leadership Nous avons tous suivi avec beaucoup d intérêt Côte d Ivoire - Nigeria Le directeur général lève le voile Recomptage

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1 Samedi 2 - Dimanche 3 mars 2013 / N / FratMat Mobile #129# (Orange CI) Prix: 200 F Cedeao : 300 fcfa France: 1,10 Le PREMIER QUOTIDIEN IVOIRIEN D INFORMATIONS GÉNÉRALES Côte d Ivoire - Nigeria L Éditorial de Venance Konan Recomptage Dédié au préfet de Kouto Nous avons tous suivi avec beaucoup d intérêt les déclarations de Laurent Gbagbo, jeudi dernier, lors de son «procès avant procès» à La Haye. Toujours égal à luimême, il a réaffirmé que c est bien lui qui avait gagné l élection présidentielle de Selon lui, la preuve de sa victoire se trouverait dans le recomptage des voix qu il avait réclamé en vain. Et c est l argument massue que développent, inlassablement, ses partisans, depuis sa chute. SUITE PAGE 2 leadership PP. 4-5 Ces deux États phares entendent assumer pleinement leur rôle moteur dans la sous - région. Le Président Goodluck Jonathan, qui effectue une visite d État en terre ivoirienne, s adresse, ce matin, à l Assemblée nationale. Il a été fait Grand Croix de l Ordre national. Bourse régionale des valeurs mobilières PHOTO : SYLLA YACOUBA PP. 6 à 10 Au centre PHOTO : BOSSON HONORÉ Le directeur général lève le voile Élections régionales Les candidats par parti P. 13

2 6 L invité des rédactions Samedi 2 - Dimanche 3 mars 2013 Pour épargner en bourse, on n a pas besoin d être immensément riche Le directeur général de la Bourse régionale des valeurs mobilières, Amenouvé Édoh Kossi, était l invité des Rédactions de Fraternité Matin, jeudi dernier. Introduction Pendant près de 2 h, le directeur général de la Brvm, Edoh Kossi Amenouvé, a expliqué le rôle d une bourse dans l économie d un pays. (PHOTOS : BOSSON HONORÉ) Madame la présidente du conseil d administration, monsieur le directeur général, messieurs les rédacteurs en chef, mesdames et messieurs les journalistes, vous comprendrez mon émotion d être dans cette grande maison, Fraternité Matin, le plus grand groupe de presse de Côte d Ivoire, véritable mémoire vivante de ce pays, qui a vu et accueilli plusieurs personnalités illustres. La Brvm est honorée d inscrire son nom ce matin sur la liste des invités de Fraternité Matin, qui, pour nous, est une excellente tribune pour faire connaitre nos activités et surtout intéresser le public de la Côte d Ivoire et de notre union à la Brvm. L exercice de ce matin s inscrit dans notre nouvelle vision de rendre plus accessible la bourse et surtout de diffuser des informations sur nos activités. Madame la présidente du conseil d administration, c est pour moi un grand honneur de vous rencontrer ce matin. Vous venez de m apprendre que vous êtes du domaine monétaire, notamment de la banque centrale. Ce qui me réjouit et surtout je voudrais saluer la nouvelle impulsion que vous avez donnée à ce groupe. Monsieur le directeur général, cher Venance Konan, c est un privilège de vous rencontrer ce matin. Votre nom est associé à la fécondité de la pensée journalistique en Côte d Ivoire. Je crois que votre riche parcours et votre talent d écrivain ne laissent personne indifférent. Vous êtes aujourd hui un exemple pour les journalistes africains. Merci pour l invitation que vous avez bien voulu nous adresser pour ce matin. Mesdames et messieurs les journalistes, je voudrais aussi vous saluer et vous remercier pour l honneur que vous nous faites, pour votre présence à ce rendez-vous. Merci aussi pour votre métier qui sert de relais. Notre ambition est de bâtir avec vous des relations pérennes, de confiance qui permettent de relayer auprès des investisseurs et des entreprises de Côte d Ivoire et de la sousrégion, l information sur la bourse. Je voudrais me limiter à ces mots de remerciement, en attendant de revenir en détail sur la situation de la bourse au cours des débats. Je vous remercie. La Bourse Dans une économie, on a plusieurs mécanismes de financement. Les plus connus sont les mécanismes bancaires et ceux des marchés publics. La banque est l instrument privilégié du financement indirect. Elle collecte les ressources des épargnants et les prête à des entreprises. Ce que nous appelons l intermédiation indirecte. C est la banque qui prend le risque de non payement ou des défauts de l emprunteur. Evidemment, la banque promet en retour à l épargnant, une rémunération sur son épargne. C est le financement le plus populaire, le plus classique que nous connaissons. Le financement bancaire est généralement tourné vers l accompagnement des entreprises dans le financement de leurs activités au quotidien, sous forme de découvert, de crédit généralement à moyen terme. Puisque les ressources des banques sont à court terme et elles doivent respecter le ratio de transformation de ces ressources. Les entreprises n ont pas besoin que de ressources pour financer leurs opérations au quotidien. Elles ont besoin de ressources à long terme pour le financement des investissements. Qui ne peuvent être amortis sur une période courte. Il n est pas souvent facile d obtenir des financements pour ce genre d investissement. Les Etats par exemple qui doivent financer certaines infrastructures, ponts, routes, centrales thermiques et autres, ne peuvent pas être financés par des ressources courtes. Les marchés des capitaux constituent, dans ce cadre, l élément privilégié pour financer ces gros œuvres. Je voudrais ici montrer la complémentarité entre le système bancaire et les marchés des capitaux. Les marchés font ce que nous appelons de l intermédiation directe au sens où les entreprises ou les Etats qui sollicitent des marchés pour lever des capitaux longs, sont en face des investisseurs directement. Vous savez à quel Etat vous prêtez votre argent. Lorsque le trésor public de Côte d Ivoire fait l émission Tpci, (trésor public de Côte d Ivoire) vous savez que c est l Etat de Côte d Ivoire qui s endette auprès de vous, investisseur individuel qui souscrit à des obligations de l Etat. Lorsque c est une société, vous savez, en tant qu investisseur, que votre argent va dans cette dernière. Par ce mécanisme, les épargnants donnent de l argent à l Etat, à des entreprises, pour réaliser des travaux d investissement. Et ces derniers promettent un taux d intérêt, quand il s agit des emprunts. De même que lorsque vous achetez des actions d une entreprise, vous savez que vous donnez de l argent à l entreprise qui encaisse et cette dernière vous promet des dividendes et promet que l entreprise va se développer afin que si vous vendez vos actions, vous réalisiez une plusvalue. Mécanisme secondaire La bourse est l un des mécanismes