Rentabilité et profitabilité du capital : le cas de six pays industrialisés

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1 COMPARAISONS INTERNATIONALES Renabilié e profiabilié du capial : le cas de six pays indusrialisés Arnaud Sylvain* On compare sur la période les rendemens brus du capial aux Éas-Unis, au Japon e dans quare pays européens :, France, Pays-Bas e Royaume-Uni. Ces rendemens brus on diminué jusqu au débu des années 1980 avan de se redresser ou au long des années 1980 e Ces évoluions communes s accompagnen en oure d une sabilié de la hiérarchie des différens pays : la première place es enue par les Éas-Unis, la dernière par le Japon. Enre ces deux exrêmes, les pays européens resen proches les uns des aures sur oue la période. Ces consas ne dépenden pas des méhodes uilisées pour calculer les indices de rendemens brus, e possèden donc une ceraine robusesse. La décomposiion compable des différens rendemens brus en foncion du aux de marge, du prix relaif de l invesissemen, e de la producivié apparene du capial monre que la diminuion de cee dernière s avère dans la plupar des pays le principal responsable de la baisse des rendemens brus sur la période En revanche, leur redressemen au cours des ving dernières années n a pas la même origine dans les pays anglo-saxons que dans les aures : il provien d une amélioraion de la producivié apparene du capial dans les premiers, d un redressemen du aux de marge dans les seconds. La hiérarchie des profiabiliés brues es idenique à celle des rendemens brus. Cependan, ce indicaeur a éé plus affecé par les chocs péroliers, en raison de la remonée consécuive des aux d inérê réels, e il progresse plus sensiblemen depuis le débu des années 90, en raison principalemen de la diminuion des aux d inérê réels. L évoluion de la profiabilié siue la France à l écar des aures pays européens : le niveau élevé qu y on aein les aux d inérê réels au cours de la décennie 1980 a conribué à dégrader la profiabilié moyenne qui s es écarée de celle des aures pays européens. Depuis le débu des années 1990 en revanche, la convergence des aux d inérê réels des pays européens s es accompagnée d un resserremen des écars enre les quare pays européens éudiés. * Arnaud Sylvain es docoran au CEDERS (Universié Aix-Marseille II). Les noms e daes enre parenhèses renvoien à la bibliographie en fin d aricle. ÉCONOMIE ET STATISTIQUE N , /2 129

2 Au sein d une économie, la créaion de richesse es direcemen liée aux volumes des faceurs de producion employés. Dans le cas du sock de capial, son évoluion es moivée par sa profiabilié, elle-même foncion de la renabilié du capial e du aux d inérê réel : si l écar enre la renabilié du capial e la rémunéraion réelle procurée par des placemens financiers non risqués es posiif, alors l invesissemen producif pourra êre préféré. En revanche, une baisse de l invesissemen producif pourra découler d une profiabilié rop faible. La renabilié du capial influence donc le niveau de l invesissemen producif. Or, si les capiaux peuven se déplacer sans conraine enre pays, les renabiliés e profiabiliés du capial dans ces pays peuven se révéler inerdépendanes puisque au simple arbirage enre placemens financiers e invesissemen producif au sein d un pays se subsiue alors un choix plus vase enre placemens financiers e invesissemens producifs inernaionaux. Afin d apporer un éclairage pariel à cee inerrogaion, une comparaison inernaionale des niveaux e des évoluions de la profiabilié e du rendemen du capial dans six pays indusrialisés (France, Éas-Unis, Japon,, Royaume-Uni, Pays-Bas) es proposée pour la période La mesure de la renabilié du capial reenue es le rappor du monan de la rémunéraion du capial au sock de capial. Compe enu de la diversié des hypohèses qui sousenden l élaboraion des socks de capial par les compables naionaux des différens pays, les indicaeurs de rendemen du capial on éé calculés sur des séries de socks de capial reconsruis à parir d hypohèses ideniques. La comparaison de ces indicaeurs homogènes perme d apporer des élémens de réponse aux quesions suivanes : commen se siuen les pays éudiés au regard de la renabilié du capial? Peu-on mere en évidence des périodes de croissance ou de décroissance de celle-ci? Quel es le rôle respecif sur ces évoluions de déerminans compables els que le aux de marge, la producivié apparene du capial, ou le prix relaif de l invesissemen? Enfin, la profiabilié du capial évolue--elle parallèlemen à sa renabilié? Consruire des indicaeurs de rendemen du capial permean des comparaisons inernaionales Le rendemen du capial reenu es le rappor du monan de la rémunéraion du capial au sock de capial. Le champ considéré es le seceur privé (1). Alors que le calcul d une rémunéraion du capial homogène s obien assez direcemen à parir des données de compabilié naionale, la mesure du sock de capial se heure aux difficulés inhérenes à sa consrucion e à la diversié des hypohèses reenues par les insius saisiques naionaux. La rémunéraion du capial La fracion de la valeur ajouée qui rémunère le capial correspond à l excéden d exploiaion. Cee rémunéraion peu êre brue ou nee selon que l on ien compe de l usure e de l obsolescence du sock de capial (la consommaion de capial fixe). Afin que ce excéden représene plus précisémen la rémunéraion du capial e soi aussi comparable que possible enre les différens pays, plusieurs reraiemens son effecués, don le déail figure dans l encadré 1 : l excéden d exploiaion es corrigé de l impac de la nonsalarisaion pour l ensemble des pays ; il es diminué de la producion impuée de services bancaires dans le cas des Éas-Unis ; deux séries alernaives d excéden d exploiaion son calculées pour l selon que l on considère que les ransfers en capial réalisés par la Treuhanansal (2) s apparenen ou non à des subvenions. Des séries de socks de capial aussi homogènes que possible Les socks de capial en volume uilisés pour calculer les indicaeurs de rendemen du capial reposen sur les chroniques d invesissemen du seceur privé desquelles a éé reranché l invesissemen logemen correspondan. Le passage du volume de l invesissemen au sock de capial nécessie de formuler des 1. Ce seceur correspond à l ensemble de l économie de laquelle son reirées les adminisraions publiques. 2. Organisme chargé de la privaisaion des enreprises d Éa de l ancienne de l Es. 130 ÉCONOMIE ET STATISTIQUE N , /2

3 hypohèses sur la loi de moralié des équipemens. Or, celles-ci diffèren selon les sysèmes de compabilié naionale : si on accepe généralemen l hypohèse d une sabilié emporelle de la durée de vie des équipemens, cee durée es plus ou moins longue selon les pays ; quan aux lois de moralié adopées, elles son diverses. Compe enu de ces différences méhodologiques don la validié empirique demeure fragile (OCDE, 2000) e qui son suscepibles de fragiliser une comparaison inernaionale, il a semblé préférable de reconsruire des socks de capial à parir d hypohèses ideniques selon les pays : on a donc supposé que la loi de moralié des équipemens éai une loi de moralié recangulaire de ype «mor soudaine», e que la durée de vie des équipemens éai de 12 ans. Les hypohèses relaives à la loi de moralié des équipemens e à leur durée de vie permeen de calculer des socks brus de capial homogènes. Si on souhaie enir compe de l usure e de l obsolescence qui affecen les différenes généraions d équipemens, il es nécessaire de calculer la consommaion de capial fixe qui, reranchée au sock de capial bru, perme d obenir le capial ne. L hypohèse de calcul reenue pour la consommaion de capial fixe es celle d une usure linéaire. La valorisaion de ces nouvelles séries es effecuée «au prix de remplacemen» (prix de l invesissemen de l année courane). On se heure néanmoins à un dernier obsacle : l expression des agrégas comparés en une même unié, obenue d ordinaire en corrigean les données naionales par des indices de parié de pouvoir d acha (PPA). De elles correcions n on pas éé effecuées dans la mesure où l on compare dans ce aricle des indices (rendemens ) e non pas le niveau des agrégas, e en raison de leur fragilié (Cee, 1994). Pour plus de déail sur la consrucion des séries de capial, on se reporera à l encadré 1. L expression du rendemen bru e du rendemen ne, ainsi que le passage de l un à l aure, figure à l encadré 2. Encadré 1 CONSTRUIRE DES INDICATEURS HOMOGÈNES DE RENDEMENT DU CAPITAL Le raio reenu pour mesurer le rendemen du capial es le rappor du monan de la rémunéraion du capial au sock de capial. Ce agréga ne fai pas l obje d un raiemen homogène par les sysèmes de compabilié naionale des pays enran dans la comparaison. Les correcions des données de compabilié naionale visan à facilier les comparaisons inernaionales son relaivemen limiées en ce qui concerne la rémunéraion du capial, alors que s agissan du sock de capial, les difficulés inhérenes à sa consrucion e la diversié des hypohèses reenues dans les pays faisan l obje de la comparaison impliquen la consrucion d une nouvelle série. La rémunéraion du capial La fracion de la valeur ajouée qui rémunère le capial correspond à l excéden d exploiaion. Cee rémunéraion peu êre nee ou brue (ENE ou EBE) selon que l on ien compe ou non de l usure e de l obsolescence du sock de capial (la consommaion de capial fixe). Afin qu il représene de manière plus précise la rémunéraion du capial, il es nécessaire d en reirer la rémunéraion du ravail des non salariés qui lui es incorporée dans les données de compabilié naionale (1) : bien que celle-ci ne soi pas précisémen connue, on recour à une correcion consisan à affecer à chaque non salarié une rémunéraion correspondan à la rémunéraion moyenne des salariés. Oure qu une elle opéraion corrige le niveau de l excéden d exploiaion, elle en modifie égalemen la dynamique, compe enu de l évoluion ineremporelle de la non salarisaion. Les indicaeurs de rendemen du capial éan consrui pour le seceur privé, la rémunéraion du capial correspondane es l excéden d exploiaion du seceur privé corrigé de la non-salarisaion. Avan d aborder la mesure du sock de capial, il convien de souligner les choix méhodologiques e les correcions apporées aux données de compabilié naionales qui on un impac sensible sur le calcul de l EBE (2). La correcion de la non-salarisaion s applique à l ensemble des ravailleurs indépendans, y compris les ravailleurs familiaux non rémunérés. Leur nombre éan relaivemen faible dans la plupar des pays, ne pas défalquer le monan de leur rémunéraion ficive n aurai pas modifié sensiblemen les chroniques d excéden bru d exploiaion. Au Japon, en revanche, 1. Le Sysème européen des compes uilisé dorénavan par l ensemble des pays de l Union Européenne précise ainsi que «dans le cas des enreprises non consiuées en sociéés apparenan au seceur des ménages, le solde compable du compe d exploiaion conien impliciemen un élémen de rémunéraion pour le ravail effecué par le propriéaire ou les membres de sa famille qui ne peu êre disingué de son profi en an qu enrepreneur» (Eurosa, 1996). 2. Pour une présenaion de l ensemble des reraiemens effecués sur les excédens d exploiaion issus des données de compabilié naionale e des précauions d uilisaion qu ils induisen, voir Sylvain, ÉCONOMIE ET STATISTIQUE N , /2 131

