indice STOXX Europe Mid 200, comme c est le cas actuellement, mais également de l indice MSCI Europe Mid Cap. Veuillez noter que le compartiment sera renommé «Equity High Dividend Asia Pacific ex-japan». Sa politique d investissement sera mise à jour en tenant compte du remplacement de l horizon géographique ciblé par la région Asie-Pacifique hors Japon. «Equity USA Small Cap» Veuillez noter que le Compartiment peut utiliser des Total Return Swap (TRS) à titre accessoire aux conditions suivantes : Proportion attendue Proportion maximale Type de TRS 5% 10 % non financé «Flexible Equity Europe» La présentation des processus utilisés pour contrôler la volatilité du compartiment : En vue de réaliser son objectif d investissement, le compartiment applique les processus d investissement suivants, tout en contrôlant constamment sa volatilité : * Allocation flexible au marché : - visant à réduire ou augmenter l exposition aux marchés d actions européens, selon le niveau de volatilité du marché observé. Dans les périodes de forte volatilité, le compartiment peut s exposer davantage au marché lorsque la volatilité baisse et peut réduire son exposition lorsque la volatilité augmente, - en utilisant des contrats à terme standardisés sur un indice boursier européen pour réduire la sensibilité du portefeuille ou le surexposer aux actions européennes. * Mécanismes de protection : - une politique de vente d options d achat, - une exposition systématique à la volatilité des marchés d actions au travers de fonds exposés à la volatilité (maximum 10 %) et/ou de futures sur volatilité et/ou de swaps de performance sur un fonds exposé à la volatilité. Sont modifiés comme suit : Le compartiment applique une stratégie systématique de recouvrement des options de l indice afin de protéger sa VNI contre des baisses extrêmes du marché. Structurellement, des options de vente sont systématiquement utilisées pour protéger le fonds contre les mouvements baissiers du marché. L achat d options de vente est financé par la vente d options d achat et d autres options de vente en dehors de la monnaie. Les contrats à terme standardisés (futures) pourront être utilisés pour gérer l exposition totale et exprimer les vues tactiques, le cas échéant. Ceci ne constitue pas une modification des stratégies ou de l allocation d actifs actuelles adoptées par le gestionnaire d actifs, mais une simplification de la présentation des procédés utilisés pour contrôler la volatilité du compartiment. «Global Environment» Veuillez noter que les marchés cibles environnementaux seront redéfinis comme suit : Le compartiment investit au moins 75 % de ses actifs dans des actions ou des titres assimilables à des actions émis par des sociétés qui ont au moins 20 % de leurs revenus/profits/capitaux engagés sur des Marchés environnementaux. Les «Marchés environnementaux» incluent l Énergie renouvelable et alternative, l Efficacité énergétique, les Infrastructures hydrauliques et technologiques, le Contrôle de la pollution, la Gestion et les technologies des déchets, les Services d appui environnementaux, les Aliments, l Agriculture et la Sylviculture durables. Toutes les sociétés concernées par de tels investissements doivent satisfaire aux critères sociaux, environnementaux et de gouvernance d entreprise (ESG) définis par BNP PARIBAS ASSET MANAGEMENT (1) et respecter les principes énoncés dans le Pacte mondial de l ONU. (1) De plus amples renseignements sont disponibles sur le site Internet : thematiques/investissement-socialement-responsable/. Ceci ne constitue pas une modification de la stratégie ou de l allocation d actifs actuelles adoptées par le gestionnaire d actifs. 0,40 % «Global Equity Absolute Return Strategy («GEARS»)» 0,25 % Veuillez noter qu en ce qui concerne les limites d investissements, les placements du compartiment dans des «China A-Shares» via le Stock Connect peuvent représenter jusqu à 25 % de ses actifs. De tels investissements comportent les risques particuliers suivants qui sont inhérents aux placements en Chine continentale décrits dans l Annexe 3 du Livre I du prospectus : Risque lié à la fiscalité en RPC Risques liés au Stock Connect «STEP 90 Euro» Veuillez noter que le niveau d utilisation des Total Return Swap (TRS) dans le compartiment augmentera de la façon suivante : Augmentation du niveau attendu de 50 à 75 % Niveau maximum inchangé à 100 % INFORMATIONS SUPPLÉMENTAIRES D autres modifications d ordre rédactionnel ont été apportées afin d actualiser et d améliorer la formulation générale du Prospectus ou pour se mettre en conformité avec les nouvelles lois et réglementations. Les termes et expressions non définis dans le présent avis ont la même signification que dans le Prospectus de la Société. Il est recommandé aux actionnaires qui détiennent leurs actions par le biais d une chambre de compensation de se renseigner sur les dispositions spécifiques s appliquant aux souscriptions, rachats et conversions effectués via ce type d intermédiaire. MODIFICATIONS APPLICABLES AUX COMPARTIMENTS (LIVRE II) «Bond World» Concernant les limites d investissement du compartiment, veuillez noter que ses placements dans des titres de créance négociés sur le marché obligataire interbancaire chinois (ou CIBM pour China Interbank Bond Market) peuvent représenter jusqu à 25 % de ses actifs. Nom du fonds VL au 30/12/2017 Chiffre d affaires : +26% : Résultat opérationnel courant : +28% En K VOS OPTIONS Chiffre d'affaires 1. Si ces modifications vous conviennent, aucune démarche de votre part n est nécessaire. 2. Au cas où vous seriez en désaccord avec ces modifications, vous pouvez demander le rachat de vos actions, sans frais, jusqu au 10 avril Pour toute question, veuillez contacter notre Service clientèle ( / Bien à vous, Le Conseil d administration Dernière VL Date VL Performance Depuis le 30/12/2017 Performance 1 an Performance 3 ans FEDERAL FINANCE GESTION 1 allée Louis Lichou Le Relecq-Kerhuon Service Relations Clientèle : N Cristal (appel non surtaxé) 275,59 208,68 363,61 66,46 RÉSULTATS SEMESTRIELS Veuillez noter qu à l avenir, à l exception des publications dans les journaux imposées par la Loi, le média officiel pour obtenir tout avis adressé aux actionnaires sera notre site Internet la cote hebdomadaire des opcvm Federal Indiciel US (FR ) Federal Indiciel Japon (FR ) Federal APAL (FR ) Federal Croissance P (FR ) Nous informons les investisseurs que les OPCVM suivants ne sont plus autorisés à la commercialisation en France à compter du 9 mars «Equity High Dividend Pacific» Bond Absolute Return V700 Bond Asia ex-japan Bond Best Selection World Emerging Bond Euro Bond Euro Corporate Bond Euro Government Bond Euro High Yield Bond Euro Inflation-Linked Bond Euro Long Term Bond Euro Medium Term Bond JPY Bond USA High Yield Bond USD Bond World Bond World Emerging Bond World Emerging Local Bond World High Yield Bond World High Yield Short Duration Bond World Income Bond World Inflation-Linked Flexible Bond Euro Flexible Bond Europe Corporate QIS Multi-Factor Credit Euro IG Sustainable Bond Euro Sustainable Bond Euro Corporate Sustainable Bond World Corporate Aqua Climate Impact Commodities Consumer Innovators Disruptive Technology Energy Innovators Equity Asia Pacific ex-japan Equity Australia Equity Best Selection Asia ex-japan Equity Best Selection Euro Equity Best Selection Europe Equity Best Selection Europe ex-uk Equity Best Selection World Equity Brazil Equity China Equity Europe Emerging Equity Europe Growth Equity Europe Mid Cap Equity Europe Small Cap Equity Europe Value Equity Germany Equity High Dividend Asia Pacific ex-japan Equity High Dividend USA Equity India Equity Indonesia Equity Japan Equity Japan Small Cap Equity Latin America Equity Nordic Small Cap Equity Russia Equity Russia Opportunities Equity Turkey Equity USA Equity USA Growth Equity USA Mid Cap Equity USA Small Cap Equity USA Value DEFI Equity World Emerging Equity World Emerging Low Volatility Equity World Emerging Small Cap Equity World Low Volatility Equity World Telecom Finance Innovators Flexible Equity Europe Global Environment Green Tigers Health Care Innovators Human Development Real Estate Securities Europe Real Estate Securities Pacific Real Estate Securities World SMaRT Food Sustainable Equity Europe Sustainable Equity High Dividend Europe DEUTSCHE BANK AVIS AUX ACTIONNAIRES 272,98 199,58 359,90 64,68 06/03/ /03/ /03/ /03/2018-0,95-4,36-1,02-2,68-0,50 1,39 6,74 1,09 19,90 14,49 8,15-6,40 Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Elles ne sont pas constantes dans le temps. Les documents d Information Clé pour l Investisseur et les prospectus des FCP sont disponibles sur le site S S ,6% Résultat opérationnel courant ,4% Marge opérationnelle courante 7,6% 7,7% Résultat opérationnel ,4% Résultat net ,7% Le chiffre d affaires annuel s établit à 133,7 M en hausse de +25,6%, dont +5,1% en organique. Le résultat opérationnel courant semestriel dépasse pour la première fois le cap des 10 M à 10,4 M. La marge opérationnelle courante à 7,7% est en légère progression. Les charges opérationnelles ont été maîtrisées dans un contexte de forte croissance. Le résultat opérationnel s établit ainsi à 9,3 M en hausse de 32,4%. La hausse des frais financiers à -3,5 M (dont -1,2 M, non récurrents) directement liée au financement des croissances externes, atténue la progression du résultat net qui ressort à 3,6 M. Structure financière maitrisée Les flux de trésorerie générés par l activité ressortent à 19,8 M couvrent largement les investiss opérationnels de l exercice (hors croissance exter s élèvent à 17,0 M. Le Groupe démontre sa cap autofinancer sa croissance organique. Var L endettement net ressort ainsi à 150,1 M au 31 décembre 2017 pour des capitaux propres de 65,3 M. Le Groupe continue de maitriser son levier financier (dettes nette/ EBITDA), avec un ratio qui devrait se situer entre 3 et 3,5 en fin d exercice, en phase avec ses engagements. Perspectives : poursuite de la croissance L objectif de chiffre d affaires se situe entre 288 M et 293 M (plus de 300 M en proforma), à comparer à 218 M sur l exercice précédent. Le Groupe confirme également son objectif d une hausse de sa marge opérationnelle courante à 8% du chiffre d affaires sur (contre 7,5% en ). Le développement du réseau de franchises se poursuit activement, avec désormais 68 magasins (+10 par rapport au 1er juillet 2017). Le Groupe prévoit un doublement de ce réseau en France en 4 ans tout en étudiant aujourd hui Retrouvez le communiqué intégral sur

24 24 // Vendredi 9, samedi 10 mars 2018 Les Echos HIGH-TECH &MEDIAS en pixels DR Axel Springer chute après ses résultats Le groupe de médias allemand a chuté de plus de 10 % en séance, perdant 6,14 % à la clôture. Axel Springer, qui édite entre autres «Bild» et est très présent dans le numérique, a subi des prises de bénéfices et a déçu certains analystes sur ses prévisions. Le groupe a publié un Ebitda ajusté pour 2017 légèrement au-dessous du consensus Bloomberg. Samsung Samsung va déployer Samsung Pay en France Samsung s apprête à déployer avant l été son service de paiement via smartphone Samsung Pay, d abord pour les clients des banques Caisse d Epargne et Banque Populaire, ainsi que la carte Ticket Restaurant. Le groupe est également en négociation avec d autres banques françaises. 150 MILLIONS DE DOLLARS Kobalt, la pépite d origine suédoise spécialisée dans la gestion des droits musicaux, va investir cette somme pour muscler son propre label, Awal. Celui-ci gère le marketing et la promotion des artistes, sans détenir leurs droits. JCDecaux recule en 2017, mais n exclut pas des rachats PUBLICITÉ Le leader mondial de la communication extérieure pourrait s intéresser aux activités américaines de Clear Channel. Véronique «Des résultats contrastés.» D emblée, Jean-François Decaux, président du directoire et codirecteur général de JCDecaux, leader mondial de la communication extérieure, a annoncé la couleur : une contre-performance pour 2017, lors de la publication, jeudi, de ses résultats financiers annuels. Le bénéfice net du groupe recule de 13,8 %, «imputable à une charge d impôts plus forte que prévu et un taux de change défavorable». La perspective d une hausse de la croissance organique de 2 % pour le premier trimestre 2018 a été jugée «décevante», après le désappointement provoqué par son recul de 1 % en 2017 sur la même période. Année heurtée La marge opérationnelle ajustée n a enregistré qu une hausse de 1,1 %, à 653,5 millions d euros, représentant 18,8 % du chiffre d affaires soit 30 points de base de moins que l année dernière. «Notre marge a été pénalisée par la baisse de celle du secteur transport, en raison du redémarrage de nouveaux contrats et de conditions de marché difficiles, principalement en Chine au premier semestre, ainsi qu en affichage grand format», a justifié Jean-François Decaux. Peu après l annonce des résultats annuels, le titre JCDecaux a perdu 3,43 %, à 29,86 euros, dans un marché en hausse de 0,50 %. A l arrivée, ces chiffres résument une année heurtée, où la page sombre de la bataille de Paris conclue par la perte symbolique du marché des Vélib et de l affichage urbain digital a côtoyé le gain de 31 contrats. Mais le groupe martèle sa volonté d en découdre. Le 26 mars, il déposera une nouvelle offre auprès de la Ville de Paris pour décrocher le marché de l affichage urbain parisien, sans proposition digitale cette fois-ci. Quant au court terme il paraît très occupé. L éventuelle mise en vente de l ensemble des activités outdoor (affichage, transport, mobilier urbain) de Clear Channel, numéro deux mondial du secteur, alors que son propriétaire, l américain iheartmedia, est en position financière délicate, pourrait-elle représenter une opportunité pour JCDecaux? La situation est complexe et l avenir de Clear Channel incertain : les créanciers d iheartmedia comme le groupe Liberty Media, a priori plus intéressé par la partie radio regardent le dossier en détail. «Nous suivons la situation attentivement à la fois aux Etats-Unis et en Amérique du Sud, où cette acquisition ne poserait pas de problème de concurrence, à la différence de l Europe, indique sobrement Jean-Charles Decaux. Clear Channel Outdoor est numéro trois du marché américain, tandis que JCDecaux en est le quatrième. L acquérir ferait de notre groupe le leader du marché aux Etats-Unis.» Difficile de passer à côté ( Lire «Crible» Page 40 Pierre Louette, nommé PDG du groupe Les Echos-Le Parisien PRESSE Jusqu ici directeur général délégué d Orange, il va prendre la tête du groupe de presse lundi 12 mars. Fabienne Les médias, Internet et les télécoms : ce sont les trois lignes directrices du parcours du nouveau PDG du groupe Les Echos-Le Parisien. Pierre Louette, cinquante-cinq ans, succède à Francis Morel qui va quitter ses fonctions à la fin de la semaine. Cet énarque, ex-auditeur de la Cour des comptes où il a débuté, était jusqu ici directeur général délégué d Orange, où il était chargé du secrétariat général, d Orange Wholesale France, et du pilotage de la stratégie d investissement dans les start-up. Ce féru d Internet et de nouvelles technologies, très actif sur Twitter, connaît aussi bien les arcanes de la presse pour avoir été PDG de l AFP au début des années Sous son mandat, l agence de presse a renoué avec les bénéfices. Il a aussi brièvement officié comme secrétaire général de France Télévisions en 1996 sous la présidence de Jean-Pierre Elkabbach. «La transformation numérique est un enjeu fantastique, dit ce père de trois enfants. La presse doit s enrichir de tous les médias de demain et trouver de nouveaux relais de croissance pour compenser la baisse des revenus liés au papier.» Bon connaisseur d Internet Ce sont autant de défis qui l attendent au sein du groupe Les Echos-Le Parisien. Très tôt, Pierre Louette s est intéressé aux questions numériques. Il a participé au lancement des autoroutes de l information lorsqu il était au cabinet d Edouard Balladur, alors Premier ministre. Et aux débuts d Internet en France quand il a dirigé la Web agency ConnectWorld au sein du groupe Havas, ou encore début 2000, à la tête d le fonds d investissement dans la nouvelle économie de Bernard Arnault, qui est devenu, plus tard, le propriétaire des «Echos», puis du «Parisien». Pierre Louette n a jamais quitté le monde de l Internet. Lui qui a vécu en Indonésie, au Japon et parle couramment l anglais et l allemand, siège au conseil d administration de Rocket Internet, un «start-up studio» allemand qui détient moult participations dans des jeunes pousses développées à l international. «Il faut se nourrir intellectuellement tout le temps» Curieux, empathique, énergique et aussi tenace, l homme est un passionné de rock, de football, de rugby, de littérature et de cinéma, et est membre du conseil d administration de la Réunion des musées nationaux. Il s est récemment mis au dessin. «Il faut se nourrir intellectuellement tout le temps et être éveillé et curieux : c est la meilleure façon d avancer», assure-t-il. Chez Orange, Pierre Louette a développé les activités wholesale qui totalisent 5 milliards de revenus aujourd hui, boostées par un accord d itinérance signé avec Free. Il part après avoir été l un des architectes de l accord «new deal» entre le gouvernement et les opérateurs télécoms, prévoyant l accélération du déploiement de la fibre et de la 4G sur tout le territoire. Au sein d Orange, il s est aussi occupé de la gouvernance du groupe, du lobbying français et européen, des achats Et il a également œuvré à la féminisation du conseil d administration. Une problématique sur laquelle il est aussi attendu aux «Echos» et au «Parisien». A l AFP, il s est battu pour faire reconnaître la valeur des contenus des agences de presse face à Google. Un combat qui est loin d être terminé pour les éditeurs de presse dans leur ensemble et qui devrait figurer en haut des dossiers prioritaires du nouveau patron du groupe Les Echos-Le Parisien, tant il est crucial pour l avenir. n Pierre Louette, qui succède à Francis Morel au poste de PDG du groupe Les Echos-Le Parisien, était jusqu ici directeur général délégué d Orange. Photo LVMH Arrivé en 2011 au sein du groupe Les Echos, Francis Morel quittera ses fonctions le 12 mars. Photo Bruno Levy Francis Morel a diversifié le groupe PDG depuis 2011, Francis Morel a piloté le rachat du «Parisien», de Pelham et le lancement de VivaTech. Nicolas Francis Morel, qui va être remplacé le 12 mars au poste de PDG du groupe Les Echos-Le Parisien par Pierre Louette, n a eu de cesse depuis son arrivée en 2011 de diversifier le pôle médias de LVMH dans un contexte difficile de bouleversement du secteur de la presse. C est en effet lui qui a piloté l acquisition du «Parisien - Aujourd hui en France» en 2015, pour notamment, du point de vue économique, disposer d une régie publicitaire plus puissante. Depuis, «Le Parisien» a lancé une nouvelle application pour accroître le nombre de ses abonnés payants. Il a aussi relancé son féminin «La Parisienne», d abord sur le mobile, et élaboré une nouvelle formule. Progression de la diffusion Au groupe Les Echos, Francis Morel a conduit l acquisition de Pelham, le spécialiste du contenu de marques («brand content»). Ainsi que celle du dénicheur de start-up Netexplo au printemps Les services pèsent aujourd hui environ 43 % des revenus du groupe Les Echos. La diffusion des «Echos» a progressé chacune de ces sept dernières années. Les abonnements uniquement numériques (un peu plus de ) vont dépasser les abonnements au papier dans les prochains mois et le groupe a lancé un supplément magazine du weekend. «Pour moi, le point clef a été de travailler avec la rédaction pour rajeunir et dynamiser Les Echos, explique Francis Morel. Les Echos Week-end est un des titres qui me rendent le plus fier de toute ma vie professionnelle et je suis très satisfait de la mise en place de notre paywall.» Si le retour à l équilibre des comptes du Parisien reste à atteindre, c est chose faite pour Les Echos depuis Francis Morel va garder pendant quelques mois la présidence du Syndicat de la presse quotidienne nationale (SPQN) et un rôle auprès de Gravity, qu il avait contribué à lancer. Cette alliance de data et d espaces publicitaires Web entre des dizaines d acteurs du Web français a pour but de résister à la déferlante de Google et de Facebook. Enfin, avec Maurice Lévy, de Publicis, Francis Morel est à l origine du Salon des nouvelles technologies Viva Technology. Né en juillet 1948, diplômé de Sciences Po Paris et d un MBA de l Insead, Francis Morel a rejoint le secteur de la presse dès 1974 en devenant directeur du marketing de «France Soir». Il intègre ensuite rapidement Edi7, dans la branche presse de Hachette, avant de travailler, à partir de 1984, pour Les Editions Mondiales «Télé Poche Magazine», «Nous Deux», dont il prend la présidence de 1987 à Il fait un bref passage par la télévision en devenant PDG de TF1 International SA, puis revient dans la presse en dirigeant les Editions 83, éditeur de «Télé Magazine». Celui-là sera racheté en 1999 sous la forme d un LBO conduit par Francis Morel, puis revendu à Axel Springer. Il est nommé en 2004 patron du groupe Le Figaro, où il délestera l entreprise de ses imprimeries et renforcera le numérique. Il quittera ces fonctions en janvier «Je sais que je confie [à Pierre Louette, NDLR] des équipes intègres et dévouées avec lesquelles j ai eu plaisir à travailler tout au long de ces années», a déclaré Francis Morel jeudi matin dans un aux salariés. n

25 Les Echos Vendredi 9, samedi 10 mars 2018 HIGH-TECH & MEDIAS // 25 Orange et TF1 mettent fin à leur conflit TÉLÉVISION Les deux groupes signent un accord de distribution global. TF1 aurait revu ses prétentions à la baisse. Un accord avec Canal semble possible, mais pas encore avec Free. Marina avec Sébastien Dumoulin Le bras de fer entre Orange et TF1 touche à sa fin. Les deux groupes viennent de signer un accord de distribution «global». La guerre était vive alors que TF1 avait coupé le replay et les services de MyTF1 sur Orange depuis début février et avait entrepris une action en justice à l encontre de l opérateur télécoms. Selon une source proche du dossier, TF1 aurait accepté de baisser ses prétentions : Orange devrait lui verser entre 10 et 15 millions d euros par an. Initialement, le marché s attendait plutôt à millions. L enjeu de la Coupe du monde Parallèlement, le communiqué de presse sur l accord ne mentionne pas spécifiquement de rémunération pour les chaînes gratuites satisfaisant ainsi Orange mais évoque un ensemble de services (avant-première, replay, 4K sur certains événements, etc.) et aussi deux nouvelles chaînes TF1 + 1 et TMC + 1, qui sont des antennes avec une heure de décalage, disponibles à partir de la rentrée prochaine. Le service MyTF1 sera de nouveau disponible à partir de lundi pour les abonnés d Orange. Malgré la guerre de communication, les deux acteurs devaient, en coulisse, trouver rapidement une solution. Orange avait menacé de couper le signal de TF1, dans la foulée de Canal+ qui lancée en janvier et contre laquelle plus de 1 million d utilisateurs ont signé une pétition en ligne. Plus de 3,4 milliards de dollars de pertes en 2017 «J apprends que la refonte de l application est une directive très précipitée d Evan Spiegel, a fait valoir Alex Heath dans un tweet. Beaucoup de nuits et de week-ends à travailler pour termes publicitaires, si Orange, Free et Canal+ se passaient de TF1, aurait pu être de 150 millions d euros par an pour TF1, selon Oddo. Le fait que Canal+ passe à l offensive a sans doute accéléré la conclusion d un accord et évité paradoxalement que la situation ne s envenime. 100 millions au départ TF1 aura finalement sans doute moins qu espéré au départ, mais comme il part de très peu en termes de revenus de distribution (autour de 10 millions, selon un analyste), il s agit là déjà d une première victoire. Le chiffre de 100 millions d euros demandé par TF1 avait circulé, mais il s agissait d un maximum, a rappelé à plusieurs reprises la filiale de Bouygues. Bruno Hareng chez Oddo s attend ainsi à ce qu il récolte au final 40 millions d euros, pour l ensemble des opérateurs, contre millions d euros selon ses premières estimations. TF1 a signé avec SFR à l automne, après une longue bataille, puis avec Troisième plan social chez Snap depuis son introduction en Bourse RÉSEAUX SOCIAUX C est le plus important plan de licenciement de la maison mère de Snapchat depuis son entrée en Bourse mitigée en mars Basile Les résultats encourageants de Snap au quatrième trimestre 2017 n ont pas guéri la messagerie instantanée de tous ses maux. Selon le journaliste de Cheddar Alex Heath, qui cite une source proche du dossier, la société dirigée par Evan Spiegel s apprête à licencier 100 collaborateurs. C est le troisième et plus important plan de licenciement de Snap depuis son introduction en Bourse mitigée il y a tout juste un an. Le titre tournant en ce moment aux alentours de 17 dollars soit le niveau d introduction de l action. Après avoir licencié dans les services hardware, marketing et aux ressources humaines au cours de ces derniers mois, ce sont cette fois les employés du service ingénierie qui sont visés. Ceux-là même qui ont travaillé à la refonte complète de l application TF1 aurait accepté de baisser ses prétentions et Orange devrait lui verser de 10 à 15 millions d euros par an. Photo Denis Allard/RÉA l a finalement rétabli mercredi soir pour la majorité de ses abonnés. Mais l opérateur télécoms n avait pas vraiment intérêt à provoquer la grogne de ses abonnés en les privant de la première chaîne française, avant la Coupe du monde à partir de juin. En face, TF1 risquait de voir ses audiences chuter, si le premier opérateur ne le distribuait plus, comme cela s était passé après l épisode Canal+. Le manque à gagner en «Les montants évoqués par le marché sur l accord Orange signifient que TF1 est prêt à des demandes plus raisonnables.» MAXIME SAADA Ddirecteur général de Canal+ La messagerie instantanée n a jamais été rentable depuis sa création en Photo Shutterstock les collaborateurs du service ingénierie. Les employés n ont pas reçu de bonus en 2017 car les objectifs de l entreprise n ont pas été atteints.» L an passé, la croissance du parc utilisateurs de Snapchat a connu un léger regain de forme, et sa maison mère a enregistré une hausse significative de son chiffre d affaires, à 825,6 millions de dollars. Mais les pertes se sont encore creusées, à Bouygues (sa maison mère) et maintenant avec Orange. Ne restent donc que Canal+ et Free. Un accord avec Canal+ semble désormais possible. «Les montants évoqués par le marché sur l accord Orange signifient que TF1 est prêt à des demandes plus raisonnables, dit Maxime Saada, le directeur général de Canal+. Par ailleurs, le fait que le ministère de la Culture ait précisé que le signal des chaînes gratuites doit rester gratuit sur le satellite nous conforte dans notre position, c est pourquoi nous avons rétabli le signal sur cette plate-forme [mercredi soir, NDLR].» Canal+ contestait surtout le principe de payer un signal gratuit, au-delà du prix proposé initialement. En revanche, selon une source proche du dossier, la conclusion d un accord avec Free ne semble pas pour tout de suite. Selon une autre source, le fait que TF1 ait signé dans le bas de la fourchette estimée pourrait donner lieu à une renégociation future à la baisse du contrat avec SFR. n «La refonte de l application est une directive très précipitée d Evan Spiegel. [...] Beaucoup de nuits et de week-ends à travailler pour les collaborateurs du service ingénierie.» ALEX HEATH Journaliste plus de 3,4 milliards de dollars. Snapchat n a jamais été rentable depuis sa création en L application aux 187 millions d utilisateurs aurait lancé en fin d année dernière un audit complet de sa masse salariale, afin de se «séparer de ses collaborateurs les moins performants» parmi les personnes qu elle emploie. Evan Spiegel avait prévenu lors d une conférence téléphonique en février : alors qu il engageait à tour de bras jusqu à 300 collaborateurs par mois lorsque son activité était au plus haut, Snap va désormais réduire la voilure. n en bref Fronde des actionnaires de Disney contre la rémunération de Bob Iger DIVERTISSEMENT Les actionnaires de Disney ont rejeté à 52 % le projet de rémunération du PDG Bob Iger et d autres dirigeants du géant américain. Dans le cadre de son contrat prolongé en décembre jusqu à fin 2021, Bob Iger est habilité à recevoir un salaire et des bonus de 48,5 millions de dollars (39,4 millions d euros), une fois bouclé le projet de reprise des activités cinéma et télévision de Twenty-First Century Fox. Sa rémunération a baissé de 17 % au titre de l exercice , à 36,3 millions. Il a reçu un bonus moindre en raison de «l absence de croissance». La fibre optique atteint plus de 10 millions de foyers en France TÉLÉCOMS Le déploiement de la fibre optique fonctionne à plein régime. Selon l Arcep, 10,3 millions de logements étaient éligibles fin décembre, soit 2,5 millions de prises supplémentaires en un an. Cette percée se traduit dans les abonnements : 3,3 millions de Français ont souscrit à une offre fibre, soit une hausse de plus de 50 % sur un an. La fibre optique tire la croissance du très haut débit (plus de 30 Mb/s). Avec les autres technologies (câble, VDSL, 4G fixe), près de 7 millions de Français y ont accès. Lagardère va modifier le périmètre de sa branche médias MÉDIAS «La génération de cash ne me plaît pas beaucoup. Nous allons modifier le profil du groupe avec des cessions mais aussi des acquisitions», a déclaré Arnaud Lagardère lors de la présentation des résultats de son groupe. Selon lui, des opérations sont sur le point d être annoncées dans la branche médias. Interrogé sur le devenir de «Elle», il a répondu : «C est une question.» AVIS FINANCIERS Luxembourg, le 9 mars 2018 Cher Actionnaire, AVIS AUX ACTIONNAIRES BNP Paribas L1 SICAV de droit luxembourgeois OPCVM Siège social :10, rue Edward Steichen, L-2540 Luxembourg Registre de commerce et des sociétés du Luxembourg n B Nous vous adressons la présente afin de vous informer des modifications suivantes qui sont intégrées à la version du Prospectus datée d avril 2018 et qui prendront effet à compter du 11 avril 2018 (Date de transaction). MODIFICATIONS APPLICABLES AU COMPARTIMENT (LIVRE II) «Autres frais pour la catégorie Privilege» Veuillez noter la diminution suivante du maximum des Autres frais dans la catégorie «Privilege»: Compartiment Maximum actuel Nouveau maximum Bond Euro Premium Bond Europe Plus 0,30 % 0,20 % Bond World Plus Convertible Bond Best Selection Europe Equity Euro Equity Europe 0,35 % 0,25 % Multi-Asset Income Sustainable Active Growth Equity Netherlands 0,40 % 0,25 % Patrimoine 0,30 % 0,25 % «Bond World Plus» Concernant les limites d investissement du compartiment, veuillez noter que les titres de créance négociés sur le marché obligataire interbancaire chinois (ou CIBM, pour China Interbank Bond Market) ne pourront représenter plus de 25 %de ses actifs. De tels investissements comportent les risques particuliers suivants qui sont inhérents aux placements en Chine continentale décrits dans l Annexe 3 du Livre I du prospectus : Risque lié à la fiscalité en RPC Risque lié à l accès direct au CIBM «Convertible Bond Best Selection Europe» Veuillez noter que le gestionnaire d actifs du compartiment se focalisera sur des stratégies d obligations convertibles, lesquelles consistent à investir dans des titres obligataires convertibles ou à s y exposer en investissant dans des titres àrevenu fixe et des instruments financiers dérivés (tels que des options, des swaps et/ou des CFD). Ceci ne donne lieu àaucune modification des stratégies ou de l allocation d actifs actuellement adoptées par le gestionnaire d actifs. Il s agit plutôt d une clarification concernant la possibilité d acquérir une exposition synthétique à des obligations convertibles en investissant dans des titres à revenu fixe et des instruments financiers dérivés. «Sustainable Active Balanced» Veuillez noter la diminution suivante du maximum des Autres frais : Catégorie Maximum actuel Nouveau maximum Privilege 0,35 % 0,20 % I 0,20 % 0,17 % «Sustainable Active Stability» Veuillez noter la diminution suivante des Charges maximales : Catégorie Gestion Autres Maximum actuel Nouveau maximum Maximum actuel Nouveau maximum Classic 1,20 % 1,10 % 0,35 % N 1,20 % 1,10 % 0,35 % 0,35 % (pas de changement) 0,35 % (pas de changement) Privilege 0,60 % 0,55 % 0,35 % 0,20 % I 0,40 % INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES 0,40 % (pas de changement) 0,20 % 0,17 % D autres modifications d ordre rédactionnel ont été apportées afin d actualiser et d améliorer la formulation générale du Prospectus ou de se mettre en conformité avec les nouvelles lois et réglementations. Les termes et expressions non définis dans le présent avis ont la même signification que dans le Prospectus de la Société. Il est recommandé aux actionnaires qui détiennent leurs actions par le biais d une chambre de compensation de se renseigner sur les dispositions spécifiques s appliquant aux souscriptions, rachats et conversions effectués via ce type d intermédiaire. Veuillez noter qu à l avenir,àl exception des publications dans les journaux imposées par la Loi, le média officiel pour obtenir tout avis adressé aux actionnaires sera notre site Internet VOS OPTIONS 1. Si vous acceptez ces modifications,vous n avez aucune démarche à effectuer. 2. Si vous êtes en désaccord avec ces modifications,vous pouvez demander le rachatdevos actions sans frais jusqu au 9 avril Pour toute question,nous vous invitons à contacter notre Service clientèle ( Bien à vous, Le Conseil d administration

