Prospective du numérique : quelle gouvernance pour quel futur?

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1 Prospective du numérique : quelle gouvernance pour quel futur? CODEFROY DANG NCUYEN1, DIDIER POUILLOT2 Télécom IDATE2 Bretagne', Introduction Nous vivons actuellement une période de transi tion : le lancement de la téléphonie mobile «4G» cette année en France (deux ans après les Coréens, les Japonais du les Américains), le déploiement core modeste de réseaux en fibres optiques jusque chez l'abonné, et l'annonce récente d'un engagement public dans le numérique montrent que la France, après avoir été à la traîne comme la plupart des pays européens, semble vouloir prendre la mesure des en jeux infrastructurels que représente le numérique. propos de cet article est de dégager, des prochaines années, les lignes de force du déploiement en Le de ce «système technique», au sens où le définissait l'his torien des sciences Bertrand Cille en 1978 [1] : un en semble articulé de technologies qui s'inscrit dans un contexte d'évolution économique, sociale et politique. Le principal élément est l'affirmation universelle d'un o bien système» qui véhicule des «données» sur des infrastructures filaires (fibres, DSL) et sans fil (4C, Wi-Fi, WiMAX, NFC, satellites...). Ce bien sys tème, c'est Internet. Il est possible que dans le futur il soit menacé dans sa configuration actuelle. Un système technique original Assemblage de réseaux interconnectés qui s'é changent des données numériques, Internet s'appuie sur la complémentarité sants, et il est porteur d'importants entre chacun de ses compo effets de réseau. Car en tant qu'infrastructure de communication, In ternet augmente sa valeur avec le nombre d'entités (personnes physiques et morales, «objets») qui y accèdent. En tant que bien système, Internet induit une standardisation qui offre des perspectives décu plées aux fabricants de matériel et aux fournisseurs de services. Ces standards portent numérique le nom de protocoles. Historiquement, dans le monde les promoteurs d'internet ont mis en place des principes de fonctionnement en rupture avec les modes de pensée précédents, qui se résu ment dans la liste suivante : ' l'architecture «en couches» permet l'indépendance de la communication vis-à-vis du matériel informa tique connecté ; - le contrôle des flux par les extrémités des réseaux, les terminaux ; - latransmission desmessages par paquets (ou plutôt da tagrammes) assure un bon usage des infrastructures ; - des protocoles ouverts garantissent l'interconnexion des réseaux ; * Internet se contente du "best effort", chaque réseau «fait de son mieux», mais quelques mécanismes complémentaires ont été introduits pour maintenir une certaine qualité de service ; * le principe de tarification "sender keeps ail" ou en core "bill and keep" : en cas d'équivalence envoyés et reçus, l'interconnexion des flux n'occasionne pas de transaction financière entre opérateurs de réseau. Sinon le» petit» réseau paie un accès forfaitaire. Ces principes ont créé une rupture avec l'architec ture précédente des réseaux téléphoniques ou de données, qui était fondée sur le contrôle du réseau par le cœur {core œntered networks) - «les com mutateurs». Mais ils ont à l'heure actuelle quelques

