2012 Stabilisation de l activité Perspectives de reprise

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1 2012 Stabilisation de l activité 2013 Perspectives de reprise Quel avenir pour l industrie chimique en France? Enjeux énergétiques Paris, le 21 mars 2013 UIC - Contacts presse Hélène MEJEAN - Directeur de la Communication - UIC / Fanny MILCENT-BAUDOIN - ACCOM S /

2 23 mars 2010 Conférence de presse UIC 23 mars

3 Rapport détaillé 1 re partie Bilan de l activité de l industrie chimique en France en 2012 et perspectives L économie mondiale 7 2. Évolutions des taux de change et des cours du pétrole L industrie chimique en France La production de l industrie chimique La production chimique par secteur Les échanges extérieurs de l industrie chimique Les échanges extérieurs par secteur Les échanges extérieurs par zone géographique Les prix de vente industriels de l industrie chimique Les dépenses d investissement industriel de l industrie chimique Les dépenses de recherche et développement de l industrie chimique L emploi dans l industrie chimique Les perspectives 2013 de l industrie chimique en France et en Europe 36 2 e partie Enjeux énergétiques 39

4 23 mars 2010 Conférence de presse UIC 23 mars

5 1 re partie BILAN DE L'ACTIVITÉ DE L'INDUSTRIE CHIMIQUE EN FRANCE EN 2012 ET PERSPECTIVES Stabilisation de l activité Conférence de presse UIC 23 mars

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7 L économie mondiale Après une année 2011 mitigée, l économie mondiale a évolué dans un environnement contrasté selon les régions. Les demandes intérieures étaient inégales et souvent atones. Dans de nombreux pays, les conséquences de la crise de 2008 étaient encore présentes, en particulier dans la zone euro. L aggravation de la situation dans les pays du Sud de l Europe a été un facteur déclencheur de la récession de l ensemble de la zone. Par l intermédiaire des relations internationales (commerciales et financières), ces difficultés économiques se sont propagées aux autres pays développés (Etats-Unis, Japon) et aux pays en développement (Asie). Toutefois, contrairement à la crise précédente, les échanges mondiaux ainsi que les cours des matières premières n ont pas baissé brutalement témoignant ainsi d une certaine résistance de l activité. En moyenne, la croissance de l économie mondiale est estimée à 2,9 % en 2012 après 3,7 % en Le début d année a démarré sur un rythme relativement soutenu, à +3 % en rythme annuel, grâce à l embellie de la conjoncture américaine et au dynamisme des économies émergentes. Mais des signes de ralentissement sont nettement apparus au printemps, avec la zone euro en récession. Les mesures d austérité budgétaire mises en place pour restructurer la dette souveraine ont affecté les comportements des agents économiques et affaibli les perspectives de reprise. Une légère amélioration s est manifestée au troisième trimestre 2012 provenant d un rebond aux Etats-Unis et en Chine, mais elle contrastait avec la persistance de la détérioration de l activité en zone euro. Conférence de presse UIC 21 mars

8 Une croissance 2012 dispersée En 2012, les Etats-Unis ont affiché une croissance relativement soutenue au regard des autres pays développés (+2,2 % après +1,8 % en 2011). Malgré les conséquences de l ouragan Sandy, l économie américaine a résisté grâce à la hausse de la consommation privée (+1,9 % pour les dépenses des ménages), elle-même encouragée par une amélioration de la situation sur le marché du travail et un reflux de l inflation. L embellie conjoncturelle s est également appuyée sur le redémarrage de la construction, ce qui s est traduit par une remontée des prix et des mises en chantier. Du côté des entreprises, les investissements sont restés en berne malgré l amélioration des profits. Les chefs d entreprise sont restés prudents face aux incertitudes sur les perspectives d activité en Europe et dans l attente des décisions de politique budgétaire américaine. Au Japon, l activité a été contrainte par la baisse de la demande extérieure, de la part de la zone euro mais aussi des économies émergentes d Asie. La force du Yen ainsi que les tensions géopolitiques avec la Chine ont pu également limiter les échanges avec les partenaires voisins. Simultanément, la demande intérieure continuait d être faible avec une moindre progression de la consommation privée et des investissements totaux (immobiliers et d entreprises). Après un trimestre positif, l activité nippone a enregistré trois trimestres consécutifs de contraction, ce qui a conduit à une croissance légèrement inférieure à 2 % (après -0,5 % en 2011). Les dépenses publiques engagées pour la reconstruction des régions dévastées par le tsunami de 2011 ont été le principal soutien à la croissance. Touchée par le ralentissement de la demande mondiale, l Asie a enregistré une croissance plus faible en 2012 au regard des taux historiquement élevés. Le PIB de la zone a progressé de 7,6 % en 2012 contre 9,3 % l année précédente. Le rythme a toutefois été plus soutenu en deuxième partie de l année grâce à la Chine. En effet, après sept trimestres de ralentissement, le PIB chinois s est stabilisé au troisième trimestre 2012 sur fond de mesures de soutien de la part des autorités. Ces dernières ont notamment accordé des aides fiscales pour encourager les exportations et l investissement. La demande intérieure en Chine a été le moteur pour l ensemble de la zone. Les autres pays (Inde, Malaisie, Singapour, Hong Kong) ont davantage ralenti mais avec en plus des problèmes structurels spécifiques (inflation, déficit). En Amérique latine, l activité a été moins dynamique en 2012, la croissance du PIB ralentissant à +2,3 % après +4,6 % en 2011 et +6,6 % en La consommation domestique est pourtant restée soutenue mais l activité industrielle a eu du mal à suivre par manque de capacités et d investissements, notamment en Argentine et au Brésil. L affaiblissement de la croissance mondiale est venu s ajouter aux problèmes internes. En Europe, l activité économique est restée mal orientée dès le début de l année pour afficher en moyenne un recul du PIB de 0,6 % pour la zone euro (après +1,5 % en 2011). Les tensions au sein de la zone ont pu être apaisées grâce aux interventions successives de la Banque Centrale européenne. Mais en même temps, le renforcement nécessaire des plans de consolidation des finances publiques a amené de la rigueur budgétaire qui a pesé sur la demande interne. Les conditions économiques sont ainsi demeurées fragiles et les enquêtes de conjoncture dégradées. Le chômage est arrivé à un point culminant, à un peu plus de 11 % dans la zone euro. La faiblesse de la demande et la dégradation des marges des entreprises ont aussi pesé sur l investissement et la production industrielle. En moyenne, la production de l industrie manufacturière a diminué de 2,5 % dans la zone euro (après +4,5 % en 2011) et de 2,1 % dans l UE27 (+4,5 % l année précédente). Au sein de la zone euro, l économie allemande a été affectée par la récession de l économie européenne et plus globalement par le ralentissement des pays tiers. Après une hausse soutenue à 3,1 % en 2011, le PIB a progressé de 0,7 % en La contribution du commerce extérieur a été majeure compensant la morosité de la demande interne. La production manufacturière s est néanmoins contractée de 0,9 % après une hausse de près de 9 % en mars Conférence de presse UIC 21 mars 2013 Conférence de presse UIC 23 mars

