SQY SQY>entreprises. les invités Didier Lepitre. le dossier ENVIRONNEMENT, DIVERSITÉ, EXCLUSION LES ENTREPRISES S ENGAGENT

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1 SQY SQY>entreprises LE MAGAZINE DES ACTEURS ÉCONOMIQUES À SAINT-QUENTIN-EN-YVELINES NUMERO 49 JUILLET-AOÛT-SEPTEMBRE 2007 les invités Didier Lepitre et Pierre Langer EADS DÉFENSE & SÉCURITÉ le dossier ENVIRONNEMENT, DIVERSITÉ, EXCLUSION LES ENTREPRISES S ENGAGENT l actualité LE RÉSEAU DE FIBRE OPTIQUE VA IRRIGUER LES ZONES D ACTIVITÉ

2 éditorial Attractivité, la preuve par l exemple Vous lirez dans les pages qui suivent l interview de deux dirigeants d EADS Défense et Sécurité, qui reviennent sur leur vision de Saint-Quentin-en-Yvelines comme un territoire d avenir pour leur projet d entreprise. D autres grands groupes, comme Sodexho ou Thalès, ont choisi de se restructurer et de développer leur activité au cœur de l agglomération. Ils apportent tous la preuve par l exemple de l attractivité de notre territoire. Un tel capital de confiance mérite d être entretenu en permanence. C est tout le sens de la nouvelle desserte en très haut débit que la communauté d agglomération, propriétaire du réseau de fibre optique, entend mettre à la disposition des entreprises et des particuliers dans les dix-huit mois. L attractivité de notre tissu économique se mesure aussi par la qualité des services que nous proposons aux salariés, et d abord par la Le rapprochement habitat / emploi, véritable condition d un développement durable, doit être la priorité de la communauté d agglomération. possibilité que nous leur offrons de loger sur place. Le rapprochement habitat / emploi, véritable condition d un développement durable, doit être la priorité de la communauté d agglomération. Le Programme local de l habitat (PLH), que nous avons voté et qu il s agit maintenant de mettre en pratique, va dans ce sens. Notons au passage que cet enjeu local vaut globalement pour tout le territoire de l Opération d intérêt national Massy-Saclay-Versailles-Saint- Quentin. Je terminerai en émettant un vœu : que ces grands groupes, qui font la force de Saint-Quentin, prennent toute leur place dans la recherche croisée avec des laboratoires scientifiques, au sein des pôles de compétitivité, pour faire émerger de nouvelles compétences, de nouvelles entreprises et donc de nouveaux emplois. Ces entreprises, au-delà de leur fonction première de production, peuvent trouver de nouvelles légitimités en s engageant également dans une démarche citoyenne, qu il s agisse de lutter contre les discriminations ou de favoriser le travail des personnes handicapées. Un dossier entier est consacré au sujet. Je vous en souhaite une bonne lecture. Robert Cadalbert, Président de la communauté d agglomération, Conseiller régional d Ile-de-France. SQY ENTREPRISES - Édité par : CA de Saint-Quentin-en-Yvelines - 2, avenue des IV-Pavés-du-Roy - BP SQY>entreprises Saint-Quentin-en-Yvelines cedex - Tél. : Directeur de la publication : Yves Macheboeuf Directeur de la rédaction : Laurent Riéra Rédacteur en chef : Michel Bazan Secrétaire de rédaction : Arnaud Thomelin Responsable iconographique : Stéphan Joubert Régie publicitaire : Direction de la communication de la CA - Tél. : Réalisation et création couverture : H20 COMMUNICATION - 70, rue Jean Bleuzen Vanves Photogravure et impression : Saint-Paul - Tél. : Ont collaboré à ce numéro :, Nicolas Gervais, Jean-Luc Goudet, Sylvain Reisser, Arnaud Thomelin. Crédits photos : photothèque SQY/CA (C. Lauté - S. Joubert - J.J. Kraemer - M. Lemoine - Le Théâtre de Saint-Quentinen-Yvelines - N ISSN #49 Juillet-Août-Sept l SQY entreprises l 3

3 côté entreprises côté aménagement vivre sa ville Sommaire l actualité 6 e Journée de l entreprise : sous le signe de l enthousiasme Myriam Maestroni, directrice générale de Primagaz, était l invitée de la 6 e Journée de l entreprise. Morceaux choisis. 6 Eco-parcs : l avenir des zones d activités? Le développement des éco-parcs permet d explorer de nouvelles voies pour la requalification des zones d activités franciliennes. 7 Sodexho se redéploie à Saint-Quentin Depuis 30 ans à Montigny, Sodexho France devrait emménager en 2009 à Guyancourt. 8 Internet : Saint-Quentin joue la transparence Saint-Quentin se distingue en matière de communication en ligne de ses données publiques. 9 Éco-communication : questions et réponses Un chef d entreprise d entreprise réagit à notre article sur l éco-communication. L Ademe lui répond. 10 Pépinière d entreprises : Promopole renforce sa visibilité Création d un site Internet, câblage du bâtiment, nouveaux services Promopole s engage dans une nouvelle dynamique. 11 Le réseau de fibre optique va irriguer les zones d activité Une étude confirme les attentes des entreprises en matière de très haut débit et valide le plan de déploiement prévu à Saint-Quentin. 12 l invité EADS : un centre d excellence pour la défense et la sécurité Saint-Quentin accueille la plus grande concentration hexagonale d ingénieurs dédiés à l intégration de grands systèmes de défense et de sécurité. Entretien. 14 management / stratégie L éco-attitude gagne les campus Réduction des émissions de CO 2 et économies d énergie sont au programme de l université. 18 création l expert sécurité Deux experts de la sécurité ouvrent un centre de formation dans la zone Actipôle, à Voisins-le-Bretonneux. 19 Massages : des pressions contre la pression Envie de bien-être chez soi ou au travail? Karine Feisca propose des massages anti-stress aux particuliers et aux entreprises de l agglomération. 20 Cyber sait faire un bon café Les meilleurs cafés de la planète s affichent sur la Toile. Direction mon-cafe.fr, installé à Promopole 2, en plein cœur de la ZFU de Trappes. 21 en pointe Un formateur très branché Société experte en réseaux et télécoms, Afeir Communications installe son centre de formation à Montigny. 22 AriCad, la SSII des bureaux d études Ce spécialiste de la CAO-DAO accompagne les bureaux d études dans leur développement et les aide à optimiser leur productivité. 