2 limites. La diffusion massive de flux vidéos notamment engendrés (ou retransmis) ceux par les utilisateurs, a en effet conduit à de sérieux problèmes de congestion que l'architec ture flexible de l'internet a quelques difficultés à gérer. Par ailleurs la décomposition «en couches» traduit une conception horizontale du réseau (où s'empilent les couches infrastructure/transport/réseau/applications), qui s'oppose à une approche verticale, où l'on cherche à intégrer toutes les fonctionnalités dans un seul et unique bien système, comme c'était le cas dans le réseau téléphonique' ou d'autres ré seaux de données comme Transpac. Et comme le souligne abondamment évolution Zittrain [2], cette découpe fait écho à une similaire des ordinateurs personnels qu'avait mis en évidence Andy Grave, l'ancien PDG d'intel, où la décom Applications Transport Réseau Physique MPEG4 BitTorrent SSLL MP3 SMTP H323 HTTP TCP UDP IP b GSM Sonet SDH g Adsl position horizontale se réalise entre les «puces», le matériel, le système d'exploitation (qui joue un rôle analogue au pro tocole TCP/IP de l'internet), les logiciels applicatifs et le circuit de distribution. La décomposition horizontale du réseau se traduit par la séparation entre le monde en dessous d'ip (en gros toutes les infrastructures de transmission) et le monde «au-dessus d'ip» (la gestion des flux et le développement d'applications de terminal à terminal). Le schéma suivant résume cela : Le système technique de l'internet, en isolant chaque écosystème (Infrastructures, couche logicielle des proto coles, services d'intermédiation autonomie. Des acteurs mondiaux nés dans des garages ou des dortoirs et d'application), révèle leur Lessig [5\ montre que la strate logicielle du «code» (en gros les protocoles TCP/IP) était jusqu'à présent à la fois ou verte (tout le monde pouvait y contribuer) et non réglemen tée, et cela garantissait la fécondité globale du numérique en termes d'innovation. Ce «code» était et reste un «bien commun» que personne ne peut s'approprier individuelle- 1 Résumé par lefameuxslogandetheodorvail"one network, onesys tem, universalservice" qui justifiaitainsi audébutdesannées1900, le monopolesur le téléphoneque le gouvernementaméricainavait conféréasasociété,at&t. Figure1 :L'architecturen«sablier»d'Internet.Source:Zitrain(2009). ment. Cependant une tendance actuelle vise à «abattre les séparations entre les strates», ou pour le dire dans les termes de Schaefer et Le Crosnier [4], à procéder à une «verticalisation» de l'internet. Cette intégration verticale qui serait en quelque sorte un retour en arrière, est aussi dénoncée par Zittrain [2j. Elle remettrait en cause le caractère ouvert des protocoles de communication, le "best effort" et la ta rification "sender keeps ail", ou même le contrôle des flux par les extrémités du réseau. On trouve des traces de cette «verticalisation» dans la mise en place d'écosystèmes pro priétaires comme celui organisé par Apple pour la diffusion de musique, de films ou «d'applications» fonctionnant façon exclusive sur ses terminaux de (ipod, iphone, ipad...). Mais Facebook, Google et Amazon, voire Microsoft, ont des approches similaires visant à «capturer» leurs clients (ou leurs membres) au sein de «clubs» plus ou moins fermés. Ces géants de l'internet, que l'on regroupe aujourd'hui sous le vocable de GAFA (acronyme qui couvre Google, Apple, Facebook et Amazon) ou GAFAM (en incluant Microsoft), dominent très largement leurs marchés d'origine respectifs, moteur de recherche, vidéo, réseaux sociaux, applications mobiles, etc.. qui sont d'ailleurs globalement les marchés les plus profitables et/ou offrant te plus de croissance parmi les Chiffred'affaires Progression Résultat net Taux de profit Cap. boursière Principale source de revenus (au 12avril 2013) Apple* »* * terminaux Microsoft** 7Ï.7 5«*b * logiciels Google * «M) publicité(recherche/lienssponsorisés) Amazon Vo b e-commerce Facebook * 0.0 1* 65.3 publicité ' exercice fiscalclosau 30 septembre2012 ** exercice fiscaldos au29 juin 2012 Figure 2 : LesGAFAM en chiffres (valeurs en milliards USS).Source : IDATEd'après opérateurs.