4 Encadré 1 (suie) compe enu à la fois de l imporance des non salariés e des ravailleurs familiaux non rémunérés, ce choix alernaif aurai condui à une augmenaion moyenne de l EBE de l ordre de 30 % sur la période (près de 50 % en débu de période, aux alenours de 15 % en fin de période). Les ravailleurs familiaux non rémunérés ne son pas pris en compe dans le calcul des non salariés au Royaume-Uni, ce qui es de naure à suresimer l excéden bru d exploiaion calculé pour ce pays. Pour les Éas-Unis, la valeur ajouée du seceur privé a éé corrigée du monan de la Producion Impuée de Services Bancaires (PISB), afin de rendre les données comparables à celles des aures pays (3). Sur la période , cee correcion diminue la valeur ajouée de plus de 2 %, e l excéden bru d exploiaion de près de 7 % (10 % en fin de période). Pour l, compe enu de la réunificaion allemande e du raiemen des compes de la Treuhandansal (4) enre 1991 e 1994, deux séries d excéden d exploiaion on éé calculées : dans un premier cas, on ne ien pas compe des «subvenions» versées par ce organisme dans le calcul de l excéden d exploiaion ; dans le deuxième cas, on suppose que la variaion de la dee de la Treuhandansal correspond au monan des subvenions versées par ce organisme (ce qui augmene l excéden d exploiaion d un monan équivalen). La prise en compe de ces subvenions condui à une augmenaion moyenne de l EBE de 6 % sur la période En oure, pour ce pays, deux socks de capial reposan sur des hypohèses alernaives qui seron déaillées ci-après on égalemen éé reconsruis. Consruire des séries homogènes de sock de capial Les socks de capial en volume qui on éé uilisés pour calculer les indicaeurs de rendemen du capial reposen sur les chroniques d invesissemen du seceur privé desquelles a éé reranché l invesissemen logemen correspondan. Ils diffèren des esimaions réalisées par les insius saisiques naionaux. Avan de jusifier la nécessié de reconsruire des socks de capial, il convien de rappeler les hypohèses qui sous-enden la consrucion des séries d invesissemen en volume e la fragilié inéviable qu elles impliquen en erme de comparaison inernaionale. Le parage volume-prix de l invesissemen (5) : les seules données concernan l invesissemen qui soien observables éan en valeur, les données en volume son obenues à parir d un parage volumeprix de l invesissemen effecué par les compables naionaux. Deux concepions polaires de ce parage exisen, don les résulas abouissen à des séries d invesissemen en volume différenes : selon la concepion «aux coûs des faceurs», le prix d un produi d invesissemen évolue d après les quaniés de faceurs nécessaires à sa producion, quelle que soi par ailleurs l évoluion de ses performances producives. D après l approche «aux services produceurs», le prix de ce même produi évolue selon les modificaions de ses performances producives, quelle que soi l évoluion des quaniés de faceurs nécessaires à sa producion. S il es généralemen admis que «le bon parage» serai pluô celui «aux services produceurs», chaque sysème de compabilié naionale possède sa propre méhodologie. Bien que celles-ci soien généralemen inermédiaires enre ces deux logiques, leurs différences condui cependan à fragi-liser la comparabilié des chroniques d invesissemen. Le passage du volume de l invesissemen au sock de capial nécessie de formuler des hypohèses sur la loi de moralié des équipemens (comporemens de dé-classemen e durée de vie). De même que le volume de l invesissemen, la loi de moralié des équipemens producifs n es pas direcemen observable e repose sur des hypohèses spécifiques selon les sysèmes de compabilié naionale. Si la sabilié emporelle des paramères des lois de moralié des équipemens (6) es communémen accepée, les paramères de ces lois diffèren selon les pays. Or, la diversié des hypohèses reenues semble difficilemen jusifiable (O Mahony, 1993) e condui à fragiliser une comparaison inernaionale qui uiliserai les socks de capial reposan sur ces hypohèses. C es la raison pour laquelle il a semblé préférable de reconsruire des socks de capial à parir d hypohèses de loi de moralié des équipemens équivalenes dans ous les pays. Il ne s agi pas de posuler la réalié d une elle égalié mais de considérer que cee hypohèse fausse moins les comparaisons inernaionales (7). Une loi de moralié recangulaire : en raison de sa simplicié, l hypohèse d une loi de moralié recangulaire supposan que ous les équipemens d une même généraion son déclassés en même emps a éé adopée. Cee hypohèse fore peu cependan êre jusifiée par plusieurs éudes empiriques (8,9) e par son uilisaion par cerains compables naionaux (OCDE, 1992). 3. La PISB es considérée comme une consommaion finale des ménages aux Éas-Unis alors qu elle es compabilisée comme une consommaion inermédiaire dans les compabiliés naionales des aures pays. 4. Organisme chargé de la privaisaion des enreprises d éa dans l ancienne de l Es. De 1991 à 1994, les compes de la Treuhandansal son reracés sous la forme de ransfers en capial, alors qu une parie de ces ransfers son des élémens de rémunéraion des faceurs liés à l acivié des enreprises qui devraien à ce ire êre pris en compe dans le calcul de l excéden d exploiaion (les subvenions versées par ce organisme son d ailleurs inégrées dans les subvenions versées par les adminisraions publiques depuis 1995). 5. Pour un aperçu de la difficulé à réaliser un parage volumeprix saisfaisan, voir Cee, Mairesse, Kocoglu, Ce qui exclu des ralenissemens ou accéléraions des déclassemens liés par exemple à la conjoncure (Dormon e Mairesse, 1987) 7. Cee hypohèse a déjà éé adopée dans des ravaux anérieurs, voir O Mahony, 1993 ; Maddison, 1991 e 1993 ; Cee Akinson e Mairesse (1978) on ainsi monré qu elle pouvai êre une approximaion saisfaisane de la réalié. 9. L OCDE souligne égalemen que, «Sous réserve que la foncion de moralié effecive soi raisonnablemen symérique e que sa courbe soi assez poinue, la sorie simulanée simulera le niveau e la croissance réels du sock de capial avec une marge d erreur olérable» OCDE, ÉCONOMIE ET STATISTIQUE N , /2