23 Paybox facilite le paiement électronique Du site Web sécurisé au terminal dans la boutique, cette jeune société propose des moyens de paiement aux commerçants, TPE ou grandes chaînes. 24 automobile Nicolas Wertans au volant de BMW France Après 20 ans de présidence de Didier Maitret, Nicolas Wertans a pris, à 38 ans, la tête de la filiale française de BMW. Rencontre. 25 Pascal Schmitt, Nissan : «Un véritable chantier de rupture» L arrivée de Pascal Schmitt en France coïncide avec la mise en place de la nouvelle structure Nissan West Europe, basée à Trappes. 26 enseignement / formation La respiration géante des solides cristallisés Les chimistes du CNRS et de l UVSQ ont découvert une famille de solides capables d augmenter jusqu à trois fois de volume. 27 Jeanne d Arc : le retour de la momie Le service de médecine légale de l UVSQ a enquêté sur l authenticité de reliques attribuées à Jeanne d Arc. 27 le dossier Environnement, exclusion, discriminations Les entreprises s engagent Le temps de la cohérence est venu pour les entreprises responsables. Le temps de passer des discours aux actes. Exemples à Saint-Quentin. 28 l actualité Urbanisation : Villaroy, essor et mixité Dernier né des quartiers de Guyancourt, Villaroy poursuit son urbanisation. D ici 2011, près de 450 nouveaux logements sortiront de terre. 35 Infos transports pour les entreprises La direction transports et déplacements de la CA organise une table ronde sur les plans de déplacements d entreprise et distribue les nouvelles fiches horaires de Sqybus. 36 Des logements verts dans l agglomération Au centre-bourg de Magny-les- Hameaux, les premières maisons certifiées «haute qualité environnementale» viennent d être livrées. 37 immobilier Immobilier d entreprises : la bonne tendance se confirme Près de m 2 de bureaux et de locaux d activité ont trouvé preneur en 2006 à Saint-Quentinen-Yvelines. 38 environnement La grande toilette de l eau Le parcours des eaux pluviales et des eaux usées à Saint-Quentinen-Yvelines avant leur retour à la nature. 40 l actualité TV Fil 78 sur la TNT francilienne Partie prenante de LTF, «la chaîne de tous les franciliens», qui vient de se voir attribuer une fréquence de la TNT régionale, TV Fil 78 poursuit son développement. 42 culture Une année de spectacles Voici donc une sélection des spectacles qui seront à l affiche sur le territoire à partir de l automne. 44 automobile Essai : Twingo 2, esprit es-tu là? Premier nouveau modèle de l ère Ghosn, la Twingo joue la rupture pour conquérir une nouvelle clientèle l #49 Juillet-Août-Sept l SQY entreprises l 5

4 l actualité Energie Consommer moins et mieux N hésitant pas à remettre totalement en question son approche commerciale pour regagner des clients, Primagaz a lancé dès 2003 le «conseil en énergie». Il s agissait de répondre au besoin des clients de budgéter leur consommation mensuelle mais aussi de les aider à consommer moins et mieux. «Car je préfère, explique Myriam Maestroni, avoir des clients qui consomment moins, mais plus de clients et qui restent plus longtemps.» Le calcul semble s avérer payant. Créativité L innovation, l affaire de tous Le fameux sigle R&D, pour «recherche et développement», a été remplacé chez Primagaz par RDC, pour «recherche, développement et créativité», dont l acception est plus large et implique tous les salariés de l entreprise, et pas seulement les ingénieurs et les chercheurs. Une façon d affirmer que l innovation est l affaire de tous. Temps fort L heure du speed meeting business? Deuxième temps fort de cette 6 e Journée de l entreprise, une soirée de speed meeting business (mise en contact rapide), animée par un coach, a également été organisée à la Commanderie des Templiers à Élancourt. L occasion pour la centaine de chefs d entreprise présents d échanger des cartes de visite et de développer leur réseau. 6 e Journée de l entreprise L envie et la créativité, les leviers de la performance? Myriam Maestroni, directrice générale de Primagaz, était l invitée de la 6 e Journée de l entreprise de Saint-Quentin-en-Yvelines. Morceaux choisis d un déjeuner-débat animé. Àla tête de Primagaz depuis 2005, Myriam Maestroni appartient au club très fermé des femmes pilotant une société de plus de personnes en France. Désignée dirigeante de l année 2005, cette jeune femme, qui a fait toute sa carrière dans le secteur de l énergie, affiche aujourd hui pour son entreprise, créée il y a 150 ans, un chiffre d affaires en croissance, à plus de 500 millions d euros, et une rentabilité de 12,5 %. La centaine de chefs d entreprise réunis au Novotel du Golf national, le 24 mai, à l occasion de la Journée de l entreprise de Saint-Quentin-en- Yvelines, a pu apprécier son dynamisme. Speed meeting business à la Commanderie des Templiers. Myriam Maestroni, directrice générale de Primagaz. Valeurs et intelligence émotionnelle «L entreprise doit aussi être un lieu d expression, de développement personnel et de projets, souligne Myriam Maestroni. Bien sûr, il y a des règles, des ratios, des objectifs de rentabilité, mais il doit aussi y avoir des valeurs et un supplément d âme qui donnent envie aux collaborateurs de s investir et aux clients d acheter.» Alors que la loi ne l obligeait pas à le faire, la directrice générale de Primagaz a ainsi tenu à publier un rapport sur le développement durable, vécu comme «non pas comme une obligation mais comme une évidence». Elle développe également un partenariat avec l Adie (Association pour le droit à l initiative économique) sur le micro-crédit, pour aider des personnes sans emploi à créer leur entreprise de plomberie. Pour illustrer l importance de l intelligence émotionnelle dans l entreprise, elle cite une étude d Harvard qui montre que la rentabilité d une entreprise sur la durée dépend de la fidélisation des clients et que celle-ci implique d abord la fidélisation des collaborateurs. Elle parle même de «salaire émotionnel», en termes de valeurs, d ambiance de travail, d autonomie. «La première énergie renouvelable, c est la passion dans l