9 Face à la dégradation des perspectives d activité dans l industrie européenne, les chefs d entreprises allemands ont retardé leurs décisions d investissement. De plus, la consommation des ménages a été réservée, progressant moins fortement qu en 2011 en raison d un marché du travail atone. Sur le plan budgétaire, l Allemagne devrait avoir retrouvé l équilibre en 2012 mais nombreux sont les autres pays encore en difficulté et à devoir adopter de nouvelles mesures. En particulier, l Italie en récession en 2012 (-2,2 %) et l Espagne (-1,4 %). France : panne de croissance La croissance de la France est nulle en 2012 après +1,7 % en Tous les moteurs sont en berne. La consommation des ménages n a pas joué son rôle habituel de moteur de croissance de l économie. En effet, le pouvoir d achat des ménages a été affecté par la dégradation du marché du travail, la progression des prélèvements obligatoires et l inflation énergétique. En moyenne annuelle, la consommation des ménages a stagné par rapport à l année précédente, avec une baisse plus marquée pour les seuls achats de produits manufacturés (-0,8 % en 2012). Le ralentissement de la demande a pesé sur la production de biens et services qui est restée faible (+0,1 % en 2012 après +1,9 %) avec un repli dans l industrie (-2,7 % après +3 % en 2011 et +4,5 % en 2010). Toutes les branches de l économie y ont contribué hormis l agroalimentaire (+0,5 % en 2012). La production manufacturière est inférieure de près de 10 % à son niveau moyen de 2008 ou encore en deçà de 15,8 % par rapport à son dernier point haut d avant crise (février 2008). Le secteur du bâtiment et de la construction a affiché une contraction de 3,1 % après une hausse de 2,2 % l année précédente. La conjoncture économique ainsi que les restrictions de crédits et la diminution des soutiens aux investissements locatifs ont pesé sur le secteur. De fait, les signaux baissiers ont été nombreux, sur le nombre de transactions immobilières, les ventes et les mises en chantier de logements neufs. Conférence de presse UIC 21 mars

10 Sur le plan des échanges extérieurs, les exportations de produits manufacturés ont été moins dynamiques mais toujours en croissance (+3,2 % en valeur par rapport à 2011 après +8,4 %). La décélération est due au repli des ventes de l automobile, de produits métallurgiques, de papier-carton et de produits caoutchouc et plastique. A l inverse, les livraisons aéronautiques et spatiales, de produits pharmaceutiques, de produits agricoles et agroalimentaires ainsi que de l industrie chimique dans son ensemble, se sont améliorées. La propagation de la crise au sein de la zone euro a pesé sur les exportations de la France vers ses principaux partenaires, notamment l Espagne et l Italie. Pour l ensemble de l Union européenne, la progression des ventes s est essoufflée (+0,3 % après +7,2 %). Cet impact de la crise a toutefois été compensé par le dynamisme de la demande en provenance des Etats-Unis et de l Asie. La demande américaine adressée à la France a ainsi augmenté de 13,4 % et celle en provenance d Asie de 13 %. Simultanément, la progression des importations s est réduite (+1,3 % en valeur en 2012 après +12,3 % l année précédente) marquées par l atonie de la demande intérieure et la moindre progression des achats énergétiques. Les importations ont notamment reculé pour les secteurs de l automobile (-9,7 %), de la métallurgie (-6,5 %), des machines et équipements et des produis textiles. L aéronautique, la pharmacie et les industries agroalimentaires ont pour leur part enregistré une hausse, les liens intragroupes des groupes internationaux installés en France jouant dans les échanges de certains secteurs. Au final, le déficit commercial s est réduit à -67,2 milliards d euros en 2012 contre -74 milliards en mars 2010 Conférence de presse UIC 23 mars Conférence de presse UIC 21 mars 2013

11 Evolutions des taux de change et des cours du pétrole Un euro sous tension Face au regain de difficultés dans la zone euro, la monnaie unique s est dépréciée contre la majorité des devises. Il résistait malgré tout autour de 1,3 dollar début 2012 du fait de l augmentation de l excédent commercial de la zone (conséquence directe de la contraction des importations des pays en crise). En deuxième partie d année, des éléments de risque ont pesé sur le dollar, notamment les élections américaines et les décisions attendues en politique économique et fiscale, ce qui a autorisé une reprise de l euro. En moyenne annuelle, le taux de change de l euro avec le dollar s est établi à 1,286 soit en baisse de 7,6 % par rapport à l année précédente. Entre janvier et décembre 2012, la résistance de l euro s est traduite par une hausse de près de 2 % face au dollar et il a retrouvé en fin d année le niveau de 1,313 dollar (moyenne mensuelle). Concernant la devise nippone, elle a été vigoureuse une majeure partie de l année mais la tendance s est inversée avec le retour en récession de l économie japonaise et les interventions des autorités pour redresser la compétitivité à l exportation. L euro a diminué en moyenne de 7,6 % contre le Yen. De la même façon, les autorités chinoises ont continué de préserver leur compétitivité en stabilisant leur monnaie. Conférence de presse UIC 21 mars