5 Encadré 1 (fin) Une durée de vie des équipemens fixée à 12 ans : plus coure que celles habiuellemen adopées par les insius naionaux, elle correspond aux résulas obenus sur données individuelles d enreprises de l indusrie manufacurière françaises ou japonaises (Cee e Szpiro, 1988 ; Takashima, 1988), e elle es proche en moyenne des durées de vie adopées dans la nouvelle base compable de l Insee. Il s agi égalemen d une hypohèse fore car elle s applique ici à des chroniques d invesissemen agrégé (l invesissemen hors logemen du seceur privé) e revien à supposer impliciemen que la composiion de l invesissemen rese invariane par pays e au cours du emps sur l ensemble de la période considérée : le raccourcissemen de la durée de vie au niveau agrégé qui résulerai d un invesissemen proporionnellemen plus imporan en biens d équipemens à durée de vie plus coure n es ainsi pas pris en compe. Sock bru e sock ne de capial : l ensemble de ces hypohèses perme de calculer des socks brus de capial homogènes pour les différens pays. Si on souhaie enir compe de l usure e de l obsolescence qui affece les généraions anciennes d invesissemen, il es nécessaire de calculer la consommaion de capial fixe qui, reranchée au sock de capial bru, perme d obenir le sock de capial ne. L hypohèse de calcul reenue pour la consommaion de capial fixe es celle d un amorissemen linéaire : les différenes généraions d équipemens son régulièremen diminuées d une usure correspondan à une fracion consane (l inverse de la durée de vie) de leur volume iniial. Une valorisaion du capial au prix de remplacemen : le passage du sock de capial en volume au sock de capial en valeur es effecué au prix de remplacemen ; chaque acif es évalué au prix de l année courane (le prix de l invesissemen). Le sock bru de capial au prix de remplacemen correspond à la valeur du sock de capial dans l hypohèse où ous les acifs auraien éé acheés à l éa neuf pendan l année en cours. Le sock ne de capial (qui ien compe de l usure e de l obsolescence des équipemens) au prix de remplacemen correspond à la valeur du sock de capial dans l hypohèse où ous les acifs auraien éé acheés dans leur éa présen pendan l année en cours. Rendemen bru e rendemen ne du capial L ensemble de ces hypohèses perme de calculer des rendemens bru e ne du capial reposan sur une méhodologie commune pour chaque pays : le rendemen bru du capial correspond au rappor de l excéden bru d exploiaion au sock bru de capial, le rendemen ne du capial à l excéden ne d exploiaion rapporé au sock ne de capial. Avan de présener brièvemen les données uilisées, il fau menionner un dernier obsacle auquel son confronées les comparaisons inernaionales, l expression des agrégas comparés en une même unié : ce problème es généralemen résolu en corrigean les données naionales par des indices de parié de pouvoir d acha (PPA). Cependan, en raison de leur fragilié (Cee, 1994) e du fai qu elles semblen moins nécessaires dans le cas d une comparaison d indices els que les rendemens bru ou ne du capial, ces correcions n on pas éé réalisées ici (10). Les données uilisées proviennen des compes naionaux des différens pays éudiés e son exprimées dans les bases compables les plus récenes (11) : «base 95» harmonisée au niveau européen pour la France, l, le Royaume-Uni e les Pays-Bas ; «base 96» pour les Éas-Unis, e «base 90» pour le Japon. Lorsque les données ne son pas disponibles dans ces bases, elles son réropolées à parir des anciennes bases compables, des données de la base Mimosa de l OFCE, ou des ravaux d A.Maddison (12). Du fai de la réunificaion allemande, les données relaives à l de l Oues ne son pas disponibles dans la nouvelle base compable e s arrêen en 1994, andis que celles concernan l réunifiée ne son disponibles qu à parir de 1991 (en base 95). Le calcul d un sock de capial pour l depuis 1991 nécessie donc de recourir à des hypohèses concernan les évoluions passées e la valorisaion de l invesissemen de l ancienne de l Es. Deux hypohèses alernaives on éé reenues. La première hypohèse ne ien pas compe de l invesissemen de l de l Es. Le sock de capial de l réunifiée es calculé à parir de l invesissemen dans l ensemble de l disponible à parir de 1991, e du seul invesissemen réalisé en de l Oues pour les années anérieures à Cee hypohèse condui à majorer le niveau effecif du rendemen du capial. La deuxième hypohèse reenue suppose une égalié des aux de croissance de l invesissemen enre les deux paries de l avan 1991, ce qui signifie que l invesissemen en de l Es correspondai à une fracion consane de celui de l de l Oues. La réropolaion de l invesissemen de l avan 1991 s effecue à parir d un niveau d invesissemen correspondan à l invesissemen moyen de l sur la période (13). Il s agi égalemen d une hypohèse fore puisqu elle suppose une idenié du cycle de l invesissemen enre les anciennes de l Oues e de l Es. À l inverse de la précédene, cee hypohèse revien à minorer le niveau du rendemen du capial. Bien que ces hypohèses soien rop simples pour êre pleinemen saisfaisanes, elles semblen suscepibles de fournir un encadremen du «vériable» niveau du sock de capial. 10. Bien que le rendemen du capial ne s exprime pas en uniés monéaires, les correcions qu il conviendrai d apporer à l excéden d exploiaion e au sock de capial diffèren. Pour que celles-ci ne modifien pas les résulas obenus, les rappors de ces correcions doiven êre ideniques pour ous les pays. 11. cf. annexe pour une explicaion déaillée des sources uilisées. 12. Maddison, Ce niveau moyen es préféré à celui de la seule année Compe enu du niveau excepionnellemen élevé de l invesissemen en 1991 du fai de la réunificaion, une réropolaion à parir de ce seul poin aurai éé de naure à suresimer arificiellemen la chronique des invesissemens réropolés. ÉCONOMIE ET STATISTIQUE N , /2 133

6 Toujours devancés par les Éas-Unis, les pays européens on des rendemens brus voisins Hormis duran la sous-période , la hiérarchie des rendemens brus du capial es relaivemen sable : le rendemen bru moyen du capial es sensiblemen plus élevé aux Éas-Unis que dans les pays européens e qu au Japon, pays où il es le plus faible depuis le débu des années Sur l ensemble de la période , le rendemen bru moyen du capial aein 26,6 % aux Éas-Unis e 15,9 % au Japon. Il es compris enre 17 % e 20 % dans les pays européens : 19,5 % en e aux Pays-Bas, 18,5 % au Royaume-Uni, e 17,5 % en France. Si on considère la variabilié du rendemen bru du capial mesurée par son écar-ype, c es en que le rendemen bru du capial es le plus sable, e au Japon qu il es le plus flucuan. Les aures pays connaissen des variabiliés de leur rendemen bru proches e comprises enre ces deux exrêmes (cf. ableau 1). Malgré une diminuion sensible, le rendemen bru du capial rese plus élevé aux Éas-Unis qu en Europe La sabilié de la hiérarchie des rendemens brus s accompagne d une fore proximié de leurs niveaux dans les pays européens sur l ensemble de la période (cf. graphique I). La France fai ouefois excepion pendan une dizaine d années : la fore diminuion qu y connaî la renabilié brue du capial au momen du premier choc pérolier condui celle-ci à s écarer momenanémen de celles consaées dans les aures pays européens. L écar de rendemen enre les pays européens e les Éas-Unis s es rédui duran la décennie 1980, avan de s accroîre à nouveau depuis la reprise de l économie américaine au débu des années L avanage de renabilié des pays européens sur le Japon a peu varié enre le débu des années 1970 e la fin des années 1980, avan de s accenuer régulièremen depuis cee dae, à mesure que le Japon s enfonçai dans la crise. Encadré 2 CALCUL DES RENDEMENTS BRUT ET NET DU CAPITAL PRODUCTIF FIXE On noe DDV la durée de vie des équipemens, KBV le sock bru de capial producif fixe hors logemen du seceur privé en volume, IV, l invesissemen producif fixe hors logemen du seceur privé en volume. Compe enu des hypohèses adopées, le sock de capial bru hors logemen du seceur privé correspond à la somme des invesissemens en volume des DDV années précédenes : i= DDV KBV = IV i = 1 i Le passage au sock de capial en valeur (KB) s effecue par valorisaion au prix de remplacemen, soi, en noan PI le prix de l invesissemen hors logemen du seceur privé : KB = KBV PI Le sock ne de capial en volume (KNV) de la période en cours es la somme des invesissemens en volume des DDV années précédenes pondérés par leur durée de vie résiduelle. De même que le sock bru de capial, le sock ne es valorisé au coû couran de remplacemen : KNV = i= DDV i = 1 IV i (DDV i + 1) / DDV KN = KNV PI Les excédens brus (EBE) e nes (ENE) d exploiaion uilisés son corrigés de la non-salarisaion : NNS EBE ( corrigé) = EBE RSAL NS 1 ENE (corrigé ) = EBE ( corrigé) KB DDV avec EBE, l excéden bru d exploiaion du seceur privé NNS, le nombre de non salariés du seceur privé NS, le nombre de salariés du seceur privé RSAL, les salaires versés aux salariés du seceur privé. À parir des hypohèses adopées e des noaions précédenes, les rendemens bru (RKB) e ne (RKN) s écriven respecivemen : EBE RKB = KB ENE RKN = KN 134 ÉCONOMIE ET STATISTIQUE N , /2