secondaires de ce marché des capitaux. S il n y avait pas la bourse, vous ne pourriez pas récupérer le moment venu, l argent que vous avez donné au trésor public ou à une entreprise. Vous devriez attendre le terme de l emprunt obligataire. La bourse intervient dans un deuxième temps, pour offrir une plate-forme de négociation, d échange de ces titres qui ont été émis au préalable et dont l argent a été remis aux entreprises. La bourse, c est le mécanisme d échange entre ceux qui détiennent les titres. Par exemple, si vous n aviez pas d argent au moment de l émission des titres de la Cie, avec la bourse, vous pouvez émettre tous les jours un ordre pour acheter les actions ou pour vendre, si vous aviez déjà acheté des titres. La bourse est donc le mécanisme secondaire de négociation et d échange des titres des marchés des capitaux, pour permettre aux investisseurs d avoir une certaine liquidité et une certaine facilité d acquisition ou de vendre. C est un mécanisme fondamental de collecte de ressources longues pour le financement à long terme des économies d un pays. Il n y a aucun exemple mondial où un pays s est développé sans marché de capitaux. Acheter et vendre à la Bourse La Bourse est organisée avec des sociétés de gestion et d intermédiation que nous appelons des Sgi, qui font office de courtiers. Il y a une dizaine de Sgi en Côte d Ivoire sur les 21 qu on a dans toute la sous-région. Pour acheter ou vendre des actions à la Bourse, c est à ces Sgi que vous devez vous adresser. Ce sont elles qui vont vous ouvrir un compte titre, comme si vous ouvriez un compte à la banque. Evidemment, elles vont analyser avec vos objectifs de placement, de rendement etc., et vous faire des propositions d achats de titres. Aujourd hui, la plupart des Sgi ont des niveaux d ouverture de compte de moins de 50 mille Fcfa. Puisque avec 50 mille Fcfa, vous pouvez acheter deux ou trois titres. A Sonatel, par exemple, le titre coûte autour de Fcfa. Quand vous allez ouvrir le compte, vous discutez avec votre gestionnaire de compte comme on le fait à la banque, sauf qu ici, c est dans une Sgi. Elle vous fait alors des propositions d achat en fonction de ce que vous désirez faire et de votre horizon de placement. Si vous voulez par exemple placer, la Sgi vous dit quel titre a tel rendement sur le court ou le long terme. Cela est un élément déterminant dans votre entrée sur le marché. Vous devez également faire connaître à la Sgi votre profil de risque. Il y a des gens qui aiment le risque, il y en a qui l aiment de manière modérée et il y en a qui ne l aiment pas du tout. Ceux qui aiment le risque peuvent acheter beaucoup d actions. Celles-ci fluctuent tous les jours et leurs rendements sont aussi fluctuants ; parce que liées à la santé financière des entreprises concernées. Ceux qui aiment modérément peuvent avoir un équilibre entre actions et les obligations. Puisque les actions ont des rendements plus élevés mais fluctuants, tandis que les obligations ont des rendements moins élevés mais stables. Ceux qui n aiment pas du tout le risque vont se contenter des obligations de type Trésor public de Côte d Ivoire (Tpci). Ce sont des techniques un peu scientifiques que l on utilise pour vous permettre d avoir des actions ou des obligations sur un marché. Ouverte à tous Mais je l ai dit, ce n est pas du tout compliqué. Aujourd hui, avec notre Bourse régionale, à partir d Abidjan, vous avez accès à tous les titres de tous les pays qui ont émis sur le marché. Il suffit d aller chez un courtier Sgi à Abidjan, vous pouvez acheter des titres de la Sonatel au Sénégal, de la Boa au Burkina Faso, au Bénin, les titres de la Cie, de la Sodeci et vous pouvez

3 Samedi 2 - Dimanche 3 mars 2013 L invité des rédactions 7 acheter des obligations du Trésor public de Côte d Ivoire, du Sénégal ou du Burkina. Mais tout cela dans une approche qui corresponde à vos besoins et à vos objectifs de rentabilité. C est pour dire que la Bourse n est pas une chasse gardée (je vous ai dit qu avec Fcfa, vous pouvez avoir un petit portefeuille et augmenter régulièrement votre épargne pour pouvoir accroître la rentabilité de votre portefeuille). Il est important de le souligner, la Bourse ne doit pas faire peur ; parce qu on a souvent tendance à faire croire qu il y a des gens qui ont tout perdu en jouant à la Bourse. La Bourse n est pas un jeu. On ne doit pas déroger à la règle qui dit qu on ne met pas tous ses œufs dans le même panier. C est la règle d or de la Bourse. Si vous allez chez un courtier pour lui dire que vous avez Fcfa et que vous lui demandez de les mettre dans tel ou tel titre. Evidemment, si pour une raison quelconque ce titre se comporte mal, vous allez forcément perdre. Cela s appelle prendre le risque maxi. Alors que si vous suivez les techniques simples, vous allez pondérer, acheter un peu de tout, avec une façon scientifique de les pondérer dans votre portefeuille et vous ne pouvez pas tout perdre. Au moins, la partie obligataire va amortir les éventuelles baisses de cours sur la partie action. Manque de culture financière Malheureusement, notre culture financière n est pas très développée, contrairement à ce qu on observe dans les grands pays comme les Etats- Unis ou d autres pays européens. Quand je parle de culture financière, je parle de la capacité de tout individu à pouvoir utiliser les instruments financiers pour gérer son épargne. Aux Etats-Unis, par exemple, c est systématique. Les parents ouvrent systématiquement des comptes bancaires, on souscrit à une police d assurance vie et on achète des actions et des obligations dans un portefeuille. L équilibre financier d un individu passe justement par le fait d utiliser tous les instruments à sa disposition pour pouvoir rentabiliser son épargne. Mais nous n avons pas cela dans notre culture africaine et surtout dans la zone Uemoa. Et même à un âge avancé, nous n arrivons pas à intégrer cette culture-là. On va plus facilement vers la banque pour y ouvrir un compte. Parce qu on a besoin de faire certaines transactions. Peu de gens se tournent vers une compagnie d assurance vie pour souscrire à une police d assurance vie. Alors que logiquement, cela permet aussi de constituer une épargne à long terme. Il y a très peu de gens encore qui, systématiquement, vont vers un courtier pour acheter des actions. Alors que ça devrait être le réflexe normal pour l équilibre. Chaque instrument joue un rôle. La banque, c est pour le court terme. La police d assurance, c est pour le long terme. Le portefeuille aussi. Il vous permet d avoir une rentabilité importante. Je pense que ce qui est important pour nos populations, c est acquérir la culture financière qui nous