12 Un pétrole toujours élevé En 2012, le prix du baril de pétrole (Brent de la mer du Nord) a atteint 111,8 dollars en moyenne, soit en hausse de 0,7 % par rapport à Cette faible progression est en phase avec la réalité économique de l année mais masque toutefois une relative résistance des cours du pétrole. En effet, après son augmentation sur le premier trimestre (+8,2 % par rapport au trimestre précédent), le cours du baril a régulièrement diminué d un trimestre sur l autre sans pour autant chuter. Le contexte économique était moins favorable mais la dimension géopolitique (crise iranienne) et le niveau soutenu de la consommation des pays émergents ont contribué à limiter le reflux des cours du pétrole. 23 mars 2010 Conférence de presse UIC 23 mars Conférence de presse UIC 21 mars 2013

13 L industrie chimique en France L industrie chimique au niveau mondial En 2011, les ventes mondiales de l industrie chimique sont estimées à milliards d euros enregistrant une deuxième année de hausse depuis la crise (+11,6 % après +29,3 % en 2010 et -9,5 % en 2009). Les économies émergentes ont largement contribué à cette reprise, la production chimique en Asie dépassant nettement celle des autres régions du monde. L industrie chimique en Europe est toujours la deuxième zone de production avec 23,4 % des ventes. Mais face à la montée des pays émergents, sa position s est dégradée depuis le début des années 2000 où elle représentait encore 29 % des ventes. L Asie (y compris le Japon) ne comptait que pour 33 % de la production en 2000 avant de se hisser à près de 52 % en La montée en puissance de la zone s explique en grande partie par le développement rapide de la Chine mais aussi de la République de Corée et du Brésil. Sur les 20 dernières années, ces trois pays ont connu les plus fortes croissances (+16,8 % en Chine, +10,2 % en République de Corée et +7,8 % au Brésil en valeur en moyenne par an) illustrant leur développement économique et leur demande en produits industriels et de consommation. La Chine est devenue le premier producteur chimique en 2008, sa part des ventes passant de 6 % en 2000 à 26,8 % en Pour sa part, l industrie chimique en France est repassée au septième rang en 2011 contre une cinquième place en Elle maintient sa deuxième position en Europe, après l Allemagne et compte pour 15,4 % des ventes de la chimie européenne (UE27). Conférence de presse UIC 21 mars

14 La contribution de l industrie chimique à l économie en France L industrie chimique* est un secteur important de l industrie manufacturière (y compris industries agroalimentaires) et de l économie en France, de par : sa contribution à la valeur ajoutée de l industrie (8,5 % en 2010). En 2012, sa valeur ajoutée est estimée à 18,7 milliards d euros ; son poids significatif dans les échanges extérieurs. En 2012, elle a compté pour 14 % des exportations de l industrie manufacturière et a ainsi conservé sa première place de secteur exportateur depuis Son solde positif a également aidé à réduire le déficit de l industrie, la plaçant au quatrième rang des secteurs industriels ; sa participation au développement industriel. C est le deuxième secteur selon les dépenses d investissements industriels en 2011 et le quatrième selon les dépenses en R&D ; son attractivité en termes d emplois, 6 e employeur dans le classement de l industrie en 2010 et elle compte pour plus de 5,4 % des effectifs directs de l industrie. En 2012, le chiffre d affaires de l industrie chimique est estimé en hausse de 2,5 % par rapport à 2011, résultat d une baisse des volumes de 0,5 % compensée par une hausse des prix de ventes de 2,9 %. En valeur, le chiffre d affaires s élève ainsi à 88,9 milliards d euros. * Y compris chimie fine pharmaceutique 23 mars 2010 Conférence de presse UIC 23 mars Conférence de presse UIC 21 mars 2013

15 La production de l industrie chimique en France En 2012, la production de l industrie chimique a baissé de 0,5 % en volume par rapport à La diminution a été relativement limitée puisque l indice de production s est stabilisé entre janvier et décembre 2012 alors qu il avait perdu près de 4 % sur la même période de Dans un contexte de faible demande, l industrie chimique a mieux résisté que l ensemble de l industrie. Après un redressement au premier trimestre 2012 à considérer davantage comme un rattrapage sur la fin d année 2011, la production a continué de croître au deuxième trimestre (+0,7 % par rapport au trimestre précédent) avant de reculer sur la période suivante et de stabiliser en fin d année (-1,6 % au troisième trimestre et -0,2 % au quatrième trimestre). En glissement annuel, l activité a diminué sur les trois premiers trimestres, le dernier affichant une amélioration par rapport à une fin d année 2011 particulièrement dégradée. Conférence de presse UIC 21 mars

16 L industrie chimique a résisté grâce au marché extérieur Dans un contexte économique difficile en France et en zone euro, l activité de l industrie chimique a globalement résisté, s appuyant sur une demande extérieure plus soutenue de la part des pays tiers. En Europe, la demande finale des secteurs clients tels que l automobile, l électronique, l emballage, la construction et la consommation des ménages a été peu dynamique voire en retrait entraînant une grande prudence dans la gestion des stocks. Hors zone euro, les marchés de l industrie chimique ont été plus porteurs, grâce à une demande interne dynamique et même si elle a aussi ralenti. Elle a bénéficié aux exportations du secteur également encouragées par des effets positifs de la dépréciation de l euro fin 2011 et début Illustrant la faiblesse de l activité, les taux d utilisation des capacités se sont régulièrement contractés dans le courant de l année Perdant plus de 5 points, ils se sont situés autour de 75 % en moyenne pour l ensemble de l industrie chimique. 23 mars 2010 Conférence de presse UIC 23 mars Conférence de presse UIC 21 mars 2013

