THESE. Khalid LEKOUCH

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "THESE. Khalid LEKOUCH"

Transcription

1 N d ordre : /2012 THESE Présentée à la FACULTE DES SCIENCES D AGADIR En vue de l obtenton du GRADE DE DOCTEUR EN PHYSIQUE (Spécalté : Energétque, Thermque et Métrologe) Par Khald LEKOUCH MODELISATION ET SIMULATION NUMERIQUE DU MICROCLIMAT D UNE SERRE GOTHIQUE DE GRANDE DIMENSION ET EQUIPEE DE FILETS ANTI INSECTES Soutenance prévue le 14/07/2012 devant la commsson d examen composée de Messeurs : Nam SELHAOUI, professeur de la Faculté des Scences Agadr Présdent L. BOUIRDEN, Professeur, Unversté Ibn Zohr, Agadr Drecteur de thèse Fouad MOUSSAOUI, Professeur de la Faculté des Scences et Technques d Errachda Ahmed BEKKAOUI, Professeur à l Insttut Agronomque et Vétérnare Rabat Abdellatf CHAKIR, Professeur de la Faculté des Scences d Agadr Khald BOUABID, Professeur de la Faculté des Scences d Agadr Hassan DEMRATI, Professeur de la Faculté des Scences et Technques Goulmm Rapporteur Rapporteur Rapporteur Examnateur Examnateur

2 Table des matères Introducton générale 1 Obectfs et structure de la thèse:... 2 Chaptre 1 : Généraltés et synthèse bblographque... 5 I. Les cultures sous serres au Maroc... 5 Parc de serres au Maroc... 5 II -1 Type canaren... 5 II -2. Type mult-chapelle... 7 II-3. Flet ant-nsectes... 8 II. Les études sur la ventlaton passve des serres... 9 IV. Modélsaton de l aératon des serres IV.1. Modèles statstques IV.2. Modèles régressfs IV.3. Modèles fns non lnéares V. Les études sur la crculaton générale de l ar dans les serres VI. Concluson Chaptre I. Dspostfs et technques expérmentales I.1. Le ste I.2. Le clmat I.3. Descrpton de la serre I.3.1. La serre I.3.2. Culture I.4. Matérel et méthodes expérmentales I.4.1. Estmaton de l ndce de recouvrement folare (LAI) I.4.2. Mesure de la température et de l humdté de l ar I.4.3. Mesure du rayonnement solare global extéreur I.4.4. Mesure du rayonnement net sous serre au-dessus du couvert végétal I.4.5. Mesure de la température du sol I.4.6. Mesure des températures des feulles et des dfférentes paros de la serre I.4.7. Mesure du flux de chaleur dans le sol I.4.8. Mesure de la vtesse du vent I.4.9. Mesure de la drecton du vent I Acquston et tratement de données Chaptre I. Caractérsaton du mcroclmat de la serre I.1. Evoluton des condtons extéreures I.2. Evoluton des condtons ntéreures I.3. Températures de feullage I.4. Températures de la couverture et du sol nterne I.5. Rayonnement net et flux de chaleur dans le sol I.6. Concluson II. Etude de la ventlaton naturelle de la serre II.1. Théore II.1.1. Rappels du blan de chaleur sensble et latente de l ar ntéreur II.1.2. Estmaton des dfférents termes qu ntervennent dans l équaton du blan d énerge II.1.3. Estmaton du taux global d aératon II.2. Les mesures expérmentales : II.3. Analyse et dscusson des performances en ventlaton II.3.1. Détermnaton des paramètres du modèle II.3.2. Analyse et dscusson des effets réducteurs du taux de ventlaton... 56

3 II.3.3. Concluson II.4-Prédcton de la température nterne de la serre II.4.1. Modèle Physque II.4.2. Modèle de réseaux de neurones III. Conclusons I. Modélsaton numérque (CFD) du mcroclmat des serres I.1 Modèle physque I.1.2. Poston du problème et obectfs I.1.3. Equatons aux dérvées partelles du mouvement I.1.4. Equaton de conservaton de la masse I.1.5. Equatons de quantté de mouvement I.1.6. Equaton de conservaton de l énerge I.1.7. Hypothèses et approxmatons smplfcatrces I.1.8. Système d équatons retenu I.1.2. Modélsaton de la turbulence I Approche statstque: les tenseurs de Reynolds I Modèles à deux équatons I.1.3. Ecoulement dans les mleux poreux I.1.4. Modélsaton des écoulements dans les couverts végétaux I Evapotranspraton des couverts végétaux II. Modèle numérque du clmat de la serre II.1. La résoluton numérque II.2. Formulaton du problème dscret II.2.1. Méthodes de dscrétsaton II.2.2. Dscrétsaton de l équaton générale de conservaton II.2.3 Algorthme et méthodes de résoluton a) Algorthme de résoluton PISO b) Méthodes de résoluton II.2.4. Raffnements nécessares du modèle III. Prse en compte des flets ant nsectes et du couvert végétal III.1 Perméablté et coeffcent de perte de charge non lnéare des flets ant nsectes III.3. Perméablté et coeffcent de perte de charge non lnéare du couvert végétal III.4. Modélsaton des effets dynamque, thermque et hydrque du couvert végétal Chaptre I. Étude numérque de l écoulement de l ar et du mcroclmat dstrbué dans la serre I.1. Mallage et condtons aux lmtes I.1.1. Descrpton du ste et la serre I.1.2. Mallage I.1.3. Condtons aux lmtes I.2. Valdaton des smulatons I.2.1. Vérfcaton par rapport à la dstrbuton du clmat nterne I.2.2. Vérfcaton par rapport au blan d énerge global de la serre I.3. Descrpton détallée du mcroclmat dstrbué au sen de la serre I.3.1. Étude du mcroclmat durne I.3.2 Analyses et dscussons des paramètres clmatques de l ar de la serre I.3.3 Analyse des effets des flets ant-nsectes sur le clmat nterne de la serre Concluson Concluson générale 154 References Bbblographques: Annexe A, B, C et D 168

4 Remercements Le traval présenté dans ce mémore a été réalsé au Laboratore de Thermodynamque et Energétque de la Faculté des Scences d Agadr au sen de l Unté de Formaton et de Recherche «Energétque et Géne des Matéraux», sous la drecton de Monseur le Professeur Lahcen BOUIRDEN : e lu exprme ma sncère reconnassance et ma profonde grattude de m avor accuell et soutenu durant la réalsaton de ce traval. Avec beaucoup de patence, d ndulgence et de dynamsme l m avat nté à la recherche et m avat gudé tout au long de mon traval. Je présente mes sncères remercements à Monseur Nam SELHAOUI, Professeur à la Faculté des Scences d Agadr, de me fare l honneur d accepter de présder le ury de cette Thèse. Mes vfs remercements vont auss aux rapporteurs de cette thèse : Messeurs les Professeurs Fouad MOUSSAOUI, Ahmed BEKKAOUI, et Abdellatf CHAKIR, qu m ont ben évalué le fondement scentfque de ce traval. Mes remercements vont également à Monseur Khald BOUABID, Professeur à la Faculté des Scences d Agadr, d avor accepté d examner mon traval. Qu l trouve c l expresson de ma profonde grattude. Je remerce très sncèrement Monseur Hassan Demrat, Professeur à la Faculté des Scences et Technologes de Goulmm d avor accepté de fare parte de ce ury. Mes vfs remercements vont auss à tout le staff du Centre de Transfert des Technologes à Khmss At Amra d Agadr et aux personnels de l APEFEL qu ont graceusement ms à notre dsposton une serre pour l expérmentaton et qu nous ont adés tout au long des campagnes de mesures. Je n oublera pas de remercer tous les membres du Laboratore de Thermodynamque et Energétque (LTE) et le personnel du Département de Physque de la Faculté des Scences d Agadr pour leur souten et leur ade qu ls m ont apporté tout au long de ce traval. Fnalement, un grand merc à tous mes ams et collègues pour leur souten moral et leurs encouragements le long de ces années de Thèse.

5 Je remerce auss nfnment toute ma famlle, mes parents, mes frères et mes sœurs pour leur souten moral et matérel qu n ont pas cessé de m apporter tout ces années d études c à Agadr. Enfn, e tens a remercé toute autre personne qu a partcpé de lon ou de prés à la réalsaton de ce traval.

6 Nomenclature a, b, c constantes, - Cd Coeffcent de perte de charge - C D coeffcent de perte de charge du couvert végétal - C F Coeffcent de perte de charge non lnéare - C Chaleur spécfque de l ar à presson constante J kg -1 K -1 p Cp Coeffcent de chute de presson du flet - C w Coeffcent d effcence du vent sur l aératon - C Coeffcent caractérstque de la turbulence - C 1 Coeffcent caractérstque de la turbulence - C 2 Coeffcent caractérstque de la turbulence - C 3 Coeffcent caractérstque de la turbulence - d damètre du flament m d v Dmenson caractérstque des feulles m D a Défct de saturaton Pa D v drecton du vent degré e tenson de vapeur d eau dans l ar kg m -3 F force extéreure N g accélératon de pesanteur m s -2 G flux volumque d aératon m 3 s -1 G r nombre de Grashoff - h hauteur moyenne de la serre m H c hauteur de la chemnée représentée par la hauteur moyenne du barycentre des flux d ar entrants ou sortants HR humdté relatve % k énerge cnétque turbulente m² s -2 K perméablté ntrnsèque du mleu poreux m 2 Largeur de la malle du flet ant-nsectes m L longueur de la malle du flet ant-nsectes m LAI ndce de surface folare donnant la surface de la végétaton par m² du sol couvert - m

7 Le nombre de Lews - L o Longueur de l ouvrant m L v Chaleur latente massque de vaporsaton de l eau J kg -1 Nu Nombre de Nusselt - P presson Pa Pr Nombre de Prandlt - Pv Proporton de la surface de la serre couverte par la végétaton - P Dfférence de presson à travers l ouvrant Pa q flux de chaleur nterne W m -2 q L Flux de chaleur latente W m -2 q S Flux de chaleur sensble W m -2 q E Flux de chaleur latente d évaporaton ou de condensaton W m -2 q C Flux de chaleur convectf W m -2 Q * Blan radatf dans le champ des courtes longueurs d ondes W m -2 q Densté de flux de chaleur conductf W m -2 Q r a Résstance aérodynamque s m -1 r s Résstance stomatque s m -1 Re Nombre de Reynolds - R g Rayonnement solare global W m -2 R n Rayonnement net W m -2 t temps s T température de l ar K T dfférence de température K U vtesse du vent m s -1 U ext vtesse du vent extéreur m s -1 u Composante du vecteur vtesse m s -1 V g Volume de la serre m 3 w contenu en eau de l ar kg kg -1 w* teneur en eau saturante à la température de surface kg kg -1

8 x Épasseur du mleu poreux m Symboles grecs Porosté du flet ant-nsectes - S Coeffcent d absorpton de l élément au rayonnement de courtes longueurs d ondes - Coeffcent de dlataton K -1 Dsspaton de l énerge cnétque turbulente m² s -3 S Émssvté de l élément au rayonnement de grandes longueurs d ondes - Dffusvté moléculare de la chaleur m 2 s -1 Dfférence du contenu en eau entre l ntéreur et l extéreur de la serre kg kg -1 Constante de von Karmann - Conductvté thermque de l ar W m -1 K -1 vscosté dynamque de l ar en volume kg s -1 m -1 vscosté cnématque de l ar m -2 s -2 Constante emprque (modèle de turbuence) - k Constante emprque (modèle de turbuence) - Densté de l ar kg m -3 S Coeffcent de réflexon de l élément au rayonnement de courtes longueurs d ondes - S Coeffcent de transmsson de l élément au rayonnement de courtes longueurs Indces e n o s v w d ondes - extéreur net (flet ant-nsectes) ntéreur ouvrant sol végétaton mur (wall)

9 Lstes des Fgures Fgure 2. 1: Schéma de la serre expérmentale, de son système d aératon et de son envronnement proche Fgure 2. 2 : Ouvrants d aératon aux paros latérales et zénthales au tot Fgure 2. 3 : Data loger type Campbell scentfque CR23 et CR Fgure 2. 4 : Statons météorologques extéreure et ntéreure Fgure 2. 5: Schéma du dspostf expérmental nstallé pour les mesures des facteurs clmatques ntéreur et extéreur de la serre Fgure 3. 1: Evoluton en foncton du temps du rayonnement solare extéreur R g, de la température T ext et de l humdté relatve H r de l ar extéreur pour la pérode allant du 1 au 8 août Fgure 3. 2: Evoluton en foncton du temps du rayonnement solare extéreur, de la température et de l humdté relatve de l ar extéreur pour la pérode allant du 14 au 22 Septembre Fgure 3. 3: Evoluton en foncton du temps du rayonnement solare extéreur de la vtesse et la drecton du vent pour la pérode allant du 1 au 8 Août Fgure 3. 4: Evoluton en foncton du temps du rayonnement solare extéreur de la vtesse et la drecton du vent pour la pérode allant du 14 au 22 septembre Fgure 3. 5: Evoluton en foncton du temps du rayonnement global extéreur et du rayonnement net ntéreur pour la pérode allant du 1 au 8 Aout 2009 (sans plantaton) Fgure 3. 6: Evoluton en foncton du temps du rayonnement globale et du rayonnement net ntéreur pour la pérode allant du 14 au 22 septembre Fgure 3. 7: évoluton de la température de l ar extéreur et ntéreur de la serre pour la pérode allant du 1 er au 8 août Fgure 3. 8: évoluton de la température de l ar extéreur et ntéreur de la serre pour la pérode allant du 14 au 22 Septembre Fgure 3. 9: Evoluton en foncton du temps de l humdté relatve ntéreure et extéreur pour la pérode allant du 1 au 8 Aout 2009(sans plantaton) Fgure 3. 10: Evoluton en foncton du temps de l humdté relatve ntéreure et extéreur pour la pérode allant du 14 au 22 septembre 2009(avec plantaton) Fgure 3. 11: Evoluton en foncton du temps de la température des feulles à deux hauteurs dfférents, température du frut et la température moyenne d l ar de la serre Fgure 3. 12: Evoluton de la dfférence de température du couvert végétal et celle de l ar ntéreur de la serre en foncton du rayonnement solare extéreur... 38

10 Fgure 3. 13: Evoluton en foncton du temps de la température moyenne de l ar ntéreur, température du sol ntéreur hors pallage et la température de la toture Fgure 3. 14: Evoluton en foncton du temps de rayonnement net, R net au-dessus de la végétaton à l ntéreur de la serre et le flux de chaleur à la surface du sol F s (14 au 22Septembre 2009) Fgure 3. 15: Schéma des flux de chaleur sensble et latente mplqués dans le blan d énerge de l ar ntéreur de la serre Fgure 3. 16: Évoluton du flux de ventlaton mesuré G en (m 3 /s) en foncton de la vtesse du vent U en m/s Fgure 3. 17: Evoluton du terme Cd C w 2G en foncton de la vtesse du vent u en m/s S U T Fgure 3. 18: Evoluton des valeurs du taux de ventlaton calculées par le modèle rédut de ventlaton en foncton des valeurs estmées par le modèle du blan d énerge Fgure 3. 19: Evoluton des résdus entre les valeurs calculées et les valeurs estmées du taux de ventlaton G, en foncton de la vtesse du vent Fgure Evoluton des températures mesurées ( ) et calculées ( ) en foncton du temps du 29/09/2009 au 12/10/ Fgure 3. 21: Comparason entre les valeurs smulées et mesurées de la température nterne de la serre Fgure 3. 22: varaton du taux de ventlaton en foncton de l écart de température entre l extéreur et l ntéreur Fgure 3. 23: Archtecture du réseau de neurones adoptée dans cette étude Fgure 3. 24: Résdu calculé entre les valeurs mesurées et celles prédtes par le réseau de neurones. 68 Fgure Evoluton des températures mesurées et calculées en foncton du temps du 29/09/2009 au 12/10/ Fgure : Comparason entre les valeurs smulées et mesurées de la température nterne de la serre Fgure 4. 1: Forces s'exerçant sur une partcule flude en convecton lbre Fgure 4. 2: Représentaton schématque des résstances au transfert de vapeur d eau entre la feulle et l ar Fgure 4. 3: photo représentatve d un stomate de tomate Fgure 4. 4: Représentaton du volume de contrôle : notatons utlsées pour la dscrétsaton des équatons... 99

11 Fgure 4. 5: Représentaton d une malle de flet ant-nsectes Fgure 4. 6: évoluton du rapport des résstances stomatques des faces supéreure et nféreure des feulles en foncton du rayonnement global mesuré sous la serre Fgure 5. 1: Schéma représentatf de la serre et de son système d aératon. Les rangées de végétaton et les ouvrants zénthales d aératon de toture sont perpendculares à la drecton du vent domnant Fgure 5. 2 : Mallage utlsé pour smuler la serre avec ses ouvrants équpés de flet ant-nsectes (ssu du logcel CFD) Fgure 5. 3: Mallage utlsé pour smuler la serre avec ses ouvrants équpés de flet ant-nsectes Fgure 5. 4: Evoluton des profls de température durne smulée et mesurée au centre de la serre à 1 m au-dessus du sol, en foncton de la longueur de la serre (coupe pratquée au centre de la serre) 125 Fgure 5. 5: Evoluton des profls de température durne smulés et mesurés au centre de la serre à 4 m au-dessus du sol, en foncton de la longueur de la serre (coupe pratquée au centre de la serre). 125 Fgure 5. 6: Evoluton des profls d humdté absolue durne smulés et mesurés au centre de la serre à 1 m au-dessus du sol, en foncton de la longueur de la serre (coupe pratquée au centre de la serre) Fgure 5. 7: Evoluton des profls d humdté absolue durne smulés et mesurés au centre de la serre à 4 m au-dessus du sol, en foncton de la longueur de la serre (coupe pratquée au centre de la serre) Fgure 5. 8: Champ dynamque ssu de la smulaton (m/s) Fgure 5. 9: Zoom du champ de vtesse smulé dans le con (A) de la fgure (5.8) Fgure 5. 10: Zoom du champ de vtesse smulé dans le con (B) de la fgure (5.8) Fgure 5. 11: Zoom du champ de vtesse smulé dans le con (C) de la fgure (5.8) Fgure 5. 12: Zoom du champ de vtesse smulé dans le con (D) de la fgure (5.8) Fgure 5. 13: Champ dynamque smulé au centre de la serre (m/s) Fgure 5. 14: Champ dynamque smulé au centre de la serre (m/s) Fgure 5. 15: Profl vertcal de vtesse smulée au centre (m/s) de la serre en foncton de la hauteur de la serre Fgure 5. 16: Profl de vtesse smulé (m/s) à 1m au-dessus du sol le long de la largeur de la serre Fgure 5. 17: Profl de vtesse smulé (m/s) à 4 m au-dessus du sol le long de la largeur de la serre.. 137

12 Fgure 5. 18: Profl de vtesse smulé (m/s) à 1m au-dessus du sol le long de la longueur de la serre 138 Fgure 5. 19: Profl de vtesse smulé (m/s) à 4 m au-dessus du sol le long de la longueur de la serre 138 Fgure 5. 20: Champ thermque smulé Fgure 5. 21: Champ thermque smulé Fgure 5. 22: Champ thermque smulé Fgure 5. 23: Champ thermque smulé (en degré K) au centre de la serre Fgure 5. 24: Profl de Température smulé à 1 m au-dessus du sol en foncton de le long de la largeur de la serre Fgure 5. 25: Profl de Température smulé à 4m au-dessus du sol le long de la largeur de la serre. 143 Fgure 5. 26: Profl de Température smulé à 1m au-dessus du sol en foncton de la largeur de la serre Fgure 5. 27: Profl de Température smulé à 4m au-dessus du sol en foncton de la largeur de la serre Fgure 5. 28: Champ d humdté absolue (Kg eau /Kg ar sec ) smulée au centre de la serre Fgure 5. 29: Champ d humdté absolue (Kg eau /Kg ar sec) smulée Fgure 5. 30: Champ d humdté absolue (Kg eau /Kg ar sec) smulée au centre de la serre Fgure 5. 31: Champ d humdté absolue (Kg eau /Kg ar sec) smulée Fgure 5. 32: Profl d humdté absolue smulée à 4m au-dessus du sol en foncton de la largeur de la serre Fgure 5. 33: Profl d humdté absolue smulée à 1 m au-dessus du sol en foncton de la largeur de la serre Fgure 5. 34: Profl d humdté absolue smulée à 1m au-dessus du sol en foncton de la largeur de la serre Fgure 5. 35: Profl d humdté absolue smulée à 4 m au-dessus du sol en foncton de la largeur de la serre Fgure : Profle vertcaux de vtesse smulés au centre de la serre admensonnés par rapport à la vtesse extéreure, en foncton de la hauteur de la serre Fgure : Profle de dfférence de température avec l extéreur (T nt - T ext ) au centre de la serre, en foncton de la hauteur de la serre

13

14 Lstes des Tables Table 1. 1 : Caractérstques géométrques des flets ant-nsectes utlsés dans la régon d Agadr Table 2. 1 : caractérstques de la plantaton de la culture de tomate dans la serre Table 3. 1 : Les valeurs du coeffcent Cd C dentfées pour pluseurs serres équpées d ouvrants w mobles (10 et 30 ) ou permanents Table 3. 2: Coeffcents de perte de charge détermnés par dfférents auteurs (Roy et al., 2002) pour dfférents types de bâtments et de serres Table 3. 3 : Valeurs du coeffcent d effcence du vent C trouvées dans la lttérature (Roy, 2002) w Table 3. 4: Paramètres de ventlaton de notre serre expérmentale (A) et celle (B) étudée par Madoub et al.(2007) et (C) étudée par Fatnass et al.(2002) Table 3. 5 : dfférentes parametres de pertes de chargees (ouvrant sans flets, flet ant nsectes et orentaton des rangés du couvert végétal Table 4. 1: Les constantes du modèle à une équaton Table 4. 2: Les constantes usuelles du modèle, k ε standard Table 4. 3: Les constantes usuelles du modèle, k-ε RNG Table 4. 4: Les constantes usuelles du modèle, k-ε Réalsable Table 4. 5 : La porosté, la perméablté K et le coeffcent de perte de charge non-lnéare CF pour le flet ant nsectes 20/ Table 5. 1: Valeurs estmées du taux de ventlaton et des dfférents termes de l équaton du blan d énerge global Table 5. 2 : Mesures expérmentales moyenne (réalsées entre 11h et 14h) durant 3 ours (29 septembre au 01 octobre, 2009) des paramètres clmatques de la serre qu sont utlsées comme condtons aux lmtes pour les smulatons du mcroclmat du our

15 Introducton Générale Introducton Depus leur appartons l y a un peu plus de cnquante ans, le système de culture abrtée "serre" est mantenant un système de producton de masse ncontournable qu assure l approvsonnement des populatons en fruts et légumes fras et en végétaux d ornement toute l année, dans toutes les régons et sous tous les clmats du monde. Il s agt d un système de producton agrcole ntensf dont les nteractons avec l envronnement naturel, socal et économque sont très fortes et qu présente tout à la fos des fablesses vore des défcences et des atouts ndénables. Dans son sens le plus large, une serre désgne un dspostf établ pour modfer l acton des facteurs naturels et l adapter au meux aux besons des plantes. Actuellement, les serres agrcoles s apparentent de plus en plus à des structures ndustrelles dont l archtecture et les performances dovent être optmsés pour assurer une rentablté face aux couts d nvestssement qu elles représentent. Les prncpaux facteurs du mleu nterne de la serre qu sont modfés par rapport à l extéreur, sont : la température, l humdté la lumère et la vtesse du vent. Il est ben connu que le sol et les plantes stués sous serre recevant les rayons du solel s échauffent ben plus qu à l ar lbre (effet de serre) : cela est du à la suppresson du vent et à la réducton de la convecton de l ar. La geston du mcro clmat sous serre relève d une certane hablté, notamment dans les régons ensolellées (régon arde et sem-arde). Les hautes températures d ar et l ntensté du rayonnement solare qu caractérsent ces régons, y comprs le Maroc dès le début du prntemps, provoquent des surchauffes excessves à l ntéreur et qu durent usqu à la fn de l automne affectant la qualté et le rendement des cultures sous abrs. L humdté est auss augmentée causé par l absence du vent et l évapotranspraton du sol et du couvert végétal en encente relatvement close. Cette humdté excessve, favorse la crossance des mosssures, des champgnons et met ans les problèmes de clmatsaton et de ventlaton au premer plan. L'étude et la modélsaton du mcroclmat de la serre avec toutes ces composantes (température, humdté, évapotranspraton, condensaton, échange convectf et radatf, et ventlaton) est un des moyens ndspensable pour contrôler les paramètres clmatques de la serre. L aératon naturelle, est sans doute le mode de clmatsaton le plus répandu au Maroc pour résoudre le problème de surchauffe en pérode estvale. Cependant, l nvason des bo- 1

16 Introducton Générale agresseurs vecteurs de vrus qu affectent les cultures sous serres en pénétrant à travers les ouvrants d aératon, a poussé les serrstes à mettre des flets ant-nsectes sur les ouvrants pour assurer une protecton effcace et sans recours exagéré aux pestcdes. Or, la mse en place de flets avec des malles très fnes (ant-thrps et ant-aphdes) entraîne, surtout en été, une nette dmnuton du taux de ventlaton qu génère une montée en température et en humdté de l ar de la serre, ce qu est très pénalsant pour les cultures ms en place. Obectfs et structure de la thèse: A partr de ces constats, notre traval vse partculèrement les ponts essentels suvants: - caractérser expérmentalement le mcroclmat nterne et détermner le taux de ventlaton naturelle d une serre nouvelle génératon de type mult-chapelle équpée de flets ant nsectes en condtons réelles de culture et cec afn de quantfer très exactement la chute du flux d ar échangé ndute à la fos par l utlsaton de flets ant nsectes et l orentaton des rangés du couvert végétal ; - caractérser et modélser fnement les transferts thermoconvectfs à l ntéreur des serres équpées de ces flets protecteurs afn de précser en détal les champs thermques, hydrque et aéraulques dans ce type d abrs. -Utlser les modèles ms au pont grâce à la mse en œuvre de codes de calcule de mécanque des fludes, pour analyser les modfcatons clmatques ndutes par l utlsaton de dfférent flets protecteurs. Par conséquent, le premer chaptre de ce mémore sera consacré aux rappels des dfférentes problématques des serres lées à l nvason des nsectes vecteurs de vrus, nous présentons également les études menées par d autres auteurs sur le suet de l aératon et de la cartographe du clmat nterne des serres. Le dspostf expérmental et les prncpales méthodes utlsées au cours de ce traval seront brèvement présentés dans le second chaptre. Le chaptre 3 tratera de l étude des caractérstques du clmat moyen dans une serre (de grande talle 4565m² en condton réelles de culture de tomate équpée de flet ant nsectes), en fasant appel à la détermnaton du taux de renouvellement d ar par la méthode du blan d énerge et de vapeur d eau. Pus des modèles smples (physque et de réseaux de neurones) sont adaptés pour prédre la température de l ar nterne de la serre. 2

17 Introducton Générale Dans le chaptre 4, nous exposerons les équatons de base qu régssent le mouvement d ar en régme lamnare ans que les modèles approchés qu prennent en compte : les transferts turbulents, la végétaton et les flets ant-nsectes. Nous détallerons plus spécalement le tratement numérque des équatons et les algorthmes qu permettent leur résoluton. Nous aborderons fnalement, dans le derner chaptre, la descrpton de l hétérogénété spatale du clmat, en consdérant un modèle complet basé à la fos sur le blan d énerge, de masse et de mouvement Les résultats seront donnés sous forme de champs dynamques et thermques pour la vsualsaton de la structure de l écoulement et la compréhenson du comportement thermo-hydrque de la serre étudé. 3

18 Chaptre 1 [Généraltés sur les serres au Maroc et synthèse bblographque sur la ventlaton naturelle] 4

19 Chaptre 1 : Généralté et synthèse bblographque sur la ventlaton naturelle Chaptre 1 : Généraltés et synthèse bblographque I. Les cultures sous serres au Maroc La producton maraîchère au Maroc a connu un développement mportant surtout en producton de prmeur, s ben qu elle est devenue l un des plers de l économe agrcole du pays. Jads, localsée dans la zone d Oualda sous des tunnels plastfés, cette producton a mgré pendant les vngt dernères années vers la régon du Souss où elle s est ntensfée sous des abrs serres, notamment de type canaren ou Parral. L agrculture est l actvté prncpale dans la régon de Souss Massa Drâa, qu est caractérsée par la dversté des cultures (céréales, fruts, agrumes partculèrement ). Voc quelques chffres sgnfcatfs (selon le rapport de l ORNVA de 2010) : - 1ère régon productrce d agrumes et de légumes au nveau natonal. - 1ère régon en producton de bananes sous serres. - Elle représente 32% de la valeur aoutée agrcole natonale. - Elle représente 44% des exportatons agrcoles du royaume. - Elle représente 21% de la producton et 80% des exportatons de légumes au nveau natonal. - Elle représente 48% de la producton et 62% des exportatons d agrumes au nveau natonal. Les prncpales productons concernées sont la tomate, le povron, le melon et plus récemment, le harcot vert et la courgette. Avec le développement du marché espagnol, d autres cultures spécalsées ou de nche se sont développées assurant une offre plus dversfée. Parc de serres au Maroc II -1 Type canaren Le parc de serres totalse actuellement près de ha, domnés par le type canaren, développés à l orgne en Espagne pour abrter la culture de banane. Ces abrs soutenus par des poteaux en bos et trés au bas par une lgne gouttère médane, ont un tot quas plat couvert de plastque et des cotés latéraux couverts de plastque ou de flets à malles de plus en plus étrotes. Ce type de serres présente l nconvénent d être à clmat sub (par opposton aux serres à clmat contrôlé). Les condtons de frod, de chaleur et les excès d humdté sont donc drectement subes par les cultures. 5

20 Chaptre 1 : Généralté et synthèse bblographque sur la ventlaton naturelle La maeure parte des cultures destnées à l export sont mses en place de ullet à septembre, en foncton de la précocté cblée, et produsent prncpalement pendant les sasons d automne et d hver. Les cultures sont ans soumses en début de cycle aux rsques des hautes températures surtout les vents d Est (chergu) et en pérode hvernale aux basses températures qu peuvent s étaler des fos sur pluseurs ours et attendre des seuls très crtques. La serre canarenne ne dspose pas de ventlaton zénthale et présente seulement la possblté de la ventlaton naturelle latérale à travers les ouvrants d aératon équpés de flets ant nsectes. Cette ventlaton reste a portée très lmtée car elle n arrve pas à couvrr la totalté de la largeur de la serre, surtout avec les untés de surface adoptées au Maroc (100 mx100m) ans que le type de végétaton dressé en palssage vertcal. Généralement, les côtés ouest sont meux ventlés que les côtés Est. Des effets d obstructon sont observés quand on place les serres en «battere», surtout quand elles sont algnées. La robe en flet consttue auss un danger pour la culture au moment des vents de chergu, car elle lasse passer des masses d ar très desséchant, lorsqu l n y a pas de protecton en plastque. Cependant, les dégâts les plus mportants sont surtout lés aux excès d humdté occasonnés par les chutes de plue et par le phénomène courant de condensaton, accentué par les écarts de températures durnes et nocturnes qu caractérsent la régon. A noter que l humdté excessve se tradut par une pullulaton de malades cryptogamques (botryts, mldou, cladosporose) et de bactéroses qu engendrent des pertes de rendement ans qu une grande déprécaton qualtatve des fruts et légumes, les rendant non exportables. En plus des pertes, ces stuatons mposent également l applcaton répéttve d un grand nombre de produts phytosantares avec une forte ncdence sur les coûts de producton, mas auss une grande affectaton de la qualté des produts et de l endurance des plants. La campagne est un exemple type. Les températures de la dernère semane de Jullet et de la premère semane d Août ont attent 53 C, engendrant des dégâts mportants et des perturbatons des cycles de plantaton. Ensute, les fortes précptatons qu a connues la régon entre Décembre et Mars ont engendré de grandes pertes (40 à 100%) à cause de la pullulaton superposée de pluseurs malades cryptogamques, entraînant une hausse sans précédent des prx de la tomate. Ce genre de stuatons a une ncdence sur les producteurs, mas auss sur les statons de condtonnement par la perturbaton des contrats d approvsonnement passés avec leurs partenares à l export. La redondance de ces stuatons sur chaque compagne à des ampleurs plus ou mons grandes fat que pluseurs producteurs sont actuellement à la recherche de 6

21 Chaptre 1 : Généralté et synthèse bblographque sur la ventlaton naturelle solutons adaptées, notamment par l évoluton vers d autres systèmes de producton. L alternatve la plus recommandée reste la serre mult-chapelle en acer qu a fat ses preuves dans d autres pays. II -2. Type mult-chapelle Contrarement aux serres canarennes rudmentares, les serres mult-chapelles présentent une technologe de constructon assez avancée et sont par conséquent plus coûteuses (en général 3 fos plus chères). La décson de l acquston de ces serres dot se baser sur l analyse du coût d nstallaton élevé par rapport aux retombées postves en relaton avec les atouts de commercalsaton. Il s agt d une serre modulable en armature d acer, composée de chapelles adacentes à largeur varable et à hauteur au canal varable. La base est fate de poteaux algnés, généralement carrés ou rectangulares, dstants de 4 ou 5 m et supportant une parte arquée et voûtée. Les arcs sont équpés à leur zénth de fenêtres actonnées par des crémallères quand elles sont mobles, et peuvent être conçues pour s ouvrr sur un coté ou sur les deux. Ces serres sont conçues pour être résstantes à des vtesses de vent détermnées et pour le support d une certane charge de culture au mètre carré. La qualté d une serre est ugée par les épasseurs d acer de ses dvers éléments et la qualté de ses motorsatons, la qualté et le procédé de galvansaton ans que le matérau et la qualté de la boulonnere utlsée. Le chox d une serre est foncton du type de producton et des cultures qu elle va abrter, mas surtout des caractérstques clmatques de l endrot où elle sera placée. La courbure des arcs leur confère une confguraton permettant un plus grand volume d ar pour l échange. A hauteur égale au canal, la mult-chapelle procure plus de 2,6 m de hauteur supplémentares par rapport à la canarenne, sot entre 40 et 60% de volume tampon supplémentare. De plus, la forme de l arc permet de canalser la chaleur vers la cme et son évacuaton rapde. Pour cela, des formes spécales sont adoptées par les constructeurs, tout partculèrement la forme gothque qu permet la plus rapde évacuaton par rapport au tot plat de la canarenne qu accumule la chaleur d une manère étalée sur l ensemble de la surface de la serre et d une manère très rapprochée au couvert végétal. Le plastque épousant la forme courbée des arcs consttue une plus grande surface pour le rayonnement par rapport à la surface plane des canarennes, ce qu rend la mult-chapelle plus effcente au nveau des échanges bénéfques avec l extéreur. Les mult-chapelles utlsent des largeurs de plus en plus grandes. La plus communément utlsée est celle de 9,6m ce qu permet une melleure geston de l espace au proft des cultures et une plus grande densté par rapport à la même surface 7

22 Chaptre 1 : Généralté et synthèse bblographque sur la ventlaton naturelle canarenne (25% en plus). En plus de la ventlaton latérale, les serres mult-chapelles dsposent de systèmes de ventlaton zénthale reposant sur des ouvrants actonnés manuellement ou automatquement, s ouvrant sur 1 ou 2 côtés. Cette ventlaton dynamque fonctonne sous forme d effet chemnée par appel d ar de l ntéreur de la serre et son remplacement. La confguraton des fenêtres de ventlaton et la hauteur d ouverture (80 cm et 120 cm) dépendent des constructeurs. Contrarement aux canarennes, la dsposton des serres en sére conserve pour chaque serre son potentel d aératon dynamque zénthale. Par alleurs, la structure métallque peut servr de support à d autres types d équpements tels les ventlateurs ou extracteurs d ar, etc. Dans les serres multchapelle, la fxaton du plastque et du flet se fat grâce à un système de clps qu prolonge leur durée de ve et leur confère une plus grande étanchété contrarement aux serres canarennes ou le plastque est fxé entre deux malles de fl galvansé par des taquets ou agrafes, ce qu provoque des amorces de déchrures de plastque entraînant une dmnuton de son étanchété et un raccourcssant de sa durée de ve. De plus en plus des producteurs maraîchers se rensegnent sur des offres dsponbles pour se reconvertr en mult-chapelles, mas les élans sont souvent frenés par les coûts et amortssement de ce type d abrs. Ren que pour la tomate, près de 5000 ha de serres canarennes dovent être converts en 3000 ha de mult-chapelles. Les assocatons professonnelles ont nséré la doléance de subventon de ces serres dans le cadre du contrat programme sgné avec le gouvernement. Une ade de 10% du coût est actuellement accordée, mas elle reste de toute évdence très nsuffsante pour déclencher le processus. Les fabrcants ont de leur côté fat évoluer leurs structures de manère à en dmnuer le coût, mas touours est-l que le nveau de prx de l acer reste détermnant. A savor que les constructeurs espagnols ont développé leurs ventes notamment en Amérque latne grâce à des programmes de support des gouvernements aux entreprses exportatrces et par le bas d appu d Etat à Etat, sans oubler les crédts accordés aux entreprses mportatrces. II-3. Flet ant-nsectes Les contrantes envronnementales, technques et économques oblgent les serrstes à amélorer contnuellement leurs outls et méthodes de producton. Certanes contrantes ne sont pas nouvelles, elles réapparassent au gré des aléas clmatques comme par exemple le frod ntense en hver et le surchauffe en été. D autres sont plus récentes telles que l arrvée de l aleurode Bemsa tabac, vecteur de dfférentes souches de vrus. 8

23 Chaptre 1 : Généralté et synthèse bblographque sur la ventlaton naturelle Parm les méthodes alternatves à la lutte chmque, on trouve l utlsaton de barrères physques (nsect-proof). En présence de celle-c, l est ndspensable de mantenr un mcroclmat satsfasant pour la culture mse en place. L utlsaton des flets nsectes proof (Tableau 1.1), seule méthode alternatve à l utlsaton d nsectcdes, provoque une réducton mportante du taux de renouvellement d ar à l ntéreur de la serre ce qu condut à une élévaton remarquable de température et d humdté. L mpact de ce problème sur le clmat nterne et sur le développement et la producton est donc très mportant, surtout dans les régons chaudes et ensolellées comme l est la régon d Agadr. Flets Nombre de malles par cm² Longueur de la malle (mm) Largeur de la malle (mm) Damètre du flament (mm) Ant-Bemsa 1111 malles/cm² 0,6 0,6 0,1 Ant-aphds 1616 malles/cm² 0,4 0,4 0,1 Ant-thrps 2525 malles/cm² 0,18 0,18 0,1 Table 1. 1 : Caractérstques géométrques des flets ant-nsectes utlsés dans la régon d Agadr. II. Les études sur la ventlaton passve des serres La ventlaton naturelle est un processus mportant pour contrôler le clmat sous serre. Elle ntervent dans les blans d'énerge, de vapeur d'eau et de CO 2. A ce ttre, elle condtonne très largement la fxaton de la température et l'humdté de l'ar nterne ans que sa concentraton en gaz carbonque. Elle ntervent auss dans la photosynthèse et la transpraton et nfluence ans le fonctonnement physologque de la plante (Bot, 1983). Une connassance exacte de la ventlaton est donc apparue comme un préalable à la compréhenson du mécansme de formaton du clmat dans le système serre-culture et comme un passage oblgé vers l'améloraton de son contrôle. Pluseurs travaux de recherche sur ce suet ont été alors effectués. Ils portent sur les échanges d'ar entre l'ntéreur et l'extéreur de la serre. Ils ont débuté dans les années 1950, avec Morrs et Neale (1954) qu ont effectué les premères mesures avec des gaz traceurs. La même technque a été utlsée plus tard par Whttle et Laurence (1960) qu ont décrt une relaton lant le flux de ventlaton à la vtesse du vent extéreur. Par la sute, Okada et Takakura (1973) ont proposé une relaton lant le flux d'aératon, d une pette serre, à deux termes, l'un étant proportonnel à la vtesse du vent extéreur et l'autre à la racne carrée de la 9