amène à systématiquement orienter notre épargne vers tous les produits disponibles pour pouvoir non seulement le diversifier, mais aussi accroître sa rentabilité. C est cette opportunité que la Bourse offre aux épargnants de notre Union. Pour épargner en bourse, on n a pas besoin d être immensément riche. On peut acheter des actions qui coûtent même moins de Fcfa. Un instrument de développement Je voudrais situer la Brvm dans son environnement économique et financier. Je fais cet exercice pour montrer que la Bourse est un maillon important dans l économie ivoirienne et de la sous-région. C est un instrument de développement. Quand vous regardez aujourd hui l environnement économique de notre Union, avec un taux de croissance de 5,8% pour l ensemble de l Union à fin Ce taux serait supérieur à la moyenne de l Afrique subsaharienne qui serait de 5,1%. Vous comprenez déjà, avec ce taux de croissance, que les besoins en matière de mobilisation de ressources pour le financement deviennent importants. Et quand on compare cette croissance de l Uemoa ou même de l Afrique à celle des pays développés (aux Etats-Unis, on parle d une croissance de 2,2%, en Europe, 0,4% et au niveau mondial, 3,8%), on constate que nous sommes à un niveau de croissance important qui nécessite qu il y ait des mécanismes importants pour financer nos économies. La croissance en Afrique subsaharienne en général et en particulier dans l Uemoa a été tirée en 2012 par certains pays, notamment la Côte d Ivoire dont la croissance a été estimée à 8,6 mais aussi le Niger avec 12,7% de croissance qui est quand même extrêmement importante. Les autres pays comme le Togo, par exemple, tournent autour de 5%. Mais cette croissance est aussi tirée Edoh Kossi : Avec la Brvm, vous avez accès à tous les titres qui sont émis sur le marché régional. par un certain nombre de secteurs d activité : l agriculture, les infrastructures et particulièrement les mines notamment au Burkina Faso, en Côte d Ivoire et au Mali. Tout cela crée des besoins de financement et d investissement à long terme. Et la Bourse ne peut qu accompagner ces besoins de financement. Alors, quand on regarde cela et l évolution du Pib de notre Union et de la Côte d Ivoire particulièrement, on constate qu il y a une corrélation qui est très forte entre les émissions de titres ou les besoins de capitaux pour financer la croissance, et évidemment la situation d évolution du Pib de nos pays. 549 milliards de Fcfa en 2012 En 2012, les estimations parlent d environ milliards de Fcfa de Pib pour l ensemble des pays de l Union dont milliards Fcfa pour la Côte d Ivoire qui représente 31,10% du Pib de l ensemble des pays de l Union. C est extrêmement important et évidemment, cette croissance-là est tirée par des grands projets en Côte d Ivoire et particulièrement des projets d infrastructures pour lesquels il y a des besoins de financements importants. Au regard de ces indicateurs, je dirais que la Bourse (le marché financier en général) a permis de mobiliser 549 milliards de Fcfa en Cela représente à peu près 12% des crédits à moyen et long termes à l économie par l ensemble du système financier. C est quand même une part importante. Et sur ces émissions, les Etats ont émis environ 253 milliards de Fcfa. Et si l on compare ces indicateurs à la croissance des pays concernés, le lien est positif. Le fait de lever des ressources sur le marché pour financer des infrastructures contribue évidemment à la croissance du Pib. Il est habituel de comparer la capitalisation de la Bourse du pays où elle se situe. Aujourd hui, la Brvm, qui a terminé l année 2012 avec milliards de Fcfa, représente 10% du Pib de l Uemoa qui est milliards de Fcfa. Cela est une performance non négligeable mais en deçà de la performance requise pour les pays émergents. Dans ces pays, la bourse représente environ 25 à 30% du Pib. Dans les pays développés, la bourse va jusqu à 100% et au-delà du Pib. Le poids de la Côte d Ivoire Aujourd hui, la Brvm représente également 32% du Pib de la Côte d Ivoire. C est un indicateur important qui montre le poids de la Côte d Ivoire dans notre Bourse. Les entreprises ivoiriennes représentent 39% de la capitalisation du marché au début de En terme d emprunts obligataires, le Trésor public de Côte d Ivoire (Tpci) est loin devant les autres trésors en termes d émission. Puisque les émissions du Tpci représentent 45% de l ensemble des émissions de notre marché et les émissions ivoiriennes de manière générale représentent 57% de ce marché. Je voudrais ajouter à ce niveau que la Bourse a aussi été le reflet de la reprise de la croissance en Côte d Ivoire et dans les pays de l Uemoa. Nous avons atteint des niveaux de capitalisation qu on n avait plus atteints depuis Au cours des deux derniers mois, nous avons obtenu une croissance de notre capitalisation de l ordre de 14%. Nous sommes passé de milliards de Fcfa à milliards de Fcfa en deux mois. Ce qui représente une augmentation de 14% essentiellement liée à la progression des cours de certaines sociétés en Côte d Ivoire notamment Cfao, Ctao, Cie, Sodeci, etc., mais également de certaines sociétés en dehors de la Côte d Ivoire telles que Ita et la Sonatel. La Bourse se porte aussi bien que l économie ivoirienne et l économie de la sous-région. Heureusement qu on a ce lien positif, sinon la Bourse serait perçue comme déconnectée de la réalité ou des fondamentaux économiques des pays concernés. Cela attire les investisseurs étrangers. Nous sommes un pool de croissance, et notre Bourse est, aujourd hui, une institution qui compte au niveau africain. Nous sommes à la 7 e place des Bourses africaines, qui sont au nombre de 23. Après celles de Johanesbourg, Lagos, du Caire, Casablanca, Nairobi et Tunis. Nous sommes devant le Ghana, l Ile Maurice, l Ouganda, le Rwanda. Notre Bourse compte donc. C est d ailleurs pour cela qu il y a beaucoup de sollicitations de notre marché par les investisseurs étrangers qui cherchent à investir en Côte d Ivoire et dans les autres pays de l Uemoa. D ailleurs, nous observons, en ce moment, des investisseurs anglo-saxons basés aux Etats-Unis et à Londres, qui après avoir investi, depuis des années, dans les valeurs les plus prometteuses, viennent, aujourd hui, chercher des titres de dettes comme des obligations du Trésor public en Côte d Ivoire. Cela est très important, Mais, il n y a pas que ceux qui viennent du Nord. Nous avons, de plus en plus, des investisseurs sud-africains institutionnels qui s intéressent non seulement à notre région, mais également aux titres dette. C est quand même un changement fondamental. C est un accompagnement du financement des économies de notre Union et de la