17 Comme moteur de croissance de l industrie chimique, le marché intérieur a ainsi pesé négativement, de l ordre de -1,5 point sur l évolution de la production. La faiblesse de la demande domestique a aussi limité les importations participant à renforcer la contribution du commerce extérieur. En volume, les exportations se sont stabilisées par rapport à 2011 quand les importations diminuaient de 2 % sur la même période. En conséquence, les termes de l échange se sont améliorés se traduisant par une contribution du solde commercial de 1 point (après -0,7 point en 2011). Par différence, il semblerait que la variation des stocks n ait globalement pas affecté l activité. Selon les enquêtes de conjoncture réalisées auprès des industriels de la chimie, les niveaux des stocks étaient annoncés comme toujours élevés. Contrairement à la dernière crise, il n y a pas eu d ajustement brutal en fin d année, ce qui ressortirait ainsi d une gestion plutôt lissée tout au long de l année. Conférence de presse UIC 21 mars

18 La production chimique par secteur Les performances des secteurs chimiques sont toujours contrastées mais tous ont été touchés en 2012 par le ralentissement de l activité. Ainsi, la chimie amont (minérale et organique) mais également celle des spécialités et des biens de consommation plus proches des consommateurs ont enregistré une croissance moins forte due à la faiblesse des marchés domestique et de la zone euro. La situation s est avérée plus favorable pour les débouchés liés aux marchés agricoles tels que les engrais et les produits phytopharmaceutiques. Si l on exclue ces deux familles, l évolution de la production dans son ensemble est négative de 2 %, avec -9,6 % pour la chimie minérale et -3,8 % pour les spécialités chimiques. Hors engrais, baisse marquée des volumes de la chimie minérale En 2012, la chimie minérale a enregistré une hausse de 5,4 % en volume (après +6,3 % en 2011) avec une contribution forte de la production des engrais et produits azotés. Hors ce secteur, la chimie minérale est en baisse de 9,6 % par rapport à l année précédente. Les volumes des autres activités que sont les produits inorganiques de base (chlorochimie, produits fluorés ), les gaz industriels et les colorants et pigments ont diminué pénalisés sur le marché français par la contraction des débouchés industriels (automobile, sidérurgie, électronique, l industrie chimique elle-même ) et par la morosité du secteur de la construction. Pour les produits inorganiques de base, la contraction a atteint -14,3 % après une hausse de 3,3 %. 23 mars 2010 Conférence de presse UIC 23 mars Conférence de presse UIC 21 mars 2013

19 Les gaz industriels ont connu des reports ou des arrêts de projets avec notamment les interruptions d activité en sidérurgie et la baisse de l activité industrielle. Les démonstrateurs de technologies innovantes ainsi que des applications dans les secteurs de la santé, de l énergie et de l électronique ont soutenu de manière marginale la demande. La production des gaz industriels a globalement reculé de 5,2 % après une hausse de près de 12 % en Quant aux engrais, ils ont continué de bénéficier de la bonne orientation de la demande profitant avant tout à la production domestique. En effet, les importations se sont modérées et les volumes de production ont augmenté avec globalement un recul des livraisons d engrais en France. Le contexte favorable du secteur s est appuyé sur une sécheresse aux Etats-Unis, en Russie et en Ukraine entraînant des tensions sur l offre de produits agricoles. Face à une hausse continue de la demande alimentaire, les prix des matières premières agricoles ont augmenté encourageant ainsi les producteurs à améliorer leurs rendements. Recul de la production de la chimie organique Après une stabilisation en 2011, la production de la chimie organique a reculé en 2012 (-1,2 %). Marquées par une fin d année 2011 très dégradée, toutes les composantes du secteur (pétrochimie, matières plastiques et caoutchouc synthétique) avaient pourtant contribué à un rebond au premier trimestre, et ce grâce à un effet positif de reconstitution des stocks. Mais le retournement s est amorcé dès le deuxième trimestre quand la baisse de la demande aval s est confirmée poussant les industriels à puiser dans leurs stocks. En conséquence, les volumes de la pétrochimie ont reculé de 0,6 % en 2012 (après une stabilisation en 2011) et la production des matières plastiques a diminué de 2,2 % (après -1,7 %). Cette dernière est principalement destinée au marché européen, pour les secteurs de l emballage (près de 40% de la consommation), du bâtiment (plus de 20 %) et de l automobile (environ 8 %). L utilisation de plastiques techniques pour des applications dans l énergie, la santé ou plus en vogue, dans l électronique (développement des tablettes et ordinateurs portables) a pu limiter la baisse des autres débouchés. Sur les marchés étrangers, les ventes de produits pétrochimiques et de matières plastiques ont été dynamiques. Elles sont toutefois en concurrence avec les nouvelles capacités installées au Moyen- Orient, en Asie et aux États-Unis sur la base du gaz de schiste. Stabilisation des spécialités chimiques En 2012, la production des spécialités chimiques s est maintenue au même niveau que l année précédente (après +4,1 %) grâce à un bon premier semestre compensant le ralentissement sur la deuxième partie de l année. A noter également, la contribution positive des produits phytopharmaceutiques. Cette activité a effectivement bénéficié d un contexte climatique favorable au développement de maladies, ravageurs et mauvaises herbes. Plus précisément, l utilisation des produits de protection des plantes a permis aux agriculteurs de sauvegarder une très grande partie du potentiel de production. Les autres spécialités chimiques servant des débouchés industriels ont davantage souffert. En particulier, les volumes de peintures et vernis ont diminué de près de 7 % (après -3 % en 2011). Les applications dans le bâtiment ont baissé en dépit du soutien des produits d isolation. Pour les marchés de l automobile (réparation et première monte) et de l industrie en général, les ventes de peintures ont été en fort recul ainsi que pour les colles et adhésifs (-5,4 % en volume en 2012) malgré une demande soutenue pour des applications innovantes (colles multifonctions). Par ailleurs, les spécialités chimiques restent exposées au niveau élevé des prix des matières premières et de l énergie qui a pesé sur les marges des entreprises. Conférence de presse UIC 21 mars