24 Chaptre 1 : Généralté et synthèse bblographque sur la ventlaton naturelle dfférence de température. De leur côté, Koza et Sase (1978) ont effectué une approche théorque de la ventlaton statque des serres à l ade d un modèle mathématque permettant d estmer le flux d ar dû à l aératon statque. Il a été ensute valdé sur maquette de serre multchapelles. Ce modèle a été ultéreurement modfé par Koza et al. (1980), afn de maîtrser la température de l ar de la serre au moyen du contrôle de l aératon statque. De son côté, Kttas (1980) a mesuré le taux de futes d une serre tunnel par la méthode du gaz traceur et a trouvé une dépendance lnéare de ce taux par rapport à la vtesse du vent extéreur. Pour une serre de type multchapelles de grande surface, Bot (1983) a étudé l'nfluence de la forme des ouvrants sur la ventlaton. Il a proposé une foncton admensonnelle qu donne le taux de ventlaton en foncton de la surface ouverte et de la vtesse du vent. Cependant, les mesures expérmentales fates par Bot (1983) pour quantfer le taux d'aératon, ont été effectué dans un compartment solé stué à l'ntéreur de la serre. Baytorum (1986), à partr des mesures effectuées sur une pette serre, a trouvé que la drecton du vent oue un rôle peu mportant sur le taux de renouvellement de l ar. A partr des mesures effectuées sur une serre multchapelle type Venlo, De Jong (1990) a étudé l nfluence de l effet chemnée sur l aératon statque pour des fables vtesses du vent ans que l effet du vent sur le flux d ar à travers les ouvrants. Fernandez et Balle (1992) ont fat une étude smlare sur une serre du type Venlo et ls ont trouvé que la drecton du vent n nfluençat pas le taux de renouvellement d ar. Cependant, tous les travaux préctés c-dessus, sont lmtés aux phénomènes d'nfltraton et à la ventlaton des serres en verre utlsées en Europe du Nord. Les études sur les serres plastques qu sont généralsées dans le bassn médterranéen, n ont débuté que lors de ces deux dernères décennes. Feulloley et al. (1994b) ont quantfé le flux de ventlaton dans une serre tunnel en plastque dans le but d'étuder l'nfluence du clmat médterranéen sur la ventlaton de ce type de serre. Boulard et Draou (1995) ont étudé la ventlaton dans une serre en plastque à double chapelle pus ls ont présenté une relaton donnant le taux d'aératon en se basant sur l'approche de Bernoull. Cette théore a d'abord été applquée à une ouverture contnue sur un seul versant de la toture, et à la combnason de celle-c avec une seconde ouverture contnue stuée sur le ped drot. Les contrbutons de l'effet du vent et de la température ont ans été évaluées et combnées. Boulard et al. (1995) ont auss caractérsé fnement les flux de masse et de chaleur ms en eu par l aératon naturelle, en mesurant drectement les flux de masse et d énerge au nveau des ouvrants. Les composantes 10

25 Chaptre 1 : Généralté et synthèse bblographque sur la ventlaton naturelle moyennes et turbulentes des flux de masse et d énerge ont été mesurées à l ade d anémomètre sonque et de thermocouples fns pour la mesure des fluctuatons de vtesse et de températures respectvement. Papadaks et al. (1996) ont mesuré et modélsé les échanges d'ar dans une serre en plastque équpée d'ouvrants stués sur la toture et sur les côtés. IV. Modélsaton de l aératon des serres Du fat du grand nombre de paramètres qu entrent en eu et de la complexté des phénomènes physques qu contrôlent l échange d ar à travers les ouvrants d une serre agrcole, l a été dffcle de quantfer le taux d aératon d une serre. On a donc élaboré des modèles smples utlsant un nombre rédut de paramètres pour modélser le taux de ventlaton d une serre agrcole équpée d ouvrants. On trouve dans la lttérature pluseurs types de modèles permettant de détermner ce taux de ventlaton : IV.1. Modèles statstques Ce sont les modèles les plus smples. La méthode de modélsaton adoptée consste à utlser une valeur constante pour le taux de renouvellement d ar, ndépendamment de l évoluton des condtons extéreures ou ntéreures. Cette méthode est basée sur des études statstques effectuées sur de nombreux types de serres. Mas, malgré ses lmtes au nveau de la précson de calcul, ce type de modèles, de part sa smplcté, a perms l évaluaton de performances relatves moyennes des abrs serres dans des zones géographques données. IV.2. Modèles régressfs Les modèles régressfs vsant à reler, sous forme lnéare, le flux de ventlaton G aux sollctatons telles que la vtesse du vent U et la dfférence de température T entre l ntéreur et l extéreur, cela donne (Ruther, 1985) : G a b T cu (1.1) Où a, b, c sont des coeffcents de régresson qu dépendent des condtons clmatques et de type de serre. Ou ben l est relé aux dmensons caractérstques des ouvrants (Goedhart et al., 1984) : G k.( R L ). U (1.2) s Où k est un facteur constant qu dépend de la hauteur de la serre ; R S est le taux d ouverture relatve à l ouvrant d aératon (en %) et o L o est la longueur de l ouvrant (m). 11

26 Chaptre 1 : Généralté et synthèse bblographque sur la ventlaton naturelle Ces modèles ne donnent une précson satsfasante que pour les types de serres pour lesquelles les paramètres du modèle ont été dentfés. Toute extrapolaton à d autres confguratons de serre est hasardeuse vore mpossble. IV.3. Modèles fns non lnéares Ces modèles utlsent l ensemble des relatons mathématques régssant le transfert d ar dans la serre, cependant ls consdèrent que l ambance ntéreure est homogène. Le flux d ar échangé est relé aux sollctatons extéreures telles que la vtesse du vent et la dfférence de température entre l ntéreur et l extéreur de l abr, par une lo non lnéare. On ctera, à ttre d exemple le modèle proposé par Boulard et al. (1997). Ces derners ont modélsé la ventlaton en utlsant le théorème de Bernoull. En effet, le flux d ar traversant une ouverture est créé par une dfférence de presson à la hauteur y à travers l ouvrant : 1 P( y ) 2 C pu ( y ) (1.3) 2 Où est la masse volumque de l ar ; P(y) et U(y) sont respectvement les profls vertcaux de perte de charge et de vtesse de l ar à travers l ouvrant et C p est le coeffcent d Euler qu est relé au coeffcent de perte de charge de l ouvrant A l par la relaton suvante : Le profl vertcal de vtesse à travers l ouvrant est donné par : U( A 1. C p P( y ) y ) A ( P( y ) ) (1.4) P( y ) Avec le sgne de P( y ) P( y ) qu donne le sens du flux d'ar. Connassant le champ de presson P(y) (qu détermne la vtesse), la surface ouverte et le coeffcent de perte de charge, on peut donc calculer le flux d'ar volumque G (m 3 s -1 ) à travers l'ouvrant d'aératon en ntégrant l équaton (1.4) sur la hauteur de l ouverture h o : Effet chemnée h o G L U( y ) dy (1.5) o 0 Il décrt les échanges d'ar de part et d'autre de l'ouvrant. Ces échanges sont générés par la dfférence de masse volumque de l'ar, elle-même dépendante de la dfférence de la température. 12

27 Chaptre 1 : Généralté et synthèse bblographque sur la ventlaton naturelle S Po est la dfférence de presson entre l ntéreur et l extéreur au nveau du sol, la dstrbuton vertcale de presson au nveau de l ouvrant peut être dédute de la relaton : Où g est l accélératon de pesanteur (m s -2 ) Effet du vent T P( y ) Po g( )y (1.6) T En présence du vent, les paros exposées "au vent" sont en surpresson, tands que celles stuées "sous le vent" sont en dépresson. Un courant d ar transversal tend à rétablr l équlbre des pressons. L effet du vent se manfeste donc par les pressons qu l exerce sur les structures et que l on appréhende à travers le coeffcent de presson. Ce champ de presson a deux composantes (Bot, 1983 ; Gandemer, 1985) : - Une composante "moyenne ", lée à la vtesse du vent par le coeffcent de presson C : 1 2 P CU ; 2 - Et une composante "turbulente", lée aux fluctuatons du vent, caractérsée par un coeffcent de presson turbulente C ~ 1 2 : P ~ C ~ U. 2 Ne pouvant détermner avec exacttude les contrbutons de ces deux mécansmes, Boulard (1996) a utlsé la notaton C w pour représenter C et/ou C ~. Pw pour représenter P et/ou P ~, ncluant les deux effets, moyen et turbulent. A partr de ces hypothèses et en ntégrant l équaton (1.5), Boulard et al ont about à l équaton (1.7) donnant le flux d ar ventlé d une serre équpée d ouvrant d aératon: Où S G ( S o est la surface de l ouvrant et T H (1.7) T 2 o c )A ( 2g( )( ) CwU ) 2 H c est la hauteur de la chemnée équvalente. Cette approche smplfée (théorème de Bernoull), repose sur l hypothèse d une parfate homogénété de la température et de l humdté à l'ntéreur de la serre. Afn d aborder la descrpton de l'hétérogénété spatale du clmat, certans auteurs ont auss procédé à la résoluton numérque des équatons de Naver Stockes et l'équaton de la chaleur pour décrre la crculaton générale de l ar et la dstrbuton spatale de température à l ntéreur de la serre. 13

28 Chaptre 1 : Généralté et synthèse bblographque sur la ventlaton naturelle V. Les études sur la crculaton générale de l ar dans les serres Les études portant sur la crculaton générale de l ar dans une serre ont été nsprées par des études expérmentales et numérques réalsées sur la convecton naturelle en espace confné, notamment ceux réalsées dans des cavtés sem-ouvertes. De nombreux travaux expérmentaux et numérques ont été effectués ces dernères décennes afn de caractérser ou de modélser les champs thermques et les écoulements dans les cavtés (Ostrach, 1972 ; Caton, 1979 ; Bean, 1984 ; Henks, 1991). Les études en cavtés ont perms de tester et de comparer les dfférents modèles de turbulence et notamment le modèle k- (Launder et Spaldng, 1974). Les condtons aux lmtes thermques les plus souvent rencontrées correspondent au cas où deux paros vertcales opposées sont chauffées dfférentellement, les autres paros étant adabatques. Un autre cas rencontré fréquemment correspond à la cavté chauffée dfférentellement entre le haut et le bas. La convecton naturelle dans les cavtés sem-ouvertes (Snha et al ; Bhatt et Aung Fgure 1, 1984), génère les écoulements les plus proches de ceux que l on observe dans les serres agrcoles ventlées naturellement à travers des ouvrants d aératon. Ces études ont oué un rôle très mportant dans la compréhenson du fonctonnement des thermosphons, dans le contrôle de pertes de chaleur dans certans types de capteurs solares et dans l étude du refrodssement de certans types de composantes électronques. Elles ont été auss mportantes dans les problèmes lés à la ventlaton de l habtat, en partculer les problèmes lés aux propagatons de fumés et des feux dans les cellules, et à la conservaton de l énerge dans les bâtments. A partr de ces travaux, pluseurs auteurs ont étudé la crculaton générale de l ar et les champs thermques dans les serres. Les premères études ont surtout concerné des maquettes de serres ou ben des serres de pettes dmensons dépourvues de protectons ant-nsectes. Ans, Carpenter et Bark (1967) ont étudé expérmentalement les effets des tuyaux chauffants sur les champs thermques pendant la pérode nocturne dans une serre. Ils ont pu reconsttuer la crculaton générale de l ar mse en mouvement par les tuyaux chauffants stués le long des paros vertcales de la serre, et ls ont mesuré le champ thermque vertcal et horzontal à l ntéreur de la serre. Nara (1979) a réalsé une étude numérque et expérmentale portant sur les mouvements d ar dans une maquette de serre équpée d un plancher chauffant. Il a utlsé une méthode numérque aux dfférences fns permettant de détermner la foncton de courant et la vortcté. En régme statonnare et lamnare (le nombre de Raylegh allant de Ra= à ), 14

29 Chaptre 1 : Généralté et synthèse bblographque sur la ventlaton naturelle Nara a montré que l écoulement de l ar est consttué de deux cellules, et que le régme d écoulement dépend fortement de la dstrbuton de température à la surface du sol. Il a montré également qu un chauffage asymétrque engendre une seule cellule. La convecton naturelle au-dessus des lgnes de tubes de chauffage (dt thermosphons) placées entre les rangées de couvert végétal a été étudée par Aubnet et Deltour (1993) qu ont caractérsé et modélsé le panache produt de nut par les tuyaux chauffants. De son côté, Yang (1995) a mesuré au moyen d un anémomètre sonque trdmensonnel, la température et la vtesse de l ar à l ntéreur et au-dessus du couvert végétal afn de tracer la cartographe du clmat à l ntéreur d une serre. Boulard et al. (1999) ont caractérsé et modélsé les flux d ar résultant de la ventlaton naturelle dans une maquette de serre équpée d ouvrants d aératon. La vsualsaton des champs dynamques et thermques a été réalsée à l ade de la vsualsaton laser et de la thermographe par un champ de thermocouples. Parallèlement, ls ont smulé les écoulements de l ar à l ntéreur de la serre à l ade d un code de calcul de mécanque des fludes numérques CFD (Computatonal Flud Dynamcs). Ils ont pu décrre la crculaton générale de l ar dans la serre et aux nveaux des ouvrants. Boulard et al. (1998) ont pu tracer une cartographe des flux moyens et turbulents d ar et de chaleur sensble à travers l ouvrant d une serre, en procédant à des mesures drectes du champ de vtesse moyen et turbulent au nveau de l ouvrant d aératon. De même, Boulard et al. (2000a) ont mesuré le flux d ar moyen et turbulent à l ade d un anémomètre sonque trdmensonnel à l ntéreur d une serre tunnel vde (sans végétaton) pus étudé (Boulard et al., 2000b) de façon expérmentale et théorque, les types d'écoulement d ar et le champ de température provoqués par une ventlaton lée au vent dans une serre mult-chapelles. S la ventlaton et la cartographe des champs dynamques, thermques et hydrques dans les serres dépourvues de protectons ant-nsectes commencent à être ben maîtrsées, en revanche celle des serres dotées de ce type de flets est pratquement nconnue. En effet, durant de nombreuses années, seules les études expérmentales en soufflere ou sur ste, ont perms d étuder les écoulements de l ar à travers ce type de flets ant-nsectes. Les proprétés dynamques de ces matéraux ont été ans quantfées et on a également étudé leur nfluence sur le clmat radatf de la serre. Parm ces travaux, on peut cter ceux de Nskens et al. (1984) qu ont étudé les caractérstques optques et radatves des dfférents types de flets utlsés dans l agrculture. De leur côté Mguel et al. (1994) ont étudé l nfluence des flets sur les échanges radatfs de courtes longueurs d onde à l ntéreur d une serre. L écoulement 15

30 Chaptre 1 : Généralté et synthèse bblographque sur la ventlaton naturelle de flude à travers ce type de flets est décrt par Baley (1978); Balemans (1989); Sase et Chrstansen (1990) et Kosmos et al. (1993). Les deux premers, ont consdéré seulement l écoulement des fludes pour des nombres de Reynolds <1 (Régme d écoulement de Darcy). Sase et Chrstansen (1990) et Kosmos et al. (1993) ont décrt les écoulements à travers les flets par l équaton de Bernoull afn de détermner les coeffcents de perte de charge de ces matéraux. Fatnass (2001) a modélsé la température et l humdté relatve de l ar ntéreur d une serre de type canarenne d un dem hectare de surface, équpée d ouvrants d aératon et doté de flets ant-nsectes, en se basant sur une estmaton précse des dfférents flux de chaleur sensble et latente échangés entre l ar ntéreur et les autres composants consttuant le système serre. Cette estmaton lu a perms de fermer le blan thermque et d établr un modèle de prédcton de la température et du contenu en eau de l ar au centre de la serre. De leurs côtés Sngh et al.(2005) ont développé en Inde un model "MICroclmate of GREENhouse" (MICGREEN) en se basant sur le blan énergétque de chaque élément du système serre. Ce modèle leurs permet de prédre la température et l humdté nterne au centre d une serre de 192 m 2 de surface. Plus récemment We Chen et al.(2006) ont étudé le transfert thermque et le contenu en eau dans une serre solare passve en Chne, en utlsant un modèle mathématque basé sur l équlbre énergétque et un modèle undmensonnel pour les mleux poreux non saturés, afn de prédre la température du sol et de l ar ntéreur ans que l humdté nterne. Demrat (2001) a étudé la ventlaton naturelle d une serre canarenne de bananer d un hectare équpée d ouvrants d aératon sans flets ant nsectes, en se basant sur la méthode du blan d énerge. De leurs côtés Fatnass et al. (2003), Madoub et al (2009) ont, respectvement, modélsé les flux d ar résultant de la ventlaton naturelle d une serre canarenne de tomate de ½ et 1 hectare équpée d ouvrants d aératon dotés de flets ant nsectes. Parallèlement, ls ont smulé les écoulements de l ar à l ntéreur de la serre à l ade d un code de calcul de mécanque des fludes numérque CFD2000 et décrt la crculaton générale de l ar dans la serre. VI. Concluson Cette revue bblographque montre clarement que les études portant sur la ventlaton naturelle des serres dépourvues de protectons ant-nsectes, sont abondamment tratées dans 16

31 Chaptre 1 : Généralté et synthèse bblographque sur la ventlaton naturelle la lttérature. Les études ayant trat au cas des serres équpées de flets ant-nsectes sont beaucoup mons nombreuses. Les rares études exstantes sont surtout consacrées à l mpact des flets sur les échanges radatfs à l ntéreur de la serre, cec ben que l effet convectf sot également très mportant. De même, les travaux exstants sur la crculaton générale de l ar dans une serre et à la cartographe de son clmat, ont surtout concerné des serres canarenne rudmentare largement utlsées dans la régon. Notre étude vsera donc à caractérser la ventlaton naturelle et à modélser les champs dynamques et thermques dans serre multchapelles nouvelle génératon de grande portée, équpée de flets ant-nsectes dsposés sur les ouvrants d aératon. L obectf est de contrbuer à la mse au pont d une serre adaptée aux condtons médterranéennes et ardes, qu peut être clmatsée de façon passve tout en empêchant la pénétraton des nsectes vecteurs de vrus. 17

32 Chaptre 2 Dspostf et technques expérmentaux 18

33 Chaptre 2 : Dspostfs et technques expérmentales Chaptre 2 I. Dspostfs et technques expérmentales L obectf de ce chaptre est de présenter l ensemble du dspostf expérmental ms en œuvre au cours de notre étude sur les caractérstques mcroclmatques et les performances en aératon naturelle d une serre mult chapelle en culture réelle de tomate et équpée de flets ant nsectes. I.1. Le ste La serre qu a serv de support à l expérmentaton est stuée dans le Centre de Transfert des Technologes, dans la régon de Khmss At Amra, Provnce de Chtoka At Baha, Wlaya d Agadr sur le lttoral Atlantque Marocan et qu présente les coordonnés géographques suvants : Lattude : 30 13, Longtude : 9 23, Alttude : 80 m. Cec en collaboraton avec l Assocaton des Producteurs et Exportateurs des Fruts et Légumes, du Mnstère de l Agrculture et du Pêche Martme et de l Organsaton des Natons Uns pour le Développement ndustrel. I.2. Le clmat Cette régon dspose d un sol de type sableux et son clmat est favorable à l mplantaton des serres et au développement de la culture de tomate. Le clmat est sem-arde domné par l alternance d une sason sèche et chaude et d une sason humde et tempérée avec de grandes nuances régonales. L extenson septentronale des hautes pressons subtropcales explque le temps sec et chaud qu s nstalle en pérode estvale pour une durée plus ou mons longue et qu s accompagne parfos des vents desséchants appelés chergu, accentuant les températures maxmales, ntensfant l évaporaton et rédusant l humdté relatve. La drecton du vent la plus domnante est Ouest Est. I.3. Descrpton de la serre I.3.1. La serre La fgure 2-1 représente la structure de la serre étudée. Il s agt d une serre commercale à armatures en acer, revêtue d une couverture en plastque de type polyéthylène thermque de 200 µm d épasseur. Elle occupe une surface de 4560 m² (95 m de longueur sur 48 m de large) et sa hauteur moyenne est de 5 m. L'orentaton des "chapelles" est Nord- Sud c est à dre perpendculare à la drecton du vent domnant. Elle est envronnée de pluseurs serres de même type. 19

34 Chaptre 2 : Dspostfs et technques expérmentales L aératon de la serre est assurée d une part par cnq ouvrants dsposés en toture (1 95 m² chacun) et recouverts de flets protecteurs contre les nsectes de type 20 x 10. Ces flets servent à protéger la serre contre les nsectes (en partculer la mouche blanche "Bemsa tabacc" vecteur de vrus (prncpalement le Tomato Leaf Curl Vrus, Hanaf et al, 2003a et 2003b). Ils servent auss à conserver les agents pollnsateurs (bourdons, abelles). Les deux paros latérales Est et Ouest ont des ouvertures de dmensons varables (max : 2x3x95 m²) et sont dotées des mêmes types de flets (Fgure 2.1). Les ouvertures sont obtenues en rabassant ou en remontant les couvertures plastques superposées aux flets sur toute la surface des deux paros latérales (fgure 2.2). Fgure 2. 1: Schéma de la serre expérmentale, de son système d aératon et de son envronnement proche 20

35 Chaptre 2 : Dspostfs et technques expérmentales Fgure 2. 2 : Ouvrants d aératon aux paros latérales et zénthales au tot I.3.2. Culture La culture en place est une tomate (vor encadré c-contre) de varété Calv, plantée le 1 septembre Le cycle de la culture vare en foncton de la date de plantaton et des condtons clmatques de la campagne. La plantaton se présente sous la forme de rangées consttuées de lgnes umelées orentées Nord Sud, perpendcularement à la drecton du vent domnant (fgure 2.1). Le chox s est porté sur cette drecton car selon les responsables de ce 21

36 Chaptre 2 : Dspostfs et technques expérmentales domane, elle permet au couvert végétal d être exposé de façon homogène au solel durant toute la ournée, contrarement au cas de la drecton Ouest Est qu génère un effet d ombrage. L rrgaton est assurée par un système de goutte à goutte. Les caractérstques de la culture sont récaptulées dans le tableau 2.1. Table 2. 1 : caractérstques de la plantaton de la culture de tomate dans la serre Date de plantaton 31 Aout 2009 Nombre total de plants Densté de plantaton 5170 plants plants/ha Nombre de lgnes de plantaton 23,5 Nombre de plants/lgne 220 Dstance entre lgnes 1,60m Dstance entre les plants 0,4m 22

37 Chaptre 2 : Dspostfs et technques expérmentales Hstorque Généraltés sur la tomate Depus longtemps, la régon tropcale de l Amérque latne avat cultvé la tomate qu a été ramenée en Europe après 1523 par les Espagnols et qu a rapdement rayonné dans l ensemble du contnent comme plante potagère, à la fn du 16 ème sècle en France et aux Etats Uns en 18 ème sècle. En Afrque du nord, la tomate est arrvée vers le 19 ème sècle. Depus son ntroducton en Europe, des efforts ont été déployés pour trouver des varétés à rendement élevé, résstantes à certanes malades et de bonne fermeté. Classfcaton Classe : dcotylédones Famlle : solanacées Genre : lycoperscum Espèce : esculentum Botanque Racnes : fascculés pouvant attendre usqu'à 1,5 m. Tge : les tges sont vgoureuses et ramfées. Feulles : sont composées et dégagent après leur frossement une odeur spécale. Fleurs : les plus souvent groupées en cyme et parfos en cyme de cyme. Elles sont de couleur aune. Frut : le frut de la tomate est une bae charnue contenant pluseurs loges et renfermant pluseurs granes. Le frut de la tomate peut contnuer sa maturaton même s l est arraché de la plante. On parle ans d un frut clmatérque. Valeur nutrtve d un frut de tomate fasant 150 g Ener ge Proté ne M n Gluc des Sod um Potass um V t A V t C Tha mn e Vt B6 Folac ne M g F er 35 cal 1.5g 0. 5g 5.7g 6g 3.6g 9 % 41 % 5% 9% 6% 6 % 3 % Granes : elles sont aplates de couleurs blanchâtres et leur nombre par gramme vare en foncton des varétés. Généralement l est encadré entre 250 et 400. Exgences clmatques Température et Humdté relatve 23

38 Chaptre 2 : Dspostfs et technques expérmentales Vue son orgne tropcale, la tomate exge de la chaleur pour assurer sa crossance en bonnes condtons : Température optmale durne 25 C Température optmale nocturne 13 C Température optmale au nveau du substrat > 14 C Humdté relatve d envron 70% Lumère Pour toutes les plantes, la tomate nclue, la lumère est un facteur ndspensable pour la réalsaton de la photosynthèse. Le manque de lumère cause entre autres une basse du pourcentage de germnaton du Pollen ce qu donne des fruts creux. I.4. Matérel et méthodes expérmentales I.4.1. Estmaton de l ndce de recouvrement folare (LAI) Le mcroclmat dans la serre ne dépend pas seulement des varables mcroclmatques mas auss fortement de l archtecture de la plante, à savor de la talle et de la dstrbuton géométrque de ses éléments notamment des feulles. Pluseurs auteurs ont traté l estmaton de l ndce de surface folare LAI (Leaf Area Index) et de sa dstrbuton spatale. (Boulard et al,1989; Yang et al.,1989). Ils ont notamment montré par une étude statstque, que l ndce de surface folare LAI peut être dédut de la hauteur de la plante de tomate suvant une relaton du type : LAI 0,886H v 0,0965 avec : H v hauteur de la plante en m I.4.2. Mesure de la température et de l humdté de l ar Pour mesurer à la fos la température et l humdté relatve de l ar, tant à l ntéreur qu à l extéreur de la serre, nous avons utlsé quatre sondes de marque VAISALA (modèles HMP35 et HMP45AC Vasala). Ces sondes sont destnées à la mesure de l humdté relatve et de la température d ar. Chaque sonde est équpée d un capteur d humdté HUMICAP protégé par un fltre à membrane. La précson sur la mesure de température est de l ordre de 0,2 à 20 C ; tands que la précson sur la mesure de l humdté est 1% pour un cel clar. Ces sondes sont abrtées à l ntéreur d abrs ventlés passvement afn de faclter la crculaton de l ar autour des capteurs. Ans, sute à l absorpton du rayonnement solare en 24

39 Chaptre 2 : Dspostfs et technques expérmentales pérode durne, leur échauffement sera lmté. Cependant, le prncpe même de la crculaton de l ar par effet chemnée dans ces abrs repose sur une légère augmentaton de la température de l ar de l abr et donc une fable dmnuton de l humdté relatve mesurée. C est notamment le cas au mleu de la ournée quand le rayonnement solare est maxmum. I.4.3. Mesure du rayonnement solare global extéreur Nous avons utlsé une cellule solare du type Kpp et Zonnen (Campbell. Ltd, UK) à base de cellules de slcum. Il se compose d un détecteur (photodode) avec une sorte calculée en Volts proportonnelle au rayonnement reçu. Il mesure le rayonnement global R ge d orgne solare dans la bande spectrale 350 à 1110 nm qu provent de tout un hémsphère (angle de vson 2π sr) et sa précson de mesure est d envron ±5 W m -2. Les mêmes types de capteurs sont utlsés pour mesurer le rayonnement global transms par la couverture et ncdent à l ntéreur de la serre Rgtrans, ans que le rayonnement global réfléch par le sol et le couvert végétal R gréf. I.4.4. Mesure du rayonnement net sous serre au-dessus du couvert végétal Afn de mesurer le rayonnement net sous la serre, nous avons utlsé le blan mètre Q-7. Il s agt d un capteur thermople de grande sorte. Il mesure la somme algébrque des radatons arrvantes et partantes (c-à-dre les courtes et les grandes longueurs d ondes). Les radatons arrvantes consttuent le rayonnement solare de courtes longueurs d onde drecte et le dffus en provenance du cel à travers la couverture du tot ans que le rayonnement de grandes longueurs d onde provenant de la couverture. Les radatons partantes correspondent surtout au rayonnement solare réfléch par les éléments de la serre et au rayonnement terrestre et de la végétaton de grandes longueurs d onde. I.4.5. Mesure de la température du sol La température de surface du sol à l ntéreur ans qu à l extéreur de la serre a été mesurée grâce à des sondes PT100. Ce sont des résstances en platne (thermstances) enterrées à quelque centmètre de la surface du sol. Ces résstances varent en foncton de la température : (0 C ndque une résstance de 100 Ohm) ce qu entraîne une varaton de tenson pour un courant fxe (V=RI) qu est de l ordre de 0,5 ma. Leur précson est de l ordre de 0,1 C. 25

40 Chaptre 2 : Dspostfs et technques expérmentales I.4.6. Mesure des températures des feulles et des dfférentes paros de la serre Nous avons mesuré la température des feulles à deux nveaux, grâce à des thermocouples, type cuvre constantan, extrêmement fns, pqués sur la face nféreure et au centre des feulles dans la nervure central. Les mesures de la température de la surface des paros et du pallage sont auss très mportantes, car elles permettant de connaître les condtons aux lmtes de l écoulement d ar ans que les flux convectf et radatf échangés entre chaque surface et l ar de la serre. Ces mesures ont été effectuées en collant sur chaque élément un thermocouple de type cuvreconstantan. I.4.7. Mesure du flux de chaleur dans le sol Pour mesurer le flux de chaleur dans le sol, nous avons utlsé un fluxmètre stué à 5 mm en dessous de la surface du sol, l s agt d un transducteur de type HFT3 de Campbell, qu présente pluseurs proprétés ntéressantes à savor sa fable résstance, son ndépendance en température et sa fable exgence en énerge ans que sa calbraton lnéare. I.4.8. Mesure de la vtesse du vent La mesure de la vtesse du vent extéreur a été assurée par un anémomètre à coupelles, A100R Swtchng Anemometer avec un seul de démarrage de 0,25 m.s -1 qu détecte en permanence la vtesse du vent. I.4.9. Mesure de la drecton du vent La mesure de la drecton du vent a été effectuée à l ade d une grouette Vector, W200P Wndvane mune d un dspostf électronque. Elle permet de donner automatquement la drecton du vent. I Acquston et tratement de données Nous avons utlsé deux centrales, une de type Campbell CR850 et l autre Campbell CR23 pour réalser l acquston des données. A l ade des programmes d acquston, les sondes étaent scrutées toutes les 5 secondes et moyennées tous les qunze mnutes. Toutes les valeurs 26

41 Chaptre 2 : Dspostfs et technques expérmentales étaent ensute transférées et enregstrées sur un ordnateur pour dépoullement et tratement. Un schéma récaptulatf du dspostf expérmental nstallé dans la serre et à l extéreur est schématsé dans la fgure Fgure 2. 3 : Data loger type Campbell scentfque CR23 et CR850 Fgure 2. 4 : Statons météorologques extéreure et ntéreure 27

42 Chaptre 2 : Dspostfs et technques expérmentales Fgure 2. 5: Schéma du dspostf expérmental nstallé pour les mesures des facteurs clmatques ntéreur et extéreur de la serre (T, HR) : température et humdté de l ar ntéreur à tros nveaux (1m, 2,5m et 4,5m) ; Rgo : rayonnement solare global extéreur Tfb & Tfh : température de la feulle respectvement basse et haute ; Ts : température de la surface du sol ntéreur; Tc : température de la toture ; F s : flux de conducton à la surface du sol ; R net : rayonnement net sous l abr au-dessus de la culture ; Dv : drecton du vent ; U : vtesse du vent. 28

43 Chaptre 3 : Modélsaton et Caractérsaton mcroclmatque et aéraulque globale de la serre 29

44 Rayonnement global en w/m² Température en C et l'humdté relatve en % Chaptre 3 : Modélsaton et caractérsaton mcroclmatque globale de la serre Chaptre 3 I. Caractérsaton du mcroclmat de la serre Cette parte vse à présenter les mesures des paramètres clmatques à l ntéreur ans qu à l extéreur d une serre mult- chapelles. On s ntéressera plus précsément à l évoluton des dfférents facteurs clmatques moyens mesurés avec un pas de temps d 1/4 d heure durant la pérode qu s étale du 1er août à la m-octobre Les mesures sont effectuées d une manère contnue durant cette compagne, cependant, pour la clarté des fgures et pour que les varatons soent parfatement lsbles, on ne présentera que des durées de 5 à 10 ours par pérode. I.1. Evoluton des condtons extéreures Les mesures sont effectuées d une façon permanente durant la pérode de mesure. Pour la clarté des fgures et pour que les varatons soent parfatement lsbles, nous nous lmterons à quelques exemples d évoluton : une semane pour les deux pérodes allant du 1er au 8 Août 2009 (serre sans plantaton) et du 14 au 21 Septembre 2009 (serre avec plantaton) /8 3/8 4/8 5/8 6/8 7/8 8/8 9/8 10/8 Temps en ours Rg Text Hrext Fgure 3. 1: Evoluton en foncton du temps du rayonnement solare extéreur R g, de la température T ext et de l humdté relatve H r de l ar extéreur pour la pérode allant du 1 au 8 août

45 Rayonnement global extéreur en w/m² vtesse du Vent en m/s le Rayonnement global extéreur en W/m² Température en C et Humdté relatve en % de l'ar extéreur Chaptre 3 : Modélsaton et caractérsaton mcroclmatque globale de la serre /9 14/9 16/9 18/9 20/9 22/9 24/9 le Temps en ours Fgure 3. 2: Evoluton en foncton du temps du rayonnement solare extéreur, de la température et de l humdté relatve de l ar extéreur pour la pérode allant du 14 au 22 Septembre /8 3/8 4/8 5/8 6/8 7/8 8/8 9/8 10/8 Temps en ours Rg Vv Fgure 3. 3: Evoluton en foncton du temps du rayonnement solare extéreur de la vtesse du vent pour la pérode allant du 1 au 8 Août

46 Rg(W/m²),Rnet(W/m²) Chaptre 3 : Modélsaton et caractérsaton mcroclmatque globale de la serre /9 15/9 17/9 19/9 21/ Rgc Du Fgure 3. 4: Evoluton en foncton du temps du rayonnement solare extéreur de la drecton du vent pour la pérode allant du 14 au 22 septembre /8 2/8 3/8 4/8 5/8 6/8 7/8 8/8-200 Temps(ours) Rg Rnet Fgure 3. 5: Evoluton en foncton du temps du rayonnement global extéreur et du rayonnement net ntéreur pour la pérode allant du 1 au 8 Aout 2009 (sans plantaton). 32

47 Température en C Rayonnement extéreur et Rayonnement net en w/m² Chaptre 3 : Modélsaton et caractérsaton mcroclmatque globale de la serre /9 15/9 17/9 19/9 21/9 23/9-200 Temps en ours Rgc Rnetc Fgure 3. 6: Evoluton en foncton du temps du rayonnement globale et du rayonnement net ntéreur pour la pérode allant du 14 au 22 septembre /8 3/8 4/8 5/8 6/8 7/8 8/8 9/8 10/8 Temps en ours Tntm Fgure 3. 7: évoluton de la température de l ar extéreur et ntéreur de la serre pour la pérode allant du 1 er au 8 août

48 Humdté relatve en % Température en C Chaptre 3 : Modélsaton et caractérsaton mcroclmatque globale de la serre /9 15/9 17/9 19/9 21/9 23/9 Temps en ours Tm Text Fgure 3. 8: évoluton de la température de l ar extéreur et ntéreur de la serre pour la pérode allant du 14 au 22 Septembre /8 3/8 4/8 5/8 6/8 7/8 8/8 9/8 10/8 Temps en ours Hrnt Hrext Fgure 3. 9: Evoluton en foncton du temps de l humdté relatve ntéreure et extéreur pour la pérode allant du 1 au 8 Aout 2009(sans plantaton)

49 Humdté relatve en % Chaptre 3 : Modélsaton et caractérsaton mcroclmatque globale de la serre /9 15/9 17/9 19/9 21/9 23/9 Temps en ours Hm Hrext Fgure 3. 10: Evoluton en foncton du temps de l humdté relatve ntéreure et extéreur pour la pérode allant du 14 au 22 septembre 2009(avec plantaton) L évoluton ournalère des paramètres clmatques caractérsant l envronnement extéreur de la serre, à savor la température, l humdté relatve de l ar, le rayonnement solare extéreur, la vtesse et la drecton du vent, mesurés pendant ces deux pérodes est reprodute sur les fgures (3.1 et 3.2). On constate dans un premer temps que les évolutons ournalères et les nveaux du rayonnement solare global, de la température et de l humdté relatve extéreure se répètent de façons cyclques et sans grand changement d un our à l autre. Un régme pérodque du vent peut également être ms en évdence, avec des vtesses durnes et nocturnes maxmales respectvement de l ordre 1 m/s et 5 m/s. On constate auss que la drecton du vent vare fortement suvant l heure de la ournée et que généralement la drecton Ouest-Est est la plus domnante. I.2. Evoluton des condtons ntéreures Pendant ces deux campagnes de mesure, on constate que les condtons clmatques ntéreures sont caractérsées par une transmsson mportante du rayonnement solare (envron 50%) (Fgures 3.5 et 3.6) et une élévaton très mportante de la température durne 35

50 Chaptre 3 : Modélsaton et caractérsaton mcroclmatque globale de la serre de l ar de la serre par rapport à celle de l extéreur. Cette élévaton attent envron 33 C le our et 4 C la nut pour la premère pérode (sans plantaton) (fgure 3.7). Par contre elle n attent que 13 C le our et 1 C la nut pour la deuxème pérode (avec plantaton) (fgure 3.8). Pour ces même pérodes, on constate que la dfférence d humdté entre l extéreur et l ntéreur attent 51% le our et 25% la nut pour la pérode sans plantaton (fgure3. 9) et 31% le our et 14% la nut pour la pérode avec plantaton (fgure 3.10). On en dédut donc que la présence de la plantaton dmnue l écart de l humdté et de la température entre l extéreur et l ntéreur. La plantaton partcpe donc à l humdté relatve de l ar ntéreur d envron 20%. D après Boulard (1996) cette augmentaton attent 35% dans les condtons du clmat d Avgnon. Cec est du au phénomène de transpraton des plantes qu génère un courant hydrque CSPA (contnuum sol plante atmosphère). Par alleurs, En présence de la plantaton, l humdté relatve nocturne extéreure attent 99% et celle de l ntéreur de la serre reste auss élevée sot envron 84%. Cec aurat donc des conséquences néfastes sur la culture et la structure de la serre, telles que le développement de malades cryptogamques et l'apparton de corrosons sur la structure métallque. En effet, la bonne crossance de la plante de tomate est lée à une humdté relatve d envron 65% à 70% pendant la nut (Verlodt, 1999). Un excès de celle-c favorse notamment le développement des malades cryptogamques (Hanaf, 2003) ; tands que les fables humdtés relatves défavorsent la lutte bologque durant le our et nfluencent auss négatvement la crossance de la plante. Le couvert végétal de tomate équvaut à une surface qu évapore de l eau vers l ar, ce phénomène est d autant plus mportant que l ar n est pas saturé (Verlodt, 1999). Dans notre étude, l est clar que la vapeur d eau de l ar attent le pont de saturaton en pérode nocturne. Dans ces condtons la plante ferme totalement ses stomates et nterrompe l absorpton de l eau et des mnéraux par ses racnes durant la nut. L humdté relatve de l ar ntéreur durant le our est nféreure à celle de l ar extéreur. Cette dfférence peut attendre les 30 % à md (fgure 3.10) ce qu rend la serre plus sèche. Par contre durant la nut les courbes des deux humdtés relatves coïncdent. 36

51 Chaptre 3 : Modélsaton et caractérsaton mcroclmatque globale de la serre I.3. Températures de feullage La fgure 3.11 représentent l évoluton des températures des feulles de la tomate suvant la vertcale à deux nveaux (strates basse et haute), ans que celles du frut et de l ar de la serre. Cette fgures mettent en évdence l exstence d un fable gradent vertcal de température des feulles qu attent un maxmum de l ordre de 1 C entre les feulles du sommet du couvert végétal et celles qu sont stuées en bas du couvert. D après cette fgure, on observe clarement que durant la nut n y a pas de dfférence sgnfcatve entre les températures du feullage, du frut et de l ar ntéreur. Par contre, durant le our, on remarque que les plus hautes températures sont celles de l ar ntéreur de la serre, suv de celles du frut, du feullage des strates basses pus des strates hautes. Ce phénomène est très dfférent des résultats obtenus par Demrat et al. (2001) pour une serre de bananer dans laquelle la température des feulles état touours supéreure à la température de l ar ntéreur de la serre. La fgure 3.12 montre la forte corrélaton qu exste entre la dfférence de température arfeulle (T m T fm ) et le rayonnement global extéreur. De cette fgure on peut dédure que la dfférence de température entre l ntéreur et le couvert végétal est unquement foncton du rayonnement extéreur, cette dfférence étant donnée par la relaton (3.1) avec un coeffcent de détermnaton R 2 = 0,91 : T m T * Rg (3.1) fm o 37

52 Température en C Chaptre 3 : Modélsaton et caractérsaton mcroclmatque globale de la serre /9 15/9 17/9 19/9 21/9 23/9 Temps en ours Tfmcorr Tfrucorr Tfhcorr Fgure 3. 11: Evoluton en foncton du temps de la température des feulles à deux hauteurs dfférents, température du frut et la température moyenne d l ar de la serre (15 au 21Septembre 2009) Fgure 3. 12: Evoluton de la dfférence de température du couvert végétal et celle de l ar ntéreur de la serre en foncton du rayonnement solare extéreur (Septembre 2009, cas d un cel clar) 38

