Discours de bienvenue de Jean-Dominique Giuliani à l'intention de Madame Vike-Freiberga, Présidente de la République de Lettonie.

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1 Discours de bienvenue de Jean-Dominique Giuliani à l'intention de Madame Vike-Freiberga, Présidente de la République de Lettonie. Madame la Présidente, Chère madame Simone Veil, Mesdames et messieurs les ambassadeurs, Mesdames et messieurs les parlementaires, Monsieur le recteur, Mesdames et messieurs les Présidents, Mesdames et messieurs, Chers amis, Paris, 8 novembre 2005 La Fondation Robert Schuman, fidèle au nom qu elle porte, œuvre depuis longtemps pour le rapprochement des peuples d Europe. Elle a rencontré en Lettonie, un pays profondément européen et des personnalités exceptionnelles. Vous êtes, Madame, de celles-ci. Vous avez accepté de vous adresser à des Français de tous horizons, à l occasion de votre voyage officiel en France. Vous l aviez déjà fait le 14 octobre Je voudrais vous en remercier. La Lettonie appartient à l Europe depuis toujours. Elle est souvent trop méconnue. Pourtant, son histoire fait partie de celle de notre continent. Il n est nul besoin d évoquer la Ligue hanséatique, la Courlande ou l art nouveau pour en convaincre. Maintes fois occupée par les puissances régionales qui l entourent, elle est de ces Nations qui se sont construites avant l Etat qui les incarne. La langue lettone fut le ciment du sentiment national, le vecteur d une culture résistant aux tourments et transmise par les Dainas, poèmes épiques et de légendes, dont vous êtes d ailleurs une spécialiste. La Lettonie a subi le joug des deux idéologies totalitaires du 20 ème siècle, le nazisme et le communisme. Son peuple en porte encore la mémoire douloureuse. Elle a rejoint l Union européenne le 1 er mai 2004, réintégrant ainsi sa place naturelle dans l Europe réunifiée. C est dire combien nous vous écouterons avec intérêt, tant il est évident que nous avons beaucoup à apprendre de votre expérience et de votre vision. Mais, pour avoir le privilège de vous connaître et de suivre votre action à la tête de l Etat letton, je puis témoigner, avec d autres personnalités présentes dans cette

2 salle, de la chance que nous avons de vous compter au nombre des dirigeants de l Europe. Le président de la République française, M. Jacques Chirac, n a-t-il pas lui-même déclaré : «Mme Vike-Freiberga fait partie des Chefs d Etat que toute superpuissance souhaiterait avoir»? Sous votre haute Autorité, les Lettons se tournent aujourd hui prioritairement vers l avenir et ce n est pas facile tant le passé cruel est récent. Il en fallait du courage pour, seul Chef d Etat des trois pays baltes, être présente à Moscou le 9 mai 2005 pour célébrer la fin des combats en Europe alors que cette date est aussi pour nombre d Européens, dont les Lettons, le début d une nouvelle oppression! Vous l avez fait au nom de l avenir européen de votre pays, non sans nous avoir rappelé les souffrances que vos compatriotes gardent dans leur cœur. Il en fallait de la détermination pour convaincre votre pays d accepter les règles strictes de l Union alors qu il venait tout juste de recouvrer sa souveraineté! Vous l avez fait et les Lettons vous ont suivie, au nom d une vision du futur qui démontre une forte conviction européenne et une hauteur de vues peu commune. Il faut beaucoup de constance et d abnégation pour convaincre un peuple toujours meurtri, que l optimisme et l espoir ont rejoint dans l Europe, la liberté retrouvée. Amie de cette liberté, défendant la lettonité, acceptant et facilitant l intégration dans la Lettonie de citoyens d origines si diverses, parmi lesquels des représentants des anciens occupants, vous confortez ainsi les valeurs fondamentales de l Europe, fondées sur le respect et la promotion de la personne humaine. C est aussi une raison pour laquelle nous serons heureux de vous écouter nous faire part du regard que vous portez sur l Union européenne. Votre parcours personnel a fait l objet de plusieurs ouvrages, dont l un sera présenté tout à l heure. Je le disais, il est exceptionnel. En vous recevant à la Sorbonne, grâce à l accueil de M. le Recteur Quenet, que je voudrais remercier, nous avons aussi voulu saluer votre brillante carrière universitaire. Ce lieu évoque pour tous les Européens, ce dense réseau d universités qui a forgé l Europe du Savoir et de la science à partir du Moyen- Age. L Europe puissante, c est aussi celle qui, libérant ces réseaux de la connaissance, s ouvre au monde sans crainte ni frilosité, mais forte de ses nouveaux membres, de sa taille et de son identité. Madame la Présidente, vous l incarnez parfaitement. Aussi ai-je l honneur de vous demander de bien vouloir prendre maintenant la parole.