Côte d Ivoire, particulièrement dans le cadre du Programme national de développement pour lequel des ressources importantes sont nécessaires. Tout part de l épargne Ce sont les petites économies placées à la Bourse qui font les grandes ressources que l Etat ou les entreprises utilisent. Il n y a donc pas de difficulté à comprendre que la Bourse joue un rôle central de développement au niveau macro économique. En la matière, je dirai de façon macro économique, on a souvent tendance à voir de grands agrégats, mais en réalité, tout part de l épargne. C est dire qu une économie dans laquelle l on épargne suffisamment est performante. Parce qu on a beaucoup de ressources pour pouvoir investir. Mais une économie où l on n épargne pas suffisamment ne peut être performante. Il faut varier les instruments privilégiés : ceux de courts termes (banques et autres), mais aussi de longs termes. Quand vous regardez dans les politiques économiques de certains pays, ce qui est important, c est le relèvement du taux d épargne, à travers les mécanismes comme la Bourse, en vue de financer les investissements pour la création de richesses et d emplois. Les institutions La Bourse a été créée, il y a environ 15 ans, avec des structures basées sur ce qu on a pu observer comme meilleure pratique au niveau international. Les autorités de l Union ont, dès le départ, voulu séparer le pool public du pool privé de la bourse. Le pool public, c est le Conseil régional de l épargne publique des marchés financiers qui est l autorité de régulation et de surveillance de la Bourse. SUITE PAGE 8

4 8 L invité des rédactions Samedi 2 - Dimanche 3 mars 2013 SUITE DE LA PAGE 7 Parce que sans régulation et sans surveillance, il peut y avoir des dérives, des situations qui mettent en danger l épargne. Partout dans le monde, particulièrement dans notre environnement, le secteur financier est quasiment en train de décliner pour le secteur bancaire, la régulation et la surveillance reviennent à la banque centrale et la commission bancaire. Quant au domaine des assurances, c est la Cima, basée à Libreville, qui s en occupe. Pour ce qui est de la prévoyance sociale, c est la Cipres, basée à Lomé, qui en a la charge. La branche des marchés financiers, quant à elle, est régulée par le conseil régional basé à Abidjan. Vous avez maintenant, en dessous de l autorité de régulation, la Bourse régionale et le dépositaire qui constituent les structures centrales du marché. Ce sont deux sociétés jumelles, parce que liées l une à l autre. Pour pouvoir réaliser des transactions sur les marchés et les dénouer, on a besoin de la Bourse qui est chargée de faire la cotation. La Brvm ne finit pas le travail, c est le dépositaire central de la banque de règlement qui permet la circulation des titres. C est dire que l information relative aux titres que vous avez achetés à la Brvm est transmise au dépositaire qui, lui, ira débiter le compte de l acheteur pour pouvoir payer. Le vendeur et le dépositaire va débiter le compte titre, prendre les titres chez le vendeur pour les donner à l acheteur. Parce qu il faut que le marché se dénoue correctement. Je dirige la Brvm et le dépositaire central de la banque de règlement. Cela permet de s assurer que la chaîne est complète en matière de négociation, cotation et de dénouement. Maintenant, vous avez les acteurs commerciaux du marché, qui sont les sociétés de gestion et d intermédiation des acteurs commerciaux par excellence. Elles sont chargées d acheter et de vendre les titres, de les conserver et, évidemment, de monter les opérations de financement pour les entreprises et les Etats. Ces acteurs jouent un rôle clé. La Bourse n ouvre pas de compte pour des gens ou pour le public, ce sont ces acteurs qui le font et accompagnent les Etats. Vous avez aussi d autres acteurs comme les banques de compte conservateurs, des apporteurs d affaires, des démarcheurs qui sont des organismes de placement collectifs en valeur mobilières. C est un autre instrument démocratique qui est à côté de l investissement en termes d achat direct de titres sur un marché. Cet instrument qu on appelle Fonds commun de placement est un regroupement de gens qui ne veulent pas gérer tout seuls leur portefeuille. Nous ne voulons pas être exposés au risque de choix d un quelconque titre. En achetant une part de ce fonds, nous avons directement accès à plusieurs actions, obligations et titres sur le marché. Comme en général, le coût de ces fonds est relativement faible, les petits porteurs préfèrent utiliser cet instrument pour épargner plutôt que les comptes directs. Evidemment, cet outil est peut-être moins vulgarisé chez nous, comparé à d autres pays comme la Tunisie et le Maroc où il représente une part importante dans la détention de titres. Aujourd hui, nous avons à peine 170 milliards de Fcfa mobilisés dans le cadre de cette épargne collective. Évolution La Bourse a beaucoup évolué. C était, historiquement, un rassemblement de courtiers qui venaient échanger des titres. Et pour donner un caractère public à la chose, il y a une salle de cotation où les courtiers viennent échanger leurs opérations, etc. Avec les Tic, on n a plus cette Bourse à la criée où il faut gesticuler pour faire les cotations. On fait plutôt une cotation électronique. Dans le cas de la Bourse régionale des valeurs mobilières où les courtiers sont éclatés sur huit pays, nous ne pouvons pas les rassembler tous les matins à Abidjan pour venir crier dans une salle de cotation. Ceux-ci sont devant leurs ordinateurs et saisissent les ordres que le système centralise. C est donc ce système qui fait la cotation. Il faut souligner que certains pays sont attachés à la tradition, notamment les Américains. Pour ceux-ci, vivre la Bourse, c est aller à Wall Street ou dans une salle où il y a pleins d ordinateurs et de courtiers. Cependant, malgré leurs gesticulations, tout se fait de façon électronique. Mais le symbole est important. Pour la population, cela signifie beaucoup d être dans une salle de cotation. La Brvm a néanmoins une petite salle de cotation. Il n y a, certes, pas de gesticulations, mais cinq à dix personnes y viennent régulièrement consulter les écrans et voir comment la séance se passe. Àla hauteur des attentes Ces dernières années, nous avons enregistré effectivement trois cas de sociétés de notre sous-région (deux entreprises ivoiriennes et une sénégalaise) qui sont allées se faire coter ailleurs, notamment sur Paris. Ce sont des Les journalistes du Groupe Fraternité Matin ont été instruits, entre autres, sur le mécanisme de fonctionnement d une Bourse. (PHOTOS : BOSSON HONORÉ) cotations sur le marché libre de Paris qui n est pas réglementé