53 Chaptre 3 : Modélsaton et caractérsaton mcroclmatque globale de la serre I.4. Températures de la couverture et du sol nterne La fgure 3.13 représente l évoluton de la température de l ar ntéreur, de la couverture et du sol à 2 cm de profondeur. Durant le our, on observe clarement que la température de l ar de la serre est supéreure à celle du sol ntéreur. Par contre, en pérode nocturne, c est la température du sol qu devent supéreure à celle de l ar et cela à partr de la fn du our. Dfférentes études ont montré que la température mnmale du sol nécessare à une bonne absorpton d eau et des solutons nutrtves est approxmatvement de 14 C (Verlodt, 1999). Comparant nos résultats à ces données, l est à noter que la température du sol se stue entre 26 C et 33 C et cec à cause du pallassage du sol de la serre. Généralement, La fertgaton se fat le matn quand le système racnare de la plante a une température nféreure à la valeur optmale ce qu rend l absorpton de l eau et des solutons nutrtves nadéquates. Par conséquent, on peut recommander de fractonner l rrgaton et d effectuer auss une fertgaton au début de l après-md quand la température du sol se stue dans la zone correspondant à une bonne absorpton d eau et des solutons nutrtves. De même, on observe que la température de la couverture plastque, qu dépend fortement de l état du cel, est élevée durant le our et extrêmement basse la nut. Or, la couverture contrbue d une façon très mportante à l élaboraton du mcroclmat des serres, elle oue un rôle d ntermédare entre l envronnement clmatque extéreur (solel et cel) et l ntéreur de la serre. 39

54 Température en C Chaptre 3 : Modélsaton et caractérsaton mcroclmatque globale de la serre Tm Tsol Tc /9 15/9 16/9 17/9 18/9 19/9 20/9 21/9 22/9 23/9 Le Temps en ours Fgure 3. 13: Evoluton en foncton du temps de la température moyenne de l ar ntéreur, température du sol ntéreur hors pallage et la température de la toture (14au 22 septembre 2009) I.5. Rayonnement net et flux de chaleur dans le sol La fgure 3.14 mettent en évdence un fable échange thermque entre le sol et l ar de la serre (en moyenne 51 W/m 2 à md) en comparason du flux du rayonnement net est de l ordre de 450 W/m 2 à md. Elles montrent auss que l échange d énerge s effectue prortarement sot par ventlaton à travers les ouvrants du tot ou du coté, sous forme de chaleur sensble et latente, sot par le phénomène de conducton à travers la couverture plastque et la végétaton. 40

55 Chaptre 3 : Modélsaton et caractérsaton mcroclmatque globale de la serre Fgure 3. 14: Evoluton en foncton du temps de rayonnement net, R net au-dessus de la végétaton à l ntéreur de la serre et le flux de chaleur à la surface du sol F s (14 au 22Septembre 2009) I.6. Concluson Dans cette parte nous avons présenté la caractérsaton mcroclmatque de la serre de tomate équpée de flets ant nsectes (20/10) à travers l étude de l évoluton des condtons clmatques de l envronnement ntéreur et extéreur de la serre pendant deux pérodes dfférentes. Cette caractérsaton mcroclmatque nous a perms de mettre en évdence quelques effets marquants cette culture et son envronnement, notamment l exstence d une forte élévaton de température ntéreure par rapport à celle de l extéreure et une dmnuton sgnfcatve de l humdté relatve ntéreure. Sur un plan pratque, les résultats des mesures des dfférents facteurs clmatques seront explotés par la sute pour étuder la ventlaton naturelle de la serre. Pus pour valder les résultats des smulatons à l ade des modèles numérques (CFD). Pour cela les données expérmentales extéreures fournront les valeurs des condtons aux lmtes utlsées pour les smulatons tands que les valeurs ntéreures seront comparées aux résultats smulés des champs de température et d humdté à l ntéreur du domane d étude. 41

56 Chaptre 3 : Modélsaton et caractérsaton mcroclmatque globale de la serre II. Etude de la ventlaton naturelle de la serre La menace des nsectes vecteurs de vrus sur les cultures sous abrs serre nécesste l utlsaton de flets ant nsectes de très pette malles pour une protecton qu respecte auss l envronnement. Malheureusement la présence de ces flets sur les ouvrants d aératon provoque une chute du taux de renouvellement d ar entraînant une augmentaton de température et d humdté de l ar. Ces condtons sont éprouvantes pour la culture car elles pénalsent le rendement et la qualté des produts. Dans ces condtons, les performances en ventlaton des serres consttuent un facteur maeur de la producton. L aératon naturelle des serres est la méthode de ventlaton la plus couramment utlsée, car la plus pratque et la plus économque. L échange d ar entre l ntéreur et l extéreur de la serre par aératon naturelle contrbue à évacuer l excès d énerge captée par la serre et à lmter la surchauffe de l ar nterne. Elle consttue auss un paramètre clef pour la maîtrse du mcroclmat de la serre ou les échanges entre la serre et son envronnement car elle ntervent dans son blan d énerge et de masse (ar, CO 2 et H 2 O). II.1. Théore La modélsaton physque du comportement des serres peut apporter des nformatons utles à la geston de son agro- système. Elle mplque la prse en compte des dfférents modes de transferts thermques et de masse qu ntervennent dans l établssement du blan énergétque de la serre. Les modèles qu smulent le comportement thermque de la serre ont été élaborés en se basant sur la noton de blan et en supposant que la serre est consttuée de pluseurs composantes physques et bologques qu échangent entre elles des flux de masse et d énerge. Malgré la montée en pussance des recherches sur les performances en aératon et sur la smulaton du clmat nterne des serres, peu d'nformatons sont actuellement dsponbles sur les serres de producton de grande échelle de type mult-chapelles, dotées de flets antnsectes. En effet, la plupart des expérmentatons ont été condutes usque-là sur des prototypes de serres de pette échelle. Dans ce contexte, nous avons étudé les performances en aératon d une serre gothque en nous basant sur la méthode du blan d énerge qu passe par l évaluaton des échanges de chaleur sensble et latente entre l ar ntéreur et extéreur. Ce modèle tent compte de l effet 42

57 Chaptre 3 : Modélsaton et caractérsaton mcroclmatque globale de la serre de l aératon et suppose que la serre est un système multcouche "sol, végétaton, ar ntéreur et couverture". Dans un premer temps, nous avons estmé le taux de ventlaton de la serre en nous basant sur le blan d énerge de l'ar ntéreur. Les dfférents paramètres qu ntervennent dans ce blan d énerge ont été acqus lors d'une campagne de mesures menée durant tros mos, d Aout à octobre Les mesures des paramètres clmatques effectuées à cette occason ont perms d'en dédure des valeurs du taux d aératon G (m 3 /s) qu ont été ensute utlsées pour dentfer C d C 0,5 w le paramètre d'effcence du vent sur l aératon. Ce paramètre a été dentfé par régresson par l ntermédare d un modèle sem détermnste d'aératon basé sur le théorème de Bernoull et qu a été développé par Boulard et Balle (1995). Par la sute, nous avons quantfé l effet de l utlsaton des flets ant nsectes et du couvert végétal sur la réducton du taux d aératon de la serre. II.1.1. Rappels du blan de chaleur sensble et latente de l ar ntéreur Pour des serres de grandes surfaces, l utlsaton de la méthode du gaz traceur présente de nombreuses sources d erreurs (Wang, 1998) et l erreur potentelle est partculèrement mportante dans le cas d un fable flux de ventlaton naturelle (Ducarne et al, 1954). La dffculté d homogénésaton du gaz au sen d une serre à très grand volume (dans notre cas 1/2 hectare) est une autre source d erreur consdérable, tands que la consommaton du gaz traceur est également très mportante. Dans le blan d énerge de la serre, les apports d énerge sont égaux à la somme des énerges perdues et à la varaton du contenu nterne de chaleur. L apport d énerge résulte prncpalement de l absorpton des radatons solares de grande et courte longueur d onde. Il peut être estmé à partr du rayonnement net sous l abr R net (W/m 2 ) mesuré par un blan mètre stué au-dessus du couvert végétal. Le rayonnement net sous abrs est absorbé en parte par la végétaton sous la serre R A,V et par la surface du sol nterne de la serre R A,S R net R R (3.2) A,V A,S Le rayonnement absorbé par la végétaton et le sol nterne contrbue à réchauffer l ar ntéreur de la serre et à augmenter son contenu en eau. La chaleur dégagée est également stockée dans la masse thermque de la végétaton et dans le sol. 43

58 Chaptre 3 : Modélsaton et caractérsaton mcroclmatque globale de la serre Le blan thermque durne pour la végétaton est donc : R dtv q q c d (3.3) SV, LV, v v v dt A, V où, q Sv, est le flux de chaleur sensble échangé par convecton entre le couvert végétal et l ar nterne de la serre, en W/m 2 ; q Lv, est le flux de chaleur latente échangé entre la végétaton et l ar nterne de la serre, en W/m 2 ; d v est la hauteur moyenne de la végétaton en m ; v est la densté volumque de la végétaton en Kg/m 3 ; C v est la chaleur spécfque de la végétaton en J/Kg.K. De même le blan thermque durne du sol peut s écrre sous la forme suvante : R dts qss, qls, FS ScSdS (3.4) dt A, S Où : q Ss, est le flux de chaleur sensble échangé par convecton entre le sol et l ar nterne de la serre ; q Ls, : est le flux de chaleur latente échangé entre le sol et l ar nterne de la serre ; d s est l épasseur de la couche de la surface du sol en m ; s est la densté volumque du sol en Kg/m 3 ; C v est la chaleur spécfque du sol en J/Kg.K ; F s est le flux thermque dans le sol en W/m 2 (compté postvement quand l est drgé de l ar vers le sol). 44

59 Chaptre 3 : Modélsaton et caractérsaton mcroclmatque globale de la serre Fgure 3. 15: Schéma des flux de chaleur sensble et latente mplqués dans le blan d énerge de l ar ntéreur de la serre R A, rayonnement absorbé ; R net rayonnement net ; F s flux de chaleur conductf à la surface du sol ; q L flux de chaleur latente échangée ; q S flux de chaleur sensble échangée c,e,,s,v sont des sous ndces correspondant respectvement à la couverture, l ar extéreur, l ar ntéreur, le sol et la végétaton En néglgeant les termes de stockage d énerge pour un pas de temps très grand et en substtuant les équatons (3.4) et (3.5) dans l équaton (3.3), cette dernère devent: R net q q q q F (3.6) SV, LV, SS, LS, S Le terme (q Sv, +q Ss, ) représente le gan de chaleur sensble de l ar de la serre, cette chaleur est perdue sous forme de chaleur sensble évacuée par le flux de ventlaton, q S,e ou échangée par la couverture du tot q S,c et les paros latérales q S,w. Le terme (q Lv, +q Ls, ) représente le gan en chaleur latente de l ar de la serre. Une parte de cette chaleur est échangée avec l extéreur par l ntermédare du flux de ventlaton q L,e et l autre parte sert à augmenter le contenu en chaleur latente dans la masse thermque de l ar de la serre dh /dt (H l enthalpe de l ar de la serre). Comme pour le stockage de la chaleur sensble, ce derner terme est néglgeable lorsque le pas du temps du blan d énerge et de la masse est mportant (supéreur à une heure) (Kttas et al, 1995, Boulard, 1996) dans ce cas l équaton générale du blan se smplfe : 45

60 Chaptre 3 : Modélsaton et caractérsaton mcroclmatque globale de la serre R net q q q q F (3.7) S,e L,e S,c S,w S II.1.2. Estmaton des dfférents termes qu ntervennent dans l équaton du blan d énerge Durant tous nos essas, les prncpaux termes ntervenant dans l équaton du blan d énerge ont été estmés de la manère suvante : - Fs le flux de chaleur à la surface du sol a été mesuré à l ade d un flux mètre. - Le flux de chaleur sensble extrate par ventlaton a été consdéré comme étant proportonnel à l écart de température T en C entre l ntéreur et l extéreur et au flux de renouvellement d ar : q S,e K. T (3.8) s K. où Ks est le coeffcent de transfert de chaleur sensble véhculée par la ventlaton W/m 2 K S c G A (3.9) a p S où ρ a est la densté de l ar (Kg/m 3 ) ; C p est la chaleur spécfque à presson constante en (J/Kg.K); G est le flux volumque d ar (m 3 /s); et A S est la surface du sol de la serre (m 2 ). - Le flux de chaleur latente extrat par ventlaton q L,e en W/m 2 est consdéré comme étant proportonnel à l écart de l humdté entre l ntéreur et l extéreur et au flux de renouvellement d ar : q L, e K L. w (3.10) où w représente la dfférence d humdté absolue entre l ar ntéreur et extéreur en Kg/Kg ; K L est le coeffcent de transfert de chaleur latente condute par ventlaton en W/m 2, l est donné par : K G A (3.11) L a S où λ est la chaleur latente de vaporsaton en J/kg 46

61 Chaptre 3 : Modélsaton et caractérsaton mcroclmatque globale de la serre - Le flux de chaleur échangé par convecton entre l ar de la serre et la couverture du tot q S,c est consdéré comme étant proportonnel à l écart de température entre l ar nterne et de la couverture plastque. Il est donné par la relaton suvante : q S,c h c C T T (3.12) où : C h est le coeffcent d échange de chaleur par convecton entre l ar nterne et la couverture plastque du tot en W/m 2 K. T c et T sont respectvement les températures de la couverture et de l ar nterne ; Pour la convecton naturelle et dans le cas d un flux turbulent, ce qu est notre cas, C h est donné par la relaton suvante (Wang, 1998) C h T 0, 333 1, 75 T (3.13) c La perte globale de chaleur sensble à travers la parte couverte de plastque des paros latérales, q S,w est estmée par l expresson suvante : q S, w K. T (3.14) où K est le coeffcent de déperdton globale à travers la couverture plastque. Pour estmer ce terme, nous avons consdéré un coeffcent d échange évoluant en foncton de la vtesse du vent (Balle et al, 1983; Draou, 1994). Ce derner étant consdéré comme le moteur prncpal des échanges convectfs : K a bu (3.15) où U est la vtesse du vent en (m/s) a et b sont deux constantes dont les valeurs sont exprmées par unté de surface de paro (m 2 ). Pour des serres à smple paro, Balle et al. (1983) ont estmé a égale à 6 (W/m 2.K) et b égale à 0,5 (J/m 3.K) où l unté de surface correspond à l unté de surface de sol de la serre. Dans notre cas, nous avons consdéré les pertes de chaleur sensbles à travers les paros latérales d une surface totale égale seulement à 570 m 2 pour une surface du sol égale à

62 Chaptre 3 : Modélsaton et caractérsaton mcroclmatque globale de la serre m 2. Il faut donc multpler les coeffcents trouvés par Balle et al (1983) par 0,125 (rapport du surface latérale couverte par surface du sol), et on trouve : a = 0,75 W/m 2.K et b = 0,0625 J/m 3.K d où K 0,75 0, 063U (3.16) En ntrodusant les expressons des dfférents termes ntervenant dans l équaton du blan d énerge de l ar ntéreur de la serre, on en dédut la seule nconnue : le taux de renouvellement d ar G. Les autres paramètres sont soent mesurés soent estmés et G est alors donné par la formule suvante : G A R F A KT T A A C T T net S S e C S h c c T T w S (3.17) a p II.1.3. Estmaton du taux global d aératon Ce même taux d aératon peut être modélsé avec une précson satsfasante par la formule de Boulard et Balle (1993) et Boulard et al. (1995), qu décrt la combnason des deux prncpales forces motrces de l aératon statque (naturelle) : l effet du vent extéreur ; l effet chemné lé au gradent de température : e G C d ST 2 T Hc 2g CwU T e 2 2 0, 5 (3.18) Où H c est la hauteur de la chemnée en m ; T e est la température de l ar extéreur en K ; g est l accélératon de la pesanteur en m/s2 ; C d = C -0,5 p est un coeffcent représentant la perte de charge, avec C p le coeffcent de chute de presson ; C w est un coeffcent emprque qu représente l effcence du vent sur l aératon ; S T est la surface totale des ouvrants ; 48

63 Chaptre 3 : Modélsaton et caractérsaton mcroclmatque globale de la serre Pour des serres équpées d ouvrants en toture et sur les côtés et pour des vtesses du vent U >1,5 m/s, la formule précédente donnant le taux de renouvellement d ar peut être smplfée (Boulard et al.,1995 ; Kttas et al.,1995, Fatnass et al., 2002). En néglgeant la contrbuton de l effet chemnée, G devent alors: S G T Cd Cw U. (3.19) 2 Dans cette expresson, les mesures de la vtesse du vent ans que les caractérstques géométrques de la serre (hauteur, largeur et longueur) sont connues. Par alleurs, le coeffcent C d C 0,5 w, qu est un paramètre qu caractérse l aératon de la serre, sera dentfé statquement en austant les valeurs du taux d aératon calculées par le modèle du blan d énerge avec celles qu sont estmées par l expresson (3.18 et 3.19) respectvement pour des vtesses nféreures et supéreures à 1,5 m/s). II.2. Les mesures expérmentales : Afn d effectuer le blan énergétque de l ar de la serre, nous avons mesuré les paramètres clmatques suvants : la température et l humdté relatve de l ar au centre et à l extéreur de la serre; la vtesse du vent et sa drecton au-dessus de la serre; le rayonnement net au-dessus de la végétaton; le flux du sol. Toutes les mesures des facteurs clmatques ont été effectuées chaque 5 secondes. Elles ont été ensute moyennées et stockées sur un pas de temps moyen d un ¼ heure. Cependant, afn de mnmser les termes transtores dx/dt contenus dans les équatons du transfert de chaleur (équatons 3-4 et 3-5), nous avons dressé nos blans sur un pas de temps long qu correspond à la pérode durne allant de 8hTU à 18hTU. Par conséquent, le taux de ventlaton sera égal à la valeur moyenne calculée pendant la pérode durne II.3. Analyse et dscusson des performances en ventlaton La courbe 3.17 montre l évoluton du flux de ventlaton G calculée par la méthode du blan d énerge en foncton de la vtesse du vent. On constate que G n est pas proportonnelle à U ce qu montre que dans l ensemble l y a l nfluence de l effet chemnée sur la ventlaton. 49

64 Chaptre 3 : Modélsaton et caractérsaton mcroclmatque globale de la serre S on suppose que l effet chemnée est néglgeable, l équaton de Boulard devenne (3.19). S on représente C d C 0,5 w calculée d après l équaton (3.19) en foncton de la vtesse du vent (U) (fgure 3.18), on constate qu l y a une grande dsperson pour les vtesses nféreure à 1,5m/s. Par contre, et au-delà de 1,5 m/s la dsperson des valeurs est mondre ce qu suppose que l effet chemnée est néglgeable pour cette gamme de valeurs de vtesse du vent. II.3.1. Détermnaton des paramètres du modèle Détermnaton du coeffcent d effcence du vent Cd Cw Le coeffcent C d C w 0,5 qu est un paramètre qu caractérse l aératon de la serre sera dentfée statstquement en austant les valeurs du taux d aératon calculées par le modèle du blan d énerge avec celles estmées par l expresson (3.19). Pour des vtesses du vent supéreur ou égal à 1,5 m/s, Le coeffcent C d C w 0,5 à une valeur égale à 0,12 (avec une valeur du coeffcent de détermnaton R 2 de l ordre de 0.88). Dans le cas des vtesses nféreures à 1,5 m/s, C d C w 0,5 est égale à 0,141 (avec une valeur du coeffcent de détermnaton R 2 de l ordre de 0.76). S on compare ces valeurs avec les données déà exstantes dans la lttérature, on trouve qu elles sont généralement nettement nféreures à celles trouvées par Fernandez and Baley (1992), Boulard et Balle (1995), Wang et Deltour (1996), Sbta et al., (1996) et Demrat et al, (2001) dans le cas de serres dotées d ouvrants d aératon mobles ou permanents mas touours dépourvues de flets ant nsectes. Nos valeurs sont légèrement nféreures à celles trouvées par Fatnass et al. (2002), dans le cas d une serre de tomate de même échelle que la nôtre, avec une surface d un dem hectare et équpée de flets ant nsectes (6/6), mas dans laquelle les ouvrants du tot et les rangs de tomates sont orentés Ouest -Est (c'est-à-dre dans la drecton du vent domnant) contrarement à la nôtre. Ces résultats sont récaptulés dans le Tableau 3.1. Il semble donc que l obstructon à la crculaton de l ar causée par la dsposton des rangées de végétaton perpendcularement à la drecton du vent domnant sot une cause maeure de dmnuton du taux de renouvellement d ar de la serre. Nous revendrons en détal plus lon sur l analyse de ce phénomène. Conformément à la théore (Equaton 3.19), le fat de néglger la contrbuton de l effet chemnée pour des fables vtesses du vent entraîne une augmentaton de la valeur du paramètre C d C w 0,5. Inversement on observe que cette valeur dmnue légèrement lorsque U 50

65 CdCw0,5 le taux de ventlaton G (en m3/s) Chaptre 3 : Modélsaton et caractérsaton mcroclmatque globale de la serre augmente (fgure 3.18). En effet, on constate qu l y a une décrossance de l effcacté de l aératon, qu peut s observer même au-delà de 1,5 m.s -1, lorsque la vtesse du vent crot. Dans ce cas, l'nfluence de l'effet chemnée n'est plus la seule en cause y = 77,906x + 4,9811 R 2 = 0, ,5 1 1,5 2 2,5 3 vtesse du vent (en m/s) Fgure 3. 16: Évoluton du flux de ventlaton mesuré G en (m 3 /s) en foncton de la vtesse du vent U en m/s 0,17 0,16 0,15 0,14 0,13 0,12 0,11 0,1 0,09 0,08 0 0,5 1 1,5 2 2,5 3 U en m/s Fgure 3. 17: Evoluton du terme Cd C w 2G en foncton de la vtesse du vent u en m/s S U T 51

66 Chaptre 3 : Modélsaton et caractérsaton mcroclmatque globale de la serre La fgure 3.19 montre en général la bonne corrélaton qu exste entre les valeurs du taux de renouvellement d ar estmées par le modèle d aératon et celles détermnées par la méthode du blan d énerge. Par alleurs, la courbe des résdus entre les valeurs mesurées et estmées de G représentées en foncton de la vtesse du vent sur la fgure 3.20 montre que la précson du modèle augmente avec la vtesse du vent et ustfe l mpact de la présence des flets sur l aératon contrarement aux résultats d une serre de bananer dépourvue de flet ant nsectes (Demart et al, (2001)). Table 3. 1 : Les valeurs du coeffcent Cd C dentfées pour pluseurs serres équpées d ouvrants mobles w (10 et 30 ) ou permanents Ouvrant moble Types de serres - Serre mutchapelle de type Gothque de 4650 m² équpé de flets ant nsectes 20/10 (ouvert de 2 côtés) - Tomate plastque de type canaren de m 2 de surface, équpé de flets ant nsectes 20/10 (ouvert des 4 coûtés) Ouvrant permanent 0,14 pour u<1,5m/s 0.12 pour u>1,5m/s 0,071 pour u<1,5m/s 0,063 pour u>1,5m/s Tomate plastque de type canaren de 5000 m2 de surface, équpée de flet ant nsectes 20/10 (ouvert ouest est). (Fatnass et al.2001) 0,17 pour 52

67 Chaptre 3 : Modélsaton et caractérsaton mcroclmatque globale de la serre u<1,5m/s 0,14 pour u>1,5m/ - Bananère plastque de type canaren de m 2 de surface, sans flets (Demrat et al.2001) - Tunnel plastque de 400m 2 de surface sans flets (Sbta et al. 1996) - Serre verre de type Venlo de 1700 m 2 de surface sans flets (Wang et Deltour.1996) 0,27 0,22 0,20 6 0,204 - Serre bchapelle plastque de 400 m 2 de surface sans flets (Boulard et Balle.1995) - Serre verre de type Venlo de 300 m 2 de surface sans flets (Fernandez et Baley.1992) - Serre verre "quas nfne" de type Venlo sans flets (Bot.1983) 0,2 0,2 0,18 6 0,175 0,1 0,068 Fgure 3. 18: Evoluton des valeurs du taux de ventlaton calculées par le modèle rédut de ventlaton en foncton des valeurs estmées par le modèle du blan d énerge 53

68 Chaptre 3 : Modélsaton et caractérsaton mcroclmatque globale de la serre Fgure 3. 19: Evoluton des résdus entre les valeurs calculées et les valeurs estmées du taux de ventlaton G, en foncton de la vtesse du vent Détermnaton des coeffcents Cd et Le coeffcent C d C w 0,5 Cw du modèle de ventlaton a été déà dentfé en utlsant la régresson lnéare entre le renouvellement d ar G et la vtesse U et nous avons observé que la valeur de ce coeffcent est fable par rapport aux autres valeurs déà ctées dans la lttérature. Une telle relaton (C d C w 0,5 ), ne permet pas de dre s la fablesse des performances en ventlaton de la serre est due à la fablesse du transfert de l ar à travers les ouvrants d aératon (C d ) lée à la présence du flet ant nsectes ou à la barrère à la crculaton de l ar lée à la dsposton des rangées de végétaton perpendcularement à l écoulement de l ar. De même, on ne peut pas mettre en cause les mauvases performances en ventlaton de la serre elles-mêmes lées à la fablesse de (C w ), en relaton avec son desgn ou la poston de ses ouvrants d aératon par rapport à la drecton du vent domnant. Cec nous condut à détermner séparément les valeurs du coeffcent de perte de charge, C d (effet des ouvrants d aératon équpés de flets ant nsectes et des rangées de végétaton orentées perpendcularement à la drecton du vent domnant) et le coeffcent caractérsant l effet du vent C w, nous avons consdéré l équaton (3.18) et dentfé smultanément ces deux paramètres grâce à une régresson multlnéare entre les valeurs mesurées et smulées. A 54

69 Chaptre 3 : Modélsaton et caractérsaton mcroclmatque globale de la serre l ssus de cette régresson, nous avons trouvé les valeurs suvantes pour ces deux coeffcents : C d = 0,35 et C w = 0,14 avec un R 2 = 0,78. Le coeffcent de perte de charge C d La valeur que nous avons dentfée pour C d (0,35) est fable par rapport aux valeurs trouvées ordnarement dans la lttérature. Ces dernères, récaptulées dans le Tableau 4.2, varent d habtude entre 0,6 et 0,8 pour des serres dotées d ouvrants dépourvus d obstacles lmtant la crculaton de l ar. Elles descendent usqu à 0,42 en présence d obstacles, comme des rangées de couvert végétal de grande talle (Sase, 1989) ou lors de l utlsaton de flets ant nsectes sur les ouvrants d aératon de la serre (Fatnass et al, 2002). Table 3. 2: Coeffcents de perte de charge détermnés par dfférents auteurs (Roy et al., 2002) pour dfférents types de bâtments et de serres Coeffcent de perte de charge Cd Condtons et Source 0,6-0,8 Bâtment rectangulare ( Brown et al., 1963) 0,67 Bâtment rectangulare ( De Gds, 1978) 0,6 Bâtment rectangulare (Bruce, 1982) 0,65-0,7 Serre avec ouvrants au tot (Bot, 1983) 0,63 Bâtment vertcal et rectangulare (Hellckson et al.,1983) 0,6-0,7 Bâtment vertcal et rectangulare (Tmmons et al., 1984) 0,65 Bâtment vertcal (Bos et al., 1988) 0,61 Bâtment vertcal et rectangulare (Zhang et al., 1989) 0,65-0,75 Serre avec ouvrant au tot (De Jong, 1990) 0,65 Bâtment rectangulare (Randall et al., 1994) 0,61 Bâtment rectangulare (Vandaele et al., 1994) 0,644 Serre vent contnue (Boulard et al., 1995) 0,42 Serre dotée de flets ant nsectes (Fatnass et al., 2002) Le coeffcent d effcence du vent C w 55

70 Chaptre 3 : Modélsaton et caractérsaton mcroclmatque globale de la serre Le coeffcent C w qu représente l nfluence du vent sur la ventlaton semble être ndépendant de la surface de l ouvrant (Baley, 2000). Par alleurs, Boulard et Balle (1995) ont montré que cette valeur dmnue sgnfcatvement avec l augmentaton de la vtesse du vent. Dans notre étude on trouve une valeur de C w égale à 0,14, qu est comparable aux autres valeurs trouvées dans la lttérature par dfférents auteurs pour dvers types de serre (Tableau 3.3).Cette valeur est même plutôt supéreure aux autres valeurs trouvées dans la lttérature, mas elle est pratquement smlare à celle trouvée par Kttas et al.(1995) et Papadaks et al.(1996) pour respectvement une serre verre monochapelle de 179 m 2 de surface et une serre plastque bchapelle de 416 m 2 de surface. La talle de la serre ne semble donc pas nfluencer trop sensblement son effcence en ventlaton. Table 3. 3 : Valeurs du coeffcent d effcence du vent 2002) C trouvées dans la lttérature (Roy, w Coeffcent d effcence du vent C w superfce de la serre (m 2 ) et Source 0, (2 chapelles) Boulard and Balle (1995) 0, (1chapelle) Kttas et al., (1995) 0, (tunnel) Kttas et al., (1996) 0, (2 chapelles) Papadaks et al., (1996) 0, (4 chapelles) Baptsta et al., (1999) 0, (60 chapelles) Baley (2000) 0, (canarenne) Fatnass et al., (2002) II.3.2. Analyse et dscusson des effets réducteurs du taux de ventlaton Après analyse des valeurs trouvées pour les coeffcents C d et C w, l apparaît clarement que la fablesse de l effcence globale en ventlaton de la serre est due non seulement à l utlsaton de flets ant nsectes avec des malles fnes, mas également à la dsposton des 56

71 Chaptre 3 : Modélsaton et caractérsaton mcroclmatque globale de la serre rangées du couvert végétal perpendcularement à la drecton du vent domnant. Nous allons donc étuder et tenter de quantfer l nfluence de ces deux effets séparément. Le coeffcent de perte de charge de l ouvrant de notre serre expérmentale peut être calculé par une formule qu suppose que la crculaton d ar devrat vancre tros résstances partculères dsposées en séres; celle de l ouvrant proprement dte, celle du flet et celle de la végétaton : Cd onv 1 (3.20) Cp Cp Cp o n v Où C p est le coeffcent de chute de presson assocé à l effet, dans notre cas les ndces o, n et v représentent respectvement l ouvrant sans obstacle, le flet ant nsectes et la végétaton. La combnason des coeffcents de chute de presson étant addtonnelle on peut également écrre : Cp ov Cp Cp (3.21) o v Où C Pov représente la perte de charge de l ouvrant et la végétaton. La relaton (3.20) peut s écrre alors comme sut : Cd onv 1 (3.22) Cp Cp ov n Pour les flets ant nsectes, Brundrett (1993) a proposé une relaton emprque permettant de calculer le coeffcent de perte de charge d un flet en foncton de sa porosté α et du damètre du flament du fl utlsé d: Cd n ,026.. (3.23) 0. 5 d Dans notre cas connassant la valeur de et d pour notre flet, on peut détermner C dn et on peut en dédure le coeffcent de chute de presson à travers le fletc Pn, tel que : C dn. Fnalement en applquant la relaton (3.22) on peut en dédure les coeffcents C Pov et pus C dov. 57

72 Chaptre 3 : Modélsaton et caractérsaton mcroclmatque globale de la serre Nous avons ans détermné l nfluence du flet ant nsecte. Cependant et afn de quantfer les nfluences respectvement du desgn des ouvrants d aératon et de l orentaton des rangées du couvert végétal, nous nous sommes référés à l étude menée par Fatnass et al, (2002) dans une serre très semblable de pont de vue de la dmenson et le ste d étude à la nôtre. Nous avons donc essayé d exploter la connassance des performances en ventlaton de cette serre afn de quantfer l nfluence relatve des tros pertes de charges dentfées plus haut : celle du flet ant nsecte, celle de l orentaton des rangés du couvert végétal et enfn celle de l ouvrant lu-même. L applcaton des relatons 3.20 à 3.23 permet de détermner les valeurs des dfférents paramètres de ventlaton (Tableau 3.4) et d estmer la contrbuton respectve des 3 composantes. Table 3. 4: Paramètres de ventlaton de notre serre expérmentale (A) et celle (B) étudée par Madoub et al.(2007) et (C) étudée par Fatnass et al.(2002) Coeffcents Cd onv (I) C w (II) Cd n (III) Cd ov (IV) Cd onv C w (V) Cd ov C w (VI) Méthode de calcul mesurée (régresson lnéare) mesurée (régresson lnéare) calculée (Brundrett,1993 model ) Calculée à partr de (I) et (III) mesurée (régresson lnéare) données de Fatnass et (III) et (IV) A B C Les résultats du tableau 3.4 montrent clarement que la valeur du coeffcent C w dépend unquement du desgn de la serre et qu elle est supéreure dans notre cas à celle dentfée par Madoub et al.(2007) pour une serre canarenne de 11250m² de surface, et légèrement nféreure à celle dentfée par Fatnass pour auss une serre canarenne de ½ hectare de surface. La réducton de performance en ventlaton de notre serre est donc due à la combnason de l effet du flet ant nsectes et à l orentaton perpendcularement à la drecton du vent domnant des rangés de couvert végétal. La valeur du coeffcent global de perte de charge C donv est ans égal à 0,42 pour la serre de Fatnass et à seulement 0, 35 pour la 58

73 Chaptre 3 : Modélsaton et caractérsaton mcroclmatque globale de la serre nôtre. L utlsaton de flets avec des malles plus fnes sur les ouvrants d aératon de notre serre explque une grande parte de cette dfférence comme la montre la valeur du coeffcent de perte de charge des deux types de flets : C dn = 0,52 pour la serre de Fatnass et C dn = 0,38 pour la nôtre. Un récaptulatf de l nfluence de ces dfférentes pertes de charges, flet ant nsectes, orentaton des rangés du couvert végétal et ouvrant sans flets est représenté dans le Tableau (3.5). Table 3. 5 : dfférentes parametres de pertes de chargees (ouvrant sans flets, flet ant nsectes et orentaton des rangés du couvert végétal Parameters Values Cd o C w 0,26 Cd n C w 0,131 Cd v C w 0,13 Cd onv C w 0,09 D après ces résultats, l est ben clar que dans notre serre : Le flet ant nsectes (20/10) rédut le taux de ventlaton de la serre de 39% ; La poston perpendculare à la drecton du vent domnant des rangés du couvert végétal rédut le taux de ventlaton de la serre de 52 % ; La combnason des deux effets rédut le taux de ventlaton de la serre de 63 %. II.3.3. Concluson Cette étude nous a perms de montrer que la méthode du blan d énerge, beaucoup plus smple à mettre en œuvre que celle des gaz traceur pour les grandes serres, est très approprée, en condtons de producton, à la détermnaton des performances en aératon. Connassant les condtons clmatques extéreures et les proprétés géométrques et physques du système 59

74 Chaptre 3 : Modélsaton et caractérsaton mcroclmatque globale de la serre serre, le modèle d'échange de chaleur entre l ar ntéreur à la serre et les autres compartments du système permet d'en dédure le taux d aératon. Ensute, la mse en œuvre d'un modèle sem-détermnste d'aératon basé sur le théorème de Bernoull, autorse l'dentfcaton des coeffcents d'effcence du vent sur la ventlaton. Les résultats que nous avons acqus ans en régme permanent, confrment des observatons fates par alleurs que le taux de ventlaton à une dépendance lnéare vs-à-vs de la vtesse du vent supéreure au seul de 1,5m/s. Globalement, la valeur trouvée du coeffcent d effcacté de ventlaton lé au vent est nféreure (envron 0,09) à celle de serres mult chapelles de pette talle équpées d ouvrants. Notre analyse montre que la réducton de la performance en ventlaton de la serre étudée par rapport aux autres serres est lée prncpalement à la dmnuton du coeffcent de perte de charge C d causée par l utlsaton de flets ant nsectes avec des malles fnes (20/10) et à l obstructon des rangées du couvert végétal à la crculaton d ar. Les calculs permettent d estmer l mportance de ces deux effets et montrent que l effet de l orentaton des rangés de végétaton est du même ordre de grandeur que celu causé par l utlsaton du flet ant nsectes (20/10). Cette concluson est mportante car, s l obstructon de la végétaton à la crculaton de l ar a été suspectée pour explquer la fable performance en ventlaton de la serre, elle a été rarement dentfée précsément dans la lttérature. En outre, une fos connue et estmé, cet effet défavorable peut être élmné faclement ou rédut, en changeant l orentaton des rangés par rapport à la drecton du vent domnant. Sur un plan pratque, ces résultats peuvent être utlsés pour amélorer la clmatsaton des serres et notamment meux estmer le taux d aératon nécessare pour mantenr une température supportable pour la culture, surtout en pérode estvale. Ils permettent auss de prédre les modfcatons clmatques causées par l utlsaton de flets ant nsectes. Cela est partculèrement mportant pour des serres stuées le long des côtes Atlantques du Maroc où le refrodssement évaporatf est plutôt fable et où la performance en ventlaton des serres dot être maxmsée. Plus généralement, de telles nformatons peuvent ader à amélorer la structure et le contrôle du clmat et de l rrgaton dans ce type de serres qu se développe rapdement en Afrque et dans le bassn Médterranéen. 60

75 Chaptre 3 : Modélsaton et caractérsaton mcroclmatque globale de la serre II.4-Prédcton de la température nterne de la serre II.4.1. Modèle Physque A partr des résultats de la parte caractérsaton, on étude dans cette parte le comportement thermque de la serre étudée ans que les modfcatons apportées par l nterventon de la ventlaton sur le nveau de stablsaton de la température de l ar nterne. Afn d'étuder les varables, détermnant la température de l'ar de la serre et décder au suet des mesures nécessares pour l'évaluaton de celle-c, un modèle smplfé est représenté par le clmat au mleu de l abr. À l'état d'équlbre, on peut consdérer que le gan d'énerge solare de la serre, Rn est dvsé en deux partes : - Une parte sous forme de chaleur sensble, qs, qu sert à réchauffer l ar nterne de la serre; q s 1 R n (3.24) - L autre est sous forme de chaleur latente, ql, qu représente le taux d évapotranspraton de la culture. q l R n (3.25) Les pertes de chaleur sensble se composent prncpalement par: - la perte par la convecton des paros, Φw qu peut être globalement exprmée par : A q c s, w Kw( T To) A g (3.26) - la perte due à la ventlaton, qv q v = K v (T - T o ) (3.27) 61

76 Chaptre 3 : Modélsaton et caractérsaton mcroclmatque globale de la serre Kv C P G V A g (3.28) Eq (1) devent: (1 ) A R c K ( T T ) C V n w o p G( T To ) A g Ag (3.29) En remplaçant le terme G/A g par Na, qu représente le taux de ventlaton de la serre (en m 3 s -1 m -2 ) par rapport à la surface du sol de la serre. (1 ) c Rn A ( abu)( T To ) CpVN a( T To ) A g (3.30) La température de l ar nterne de la serre T peut être calculée par la relaton suvante : T T o Rn 1 A c a bu C p VN A a g (3.31) Dvsant le numérateur et le dénomnateur de la deuxème parte d'eq ((3.31) par le terme "a (Ac /Ag) " on obtent : CR (3.32) 1 n T To 1 C 2 U C 3 N a 62

77 Chaptre 3 : Modélsaton et caractérsaton mcroclmatque globale de la serre Avec: C A 1 1 g aac C 2 b a et C 3 CpA aa c g Eq (3.32) est une verson smplfée du blan de chaleur sensble de la serre qu dot être statstquement calbré en utlsant la régresson non lnéare pour la détermnaton des paramètres nconnus C 1, C 2 et C 3. Les valeurs de ces constantes ont été statstquement calculées, en applquant l Eq (3.32) sur un échantllon de 769 mesures et on a trouvé : C 1 = l 0.± 0.03, C 2 = l ± et C 3 = l ± 2, avec un coeffcent de détermnaton R 2 = En conséquence, l'eq (3.32) calbré explque 91% de la varablté de la température de l'ar nterne, et la pette erreur observée sur les coeffcents C 1, C 2 et C 3 ndque que les varables ndépendantes: le rayonnement nets, la vtesse du vent et le taux de ventlaton sont statstquement consdérés corrects en utlsant ce modèle. Les résultats de smulaton réalsés avec ce modèle pour la température de l'ar sont présentés. Les paramètres du modèle ont été calculés en utlsant les données du mos de septembre 2009, et les prévsons ont été exécutées pour une pérode de valdaton de 7 ours du mos d octobre de la même année. Les fgures (3.21 et3.22) montrent la comparason entre les valeurs mesurées et calculées de la température nterne. 63

78 Température, C Chaptre 3 : Modélsaton et caractérsaton mcroclmatque globale de la serre /9 30/9 1/10 2/10 3/10 4/10 5/10 6/10 7/10 8/10 9/10 10/10 11/10 12/10 Jour/mos Fgure Evoluton des températures mesurées ( ) et calculées ( ) en foncton du temps du 29/09/2009 au 12/10/2009 Fgure 3. 21: Comparason entre les valeurs smulées et mesurées de la température nterne de la serre. L équaton (3.32) peut être nversée et ensute utlsée pour détermner les besons maxmaux demandés pour ventler la serre étudée. Donc le maxmum de ventlaton demandé correspond aux sollctatons clmatques extéreures extrêmes, à savor : le maxmum de radatons en provenance du solel sous un cel clar et avec une vtesse du vent nulle. 64