20 La crise de la consommation a touché les savons, parfums et produits d entretien Alors qu ils avaient rapidement retrouvé leurs niveaux d avant crise, les savons, parfums et produits d entretien ont été rattrapés par la panne de la consommation. Leur production a reculé de 1,2 % en 2012 après une croissance de plus de 9 % en Compte tenu des incertitudes sur les perspectives d activité et les décisions politiques, la confiance des ménages et des industriels s est dégradée entraînant à la baisse les commandes sur les marchés domestique et européen. Les ménages français ont procédé à des arbitrages dans leurs achats, entre produits de nécessité et de confort. En volume, la contraction a d ailleurs été plus forte pour le secteur des parfums et produits cosmétiques, à -1,5 % en 2012 après une progression de 11,5 % en La relative résistance du secteur des savons et produits d entretien (+2,3 %, en 2012) est à mettre au regard d une très faible activité en 2011 où les volumes avaient déjà chuté de 7,6 %. Les échanges extérieurs de savons, parfums et produits cosmétiques sont restés soutenus mais avec toutefois une augmentation des importations de parfums et produits cosmétiques (toutes provenances confondues). Les soldes sont très positifs contribuant à la croissance de l industrie chimique. Un profil heurté pour la production de la chimie fine pharmaceutique La production de la chimie fine pharmaceutique a reculé en 2012 après avoir connu une activité très dynamique en 2011, sans lien avec l évolution de la production de médicaments qui s est redressée en Le secteur de la chimie fine connaît régulièrement des à-coups liés à des mouvements de restockage sur certaines familles de produits et aux achats ponctuels de quelques clients étrangers (Irlande, Singapour). 23 mars 2010 Conférence de presse UIC 23 mars Conférence de presse UIC 21 mars 2013

21 Les échanges extérieurs de l industrie chimique en France Pour la troisième année consécutive, les échanges extérieurs de produits chimiques ont été soutenus en Les exportations ont progressé de 1,9 % en valeur par rapport à l année précédente (après +10,3 % en 2011 et +15,5 % en 2010). Elles se sont élevées à un niveau record de 55 milliards d euros soit près de 62 % du chiffre d affaires. En dépit d une demande intérieure atone, les importations ont progressé (+2,2 % en valeur après +12,9 % en 2011 et +17,7 % en 2010) pour atteindre également une valeur record de 50,6 milliards d euros. Un effet prix significatif a davantage impacté les importations. En effet, les exportations se sont stabilisées en volume par rapport à 2011 alors que les importations ont diminué (-2 % en volume). La pénétration du marché domestique par les importations est néanmoins restée au même niveau que 2011, soit 60 % de la demande domestique en Il en est de même pour le solde commercial et le taux de couverture de l industrie chimique qui se sont stabilisés aux niveaux de 2011, respectivement 4,4 milliards d euros et 1,09. En évolution infra-annuelle, les échanges ont connu une orientation à la baisse dès le deuxième trimestre. Cette détérioration a résulté de la morosité de l activité économique en Europe, principal partenaire de la France. La relative résistance des échanges avec les autres régions du monde a amorti la baisse des débouchés européens. Conférence de presse UIC 21 mars

22 Les échanges extérieurs par secteur La segmentation par secteur des échanges extérieurs a confirmé la part prédominante de la chimie organique dans les échanges de produits où elle représente près de 39 % des exportations et 40 % des importations totales de l industrie chimique en La France est aussi très présente dans les échanges de spécialités chimiques et de savons, parfums et produits d entretien. Pour toutes ces familles de produits, elle est exportatrice nette alors que les déficits commerciaux de la chimie minérale et de la chimie fine pharmaceutique se sont creusés. Baisse marquée des exportations de la chimie minérale La balance commerciale de la chimie minérale s est élevée à -3,7 milliards d euros en 2012 contre -3,5 milliards l année précédente. Elle est due à une contraction plus importante des exportations (-8,5 % en valeur par rapport à 2011) que des importations (-2 % sur la même période). Hormis les engrais, toutes les familles de produits ont enregistré une diminution des ventes à l étranger. En particulier, les produits inorganiques de base qui représentent près de 70 % des exportations de la chimie minérale ont été touchés (-11,6 % par rapport à 2011). Ils ont un nouveau déficit à -1,1 milliard d euros (contre -0,95 milliard en 2011) en dépit de la baisse des achats extérieurs (-4,7 %). Les flux des gaz industriels sont relativement modestes (2,5 % des exportations et 1,8 % des importations de la chimie minérale) car les sites de production sont proches des utilisateurs. Plus significatifs dans les échanges du secteur, les colorants et pigments (19,7 % des exportations) ont enregistré une baisse de 4,5 % des ventes. Le déficit a pu légèrement s améliorer à -232 millions d euros (contre -257,3 millions en 2011). 23 mars 2010 Conférence de presse UIC 23 mars Conférence de presse UIC 21 mars 2013