et où il n y a pas de volume de transactions relativement important. La preuve en est que les quelques retours que la presse a pu faire de leur expérience est que ces entreprises n ont pu pas forcément lever des ressources à Paris. D ailleurs, certains analystes se sont demandés pourquoi avec autant de ressources en Afrique, au sein de l Uemoa, et de surcroît accessibles à toutes les bourses en Fcfa, ces entreprises choisissent d aller à Paris et de s endetter sur une place étrangère. Les arguments avancés, à l époque, faisaient état de ce que la place de Paris offrait une certaine notoriété pour ces sociétés. C est un premier pas d aller à Paris, avant de revenir à Abidjan. Nous sommes convaincus que ce mouvement n est pas nécessaire car notre Bourse offre suffisamment de garanties d organisation, de transparence et tous les mécanismes qu il faut pour lever des ressources, ici, à Abidjan. Ce mouvement ne peut-être justifié pas un frein quelconque, même si certains soutiennent que nos règles d admission sont un peu contraignantes. A bien observer, ces sociétés, si elles voulaient se soumettre à ces règles, pouvaient rester ici. La Brvm est à la hauteur de la levée des ressources pour beaucoup d entreprises. Nous en avons d ailleurs 37 dont une dizaine a été admise, depuis la création de la Brvm. Nous sommes partis avec 34 sociétés ivoiriennes héritées de l ancienne Bourse des valeurs d Abidjan. Nous avons admis une dizaine d introductions ; mais également des fusions acquisitions et des radiations. Ce qui nous fait 37 sociétés cotées issues majoritairement de la Côte d Ivoire. C est aussi l histoire de la Bourse. Et c est une histoire positive pour nous, au regard d autres expériences, particulièrement celle de l Afrique centrale où comme il n y avait pas de Bourse avant, la régionalisation n a pas permis d avoir plusieurs sociétés cotées. Aujourd hui, on peine à Libreville ou à Douala à avoir beaucoup de sociétés. Nous avons eu la chance, en tant que Brvm, d avoir hérité, à la création, de 34 sociétés qui ont une pratique boursière, depuis plus de 25 ans, en Côte d Ivoire. C est un point important à souligner et un atout indéniable pour notre marché et évidemment, pour notre sous-région. Ces facteurs nous ont conféré une avance sur les autres qui sont entrés dans le même processus d intégration. La Brvm, Lagos et Accra Les Bourses de Lagos et d Accra sont de vieilles bourses qui existaient avant la Brvm. Elles étaient là avant nous, depuis plusieurs décennies, et sont à la taille des économies des pays concernées. La Bourse de Lagos est à la taille de l économie du Nigeria avec plus de 200 entreprises cotées. Le Ghana a aussi sa Bourse qui accompagne le développement économique du pays et ses performances le prouvent aujourd hui. Il y a également celle de la Sierra Leone avec une société cotée. Les quatre Bourses de la Cedeao sont : la Brvm, la Bourse d Accra, celles de Lagos et Freetown. Elles ont commencé à se parler depuis quelques années. Car nous pensons que le mouvement d intégration doit aller en se renforçant au sein de la Cedeao et, par conséquent, il faut que les Bourses puissent déjà préparer l avènement de cette intégration sur le plan monétaire, surtout qu une monnaie commune de la Cedeao est projetée à l horizon Les banques centrales se parlent pour préparer cela. Et en tant que Bourse, nous avons créé un conseil ouestafricain des marchés financiers pour pouvoir discuter des enjeux de l intégration des bourses. C est un mouvement qui s inscrit aussi dans la vision développement de notre sous-région. Il ne faut pas se faire d illusions. Vu les projections en termes de démographie de la sous-région, avec le Nigeria qui, d ici 2050, sera le 3 e pays le plus peuplé au monde, avec une économie nigériane qui affiche des performances relativement importantes ; le Ghana également qui affiche des performances relativement importantes. Il est clair que la Cedeao risque d être un espace intégré, à un moment donné, où les entreprises ghanéennes, nigérianes et ivoiriennes iront au delà de leur frontière pour concourir et aller chercher de la richesse. Par conséquent, il faut que les Bourses se préparent pour accompagner ce mouvement. Raison pour laquelle nous avons créé ce conseil dont la première réunion aura lieu à Abidjan, le 18 mars. Les directeurs généraux des Bourses d Accra, de Lagos, de Freetown et la Brvm se réuniront pour réfléchir au premier chantier d intégration. Nous avons identifié un certain nombre de phases. Notamment, l ouverture de l espace avec un passeport unique pour nos courtiers qui peuvent intervenir sur les différentes bourses. Mais aussi la mutuelle de reconnaissance des visas ou d autorisation d opérations. Nous envisageons d avoir, à terme, une plateforme commune de cotation qui ne soit pas en contradiction avec le développement des Bourses des différents pays concernés. Nous sommes en train de réfléchir à toutes ces questions pour ne pas être surpris par l intégration. D ailleurs, au sein de l Uemoa, nous sommes la seule Bourse parfaitement intégrée au niveau mondiale, où il n y pas de différence entre les pays, avec une libre circulation des capitaux et un seul et unique lieu de cotation des valeurs. C est un exemple qui inspire. Libre circulation des capitaux et vraiment un seul et unique lieu de cotation des valeurs. C est quand même un exemple qui inspire nos amis du Nigeria, du Ghana et de la Sierra Leone. Même nos amis de l Afrique de l est et du centre qui cherchent un peu à suivre ce modèle. Bourse et intégration Quand vous regardez la Cedeao, nous, les francophones, sommes déjà dans l Uemoa. Notre Bourse rassemble donc déjà les huit pays membres de cette Union. Maintenant, en dehors de nous, il y a les quatre anglophones et les autres qui ne sont pas encore prêts, comme le Liberia, la Guinée. Mais nous, puisque nous sommes déjà partis sur la base de l espace Uemoa pour créer notre Bourse, nous avons une Bourse unique, et les autres ont la leur. Cela est un avantage pour nous aussi, d avoir pu profiter de ces atouts que nous avions déjà d avoir la même monnaie, la même Banque centrale, la même union économique. Ce sont des atouts que beaucoup de pays cherchent aujourd hui à réunir, sans y arriver facilement. Vous savez que nous figurons parmi les rares unions monétaires au monde vieilles de plus de cinquante ans. Ce sont des atouts qui ont permis à la Brvm de se lancer rapidement et d accompagner le financement de nos économies. Qu est-ce que «être côté à la Bourse?» C est vendre une partie de son capital au public et permettre qu il s échange les actions. Toute entreprise qui veut être côtée à la Bourse doit le faire.