79 ventlaton rate (m 3 s -1 m -2 ) Chaptre 3 : Modélsaton et caractérsaton mcroclmatque globale de la serre Dans ces condtons, l équaton (3.32) peut être exprmée comme sute : 0.066Rnmax T (3.24) N a A partr de cette équaton, on peut écrre le taux de ventlaton maxmal dont a beson la serre étudée dans les condtons clmatques extrêmes comme sut : N a R 28 T nmax 1 (3.25) En utlsant cette dernère équaton, l est facle de calculer le maxmum de ventlaton dont on a beson pour aérer une serre de grande portée équpée de flet ant nsectes et cec pour dfférentes valeurs de ΔT. La fgure (3.23) présente les varatons du taux d aératon pour dfférentes valeurs de ΔT. 0,25 0,2 y = 0,3749e -0,1577x R 2 = 0,9959 0,15 0,1 0, nsde to outsde ar temperature dfference ΔT( C) Fgure 3. 22: varaton du taux de ventlaton en foncton de l écart de température entre l extéreur et l ntéreur. Concluson L étude expérmentale du comportement thermque d une serre plastque a perms de mettre en évdence par voe statstque, que les facteurs qu ntervennent sur le détermnsme 65

80 Chaptre 3 : Modélsaton et caractérsaton mcroclmatque globale de la serre de la température spontanée de l ar de la serre, en pérode durne, sont le rayonnement solare net, la vtesse du vent extéreur, la température extéreure et le taux de ventlaton. L nterventon de la ventlaton peut devenr un facteur auss mportant que le rayonnement solare sur la réponse du système et lmter de façon spectaculare l échauffement de l ar de la serre par rapport à l extéreur. Le modèle emprque ms au pont donne des estmatons tout à fat satsfasantes de la température de l ar de la serre et permet d en dédure une formule de détermnaton du taux de renouvellement d ar nécessare à matrser les échauffements de la serre, à partr des caractérstques clmatques faclement accessbles. II.4.2. Modèle de réseaux de neurones Les réseaux de neurones ont été utlsés dans des domanes varés (reconnassance de forme, Géne des procédés [Grondn et Perez 1994], Météorologe [Buffa, 1998] ; [ Marzban, 1996]) ls sont utlsables dans le cas de données brutées, et permettent l dentfcaton du système sur une large plage de fonctonnement. Le réseau de neurones est consttué de fonctons lnéares ou non lnéares assocées [G. Dreyfus], formant ans un réseau consttué de pluseurs couches (généralement deux couches, une que nous nommerons cachée, la seconde couche ntègre la foncton de sorte). A chaque entrée de ces fonctons est assocée une pondératon détermnée à partr d une phase d apprentssage Fgure (3.24). 66

81 Chaptre 3 : Modélsaton et caractérsaton mcroclmatque globale de la serre Fgure 3. 23: Archtecture du réseau de neurones adoptée dans cette étude Modélser une varable à partr d un réseau de neurones nclut pluseurs phases : * chox des varables d entrées (qu seront pour nous les données horares des paramètres clmatques). * chox de la foncton d actvaton et de l archtecture du réseau n s x w b (3.26) 1 * chox de l algorthme permettant de détermner les dfférentes pondératons des connectons. L algorthme de Levenberg Marquardt que nous utlsons est une méthode dérvée de l approche Gauss Newton utlsée pour l optmsaton de l erreur quadratque (entre la sorte mesurée et la sorte calculée). Applcaton A partr des varables de sollctatons détermnées dans la parte caractérsaton, nous avons détermné les entrées des neurones. On fxe par essas le nombre de neurones cachés nécessares au modèle. L évaluaton du modèle est fate en foncton de deux crtères : 67

82 Chaptre 3 : Modélsaton et caractérsaton mcroclmatque globale de la serre l écart quadratque moyen calculé entre la sorte mesurée s(k) et la sorte calculée y(k), pendant la phase d apprentssage le pourcentage d nformaton P.I, calculé en foncton de la varance de la varable générée x, et le d écart quadratque moyen, est parfos utlsé pour comparer les qualtés du modèles sur des eux de données dfférentes. Pour la phase d apprentssage, toutes les données sont normalsées entre 0,1 et 0,9 afn d évter les zones de saturaton de la foncton sgmoïde. Le réseau de neurones retenu est un réseau à 3 neurones cachés. Les résultats obtenus par cette méthode sont proches des données mesurées (vor fgure 3.25, 3.26 et 3.27:). En moyenne l erreur constatée est de l ordre de 2 C en valeur absolue. Fgure 3. 24: Résdu calculé entre les valeurs mesurées et celles prédtes par le réseau de neurones. 68

83 predected temperature ( C) Chaptre 3 : Modélsaton et caractérsaton mcroclmatque globale de la serre Fgure Evoluton des températures mesurées et calculées en foncton du temps du 29/09/2009 au 12/10/ y = 0,9386x - 0,7497 R 2 = 0, Measured temperature ( C) Fgure : Comparason entre les valeurs smulées et mesurées de la température nterne de la serre. III. Conclusons 69

84 Chaptre 3 : Modélsaton et caractérsaton mcroclmatque globale de la serre Cette étude a perms de montrer que la méthode du blan d'énerge, qu est beaucoup plus smple à mettre en œuvre que celle des gaz traceurs pour des grandes serres, est meux approprée, en condtons de producton, à la détermnaton des performances en aératon des serres. Dans ce cas, connassant les condtons clmatques extéreures et les proprétés géométrques et physques du système serre, le modèle d'échange de chaleur entre l ar ntéreur de la serre et les autres compartments de l agro-système permet d'en dédure le taux d aératon. Ensute, la mse en œuvre d'un modèle sem-détermnste d'aératon basé sur le théorème de Bernoull, autorse l'dentfcaton d'un coeffcent d'effcence du vent sur la ventlaton. Par alleurs les résultats acqus ans en régme permanent confrment des observatons fates par alleurs sur le fat que, contrarement à la théore dédute du théorème de Bernoull, le taux de ventlaton dépend d une façon non lnéare de la vtesse du vent, et que son effcence décroît lorsque la vtesse du vent augmente. Par alleurs, l approche "système serre" qu consdère celle-c comme étant un système de producton, consttué de dfférents composants physques et bologques qu échangent entre eux des flux d énerge sensble et latente a été adoptée pour élaborer un modèle smple de prédcton de la température de l ar ntéreur de la serre en tenant compte de l aératon. Il a ensute été développé et valdé par rapport à des températures sur un dspostf de serre de très grand volume abrtant une culture de tomate et équpée de flet ant-nsectes la préservant contre la mouche blanche (Bemsa tabacc), vecteur de vrus des feulles aune de la tomate (Tomato Yellow Leaf Curl Vrus). Les écarts maxmums de prédcton du modèle, par rapport aux mesures, restent touours très fables, ce qu permet de valder l'approche retenue. Il est auss connu que la mse en place sur les ouvertures de flets à malles très fnes (antthrps et ant-aphds) destnés à contrôler l nvason des nsectes nusbles (les thrps et les aphdens), entraîne une dmnuton très mportante de l aératon et une montée en température et en humdté sous abr en pérode estvale qu peut être très pénalsante pour les cultures. On peut donc utlser, ce modèle pour prédre les modfcatons clmatques que l utlsaton de ces flets entraîne. Il démontre la nécessté d'accompagner l utlsaton des flets avec des systèmes de clmatsaton nternes et des méthodes culturales vsant, à maxmser la transpraton des plantes. Une autre possblté est de rédure le rayonnement solare ncdent en utlsant des flets d ombrage ou en blanchssant la couverture de la serre (whte reflectve pantngs) ou enfn d augmenter la surface des ouvrants d aératon afn de mantenr des condtons clmatques plus favorables pour les cultures. 70

85 Chaptre 3 : Modélsaton et caractérsaton mcroclmatque globale de la serre Fnalement, un modèle de Réseau de neurones a été adapté pour prédre la température nterne de la serre et cec à partr d un eu de données clmatque d envron tros semanes et qu consttue la base d apprentssage du réseau. Le modèle optmale et composé d une couche cachée avec tros neurones et qu donne des résultats avec une erreur relatve moyenne de 1,23 C. Les modèles se basant sur les réseaux de neurones sont pussants et facle d utlsaton pour smuler des phénomènes complexes avec une base de données colossale. 71

86 Chaptre 4 : Modélsaton de l envronnement thermque des serres CHAPITRE 4 : Modélsaton de l envronnement thermque de la serre I. Modélsaton numérque (CFD) du mcroclmat des serres Les connassances actuelles sur les écoulements de l ar et les champs thermques et hydrques à l ntéreur des serres provennent de tros sources : la smulaton en soufflere ou en tunnel hydraulque, les mesures sur stes et les smulatons numérques. Le développement des pussances des calculateurs a perms la mse en œuvre des codes de calcul CFD (Computatonal Flud Dynamcs) qu autorsent la prédcton des champs nternes de vtesse, de température et d humdté et l étude des performances en ventlaton d une serre après la résoluton numérque des équatons de Naver -Stockes et de l équaton de la chaleur dans le domane de calcul consdéré. Ces travaux ont surtout concerné dans un premer temps les serres ou les modèles réduts de serres dépourvus de protectons ant-nsectes (Mstrots et al.,1997; Lamran, 1997; Haxare, 1999; Boulard et al.,1999; Boulard et al., 2000; Boulard et Wang, 2000). Dans la maorté des études avec CFD, l effet du rayonnement solare et des radatons thermques est prs en compte par mposton drectement sot de températures mposées sur les surfaces des paros et du tot (Bartzanas et al., 2002, Molna-Az et al., 2004, Ould Khaoua et al., 2006), sot des flux mposés au sen des lmtes physques de la serre ellemême (Mstrots et al.,1997a ; Campen et al., 2003 ; Fatnass et al., 2006). Tout cela au leu d mposer des condtons aux lmtes de type radatves à l ntéreur des lmtes mêmes du domane de calcul. Pour ce qu concerne les études tratant de la modélsaton des champs dynamques, hydrques et thermques dans des serres de grande échelle équpées de flets ant nsectes, elles sont relatvement peu nombreuses. On peut cter cependant les travaux de Fatnass (2001) qu a modélsé les champs dynamque, thermque et hydrque dans une serre canarenne d un dem hectare équpée de flet ant nsectes (ant-bemsa ) du type (6/6) et ceux de Madoub (2009) concernant la smulaton du mcroclmat nterne d une serre canarenne de 1,2 hectare. I.1 Modèle physque I.1.2. Poston du problème et obectfs Comme dans tout problème de convecton, la modélsaton consste à détermner en tout pont et à tout nstant les varables d état représentatves de l écoulement : 72

87 Chaptre 4 : Modélsaton de l envronnement thermque des serres la presson la masse volumque le vecteur de vtesse U la température T Accessorement la concentraton en gaz ou aérosols quelconques (vapeur d eau, CO2) transportés par le flude en mouvement Ces grandeurs caractérstques du système permettent également d évaluer les transferts de chaleur et de masse entre l ar ntéreur et toutes les surfaces qu l bagne: le sol, les paros, le tot, le couvert végétal, les émetteurs de chaleur ans que les systèmes dvers comme les écrans d ombrage ou thermques. I.1.3. Equatons aux dérvées partelles du mouvement A tout nstant, les champs de vtesse U et de température T à l ntéreur de la serre peuvent être calculés par la résoluton des équatons de blan de masse, de quantté de mouvement et d énerge. Ces blans sont obtenus en applquant le prncpe de conservaton de la masse, la relaton fondamentale de la dynamque et le premer prncpe de la thermodynamque, à une parcelle de flude. I.1.4. Equaton de conservaton de la masse Le prncpe de conservaton de la masse permet d établr une relaton entre certanes caractérstques du flude et ses mouvements, ndépendamment des causes qu les provoquent. Il se tradut par l équaton de contnuté : dv( U ) 0 t (4.1) En coordonnées cartésennes (4.9) devent : ( u ) ( v ) ( t x y z où : t x ( u ) 0 w ) 0 (4.2) 73

88 Chaptre 4 : Modélsaton de l envronnement thermque des serres où u représente les composantes du vecteur vtesse. I.1.5. Equatons de quantté de mouvement Pour un flude en mouvement, la dérvée par rapport au temps du torseur des quanttés de mouvement est égale au torseur des forces extéreures applquées au domane D (forces de volume F et forces de surface T ) : d ( U ) dt D F T D S F ext (4.3) Ans, on a : d dt x u F (4.4) Dans le cas des fludes newtonens, les contrantes sont des fonctons lnéares des taux de déformaton du mleu : P (4.5) où : 1 s est le symbole de Kronecker. 0 s P est la presson statque et est le tenseur des contrantes vsqueuses. Elle est donnée, pour le cas d'un flude vsqueux, par la relaton : u u vk ( ) (4.6) x x xk et sont respectvement la vscosté de csallement et la vscosté de dlataton. Ces deux paramètres caractérsent les proprétés vsqueuses des fludes (ou les frottements nternes). Ce qu condut aux tros équatons dynamques, en remplaçant dans (4.4) les composantes de : 74

89 Chaptre 4 : Modélsaton de l envronnement thermque des serres d ( u dt ) F P x u ( ) ( dv(u )) x (4.7) Les équatons (4.7) sont les proectons sur les axes cartésens de l équaton vectorelle de Lamb : d ( U) F grad P U ( ) grad( dv( U)) (4.8) dt I.1.6. Equaton de conservaton de l énerge En applquant la conservaton de l énerge (1er prncpe de la thermodynamque) sur un élément de volume, on obtent l équaton générale de la chaleur: d dp ( c pt ) ( T ) T q dt dt (4.9) Où: u x u ( x u x 2 uk ) 3 xk (4.10) est la foncton de dsspaton vsqueuse ; q est la producton nterne de chaleur de flude ; dp T est la varaton d énerge due à l effet de compressblté ; est la conductvté d t thermque du flude et c p est sa chaleur spécfque à presson constante. I.1.7. Hypothèses et approxmatons smplfcatrces La résoluton de ce système complet d équatons non lnéares et fortement couplées nécesste des hypothèses smplfcatrces : le flude est consdéré comme ncompressble dv( U ) 0. le flude est vsqueux et newtonen. les vtesses mses en eu dans les écoulements étant fables, on néglge la dsspaton vsqueuse dans l équaton de l énerge. on ne prend pas en compte la producton nterne de chaleur s le flude ne subt pas de changement de phase. 75

90 Chaptre 4 : Modélsaton de l envronnement thermque des serres le flude est parfatement transparent et les échanges par rayonnement au sen du flude ne sont pas prs en compte. on consdère que les proprétés thermo- physques du flude sont ndépendantes de la température. une analyse d ordres de grandeurs permet de comparer l mportance relatve de chaque terme des équatons de base. Elle montre que la pussance d échauffement par compresson du flude eu. dp T est néglgeable en rason des fables vtesses mses en d t Dans un certan nombre de stuatons, l'hypothèse d'un flude ncompressble n'est pas ustfée et l faut prendre en compte les très fables varatons de densté produtes par un gradent de température ou de presson. Dans le cas de la convecton naturelle, les écoulements dans les serres sont la résultante des varatons de masse volumque dues aux gradents de température au sen même du flude. On suppose que les vtesses sont suffsamment fables pour que les varatons de la masse volumque produtes par les varatons de presson soent néglgeables. Cette hypothèse est valable pour la quas-totalté des lqudes (comme l'eau) et pour les gaz. Ans, tant que la vtesse de l'ar n'attent pas 100 m.s -1, la masse volumque peut être consdérée comme étant ndépendante de la presson (Schlchtng, 1979). Il exste par conséquent un couplage entre l'équaton d'énerge (4.9) et l'équaton de quantté de mouvement (4.8). Prse en compte des forces de flottablté S l'on note la masse volumque de l ar lon des paros chaudes, une partcule flude de masse volumque et de volume soumse à son pods,, stuée au vosnage d'une paro d'échange, sera g, et à la poussée d'archmède, g s'exerçant vertcalement sur la partcule sera donc : F g. La résultante des forces La force par unté de masse f, s'exerçant sur la partcule, f F g Qu peut encore s'écrre, s : f g 76

91 Chaptre 4 : Modélsaton de l envronnement thermque des serres Fgure 4. 1: Forces s'exerçant sur une partcule flude en convecton lbre Ans, en prenant un état thermodynamque de référence (, ), la masse volumque devent, en se lmtant à un développement du premer ordre : T 1 ( T T )) (4.11) ( Le terme de l'équaton β est le coeffcent d'expanson volumque de l'ar à presson constante, sot : 1 ( p o T ) Compte tenu de cette approxmaton (appelée approxmaton de Boussnesq), on peut exprmer la force volumque F, moteur de la convecton naturelle ntervenant dans l'équaton de conservaton de la quantté de mouvement (4.8) : F g T T (4.12) On admet que dans les autres termes des équatons de conservaton (4.8) et (4.9), la masse volumque peut être consdérée comme constante (approxmaton de Boussnesq (Gray et Gorgn, 1976). I.1.8. Système d équatons retenu Tenant compte des hypothèses et des approxmatons décrtes précédemment, on aboutt au système d équatons décrvant l écoulement de l ar dans la serre, dtes équatons de Naver- Stockes : Equaton de contnuté : 77

92 Chaptre 4 : Modélsaton de l envronnement thermque des serres Equaton de conservaton de la quantté du mouvement : Equaton de conservaton de l énerge : dv(u ) 0 (4.13) U U. U F 1 P U (4.14) t T t U. T T q Cp (4.15) Avec, dffusvté moléculare de la chaleur. c p dv(u ) 0 U 1 U. U F P U t T q U. T T t Cp (4.16) I.1.2. Modélsaton de la turbulence Même s l s avère que les équatons présentées précédemment restent représentatves des mouvements nstantanés en régme turbulent, les moyens de calcul actuels ans que les modes de présentaton (en effet, comment présenter un résultat trdmensonnel nstantané sur un support bdmensonnel, paper ou écran, fgé) des résultats ne permettent pas encore une smulaton drecte de la turbulence. Le mode de résoluton dscret utlsé pose auss un problème maeur: l est mpossble de smuler des tourbllons dont la talle est nféreure à une ou quelques malles. Pour ces rasons, on est donc amené à emprunter une approche statstque de la turbulence. Devant la grande complexté de la turbulence, on a souvent recours aux technques numérques capables de résoudre les équatons de Naver-Stockes en présence de la turbulence. Parm ces technques, ssues de la mécanque des fludes numérques (Computatonal Fluds Dynamcs, CFD), on dstngue : - la smulaton drecte, 78

93 Chaptre 4 : Modélsaton de l envronnement thermque des serres - la smulaton des grandes échelles, - l approche statstque. I Approche statstque: les tenseurs de Reynolds L analyse et la modélsaton des phénomènes turbulents reposent prncpalement sur la décomposton de l écoulement en un champ moyen et un champ fluctuant autour de ce champ moyen : c est la décomposton de Reynolds. Le champ de vtesse U sera ans décrt de la façon suvante : U( t) U u ' ( t) (4.17) Avec U, moyenne dans le temps du vecteur vtesse, ' u ' ( t), vtesse fluctuante à moyenne nulle, sot : u ( t) 0 Pour la sute, et notamment dans cette secton, on utlsera la notaton tensorelle dans un repère cartésen drect normé O, x1, x2, x3 dans lequelu u1e1 u2e2 u3e3. Cette notaton plus compacte que la notaton vectorelle présente cependant l nconvénent d être mons mmédate et donc mons clare. Avec cette notaton l équaton (4.17) devent: U( t) u ( t) u ' u ( t) On utlse les proprétés usuelles de la moyenne et les relatons suvantes : (4.18) ' ' ' ' u u. u u u. u uu ' ' ' ' u u. T T u. T u T u u (4.19) ut Ans en nectant l équaton (4.18) dans les équatons du système (4.16), et en utlsant les relatons précédentes, on obtent les équatons de Reynolds dans lesquelles apparaît le tenseur ' ' de Reynolds R u u : 79

94 Chaptre 4 : Modélsaton de l envronnement thermque des serres 80 p ' ' '.C q u T x T a x x T u t T F u u ) x u x u v( x x p 1 x u u t u 0 x u (4.20) La force volumque F qu ntervent dans ce système d équatons établ pour la turbulence s écrt auss : 3 3 ' g u F (4.21) La varaton de masse volumque affecte les équatons de conservaton ntrodutes pour la turbulence seulement s les fluctuatons de la masse volumque sont corrélées avec les fluctuatons de la composante vertcale du champ de vtesse ' 3 u. Pratquement, elle est dffcle à mesurer dans l atmosphère. Ans, nous utlserons les fluctuatons de la température qu sont accessbles par des mesures drectes. Pour calculer F, on utlse les relatons de Boussnesq avec ' ' T. Dans le cas où les fluctuatons de la température sont pettes, on peut écrre : ' ' T T (4.22) Sot ' ' 3 3 T u T g F (4.23) I Modèles de vscosté turbulente. La plupart des modèles de turbulence utlsés à l heure actuelle font appel au concept de vscosté turbulente qu a été ntalement proposé par Boussnesq. La vscosté turbulente est

95 Chaptre 4 : Modélsaton de l envronnement thermque des serres ntrodute par analoge avec la vscosté lamnare. Les équatons de conservaton sont étables en s appuyant sur les relatons de Boussnesq suvantes : u u ' ' u u x ' u x ' 2 u 3 u x ' k k 2. k 3 (4.24) ' u T ' T vt T at (4.25) x Pr x t Où k est l énerge cnétque turbulente, v t la vscosté, at la dffusvté turbulente et nombre de Kronecker. terme le 1 ' ' 1 ' 2 ' 2 ' 2 k u u u1 u2 u3 (4.26) 2 2 Le premer terme de l équaton (4. 24) oue le rôle d un gradent de presson turbulent. Le 2 v 3 u ' k t xk consdéré ncompressble. tent compte de la dlataton volumque du flude, l est nul pour un flude En règle générale, on admet que le nombre de Prandtl Pr =1. Le problème se résume alors à la détermnaton de la vscosté turbulente. I Modèles à zéro équaton Ce sont les plus smples des modèles de turbulences dans la mesure où aucune équaton complémentare n est ntrodute. Le modèle de ce type le plus utlsé est basé sur l hypothèse de Prandtl en 1925, qu suppose que la vscosté turbulente est lée au gradent de vtesse moyen par l ntermédare de la relaton : vt C u 2 lm n (4.27) Où C est une constante détermnée emprquement et n est le vecteur untare normal à la paro. La longueur de mélange, lm est détermnée de façon emprque. Dans le cas des 81

96 Chaptre 4 : Modélsaton de l envronnement thermque des serres couches lmtes turbulentes l faut utlser au vosnage de la paro, une longueur de mélange proportonnelle à la dstance x à la paro: l m kx, où k 0, 41est la constante de Von Karman. Le chox de la longueur de mélange l m dépend du type d écoulement envsagé et, de ce fat, les modèles de turbulence basés sur cette noton ont un fable degré de généralté. De plus, les effets de transport de la turbulence ne sont pas prs en compte. I Modèles à une équaton Ils permettent de s affranchr en parte des lmtatons de l hypothèse de la longueur de mélange. Ils utlsent la résoluton d une équaton de transport de l énerge cnétque turbulente k défne dans l équaton (4.26) et modélsée par l ntermédare d une échelle de longueur l, détermnée selon la nature de l écoulement par : v t C l k (4.28) L énerge cnétque de la turbulence qu apparaît dans cette expresson va être détermnée à l ade d une équaton de transport. Cette équaton, étable en applquant la décomposton de Reynolds et en moyennant l équaton de conservaton de la quantté de mouvement fluctuante (4.14) k u t k x A 2 k v 2 x B u u ' ' ' u x 2 C ' ' u x D p u u u ' ' x E u v x u x S k,p (4.29) avec : A : dérvée partculare (dérvée temporelle et transport convectf) B : dffuson moléculare, C : dffuson turbulente due aux corrélatons trples des fluctuatons de vtesse, D : dffuson turbulente due aux fluctuatons de presson, E : producton d énerge cnétque turbulente par les taux de déformaton de l écoulement, ε : dsspaton d énerge cnétque turbulente. S K,p, : producton d énerge cnétque turbulente due à l acton des forces extéreures 82

97 Chaptre 4 : Modélsaton de l envronnement thermque des serres Pour utlser l équaton de transport de l énerge cnétque turbulente k, l faut modélser les termes (C+D) et ε du second membre. Le terme (C+D) a la forme de la dvergence d un flux. On exprme alors ce terme de flux comme un terme de dffuson, sot : C D x v t k k x (4.30) On obtent une autre forme de l équaton du transport de l énerge cnétque turbulente : k t u k x x v v t k k uu ' ' x u x Sk, p (4.31) Cette équaton utlsée permet la détermnaton de v t : Pour fermer ce modèle à une équaton, on suppose que ε et k sont corrélés selon la relaton Où 3 k 2 CD (4.32) l C D est une constante emprque et l une longueur caractérstque de la turbulence. Les constantes emprques utlsées couramment sont présentées dans le tableau suvant : Table 4. 1: Les constantes du modèle à une équaton C C D k S on raoute à ce modèle une équaton de transport de l énerge cnétque turbulente, l ne résout pas le problème posé par la détermnaton de l (longueur caractérstque de la turbulence). Comme l amélore peu la modélsaton, dans le cas des écoulements smples, par rapport au modèle à une équaton, et qu l est mal adapté aux écoulements complexes du fat de l ncerttude sur l. Ce type de modèle est très peu utlsé. 83

98 Chaptre 4 : Modélsaton de l envronnement thermque des serres I Modèles à deux équatons Cette classe de modèles est la plus utlsée actuellement. Dans le but de s affranchr de la nécessté de spécfer une grandeur géométrque caractérstque de la turbulence, une seconde équaton est ntrodute. Cette équaton dot permettre de résoudre l ncerttude sur l présentée c avant. En fat, toute varable combnant l et k de la forme m Z l m k est adaptée à la descrpton de la turbulence. Dfférents modèles de ce type ont été ans ms au pont et testés. Parm tous ceux-c, le modèle k est de lon le plus répandu. En effet, l ne nécesste pas l ntroducton de terme source supplémentare et l présente l avantage d utlser la varable ε qu apparaît explctement dans l équaton de conservaton de l énerge cnétque turbulente. Le modèle k, établ par Launder et Spaldng (1974), reprend l équaton turbulente est exprmée par la relaton de Prandtl-Kolmogorov : k 2 vt C (4.33) La deuxème équaton est celle de conservaton du taux de dsspaton de l énerge turbulente (ε ). L équaton de blan pour ε peut être trée des équatons de Naver Stockes (système 4.20). Cette équaton fat ntervenr des corrélatons doubles des vtesses et de leurs gradents. La modélsaton de ces termes est relatvement complexe et nécesste un grand nombre d hypothèses. L équaton de transport de la dsspaton s écrt fnalement : u t x x vt v k C x k 1 ' u u ' u x C 2 S,p (4.34) On retrouve au second membre de cette équaton un terme de dffuson turbulente, un terme de producton et un terme de destructon. Le terme de producton défn par : C uu ' ' 1 k v x (4.35) Condut à une augmentaton de la dsspaton, alors que le terme de destructon fat dmnuer cette quantté. Le terme S, p représente la producton de dsspaton due à l acton des forces extéreures. Les cnq constantes emprques du modèle k ε prennent les valeurs présentées dans le tableau suvant, qu consttuent le modèle k ε standard. 84

99 Chaptre 4 : Modélsaton de l envronnement thermque des serres 85 Table 4. 2: Les constantes usuelles du modèle, k ε standard. 1 C 2 C C k Ces valeurs ont été austées pour des écoulements turbulents lbres. Dverses modfcatons des équatons de transport de k et ε permettent le calcul d écoulements dont le nombre de Reynolds est fable. Ces améloratons sont partculèrement utles dans des calculs de couche lmte turbulente. Ben que le modèle k-ε sot couramment utlsé dans un grand nombre d applcatons (mplémentaton dans des codes de calculs commercaux), l ne donne pas une réponse défntve au problème de modélsaton de la turbulence. D autres modèles basés sur le modèle k-ε ont été développés Fermeture du système avec le modèle k-ε,p 2 ' ' 1 k t k,p ' ' k t 2 t ' ' ' S C x u u u C k x v v x x u t S x v u u x k v v x x k u t k k C v.cp q u T x T a. x x T u t T F u u ) x u x u v( x x p 1 x u u t u 0 x u (4.36)

100 Chaptre 4 : Modélsaton de l envronnement thermque des serres Le modèle k-ε RNG Le modèle k-ε RNG est basé sur les équatons de Naver Stockes, l dffère du modèle k-ε standard par la modfcaton de l équaton du taux de dsspaton turbulente et des valeurs des constantes. L équaton du taux de dsspaton s écrt fnalement : u t x x v v t k u C uu ' ' 1 C S p x k x 2, R (4.37) avec C R 1 3 k et Sk avec S étant le taux moyen de tenseur de contrante. Les S 2S S et S u x u x (4,3). Les valeurs des constantes usuelles du modèle, k-ε RNG sont données dans le tableau Table 4. 3: Les constantes usuelles du modèle, k-ε RNG. C C 1 C 2 k

101 Chaptre 4 : Modélsaton de l envronnement thermque des serres 87 Fermeture du système avec modèle k-ε RNG R S C x v u u C k x v v x x u t S x u u u x k v v x x k u t k k C v.cp q u T x T a. x x T u t T F u u ) x u x u v( x x p 1 x u u t u 0 x u,p 2 ' ' 1 k t k,p ' ' k t 2 t ' ' ' (4.38) Le modèle k-ε Réalsable Le modèle k-ε Réalsable est relatvement récent, l dffère en tros ponts maeurs du modèle standard k-ε : - au nveau de l équaton du taux de dsspaton turbulente, - au nveau des valeurs des constantes, - et dans la formule de la vscosté turbulente, C n est plus une constante, L équaton du taux de dsspaton s écrt fnalement : C S v k C S C k C x v v x x u t p t 1 2 2, 3 1 (4.39) , max 1 C Avec Sk

102 Chaptre 4 : Modélsaton de l envronnement thermque des serres 88 Les valeurs des constantes usuelles du modèle, k-ε Réalsable sont données dans le tableau (4,4). Table 4. 4: Les constantes usuelles du modèle, k-ε Réalsable. 1 C 2 C k La formule de la varable C de la vscosté turbulente devent : k U AS A C * 0 1 (4.40) Avec A, S S S S ar A k k S ~ 6 cos 3 1 cos 6 et S 2S S ~ Fermeture du système avec modèle k-ε Réalsable S C v k C S C k C x v v x x u t S x u u u x k v v x x k u t k k C v.cp q u T x T a. x x T u t T F u u ) x u x u v( x x p 1 x u u t u 0 x u 1 2 2,p 3 1 t k,p ' ' k t 2 t ' ' ' (4.41)

103 Chaptre 4 : Modélsaton de l envronnement thermque des serres I.1.3. Ecoulement dans les mleux poreux L équaton de Darcy complète l équaton de conservaton de la quantté de mouvement pour tenr compte des effets dynamques apportés sur l écoulement par un mleu poreux. Darcy propose d aouter un terme qu prend en compte la perte de quantté de mouvement due aux frottements contre les partes soldes des agrégats du mleu poreux ans que les changements de drecton mposées au flude par la matrce solde. La perte de charge ans ndute est proportonnelle à la vtesse : P x U (4.42) K Le coeffcent K est ndépendant de la nature du flude et dépend unquement du mleu poreux. Il est appelé perméablté ntrnsèque du mleu. La lo de Darcy a été vérfée au cours de nombreuses expérmentatons. Cependant, son domane d applcaton suppose que la vtesse sot suffsamment fable ; c'est-à-dre que le nombre de Reynolds ( R ) de l écoulement, basé sur la talle typque d un pore, sot nféreur à 1. Dans ce cas, la résstance due aux frottements est prépondérante par rapport à la résstance due aux changements de drecton. Ensute quand R 10, le gradent de presson dépend à la fos de la vtesse et du e carré de la vtesse. Cec sans que l écoulement au sen des pores sot devenu turbulent, mas parce que la résstance à l écoulement due aux frottements est comparable à la résstance due à la forme des pores qu ndusent des changements de drecton de l écoulement. Il faut alors généralser l équaton de Darcy en la complétant par un terme qu dépend du carré de la vtesse e C U F P U U K K (4.43) Dans cette équaton, connue sous le nom d équaton de Forchhemer, C F est un coeffcent admensonnel qu dépend de la nature du mleu poreux et que l on nomme coeffcent de perte de charge non lnéare. I.1.4. Modélsaton des écoulements dans les couverts végétaux I Influence dynamque de la végétaton S le modèle mleu poreux tradtonnel, développé par Darcy et complété par Forchhemer (Kavany, 1995) a été ntalement ntrodut dans le but de décrre des écoulements dans des 89

104 Chaptre 4 : Modélsaton de l envronnement thermque des serres mleux de forte densté et de fable perméablté, l peut également être utlsé pour modélser la présence de végétaton, qu est pourtant un mleu à forte perméablté (Bruse, 1998). I Evapotranspraton des couverts végétaux Les échanges de vapeur d'eau des couverts végétaux dépendent en premer leu de l'humdté de l'ar atmosphérque. De nombreuses études ont été entreprses sur l'évapotranspraton de la tomate de serre (Stanghelln, 1987 ; Jollet, 1988 ; Boulard et al., 1991 ; Papadaks et al., 1994) et de la rose de serre (Balle et al., 1991). Des modèles statstques ont été développés pour ces espèces (Boulard et al., 1991 ; Balle et al., 1994), afn de reler la transpraton du couvert végétal aux paramètres clmatques les plus nfluents, à savor le rayonnement solare et le défct de saturaton de l'ar (écart entre la tenson de vapeur saturante à la température de l'ar et la tenson de vapeur actuelle) ou la température d ar. La transpraton est sous forme stomatque et cutculare (néglgeable devant la transpraton stomatque). Sous l'acton de la lumère, les stomates s ouvrent et la transpraton stomatque s actve et consttue la voe la plus mportante de déperdton hydrque de la plante. Les modèles physques actuels supposent que le transfert de vapeur d'eau entre la plante et l'atmosphère obét à une lo classque de dffuson. Le flux de vapeur d'eau est proportonnel au gradent de concentraton de vapeur d'eau entre la surface des feulles et l'ar ambant. La résstance totale du couvert végétal ( r t ) aux transferts convectfs est alors modélsée par l'assocaton en sére de deux résstances : E w (4.44) r t w étant la dfférence du contenu en eau entre la surface végétale (feulle) et l atmosphère, E est la quantté d eau évaporée et r t (s m -1 ) est la résstance totale au transfert d eau. Cette dernère dépend : des caractérstques aérodynamques de la surface (forme, rugosté) ; des caractérstques physologques de la plante. Sur la fgure 4.2 (Monteth, 1965; Stanghelln, 1987) sont représentées à l échelle d une feulle, les dfférentes résstances rencontrées par la vapeur d eau dans son parcours feulle 90

105 Chaptre 4 : Modélsaton de l envronnement thermque des serres atmosphère. On observe que la résstance totale au transfert d eau r t représente la somme de deux types de résstances en sére: une résstance extéreure aérodynamque r a ; une résstance nterne ou physologque (stomatque) r S. r t r r (4.45) a s Fgure 4. 2: Représentaton schématque des résstances au transfert de vapeur d eau entre la feulle et l ar a- Les modèles exstants sur la transpraton de la culture de tomate sous serre La modélsaton de la transpraton de la culture sous serre a surtout fat l obet de recherches depus les années 50 (Penman, 1948). Par la sute, une sére d études se succèdent (Stanhll et al., 1973 ; Stanghelln, 1987), qu vsent à mettre au pont des modèles opératonnels de transpraton utlsés dans le contrôle de l rrgaton (Boulard et Jemaa, 1993), de l hygrométre sous serre et de la transpraton de la culture (Jollet et al., 1994). Plus récemment Boulard et Wang (2000) ont smulé la transpraton d une culture de tomate sous serre en foncton des condtons clmatques extéreures. L étude de la transpraton par Penman (1948) et Monteth (1973), fondée sur l'équaton du blan d'énerge, a about au modèle de Penman-Monteth qu a l'avantage de consdérer la physologe de la plante par l'ntermédare de la résstance stomatque. Ce modèle a par la sute été largement étudé et utlsé. Penman et Monteth ont supposé que le transfert de vapeur d eau entre la plante et l atmosphère obét à la lo de dffuson de Fck. Celle-c établt que ce flux de chaleur, 91

106 Chaptre 4 : Modélsaton de l envronnement thermque des serres équvalent au flux de vapeur d eau ( LE ) est proportonnel à la dfférence de concentraton en vapeur d eau entre l ntéreur des feulles 3 w ( kg m ) et l ar * f 3 w ( kg m ) : a 1 * ( w f e.lv rt wa ) LE L3 (4.46) L e est le nombre de Lews ; * w f est le contenu en eau à saturaton à la température de la feulle. Il est lé à la température T par une foncton non lnéare (généralement approchée par une courbe exponentelle de type (Lst, 1971) : w* (T ,5 ) Exp52,58 5,028Ln( T ) R T T w (4.47) b- La résstance aérodynamque Dans les lmtes des varatons clmatques usuelles rencontrées sous serre, les varatons des caractérstques de l ar humde nfluencent assez peu la valeur de la résstance aérodynamque. Au contrare, la vtesse de l écoulement a une nfluence maeure sur cette résstance. Nous nous placerons dans des condtons pour lesquelles la convecton forcée est largement prépondérante par rapport à la convecton naturelle et nous utlserons une corrélaton emprque smple qu décrt l échange en foncton du seul nombre de Reynolds. La résstance aérodynamque peut être calculée en utlsant le groupe des nombres admensonnels. En effet, l'équaton du flux de chaleur sensble échangé entre la feulle et l ar de la serre s'écrt en foncton de la résstance aérodynamque sous la forme suvante: q S (T T r v a c (4.48) p a ) par: Avec r a résstance aérodynamque entre l ar et la surface de la feulle (s m -1 ). En foncton du coeffcent de transfert thermque h S, le flux de chaleur sensble est défn q S h (T T ) (4.49) S v a 92

107 Chaptre 4 : Modélsaton de l envronnement thermque des serres Où h S est défn en foncton du nombre de Nusselt par la relaton (Monteth, 1973) : h S Nu c p (4.50) d r v a d v étant la longueur caractérstque des feulles (m); est la conductvté thermque de l ar (W m -1 K -1 ). D après la relaton (4.50) (qu rele Nu et r a ) et la fgure (4.2), on peut en dédure que la résstance aérodynamque, r a, dépend prncpalement du régme aérodynamque qu règne dans la serre : r a c pdv (4.51) Nu A l ntéreur de la serre dotée d ouvrants d aératon, la convecton étant généralement lamnare forcée entre l ar ntéreur et la végétaton (Wang, 1998). Il en résulte donc que : r a c p dv (4.52) 0,67 R 1 2 e P 1 3 r c- La résstance stomatque La résstance stomatque folare est due au passage de la vapeur d eau au travers des stomates. Ce sont des orfces de 5 à 30 m de damètre qu assurent l essentel des échanges gazeux entre les feulles et le mleu extéreur. L ouverture et la fermeture des stomates condtonnent le transfert de vapeur d eau entre l eau stuée à l ntéreur de la feulle et l ar qu l envronne. Elles ménagent ans une résstance supplémentare à la résstance aérodynamque. De pont de vue éco-physologque, la valeur de cette résstance dépend du potentel hydrque du sol, du rayonnement ncdent, de la température de la feulle et de l humdté de l ar. Dans des condtons optmales, la résstance stomatque folare de base de la tomate a pour valeur 150 s.m -1 (Boulard et al, 1991) Il s agt cependant d une valeur mnmale car elle évolue en foncton du rayonnement, de la température et du défct de saturaton. 93

108 Chaptre 4 : Modélsaton de l envronnement thermque des serres Apparel stomatque (Mcroscope électronque a balayage) Fgure 4. 3: photo représentatve d un stomate de tomate La résstance stomatque d une culture de tomate sous abrs serre a été mesurée et modélsée par van Bavel (1979), Bot (1983), Jollet et Baley (1994), Kmball (1986), Stanghelln (1987) et Boulard et al. (1991). Ces auteurs ont proposé des relatons donnant la résstance stomatque en foncton de paramètres qu affectent les fonctons des stomates : Pour la culture de tomate dans une serre, la résstance stomatque est donnée en pérode durne en foncton de la température de l ar et de son humdté (Boulard et al, 1991) : r s r smn exp0.34( T T 1629w D max ) (4.53) Avec : r mn 1 s 150 s m et D max 10 mbar. II. Modèle numérque du clmat de la serre La smulaton numérque consste à reprodure par le calcul, le fonctonnement d un système préalablement décrt par un ensemble de modèles. Elle s appue sur des méthodes mathématques et nformatques spécfques. En chaque pont de l "obet" consdéré, pluseurs grandeurs physques (vtesse, température ) décrvent l état et l évoluton du système étudé. Celles-c ne sont pas ndépendantes, mas relées et réges par des équatons. Smuler l état de l obet, c est détermner déalement en tout pont les valeurs numérques de ses paramètres. Comme l y a un nombre nfn de ponts, donc une nfnté de valeurs à calculer, cet obectf est naccessble (sauf dans des cas ben partculer où l on peut résoudre les équatons de 94