3 Pils laukums 3, Rīga-50, LV-1900, tālr , fakss , Allocution de Mme Vaira Vīķe-Freiberga, Présidente de la République de Lettonie, Université Paris-Sorbonne, 8 novembre 2005 L Europe retrouvée : vers une Europe puissante Monsieur le Recteur, Cher Monsieur Giuliani, Président de la Fondation Robert Schuman, Chère Madame Veil, Madame la Ministre, Vos Excellences, Mmes et MM. les Ministres et Ambassadeurs, Mesdames et Messieurs, C est avec beaucoup d émotion que je me trouve dans cette salle de la Sorbonne qui représente quasiment un millénaire d histoire intellectuelle de l Europe. Assise sous l image du Cardinal Richelieu, de Racine, de Corneille et de Molière, je suis bien évidemment portée, pour commencer, à dire quelques mots sur les traditions intellectuelles de l Europe qui, après tout, font partie de notre héritage commun. Elles sont une partie intégrante de notre identité et forment aussi les bases de ce que nous voulons devenir à l avenir. Corneille et Racine, en voulant créer en France une culture qui rayonnerait à l échelle du continent, se sont tournés vers l Antiquité pour y chercher leurs épigones, vers cette Antiquité redécouverte et revalorisée après des siècles d oubli et de condamnation ecclésiastique (songeons, par exemple, aux méfaits de Savonarole à Florence). L idéal de la Grèce antique, d une culture qui combine les exigences d une formation individuelle et la qualité d un milieu social favorable, a été remplacé dans l Europe médiévale par une méfiance autoritaire et impitoyable envers toute forme de savoir et d expression artistique qui ne soit pas au service exclusif de la foi. Après la floraison artistique de l Italie de la Renaissance, c est la France et la cour du Roi Soleil qui prennent la relève grâce au prestige de sa culture élitaire raffinée et fastueuse. La redécouverte de l héritage antique a alors élargi les horizons de la culture européenne qui, sous la seule influence de la chrétienté, était devenue dogmatique, sèche et autoritaire. Malheureusement, l apport des Classiques, après avoir connu un épanouissement extraordinaire, s est sclérosé à son tour. Les préceptes du bon goût et de la qualité artistique se sont ossifiés de nouveau, ils sont