entreprise, dit-elle. La créativité, l envie, l enthousiasme sont les vrais leviers de la performance... Et c est aussi la vraie différence en termes de management aujourd hui.» Michel Bazan Eco-parcs Quel avenir pour les zones d activité? Le 24 avril dernier, un colloque sur le développement des éco-parcs organisé par Fondaterra et le conseil régional d Ile-de-France a permis d explorer de nouvelles voies pour la requalification des quelque zones d activités économiques franciliennes. Région capitale de l Hexagone, l Ilede-France compte plus d un millier de zones d activités économiques, les fameuses ZAE, qui occupent à elles seules plus de hectares. Inventées pour accueillir des entreprises à vocation essentiellement industrielles, ces ZAE franciliennes ont pour 80 % d entre elles été aménagées dans les années 60 et 70. A l époque, un prix intéressant et un accès rapide à l autoroute suffisaient souvent à attirer les entreprises. «Aujourd hui, ce n est plus le cas. Les activités tertiaires se sont largement développées à l intérieur de ces zones, ce qui a créé de nouveaux besoins et de nouvelles demandes», explique Fleur Povillon, chef de projet écologie territoriale à l association Fondaterra. Les entreprises qui s installent en ZAE veulent désormais y trouver des moteurs de développement économique, environnemental et social. Un colloque sur les éco-parcs organisé par Fondaterra. Des solutions à grande échelle La conception, l aménagement et la gestion des ZAE doivent donc intégrer ces nouvelles composantes. Certaines privilégient une approche purement environnementale : mise en place d une charte écologique, réaménagement des voiries. D autres développent des services mutualisés, à destination des entreprises (comme la gestion des déchets) ou directement aux salariés (création de crèches, de restaurants, de nouveaux moyens de transport). «Certaines ZAE prônent plutôt une écologie industrielle qui permet par exemple de limiter la production globale de déchets en procédant à des échanges de matières premières à l intérieur du parc», indique Fleur Povillon. On voit également se développer des «éco-pôles», qui regroupent, sur une même zone, des entreprises spécialisées dans une «éco-activité» : bureaux d étude en management environnemental, constructeur de panneaux solaires, etc. «En l espace de quelques années, la notion de pôle ou de filière est entrée dans le cœur du débat sur les bonnes pratiques de développement économique et, dans une certaine mesure, de développement durable», assure Fleur Povillon. La récente multiplication des pôles de compétitivité et l apparition de parcs d activités éco-labellisés, les gains affichés par les approches de filière industrielle et d écoconception ou la création de pépinières d écoentreprises, font miroiter les avantages de solutions à grande échelle pour les décideurs. Mais ces solutions doivent aujourd hui être partagées largement entre tous les acteurs, pour s appliquer concrètement sur nos territoires. Succession Changement à la tête du Medef Yvelines Bernard Hagège, président du Medef Sud-Yvelines, a quitté ses fonctions à la mi-mai. Il a passé sept ans à la tête de ce syndicat qui fédère plus de 200 entreprises du département. Patrick Bernheim, assureur à Saint- Quentin-en-Yvelines et à Rambouillet, a été élu pour lui succéder et vient de prendre ses fonctions. Medef Sud-Yvelines 54, rue du Maréchal-Foch Versailles Tél. : Publicité Zinedine Zidane fait équipe avec GrandOptical GrandOptical vient de signer un partenariat de cinq ans avec la personnalité préférée des Français, Zinedine Zidane, qui devient l ambassadeur de la marque. «Ses valeurs de professionnalisme, de générosité, de travail, d engagement et d expertise sont en parfaite adéquation avec les nôtres», souligne-t-on chez Grand Optical. GrandOptical France 18, parc Ariane - 5, rue Alfred-Kastler Guyancourt Tél. : Nomination Un nouveau directeur pour le Technocentre Renault a nommé Bernard Ollivier directeur des établissements de Guyancourt-Aubevoye et de Rueil-Lardy. Rattaché hiérarchiquement au directeur général adjoint Ingénieries et Qualité et fonctionnellement au directeur des Ressources Humaines Groupe, Bernard Ollivier, 45 ans, est diplômé de l'ecole des Mines de Paris. Entré en 1977 chez Renault, il occupait précédemment le poste de directeur général de la division Renault Sport Technologies. 6 l #49 Juillet-Août-Sept l SQY entreprises l 7

5 l actualité Implantation La MGEN des Yvelines se recentre Auparavant basée à La Verrière, la section MGEN des Yvelines et sa trentaine de salariés ont emménagé depuis le 5 mars dernier dans 946 m 2 de l immeuble Plein Centre II récemment rénové, à Montigny. Ces nouveaux locaux ont été inaugurés le 19 juin dernier. Centre de sécurité sociale pour le département, cette section gère assurés et adhérents de la mutuelle (soit personnes en comptant les ayants droit). «Il s agissait pour nous d aller au plus près des assurés, dans un secteur plus actif, plus proche de l université, des collèges et des lycées, explique Christian Cauvin, directeur de la section. L accessibilité depuis la gare et la proximité du centre commercial renforcent également l attractivité du site.» Pôles de compétitivité Alstom rejoint Paris-Région Alstom Transport et le pôle de compétitivité Paris-Région ont signé officiellement leur accord d association le 7 juin dernier au Salon européen de la recherche et de l innovation, à Paris. ZFU Les entreprises de Promopole Trappes Voici la liste des 24 entreprises récemment installées dans la pépinière d entreprises de la Zone franche urbaine (ZFU) de Trappes. Représentant pour l instant des effectifs totaux de 66 personnes, ces jeunes entreprises évoluent dans des secteurs aussi divers que l informatique et les nouvelles technologies, le bâtiment ou le commerce équitable. Projet Sodexho se redéploie à Saint-Quentin Implantés depuis trente ans à Montigny, Sodexho France et Sodexho Alliance, la holding du groupe, vont dans les deux années à venir emménager dans de nouveaux locaux. Les 300 