109 Chaptre 4 : Modélsaton de l envronnement thermque des serres départ à l ade de formules analytques). Une approxmaton naturelle consste à ne consdérer qu un nombre fn de ponts. Les valeurs des paramètres à calculer sont ans en nombre fn et les opératons nécessares devennent abordables grâce à l ordnateur. A la base du calcul des paramètres comme à la base de la smulaton, l y a donc la réducton de l nfn, la dscrétsaton. Comment opère-t-on précsément à partr des équatons mathématques du modèle? Deux méthodes sont très souvent utlsées, respectvement représentatves des méthodes de calcul détermnstes, qu résolvent les équatons régssant les phénomènes étudés après avor dscrétsé les varables, et des méthodes de calcul statstque ou probablste. Le prncpe de la premère, connue sous le nom de méthode des volumes fns est antéreur à l usage des ordnateurs. Chacun des ponts de l obet est assmlé smplement à un pett volume élémentare (par exemple : un cube, un tétraèdre, un hexaèdre), d où le nom de volume fn. L "obet" (dans notre cas une serre avec son domane extéreur), est ans vu comme un ensemble ou un réseau de volumes contgus dénommé mallage. Les paramètres de l état de l obet sont mantenant défns dans chaque malle. Pour chacune d elles, en reformulant les équatons mathématques du modèle par des moyennes volumques, l sera alors possble de construre des relatons algébrques entre paramètres de la malle et ceux de ses vosnes. Au total, l y aura autant de relatons que de paramètres nconnus. Il faudra pour cela recourr aux technques de l analyse numérque et utlser des algorthmes spécfques. Appartenant à la même famlle, la méthode des dfférences fnes, cas partculer de la méthode des volumes fns où les côtés des malles sont orthogonaux, et la méthode aux éléments fns, qu peut uxtaposer dvers types de malles. La deuxème grande méthode, dte de Monte-Carlo, est partculèrement adaptée pour smuler le transport de partcules. Un tel transport est en fat caractérsé par une successon d étapes lors desquelles chaque partcule peut subr dfférents événements (dffuson, absorpton, émsson ). Les probabltés élémentares de chacun de ces événements sont connues ndvduellement pour chaque partcule. Il est alors naturel d assmler un pont de l obet à une partcule. Un ensemble de partcule, en nombre fn, va consttuer un échantllon représentatf de l nfnté de partcules de l obet, comme lors d un sondage statstque. D étape en étape, l évoluton de l échantllon sera détermnée grâce à des trages au hasard. Les équatons de conservaton consdérées dans la parte précédente sont des équatons non lnéares, pour lesquelles une soluton analytque n'est pas connue dans la plupart des cas. De 95

110 Chaptre 4 : Modélsaton de l envronnement thermque des serres plus, la théore mathématque de ces équatons est encore ncomplète: s en deux dmensons d'espace (écoulement plan) des résultats d'exstence, d'uncté et de régularté de soluton sont connus, l n'en est pas de même pour tros dmensons d'espace (écoulement trdmensonnel), qu se rapproche le plus de la réalté physque. A l'heure actuelle, l exste un certan nombre de codes trdmensonnels ndustrels convvaux, permettant la prédcton d'écoulements fludes par la résoluton des équatons de Naver Stokes grâce aux méthodes de volumes fns, des dfférences fnes ou des éléments fns (CFD2000, CFX-F3D, PHOENICS, FLUENT, STAR-CD, ANSYS/FLOTRAN...). Les logcels CFD modélsent par la méthode des volumes fns des écoulements très varés dans des confguratons plus ou mons complexes. Ces logcels proposent de nombreux modèles physques et schémas numérques avec lesquels l'utlsateur est normalement en mesure de modélser la quas-totalté des problèmes de base de la mécanque des fludes. Toutefos, l exste dans la nature une multtude de comportements physques dfférents et l est mpossble pour un logcel de les prendre tous en compte. C'est pourquo, l'un des avantages des CFD résde dans la possblté de créer des sous-programmes sous Fortran dans le but de spécfer des optons trop complquées pour être prévues par le logcel. Sur le plan physque, elles permettent par exemple de spécfer les partculartés du couvert végétal et parfos des condtons ntales et aux lmtes partculères. II.1. La résoluton numérque On a vu que la résoluton drecte du système d équatons décrt dans le paragraphe I, exgerat de grands moyens de calcul. Pour évter cec on emploe de façon classque un schéma tératf sur l ensemble des équatons. Les codes de calcul aux volumes fns (CFD) permettent la résoluton des écoulements par ntégraton locale des équatons qu régssent leur comportement, ce qu permet la descrpton détallée des champs de vtesse et de température. Les prncpales caractérstques de ces logcels sont les suvantes: - Le préprocesseur permet de spécfer les caractérstques du problème consdéré (la géométre, le mallage, les proprétés physques du flude utlsé, l état du mleu: monophasque ou bphasque, l état de l écoulement: statonnare ou transtore, les condtons aux lmtes, le crtère de convergence ou de relaxaton ). 96

111 Chaptre 4 : Modélsaton de l envronnement thermque des serres - Le solveur utlse l algorthme PISO (Pressure Implct wth Splttng of Operators algorthm) pour la résoluton des équatons et le modèle de turbulence k- standard. - Le postprocesseur permet de tracer les champs de vtesse, les courbes sothermes, les soconcentratons, so-k (énerge cnétque turbulente) ou so- (taux de dsspaton de l énerge cnétque turbulente) ans que les profls des dfférentes varables. Nous présentons c-dessous la méthode de dscrétsaton et l algorthme de résoluton utlsé par les CFD. II.2. Formulaton du problème dscret II.2.1. Méthodes de dscrétsaton Pour être résolu numérquement, le problème contnu est transformé en un problème dscret, décrt par un certan nombre d équatons algébrques. Pour des formes géométrques complexes, comme c est le cas des serres agrcoles, la maorté des codes de calculs ont fat recours à la méthode des volumes fns. Cette méthode qu a été développée par Patankar au début des années 70 et qu est devenue un standard nternatonal qu sert de base numérque à la plupart des logcels commercaux qu ont vu le our au cours de ces dernères années (CFD2000, Phoencs, Fluent,...). Elle permet de résoudre des équatons non lnéares aux dérvées partelles en transformant le problème contnu en un problème dscret, décrt par un système d équatons algébrques. Pour cela, l espace physque est dvsé en un certan nombre de cellules appelées "volumes de contrôle". Après, les équatons aux dérvés partelles décrvant l écoulement du flude sont ntégrées sur chacun de ces volumes de contrôle. Les équatons de transport d une grandeur ntensve Ф telle que H, u, v, w, k et ε sont d abord mses sous une forme générale. Cette équaton générale s écrt, en coordonnées cartésennes, selon la relaton (4.54) : ² u S 2, P t x x ( S ) ( T ) ( C) ( D) (4.54) Avec : T : terme transtore (varaton en foncton du temps de la varable Ф) ; C : terme de convecton ; D : terme de dffuson (Γ Ф est le coeffcent de dffuson de la quantté Ф) ; 97

112 Chaptre 4 : Modélsaton de l envronnement thermque des serres 98 S : terme source. La représentaton suvante recense chaque terme de l équaton (4.54) pour les dfférentes grandeurs calculées dans le cas de l utlsaton du modèle k- ε: p k P k k P H p u p u p u t k t p k S C C P k S P S S S S S C k H u u u k, 2 1,,,,, ) ( 0 Pr Pr 0 1 H est l enthalpe massque ; S k,p et S ε,p sont les termes sources de l énerge cnétque turbulente et de sa dsspaton. Ic, chaque terme du vecteur Ф permet de décrre respectvement les équatons de conservaton de : -l équaton de contnuté -l équaton de contnuté proetée suvant x 1 -l équaton de contnuté proetée suvant x 2 -l équaton de contnuté proetée suvant x 3 -l équaton de conservaton de l énerge -l équaton de conservaton de l énerge cnétque turbulente. -l équaton de conservaton du taux de dsspaton de la turbulence. On remarque que dans cette mse en forme des équatons pour chaque varable Ф, tous les termes non transtores, non convectfs ou non dffusfs, sont nclus dans le terme source S Ф. (4.55)

113 Chaptre 4 : Modélsaton de l envronnement thermque des serres II.2.2. Dscrétsaton de l équaton générale de conservaton Sur la fgure 4.4 est représentée une cellule de centre P, résultante de la décomposton du domane de calcul. Par conventon chaque face est repérée par une lettre. La face Est est par conventon, dans l axe prncpal du repère dans le sens des x crossants, repérée par la lettre e. La face Ouest sut le même axe, dans le sens des x décrossants et est repérée par la lettre w. Les faces Nord et Sud sont dans la drecton de l axe des y, respectvement dans le sens des y crossants et décrossants. Ces faces sont repérées par les lettres n et s. Fnalement, les faces supéreures et nféreures sont dans la drecton de l axe z, respectvement dans le sens des z crossants et décrossants, et notées h et. Le centre des cellules vosnes est noté N, S, E, W, H et L comme ndqué sur la fgure 4.4: Fgure 4. 4: Représentaton du volume de contrôle : notatons utlsées pour la dscrétsaton des équatons Les équatons aux dérvées partelles sont ensute dscrétsées selon la procédure décrte par Patankar (1980) et l on détermne la valeur des varables en chacune des cellules du mallage. Les équatons algébrques permettant cette résoluton sont obtenues en ntégrant les équatons aux dérvées partelles sur le volume de contrôle et en convertssant après en ntégrales sur la surface en utlsant le théorème de Green Ostrogradsky: ( dv( A) dv A. nds ). v s 99

114 Chaptre 4 : Modélsaton de l envronnement thermque des serres En ntégrant à travers le volume V d une cellule ndvduelle et en applquant le théorème de Green Ostragradsky, la forme ntégrale des termes successfs de l équaton (4.54) devent : Terme transtore : T new dv V ( t v old ) t (4.56) Terme de convecton : C dv(u )dv U..ndS U..S.n (4.57) v s all faces Terme de dffuson : D ( dv(.grad( )))dv.grad( ).nds grad( ).S.n (4.58) v s all faces Terme source : S v S dv V.C ( o ) (4.59) Où Ф old, Ф new correspondent à la valeur de la varable entre deux pas de temps successfs. U est le vecteur vtesse ; V est le volume de la cellule (volume de contrôle) ; ds est l élément de surface ; n est le vecteur untare normale à cet élément ; C Ф est le coeffcent de lnéarsaton du terme source et Ф 0 est une constante. Flux des nterfaces Les flux de convecton et de dffuson, pour chaque varable et à chaque facette du volume de contrôle, sont estmés à partr des valeurs de chaque varable au centre des cellules vosnes. Pluseurs méthodes permettent l évaluaton de ces flux. 100

115 Chaptre 4 : Modélsaton de l envronnement thermque des serres Flux de convecton La contrbuton de la convecton à l échange local de la quantté à l ntéreur du volume de contrôle représenté sur la fgure 4.4 peut être exprmée par l équaton : C Gee Gww Gnn Gss Ghh G (4.60) Où, par exemple : G e u S (4.61) e e e G e donne le flux massque du flude traversant la face Est du volume de contrôle, S e est la surface de la face Est, ρ e et Ф e sont respectvement, la densté et la varable scalare défne au centre géométrque de la face et U e est la norme du champ de vtesse normale à cette face. Des défntons smlares, sont données aux quanttés défnes pour les faces Ouest, Nord, Sud, Haut et Bas. Pour formuler la contrbuton de la convecton dans les coeffcents de l équaton du volume fn. On dstngue tros méthodes : a- Schéma hybrde Le schéma hybrde (Spaldng, 1972) compare l mportance relatve des flux d échange convectf et dffusf dans chaque face du volume de contrôle afn de détermner s le flux échangé est entrant ou sortant. Le nombre de Peclet qu quantfe le rapport des échanges dffusfs, est alors utlsé afn de détermner le coeffcent qu représente une approxmaton rasonnable de la soluton exacte du flux de convecton-dffuson local monodrectonnel. Selon cette approche, le coeffcent G pour la face Est est: G e Ce Ce,De (4.62) 2 2 L opérateur [A,B] est le sup de A et B ; C e est la contrbuton convectve de la face Est défne par l équaton (4.60) et D e est la contrbuton dffusve de la face Est, défne par: D e See (4.63) x Où δx e exprme la dstance entre le centre du volume de contrôle et le volume vosn du côté est. Ce schéma hybrde est le plus utlsé pour le cas des vtesses fables où les effets de la dffuson sont mportants, ce qu est le cas des vtesses à l ntéreur des serres. 101 e

116 Chaptre 4 : Modélsaton de l envronnement thermque des serres b- Schéma Upwnd de premer ordre Le schéma Upwnd de premer ordre (Courant et al, 1952) est basé sur l hypothèse que les valeurs de aux dfférentes facettes du volume de contrôle prennent les valeurs au centre de la malle précédente dans le sens de l écoulement. En fat, cette hypothèse mplque qu l exste un sens prvlégé de l écoulement. Ce schéma est très stable mas l mplque que les échanges convectfs soent prépondérants par rapport aux échanges dffusfs (c est à dre avec un nombre de Peclet relatvement élevé). G e Ce,0 De (4.64) Avec C e et D e sont défns comme dans le cas du schéma hybrde. L avantage de ce schéma est smple et effcace car l n mplque pas de calculs de grande envergure. c- Schéma Upwnd d ordres 2 et 3 Dans le but de rédure la dffuson numérque assocée au schéma Upwnd d ordre 1, pluseurs schémas Upwnd d ordre supéreur ont été développés à ttre d exemple le schéma Upwnd d ordre 2 et 3. Ces deux schémas utlsent les dfférences centrées pour le tratement de la dffuson. Contrarement au schéma d ordre un, qu utlse unquement les valeurs de la malle amont, les schémas d ordre supéreur utlsent plus de ponts pour décrre le flux de convecton. Ce tratement nécesste l aout de ponts et alourdt le tratement numérque. Dans le cas des serres, c est le schéma hybrde qu semble le meux correspondre à nos besons. Flux de dffuson Le coeffcent de dffuson qu ntervent dans le calcul du terme de dffuson entre chaque volume de contrôle dot être homogène dans l ensemble du volume. Pour calculer ce coeffcent on dspose de deux moyens d nterpolaton : a- Moyenne arthmétque A partr d une nterpolaton lnéare entre les valeurs au centre des malles, on estme la dffusvté effectve à l nterface. Le coeffcent de transport à l nterface Est e, par exemple est obtenue à partr des valeurs au centre des malles P et E: e fep (1 fe ) E (4.65) 102

117 Chaptre 4 : Modélsaton de l envronnement thermque des serres Avec f e est le coeffcent d nterpolaton lnéare. Des expressons smlares sont utlsées pour évaluer les coeffcents de transport au nveau des autres nterfaces. Ce moyen d nterpolaton est smple et nécesste mons de mémore de calcul. b- Moyenne harmonque Le second moyen évalue les coeffcents de transport à l nterface Est par la relaton : 1 1 fe f e e p (4.66) E Cette méthode est adaptée au cas où le coeffcent de transport présente des varatons abruptes, vore des dscontnutés dans le domane de calcul. Ce schéma est plus lourd en terme de calcul mas permet une évaluaton précse des flux de dffuson quand les vtesses sont élevées et peu unformes. Comme les vtesses observées dans la serre sont fables et les varables thermophysques sont contnues, c est la moyenne arthmétque qu sera retenue. Le résultat de la dscrétsaton des équatons dfférentelles de transport est un ensemble d équatons algébrques non lnéares. Le système résultant se prête ben à une résoluton par une méthode tératve, lgne, par lgne, avec un balayage crosé. Crtères de stablté Le solveur STORM utlse un algorthme de résoluton «pas à pas» pour obtenr une soluton. Le chox du pas de temps est par conséquent un paramètre détermnant pour assurer la stablté et la convergence du code de calcul. Les effets de la convecton Les équatons qu gouvernent les écoulements nstables sont un mélange d'équatons hyperbolques et parabolques. La maorté des équatons est hyperbolque et le pas de temps est habtuellement caractérsé par le nombre CFL (Courant-Fredrchs-Lewy), sans dmenson, qu spécfe la propagaton de perturbaton dans l'écoulement. Le nombre CFL est défn par : 103

118 Chaptre 4 : Modélsaton de l envronnement thermque des serres Uc. t CFL x Où U c est la vtesse locale dans chaque cellule, ΔT le pas de temps et Δx le côté de la cellule. Ans, on assoce à un nombre CFL donné, un pas de temps pour chaque cellule du domane, défn par : t CFL x. CFL U C Ce pas de temps est nversement proportonnel à la vtesse locale et drectement proportonnel à la talle de la cellule. Pour des écoulements undmensonnels, CFL = 1 est généralement un chox udceux, alors que pour des écoulements bdmensonnels, une valeur plus fable (par exemple, CFL = 1 2 = 0.707) est nécessare. Les effets de la dffuson Les équatons qu gouvernent les phénomènes de dffuson sont ellptques dans les régons vsqueuses et la stablté du schéma est caractérsée par le nombre sans dmenson de Von Neumann (VNN). Dans STORM, ce crtère est utlsé pour caractérser le pas de temps de la parte vsqueuse des équatons nstables. Le nombre de Von Neumann est défn par :. t VNN 2 x Où est la dffusvté effectve (en kg m -1 s -1 ). Le pas de temps basé sur ce crtère s'écrt alors : t VNN x 2. VNN. Ce pas de temps est drectement proportonnel au carré de la talle locale de la cellule et nversement proportonnel à la dffusvté effectve. 104

119 Chaptre 4 : Modélsaton de l envronnement thermque des serres Contrôle du pas de temps Le contrôle du pas de temps est utlsé tout au long de la résoluton numérque. Le logcel permet de chosr entre tros optons de base : un pas de temps fxe, un pas de temps automatque et un pas de temps local. Pas de temps fxe : Cette opton permet de fxer un pas de temps unque. Cependant, l est préférable de connaître à l'avance la valeur du pas de temps qu permettra d'assurer la stablté et la convergence du schéma. Pas de temps automatque : STORM auste le pas de temps au cours de la résoluton. A partr des caractérstques de l'écoulement, l détermne le pas de temps qu satsfat au crtère spécfé. Afn de détermner le pas de temps optmal, le code prend en consdératon les facteurs suvants : le taux d'accrossement entre deux pas de temps successfs ne dot pas excéder 3%, sot : t growth t old la lmte supéreure est donnée par : t Mn t, t, t, t ) ( CFL VNN growth user un facteur multplcatf peut être applqué pour avancer la résoluton d'une varable. Pas de temps local : Cette opton ressemble à la précédente. La dfférence résde dans le fat que l'on peut fare varer le pas de temps à l'nterface entre deux cellules. Cette opton est utlsée lorsque la précson de la soluton n'a pas d'mportance. II.2.3 Algorthme et méthodes de résoluton a) Algorthme de résoluton PISO Le logcel CFD utlse l'algorthme PISO (Pressure Implct wth Splttng of Operators). Cet algorthme a été ntalement développé par Issa (Issa, 1985) pour résoudre le système d'équatons aux dérvées partelles consdéré. Celu-c est écrt pour un mallage unque dans lequel les champs vectorels et les champs scalares sont calculés au même pont. Cette partcularté dstngue cet algorthme des algorthmes SIMPLE et SIMPLER qu utlsent un mallage décalé. Les grandeurs vectorelles étant calculées aux nterfaces entres malles et les 105 new

120 Chaptre 4 : Modélsaton de l envronnement thermque des serres grandeurs scalares au centre des malles. L'uncté du mallage permet une économe de mémore substantelle. Cependant, celle-c peut générer une nstablté du schéma de résoluton susceptble d'altérer la qualté de la soluton. PISO est un algorthme pseudo statonnare qu permet de s'affranchr du problème posé par le couplage presson / vtesse. Cette méthode utlse une sére d'opératons séquentelles pour chaque étape, au cours desquelles les équatons dscrétsées de la quantté de mouvement et de la presson sont résolues par une successon de prédctons / correctons. Cette approche permet d'estmer rapdement les champs de presson et de vtesse sans fare appel à un processus d'tératon complexe. L'algorthme PISO est mplémenté dans le processeur du logcel (STORM) en sx étapes : 1 ère étape: Premère prédcton des composantes de vtesse u, v, w et du champ de presson p de l tératon précédente (où les condtons ntales s la résoluton est à pene commencée): Les champs de vtesse dans chaque drecton et le champ de presson, au pas du temps précèdent (P,U, T) sont utlsés comme varables d entrée (ou des condtons ntales mposées par l utlsateur dans le cas du premer pas du temps). On calcule un champ estmé pour les varables U * * et T en utlsant les équatons de conservaton de la quantté de mouvement et d énerge. 2 ème étape: Premère prédcton de la presson: Le champ de vtesse obtenu dans la premère étape ne satsfat pas, généralement, l équaton de contnuté. Par conséquent, en utlsant l équaton de posson (ellptque) de presson obtenue par la combnason de l équaton de la quantté de mouvement et l équaton de contnuté, on prédt le champ de presson P* qu est compatble avec u*, v*, et w* dans tout le domane. 3 ème étape: Premère correcton du champ de vtesse: On utlse le champ de presson P* (obtenu dans l étape 2) dans l équaton dscrétsée de la quantté de mouvement pour obtenr les composantes de vtesse corrgées u**, v** et w**. Après l utlsaton de ce champ corrgé, on obtent une nouvelle valeur de la température T**. 4 ème étape : Premère correcton de la presson: 106

121 Chaptre 4 : Modélsaton de l envronnement thermque des serres En résolvant l équaton ellptque de la presson utlsant u**, v** et w** et T** encore une fos on obtent le champ de presson corrgé P**. 5 ème étape : Seconde correcton du champ de vtesse: A partr de l équaton de conservaton et la quantté de mouvement, et du champ de presson P**, on obtent le champ de vtesse fnale u***, v*** et w*** et le champ de température T***. 6 ème étape : Progresson au pas du temps suvant: A ce stade, les composantes de vtesse u***, v*** et w***, le champ de température T*** et de presson P** satsfont smultanément les deux équatons de contnuté et de quantté de mouvement. Par conséquent, on progresse au nveau du pas du temps par une tératon supplémentare, en attrbuant à l tératon suvante les champs de presson de température et de vtesse de l tératon précédente et on répète le processus enter en repartant du début. b) Méthodes de résoluton La dscrétsaton des équatons de conservaton aboutt à un système d'équatons algébrques complexes. Pour un problème trdmensonnel, la talle de ce système peut être conséquente. Pusqu'une malle donnée n'a d'nfluence que sur les malles qu l'entourent, la plupart des termes du système sont nuls, et l'on obtent une matrce creuse. Les équatons ne sont pas lnéares car les coeffcents eux-mêmes sont foncton des dfférentes varables. Elles sont alors lnéarsées en «bloquant» les coeffcents pour permettre l'utlsaton de méthodes classques de résoluton de systèmes lnéares. De nombreux algorthmes ont été développés afn de résoudre des systèmes lnéares dont les matrces sont creuses. Ils sont essentellement dvsés en deux catégores : les méthodes drectes et les méthodes tératves. Chaque approche a ses avantages et ses nconvénents. STORM utlse une méthode drecte (la décomposton LU) et deux méthodes tératves : la méthode ADI (Alternate Drectons Implct) et la décomposton ILU (Incomplete Lower-Upper). 107

122 Chaptre 4 : Modélsaton de l envronnement thermque des serres La décomposton LU En pratque, la décomposton LU est utlsée lorsque l'on a pluseurs systèmes lnéares avec la même matrce. Par exemple, la même décomposton est applquée pour les deux étapes de correcton de la presson. Cette méthode est très effcace pour des matrces dont la largeur de bande est pette. Cependant, pour des problèmes trdmensonnels, les coûts de stockage et de calculs sont prohbtfs et la méthode n'est pas recommandée. La méthode ADI La méthode ADI est une méthode sem-mplcte pour laquelle les équatons sont résolues à chaque pas de temps de manère mplcte dans une drecton et en relaxant dans les deux autres drectons. Pour chaque drecton, on obtent un système lnéare trdagonal qu est résolu avec effcacté. Cette méthode est recommandée pour toutes les équatons résolues par STORM sauf pour l'équaton de la presson utlsée dans l'algorthme PISO. En effet, le système ssu de cette équaton est un système ellptque mal condtonné et la méthode est dans ce cas peu performante. La décomposton ILU La méthode de factorsaton ncomplète (ILU) essae de suvre la décomposton LU, en ne retenant que les termes non nuls des matrces. La décomposton est alors ncomplète. Cette méthode est recommandée pour l'équaton de la presson dans les problèmes trdmensonnels. Ces performances sont melleures que la méthode ADI car elle utlse un schéma mplcte dans les tros drectons. II.2.4. Raffnements nécessares du modèle Afn d'nclure les effets de perte de charge ndute par le flet ant-nsectes et par le couvert végétal dans l étude de CFD, les flets ant-nsectes et le couvert végétal ont été consdérés comme deux mleux poreux dont l'écoulement de l'ar est décrt par l'équaton de Darcy- Forchhemer (Mguel et al, 1997 et Mguel et al, 1998): CF 2 S ( U U ) (4.67) K K 108

123 Chaptre 4 : Modélsaton de l envronnement thermque des serres Avec est la vscosté dynamque du flude; K est la perméablté ntrnsèque du mleu et C F est le coeffcent de perte de charge non lnéare. Cette force de résstance à l'écoulement est symbolsée dans l'équaton de Naver-Stocks (Eq. 4.62) par le terme source S. III. Prse en compte des flets ant nsectes et du couvert végétal III.1 Perméablté et coeffcent de perte de charge non lnéare des flets ant nsectes La perméablté et le coeffcent de perte de charge non lnéare du flet ant nsectes sont lés à la porosté des flets par les relatons suvantes (Mguel, 1998): K 3, ,6 (4.68) C 4, / 2,13 F (4.69) représente la porosté du flet qu est défne comme le rapport entre le volume des pores et le volume total occupé par le mleu. Pour les flets tssés, elle peut être détermnée à partr des caractérstques géométrques de la malle du flet (Mguel, 1997): L.l (4.70) ( L d )( l d ) Avec dans notre cas L=0,788 mm et l= 0,255 mm respectvement la longueur et la largeur de la malle du flet ant-nsectes et d= 0,28 mm le damètre du flament (fgure 4.5). Fgure 4. 5: Représentaton d une malle de flet ant-nsectes 109

124 Chaptre 4 : Modélsaton de l envronnement thermque des serres Le tableau 4.5 donne les valeurs de la porosté, de la perméablté et du coeffcent de perte de charge non lnéare, calculées en utlsant les relatons (4.76), (4.77) et (4.78), pour notre flet ant nsectes. Table 4. 5 : La porosté, la perméablté K et le coeffcent de perte de charge non-lnéare C F pour le flet ant nsectes 20/10 Porosté Perméablté K coeffcent de perte de charge non-lnéare C F 20X10 0,35 6, ,402 III.2. Perméablté et coeffcent de perte de charge non-lnéare du flet mleu poreux vrtuel S on assmle le flet ant-nsectes au mleu poreux décrt dans le logcel CFD et s on lu attrbue sa vrae épasseur (de l ordre de quelques mllmètres), on aboutt à des mallages très hétérogènes et à des problèmes de convergence du programme de calcul. Cela nous a condut à représenter notre flet par un mleu poreux vrtuel d épasseur plus grande ( xvrtuel ) qu ménage globalement la même perte de charge pour l'ar qu le traverse (Fatnass, 2001). En conséquence, on détermne une nouvelle perméablté et un nouveau coeffcent de perte de charge non-lnéare du mleu poreux vrtuel qu sont calculés en foncton des proprétés réelles du flet ant-nsectes. On applque pour cela l équaton de Darcy, respectvement au mleu réel du flet antnsectes (d épasseur x ) (Equaton 4.71) et au mleu poreux vrtuel (d épasseur xvrtuel ) (Equaton 4.72), on trouve : P x U (4.71) K et : Pvrtuel U (4.72) xvrtuel Kvrtuel 110

125 Chaptre 4 : Modélsaton de l envronnement thermque des serres Avec K et K vrtuel respectvement la perméablté du mleu poreux réel et vrtuel ; étant la vscosté dynamque de l ar ; P et Pvrtuel sont respectvement la dfférence de presson de part et d autre du mleu poreux réel et vrtuel. Pour la même vtesse du vent ncdent U et pour avor la même dfférence de presson de part et d autre des deux mleux, le rapport de l équaton (4.72) sur (4.71) donne : P Kvrtuel K xvrtuel (4.73) x Pour le coeffcent de perte de charge non-lnéare, on utlse l équaton de Forchhemer : P CF U U x K K S on néglge le terme quadratque devant le terme en U : P x C 2 (4.74) F 2 U (4.75) K Ce qu donne, pour le flet ant-nsectes : P CF 2 U (4.76) x K et pour le mleu poreux : P x vrtuel C F 2 vrtuel U (4.77) Kvrtuel On dvsant (2.85) par (2.84), on trouve : CF vrtuel CF x xvrtuel 1 2 (4.78) C F et C Fvrtuel étant respectvement les coeffcents de perte de charge non-lnéare du mleu poreux réel et vrtuel. 111

126 Chaptre 4 : Modélsaton de l envronnement thermque des serres III.3. Perméablté et coeffcent de perte de charge non lnéare du couvert végétal Pour le couvert végétal la perte de charge est proportonnelle à la densté du feullage et peut être exprmée par la formule (4.79) généralement utlsée pour les couverts végétaux (Thom, 1971 ; Bruse, 1998): 2 S LAI C D U (4.79) Où U est la vtesse de l'ar, LAI est l'ndce volumque de recouvrement folare et C D est le coeffcent de perte de charge du couvert végétal. Pour une culture de tomate, Haxare (1999) a mesuré C 0,32 dans une soufflere. D Pour la gamme de vtesse relatvement fable observée à l'ntéreur du couvert végétal, le terme en U de l'équaton (4.79) peut être néglgé devant le terme quadratque et le coeffcent de perte de charge non lnare et la perméablté du mleu peuvent être déduts des équatons (4.67) et (4.79) : C F LAI. C (4.80) D K Pour nos smulatons, le couvert végétal de tomate est assmlé à un seul bloc de mleu poreux de forme paralléléppédque de 2,6 m de hauteur et de longueur et largeur égales à celles de la serre avec un ndce de recouvrement surfacque folare, LAI, égal à 3 (culture ben développée), le coeffcent C D étant égal à 0,32 (Haxare, 1999). III.4. Modélsaton des effets dynamque, thermque et hydrque du couvert végétal On a prs en compte la végétaton en tant que source ou puts de chaleur et de vapeur d'eau. Le logcel CFD permet de spécfer des termes sources pour les équatons de conservaton. On applque alors des condtons aux lmtes de type source pour la végétaton. On chost un multplcateur de type volume pour ndquer que le terme source dot être multplé par le volume de la malle ou cette condton aux lmtes est applquée. La double nfluence de la végétaton sur les blans d'énerge et hydrque de la serre a été prse en compte dans chaque malle du mleu poreux végétaton "équvalent", à l ade des équatons décrvant les échanges de chaleur sensble et latente entre l'ar de la serre et le couvert végétal assmlé à la matrce solde du mleu poreux. Le flux radatf net R n qu arrve sur chaque malle du couvert végétal a été assmlé à un "volumc heat source boundary 112

127 Chaptre 4 : Modélsaton de l envronnement thermque des serres condton". Il est partagé en un flux de chaleur sensble et un flux de chaleur latente dépendants des coeffcents d'échanges de chaleur et d'humdté (stomatque et aérodynamque) entre l'ar et la matrce solde vrtuelle qu représente le couvert végétal et qu est caractérsé par sa température de surface T v : R q q 0 (4.81) net Sen Lat Le flux de chaleur sensble échangé entre l ar de la serre et le couvert végétal Q Sen peut être exprmé en foncton de la dfférence de température entre l ar ntéreur et le couvert végétal : q Sen p v a c LAI T T r (4.81) Afn de smuler l nfluence de la végétaton sur le blan hydrque en tant que source ou puts de vapeur d eau, nous avons mposé un flux de chaleur latente QLat qu est égal à : q Lat 1 3 v e w* w r r L L LAI (4.82) v a s Où c p et sont respectvement la chaleur spécfque de l ar à presson constante (J kg -1 K -1 ) et la densté de l ar (kg m -3 ) ; T est la température de l ar ntéreur (K) ; T v est la température de la végétaton (K) ; r a est la résstance aérodynamque entre les feulles et l ar à l ntéreur de chaque malle (s m -1 ) ; 1 ) ; L v est la chaleur latente de vaporsaton de l eau (J kg - * w v est le contenu en eau à saturaton de l ar à la température de la végétaton (kg kg -1 ); w est le contenu en eau de l ar (kg kg -1 ) ; r s est la résstance stomatque (s m -1 ) et L e est le nombre de Lews. Ces échanges ont été smulés à l ade du modèle source du logcel CFD en mposant une relaton de la forme (Haxare, 1999) : Source Coef.( value Dependent var able) Les termes de cette équaton sont dentfés avec les termes des équatons de transfert de chaleur et de vapeur d eau entre le couvert végétal et l ar de la serre avec : 113

128 Chaptre 4 : Modélsaton de l envronnement thermque des serres La résstance aérodynamque r a est donnée en foncton de la vtesse de l ar à l ntéreur de la serre : r a c p d v. 0,288 U (4.83) Avec d v est la longueur caractérstque des feulles (m) ; (m s -1 ) et est la conductvté thermque de l ar (W m -1 K -1 ). U est la vtesse de l ar ntéreur La résstance totale au transfert de la vapeur d'eau r t est équvalente à l'assocaton en sére de la résstance aérodynamque ra et des résstances stomatques folares de la face supéreure et de la face nféreure des feulles, ces dernères étant consdérées en parallèle (fgure 4.2). Ans, r t s'écrt sous la forme : r t r A. r 2 2 a s, a s, (4.84) 2r a (1 A) r r (1 A) r s, rs, avec A r s s,, ou r s,s et r s, sont respectvement les résstances stomatques de la face supéreure et de la face nféreure des feulles. Des mesures ponctuelles du rapport A ont été effectuées par Boulard et al. (1991) et sont représentées sur la fgure 4.6 c-dessous. Ce rapport, vosn de 1 pendant la nut, augmente progressvement au cours de la ournée et attent une valeur maxmale de l'ordre de 3 pour les rayonnements ncdents élevés. 114

129 Chaptre 4 : Modélsaton de l envronnement thermque des serres Fgure 4. 6: évoluton du rapport des résstances stomatques des faces supéreure et nféreure des feulles en foncton du rayonnement global mesuré sous la serre Une courbe d'austement, du type : A log( a b* R ) a été utlsée pour représenter les varatons de A en foncton du rayonnement net au-dessus de la culture. Les constantes a et b ont été détermnées par austement avec les ponts expérmentaux et en forçant la courbe à passer par A =1 (r s,s = r s, ) pour R net = 0 W.m -2. Cette courbe est présentée sur la fgure précédente (4.8), avec a = 2,7 ; b = 1/17,5 et un coeffcent d'austement R 2 = 0,71. Dans ce qu sut, nous présenterons les résultats concernant unquement r s, qu servra de référence et sera noté r s. Le gradent vertcal de résstance stomatque a son orgne prncpalement dans l'exstence d'un gradent d'un (ou pluseurs) des facteurs du clmat. Les mesures de température d'ar et de défct de saturaton ans que celles de température de feulles ont montré que les gradents vertcaux de ces paramètres sont très fables. La cause la plus probable est donc le gradent vertcal de rayonnement de courte longueur d'onde, du a l'atténuaton du rayonnement lors de sa pénétraton à l'ntéreur du couvert végétal. Cette hypothèse est conforme avec les valeurs du gradent de rayonnement observées à l'ntéreur du couvert et avec les résultats d'observatons effectuées sur une culture de luzerne (Kater et al, 1983). On retendra donc le modèle b facteur suvant : net 115

130 Chaptre 4 : Modélsaton de l envronnement thermque des serres f rs rs,mn. f 1( R ). f 2 ( Da ) (4.85) exp 0.05( R ( R ) 1 ) (4.86) f 2( Da ) exp 0.34( Da 10) (4.87) Ou R est le rayonnement ntercepté par le couvert,.e. la quantté de rayonnement reçue au nveau de la hauteur z consdérée, calculée selon la lo exponentelle classque de décrossance de rayonnement : R( H z z ) R.exp( k.lai. ) (4.88) gt c s H Le coeffcent d'extncton du rayonnement Kc est prs c égal à 0,75 pour une culture de tomate, d'après les résultats de Stanghelln (1983) qu suppose une dstrbuton horzontale des feulles. Da est le défct de saturaton de l'ar, défn comme l'écart entre la tenson de vapeur saturante à la température de l'ar T a et la tenson de vapeur actuelle e a : D a e( T ) e (vor annexe D). Nous avons chos d'utlser la formule de Tetens pour détermner la tenson de vapeur saturante : a a 17.25T e( T ) 6.11exp( ) T (4.89) Ou e est exprmée en kpa et T en C. Rappelons également que l'utlsaton de ce modèle d'échange suppose que la talle de la malle consdérée sot largement supéreure à la dmenson moyenne des pores du mleu poreux. En effet, s elles sont du même ordre de grandeur, le champ de vtesse dans la couche lmte est alors recalculé et les deux modèles se superposent (mse en sére des deux résstances). La température et la teneur en vapeur d'eau nterne des feulles du couvert végétal sont détermnées à l'ade de la subroutne fortran nommée "usource.f". Nous consdérerons que la température nterne des feulles et égale à la température de surface. Celle-c est calculée à 116

131 Chaptre 4 : Modélsaton de l envronnement thermque des serres partr de la formule du flux de chaleur sensble (4.81) et de l'équaton du blan d'énerge (4.82) pour la végétaton : T nt r a.c ra 1 dr( z ) wnt wa Ta Ta (.Lv Lav ).C p.c p 2Lav dz rt (4.90) Nous utlsons des varables supplémentares : "HumI" (humdté absolue sur les feulles), "HumRelat" (humdté relatve sur les feulles en %) et "Transp" (flux de vapeur d'eau ou de transpraton). L'humdté sur la feulle est détermnée à partr de la contnuté du flux de vapeur entre l'ntéreur et la feulle, d'une part, et entre la feulle et l'ar, d'autre part : ( w r s nt w f ) ( w r a f w f ) sot w f w r nt s w r a a 1 / ra 1 rs (4.91) Ces varables ne sont pas détermnées par le corps du solveur mas calculées par les sousprogrammes et stockées (opton SOLVE désactvée et opton STORE actvée dans le menu "Analyss Specfcatons". 117

132 Chaptre 5 : [Smulaton numérque des champs dynamques, thermques et hydrques du clmat nterne de la serre.] 118

133 Chaptre 5 : Smulaton numérque du mcroclmat Chaptre 5 I. Étude numérque de l écoulement de l ar et du mcroclmat dstrbué dans la serre Les résultats présentés dans le chaptre tros permettent de modélser et de caractérser expérmentalement le clmat moyen nterne au centre de la serre et d étuder sa performance globale en ventlaton. Néanmons, ls ne nous rensegnent pas sur le détal de la dstrbuton des champs nternes de vtesse, de température et d humdté. Dans cette optque, nous nous proposons d aborder la smulaton de la dstrbuton du mcroclmat nterne pendant la pérode durne avec la prse en compte du blan des grandes et courtes longueurs d onde et le couplage convectf radatf. Cette étude est ensute applquée plus précsément à l étude des besons en ventlaton pour les dfférents flets ant-nsectes utlsés dans la régon. Pour cela, nous avons ms en œuvre (chaptre 4) un modèle complet de smulaton basé à la fos sur la descrpton des blans d énerge, de masse et de mouvement. Un modèle approché prenant en compte les transferts turbulents a été également consdéré. Les contrbutons du rayonnement solare et des radatons atmosphérques ont été prses en compte va la personnalsaton de la température de la couverture en se basant sur son blan d énerge. Enfn, nous avons également tenu compte de l effet dynamque et thermque de la végétaton sur la crculaton de l ar comme cela a déà été décrt dans le chaptre précédent. I.1. Mallage et condtons aux lmtes I.1.1. Descrpton du ste et la serre Les fgures 5.1, 5.2 et 5.3 représentent la structure de la serre étudée. Il s agt d une serre commercale à armatures en acer. La serre est revêtue d une couverture en plastque de type polyéthylène thermque de 200 µm d épasseur. Elle occupe une surface de 4560 m² (95 m de longueur sur 48 m de large) et sa hauteur moyenne est de 5 m. L'orentaton des "chapelles" est Nord- Sud, c est à dre perpendculare à la drecton du vent domnant. Elle est envronnée de pluseurs serres de même type. L aératon de la serre étudée est assurée d une part par cnq ouvrants zénthales dsposés en toture (0,8 93 m² chacun, sot 372 m2 en tout) et recouverts de flets protecteurs contre les nsectes de type 20 x 10 (ant-thrps). Les paros latérales de la serre sont dotées d ouvertures 119