23 Les échanges d engrais et produits azotés sont toujours en hausse mais les rythmes ont ralenti. En dépit d une augmentation soutenue des exportations (+10,2 % en valeur par rapport à l année précédente), le déficit s est creusé avec une faible progression des importations (+3,7 % après +23 % l an passé). Les approvisionnements d engrais ont constitué près de 33 % des importations de la chimie minérale. Leur balance commerciale a été déficitaire de 2,3 milliards d euros en 2012 (après -2,2 milliards en 2011), ce qui a représenté 62 % du déficit du secteur de la chimie minérale. Amélioration du solde des échanges de la chimie organique Les échanges extérieurs de la chimie organique ont progressé de 2,9 % à l exportation et de 2,1 % à l importation par rapport à Compte tenu d un léger avantage des flux à l exportation, l excédent commercial s est renforcé à 1,2 milliard d euros (après 977 millions en 2011). Cette évolution a essentiellement reposé sur une contribution positive des échanges de matières plastiques et de caoutchouc synthétique. En effet, ces deux familles ont enregistré une augmentation de leurs exportations alors que les achats extérieurs diminuaient en lien avec la faible demande domestique. Le solde commercial des matières plastiques est positif de 853 millions d euros en A l inverse, les produits pétrochimiques qui comptent pour plus de la moitié des exportations de la chimie organique, ont enregistré une hausse plus soutenue des importations (+6 % en valeur) que des exportations (+4,6 %). En volume (flux déflatés des prix à l exportation et à l importation), les exportations ont progressé de 7,8 % contre 7,6 % pour les importations, les prix des produits importés diminuant un peu plus que ceux des ventes. L effet change de l euro vis-à-vis du dollar et un moindre relèvement des prix du pétrole ont pu modérer le renchérissement des importations. Au global, le déficit des échanges des produits pétrochimiques a atteint -363 millions d euros contre -203 millions l année précédente. Consolidation de la balance commerciale des spécialités chimiques En 2012, les spécialités chimiques ont amélioré leur solde commercial à près de 2,5 milliards d euros contre 2 milliards l année précédente. Cette performance est à mettre au crédit d une croissance plus modérée des importations (+0,5 % en 2012 après +10,7 % en valeur) même si les exportations ralentissaient également (+4,3 % après +11 %). La faiblesse de la demande intérieure de nombreux secteurs clients (automobile, électronique, emballage ) a été à l origine de cet essoufflement qui a touché l ensemble des spécialités chimiques (peintures, colles, vernis, huiles essentielles, explosifs). En parallèle, les ventes à l étranger sont restées bien orientées avec toutefois un effet prix pour quelques catégories de produits (peintures et colles). Exprimées en volume, ces exportations se sont quasiment stabilisées en Concernant les échanges de produits phytopharmaceutiques, ils ont progressé mais à des rythmes inférieurs à ceux de l année précédente, avec une hausse des exportations de 9,5 % (après +19 % en valeur) et de 6,5 % pour les achats extérieurs (après +18 %). Leur balance commerciale a pu s améliorer à 1 milliard d euros contre 883 millions en Conférence de presse UIC 21 mars

24 Maintien d un excédent record pour les savons, parfums et produits d entretien Les échanges de savons, parfums et produits d entretien sont restés bien orientés en 2012 malgré une progression des ventes moins soutenue qu en Les exportations ont augmenté de 2 % en valeur (après +8,1 %) et les importations de 3,3 % (après +7,6 %). Ces évolutions et le niveau supérieur des exportations ont permis de consolider le solde à près de 8,5 milliards d euros après 8,4 milliards en Les ventes de parfums et produits cosmétiques qui représentent 86 % des exportations du secteur, ont enregistré une hausse de 2 % en valeur par rapport à l année précédente. La baisse de la demande européenne (-2% vers l UE 27) a été en partie compensée par une demande plus soutenue de la part des pays tiers (+6 % pour les ventes hors UE). On notera toutefois une hausse plus importante des approvisionnements (+6,6 %) qui sont venus en grande partie de l UE (65 % des achats de parfums), ce qui a entraîné une balance à 8,47 milliards d euros. Exposés à la concurrence et à la morosité de la demande des ménages et des industriels, les savons et détergents ont finalement résisté affichant une quasi stabilisation des flux (-0,1 % pour les ventes et -0,5 % pour les importations en valeur par rapport à 2011). Le secteur a amélioré son solde à 14,5 millions d euros après un excédent de 7 millions en Faiblesse des exportations de produits pharmaceutiques de base Les flux de produits pharmaceutiques de base ont enregistré une nouvelle année de déficit record à -4 milliards d euros (après -3,4 milliards en 2011). Alors qu ils avaient connu une demande extérieure soutenue l an passé, le secteur a enregistré une faible croissance des exportations (+0,6 % en valeur). La réintégration par des groupes pharmaceutiques de certains travaux à façon ainsi que la montée des productions de génériques en Asie ont contribué à ce ralentissement. A l inverse, pour partie pour les mêmes raisons, les importations sont restées soutenues progressant au rythme de 10,6 % par rapport à 2011 avec des flux importants en provenance de trois principaux pays que sont l Irlande (30 % des importations totales du secteur), les Etats-Unis (près de 19 %) et Singapour (11 %). 23 mars 2010 Conférence de presse UIC 23 mars Conférence de presse UIC 21 mars 2013

25 Les échanges extérieurs par zone géographique L industrie chimique en France entretient des échanges importants avec l Union européenne, l UE 15 en particulier. En 2012, l ensemble de la zone a accueilli plus de 63 % des exportations totales du secteur et lui a fourni plus de 68 % de ses approvisionnements extérieurs. L Asie (hors Japon) est le deuxième marché pour l industrie chimique qui y réalise 9,2 % de ses ventes. C est également la deuxième zone d achats à hauteur de 9,7 % des importations totales. Contraction des exportations vers l UE 15 et la zone euro En 2012, les exportations de l industrie chimique vers l UE 27 se sont tout juste stabilisées grâce à la bonne orientation des ventes vers les pays de l UE 12 (+3,3 % en valeur par rapport à l année précédente). Touchées par la faiblesse de l activité, les exportations vers l UE 15 ont baissé de 0,5 % et celles vers la seule zone euro de 0,9 %, pour respectivement atteindre près de 32 milliards d euros et 26,2 milliards. Après une hausse au premier trimestre, les flux vers ces deux zones ont diminué les trimestres suivants (en variations annuelles). Concernant l UE 12, les exportations ont conservé une croissance moyenne de 4,5 % par trimestre qui s est ensuite modérée sur le dernier trimestre de l année. Conjointement, les importations depuis l UE 27 ont décéléré progressant au rythme de 2 % en valeur par rapport à 2011 (après +14,5 %). Toutefois, les achats depuis l UE 12 ont été plus soutenus, au rythme de 8,5 % en valeur en regard de +1,7 % depuis l UE 15. Ces variations ont globalement été défavorables aux balances commerciales. L industrie chimique a affiché un déficit de près de 3,5 milliards d euros avec la zone euro (après -2,5 milliards en 2011) et de -1,3 milliard avec l UE 15 (après -0,5 milliard en 2011). Seul l excédent commercial avec l UE 12 s est maintenu à 1,5 milliard d euros. Conférence de presse UIC 21 mars