4 devenus tout aussi raides, rêches, restrictifs et autoritaires. C est le mouvement du Romantisme allemand qui est venu à son tour insuffler un esprit nouveau à la haute culture européenne. Les Romantiques allemands ont redécouvert la passion et les émotions humaines, ils ont tiré de l oubli les cultures populaires jusque là méprisées par la haute culture des cours. Charles Perrault l avait fait avant eux avec ses Contes de ma Mère l Oye, mais Herder, Harder, les Frères Grimm, Lessing et leur cercle ont défendu l idée révolutionnaire selon laquelle il y avait parmi les plus humbles populations de l Europe une mémoire collective qui transmettait des valeurs esthétiques, artistiques et morales, qu il y avait des valeurs culturelles qu on aurait tort d oublier, même si elles étaient véhiculées par de simples grandmères habitant les chaumières de nos campagnes. N oublions pas que le Romantisme allait bien au-delà des Souffrances du jeune Werther, c était bien plus que la petite fleur bleue et la sentimentalité. En valorisant l héritage unique de chaque peuple, le Romantisme a redonné fierté et confiance aux peuples opprimés et aux couches sociales systématiquement écartées du pouvoir. Ensemble avec les idéaux de la Révolution française, ce sont les Romantiques qui ont inspiré les mouvements d Eveil national en Lettonie et ailleurs, qui ont contribué à la naissance d une conscience nationale. Et c est cette conscience nationale qui a incité les Lettons à créer des mouvements de solidarité nationale dès l abolition du servage au 19 ème siècle, pour ensuite participer de façon plus active que n importe quel autre groupe ethnique de l empire tsariste aux revendications populaires de la Révolution de Malgré l échec cuisant de ce soulèvement des masses et les représailles particulièrement sanglantes subies par la population, les Lettons participent activement à la Révolution de 1917 et réussissent à fonder un État indépendant dès la fin de la Première Guerre mondiale. La période d entre les deux Guerres mondiales a été pour la Lettonie une période active et dynamique de construction nationale, de reconstruction et de prospérité économique, brutalement interrompue par la Seconde Guerre mondiale. Dans un certain sens, c est seulement au mois de mai 2004 que l Europe a pu effacer les dernières traces visibles du triste héritage de cette guerre, par laquelle les trois Pays baltes ont été occupés, annexés et soumis à l oppression soviétique. Entre-temps, d autres pays, les «pays satellites», ont aussi été soumis par l intermédiaire de gouvernements fantoches, mais ils avaient l avantage de conserver au moins les contours de leurs frontières sur les mappemondes, de préserver leurs noms et leurs identités sur la scène internationale, tandis que le nôtre était littéralement effacé, balayé et sa propre existence niée. 2

5 En Lettonie, un régime totalitaire en a remplacé un autre. Dès la première occupation soviétique de , nos populations ont subi les sévices d un totalitarisme qui voulait effacer toute trace de l indépendance d entre les deux guerres. L occupation nazie qui a suivie a entrepris l anéantissement des populations juive et tzigane. La seconde occupation soviétique a perduré près de 50 ans. Le bilan final est terrible : en plus des victimes de la Shoah, environ un Letton sur dix est parti en exil, un sur dix a été déporté en Sibérie ou a subi des répressions sur place et un sur dix a péri durant la guerre. Le 20 e siècle a vu la naissance de mon pays mais il a été très dur pour le peuple letton comme pour tant d autres. Il faut absolument que le 21 e siècle soit meilleur! Pendant cette guerre, nos hommes ont été conscrits durant les deux occupations. Ils ont parfois eu à lutter les uns contre les autres. Ma mère avait deux frères jumeaux : l un conscrit par les Soviétiques, l autre par les Nazis. A la fin de la guerre, les Lettons avaient du mal à accepter le fait qu on allait laisser perpétuer l injustice de l occupation. La Lettonie étant membre des institutions internationales de l époque, les Lettons pensaient que l opinion publique et le droit international étaient de leur côté et qu on allait exiger, tout simplement, que l Union soviétique retire ses troupes au-delà des frontières délimitées par l accord de Paix de Nous avions signé un traité de paix à perpétuité avec la Russie en Les Lettons étaient convaincus de la force du droit et du respect des accords internationaux. Ils étaient persuadés qu ils allaient retrouver leur indépendance, ils ont été amèrement déçus. Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, la situation a été acceptée comme un fait accompli par tous les autres États, trop contents d avoir retrouvé leur propre liberté. La France était de ce nombre, mais aussi ses voisins : la Belgique, les Pays-Bas et la Norvège ou le Danemark. Tous avaient été libérés et avaient de quoi se réjouir. Pour eux, la guerre était finie. Pour nous, elle ne l était pas. Il y a eu non seulement une acceptation du fait accompli de la part des pays de l Ouest, mais aussi une sorte de complicité. Il y avait en effet une certaine gêne à reconnaître que tant de peuples étaient opprimés au nom d une idéologie que nombre d Européens occidentaux admiraient à distance. C était plus simple (je le dis avec une certaine brutalité mais c est une réalité qu il faut reconnaître) de fermer les yeux sur ce qui se passait ailleurs et de regarder surtout ce qui se passait chez soi. Un peu comme Monsieur Jourdain, n est-ce pas. On comprend cela, c est humain. Ce que l on comprend peut-être moins, ce sont les intellectuels français, comme Aragon et tant d autres, qui ont continué à chanter les louanges d un 3