26 26 // Vendredi 9, samedi 10 mars 2018 Les Echos START UP 461 MILLIONS DE DOLLARS La start-up américaine Magic Leap, qui travaille sur des lunettes de réalité augmentée, vient de boucler un tour de table auprès du fonds d investissement souverain de l Arabie saoudite. Il s agit de la deuxième phase d une levée de fonds de 963 millions de dollars entamée en octobre ele BUZZ Le fondateur et ex-pdg d Uber, Travis Kalanick, crée un fonds d investissement baptisé «10100». Il aura vocation à financer des entreprises dans les secteurs de l immobilier, du commerce en ligne, et des projets innovants en Chine et en Inde. L entrepreneur a précisé qu il soutiendrait également des projets à but non lucratif à travers ce fonds, notamment dans les domaines de l éducation et de l avenir des villes. 21 MILLIONS D EUROS Le spécialiste allemand de l achat et vente de produits high-tech reconditionnés rebuy a bouclé un tour de financement mené par le fonds suisse Evoco. Les fonds londoniens Headway Capital Partners et Keyhaven Capital Partners, et des exécutifs de la start-up ont aussi participé à l opération. Seraphim, le fonds britannique qui veut développer la spacetech PayGreen veut rendre le paiement plus responsable SATELLITES Seraphim va lever 250 millions de dollars pour investir dans des start-up européennes et américaines. Avec le soutien d Airbus et de Thales, il mise sur l envolée des besoins de collecte de données depuis les véhicules spatiaux. Anne Les Européens accélèrent dans la spacetech, monopolisée par les milliardaires américains, d Elon Musk à Jeff Bezos, et les grands noms du venture d outre-atlantique. Seraphim, pionnier britannique des fonds dédiés aux nouvelles technologies de l espace soutenu par Airbus, Thales et l Agence spatiale européenne, va lever 250 millions de dollars pour entrer au capital des pépites du secteur. L objectif? Tirer parti des besoins croissants de collecte de données capturées depuis l espace. «Nous allons basculer dans un nouveau paradigme. Quelque 5 milliards de téléphones mobiles sont déjà APPLICATION La jeune pousse vient de boucler un tour de table dans un secteur qui peine à se financer. Hélène Dans la Wine Tech française, il y a beaucoup d appelés et peu d élus. Alors que, à l étranger, la start-up danoise, basée à San Fransisco, Demain chez votre marchand de journaux Le coût des satellites s est effondré jusqu à dollars, mise sur orbite comprise. Photo Shutterstock connectés à 4 ou 5 satellites via les localisations GPS devenu mass market il y a une dizaine d années. La nouvelle infrastructure spatiale, en croissance exponentielle, permet de collecter des données de haute précision de façon ultrarapide et répond à une demande croissante des entreprises», souligne Frédéric Rombaut, l ex-patron des investissements à l international de Cisco. A la tête d un budget de 5 milliards de dollars par an chez le géant américain, il a rejoint Seraphim pour lancer le Vivino vient de lever 20 millions de dollars seulement un an après un tour de 25 millions de dollars, en France, les levées de fonds se font rares dans le secteur. La jeune pousse Twil (pour The Wine I Love) vient de collecter 1,5 million d euros. Cette application de mise en relation entre vignerons français et consommateurs a été fondée en Elle permet de scanner l étiquette d un vin qu on a apprécié, d en commander des bouteilles et de les recevoir chez soi ou dans un LE PALMARÈS DES PUBLICATIONS DU CAC 40 EN GRAPHIQUES nouveau fonds, avec Matt O Connell, fondateur de GeoEye et ancien PDG de OneWeb, ainsi que Michael Jones, le fondateur de Google Earth. Constellation de satellites «Le coût des satellites s est effondré par un facteur 100, jusqu à atteindre dollars pour en construire un et le lancer en orbite basse. Et, à ce niveau de la stratosphère, les composants utilisés dans les téléphones mobiles résistent très bien. Avec quelques millions d euros, on peut donc Relais Colis sans frais de port prohibitifs (gratuit en Relais Colis, 3 euros pour 6 bouteilles à domicile). Ses investisseurs sont pour la moitié des business angels français auprès desquels Twil avait déjà levé euros en L autre moitié a été collectée auprès de cinq nouveaux business angels d Europe du Nord, d Australie et asiatiques, ainsi qu auprès d un fonds de capital-risque singapourien dirigé par Wong Toon King, fondateur de FarSight Capital. «Parmi la douzaine de fonds que nous avons rencontrés, beaucoup exprimaient des réticences à investir dans la Wine Tech française», déplore Erwann de Barry, fondateur de Twil. «Le plus dur est de signer les premiers investisseurs, ceux qui interviennent ensuite sont davantage des suiveurs», poursuit-il. Un constat pessimiste que partage Amal Bedjaoui, fondatrice de l application Hapiwine : «Un mentor au sein de notre accélérateur m a clairement dit : N essaie même pas d aller chercher des fonds, ils n investissent jamais dans le vin. Cherche des business angels. C est ce que nous sommes en train de faire», raconte-t-elle. Le scandale du site 1855 plane encore sur la filière Derrière ces difficultés se cachent quantité de motifs plus ou moins justifiés. Le milieu du vin est encore perçu comme très conservateur et donc difficile à faire bouger par les acteurs du capital-risque. Aujourd hui, la distribution de vin en France est occupée à 80 % par la lancer des constellations de satellites, créer une infrastructure mondiale et, ainsi, une nouvelle source de Big Data», indique l ingénieur. Une opportunité très vite saisie par les gros investisseurs américains, Qualcomm en tête. Seraphim s est pour sa part lancé sur le segment en 2016 avec un premier fonds de 90 millions de dollars et 5 investissements. Il est entré au capital de Spire Global, une constellation de 75 satellites tournés vers des localisations difficile- ment accessibles comme les océans, et d Iceye, un autre bouquet qui utilise la technologie radar pour des usages notamment de sécurité ou agricoles. Il est aussi investi dans Altitude Angel, dans la gestion du trafic de drones, ou encore dans Nightingale Security, spécialisé dans les drones de sécurité des entreprises. Investisseurs français La British Business Bank, l équivalent britannique de bpifrance, investisseur de près de la moitié de son premier fonds, impose cependant de nombreuses conditions d investissement sur le sol anglais. Pour le nouveau véhicule, Seraphim entend donc s adresser largement à des investisseurs internationaux, notamment français, pour garder sa liberté d action. Il compte investir en priorité en Europe, puis aux Etats-Unis et en Asie, avec des tickets deux fois plus élevés qu avant, entre 5 et 20 millions d euros. «Nous voulons nous associer à des acteurs industriels intéressés par ces technologies de collecte de données depuis l espace, ainsi qu à des financiers, notamment en France», explique ainsi Frédéric Rombaut. «Nous discutons aussi avec des conseillers en intelligence artificielle de certains gouvernements qui souhaitent investir via leur fonds souverain.» n Twil, l appli qui redonne espoir à la Wine Tech française L application Twil permet de scanner l étiquette d un vin qu on a apprécié et d en commander des bouteilles. Photo Twil grande distribution. «Dans le milieu du vin, le temps est long. Il faut savoir être patient pour gagner la confiance des vignerons. Ceux qui brusquent tout, perdent tout et ne durent pas. Et pourtant, dans le secteur des start-up, tout doit aller vite», explique Quentin Bassi, qui a cofondé l application Wine On Demand (WOD) en La start-up est précisément en discussions avec des business angels et des fonds pour lever de l argent. Autre explication : les scandales des sites français de vente de vin 1855.com et ChateauOnline.fr, tous deux placés en liquidation judiciaire en 2013, ont eu des conséquences désastreuses pour la filière, malgré l entrée de nouveaux acteurs, soucieux de transparence. Cependant, la difficulté à lever des fonds et à perdurer «est vraie pour la plupart des start-up, tous domaines confondus», relativise Erwann de Barry. «Mais il est vrai que la Wine Tech française est particulièrement compétitive si l on considère la quantité de jeunes pousses qui se lancent chaque année», poursuit-il. Grâce à cette levée de fonds, Twil va recruter 5 personnes, lancer de nouveaux services (conciergerie, livraison express) et développer une version de l application en anglais. Tout en consolidant sa présence en France, la start-up vinicole va aussi conquérir les marchés européens et, dans un second temps, se développer à l international. n PAIEMENT Cette fintech normande, qui s adresse aux commerçants en ligne, vient de lever 1 million d euros. Edouard PayGreen veut franchir un cap. Cette fintech normande, spécialiste des paiements en ligne, vient de boucler un tour de table de 1 million d euros auprès d une série d investisseurs dont son partenaire historique Fair West, et de nouveaux entrants comme Nfactory et Vegeo Capital ainsi que d autres business angels. Depuis une première levée de fonds de euros en 2015, la start-up qui vient d intégrer Swave, l incubateur de fintech basé à la Défense, est parvenue à convaincre clients d adopter sa solution. Pour se différencier, la jeune pousse mise sur la fibre «responsabilité sociale» des commerçants en ligne : en utilisant sa solution de paiement, les acheteurs peuvent si l option a bien été activée par les commerçants décider d arrondir leur panier et d ajouter un don lors du paiement au profit d une association. Un algorithme permet de calculer l émission en CO 2 générée par l émission d une facture. Autre innovation, PayGreen mise sur un algorithme maison baptisé «Tree» permettant de calculer l émission en CO 2 générée par une commande en ligne. Le client peut ensuite réaliser un don permettant de compenser cette émission en dioxyde de carbone, par exemple en finançant la plantation d arbres. Convaincre Ces solutions s appuient sur un savoir-faire simple à mettre en place. «Les places de marché en ligne n ont plus le droit de percevoir des paiements pour compte de tiers. Nous leur offrons ce service clefs en main via des API, tout en permettant de répartir les paiements, en orientant une partie du paiement vers le vendeur, l autre vers l association», souligne Etienne Beaugrand (ingénieur diplômé de l IPSA et EM Normandie), l un des trois cofondateurs avec Nicolas Weissleib (EM Normandie) et Renaud Gerson (CNAM). La start-up espère désormais convaincre des grands comptes d adopter sa solution de paiement. Elle compte atteindre, dans les quatre ans, les 500 millions d euros de transactions et un chiffre d affaires de 10 millions d euros. n

27 Les Echos Vendredi 9, samedi 10 mars 2018 // 27 PME &REGIONS en direct Une ligne THT en Haute-Loire AUVERGNE-RHÔNE-ALPES Une ligne à très haute tension a été inaugurée mercredi en Haute Loire entre Saint-Etienne et Le Puy-en-Velay après un chantier de 3 ans et l installation de 250 pylônes d acier et 619 km de câbles sur 87 kilomètres. En fonction depuis la fin 2017, l infrastructure est alimentée par les centrales de la vallée du Rhône et des barrages. Shutterstock Galderma : 230 salariés en grève PACA - Près de 230 des 540 salariés du laboratoire dermatologique Galderma, un centre de R&D de Nestlé situé à Sophia- Antipolis, ont manifesté jeudi. Brûlant des pneus et distribuant des tracts, ils ont protesté contre la fermeture du site en septembre 2018 et l insuffisance des mesures d accompagnement du plan social. Nestlé a annoncé cet automne un changement de stratégie pour sa filiale Nestlé Skin Health qui contrôle la marque Galderma et le transfert en Suisse du centre de recherches. La direction dit vouloir aboutir à un accord d ici à la présentation du plan social en comité d entreprise le 14 mars. Selon la CGT «elle a annoncé que 225 salariés pourraient être maintenus sur le site en cas de repreneurs, mais il n y a rien d officiel». La grève se poursuit vendredi. A Lyon, la Vallée de la chimie gagnée par la fièvre des énergies vertes De multiples actionnaires Outre Terre et Lac Solaire et Langa, à hauteur d un tiers du capital, la Métropole de Lyon devrait en détenir 20 à 30 % au côté du fonds public régional Oser, spécialisé dans le financement de projets d énergie renouvelable. Les salariés des entreprises et les habitants de la métropole lyonnaise pourront aussi prendre part à une opération de financement participatif d un monl Six industriels de la Vallée de la chimie, située le long du Rhône, au sud de Lyon, mènent un projet commun de centrale solaire sur des toitures et parkings de leurs sites. l D autres projets collaboratifs sont conduits à l échelle de ce territoire, qui veut aussi transformer certains espaces abandonnés en paysages productifs. AUVERGNE- RHÔNE-ALPES Vincent Charbonnier Correspondant à Lyon La Vallée de la chimie, usine énergétique de la métropole lyonnaise? Ce qui aurait pu passer pour une lubie d élus locaux en mal de communication est en passe de se réaliser. Nombreux sont les projets énergétiques en voie de concrétisation dans ce corridor industriel situé le long du Rhône au sud de Lyon. Plusieurs installations sont déjà productrices d énergie renouvelable. L usine hydroélectrique de CNR à Pierre-Bénite produit mégawattheures. Au Port Edouard- Herriot, l unité de traitement et de valorisation énergétique de la Métropole de Lyon injecte chaque année mégawattheures dans le réseau de chaleur urbain. Plus récemment, a été aménagée une centrale solaire sur le site de Solvay Belle-Etoile mètres carrés de panneaux photovoltaïques produisent quelque 2 millions de kilowattheures par an pour un investissement de 8,2 millions d euros. Six autres sites industriels de la Vallée de la chimie vont servir au déploiement d une autre centrale solaire mètres carrés de panneaux photovoltaïques seront installés sur les toitures de bâtiments et sur les parkings d Arkema, de Jtekt, de l Ifpen, de Depuis une dizaine d années, la Vallée de la chimie a su résister à la crise. Aucune fermeture de site n a été enregistrée. Les actifs se sont maintenus ou ont changé de mains. Alain de Krassny a revitalisé Kem One. Bluestar Silicones a été intégré l an dernier dans la division Elkem Le site de Kem One dans la vallée de la chimie. Photo Kem One Kem One, du centre de recherche de Total et de Vos Logistics. Le lyonnais Terre et Lac Solaire, associé à l opérateur français Langa, a été retenu par les six industriels pour mettre en œuvre cette centrale d une p uissance totale de 7,7 mégawatts-crête, soit le tiers de la puissance déployée actuellement sur le territoire métropolitain. Tous ces projets ont été validés le 8 février par la Commission de régulation de l énergie (CRE). «On s inscrit dans une problématique de péréquation territoriale. Les projets les plus rentables aident à financer les plus complexes», indique Pierre-Emmanuel Martin, président de Terre et Lac (PPRT) de la Vallée de la chimie, certaines balmes, lônes du fleuve et du canal ne peuvent plus accueillir d activités industrielles. Pour valoriser ces terrains, la Métropole de Lyon a engagé la création d une nouvelle filière de paysages productifs. Derrière ce terme se cachent des projets de biomasse, de dépollution ou de fertilisation des sols. Cycle végétatif Le plus avancé est celui porté par le cimentier Vicat et Serpol, qui ont Solaire, à un tarif négocié avec EDF, «en ligne avec la moyenne nationale». Sans plus de précision. Mitoyens, les sites de Kem One et de Vos Logistics feront l objet d une installation commune mètres carrés de parking automobile et mètres carrés de parkings camions seront couverts d ombrières d une puissance cumulée de 1,537 mégawatt. «L investissement et la maintenance sont pris en charge par l exploitant pour une durée de vingt ans», précise Alain Consonni, directeur de l établissement de Kem One. 10 millions d euros vont être investis dans cette centrale multisite, qui entrera progressivement en service à partir de Pour mener à bien ce projet qui nécessite 1,5 million d euros de fonds propres, la société Lyon Rhône Solaire va être créée. Des paysages productifs pour valoriser du foncier déclassé Le PPRT a rendu inconstructibles des terrains de la Vallée de la chimie. La Métropole de Lyon veut les transformer en projets de production de biomasse et de fertilisant ou de dépollution. Ce sont des terrains a priori sans grand intérêt économique. Par suite de l adoption du Plan de prévention des risques technologiques Silicones, tout en restant propriété du groupe ChemChina. Solvay vient de céder sa branche polyamides, comprenant le site lyonnais Belle Etoile, à BASF. La chimie et la pétrochimie emploient personnes dans ce corridor de 25 kilomètres au sud de Lyon. Plus important, les activités de recherche-développement ont été préservées. La mobilisation des trente principaux acteurs privés et publics de la vallée a permis d amorcer la revitalisation de friches, de foncier délaissé par suite de l adoption du PPRT, de «dents creuses» à l intérieur de sites occupés. Les lauréats du deuxième Appel des 30 confirment ce virage vers les énergies renouvelables, l économie circulaire et des paysages dits productifs, vers une chimie «plus verte». Dans cette démarche, la Métropole de Lyon joue en quelque sorte le rôle d agent immobilier, mettant en relation les porteurs de projet et les industriels locaux. «Ces projets devraient mobiliser 25 hectares de gisements fonciers, se félicite-t-on à la Métropole de Lyon. Potentiellement, plus de 200 millions d investissement seront déployés sur quatre communes et permettront de créer quelque 170 emplois directs.» créé une société et une plate-forme communes pour dépolluer des terres non inertes par des plantes. Au terme d un cycle végétatif, ce bois sera réutilisé dans la chaudière d une cimenterie en Isère. D autres essais d économie circulaire sont en gestation. Notamment ceux de Valorhiz, qui a déjà procédé à des plantations dans la lône de Pierre-Bénite et du GIE Terres fertiles 2.0, un groupement de six paysagistes locaux qui projette de fertiliser des terres excavées en provenance de la métropole lyonnaise. Cinq millions vont être globalement investis par les opérateurs des huit projets retenus par la Métropole de Lyon. Effectifs faibles Trois d entre eux sont des platesformes de biomasse, dont une destinée à alimenter les chaufferies bois de la métropole. Seuls douze emplois seront créés en deux ans, dont la moitié en recherche-développement. Ces effectifs peuvent tant de euros. Pour Pierre- Emmanuel Martin, Lyon a son rôle à jouer dans le domaine solaire. La métropole lyonnaise, l un des berceaux de la filière française avec le centre de recherche d Elf à Solaize, pourrait être, selon lui, la tête de pont d un réseau plus global le long du sillon rhodanien et de la côte méditerranéenne. D autres projets énergétiques sont en gestation. Suez projette d investir une quarantaine de millions d euros dans une unité de production d énergie verte à partir de combustibles solides de récupération (CSR) dérivés de déchets, qui pourrait à terme alimenter directement sur les usines de la Vallée de la chimie. n Comment les 30 industriels de la chimie lyonnaise résistent aux crises Industriels, start-up et chercheurs multiplient les projets collaboratifs. 200 millions d investissement sont programmés. «On s inscrit dans une problématique de péréquation territoriale. Les projets les plus rentables aident à financer les plus complexes.» PIERRE-EMMANUEL MARTIN Président de Terre et Lac Solaire Services de secours Sans aller jusqu à une logique de plate-forme plus intégrée comme celle de Roussillon en Isère, la Vallée de la chimie actionne des modes collaboratifs. Elkem, Solvay et Kem One ont montré la voie. Ils partagent des services de sécurité, d incendie et de secours, d entretien et d exploitation des voies de chemin de fer qui desservent leurs cinq sites, la manutention des wagons, ainsi que l utilisation d eaux industrielles pompées dans le Rhône. Des plates-formes collaboratives, spécialisées l une dans les matériaux à Saint-Fons, l autre dans les procédés à Solaize, attirent des projets de recherche, de start-up, de PME, «ferments d une réindustrialisation plus durable». V. Cha. paraître faibles. Mais ils répondent, objecte-t-on à la Métropole de Lyon, «aux contraintes réglementaires du PPRT». Ces sites ne peuvent pas accueillir en effet de personnel en permanence in situ. Mais l aménagement de ces paysages reste favorable selon la collectivité, dans la mesure où ils vont permettre «de faire naître une filière économique, de développer des activités à fort bénéfice environnemental et d offrir un cadre de vie plus verdoyant». V. Cha. Kem One fait la courte échelle à la start-up Deltalys Deltalys profite de l hospitalité de Kem One pour la production de ses systèmes de filtration. Et de services partagés avec le groupe chimique lyonnais. Cela relève en quelque sorte d une symbiose ou d un couvage économique. En hébergeant Deltalys sur son site de Saint-Fons, le groupe Kem One permet à la start-up lyonnaise de démarrer son industrialisation «à des coûts raisonnables», comme le note son fondateur, Charly Germain. Créé en 2014, Deltalys est né de la rencontre entre cet entrepreneur lyonnais et des chercheurs du laboratoire de l Insa à Lyon, spécialisé dans l ingénierie de l environnement. Espaces délaissés Charly Germain leur a proposé de valoriser des brevets déposés pour la filtration de biogaz par un autre procédé que celui actuel avec des charbons actifs. Ce système de filtration innovant fait appel à des produits biosourcés et à des sousproduits industriels, dont la composition reste secrète, disponibles dans un rayon de 300 kilomètres autour de Lyon. A la recherche d un site pour accueillir sa première unité de production, les dirigeants de Deltalys ont répondu au premier Appel des 30, une association d industriels, de collectivités et d experts œuvrant à la réindustrialisation de certains espaces délaissés par les entreprises de la Vallée de la chimie. La start-up est installée depuis l été 2017 dans deux hangars du site de Kem One, à Saint-Fons. Marché français Elle utilise certains de ses services. «Cela permet de s insérer plus facilement dans des zones qui acceptent notre activité», note Charly Germain. «On leur donne aussi des conseils industriels», ajoute Alain Consonni, directeur du site de Kem One. Deltalys va investir environ 4 millions dans cette unité d une capacité de tonnes. Il emploie une dizaine de personnes et va en recruter une petite vingtaine dans les trois ans. «Avec notre solution, nous visons d abord le marché français», affirme Charly Germain, qui envisage de dupliquer plus tard cette unité de production dans d autres pays au plus près des gisements de matières premières dont son entreprise a besoin. V. Cha.

28 28 // PME & REGIONS Vendredi 9, samedi 10 mars 2018 Les Echos AUVERGNE- RHÔNE-ALPES Le pionnier des systèmes de commande de vol électrique dans l aéronautique décroche le contrat de la manette de gaz de l avion américain. Léa Correspondante à Lyon Grâce à son rachat par le groupe américain Lord Corporation en 2016, Fly-by-Wire est apparu plus nettement sur les radars de Boeing. La PME drômoise a hérité «du plus gros contrat jamais signé entre Boeing et Lord Corporation en quatre-vingt-dix ans de collaboration», souligne Rachid Bendali, vice-président aéronautique de Lord, présent à Saint-Vallier jeudi pour annoncer la nouvelle avec son partenaire Boeing. La petite entité française de 180 salariés, spécialiste des commandes de pilotage automatique, «concevra et produira le module automanette du Boeing 737 MAX», autrement dit la commande de propulsion de l avion moyen-courrier, qui est déjà un succès commercial. Fly-by-Wire, anciennement Sarma, était un des pionniers des commandes électriques dans l aviation commerciale avec l Airbus A320 dans les années L entreprise s est depuis entièrement spécialisée dans ce domaine, en diversifiant sa clientèle : Embraer, Bombardier, Dassault. Mais elle n avait plus signé de nouveaux contrats avec Boeing depuis les années La production du module, actuellement fabriqué chez Boeing, commencera en 2021 dans la nouvelle usine Lord Fly-by-Wire en construction à Pontde-l Isère à quelques kilomètres de l ancienne commandes L investissement de 13 millions d euros, un tiers plus vaste et susceptible d agrandissement, entrera en fonction en août et accueillera d ici à deux ans une ligne de production dédiée pour la manette de gaz, Le fabricant de céramiques techniques Solcera renouvelle son outil industriel NORMANDIE Solcera, spécialiste des céramiques techniques pour l industrie, remet à niveau son outil industriel. Claire Garnier Correspondante à Rouen Le fabricant de céramiques techniques Solcera transforme son échappée solitaire. L entreprise qui a réalisé 20 millions d euros de chiffre d affaires en 2017 investit 12 millions d euros sur cinq ans. Après quatre décennies passées dans le giron de grands groupes Lafarge, 17 HECTARES de friche industrielle de la SNCF sont en train d être convertis en ferme solaire dans l Orne. Voisine de la gare du Château-d Almenêches, cette ancienne usine de traverses de chemin de fer occupait une parcelle de 22 hectares jusque dans les années 1980 avant d être dépolluée par la SNCF. Une partie du foncier sera occupée fin avril par 6 mégawatts de panneaux photovoltaïques, soit la consommation de personnes. La PME drômoise Fly-by-Wire va faire voler le Boeing 737 MAX Fly-by-Wire produira la commande de propulsion des pilotes pour le Boeing 737 MAX. Photo Daniel Acker/Bloomberg Pechiney, Saint-Gobain et CoorsTek elle avait pris son envol en 2015 à l occasion d un rachat par effet de levier (LMBO), accompagnée par le fonds d investissement Orfite, majoritaire au capital. «D une filiale de grands groupes, nous sommes devenus une entreprise indépendante», note Ute Kittelmann, directrice commerciale. Portée par un marché mondial qui croît de 5 % par an et soutenue par l accélérateur de bpifrance, Solcera va construire deux nouveaux bâtiments et renouveler son outil industriel : fours, presses, machines d usinage, robots. Cette «remise à niveau» concerne l usine et siège social d Evreux (110 salariés, Eure) et le site de Moissy-Cramayel (30 salariés, Seine-et-Marne), spécialisé dans les assemblages, Emile Luider/RÉA notamment céramique-verre. L industrie est de plus en plus demandeuse de matériaux plus performants, fait valoir l entreprise. «La céramique offre des propriétés de faible densité, haute précision, résistance à l abrasion, à la corrosion et aux températures extrêmes jusqu à degrés», souligne Christian Martin, directeur de l usine d Evreux. Ce site réalise l ensemble de la fabrication depuis le travail de la poudre d alumine jusqu à l usinage en passant par la mise en forme des pièces et la cuisson. Leader mondial des buses de pulvérisation en céramique pour l agriculture (un tiers de son chiffre d affaires) Solcera, qui réalise 50 % de son chiffre d affaires à l export, s est aussi imposé sur les marchés de l aéronautique (pièces 55 % de Parisiens favorables aux berges piétonnes ÎLE-DE-FRANCE Un sondage Ipsos commandé par la Mairie de Paris et réalisé du 2 au 6 mars confirme un soutien majoritaire des Parisiens à la piétonnisation des berges de Seine. Le même institut mandaté par la fédération PS parisienne avait obtenu le même score de soutien en septembre à raison d une quarantaine de pièces par mois. «Rentrer sur un programme comme le 737 MAX est une opportunité de volume exceptionnelle», souligne Frédéric Ponchon, directeur commercial chez Lord, groupe diversifié de 1 milliard de dollars de chiffre d affaires. Il est très présent aussi dans la chimie et les colles. Le 737 est déjà un succès historique pour Boeing, «qui a assemblé récemment le e dans l usine de Seattle», confirme Jean-Marc Fron, directeur général France. «Le carnet de commandes de la nouvelle version MAX est plein : ordres passés, pour 90 engins livrés depuis la mise en service l année dernière», souligne le dirigeant. C est le plus français des engins américains, avec une motorisation moitié tricolore (coentreprise Safran-GE pour le moteur LEAP) et 30 entreprises hexagonales fournisseuses. L usine Lord Fly drômoise déléguera 40 % de la production à une autre usine Lord, en Pennsylvanie. En vitesse de croisière, Boeing pourrait représenter de 20 à 25 % de son chiffre d affaires, actuellement encore dominé par Airbus (environ la moitié). n de connecteur pour les circuits électriques des avions), de la défense, du nucléaire (joints de pompes primaires) et dans des niches de haute technologie. Plus simple que le saphir L entreprise, qui consacre 5 % de son chiffre d affaires à la R&D, vient de mettre au point des céramiques transparentes pour le secteur de la défense (blindages balistiques, optique militaire ). Elle va cibler aussi l horlogerie de luxe, en alternative au coûteux saphir. Du fait de leur structure «polycristalline», les céramiques permettent, selon Ute Kittelmann, «une mise en forme plus simple que les solutions monocristallines telles que le saphir». Ce qui ouvre la voie à de nouvelles possibilités de design. n DR innovateurs Comment est né l Iglou, le premier abri isotherme pour les SDF L INVENTION IGLOU Date de création : avril 2017 Concepteur-ingénieur : Geoffroy de Reynal Financement : euros Secteur : aide sociale Frank Niedercorn Correspondant à Bordeaux L Iglou deviendra-t-il le dernier recours pour les personnes sans domicile fixe? Cet abri de fortune, inspiré de l igloo des esquimaux, a été conçu par l ingénieur bordelais Geoffroy de Reynal. La vague de froid polaire de la semaine dernière a été l occasion de le faire tester en conditions réelles par des SDF, à Bordeaux et à Paris, grâce à l appui de l association Action- Froid, née en 2012 pour distribuer des couvertures de survie aux personnes sans abri. «Il est perfectible sur quelques points de détail, mais le retour des utilisateurs est très positif», analyse Laurent Eyzat, fondateur d ActionFroid. L Iglou est né dans la tête de Geoffroy de Reynal début 2017, au retour d une mission à l étranger. «J ai été très marqué par la vision de ces gens couchant dehors, alors qu il faisait très froid», explique cet ingénieur spécialiste des énergies renouvelables. Il songe d abord à fabriquer un abri à partir d une coque en polystyrène. La solution offre l avantage de la légèreté et de l efficacité thermique mais s avère trop peu solide. Il choisit finalement la mousse de polyuréthane doublée d une feuille d aluminium à l intérieur. Un premier prototype est au point dès avril Un second, prêt en septembre dernier, est fabriqué à 10 exemplaires grâce à une levée de fonds de euros réalisée via la plate-forme de crowdfunding Ulule. Composé de trois plaques de 5 centimètres d épaisseur, l Iglou se monte en quelques minutes. Deux personnes s y tiennent assises ou allongées et surtout au chaud, grâce à leur chaleur corporelle. «En dix minutes, une personne seule obtient une température supérieure de 15 degrés avec l extérieur», assure Laurent Eyzat. Imperméable à la pluie, Iglou est aussi aéré grâce à deux encoches qui permettent à l air de circuler. «La Fondation Abbé Pierre estime à le nombre de personnes sans domicile fixe. L objectif n est pas de remplacer un Etat défaillant, mais d apporter un service aux personnes ne voulant pas ou ne pouvant pas, faute de place, aller dans les h é bergements ouverts en urgence», insiste Laurent Eyzat. 150 euros l unité Grâce à une seconde campagne de crowdfunding menée sur la plate-forme HelloAsso, Action- Froid espère lever suffisamment de fonds pour faire fabriquer de nouveaux produits. Le coût de fabrication, aujourd hui estimé à 150 euros par unité, devrait baisser avec une production en volume. L objectif d ActionFroid serait, pour l hiver prochain, de monter un service complet destiné aux personnes sans domicile. Dans les départements, les préfectures feraient l acquisition des abris Iglou et les associations les mettraient à disposition des personnes sans domicile fixe. «Cela nécessitera l accord des villes, qui devront mettre des terrains à disposition», reconnaît Laurent Eyzat. n L Orange Bleue vise 850 clubs de sport LA PME À SUIVRE BRETAGNE Effectifs : salariés Chiffre d affaires : 160 millions Activité : Salles de sport Stanislas du Guerny Correspondant à Rennes Les centres de remise en forme à l enseigne L Orange Bleue se multiplient un peu partout dans l Hexagone. Ils représentent actuellement 360 salles réparties en France, auxquelles il faut ajouter 10 implantations en Espagne puis, prochainement, au Maroc et en Italie. Fonda- teur de L Orange Bleue à Rennes en 1996, Thierry Marquer affiche ses ambitions : passer à un total de 850 clubs d ici à cinq ans. «Il s agit, indique le dirigeant, de maintenir notre rythme d ouverture d au moins 80 centres par an grâce à la franchise complétée par les succursales. Elles sont actuellement 35, on mise sur une centaine dans cinq ans.» Pour attirer les vocations de franchisés, L Orange Bleue leur garantit une exclusivité territoriale et tous sont accompagnés par les différents services centraux du groupe pour la négociation des emprunts mais aussi du bail des locaux et pour le suivi des travaux d aménagement. De plus, chaque futur dirigeant bénéficie d une formation initiale d une durée de trois semaines pour s acclimater au concept et savoir comment recruter les professeurs et coachs qui doivent tous être diplômés d Etat. L enseigne possède quatre écoles qui forment ces différents professionnels à ses méthodes. Thierry Marquer refuse en effet les cours dispensés par des amateurs. Concept pour les plus âgés Le groupe a d ailleurs développé ses propres cours collectifs. Chaque centre en propose une cinquantaine par semaine. De plus, les clients sont toujours accompagnés par un entraîneur afin de bien utiliser les appareils de musculation et de cardio-training en accès libre. L an dernier, L Orange Bleue a généré un chiffre d affaires de 160 millions d euros et accueilli adhérents. Le groupe emploie désormais collaborateurs. D après les statistiques de l enseigne, «98 % des franchisés réussissent et pérennisent leur activité». Résultat, 42 % d entre eux sont désormais des multi-franchisés et ont ouvert plusieurs centres L Orange Bleue qui élargissent la clientèle. Le groupe a créé le concept L Orange Bleue Mon Coach Wellness dédié aux personnes de plus de 45 ans qui ne pratiquent aucun sport. Il est mis à leur disposition un diététicien, un ostéopathe et un coach sportif pour qu ils puissent utiliser les équipements de remise en forme en fonction de leur état de santé. n Composé de trois plaques de 5 centimètres d épaisseur, l Iglou se monte en quelques minutes et permet un gain de 15 C par rapport à la température extérieure. Photo iglou.fr en bref Les PME déposent deux fois moins de brevets en France qu en Allemagne PROPRIÉTÉ INDUSTRIELLE Selon l étude publiée ce jeudi par France Brevets, qui a passé au crible quelque petites et moyennes entreprises des deux côtés du Rhin sur la période , les PME allemandes ont déposé, avec un nombre moyen de 12,4, près de deux fois plus de brevets que leurs homologues françaises (6,9). Ce constat confirme que la propriété industrielle est l une des clés de la réussite germanique à l exportation.