26 Au sein de l UE, les ventes vers l Allemagne ont reculé de 1,7 % en valeur par rapport à 2011 (après +9,7 %). Une hausse plus soutenue des importations (+6,1 %) a entraîné une nouvelle dégradation de la balance à -1,7 milliard d euros en 2012 (après -950,4 millions d euros en 2011). Dans le détail, les produits pétrochimiques (16,5 % des exportations totales vers l Allemagne) se sont distingués avec une progression des exportations, certes à un rythme moins soutenu que l an dernier (+1,4 % après +10,2 % en 2011) mais alors que celles des autres produits chimiques de base ont diminué. Pour les plus significatifs, on a enregistré une baisse de -4,1 % pour les produits inorganiques (6,1 % des ventes totales) et de -0,4 % pour les matières plastiques (22,7 % des ventes totales). Parallèlement et malgré une faible demande intérieure, la France a accru ses achats de produits organiques de base. Les importations ont ainsi augmenté de 8 % en valeur par rapport à l année précédente comptant en 2012 pour 20,5 % des achats depuis l Allemagne. Hormis pour les échanges de caoutchouc synthétique (moins de 2 % des échanges avec l Allemagne), la France est restée déficitaire sur les autres secteurs de la chimie de base. Pour les spécialités chimiques, la demande a été mieux orientée avec une hausse des ventes de peintures et vernis et de produits phytopharmaceutiques. Signe révélateur de la dégradation de la conjoncture, les ventes de savons, parfums et produits d entretien (près de 20 % des exportations totales vers l Allemagne) ont reculé, notamment celles de parfums. Vers l Italie, les flux ont nettement décéléré mais le pays reste le deuxième client de l industrie chimique en Les exportations ont globalement diminué de 1,2 % par rapport à l année précédente (après +12 % en 2011) et les importations ont reculé de 1,7 % (après +9,4 %). La balance commerciale s est stabilisée à 2,1 milliards d euros. Par secteur, les balances sont positives mais se sont dégradées hormis pour les produits organiques de base. Ces derniers ont bénéficié de ventes soutenues (+8 % en valeur) et d une baisse significative des approvisionnements (-10,4 %). Les matières plastiques qui représentent plus de 25 % des exportations vers l Italie ont été davantage touchées par la baisse de la demande italienne (-6,5 % pour les ventes). Il en est de même pour les savons, parfums et produits d entretien qui ont enregistré une contraction de 5 % des exportations et à l inverse une hausse de 4,6 % des achats. Troisième client de la France en 2012, le Royaume-Uni a adressé une demande soutenue au pays, en hausse de 4,4 % en valeur. Plus particulièrement, les exportations de produits organiques de base ont accéléré (+28,2 % après -8 % en 2011) et celles des savons, parfums et produits d entretien ont progressé (+2,7 % après +5,8 % en 2011). Ces deux secteurs ont représenté plus de 51 % des exportations totales vers le Royaume-Uni. A l importation, les achats depuis le pays ont diminué de 1 % en raison des contractions d importations d huiles essentielles (-7,6 %) et de produits pharmaceutiques de base (-30,8 %). Au global, le solde commercial s est amélioré à 1,6 milliard d euros après 1,4 milliard en La balance commerciale avec la Belgique est restée déficitaire (-1,7 milliard d euros en 2012 après -2,1 milliards en 2011) en dépit d une baisse plus marquée des importations (-7,5 % par rapport à 2011) contre -1,6 % pour les exportations. Les ventes de produits pétrochimiques ont toutefois été soutenues (+32,2 % en valeur par rapport à l année précédente et comptant pour près de 24 % des flux totaux vers la Belgique). A l inverse, les échanges de produits inorganiques de base ont chuté (-48 % pour les exportations et -45,5 % pour les achats). La contribution des savons, parfums et produits d entretien a été faible avec la stagnation des exportations. En 2012, les échanges avec l Espagne n ont certes pas chuté en lien avec les difficultés économiques du pays mais les exportations ont progressé moins rapidement (+0,5 % après +8 % en 2011). Avec une hausse des approvisionnements (+2,2 % après +20,4 %), la balance commerciale a légèrement diminué à 950,4 millions d euros après 988,4 millions l an passé. Les ventes de produits organiques de base (26,5 % des ventes totales vers l Espagne) sont restée dynamiques (+15,8 % par rapport à 2011). En revanche, celles de matières plastiques (15 % des ventes) ont diminué de près de 7 % conjointement à une hausse des achats de 8 %. Le déficit des échanges de matières plastiques a continué de se creuser à -167 millions en 2012 (après -74,6 millions en 2011). 23 mars 2010 Conférence de presse UIC 23 mars Conférence de presse UIC 21 mars 2013