6 système totalitaire parmi les plus épouvantables que l Europe ait connu. D où venait leur zèle, d où venait leur engouement, d où venait leur passion, leur amour pour Staline? Voilà un phénomène que les sciences sociales et la psychologie n ont pas commencé à étudier pour tenter de comprendre cet engouement des intellectuels les plus raffinés et les mieux formés de l Europe pour un tyran brutal, cynique et sanguinaire. Cette adulation de la force de la part de tant d intellectuels, cette faiblesse de leur caractère, il n est pas déplacé de la rappeler dans l enceinte des murs augustes de la Sorbonne. Les temps ont changé depuis Mais il y a 15 ans à peine, l Europe était encore un continent fracturé, divisé entre pays libres, démocratiques et prospères et pays opprimés, totalitaires et paupérisés. Entre les deux existait le Rideau de fer. La chute du mur de Berlin, la réunification de l Allemagne, les révolutions non-violentes des pays d Europe centrale et orientale, la «Révolution chantante» de la Lettonie, l écroulement de l Union soviétique et le rétablissement de l indépendance des États baltes ont été les premiers jalons d un processus qui a abouti, le 1er mai 2004, à une Europe retrouvée, réunifiée, renforcée par l adhésion de dix nouveaux membres. Nous nous retrouvons dans une Europe qui, pour la première fois de son histoire, est réunie non pas par la force des armes, mais par la libre volonté de ses peuples et de ses gouvernements. C est une situation sans précédent. Qui aurait pu croire que 25 pays différents chacun fier de son héritage et de son identité, de son visage, de son caractère, de son tempérament soient en mesure de vivre en paix ensemble, en ayant délégué une part de leur souveraineté à une organisation supranationale? Qui aurait pu penser que les membres fondateurs de ce qui est devenue l Union européenne ont érigé des mécanismes d interaction et de solidarité si efficaces qui leur ont permis d atteindre un des plus hauts niveaux de vie sur notre planète, et d attirer, tel un aimant, l adhésion, vague après vague, de nouveaux partenaires, d attirer, tel un phare, toute une série de pays plus où moins proches, qui ne demandent pas mieux que de se joindre à ce noyau de plus en plus large de pays? Quelle est donc la clef magique de ce succès? C est avant tout l adoption de certaines valeurs simples en apparence, mais pourtant fondamentales qui sont : la liberté, la démocratie, le respect des droits de l Homme et l économie de marché. Je dis simples, parce qu elles le semblent à ceux qui ont l avantage de pouvoir en bénéficier. Pour tant d autres, pour les peuples des pays de l Est et du centre de l Europe, sans mentionner les pays du tiersmonde, ces valeurs, supposément élémentaires, ne le sont pas tant. Pour nous, elles ont été un rêve lointain pendant plus d un demi-siècle. 4