29 Les Echos Vendredi 9, samedi 10 mars 2018 // 29 FINANCE &MARCHES les indices LES MARCHÉS DES MÉTAUX AU PLUS BAS DE L ANNÉE Les cours des métaux ont baissé jeudi à leur plus bas de l année. Les investisseurs ont opté pour la prudence dans l attente des précisions de l administration Trump sur les taxes que les Etats-Unis veulent imposer sur l acier et l aluminium. Les volumes d échanges sur les métaux ont été inférieurs à la moyenne et les groupes miniers ont également reculé en Bourse. LES RÉSULTATS DU CAC 40 Avec 92 milliards de profits, le CAC 40 réalise sa meilleure année depuis dix ans l Les bénéfices du CAC 40 ont crû de 21,3 %, à près de 92 milliards d euros. l Si le record de 2007 n est pas battu, l année a été très prolifique pour les stars de la Bourse de Paris. Pierrick Ce n est sans doute que partie remise : les groupes du CAC 40 se sont approchés un peu plus de la barre symbolique de 100 milliards d euros de résultats. Après publication des résultats d Engie, jeudi matin, Ils ont dégagé l an dernier 91,93 milliards de bénéfices, selon les calculs du cabinet Ricol Lasteyrie pour «Les Echos». «Après avoir redressé la tête en 2016, les entreprises transforment l essai en 2017», constate Marc Lefevre chez EY. «On se rapproche de performances record avec la meilleure année depuis dix ans et le deuxième meilleur exercice sur douze ans après le record de 2007 (96 milliards d euros).» Les profits du CAC 40 ont bondi de 21,3 % en un an et même de 78 % par rapport aux 51,5 milliards de Comme l an dernier, on ne compte que 2 entreprises ayant subi des pertes : Carrefour firmé, on ressent dans le chiffre d affaires ce petit vent d optimisme sur la croissance mondiale. Surtout, cela s est vu dans presque tous les secteurs. C est un chiffre très positif», reconnaît Sonia Bonnet-Bernard chez Ricol Lasteyrie. Le secteur financier recule Par ailleurs, le poids de la finance continue de reculer, malgré l éloignement de la crise financière. Même si le secteur financier a dégagé plus de 22 milliards de profits (23,3 milliards en 2016), il ne pèse plus que 24,5 % dans le total des résultats de l indice, contre plus de 30 % en 2016 et près de 40 % en «Les taux bas ont clairement privé les banques de revenus substantiels, analyse Marc Lefevre. «En revanche, ce qui a été positif, c est la forte croissance des activités de prêts aux entreprises et aux particuliers.» Le secteur reste tout de même l un des poids lourds de la Bourse de Paris, puisque BNP (7,7 milliards Le plein de records et de confiance Après une année 2017 très favorable, les dirigeants restent optimistes pour Depuis le début de l année, la Bourse de Paris fait mieux que les principales bourses européennes, avec un repli de 2,1 % pour le CAC 40, contre 6,8 % pour Londres et 5,5 % pour Francfort. La saison des résultats 2017 n est sans doute pas étrangère à cette meilleure performance. On peut d ailleurs la résumer en deux mots : record et confiance. Une année de records Si le CAC 40 n a pas battu son niveau de profits de 2017, plusieurs entreprises ont annoncé de nouveaux records, profitant notamment de la reprise dans la zone euro et dans les pays émergents. Le secteur du luxe en est l illustration avec une «année phénoménale», selon l expression de François-Henri Pinault (le patron du groupe Kering), dont la marque Gucci a franchi la barre des 6 milliards de ventes et a atteint une marge record de 34,2 %. Jean-Paul Agon chez L Oréal se félicite d avoir «délivré une croissance spectaculaire avec huit marques qui dépassent maintenant le milliard d euros de chiffre d affaires et une marge d exploitation qui a atteint un niveau record à 18 % du chiffre d affaires». Bernard Arnault parle, lui, d une nouvelle année record pour LVMH. Dans le secteur financier, AXA se distingue : «Pour la première fois de l histoire, le résultat opérationnel et le résultat net dépassent les 6 milliards d euros, toutes nos principales zones géographiques contribuant à cette réussite.» Chez Orange, malgré des bénéfices en repli, Stéphane Richard juge que «l année 2017 a été remarquable à plus d un titre», alors que «le chiffre d affaires renoue avec la croissance en France pour la première fois depuis 2009». Dans le secteur technologique, Atos affiche aussi un chiffre d affaires record. Enfin, les valeurs cycliques profitent aussi de la reprise mondiale synchronisée. Le secteur de l automobile a complètement effacé les souvenirs de la crise, Peugeot et Renault ayant dégagé aussi des bénéfices record. «C est la meilleure année de l histoire de Renault, qui atteint un nouveau record de ventes, de marge opérationnelle et de résultat net», apprécie la marque au losange. Air Liquide, de son côté, a passé pour la première fois le seuil de 20 milliards d euros de chiffre d affaires et de 2 milliards de profits, grâce au rachat d Airgas. Idem chez Schneider : «2017 est une année où notre marge d Ebitda ajusté, notre résultat net et notre cash-flow libre atteignent tous des niveaux record.» Arcelor- Mittal enfin renoue avec ses résultats d avant-crise, alors que Saint- Gobain a réalisé son bénéfice le plus élevé de ces dix dernières années. Confiance pour 2018, mais Le CAC 40 aborde aussi 2018 avec confiance. Le mot est souligné dans les discours des dirigeants d Airbus, Air Liquide, d Atos, de Danone, Essilor, Legrand, L Oréal, Michelin, Société Générale, et de Veolia. «Tous nos marchés vont rester dynamiques, se félicite Pierre-André de Chalendar chez Saint-Gobain, grâce à l embellie économique mondiale et au potentiel de rattrapage de la croissance en France.» Plusieurs groupes indiquent aborder l année en bonne Eric Piermont / AFP Il a dit «Nous abordons 2018 avec confiance, dans un environnement qui s annonce progressivement plus favorable.» FRÉDÉRIC OUDÉA Directeur général de Société Générale position à l image de Sébastien Bazin chez AccorHotels («Le groupe n a jamais été aussi fort») ou d Arthur Sadoun qui juge que «Publicis est plus fort qu il y a un an». L année 2018 devrait démarrer sur les mêmes bases que la fin Peugeot évoque une bonne dynamique, alors que L Oréal estime que le marché devrait rester dynamique et contrasté. Danone et Essilor témoignent aussi d une accélération de la croissance au second semestre De quoi battre en 2018 le record de résultats de 2007? «C est un peu tôt pour le dire, on y verra sans doute plus clair en juin, mais on va dire que c est bien parti», concède Sonia Bonnet- ( 531 millions) et LafargeHolcim ( 1,546 milliard). Dans le rouge en 2016, Engie et Publicis sont, en revanche, redevenus bénéficiaires. Les entreprises françaises ont bénéficié l an dernier de la reprise économique synchronisée dans le monde. Ce qui s est traduit par une amélioration quasi générale des profits du CAC 40. Seulement 8 sociétés ont enregistré une dégradation plus ou moins prononcée de leur rentabilité l an dernier, dont Capgemini, Orange, Société Générale, TechnipFMC, Valeo et Vivendi. Mais la bonne nouvelle se situe surtout dans la première ligne des comptes de résultat. Le chiffre d affaires du CAC 40 accélère enfin après plusieurs années de croissance molle. Il atteint 1.303,9 milliards d euros, soit une hausse de 6,2 % sur un an (+7,4 % hors secteur financier). «2017 a été une année de très forte activité. On l avait anticipé en milieu d année et cela s est cond euros) et AXA (6,2 milliards) figurent dans le Top 5 des plus gros contributeurs aux bénéfices du CAC 40, aux côtés de Sanofi (8,43 milliards), de Total (7,6 milliards), de LVMH et de Renault. Enfin, si les entreprises du CAC 40 ont légèrement réduit l an dernier leur niveau d endettement ( 2,3 %) à 197,82 milliards, elles ont aussi mis un frein à leurs investissements ( 10,6%, soit 8 milliards de moins). Mais ce recul des Capex est dû essentiellement à Total, qui a réduit les siens de près de 6 milliards à 12,2 milliards et à Technip ( 1,8 milliard). Total, qui investissait avant la chute des cours du pétrole entre 25 et 28 milliards de dollars par an, a d ailleurs indiqué son intention de «rester discipliné» en la matière, malgré la remontée des cours. ( Lire l éditorial de Guillaume Maujean Page 9 Bernard chez Ricol Lasteyrie, même si «avec la baisse du dollar ou les craintes protectionnistes, cela pourrait changer beaucoup de choses pour la photo 2018». En effet, plusieurs groupes du CAC 40 pointent deux nuages : la hausse de l euro et des prix des matières premières. C est le cas de LVMH, qui bien que «confiant pour 2018», évoque un «contexte monétaire défavorable et des incertitudes géopolitiques». Renault va jusqu à parler de vents contraires en termes de change et de hausse des matières premières. Pour Jacques Aschenbroich, «les très bons résultats de Valeo en 2017 ont été obtenus dans un environnement économique plus complexe» pour ces deux raisons. En 2017, ces deux phénomènes ont été plus que compensés par l accélération de la croissance, mais ils pourraient se faire plus pressants cette année. C est en tout cas le sentiment de Jean-Pierre Clamadieu chez Solvay. «Les taux de change nous ont beaucoup aidés au début de l année et ils ont été très négatifs à la fin. Ça pourrait encore rester significatif, c est un point d attention.» Le PDG de Solvay, qui doit bientôt prendre la présidence d Engie, est d ailleurs l un des rares à pointer une autre incertitude liée à la politique économique des Etats-Unis (le groupe a été l un des derniers à présenter ses résultats). «La tentation protectionniste est un point d attention, disait-il fin févier. Je regarde les Etats-Unis comme un pays dont on ne sait pas trop dans quelle direction il va.» D autres PDG pourraient bien partager en privé son sentiment depuis l offensive de Donald Trump sur l acier et l aluminium. P. Fay

30 30 // FINANCE & MARCHES Vendredi 9, samedi 10 mars 2018 Les Echos 3 Dividendes : vers une hausse généralisée pour le CAC 40 Trente-quatre sociétés de l indice vont augmenter leur dividende en Bouygues va le faire pour la première fois depuis dix ans. Les dividendes sont souvent l expression de la bonne santé des entreprises, mais aussi de leur confiance en l avenir. Les signaux renvoyés cette année ont donc tout lieu d être encourageants. En 2018, pas moins de 34 valeurs vont proposer à leur conseil d administration d augmenter leur dividende et, parmi elle, 10 visent une augmentation à deux chiffres : Air Liquide, Airbus, BNP Paribas, Danone, Kering, LVMH, Peugeot, Renault, Vinci et Vivendi. Les deux groupes de luxe l augmentant même de plus de 25 %. Elles ne sont que deux sociétés à avoir annoncé une baisse du coupon : Carrefour ( 34 %), compte tenu des pertes enregistrées en 2017 et du plan de restructuration engagé, et Engie ( 30 %). Mais le groupe énergétique avait maintenu pendant deux ans son dividende à 1 euro après deux années de pertes. L année 2017 a toutefois été symbolique à plus d un titre et témoigne de l amélioration de la situation financière de la plupart des entreprises de l indice. Ainsi, ArcelorMittal a annoncé le versement de son premier dividende depuis Un dividende symbolique de 10 centimes d euros par action (soit un montant estimé à 102 millions d euros). Le sidérurgiste promet AFP d ailleurs de l augmenter à l avenir une fois qu il aura atteint son objectif de désendettement. Autre symbole : Bouygues. Le groupe de BTP a annoncé la première hausse de son dividende depuis dix ans! Pour son PDG, Martin Bouygues, cela témoigne de «la confiance de l entreprise pour 2018 et je dirais même plus pour 2019». Ensuite, Total a annoncé l arrêt du paiement de son dividende en action, en même temps qu une hausse symbolique de celui-ci (+1,2 %). Surtout, le groupe pétrolier a indiqué viser une hausse de 10 % des dividendes entre 2018 et 2020 et il envisage de racheter des actions pour un montant de 5 milliards d euros sur la même période. Rachats d actions Enfin, malgré de lourdes pertes, le cimentier LafargeHolcim a décidé de maintenir le montant de son dividende à 2 francs suisses par action. Il a, en revanche, suspendu son plan de rachat d actions. Plusieurs entreprises ont d ailleurs fait le choix de redistribuer une partie de leurs liquidités sous forme de rachats d actions. C est le cas d Accor, qui vise un plan de 1,35 milliard d euros dans les deux prochaines années. Safran lance, lui, un programme de 2,3 milliards, son directeur général, Philippe Petitcolin, se disant «confiant dans le potentiel de génération de cash de nos activités». Air Liquide et TechnipFMC vont aussi poursuivre le leur. P. Fay Trois sociétés symboliques Sanofi Avec 8,43 milliards, le groupe grimpe sur la première marche du podium des profits du CAC 40. Il devance BNP (1 er en 2015 et 2016), dont les profits ont stagné, et Total, qui ravit la troisième place à AXA. En tout, six sociétés dégagent un profit supérieur à 5 milliards. ESG : Bruxelles met la pression sur les agences de notation bilité d un Etat ou d une entreprise, parce que leur vision à long terme était limitée à trois ou à cinq ans. Difficile dans ces conditions de mesurer l impact des risques liés au climat. Le groupe d experts a regretté que la réglementation, amendée en 2013, ne tienne pas compte des derniers grands accords internationaux, comme l Accord de Paris. Parmi ses recommandations, il proposait que la Commission mette en place des moyens pour surveiller les progrès réalisés par les agences de notation dans la prise en compte des critères extra-financiers. Les deux grands acteurs du marché, S&P Global Ratings et Moody s, indiquent bien dans leur méthodol La Commission a révélé jeudi son plan d action sur la finance durable. l Elle pourrait changer la réglementation européenne des agences de notation. FINANCE VERTE Laurence La Commission invite aussi l Esma à faire un état des lieux des pratiques actuelles. Bruxelles met un coup de pression sur les agences de notation. La Commission européenne réfléchit à modifier la réglementation qui s applique à ces entités qui notent les Etats ou les entreprises. Cela fait partie de son plan d action révélé le 8 mars et qui vise à la construction d une économie plus verte et plus soutenable. Bruxelles a prévu de consulter les parties prenantes au deuxième trimestre. Objectif : examiner la possibilité d imposer à ces acteurs d intégrer des critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance) dans leur notation. La Commission invite aussi l Esma, le gendarme des marchés, à faire un état des lieux des pratiques actuelles, et à demander aux agences de notation plus de transparence sur la façon dont elles intègrent tous ces risques. La Commission s inspire du rapport rendu, fin janvier, par son groupe d experts de haut niveau sur la finance durable. Dans le chapitre consacré aux agences, les auteurs ont reconnu qu elles ont fait de gros efforts pour prendre en compte les critères environnementaux, mais ont pointé des carences sur les aspects sociaux. Selon eux, les agences de notation échouent souvent à déterminer l impact à long terme des risques ESG sur la solva- Cette étape fait partie du plan d action de Bruxelles révélé le 8 mars qui vise à la construction d une économie plus verte et plus soutenable. Photo Danny GYS/Reporters-RÉA logie qu ils prennent en compte les critères ESG dans leur notation. S&P Global Ratings est, par exemple, vigilant sur le risque gouvernance. Par ailleurs, l agence a racheté le fournisseur de données environnementales britanniques Trucost fin Beyond Ratings, nouvelle agence de notation Beyond Ratings, une société indépendante d évaluation des risques macrofinanciers, semble donc arriver à point nommé. Elle va créer une agence de notation qui intégrera systématiquement dans son analyse les facteurs ESG, notamment les facteurs environnementaux, dans la lignée de l Accord de Paris sur le climat signé fin L agence bénéficie du soutien d acteurs institutionnels tels que l Agence française de développement, la Caisse des Dépôts et le Fonds français pour l environnement mondial (FFEM). Elle est également soutenue par plusieurs organisations mondiales de premier plan sur les questions du développement durable : Climate-KIC, Ethos Foundation, Global Footprint Network. Beyond Ratings a demandé son accréditation à son régulateur, l Autorité européenne des marchés financiers (Esma). Elle espère délivrer sa première notation avant la fin de l année. Ses notations concerneront les émetteurs publics (Etats, collectivités et agences supranationales), pas les entreprises. n La Commission veut définir l investissement durable La Commission européenne a publié jeudi sa feuille de route stratégique sur la finance durable. Une série de mesures législatives sont annoncées jusqu à fin Joël Plus de deux ans après l accord de Paris sur le climat, la Commission européenne a enfin un plan de bataille pour développer la finance durable et orienter les flux d investissements au profit d une économie bas carbone qui contienne le réchauffement. Présenté jeudi à Bruxelles, ce plan doit permettre à l Union européenne de remplir les obligations climatiques qui lui incombent, comme de réduire de 40 % ses émissions de gaz à effet de serre. Un objectif qui ne pourra être tenu qu au prix d un investissement d environ 180 milliards d euros supplémentaires par an. Le plan annonce une série d actions législatives jusqu à fin Le principal enjeu consiste à bâtir un système de classification unifié, un standard européen pour définir les types de projets, qui, sans la moindre ambiguïté, constituent un investissement durable, et avec quelle intensité. Bruxelles fera une proposition législative en mai qui fixe «les principes et la portée» de cette typologie. Mesures fortes La Commission porte d autres mesures fortes. Elle veut notamment créer des labels UE pour les produits financiers verts et rendre plus lisible l obligation faite aux gestionnaires d actifs et aux investisseurs institutionnels de tenir compte des aspects de durabilité dans le processus d investissement. Ce plan d action figurera au menu d une grande conférence organisée à Bruxelles, le 22 mars, en présence de Michael Bloomberg, l envoyé spécial des Nations unies pour l action climatique. L intervention du président français est très attendue. «Il serait incompréhensible que la France ne le soutienne pas», explique Pascal Canfin, membre du groupe d experts de haut niveau, dont le récent rapport a inspiré cette feuille de route de la finance durable. «Pour les acteurs du monde de la finance, c est le moment de vérité. Depuis trois ans, tous disent, la main sur le cœur, qu il faut changer les règles», rappelle Pascal Canfin. «Si les actes ne suivent pas les intentions, nous nous chargerons de le faire savoir», prévient-il déjà en tant que directeur général de WWF France. n AFP AFP STMicroelectronics Sortie de l indice CAC 40 en 2013 (après seize ans de présence), le fabricant de semiconducteurs est revenu par la grande porte en septembre, profitant de la flambée des valeurs technologiques. Le groupe a enregistré une hausse de 376 % de ses profits et a quasiment quadruplé sa marge opérationnelle. Peugeot Symbole du renouveau du CAC 40. Au bord du dépôt de bilan en 2014, le constructeur a renoué avec les profits en 2015 et les a depuis accrus de 114 %. Le groupe, qui a racheté Opel, a vendu 3,63 millions de voitures en Un record. Nouveau méga-deal dans la santé américaine entre Cigna et Express Scripts ASSURANCES L assureur Cigna s offre le spécialiste des services pharmaceutiques Express Scripts pour 52 milliards de dollars. Elsa Bureau de New York L Obamacare et Amazon sont devenus les deux obsessions des assureurs santé aux Etats-Unis, qui les poussent à monter en puissance. Après le rachat de l assureur Aetna par la chaîne de pharmacies CVS pour près de 70 milliards de dollars en fin d année dernière, c est le mouvement inverse que l on observe cette fois : l assureur Cigna s est offert jeudi le spécialiste des services pharmaceutiques Express Scripts, pour 52 milliards de dollars (hors 15 milliards de dette), un prix de 30 % supérieur au cours de clôture de la veille. Dans ce type d opération, l objectif reste toujours le même : étoffer l offre de services pour mieux contrôler les coûts dans un environnement contraint à la fois par la réglementation et la menace latente de l irruption de nouveaux acteurs comme Amazon, qui lorgne de plus en plus vers ce secteur. En s offrant Express Scripts, un intermédiaire qui négocie les prix entre les laboratoires et les pharmaciens et gère un large éventail de services (livraison de médicaments, gestion des demandes de remboursement, notices d utilisation, etc.), Cigna espère à la fois doper sa palette de prestations, et élargir sa clientèle. Express Scripts est, en effet, le partenaire de nombreux poids lourds, comme le géant des supermarchés Walmart, ou le ministère de la Défense, qui utilisent ses services. Depuis son entrée en vigueur en 2014, la loi surnommée «Obamacare», qui a introduit l obligation de s assurer pour tous les Américains, a déclenché une vague de fusions dans le secteur de l assurance santé, bien que plusieurs opérations aient été bloquées par les autorités de contrôle de la concurrence, comme le rachat de Humana par Aetna, annoncé en 2015, et surtout le rapprochement entre Cigna et Anthem. Depuis quelques mois, les opérations engagées vont du coup au-delà du seul secteur de l assurance et Cigna espère à la fois doper sa palette de prestations, et élargir sa clientèle. visent à intégrer de façon verticale d autres services, comme la pharmacie ou la distribution de médicaments, avec toujours le même objectif : réduire les coûts et se mettre en ordre de bataille face aux futurs entrants sur ce marché. n

31 FINANCE & MARCHES // 31 Les Echos Vendredi 9, samedi 10 mars 2018 Les facteurs de succès et d échec des ICO CRYPTOMONNAIES Les émissions de jetons ou ICO, qui ont connu un engouement massif en 2017, recèlent encore beaucoup de pièges et quelques innovations. Nessim Aït ICO, «Initial Coin Offerings», ont été réalisées en 2017, un chiffre record qui témoigne d un engouement mondial. Ces émissions de jetons contre des ethers, bitcoins, voire des devises traditionnelles, servent à financer des projets dans le domaine de la blockchain (registre des transactions). Elles sont parfois perçues comme les introductions en Bourse de l ère digitale et décentralisée. Souples et décomplexées, ces méthodes de levée de fonds ont attiré l attention des régulateurs. Près d un millier d ICO ont eu lieu en 2017 sur la blockchain d Ethereum. «Malgré cet afflux, qui représente une valorisation entre 30 et 40 milliards de dollars, la blockchain d Ethereum semble fonctionner correctement. Un petit nombre d opérations représentent une grande part de la charge de travail du réseau», soulignent les chercheurs (*). De ROBERT LOUIS MEYNET Administrateur Judicaire APPEL D OFFRES DE REPRISE Sasu CLIM ASSISTANCE Activité : Entretien et réparation d appareils de climatisation et chauffage pour autobus et autocars Lieu d exercice : À Fleurieux-sur-l Arbresle (69210), rue de Montepy CAHT au : Effectif : 16 salariés Les offres de reprise doivent être déposées auprès de l Administrateur Judiciaire au plus tard le 23 mars Robert Louis Meynet 128, rue Pierre Corneille Lyon Hélène Bourbouloux Jean-François Blanc Gaël Couturier Contact : Alice CHASLOT Tél : Fax : Cécile Dür Nathalie Leboucher Sylvain Hustaix Benjamin Tamboise Enseignement catholique collège et lycée Effectif : 14 salariés permanents + 43 enseignants Située dans l Eure La date limite de dépôt des offres de reprise est fixée au 4 mai 2018 à 17h00. Les tiers sont invités à remettre leur offre (conforme à l article L du code de commerce) en 6 exemplaires (dont 1 non relié) à l administrateur judiciaire. L accès à une data room électronique sera autorisé au candidat sur demande écrite contenant présentation succincte du candidat à la reprise, après justification de son identité, de sa capacité économique et opérationnelle à intervenir dans un tel dossier et après régularisation d un engagement de confidentialité et la signature du règlement. Référence à rappeler impérativement : 5864 Les candidats intéressés sont invités à se manifester par télécopie ou auprès de : SELARL FHB - Maître Nathalie LEBOUCHER - Administrateurs Judiciaires Associés 17, rue du Port Louviers Fax : / Cécile Dür Nathalie Leboucher Sylvain Hustaix Benjamin Tamboise Rating et qualité des projets La note ou le «rating» des ICO attribué par le site ICObench va de 0 à 5 (meilleure note). Le rating moyen d une ICO est de l ordre de 3. Il y a CESSION D ENTREPRISE SOCIETE COURCELLE GAVELLE SAS Activité se rapportant à la mécanique en général et plus particulièrement aux outils coupants sis 81 Bd de l Ouest Prolongé GAGNY Date limite de dépôt des offres jusqu au : 27 mars 2018 à 16h00 toute demande de dossier de présentation doit être effectuée auprès de la SELAFA MJA par courriel RECHERCHE PARTENAIRES / REPRENEURS RECHERCHE DE REPRENEURS DXO LABS (SAS) Activités dans le domaine de la phtotgraphie et de la vidéo numérique et du traitement d image : - Conception et commercialisation de logiciels pour photographes («DxO PhotoLab» et «Nik Software Collection») - Commercialisation de la caméra connectée «DxO ONE» Création : 2003 Chiffre d affaires 2017 : 14 M Salariés : 113 Siège : Boulogne-Billancourt (92) Clientèle : BtoC moins d ICO très bien notées (rating supérieur à 4,5) que d opérations très mal notées (note entre 0 et 1). C e s t l e r a t i n g q u i d o n n e l a meilleure indication sur les chances de succès ou d échec d une ICO, selon l étude. A mesure que le marché deviendra plus mature, les sociétés de rating et d analyse vont gagner en influence. Les émissions de jetons réalisées aux Etats-Unis ou en Slovénie ont davantage de chances de réussir. C est aussi le cas, mais dans une moindre mesure, pour les opérations réalisées en Israël et en Chine. La taille de la société qui réalise son ICO, telle que mesurée par son nombre de collaborateurs, n est pas en soi un critère de succès. RECHERCHE CANDIDATS REPRENEURS Entreprise en redressement judiciaire Activité : Fabrication, achat, vente et intégration de pièces et matériaux composites et éléments stratifiés FRP pour l industrie ferroviaire : bouts avant, bouts arrière, pupitres de conduite, pièces d habillage et de décor intérieur Département : 17 - Salariés à l effectif : 71 CA au 31/12/2017 : 4 M Date limite de dépôt des offres : Vendredi 30 Mars 2018 à 18 heures à l étude Un dossier complet sera adressé sur demande écrite à : SELARL «Vincent MEQUINION Administrateur Judiciaire» 6 rue d Enghien BORDEAUX Tél. : Fax : Mail : RECHERCHE DE PARTENAIRES ET/OU REPRENEURS ASSOCIATION EN REDRESSEMENT JUDICIAIRE Hélène Bourbouloux Jean-François Blanc Gaël Couturier même, un nombre réduit de personnes, les fondateurs des ICO, détient une part importante des jetons. L année passée, 245 ICO ont été réalisées aux Etats-Unis, marché leader, 203 en Russie, 106 au Royaume-Uni, 79 à Singapour, 50 en Suisse et 44 en Estonie. 447 ICO sont des applications décentralisées sur des plates-formes, alors que 233 visent à créer de nouvelles devises. Les sociétés qui émettent leurs jetons sont généralement de petite taille, de 7 à 8 personnes. SELARL V&V Maître Daniel VALDMAN Maître Stéphane VERMUE Administrateurs Judiciaires Associés LE NEGOCE DE BENNES «TRANSPORTABLES» Implantation : Ardennes (08), CHARLEVILLE-MEZIERES Chiffre d affaires HT au 31/12/2016 : 144 K Personnel : 0 COMMENTAIRES : Cette société holding détient les titres d une autre société (sa filiale à 100 %, toujours In Bonis) spécialisée dans le négoce de bennes «transportables» (bennes «légères», bennes «ferrailles», bennes «OM», multibennes ) située à CHARLEVILLE- MEZIERES (CA : 2 HT). CONTACT : Maître Stéphane VERMUE 1 Rue de Lorraine CHARLEVILLE-MÉZIÈRES Date d ouverture du redressement judiciaire : 7 décembre 2017 Tel : Tout dossier de présentation sera remis sur la base d une lettre de confort émanant du candidat, justifiant de sa qualité et de sa capacité à présenter une éventuelle offre. La date limite de dépôt des offres de reprise / partenariat est fixée au : VENDREDI 30 MARS 2018 À 11 HEURES Selon le site Bitcoin.com, sur un panel de 902 ICO en 2017, 142 (15 %) ne sont pas parvenues à lever l argent espéré, et 276 (31 %) ont échoué par la suite parce qu elles sont des arnaques ou faute d intérêt d e l a p a r t d e s i nve s t i s s e u r s. 113 autres opérations n ont pas atteint la taille critique et sont tombées dans l oubli. Bilan, 59 % des APPEL D OFFRES ICO ont été des échecs à des degrés divers. Après la phase d exubérance irrationnelle des ICO, le marché et les investisseurs ont perdu leurs illusions sur l argent facile. (*) «The ICO Phenomenon and Its Relationships with Ethereum Smart Contract Environment», Fenu, Marchesi, Tonelli. RECHERCHE DE PARTENAIRE OU DE REPRENEUR ENTREPRISE EN LIQUIDATION JUDICIAIRE Région : SEINE ET MARNE Chiffres d affaires : 264 K AU 31 JUILLET 2017 Activité : Installation et maintenance de chaudières Effectif : 2 salariés Modalités : Cession organisée en application des articles L642-1 et suivants du Code de commerce. Maître Jérôme CABOOTER Administrateur Judiciaire Associé SELARL AJILINK LABIS CABOOTER MEAUX L accès aux informations sera réalisé par dataroom électronique après un premier contact auprès de l étude : Date limite de dépôt des offres : 30/03/2018 à 16h00 Ph. CONTANT B.CARDON - A. BORTOLUS Administrateurs Judiciaires APPEL D OFFRES DE REPRISE Société de blanchissage, nettoyage et location de linge Implantée dans le département de l Aube (10) CHIFFRE D AFFAIRES 2016 : EFFECTIFS : 43 PERSONNES Un dossier de présentation sera transmis sur demande écrite motivée auprès de l Etude après signature d un engagement de confidentialité. [réf. Etude : n 7577] MERCI DE CONTACTER : ADMINISTRATEURS JUDICIAIRES - PH. CONTANT B. CARDON 8 rue des Cordeliers - BP MEAUX Cedex Tél. : / Fax : / Mail : Recherche candidats à la reprise Activité : menuiserie industrielle - spécialiste de menuiserie aluminium Location: MAYENNE Effectifs : 46 salariés CA : 6398 K Recherche repreneur pour une société exerçant une activité de menuiserie industrielle Principaux actifs : fonds de commerce, logiciels, matériel d'exploitation, outillage, agencements, mobilier et matériel roulant Date limite de dépôt des offres : Vendredi 20 Avril 2018 à 12 Heures Accès donné à une data room électronique sur demande écrite et motivée justifiant d'une capacité commerciale, industrielle ou financière adaptée, après signature d'un engagement de confidentialité et d'un cahier des charges Réception des offres: A.J.I.R.E.-Administrateurs Judiciaires - Maître Erwan MERLY 6, cours Raphael Binet RENNES CX Tel: Fax: La date limite de dépôt des offres de reprise est fixée au 27 mars 2018 Les tiers sont invités à remettre leur offre (coforme à l article L du code de commerce) en 6 exemplaires (dont 1 non rélié) à administrateur judiciaire. L accès à une data room électronique sera autorisé après régularisation d un engagement de confidentialité, signature du règlement de data-room, et d une présentation succincte du candidat à la reprise. Les candidats intéressés sont invités à se manifester par télécopie ou auprès de : SELARL FHB - Maître Hélène BOURBOULOUX - Administrateurs Judiciaires Associés Tour CB 21, 16 place de l Iris Paris La Défense Cedex Fax : / et vous souhaitez paraître dans cette rubrique sarah Medard : SOCIETE EN REDRESSEMENT JUDICIAIRE SOCIETE DES ETS LORIC «SEL» Activité : Mécanique générale de précision CA ANNUEL : 700 K Effectif : 10 salariés Siège social : 4 Rue Jean Mermoz COURCOURONNES RECHERCHE REPRENEURS Le délai de présentation des offres est fixé au : MARDI 3 AVRIL 2018 à 12 Heures Les offres devront parvenir à la SELARL A&M AJ ASSOCIES à l attention de Maître François-Nicolas MANCEL Administrateur Judiciaire 5, Boulevard de l'europe EVRY CEDEX Demande de dossier au dirigeant, Monsieur Claude LEONETTI Tel. : après signature d un engagement de confidentialité. RECHERCHE DE REPRENEURS EN PLAN DE CESSION Activité : activité de préparation industrielle de produits à base de viande - Produits : produits cuits - Clientèle : GMS / marques distributeurs / RHD - Chiffre d'affaires : 20 M - Nombre de salariés : Localisation : JOSSELIN (56120) - Date limite de dépôt des offres : Vendredi 6 Avril 2018 à 12 Heures (accès donné à une data room électronique après signature d'un engagement de confidentialité et sur justification de la capacité et de l'intérêt du candidat à étudier le dossier) Réception des offres : A.J.I.R.E. - Administrateurs Judiciaires - Maître Erwan MERLY Bureau de Lorient : 39 rue de la Villeneuve LORIENT Contact : Dorian LEGOUT - Fax:

32 32 // FINANCE & MARCHES Vendredi 9, samedi 10 mars 2018 Les Echos Bruxelles veut se poser en championne des fintech RÉGLEMENTATION La Commission européenne veut faire de l UE «un centre mondial des fintech». Elle crée un passeport européen pour le financement participatif et affiche ses ambitions en matière de blockchains. Derek Bureau de Bruxelles Bruxelles veut prendre la révolution fintech à bras-le-corps. Jeudi, la Commission européenne a présenté un plan d action visant à faire de l Europe un «centre mondial» des innovations technologiques dans la finance. Fil rouge : «rendre les marchés plus sûrs et plus faciles d accès» pour ces nouveaux acteurs d avenir. Cela se traduit par une première mesure concrète : la présentation d un règlement créant un passeport européen pour les plates-formes de financement participatif (crowdfunding) leur ouvrant, via un guichet unique, les portes des 28 Etats membres. De quoi faciliter les campagnes de collecte transnationales. «Elles pourront gagner en envergure en Europe et présenter les idées des investisseurs à un public plus large de bailleurs de fonds», anticipe Valdis Dombrovskis, le commissaire à la Finance. «Le financement participatif [ ] rend le marché plus accessible aux entrepreneurs et aux start-up. Cet objectif se trouve au cœur de l Union des marchés de capitaux», abonde Jyrki Katainen, le vice-président de la Commission. Surveillance La surveillance des plates-formes serait assurée par l Autorité européenne des marchés financiers (Esma). Le label européen sera facultatif et ouvert aux financements comportant une rémunération financière des investisseurs, mais pas aux plates-formes de dons ou de prêts à la consommation, déjà couverts par une autre directive. Les campagnes de financement de plus d un million d euros en seront exclues : elles relèvent des règles prudentielles, plus strictes, de la directive MiFID II. Le Bureau européen des consommateurs (BEUC) a toutefois déploré jeudi le caractère optionnel du futur passeport. Parmi les autres mesures présentées, les acteurs du secteur retiendront aussi la préparation d un «répertoire des bonnes pratiques en matière de sas réglementaire» (les «sandbox»). Ces cadres spécifiques permettent de tester en conditions réelles un projet sous le contrôle d une autorité de réglementation. Bruxelles veut notamment s inspirer de leur succès au Royaume-Uni. Le plan confirme enfin la volonté de miser sur le potentiel des blockchains, les technologies de stockage et transfert d informations sécurisées. Après avoir déjà lancé un observatoire, la Commission promet d élaborer «une stratégie globale» en la matière ces prochains mois et prépare un rapport sur «les problèmes et les potentialités des actifs cryptographiques». n ANNLEGALECH annonces judiciaires &légales REPUBLIQUE FRANCAISE PREFECTURE DE LA REGION D'ILE-DE-FRANCE, PREFECTURE DE PARIS RAPPEL -AVIS D'ENQUÊTES PUBLIQUES Projet d'aménagement portant sur l ensemble immobilier situé 92, boulevard de la Chapelle àparis 18 ème arrondissement Par arrêté préfectoral du 2 février 2018, deux enquêtes publiques conjointes, une enquête préalable àladéclaration d'utilité publique et une enquête parcellaire, relatives au projet d'aménagement de la Société de Requalification des Quartiers Anciens (SOREQA), portant sur la réalisation d un immeuble de logements sociaux au 92, boulevard de la Chapelle àparis 18 ème arrondissement, vont être ouvertes àlamairie du 18 ème arrondissement de Paris du 6mars au 23 mars 2018 inclus. Pendant cette période, les dossiers d'enquêtes seront mis à la disposition du public qui pourra en prendre connaissance et produire, s'il y a lieu, ses observations sur le projet, àlamairie du 18 ème arrondissement de Paris, située 1, place Jules Joffrin, les lundis, mardis, mercredis (sauf jour férié), vendredis de 8h30à17 h, les jeudis de 8h30à19h30 pendant toute la durée des enquêtes. Les observations seront consignées dans les registres d'enquêtes ouverts à cet effet. Elles pourront également être adressées, par courrier, àlamairie du 18 ème arrondissement, àl attention de Madame Catherine GINER, désignée en qualité de commissaire enquêteur et elles seront alors annexées aux registres d enquêtes. De plus, en tant que moyen de communication complémentaire, le dossier relatif à l enquête publique préalable à la déclaration d utilité publique sera consultable, pendant toute la durée des enquêtes conjointes, via le site internet suivant : Les observations, propositions et contre-propositions, concernant l utilité publique du projet pourront aussi être déposées, de manière électronique, sur le registre créé àcet effet via le site internet précité. Ces observations, propositions et contre-propositions électroniques seront consultables par le public sur ce registre dématérialisé pendant toute la durée des enquêtes. Une version imprimée pourra également être consultée, du 6au 23 mars 2018, au siège de l enquête, fixé àlamairie du 18 ème arrondissement de Paris, aux jours et heures d ouverture indiqués ci-dessus. Le registre dématérialisé sera clos vendredi 23 mars à17h. Le commissaire enquêteur se tiendra àladisposition du public pour recevoir ses observations à la mairie du 18 ème arrondissement de Paris les jours suivants : Mardi 6mars 2018 de 10h à 13h Samedi 17 mars 2018 de 9h à 12h Jeudi 22 mars 2018 de 16h à 19h En application du code de l'expropriation, àl issue de l enquête, le commissaire enquêteur donnera son avis et rédigera ses conclusions motivées sur l'utilité publique du projet et sur l'enquête parcellaire, dans un délai d'un mois maximum à compter de la date de clôture des enquêtes publiques conjointes. Une copie du rapport relatif à l'enquête préalable à la déclaration d'utilité publique, dans lequel le commissaire enquêteur aura énoncé ses conclusions motivées sera déposée àlamairie du 18 ème arrondissement de Paris pour yêtre tenue àladisposition du public pendant un an. Les demandes de communication du document précité, par toute personne intéressée, pourront également être adressées par écrit à la préfecture de la région d'ile-de-france, préfecture de Paris (direction régionale et interdépartementale de l'équipement et de l'aménagement - unité départementale de Paris - service utilité publique et équilibres territoriaux -pôle urbanisme d'utilité publique), 5rue Leblanc 75911Paris cedex 15. EP La ligne de référence est de 40 signes en corps minimal de 6points didot. Le calibrage de l annonce est établi de filet à filet. Les départements habilités sont 75, 78, 91, 92, 93, 94, 95 et 69. LES ECHOS SOCIÉTÉS -LE PUBLICATEUR LÉGAL -LA VIE JUDICIAIRE La City met au grand jour les écarts de salaire dans la finance l Le Royaume-Uni oblige les entreprises à publier des chiffres bruts. l Le secteur financier fait partie des pires élèves en matière d égalité salariale. ÉGALITÉ Etienne Alors que l onde de choc de l affaire Weinstein continue de retentir partout dans le monde, le Royaume- Uni s apprête à publier une salve de chiffres peu flatteurs en matière d égalité entre les hommes et les femmes. Outre-Manche, toutes les sociétés de plus de 250 salariés devront envoyer au gouvernement les écarts bruts de salaire avant le 4 avril prochain. Quelques grands groupes bancaires ont déjà envoyé leurs rapports. Conclusion : le secteur financier est l un des plus inégalitaires du pays. La répartition des postes en cause Au niveau national, l écart de rémunération s élève à 18,4 % sur la base du salaire médian. En d autres termes, quand le salaire m é dian des hommes est de 100 livres sterling, il n est que de 81,60 livres pour les femmes. Dans les établissements bancaires, la différence de traitement y est bien pire. Le «gender pay gap» s élève à 36,5 % chez Royal Bank of Scotland, 32,8 % chez Lloyds Banking Group et 31,4 % chez Standard Chartered. Le secteur public n est pas épargné puisque, à la Banque d Angleterre, l écart est de 24,2 %. La finance fait partie des moins bons élèves aux côtés de la construction ainsi que de l information et de la communication, relève la presse britannique. Ces niveaux de différence s expliquent essentiellement par la distribution des postes entre les hommes et les femmes. Plus les postes sont élevés dans la hiérarchie et rémunérateurs, plus ils sont occupés par des hommes. Chez Standard Chartered par exemple, le quart des postes les mieux payés sont occupés à 80 % Credit Suisse rattrapé par des hommes. Dans le dernier quart, le moins bien rémunéré, les femmes sont majoritaires à 60 %. Le phénomène varie également au sein d un même groupe bancaire en fonction des entités considérées. Barclays est à ce titre un cas d école. Ainsi au sein de la banque de détail au Royaume-Uni, l écart du salaire fixe moyen est de 26 %, contre 48 % au sein de Barclays Bank Plc, comprenant la banque d investissement. En matière de bonus, très importants dans la finance, la différence explose à 78,7 %. Conscients du problème, les établissements ont multiplié les annonces pour augmenter la part des femmes dans la hiérarchie. Barclays souhaite porter à 26 % la proportion de femmes directrices et directrices générales d ici à la fin de l année. Standard Chartered s est engagé à faire passer la part des postes seniors occupés par des femmes de 26 % à 30 % d ici à Les chiffres ajustés trompeurs Aux Etats-Unis sous la pression d investisseurs, comme Arjuna Capital, certains groupes ont également dû publier les écarts de salaire entre hommes et femmes. Par comparaison à l Angleterre, ces écarts paraissent inférieurs, voire négligeables : à peine 1 % chez JP Morgan et chez Citi. Explication : les établissements américains ne donnent pas des chiffres bruts, mais ajustés, prenant en compte la séniorité du poste, la division, les diplômes En France, aucune étude sur les salaires n est à l ordre du jour. Selon le profil de branche 2017 de l Association des banques françaises, les employés catégorisés techniciens sont à 72,9 % des femmes contre 47,1 % chez les cadres. La Fédération bancaire française rappelle qu «aujourd hui plus d un banquier sur deux est une banquière» et que «la branche bancaire accorde une importance fondamentale en matière d égalité professionnelle». n Une affaire de harcèlement sexuel refait surface huit ans après les faits. Dans le sillage du mouvement #metoo, une ancienne salariée de la deuxième banque helvétique, victime de son supérieur hiérarchique à Londres, a écrit une lettre au directeur général, Tidjane Thiam. Elle y dénonce l attitude de la banque, qui aurait protégé son supérieur, toujours en activité, malgré les deux plaintes qu elle a déposées. Dans sa réponse, Tidjane Thiam s excuse sincèrement et s est engagé à ouvrir une enquête interne. Il a également assuré à la victime «prendre très au sérieux» les allégations. Société Générale Insurance veut s appuyer davantage sur ALD et Boursorama ASSURANCES La division assurances du groupe Société Générale cherche à développer ses relais de croissance, au-delà des guichets bancaires de sa maison mère. Laurent Société Générale Insurance veut passer la vitesse supérieure, après avoir déjà dégagé un résultat net record de 406 millions d euros en 2017 (+10 %). La division assurances du groupe Société Générale, qui présentait jeudi ses ambitions 2020, espère ainsi faire croître ses encours d assurance-vie épargne en France de 2 % par an, pour les porter à 103 milliards d euros. Elle compte surtout augmenter la part des unités de compte (UC) dans les encours, de 24 % à fin 2017 à 31 % en «Exploiter tous les points de contact avec le client» Elle va par ailleurs essayer de porter, d ici à 2020, le taux d équipement des clients de 18 % à 20 % en prévoyance et de 9 % à 12 % en assurance dommages. A l international, enfin, le bancassureur vise une croissance annuelle moyenne de ses primes de plus de 10 % jusqu en La finance française fait peu de place aux femmes Selon Heidrick & Struggles, les comités de direction des grands groupes financiers cotés français ne comptent que 7 % de femmes. Un score à la traîne de l Europe. Sharon «Il y a dix ans, quand j ai démarré dans la chasse de têtes, si les hommes avaient 80 % des compétences nécessaires pour un poste, ils se présentaient aux entretiens, mais pour qu une femme franchisse le pas, il lui fallait s assurer d avoir 120 % des compétences», se remémore Florence Soulé de Lafont, associée chez Heidrick & Struggles. Elle concède que certaines lignes ont fini par bouger : «Les dirigeants ont pris conscience du problème et il n y a pas une chasse de têtes où, à compétences égales, on ne me demande pas de préférence une femme!» Pourtant, les chiffres de parité restent peu flatteurs pour la finance française. Selon une étude réalisée par le cabinet, les comités de direction des grands groupes financiers cotés ne comptent que 7 % de femmes dans l Hexagone. La finance européenne n est pourtant pas une mauvaise élève en termes de promotion des femmes : selon l étude réalisée dans 14 pays, en 2016, les comités de direction des entreprises financières étaient composés à 26 % de femmes, contre 21 % en moyenne dans les entreprises qui composent l indice S & P 500, tous secteurs confondus. Pour y parvenir, Société Générale Insurance entend d abord «réaliser pleinement le potentiel du modèle de bancassurance intégré». «Nous allons nous appuyer sur les réseaux bancaires, mais aussi sur tous les points de contacts avec les clients que par les sites Web, les applications, et les plateformes téléphoniques», détaille Philippe Perret, son directeur général. Mais il s agit aussi «de diversifier nos relais de croissance et notamment de nous appuyer sur les positions de leaders de certaines entités du groupe Société Générale», ajoutet-il. Il veut, par exemple, développer «un nouveau modèle de bancassurance digital» avec Boursorama, la banque en ligne du groupe et le numéro un français de l assurancevie en ligne. Première pierre de Mais les disparités sont importantes selon les cultures. Les pays nordiques et le Royaume- Uni affichent des taux de féminisation bien plus importants : «Un membre sur trois des comités exécutifs des institutions financières norvégiennes est une femme. Ce ratio est d un sur quatre pour les groupes britanniques. Par contre, en France, en Suisse et en Pologne, il est d un sur 20», indique Heidrick & Struggles. De fait, dans les banques et compagnies d assurances françaises, les femmes restent surtout cantonnées aux instances de direction de deuxième rang. Dans leurs comités de direction élargis, BNP Paribas, AXA, Société Générale ou encore Crédit Agricole parviennent en effet à afficher des taux de féminisation compris entre 10 et 20 %. Elles se concentrent dans les directions RH Surtout, les femmes se concentrent sur certaines fonctions. Elles sont très fortement représentées dans les directions des ressources humaines, des ventes, du marketing et de la communication. Elles ont aussi fait une percée remarquée dans les directions juridiques, de la compliance et plus modestement dans les fonctions de direction des opérations (COO). «Toutefois, elles sont nettement moins représentées dans les fonctions finance, les directions technologiques et quasiment absentes des fonctions de directeur général ou directeur général délégué», note encore Heidrick & Struggles. n cette stratégie : le lancement début 2018 d une offre d assurance automobile connectée avec une facturation au kilométrage. Assurance de flotte connectée De même, Société Générale Insurance entend tirer parti d ALD, la filiale de location longue durée de voitures, pour devenir un «acteur de référence de l assurance de flotte connectée», à l image de ce qu elle fait déjà en Italie. Le bancassureur réfléchit par ailleurs à de «nouveaux modèles économiques en rupture». Il a déjà créé une start-up, Moonshot Internet, qui va bientôt diffuser des produits d assurance à destination des e-commerçants. n

33 Les Echos Vendredi 9, samedi 10 mars 2018 FINANCE & MARCHES//33 Crédit Agricole pousse ses pions en Espagne avec Bankia LA SÉANCE DU 8 MARS 2018 CRÉDITS Crédit Agricole Consumer Finance (CACF) est entré en négociations exclusives avec la quatrième banque espagnole, en vue de créer une société commune dans le crédit à la consommation. Solenn Crédit Agricole passe à l offensive dans le crédit à la consommation en Espagne. Crédit Agricole Consumer Finance (CACF), sa filiale spécialisée dans le «crédit conso», a annoncé mercredi soir être entrée en négociations exclusives avec la quatrième banque espagnole Bankia, en vue de créer une société commune. La société reste discrète à ce stade sur le poids qu elle souhaiterait prendre dans le futur ensemble, mais espère que les discussions seront bouclées «autour de la fin du premier semestre». «Nous souhaitons d abord répondre à la demande de certains de nos grands partenaires qui sont présents en Espagne et qui souhaitent que nous les accompagnions», explique Philippe Dumont, le directeur général de CACF. Crédit Agricole Consumer Finance, qui fait figure de poids lourd du crédit à la consommation en zone euro, a déjà un pied dans le pays sur le segment du cré- dit automobile. La société est en effet présente de l autre côté des Pyrénées via FCA Bank, la coentreprise créée avec Fiat Chrysler Automobiles pour financer les concessionnaires et les clients des marques Lancia, Alfa Romeo, Chrysler et Jeep. Un marché en forte croissance Pour autant, l encours de crédit de CACF en Espagne reste faible, à 1,2 milliard d euros (contre 82,6 milliards d euros pour l ensemble du groupe). Dans ce contexte, le partenariat qui se dessine avec Bankia se veut être «un formidable accélérateur de notre développement en Espagne», explique Philippe Dumont. Le marché espagnol offre de belles perspectives aux yeux du groupe. Il est le quatrième marché de la zone euro en matière de «crédit conso», et le cinquième en Europe derrière le Royaume-Uni, l Allemagne, la France et l Italie. Surtout, dans un marché européen soutenu par la reprise économique, il est en forte croissance. En 2016, les encours avaient ainsi progressé de près de 13 % pour atteindre 75 milliards d euros, selon le dernier tableau de bord du secteur dressé par CACF. Dans ce marché espagnol dominé par un autre géant européen, Santander, Bankia pèse peu. L établissement de crédit, qui a dû être secouru par l Etat espagnol pendant la crise, revendiquait à peine 3,5 milliards d euros d encours en crédits à la consommation à fin 2017, auxquels il faut ajouter les 900 millions d euros de la petite banque BMN qu il vient d absorber. Le marché espagnol offre de belles perspectives au groupe. Il est le quatrième marché de la zone euro en matière de «crédit conso» «Ce que va apporter Bankia, c est sa connaissance du marché espagnol, notamment au travers de sa base client et de partenaires», défend Philippe Dumont. Après avoir étudié différentes façons de se renforcer en Espagne, Crédit Agricole Consumer Finance a opté pour une coentreprise, plutôt que de se lancer en solo. «Le modèle de partenariat fait partie de la culture de CACF», selon son dirigeant. En Italie, son deuxième marché après la France, la société détient ainsi 61 % de Agos, sa coentreprise avec Banco Popolare. n La Bourse de Paris termine sur un net gain après la BCE La Bourse de Paris a terminé en nette hausse jeudi. L indice vedette CAC 40 s est apprécié de 1,28 %, à 5.254,10 points, dans un volume d échanges de 3,7 milliards d euros. La veille, il avait fini en hausse de 0,34 %. La réunion de la Banque centrale européenne (BCE) n a donc pas effrayé les investisseurs, alors que l institution n a pas évoqué la possibilité d amplifier son programme de rachats d actifs, comme elle le faisait jusqu alors. La BCE a ainsi amorcé le virage vers une politique monétaire moins accommodante. Toute la question du calendrier de fin du QE reste toutefois en suspens. Mario Draghi, le président de la Banque centrale, a envoyé un message relativement confiant sur l économie, sans néanmoins faire craindre un arrêt brutal de son soutien. La BCE a maintenu ses taux à leur plus bas, et a relevé ses prévisions de croissance pour 2018 à 2,4 %, contre 2,3 % attendu précédemment. L indice Euro STOXX 50 a terminé la séance en hausse de 1,06 %, à 3.413,28 points. A Londres, l indice FTSE 100 a gagné 0,63 %, soit 45,40 points, à 7.203,24 points. Le DAX de la Bourse de Francfort a avancé de 0,90 %, à ,57 points. Le MDAX des valeurs moyennes a pris 0,83 %, à ,05 points. Du côté des valeurs à Paris, Engie a fortement progressé (+3,84 % à 13,13 euros). Le groupe a bouclé la saison des résultats du CAC 40. Il a renoué avec les bénéfices en 2017 et tenu ses objectifs financiers. Parmi les hausses, Sanofi a pris 1,30 % à 64,91 euros. STMicroelectronics a bondi de 4,65 % à 19,685 euros. Nexans a gagné 4,93 % à 45,11 euros, grâce à un relèvement de sa recommandation par JP Morgan. Air France-KLM a lâché 4,51 % à 9,75 euros Casino a perdu 3,66 % à 42,68 euros. JCDecaux a reculé de 2,98 % à 30 euros, pénalisé par un bénéfice net en baisse de 13,8 % pour ventes aux enchères publiques // EN PARTENARIAT AVEC VOUS SOUHAITEZ PARAÎTRE DANS CETTE RUBRIQUE VENTE aux enchères publiques sur liquidation judiciaire 93 au palais de justice de justice d EVRY(91), le mercredi 11avril 2018 à10h.30 -ENTROIS LOTS BIENS IMMOBILIERS àsanta MARIA POGGIO (20) Résidence «Les Villas de Mélody» 1 er lot de la vente : LOCAL àusage de bureau, commerce ou habitation, ouvrant sur TERRASSE.Droit àlajouissance du PARKING n 62 (non créé) Mise àprix:5.000 (Consignation :3.000 ) Faculté debaisse du ¼puis de ½àdéfaut d enchère 2 ème lot de la vente : LOCAL àusage de bureau, commerce ou habitation ouvrant sur TERRASSE.Droit àlajouissance du PARKING n 63 (non créé) Mise àprix:4.000 (Consignation :3.000 ) Faculté debaisse du ¼puis de ½àdéfaut d enchère 3 ème lot de la vente : TERRAIN àbâtir dont le permis de construireaété refusé Mise àprix: (Consignation :3.000 ) Faculté debaisse du ¼puis de ½àdéfaut d enchère S adresser :-AMaître Michel MIORINI avocat, «Résidence LeFéray», 4rue Féray (91) CORBEIL-ESSONNES, Tél , site internet : dépositaired une copie du CCV-Augreffe du juge de l exécution du TGId EVRY, où le CCVest déposé -Pour visiter,lelundi 26 mars2018de11h à12h30 Retrouvez toutes les informations sur le site 93 VENTE aux enchères publiques, au palais de justice de BOBIGNY (93), 93 le mardi 17 avril 2018 à13h.30 - EN UN SEUL LOT APPARTEMENT de 41,53 M² àrosny SOUS BOIS (93) 16 rue de Verdun (Bât. B) Au 5 ème étage, àgauche, porteface, comprenant :entrée, séjour aveccoincuisine,chambre, SdB et WC - PARKING (Bât.P,au2 ème sous-sol) Mise àprix : Loués (Consignation :3.000 ) S adresser :-AMaître Valérie GARÇON, avocat delascp W2G, 21av. du général de Gaulle (93) ROSNY SOUS BOIS, Tél dépositaired une copie du CCV-Augreffe du juge de l exécution du TGIdeBOBIGNY où le CCVest déposé -Sur leslieux pour visiterle:mercredi4avril 2018 de 14h à15h Retrouvez touteslesinformations sur le site LES MEILLEURES OPPORTUNITÉS AUX ENCHÈRES Retrouvez lecalendrierdes prochaines ventes aux enchères etconsultezgratuitement les résultats ainsi que notrenewsletter sur le site VLimmo.fr 93 VENTE aux enchères publiques, au palais de justice de BOBIGNY (93) 93 le mardi 10 avril 2018 à13h30-enunseul LOT APPARTEMENT de 28,50 M² àbagnolet (93) 4rue Babeuf (Bât. D21) Esc.3, au 3 ème étage gauche comprenant :entrée, séjour aveccoin cuisine, SdB, WC - CAVE n 22A2 au sous-sol Mise àprix : Loué - (Consignation :5.000 ) S adresser : - A Maître Myriam CALESTROUPAT Avocat, SCPA CALESTROUPAT-THOMAS et Associés, 8 ter bd. Henri Barbusse (93) MONTREUIL, Tél , - A Maître Jacques PAPINEAU, Avocat au Barreau de Paris, 32 Bd Marbeau (75116) PARIS, Tél AuGreffe du Juge de l Exécution du TGI de BOBIGNY où le cahier des conditions de vente est déposé -Sur les lieux où une visite sera organisée, lemardi 27 mars 2018, de 9h30 à10h30 Retrouvez toutes lesinformations sur le site 93 VENTE aux enchères publiques, au palais de justice de BOBIGNY (93), 93 le mardi 17 avril 2018 à13h.30 - EN UN SEUL LOT APPARTEMENT de 22,95 M² àpierrefitte (93) 1rue EdouardVaillant Au RdC, 1 ère porte àdroite dans le passage commun :entrée, séjour, cuisine, SdB avec WC. Comblesaménagés en chambre, 2débarras Mise àprix : (Consignation :3.000 ) S adresser :-AMaître Alain CIEOL, avocat, rue de Carency (93) BOBIGNY, Tél , dépositaire d une copie du cahier des CCV -Augreffe du juge de l exécution du TGI de BOBIGNY où le CCV est déposé -Sur les lieux pour visiter, lelundi 9avril 2018 àpartir de 13h Retrouvez toutes lesinformations sur le site VENTE aux enchères publiques sur Licitation au palais de justice de CRETEIL (94), le jeudi 12 avril 2018 à9h.30 -ENUNSEUL LOT PAVILLON D HABITATION àlimeil BREVANNES (94) 10 rue AugusteBrun Sur TERRAIN de 404 M², comprenant :-au RdC : entrée aménagée, séjour, salon, chambre, bureau, SdB, WC, cellier. GARAGE -Al étage : 3chambres, SdE/WC JARDIN attenant avec abri dejardin. Mise àprix : (Consignation : ) S adresser -AMaître Nathalie CADET avocat, 2rue Antoine de Saint Exupéry (94) LIMEIL BREVANNES, Tél ,dépositaire d une copie du CCV -Augreffe des criées du TGI de CRETEIL (2 ème étage de l immeuble de grande hauteur) les lundi et mardi, de 9h30 à12h30 et de 13h30 à17h où le CCV est déposé - Sur les lieux où une visite sera organisée. Retrouvez toutes lesinformations sur le site Vente aux enchères publiques, le Jeudi 12 avril 2018 à9h au TGI de CRETEIL (94), rue Pasteur Vallery-Radot - EN 2LOTS àjoinville-le-pont (94) 1 er lot : au 9impasse de Brétigny : UNE MAISON D HABITATION comprenant au rez-de-chaussée : pièce (de 200 m² environ) avec coin-cuisine, piscine, jacuzzi, cheminée et mezzanine, garage aménagé en arrière cuisine, w.-c., suite (dressing, chambre, salle de bain, w.-c. et sauna), sur armature métal : mezzanine donnant accès àunechambre avec salle d eau /w.-c., au sous-sol semi-enterré :2pièces borgnes Le tout sur un terrain de 415 m² 2 nd lot :au11 impasse de Brétigny :UNE MAISON D HABITATION Al état d abandon. Sur un terrain de 405 m² MISES APRIX :1 er lot : nd lot : Pour consulter le cahier des conditions de vente s adresser : Au Greffe du Juge de l Exécution du TGI de CRETEIL, 2 ème étage de l immeuble de grande hauteur, les lundis et mardis de 9H30à12 H30etde13H30à17H00, oùilaété déposé, à Maître Serge TACNET, Avocat àchampigny-sur-marne (94), 60 rue Jean-Jaurès, Tél. : Sur les lieux où une visite sera organisée PROCHAINES VENTES l Audience du 13/03/2018 à 13H30 T. G. I. de BOBIGNY (93) IMMEUBLE àgagny (93220) -MISE ÀPRIX:80000 MaîtreSEVIN Ref VLimmo APPARTEMENT àtremblay EN FRANCE (93290) -MISE ÀPRIX : MaîtreBOUSSAC-COURTEY Ref VLimmo MAISON àles PAVILLONS SOUS BOIS (93320) -MISE ÀPRIX : MaîtreLANGLAIS Ref VLimmo APPARTEMENT àmontreuil (93100) - MISE ÀPRIX : MaîtreLEOPOLD Ref VLimmo STUDIO à AUBERVILLIERS(93300) - MISE À PRIX : Maître LANGLAIS Ref VLimmo APPARTEMENT DE 55,90 M² à BOBIGNY (93000) - MISE ÀPRIX: MaîtreCIEOL Ref VLimmo STUDIO àsaint OUEN (93400) - MISE ÀPRIX : MaîtreBENHAMOU Ref VLimmo APPARTEMENT à PIERREFITTE SUR SEINE (93380) - MISE À PRIX : MaîtreCALESTROUPAT -THOMAS&ASSOCIES Ref VLimmo