3 secteurs TIC. Entémoignent les progressions de leurs chiffres d'affaires, leurs taux de profit et surtout leurs capitalisations boursières «hors normes». Avant d'être rétrogradé, Apple s'est affichée durant plusieurs mois en 2012 comme la pre mière capitalisation mondiale tous secteurs confondus. En dehors de quelques cas isolés (Netflix, Spotify, ebay...) ou d'acteurs de marchés géographiques encore protégés, Chine et Russie notamment, la concurrence vient surtout d'une émulation entre ces groupes qui s'orientent dans des stratégies multiservices et se retrouvent de plus en plus face à face. Les exemples sont nombreux, du développement d'un réseau social par Google à l'extension d'amazon dans les tablettes en passant par le lancement controversé d'une solution de cartographie par Apple. Chacun de ces groupes a assis sa taille mondiale sur un segment particulier (cf. supra), par des innovations ou par rachat d'entreprises innovantes. Elles prolongent donc cet avantage en construisant un bouquet de services autour de leur produit phare. Les acteurs «locaux», notamment les opérateurs histo riques de télécommunications, n'ont jamais pu s'insérer dans cette lutte pour le leadership mondial. De plus la régulation ne les y a pas aidés. Si l'un de ces acteurs locaux devait s'imposer au niveau mondial, ce sera sans doute Baidu, mo teur de recherche très largement dominant dans son mar ché domestique, la Chine, un des marchés qui s'est révélé les plus difficiles d'accès pour Google. Son chiffre d'affaires (3,6 Md USD en 2012) est sans commune mesure avec celui de Google. Toutefois, fort d'une croissance encore supérieure à 40 o/ol'an et surtout d'un très confortable taux de profit, avoismant 50 'J.'o,l'entreprise chinoise atteignait une capitali sation de 31 Md USDà mi-avril Ainsi, le monde «au-dessus d'ip» a fait émerger des acteurs mondiaux puissants qui constituent une sorte d'oli gopole très concurrentiel, «plate-forme contre plate-forme». Les modèles d'affaires de ces groupes capitalisent sur plu sieurs éléments : * les effets de réseau : plus la plate-forme est importante, plus elle devient attractive pour ceux qui n'y sont pas en core connectés ; ' la «capture» ;il s'agit que le client ne quitte pas la plate-forme pour aller dans celle des concurrents, qui reste «à un clic» ; * un élément de référence : pour Apple il s'agit des termi naux (design, facilité d'usage), pour Microsoft du système d'exploitation des terminaux et des logiciels de bureautique, pour Google du stockage des contenus numérisés (dans d'énormes "data centers") et de son algorithme Pagerank pour y accéder, pour Facebook des données personnelles de ses membres, el pour Amazon de son circuit de distri bution physique, que l'entreprise veut compléter par une distribution immatérielle en ligne (liseuses) ; * des sources de revenus qui varient : lapublicité pour Google, la marge de distributeur pour Amazon, et Apple sur i-tunes, les marges de producteur pour les logiciels de Microsoft, et les terminaux d'apple, la vente de données personnelles pour Facebook et Google. Des opérateurs de télécommunications marginalisés 7 Le succès de la diffusion de l'internet a obligé le monde des infrastructures à se redéfinir. Il est passé d'une position centrale (un monopole contrôlant tout un secteur d'activité' et délivrant un service complet) à une position relativement périphérique (fournisseur de l'infrastructure de transmission c'est-à-dire d'une "commodity", un bien standardisé facile ment substituable par celui d'un autre fournisseur). Pire, ce qui fut longtemps la source essentielle de ses revenus, le ser vice téléphonique di1 «commuté», est pour ainsi dire tarie, en raison de l'émergence de la téléphonie qui sauve encore les opérateurs c'est la téléphonie sur Internet. Ce mobile dont ils tirent désormais la majorité de leurs ressources, et l'accès à Internet. La concurrence et la privatisation des opérateurs histo riques a conduit à la «financiarisalion» du secteur comme l'appelle Musso [5], qui a peu à voir avec les enjeux techniques et structurels auxquels les opérateurs sont confrontés sur le long terme. Avec les évolutions technologiques actuelles et notamment la montée vers les hauts débits fixes (FTTH Fibre to the Home ou les technologies mobiles «4G») et le re nouvellement des infrastructures que cela induit, ils auraient besoin des ressources financières qu'ils ont peut-être un peu trop dilapidé durant la «bulle». Car les principes architecturaux de l'internet, et notamment le contrôle des flux par les extré mités, bouleversent à terme la place des opérateurs tradition nels, beaucoup plus que les manœuvres financières que l'on peut assimiler à un vaste «jeu de Monopoly».Alors qu'ils ont construit tout leur savoir faire séculaire sur la mise au point et la gestion de réseaux centrés sur le «cœur» (core œntered networks), l'architecture d'internet a rendu ces compétences moins déterminantes. Bien entendu, ils se sont adaptés à la nouvelle donne et la technologie peut remettre en selle les architectures centrées sur le cœur, pour des raisons d'efficacité ou de sécurité [?] ou encore de qualité de service. Les opérateurs de télécommunications essaient aussi de garder leur position de marché en contrôlant l'accès au client : Dans les années 1970, la plus grande entreprise au monde était AT&T qui bénéficiait d'un quasi-monopole sur le téléphone aux USA. Cette entreprise employait a l'époque plus d'un million de personnes.