134 Chaptre 5 : Smulaton numérque du mcroclmat de dmensons fxes et équpées de même type de flets. La surface maxmale d ouverture des côtés latéraux est de l ordre de 875 m² pour la confguraton Ouest-Est. Fgure 5. 1: Schéma représentatf de la serre et de son système d aératon. Les rangées de végétaton et les ouvrants zénthales d aératon de toture sont perpendculares à la drecton du vent domnant. I.1.2. Mallage La spécfcaton du mallage dépend de la complexté de la géométre du domane d étude. Généralement, s ce derner est rectangulare, l'utlsateur opte pour une grlle rectangulare et mpose la talle des pas d'espace dans les tros drectons et ceux-c pouvant varer unquement dans leur propre drecton. En revanche, s la géométre n'est pas rectangulare, l'utlsateur chost d'utlser une grlle suvant les frontères du domane (Body Ftted Coordnates ou BFC). Le mallage retenu dans cette étude est de type BFC composé respectvement de 112, 20 et 100 malles suvant les axes x, y et z (sot au total malles). Il sut étrotement le relef des paros de la serre. Ces malles curvlgnes sont rrégulères, ce qu permet d'augmenter la densté du mallage et ans d'affner les calculs aux endrots où les gradents de vtesse et de température sont mportants, comme c'est le cas le long des paros et dans les ouvrants. Par contre, le mallage est plus lâche aux frontères du domane pusque la précson qu y est requse est mondre (Fgure 5.5). Le domane de calcul nclut auss l espace lbre du côté stué au vent (3 m), les côtés stués sous le vent (3 m) et le long des deux côtés latéraux (2 x 3m) de la serre (Fgure 5.2). 120

135 Chaptre 5 : Smulaton numérque du mcroclmat Fgure 5. 2 : Mallage utlsé pour smuler la serre avec ses ouvrants équpés de flet ant-nsectes (ssu du logcel CFD) Fgure 5. 3: Mallage utlsé pour smuler la serre avec ses ouvrants équpés de flet ant-nsectes 121

136 Chaptre 5 : Smulaton numérque du mcroclmat I.1.3. Condtons aux lmtes Le logcel CFD donne le chox entre un certan nombre de types de condtons aux lmtes pouvant décrre les frontères d'un grand nombre de types d'écoulements (CFD). Ans, une température mposée est applquée en entrée, en amont du domane d études, pour les condtons clmatques consdérées, nous avons prs T ext = 299 K. La presson n'ntervenant que par son gradent dans les équatons. Nous avons ans utlsé des contons aux lmtes en presson du type P aux lmtes du domane de calcul. Ce type de condtons aux lmtes 0 permet de recalculer le champ de vtesses pour satsfare l'équaton de contnuté. Nous avons également mposé des forces de flottablté conformément à l hypothèse de Boussnesq sur l ensemble du domane. Les condtons aux lmtes de température mposée au nveau du sol extéreur de la serre et les condtons aux lmtes de vtesse, de température et d humdté en amont du domane correspondent aux moyennes des valeurs mesurées expérmentalement pendant la pérode allant du 29 septembre au 01 octobre Durant toute la pérode de mesure, les ouvrants latéraux Ouest et Est ans que les cnq ouvrants du tot de la serre expérmentale ont été mantenus ouverts à 100%. Condtons thermques au nveau des paros Généralement, on utlse pour les paros des condtons de type «WALL». Par contre, dans notre cas les paros latérales ont été tratées comme des mleux poreux, car elles sont ouvertes et équpées de flets ant nsectes. Pour la toture, le logcel autorse également la spécfcaton de valeurs varables en foncton des autres paramètres grâce à l opton «User defned». Dans notre étude, connassant les températures du système serre et ses proprétés optques, nous en avons dédut la température de la toture de la serre à partr de l équaton de son blan d énerge en tenant également compte de la température de l ar ntéreur et extéreur de la serre (vor Annexe B). Condtons aux lmtes au nveau du sol A l'ntéreur de la serre, nous avons modélsé le flux de chaleur dû au rayonnement reçu au nveau du sol par un flux de chaleur mposé dédut du blan thermque du sol (vor Annexe C). Par contre, une température constante a été mposée au nveau du sol extéreur de la serre. 122

137 Chaptre 5 : Smulaton numérque du mcroclmat Condtons ntales Il faut fournr au modèle numérque des condtons ntales qu représentent l'état du modèle à l'nstant où commence la smulaton. S les varables possèdent des valeurs constantes, l est possble de les lvrer de manère drecte au logcel. Pour les autres et afn de ne pas être gêné par des problèmes de dvergence, nous devons proposer un état ntal qu s'élogne le mons possble du résultat fnal escompté. Toutefos, nous devons garder à l'esprt que ces condtons ntales ne consttuent qu'une estmaton théorque aux résultats des calculs ultéreurs. Temps de smulaton de l'écoulement Nous avons choss de spécfer une valeur du pas de temps égale à dt = 10-4 s ans que la durée de la smulaton. Cette valeur dt = 10-4 s, est une valeur lmte au-delà de laquelle on observe une dvergence et au deçà de laquelle la durée de la smulaton excède 15 ours. En moyenne, la durée d une smulaton est d envron 6 ours avec une machne de 2,87 Go de RAM et 2,5 GHz de vtesse. La sous relaxaton La valeur par défaut des facteurs de sous relaxaton est 1, mas pour assurer une stablté plus forte dans le processus tératf, nous avons été condut de modfer ces facteurs. Pour certanes varables ou une sous relaxaton mportante est nécessare. Par exemple : 0,45 pour la température et la presson. Les crtères de convergence Les erreurs produtes sont testées par rapport à l'équaton de contnuté afn de vérfer le blan de masse à chaque tératon. La valeur du résdu lmte consttuant de fat le crtère de convergence est dffcle à estmer mas elle dot être chose de telle sorte qu'elle permette d'obtenr à la fos une précson relatvement bonne et un nombre peu élevé d'tératons à chaque pas de temps. Nous avons utlsé 60 comme nombre maxmum d'tératons. Enfn, en ce qu concerne les sous tératons, nous prescrvons un facteur de réducton du résdu plutôt qu'un nombre fxe d'tératons. 123

138 Chaptre 5 : Smulaton numérque du mcroclmat I.2. Valdaton des smulatons I.2.1. Vérfcaton par rapport à la dstrbuton du clmat nterne Pendant les tros ournées du 29 septembre au 1 octobre 2009, nous avons procédé à des mesures du clmat dstrbué à l ntéreur et à l extéreur de la serre expérmentale. Les mesures de température et d humdté relatve ont été effectuées au nveau de 30 ponts dfférents équdstrbués au sen de la serre à deux hauteurs dfférentes : 1 et 4 m. En parallèle on a mesuré d une façon permanente les données clmatques à l ntéreur et à l extéreur de la serre avec une pérode d acquston d une mnute, et une fréquence d acquston de 5 s -1. Les fgures 5.4, 5.5, 5.6 et 5.7 représentent l évoluton des profls de la température et de l humdté absolue smulée et mesurée au centre et le long de la longueur, du Nord vers le Sud, de la serre à deux hauteurs dfférentes : 1 et 4 m. On observe qu en général, les valeurs smulées sont légèrement nféreures aux valeurs mesurées. Pour la température, la dfférence attent un maxmum de 0,94 C avec un écart type moyen de 0,3 C. Pour l humdté la dfférence (smulée mesurée) attent un maxmum de 0,9 geau/kgar sec avec un écart type moyen de 0,45 geau/kg ar sec. D une façon générale l évoluton du champ de température et d humdté smulé sut celle du champ mesuré mas avec un écart assez fables, ce qu permet globalement de valder notre smulaton numérque. 124

139 Température (K) Température (K) Chaptre 5 : Smulaton numérque du mcroclmat Longueur (nord-sud) (m) Fgure 5. 4: Evoluton des profls de température durne smulée et mesurée au centre de la serre à 1 m audessus du sol, en foncton de la longueur de la serre (coupe pratquée au centre de la serre) mesurée ( ) smulée ( ) Longueur (nord-sud) (m) Fgure 5. 5: Evoluton des profls de température durne smulés et mesurés au centre de la serre à 4 m audessus du sol, en foncton de la longueur de la serre (coupe pratquée au centre de la serre) mesurée ( ) smulée ( ) 125

140 Humdté absolue (kg/kg) Humdté absolue (Kg/Kg) Chaptre 5 : Smulaton numérque du mcroclmat 0,015 0,014 0,013 0,012 0, Fgure 5. 6: Evoluton des profls d humdté absolue durne smulés et mesurés au centre de la serre à 1 m au-dessus du sol, en foncton de la longueur de la serre (coupe pratquée au centre de la serre) mesurée ( ) smulée ( ) 0,015 0,014 0,013 0,012 0, Longueur (nord-sud) (m) Fgure 5. 7: Evoluton des profls d humdté absolue durne smulés et mesurés au centre de la serre à 4 m au-dessus du sol, en foncton de la longueur de la serre (coupe pratquée au centre de la serre) mesurée ( ) smulée ( ) 126

141 Chaptre 5 : Smulaton numérque du mcroclmat I.2.2. Vérfcaton par rapport au blan d énerge global de la serre Estmaton de taux d aératon G: En utlsant la fgure 3.19 de la deuxème parte du chaptre tros qu représente l évoluton du taux de ventlaton de la serre, donnée par l équaton 3.17, en foncton de la vtesse de l ar, nous pouvons détermner le taux de ventlaton de la serre pour la présente confguraton (fgure 5.1). Dans ce cas : Pendant le our et pour une vtesse extéreure égale à 2 m/s, le taux de renouvellement d ar estmé est égal à G = 158,65 m 3 /s. Estmaton du rayonnement net R net. Le rayonnement net sous abr est absorbé en parte par la végétaton R A,V et par la surface du sol nterne de la serre R A,S, se référant à la deuxème parte du chaptre tros portant sur l étude de la ventlaton naturelle de la serre, le rayonnement net peut être exprmé par l équaton 5.1 : R net q q q q F (5.1) S,e L,e S,c S,w S - F s le flux de chaleur à la surface du sol est mesuré à l ade d un flux-mètre. - Le flux de chaleur sensble extrate par ventlaton a été consdéré comme étant proportonnel à l écart de température T en C entre l ntéreur et l extéreur et au flux de renouvellement d ar : q S,e K. T (5.2) s où K s est le coeffcent de transfert de chaleur sensble véhculée par la ventlaton W/m 2 K. K S c G A (5.3) a p S 127

142 Chaptre 5 : Smulaton numérque du mcroclmat où ρ a est la densté de l ar (Kg/m 3 ) ; C p est la chaleur spécfque à presson constante en (J/kg.K ); G est le flux volumque d ar (m 3 /s); et AS est la surface du sol de la serre (m 2 ). - Le flux de chaleur latente extrat par ventlaton q L,e en W/m 2 est consdéré comme étant proportonnel à l écart de l humdté entre l ntéreur et l extéreur et au flux de renouvellement d ar : q L, e K. w (5.4) S où Δw représente la dfférence d humdté absolue entre l ar ntéreur et extéreur en kg/kg ; K L est le coeffcent de transfert de chaleur latente condute par ventlaton en W/m 2, l est donné par : K G A (5.5) L a S où λ est la chaleur latente de vaporsaton en J/kg - Le flux de chaleur échangé par convecton entre l ar de la serre et la couverture du tot q S,c est consdéré comme étant proportonnel à l écart de température entre l ar nterne et de la couverture plastque. Il est donné par la relaton suvante : q S,c h c C T T (5.6) où C h est le coeffcent d échange de chaleur par convecton entre l ar nterne et la couverture plastque du tot en W/m 2 K. où Tc et T sont respectvement les températures de la couverture et de l ar nterne ; Pour la convecton naturelle et dans le cas d un flux turbulent, ce qu est notre cas, C h est donné par la relaton suvante (Wang, 1998) C h T 0, 333 1, 75 T (5.7) c - La perte globale de chaleur sensble à travers la parte couverte de plastque des paros latérales, q S, w est estmée par l expresson suvante : 128

143 Chaptre 5 : Smulaton numérque du mcroclmat q S, w K. T (5.8) K a bu (5.9) Pour la présente confguraton a=0,72 W/m 2.K et b=0,06 J/m 2.K Connassant les valeurs numérques mesurées et smulées, on obtent les valeurs estmées des dfférents termes de l équaton 5.1 pour l estmaton du rayonnement net R net pendant le our (Tableau 5.1) Table 5. 1: Valeurs estmées du taux de ventlaton et des dfférents termes de l équaton du blan d énerge global Termes G q L, e q S, e q S, c q S, w F S R net R net (m 3 s -1 ) (W m -2 ) (W m -2 ) (W m -2 ) (W m -2 ) (W m -2 ) (W m -2 ) (W m -2 ) Calculé Calculé en Calculé en Calculé Calculé Mesuré (5.1) Mesuré (vor utlsant utlsant en en Calculé chap3) (5.3) (5.1) utlsant utlsant (5.4) (5.2) (5.6) (5.8) (5.7) (5.9) Valeur 158,65 92,04 109, , ,1 451,6 Ces résultats, montrent le bon accord entre les valeurs smulée et mesurée du rayonnement net pendant la pérode durne R net sm = 1,01 R net mes. I.3. Descrpton détallée du mcroclmat dstrbué au sen de la serre Dans ce paragraphe on présentera les dstrbutons détallées du mcroclmat ssues de la smulaton. Pour la clarté des résultats nous avons chos de représenter les champs smulés sous forme de champ de vecteur ou de scalares ou même de coupes pratquées pour un 129

144 Chaptre 5 : Smulaton numérque du mcroclmat nveau donné. Les profls présentés dans cette parte sont donc tous ssus du post processeur du logcel. I.3.1. Étude du mcroclmat durne Le tableau 5.2, regroupe les valeurs des moyennes et des écarts types des dfférents paramètres mesurés et utlsés comme condtons aux lmtes dans la smulaton du mcroclmat durne. Ces valeurs correspondent à des condtons clmatques durnes moyennes mesurées à la m-ournée entre 11h et 14h solare en l absence de couverture nuageuse : Paramètres Moyenne Ecart type Température extéreure T e ( C) 25,34 0,94 Humdté relatve extéreure Rh e (%) 38,18 2,3 Température du cel T sky ( C) 17,83 1,15 Température de la végétaton T v ( C) 27,23 0,33 Température de la surface du sol de la serre T s ( C) 32,12 0,84 Drecton du vent D v (degré) 127,71 7,37 Vtesse vent (m/s) 2 0,037 Rayonnement net au-dessus de la végétaton (W/m 2 ) 451,6 2,45 Flux du sol ntéreur (W/m 2 ) 51 1,13 Table 5. 2 : Mesures expérmentales moyenne (réalsées entre 11h et 14h) durant 3 ours (29 septembre au 01 octobre, 2009) des paramètres clmatques de la serre qu sont utlsées comme condtons aux lmtes pour les smulatons du mcroclmat du our I.3.2. Analyses et dscussons des paramètres clmatques de l ar de la serre Champs de vtesse Le champ de vtesse smulé est représenté selon des coupes horzontale et vertcale dans la serre équpée de flets ant-nsectes. La fgure (5.8) relatve à une coupe horzontale du 130

145 Chaptre 5 : Smulaton numérque du mcroclmat champ dynamque au nveau des ouvrants et au-dessus du couvert végétal, montre que l écoulement de l ar à travers le flet ans qu à l ntéreur de la serre se caractérse par un ralentssement des vtesses relatvement à celle du vent extéreur. Cette fgure met l accent sur un sens domnant du flux d ar de l Ouest vers l Est. Ce flux n est pas unforme car perturbé par les entrées et sortes d ar va les ouvrants du tot. En moyenne la vtesse de l ar ntéreur est de 0,4 U ext cec est dû prncpalement à la présence du flet ant-trpes sur les ouvrants d aératon et qu contrbue partellement à la résstance à l écoulement de l ar. En effet, les flaments consttuant le tssu du flet frenent le débt d ar à l amont en contractant les courants d ar, ans des pertes de charges prennent nassance. D après la même fgure et les agrandssements (fgures 5.9, 5.10, 5.11 et 5.12) au nveau des cons (A, B, C et D) de la serre, à 4 m au-dessus du sol, on observe des zones de crculaton d ar dues prncpalement aux nterférences entre les deux courants d ar de drecton opposée en provenance des ouvrants latéraux et nourr par l ar qu est entré à travers les ouvrants du tot. Fgure 5. 8: Champ dynamque ssu de la smulaton (m/s) (Coupe horzontale à 4 m au-dessus du sol) (Vor agrandssement au nveau des zones A, B, C et D) 131

146 Chaptre 5 : Smulaton numérque du mcroclmat Fgure 5. 9: Zoom du champ de vtesse smulé dans le con (A) de la fgure (5.8) Fgure 5. 10: Zoom du champ de vtesse smulé dans le con (B) de la fgure (5.8) 132

147 Chaptre 5 : Smulaton numérque du mcroclmat Fgure 5. 11: Zoom du champ de vtesse smulé dans le con (C) de la fgure (5.8) Fgure 5. 12: Zoom du champ de vtesse smulé dans le con (D) de la fgure (5.8) 133

148 Chaptre 5 : Smulaton numérque du mcroclmat Une coupe vertcale pratquée au centre de la serre, selon la drecton de l écoulement fgure (5.13), met en évdence les entrées et sortes de l ar. On constate que non seulement un et sgnfcatf d ar fras entre par l ouvrant latéral Ouest (stué au vent), mas une nfltraton d ar à contre-courant pénètre auss à travers la parte haute de la paro Est ans qu à travers les 5 ouvrants zénthales du tot. Fgure 5. 13: Champ dynamque smulé au centre de la serre (m/s) (Coupe vertcale au centre de la serre selon la drecton de l écoulement) On peut également remarquer une crculaton d ar ondulante à l ntéreur de la serre nfluencée à la fos par les entrées et sortes d ar à travers les ouvertures de ventlaton latérale et zénthale et la forme en arc des chapelles. Du fat de cette crculaton, le courant d ar général est pérodquement frené par la couverture végétale ce qu fat apparaître des remous presque sous toutes les chapelles avec une nette dfférence entre la premère et la dernère chapelle comparées avec celle du mleu. Ces remous permettent le brassage de l ar ntéreur et favorsent ans l homogénésaton du clmat nterne de la serre. Les grandes vtesses de l ar ntéreur sont relevées près de la paro Ouest (entrée de l ar), de la paro Est et des ouvrants du tot. Il est à noter que les sortes de l ar chaud se font au nveau de la parte basse de la paro Est ans qu à travers les ouvrants zénthales du tot tout en se glssant au-dessus des couches d ar frodes entrantes. 134

149 Chaptre 5 : Smulaton numérque du mcroclmat Enfn, on observe auss une augmentaton de la vtesse extéreure au nveau du bord d attaque du tot de la serre par rapport au vent à l amont du domane. Cette augmentaton est due prncpalement au décollement du vent au nveau de l obstacle que consttue la serre, pus son recollement à la surface du tot. La coupe vertcale du champ de vtesse au centre de la serre, selon la drecton perpendculare à celle de l écoulement d ar (fgure 5.14), montre l homogénété de la vtesse sur toute la longueur de la serre (du Nord vers le Sud) et cela pour une même hauteur. Fgure 5. 14: Champ dynamque smulé au centre de la serre (m/s) (coupe vertcale au centre de la serre perpendculare à la drecton du vent domnant) La fgure (5.15) représente le profl vertcal de vtesse smulée au centre de la serre en foncton de la hauteur. Elle démontre clarement l unformté du flux d ar et l nverson de la drecton de l écoulement au nveau de la végétaton. Les vtesses au-dessus du couvert végétal sont nettement plus mportantes que celles qu y sont observées à l ntéreur. Les fgures (5.16) et (5.17) présentent respectvement les profls de vtesse d ar smulée au centre de la serre à 1et 4 m au-dessus du sol en foncton de la largeur de la serre (de l Ouest vers l Est). Il est clar que la vtesse au nveau de la végétaton est homogène et fable (envron 0,18 m/s dans le sens opposé au courant extéreur). Les profls de vtesse aux nveaux de 4 m au-dessus du sol montrent que la vtesse d ar y est plus mportante qu à 1 m de hauteur. On note auss une augmentaton de la vtesse de l ar au fur et à mesure qu on avance dans la serre, c'est-à-dre de l Ouest vers l Est. Ce phénomène est dû prncpalement à 135

150 Vtesse du vent (en m/s) Chaptre 5 : Smulaton numérque du mcroclmat l entrée d ar qu provent des ouvrants zénthaux du tot, la vtesse moyenne passe de 0.35 m/s en amont (Ouest) à 0.83 m/s en aval (Est) de la serre. Par alleurs, les fgures 5.18 et 5.19 qu représentent respectvement les profls transversaux (Nord-Sud) de vtesse de l ar smulée au centre de la serre à 1 et 4 m au-dessus du sol en foncton de la largeur de la serre, montrent l homogénété de la vtesse pour chacun de ces nveaux. 2,5 2 1,5 1 0,5 0-0, Hauteur au mleu de la serre (en m) Fgure 5. 15: Profl vertcal de vtesse smulée au centre (m/s) de la serre en foncton de la hauteur de la serre 136

151 Chaptre 5 : Smulaton numérque du mcroclmat Fgure 5. 16: Profl de vtesse smulé (m/s) à 1m au-dessus du sol le long de la largeur de la serre Fgure 5. 17: Profl de vtesse smulé (m/s) à 4 m au-dessus du sol le long de la largeur de la serre 137

152 Chaptre 5 : Smulaton numérque du mcroclmat Fgure 5. 18: Profl de vtesse smulé (m/s) à 1m au-dessus du sol le long de la longueur de la serre Fgure 5. 19: Profl de vtesse smulé (m/s) à 4 m au-dessus du sol le long de la longueur de la serre Champs de Température Les fgures 5.20, 5.21 et 5.22 représentent respectvement les champs thermques smulés selon des coupes horzontales stuées à 1, 3 et 4 m au-dessus du sol. On observe tout d abord que la température est élevée à l'ntéreur de la serre (un écart de température entre 138

153 Chaptre 5 : Smulaton numérque du mcroclmat l extéreur et l ntéreur qu vare entre 4 C comme mnmum et envron 10 C comme maxmum) et que sa dstrbuton dépend fortement de la pénétraton de l'ar extéreur qu refrodt l'ar ntéreur. Juste sous les ouvrants du tot à 4 m au-dessus du sol (fgure 5.20) et au-dessus de la végétaton la température est hétérogène (fgure 5.21), alors qu'au nveau du sol (fgure 5.22) elle est un peu plus homogène que dans les autres nveaux. La zone la plus chaude (311 K) est stuée au nveau du sol (fgure 5.22) à peu près à 26 m en aval de l entrée de la serre et auss au nveau du tot. En effet, la forme en arc des chapelles leur procure la caractérstque d emmagasner l ar chaud et mons dense qu s élève vers la toture. A la hauteur de 1 m, on observe l exstence de tros zones dstnctes : - Une zone plus chaude se stue au mleu de la serre et donc la mons aérée où la température attent les envrons de 310 K. Cette augmentaton de température est partculèrement mportante à 26 m en aval de l entrée de la serre près de l extrémté stuée au vent où on observe une nterférence entre le courant d ar entrant et un courant d ar nterne soufflant dans le sens contrare. - Une zone mons chaude qu s observe auprès de la paro Ouest en contact drect avec l ar frod et humde entrant. - Et fnalement une zone auprès de la paro Est ou l y a dégagement de l ar chaud de l ntéreur de la serre vers l extéreur. La fgure 5.23 représente une coupe vertcale du champ de température de l ar au centre de la serre dans la drecton de l écoulement. Cette fgure permet d observer le gradent de température qu se développe dans les zones stuées près de la couverture de la serre. Elle démontre auss l'exstence des 5 entrées d'ar frod, correspondantes aux ouvrants du tot et de la paro Ouest et des sortes d'ar chaud prncpalement par la paro latérale Est et mnortarement va les ouvrants zénthaux du tot. Les fgures 5.24 et 5.25 représentent les profls de température respectvement à 1 et 4 m au-dessus du sol en foncton de la largeur de la serre en allant de l Ouest vers l Est. On observe qu à 1 m de hauteur, la dstrbuton de température se caractérse par une zone relatvement mons chaude (303 K) stuée dans les 10 m de la paro Ouest au vent et une zone où la température est élevée (311 K) et est presque homogène. Tands qu à 4 m la température est élevée et est hétérogène, les ouvrants du tot consttuent des entrées d ar fras et humde ce qu explque l alternance observée sur ce profl. 139

154 Chaptre 5 : Smulaton numérque du mcroclmat Les fgures 5.26 et 5.27 représentent respectvement les profls de température à 1 et 4 m au-dessus du sol en foncton de la longueur de la serre (Nord- Sud), elles mettent en évdence l exstence d une grande homogénété de la dstrbuton de la température le long d une même chapelle. Fgure 5. 20: Champ thermque smulé (Coupe horzontale à 4 m au-dessus du sol) 140

155 Chaptre 5 : Smulaton numérque du mcroclmat Fgure 5. 21: Champ thermque smulé (Coupe horzontale à 3 m au-dessus du sol) Fgure 5. 22: Champ thermque smulé (Coupe horzontale à 1 m au-dessus du sol) 141

156 Chaptre 5 : Smulaton numérque du mcroclmat Fgure 5. 23: Champ thermque smulé (en degré K) au centre de la serre (Coupe vertcale selon la drecton de l écoulement) Fgure 5. 24: Profl de Température smulé à 1 m au-dessus du sol en foncton de le long de la largeur de la serre 142

157 Chaptre 5 : Smulaton numérque du mcroclmat Fgure 5. 25: Profl de Température smulé à 4m au-dessus du sol le long de la largeur de la serre Fgure 5. 26: Profl de Température smulé à 1m au-dessus du sol en foncton de la largeur de la serre 143

158 Chaptre 5 : Smulaton numérque du mcroclmat Fgure 5. 27: Profl de Température smulé à 4m au-dessus du sol en foncton de la largeur de la serre Champs d humdté absolue La fgure 5.28 présente une coupe vertcale du champ d humdté absolue au centre de la serre, selon la drecton de l écoulement. Cette fgure montre clarement que les régons les mons humdes sont stuées au mleu de la serre lon des ouvrants d aératon. Alors que les zones les plus humdes sont stuées près de la paro Ouest et les ouvrants du tot. Ce résultat llustre globalement l homogénété de l humdté au sen de la serre et que celle-c reste nettement nféreure que celle de l ar extéreur. Le champ d humdté peut également s apprécer à partr des données d humdté absolue. Les fgures 5.29, 5.30 et 5.31 représentent respectvement la dstrbuton de l humdté absolue selon des coupes horzontales pratquées à 1, 3 et 4 m au-dessus du sol. On observe que l humdté à 1 m est nféreure qu à celle qu on observe à 3 et 4 m. Au nveau de la végétaton (1 m) la dstrbuton du champ d humdté est homogène car l écoulement d ar à ce nveau est fable. L homogénété s accroît au fur et à mesure qu on s élogne du couvert végétal. L humdté absolue augmente à partr de 3 m de hauteur et au-delà pusque, à ce nveau, l ar ntéreur est almenté par les ouvrants du tot par un ar plus fras et plus humde et que la résstance à l écoulement par le couvert végétal à ce nveau est mnme. Les fgures 5.32 et 5.33 représentent les profls d humdté absolue au centre de la serre respectvement à 1 et 4 m le long de la largeur de la serre. Il est clar que l humdté à 1 m au- 144

159 Chaptre 5 : Smulaton numérque du mcroclmat dessus du sol est très nféreure à celle de l extéreur et que sa varaton au sen de la végétaton dans le sens de l écoulement est fable. On observe cependant une augmentaton au nveau des entrées de l ar. L humdté à 3 m est sensblement plus élevée que celle observée à 1 m. L humdté de l ar à 4 m fluctue légèrement et est généralement mons élevée par rapport à celle de l extéreur. Les profls d humdté absolue au centre de la serre à 1 et 4 m le long de la longueur de la serre sont reproduts respectvement sur les fgures 5.34 et D après ces deux fgures, on observe que l humdté est constante pour une hauteur donnée sur toute la longueur de la serre. Fgure 5. 28: Champ d humdté absolue (Kg eau /Kg ar sec ) smulée au centre de la serre (Coupe vertcale selon la drecton de l écoulement) 145

160 Chaptre 5 : Smulaton numérque du mcroclmat Fgure 5. 29: Champ d humdté absolue (Kg eau /Kg ar sec) smulée (Coupe horzontale à 1 m au-dessus du sol) Fgure 5. 30: Champ d humdté absolue (Kg eau /Kg ar sec) smulée au centre de la serre (Coupe vertcale à 3 m selon la drecton de l écoulement) 146

161 Chaptre 5 : Smulaton numérque du mcroclmat Fgure 5. 31: Champ d humdté absolue (Kg eau /Kg ar sec) smulée (Coupe horzontale à 4m au-dessus du sol) Fgure 5. 32: Profl d humdté absolue smulée à 4m au-dessus du sol en foncton de la largeur de la serre 147

162 Humdté absolue (kg/kg) Humdté absolue (Kg/Kg) Chaptre 5 : Smulaton numérque du mcroclmat 0,019 0,018 0,017 0,016 0,015 0,014 0,013 0,012 0,011 0, Largeur de la serre ( en m ) Fgure 5. 33: Profl d humdté absolue smulée à 1 m au-dessus du sol en foncton de la largeur de la serre 0,013 0,012 0, Longueur (nord-sud) (m) Fgure 5. 34: Profl d humdté absolue smulée à 1m au-dessus du sol en foncton de la largeur de la serre 148

163 Humdté absolue (kg/kg) Chaptre 5 : Smulaton numérque du mcroclmat 0,016 0,015 0,014 0,013 0,012 0, Longueur (nord-sud) (m) Fgure 5. 35: Profl d humdté absolue smulée à 4 m au-dessus du sol en foncton de la largeur de la serre A partr de ce qu précède nous pouvons reconsttuer la crculaton générale de l'ar au sen de la serre de la façon suvante : l'ar frod et humde pénètre maortarement par l'ouverture latérale stuée au vent et à travers les ouvrants zénthaux du tot stués à 5 m de hauteur. Cet ar est d'abord réchauffé à humdté presque constante (prorté aux échanges thermques sensbles) et quand le défct de saturaton d'ar est assez élevé (à peu près vers le mleu de la serre). Les échanges thermques latents prennent le relas des échanges sensbles. On met également en évdence une pénétraton d ar frod au nveau de la végétaton à travers l ouvrant du côté Est stué sous le vent. Cette ouverture étant surtout une entrée d ar dans sa parte supéreure. De son côté, l ar chaud et humde qutte la serre prncpalement va la parte nféreure de l ouvrant latéral Est et secondarement par des fables nfltratons de couches d ar chaudes au travers des ouvrants du tot toutes en glssant sur les couches d ar frodes entrantes. I.3.3 Analyse des effets des flets ant-nsectes sur le clmat nterne de la serre Nous avons effectué des smulatons numérques dans l obectf d étuder l mpact de la mse en place d autres types de flets ant-nsectes sur les ouvrants de notre serre expérmentale. Nous présentons sur la fgure 36, les profls vertcaux de la vtesse calculés au 149

164 Chaptre 5 : Smulaton numérque du mcroclmat centre de la serre par rapport à la vtesse extéreure pour les tros types de flets (ant-bemsa, ant-aphdes et ant-thrps) et dans le cas où les ouvrants sont dépourvus de flets ant-nsectes (on prend dans ce cas : le coeffcent de perte de charge non-lnéare C F =0 et la perméablté K nfn). On constate une mportante dmnuton de la vtesse de l ar à l ntéreur de la serre avec la dmnuton de la talle des malles du flet. Cette dmnuton peut attendre les 75% de la vtesse extéreure dans le cas de l utlsaton de flet ant-thrps. Comme pour les profls vertcaux de vtesse, on a pu comparer les profls vertcaux de dfférence de température (T sm - T ext ) fgure 37 entre chaque pont de la serre et l extéreur et cec pour les tros types de flets. On constate une forte augmentaton de la température au fur et mesure que la talle des malles des flets dmnue. Ans, l écart peut attendre usqu envron 12 C de température. Fgure : Profle vertcaux de vtesse smulés au centre de la serre admensonnés par rapport à la vtesse extéreure, en foncton de la hauteur de la serre 150

165 (T - Text) C Chaptre 5 : Smulaton numérque du mcroclmat ΔT sf ΔT ab ΔT at Hauteur (en m) Fgure : Profle de dfférence de température avec l extéreur (T nt - T ext ) au centre de la serre, en foncton de la hauteur de la serre 151

166 Chaptre 5 : Smulaton numérque du mcroclmat Concluson Nous avons abordé dans ce derner chaptre l'étude des champs des varables clmatques dans une nouvelle structure de serre de grande portée, soumse à une convecton forcée. Nous avons procédé à des smulatons à l'ade d'un code de calcul basé sur un schéma de dscrétsaton aux volumes fns des équatons qu régssent les échanges convectfs et dffusfs dans un écoulement turbulent. Les effets dynamques de la végétaton ont été smulés à partr de l'approche mleu poreux proposée par Darcy et remanée par Forchhemer, tands que les effets thermques et la prse en compte de la transpraton des plantes ont été modélsés par la prse en compte des résstances aérodynamques et stomatques folares. Enfn, l effet radatf en provenance du solel (rayonnement solare : courtes longueur d ondes) et de l atmosphère (rayonnement thermque grandes longueur d ondes) et couplé avec les échanges convectfs a été prs en compte à travers le blan énergétque effectué au nveau de la couverture du tot de la serre. Les résultats des smulatons de ce modèle ans complété et sa valdaton montrent que les schémas de crculaton de l ar ans que l'hétérogénété des champs des varables clmatques sont auss ben marqués en pérode durne. Nous avons montré tout au long de ce chaptre que ce genre d'outl permet de caractérser les champs de vtesse, de température et d'humdté et de reprodure les mêmes phénomènes observés dans le chaptre tros. Après ces résultats, nous avons utlsé ce modèle pour smuler l effet de tros types de flet ant-nsectes les plus utlsés dans la régon d étude. Ans, on a met en évdence une forte augmentaton de la température à l ntéreur de la serre, et une mportante réducton de la vtesse du vent pour le flet ant-thrps par rapport aux deux autres flets (ant-bemsa et l ant-aphdes). En résumé, ces premers résultats donnent confance quand a la pertnence de la smulaton numérque du clmat de la serre et de son utlsaton concrète pour en amélorer les condtons clmatques. 152

167 Chaptre 5 : Smulaton numérque du mcroclmat 153

168 Concluson Générale Concluson Générale ce traval de thèse a été consacré à caractérser le mcroclmat, à étuder la ventlaton naturelle, à modélser le clmat nterne pus à smuler numérquement la dstrbuton des champs nternes thermques, hydrques et dynamques d une nouvelle structure de serre commercale de grande portée équpée de flets ant-thrpes et qu est étable dans la régon d'agadr au sud du Maroc. Ce traval a été réalsé en cnq volets: Nous avons tout d abord présenté une revue bblographque portant sur le développement et les dfférentes problématques des cultures sous serre (chaptre I) en nsstant sur les condtons lées au clmat Médterranéen et Sub-Tropcal. Dans la deuxème étape (chaptre II) nous avons détallé le dspostf et les technques expérmentales utlsées au cours de ce traval qu nous ont perms ensute de réalser des études de caractérsaton de l aératon et du mcroclmat de la serre et qu nous ont fourn ensute des condtons aux lmtes à applquer à nos modèles de smulaton ans que les valeurs expérmentales de référence pour les entamés. La trosème parte (chaptre III) a été réservée à la présentaton des dfférents résultats et aux dscussons portant sur la caractérsaton du clmat au centre de la serre de tomate. Cette caractérsaton expérmentale nous a perms de mettre en évdence quelques effets affectant la culture et son envronnement notamment l exstence d une forte élévaton de la température de la serre par rapport à l extéreur surtout à md en pérode durne. On note ans dans ces condtons un défct sgnfcatf du contenu en eau de serre. Ensute, dans cette même parte, nous avons opté pour la méthode mettant en œuvre le blan global d énerge et de vapeur d eau pour détermner le taux de ventlaton de la serre. En effet, vue la complexté et la dffculté d utlser la technque des gaz traceurs, la méthode des blans d énerge et de vapeur d eau s avère être la meux adaptée à la détermnaton de ce facteur crucal qu permet de quantfer l aératon naturelle et par sute de maîtrser le clmat nterne. Les paramètres du modèle de ventlaton ont été ensute dentfés par austement des données expérmentales par rapport à celles détermnées par le modèle smplfé de ventlaton de Boulard et Balle (1995), basé sur le théorème de Bernoull. Les valeurs du coeffcent d effcacté de la ventlaton relée au vent ont été ans dédutes. Globalement, la valeur de ce coeffcent s avère être légérement nféreure aux valeurs données dans la lttérature par d autres 154

169 Concluson Générale chercheurs pour des serres du même type. Un élément partculèrement mportant de notre étude a été de démontrer que cette dmnuton est due prncpalement aux effets cumulatfs nduts par l utlsaton de flets ant nsectes de type (20/10) sur les ouvrants et surtout à l orentaton des rangées de végétaton perpendcularement à la drecton du vent domnant. Cette étude nous a ans perms de conclure que le flet et le couvert végétal rédusent respectvement le taux de ventlaton de la serre de 39 % et 52 %, tands que leur combnason rédut le taux d aératon de 63%. Vue l mportance de ce type de serres dans l économe natonale Marocane, les possbltés d amélorer leurs performances en ventlaton et en clmatsaton à l ade de mesure très smple portant sur l orentaton des rangées, est crucale. La quatrème parte (chaptre IV) a été consacrée à la descrpton de l envronnement thermque et à la modélsaton de l'agro-système serre. Nous avons tout d abord traté des dfférents flux d échange énergétque ntervenant au sen du système serre, pus nous avons présenté les dfférents modèles tratant de la smulaton du clmat et de l aératon des serres. Dans cette même parte, nous avons fat le pont sur la modélsaton numérque du mcroclmat des serres à l ade notamment des codes de calcul de mécanque des fludes (Computatonal Flud Dynamcs) qu autorsent la prédcton des champs de vtesse, de température et d humdté à l ntéreur de la serre après la résoluton numérque des équatons de Naver-Stockes et de l équaton de la chaleur dans le domane de calcul consdéré. Nous avons également présenté la modélsaton des transferts turbulents par la méthode qu consste à moyenner les équatons du mouvement et à exprmer les contrantes turbulentes à l ade du modèle de fermeture k-. Nous avons ensute montré que les écoulements de l ar à travers les flets ant-nsectes et le couvert végétal peuvent être prs en compte à travers le concept de mleu poreux équvalent développé par Darcy et complété par Forchhemer. L nfluence de la radaton solare et atmosphérque sur les changements clmatques de la serre a été également ntrodute de façon novatrce va la smulaton de la température de la couverture de la serre en nous basant sur son blan thermque (couplage- convectf radatf). Pour cela, le code ntal de calcul de mécanque des fludes a été modfé afn de smuler la température du tot. Nous avons également smulé, dans chaque malle du couvert végétal, les échanges thermques sensbles et latents entre l'ar et la végétaton. 155

170 Concluson Générale Quant au derner chaptre de cette thèse, l est dédé à la descrpton de l hétérogénété spatale du clmat de la serre. Cette approche de modélsaton a perms de conclure que la mse en œuvre de modèles numérques de mécanque des fludes (Computatonal Fluds Dynamc) prenant en compte les effets dynamques des flets et du couvert végétal par l approche du mleu poreux, auss que les échanges de masse et d'énerge au nveau du couvert végétal et les échanges thermques au nveau des paros, permettat de prédre avec précson à la fos les champs dynamques, thermques et hydrques dstrbués à l ntéreur de la serre et au nveau de la végétaton. C est ans que les confrontatons graphques entre l évoluton des profls horzontaux mesurés et smulés de température et d humdté, suvant la largeur (ouest est) au centre de la serre montrent que le modèle décrt convenablement le comportement thermo-hydrque de l envronnement de la serre. La moyenne des écarts entre les valeurs de température et humdté mesurées et smulées restent en effet relatvement fables pour tous les champs étudés. Le modèle de smulaton étant valdé, nous l avons utlsé pour explorer le mcroclmat dstrbué sous serre. Les résultats des smulatons ont montré clarement l homogénété de la dstrbuton spatale du clmat nterne de la serre durant le our, et de quantfer l mpact des dfférents flets ant-nsectes utlsé dans la régon, cec devras en théore nous permettre d aller une protecton effcace contre les ravageurs et une aératon optmale de l abrs, nous suggérons d'accompagner l utlsaton de flets avec l utlsaton de systèmes de clmatsaton nternes et des technque culturales vsant à maxmser la transpraton des plantes, sot en rédusant le rayonnement solare ncdent excédentare (flets d ombrage ou blanchment de la couverture de la serre) ou ben en augmentant la surface des ouvrants.. Nous dsposons mantenant d un modèle numérque propre au clmat régonal et qu nous permettra d amélorer le desgn des serres ans que ses équpements plus rapdement qu avec les méthodes tradtonnelles. Tros perspectves prncpales sont à explorés : Comment nstaller des écrans ant-nsectes dans les serres en mantenant un clmat nterne favorable, 156