5 Samedi 2 - Dimanche 3 mars 2013 L invité des rédactions 9 Critères de cotation Aujourd hui, nous avons, pour la cotation, deux compartiments. Pour le premier, il faut avoir une capitalisation de plus de cinq cents millions de Fcfa. Et pour le second, une de plus de deux cents millions. Sans oublier des critères de rentabilité, de comptes certifiés ou d ancienneté en termes de création mais lorsque vous les comparez, ainsi que la taille de certaines économies comme celle de la Côte d Ivoire, il n y a pas beaucoup d entreprises ivoiriennes qui les respectent. Perspectives d intégration Pour les perspectives, je pense que j ai déjà quelque peu parlé de ce mouvement d intégration au niveau de la Cedeao. Idem pour ce qui est de l accompagnement. La Bourse permet aux États et à certaines entreprises du secteur privé de lever des ressources pour financer des infrastructures. Elle permet également à certaines sociétés cotées d augmenter leur capital pour pouvoir financer leur développement. Ce sont donc autant de mécanismes d accompagnement, de financement et de développement des pays de la sous-région. Vulgarisation Nous sommes conscients, en effet, que la Bourse est perçue comme une affaire d initiés. Mais, en même temps, nous pensons qu il faut que nous menions les actions nécessaires pour faire comprendre à nos populations que ce n est pas le cas. Quand je regarde les statistiques de pénétration du Tpci en Côte d Ivoire, les premières émissions étaient souscrites à hauteur de 2% par les populations ivoiriennes. Nous sommes passés à 5% et je pense qu aux dernières émissions, si mes chiffres sont bons, nous sommes quasiment à 15% des souscriptions par les particuliers ivoiriens. Cela est quand même important et veut dire qu il y a un taux de pénétration de ces titres dans la population ivoirienne. Toute chose qui est extrêmement illustratif de la vulgarisation de la Bourse en Côte d Ivoire. Dans certains pays aussi, on assiste au même mouvement. Pour pouvoir rendre cette Bourse accessible et permettre à tous les Ivoiriens et tous les citoyens de l Uemoa de pouvoir accéder aux titres, nous avons entrepris de mener des actions de sensibilisation, de vulgarisation, de communication, comme l occasion que vous nous offrez aujourd hui d expliquer pourquoi la Bourse nous concerne tous. Pourquoi si nous voulons accompagner le développement économique de nos pays, il faut que nous achetions des actions de sociétés cotées ou des obligations du Trésor public. Les opérations initiées par les États constituent également des occasions de vulgarisation. Quand je regarde les campagnes que fait le Trésor public de Côte d Ivoire lors des émissions Tpci : à la télévision, dans Fraternité Matin, des affiches en ville, cela permet de rapprocher la Bourse des populations. Il y a dix sociétés de gestion et d intermédiation en Côte d Ivoire. Leurs coordonnées figurent sur notre site Internet. Si vous appelez l une d entre elles aujourd hui, pour dire «je veux acheter des titres demain», elle est capable de vous y aider. Ce qui démontre effectivement que la Bourse est accessible aux populations. Mais il est vrai qu il faut faire connaître davantage ces mécanismes. Nous allons même (et c est un peu dans notre plan de développement) utiliser des instruments modernes comme les réseaux sociaux, les SMS pour envoyer certaines informations de la Brvm au public et surtout aux détenteurs de titres. Je pense que ce sont autant de mécanismes que nous voulons utiliser et qui se trouvent dans notre plan d action pour pouvoir accompagner le développement de la Bourse dans la sous-région. Malversations Vous avez lu dans la presse que certaines banques occidentales ont été grugées, et vous demandez si cela peut arriver en Côte d Ivoire ou à notre Bourse. Je voudrais juste rappeler que les opérations incriminées ne portent pas sur les actions ou les obligations. Il s agit d opérations essentiellement initiées soit sur le marché des changes, soit sur celui des produits dérivés en utilisant des techniques sophistiquées de couverture ou des opérations de vente à découvert, des opérations qu on ne retrouve pas chez nous dans l état actuel des choses. Elles permettent à des traders de prendre des positions sur certaines devises ou sur certains titres et de les retourner quand cela leur est favorable. Sauf que ce n est pas toujours le cas! Si vous prenez une position risquée et qu à un moment donné, une information arrive comme quoi la monnaie sur laquelle vous avez pris la position peut connaître telle difficulté en raison de l aggravation du déficit budgétaire de telle ou telle information, Le directeur général de la Brvm entend communiquer suffisamment pour faire connaître l important outil économique qu il dirige. (PHOTO : BOSSON HONORÉ) il est clair que vous n aurez plus la possibilité de retourner votre position et avoir le gain que vous espériez. Par conséquent, vous pourrez tout perdre. Mais il existe de grandes banques qui autorisent ces traders à prendre ces positions, peut-être avec des limites qu ils ne respectent pas en manipulant les systèmes. Mais cela fait partie des activités quotidiennes de nombre de traders dans beaucoup de banques internationales. Lorsqu on gagne, on enrichit la banque. Mais quand on perd, effectivement, c est elle qui supporte la perte. Mais si cette activité est faite de façon frauduleuse, en ce moment-là, cela met la banque en danger et crée les situations que nous avons pu voir. Je peux vous rassurer que, non seulement dans notre environnement bancaire, ce n est pas possible. Mais sur le marché financier également, ces mécanismes n existent pas et ne peuvent être utilisés. Ou, en tout état de cause, si l on va dans ce sens (parce que ce sont des mécanismes qui permettent d approfondir les marchés), des garde-fous seront, sans doute, mis en place. Le meilleur indicateur du retour sur la croissance des entreprises, ce sont leurs bénéfices et dividendes. Tant qu elles en génèrent, on considère que l investissement qui a été fait a été fructifié. Et quand vous regardez aujourd hui, notamment en Côte d Ivoire et dans toute la sous-région, la plupart des sociétés cotées paient des dividendes. Pour certains, depuis plusieurs années et dans certains cas, les bénéfices vont en augmentant. Cela montre qu il y a