4 final. Maisdepuis plusieursannées,un certainnombred'entre eux, parmi les grands mondiaux,et singulièrementles euro péens,ont vu leurchiffred'affairesdécliner.deutschetelekom a ainsi perdu 100Zoentre 2009 et 2012, FranceTélécomun peu plusde 5 0zbsurla même période.silacriseéconomique, particulièrementsensibleen Europe,ajoute auxdifficultésdes opérateurs,ceux-cisouffrentavanttout des diversespressions structurellesqui s'exercentsur le secteur, notamment sur le planconcurrentiel.leclassement2012 (figure 3) montre que, dans le top 10 mondial,les quatre opérateursissusdu Vieux Continent sont en retrait,y compris Telefonicaet Vodafone, en dépit de leur internationalisationpoussée.le groupe es pagnol réalise 73 0Zade son chiffre d'affaireshors de son marchédomestique et près de lamoitié sur le marchélatinoaméricain : son activité sur les marchésinternationauxa crû de 4,1 o/btandis que le chiffre d'affairestiré de l'exploitation de réseauxsurle marchéespagnolachuté de plusde 130Zo! Vodafone,focalisésur les servicesmobiles,enregistreun recul à peu près partout, sauf en Turquie et dans quelques pays ciblés. Sanssurprise,c'est en Europedu sud que le groupe subit sesplus importantsrevers: l'ensemble de sesactivités en Grèce,Italie,Espagneet Portugalreculentde 160Mau pre mier semestrede l'exercicefiscal2012/2013 par rapport à la même périodede l'exerciceprécédent. L'internationalisationne semble donc plus être une pa rade, du moins ne plus suffire pour endiguer le déclin, ce, d'autant plus que lesautresopérateursdu top 10 mondial, à l'exceptiond'americamôvil dont le chiffre d'affairescontinue de s'afficher en progression,sont au contraire engagésen quasi-totalitésur leursmarchésdomestiquesrespectifs.c'est le cas de NTT qui, après un recul ininterrompu entre 2004 et 2010, renoue depuis trois ans avec la croissance.l'opé rateur a su tirer profit de son investissementmassif dans la fibre et détient aujourd'hui près des trois quartsdu marché japonais; il s'engageaujourd'hui avecla même vigueur dans LTE3 avec un programme d'investissementd'environ trois Md C pour couvrir,à l'horizon 2014, 50 0Ade lapopulation. Son principalchallenger KDDIa lui aussiretrouvéle chemin de lacroissancedepuis deux ans. Les deux principauxacteurs américains,at&tet Verizon sont égalementsur une trajectoirepositive.a l'instarde NTT, Verizonen particuliertire profit de son engagementdans le très haut débit, FTTH/B dans un premier temps, LTEdepuis quatre ans : èfin 2013, son réseaumobile de nouvellegéné ration doit couvrir plus de 285 millions de personnes, soit 90 "/ode la populationdes États-Unis. 1 LTE : Long TermeEvolution: nom du standardde la 4e génération mobile. Premier des opérateurs chinois, China Mobile est, à la faveurd'une très forte dynamique(+s7 0Zoen 5 ans), passé du 8" au4e rang mondial entre 2007 et Plusloin dans le classement, les deux autres opérateurschinois ont suivi une trajectoire parallèle: de la 15eà la 12e place pour China Telecomet de la 18" à la 15ppour China Unicom. Le mar ché est encore porté par un fort développement du parc : la Chine est en particulier devenue récemment le premier marchémondial en matièrede FTTH/B. Que ce soit au Japon, aux États-Unis ou en Chine, les conditions d'accèsau marché et les structures industrielles sontbien évidemmenttrèsdifférentesde cellesqui prévalent en Europeet il estdifficile de comparerdes marchésde plu sieurs centaines de millions de consommateursregroupés autour de trois à cinq opérateurs principaux à une Union encore morceléeen 27 marchésnationaux! Enfin,America Môvil, le plus internationaldes opérateurs du tableau hors européens (près des deux tiers de ses ac tivités sont réaliséeshors du Mexique), paraît bien décidé à accroître encore son périmètre géographique, lorgnant notamment sur les marchés européens : en témoignent les participationsdans KPNet danstelekomaustriaacquisesl'an passé.de manière plus large,l'europeen crise resteconvoi tée : ChinaTelecoma créé en 2012 un MVNOau Royaume- Uni avec l'ambition affichée de s'étendre aux autresgrands paysde la région.at&tchercheraitune cible égalementsur le VieuxContinent. Il est vraique, si l'on considèrelacapitali sationboursièredes opérateursde ce côté de l'atlantique,la vision est plutôt séduisante : Telefonica,DeutscheTelekom et FranceTélécom n'atteignent pas ensemble la valeur de