personnes de la holding s installeront en 2008 à Issy-les-Moulineaux, tandis que les 900 salariés du siège social français devraient emménager en 2009 dans un nouveau bâtiment à haute qualité environnementale (HQE), bientôt construit à Guyancourt. «Nous recherchions de meilleures conditions de travail et des bâtiments plus modernes pour en faire de vraies vitrines de nos savoir-faire, explique Jean-Charles Trehan, chargé de communication de Sodexho Alliance. Il s agissait également pour la holding de faire face à la croissance mondiale de nos activités et de faciliter l accès de nos collaborateurs étrangers à partir des aéroports de Roissy et d Orly ainsi que de la gare du Nord. Mais comme les salariés étaient très attachés à Saint-Quentin, nous avons recherché un site facilement accessible par les transports en commun à partir de la ville nouvelle. D où le choix d Issy-les-Moulineaux.» Pour Sodexho France, «il s agissait de regrouper l ensemble des salariés du siège dans un même bâtiment (ce qui n était pas le cas jusqu ici), et Le siège actuel de Sodexho. dans des locaux plus récents et plus valorisants en termes d image, précise Philippe Estreguil, en charge du projet. Un bâtiment dans lequel nous puissions aussi faire la preuve de nos savoir-faire en matière de restauration mais aussi de maintenance des bâtiments. L immense majorité de nos salariés habitant Saint-Quentin ou à proximité, et la ville nouvelle étant bien desservie à partir de Paris et d Orly, nous n avions pas d intérêt à quitter le territoire et nous souhaitions de toute façon rester dans l Ouest parisien. C est pourquoi nous avons saisi l opportunité qui s est présentée à Guyancourt. Nous attendons une réponse au permis de construire.» SOCIÉTÉ NOM ACTIVITÉ EFFECTIF AEKITAS M. Garsaud Production de prêt-à-porter (tee-shirt) 2 ARTEMIS NETWORKS M. Dubois Sécurité réseaux sans fil pour professionnels 2 ASTRIME M. Nicolas Import export et distribution de matériel électrique 3 CANDIDATUS M. Cadot Editeur de logiciels pour les ressources humaines 2 CEDELPRO M. Benhamouda Développement de cartes électroniques pour des entreprises 1 ECO CONSEIL HABITAT Mme Aguilar Velarde Conception et promotion de maisons écologiques 4 EPPC ENTREPRISE M. Kerrouche Plomberie chauffage sanitaire électricité 2 EUROSTEP M. Giraud Gestion des données d un produit sur tout cycle de vie 1 FLEX EN FRANCE M. Faba Logistique, expédition, magasinage 14 GBNI M. Ait El Bacha Import export matériel informatique neuf et reconditionné 2 HOOS M. Prouvost Commerce en ligne (café) 2 IHL CONSULTING M. Oumhand Conseil en système d information 1 JEUNES ENTREPRENEURS DE FRANCE M. Aboulharjan Conseil à la création d entreprise 1 KALIS M. Schaefer Conseil informatique 6 LSO M. Roger Micro-informatique médicale 1 LUC NOIROT CONSULTANT M. Noirot Conseil en aménagement de grandes surfaces 1 LVP M. Pin Ingénierie de formation et aide à domicile 1 MAÇON D ILE FRANCE M. Sahin Bâtiment (tous corps d état) 5 MERCATORS M. Mithouard Informatique (représentant multimarque) 5 MERCHANDISING M. Noirot Conseil réalisation aménagements de grandes surfaces 3 MPC TECHNIQUE M. Abbas Câblage électronique 1 OXUS HYGEA M. Kamalodine Dératisation, désinfection, désinsectisation 1 RDS NETWORKS M. de Souza Réalisation et maintenance réseaux informatiques et téléphoniques 1 SOKABAT M. Ouarab Bâtiment travaux généralistes 4 Internet Saint-Quentin joue la transparence Saint-Quentin-en-Yvelines se classe au premier rang national des communautés d agglomération en matière de communication en ligne de ses données publiques. La circulation de l information publique à destination des différents acteurs économiques n est pas toujours un vœu pieux. Le premier baromètre national de l accessibilité en ligne des données publiques, mis en place par la société d études et de conseil Secteur Public, vient en effet de classer Saint-Quentin-en-Yvelines en tête de toutes les communautés d agglomération (CA) de l Hexagone, avec 29,5 points sur 40, la moyenne pour les CA étant de 12,6 points. Ce très bon résultat permet à Saint-Quentin-en- Yvelines de se hisser également au 10 e rang du classement général, qui rassemble les 415 premières collectivités territoriales : conseils régionaux, conseils généraux, communautés d agglomération et urbaines, et communes de plus de habitants. Paris seulement 128 e! Élaboré à partir de critères objectifs (données budgétaires, organisationnelles, délibérations ) et d une notation sur 40 points, ce baromètre national permet d identifier les acteurs publics les plus en pointe en matière de communication en ligne. La place occupée par Saint-Quentin-en-Yvelines est justifiée par la publication sur son site Internet des appels d offres de marchés publics, des comptes-rendus des conseils d agglomération, des informations relatives au fonctionnement de l institution ainsi qu à un ensemble d informations utiles aux acteurs économiques du territoire. Il est intéressant de noter que la taille de la collectivité et sa localisation géographique n ont rien à voir avec l accessibilité des données sur les sites Web. La première région du classement est en effet l Aquitaine, le premier département la Sarthe et les premières communes Quimper et Grenoble. Tandis que Paris n arrive qu en 128 e position avec 19,5 points sur 40! Pour en savoir plus : Pôle de compétitivité Nouveaux projets pour Après le troisième appel à projet du Fonds unique interministériel, le pôle de compétitivité Paris-Région a annoncé début mai le financement de neuf nouveaux projets de R&D, ainsi que le démarrage de trois autres projets. Le pôle a notamment célébré le lancement de deux projets à forte dimension sociétale : Plates-formes de confiance (PFC), sur la thématique sécurité et défense, et Interfaces hommes systèmes à 10 ans (IHS10), sur la thématique automobile-transports. Inauguré le 25 avril à Supélec, le projet PFC rassemble plus de 20 partenaires industriels et académiques dans le domaine de la sécurité des systèmes d information. Financé par les pouvoirs publics à hauteur de 6 M sur un coût total de 17,1 M, ce projet vise à développer des solutions permettant d assurer la sécurité des postes clients au sein des réseaux informatiques sensibles. Lancé officiellement le 27 avril à l Ecole nationale supérieure des Mines de Paris, le projet IHS10 réunit, autour de la conception des nouveaux tableaux de bord des automobiles, les industriels Visteon, Valeo, Renault et PSA, les PME Haption et Intempora, ainsi que le CEA-List et l Ecole des Mines de Paris. Il représente un effort de R&D de 5,5 M et bénéficie du soutien financier de l Etat et des collectivités territoriales à hauteur de 1,9 M. 8 l #49 Juillet-Août-Sept l SQY entreprises l 9