un retour réel sur investissement qui traduit la bonne santé financière de ces entreprises. Perspectives d évolution Je voudrais rapidement situer nos ambitions dans un cadre d évolution générale de la situation des Bourses en Afrique. On le dit maintenant suffisamment, l Afrique est la nouvelle frontière de l investissement au niveau mondial. Déjà, en 2013, nous aurons des performances comparables à l Asie. Et la croissance de la population africaine à l horizon 2050 est importante. Les besoins d investissement en Afrique sont très importants dans tous les domaines. Je pense que cela place la Bourse, en tant que marché dans une position évidente d instrument privilégié pour le financement de notre économie. Et si l on ramène cela au cas de la Cedeao, on se rend compte qu il y a un développement irréversible des échanges entre les pays membres. Une compétitivité s installe aussi qui va se développer au cours des années à venir. La Bourse doit donc prendre des mesures pour être à la hauteur des attentes des autorités de notre Union. Mais, également de nos populations en termes d accompagnement de développement. C est pour cette raison que nous avons une nouvelle vision, nouvelles stratégies. Il s agit de faire de la Brvm un instrument privilégié de financement, de développement de l économie de notre Union. Et pour ce faire, nous devons avoir l ambition d être dans le top 5 des Bourses africaines. Cela veut dire qu il faut que nous dépassions la Tunisie et le Kenya. En regardant les dernières statistiques, je pense que, si ce n est déjà fait, nous ne sommes pas loin de la Tunisie. Nous avons gagné, dans les dernières semaines, plus de cent milliards. A moins que la croissance soit revenue à la Bourse de Tunis. Nous attendons que les spécialistes du classement donnent les chiffres du 28 février. Il ne restera que le Kenya devant nous. Il y a quand même un écart important entre nous qui est d abord lié à la cotation de certaines structures au Kenya. A l exemple de Safarycom qui est la valeur phare de la Bourse de Nairobi. Nous pensons que si nous avons Côte d Ivoire Telecom ou Orange Côte d Ivoire, ce sont quand même des capitalisations importantes. Quand on regarde les projections de croissance du Kenya et des pays de l Uemoa, en termes de croissance du Pib, nos économies de l Uemoa devraient naturellement être plus fortes que la sienne. Par conséquent, je pense qu il est tout à fait normal, avec cette croissance attendue en Côte d Ivoire et dans d autres pays, de l Union, nous puissions avoir une Bourse plus forte que celle du Kenya. Evidemment, nous pensons que ce sont des ambitions que nous pouvons avoir et pour lesquelles nous pouvons travailler pour, rapidement, arriver dans le Top 5. Ceux qui nous devancent encore tels que Casablanca, le Caire, Lagos et surtout l Afrique du Sud, là, c est une autre paire de manches. Puisqu aujourd hui, la Bourse de Johannesburg vaut cent fois la Brvm. Nous pensons qu il faut absolument que nous attirons de nouvelles entreprises. Nous n en avons pas beaucoup attiré ces dernières années. La moyenne africaine, en termes d introduction, sur les trois dernières années, ce sont deux sociétés par Bourse. Mais nous n en avons eu aucune. C est un défi important pour nous. Nous devons nous rapprocher, aller chercher les grandes, les petites et moyennes entreprises. Evidemment, cela passe par des admissions volontaires des grandes entreprises. Il y a les banques, les compagnies d assurances. Nous avons, aujourd hui, peu de banques cotées à notre Bourse. Comparé à la centaine de banques dans la sous-région, je crois que nous en avons, à peu près, six qui sont cotées. Aucune compagnie d assurances ne l est sur la soixantaine ou la quatre vingtaine des maisons d assurances de notre sous-région. Or lorsqu on regarde d autres Bourses, comme celles du Nigeria, Ghana, du Kenya, les banques et les compagnies d assurances cotées. Nous pensons que nous pouvons aller chercher déjà ces structures qui sont suffisamment SUITE PAGE 10

6 10 L invité des rédactions Samedi 2 - Dimanche 3 mars 2013 SUITE DE LA PAGE 9 capitalisées. Puisque leur capital va au-delà des cinq cents millions que nous exigeons pour le premier compartiment. Et puis, ce sont des entreprises qui sont déjà habituées à des règles de diffusion des informations qui sont régulées. Et qui, naturellement, sont plus à même de venir sur un marché. Nous voulons leur offrir l opportunité de pouvoir préparer le futur. Puisque la compétition bancaire, aujourd hui, est très rude. Du fait que les banques sont capitalisées avec un niveau de compte très important, elles peuvent, dans certaines situations, aller dans certaines opérations. Il est donc important que la Bourse accompagne les secteurs bancaire et des compagnies d assurances en termes de mobilisation des ressources. Allez vers les entreprises Quand on regarde le Top 500 des entreprises ivoiriennes, il y en a beaucoup qui respectent nos critères. Pour ce qui est du Top 100 au Sénégal et dans les autres pays, il y a également beaucoup d entreprises qui sont éligibles. Il faut maintenant que nous allions vers elles pour les démarcher pour qu elles puissent venir à la Bourse. Il y a aussi les privatisations. A ce niveau, les Etats peuvent nous accompagner pour rapidement aider les entreprises qui ont encore des participations publiques à entrer en Bourse. Toute chose qui peut aider au développement de la bourse, mais aussi au financement de ces entreprises. Nous avions la grande problématique de financement des Pme et Pmi. C est aussi notre cible. Pour ces structures, ce que nous avons observé, c est qu au cours de ces dix dernières années, quelques-unes sont devenues des championnes dans leur secteur. Elles ont passé le cap des entreprises de petite taille et sont arrivées à des situations où leur croissance ne peut pas être financée si elles ne s adressent pas à un marché de capitaux. Il y en a en Côte d Ivoire, au Sénégal Nous allons aller vers elles, pour les accompagner dans leur croissance et surtout dans leur expansion régionale. Parce que pour pouvoir s implanter dans la sous-région, elles ont besoin de capitaux importants. En dehors de ces entreprises, notre plus gros enjeu est comment faire en sorte que nous puissions accompagner les Pme et Pmi dans le financement. Et