34 34 // FINANCE & MARCHES Vendredi 9, samedi 10 mars 2018 Les Echos CAC 40 Valeurs mnémo / info / ouv clot % Veil % an bpa ost vol. + haut % mois + haut an per isin / Devise / Date Détach. / Div nb titres + bas % 52 s. + bas an rdt accor (ac) R a 45,16 45,83 + 1,06 + 6, ,2 + 3,17 48,38 fr /05/17 1, , ,03 42,1 2,29 airliquide (ai) R a 101,4 103,4 + 1,87-1, ,55 + 3, fr /05/17 2, , ,24 97,12 2,52 airbus GrouP (air) R a 95,69 97,09 + 1, ,98 3, ,47 +13,54 99,97 28,60 nl /04/17 1, ,1 + 37,77 81,33 1,39 arcelormittal (mt) a 27,05 26,56-1,36-2, ,145-0,19 30,76 lu , ,79 26,005 atos se (ato) R a 108,5 110,65 + 1,98-8, ,65-7,09 130,55 fr /05/17 1, ,5-0,05 103,65 1,45 axa (cs) R a 22,405 22, ,09-8, ,8-10,54 27,69 fr /05/17 1, ,375-4,51 22,13 5,12 BnP PariBas (bnp) R a 62,68 62,95 + 0,74 + 1, ,69-2,28 68,66 fr /05/17 2, ,31 + 6,07 61,38 4,29 BouYGues (en) R a 40,49 40,7 + 0,72-6, ,79 + 0,54 45,98 fr /05/17 1, ,18 + 9,45 39,86 3,93 cap-gemini (cap) R a 103,55 104,8 + 1,26 + 5, ,4 + 5,92 108,85 fr /05/17 1, , ,28 97,38 1,48 carrefour (ca) R a 17,58 17,435-0,88-3, ,67-5,04 19,73 fr /06/17 0, ,25-23,24 17,25 4,02 credit agricole (aca) R a 13,655 13,66 + 0,29-1, ,77-4,81 15,54 fr /05/17 0, , ,22 13,385 4,39 Danone (bn) R a 65,26 66,57 + 2,05-4, ,73 + 2,23 71,78 fr /05/17 1, ,26 + 7,67 63,23 2,55 engie (engi) R a 13,1 13,13 + 3,84-8,41 1, ,31 + 2,22 14,79 10,89 fr /10/17 0, , ,25 12,165 2,67 essilorinternational (ei) R a 111,2 112,15 + 0,67-2, ,6 + 5,35 115,65 fr /05/17 1, ,45 + 2,65 105,35 1,34 KerinG (Ker) R a 380,9 382,7 + 0,79-2, ,3 + 2,79 417,4 fr /01/ ,9 + 63,72 363,9 0,52 l.v.m.h. (mc) R a 241,2 245,6 + 1,82 + 0, ,8 + 3,43 254,6 fr /12/17 1, ,1 + 26,08 232,5 0,65 lafargeholcim (lhn) a 44,85 45,13 + 0,76-4, ,43-2,84 51,1 ch /05/ ,71-16,47 43,68 4,1 legrand (lr) R a 62,86 63,74 + 1,18-0, ,82 + 3,47 67,44 fr /06/17 1, , ,04 60,42 1,87 l'oréal (or) R a ,4 + 2,76-2, ,01 188,85 fr /04/17 3, ,85 + 3,03 170,3 1,83 michelin (ml) R a 122,9 125,65 + 2,53 + 5, ,95 + 1,74 130,85 fr /05/17 3, ,7 + 17,82 117,4 2,59 orange (ora) R a 13,98 14,12 + 0,82-2, ,16 + 4,25 14,92 fr /12/17 0, ,965-1,84 13,315 1,77 PernoD-ricarD (ri) R a 132,15 133,5 + 1,14 + 1, ,95 + 4,87 136,25 fr /11/17 1, , ,96 120,05 0,81 PeuGeot (ug) R a 19,135 19, , , ,43 + 7,31 20,15 fr /05/17 0, ,13-2,11 16,455 2,49 PuBlicis GrouPe (pub) R a 57,3 57,26 + 0,04 + 1, ,48-1,17 63,18 fr /06/17 1, ,6-8,66 52,88 3,23 renault (rno) R a 93,4 95,82 + 1, , ,47 +15,28 100,7 fr /06/17 3, , ,87 81,53 3,29 safran (saf) R a 86,2 88,08 + 2,21 + 2, ,24 + 4,73 92,36 fr /06/17 0, ,1 + 27,1 81,04 0,94 saint-gobain (sgo) R a 45,38 45, ,75-0, ,83 + 6,61 48,6 fr /06/17 1, ,325-0,16 42,05 2,75 sanofi (san) R a 64,1 64,91 + 1,3-9, ,24-0,28 75,23 fr /05/17 2, ,69-20,99 63,09 4,56 schneider electric (su) R a 69,9 70,64 + 1,06-0, ,76 + 1,61 76,34 fr /05/17 2, ,82 + 8,31 68,18 2,89 société Générale (Gle) R a 46,025 46,15 + 0,48 + 7, ,52 + 2,26 47,505 fr /05/17 2, ,62 + 0,75 42,73 4,77 sodexo (sw) R a 99,78 100,95 + 0,8-9, ,3 + 2,3 113,05 fr /02/18 2, ,78-3,12 95,36 2,72 solvay (solb) a 113,55 116,25 + 2,47 + 0,3 7, ,1 + 5,97 120,65 14,57 be /01/18 0, ,35 + 4,78 108,25 stmicroeletronics (stm) R a 18,85 19, ,46 + 8,02 0, , ,7 20,7 86,53 nl /12/17 0, , ,1 16,935 0,25 technipfmc (fti) R a 23,74 23,97-0,33-7, ,11-1,96 28,71 Gb00bDsfG982 20/11/17 0, ,55-20,13 22,9 total (fp) R a 46,005 46, ,68 + 0, , ,75 fr /12/17 0, ,92-1,57 43,09 1,34 unibail-rodamco (ul) a 191,2 192,75 + 0,81-8,21 10, ,5 + 2,31 214,2 18,61 fr /07/17 5, ,7-10,56 184,4 Valeo (fr) a 54,5 55,62 + 2,02-10,68 DiV 3 06/06/ ,88-5,86 66,48 fr /05/17 1, ,46-5, ,25 Veolia env. (vie) R a 19,46 19, ,24-7, ,785-0,08 22,29 fr /04/17 0, ,4 + 22,92 18,835 4,07 Vinci (DG) R a 80,08 81,14 + 1,53-4, ,26 + 0,69 88,8 fr /11/17 0, , ,39 77,56 1,81 ViVenDi (viv) R a 20,7 20,99 + 1,16-6, ,01-3,76 24,87 fr /05/17 0, , ,75 20,26 1,91 ab science (ab) g B 8,095 8,09-0, ,155-4,03 11,15 fr ,98-47,3 7,8 abcarbitrage (abca) g B 7,14 7,09-0,7 + 12, ,14 + 7,26 7,17 fr /07/17 0, ,06 + 4,11 6,27 2,82 abivax (abvx) g B 7,9 7,97 + 0,89-7, ,99-0,87 9,74 fr , ,07 7,54 acanthe DeV. (acan) g c 0,582 0,578-0,35-32, ,582-3,34 0,87 fr /02/18 0, ,578-5,25 0,562 actia GrouP (ati) g c 7,04 7,07 + 1, ,11-4,72 8,09 fr /09/17 0, ,04-20,11 7,01 2,12 adocia (adoc) g B 14,1 14,06-2, ,2-9,87 18,3 fr ,02-25,57 13,9 aéroports De Paris (adp) G a 175,5 180,1 + 2, , ,7 +13,92 180,7 fr /12/17 0, ,5 + 67, ,08 air France-Klm (af) G a 10,28 9,75-4,51-28, ,32-10,3 14,51 fr /07/08 0, , ,87 9,528 akka technologies (aka) g B 52,3 52,3 + 12, ,16 58,6 fr /06/17 0, ,1 + 34,31 46,2 1,15 ald (ald) a 12,78 13,26 + 3,76 + 2, ,44 + 3,43 14,8 fr ,78-7,27 12,54 alpes (cie Des ) (cda) g B 29,8 30,4 + 1,84-6, ,5-6,17 36,1 fr /03/17 0, , ,07 29,05 1,32 alstom (alo) LR a 33,49 33,45-0,18-3, ,94-0,74 37,37 fr /07/17 0, , ,7 32,79 0,75 altamir (lta) g B 14,52 14,6 + 0,41-4, ,66-2,54 16,1 fr /05/17 0, , ,44 14,3 4,45 altarea (alta) g a ,99-1, ,5 + 5,56 216,5 fr /05/17 11, ,97 184,2 alten (ate) G a 76,95 78,95 + 2,4 + 13, ,15 + 4,71 84,5 fr /06/ , ,93 69,5 1,27 altran technologies (alt) G a 14,06 14,26 + 1,28 + 2, ,33 + 0,85 15,2 fr /05/17 0, ,03-5,25 13,57 1,68 amplitude surg. (ampli) g 4,08 4,15 + 1, , ,2 +19,6 4,4 fr ,07 + 7,79 2,94 amundi (amun) G a 64 64,52 + 0,53-8,68 ex-ds 15/03/ ,98-9,86 77,66 fr /05/17 2, ,76 62,66 3,41 anf immobilier (anf) g B 21,95 22,1 + 0,68 + 1,28 opa 16/11/ ,15 +11,17 23,7 fr /06/17 1, ,95 + 7,02 19,7 april GrouP (apr) B 14,9 15,1 + 4,86 + 2, ,15-0,66 16,4 fr /05/17 0, ,7 + 21,77 14,1 1,72 archos (JXr) g c 1,422 1,412-2, , , ,81 1,576 fr ,4 + 12,06 0,65 arkema (ake) L a 107,95 107,95 + 6, ,55 + 9,37 109,8 fr /05/17 2, ,2 + 21,05 94,82 1,9 artprice.com (prc) g c 14,8 14,82 + 1,23-12, ,9-1,2 17,88 fr , ,06 14,42 assystem (asy) g B 30,45 30,8 + 0,98 + 2,94 opa 24/11/ ,8 + 6,02 31,15 fr /06/ ,25 + 5, ,25 atari (ata) c 0,69 0,667-2,2 + 85, ,69 +29,26 0,948 fr , ,62 0,367 aubay (aub) g c 37, , ,1 + 2,64 38,45 fr /11/17 0, , ,68 33,55 0,62 aurea (aure) c 8,2 8,32 + 1,46-3, ,32-6,94 9,3 fr /06/17 0, , ,8 1,2 avenir telecom (avt) g c 0,408 0, , , , ,18 0,477 fr /10/11 0, , ,78 0,21 axwaysoftware (axw) g B 18,6 18,4-1,08-19, ,6-16,36 23,1 fr /06/17 0, ,26-44,17 18,26 2,17 Bénéteau (ben) a 18 18,5 + 2,89-7, ,58-0,64 23,2 fr /02/18 0, ,39 17,74 1,35 Bic (bb) G a 85, ,05-5, ,5 + 2,29 99,05 fr /05/17 3, ,95-25,06 80,5 3,97 BiGBen int. (big) g c 12,94 12,78-1,24-7, ,98 +11,32 16,2 fr /01/18 0, , , ,78 BiomérieuX (bim) a 64,2 65,3 + 1,87-12, ,7-4,25 79,8 fr ,2 + 36,48 59 Boiron (boi) g a 68, ,74-6, ,89 78,5 fr /05/17 1, ,8-17,96 66,3 2,29 Bolloré (bol) G a 4,388 4, ,41-2, , ,03 4,798 fr /09/17 0, , ,04 4,244 0,45 BonDuelle (bon) g B 34 34,8 + 2,66-21, ,05-6,45 47,8 fr /12/17 0, , ,77 32,85 1,29 Bureau Veritas (bvi) L a 21,94 21,86-0,18-4, ,98 + 0,51 24,28 fr /05/17 0, , ,65 21,03 2,52 Burelle sa (bur) a , , , fr /06/17 11, , ,81 carmila (carm) c 24,55 24,75 + 0,41 + 6, ,95 + 7,84 24,95 fr /11/17 0, ,5-6,92 22,4 casino (co) LR a 44,7 42,68-3,66-15, ,7-5,16 53,48 fr /12/17 1, ,56-13,69 40,56 3,66 catana GrouP (catg) g c 3,45 3, , , , ,86 3,79 fr , ,31 2,83 cgg (cgg) g c 1,535 1,48-3, ,555-41,96 4,1 fr ,48-48,15 1,295 chargeurs (cri) g c 25,4 25,56 + 1,83 + 0, ,14 + 3,99 28,64 fr /09/17 0, ,4 + 29,42 23,4 0,98 christian Dior (cdi) a 307, ,91 + 1,79 ex D op 08/06/ ,5 + 3,4 319 fr /12/17 1, ,3 + 51,11 291,6 0,52 cie Du cambodge (cbdg) a / ,84-1, fr /06/ , ,67 claranova (cla) g c 0,965 0,954-1, , ,967-6,1 1,223 fr , ,24 0,491 cnp assurances (cnp) GR a 19,77 20,1 + 1,88 + 4, ,2 + 0,4 21,4 fr /04/17 0, , ,99 19,02 3,98 coface (cofa) g a 9,44 9,68 + 2,33 + 8, ,78 +13,88 9,79 fr /05/17 0, , ,6 8,18 1,34 colas (re) a 181,4 178,8-0,56-1, ,6-1,76 189,4 fr /04/17 2, ,8 + 13,89 173,8 1,54 Dassault av. (am) G a , , , fr /05/17 12, , ,83 Dassault systèmes (DsY) LR a ,55 + 1, , ,1 +12,93 109,1 fr /05/17 0, , ,91 87,52 0,49 DBV technologies (Dbv) G B 35,4 35,84 + 1,82-14, ,38 + 0,45 47,38 fr ,08-48,36 32,88 DericHeBourG (DbG) g B 7,78 7,77 + 0,13-14, ,84 + 3,95 9,18 fr /02/18 0, , ,92 7,06 1,8 DeVoteam (Dvt) g c 79,4 85,2 + 10, , ,3 + 9,65 85,3 fr /06/17 0, ,4 + 36,49 72,5 0,7 Dir. energie (Dir) 34,5 34,74 + 0,64-12, ,96-0,4 40,48 fr /06/17 0, ,32 + 1,58 30,72 0,72 DnXcorP (DnX) g c 5,98 6,02 + 0,33-3, ,02-0,33 6,8 fr /07/17 0, ,96 + 5,61 5,8 7,14 edenred (eden) G a 28,63 28,67 + 0, , ,93 +14,36 29,15 fr /05/17 0, , ,47 23,74 2,16 edf (edf) LR a 10,605 10,8 + 2,08 + 3,65 ex-ds 7/03/ , ,85 11,44 fr /11/17 0, , ,4 9,832 1,39 eiffage (fgr) LR a 89,4 91,2 + 1,81-0, ,58-0,18 98,98 fr /05/17 1, ,4 + 33, ,65 ekinops (eki) g 4,16 4, ,84-9, ,24-1,98 5,49 fr ,125-37,31 4,08 elior (elior) G a 18,37 18,75 + 1,9 + 8, ,79 + 5,16 19,71 fr /04/17 0, ,37-12,16 17,07 2,24 elis (elis) G a 20,82 20,9 + 0,97-9, ,16 + 2,65 23,94 fr /05/17 0, ,8 + 21,19 20,08 1,77 eos imaging (eosi) c 5,46 5,45 + 0, , ,5 + 5,83 5,92 fr , ,22 4,75 eramet (era) Gg a 117, , , ,08 131,7 fr /05/13 1, ,5 +139,35 98,2 erytech PHarma (eryp) g B 16,75 17,03 + 1,49-7, ,2 + 1,37 19,57 fr , ,75 16,01 esi GrouP (esi) g c ,92-7, ,61 47 fr ,7-18,91 37,95 eurazeo (rf) G a 77,4 77,8 + 0,52 + 1, ,1-2,57 86,4 fr /05/17 1, , ,79 74,8 1,54 euro ressources (eur) c 3,41 3,45 + 0,58-1, ,45 + 3,92 3,61 fr /06/17 0, ,39-7,75 3,14 4,35 eurofins scientific (erf) G a 489, ,41-3, ,2 + 2,29 545,5 fr /06/17 1, ,6 + 21,44 449,4 0,41 europcar GrouPe (eucar) G a 10,3 10,27-0,19 + 0, ,51 + 0,69 11,78 fr /05/17 0, ,22 + 2,29 9,8 3,98 eurotunnel (GrouPe) (Get) LR a 11,77 11,95 + 1, , , ,22 12,49 fr /05/17 0, , ,01 10,11 2,18 eutelsat com. (etl) LG a 18,07 18, ,05-5, ,49 + 5,68 19,845 fr /11/17 1, ,95 16,19 6,63 exel industries (exe) g B 113, ,44-1, ,3 125,5 fr /02/18 1, , ,39 Faurecia (eo) G a 66,04 66,36 + 0,64 + 1, ,56-2,81 74,5 fr /06/17 0, ,2 + 57,61 62,72 1,36 FFP (ffp) g a 101,8 102,8 + 1,18 + 2, ,4 + 2,59 106,2 fr /05/17 1, ,4 + 17,15 94,9 1,75 FiGeac aero (fga) g B 16,42 16,46-0,24-12, ,48-8,56 19,5 fr ,2-21,95 16,06 Fin. odet (odet) a ,97 + 5, , fr /06/ , ,1 Fnac DartY (fnac) a 87,7 86,9-1,08-13, ,86 106,6 fr , ,55 86,55 Foncière Des murs (fmu) a 28,3 28,2-0,35-1, ,5-0,7 29,9 fr /04/17 1, ,2 + 3,6 27,7 Foncière Des régions (fdr) G a 87 88,3 + 1,26-6, ,6 + 3,03 94,6 fr /05/17 4, , ,86 84,6 Foncière lyonnaise (fly) a 60 59,8-0,33 + 9, ,86 63,4 fr /05/17 1, ,8 + 24,16 54,4 FromaGeries Bel (fbel) a , , fr /05/17 9, , ,73 Futuren (ftrn) c 1,13 1,125-0,44-0,44 n/p regr ,135 1,14 fr , ,81 1,125 Geci international (Gecp) g c 0,227 0, , , ,18 0,32 fr /10/01 0, ,223-29,38 0,09 Gecina (Gfc) G a 139,9 141,2 + 0,93-8, ,7-4,59 161,9 fr /03/18 2, ,9 + 24,26 137,9 Gemalto (Gto) L a 49,68 49,5-0,42 4, ,77-0,14 49,95 11,75 nl /05/17 0, ,5-18,59 49,27 GenFit (Gnft) G B 22,74 22,98 + 1,06-3, ,06-7,34 28,28 fr ,68-18,19 22 GensiGHt (sight) c 7,12 7,04-0, , ,26 + 5,39 7,68 fr ,9-3,3 5,5 Genticel (Gtcl) g 1,626 1, ,85-0, ,656-1,55 2,08 fr ,618-21,14 1,58 Gl events (Glo) g B 24,8 24,9 + 1, ,9-3,86 27,9 fr /06/17 0, , ,69 24,2 2,61 GrouPe crit (cen) g B 73,8 74,1 + 0,27 + 1, ,5 + 0,27 79,3 fr /06/17 0, ,8-4, ,54 GrouPe Flo (flo) g c 0,27 0,27 + 0,19 + 3,85 ex D s 13/06/ ,27 + 3,05 0,34 fr /07/14 0, ,261-74,77 0,23 GrouPe GorGé (Goe) g B 15,94 15,68-1,63 + 0, ,02-5,08 19,04 fr /06/15 0, ,5-26,9 15,5 GrouPe ldlc (ldl) g c 17,66 17,48-1,02-12,56 nom ,7-0,11 22,2 fr /10/16 0, ,48-45,63 16,38 GrouPe PartoucHe (parp) 32,9 32,8 + 1,24-2,93 regr ,9-4,65 36,5 fr /09/17 0, ,8-7, ,95 Gtt (Gtt) Gg a 52,1 53,05 + 1,92 + 5, ,65-3,72 60,15 fr /09/17 1, , ,57 49,84 2,51 Haulotte GrouP (pig) B 17,9 18,5 + 3, , ,66 + 4,76 19,68 fr /07/17 0, ,9 + 31,3 16,18 1,19 Hermès international (rms) LRa ,8 + 0,61-0, ,7 + 5,02 451,7 fr /02/18 1, ,84 417,9 0,34 HiGH co (hco) g c 4,645 4,54-2,26-7, ,645-6,2 5,43 fr /06/17 0, ,52-34,39 4,3 2,64 HuBwoo (hbw) g c 0,2 0, , ,2 +22,5 0,204 fr , ,33 0,196 icade (icad) G a 80,5 81,35 + 1,06-0, ,45-0,12 88,65 fr /04/ ,3 + 22,11 78,4 id logistic (idl) g B 133,8 133,4-0,3-1, , fr ,8-5, iliad (ild) LR a 194,2 197,25 + 1,54-1, ,65 + 0,48 214,4 fr /06/17 0, ,2-3,78 187,5 0,22 imerys (nk) G a 80,45 80,9 + 0, ,83 87,8 fr /05/17 1, ,25 + 8,63 77,55 2,31 ingenico GrouP (ing) LR a 69,34 70,14 + 1,3-21, ,62-20,35 94,34 fr /05/17 1, ,32-19,17 68,16 2,14 innate PHarma (iph) g B 5,6 5,51-1, ,62 +11,22 5,94 fr ,45-49,59 4,714 inside secure (insd) c 2,69 2,67-0,93-9, , ,75 3,12 fr ,655-16,04 2,54 inter ParFums (itp) g B 35 35,15 + 0,43 + 1, ,2 + 2,18 38,5 fr /05/17 0, , ,83 33,8 1,57 ipsen (ipn) G a 118,25 120,65 + 2, , ,3 +11,97 124,6 fr /06/17 0, , , ,71 ipsos (ips) G a 31,72 32,18 + 1,2 + 4, ,3 + 4,82 34,5 fr /07/17 0, ,7 + 10,24 29,48 2,64 JacQuet metal service (JcQ) g B 29 28,9 + 1,05 + 5, ,2 + 4,71 32 fr /07/17 0, ,4 + 26,87 26,7 1,73 JcDecauX (Dec) G a 28, ,98-10, ,36-8,09 36,9 fr /05/17 0, ,1-4,34 28,1 1,87 KauFman & BroaD (Kof) B 42,84 42,38-1,07 + 6, ,96 + 1,73 44,58 fr /05/17 1, ,2 + 21,09 39,2 4,37 KlePierre (li) LR a 34,44 35,19 + 2,45-4, ,46 + 5,8 38,58 fr /04/17 1, ,42 + 0,43 32,75 Korian (Kori) a 26,8 27,1 + 1,57-7, ,32 +17,93 30,38 fr /06/17 0, ,78 + 2,85 22,84 2,21 lagardère (mmb) G a 24,15 24,06-0,46-9, ,38-1,39 27,17 fr /05/17 1, ,06-1,19 23,46 5,4 latecoere (lat) g c 4,43 4,48 + 1,36-21, ,515-9,68 6 fr /06/07 0, , ,35 le Bélier (beli) g c 60,3 62,5 + 3, , ,5 + 7,39 66,3 fr /06/17 1, ,3 + 53,56 50,1 1,76 lna santé (lna) g B 57,9 58,4 + 1,21-0, ,5 + 7,75 60 fr /07/17 0, ,7 + 47,51 50,5 0,4 lectra (lss) B 23,25 23,4 + 0,65-6, , ,3 fr /05/17 0, ,05 + 8,18 21,05 1,5 linedata svices (lin) g B 36,85 37,15 + 1,5-5, ,2 + 2,62 39,45 fr /07/17 1, ,6-21,02 32,4 4,04 lisi (fii) g a 35,95 36,75 + 1,94-8, ,08 41,75 fr /05/17 0, ,95 + 9,08 34,65 1,22 m6-métropole tv (mmt) G a 22 22,48 + 2,18 + 4, ,6 + 6,95 24,34 fr /05/17 0, ,48 20,34 3,78 maisons Du monde (mdm) B 32,56 32,36 + 0,06-14, ,8-9,36 38,58 fr /07/17 0, , , ,96 maisons France conf. (mfc) g B 52,5 51,2-2,48-14, ,5-6,91 63,9 fr /06/ ,9-0, ,95 manitou (mtu) g B 34 32,65-3,69 + 7, ,1-5,64 37,3 fr /06/17 0, , ,95 29,5 1,32 marie BrizarD w & s (mbws) B 8, ,12-28, ,3-4,86 13 fr /09/07 0, ,9-44,1 8,31 mauna Kea (mkea) c 2,96 2,955-0,17-37, ,02-6,19 5,41 fr ,95-7,37 2,91 mercialys (mery) G a 16,29 16,54 + 1,72-10, ,59 + 0,06 18,75 fr /10/17 0, ,29-2,45 15,52 mersen (mrn) g B 38,65 38,35 + 2,27 + 2, ,7 + 0,92 41,9 fr /07/17 0, ,8 + 63,54 35,7 1,3 metabolic explorer (metex) g c 2,205 2,205-0,23-3, ,21 + 2,32 2,52 fr ,185-17,11 2,07 mgi coutier (mgic) g B 30, ,31-8, ,05 36,8 fr /07/17 0, ,2-1,24 29,9 0,97 nanobiotix (nano) g B 12,95 13,3 + 2,7-10, ,41-4,11 15,61 fr ,92-15,29 12,67 natixis (Kn) LR a 6,82 6, ,35 + 4, ,968-2,24 7,45 fr /05/17 0, , ,07 6,546 5,07 naturex (nrx) g B 91,9 92,2 + 0,55 + 4, ,6 + 3,36 98 fr /07/14 0, ,5 + 6,65 84,1 netgem (ntg) g c 2,58 2,59 + 0,78 + 7, ,61-1,15 2,9 fr /06/17 0, , ,91 2,39 5,79 nexans (nex) G a 44,52 45,11 + 4,93-11, ,76-1,49 52,26 fr /05/17 0, ,52-6,41 41,7 1,11 nexity (nxi) G a 52,85 53,5 + 1,42 + 7, ,6 +14,07 54,55 fr /06/17 2, ,8 + 20,51 45,28 4,49 nicox (cox) B 9,18 9,135-0,38-9, ,18 + 0,27 10,95 fr , ,86 8,7 nrj GrouP (nrg) g B 8,98 8,9-0,45-2, ,98 + 0,23 9,24 fr /05/12 0, ,9-20,25 8,5 oeneo (sbt) g B 10,5 10,28-1,72 + 0, ,6-3,02 10,94 fr /07/17 0, ,95 9,83 1,36 onxeo (onxeo) g B 1,456 1, , , ,537-11,38 2,49 fr , ,09 orpéa (orp) G a 99,28 101,1 + 1,63 + 2, ,45 + 9,7 102,15 fr /07/ ,6 + 22,46 87,5 0,99 Parrot (parro) g B 7,18 7,46 + 3,76-15, ,5-5,57 9,56 fr ,12-13,76 7,05 PHarmaGest int. (pha) 52,9 53,8 + 1, , ,8 +19,56 55 fr /06/17 0, ,5 + 60,31 44,05 1,21 Pierre & Vacances (vac) g B 39,4 38,55-2,16-15, ,5-5,05 45,65 fr /03/12 0, ,55-9,61 38,55 PiXium Vision (pix) g c 2,89 3,01 + 3, , ,025-8,51 4,375 fr ,89-57,78 2,675 Plastic omnium (pom) G a 38,38 38,75 + 1,1 + 2, ,84 + 1,63 41,95 fr /05/17 0, , , ,27 PlastiValoire (pvl) B 18,06 18,6 + 3,22-0,53 DiV 8 02/05/ ,86 + 9,28 20,1 fr ,04 16,6 PsB indust. (psb) c 46,8 46,5-0,64 + 4, ,8 + 1,31 48,4 fr /04/17 1, ,5-13,25 44,2 3,87 Quantel (Qua) g c 7,34 7,38 + 0,41 + 4, ,39 + 4,53 8,12 fr , ,84 6,8 rallye (ral) a 15,08 13,75-7,97-7, ,08-3,85 16,32 fr /05/17 1, ,58-26,86 13,51 10,18 recylexsa (rx) c 10,61 10,49-2,15-19, ,71-7,98 15,35 fr /07/90 0, , ,58 10,49 rémy cointreau (rco) G a 109,6 112,4 + 2,46-2, ,9 + 8,29 116,6 fr /08/17 1, ,6 + 35,41 99,05 1,47 rexel (rxl) G a 14,2 14,35 + 1,38-5, ,35 + 3,02 15,58 fr /07/17 0, ,145-7,39 13,585 2,79 robertet sa (cbe) B 348,95 348,95 + 4, ,32 c.i.p ,95 + 4,16 348,95 fr /06/17 4, , , ,32 robertet sa (cbr) B / c.d.v. nom. fr rothschild & co (roth) a 28,6 28,6 + 0,18-6, ,9-5,61 33,85 fr /10/17 0, ,3 + 11,07 28,3 2,38 rubis (rui) a 58,25 58,85 + 1,55-0,22 DiV 2 28/07/ ,25 + 3,43 61,25 fr ,71 53,55 sartorius sted. Bio. (Dim) a 71,9 73,3 + 2, ,58 DiV 6 10/05/ ,7 + 7,32 74,4 fr /04/17 0, ,7 + 20,22 59,75 0,57 savencia (bh) B 82 82,4-0,24 + 2, ,8 + 2,49 85 fr /05/17 1, ,8 + 11,59 78,4 1,94 scor (scr) LR a 33,97 34,26 + 0,65 + 2, ,58-3,49 36,89 fr /05/17 1, ,97-2,35 33,12 4,82 seb (sk) G a 157, ,06 + 1, ,6-3,21 175,9 fr /05/17 1, ,8 + 26,56 152,4 1,1 sequana (seq) c 0,729 0, ,68 + 5, , ,81 0,9 fr ,718-27,17 0,661 ses-imagotag (sesl) g B , ,05 + 0,5 30,05 fr /06/12 0, ,25 29,45 showroomprivé (srp) g B 8,52 8,46-1, , ,72-13,67 11,7 fr ,33-64,21 6,27 siph (siph) g B 85 85,1 + 1, ,1 87,9 fr /06/14 0, ,06 83,9 soitec (soi) G B 63,4 64,95 + 2,53 + 9,25 ex-ds 13/05/16 regr.1p ,4 +15,47 71,2 fr ,4 + 50,31 54,6 solocal GPe (local) g B 1,104 1, , ,61 regr , ,25 1,297 fr , ,01 0,832 sopra steria GP (sop) a 163,8 167,2 + 2,2 + 7, ,9 +12,52 168,5 fr /07/17 2, ,6 + 32,7 145,8 1,32 spie (spie) G a 20,98 21,4 + 2,1-1, ,78 +12,16 22,4 fr /09/17 0, ,98-4,78 18,8 0,75 sqli (sqi) 37,7 37,3-0,53 + 5, ,85 + 4,78 40,2 fr /07/17 0, ,3-9, ,36 st DuPont (Dpt) g c 0,16 0,16 + 6, ,16 + 1,27 0,205 fr /09/ ,157-15,79 0,15 stef (stf) g B 93,4 94,6 + 1,29 + 0, ,9-3, fr /05/17 2, ,4 + 24, ,38 stentys (stnt) g c 1,71 1,694-1, , ,71-8,8 2,011 fr ,64-25,24 1,516 suez environnement (sev) LR a 11,35 11,56 + 1,85-21, , ,54 14,925 fr /05/17 0, ,295-15,19 10,58 5,62 supersonic im. (ssi) g c 1,914 1,94 + 1,36 + 3, ,94-0,21 2,32 fr , ,8 1,85 sword GrouP (swp) g B 36,4 37,05 + 1,51 + 9, ,05 + 5,56 37,3 fr /05/17 1, ,4 + 21,48 32,5 3,24 synergie (sdg) g B 51,5 51,9-0, , ,43 53 fr /06/17 0, ,1 + 24,76 43,55 1,16 tarkett (tktt) G a 27,3 28,44 + 4,41-18, ,58-2,74 37,34 fr /07/17 0, ,3-28,94 27,16 2,11 technicolor (tch) G a 1,665 1, ,6-40, ,717-41,89 3,328 fr /06/17 0, ,552-56,39 1,37 3,53 teleperformance (rcf) G a 121,5 124,5 + 2,64 + 4, ,2 + 7,61 127,9 fr /07/17 1, ,3 + 27, ,04 terreis (ter) B 42,1 42,6 + 1,43-0, ,6-1,84 48,2 fr /11/17 0, ,1 + 14,21 39,9 tf1 (tfi) G a 11,39 11,55 + 2,58-5, ,56 + 1,58 12,89 fr /04/17 0, ,32 + 6,35 10,95 2,42 thales (ho) LR a 94,6 96,02 + 1,39 + 6, ,6 + 9,09 96,6 fr /12/17 0, ,96 + 4,77 84,3 0,47 thermador GrouPe (thep) g B ,72 + 3, , fr /04/17 3, , ,71 tikehau capital (tko) a 24,9 24,9 + 13,44 ex D s 03/07/ ,67 25,4 fr ,9 + 6,64 21,4 touax (toup) g c 9,86 9,92-0,4-15, ,85 12,4 fr /12/14 0, ,82-10,39 9,1 transgène (tng) B 3,015 3, ,33 + 7, ,06-3,79 3,46 fr , ,41 2,76 trigano (tri) g B 143,5 142,7-0,42-3, ,5-0,7 162,7 fr /01/18 1, ,6 + 58, ,91 ubisoft entertainment (ubi) G a 67,04 69,32 + 3,34 + 8, ,68 + 7,57 71,72 fr , ,96 61,6 Vallourec (vk) G a 4,442 4,417-0,59-12, ,472-7,96 6,078 fr /06/15 0, ,373-21,99 4,304 ValneVa (vla) g B 3,5 3,55 + 1, , ,575-1,39 3,71 fr , ,54 2,78 Vicat (vct) G a 64,6 65,3 + 1,32-0, ,75 + 2,59 70,9 fr /05/17 1, ,6 + 5,31 62,5 2,3 Vilmorin & cie (rin) G a 74,3 73,5-0,81-16, ,5-12,71 91,9 fr /12/17 1, ,4 + 11,35 69,7 2,18 VirBac (virp) g a 125,6 125,6 + 0,8 + 1, ,8 + 7,72 127,8 fr /06/15 1, , VranKen-PommerYm. (vrap) B 23,5 23,4-1,68-0, ,7-0,85 24,4 fr /07/17 0, ,4 + 2,63 22,6 3,42 wavestone (Wave) B 131, ,06 + 7, ,8-2,35 143,8 fr /08/17 0, ,6 + 56, ,46 wendel (mf) G a 141,2 142,5 + 0,85-1, ,7 + 3,79 152,6 fr /05/17 2, ,2 + 29, ,65 worldline (Wln) G a 41,24 42,74 + 2,49 + 5, ,9 + 1,96 47 fr , ,42 40,46 X-FaBsilicon (Xfab) a 9,2 9,02-1,53-6, ,2-7,77 11 be ,95 8,5 XPo logistics (Xpo) g a , ,5 294 fr /07/17 1, , zodiac aerospace (Zc) LR a 24,7 24,96 + 3,61 + 0, ,97-0,08 25,09 fr /01/17 0, ,7-8,77 23,87 Autres Valeurs de la Zone euro Gemalto (Gto) L a 49,68 49,5-0,42 4, ,77-0,14 49,95 11,75 nl /05/17 0, ,5-18,59 49,27 nokia (nokia) R a 4,776 4, , ,73 0, , ,83 4,88 16,14 fi /05/17 0, ,74-2,35 3,845 3,56 ses (sesg) LR 12,565 12,73 + 2,04-2, , ,32 14,095 lu /04/17 1, ,49-34,3 10,55 10,53 VAleurs Zone InternatIonale General electric (Gne) 11,72 11,82 + 1,9-19,54 1, ,82-2,8 16,12 us usd 23/02/18 0, ,68-58,34 11,28 HsBc (hsb) 7,848 7, ,53-7,35 52, ,94-5 8,996 Gb usd 22/02/18 0, , ,62 7,818 lafargeholcim ltd (lhn) a 44,85 45,13 + 0,76-4, ,43-2,84 51,1 ch chf 08/05/ ,71-16,47 43,68 rusal Plc (rusal) + 3,64 + 2,7 reg. s -12,31 13 us usd 05/09/17 0, ,58 11 schlumberger (slb) a 53 53,6 + 0,75-4,05 3, ,8-3,94 65,4 an usd 06/02/18 0, ,73 52 stallergenes Greer (stagr) a 31,6 32,25 + 1,74-16, ,25-1,07 41,7 Gb00bZ21rf ,5 + 3,6 29,5 srd suite Valeurs françaises srd suite Valeurs françaises ala cote a changé. Vous pouvez retrouver les Bourses internationales sur A : indicateur acompte, solde ou total du dividende. BPA : bénfice par action. PER : price earning ratio. les plus hauts et plus bas ajustés sont sur l année civile. les valeurs classées par ordre alphabétique sont regroupées en trois classes de capitalisation signalées par les lettres a pour les capitalisations supérieures à 1 milliard d euros, B pour les capitalisations comprises entre 1 milliard d euros et 150 millions d euros et c pour les capitalisations inférieures à 150 millions d euros. L : valeurs de l indice cacnext20. R : valeurs de l indice caclarge60. G : valeurs de l indice cacmid60. g : valeurs de l indice cacsmall. les bénéfices par action : source facset Jcf estimates. mise en ligne intégrale des informations réglementées sur Valeurs mnémo / info / ouv clot % Veil % an bpa ost vol. + haut % mois + haut an per isin / Devise / Date Détach. / Div nb titres + bas % 52 s. + bas an rdt Valeurs mnémo / info / ouv clot % Veil % an bpa ost vol. + haut % mois + haut an per isin / Devise / Date Détach. / Div nb titres + bas % 52 s. + bas an rdt Valeurs mnémo / info / ouv clot % Veil % an bpa ost vol. + haut % mois + haut an per isin / Devise / Date Détach. / Div nb titres + bas % 52 s. + bas an rdt euronext séance du CaC 40 : 5254,1 (1,28 %) next 20 : 11421,22 (0,98 %) CaC large 60 : 5819,34 (1,25 %) CaC all-tradable : 4150,81 (1,24 %) Date De ProroGation : 26 mars srd Valeurs françaises Valeurs mnémo / info / ouv clot % Veil % an bpa ost vol. + haut % mois + haut an per isin / Date Détach. coupon / Div nb titres + bas % 52 s. + bas an rdt Valeurs mnémo / info / ouv clot % Veil % an bpa ost vol. + haut % mois + haut an per isin / Date Détach. coupon / Div nb titres + bas % 52 s. + bas an rdt