6 l actualité Courrier des lecteurs Éco-communication : questions et réponses Le n 45 du SQY Entreprises consacrait un article à l écocommunication et plus particulièrement aux possibilités offertes aux entreprises de développer une politique d édition éco-responsable (article consultable sur Une représentante de l Ademe, l Agence nationale de la maîtrise de l énergie, expliquait ainsi comment limiter les impacts sur l environnement de l utilisation des papiers, emballages, encres, solvants, etc. Un chef d entreprise, patron d une petite agence de communication basée à Promopole, nous a écrit pour réagir à cet article. Monsieur le directeur de la rédaction, Tout d'abord, je tiens à vous signaler que la lecture de votre article sur les normes de respect de l'environnement des métiers de l'imprimerie m'a fort intéressé. Cette problématique me concerne directement. Mon implication dans un mouvement solidaire pourrait se borner au choix d'un ou plusieurs fournisseur(s) respectant ces normes. Je me dois cependant d'élargir le débat : Le marché des arts graphiques est soumis à des contraintes budgétaires que vous connaissez. Les produits dits "écologiques" sont plus onéreux à l'achat et cela est vrai pour le papier. Aussi les établissements respectant ces normes sont souvent des structures importantes dont les tarifs sont au-dessus de la moyenne et avec de faibles possibilités de négociation. Vous comprendrez alors aisément l'impossibilité circonstanciée qui se présente ponctuellement aux professionnels de la communication, et ce malgré leur volonté, de participer à cet élan honorable et porteur d'avenir de produire "propre". Je suis malgré tout convaincu, reposant ma réflexion sur mon esprit optimiste, que de telles normes poussent le collectif à la prise de conscience, ne serait-ce que par la connaissance de tels procédés. Croyez bien sincèrement que je rage souvent devant tant d'impuissance. Cordialement, Cordialement François Spire KAPSA Agence conseil en communication 12, avenue des Prés - BL 113 Montigny-le-Bretonneux Saint-Quentin-en-Yvelines cedex Voici la réponse de l Ademe à ce courrier, que nous avons choisi de publier pour poursuivre ce dialogue constructif : Les produits écologiques, des produits plus chers? L article du SQY Entreprises présentait des pistes de solutions pour éco-concevoir sa communication : choix des papiers, des encres, des fournisseurs. Autant de perspectives à envisager afin de travailler sur une amélioration de la qualité écologique des documents. Toutefois, améliorer la qualité écologique d une édition, c est-à-dire diminuer ses impacts sur l environnement pendant toute la durée de vie de cette publication, nécessite également de s interroger sur la conception du support. Quelle durée de vie du support est envisagée? Quelle diffusion? Le niveau d information est-il suffisant? Peut-on renvoyer une partie vers un site, ce qui permet d actualiser et de dématérialiser une partie? Cette réflexion amont peut permettre de redimensionner ses projets, de limiter un éventuel gaspillage de papier (plaquettes non utilisées qui dorment au fond d un placard ), de faire vivre plus longtemps ses documents. Cela peut donc aussi générer des économies à moyen terme Un des arguments souvent opposés au lancement de démarches d éco-conception est l argument du coût. Si, effectivement, cette démarche nécessite du temps (et donc de l argent!) pour être lancée, le coût de certains produits n est plus si élevé qu auparavant. Ainsi, l analyse de l offre de plusieurs fournisseurs de matériel de bureau ne permet pas de conclure que le papier écolabellisé, certifié «issu de forêts gérées durablement» ou 100 % recyclé présente un coût plus élevé que du papier vierge. ( ) Concernant le papier recyclé, certains papetiers indiquent que le prix en sortie d usine du papier recyclé est soit équivalent soit même inférieur au prix du papier vierge ; toutefois il arrive également qu un acheteur constate un prix en défaveur du papier recyclé. Force est de constater qu il existe des pratiques commerciales visant à monter qu un papier de qualité, ayant en plus des qualités écologiques, est «nécessairement» plus cher qu un papier vierge de qualité. Toutefois, il convient d évoquer l importance des facteurs d échelle. En effet, les papiers de qualité écologique ne sont pas encore suffisamment demandés pour pouvoir massifier les flux et optimiser les circuits logistiques de la même manière que le papier vierge. Ainsi, les surcoûts parfois rencontrés s estomperont si la demande devient suffisante. ADEME Pépinière d entreprises Promopole renforce sa visibilité Création d un site Internet, câblage du bâtiment, nouveaux services Promopole s engage dans une nouvelle dynamique. Entretien avec Dominique Nardin, le nouveau directeur de la pépinière d entreprises saint-quentinoise. Dominique Nardin, nouveau directeur de Promopole : «Il faut que les entreprises sachent qu il existe, au sein de Promopole, tout un ensemble de compétences qu elles peuvent utiliser.» SQY Entreprises : Quelles sont vos priorités pour le développement de Promopole? Dominique Nardin : Ma grande priorité est d augmenter, par la communication, la notoriété et la visibilité de Promopole en tant Un superbe paquebot, une nouvelle dynamique. que pépinière et village d entreprises. Il faut que les porteurs de projets et les créateurs d