Verizon,encore moins d'at&t. Reste à savoir si les perspectives vont redevenir posi tives. Pour l'heure, les niveaux de profit sont faibles, mais c'est un point assez partagé dans notre classement : seuls China Mobile et America Môvil sortent du lot. Quant à la dette, elle pointe à nouveau les opérateurs européens : avecun niveau encore proche, voire supérieur,à leur chiffre d'affaires annuel, son poids reste très élevé. Tout ceci ne facilite pas une présence mondiale, et il est fort possible que les consolidations observées depuis quinze ans se poursuivent encore dans plusieurs années. On note par exemple qu'avec une capitalisation boursière inférieure à sesconcurrents, FranceTélécom pourrait faire l'objet d'une attaque boursière. Seule la situation financière en Europe rend une telle opération peu vraisemblabledans un proche avenir, sans compter le nationalisme souvent affirmé du gouvernement français.mais Telecom Italiaou KPN(ancien opérateurhistorique néerlandais)ont déjàbasculéet le pro cessusde concentration devrait se poursuivre en Europe

5 Chiffre Prog. Résultat net Taux de d'affaires profit Dette Cap. (à fin 2012) boursière (16 avril 2013) NTT Zo o AT&T û.6% , Verizon Zu 0.9 Û.8% China Mobile o "/o Telefonica û.8% Deutsche Telekom O.S0Zo o Vodafone Zo / France Télécom o o America Movil O0/ ûZo KDDI o Zo Figure3 : Les10premierstelcosmondiauxen chiffres(valeursen milliardsuss).source:idate,d'aprèsdonnéesopérateurset yahoofinance. si la taille des opérateurs opérateurs américains ou chinois. devait se comparer à celle des Ce survol rapide invite à penser que la situation des opé rateurs s'est construite et se fonde encore sur une base de marché locale, et dépend désormais de trois facteurs détermi nants : l'innovation technique dans l'architecture des réseaux, la situation macro-économique de leur marché et la pression réglementaire et concurrentielle. En Europe, on combine ac tuellement une situation macro-économique défaillante avec une pression réglementaire très forte sur le marché des infras tructures. Cette dernière a des avantages indéniables à court terme pour le consommateur, mais peut hypothéquer la capa cité technologique à long terme du Vieux Continent. Au Japon quinze ans de récession économique n'ont pas entamé la capacité des opérateurs car la pression réglementaire moindre et lafaible concurrence externe (seuls Yahoo Iet Vodafone ont tenté d'entrer sur le marché japonais mais le second en est ressorti) ont laissédes marges de manoeuvre auxopérateurs. L'inconnue des collectifs d'utilisateurs La taille de cet article ne nous permet pas de développer dans le détail l'idée que les utilisateurs jouent un rôle signifi catif dans l'évolution d'internet. Techniquement ce sont des utilisateurs (certes avertis et particulièrement inventifs, s'agissant de professionnels de l'informatique travaillant dans des structures publiques) qui ont créé, sous l'égide de la Darpa, Internet et ses principes rappelés au début. Mais ce sont aussi des utilisateurs, beaucoup plus nombreux et beaucoup moins experts, qui ont relancé Internet, après le dégonfle ment de la bulle en avec lescontenus engendrés par l'utilisateur et le Web 2.0. Au-delà de leurs réussites emblématiques mais peutêtre assez isolées (Wikipedia, Linux...) ces utilisateurs qui sont aussi les clients, se sont organisés, et dans certains cas mènent une action politique presque classique (Parti Pirate) avec des représentants élus et une idéologie du partage, de la contribution et un respect pour la compétence et l'enga gement personnel. La gouvernance du numérique reste à construire La couche des protocoles garantit l'interconnexion, sépare «ce qui est au-dessus» les services d'intermédiation et les applications, et ce qui est au-dessous, les infrastructures. Les protocoles ouverts ont permis à toutes les parties prenantes de contribuer à la construction de ce système technique et se trouve donc au cœur de son évolution. Mais plus généra lement la «gouvernance»déterminera en partie son futur. En suivant Malcom [6], on peut définir quatre leviers ; ' les «règles»ou lois édictées par les États (ou les traités et conventions internationales entre États) qui ont une force contraignante ; * les «normes» ou coutumes que les acteurs (individus et institutions) respectent car cela leur permet de «vivre en semble» et de