7 Une fois leur liberté retrouvée, huit de ces nations post-communistes ont perçu l Union européenne comme un cadre vraiment attrayant et adéquat pour leur évolution future. Elles y ont vu une structure qui devait permettre l amélioration de leur propre gouvernance et servir d appui à leurs efforts pour rattraper toutes ces années perdues. L Europe est dorénavant un continent réunifié où la Lettonie se sent à l aise comme dans une patrie retrouvée. Sur le plan économique, la croissance est la plus forte parmi les pays qui viennent d adopter l économie de marché et la croissance en Lettonie est la plus rapide des 25 : 9,5 % du produit intérieur brut en 2004, 10,2 % en 2005, c est considérable! Malheureusement, cette croissance n est pas à l échelle du continent. Ailleurs, il y a des ralentissements et même des reculs. Les taux de chômage, surtout parmi les jeunes, créent des inquiétudes. Le besoin évident de réformes se heurte au refus des populations d accepter des changements qu elles jugent défavorables. L Union européenne traverse aussi une autre crise. Lors de la dernière vague d élargissement, elle avait voulu se doter d un Traité constitutionnel qui rassemblerait en un seul document tout ce qui avait été élaboré à cette date et contiendrait, en plus, un nouvel accord sur la répartition des pouvoirs et les procédures de décision, afin que le fonctionnement à 25 soit aussi efficace sinon plus efficace qu il ne l avait été à 15, à 12 ou à 6. Or la voix du peuple a dit «non» au projet constitutionnel, en France et aux Pays-Bas. Pour nous c est une déception. C est aussi un défi. Comment réagir à cette situation? Bien sûr, l Europe ne sera pas paralysée. Nous allons continuer à fonctionner. Il me semble que c est surtout à la France, aux Pays-Bas qui ont exprimé des doutes et des inquiétudes, qu il incombe de répondre à cette question et d engager le dialogue avec leurs populations. S agit-il avant tout de craintes devant l élargissement de l Union européenne? S agit-il de l inquiétude de perdre certains avantages parmi les droits sociaux acquis? Ou s agit-il d une angoisse profonde devant un avenir qu on ne se sent pas en mesure de contrôler? Le monde actuel est un monde de changements de plus en plus rapides qui exigent des ajustements incessants de la part des gouvernements et des populations. Il y a de quoi craindre ce qui se passe ailleurs dans le monde, puisque l on sait très bien que l effet s en ressentira ensuite chez nous. Les Américains ont une expression: «Stop the world, I want to get off.» «Arrêtez le monde, je descends». Mais le monde continue à tourner, et il n y a pas d arrêt pour descendre. Il faut donc bel et bien accepter le fait qu il tourne, il faut accepter la manière dont il tourne. Il faut trouver des façons d y réagir, de s ajuster. Il n y a pas le choix. C est un défi auquel on ne peut échapper. 5

8 Les populations de l Europe occidentale ont l habitude de la croissance économique, de la prospérité, elles jouissent de programmes de sécurité sociale qui sont non seulement exemplaires, mais peut-être uniques au monde. Ce sont là des acquis qui leur sont chers. Mais il ne faut pas oublier que les économies qui ont permis ce niveau de sécurité sociale, étaient des économies qui étaient en pleine croissance et qui étaient compétitives. L Europe qui menait le jeu, en termes de compétitivité, ne le fait plus. Au contraire, elle traîne. Elle traîne loin derrière d autres continents dont les habitants aimeraient bien jouir de tous les avantages dont jouissent déjà les Européens. Mais il faut comprendre que pour jouir de bénéfices sociaux, il faut aussi savoir trouver les ressources et créer la richesse. Il faut qu en Europe nous ayons des économies qui soient capables d entrer en concurrence avec ce qui se fait ailleurs, n importe où sur la planète. Et ce n est ni le «plombier polonais», ni «l infirmière lettonne», ni n importe qui d autre des nouveaux États membres qui représente un défi ou une menace. C est ce monde qui tourne, c est cette mondialisation économique qui ne va pas s arrêter et qu il faudra bien finir par accepter. Une façon de le faire serait de revoir certains des contrats sociaux qui ont été élaborés durant les années précédentes. Ces contrats ont toujours évolué, ils n ont jamais été constants. Je pense qu il est parfaitement naturel qu à mesure que les années passent et que change la situation dans le monde, on engage un dialogue entre les employeurs et les employés, entre le gouvernement et les citoyens, entre le secteur privé et le secteur public pour trouver des moyens pour être plus productifs, plus compétitifs, capables de maintenir le niveau de richesse qui est visible partout en France à commencer par ces «dorures» que nous retrouvons partout où nous allons. Nous, visiteurs étrangers, voyons une France toute dorée, dorée de son passé, de sa richesse et de ses réalisations. Moi, je viens d un pays où les dorures sont en quantité minimaliste. Nous en avons fort peu. La France dorée, nous la respectons et l admirons. Je suis sûre que les Français l aiment. Mais le monde de demain ce monde de verre et de béton, ce monde non seulement post-industriel mais postinformatique, ce monde post-moderne, ce monde en évolution - nous lance des défis de taille. Nous, qui sommes maintenant assis autour d une même table les grands, les moyens, les petits pays, les membres fondateurs et les nouveaux- avons 6