171 Concluson Générale Comment optmser la ventlaton en conservant les systèmes de ventlaton déà exstants, et Comment amélorer la ventlaton des serres et leur clmat par le bas de smples modfcatons de desgn telles que la varaton de la hauteur de la serre et /ou de la forme de l arc ou en alternant l ouverture et la fermeture des ouvrants du tot. 157

172 Références bblographques Références bblographques Adam, (1990). The effet of salnty on the dstrbuton of calcum n tomato frut and leaves. Kluwer Academc Publsher. Plant Nutrton Physology and Applcaton, Ahmad, G & Glockner. P. G. (1982a). Dynamc smulaton of the performance of an nflatable greenhouse n the southern of Alberta, I. Analyss and average wnter condton. Agrc. Meteorology 27: Ahmad, G & Glockner. P. G. (1982a). Dynamc smulaton of the performance of an nflatable greenhouse n the southern of Alberta. II. Comparson wth expermental data. Agrc. Meteorology 27: Ahmad, G & Glockner. P. G. (1984). Dynamc smulaton of the performance of an nflatable greenhouse n the southern of Alberta, III. Effect of cloudness factor. Agrc. Meteorology 31: Arnze, E.A., Schoenau. G. J & Besant. R. W. (1982). A dynamc solar- asssted greenhouse and thermal storage performance predcton model. Aubnet & Deltour. (1993). Natural convecton above lne heat source n greenhouses canopes. Internatonal Journal of Heat and Mass Transfer, 37 (12), Avsar, R & Mahrer. Y. (1982). Verfcaton study of a numercal greenhouse mcroclmate model. Trans of ASAE 25 (6), Baley, B. J. (1978). Glasshouse thermal screens: ar flows through permeable materals. Department Note n : DN/G/859/ Natonal Insttute of Agrcultural Engneerng, Sesae, Unted Kngdom. Baley, B. J. (1984). Lmtng the relatve humdty n nsulated greenhouse at nght. Acta Hortculturae, 148, Baley, B. J. (2000).Constrants, lmtatons and achevements n greenhouse natural ventlaton. Acta Hortculturae 534: Balle, M., Laury. J. C & Balle. A. (1989). Influence des matéraux de couverture sur les échanges énergétques d une serre. Agronome 3(3): Balle, M., Balle. A & Tchomchan. M. (1990). A smple model for the estmaton of greenhouse transmsson : nfluence of structures and nternal equpments. Acta Hortculturae, 281, Balle, M., Delmon. D., Balle. A., Bontemps. J & Jacquemont. R. (1991). Mcroclmat et transpraton d'une culture de rosers hors sol sous serre. P.H.M.-Revue Hortcole,

173 Références bblographques Balle, M., Balle. A & Delmon. D. (1994a). Mcroclmate and transpraton of greenhouse rose crops. Agrc. Forest Meteorology, 71, Balle, M., Balle. A & Laury. J. C. (1994b). A smplfed model for predctng evapotranspraton rate of nne ornemtal speces.vs. clmate factors and leaf area. Scenta Hortculturae, 59: Balemans L. (1989). Assessment of crtera for energetc effectveness of greenhouse screens. PH. D. Dssertaton. Gent Unversty, Belgum. Baptsta,.F.J., Baley. B. J., Randall. J. M & Meneses. J. F. (1999). Greenhouse ventlaton rate: theory and measurement wth tracer gas technques. Journal of Agrcultural Engneerng Research, 72, Bartzanas, T., Boulard. T & Kttas. C. (2002). Numercal smulaton of the arflow and temperature dstrbuton n a tunnel greenhouse equpped wth nsect-proof screen n the openngs, Computers and Electroncs n Agrculture, 34: Baytorum, A. N. (1986). Bestmmung des Luftwechsels be gelüfteten Gewächshäusern, Gartenbautechnsche Informatonen Heft 27. Insttut für Technk n Gartenbau und Landwrtschaft, Unverstät Hannover, 155 pp. Behrooz, Lar. Huang & Bowen. (1986). Crcut smulaton of sol temperature profle. Trans of ASAE, 29 (4): Bekkaou, A. (1998). Modélsaton dynamque smplfée du clmat d'une serre. Thèse de doctorat, Faculté Unverstare des Scences Agronomques de Gembloux, 244 p. Bos, J.M., Blay. D., Penot. F & Tuhault. J. L. (1988). Ventlaton naturelle entre deux pèces d habtaton. Note nterne, Laboratore d étude des systèmes thermques, Unversté de Poter. Bot, G. P. A. (1983). Greenhouse clmate: from physcal process to a dynamc model. PhD Thess, Agrcultural Unversty Wagenngen, The Netherlands. Boulard, T. (1996). Caractérsaton et modélsaton du clmat des serres : applcaton à la clmatsaton estvale. Thèse de Doctorat, Ecole natonale supéreure d agronome de Montpeller. Boulard, T & Balle. A. (1995). Modellng of ar exchange rate n a greenhouse equpped wth contnuous roof vents. Journal of Agrcultural Engneerng Research, 61, Boulard, T & Balle. A. (1986). Smulaton and analyss of sol heat storage systems for solar greenhouse, I analyss, II smulaton. Energy n Agrculture, 5, , Boulard. T., Balle. A., Lager. J., Mermer. M & Vanderchmtt. E. (1989). Water vapor transfer n plastc house equpped wth a dhumdfcaton heat pump. J. Agrc. Engng. Res 44, Boulard, T., Balle. A., Mermer. M & Vlette. F. (1991). Mesure et modélsaton de la résstance stomatque folare et de la transpraton d un couvert de tomate de serre. Agronome 11, Boulard, T., Papadaks. G., Kttas. C & Mermer. M. (1997). Arflow and assocated sensble heat exchanges n naturally ventlated greenhouse. Agrcultural and Forest Meteorology, (88), Boulard, T., Kttas. C., Papadaks. G & Mermer. M. (1998). Pressure feld and arflow at the openng of a Naturally Ventlated Greenhouse. JAER. 159

174 Références bblographques Boulard, T., Haxare. R., Lamran. M. A., Roy. J. C & Jaffrn. A. (1999). Charactersaton and modellng of the arflow nduced by natural ventlaton n a greenhouse. Journal of Agrcultural Engeneerng Research, 74, Boulard, T., Balle. A & Draou. B. (1993). Greenhouse natural ventlaton measurements and modellng. Acta hortculturae specal ssue of the Internatonal Workshop on coolng Systems for Greenhouse. Tel Avv, May Boulard, T & Wang. S. (2000b). Radatve and convectve heterogenety n a plastc tunnel. 15th Plastculture Congr Pennsylvana St. Unv. Boulard, T & Wang. S. (2000a). Greenhouse crop transpraton smulaton from external clmate condtons. Agrcultural and Forest Meterology, 100, Boulard, T., Wang. S & Haxare. R. (2000a). Mean and turbulent ar flows and mcroclmatc patterns n empty greenhouse tunnel. Agrcultural and Forest Meteorology, 100, Boulard, T. (1993). Etude expérmentale et modélsaton de l aératon naturelle des serres. Internal report, INRA Boclmatologe, Avgnon. Boulard, T & Draou. B. (1995). Natural ventlaton of a greenhouse wth contnuous roof vents: measurements and data analyss. Journal of Agrcultural Engneerng Research, 61: Boulard, T. & Jemaa. R. (1993). Greenhouse tomato crops transpraton: applcaton to rrgaton control. Acta Hortculturae, 335: Boulard, T & Balle. A. (1993). A smple greenhouse clmate control model ncorporatng effects of aeraton and evaporatve coolng. Agrcultural and Forest Meteorology, 65, Boulard, T & Balle. A. (1995). Modellng of ar exchange rate n a greenhouse equpped wth contnuous roof vents. Journal of Agrcultural Engneerng Research, 61, Brown, W. G & Solvason. K. R. (1963). Natural convecton through rectangular openngs n partton. Internatonal ournal of Heat and Mass Transfer. 5, Bruce, J. M. (1982). Ventlaton of a model lvestock buldng by thermal buoyancy. Transacton of ASAE. 25 (6), Brundrett, E. (1993). Predcton of pressure drop for ncompressble flow through screens. J. Fluds Eng. 115, Bruse, M. (1998). Development of a numercal model for the smulaton of exchange processes between small scale envronmental desgn and mcroclmate n urban areas. Thèse de Doctorat, Unversty of Bochum Campen, J. B & Bot. G. P. A. (2003). Determnaton of greenhouse-specfc aspects of ventlaton usng threedmensonal computatonal flud dynamcs. Bosystems Engneerng, 84(1), CFD2000/Storm v5.0, 1997 CFD systems. Pacfc Serra Corp., USA. Carpenter, W. J & Bark. L. D. (1967). Temperature patterns n greenhouse heatng. Florsts Rev., 139: Chandra Pet Wllts D.H. (1980). An analyss to predct thermal behavor of a greenhouse collecton/ Storage system. Paper N , ASAE, St Joseph, MI Chapale, J. P., Kttas. C & De Vllèle. O. (1981). Estmaton régonale des besons de chauffage des serres. Acta Hortculturae 115, 493 :

175 Références bblographques Courant, R, Isaacson. E & Rees. M. (1952). On the soluton of non-lnear hyperbolc dfferentel equatons by fnte dferences. Communcatons on Pure and Appled Mathematcs, 5, 243 pp. Crtten, D. L (1983). A computer model to calculate the daly lght ntegral and transmsson of greenhouse. J. Agrc. Engng. Res, 28, De Gds, W. F. (1978). Calculaton method for the natural ventlaton of buldng. Vervarmng en Ventlate. 35(7), De Halleux, D. (1989). Modèle dynamque des échanges énergétque des serres. Thèse de Doctorat, Faculté des Scnces Agronomque de Gembloux, 278p. De Jong, T. (1990). Natural ventlaton of large mult-span greenhouses. Ph. D. thess. Agrc. Unversty Wagenngen. De Vllèle, D. (1972). Water requrement of glasshouse crops. Symposum ISHS on Water Supply under glass and plastcs. Deltour, J., De Halleux. D., Nskens. J., Coutsse. S & Nsen. A. (1985). Dynamc Modellng of heat and mass transfer n greenhouse. Acta Hortculturae 174, Demrat, H. (2001). Caractérsaton et modélsaton du mcroclmat et des blans d énerge et de vapeur d eau dans une serre de bananer de grande dmenson. Thèse de Doctorat, Unversté Ibn Zohr d Agadr, 150p. Demrat, H., Boulard. T., Bekkaou. A & Bourden. L. (2001). Natural ventlaton and mcroclmatc performance of a large scale banana greenhouse. J.Agr.Engng Res 80 (3): Draou, B. (1994). Caractérsaton et analyse du comportement thermo-hydrque d une serre hortcole: dentfcaton n-stu des paramètres d un modèle dynamque. Thèse de doctorat en scences de l ngéneur de l Unversté de Nce, Sopha Antpols. Ducarne. D., Vandaele. L & Wouters. P. (1954). Sngle sded ventlaton. Documentaton for BAG meetng on ventlaton related aspects n buldngs, Duncan, G. A., Loewer. O. J & Collver. D. G. (1981). Smulaton of energy flows n a greenhouse : magntude and conservaton potental. Trans of the ASAE, 24 (6): Dreyfus. G. et al. Réseaux de neurones méthodologe et applcatons, 2ème édton, 2004, ISBN : Fatnass, H. (2001). Modélsaton et caractérsaton du mcroclmat et de l hétérogénété clmatque dans une serre de grande surface équppée de flet ant-nsectes. Thèse de Doctorat, Unversté Ibn Zohr d Agadr, 163p. Fatnass, H., Boulard. T., Demrat. H., Bourden. L & Sappe. G. (2002). Ventlaton performance of a large canaran type greenhouse equpped wth nsect-proof nets. Bosystem Engneerng 82 (1): Fatnass, H., Boulard. T & Bourden. L. (2003). Smulaton of clmatc condtons n full scale greenhouse ftted wth nsect proof screens. Agrc. For. Meteorol.118, Fatnass, H., Boulard. T., Poncet. C & Chave. M. (2006). Optmsaton of greenhouse nsecte screenng wth Computatonal Flud Dynamcs. Bosystems Engneerng 93, (3), Fernandez, J. E & Baley. B. J. (1992). Measurement and predcton of greenhouse ventlaton rates. Agrcultural and Forest Meteorology 58:

176 Références bblographques Feulloley, P., Mekkdan. Ch J & Lager. (1994). Natural ventlaton of plastc tunnel greenhouses n the Medterranean. Plastculture 104: Fuchs, (1990). Effect of transpraton on greenhouse coolng. Proceedngs of the nternatonal semnar on brtsh- Israel workshop on greenhouse technology. Agrcultural Research Organsaton, Bet Dagan Israël, Gandemer, J. (1985). Ecoulement et charges ndutes par le vent sur le bâtment. Cahers du CSTB, n Gazol, K.V. (1973). The response of greenhouse to hgh solar radaton and ambent temperature. J. Agrc. Engng. Res, 18, Gazol, K.V (1985). Property requrement of greenhouse coverng materal for clear sky condtons. Acta Hortculturae, 170, Gazol. K. V & Blackwell. J. (1987). An analyss of the nocturnal heat loss from a double skn plastc greenhouse. J. Agrc. Engng. Res, 36, Goedhart, M., Nederhoff. E. M., Udnk ten Cate. A. J & Bot. G. P. A. (1984). Methods and nstruments for ventlaton rate measurements. Acta Hortculture 148 : Gray, D. & Gorgn. A. (1976). The valdty of the Boussnesq approxmaton for lquds and gases. Internatonal Journal Heat Mass Transfer, 19 : Grondn-Perez, B (1994) les réseaux de neurones pour la modélsaton et la condute des réacteurs chmques : smulaton et expérmentaton. Thèse de Doctorat, Bordeaux I, Bordeaux. Hanaf, A. (2003). Integrated producton and protecton today and n the future n greenhouse crops n the Medterranean regon. Acta Hortculturae ( Eds. G.Lamalfa, V. Lpar, G. Noto and C. Leonard) vol. 614: Hanaf, A., Bouharroud. R, Mfth & Amouat. S. (2003a). Performances of two types of nsect screens as a physcal barrer aganst B. tabac and ther mpact on TYLCV ncdence n a greenhouse tomato n the Souss valley of Morocco. In Castané. C & Hanaf. A (Eds) Integrated control n protected crops, Medterannean Clmate.IOBC wprs Bulletn. Vol. 26 (10) : Hanaf, A., Bouharroud. R., Mfth & Amouat. S. (2003b). Evaluaton of dfferent types of nsect screens for the excluson of whtefles and natural enemes.. In Castané. C & Hanaf. A (Eds) Integrated control n protected crops, Medterannean Clmate.IOBC wprs Bulletn. Vol. 26 (10): Haxare, R. (1999). Caractérsaton et Modélsaton des écoulements d'ar dans une serre. Thèse de Docteur en Scences de l'ingéneur de l'unversté de Nce, Sopha Antpols. 148p. Hellckson, M. A & Walker. J. N. (1983). In: Ventlaton of agrcultural Structures. ASAE Monograph no 6 ( Basseleman J. A. ed), St Joseph, Mchgan, USA. Issa, R. I. (1985). Soluton of the mplcty dscrtzed flud flow equatons by operator-splttng. Journal of computatonal Physcs, 62, Issanchou, G. (1991). Modélsaton énergétque des serres: Contrbuton à la mse au pont d un logcel de thermque applqué à l ngénere des serres. Thèse de Doctorat, Unversté de Perpgnan, 250 p. Jackson, R.D (1981). Canopy température as a crop water stress ndcator. Water Ressources. Re17(4)

177 Références bblographques Jaffrn, J. I & Maklouf. S. (1990). Mechansms of lght solar transmsson through wet polymer flm. Acta Hortculturae, 281: Jaffrn A. & Gun. J. (1994). Orgne moléculare des phénomènes de surface condtonnant la transmsson optque des flms polymères. Plastculture 102, 1994/2. Jollet, O. (1988). Modélsaton du comportement thermque d une serre hortcole. Thèse de Doctorat ; Ecole polytechnque fédérale de Lausanne, 247 p. Jollet, O. & Baley. B. J. (1994). Horttrans, a model for predectng and optmzng transpraton and humdty n greenhouses. Journal of Agrcultural Engneerng Research, 57, Jollet, O. & Baley. B. J (1992). The effects of clmate on tomato transpraton n greenhouses: mesurement and models comparson. Agrc. and Forest Meteor. 58: Jouët, J. P. (2000). CIPA Conference 2000 Word Statcal Data. 15 the Internatonal Agrcultural Plastcs Congress. September Kater, N. B., Perrer. A & Ould-Assa. A. B. (1983). Exploraton au champ et nterprétaton de la varaton horzontale et vertcale de la résstance stomatque. Agronome, 3: Kavany, M. (1995). Prncples of heat transfer n porous meda. Sprnger. Verlaz, Berln Kmball, B. A. (1973). Smulaton of the energy balance of a greenhouse. Agrc. Meteorology, 11, Kmball, B. A. (1986). A modular energy balance program ncludng subroutnes for greenhouses and the other latent devces. U.S.D.A, Agrcultural Research Servce, ARS-33, 360 p. Kndelan, (1980). Dynamc modelng of greenhouse envronment. Trans. of the ASAE23: Kttas, C. (1980). Contrbuton théorque et expérmentale à l étude du blan d énerge des serres. Thèse de Doctorat Ingéneur. Unversté de Perpgnan. Kttas. C. (1994). Détermnaton du coeffcent global de transmsson de chaleur è travers la paro d une serre. Agrc Forest Meteor, 69 : Kttas, C. (1986). Greenhouse cover conductances. Boundary Layer Meteorology 36, Kttas, C. (1987) Un modèle d estmaton des déperdtons énergétques durnes des serres. Agronome, 7(3), Kttas, C., Draou. B & Boulard. T.. (1995). Quantfcaton of the ventlaton rate of a greenhouse wth a contnuous roof openng. Agrcultural and Forest Meteorology, 77, Kttas, C., Boulard. T., Mermer. M & Papadaks. G. (1996). Wnd nduced ar exchange rates n a greenhouse tunnel wth contnuous sde openngs. J. Agrc.Eng.Res. 65, Kosmos, S. R., Rskowsk. G. L & Chrstanson. L. L. (1993). Force and statc pressure resultng from arflow through screens. Transacton of ASAE, 36(5), Koza, T & Sase. J. (1978). A smulaton of natural ventlaton for multspray greenhouse. Acta Hortc., 87, pp

178 Références bblographques Koza, T., Sase. S & Nara. M. (1980). A modellng approach to greenhouse ventlaton control. Acta Hortculturae, 106 : Lacrox, R. (1988). Etude comparatve de la structure du modèle de transfert d énerge et de masse dans les serres de producton. Rapport de Recherche (Maîtrse en scences de l envronnement), Unversté du Québec, Montréal, 118 p. Lamran, M. A. (1997). Caractérsaton et modélsaton de la convecton naturelle lamnare et turbulente à l ntéreur d une serre et de son aératon. Thèse de Doctorat, Unversté d Agadr. Launder, B. E & Spaldng. D. B. (1974). The numercal computatonal of Turbulent flows. Comp. Method App. Mech. Eng. 3, Lst, R. J. (1971). Smthsonan meteorologcal tables. 6th Ed. Smthsonan Inst. Press, Washngton DC, USA. Madoub, H (2007) «Caractérsaton et modélsaton du mcroclmat à l ntéreur d une serre canarenne». Thèse de Doctorat, Unversté d Agadr. Masonneuve, J. C., Quéraud. T., Vtre. A & Fourner. G. (1985). Tomate : une méthode de lutte bologque contre l Aleurode des serres. Phytoma- Défense des cultures, Septembre-Octobre Mguel, A. F., Van den Break. N. J & Bot. G. P. A. (1997). Analyss of the arflow characterstcs of greenhouse screenng materals. Journal of Agrcultural Engeneerng Research, 67, Mguel, A. F Arflow through porous screens: from theory to practcal consderatons. Energy and Buldng, 28: Mguel A. F., Slva. A. M & Rosa. R. (1994). Solar rradaton nsde a sngle span greenhouse. Mstrots, A., Bot. G. P. A., Pcuno. P & Scarasca-Mugnozza. G. (1997). Analyss of the effcency of greenhouse ventlaton usng computatonal flud dynamcs. Agrcultural and Forest Meteorology. 85: Molna-Az, F.D., Valera. D. L & Alvarez. A. J. (2004). Measurement and smulaton of clmate nsde Almeratype greenhouses usng computatonal flud dynamcs. Agrcultural and Forest Meteorology, 125: Montel, C. (1985). Contrbuton nformatque à l analyse énergétque des serres agrcoles. Thèse de Doctorat de l nsttut Polytechnque de Toulouse. Montel, C & Amouroux. M. (1993) Analyse thermque de systèmes de chauffage localsé à basse température dans les serres agrcoles : pallage radaton et tubes enterrés. J. Phys. III. France, 3, Montel, C & Amouroux. M. (1997). Analyse du comportement thermque du sol d une serre agrcole par smulaton dynamque. J. Phys. III. France, 7, Monteth, J. L. (1965). Evaporaton and envronment. Symp. Soc. Exp. Bol Monteth, J. L. (1973). Prncples of envronmental physcs. Edward Arnold, London. Morrs, L. G & Neale. F. E. (1954). The nfra red carbon doxde gas analyser and t s use n glasshouse research. NIAE Report, Wrest Park, Slsoe, Uk. Nsen, A & Dognaux. R. (1975). Traté de l éclarage naturel des serres. Insttut Royal Météologque, Bruxelles. 164

179 Références bblographques Nskens, J., Deltour. J., Coutsse. S & Nsen. A. (1985). Radaton transfer through coverng materals, solar and thermal screens of greenhouses. Agrc. Forest Meteor., 35: Nskens, J, Deltour. J., Coutsse. S & Nsen. A. (1984a). Heat transfer through coverng materals of greenhouses. Agrc. Forest Meteorology, 33: Nskens, J., Deltour. J., Nsen. A & Coutsse. S. (1984b) Agronomc and radometrc characterzaton of greenhouse materals, Acta Hortculturae, 148: Nsen, A. (1969). L éclarement naturel des serres. Ed. Presse Agronomque. Gembloux, 198p. Nsen, A., Deltour. J., Nskens. J & Coutsse. S. (1985). Consdératons pratques sur la transmsson du rayonnement solare et de chaleur pour les matéraux utlsés en serre comme couverture, ombrage et écran thermque. Ed.IRSIA, Bruxelles, 91p. Okada, M & Takakura. T. (1973). Gude and data for greenhouse ar condtonng: Heat loss due to ar nfltraton of heated greenhouse. Journal of agrcultural Meteorology, 28 :223. Ould Khaoua, S. A., Bournet. P. E & Chasséraux. G. (2006). Predcted effect of vents arrangements on the ventlaton and energy transfers n a mult-span glasshouse usng a b- band radaton model. Soumse : Agrcultural and Forest Meteorology. Ould Khaoua, S. A. (2006). Modélsaton de l aératon naturelle et du mcroclmat des serres en verre de grande portée sous clmat tempéré océanque. Thèse de Doctorat, Unversté d Angers France. Papadaks, G., Frangoudaks. A & Kyrtss. S. (1992).Mxed, forced and free convecton heat transfer at a greenhouse cover. Agrc. Engng. Res, 51: Papadaks, G., Frangoudaks. A & Kyrtss. S. (1992). Expermental nvestgaton and modllng of heat and mass transfer between tomato crop and the greenhouse envronment. Agrc. Engng. Res; 57: Papadaks, G., Mermer. M., Meneses. J. F & Boulard. T. (1996). Measurement and analyss of ar exchange rates n a greenhouse wth contnuous roof and sde openngs. Journal of Agrcultural Engneerng Research, 63, Patankar, S. V. (1980). Numercal heat transfer and flud flow. Hemsphere, New York. Penman, H. L. (1948). Natural evaporaton from open water, bare sol and grass. Proceedngs of the Royal Socety, London (A), 193, Petrers, J.G., Deltour. J..M & Debruykere. M. J. (1994). Condensaton and statc heat transfer throgh greenhouse cover durng nght. Transacton of the ASAE, Vol.37(6): Petrers, J.G. (1995). Influence of the condensaton on the heat balance and the lght transmsson of a greenhouse. Thèse de doctorat, Unversté de Gent, 260p. Randall, J. M & Patal. R. (1994). Thermally nduced ventlaton of lvestock transporters. Journal of Agrcultural Engeneerng Research, 57,

180 Références bblographques Razafnohanny, E. (1989). Etude comparatve dans les serres agrcoles de deux systèmes de stockage de la chaleur, nfluence de l humdté de l ar. Unversté de Perpgnan. Roy, J. C., Boulard. T., Kttas. C & Wang. S. (2002). Convectve and ventlaton transfers n greenhouses, Part 1: the greenhouse consdered as a perfectly strred tank. Bosystems Engneerng 83: Ruther, M. (1985). Natural ventlaton rates of closed greenhouses. Acta Hortc. 170 : Sacadura, J.F. (1963). Intaton aux transferts thermques. CAST, INSA de Lyon Technques et Documentaton, Pars. Sadler, E. J. (1983) Smulaton of the energy, carbon and water balance of a flud-roof greenhouse. PhD thess, Texas A & M Unversty, 264p. Sase, S. (1989). The effect of plant arrangement on arflow characterstcs n a naturally ventlated greenhouse. Acta Hortculturae. 245, Sase, S & Chrstanson. L. L (1990). Screenng greenhouse some engneerng consderatons. ASAE Paper No. NABEC, Sbta, L., Boulard. T & Mermer. M. (1996). Natural ventlaton performance of a greenhouse n south Tunsa. Colloque Médterranéen sur les cultures Protégées, Agadr, Maroc 6-9 Octobre1996. Sngh, G., Sngh. P. P., Sngh P.P & Sngh K.G. (2005). Formulaton and valdaton of a mathematcal model of the mcroclmate of a greenhouse. Renewable Energy. Spaldng, D. B. (1972). A novel fnte-dfference formulaton for dfferental expressons nvolvng both frst and second dervatves. Internal Journal of Numercal Methods n Engneerng, 4:551. Stanghelln, C. (1983). Radaton aborbed by a tomato crop n a greenhousse. Res Rep IMAG, Wagenngen. Stanghelln, C. (1987). Transpraton of greenhouse crops. An ad to clmate management. Thése de doctorat, Agrcultural Unversty, Wagenngen. Stanhll, G. (1973) Smplfed agroclmatc procedures for assessng the effect of water supply. Unesco Proceedngs, Uppsala Symposum. Takakura, T., Jordan. K. A, L & Boyd. L. (1971). Dynamc smulaton of plant growth and envronment n the greenhouse. Trans. ASAE 14, 964 pp. Takakura, T. (1968). Predctng ar temperatures n the glasshouse (II). J. of Meteorologcal Socety of Japan, Seres II, 46 (1): Tchamtchan, M. (1990). Photosynthèse d une culture de tomate de serre : mse au pont et valdaton d un modèle analytque. Thèse de doctorat, Insttut polytechnque de Toulouse. Tetel, M. (2006). The effects of screens on the mcroclmate of greenhouses and screenhouses. Internatonal symposum on greenhouse coolng. Alméra span. Aprl. Thom, A. S. (1971). Momentum absorpton by vegetaton. Quart. J. R. Meteorol. Soc. Vol. 97, pp Thmm. G, and E. Fesler, Hgh-order and multlayer perceptron ntalsaton, IEEE Trans. On Neural Networks, (1997) vol. 8, pp Tmmons, M. B., Bottcher. R. W & Baughman. G. R. (1984). Monographs for predctng ventlaton by thermal buoyancy. Transacton of ASAE. 27 (6), Udnk ten Cate. (1980). Remarks on greenhouse clmate control. Acta Hortculturae, 106:

181 Références bblographques Van Bavel, C. H. M., Takakura. T & Bot. G. P. A. (1985). Global comparson of the greenhouse clmate models. Acta Hort., 174, Vandaele, L & Wouters. P. (1994). Modelng ventlaton: basc mechansms. Documentaton for BAG Meetng on ventlaton Related Aspects n Buldng, pp Varlet, G., Gosse. G., Charter. M., Snoquet. H., Bonhomme. R & Allrand. J. M. (1989). Mse au pont : Rayonnement solare absorbé ou ntercepté par un couvert végétal. Agronome, 9 : 419 : 439. Verlodt, H, (1999). Clmate and vegetable crop management under greenhouse condtons. n greenhouse vegetable producton and protecton n Albana. (Eds. Hanaf.A). FAO Manual 228p: Walker, J. N. (1965). Predctng temperatures n ventlaton greenhouse. Trans. ASAE 8, Wang, S. (1998). Measurement and modellng of natural ventlaton n a large venlo-type greenhouse. Thèse de doctorat, Faculté unverstare des scences agronomque de Gembloux, Belgque 194 p. Wang, S & Deltour. J. M. (1996). An expermental ventlaton functon for large greenhouse based on a dynamc energy balance model. Agrcultural Engneerng, 5 (3 and 4), Wang, S & Boulard. T (2000). Measurement and predcton of solar radaton dstrbuton n full-scale greenhouse tunnels. Agronome 20, We Chen. We Lu & Bngcheng Lu. (2006). Numercal and expermental analyss of heat and mosture content transfer n a lean- to greenhouse. Energy and Buldngs, 38: Whttle, R. M & Lawrence. W. J. C (1960). The clmatology of greenhouse. Part II. Ventlaton. J. Agrc. Eng. Res. 5, pp Yang, X. (1995). Greenhouse Mcrometeorology and Estmaton of Heat and Water Vapour Flux. Journal of Agrcultural Engneerng Research, 61, Yang, X., Short. T.H., Fox. R. D & Bauerle. W. L. (1989). the mcroclmate and transpraton of greenhouse Cucumber crop. Trans of the ASAE, 32(6): Yang, X., Short. T. H., Fox. R. D & Bauerle. W. L. (1990a). Dynamc modellng of the mcroclmate of a greenhouse Cucumber row crop. Part I. Theoretcal model. Trans. Of the ASAE, 33(5): Yang, X., Short. T. H., Fox. R. D & Bauerle. W. L. (1990b). Dynamc modellng of the mcroclmate of a greenhouse Cucumber row crop. Part II. Valdaton and smulaton. Trans. of the ASAE, 33(5): Zhang, J. S., Jam. K. A & Jacobson. L. D. (1989). Modellng natural ventlaton nduced by combned thermal buoyancy and wnd. Transacton of ASAE. 32 (6),

182 Annexe A ANNEXE A PROPRIETES DE L AIR HUMIDE A.I. Humdté absolue Dans les études du mélange bnare ar+eau, on n utlse généralement pas les grandeurs symétrques (ttres molares ou massques), on utlse presque exclusvement le rapport massque de la masse M e d eau, à la masse d ar M a contenue dans le volume V, ce rapport est appelé " humdté absolue" ou encore "la teneur en eau", l est représenté souvent par le symbole : M e w (A.1) M a S on assmle l ar humde à un mélange de gaz parfats, l applcaton des los de Raoult et de Dalton, donne: 18 y e w (A.2) 29 1 y E e t Où y est le ttre molare de vapeur d eau dans l ar humde, e est la presson partelle de l eau et presson totale. E t est la A.II. Presson partelle de vapeur d eau Dans un espace donné, la vapeur d eau exerce une presson qu dépend de la quantté de vapeur d eau présente et de la température : c est la presson partelle de vapeur d eau exprmée en unté de presson (mb, kpa, ). A.III. Humdté relatve ou degré hygrométrque (en %) C est le rapport de la presson partelle e à la presson de saturaton de l ar humde: * e à la température e Hr (A.3) * e 168

183 Annexe A A.IV. Tenson de la vapeur d eau saturante La théore cnétque des gaz montre que l évaporaton survent lorsque les molécules dans un lqude attegnant une énerge suffsante pour se lbérer des forces d attracton moléculare et pour s échapper de la surface lqude. Lorsque le nombre de molécules d eau quttant la surface est égal à celu qu y retourne, l atmosphère est dte "saturante" en vapeur d eau. La presson de vapeur saturante, e* est alors foncton unque de la température d ar et croît rapdement avec T. Dverses formules ont été proposées qu permettent de calculer e* en foncton de la température T. Parm ces formules on a chos celle de Lst (1971) : e * Exp( Ln(T )) T (A.4) A.V. Contenu en eau saturante S on assmle l ar humde à un mélange de gaz parfats, l applcaton des los des gaz parfat peut être utlsé * * pour calculé le contenu ne eau saturante w en foncton de la tenson de la vapeur d eau saturante e (Wang, 1998) : m w la masse de la vapeur d eau (Kg) ; V le volume de l ar humde (m 3 ) ; R w la constante des gaz parfat, J Kg 1 K -1 w * * mw e (A.5) V R T w A.VI. Défct de saturaton Pour un ar saturé en vapeur d eau (e<e*), un des paramètres utlsés pour caractérser le degré de sécheresse de l ar est l écart entre e* et e, appelé défct de saturaton : D a * e e (A.6) 169

184 Annexe B Annexe B Flux convectf échangé entre l ar de la serre et la couverture En néglgeant les termes conductfs devant les autres termes, le blan énergétque de la couverture du tot de la serre (fg. D.1), se rédut à l expresson: Q * c Q P Q ( 1 P )Q H H 0 (B.1) Rsky,c v Rv,c v Rs, c Cce Cc Avec: - * Q c est le blan radatf de la couverture dans le domane des courtes longueurs d ondes. Il correspond au rayonnement solare absorbé, et au rayonnement ayant traversé la couverture qu est réfléch par la végétaton et par le sol de le serre: Q * c R P R ( 1 P ) R (B.2) Sc g Sc Sv Sc v g Sc Ss Sc v g Avec, Sc et Sc sont respectvement les coeffcents d absorpton et de transmsson de la couverture au rayonnement solare ; R g est le rayonnement global extéreur (W m -2 ); est coeffcent de réflexon de la végétaton au rayonnement solare ; Sv Ss est le coeffcent de réflexon du sol au rayonnement solare et couverte par la végétaton. P v est la proporton de la surface du sol - Q Rsky, c est le flux radatf dans le domane de grande longueur d ondes échangé entre la couverture et le cel qu peut s exprmer par la relaton (B.3) en supposant que le cel rayonne comme un corps nor: Q Rsky,c sky 4 4 c (T T ) (B.3) c 170

185 Annexe B Où, c est l émssvté de la couverture ; est la constante de Stefan-Boltzmann = (W/m²K 4 ) ; T sky est la température du cel qu peut être estmée à partr de la température de l ar ambant à l ade de la formule emprque (Kndelan, 1980): 1,5 T sky 0,0552T e (B.4) - Q Rv, c est le flux radatf dans le domane de grandes longueurs d ondes échangé entre la végétaton et la couverture est foncton des surfaces et les émssvtés des deux éléments, l est donné par: (Tv Tc ) QR v, c 1 Av 1 ( 1) A v 4 c c 4 (B.5) Avec: v est l émssvté de la végétaton ; végétal et de la couverture du tot (m²). A v et A c sont respectvement les surfaces du couvert - Q Rs, c est le flux radatf dans le domane de grande longueur d ondes échangé entre le sol de la serre et la couverture: (Ts Tc ) QR s, c 1 As 1 ( 1) A s 4 c c 4 (B.6) Avec : s émssvté du sol de la serre dans le domane des grandes longueurs d ondes et A g la surface au sol de la serre (m²). - H Cce et H Cc sont respectvement les flux convectfs échangés au nveau des deux faces nterne et externe de la toture de la serre qu peuvent être donnés par les relatons suvantes : 171

186 Annexe B H Cce K (T T ) (B.7) ce ce e H Cc K (T T ) (B.8) c c Les températures T c et T ce des deux faces nterne et externe de la couverture du tot, sont relatvement proches. On peut, en premère approxmaton, poser: T c T T et ce c K c K K. ce c Avec: Kc et K ce sont respectvement les coeffcents d échange convectf des deux faces nterne et externe de la toture de la serre (W/m² K). Le rapport des équatons (B.7) et (B.8), donne : H H Cce Cc (Tc Te ) (B.9) (T T ) c Connassant les températures du système serre et ses proprétés optques on peut dédure les deux flux convectfs échangés au nveau des faces nterne et externe de la toture de la serre, en résolvant le système d équatons ((B.1) et (B.9)): H Cc * c Q QR Pv QR (1 Pv )Q sky,c v,c Rs,c (B.10) Tc Te 1 T T c H Cce * c Q QR Pv QR (1 Pv )Q sky,c v,c Rs,c (B.11) Tc T 1 T T c e 172

187 Annexe B Fg.B.1. Schéma des dfférents échanges de chaleur entre la couverture de la serre et les dfférents éléments du système serre et le cel 173

188 Annexe C Annexe C Flux convectf échangé entre l ar et le sol de la serre Le blan énergétque du sol de la serre (Fg. C.1), s écrt selon la relaton : Q * s v Rv,s v Rc, s P Q ( 1 P )Q Q H 0 (C.1) s Cs Où : - * Q s est le blan radatf dans le domane de courte longueur d ondes du sol ntéreur de la serre. Il correspond au rayonnement solare qu a traversé la couverture et absorbé au nveau du sol de la serre: Q * s Ss sc( 1 Pv ) R g (C.2) avec, Ss est le coeffcent d absorpton du sol au rayonnement solare. - Q R v,s est le flux radatf dans le domane de grande longueur d ondes échangé entre le sol de la serre et la végétaton: (Tv Ts ) QR v, s 1 Av 1 ( 1) A v 4 s s 4 (C.3) - Q Rc, s est le flux radatf dans le domane de grande longueur d ondes échangé entre le sol de la serre et la couverture: (Tc Ts ) QR, s c 1 Ac 1 ( ) A 1 c 4 g 4 s (E.4) - Q s est le flux conductf absorbé au nveau de la surface du sol de la serre. 174

189 Annexe C Le flux convectf échangé entre le sol de la serre et l ar de la serre, sera donc donné par: H Cs * s Q P Q ( 1 P )Q Q (C.5) v Rv,s v Rc,s s 175

190 Annexe C Fg. C.1. Schéma des dfférents échanges de chaleur entre le sol de la serre et les dfférents éléments du système serre 176

191 Annexe D Annexe D Flux convectf échangé entre l ar de la serre et le sol extéreur Le blan énergétque du sol extéreur de la serre (Fg. D.1), s écrt: Q * se Rsky, se Q Q H 0 (D.1) se Cse Avec: - * Q se est le Blan radatf dans le domane de courtes longueurs d ondes du sol extéreur. Il correspond au rayonnement solare global extéreur absorbé. Q * se Sse R g (D.2) Où, Sse est le coeffcent d absorpton du sol extéreur au rayonnement solare. - Q Rsky, se est le flux radatf dans le domane de grandes longueurs d ondes. Il correspond au flux radatf échangé avec le cel Q Rsky,se sky 4 4 se (T T ) (D.3) se avec, se émssvté du sol extéreur. - Q se est le flux conductf absorbé au nveau du sol extéreur. Le flux convectf échangé au nveau du sol extéreur, peut être fnalement donné en foncton des autres flux échangés par la relaton suvante: H Cse * se Q Q Q (D.4) Rsky,se se 177

192 Annexe D Fg. D.1. Schéma des dfférents échanges de chaleur au nveau du sol extéreur 178

SIMULATION D UN JET TURBULENT POUR LE REFROIDISSEMENT DES AUBES DE TURBINE

SIMULATION D UN JET TURBULENT POUR LE REFROIDISSEMENT DES AUBES DE TURBINE 10 ème Sémnare Internatonal sur la Physque Energétque 10 th Internatonal Meetng on Energetcal Physcs SIMULAION D UN JE URBULEN POUR LE REFROIDISSEMEN DES AUBES DE URBINE Bounegta Bachr 1, Abdelarm Maamar

Plus en détail

écrans de sous-toiture

écrans de sous-toiture écrans de sous-toture Les règles de bonne pratque # défnton Un écran souple de sous-toture est une feulle déroulée sur la charpente, sur un solant thermque ou sur un support contnu ventlé, avant la mse

Plus en détail

VENTILATION DANS LES SILOS-TOURS CONVENTIONNELS À FOURRAGE

VENTILATION DANS LES SILOS-TOURS CONVENTIONNELS À FOURRAGE VENTILATION DANS LES SILOS-TOURS CONVENTIONNELS À FOURRAGE A. Bahloul a, R. Gravel a, B. Roberge a et N. Goyer a M. Chavez b et M. Reggo b a Insttut de Recherche Robert-Sauvé en Santé et Sécurté du Traval

Plus en détail

Système solaire combiné Estimation des besoins énergétiques

Système solaire combiné Estimation des besoins énergétiques Revue des Energes Renouvelables ICRESD-07 Tlemcen (007) 109 114 Système solare combné Estmaton des besons énergétques R. Kharch 1, B. Benyoucef et M. Belhamel 1 1 Centre de Développement des Energes Renouvelables

Plus en détail

MECANISMES MODELISES

MECANISMES MODELISES MEANISMES MODELISES Les évaluatons de sûreté relatves aux nstallatons de stockage de déchets radoactfs en couche géologque profonde nécesstent la compréhenson et la modélsaton d une part des systèmes hydrogéologques

Plus en détail

SIMNUM : Simulation de systèmes auto-gravitants en orbite

SIMNUM : Simulation de systèmes auto-gravitants en orbite SIMNUM : Smulaton de systèmes auto-gravtants en orbte sujet proposé par Ncolas Kelbasewcz : ncolas.kelbasewcz@ensta-parstech.fr 14 janver 2014 1 Établssement du modèle 1.1 Approxmaton de champ lontan La

Plus en détail

Enseignement secondaire. PHYSI Physique Programme

Enseignement secondaire. PHYSI Physique Programme Ensegnement secondare Dvson supéreure PHYSI Physque Programme 3CB_3CC_3CF_3MB_3MC_3MF Langue véhculare : franças Nombre mnmal de devors par trmestre : 1 PHYSI_3CB_3CC_3CF_3MB_3MC_3MF_PROG_10-11 Page 1

Plus en détail

Cours Corporate finance

Cours Corporate finance Cours Corporate fnance Eléments de théore du portefeulle Le edaf Franços Longn www.longn.fr lan Notons de rentablté Défnton odélsaton Eléments de théore du portefeulle ortefeulle Dversfcaton Le edaf Le

Plus en détail

Remboursement d un emprunt par annuités constantes

Remboursement d un emprunt par annuités constantes Sére STG Journées de formaton Janver 2006 Remboursement d un emprunt par annutés constantes Le prncpe Utlsaton du tableur Un emprunteur s adresse à un prêteur pour obtenr une somme d argent (la dette)

Plus en détail

Corrélation et régression linéaire

Corrélation et régression linéaire Corrélaton et régresson lnéare 1. Concept de corrélaton. Analyse de régresson lnéare 3. Dfférences entre valeurs prédtes et observées d une varable 1. Concept de corrélaton L objectf est d analyser un

Plus en détail

1 Introduction. 2 Définitions des sources de tension et de courant : Cours. Date : A2 Analyser le système Conversion statique de l énergie. 2 h.