7 Graphique I Rendemen bru du capial producif fixe hors logemen* France Éas-Unis Royaume-Uni Japon,, Pays-Bas de l'oues hypohèse haue hypohèse basse *Hypohèse de durée de vie des équipemens de 12 ans. Lecure : Pays-Bas, données disponibles après Champ : seceur privé. Source : base Mimosa, compes naionaux, Maddison (1993), OCDE ; calculs de l aueur. Tableau 1 Évoluions du rendemen bru du capial En poins Écar-ype France - 0,1-3,1-0,1-0,6-0,5 1,1 0,1 0,5 0,0 3,2 [- 0,5] [- 6,2] [- 0,3] [- 1,8] [- 8,8] [7,5] [0,9] [8,3] [- 0,5] Éas-Unis - 0,6-2,2 0,3-1,5-0,7 0,7 0,3 0,5-0,1 3,0 [- 4,7] [- 4,4] [1,2] [- 4,6] [- 12,4] [4,7] [3,0] [7,7] [- 4,7] Royaume-Uni - 0,2-2,9 0,9-0,2-0,3 0,5 0,1 0,3 0,0 2,4 [- 1,7] [- 5,7] [3,5] [- 0,5] [- 4,4] [3,7] [0,7] [4,4] [0,0] - 0,2-1,1 0,6-1,0-0,3 0,8 0,1 0,5 0,0 1,9 de l Oues (1) [- 1,8] [- 2,2] [2,5] [- 3,1] [- 4,6] [5,5] [0,6] [6,1] [1,5] (hypohèse - 0,7-0,7-0,7 1,8 haue) (2) [- 5,5] [- 5,5] [- 5,5] (hypohèse 0,0 0,0 0,0 0,5 basse) (2) [- 0,1] [- 0,1] [- 0,1] Japon - 0,5-3,3 0,1 0,0-0,6 0,7-0,3 0,1-0,2 4,4 [- 4,1] [- 6,5] [0,5] [0,0] [- 10,1] [4,9] [- 3,3] [1,6] [- 8,5] Pays-Bas (3) - 0,6-1,8 0,3 0,5-0,3 0,8 0,1 0,4 0,1 3,1 [- 2,3] [- 3,6] [1,1] [1,5] [- 3,3] [5,4] [1,4] [6,8] [3,5] 1. Jusqu en À parir de Depuis Lecure : évoluions moyennes e cumulées (enre croches) exprimées en poins. Source : base de données Mimosa, compes naionaux, Maddison (1993), OCDE ; calculs de l aueur. ÉCONOMIE ET STATISTIQUE N , /2 135

8 L examen du niveau moyen du rendemen bru du capial enre le débu e la fin de période monre qu il a diminué aux Éas-Unis e au Japon e a rerouvé un niveau proche à celui de débu de période dans les pays européens, hormis aux Pays-Bas (e peu êre en, selon les hypohèses adopées) où il a progressé. La période marque un reour à des évoluions différenciées : progression aux Éas-Unis, sabilié dans les pays européens (fore baisse en dans le cadre de l hypohèse basse, en raison des subvenions de la Treuhandansal (cf. supra) e de la fore croissance du sock de capial ), diminuion au Japon. Recul jusqu en 1982, redressemen depuis Les évoluions du rendemen bru du capial sur les deux sous-périodes e son communes à ous les pays (cf. ableau 1). Après s êre dégradée sur la période , la renabilié brue du capial s es redressée à parir du débu des années Enre 1965 e 1982, le rendemen bru du capial producif fixe hors logemen du seceur privé a diminué de plus de 10 poins aux Éas- Unis e au Japon. Excepé en France où elle a éé de près de 9 poins, cee diminuion a éé plus faible dans les pays européens (inférieure à 5 poins). Les années son une décennie de baisse sensible e généralisée du rendemen bru du capial : celui-ci perd près de 10 poins aux Éas-Unis e au Japon, enre 4 e 8 poins dans les pays européens. La période du premier choc pérolier marque une accéléraion généralisée à ous les pays du ryhme de diminuion par rappor à la période Le rendemen bru du capial a ensuie connu des évoluions différenciées duran la période : il a diminué aux Éas-Unis e en France en raison d une fore baisse au momen du second choc pérolier, il es resé sable en (la baisse enre 1980 e 1982 éan compensée par la hausse enre 1976 e 1979) e au Japon, e a progressé au Royaume-Uni e aux Pays-Bas. Le rendemen bru du capial s es redressé dans ous les pays enre 1983 e Ce redressemen ne revê pas parou la même ampleur. Il possède une acuié oue pariculière aux Éas-Unis, en France, aux Pays-Bas e dans une moindre mesure en, andis que cee hausse es plus faible au Royaume-Uni e surou au Japon où le rendemen bru du capial es resé quasimen sable. Deux phases peuven là encore êre disinguées : enre 1983 e 1989, le rendemen bru du capial augmene à un ryhme souenu dans ous les pays. Il gagne près de 8 poins en France, enre 4 e 6 poins dans les aures pays. Une hiérarchie don l évoluion dépend peu des hypohèses de calcul du sock de capial Ces résulas reposen sur des hypohèses de calcul inéviablemen fragiles. Afin de eser leur robusesse, des indicaeurs de rendemen bru du capial uilisan des durées de vie alernaives ou fondés sur les socks de capial calculés par les insius saisiques naionaux on éé comparés. L impac sur les résulas des hypohèses poran sur l usure e l obsolescence des équipemens es égalemen évalué. Les hypohèses sur la durée de vie des équipemens jouen peu Bien qu une durée de vie moyenne des équipemens de 12 ans semble confirmée par plusieurs éudes anérieures (Cee e Szpiro, 1988 ; Takashima, 1988), un el choix rese convenionnel. Ainsi, le calcul de rendemens brus du capial à parir d hypohèses des durées de vie alernaives de 8 e 16 ans condui à de sensibles différences en niveau (oues choses égales par ailleurs, le rendemen bru du capial es d auan plus faible que la durée de vie des équipemens es élevée) e en évoluion. Cependan, les diagnosics qualiaifs resen les mêmes (cf. graphiques II e III). Tou d abord la hiérarchie plus hau présenée ne change pas : elle es caracérisée par la proximié des rendemens brus dans les pays européens qui se rouven encore encadrés par ceux calculés aux Éas-Unis e au Japon. On rerouve par ailleurs la même succession de deux périodes d évoluions conrasées. Comme avec une durée de vie de 12 ans, les évoluions des rendemens brus calculés à parir des hypohèses de durée de vie alernaives monren une diminuion du rendemen bru jusqu au débu des années 1980, suivie d une période d appréciaion. 136 ÉCONOMIE ET STATISTIQUE N , /2

9 Graphique II Rendemen bru du capial producif fixe hors logemen* France Éas-Unis Royaume-Uni Japon de l'oues, hypohèse haue, hypohèse basse Pays-Bas *Hypohèse de durée de vie des équipemens de 8 ans. Lecure : Pays-Bas, données disponibles après Champ : seceur privé. Source : base Mimosa, compes naionaux, Maddison (1993), OCDE ; calculs de l aueur. Graphique III Rendemen bru du capial producif fixe hors logemen* France Éas-Unis Royaume-Uni Japon de l'oues, hypohèse haue, hypohèse basse Pays-Bas *Hypohèse de durée de vie des équipemens de 16 ans. Lecure : Pays-Bas, données disponibles après Champ : seceur privé. Source : base Mimosa, compes naionaux, Maddison (1993), OCDE ; calculs de l aueur. ÉCONOMIE ET STATISTIQUE N , /2 137

10 Enfin, si l ampleur des évoluions diffère en raison de dynamiques du sock de capial influencées par l hypohèse de durée de vie des équipemens, ces différences ne modifien pas qualiaivemen les diagnosics relaifs à la comparaison des niveaux moyens des rendemens brus enre le débu e la fin de période : quelle que soi la durée de vie des équipemens adopée, le rendemen bru moyen du capial en fin de période es inférieur à son niveau de débu de période aux Éas-Unis e au Japon, andis qu il es d un niveau proche en Europe, enregisran même une progression aux Pays-Bas (cf. ableau 2). Adoper les hypohèses propres à chaque pays hausse le Japon au niveau des pays européens Bien qu une comparaison inernaionale d indicaeurs de rendemen du capial consruis à parir des socks de capial calculés par les compables naionaux semble peu saisfaisane, compe enu de la diversié des hypohèses de durée de vie des équipemens adopées (cf. supra), ces indicaeurs s avèren uiles parce qu ils reposen sur des socks de capial don la durée de vie au niveau agrégée se modifie en foncion de la composiion du capial : comparés aux indicaeurs précédens, ils fournissen ainsi des indicaions quan à l impac d une modificaion de la durée de vie des équipemens sur la renabilié du capial. La comparaison d indicaeurs de rendemen bru du capial reposan sur les socks de capial calculés par les compables naionaux condui à des niveaux absolus e relaifs sensiblemen différens de ceux obenus précédemmen : sur la période , l écar de niveau moyen (3) es compris enre 7 e 10 poins pour les pays européens andis qu il es de l ordre de 4 poins pour les Éas- Unis e de 3 poins pour le Japon (cf. graphique IV). Ces différences d écar, qui reflèen la diversié des hypohèses de durée de vie adopées, modifien la hiérarchie des rendemens brus : le rendemen bru moyen du capial sur la période es oujours d un niveau plus élevé aux Éas-Unis, mais le Japon vien ensuie, devan les Pays-Bas, l, la France e le Royaume-Uni. Cee modificaion de la hiérarchie es principalemen la conséquence de l uilisaion, au Japon e au Royaume- Uni, de durées de vie des équipemens respecivemen inférieures e supérieures à celles adopées dans les aures pays. e inverse la endance à la diminuion du aux de rendemen aux Éas-Unis La prise en compe de la modificaion de la durée de vie des équipemens au niveau agrégé 3. On compare les rendemens brus du capial obenus à parir d une hypohèse de durée de vie des équipemens de 12 ans e ceux obenus à parir des socks de capial calculés par les compables naionaux. Ces rendemens ne diffèren que par la valeur du sock de capial, l EBE uilisé éan idenique. Tableau 2 Niveaux moyens du rendemen bru du capial selon l hypohèse de durée de vie des équipemens Durée de vie 8 ans 12 ans 16 ans des équipemens France 26,5 27,1 23,9 20,6 19,1 17,4 17,6 15,2 14,3 Éas-Unis 41,2 37,8 36,8 30,3 26,9 26,6 24,5 21,6 21,7 Royaume-Uni 26,4 28,1 26,2 19,5 20,2 18,6 16,2 16,2 14,9 de l Oues (1) 27,1 31,4 27,7 19,9 22,2 19,6 16,8 17,5 15,8 (hypohèse haue) (2) 33,4 33,4 24,6 24,6 19,8 19,8 (hypohèse basse) (2) 29,9 29,9 21,4 21,4 17,1 17,1 Japon 27,0 19,8 20,8 22,5 14,5 15,9 20,5 12,0 13,7 Pays-Bas (3) 23,8 31,9 27,6 17,9 22,7 19,4 14,9 18,0 15,4 1. Jusqu en À parir de Depuis Source : base de données Mimosa, compes naionaux, Maddison (1993), OCDE ; calculs de l aueur. 138 ÉCONOMIE ET STATISTIQUE N , /2