9 un dialogue à engager. Tous ensemble, nous devons décider de l avenir que nous voulons construire. Durant ces débats, il serait bon de revenir sur les valeurs fondamentales qui ont permis le succès économique de l Europe. Le principe de base que tous ont accepté comme règle du jeu, impliquait de dépasser les frontières qui nous séparent et d instaurer la libre circulation des personnes, des biens, des capitaux et des services. En ce moment, les services constituent environ 70 % du produit intérieur brut de l Union européenne. Est-ce que nous avons une directive pour les services en cette fin d année 2005? Hélas, non. Nous n avons pas été capables de nous mettre d accord. Est-ce que nous avons besoin d une directive sur la libéralisation des services? Certainement. Il faut que nous soyons capables de nous mettre d accord pour assurer que les règles du jeu à l intérieur de l Union soient justes, équitables et les mêmes pour tous. Il y a une certaine tentation au protectionnisme parmi les pays qui se sentent menacés par les nouveaux membres autant que par ce qui se passe au-delà de l océan. Nous sommes convaincus que ce n est pas le protectionnisme qui va résoudre le problème. Ce n est pas une solution viable pour l Europe. L Europe ne deviendra pas plus forte en se refermant sur elle-même. Elle ne l a jamais fait auparavant. Ce n est pas là sa force. L Europe doit demeurer ouverte pour demeurer compétitive. Bien sûr, elle a besoin d emplois supplémentaires. Entre temps, dans bien des parties du monde, il y a des gens qui ont faim et qui veulent jouir de la prospérité. Ils sont souvent prêts à travailler à des salaires bien moindres. Il faut réaliser qu à la longue, nous atteindrons l équité à l échelle planétaire. Ce n est pas pour demain, mais tôt ou tard, il faudra bien qu on en arrive là. Pour le moment, l Europe n est pas une Europe homogène. La Lettonie, par exemple, a beaucoup à faire pour rattraper le niveau de vie moyen de l Union européenne. La situation est difficile pour notre population. Néanmoins, nous avons un taux de croissance remarquable dont nous sommes fiers. Nous entendons tout faire pour continuer. Nous entendons être compétitifs. Nous entendons utiliser les moyens qui sont à notre disposition, y compris, par exemple, des taxes moins élevées pour attirer les investissements. Il faut bien que nous ayons quelques instruments en main pour entrer en compétition avec les autres. Quant aux anciens États membres, il ne faudrait pas qu ils se figent dans un classicisme économique aussi rigide que le classicisme que Racine et Corneille avaient imposé à la littérature française. On peut avoir les meilleurs exemples, on peut avoir atteint une excellence absolument indéniable, mais on ne peut pas toujours continuer selon le même modèle et de la même 7

10 façon, quels que soient les succès passés. Quand le monde change, il faut changer. Et nous, les nouveaux États membres, nous proposons de nous asseoir ensemble autour d une même table et de chercher ces formules nouvelles appropriées qui ne vont pas nécessairement détruire ce qui a été construit et acquis. Au contraire, il faut veiller à sauvegarder et à préserver tout ce qui mérite de l être. En même temps, il faut regarder d un œil très critique les façons de faire qui sont trop lourdes et qui réduisent la productivité et partant la richesse de nos pays. Quand nous avons annoncé notre intention de nous porter candidats à l Union européenne, on a été très direct, même brutal avec nous. L Europe est un club qui a ses règles et ses privilèges. On veut bien vous accepter si vous faites tout ce que l on vous demande, sans conditions. A part certaines mesures de transition, c était à prendre ou à laisser. Nous avons pris, nous avons décidé de prendre et nous avons fait des efforts considérables. Ces efforts ont exigé de nous un coût économique, un coût social, un coût moral aussi, pour répondre sagement à toutes les exigences, quelles qu elles soient, qui nous ont été imposées. Je voudrais donner un exemple trivial mais qui pourtant illustre bien la bonne volonté dont nous avons fait preuve. Il y a une ferme non loin de Riga qui produit de la viande de poulet et des œufs. Juste après l indépendance, pour faire la transition vers l économie de marché et le libre-échange, ces agriculteurs ont décidé de moderniser leurs infrastructures et pris des crédits pour acheter des installations nouvelles. Le jour où la Lettonie est devenue membre de l Union européenne, on a découvert que, pour le bonheur d un poulet de l Union européenne, il lui faut absolument avoir des cages hautes de 45 cm et de 29 cm à leur plus bas point. Les cages de cette ferme, même si elles n avaient que 2 cm de moins dans leurs dimensions, n étaient pas acceptables. Pourquoi? Parce que les poulets dans le reste de l Europe ont le droit sacré à 45 et à 29 centimètres et que nous n acceptons pas que les poulets lettons soient opprimés au point d avoir au-dessus de leurs têtes deux centimètres de moins. Cela a coûté à cette seule ferme lettone, dans un petit pays, euro pour obéir à cette directive! Ils l ont fait, et nous avons fait bien d autres choses du même genre pour nous adapter. Mais maintenant que nous sommes tous dans le même bateau, ce sont des négociations de post-accession dont nous avons besoin, non seulement pour maintenir l intégration mais aussi pour stimuler une renaissance européenne, un renouveau européen. Un dialogue qui nous 8