entreprise aient le réflexe de se diriger vers Promopole, qu ils sachent qu ils trouveront ici un hébergement mais aussi un réel accompagnement et un ensemble de services. Il faut aussi que les entreprises du tissu économique saint-quentinois sachent qu il existe, au sein des entreprises installées à Promopole, tout un ensemble de compétences qu elles peuvent utiliser. Nous allons également apporter des aménagements aux infrastructures et en particulier câbler le bâtiment pour améliorer le service apporté aux entreprises. Une salle de conférence haut de gamme Entre autres outils, Promopole dispose d une salle de conférence de 60 à 80 places, sonorisée et dotée d un écran panoramique. L objectif est de l aménager et de la moderniser, avec notamment des dispositifs de vidéo intégrée et de connexion wi-fi. Pro Events, une entreprise de Promopole spécialisée dans l événementiel, travaille sur ce projet. Une fois relookée, la salle restera à la disposition des entreprises de la pépinière mais devrait également susciter l intérêt des sociétés extérieures. Le parcours de Dominique Nardin Informaticien de formation, Dominique Nardin a travaillé une quinzaine d années dans la conduite de projets de gestion de production pour des entreprises de distribution et de transport. Il évolue ensuite vers la fonction commerciale au service de grands constructeurs informatiques. Après dix-huit ans dans la vente de solutions informatiques, il s oriente en 2002 vers l accompagnement au développement commercial des entreprises. Une troisième vie professionnelle qui l amène aujourd hui à prendre les rênes de Promopole. Combien d entreprises sont-elles hébergées à Promople? D. N. : Le nombre change souvent mais, au 8 mai dernier, nous hébergeons 74 entreprises (66 installées et 8 en domiciliation). Sur un total de 105 locaux, 71 sont loués, dont 42 en pépinière (moins de 50 m 2 pour des entreprises de moins de 4 ans) et 29 en village (plus de 50 m 2 pour des entreprises de plus de 4 ans). L objectif est de porter rapidement le taux d occupation à 80 %. Quels moyens de communication allez-vous utiliser? D. N. : Je me suis rapproché de tous les acteurs et partenaires qui peuvent rediriger des porteurs de projets vers Promopole : la communauté d agglomération et la Maison de l entreprise, le conseil général, la chambre de commerce, les Assedic, l ANPE... Je souhaite également développer un nouveau site Internet, pour stimuler la communication autour de Promopole, mais aussi pour mettre en avant les compétences des entreprises installées sur le site. Promopole est un superbe paquebot qui a besoin d une nouvelle dynamique. Propos recueillis par Michel Bazan 10 l #49 Juillet-Août-Sept l SQY entreprises l 11

7 l actualité Très haut débit Le réseau de fibre optique va irriguer les zones d activités Une étude réalisée par la communauté d agglomération (CA) vient de confirmer les attentes importantes des entreprises du territoire en matière de très haut débit. Cette enquête valide également la stratégie de la CA pour raccorder toutes les zones d activités. Le développement de l accès au très haut débit des entreprises, des particuliers et des collectivités est un axe d aménagement prioritaire pour la communauté d agglomération (CA) de Saint-Quentin-en-Yvelines», annonce Yves Machebœuf, vice-président de la CA en charge de la communication. Consciente des enjeux majeurs que représente le très haut débit pour le développement économique et l attractivité du territoire, la CA a racheté en 2005 son réseau câblé, dans un contexte où les opérateurs tardent à mettre en place des offres intéressantes dans certaines zones. Une étude menée auprès de toutes les sociétés saint-quentinoises vient de confirmer les attentes très importantes des entreprises en matière d accès au très haut débit (lire encadré). Cette enquête a également permis de mieux identifier les zones d activités (ZA) les moins bien desservies aujourd hui, qui seront irriguées lors de la première phase de déploiement du réseau d accès de fibre optique. «Yves Machebœuf, vice-président de la CA en charge de la communication. La CA va en effet construire un réseau FTTH (1) en déployant les infrastructures nécessaires pour amener la fibre optique jusqu aux entreprises. Reliées au réseau du conseil général (2), elles permettront de desservir à terme toutes les zones d activités du territoire. «Le plan stratégique de raccordement des ZA est validé, l enveloppe financière calibrée à un peu plus de 3,5 millions d euros, les travaux vont donc être lancés», souligne Yves Machebœuf. Construire les infrastructures nécessaires «Après une phase d études détaillées et d appels d offres, les travaux devraient commencer au second semestre 2008», précise Sylvain Fritsch, responsable des réseaux très haut débit à la CA. «Ils dureront environ un an. L ouverture de la commercialisation des infrastructures aux opérateurs devrait intervenir fin 2008.» La CA prend donc toutes ses responsabilités en construisant les infrastructures et en favorisant l arrivée d opérateurs, seuls légalement habilités au final à commercialiser les services. La forte demande des entreprises saintquentinoises en matière d accès au très haut débit ne fait pas de doute et leur capacité d investissement dans les télécommunications est à la hauteur de ce besoin stratégique. La CA intègre également la construction des réseaux de fibre optique dans les projets immobiliers d entreprises, afin que les promoteurs livrent des opérations «FTTH Ready». Michel Bazan (1) FTTH : Fiber to the home, fibres jusqu à l abonné (entreprise ou particulier). La fibre optique ne s arrête pas en limite de propriété ou en pied d immeuble, elle va jusqu au local ou au logement. (2) Le conseil général des Yvelines possède une dorsale de fibre optique regroupant divers opérateurs, qui traverse les zones d activité mais ne dessert pas chaque entreprise. Les premières zones impactées L étude (voir ci-contre) a permis de préciser les zones d activités (ZA) concernées par la première phase de déploiement