11 ne modifie sensiblemen le diagnosic comparaif des niveaux moyens du rendemen bru enre le débu e la fin de période qu aux Éas- Unis : alors que l hypohèse de sabilié de la durée de vie des équipemens au niveau agrégé condui à une baisse du rendemen bru du capial enre le débu e la fin de période, l adopion du sock de capial de la compabilié naionale américaine pour calculer l indicaeur aboui à une hausse du rendemen bru du capial. En revanche, le rendemen bru moyen du capial a égalemen diminué enre le débu e la fin de période au Japon e il es resé à peu près sable dans les pays européens, hormis aux Pays-Bas où il a progressé. Il se peu donc qu aux Éas-Unis, le développemen d invesissemens en biens d équipemens à durée de vie coure lié à l essor des nouvelles echnologies de l informaion e de la communicaion ai condui à une diminuion sensible de la durée de vie des équipemens au niveau agrégé : comme, oues choses égales par ailleurs, le rendemen du capial es d auan plus élevé que la durée de vie des équipemens es coure, cee diminuion de la durée de vie des équipemens expliquerai pourquoi le rendemen bru du capial es plus élevé en fin qu en débu de période lorsqu on uilise un sock de capial issu de la compabilié naionale alors que le diagnosic es inversé lorsqu on uilise un sock de capial reposan sur une durée de vie des équipemens fixe. En revanche, dans les aures pays, l hypohèse d une sabilié de la durée de vie des équipemens au niveau agrégé ne semble pas (pour l insan) de naure à fausser le diagnosic relaif à l évoluion du rendemen bru du capial enre le débu e la fin de période. L évoluion de l âge moyen des équipemens diffère peu d un pays à l aure La robusesse des diagnosics qualiaifs précédens peu égalemen êre esée en enan compe de l usure e de l obsolescence des Graphique IV Rendemen bru du capial* France Éas-Unis Royaume-Uni Japon de l'oues, hypohèse haue, hypohèse basse Pays-Bas *Rendemen bru du capial reposan sur les socks de capial issus des compabiliés naionales des différens pays. Lecure : Pays-Bas, données disponibles après Champ : seceur des enreprises (définiion de l OCDE). Source : perspecives économiques de l OCDE ; calculs de l aueur. ÉCONOMIE ET STATISTIQUE N , /2 139

12 équipemens. Il s agi alors de comparer les évoluions des rendemens nes e des rendemens brus. Néanmoins, comme l origine d évenuelles différences provien esseniellemen des évoluions de l âge moyen des équipemens insallés, une descripion des évoluions de ce dernier semble inéressane (4). En oure, en raison d une méhode de consrucion des socks de capial idenique pour ous les pays, les différences d évoluions e de niveau de cee variable reflèen exclusi-vemen des différences dans les dynamiques de l invesissemen propres à chaque pays. En moyenne sur la période , l âge des équipemens insallés n enregisre pas de différence sensible d un pays à l aure (cf. graphique V). L écar enre les âges moyens exrêmes es inférieur à une demi-année : 6,1 ans pour le Royaume-Uni e les Pays-Bas, 5,6 ans pour le Japon. Il a approximaivemen connu les mêmes évoluions dans ous les pays, excepé aux Éas-Unis. L âge moyen des équipemens es proche en fin de période de son niveau de débu de période, hormis au Japon : il es d un niveau équivalen au Royaume-Uni, en, aux Éas-Unis, légèremen plus élevé en France e aux Pays- Bas. Il es en revanche supérieur de près d une année au Japon (cf. ableau 3). En 1965, l ouil de producion insallé en France e au Japon éai sensiblemen plus jeune que celui insallé en, au 4. D après les hypohèses reenues pour calculer les socks bru e ne de capial, e en noan AM l âge moyen des équipemens, on a la relaion suivane enre le sock ne e le sock bru de capial : DDV + 1 KN = AM KB DDV À parir de cee relaion e de la définiion des rendemens bru e ne du capial, on obien égalemen une relaion enre ces deux rendemens : DDV 1 RDTN = RDTB DDV+ 1 AM DDV+ 1 AM Graphique V Âge moyen des équipemens* En années 7 6,5 6 5,5 5 4, France Éas-Unis Royaume-Uni Japon de l'oues, hypohèse haue, hypohèse basse Pays-Bas *Hypohèse de durée de vie des équipemens de 12 ans. Champ : seceur privé. Source : base Mimosa, compes naionaux, Maddison (1993), OCDE ; calculs de l aueur. 140 ÉCONOMIE ET STATISTIQUE N , /2

13 Royaume-Uni, e aux Pays-Bas. Son vieillissemen a cependan éé plus rapide e a condui à des âges moyens des équipemens proches pour ces cinq pays au milieu des années La baisse de l âge moyen qui commence au milieu des années 1980 e se ermine en 1993 a éé d ampleur différene selon les pays : plus faible en France, en e aux Pays- Bas, plus prononcée au Royaume-Uni e au Japon. Depuis 1993, l âge moyen des équipemens augmene dans ces pays e condui à des niveaux de fin de période proches. Aux Éas-Unis, l âge moyen des équipemens producifs insallés a évolué différemmen de celui des aures pays, excepé pour la période En 1965, c es aux Éas-Unis que les équipemens insallés son en moyenne les plus âgés. Enre 1965 e 1970, l âge moyen des équipemens insallés diminue e aein un niveau proche de celui consaé en France. De 1970 à 1978, comme dans les aures pays, l âge moyen des équipemens augmene. En revanche, alors que cee hausse se prolonge dans les aures pays, l âge moyen des équipemens diminue aux Éas-Unis jusqu en 1982, avan de se sabiliser jusqu en Enre 1979 e 1987, c es aux Éas-Unis que l ouil producif es le plus jeune. De 1987 à 1993, l âge moyen des équipemens augmene alors qu il baisse dans les aures pays, puis commence à diminuer alors qu il augmene dans les aures pays. Depuis 1998, e comme enre 1979 e 1987, c es aux Éas-Unis que l âge moyen du capial insallé es le plus faible. Les rendemens nes on des évoluions plus mouvemenées que les rendemens brus L homogénéié relaive des évoluions de l âge moyen des équipemens explique que l évoluion des rendemens nes n inroduise pas de grands changemens dans la hiérarchie e les évoluions dessinées par les rendemens brus. Les évoluions de l âge des équipemens conduisen cependan à niveau moyen du rendemen ne du capial supérieur à celui du rendemen bru aux Éas-Unis, d un niveau équivalen en, au Royaume-Uni e aux Pays-Bas, e d un niveau inférieur au Japon e dans une moindre mesure en France (cf. ableau 4). En oure, les flucuaions du rendemen ne du capial son plus prononcées que celles du rendemen bru, comme en émoigne leur plus fore variabilié (cf. ableau 5). Un el phénomène reflèe le lien enre la dynamique de l invesissemen e le rendemen bru du capial : l augmenaion du rendemen bru s accompagne d un rajeunissemen de l appareil producif andis qu une diminuion du rendemen bru es couplée à un vieillissemen de l ouil de producion. mais conduisen à une hiérarchie e à des évoluions similaires Ces différences de niveau e d ampleur des flucuaions ne remeen cependan pas en cause les principaux résulas obenus à parir de l éude des rendemens brus Tableau 3 Âge moyen des équipemens En années Tableau 4 Niveau moyen du rendemen ne du capial Écar-ype France 5,5 6,1 5,9 0,4 Éas-Unis 5,8 6,1 5,9 0,2 Royaume-Uni 5,9 6,0 6,1 0,2 de l Oues (1) 5,9 6,1 6,1 0,2 hypohèse haue (2) 5,9 5,9 0,2 hypohèse basse (2) 6,1 6,1 0,1 Japon 4,9 5,8 5,6 0,5 Pays-Bas (3) 5,7 6,1 6,1 0,3 1. Jusqu en À parir de Depuis Source : base de données Mimosa, compes naionaux, Maddison (1993), OCDE ; calculs de l aueur France 19,5 18,9 15,4 Éas-Unis 36,7 32,1 31,2 Royaume-Uni 18,7 20,5 17,9 de l'oues (1) 19,5 24,1 19,7 hypohèse hau (2) 27,4 27,4 hypohèse basse (2) 22,7 22,7 Japon 20,9 10,5 12,1 Pays-Bas (3) 15,7 25,0 19,5 1. Jusqu en À parir de Depuis Source : base de données Mimosa, compes naionaux, Maddison (1993), OCDE ; calculs de l aueur. ÉCONOMIE ET STATISTIQUE N , /2 141