surtout les amener à sortir de la zone rouge de besoin de ressources et évidemment, de limitation La délégation de la Bourse régionale des valeurs mobilières, après la conférence de son directeur général, a visité des compartiments du Groupe de presse. (PHOTO : BOSSON HONORÉ) d accès qui ne leur permet pas de créer la richesse tel que nous l avons souhaité. Les Pme sont nombreuses. Mais, elles constituent également le soutien le plus important aux grandes entreprises. Aucune économie ne se développe sans des Pme fortes qui accompagnent les grandes entreprises. On ne peut véritablement s attaquer à cette question de financement des Pme et Pmi qu en leur offrant plusieurs guichets. Et l un d eux va être un compartiment que nous envisageons de créer au niveau de la Brvm. Evidemment, quelques difficultés existent. Il y a l organisation même des Pme liée aux problèmes de gouvernance, de contrôle, à l insuffisance de garantie et à la présence trop forte du promoteur, de sa famille Ce sont des aspects sur lesquels nous allons travailler avec les Pme et Pmi pour leur montrer que pour passer à un autre stade, il faudra absolument s ouvrir sans crainte de perdre la structure que le promoteur a bâtie pendant 10 à 15 ans au prix de mille souffrances. Parce que n ayant pas toujours eu de soutien des banques ou d autres organismes financiers. Accompagner les Pme-Pmi Nous pensons que nous pouvons accompagner les Pme- Pmi. Pas directement à la phase de création, pour que des investisseurs ne soient pas frileux, dans certains cas, à aller vers des entreprises qui n ont pas d historique et qui n offrent pas toutes les garanties de développement. Ce que nous envisageons de faire, c est accompagner, dans certaines conditions, certaines de ces structures qui démarrent, mais surtout accompagner, les Pme-Pmi à la troisième ou à la quatrième phase de développement. La première phase concerne les capitaux informels propres. Si la Pme passe cette étape, elle entre dans une deuxième qui est le financement par les systèmes financiers et les banques. Si elle passe avec succès cette phase, il y a le financement par le capitalrisque et le capital investissement. Et là, la bourse peut intervenir pour l accompagner dans cette phase, si la situation de la Pme lui permet de répondre à certains critères ou à la quatrième phase, celle à laquelle le fonds d investissement qui l a accompagnée se retire. A cette phase, le moyen utilisé est la bourse. La cession des parts d investissements à travers cette structure. Nous nous sommes engagés à créer des conditions plus souples pour que les Pme puissent avoir accès aux ressources disponibles dans notre environnement, et particulièrement à celles disponibles sur le marché de l Uemoa. Il n y a pas de raison de ne pas le faire. Nous avons recensé quinze mille Pme en Côte d Ivoire. Il y en a également beaucoup dans les autres pays. Nous allons trouver des mécanismes pour les accompagner. Nous saluons, dans ce cadre, les actions que mènent déjà les bailleurs de fonds comme la Banque mondiale qui a financé, à hauteur de 15 millions de francs Cfa, le programme de revitalisation des Pme en Côte d Ivoire. Et déjà, ce programme a obtenu ses premiers résultats avec la création du tribunal de commerce, du Guichet unique pour la création d entreprise en 48 heures. Ce sont des actions concrètes qui améliorent l environnement des Pme-Pmi. Nous allons aussi nous inscrire dans cette voie d accompagnement de ces entreprises. Nous envisageons un troisième compartiment, en dehors des deux premiers existants. Quand on prend deux cents millions, c est trop pour les Pme, nous allons donc arriver à une troisième phase, pour leur offrir des conditions plus allégées. Décentralisation Aujourd hui, la Bourse a une représentation nationale dans les capitales. C est ce que nous appelons les antennes nationales de bourse. Nous en avons une en Côte d Ivoire et une dans chacune des autres pays. Mais nous allons mener une réflexion pour voir comment aller vers les principaux centres économiques, pour rapprocher la Bourse du public. Nous voulons des améliorations. Nous reconnaissons que depuis la création de la Bourse, nous n avons pas été suffisamment proches des populations. C est pourquoi, dans notre nouvelle stratégie, nous voulons être proches d elles par la vulgarisation. Nous voulons que la part du public aille en s augmentant dans l acquisition de valeurs mobilières. Cela est extrêmement important. Nous n avons pas aussi une stratégie tournée vers les entreprises avec des actions ciblées pouvant les amener à les chercher. Nous voulons donc être plus proches d elles. Leur expliquer les atouts des mécanismes de financement par la Bourse. Et les amener à s intéresser à nos activités. Merçi monsieur le directeur général de Fraternité Matin, au directeur du développement des rédactions adjoint, au rédacteur en chef, au secrétaire général et à l ensemble des journalistes. Je ne peux pas cacher le bonheur que j ai ressenti en venant ici et en ayant eu cette occasion d échanger avec vous sur le rôle de la bourse dans le financement de notre économie et dans l accompagnement de la croissance. J espère que cette occasion m a permis de vous donner de plus amples informations sur cette structure, ses mécanismes, sur l utilisation des instruments boursiers. Je voudrais profiter de cette occasion pour vous demander de relayer cette information pour qu elle soit reçue par le grand public. C est le but que nous visons. Cette rencontre constitue le point de départ d une opération plus étroite avec le groupe Fraternité Matin. Nous sommes dans cette optique. Nous voulons vraiment nous appuyer sur ce groupe de presse et les autres médias pour vulgariser la bourse. S il y a des projets sur lesquels nous pouvons travailler ensemble, nous sommes très ouverts à les concrétiser pour le grand bonheur des populations. Je tiens à vous remercier sincèrement pour votre accueil et ces échanges riches et fructueux. PROPOS RECUEILLIS PAR CHRISTIAN DALLET MARC YEVOU SORO PASCAL JULES CLAVER AKA MARIE-CHANTAL OBINDÉ ADAM KHALIL GRACE OUATTARA GHISLAINE ATTA COORDINATION ET SUPERVISION ALAKAGNI HALA Dans le livre d or Le Dg de la Brvm s honore d être reçu par le Groupe Fraternité Matin.

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