du réseau de fibre optique. Hébergeant des entreprises dont les besoins sont importants et aujourd hui partiellement satisfaits, elles seront raccordées d ici fin 2008-début 2009, sachant qu à terme toutes les ZA du territoire auront accès au très haut débit. Quartier Centre Saint-Quentin (Guyancourt/Montigny) PA Les Chênes-La Redoute de Bouviers (dont les Saules, Guyancourt) ZA Trappes-Elancourt Grande-Île (Voisins/Guyancourt) PA Voisins Mérantais-Les Tilleuls (Voisins) L Agiot (La Verrière) Les Portes de Voisins (Voisins) ZA de l Observatoire (Montigny) Les entreprises attendent plus de débit La communauté d agglomération a mené, de février à mai, une enquête auprès d un échantillon de plus de entreprises pour connaître leurs comportements en matière de télécoms et identifier leurs attentes sur le très haut débit. Le taux de retour, exceptionnel (15 %) pour un questionnaire auto-administré, montre que le sujet est mobilisateur. Principal enseignement : une grande majorité des entreprises (56 %) considère l accès au très haut débit comme un critère important de leur stratégie d implantation. Le budget télécoms moyen par salarié est assez élevé (plus de ) et plus d un tiers de ce budget est consacré à Internet et à l échange de données. Le courrier électronique et l accès Internet arrivent d ailleurs en tête, devant le téléphone, des principaux usages des entreprises en matière de télécoms. «Mais si le marché est là, la perception des services actuels révèle des insatisfactions et des attentes fortes», souligne Hervé Ligneul, de la direction Aménagement et développement de la CA. «L étude montre que beaucoup d entreprises attendent avant tout un débit plus rapide et plus régulier.» Les autres principaux besoins actuels et futurs des entreprises, en particulier celles, nombreuses, évoluant dans un secteur high-tech, concernent la mise en place de réseaux et le passage vers une structure IP. 12 l #49 Juillet-Août-Sept l SQY entreprises l 13

8 les invités Pierre Langer et Didier Lepitre les invités EADS Un centre d excellence pour la défense et la sécurité Dans le cadre de la réorganisation de la branche Défense & Sécurité d EADS, 2500 personnes ont été regroupées sur un site commun, à la Clef-de-Saint-Pierre. Saint-Quentin-en-Yvelines accueille ainsi la plus grande concentration hexagonale d ingénieurs dédiés à l intégration de grands systèmes de défense et de sécurité. Entretien avec Pierre Langer, directeur Affaires générales d EADS Défense & Sécurité France, et Didier Lepitre, nouveau directeur de l établissement saint-quentinois. SQY Entreprises : Quels rôles avez-vous joués dans l installation d EADS à Saint-Quentin-en-Yvelines? Pierre Langer : J ai été chargé de mener à bien cet important projet de réorganisation visant à regrouper sur un seul site les salariés de neuf établissements et de cinq entreprises de la branche Défense & Sécurité d EADS France. Celle-ci s est réalisée en plusieurs phases : prise en compte des besoins des utilisateurs, définition des solutions retenues, sélection des entreprises, maîtrise d ouvrage des travaux de rénovation et d aménagement, et enfin déménagements physiques des hommes, des plates-formes techniques et des laboratoires de recherche. L objectif premier était d optimiser les conditions de travail et l efficacité opérationnelle des équipes. Nous avons également développé des relations étroites et constructives avec la mairie d Elancourt, la communauté d agglomération (CA) de Saint-Quentinen-Yvelines et le département, pour faciliter l intégration d EADS dans le tissu économique local. Didier Lepitre : Je suis arrivé le 1 er janvier 2007, en même temps que les premiers employés. Les premiers déménagements ont eu lieu pendant les vacances de Noël. Depuis cette date, j ai la délégation de notre P.-D. G. pour les relations avec les différentes entités juridiques présentes sur le site et les partenaires économiques externes (mairie, CA, chambre de commerce, etc.). Je suis également responsable des services généraux et du bon fonctionnement du site. Il s agit de le faire vivre et évoluer dans les années qui viennent. Occuper ce site pendant au moins dix ans. Comment se positionne le groupe EADS? P. L. : Eminemment européen, co-dirigé par la France et l Allemagne, EADS occupe une position de leader mondial dans l aéronautique et la défense, avec un chiffre d affaires 2006 de 39,4 milliards d euros et des effectifs de personnes. Dans l aviation commerciale, Airbus, numéro 1 mondial en termes de livraisons d avions, se partage avec Boeing un marché mondial en très forte croissance. Dans les hélicoptères, Eurocopter domine le marché mondial avec 70 % de parts de marché. EADS est également n 1 mondial dans le domaine des lanceurs spatiaux avec Ariane, n 1 dans les systèmes de missiles, n 3 dans les satellites et dans les avions de transport militaire, n 4 dans les avions militaires avec Eurofighter. EADS Defence & Security est l une des cinq grandes divisions du groupe, avec Airbus, les avions de transport militaire, l activité Espace et Eurocopter. Quelles sont les activités de la division Défense & Sécurité? P. L. : La division a réalisé en 2006 un chiffre d affaires de 5,6 milliards d euros : 34% pour l activité missiles (MBDA) ; 32% pour l activité Military Air Systems (avions de guerre Eurofighter), basée pour l essentiel en Allemagne ; 20% pour l activité DCS (Defence & Communications Systems), qui conçoit et vend des grands systèmes de défense et de sécurité ; 14% pour l activité Defence Electronics, qui réalise des équipements électroniques. Quelles sont les activités basées à Saint-Quentin-en-Yvelines? P. L. : L entité Defence & Communications Systems (DCS), dirigée par Hervé Guillou, constitue le cœur de l activité sur le site. Ces grands systèmes, vendus aux gouvernements ou aux grandes organisations du monde entier, utilisent de nombreuses technologies ou sous-systèmes développés par nos ingénieurs ou acquis auprès des fournisseurs les plus performants, dans des domaines aussi divers que les systèmes de communications sécurisées, les systèmes de l espace de combat et de dominance aérienne, le combat naval, la sécurité des territoires ou des grands évènements. La partie française des activités de Military Air Systems est également hébergée à Elancourt, notamment les drones tactiques (avions sans pilote). Il s agit d un segment d activité très porteur avec de grands enjeux nationaux et internationaux et d importants investissements de R&D. Des activités d avionique (équipements électroniques) et de Test & Services sont également présentes à Saint-Quentin, avec par exemple le grand banc de tests d équipements embarqués du Le site a été construit par l architecte Roger Taillibert, qui a également conçu le Parc des Princes, le grand stade des J. O. de Montréal et la piscine de Deauville. 14 l #49 Juillet-Août-Sept l SQY entreprises l 15