14 (cf. graphique VI). La hiérarchie es la même e elle es sable depuis le débu des années 1970 ; les rendemens nes dans les différens pays européens resen proches, bien que les écars soien légèremen plus élevés ; les rendemens nes on diminué jusqu au débu des années 1980, avan de se redresser ; enfin, le rendemen ne du capial en fin de période es inférieur à son niveau de débu de période aux Éas-Unis e au Japon, alors qu il lui es équivalen dans les pays européens, hormis aux Pays-Bas où il a progressé. Seule différence avec les rendemens brus, le rendemen ne moyen du capial es supérieur en fin de période à son niveau de débu de période en de l Oues. Quelques fais sylisés caracérisen la période L analyse d indicaeurs bru e ne de renabilié du capial consruis à parir d hypohèses alernaives e de corps de données différens condui ainsi à quelques fais sylisés relaivemen robuses sur la période Le rendemen économique du capial es comparaivemen plus élevé aux Éas-Unis. La renabilié du capial es d un niveau proche au sein des différens pays européens sur l ensemble de la période. Une excepion : le décrochage momenané de la renabilié du capial en France enre 1975 e Cee inflexion radui une diminuion imporane de cee renabilié au momen du premier choc pérolier, suivi d un redressemen comparaivemen plus len que dans les aures pays européens. Dans l ensemble des pays éudiés, la renabilié du capial s es dégradée à parir du milieu des années 1960 jusqu au débu des années 1980, avan de se redresser du débu des années 1980 à la fin des années Le niveau moyen es inférieur en fin de période à Graphique VI Rendemen ne du capial producif fixe hors logemen* France Éas-Unis Royaume-Uni Japon de l'oues, hypohèse haue, hypohèse basse Pays-Bas *Hypohèse de durée de vie des équipemens de 12 ans. Lecure : Pays-Bas, données disponibles après Champ : seceur privé. Source : base Mimosa, compes naionaux, Maddison (1993), OCDE ; calculs de l aueur. 142 ÉCONOMIE ET STATISTIQUE N , /2

15 celui en débu de période aux Éas-Unis e au Japon. Il es d un niveau proche dans les pays européens, hormis aux Pays-Bas où il a progressé. La prise en compe de l uilisaion de plus en plus imporane de biens d équipemens à durée de vie coure, qui affece la durée de vie des équipemens au niveau agrégé, condui à ne pas exclure la possibilié d une progression du rendemen du capial enre le débu e la fin de période aux Éas-Unis. C es ce qu indique l indicaeur de rendemen bru reposan sur le sock de capial issu des compes naionaux. Elle ne modifie en revanche pas les diagnosics relaifs aux aures pays. Dans quelle mesure ces évoluions doivenelles êre impuées à celles du aux de marge ou de celles de la producivié apparene du capial? Une lecure compable de ces flucuaions perme d avancer quelques élémens de réponse. Conribuions du aux de marge e de la producivié apparene du capial aux évoluions du rendemen bru du capial La décomposiion compable des évoluions des rendemens brus du capial perme de les relier à rois déerminans : l évoluion du aux de marge, celle de la producivié apparene du capial (en volume), e celle du prix relaif de l invesissemen. On noera que les conribuions des deux premiers faceurs son des foncions croissanes de ces déerminans andis que celle du roisième en es une foncion décroissane : une augmenaion du prix relaif de l invesissemen end à diminuer le rendemen bru du capial (cf. encadré 3). Cee lecure compable perme ainsi d apprécier le rôle respecif du aux de marge, de la producivié apparene du capial e du prix relaif de l invesissemen, dans la variaion de la renabilié du capial : la producivié du capial se cumule au aux de marge pour expliquer le recul du rendemen bru du capial Enre 1965 e 1982, la diminuion de la producivié du capial en volume a joué un rôle imporan dans le recul du rendemen bru dans ous les pays, sauf en de l Oues e aux Pays-Bas, où c es surou le déclin du aux de marge qui es responsable de cee évoluion. Sur cee période, la conribuion de la producivié apparene du capial en volume dépasse - 11 poins aux Éas-Unis e au Japon, - 8 poins en France, - 6 poins au Royaume-Uni, - 3 poins aux Pays-Bas, e - 1 poin en (cf. ableau 6). Tableau 5 Évoluions du rendemen ne du capial En poins Écar-ype France - 0,1-5,0 0,0-1,0-0,8 1,9 0,2 0,9 0,1 5,2 [- 0,4] [- 9,9] [0,1] [- 3,0] [- 13,2] [13,2] [2,2] [15,3] [2,1] Éas-Unis - 1,2-3,5 0,7-2,8-1,3 1,2 0,4 0,7-0,3 5,2 [- 9,9] [- 7,0] [2,8] [- 8,3] [- 22,5] [8,7] [3,9] [12,6] [- 9,9] Royaume-Uni - 0,3-4,9 1,6-0,2-0,4 0,9 0,1 0,4 0,0 4,1 [- 2,1] [- 9,8] [6,4] [- 0,7] [- 6,2] [6,0] [1,3] [7,3] [1,1] - 0,2-1,9 1,2-1,8-0,4 1,4 0,0 0,8 0,1 3,2 de l Oues (1) [- 1,9] [- 3,7] [4,9] [- 5,3] [- 6,1] [9,7] [0,1] [9,8] [3,8] - 1,2-1,2-1,2 3,4 hypohèse haue (2) [- 9,9] [- 9,9] [- 9,9] 0,0 0,0 0,0 1,2 hypohèse basse (2) [0,1] [0,1] [0,1] Japon - 0,7-4,8 0,3 0,0-0,8 1,2-0,5 0,2-0,3 6,3 [- 5,5] [- 9,7] [1,3] [0,1] [- 13,8] [8,1] [- 5,2] [2,9] [- 10,9] Pays-Bas (3) - 0,8-2,9 0,6 0,9-0,3 1,3 0,2 0,7 0,3 5,5 [- 3,2] [- 5,8] [2,5] [2,8] [- 3,8] [9,0] [2,3] [11,4] [7,6] 1. Jusqu en À parir de Depuis Lecure : évoluions moyennes e cumulées (enre croches) exprimées en poins. Source : base de données Mimosa, compes naionaux, Maddison (1993), OCDE ; calculs de l aueur. ÉCONOMIE ET STATISTIQUE N , /2 143

16 La diminuion généralisée du rendemen bru du capial sur la période enre 1965 e 1975 (qui s accélère au momen du premier choc pérolier) s explique dans la plupar des pays par une baisse de la producivié apparene du capial en volume, pariellemen compensée dans cerains pays par une baisse du prix relaif de l invesissemen e parfois aggravée par une déformaion du parage de la valeur ajouée en faveur des salaires au momen du premier choc pérolier (don le corollaire es un relaif effriemen du aux de marge). Les Pays-Bas e l de l Oues se démarquen des aures pays : même si la producivié du capial en volume y a diminué,la baisse du rendemen bru du capial provien avan ou de la diminuion du aux de marge. Duran ces 10 années, les conribuions de la producivié apparene du capial en volume à ces diminuions aeignen - 10 poins au Japon, - 9 poins aux Éas-Unis, - 7 poins en France, - 6 poins au Royaume-Uni. Elles ne son que de - 2 poins aux Pays-Bas e - 1 poin en de l Oues. Quan aux conribuions du aux de marge au momen du premier choc pérolier, elles aeignen ou dépassen - 3 poins au Japon, au Royaume-Uni, e en France andis qu elles son de - 2 poins aux Pays-Bas, - 1 poin en, e + 1 poin aux Éas-Unis (cf. encadré 4). Enre 1975 e 1979, le rendemen bru du capial progresse aux Éas-Unis, en, au Royaume-Uni e aux Pays-Bas du fai du redressemen du aux de marge e de la producivié apparene du capial en valeur. Il rese sable au Japon e en France, la hausse du aux de marge compensan la poursuie de la diminuion de la producivié du capial en valeur. Au momen du second choc pérolier, le rendemen bru du capial diminue aux Éas-Unis, en de l Oues, e en France sous l effe de baisses conjuguées du aux de marge e de la producivié apparene du capial. La sabilié de ces deux déerminans condui à une sabilié du rendemen bru au Japon e au Royaume-Uni ; il progresse aux Pays-Bas en raison d une hausse du aux de marge d ampleur supérieure à la baisse de la producivié du capial. Encadré 3 UNE DÉCOMPOSITION COMPTABLE DU RENDEMENT BRUT DU CAPITAL Le rendemen bru du capial correspond au rappor de l excéden bru d exploiaion au sock de capial bru. Il peu se décomposer en foncion de la producivié apparene du capial en volume, du prix relaif de l invesissemen par rappor à la valeur ajouée, e du aux de marge. Leurs niveaux e leurs variaions permeen d expliquer compablemen le niveau e les variaions du rendemen bru du capial. On noe RKB, rendemen bru du capial producif fixe hors logemen du seceur privé EBE, l excéden bru d exploiaion du seceur privé corrigé de la non-salarisaion KB, le sock bru de capial producif fixe hors logemen du seceur privé en valeur KBV, le sock bru de capial producif fixe hors logemen du seceur privé en volume VA, la valeur ajouée du seceur privé en valeur VAV, la valeur ajouée du seceur privé en volume PI, le prix de l invesissemen producif fixe hors logemen du seceur privé PVA, le prix de la valeur ajouée du seceur privé. TMARGE = e donc, EBE VA ce qui donne, après différenciaion,, aux de marge du seceur privé PI PRI =, prix relaif de l invesissemen e, producivié apparene du capial bru en volume PVA Π VAV K = KBV Le rendemen bru du capial producif fixe hors logemen du seceur privé s écri : EBE EBE VA EBE 1 VAV RKB = = = KB VA KB VA PI KBV PVA 1 RKB = TMARGE Π PRI K RKB TMARGE = TMARGE 1 1 PRI + 1 PRI 1 Π + Π K K 1 RKB ÉCONOMIE ET STATISTIQUE N , /2