11 permettrait d évaluer ce qui avait été fait à cette date et de nous débarrasser des directives périmées, superflues ou contre-productives. Les nouveaux États membres sont sur la ligne de départ. Ils sont désireux de courir, de vous rattraper et ils ne seraient pas fâchés de vous dépasser. Je pense que pour chacun d entre nous, la compétition n est pas une mauvaise chose. Je pense que si nous pouvons concevoir l entrée des nouveaux membres comme une impulsion nouvelle, nous avons tout à gagner. Nous, qui avons accepté l Acquis communautaire, tous vos règlements, toutes vos exigences pour entrer dans l Union, nous avons aussi des contributions à proposer. Nous avons des idées. Nous avons des solutions. Nous avons notre expérience. Pour l intégration future de l Europe, il y a toute une série d étapes à franchir. Le besoin d une politique énergétique commune paraît évident. Le besoin d une politique extérieure commune semble fondamental. Notre rôle dans la réforme des Nations unies semble capital. Nous devons faire face aux déficiences de l intégration sociale dans nos sociétés multiculturelles. Chez nous, l intégration des russophones arrivés à l époque soviétique parmi les Lettons de souche suscite énormément d émotions, mais cette question évolue paisiblement, efficacement et affiche des progrès visibles d année en année. En France, c est l intégration des immigrants parmi ceux qui sont ici depuis des siècles qui doit se poursuivre. Partout en Europe, l intégration sociale et économique de toutes les couches de la société est loin d être complète et achevée. L intégration de l Union européenne élargie comporte aussi une dimension culturelle, humaine et humaniste qu il ne faut surtout pas oublier. Je le souligne dans cette auguste salle. Les nouveaux États membres ne sont pas nés d hier, ni tombés du ciel, ils ne viennent pas de la lune. Ils ont toujours été là, à vos côtés, ils ont une histoire centenaire et même millénaire. Une histoire qui s est déroulée sur le même continent que le vôtre ce continent européen qui nous est commun. Nous avons été longtemps séparés de vous par un Rideau de fer qui rendait la communication quasi impossible. Mais entre-temps, les peuples derrière ce rideau ont continué à vivre et à respirer, à créer et à évoluer, malgré le totalitarisme et l oppression. Ces peuples ont gardé vivante la flamme de leurs foyers, ils ont préservé leur langue, leur culture et leur identité, aussi piétinées et menacées qu elles fussent. Ces peuples ont continué à rêver, à attiser leurs espoirs et à nourrir leurs aspirations. Ces peuples attendaient le jour où ils seraient libres pour rejoindre les autres nations qui étaient libres déjà. Ils attendaient le jour où ils pourraient rejoindre le monde pour y 9

12 apporter ce que tout être humain rêve de pouvoir apporter ses idées, ses talents et ses capacités. Ses capacités, mais surtout le fruit de son expérience ses joies autant que ses peines, ses souffrances autant que ses triomphes, ses échecs aussi bien que ses succès. Nos peuples, lettons et autres, n ont jamais quitté l Europe. Nous étions toujours là. Nous le sommes encore. L Europe, notre patrie commune, a besoin de nous tous pour bâtir ensemble cet avenir que nous habiterons en commun. 10

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