35 Les Echos Vendredi 9, samedi 10 mars 2018 FINANCE & MARCHES // 35 changes : cours au comptant var. var. cours veille année 1 euro en devise bce en % en % cours de changes croisés eur usd gbp chf sek dkk jpy (100) cad coursa TerMe de l euro contre les principalesdevises usd gbp chf sek dkk jpy (100) cad Taux bons du trésor Marché obligataire euromts indice var % 31/12 var % indices de référence des emprunts à taux variables moy. tmm euribor tme tmor. mens. 1 mois 3 mois pub. priv. source cdc ixis moy. eonia euribor tec the thor. hebdo 1 mois 3 mois 10 pub. priv. Taux marchés monétaires et eurodevises marchés monétaires jour 1 mois 3 mois 6 mois 1 an pays taux de référence taux en % principaux taux directeurs ecarts de taux avec l allemagne 6 mois 2 ans 5 ans 7 ans 10 ans allemagne 100,30-0,54-0,02 0,29 0,60 portugal -0,30 0,19 0,56 0,69 1,11 france -0,05 0,07 0,17 0,18 0,30 espagne -0,07 0,36 0,41 0,60 0,85 italie -0,09 0,23 0,75 0,95 1,32 paris OR (euros cpror/*cours hebdo) COURS PriMe Prec. lingot florins 209-0, dollars* , dollars , dollars , roubles* pesos , latine 198-1, napoleon 204 0,99 205,7 1/2 napoleon* 114,5 13,37 114,5 souverain eli i* 263,9 3,63 263,9 souverain 262,9 3,23 253,1 1/2 souverain* 135 6, suisse ,2 tunisienne* 204 0, mark* 262 5, krugerrand , lingotin 500grs , lingotin 250grs , lingotin 100grs , argent c3e (euro Par kilo) (csfanmp) 138,07 517,75 palladium (euro Par kilo) (csfanmp) Fix Fix platine (euro Par kilo) (csfanmp) Fix Fix Londres (en dollars) antimoine 99,65% (par tonne) bismuth 99,99% (par lb) 5,2 5,2 cadmium 99,95% (par lb) 1,38 1,38 cobalt (cathodes) 99,80% (par lb) 38,5 38,5 eponge detitane 99,60% (par kg) 7,75 7,75 ferromanganese (hc) (par tonne) ferro molybdene (par kg) 30,25 30,25 germanium (par kg) selenium 99,50% (par lb) silicium (par tonne) MéTaux précieux MéTaux non Ferreux MéTaux stratégiques produits pétroliers sucre London BuLLion MarKeT argent (en cents Par oz) Fixage or (en dollars Par oz) Fix palladium (en dollars Par once troy) platine (en dollars Par once troy) new YorK argent (en cents Par once) settlement settlement Mars 18 16,43 16,43 Mai 18 16,51 16,51 Juil ,59 16,59 sept ,7 16,63 déc ,84 16,82 or (en dollars Par once) settlement settlement avr ,7 1326,3 aout ,5 1337,8 déc ,3 1348,2 avr ,6 1366,2 déc ,9 platine (en dollars Par once) settlement settlement avr ,3 954,2 Juil ,5 960 oct ,1 964,5 JaNv ,4 970 avr ,6 0 London MeTaL exchange alliaged`alumin. (en $ par tonne) cash Mois vol aluminium (en $ par tonne) cash ,5 2135, Mois 2131, , vol cuivre (en $ par tonne) cash 6872, ,5 3 Mois stocks etain (en $ par tonne) cash Mois vol nickel (en $ par tonne) cash Mois vol plomb (en $ par tonne) cash 2418,5-2419, Mois vol Zinc (en $ par tonne) cash 3286, Mois 3286, vol london daily price: 13,09 cts/lb londres (en dollars Par tonne) clôture clôture vol Mai ,8 355, aout , oct ,7 353,1 615 déc ,3 359,3 182 Mars , new york (en cents Par lb) clôture clôture vol Mars 18 13,48 13,49 Mai 18 12,89 12, Juil ,1 13, oct ,48 13, Mars 19 14,28 14, blé de meunerie n 2 à paris (en euros Par tonne) settlement settlement vol Mars , Mai ,5 163, sept ,5 169, blé à chicago (en cents Par boisseau) settlement settlement vol Mars , Mai ,25 497, sept , mais à paris (en euros Par tonne) settlement settlement vol Mars JuiN ,25 161, aout , mais à chicago (en cents Par boisseau) settlement settlement vol Mars , Mai ,5 386, Juil ,5 393, riz à chicago (en cents Par lb) settlement settlement vol Mars 18 12,26 12,45 Mai 18 12,43 12, Juil ,62 12,72 25 avoine à chicago (en cents Par boisseau) settlement settlement vol Mars ,75 261,25 3 Mai , Juil ,5 265,25 33 blé fourrager à londres (en Par tonne) settlement settlement vol Mars Mai , Mai , new york (cont. No2 - en cents Par lb) settlement settlement vol Jou r 112,45 115, uranium nymex (en $ par lb) settlement settlement vol Mars aout 18 22,45 22,45 déc ,9 22,9 nymex ( en $ Par Mbtu) clôture clôture vol avr. 18 2,75 2,79 JuiN 18 2,82 2,85 Juil. 18 2,87 2,9 powernextgas spot clôture clôture vol Nord da 18,69 19,91 powernextgas futures settlement settlement vol avril ,26 18,26 Mai ,05 17,84 JuiN ,97 17,9 Prix indicatif de l'organisation internationale du café (cents us/livre) : Prix composé : Moyenne quinze derniers jours : londres-robusta (en $ par tonne) clôture clôture vol Mars Mai Juil Nov JaNv new york-arabica (en cents par lb) settlement settlement vol Mai ,3 120, sept ,85 125, déc ,25 128, Mars ,7 131, Prix indicatif de l'organisation internationale du cacao (dollars/tonne) : le 06/03/ Prix indicatif : 2441,34 londres (en Par tonne) clôture clôture vol Mars Mai Juil déc Mars new york (en $ Par tonne) settlement settlement vol Mars Mai sept déc Mai rotterdam (barges - Fob) (en $ Par tonne) gas oil 0.1% sul. 540,5 541,5 fuel Fuel oil (hs 180) 372,5 375,5 Fuel oil (hs 380) ,5 singapour gasoline 97 75,8 76,6 gas oil 74,79 74,44 Fuel oil (180) Fuel oil (380) 362,5 366,5 new YorK cuivre (en cents par lb) settlement settlement vol avr. 18 3,07 3, Mai 18 3,08 3, JuiN 18 3,09 3, Juil. 18 3,1 3, nymex emissions (en euros Par tonne) clôture clôture vol spot 10,77 10,28 ice (en gbp Par MWh) clôture clôture vol base 40,69 40, PoiNte 46,28 46, icefutures (engbp Par MWh) clôture clôture vol base Mar 18 50,65 50,65 base Jul 18 44,18 43,47 PoiNte Mar 18 53,37 53,37 PoiNte Jul 18 47,84 47,16 veau vivant - bresil - brl : le 07/03//18 betail vivant - cme - usd : le 07/03//18 betail d'engrais - cme - usd : le 07/03//18 Porc Maigre - cme - usd : le 07/03//18 Porc FraNce e - eur : 1.5 rj crb 197,31 198,09 reuters com. 2344, ,74 Moodys com. 6160, ,78 or industriel lmex 3293,3 3335,3 KuaLa LuMpur etain (en dollars par tonne) settlement settlement vol Jou r cuivre (girm): cathodes : 5673 a compter du 08/03/ autres demi produits cuivreux : base cuivre 646,53 depuis le 08/03 base laminé laiton 1 titre 553,44 depuis le 08/03 base laminé laiton 70/30 561,91 depuis le 08/03 base laminé laiton 85/15 604,22 depuis le 08/03 base laminé bronze 94/6 736,82 depuis le 08/03 base laminé bronze 94/4 706,72 depuis le 08/03 indice cotlook a : 91,9, le 08/03//18 new york (cont. n 2 - cents par lb) settlement settlement vol Mars 18 84,2 85,35 Mai 18 85,12 82, Juil ,55 82, café électricité émission co2 uranium cacao céréales indices BeTaiLs jus d orange gaz naturel coton chicago (en $ Par 1000 bdft) settlement settlement vol Mars ,5 497,6 Mai ,6 Juil ,1 465,9 Bois produits pétroliers londres-brent (en $ Par baril) clôture clôture vol Jour 63,61 64,58 avr ,78 65,76 Juil ,17 64, londres-gazole (en $ Par tonne) clôture clôture vol Mai , JuiN ,75 570, Juil ,75 569, Nov ,25 564, Fév ,5 558, newyork nymex wti (en $ Par baril) clôture clôture vol avr ,12 61, Mai 18 60,06 61, JuiN 18 59,91 60,75 37 Juil ,64 60,38 sept ,84 59,45 1 dollar us 1,2421 0,00 0,04 livre sterling 0,8915-0,12 0,47 FraNc suisse 1,1697-0,08 0,00 couronne danoise 7,448-0,05 0,01 couronne Norv. 9,6535-0,44-2,00 kuna croate 7,4378 0,11 0,08 couronne suedoise 10,1817-0,27 3,67 dollar canadien 1,5947-0,47 5,65 yen JaPoNais 130,6945-0,75-3,47 dollar australien 1,582-0,34 2,89 rouble russe 70,3756-0,22 1,76 roupie indienne 80,235-0,38 4,66 dollar Neo-zelaNdais 1,697-0,48 0,34 couronne tcheque 25,4068-0,06-0,52 ForiNt hongrois 311,76-0,16 0,32 zloty PoloNais 4,2046-0,06 0,69 lev bulgare 1,9562 0,03 0,01 dollar hong-kong 9,6568-0,68 2,93 WoN sudcoreen 1322,71-0,13 3,27 Peso MexicaiN 23,1019-0,48-2,13 real 4,0162-0,25 1,02 dollar singapour 1,6228-0,50 1,06 rand sud-africain 14,6984 0,07-1,09 livre turque 4,7139-0,13 3,50 renmibi yuan 7,8105-0,50 0,07 rupiah 16996,474-0,43 4,51 Peso PhiliPPiN 64,227-0,56 7,01 ringgit Malais 4,8199-0,52-1,25 bath thalandais 38,6337-0,63-1,17 eur 1 0,812 1,1218 0,8549 0,0982 0,1343 0,7651 0,6271 usd 1, ,3814 1,0528 0,1209 0,1653 0,9422 0,7722 gbp 0,8915 0, ,7621 0,0875 0,1197 0,6821 0,5589 chf 1,1697 0,9499 1, ,1149 0,157 0,895 0,7334 sek 10,1817 8,268 11,4221 8, ,3669 0,0779 6,3842 dkk 7,448 6,0492 8,3564 6,3682 0, ,6996 4,6707 jpy 1,3069 1, , ,73 12,8358 0, ,8195 cad 1,5947 1,295 1,7891 1,3635 0, ,4103 1, bce taux pret marginal 0.25 % Taux repo (refi) 0.00 % Taux depot % royaume uni taux jour le jour 0.42 % Taux de base 0.50 % usa taux jour le jour 1.47 % fonds federaux 1.50 % 2 ans 2.31 % 10 ans 2.89 % japon bojtokyo % Taux Jour le Jour % Taux repo (refi) % 10 ans 0.02 % FraNce 247, , ans 171, , ans 235, , ans 286, , Plus 15 ans 332, , Plus 25 ans 341, , emtxi-be 234, , Zone euro -0,35/-0,50-0,37/-0,62-0,33/-0,48-0,27/-0,42-0,18/-0,43 comptant achat 1,2314 0,8914 1, ,1810 7, ,6900 1,5946 vente 1,2315 0,8915 1, ,1824 7, ,6990 1,5948 a 1 mois achat -0,0096-0,0020 0,0000-0,0374-0,0020-0,6764-0,0082 vente -0,0099-0,0026-0,0001-0,0408-0,0026-0,6811-0,0086 a 3 mois achat -0,0149-0,0018 0,0007-0,0363-0,0006-0,7379-0,0133 vente -0,0152-0,0043 0,0005-0,0398-0,0015-0,7466-0,0137 a 6 mois achat -0,0239-0,0066 0,0019-0,0345 0,0026-0,7994-0,0219 vente -0,0242-0,0072 0,0016-0,0391 0,0011-0,8157-0,0224 a 12 mois achat -0,0434-0,0130 0,0042-0,0347 0,0086-0,8817-0,0419 vente -0,0439-0,0139 0,0039-0,0417 0,0028-0,9129-0,0427 janv. 16-0,2271-0,221-0,146 0,90 1,10 1,10 fév. 16-0,2404-0,247-0,185 0,65 0,85 0,85 mars 16-0,293-0,31-0,23 0,56 0,76 0,76 avr. 16-0,3376-0,341-0,249 0,50 0,70 0,70 mai 16-0,3378-0,348-0,257 0,55 0,75 0,75 juin 16-0,3326-0,356-0,268 0,45 0,65 0,65 juil. 16-0,3279-0,369-0,294 0,23 0,43 0,43 août 16-0,3398-0,37-0,298 0,21 0,41 0,41 sept. 16-0,343-0,371-0,302 0,25 0,45 0,45 oct. 16-0,3462-0,371-0,309 0,36 0,56 0,56 nov. 16-0,3486-0,373-0,313 0,70 0,90 0,90 déc. 16-0,3501-0,373-0,313 0,80 1,00 1,00 janv. 17-0,3511-0,371-0,325 0,91 1,11 1,11 fév. 17-0,353-0,372-0,329 1,11 1,31 1,31 mars 17-0,3532-0,372-0,329 1,10 1,30 1,30 avr. 17-0,3563-0,372-0,33 0,97 1,17 1,17 mai 17-0,3585-0,373-0,329 0,87 1,07 1,07 juin 17-0,3569-0,373-0,33 0,71 0,91 0,91 juil. 17-0,359-0,373-0,33 0,89 1,09 1,09 août 17-0,3561-0,372-0,329 0,78 0,98 0,98 sept. 17-0,3573-0,372-0,329 0,77 0,97 0,97 oct. 17-0,3589-0,372-0,33 0,77 0,97 0,97 nov. 17-0,3513-0,372-0,329 0,65 0,85 0,85 déc. 17-0,3411-0,369-0,328 0,62 0,82 0,82 janv. 18-0,3614-0,369-0,328 0,82 1,02 1,02 fév. 18-0,3649-0,37-0,329 0,97 0 1, ,364-0,369-0,328 0,89 0,84 1,04 1, ,363-0,369-0,328 0,88 0,84 1,04 1, ,361-0,369-0,328 0,93 0,84 1,04 1, ,363-0,371-0,329 0,93 0,98 1,18 1, ,363-0,369-0,329 0,89 0,98 1,18 1, ,366-0,369-0,329 0,88 0,98 1,18 1, ,367-0,369-0,329 0,93 0,98 1,18 1, ,365-0,369-0,329 0,92 0,98 1,18 1, ,365-0,37-0,329 0,96 0,98 1,18 1, ,365-0,369-0,329 0,93 0,98 1,18 1, ,363-0,369-0,329 0,92 0,98 1,18 1, ,362-0,369-0,328 0,97 0,98 1,18 1, ,364-0,369-0,328 0,94 1,02 1,22 1, ,366-0,369-0,328 0,94 1,02 1,22 1, ,366-0,369-0,329 0,95 1,02 1,22 1, ,368-0,37-0,329 0,92 1,02 1,22 1, ,369-0,37-0,329 0,93 1,02 1,22 1, ,368-0,37-0,328 0,91 0,98 1,18 1, ,368-0,37-0,328 0,89 0,98 1,18 1, ,368-0,371-0,328 0,90 0,98 1,18 1, ,37-0,371-0,328 0,89 0,98 1,18 1, ,361-0,37-0,327 0,85 0,98 1,18 1, ,351-0,371-0,327 0,85 0,90 1,10 1, ,362-0,37-0,327 0,85 0,90 1,10 1, ,362-0,37-0,327 0,86 0,90 1,10 1, ,362-0,371-0,327 0,88 0,90 1,10 1, ,365-0,371-0,327 0,87 0,90 1,10 1,10 euronext//taux&changes//matières premières Taux et changes MaTières premières fr a.s.t. groupeg c 8,29 8,48 8,22 8,48 + 2, fr abeo c 37,5 37,5 37,4 37,5 + 0, fr acteosg c 4,02 4,11 3,95 4,1-0, be ad capital 0,105 fr adl partnerg c 16,25 16, ,2-0, fr adux (ex:hi media) c 4,96 4,96 4,84 4,87-1, fr advenisg c 1,905 1,905 1,73 1,895-0, fr advicenne c 13,206 13,208 13,206 13,208+ 0, fr advini c 34,8 fr affine reg c 16,82 16,82 16,72 16,72-0, fr afone c 7,25-1,27 fr alpha mos c 0,484 0,55 0,472 0,472-2, fr altareit b ,66 1 fr amoebag c 16,74 16,74 16,08 16,2-2, fr antalis b 1,862 1,888 1,862 1, , fr argang b 38,8 39,1 38,2 38,9 + 0, fr artea c 7,25 fr artois a fr ateme c ,72 18, fr au femining b 38,6 38,7 38,6 38, fr augros cp c 4,14 4,14 4,14 4,14-16, fr aures tech. c 44,5 45,45 44,5 45,25 + 2, fr awoxg 2,13 2,15 2,12 2,15 + 1, fr baccarat b 220 mc bains monaco b 54,4 54, , fr balyo c 6,51 6,59 6,38 6,59 + 1, fr barbara bui c 6,9 fr bastide c 48,2 49,9 48,1 48,1 + 1, fr bleecker c fr blue solutionsg 16,95-2,31 fr bourbongg a 6,28 6,3 6,18 6,26-0, fr bourse direct c 1,79 1,8 1,75 1,76 + 0, fr business et dec.g c 7,92 fr cafom c 10,4 10,7 10,3 10,7 + 4, fr capelli 46,1 46, ,4 + 0, fr carp.de partic. c 51 fr castg c 3,46 3,46 3,45 3, fr catering inter.g b 16, ,45 16,5-2, fr cbo territoriag c 4,1 4,13 4,08 4,1 + 0, fr cca intern. c 4,99 fr cegedimg b 40,4 41,2 40, , fr cegerealg b 40, , , fr cellnovog c 3,16 3,2 3,09 3,15 + 0, fr cerenisg b 2,01 2,06 1,89 1,89-4, fr cfi c 1,52 + 9,46 fr chausseria sa c 17,4 fr cibox inter.g c 0,327 0,327 0,312 0,32-2, fr clayeuxg c 0,15 fr cnimg b , fr coherisg c 2,55 2,62 2,55 2,57 + 1, nl constellium 11 fr courtois c fr cralpes prov. c 100,88 102,1 100,88 102,02 + 1, fr cr atl. vendée c ,48-0, fr cr brie picard. b 26,055 26,195 26,055 26,1 + 0, fr crille vilaine c 87,74 87,74 86,75 87,5-0, fr crlanguedoc c 64, ,3 64,41 + 0, fr crloire hte-loire c 84,59 84,8 84,3 84,79 + 0, fr crmorbihan c 73,19 73,19 72,4 72,41-1, fr cr nord france b 20,9 21,15 20,9 21,15 + 1, fr crnorm. seine c 126,3 127,74 125,8 127,74 + 1, fr cr paris idf b 84,7 86,05 84,4 86,05 + 1, fr cr rhône-alpes c 184,2 186,6 184,2 186,6 + 1,3 455 fr crtoulouse c 109,4 109, ,6 + 0, fr cr tour. poitou c 93,91 95,4 93,91 95,4 + 1,6 277 fr crosswood c 3,08 fr cs-com. et syst.g c 6,58 6,6 6,44 6, fr daletg c 12,3 12,3 12,3 12,3-0, fr dane-elec memoryg c 0,56 fr deinove 3,79 4,175 3,685 3,955+ 4, fr delta plus group b 54, ,9 508 fr digigram c 0,75 fr dms c 1,65 1,65 1,62 1,625-0, fr docks pétroles a c 545 fr dom securityg c 60 60,4 59,8 60,4 + 0,67 87 fr ecag c 19,4 19,6 19,2 19,6 + 1, fr egideg c 2,37 2,37 2,31 2,32 + 1, fr elect. strasbourg b ,5 132,5-1,85 90 fr electro powerg c 10,05 10,05 9,8 9, fr encres dubuitg c 5,72 5,74 5,72 5,74 + 0, fr essog b 48, ,8 49,7 + 5, fr euler hermes gpg a ,8 121, fr eurasia fonc inv c 0,098 fr euromedis groupeg c 7,15 7,15 7,15 7,15 1 fr europacorpg c 2,29 2,36 2,24 2,25-0, fr exacompta clairef. c fr expl. prod. chim. c 890 fr expl. prod. chim. c 870 fr f.i.e.b.m. c 6,25 fr f.i.e.b.m. c 137 fr f.i.p.p. c 0,276 0,276 0,269 0,276-0, fr fauvet-girel g c 20,4 fr fermentalgg 3,1 3,11 3,08 3,1 + 0, fr fermière cannes b 1610 fr fiducial office c 29,4 29,4 29,4 29,4 1 fr fiducial re b fr fin. moncey a 6350 fr finatis b 50, , fr fleury michon b 48,5 48,6 48,1 48,6-0, fr foncière 7 inv. c 2,64 fr foncière atland c 110 fr foncière euris b fr foncière inea b 39,3 39,3 38,6 39,3 + 1, fr foncière paris nord c 0,046 0,046 0,045 0,045-1, fr foncière r-paris c 34,97 fr foncière volta c 4,04 4,04 4,04 4, fr française energie c 16,9 16,95 16,6 16, fr frey b 25,4 25,4 25,4 25,4 109 fr fsdv c 43,8 fr galimmo c 24,2 24,2 24,2 24,2 1 fr gaumont b 133,5 134,5 133,5 134,5 + 1, fr gea c ,97 51 fr generixg c 2,85 2,9 2,82 2,9 + 1, fr genomic visiong 2,73 2,78 2,68 2, , fr gérard perrier c 57, , , fr gfi informatiqueg b 8,06 8,14 8,06 8,12 + 0, fr graines voltz c 45,4 45,4 45,4 45,4 + 0, fr groupe ird c fr groupe jaj c 1,9 fr groupe openg c 36 36,85 35,95 36,7 + 2, fr groupe pizzorno c 26,8 26,9 26,8 26,9 + 1, fr groupe sfpi c 3,12 3,12 3,12 3, fr groupe vial c 0,91 fr guerbetg b 62 64, ,5 + 3, fr guillemot corp.g c 4,05 4,39 4,05 4,26 + 7, fr guy degrenne c 0,348 0,348 0,348 0,348 1 fr herigeg c 40,9 41,2 40,9 41,1 + 0,49 11 fr hfcompanyg c 9 9 8, fr hipay group c 13,15 13,2 12,8 13,05-1, fr hopscotch groupegc 8,16 8,16 8,16 8,16 61 fr idi b 44,2 45,2 44,2 44,2 376 fr ige + xaog c ,7 228 fr immo. dassault b48,9 48,9 48,8 48,8-0, fr immo. hôtelière c 1,04 fr ind. fin. ent. c fr infotelg c 53,8 55,2 53,8 55,2 + 0, fr innelec mult.g c 6,2 6,34 6,18 6,28 + 0, fr installux sa c ,91 8 fr intexa c 2,3 fr inventiva b 5,96 6,06 5,96 6, fr it linkg c 12,7 12,7 12,45 12,65-0, fr itesoftg c 3,7 3,8 3,7 3,8 + 2, fr itsgroupg c 6,76 6,76 6,68 6,76-0,3 469 fr jacques bogart c 8,92 8,92 8,9 8,9 + 0, fr keyrusg c 7,82 7,88 7,78 7,88 + 0, fr la foncièreverte c 57 fr lacroix sa c 34,8 34,8 32,8 33,1-4, fr lafuma c 24,2 24,6 24,2 24,6 114 fr lanson-bcc b ,2 35,4-2, fr laurent-perrier b , fr le tanneurg c 2,34 2,34 2,34 2,34+ 18, fr lebon c 192,5 192,5 192,5 192,5 96 fr les hôtels de paris c 2,3 fr les nx constr. b 51, ,2 51,8-0, fr lexibookg c 1,37 1,43 1,37 1, fr locindus b 21,2 21,2 20,7 20,7-1, fr malteries fr-b c 545 fr manutan inter.g b 96 96, ,4 + 0, fr maurel & promg a 3,485 3,485 3,44 3,44-0, fr mcphy energyg 5,01 5,03 4,975 4,995-0, fr mecelec c 2,03 2,09 1,99 2,09 + 0, fr medasysg c 0,409 0,41 0,409 0,41 + 0, fr média 6 c 14,25 14, ,15-0,7 46 fr memscapg c 2,24 2,25 2,21 2, fr micropoleg c 1,355 1,38 1,35 1,38 + 1, fr mndg 5,6 5,6 5,48 5,55-0, fr moul. strasbourg c 755 fr mr bricolage sa b 14,45 14,55 14,45 14,55 + 1, fr mrm c 1,74 1,74 1,74 1,74 + 0, fr musée grévin c 79,5 fr nanobiotixg b 12,95 13,41 12,92 13,3 + 2, fr neopostg a 23,3 23,66 23,3 23,5 + 0, fr neuronesg b 28,3 28,3 27,2 28-1, fr nextstage c ,95 6 fr officiis propertiesg c 1,3 1,3 1,27 1, fr olgroupeg c 2,89 2,91 2,89 2, fr orapig c 9,7 9,72 9,7 9,72 + 0,21 48 fr orchestra-pre. c 3,41 3,47 3,4 3,42 + 0, fr orege 3,54 3,54 3,54 3,54-0,28 1 fr paragon id c 1,19 1,2 1,19 1,198+ 0, fr parefg c ,7 50 fr paris. de chauf. b ,94 5 fr passat c 4,63 4,7 4,63 4,64 + 0, fr patrimoine & com b ,5 19, fr pcas g c 18,44 18,64 18,44 18,58-0, fr poujoulat c 40,6 fr poxelg c 6,24 6,33 6,15 6, fr precia g c 210 fr prismaflexg c 17,7 17,95 17,7 17,7 104 fr prodways group b 4,5 4,55 4,485 4,52 + 0, fr prologueg c 0,685 0,694 0,685 0,694+ 0, fr quotium tech. c 21,8 fr ramsay gds b ,4 16,8-1, fr riberg c 3,82 3,82 3,7 3,79-0, fr robertet sa b , fr s.a.m.s.e. b fr sabeton c 24,4 fr scbsmg c 6,85 6,95 6,8 6,95 + 0, fr séché env.g b 31,6 31,6 30,9 31,1-0, fr selectirente c fr sergeferrari group c 11,2 11,2 10,95 10,95-2, fr signaux girod c 23,1 24,2 23,1 24,2 + 4, fr sii c ,5 24,7 + 0,82 78 fr smcp a 19,908 20,3 19,908 20,295+ 1, fr smtpcg b 26,4 26,85 26,2 26,3 + 0, fr soc. fr. casinos c 2,78 fr sodifrance c fr soditech ing. c 1,15 fr sofibus c 176 fr soft computingg c 13, , , fr sogeclairg c 48, , ,2 141 fr spir com. c 3,53 fr tayninh c 1,35 fr tessig b , , fr thermocompactg c 35,5 fr tipiak c ,12 40 fr tivoly c 36,2 37,2 36,2 37,2 + 2, fr agrogeneration 0,43 0,454 0,418 0,418-2, fr auplata 0,145 0,148 0,143 0,143-2, fr biocorp 12,3 12,3 12,3 12,3 + 0, fr biophytis 3,64 3,79 3,55 3,78 + 3, fr carbio 7,73 7,78 7,72 7,78 + 0, fr carmat 21,15 21,15 20, , fr esker 52,2 52,4 52,1 52,4 + 0, fr evolis 38, , , fr europlasma 0,18 0,18 0,177 0, fr gaussin 0,46 0,498 0,422 0, fr groupe guillin 36 36,25 35,95 36,2 + 0, fr groupe parot 9,44 9,46 9,26 9,46-0, fr hiolle industries 4,14 4,28 4,14 4,24 + 3, fr hybrigenics 0,528 0,559 0,523 0,545+ 1, fr implanet 0,54 0,54 0,51 0,515-5, fr leadmedia group 0,29 fr mastrad 0,518 0,518 0,49 0,508-1, fr neovacs 0,479 0,484 0,47 0,474-2, fr nextedia 1,004 1,02 0,999 1, fr nscgroupe 60 fr piscines desjoyaux 14,4 14,55 14,35 14,35-0, fr theradiag 1,57 1,625 1,57 1,615+ 1, fr umanis 13 13,2 12,9 13,1 + 0, fr vergnet 0,64 fr voy. du monde ,5 + 0, actions euronext hors srd françaises isin valeur ouv +ht +bs clôt écart vol actions euronext hors srd suite françaises isin valeur ouv +ht +bs clôt écart vol isin valeur ouv +ht +bs clôt écart vol euronext growth (sélection) fr tonna elect. c 0,53 fr toupargel groupe c 4,58 4,58 4,58 4, fr tour eiffel b 53,4 53, ,2-2, fr txcellg 1,316 1,322 1,276 1,296-1, fr u10g c 3,55 3,63 3,55 3,63 + 2, fr unibel a 920 fr union fin. fr. bque g b 32,2 32, ,2 + 0, fr utig c 1,07 1,07 1,01 1,045-1, fr valtech 12,5 fr verneuil part. c 3,28 3,28 3,28 3, fr vetoquinolg b 54 54,2 52,4 54,2 + 0, fr videlio (ex:iec) c 1,62 1,62 1,62 1,62 1 fr viel et cieg c 5,3 5,4 5,2 5,4 + 3, fr viktoria investg c 4,74 fr visiodentg c 2,3 2,3 2,3 2,3 260 fr voltalia b 9,05 9, , fr xilam animationg c 51,2 51,7 50,7 51,4 + 1, fr ymagisg 9,48 9,5 9,46 9,46-0, autres valeurs de la Zone euro lu aperam a 41,21 41,46 40,56 40,74-1,05 it beni stabili 0,663 0,663 0,661 0,661-0,6 318 be celyad c 31,9 31,9 31,04 31,18-1, nl cnova nv a 4,04 4,04 4,02 4, be dexia c 9,7 9,78 9,66 9,72 + 0, nl euronext a 59,7 59, ,6 + 0, it fedon c 13,49 ie00bjys1g50 mainstay medical 13,7 + 0,65 be montea cva 43,8 44,1 43,5 44,1 + 0,92 fi nokiar a 4,776 4,827 4,74 4,779+ 0, be rentabiliweb gpg c 8,98 nl robeco nv 36,73 36,73 36,73 36,73 + 0,16 nl rolinco 38,34 38,34 38,34 38,34 + 0,45 VaLeurs Zone internationale us00287y1091 abbvie 58 ch agta record b 65,5 65,5 65,5 65,5 + 0,77 93 sn bras. ouest afr. c 515 cm brass. cameroun b ,9 1 us caterpillar inc , ,5 + 1,25 22 sn cfoa c 3,52 us19122t1097 coca cola enter. 45,57 gb diageo 26,645 26,645 26,645 26,645-1,06 3 us lilly and co 62,5-1,58 ci forestière eq. c 800 us gds rusal ,64 ch geneurog b 6,68 6,68 6,1 6,24-6, us hexcel 53,5-1,87 us infosys c 14,2 + 0,7 ma maroc telecom 13,15 13,3 13,15 13,3 + 1, isin valeur ouv +ht +bs clôt écart vol actions euronext hors srd suite françaises us58933y1055 merck and co inc 43,6 43,6 43,6 43,6 + 1,4 90 us procter & gamble 64,8 64,8 64,2 64,2 + 0, lu rorento cdh 59,13 us rusal plc 19,91 ch televerbier c 52 ga total gabon a 144,5 146, us91912e1055 vale sa 10,124-3,39 bmg9887p1068 Zcilimited c 0,02 ala BOURSE avec Consultez les cotations en direct sur tous les marchés internationaux certificat investir 10 INVESTIR 10 GRANDES VALEURS igs10 - Fr btf taux 1 Mois -0,62 3 Mois -0,64 6 Mois -0,62 9 Mois -0,60 1 an -0,58 2 ans -0,48 5 ans 0,16 10 ans 0,93