17 Le décrochage emporaire du rendemen bru du capial en France par rappor aux aures pays européens à parir du premier choc pérolier e jusqu au débu des années 1980 s explique compablemen par une diminuion plus imporane de la producivié du capial e par de fores diminuions du aux de marge au momen de chaque choc pérolier. Dans les aures pays européens, la producivié apparene du capial s es redressée enre les deux chocs péroliers e le aux de marge n a diminué sensiblemen qu au momen du premier (Royaume-Uni e Pays-Bas) ou du deuxième ( de l Oues) : l augmenaion du rendemen bru due à celle de la producivié du capial dans les pays anglo-saxons e à celle du aux de marge dans les aures pays Sur la période , la hausse du rendemen bru du capial s explique par un redressemen de la producivié du capial en valeur dans les pays anglo-saxons e par une remonée du aux de marge dans les aures pays. De 1990 à 1999, dans un conexe de sabilisaion du aux de marge, la baisse du prix relaif de l invesissemen compense la dimi- Tableau 6 Évoluions du rendemen bru du capial en foncion de celles de ses déerminans compables A France En poins Rendemen bru - 0,1-3,1-0,1-0,6 1,1 0,1 0,0 (1)=(2)+(3) [- 0,5] [- 6,2] [- 0,3] [- 1,8] [7,5] [0,9] [- 0,5] Taux de marge (2) 0,3-1,6 0,1-0,3 0,7 0,1 0,1 [2,0] [- 3,2] [0,5] [- 0,9] [5,2] [1,3] [5,0] Producivié du capial - 0,3-1,5-0,2-0,3 0,3 0,0-0,2 en valeur (3)=(4)+(5) [- 2,5] [- 3,0] [- 0,8] [- 1,0] [2,3] [- 0,4] [- 5,4] Producivié du capial - 0,6-1,0-0,2-0,2 0,2-0,3-0,3 en volume (4) [- 4,8] [- 1,9] [- 0,8] [- 0,7] [1,3] [- 2,9] [- 9,8] Prix relaif de 0,3-0,6 0,0-0,1 0,1 0,3 0,1 l'invesissemen (5) [2,3] [- 1,1] [0,0] [- 0,2] [0,9] [2,5] [4,4] B - Éas-Unis En poins Rendemen bru - 0,6-2,2 0,3-1,5 0,7 0,3-0,1 (1)=(2)+(3) [- 4,7] [- 4,4] [1,2] [- 4,6] [4,7] [3,0] [- 4,8] Taux de marge (2) - 0,2 0,4 0,0-0,3 0,2-0,1 0,0 [- 1,8] [0,7] [0,0] [- 0,8] [1,4] [- 0,7] [- 1,2] Producivié du capial - 0,4-2,5 0,3-1,3 0,5 0,4-0,1 en valeur (3)=(4)+(5) [- 2,9] [- 5,1] [1,2] [- 3,8] [3,3] [3,7] [- 3,6] Producivié du capial - 0,6-1,9 0,3-1,2-0,1-0,2-0,4 en volume (4) [- 5,0] [- 3,7] [1,2] [- 3,7] [- 0,4] [- 2,3] [- 14,1] Prix relaif de 0,3-0,7 0,0 0,0 0,5 0,6 0,3 l'invesissemen (5) [2,1] [- 1,4] [0,0] [0,0] [3,7] [6,0] [10,5] C - Royaume-Uni En poins Rendemen bru -0,2-2,9 0,9-0,2 0,5 0,1 0,0 (1)=(2)+(3) [-1,7] [-5,7] [3,5] [-0,5] [3,7] [0,7] [0,0] Taux de marge (2) 0,1-1,8 0,7 0,0-0,1-0,1 0,0 [1,1] [-3,5] [3,0] [0,0] [-0,5] [-1,2] [-1,1] Producivié du capial -0,4-1,1 0,1-0,2 0,6 0,2 0,0 en valeur (3)=(4)+(5) [-2,8] [-2,2] [0,5] [-0,5] [4,2] [1,9] [1,1] Producivié du capial -0,4-1,1 0,1-0,4 0,4-0,3-0,2 en volume (4) [-3,4] [-2,2] [0,5] [-1,2] [2,5] [-2,8] [-6,5] Prix relaif de 0,1 0,0 0,0 0,2 0,2 0,5 0,2 l'invesissemen (5) [0,6] [0,0] [0,0] [0,7] [1,6] [4,7] [7,6] ÉCONOMIE ET STATISTIQUE N , /2 145

18 Tableau 6 (suie) D - de l Oues En poins Rendemen bru - 0,1-1,2 0,7-1,1 0,8 0,1 0,1 (1)=(2)+(3) [- 0,5] [- 2,4] [2,7] [- 3,3] [5,9] [0,6] [3,1] Taux de marge (2) - 0,1-0,3 0,3-0,4 0,6 0,2 0,1 [- 1,0] [- 0,7] [1,4] [- 1,1] [3,9] [0,8] [3,2] Producivié du capial 0,1-0,8 0,3-0,7 0,3 0,0 0,0 en valeur (3)=(4)+(5) [0,5] [- 1,7] [1,3] [- 2,2] [2,1] [- 0,2] [- 0,2] Producivié du capial 0,1-0,8 0,4-0,6 0,2-0,2 0,0 en volume (4) [0,8] [- 1,5] [1,7] [- 1,9] [1,7] [- 1,0] [- 0,2] Prix relaif de 0,0-0,1-0,1-0,1 0,1 0,2 0,0 l'invesissemen (5) [- 0,3] [- 0,2] [- 0,4] [- 0,3] [0,4] [0,8] [0,1] E1-, hypohèse haue En poins E2 -, hypohèse basse En poins Rendemen bru - 0,7 (1)=(2)+(3) [- 5,5] Taux de marge (2) 0,0 [0,1] Producivié du capial - 0,7 en valeur (3)=(4)+(5) [- 5,6] Producivié du capial - 0,9 en volume (4) [- 7,5] Prix relaif de 0,2 l'invesissemen (5) [1,9] Rendemen bru 0,0 (1)=(2)+(3) [- 0,1] Taux de marge (2) 0,2 [1,9] Producivié du capial - 0,3 en valeur (3)=(4)+(5) [- 2,1] Producivié du capial - 0,6 en volume (4) [- 4,6] Prix relaif de 0,3 l'invesissemen (5) [2,5] F Japon En poins Rendemen bru - 0,5-3,3 0,1 0,0 0,7-0,3-0,2 (1)=(2)+(3) [- 4,1] [- 6,5] [0,5] [0,0] [4,9] [- 3,3] [- 8,5] Taux de marge (2) - 0,1-1,7 0,2 0,1 0,4 0,0 0,0 [- 0,7] [- 3,5] [0,7] [0,3] [3,0] [- 0,5] [- 0,7] Producivié du capial - 0,4-1,5-0,1-0,1 0,3-0,3-0,2 en valeur (3)=(4)+(5) [- 3,4] [- 3,0] [- 0,2] [- 0,3] [2,0] [- 2,8] [- 7,8] Producivié du capial - 0,9-1,3-0,2-0,2 0,1-0,5-0,5 en volume (4) [- 7,2] [- 2,6] [- 0,9] [- 0,5] [0,4] [- 4,7] [- 15,5] Prix relaif de 0,5-0,2 0,2 0,1 0,2 0,2 0,2 l'invesissemen (5) [3,9] [- 0,4] [0,7] [0,2] [1,5] [1,8] [7,7] G - Pays-Bas En poins Rendemen bru - 0,6-1,8 0,3 0,5 0,8 0,1 0,1 (1)=(2)+(3) [- 2,3] [- 3,6] [1,1] [1,5] [5,4] [1,4] [3,4] Taux de marge (2) - 0,5-1,1 0,2 0,6 0,4 0,0 0,1 [- 2,1] [- 2,1] [0,9] [1,9] [3,0] [0,1] [1,8] Producivié du capial - 0,1-0,7 0,0-0,1 0,3 0,1 0,1 en valeur (3)=(4)+(5) [- 0,3] [- 1,5] [0,2] [- 0,4] [2,3] [1,3] [1,7] Producivié du capial - 0,3-0,5 0,0-0,1 0,4-0,1 0,0 en volume (4) [- 1,1] [- 1,0] [0,0] [- 0,4] [2,7] [- 0,8] [- 0,6] Prix relaif de 0,2-0,2 0,0 0,0-0,1 0,2 0,1 l'invesissemen (5) [0,9] [- 0,5] [0,1] [- 0,1] [- 0,4] [2,1] [2,1] Lecure : évoluions moyennes e cumulées (enre croches) exprimées en poins. L évoluion moyenne du rendemen bru peu se décomposer en la somme de rois évoluions moyennes : celle du aux de marge, celle de la producivié apparene (en volume) du capial bru, e celle du prix relaif de l invesissemen. Alors que les conribuions des deux premiers faceurs son des foncions croissanes de ces déerminans, celle du roisième en es une foncion décroissane (cf. encadré 3 e le exe). Source : base de données Mimosa, compes naionaux, Maddison (1993), OCDE (1999) [sauf ableau B]; calculs de l aueur. 146 ÉCONOMIE ET STATISTIQUE N , /2