27 Croissance soutenue des exportations vers les Etats-Unis En 2012, les exportations vers les Etats-Unis sont restées fermes (+6,2 % en valeur par rapport à 2011 après -3,3 %). Elles ont bénéficié de la bonne orientation de la demande américaine et d une dépréciation de l euro par rapport au dollar. La modération des importations depuis les Etats-Unis (+0,5 % après +3 % en 2011) en lien avec une demande française beaucoup plus atone, a permis de réduire le déficit à -1,4 milliard d euros (après -1,5 milliard en 2011). Les Etats-Unis sont toutefois le quatrième fournisseur de la France. Les exportations de produits chimiques de base ont globalement augmenté avec une hausse des ventes de produits inorganiques (+6,2 % en valeur) et de matières plastiques (+25,6 %). En revanche, les exportations de produits organiques de base qui représentent plus de 15 % des exportations totales vers les Etats-Unis, ont diminué (-12,4 % en valeur) quand les importations augmentaient (+17,2 %). Outre les effets prix liés aux hausses des coûts des matières premières, ces variations ont entraîné une détérioration du déficit pour les produits pétrochimiques (-547,5 millions d euros après -330,4 millions en 2011). Ces flux depuis les Etats-Unis ont probablement concurrencé la production domestique alors que la demande finale était faible. La part des produits pétrochimiques dans les importations totales depuis les Etats-Unis est ainsi passée de 19,6 % en 2011 à 23 % en Les achats de produits pharmaceutiques de base sont restés significatifs même s ils ont diminué en 2012 ; ils représentent encore 29,4 % des importations totales depuis les Etats-Unis et 19 % des achats du secteur de la chimie fine pharmaceutique. La balance commerciale a atteint un déficit de -1,2 milliard d euros en 2012 (contre -1,3 milliard en 2011). Le secteur des savons, parfums et produits d entretien qui compte pour plus de 28 % des exportations totales vers le pays, a moins bénéficié de la demande américaine avec une hausse des ventes de 5,6 %. A l inverse, les achats ont progressé de près de 15 %. Les échanges restent excédentaires mais la balance s est un peu réduit (583 millions d euros après 574 millions en 2011). L Amérique centrale et du Sud, une destination à potentiel croissant pour la France En 2012, les exportations de produits chimiques vers l Amérique du Sud sont restées dynamiques en hausse de 12,5 % en valeur par rapport à l année précédente (après +10 % en 2011 et +37,2 % en 2010). Une demande soutenue en matières plastiques, engrais, produits phytopharmaceutiques, peintures et vernis, savons, parfums et produits pharmaceutiques de base ainsi que la dépréciation de l euro, ont orienté les flux à la hausse. A l importation, la demande de la France a été beaucoup plus atone avec une contraction des achats de 2,8 % visible dans pratiquement tous les secteurs. La balance commerciale a ainsi pu s améliorer à 1,5 milliard d euros après 1,3 milliard en Net ralentissement des échanges avec le Japon Les échanges de produits chimiques avec le Japon ont diminué en 2012 marquant la faiblesse de l activité dans les deux pays. En particulier, après une demande accrue pour la reconstruction l an passé, les ventes vers le Japon ont diminué de près de 11 % en valeur (+21 %). La balance commerciale a atteint 241 millions d euros contre 350 millions l année précédente. Parmi les principaux postes exportés, les produits pétrochimiques (38 % des exportations totales) ont enregistré une contraction de 11,4 %, le solde s est dégradé avec une hausse des importations (+6,5 %). Les parfums et produits cosmétiques ont maintenu des échanges dynamiques permettant de consolider leur excédent commercial, ce qui a contribué aux deux tiers du solde des échanges avec le Japon. Conférence de presse UIC 21 mars

28 Diminution de l excédent commercial avec l Asie Après une année de redressement, l excédent commercial de la France avec l Asie s est de nouveau détérioré, à 124 millions d euros (après 318 millions). Les exportations ont pourtant progressé (de plus de 4 % en valeur) mais en parallèle, la France a aussi augmenté ses achats (de 8,7 %). Le principal secteur concerné par l afflux d achats extérieurs est celui des produits organiques de base qui comptent pour plus de 49 % des importations totales depuis la zone. Ses importations ont augmenté de 25,4 % en valeur et ses ventes de seulement 9,3 %, ce qui a conduit à une baisse du déficit à -1,7 milliard d euros (contre -1,2 milliard en 2011). L amélioration du solde des échanges de savons, parfums et produits d entretien qui constituent le deuxième poste exporté aura été insuffisante en raison d une poussée des importations (+20,5 %) et d une moindre hausse des exportations (+7,5 %). Enfin, les importations de produits pharmaceutiques de base (près de 27 % des importations totales depuis la zone et 19 % des achats du secteur de la chimie fine pharmaceutique) sont encore mieux orientées que les exportations en recul sur la période (-7,4 %). Au sein de la zone, la Chine * est le premier partenaire de l industrie chimique avec 37,8 % de ses ventes vers l Asie. En 2012, elles ont moins progressé (+6 % après +32 % en 2011) conjointement à une modération similaire pour les achats (+1,2 % après +6 %). La balance commerciale s est améliorée à 349,3 millions d euros (après 259,4 millions en 2011). Les exportations de produits chimiques de base (44,6 % des flux vers l ensemble) ont résisté progressant encore de 10,4 % par rapport à 2011 avec en particulier une augmentation des ventes de produits pétrochimiques (+13 % en valeur). La France a toutefois fait face l an passé à un afflux d importations de produits pétrochimiques (+32,4 %) ce qui a conduit à un déficit de -12 millions d euros après un excédent de 47 millions en Egalement significatifs dans les échanges avec la Chine *, les savons, parfums et produits d entretien ont consolidé leur solde commercial grâce à une hausse encore soutenue des exportations (+9 % après +42,8 %) et malgré une poussée des importations (+23,6 %). A noter que les importations de produits pharmaceutiques de base ont reculé en 2012 (-2,4 %) entraînant une amélioration du déficit à -415,2 millions d euros (après -433,4 millions en 2011). La Chine * ne représente en 2012 que 7,3 % des achats totaux de la France en produits pharmaceutiques de base. Singapour a continué de prendre du poids dans la zone comptant pour 51,6 % des importations totales depuis l Asie et pour 25 % des exportations à destination de l Asie. En 2012, la balance des échanges avec Singapour s est d ailleurs à nouveau dégradée à -1,3 milliard d euros (après -815,6 millions en 2011). Les exportations ont reculé de 3,8 % en valeur avec des baisses significatives pour les produits pharmaceutiques de base (-9,6 % par rapport à 2011) secteur qui représente plus de 43 % des exportations totales vers Singapour. La hausse des ventes de savons, parfums et produits d entretien (35 % des ventes totales) a pu compenser l accélération des achats extérieurs (+38 %) qui en valeur restent faibles. Globalement, les approvisionnements depuis Singapour sont concentrés sur deux secteurs : les produits organiques de base pour 66 % des flux depuis Singapour et les produits pharmaceutiques de base pour 29,5 % des flux entrants. Ils ont respectivement affiché des hausses à l importation de 31,5 % et de 4,1 % en Les variations de flux avec Singapour sont très volatiles d une année sur l autre car le pays peut faire office de plateforme de départ et de destination pour l ensemble de la zone asiatique. * y compris Hong-Kong 23 mars 2010 Conférence de presse UIC 23 mars Conférence de presse UIC 21 mars 2013

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