ne pas créer trop de tensions ;» le «marché» qui sélectionne, par le processus concurren tiel et la liberté de transaction, les produits matériels ou immatériels, les relations de service entre les individus ou institutions qui satisfont au mieux la «demande» ; ' l'«architecture» ou «code» comme l'appelle Lessig [3], c'est-à-dire les protocoles, que respectent les programmes et logiciels qui font fonctionner l'infrastructure technique du numérique. A chacun de ces leviers correspond un mode de régulation particulier. La loi implique une gouvernance plutôt publique où les États sont au centre du jeu. Les normes sont le fruit de comportements collectifs où il s'agit de vivre ensemble, de réguler les rapports sociaux, de construire un ou des biens communs. Le marché est un des principes de base du sys tème capitaliste avec les droits de propriété, la concurrence

6 et la liberté de transaction. Enfin «l'architecture» ou «code» est spécifique à ce système technique numérique qui inscrit dans les programmes la régulation des relations humaines : les paramètres de confidentialité de Facebook contrôlent la vie personnelle, les DRM (Digital Rights Management) pro tègent la propriété intellectuelle, le contrôle par les extrémi tés garantit l'égalité d'accès aux infrastructures, le «Pagerank» établit les réputations. phique légèrement adapté de Lessig : K a n Cl I U On peut résumer ceci dans ce gra Gouvernance de l'espace public Gouvernance Lois Marché de la place de marché u c M A 3 Plusieurs types de «parties prenantes» comme les États, les organisations, les experts, la «société civile», le secteur des affaires participent à la «gouvernance» du système nu mérique. Elles négocient et décident ensemble des règles, des normes, des protocoles, des opportunités C'est ce qu'on appelle le "soft fow". Prospective du numérique Cl 0 de marché. Bien entendu la gouvernance d'internet est la résultante de ces quatre forces qui structurent ainsi l'évolution de la vie numérique. En donnant un poids prépondérant à chacune d'entre elles successivement, on peut ainsi construire quatre tendances qui ne peuvent décrire à elles seules le futur, mais qui combinées entre elles, avec des «poids» à déterminer, dessineront sans doute ce que sera l'avenir du numérique. Si ce sont les États qui sont les acteurs principaux («gou vernance de l'espace public»), ce seront la loi et les rapports de force internationaux qui seront les principaux leviers de la gouvernance. Cette situation serait particulièrement favo rable à l'asie du Sud Est et notamment à la Chine qui a une forte implication de l'état dans le développement écono mique. Mais même le Japon et la Corée ont fait la preuve des capacités de l'action publique pour maintenir les opérateurs dans une situation active, malgré une conjoncture qui, dans le cas du Japon, est défavorable depuis quinze ans. Sur le plan international une gouvernance dominée par les acteurs publics signifierait un retrait relatif des États-Unis et une perte d'influence des instances qu'ils contrôlent, comme l'icann4, au profit d'une gouvernance multilatérale. La montée en puissance d'acteurs de l'extrême Orient pourrait remettre en cause l'hégémonie des «GAFAM» en s'appuyant notamment sur la régulation pour contrer leur pouvoir économique. Dans l'hypothèse où c'est le marché qui assure la régu lation, deux évolutions sont possibles : une dominée par l'innovation telle qu'on l'a connue depuis 1996, à base de capital risque, de startups, de protocoles ouverts et d'inno vation. Dans cette configuration les USA, par leur capacité de ressourcement, peuvent espérer rester encore dominants. Mais le jeu sera plus ouvert et l'europe, ou Israël, l'inde et peut être même la Chine peuvent fournir les Yahoo!, Google ou Facebook de demain. La seconde évolution possible dans un contexte de régulation par le marché, est celle tirée par les mouvements financiers (notamment les fusions et acqui sitions), induisant la verticalisation du Net et la lutte entre les opérateurs de plates-formes déjà établies (les GAFAM), à laquelle pourraient se mêler quelques nouveaux venus de Chine ou d'ailleurs. Les gestionnaires de ces plates-formes auront tendance à vouloir contrôler leurs infrastructures et racheter des opérateurs, ce afin d'imposer leurs standards à des clients de plus en plus captifs. Une