1 Introduction. 2 Définitions des sources de tension et de courant : Cours. Date : A2 Analyser le système Conversion statique de l énergie. 2 h. A2 Analyser le système Converson statque de l énerge Date : Nom : Cours 2 h 1 Introducton Un ConVertsseur Statque d énerge (CVS) est un montage utlsant des nterrupteurs à semconducteurs permettant par

Plus en détail

Proposition d'une solution au problème d initialisation cas du K-means

Proposition d'une solution au problème d initialisation cas du K-means Proposton d'une soluton au problème d ntalsaton cas du K-means Z.Guelll et L.Zaou, Unversté des scences et de la technologe d Oran MB, Unversté Mohamed Boudaf USTO -BP 505 El Mnaouer -ORAN - Algére g.zouaou@gmal.com,

Plus en détail

Activité Intitulé de l'activité Volume horaire

Activité Intitulé de l'activité Volume horaire Informatons de l'unté d'ensegnement Implantaton Cursus de ECAM Insttut Supéreur Industrel Bacheler en Scences ndustrelles Electronque applquée B2150 Cycle 1 Bloc 2 Quadrmestre 2 Pondératon 4 Nombre de

Plus en détail

Fiche n 7 : Vérification du débit et de la vitesse par la méthode de traçage

Fiche n 7 : Vérification du débit et de la vitesse par la méthode de traçage Fche n 7 : Vérfcaton du débt et de la vtesse par la méthode de traçage 1. PRINCIPE La méthode de traçage permet de calculer le débt d un écoulement ndépendamment des mesurages de hauteur et de vtesse.

Plus en détail

Montage émetteur commun

Montage émetteur commun tour au menu ontage émetteur commun Polarsaton d un transstor. ôle de la polarsaton La polarsaton a pour rôle de placer le pont de fonctonnement du transstor dans une zone où ses caractérstques sont lnéares.

Plus en détail

- Equilibre simultané IS/LM : Pour déterminer le couple d équilibre général, il convient de résoudre l équation IS = LM.

- Equilibre simultané IS/LM : Pour déterminer le couple d équilibre général, il convient de résoudre l équation IS = LM. Exercce n 1 Cet exercce propose de détermner l équlbre IS/LM sur la base d une économe dépourvue de présence étatque. Pour ce fare l convent, dans un premer temps de détermner la relaton (IS) marquant

Plus en détail

SmartView d EH. Vue d ensemble des risques et des occasions. Surveillance de l assurance-crédit. www.eulerhermes.ca/fr/smartview

SmartView d EH. Vue d ensemble des risques et des occasions. Surveillance de l assurance-crédit. www.eulerhermes.ca/fr/smartview SmartVew d EH Servces en lgne Euler Hermes Vue d ensemble des rsques et des occasons Survellance de l assurance-crédt www.eulerhermes.ca/fr/smartvew Les avantages du SmartVew d EH Prenez plus de décsons

Plus en détail

Les jeunes économistes

Les jeunes économistes Chaptre1 : les ntérêts smples 1. défnton et calcul pratque : Défnton : Dans le cas de l ntérêt smple, le captal reste nvarable pendant toute la durée du prêt. L emprunteur dot verser, à la fn de chaque

Plus en détail

Activité Intitulé de l'activité Volume horaire

Activité Intitulé de l'activité Volume horaire Informatons de l'unté d'ensegnement Implantaton Cursus de Inttulé ECAM Insttut Supéreur Industrel Bacheler en Scences ndustrelles fnalté électromécanque Concepton et producton M3050 Cycle 1 Bloc 3 Quadrmestre

Plus en détail

L environnement Windows 10 sur tablette

L environnement Windows 10 sur tablette L envronnement Wndows 10 sur tablette L envronnement Wndows 10 sur tablette Wndows 10 - Prse en man de votre ordnateur ou votre tablette Actver/désactver le mode Tablette Contnuum est une nouvelle fonctonnalté

Plus en détail

Exercices d Électrocinétique

Exercices d Électrocinétique ercces d Électrocnétque Intensté et densté de courant -1.1 Vtesse des porteurs de charges : On dssout une masse m = 20g de chlorure de sodum NaCl dans un bac électrolytque de longueur l = 20cm et de secton

Plus en détail

V FORMATION DES IMAGES DANS L EXEMPLE DU MIROIR PLAN

V FORMATION DES IMAGES DANS L EXEMPLE DU MIROIR PLAN Chaptre V page V-1 V FORMTION DES IMGES DNS L EXEMPLE DU MIROIR PLN Le but de ce chaptre est d ntrodure la noton d mage { travers l exemple du mror plan. Vous vous êtes sûrement déjà regardé(e) dans un

Plus en détail

Modélisation et simulation du démarrage d un véhicule à boite de vitesses automatique avec les bond graphs

Modélisation et simulation du démarrage d un véhicule à boite de vitesses automatique avec les bond graphs Modélsaton et smulaton du démarrage d un véhcule à bote de vtesses automatque avec les bond graphs Dragos N. CRUCERU, Andre N. MACIAC, Valeran CROIORESCU, Génevève DAUPHIN ANGUY Laboratore d Automatque,

Plus en détail

La fourniture de biens et facteurs publics en présence de ménages et d entreprises mobiles

La fourniture de biens et facteurs publics en présence de ménages et d entreprises mobiles La fournture de bens et facteurs publcs en présence de ménages et d entreprses mobles Pascale Duran-Vgneron évrer 007 Le modèle On suppose un pays drgé par un gouvernement central ayant compétence sur

Plus en détail

LA RENOVATION DE L INDICE HARMONISE DES PRIX A LA CONSOMMATION DANS LA ZONE UEMOA

LA RENOVATION DE L INDICE HARMONISE DES PRIX A LA CONSOMMATION DANS LA ZONE UEMOA Observatore Economque et Statstque d Afrque Subsaharenne LA RENOVATION DE L INDICE HARMONISE DES PRIX A LA CONSOMMATION DANS LA ZONE UEMOA Une contrbuton à la réunon commune CEE/BIT sur les ndces des prx

Plus en détail

TRANSFERT DE CARGAISON CALCULS ET ARRONDIS

TRANSFERT DE CARGAISON CALCULS ET ARRONDIS TRANSFERT DE CARGAISON CALCULS ET ARRONDIS SOMMAIRE 1. Méthode de détermnaton de l énerge transférée lors du transfert d une cargason de. Calcul de l énerge transférée.1 Calcul de l énerge brute transférée.1.1

Plus en détail

Installation du dispositif Cisco TelePresence MX200 - Support de table

Installation du dispositif Cisco TelePresence MX200 - Support de table 1a Déballage du système vdéo MX200 oîte du support de table MX200 La boîte du support de table MX200 content le support de table équpé d un pvot et un cache arrère. Placez le support de table sur une surface

Plus en détail

Chapitre IV : Inductance propre, inductance mutuelle. Energie électromagnétique

Chapitre IV : Inductance propre, inductance mutuelle. Energie électromagnétique Spécale PSI - Cours "Electromagnétsme" 1 Inducton électromagnétque Chaptre IV : Inductance propre, nductance mutuelle. Energe électromagnétque Objectfs: Coecents d nductance propre L et mutuelle M Blan

Plus en détail

Combinaison de dires d'experts en élicitation de lois a priori. pour Listeria chez la souris. Exposé AppliBugs

Combinaison de dires d'experts en élicitation de lois a priori. pour Listeria chez la souris. Exposé AppliBugs Combnason de dres d'experts en élctaton de los a pror. Applcaton à un modèle doseréponse pour Lstera chez la sours. Exposé ApplBugs ISABELLE ALBERT 8 / / 03 INTRODUCTION Cet exposé présente une parte du

Plus en détail

Contrats prévoyance des TNS : Clarifier les règles pour sécuriser les prestations

Contrats prévoyance des TNS : Clarifier les règles pour sécuriser les prestations Contrats prévoyance des TNS : Clarfer les règles pour sécurser les prestatons Résumé de notre proposton : A - Amélorer l nformaton des souscrpteurs B Prévor plus de souplesse dans l apprécaton des revenus

Plus en détail

Installation du dispositif Cisco TelePresence MX200 - Sur pied

Installation du dispositif Cisco TelePresence MX200 - Sur pied 1a Déballage du système vdéo MX200 oîte de la base du ped de support MX200 La boîte de la base du ped de support MX200 content la colonne du ped de support, deux caches et la base du ped de support, ans

Plus en détail

Représentation de l'information

Représentation de l'information 1. L nformaton 1-1 Dualté état et temps Représentaton de l'nformaton La noton d'nformaton correspond à la connassance d'un état donné parm pluseurs possbles à un nstant donné. La Fgure 1 llustre cette

Plus en détail

EH SmartView. Identifiez vos risques et vos opportunités. www.eulerhermes.be. Pilotez votre assurance-crédit. Services en ligne Euler Hermes

EH SmartView. Identifiez vos risques et vos opportunités. www.eulerhermes.be. Pilotez votre assurance-crédit. Services en ligne Euler Hermes EH SmartVew Servces en lgne Euler Hermes Identfez vos rsques et vos opportuntés Plotez votre assurance-crédt www.eulerhermes.be Les avantages d EH SmartVew L expertse Euler Hermes présentée de manère clare

Plus en détail

WINDOWS 10. Prise en main de votre ordinateur ou votre tablette

WINDOWS 10. Prise en main de votre ordinateur ou votre tablette WINDOWS 10 Prse en man de votre ordnateur ou votre tablette Table des matères Wndows 10 L envronnement Wndows 10 sur un ordnateur Wndows 10 : les nouveautés................................ 7 Démarrer Wndows

Plus en détail

Gestion et stratégie Utilisateur

Gestion et stratégie Utilisateur Geston et stratége Utlsateur GESTION ET STRATEGIE UTILISATEUR...2 1.) Comment gérer des utlsateurs?...2 1.1) Geston des utlsateurs en groupe de traval...2 1.2) Geston des utlsateurs par domane...2 Rôle

Plus en détail

Note méthodologique. Traitements hebdomadaires Quiestlemoinscher.com. Quelle méthode de collecte de prix? Qui a collecté les prix?

Note méthodologique. Traitements hebdomadaires Quiestlemoinscher.com. Quelle méthode de collecte de prix? Qui a collecté les prix? Note méthodologque Tratements hebdomadares Questlemonscher.com Quelle méthode de collecte de prx? Les éléments méthodologques ont été défns par le cabnet FaE onsel, socété d études et d analyses statstques

Plus en détail

COMPRENDRE LA BOURSE

COMPRENDRE LA BOURSE COMPRENDRE LA BOURSE L analyse fondamentale Ce document pédagogque n est pas un document de consels pour nvestr en bourse. Les nformatons données dans ce document sont à ttre nformatf. Vous êtes seul responsable

Plus en détail

Les risques des pesticides mieux les connaître pour les réduire

Les risques des pesticides mieux les connaître pour les réduire Les rsques des pestcdes meux les connaître pour les rédure Des outls à votre portée pour rédure les rsques des pestcdes Vous avez mantenant accès à des outls d ade pour meux connaître les rsques des pestcdes

Plus en détail

Université d El Oued Cours Circuits Electriques 3 LMD-EM

Université d El Oued Cours Circuits Electriques 3 LMD-EM ère parte : Electrocnétque Chaptre ntroducton L Electrocnétque est la parte de l Electrcté qu étude les courants électrques. - Courant électrque -- Défntons Défnton : un courant électrque est un mouvement

Plus en détail

Dirigeant de SAS : Laisser le choix du statut social

Dirigeant de SAS : Laisser le choix du statut social Drgeant de SAS : Lasser le chox du statut socal Résumé de notre proposton : Ouvrr le chox du statut socal du drgeant de SAS avec 2 solutons possbles : apprécer la stuaton socale des drgeants de SAS comme

Plus en détail

Grandeurs de réaction et de formation

Grandeurs de réaction et de formation PSI Brzeux Ch. hermochme 1 : grandeurs de réacton et de formaton 1 C H A P I R E 1 r a p p e l s e t c o m p l é m e n t s ) Grandeurs de réacton et de formaton 1. RAPPELS 1.1. Phases et consttuants Donnons

Plus en détail

Mesure avec une règle

Mesure avec une règle Mesure avec une règle par Matheu ROUAUD Professeur de Scences Physques en prépa, Dplômé en Physque Théorque. Lycée Alan-Fourner 8000 Bourges ecrre@ncerttudes.fr RÉSUMÉ La mesure d'une grandeur par un système

Plus en détail

Valeur absolue et fonction valeur absolue Cours

Valeur absolue et fonction valeur absolue Cours Valeur absolue foncton valeur absolue Cours CHAPITRE 1 : Dstance entre deu réels 1) Eemples prélmnares 2) Défnton 3) Proprétés CHAPITRE 2 : Valeur absolue d un réel 1) Défnton 2) Proprétés CHAPITRE 3 :

Plus en détail

Mesurer la qualité de la prévision

Mesurer la qualité de la prévision Mesurer la qualté de la prévson Luc Baetens 24/11/2011 www.mobus.eu Luc Baetens 11 ans d expérence Planfcaton Optmsaton des stocks Organsaton de la Supply Chan Performance de la Supply Chan Geston de la

Plus en détail

Conduits de ventilation et de désenfumage résistants au feu suivant norme européenne (EN)

Conduits de ventilation et de désenfumage résistants au feu suivant norme européenne (EN) Conduts de ventlaton et de désenfumage résstants au feu suvant norme européenne (EN) 0. Conduts de ventlaton et de désenfumage, encoffrements contnus résstants au feu Conduts 0 Généraltés Spécfcté des

Plus en détail

LES POMPES. Devant la grande diversité de situations possibles, on trouve un grand nombre de machines que l on peut classer en deux grands groupes :

LES POMPES. Devant la grande diversité de situations possibles, on trouve un grand nombre de machines que l on peut classer en deux grands groupes : Ste: http://gene.ndustrel.aa.free.fr LES POMPES Les pompes sont des apparels permettant un transfert d énerge entre le flude et un dspostf mécanque convenable. Suvant les condtons d utlsaton, ces machnes

Plus en détail

Solution : 1. Soit y = α + βt, l équation de la droite considérée. Le problème de régression linéaire s écrit. i=1 2(α + βt i b i )t i

Solution : 1. Soit y = α + βt, l équation de la droite considérée. Le problème de régression linéaire s écrit. i=1 2(α + βt i b i )t i Exercces avec corrgé succnct du chaptre 3 (Remarque : les références ne sont pas gérées dans ce document, par contre les quelques?? qu apparassent dans ce texte sont ben défns dans la verson écran complète

Plus en détail

Champ magnétique. 1 Notions préliminaires. 1.1 Courant électrique et densité de courant

Champ magnétique. 1 Notions préliminaires. 1.1 Courant électrique et densité de courant 4 Champ magnétque 1 Notons prélmnares 1.1 Courant électrque et densté de courant Un courant électrque est défn par un déplacement de charges électrques élémentares (ex : les électrons de conducton dans

Plus en détail

Plan. Gestion des stocks. Les opérations de gestions des stocks. Les opérations de gestions des stocks

Plan. Gestion des stocks. Les opérations de gestions des stocks. Les opérations de gestions des stocks Plan Geston des stocks Abdellah El Fallah Ensa de Tétouan 2011 Les opératons de gestons des stocks Les coûts assocés à la geston des stocks Le rôle des stocks Modèle de la quantté économque Geston calendare

Plus en détail

Introduction aux statistiques spatiales et aux systèmes d'information géographique en santé environnement

Introduction aux statistiques spatiales et aux systèmes d'information géographique en santé environnement Santé envronnement Introducton aux statstques spatales et aux systèmes d'nformaton géographque en santé envronnement applcaton aux études écologques Sommare Abrévatons 2 Résumé 3 1. Introducton 4 1.1 Études

Plus en détail

C Notice technique K-Réa v3 C. NOTICE TECHNIQUE

C Notice technique K-Réa v3 C. NOTICE TECHNIQUE C. NOTICE TECHNIQUE C.1. Introducton et grands prncpes... 5 C.1.1. Objet du calcul et champ d applcaton... 5 C.1.2. Introducton aux méthodes de calcul et vérfcatons proposées... 6 C.1.2.1. Présentaton

Plus en détail

gaussien pour l analyse de sensibilité d une sortie spatiale d un code de calcul

gaussien pour l analyse de sensibilité d une sortie spatiale d un code de calcul Utlsaton du métamodèle processus gaussen pour l analyse de sensblté d une sorte spatale d un code de calcul Applcaton à un code de transport hydrogéologque ologque Amandne Marrel Thèse effectuée au LMTE

Plus en détail

DIRIGER ADMINISTRER DÉVELOPPER

DIRIGER ADMINISTRER DÉVELOPPER 24 Adjont de drecton F/H Votre formaton BTS Hôtellere-restauraton BTS Management des untés commercales BTS Assstant de geston PME-PMI Lcence Management d untés de restauraton Vos mssons Vous anmez, formez

Plus en détail

Modélisation et simulation des efforts de coupe en fraisage 2.5 axes

Modélisation et simulation des efforts de coupe en fraisage 2.5 axes 18 ème Congrès Franças de Mécanque Grenoble, 7-31 août 007 Modélsaton et smulaton des efforts de coupe en frasage.5 axes Adel Amn AMMAR, Zouber BOUAZIZ & Al ZGHAL Unté de recherche de mécanque des soldes

Plus en détail

VIELLE Marc. CEA-IDEI Janvier 1998. 1 La nomenclature retenue 3. 2 Vue d ensemble du modèle 4

VIELLE Marc. CEA-IDEI Janvier 1998. 1 La nomenclature retenue 3. 2 Vue d ensemble du modèle 4 GEMINI-E3 XL France Un outl destné à l étude des mpacts ndustrels de poltques énergétques et envronnementales VIELLE Marc CEA-IDEI Janver 1998 I LA STRUCTURE DU MODELE GEMINI-E3 XL FRANCE 3 1 La nomenclature

Plus en détail

Avis Technique 20/08-129 Annule et remplace l Avis Technique n 20/04-50

Avis Technique 20/08-129 Annule et remplace l Avis Technique n 20/04-50 Avs Technque 20/08-129 Annule et remplace l Avs Technque n 20/04-50 Produt d solaton thermque de toture Thermal nsulaton product for roof Wärmedämmstoffe von Gebäudedächern Isonat Végétal, pour applcaton

Plus en détail

REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE MINISTERE DE L ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE. MEMOIRE Présentée à

REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE MINISTERE DE L ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE. MEMOIRE Présentée à REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE MINISTERE DE L ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE MEMOIRE Présentée à L Unversté de Batna Faculté des Scences Département de Physque

Plus en détail

Chapitre 3 : Incertitudes CHAPITRE 3 INCERTITUDES. Lignes directrices 2006 du GIEC pour les inventaires nationaux de gaz à effet de serre 3.

Chapitre 3 : Incertitudes CHAPITRE 3 INCERTITUDES. Lignes directrices 2006 du GIEC pour les inventaires nationaux de gaz à effet de serre 3. Chaptre 3 : Incerttudes CHAPITRE 3 INCERTITUDES Lgnes drectrces 2006 du GIEC pour les nventares natonaux de gaz à effet de serre 3.1 Volume 1 : Orentatons générales et établssement des rapports Auteurs

Plus en détail

Calcul de structure en fatigue vibratoire. Fascicule u2.05 : Mécanique de la rupture et de l'endommagement

Calcul de structure en fatigue vibratoire. Fascicule u2.05 : Mécanique de la rupture et de l'endommagement Ttre : Calcul de structure en fatgue vbratore Date : 14/11/2012 Page : 1/9 Calcul de structure en fatgue vbratore 1 But Ce document a pour but de décrre la mse en œuvre d'un calcul de structure en fatgue

Plus en détail

* Notre savoir au service de votre réussite

* Notre savoir au service de votre réussite * Notre savor au servce de votre réusste * Vsualser les ndcateurs clés de performance de votre portefeulle clents sur un tableau de bord Analyser le taux d acceptaton de vos demandes d agréments par notaton

Plus en détail

3- Réseau Neurologique (NN) 3-1- Réseau classique

3- Réseau Neurologique (NN) 3-1- Réseau classique OUTILS DE PREVISION DE LA VITESSE DE VENT : APPLICATION A LA CARACTERISATION ET A L OPTIMISATION DES CENTRALES EOLIENNES POUR L'INTEGRATION DANS LES RESEAUX ELECTRIQUES A MADAGASCAR. Andramahtasoa Bernard

Plus en détail

Chapitre 6. Economie ouverte :

Chapitre 6. Economie ouverte : 06/2/202 Chaptre 6. Econome ouverte : le modèle Mundell Flemng Elsabeth Cudevlle Le développement des échanges nternatonaux (bens et servces et flux fnancers) a rendu fortement nterdépendantes les conjonctures

Plus en détail

10ème Congrès Français d'acoustique Lyon, 12-16 Avril 2010

10ème Congrès Français d'acoustique Lyon, 12-16 Avril 2010 10ème Congrès ranças d'acoustque Lyon, 1-16 Avrl 010 Imagere acoustque en soufflere SA Arnaud Ménoret 1, Nathale Gorllot, Jean-Luc Adam 3 1 Sgnal Développement, 1 Bld Chassegne, 86000 Poters, a.menoret@sgnal-developpement.com

Plus en détail

Informations de l'unité d'enseignement Implantation. Cursus de. Intitulé. Code. Cycle 1. Bloc 2. Quadrimestre 1. Pondération 4. Nombre de crédits 4

Informations de l'unité d'enseignement Implantation. Cursus de. Intitulé. Code. Cycle 1. Bloc 2. Quadrimestre 1. Pondération 4. Nombre de crédits 4 Informatons de l'unté d'ensegnement Implantaton Cursus de Inttulé Code ECAM Insttut Supéreur Industrel Bacheler en Scences ndustrelles Outls de communcaton B2050 Cycle 1 Bloc 2 Quadrmestre 1 Pondératon

Plus en détail

Accord Entreprise. Le Guide du True-Up. Enterprise Agreement True - Up Guide

Accord Entreprise. Le Guide du True-Up. Enterprise Agreement True - Up Guide Enterprse Agreement True-Up Gude Accord Entreprse Le Gude du True-Up Enterprse Agreement True - Up Gude Le gude du True-Up dans l Accord Entreprse Table des matères Le True-Up des lcences on premse et

Plus en détail

MÉTHODES DE SONDAGES UTILISÉES DANS LES PROGRAMMES D ÉVALUATIONS DES ÉLÈVES

MÉTHODES DE SONDAGES UTILISÉES DANS LES PROGRAMMES D ÉVALUATIONS DES ÉLÈVES MÉTHODES DE SONDAGES UTILISÉES DANS LES PROGRAMMES D ÉVALUATIONS DES ÉLÈVES Émle Garca, Maron Le Cam et Therry Rocher MENESR-DEPP, bureau de l évaluaton des élèves Cet artcle porte sur les méthodes de

Plus en détail

MAGISTER MODÉLISATION ET SIMULATION NUMÉRIQUE DES ÉCOULEMENTS TRANSITOIRES EN CHARGE PAR LA MÉTHODE DES VOLUMES FINIS

MAGISTER MODÉLISATION ET SIMULATION NUMÉRIQUE DES ÉCOULEMENTS TRANSITOIRES EN CHARGE PAR LA MÉTHODE DES VOLUMES FINIS الجمھوریة الجزاي ریة الدیمقراطیة الشعبیة Républque Algérenne Démocratque et Populare وزارة التعلیم العالي و البحث العلمي Mnstère de l ensegnement supéreur et de la recherche scentfque Unversté Mohamed

Plus en détail

EXAMEN FINAL DE STATISTIQUES DESCRIPTIVES L1 AES - SESSION 1 - Correction -

EXAMEN FINAL DE STATISTIQUES DESCRIPTIVES L1 AES - SESSION 1 - Correction - EXAME FIAL DE STATISTIQUES DESCRIPTIVES L1 AES - SESSIO 1 - Correcton - Exercce 1 : 1) Consdérons une entreprse E comportant deux établssements : E1 et E2 qu emploent chacun 200 salarés. Au sen de l'établssement

Plus en détail

cavité RsIoSutQerrUainEe RIcaS vité Q soute U rraine E

cavité RsIoSutQerrUainEe RIcaS vité Q soute U rraine E RISQUE cavté souterrane cavté souterrane ntercalare cavte souterrane recto verso:mse en page 1 10/07/13 11:21 Page 2 RISQUE cavté souterrane Le rsque cavté souterrane fat parte des rsques de mouvement

Plus en détail

Chapitre 5. Menu de SUPPORT

Chapitre 5. Menu de SUPPORT 155 Chaptre 5. Menu de SUPPORT Ce que vous apprendrez dans ce chaptre Ce chaptre vous présentera des routnes supplémentares susceptbles de vous ader dans les analyses de données présentées dans le chaptre

Plus en détail

Editions ENI. Project 2010. Collection Référence Bureautique. Extrait

Editions ENI. Project 2010. Collection Référence Bureautique. Extrait Edtons ENI Project 2010 Collecton Référence Bureautque Extrat Défnton des tâches Défnton des tâches Project 2010 Sasr les tâches d'un projet Les tâches représentent le traval à accomplr pour attendre l'objectf

Plus en détail

MICROSCOPIE SOUS HAUTE PRESSION POUR LA MESURE DE TEMPERATURE DE FUSION FINISSANTE DE SYSTEMES PARAFFINIQUES

MICROSCOPIE SOUS HAUTE PRESSION POUR LA MESURE DE TEMPERATURE DE FUSION FINISSANTE DE SYSTEMES PARAFFINIQUES MICROSCOPIE SOUS HAUTE PRESSION POUR LA MESURE DE TEMPERATURE DE FUSION FINISSANTE DE SYSTEMES PARAFFINIQUES Mchel Mlhet To cte ths verson: Mchel Mlhet. MICROSCOPIE SOUS HAUTE PRESSION POUR LA MESURE DE

Plus en détail

UNIVERSITÉ PARIS OUEST NANTERRE LA DÉFENSE U.F.R. SEGMI Année universitaire 2015 2016. Statistiques Descriptives

UNIVERSITÉ PARIS OUEST NANTERRE LA DÉFENSE U.F.R. SEGMI Année universitaire 2015 2016. Statistiques Descriptives UNIVERSITÉ PARIS OUEST NANTERRE LA DÉFENSE U.F.R. SEGMI Année unverstare 215 216 L1 Économe Cours de B. Desgraupes Statstques Descrptves Séance 7: Indces synthétques Table des matères 1 Introducton 1 1.1

Plus en détail

Méthodologie Version 3, septembre 2007

Méthodologie Version 3, septembre 2007 Méthodologe Verson 3, septembre 2007 Le bulletn Tendances Carbone présente chaque mos sx groupes d ndcateurs : - Synthèse du mos 2 Météo 3 - Actvté économque Energe 5 - Envronnement nsttutonnel 6 - Tableau

Plus en détail

TRANSPORTS URBAINS ET CALCUL ÉCONOMIQUE

TRANSPORTS URBAINS ET CALCUL ÉCONOMIQUE TRANSPORTS URBAINS ET CALCUL ÉCONOMIQUE Mnstère de l Equpement, du Logement, des Transports et du Toursme Consel général des Ponts et Chaussées Mnstère de l Econome et des Fnances Drecton de la Prévson

Plus en détail

N. Bibi Triki, F. Benyarou, B. Benyoucef et M.A.R. El Sayed 1

N. Bibi Triki, F. Benyarou, B. Benyoucef et M.A.R. El Sayed 1 Rev. Energ. Ren. : Valorsaton (1999) 77-8 Blan Thermque et Méthode d Estmaton des Besons Energétques de la Serre Agrcole Tunnel à Double Paro Consttuée dans sa Face Nord d un Mur en Panneau Sandwch N.

Plus en détail

- donc n explique pas très bien le commerce entre pays industrialisés en particulier le commerce intraeuropéen

- donc n explique pas très bien le commerce entre pays industrialisés en particulier le commerce intraeuropéen Le commerce nternatonale en stuaton de concurrence mparfate: ros problèmes essentels des modèles théorques Rcardo, HOS, Standard: - fondés sur la CPP: le commerce n augmente pas la concurrence - pas d

Plus en détail

Informations de l'unité d'enseignement Implantation. Cursus de. Intitulé. Code. Cycle 1. Bloc 1. Quadrimestre 1-2. Pondération 5. Nombre de crédits 5

Informations de l'unité d'enseignement Implantation. Cursus de. Intitulé. Code. Cycle 1. Bloc 1. Quadrimestre 1-2. Pondération 5. Nombre de crédits 5 Informatons de l'unté d'ensegnement Implantaton ECAM Cursus de Bacheler en Scences ndustrelles Informatque et communcaton B1030 Cycle 1 Bloc 1 Quadrmestre 1-2 Pondératon 5 Nombre de crédts 5 Nombre d heures

Plus en détail

Guide d'installation rapide

Guide d'installation rapide Gude d'nstallaton rapde Calbrer le capteur avant toute utlsaton La calbraton se fat par un appu sur le bouton ON de la télécommande, porte fermée, après nstallaton du capteur et de l'amant. Bonjour! Merc

Plus en détail

LES DIMENSIONS DANS LA PERCEPTION DES INTERVALLES MUSICAUX *

LES DIMENSIONS DANS LA PERCEPTION DES INTERVALLES MUSICAUX * LES DIMENSIONS DANS LA PERCEPTION DES INTERVALLES MUSICAUX * "W.J.M. LEVELT et R. PLOMP (Insttute for Percepton R.V.O.-T.N.O., SOESTERBERG, PAYS-BAS) Introducton Il est ntéressant de savor de quelle manère

Plus en détail

EXEMPLES D UTILISATION DE LA TECHNIQUE DES OBSERVATIONS INSTANTANÉES.

EXEMPLES D UTILISATION DE LA TECHNIQUE DES OBSERVATIONS INSTANTANÉES. EXEMPLES D UTILISATIN DE LA TECHNIQUE DES BSERVATINS INSTANTANÉES. Chrstan Fortn, ng., Ph.D. Ergonome et hygénste du traval Centre of santé et servces socaux de la Montagne, Montréal. Résumé La technque

Plus en détail

Installation & Guide de démarrage WL510 Adaptateur sans fil /Antenne

Installation & Guide de démarrage WL510 Adaptateur sans fil /Antenne Installaton & Gude de démarrage WL510 Adaptateur sans fl /Antenne Informaton mportante à propos du WL510 Adresse IP = 192.168.10.20 Nom d utlsateur = wl510 Mot de passe = wl510 QUICK START WL510-01- VR1.1

Plus en détail

Exercices d algorithmique

Exercices d algorithmique Exercces d algorthmque Les algorthmes proposés ne sont pas classés par ordre de dffculté Nombres Ecrre un algorthme qu renvoe la somme des nombre entre 0 et n passé en paramètre Ecrre un algorthme qu renvoe

Plus en détail

NOTICE DE MONTAGE. CARPORT AVEC COUVERTURE Polycarbonate CA6011 544 x 709 cm H273/261 cm

NOTICE DE MONTAGE. CARPORT AVEC COUVERTURE Polycarbonate CA6011 544 x 709 cm H273/261 cm CARPORT AVEC COUVERTURE Polycarbonate CA6011 544 709 cm H273/261 cm 1/ Introducton Le carport avec remse que vous avez acheté a été élaboré pour un usage domestque, destné, à l ecluson de toute affectaton

Plus en détail

Outils de modélisation et d imagerie pour un scanner micro-onde : Application au contrôle de la teneur en eau d une colonne de sol.

Outils de modélisation et d imagerie pour un scanner micro-onde : Application au contrôle de la teneur en eau d une colonne de sol. Outls de modélsaton et d magere pour un scanner mcro-onde : Applcaton au contrôle de la teneur en eau d une colonne de sol. R. Lencrerot To cte ths verson: R. Lencrerot. Outls de modélsaton et d magere

Plus en détail

La mobilité résidentielle depuis 20 ans : des facteurs structurels aux effets de la conjoncture

La mobilité résidentielle depuis 20 ans : des facteurs structurels aux effets de la conjoncture La moblté résdentelle depus 20 ans : des facteurs structurels aux effets de la conjoncture T. Debrand C. Taffn Verson Prélmnare - Ne pas cter 10 mars 2004 Résumé : Les analyses économques sur la moblté

Plus en détail

Analyse électromagnétique et outils de modélisation couplés. Application à la conception hybride de composants et modules hyperfréquences

Analyse électromagnétique et outils de modélisation couplés. Application à la conception hybride de composants et modules hyperfréquences UNIVERSITE DE LIMOGES ECOLE DOCTORALE Scences Technologe - Santé FACULTE des SCIENCES et TECHNIQUES de LIMOGES THESE Pour obtenr le grade de DOCTEUR DE L UNIVERSITE DE LIMOGES Année 2008 Dscplne : Electronque

Plus en détail

DOCUMENT DE RECHERCHE EPEE

DOCUMENT DE RECHERCHE EPEE DOCUMENT DE RECHERCHE EPEE CENTRE D ETUDES DES POLITIQUES ECONOMIQUES DE L UNIVERSITE D EVRY Comment développer les emplos favorables à la bodversté en Ile-de-France? Jean DE BEIR, Célne EMOND, Yannck

Plus en détail

LE RÉGIME DE RETRAITE DU PERSONNEL CANADIEN DE LA CANADA-VIE (le «régime») INFORMATION IMPORTANTE CONCERNANT LE RECOURS COLLECTIF

LE RÉGIME DE RETRAITE DU PERSONNEL CANADIEN DE LA CANADA-VIE (le «régime») INFORMATION IMPORTANTE CONCERNANT LE RECOURS COLLECTIF 1 LE RÉGIME DE RETRAITE DU PERSONNEL CANADIEN DE LA CANADA-VIE (le «régme») INFORMATION IMPORTANTE CONCERNANT LE RECOURS COLLECTIF AVIS AUX RETRAITÉS ET AUX PARTICIPANTS AVEC DROITS ACQUIS DIFFÉRÉS Expédteurs

Plus en détail

ErP : éco-conception et étiquetage énergétique. Les solutions Vaillant. Pour dépasser la performance. La satisfaction de faire le bon choix.

ErP : éco-conception et étiquetage énergétique. Les solutions Vaillant. Pour dépasser la performance. La satisfaction de faire le bon choix. ErP : éco-concepton et étquetage énergétque Les solutons Vallant Pour dépasser la performance La satsfacton de fare le bon chox. ErP : éco-concepton et étquetage énergétque Eco-concepton et Etquetage

Plus en détail

Cours de Calcul numérique MATH 031

Cours de Calcul numérique MATH 031 Cours de Calcul numérque MATH 03 G. Bontemp, A. da Slva Soares, M. De Wulf Département d'informatque Boulevard du Tromphe - CP22 http://www.ulb.ac.be/d Valeurs propres en pratque. Localsaton. Méthode de

Plus en détail

Modélisation de la dispersion de polluants à l échelle intra-urbaine, mise en place d indicateurs morphologiques

Modélisation de la dispersion de polluants à l échelle intra-urbaine, mise en place d indicateurs morphologiques Modélsaton de la dsperson de polluants à l échelle ntra-urbane, mse en place d ndcateurs morphologques Glles MAIGNANT CNRS / Unversté de Nce Sopha Antpols UMR ESPACE Introducton Trater de la qualté de

Plus en détail

Chapitre 5.1 Les photons et l effet photoélectrique

Chapitre 5.1 Les photons et l effet photoélectrique Chaptre 5. Les s et l eet photoélectrque L ntensté d une onde électromagnétque n 884, le physcen brtannque John Henry Poyntng a démontré à partr des équatons de Maxwell que l ntensté d un champ électromagnétque

Plus en détail

Editions ENI. Excel 2010. Collection Référence Bureautique. Extrait

Editions ENI. Excel 2010. Collection Référence Bureautique. Extrait Edtons ENI Excel 2010 Collecton Référence Bureautque Extrat Tableau crosé dynamque Tableau crosé dynamque Excel 2010 Créer un tableau crosé dynamque Un tableau crosé dynamque permet de résumer, d analyser,

Plus en détail

Enquête sur les services de télécommunications

Enquête sur les services de télécommunications Enquête sur les servces de télécouncatons Vu l'avs favorable du Consel Natonal de l'inforaton Statstque, cette enquête, reconnue d'ntérêt général et de qualté statstque, est oblgatore. Vsa n 200222EC du

Plus en détail

ASCENSEUR FLUVIAL FUNICULAIRE DE STREPY-THIEU

ASCENSEUR FLUVIAL FUNICULAIRE DE STREPY-THIEU ASCENSEUR FLUVIAL FUNICULAIRE DE STREPY-THIEU Le canddat est nvté à formuler toute hypothèse cohérente qu lu semblerat nécessare pour pouvor répondre aux questons posées. Page 1 sur 21 1. PRESENTATION

Plus en détail

viamobil eco V14 Sommaire Aperçu 72 Avantages du produit 73 Visuel du produit 74 Descriptif 75 Accessoires 76 Caractéristiques techniques 77

viamobil eco V14 Sommaire Aperçu 72 Avantages du produit 73 Visuel du produit 74 Descriptif 75 Accessoires 76 Caractéristiques techniques 77 Sommare vamobl eco V14 Aperçu 72 Avantages du produt 73 Vsuel du produt 74 Descrptf 75 Accessores 76 Caractérstques technques 77 vamobl eco V14 71 Aperçu V14 Pousser un fauteul faclement. 72 Avantages

Plus en détail

TABLE DES MATIERES. Cours d économie général 2009-2010

TABLE DES MATIERES. Cours d économie général 2009-2010 TABLE DES MATIERES Durée...2 Objectf spécfque...2 Résumé...2 I. Equlbre en économe fermée...2 I.1 L équlbre sur le marché des produts : la courbe IS...2 I.2 L équlbre sur le marché de la monnae : la courbe

Plus en détail

Calculer le coût amorti d une obligation sur chaque exercice et présenter les écritures dans les comptes individuels de la société Plumeria.

Calculer le coût amorti d une obligation sur chaque exercice et présenter les écritures dans les comptes individuels de la société Plumeria. 1 CAS nédt d applcaton sur les normes IAS/IFRS Coût amort sur oblgatons à taux varable ou révsable La socété Plumera présente ses comptes annuels dans le référentel IFRS. Elle détent dans son portefeulle

Plus en détail

DES EFFETS PERVERS DU MORCELLEMENT DES STOCKS

DES EFFETS PERVERS DU MORCELLEMENT DES STOCKS DES EFFETS PERVERS DU MORCELLEMENT DES STOCKS Le cabnet Enetek nous démontre les mpacts négatfs de la multplcaton des stocks qu au leu d amélorer le taux de servce en se rapprochant du clent, le dégradent

Plus en détail