19 nuion de la producivié apparene du capial en volume. La période 1983 à 1989 es une période d amélioraion généralisée e sensible du rendemen bru du capial. Ces évoluions similaires du rendemen bru du capial proviennen de déerminans différens selon les pays : le aux de marge explique la majeure parie de la hausse du rendemen bru du capial au Japon, en, en France, e aux Pays-Bas. En revanche, aux Éas-Unis e au Royaume- Encadré 4 TAUX DE MARGE ET CHOCS PÉTROLIERS Les évoluions conrasées des aux de marge au momen des chocs péroliers (le aux de marge du seceur privé au débu des années 1980 es inférieur à celui du débu des années 1970 au Japon, en e en France, andis qu il es d un niveau équivalen dans les aures pays) amènen à s inerroger sur leur origine. Des indicaeurs de aux de marge on donc éé calculés pour un seceur privé (ou marchand selon les pays) hors seceur énergéique pour les Éas-Unis, le Royaume-Uni, e les Pays-Bas, afin de voir si l absorpion rapide des chocs péroliers par le seceur privé masquai un ransfer enre seceurs où provenai d une dynamique salariale différene. Aux Pays-Bas e au Royaume-Uni, le calcul d indicaeurs de aux de marge pour un seceur privé duquel es exclu le seceur énergéique monre que la résorpion rapide de l impac des chocs péroliers sur le aux de marge provien d un ransfer enre le seceur énergéique e le seceur privé hors énergie : le aux de marge du seceur privé hors énergie s es dégradé enre le débu des années 1970 e le débu des années 1980 (cf. graphiques A e B-2). L hypohèse d une absorpion rapide des chocs péroliers par le seceur non énergéique es en revanche confirmée dans le cas des Éas-Unis : les évoluions de aux de marge ne diffèren pas foremen, bien que la conribuion du seceur énergéique se raduise, enre 1975 e 1986, par une augmenaion du aux de marge moyen du seceur privé (cf. graphique B-2). Ces résulas amènen à relaiviser l hypohèse d une spécificié française caracérisée par une fore dégradaion du aux de marge au momen des chocs péroliers e d une résorpion plus lene de cee dégradaion : la moindre dégradaion aux Pays-Bas e au Royaume-Uni provien esseniellemen de ransfers enre le seceur énergéique e le seceur privé hors «énergie». Graphique A Pays-Bas Taux de marge du seceur privé hors seceur énergie Source : OCDE Seceur privé Seceur privé hors énergie Graphique B Taux de marge du seceur marchand hors énergie B1 - Royaume-Uni B2 - Éas-Unis Seceur marchand Seceur marchand hors énergie Seceur marchand Seceur marchand hors énergie Lecure : on enend par seceur marchand le seceur privé hors insiuions sans bu lucraif au service des ménages (ISBLSM), e hors composane non marchande des ménages. Source : Sylvain (1998). ÉCONOMIE ET STATISTIQUE N , /2 147

20 Uni, c es l augmenaion de la producivié du capial en valeur qui en es à l origine. Sur cee période, les conribuions du aux de marge e de la producivié apparene du capial en valeur on aein respecivemen 5 poins e 3 poins en France ; 4 poins e 2 poins en ; 3 poins e 2 poins au Japon e aux Pays-Bas ; 0 e 4 poins au Royaume-Uni ; 1 poin e 4 poins aux Éas-Unis. alors qu enre 1990 e 1999, elle s explique principalemen par la sabilisaion du aux de marge La période se caracérise par une sabilisaion du aux de marge e par une baisse du prix relaif de l invesissemen qui compense ou dépasse une diminuion de la producivié apparene du capial en volume. Enre 1990 e 1999, la conribuion du prix relaif de l invesissemen es comprise enre 2 e 3 poins selon les pays, hormis au Royaume-Uni e aux Éas-Unis où elle es proche de 5 poins. La conribuion de la producivié du capial en volume es négaive pour ous les pays e comprise enre - 2 e - 3 poins. Aux Éas-Unis, la hausse de la producivié du capial en valeur explique inégralemen la hausse du rendemen bru du capial. En France, en, e aux Pays-Bas, la relaive sabilié du rendemen bru provien d une sabilié de la producivié en valeur e du aux de marge andis qu au Royaume-Uni, la hausse de la producivié du capial en valeur compense la baisse du aux de marge. Au Japon, la diminuion du rendemen bru provien d une diminuion de la producivié en valeur du capial. La décomposiion de la producivié apparene du capial en valeur monre que ses évoluions résulen de conribuions posiives du prix relaif de l invesissemen qui compensen ou dépassen la diminuion généralisée de la producivié du capial en volume, excepé au Japon, où la conribuion posiive du prix relaif de l invesissemen es insuffisane pour compenser la fore diminuion de la producivié du capial en volume. Ainsi, par delà la diversié des siuaions e des évoluions propres à chaque pays, cee décomposiion compable perme de disinguer les déerminans compables du rendemen bru du capial à l œuvre au cours de chacune des périodes éudiées, ce qui appore quelques élémens explicaifs aux fais sylisés plus hau énumérés. À la différence du rendemen bru, la profiabilié brue du capial n a pas progressé La profiabilié du capial producif mesure l écar enre la renabilié de l invesis-semen physique e un rendemen alernaif (5) (en ermes réels) sur les marchés des fonds prêables. Théoriquemen, l invesissemen physique sera préféré au second an que l écar resera suffisammen supérieur. De même, enre plusieurs pays où les capiaux son parfaiemen mobiles, l invesissemen physique sera d auan plus privilégié dans l un d eux que la profiabilié y sera comparaivemen plus élevée. Compe enu de la proximié des évoluions des rendemens brus e des rendemens nes, on se borne à comparer la profiabilié brue (6) du capial à son rendemen bru. Sur l ensemble de la période , la hiérarchie des profiabiliés brues es équivalene à celle des rendemens brus e nes du capial. En moyenne sur la période, la profiabilié brue du capial aein 23 % aux Éas- Unis e 12,5 % au Japon. Les pays européens son siués enre ces exrêmes : la profiabilié moyenne es proche de 16% en, au Royaume-Uni, e aux Pays-Bas, elle es de l ordre de 13,5 % en France (cf. ableau 7). Lorsqu on compare le niveau moyen de la profiabilié brue enre le débu e la fin de période, des différences avec les évoluions du rendemen bru apparaissen : la profiabilié brue du capial a diminué dans ous les pays, sauf en e aux Pays-Bas, où elle es d un niveau équivalen. L examen des évoluions de la profiabilié du capial au cours de la période monre que celle-ci a diminué jusqu en 1982 dans ous les pays, avan de connaîre une endance à la hausse jusqu en fin de période, hormis au Japon où elle diminue depuis le débu des années Ces évoluions diffè- 5. Le rendemen alernaif doi normalemen êre celui d un placemen sans risque don la durée de vie se rapproche le plus possible de celle des équipemens. 6. La profiabilié brue es calculée en uilisan des aux d inérê à long erme issus des perspecives économiques de l OCDE. Ceux-ci son en oure lissés sur rois ans (deux ans pour les années exrêmes) afin d aénuer les fores flucuaions qu ils présenen. Les rendemens bru uilisés son ceux calculés à parir de socks de capial consruis avec une hypohèse de durée de vie des équipemens de 12 ans. 148 ÉCONOMIE ET STATISTIQUE N , /2

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