gouvernance par le «code» est le troisième axe de notre schéma. Elle peut, elle aussi, déboucher sur deux évo lutions possibles. D'une part la mainmise sur l'architecture par des fabricants de matériel (Cisco, Huawei), par des opérateurs devenus géants (Verizon, AT&T, China Mobile voire America Movil) serait facilitée par l'émergence de l'internet des objets, où les protocoles seront sans doute moins ouverts et les so lutions propriétaires plus nombreuses. L'autre éventualité est que les principes architecturaux actuels soient préservés (no tamment l'ouverture et le contrôle par les extrémités), grâceà une implication forte des utilisateurs «experts»et notamment d'une «internationale académique» issue des départements d'informatique et de télécommunications des universités et des centres de recherche qui perpétueraient l'esprit des «vété rans» actuels de l'internet. Dans cette éventualité l'europe aurait un rôle important à jouer, à condition que les instances publiques et notamment la Commission prennent conscience de l'importance du soutien à la recherche publique. Enfin la quatrième force de la gouvernance est celle réa lisée par la norme, qui implique la mobilisation de la société civile, dont l'action plus politique que technique pourrait 1 ICANN : Internet Corporation for Assignée)Names and Numbers. Société de droit californien à but non lucratif en charge de coordonner l'attribu tion desadresseset des noms dansl'internet.

7 peser sur les choix aussi bien des entreprises que des États. Ce scénario paraît un peu irréaliste si on ne le considère que dans le contexte du numérique, mais il prend une résonance plus importante si on le rapporte à l'ensemble des enjeux globaux auxquels nous sommes confrontés : développement durable, épuisement des ressources énergétiques d'origine fossile, changement climatique, où l'action collective peut aussi être très mobilisatrice. L'hypothèse peut être formu lée que ces préoccupations sociétales globales puissent rejoindre celles du numériques où des questions majeures se posent aussi (respect de la vie privée, accès de tous à la connaissance, innovation). Des embryons de modèles d'un développement local économe en énergie, respectueux de l'environnement et s'appuyant sur la vie numérique com mencent à voir le jour (les Fablabs). Au total l'esquisse de ces scénarios montre en contrepoint que le système technique numérique est à une bifurcation. Son caractère ouvert, ses principes architecturaux originaux, ses modes d'accès non discriminatoires, pourraient continuer à exister, mais peuvent se heurter aux appétits des acteurs dans un secteur qui reste globalement en croissance. Par ail leurs, compte tenu de son impact dans la vie courante (éco nomique et sociale), les parties prenantes sont nombreuses qui peuvent dessiner le futur de l'internet. Mais comme le dit si bien Woody Allen, les prévisions sont hasardeuses, surtout lorsqu'il s'agit du futur. Références [1J B. Cille,«Histoiredestechniques: techniqueet civilisation, techniqueet sciences»,pans,làpléiade,gallimard,1978. [2] J. Zittrain,"The future of Internet and how to stop it", Londres,PenguinBooks,2009. [3] L. Lessig,"CodeVersion2.0",NewYork,BasicBooks,2006. [4] V.Schaefer,H.LeCrosnîer,«Laneutralitédel'Internet: un enjeudecommunication»,paris,cnrseditions,2011. [5] P.Musso,«LesTélécommunications»,Paris,LaDécouverte, [6] J. Môlcolm, "Multistakeholder Governance and the InternetCovemanceForum",Perth,TerminusPress,2008. LESAUTEURS GoDEFRoyDanc Nguyen est directeur scientifique adjoint à TelecomBretagneoù il enseigne l'économiede l'internet. Ildirige également le GIS Marsouin. Observatoire Régional des Usages de l'internet en Bretagne, soutenu par le Conseil Régional de Bretagneet auxquelsparticipent lesquatre universitésbretonnes (Rennes1,Rennes2, UBO,UBS)ȚelecomBretagne,l'IEPde Rennes et l'ensai.ilest ingénieurcivil desmineset docteur en Economie. Didier Pouillot est directeurde l'unité StratégiesTélécoms de l'idateạ ce titre, il encadre les analysesde l'institut sur les ten dances de marchesdans les servicesde télécommunications au plan mondial et sur les positions des opérateurs.il coordonne égalementla publication du DigiWorldYearbook,rapport annuel sur les enjeuxde l'économie numérique mondiale. Il est diplômé de l'essec.

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