36 36 // FINANCE & MARCHÉS Vendredi 9, samedi 10 mars 2018 Les Echos sicav//fcp val. unit date dernier désignation hors frais de la dividende net des valeurs en euros** valor. en euros** code isin mont. date classification val. unit date dernier désignation hors frais de la dividende net des valeurs en euros** valor. en euros** code isin mont. date classification val. unit date dernier désignation hors frais de la dividende net des valeurs en euros** valor. en euros** code isin mont. date classification val. unit date dernier désignation hors frais de la dividende net des valeurs en euros** valor. en euros** code isin mont. date classification Mirabaud Asset Management Tél A la recherche d une gestion active de conviction? Tous les details de nos solutions d investissement à disposition ici : LU Pictet-emerging europe 375,76 08/03 LU Pictet-emerging mkts 665,8 08/03 LU Pictet-eur Bonds 548,42 08/03 LU Pictet-euroPean sust. eq. 245,66 08/03 LU Pictet-gloBal emerg.debt 372,77 08/03 LU Pictet-greater china 632,62 08/03 LU ram (l) sf em mktcore eq 110,62 07/03 LU ram (l) sf em mkteq 193,78 07/03 synchrony (lu) Banque Cantonale de Genève (France) SA Tél bcgef.fr/fonds LU swiss small & mid caps (chf) 111,08 07/03 LU swissall caps (chf) 100,63 07/03 LU Pictet-health 255,59 08/03 LU ram (l) sf european eq 445,51 07/03 LU silk road Zonestocks (usd) 103,49 07/03 Pictet Asset Management 34, avenue de Messine Paris Tél. : LU Pictet-indian eq. 545,69 08/03 LU Pictet-JaPanese eq. sel ,96 08/03 LU ram (l) sf gb shldr yld eq 132,72 07/03 LU ram (l) sf l/semmkt eq 121,62 02/03 LU european equity (eur) 164,64 07/03 LU high div. europe stocks (eur) 96,06 07/03 LU Pictet-Premium Brands 148,19 08/03 LU ram (l) sf l/seuropean eq 152,69 02/03 LU World equity (eur) 150,5 07/03 LU Pictet-asian eq. JaPan 296,55 08/03 LU Pictet-roBotics 135,54 08/03 LU ram (l) sf north am eq 305,97 07/03 LU Pictet-Biotech 748,74 08/03 LU Pictet-russian equities 60,19 08/03 LU ram (l) tf conv europe 147,68 07/03 LU Pictet-clean energy 93,28 08/03 LU Pictet-security 238,03 08/03 LU ram (l) tf gb Bd totret 144,6 07/03 LU Pictet-digital 296,82 08/03 LU Pictet-small cap eur. 1209,07 08/03 LU ram (l) tf ii asia Bd tot ret 141,38 07/03 LU Pictet-emerg lcdebt 176,27 08/03 LU Pictet-Water 281,86 08/03 Valeur unitaire hors frais : valeur de la part ou de l action hors droits d entrée ou de sortie éventuels. Les SICAV éligibles au PEA sont signalées par un astérisque *. Le pictogramme P indique la cotation d un FCP. Classification des OPCVM : actions françaises (AF), actions de la zone EURO (AE), actions internationales (AI), monétaires EURO (ME), monétaires à vocation internationale (MI), obligations et autres titres de créances libellés en EURO (OE), obligations et autres titres de créances internationaux (OI), sicav luxembourgeoises (LX), diversifiés (DI), garantis ou assortis d une protection (GP). ** : en euros ou dans la devise indiquée dans la colonne «DéSIGnAtIOn DES VALEURS». carnet fr PORTRAIT par Anne Pitoiset Correspondante à Nouméa Bernard Laflamme, un Québécois pour aider la SLN à sortir la tête de l eau ENTREPRISES ROCHE Jean-François Brochard sera le nouveau président de la filiale pharmaceutique de Roche en France à compter du 1 er mai. Il sera membre de la leadership team responsable de l activité pharmaceutique en Europe. Jean-François Brochard, 51 ans, titulaire d un DESS en modélisation économique et techniques statistiques et d un master en éco- SLN La révolution serait-elle en marche à la Société Le Nickel (SLN), la filiale calédonienne d Eramet? Après la nomination d un président canaque il y a quelques mois, voici qu arrive un directeur québécois. Du jamais-vu en cent trente-huit ans! Titulaire d une maîtrise es sciences de l université du Québec, Bernard Laflamme a opéré au sein de sociétés papetières au Canada et aux Etats-Unis avant de prendre la tête des opérations de Baffinland Iron Ore Mines puis de diriger le complexe minier Mont-Wright d ArcelorMittal entre 2012 et Il ne connaît pas le nickel, mais «ce n est pas un handicap» car, affirme-t-il, «ces marchés présentent des similitudes. Ils sont fondamentalement cycliques et ont été confrontés, ces dernières années, à des changements structurels provoqués par l arrivée de nouveaux producteurs à bas coût». C est aussi la première fois qu il œuvre dans un contexte francophone. Pas de quoi l arrêter, car, dit-il, «Eramet est une multinationale», une structure dont il connaît le fonctionnement. Le courant est d ailleurs bien passé avec Christel Bories, la PDG d Eramet, lors de l entretien d embauche, sans doute parce que celle-ci a travaillé au Québec pour Pechiney. Même s ils ne s étaient jamais croisés auparavant. Lui a été séduit, en débarquant sur le Caillou, par les paysages et l accueil souriant des Calédoniens. Mais il a rapidement mesuré l ampleur de la tâche qui l attendait. L usine de Doniambo est vieillissante et tous les efforts déployés ces dernières années «n ont fait que maintenir l outil de production alors que les compétiteurs ont progressé», analyse-t-il. Résultat, la SLN se situe toujours dans le huitième décile du secteur et continue à perdre de l argent. Chef d orchestre Bernard Laflamme se considère davantage comme un chef d orchestre que comme un directeur. Et quel ne fut pas son étonnement de constater que les mines n opéraient pas 24 heures sur 24 : «J ai eu du mal à comprendre, car je n avais jamais vu cela ailleurs dans le monde», dit-il. Il va donc falloir convaincre les employés du haut et du bas de l échelle, mais aussi les fournisseurs, les responsables politiques et les institutions que la pérennité nomie, est depuis 2015 président de GSK France, où il est entré en Après avoir été directeur de zone et directeur des ventes de la gamme système nerveux central en France, il a rejoint la filiale italienne pour diriger les divisions soins critiques et VIH, avant devenir le patron monde du marketing et des ventes. Après avoir piloté l équipe commerciale globale de la division vaccins de GSK, il a pris en 2012 la direction générale de GSK Belgique et Luxembourg. Il est administrateur du LEEM et président du LIR. MEDIOBANCA Raphael Rio a rejoint les équipes de Mediobanca à Paris pour prendre en charge l activité mid-cap. Raphael Rio, 43 ans, diplômé de l IEP de Paris et de l ESCP Europe, a débuté au sein du département fusions-acquisitions de Paribas (devenu BNP Paribas). En 2004, il a intégré la division investment banking de Citigroup à Paris. Depuis 2009, il était chargé de l activité M&A au sein de la banque Oddo BHF. de l outil de production est loin d être garanti et qu il ne faut pas relâcher la pression. «Il existe ici comme une pensée magique qu on ne laissera jamais tomber la SNL, constate Bernard Laflamme. Mais j ai travaillé dans des usines de papier centenaires où les gens n imaginaient pas qu elles pourraient fermer un jour, jusqu à ce que la contraction des parts de marché en décide autrement. On ne peut jamais dire jamais.» Voilà un langage franc et direct que les Calédoniens n ont guère l habitude d entendre et le chantant accent québécois de Bernard Laflamme n atténue en rien son propos. S il salue la maîtrise opérationnelle des employés de la SLN, en poste à l usine en moyenne depuis une dizaine d années, il mesure les réticences que peuvent susciter des changements, synonymes, dans les esprits, d insécurité. Pour passer le cap, il compte sur les jeunes, «souvent une meilleure richesse que le minerai», et sur les femmes, «trop peu nombreuses». Fort de son expérience avec les Inuits du Canada, Bernard Laflamme entend travailler avec les Canaques dans une «dynamique de bénéfices mutuels. Il y a besoin d acceptabilité sociale, on n a pas le choix», indiquet-il. Pour mieux appréhender la complexité culturelle locale, il a consulté un compatriote, Michel Rioux. Pendant une quinzaine d années, pour Falconbridge puis Xstrata, ce dernier a plaidé la cause de l usine du Koniambo auprès des tribus, des villages de la province Nord et des autorités, contribuant à son acception unanime. Jeune, Bernard Laflamme pratiquait des sports d équipe comme le hockey, mais depuis 2000 ses fonctions de direction l ont isolé et il a opté pour le vélo, qu il a emmené dans ses bagages. Il a rapidement adopté la coutume locale, qui consiste à se lever avec le soleil. Dès 5 h 30, avant que la chaleur ne s empare de Nouméa, il fait désormais le tour des baies. n FNAC DARTY Peggy Vendel est nommée responsable M&A du groupe. Elle sera également chargée du pôle innovation. Peggy Vendel, 40 ans, diplômée de Paris-Dauphine et du Centre de formation à l analyse financière (CFAF), a débuté en 2001 chez Clinvest. En 2005, elle a rejoint Edmond de Rothschild Corporate Finance où elle a participé en tant que sous-directrice, puis directrice à une vingtaine d opérations de cessions et d acquisitions. HARDIS GROUP Vanessa Vagost prend la direction financière. Vanessa Vagost, 42 ans, diplômée de l EM Lyon et de l IEP de Grenoble, a débuté chez EY en Depuis 2005, elle était responsable du contrôle interne et de la consolidation du groupe Open. AGENCE ADEME Arnaud Leroy a pris la tête de l Agence de l Agence de l environnement et de la maîtrise de l énergie. Sa nomination a été validée mercredi soir par le Parlement. Il succède à Bruno Léchevin, ancien syndicaliste et ex-médiateur de l énergie, qui avait été nommé en 2013 par François Hollande. Arnaud Leroy, 41 ans, diplômé en droit, fut secrétaire général des Verts au Parlement européen, avant de rejoindre, en 2005, le parti socialiste. En 2012, il a été élu député des Français de l étranger. En 2017, il a intégré l équipe de campagne d Emmanuel Macron et fut l un des porte-paroles du candidat. Il était membre du Conseil d administration de La République en marche. SECTEUR PUBLIC PARIS LA DÉFENSE Patrick Devedjian a été élu président du conseil d administration de Paris La Défense, l établissement public industriel et commercial, créé le 1 er janvier et chargé de l aménagement, de la gestion, de la promotion du quartier d affaires éponyme. Patrick Devedjian, 73 ans, diplômé de la faculté de droit et de l IEP de Paris, a débuté comme avocat avant d entrer en politique en devenant maire d Antony en 1983, puis député des Hauts-de-Seine en Il est président du département des Hauts-de-Seine. Au cours de sa carrière, il fut notamment ministre délégué aux Libertés locales ( ), ministre délégué à l Industrie ( ) et ministre auprès du Premier ministre, chargé de la mise en œuvre du Plan de relance ( ). Il a également présidé l Epad de la Défense de 2007 à Par ailleurs, il a été, entre autres, porte-parole et délégué général du RPR ou encore secrétaire général de l UMP, devenu Les Républicains. Il est, depuis 2017, administrateur du musée du Louvre. ILS SONT NÉS UN 9 MARS Mohed Altrad, président du groupe Altrad et du Montpellier Hérault Rugby, 70 ans. Jean-Yves Battesti, secrétaire général de DCNS, 61 ans. Juliette Binoche, actrice, 54 ans. Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre, 79 ans. Georges Colson, ancien président du conseil de surveillance de FRAM, 81 ans. Youri Djorkaeff, footballeur, 50 ans. Carlos Ghosn, PDG de Renault Nissan Mitsubishi, 64 ans. Guy Lassausaie, restaurateur, 57 ans. Vincent Legros, PDG de Bostik, membre du comité exécutif d Arkema, 45 ans. Valérie Lemercier, comédienne, réalisatrice, 54 ans. Philippe Louis-Dreyfus, président du BIMCO, 73 ans. Frédéric Mazzella, présidentfondateur de BlaBlaCar, 42 ans. Ornella Muti, actrice, 63 ans. Jeffrey Osborne, chanteurcompositeur, 70 ans. Jean-Marc Pillu, ex-directeur général de Coface, 63 ans. Bernardo Sanchez Incera, directeur général délégué de la Société Générale, 58 ans. Jean-Pierre Savare, créateur du groupe François-Charles Oberthur, 81 ans. Envoyez vos nominations à,

37 VENDREDI 9 ET SAMEDI 10 MARS 2018 PATRIMOINE.LESECHOS.FR/ PATRIMOINE PATRIMOINE IMMOBILIER//L étau s est resserré ces derniers mois sur la location meublée touristique de courte durée. L activité est-elle encore rentable pour ceux qui respectent lois et règlements? Airbnb : est-ce encore rentable de louer en saisonnier? Hélène Surtaxe d habitation sur les résidences secondaires à Paris, Nice, Bordeaux, multiplication des démarches administratives pour louer son logement via Airbnb ou d autres plates-formes Entre le durcissement des règles encadrant la location touristique de courte durée et le renforcement de la pression fiscale, certains propriétaires sont tentés de s orienter vers la location longue durée. La location saisonnière est-elle encore rentable? Si oui, dans quels cas? «Louer sa résidence principale quelques semaines par an reste toujours intéressant. Cela apporte un complément de revenu qui peut s avérer non négligeable, vu les prix élevés des nuitées dans les villes très recherchées par les touristes ou les vacanciers», explique Maud Velter, directrice associée de Lodgis, spécialiste de la location meublée. LE SEUIL DE 120 NUITS Dès que le seuil de 120 nuits par an est dépassé, il est considéré que vous louez une résidence secondaire comme hébergement de tourisme et les choses se compliquent. Dans cette situation, il est important de comprendre la réglementation qui s applique à la location saisonnière dans la ville où se trouve votre logement, car elle joue beaucoup sur son potentiel de rentabilité. LES VILLES DE PLUS DE HABITANTS Plusieurs cas de figure se présentent. Pour les villes de plus de habitants et les communes limitrophes de la capitale, un numéro d enregistrement peut être imposé pour tous les meublés touristiques. Aujourd hui Paris, Lyon et Bordeaux ont mis en place cet enregistrement (gratuit) auprès de la mairie, même s il s agit d une résidence principale. Les mairies peuvent en outre exiger une autorisation de changement d usage. «A notre connaissance, une petite dizaine de villes seulement la demandent à l heure actuelle. Il s agit notamment de Paris, Lyon, Bor- B L APPARTEMENT DE LA SEMAINE 0 Petite copropriété à Dijon A proximité de la place du Président-Wilson, cet appartement de 66 m² Carrez, situé au deuxième étage, a été rénové en Le cachet de l ancien Un grand séjour, avec cheminée, a conservé le cachet de l ancien. En face, la cuisine. Une chambre lumineuse de 17 m² avec cheminée et dressing jouxte le salon. Cave et grenier complètent le bien. 0 Prix euros a Retrouvez l appartement de la semaine sur lesechos.fr/patrimoine deaux, Nice, Marseille. D autres villes n ont même pas connaissance de la procédure», explique Aurélien Perol, responsable communication corporate d Airbnb France et Belgique. «Obtenir ce changement d usage est gratuit, ne pose pas de problème particulier et est assez rapide dans la plupart de ces villes, on l obtient dans la journée à Marseille par exemple», précise Maud Velter. Une fiscalité plus souple RÈGLES DE COMPENSATION La situation se corse si votre logement est à Paris, Bordeaux ou dans l hypercentre de Lyon (pour les logements de plus de 60 m 2 ). Non seulement l obtention de ce changement d usage n est pas toujours chose aisée, mais vous devrez en plus respecter des règles de compensation dont le coût élevé pèse sur la rentabilité du logement. La fiscalité de la location meublée (courte et longue durée) est plus avantageuse que celle de la location nue classique. Deux types d imposition sont possibles. Par défaut, la plupart des loueurs sont soumis au régime micro-bic, car leurs recettes annuelles ne dépassent pas euros (pour les revenus 2017 et 2018). Ils bénéficient alors d un abattement de 50 % sur les recettes encaissées. Ce régime a l avantage de la simplicité. Ils peuvent aussi opter pour le régime réel (BIC), «plus intéressant dans 85 % des cas», estime Maud Velter, car l impôt s applique alors sur les revenus locatifs après déduction des charges (électricité, frais de copropriété, travaux etc.) et permet d amortir la valeur du logement. Au-delà du seuil de euros, le régime réel d imposition s impose. Vous pouvez faire la simulation sur le site jedeclaremonmeuble.com. Pour faciliter la surveillance, les plates-formes devront déclarer au fisc les revenus réalisés par leurs utilisateurs à compter du 1 er janvier Concrètement : 1 mètre carré de logement transformé en meublé touristique doit être compensé par la transformation de 1 mètre carré de commerce en habitation. Certains arrondissements parisiens (du centre et de l ouest) sont même soumis à une compensation renforcée (la règle est de 2 pour 1). Et acheter de la commercialité se fait encore aisément à Lyon et à Bordeaux, mais est devenu «quasiment impossible à Paris», alerte Maud Velter. DE LOURDES AMENDES Contrevenir à ces règles expose le propriétaire à une amende pouvant atteindre euros par logement et une astreinte d un montant maximal de euros par jour et par mètre carré jusqu à régularisation. S il passe par une agence ou une plate-forme Internet, le bailleur doit déclarer sur l honneur qu il a obtenu ce changement d usage. Pensez aussi à évaluer précisément les travaux à réaliser pour transformer ce local en logement création d une salle de bains, cuisine, et assurezvous qu ils ne pèseront pas trop sur sa rentabilité. «En bref, c est quasiment impossible de louer en Airbnb à Espaces Atypiques l année à Paris, sauf un local commercial. Mais ce peut être une option rentable dans des villes comme Marseille ou Nice, où la demande pour de la location meublée de courte durée est importante et pas seulement saisonnière, résume Maud Velter. Dans les plus petites villes qui génèrent moins de tourisme ou ne sont recherchées que quelques mois dans l année, il vaut souvent bien mieux opter pour de la location nue ou meublée de longue durée, vu le risque de vacance locative», poursuit-elle. FRAIS DE GESTION ÉLEVÉS Dans tous les cas, il n est pas réaliste de calculer combien la location de courte durée vous rapportera par semaine et multiplier ce chiffre par 52 semaines par an. Car très peu de bailleurs arrivent à louer leur logement 100 % du temps. Et il ne faut pas minimiser les charges de gestion courante (check in, check out, nettoyage, pressing entre deux locations, casse de matériel etc.). Elles peuvent être déléguées, mais coûtent dans ce cas entre 20 et 25 % de la location (environ 10 % pour de la location meublée de longue durée et 3-5 % pour de la location nue). n Le chiffre de la semaine 36 % POURCENTAGE DES SCPI ET DES OPCI AUX MAINS DES PARTICULIERS Rangées dans la catégorie des fonds immobiliers, selon un bilan de la Banque de France au 4 e trimestre 2017, ces parts de sociétés civiles de placement immobilier et d organismes de placement collectif immobilier sont détenues directement par les ménages. En montant, les fonds immobiliers ont atteint 100 milliards d euros d actifs net à fin 2017, en hausse de 20 % sur l année. LA CHRONIQUE DU FISCALISTE FLORENT RUAULT Avocat, CMS Francis Lefebvre Avocats Plus-values de 2017 : une hausse de CSG contestable Une hausse de CSG de 1,7 point s appliquera aux revenus réalisés à compter de 2018, mais aussi à certains revenus de Les revenus qui y échappent sont ceux qui ont été perçus sous déduction des prélèvements sociaux à l ancien taux (intérêts, dividendes et plus-values immobilières notamment). Mais le nouveau taux de 17,2 % s appliquera aux revenus du patrimoine qui ne supporteront les prélèvements sociaux qu à la suite de la déclaration des revenus 2017 (à souscrire à compter du mois d avril) : revenus fonciers et plus-values mobilières notamment. Rétroactivité Cette «rétroactivité» peut surprendre. Elle est toutefois habituelle, car la jurisprudence admet que des lois publiées avant la fin de l année puissent modifier la fiscalité applicable aux revenus de la même année, s ils n ont pas déjà été imposés (règle de «petite rétroactivité»). La jurisprudence considère en effet que, pour la généralité des revenus, la date du fait générateur pour l impôt se situe seulement au dernier jour de l année civile de réalisation ou de mise à disposition du revenu. Mais les plus-values font exception. En effet, plusieurs décisions récentes du Conseil d Etat ont indiqué que la date du fait générateur de l impôt pour les plus-values est la date de la cession. La loi qui prévoit la hausse de CSG apparaît donc rétroactive, sans justification, et donc contestable s agissant de son application aux plus-values mobilières réalisées avant le 31 décembre 2017, date de sa publication. a Impôts : la CSG pèsera très lourd sur les plus-values sur lesechos.fr/patrimoine 4À RETENIR Des contribuables ont eu la surprise de découvrir que la hausse de la CSG s appliquerait rétroactivement aux plusvalues mobilières de 2017, mais la loi paraît contestable sur ce point.

38 38 // PATRIMOINE Vendredi 9, samedi 10 mars 2018 Les Echos BOURSE Le baromètre des fonds 5,59 % FONDS ACTIONS ALLEMAGNE GRANDES CAP. Les fonds dédiés à la Bourse de Francfort chutent de 5,59 % depuis le début de l année. En cause, une crise politique sans précédent, en dépit de son dénouement récent en faveur de la chancelière allemande. FONDS ACTIONS RUSSIE A la peine en début d année, la Bourse russe se redresse alors que l économie donne des signes de reprise +6,02 % et que l inflation reste au plus bas. Les fonds spécialisés prennent 6,02 % depuis deux mois. Entre les fonds stars qui affichent des performances flatteuses et une gestion sous mandat désormais démocratisée par les fintech, la compétition est rude. Fonds patrimoniaux ou gestion sous mandat, faire le bon choix Comment générer une performance financière régulière en limitant les risques? Sur ce créneau, les offres de gestion sous mandat» ou de «gestion pilotée» concurrencent les fonds patrimoniaux. Eléments de comparaison pour choisir la solution la plus adaptée. ACCESSIBILITÉ «A notre sens, une gestion sous mandat en titres vifs ne peut être pleinement efficace économiquement et financièrement que pour des patrimoines significatifs, supérieurs à 10 millions d euros», rappelle Guillaume Dozinel, associé chez Gefip. Mais d autres intermédiaires ont une approche beaucoup plus grand public. «Historiquement réservée à une clientèle fortunée, la gestion sous mandat s est démocratisée au fil des années. C est le cas de notre contrat Link Vie, où la moyenne de souscription s établit à euros», explique Latifa Kamal, directrice du développement produits et de l ingénierie patrimoniale de Primonial. De telles offres ne sont pas gérées via des titres vifs, mais en OPCVM et sont très accessibles (à partir de euros, le plus souvent, et même de 300 euros chez WeSave). On peut les diviser en deux catégories : la gestion sous mandat/pilotée émanant d acteurs historiques de la distribution d épargne en ligne (Boursorama, Fortuneo, Linxea, etc.) se nourrit d OPCVM classiques, tandis que l offre des «roboadvisors» (Yomoni, WeSave, Link by Primonial, Nalo) propose des allocations seulement à base d ETF (en plus du fonds en euros du contrat d assurance-vie qui sert d enveloppe), surfant sur le côté low cost de ces produits. ADAPTATION AU PROFIL Un premier élément important pour choisir entre ces offres est leur capacité à s adapter au profil et au besoin du client. Ce n est pas toujours le point fort des fonds patrimoniaux, proposant une offre unique là où les «robo» proposent jusqu à 10 profils de risque (Yomoni, WeSave) et un parcours client partant de ses objectifs d épargne (retraite, étude des enfants, achat passées ou le niveau de risque (l indicateur SRRI* évoluant entre 1 et 7). La transparence est plus inégale sur les offres de gestion sous mandat. Les banques traditionnelles sont peu disertes au sujet des performances, que les acteurs en ligne affichent plus volontiers. Mais comment être sûr que la performance 2017 de 7,62 % affichée par le mandat équilibré de Fortuneo (géré par DNCA Investments) est réellement meilleure que celle de 5,91 % générée par son équivalent chez Boursorama (géré par Edmond de Rothschild AM), sans indication précise sur le niveau de risque pris par les gérants? Là, les robo-advisors ont un cran d avance. «Nous militons pour que les profils de gestion proposés par les différents intermédiaires aient, comme les fonds, leur propre docuimmobilier à venir, etc.). Pour s y retrouver dans la jungle des fonds patrimoniaux, mieux vaut être un investisseur averti, prêt à passer un peu de temps à surveiller (ou être accompagné par un conseiller financier). La gestion sous mandat, notamment celle des robo-advisors, semble bien adaptée à une clientèle jeune, en phase de construction de son patrimoine et souhaitant dormir tranquille. TRANSPARENCE Côté transparence des offres, les fonds patrimoniaux, liés par des contraintes strictes, ont un avantage : il est facile d accéder à leur documentation rapports de gestion, document d informations clefs pour l investisseur (Dici) et de vérifier, avant même d être client, les frais prélevés, les performances Les nouveaux venus cassent les prix ment d informations réglementaires», explique Sébastien d Ornano, président de Yomoni, qui présente les performances de ses profils assorties d un indicateur SRRI et de la perte maximale (ce qu aurait perdu un investisseur entré au plus haut et sorti au plus bas). WeSave, comme Link Vie (Primonial) communiquent même un chiffre de volatilité ** donnant une idée plus précise de l échelle des risques. Sur la période récente, les performances des «robo» sont plutôt probantes, comparées à celle des fonds patrimoniaux, si l on observe le ratio de Sharpe*** (voir infographie). Celui-ci rapporte justement la performance à la volatilité, pour vérifier si le risque pris a bien été rémunéré : plus il est élevé, mieux c est. Les résultats de WeSave et Yomoni se comparent La fiscalité comparée La gestion sous mandat classique utilise des titres vifs et passe souvent pour une partie par des comptes titres. D où un impact fiscal dès lors qu un actif est vendu avec plusvalue (fiscalité des valeurs mobilières). Il en va autrement des gestions sous mandat d entrée de gamme, logées dans l immense majorité des cas dans un contrat d assurance-vie (Yomoni propose aussi des mandats en compte titres ou PEA). D où une fiscalité similaire à celle applicable aux fonds patrimoniaux, également logés en assurance-vie. Le régime fiscal est donc ici celui de l assurance-vie. Avec un fonds patrimonial détenu en direct, les arbitrages sont réalisés à l intérieur du fonds sans impact fiscal, l imposition n intervenant que lors de la cession de parts (impôt sur les plus-values de valeurs mobilières). plutôt favorablement à la plupart des fonds patrimoniaux, le premier semblant plus efficace dans les profils les plus dynamiques et le second dans les profils les plus prudents. C ô té fonds patrimoniaux, Amplegest Patrimoine International s illustre en 2017 grâce à sa très faible volatilité, à l inverse de Carmignac Patrimoine, qui apparaît en fin de peloton du fait de son approche (volontairement) très prudente dans une année où cette prudence ne s est pas avérée nécessaire. Mais attention! Cet historique reste très court et demande à être confirmé à un moment où les marchés pourraient devenir plus compliqués et moins «en ligne droite» après la hausse tranquille de FACE AUX TURBULENCES BOURSIÈRES Le terrain pourrait devenir plus favorable aux gérants actifs, capables de sélectionner des titres en particulier, par rapport à des roboadvisors investissant ou pas sur tel ou tel marché. «Depuis quelques années, beaucoup de fonds dits patrimoniaux ont été lancés, sans qu une mission claire ait été exprimée. La plupart de ces fonds n ont connu que des marchés haussiers. Quel sera leur comportement en cas de correction forte de marché 20 % de baisse des indices, par exemple», s interroge Didier Saint-Georges, membre du comité d investissement de Carmignac. D ailleurs, Carmignac Patrimoine, après avoir sousperformé ces dernières années, fait au contraire mieux que ses concur- rents depuis début 2018 (+0,86 %, contre 0,87% en moyenne pour les fonds sa catégorie, selon Morningstar). Si la secousse de février sur les marchés connaît des répliques plus sévères, ce sera assurément un test intéressant pour les offres de gestion sous mandat (pour l heure tous les profils de Yomoni sont positifs depuis janvier). Surtout, les fonds patrimoniaux pourraient bénéficier d un atout : la souplesse et la subtilité de gestion. «Un fonds patrimonial peut prendre des décisions d allocation très rapidement et aussi se servir d instruments de couverture : il dispose d une grande flexibilité de gestion», plaide Arnaud de Langautier, président d Amplegest. «Un fonds va pouvoir avoir accès en direct à des classes d actifs spécifiques, comme les obligations contingentes convertibles, un des rares actifs obligataires européens à délivrer des rendements encore attrayants», ajoute Arnaud Puiseux, gérant de Gefip Patrimonial. Emmanuel Schafroth * SRRI : Synthetic risk and reward indicator. Indicateur synthétique de risque et de performance fondé sur un calcul de volatilité. ** La volatilité mesure l importance des fluctuations de valeur d un actif et donc son risque. ***Le ratio de Sharpe mesure la rentabilité excédentaire par rapport au taux de l argent sans risque d un portefeuille par rapport à la volatilité de ce portefeuille. Concurrence exacerbée, transparence accrue Certes, mais la gestion de leurs actifs coûte encore très cher aux épargnants. Dans les banques traditionnelles, la gestion sous mandat peut être assez coûteuse : aux frais annuels du contrat d assurance-vie (autour de 0,8 % par an), viennent s ajouter les frais de gestion du mandat, ceux liés aux OPCVM utilisés dans la gestion et encore bien souvent des droits d entrée. D après les calculs du «robo-advisor» Nalo, on peut facilement approcher les 3,5 % de frais annuels. Avec les banques en ligne, les droits d entrée disparaissent et la gestion sous mandat ne coûte pas plus cher qu une gestion libre où l investisseur sélectionne lui-même un ou plusieurs fonds patrimoniaux. Les frais de gestion du contrat d assurance-vie sont ainsi de 0,75 % par an chez Boursorama ou Fortuneo (ce dernier ne facturant que 0,6 % sur la part réservée au fonds en euros). Mais il faut évidemment ajouter les frais de gestion des supports utilisés, qui peuvent osciller entre 1,5 % et 2 % par an, voire dépasser ce seuil. Le fonds EDR Tricolore Rendement, utilisé par la gestion pilotée de Boursorama, affiche par exemple 2,12 % de frais courants. C est là où l offre des «robo-advi- sors» se distingue. Eux facturent explicitement des frais de mandat ou d arbitrage en sus des frais de gestion du contrat d assurance-vie, mais le tout ne représente que 1,3 % à 1,4 % par an (voir tableau). Et ne s y ajoutent que les frais de gestion très limités des ETF utilisés pour allouer les actifs (0,3 %). Plus de transparence Une offre low cost qui explique en partie leur surperformance récente. Cela signifie-t-il la mort prochaine de la gestion sous mandat «à l ancienne», beaucoup plus coûteuse? «Tout dépendra des services offerts à côté du mandat, en particulier l ingénierie patrimoniale et fiscale qui reste centrale», estime Arnaud de Langautier, président d Amplegest. Reste que les offres les plus chères vont devoir faire face aux nouvelles réglementations, qui vont dans le sens d une plus grande transparence des frais. «La réglementation Mifid II, qui entre en application cette année, remet tout le monde à égalité, en allant dans le sens d une suppression des rétrocessions. Les intermédiaires vont devoir se rémunérer en facturant leurs clients au lieu d être rémunérés par les gestionnaires d OPCVM sélectionnés dans les mandats», explique Arnaud de Langautier. Fini les frais difficilement visibles pour le client ou presque! Car la réglementation Mifid II ne s applique pas à l assurance-vie : celle-ci fait l objet d une directive distincte (DDA II), dont l application vient d être reportée à octobre A suivre. E. Sch.

39 Les Echos Vendredi 9, samedi 10 mars 2018 PATRIMOINE // 39 MARCHÉ DE L ART en bref AFP NOUVEAU RECORD POUR UN TABLEAU DE PICASSO «La Femme au béret et à la robe quadrillée» (Marie-Thérèse Walter) de Pablo Picasso a été vendue 49,8 millions de livres à Londres. Soit «le plus haut prix en livres sterling pour une peinture jamais vendue en Europe», selon Sotheby s. LÉONARD DE VINCI EN TÊTE DU TOP 500 DES ARTISTES En 2017, selon le rapport annuel d Artprice, sans surprise, Léonard de Vinci a pris la tête du Top 500 des artistes par produits de vente. Il est suivi par Pablo Picasso, Jean-Michel Basquiat, Andy Warhol et Qi Baishi. AFP The Armory Show : les artistes français en majesté La foire d art contemporain la plus fréquentée de New York a ouvert dans une ambiance particulièrement favorable à l art français. Depuis les années 1970, la France est considérée en matière d e création actuelle, surtout de l autre côté de l Atlantique, comme une nation alourdie par ses traditions et peu apte à produire des artistes novateurs. Pourtant, un revirement sensible est en train de se produire à New York. Cela arrive alors que se tient la foire The Armory Show du 8 au 11 mars dans d anciens docks au bord de l Hudson. La période est relativement critique pour cet événement commercial, qui rassemble près de 200 galeries mais dont le directeur très efficace, Benjamin Genocchio, a été débarqué il y a quelques mois après des accusations de harcèlement. Il est remplacé par Nicole Berry, qui assure que la foire a pour elle son emplacement dans le centre de Manhattan et sa longévité. Elle existe depuis vingt-quatre ans. OTHONIEL ENTRE ET EUROS C est précisément au moment de l ouverture de The Armory Show donc, que le galeriste français, aussi installé à Hong Kong et à Séoul, Emmanuel Perrotin a décidé d inaugurer un bâtiment entier dans le Lower East side, qui occupe mètres carrés. On peut y voir, entre autres, une grande exposition de l artiste connu pour son travail des perles de verre géantes colorées, Jean-Michel Othoniel (né en 1964) qui a décoré la fameuse entrée du métro de la place du Palais-Royal à Paris. Ses œuvres sont à vendre entre et euros. Pour l occasion, la galerie Perrotin opère d ailleurs un retour à The Armory Show. * LE GRAPHE DE LA SEMAINE... Crédit immobilier : on prête à nouveau sur 30 ans! Anne-Sophie VION PARMENTIER DE À DOLLARS Il y a quelques jours, était inauguré, dans le quartier de Tribeca, Ortuzar Projects, qui appartient à Ales Ortuzar, ancien associé de la galerie multinationale Zwirner. Son premier show est consacré à une des figures de la peinture conceptuelle française des années 1960, Michel Parmentier ( ). Il l a réalisé en collaboration notamment avec le galeriste français Hervé Loevenbruck. Après le vernissage, 7 des 8 pièces, toutes des grands formats, ont été vendues, selon le galeriste, entre et dollars. Le musée MSU Broad, de la Michigan State University, inaugurera une exposition Parmentier le 18 avril. La galerie très influente du quartier de Chelsea Matthew Marks propose une exposition en 18 œuvres d un peintre lui aussi conceptuel français, Martin Barré ( ). «Il a fait beaucoup de choses avant tout le monde», observe la directrice, Jacqueline Tran. La majorité des œuvres y sont à vendre entre et dollars. DE FRANÇOIS MORELLET À KAPWANI KIWANGA Toujours à New York et aussi à Beacon, la très respectée Dia Art Foundation consacre encore une double grande exposition à un autre artiste conceptuel français, François Morellet ( ) («Les Echos WE» du 17 novembre 2017). Pourtant la Dia Foundation est particulièrement connue pour sa défense des grands talents classiques de l art contemporain américain. A la foire, sur le stand du britannique Blain Southern, on peut voir une peinture de 2007 de Morellet, qui joue comme souvent avec la géométrie et le hasard, à vendre pour euros. Dans un autre genre à l Armory Show, la Canadienne installée en France, Kapwani Kiwanga (née en 1978), est sur le stand du Parisien Jérôme Poggi avec ses bouquets de fleurs reconstitués. Le principe : ils étaient présents sur la photo au moment de la signature de traités historiques de l histoire africaine et l œuvre consiste en un «protocole», la description du bouquet à recréer (à vendre à partir de euros). Kapwani Kiwanga participe actuellement à plusieurs expositions en Amérique, dont une à Los Angeles, à l excellent Hammer Museum. LE CORÉEN NAM JUNE PAIK CHEZ GAGOSIAN Après avoir noté l omniprésence du «street artist» médiatique parisien JR à The Armory Show, y compris sur la façade du bâtiment, on sortira du sujet français pour souligner que, pour l édition 2018 de cette foire, le stand le plus remarquable est celui de la galerie multinationale Gagosian. Tout son espace est consacré au Coréen connu comme un pionnier de l art vidéo, Nam June Paik ( ). Une énorme installation composée de télévisions diffusant des images colorées au milieu de laquelle est placée une statue de lion est à vendre pour 1,5 million de dollars. C est une des dernières œuvres réalisées par l artiste. Une série de ses dessins des dernières années qui ressemblent à des graffitis sont aussi proposés pour dollars pièce. Les grands concurrents de la galerie Gagosian, Hauser & Wirth et Zwirner ne sont pas présents à l Armory Show. Il faut dire que, tout comme Gagosian, ils bénéficient non loin de là d espaces d exposition gigantesques. C est d ailleurs plus généralement le problème des foires à New York. Pourquoi participer à ces grand-messes alors qu on peut exposer dans sa propre galerie de manière magistrale? La réponse vient de la galerie new-yorkaise de Paul Kasmin, qui a sélectionné des œuvres variées : depuis un magnifique dessin abstrait de celle qui fut d abord connue comme la femme de Jackson Pollock, Lee Krasner ( ), de 1968 (à vendre dollars) jusqu à un diorama, une installation comme une maquette en trois dimensions, de l Américain Roxy Paine (né en 1966) proposée au même prix. «En participant à The Armory Show, je donne une visibilité exceptionnelle en très peu de temps à cette œuvre, comparable à l impact qu elle aurait dans un musée», explique Paul Kasmin personnes sont annoncées pendant les cinq jours que se tient The Armory Show. Judith Benhamou-Huet DESCONSEILLERS POUR VOTRE PATRIMOINE OU VOTRE ENTREPRISE qui travaillent selon vosbesoins, dans le respect de vosobjectifs et de voscontraintes. DES CONSEILLERS INDÉPENDANTS qui peuvent vous aider àréfléchir àune stratégie, répondre àvosquestions ou rechercher pour vous : capitaux, solutions d épargne et d investissement dont ils ne sont pas les promoteurs. DES CONSEILLERS IDENTIFIÉS, FORMÉS, CONTRÔLÉS pour travailler en confiance. «20 lignes au hasard hybrides sur la pointe», de François Morellet (2207), à vendre pour euros. Photo courtesy the artist and Blain Southern Votreconfiance est notre raisond être Bonne nouvelle pour les emprunteurs. Les prêts immobiliers accordés sur de longues durées, voire de très longues durées, font leur retour. D après le courtier en crédit immobilier Vousfinancer, après un recentrage sur les prêts à durées inférieures à 25 ans ces trois dernières années, les banques acceptent à nouveau d accorder des prêts bien plus longs, l une d entre elles proposant même de prêter sur 35 ans! En moyenne, sur le marché des crédits immobiliers aux particuliers, la durée d emprunt s établit à 218 mois (18,17 années) aujourd hui, selon l Observatoire du Crédit Logement de février. Si la part des prêts de 20 à 25 ans recule, remarque l organisme, «la structure actuelle de la production souligne tout de même la part importante des prêts les plus longs», avec pour conséquence de resolvabiliser la demande des ménages modestes. «Ces offres [prêts sur 30 ans et plus], précise Sandrine Allonier, directrice des relations banques de Vous financer, sont réservées plutôt aux primo-accédants qui profitent de cet allongement des durées pour emprunter davantage, mais aussi à des investisseurs ou multipropriétaires qui ne veulent pas trop alourdir leurs remboursements mensuels.» La nouveauté est que les taux ont beaucoup baissé sur ces durées longues, rendant à nouveau attractifs ces financements de retour sur le marché. Selon Vousfinancer, l écart entre un prêt sur 25 ans et un prêt sur 30 ans atteignait souvent 1 point début 2015 (3 % sur 25 ans contre 4 % sur 30 ans). L allongement de la durée du prêt ne permettait alors ni d accroître la capacité d emprunt ni de faire baisser la mensualité, qui pouvait même être plus lourde sur 30 ans que sur 25, avec un coût du crédit supérieur de 70 %! En 2018, cet écart a baissé, pour atteindre moins de 0,15 % dans certaines banques. Ainsi, note ce courtier, on peut actuellement emprunter à des taux compris entre 1,6 % et 1,8 % sur 25 ans et à des taux compris entre 1,75 % et 2 % sur 30 ans, et même 2,55 % sur 35 ans. n L ANACOFI c est : La première association de représentation des Conseils en Gestion de Patrimoine Indépendants et des Conseils en Finance d Entreprise Le syndicat de branche de la finance indépendante et du conseil patrimonial de la CGPME Leprincipal co-régulateur des Conseils en Investissements Financiers Lapremière association de représentation des Intermédiaires en Opérations de Banques (par le nombre d entreprises et d hommes) La première association de représentation des Courtiers en assurance-vie (1ère association par le nombre d entreprises) La première instance de représentation française de ce que l on appelle en Europe les Independant Financial Advisors Une structure confédérale nationale qui s ajoute à nos membres directs constituée de 5syndicats spécialisés Avec sa Confédération, l ANACOFI représente unpoids économique qui avoisine les 5000 entreprises, pèse entre 40 et emplois Visitez notre site et est l une des deux principales fédérations d IFA d Europe. et retrouvez un professionnel proche de chez vous ou par spécialité 92 rue d Amsterdam Paris Tél. :

40 Vendredi 9, samedi 10 mars 2018 ` SUR LE WEB L arc-en-ciel avant les nuages crible «Les Echos» + L INVITÉ DES «ÉCHOS» Olivier Klein Directeur général de la BRED (groupe BPCE) BITCOIN «Le bitcoin n est pas une monnaie, parce qu il s agit de quelque chose qui change de valeur de façon incroyablement forte en un mois, en quelques jours C est tout l inverse de la définition d une monnaie qui doit préserver la valeur de l épargne», estime Olivier Klein. «En revanche, c est un actif spéculatif qui n est fondé ni sur l économie, ni sur des matières rares, ni des métaux précieux C est purement spéculatif, un peu comme la tulipe de Hollande qui avait provoqué une crise financière au XVII e siècle.» BRED «Le +5,2 % de revenus que nous avons connu l année dernière provient aux deux tiers de la banque commerciale en France, ce qui est original à cause des taux d intérêt [bas de la BCE, NDLR].» INTERNATIONAL La BRED est également présente à l international, avec des ouvertures d établissements au Laos, au Cambodge ou encore aux îles Salomon. «Nous regardons d autres pays complémentaires dans les mêmes zones, surtout en Asie du Sud-Est et dans les îles du Pacifique.» AGENCES La BRED est l une des banques membres du groupe coopératif BPCE (Banque Populaire, Caisse d Epargne) qui prévoit la fermeture de 400 agences et postes d ici à La BRED est-elle concernée? «Chaque banque a sa responsabilité d être rentable et efficace. Certaines ont décidé d abaisser un peu le nombre d agences, mais ce n est pas le cas à la BRED. Chez nous, c est marginal», explique Olivier Klein. «Au total, à la BRED, l emploi ne bouge pas.» Interview réalisée par Olivier Harmant a L intégralité de l émission sur lesechos.fr/invitedesechos Engie doit encore prouver que sa transformation lui donnera plus de visibilité. «Si l arc-en-ciel paraît, trois jours beaux, trois jours laids.» Les investisseurs, d humeur à replier le parapluie, n ont retenu que la première partie du dicton à l apparition des rayons de soleil chez Engie (+3,8 % jeudi). L avance prise par la directrice générale, Isabelle Kocher, sur son plan de recentrage de l ex-gdf Suez sur des activités régulées ou sous contrat de long terme se confirme. L an dernier, elle ne s est faite au détriment de l excédent brut d exploitation que dans une limite bien maîtrisée (un recul de 1,8 % qui correspond à une progression organique de 5 % en excluant les cessions). Remplacer la production électrique au charbon par des sources renouvelables, des infrastructures et des services, allant de la climatisation à la rénovation des bâtiments publics, pourrait relever de la gageure. Mais la rapidité à faire grandir, y compris par acquisitions, les «solutions clients» permet au groupe de présenter pour 2018 des objectifs de bénéfice net récurrent (entre 2,45 et 2,65 milliards d euros), qui font chauffer, à la hausse, les calculettes des analystes. La campagne de son élection à la présidence du conseil d administration, revenant à Jean-Pierre Clamadieu, a été perdue. Mais la patronne d Engie poursuit celle pour convaincre la Bourse qu elle retrouvera bientôt plus de visibilité à moyen terme. La hausse annoncée de 7,1 % du dividende pour 2018 anticipe sur un ciel étoilé, qui pourrait toutefois ne pas être de longue durée, à voir l horizon chargé des effets de change. La fumée et l étincelle La Bourse a pris conscience de la sousvalorisation de Renault par rapport à Nissan. «Fumée, rêverie du feu», écrivait Jules Renard dans son «Journal». Renault, Nissan et l Etat se sont empressés, mercredi, de réduire à l état de fumerolles la flambée de rumeurs sur le mariage en bonne et due forme des promis de bientôt vingt ans. Mais leurs démentis formels ont allumé l étincelle qui a sorti la Bourse de sa rêveuse torpeur à l égard de l ex-régie. Les 7,2 % gagnés en deux séances par le titre sur la place parisienne ont porté à un plus haut depuis dix ans la valeur intrinsèque de Renault corrigée de leurs participations croisées avec Nissan (à plus de 8,6 milliards d euros), un exploit qui semblait devoir rester hors de portée des records enfilés par le constructeur depuis deux ans. Le chemin est cependant loin d être terminé. L analyste d UBS estimait, fin février, à 50 % la décote boursière attribuéeà l activité propre de Renault par rapport à une juste valeur calculée prudemment. Celle-ci devrait faire progresser ses bénéfices de 8 % par an entre 2018 et 2022 grâce à l accélération en Russie et en Amérique latine, selon la banque suisse. Le cours de Bourse a certes grimpé de 10 % depuis, mais les investisseurs ne valorisent guère non plus l avance prise par la marque au losange dans le véhicule électrique. Sur ce marché, dont il pourrait prendre 20 % en Europe à l horizon de 2022, le Français pourrait être le premier généraliste à atteindre le point mort dès 2020, ajoute UBS. Tous ces éléments ont probablement plus de chances de se concrétiser avant un mariage capitalistique avec Nissan, qui devra passer par un rééquilibrage des droits de vote entre l Etat français et les actionnaires japonais (qui en sont aujourd hui privés). Pour cela, il faudra avoir le feu sacré. Refaire ses urbanités JCDecaux tempère les attentes de croissance sans les désespérer. LES ENTREPRISES CITÉES Abertis 19 ACS 19 Aetna 30 Air France-KLM 33 Apple 25 Atlantia 19 Bankia, 33 Barclays 32 Barrière 15 Casino 16 Cigna 30 Cisco 26 Citi 32 Clear Channel 24 Crédit Agricole 33 Danone 29 Deltalys 27 Engie 19, 29, 33 Eramet 36 Evotec 19 Express Scripts 30 Fair West 26 Fly-by-Wire 28 Groupe Tranchant 15 Hapiwine 26 Iglou 28 JCDecaux 24, 33 JP Morgan 32 Kem One 27 La petite Fabrique 22 Leclerc 16 Les Echos-Le Parisien 24 Mediobanca 36 Ocado 16 Orange 24 Partouche 15 PayGreen 26 Raineau 15 Roche 36 Sanofi 19, 33 Seraphim 26 Société Générale 29 Société Le Nickel 36 Solcera 28 Total 29 Twil 26 Veolia 29 INDEX DES AVIS FINANCIERS Bastide Groupe 23 BNP Paribas AM Bouygues 17 Deutsche Bank 23 Groupe Samse 23 HSBC 19 Nul n est prophète en son pays. JCDecaux, l une des «success stories» de développement à l étranger de la Bourse de Paris, a enchaîné les déceptions ces derniers mois dans la capitale française, comme la perte du marché Vélib ou la confirmation de l annulation du contrat provisoire de panneaux d information («mobilier urbain pour l information» ou MUI) de la Ville Lumière. Le leader de la communication extérieure garde néanmoins ses supporters car il permet de jouer le thème porteur de l urbanisation et des déplacements aériens, ce qui ne le rend pas bon marché (26 fois le bénéfice prévisionnel) par rapport aux fleurons de la publicité (12,2 fois pour Publicis et 10,2 fois pour WPP) mais aussi par rapport à Ströer (15,8 fois), un spécialiste allemand de la communication «out-of-home» et des supports purement numériques (Internet, mobile, vidéo). Le fleuron français a beaucoup moins de mal à faire accepter l idée qu il survivra au «digital» et que son compte de résultat pourra aussi s y retrouver (grâce à des économies dans l entretien). Mais la reprise économique mondiale synchronisée a fait naître des espérances de croissance organique non confirmées dans la «guidance» du groupe familial pour le premier trimestre (+2 %). Désireuse de revoir ses démonstrations d urbanité, la Bourse de Paris s est un peu ravisée ( 9 % à l ouverture et 3 % à la clôture jeudi). La France manque trop de moyennes entreprises internationales pour qu elle cesse de s afficher avec le père de l Abribus. Les Echos est une publication du PRINCIPAL ASSOCIÉ UFIPAR (LVMH) PRÉSIDENT-DIRECTEUR GÉNÉRAL Francis Morel DIRECTEUR GÉNÉRAL DÉLÉGUÉ christophe Victor DIRECTEUR DÉLÉGUÉ Bernard Villeneuve DIRECTEUR DE LA PUBLICATION & PRÉSIDENT DE LA SAS LES ECHOS Francis Morel Edité par Les Echos, SAS au capital de euros RCS , boulevard de Grenelle, cs10817, Paris cedex 15 Tél. : ÉDITRICE Bérénice Lajouanie ÉDITRICE DÉLÉGUÉE capucine Marraud des Grottes DIRECTEUR DES DÉVELOPPEMENTS ÉDITORIAUX DU PÔLE LES ECHOS Henri Gibier DIRECTEUR DE LA RÉDACTION nicolas Barré DIRECTEURS DÉLÉGUÉS DE LA RÉDACTION dominique seux et François Vidal RÉDACTEURS EN CHEF david Barroux (Entreprises) Laura Berny (Enquêtes) daniel Fortin (Magazine, Opinions, Innovation) Arnaud Le Gal (Les Echos Entrepreneurs et opérations spéciales) Etienne Lefebvre (France et International) clémence Lemaistre (Information digitale) Guillaume Maujean (Finance-Marchés) Pascal Pogam (Information et transformation digitale) RÉDACTEUR EN CHEF TECHNIQUE didier Boileau DIRECTEUR DE CRÉATION Fabien Laborde DIRECTRICE ARTISTIQUE ADJOINTE Marion Brisson EDITORIALISTES cécile cornudet, Jacques Hubert-Rodier, Eric Le Boucher, Jean-Francis Pécresse, Jean-Marc Vittori, sabine delanglade, Laurent Flallo, sylvie Ramadier (Le Crible) LES ECHOS EXECUTIVES DIRECTEUR DÉLÉGUÉ DE LA RÉDACTION Laurent Guez RÉDACTRICE EN CHEF Muriel Jasor LES ECHOS WEEK-END DIRECTEUR DE LA RÉDACTION Henri Gibier RÉDACTEURS EN CHEF Gilles denis, Karl de Meyer et Lucie Robequain DIRECTRICE ARTISTIQUE cécile Texeraud SÉRIE LIMITÉE RÉDACTRICE EN CHEF Frédérique dedet DIRECTRICE ARTISTIQUE clarice Fensterseifer DIRECTEUR DE LA DIFFUSION ET DU MARKETING CLIENTS Etienne Porteaux DIRECTEUR STRATÉGIE ET COMMUNICATION Fabrice Février PUBLICITÉ Les Echos Team Media Tél. : PRÉSIDENTE corinne Mrejen DIRECTRICE GÉNÉRALE cécile colomb DIRECTRICE PUBLICITÉ FINANCIÈRE céline Vandromme DIRECTRICE PUBLICITÉ COMMERCIALE Emmanuelle denis DIRECTRICE PUBLICITÉ LIFESTYLE Anne-Valérie Oesterlé SERVICE ABONNEMENTS LES ECHOS 4, rue de Mouchy Noailles Cedex Tél. : Fax : du lundi au vendredi de 9 h à 18 h IMPRESSION L Imprimerie (Tremblay-en-France), Midi Libre (Montpellier). TIRAGE DU 08 MARS 2018 : exemplaires Origine du papier : Belgique. Taux de fibres recyclées : 100%. Ce journal est imprimé sur du papier porteur de l Ecolabel européen sous le numéro FI/37/002. Eutrophisation : P tot 0.010kg/tonne de papier Membre de OJD-Diffusion contrôle CPPAP : 0421 c Toute reproduction, même partielle, est interdite sans l autorisation expresse de l éditeur (loi du 11 mars 1957) Ce numéro comporte un 3 e cahier de 8 pages «Les Echos Spécial intelligence artificielle» Il aura du mal, Emmanuel Macron, à éviter lors de sa visite les selfies avec le Premier ministre indien, qui a une passion pour la photographie, surtout quand il est sur la photo, ou, à la rigueur, remplacé par les splendides lions de sa région. Né dans le Gujarat, à l ouest de l Inde, le jeune Modi était le fils d un marchand de thé, qu il a d ailleurs très tôt aidé à vendre à l étalage sur les marchés. Ses parents lui ont choisi sa femme dès l âge de treize ans et l ont obligé à l épouser à dix-huit. Du coup, ce végétarien introverti n a jamais vécu avec son épouse, Jashodaben, l un et l autre se comportant, dans la meilleure entente, comme deux célibataires. Coquet, toujours habillé comme une gravure de mode, cet hindou nationaliste de soixante-sept ans collectionne les montres, mais ne déteste pas non plus s imposer de longues périodes de EN VUE Narendra Modi jeûne et de méditation, avec la poésie comme seule compagne. Energique, arrogant, charismatique : dans la bouche de ceux qui ont été les collaborateurs de ce gros travailleur il dort quatre heures par nuit, les adjectifs le plus souvent utilisés laissent deviner qu il n est pas un patron de tout repos. Si la vision de son pays de ce diplômé en sciences politiques apparaît plutôt traditionaliste, c est en revanche un «technoholic» passionné par les nouvelles technologies et ardent promoteur de l esprit start-up. Ses campagnes électorales sont des modèles d efficacité, étudiés jusqu aux Etats- Unis. Il fut le premier à utiliser des hologrammes dans ses meetings, une idée que Macron pourra lui reprocher d avoir soufflé à Jean-Luc Mélenchon. ( Lire nos informations Page 7

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