9 les invités Pierre Langer et Didier Lepitre les invités porte-avions Charles-de-Gaulle. Elancourt regroupe une très large palette de technologies et de talents. D. L. : Nous réalisons par exemple un projet de sécurisation des frontières de la Roumanie dans le cadre de l adhésion de ce pays à l Union européenne. Nous avons déployé un système complet intégrant des équipements de détection de type radars, des systèmes de communication pour les garde-frontières, les douaniers, la police, des liens avec des hélicoptères pour réaliser des interceptions Nous intégrons des modules importants pour rendre un service global. En France, nous réalisons en particulier le réseau de communications de la Police nationale. P. L. : Cela demande des capacités très importantes d architecture et de gestion de projet, ainsi que des ingénieurs de très haut niveau, capables de concevoir des solutions techniques complexes et de gérer de vastes projets de déploiement. Nous nous positionnons sur les deux grands secteurs que sont la défense et la sécurité publique, d autant qu il existe une convergence très forte entre les technologies. C est le cas pour la protection des infrastructures critiques ou la sécurisation de grands événements, comme les Jeux Olympiques de Pékin, où nous serons présents. Les besoins dans ce domaine sont en forte croissance, notamment en Europe avec les menaces terroristes et Schengen. Au Moyen-Orient, la demande est également importante pour sécuriser les installations pétrolières et les protéger des agressions extérieures. Plusieurs projets sont en discussion et pourraient déboucher sur de gros contrats. Dans ce domaine, Saint-Quentin-en- Un puissant pôle de compétences à Saint-Quentin. Un centre de simulation, baptisé le NetCOS, permet de dérouler des scénarios de guerre. Yvelines est, de loin, le plus grand centre français, et l un des tout premiers européens. Une telle concentration sur un même site de plus de 2000 ingénieurs dédiés à l intégration de grands systèmes de défense et de sécurité est unique en France. Comment s inscrit cette activité dans la stratégie d EADS? P. L. : Un des axes stratégiques majeurs du groupe, notamment pour pouvoir rivaliser avec Boeing, réside dans l augmentation de la part de l activité défense dans son chiffre d affaires. C est dans cette logique stratégique que s inscrit la création d un puissant pôle de compétences à Saint-Quentin-en- Yvelines. Celui-ci doit nous permettre d être plus visibles des clients et des donneurs d ordres européens, plus efficaces dans le travail grâce aux synergies développées par la proximité. Ce n est pas une simple opération de déménagement, c est véritablement un nouvel outil au service d une stratégie. Comment s est déroulé l emménagement? D. L. : Nous nous sommes engagés à occuper ce site durant au moins dix ans. Il accueille aujourd hui 2500 personnes réparties dans treize bâtiments, sur m 2. Le site a été entièrement rénové, réaménagé et climatisé. Tout le réseau informatique a été refait, avec plus de 350 km de réseaux et plus de 4000 postes informatiques. Tout le personnel en open space dispose de mobilier neuf. Tout est orienté vers l efficacité et la communication, c est l objectif de ces espaces ouverts à taille humaine. Les équipes fonctionnelles (ressources humaines, finances, communication ) sont situées dans le bâtiment central qui dessert tous les autres bâtiments. Ces derniers sont réservés aux fonctions techniques. Plus de m 2 sont consacrés à des surfaces techniques : laboratoires, salles informatiques, salle blanche, salles «sourdes», étuves Nous disposons également d un bâtiment industriel, pour le matériel militaire lourd. Un bâtiment «œuvres sociales» accueille le restaurant d entreprise, capable de servir plus de 2000 repas par jour, ainsi qu une salle de sport, une médiathèque, un atelier de photographie et les bureaux du comité d entreprise. Un centre de simulation de scénarios de guerre Au sein du site d Elancourt, le System Design Centre est le centre «systèmes de systèmes» pour le design et l ingénierie des systèmes complexes d EADS. Une équipe de 80 à 100 ingénieurs, spécialisés dans l architecture de grands systèmes, y a développé un centre de simulation : un showroom assez sophistiqué, baptisé le «NetCOS», qui connecte divers outils de simulation. L un d eux permet, avec un grand système multi-armées, de dérouler des scénarios de guerre au niveau de l état-major et des différentes forces. «Les clients assistent à ces scénarios dans le show-room, souligne Pierre Langer. Ce grand centre de démonstration est un peu le phare de nos activités systèmes.» Pour faire face à son grand concurrent Boeing, EADS souhaite augmenter la part de son chiffre d affaires dans la défense. Quelles sont les raisons qui ont présidé au choix de ce site? D. L. : Le premier objectif était de disposer d une architecture permettant de favoriser la communication et les synergies, notamment entre le monde de la sécurité et celui de la défense. La possibilité de sécuriser le site était également une condition importante. Cette localisation correspondait aussi à la demande de nombreux salariés. Certains, travaillant auparavant à Montigny, se logeaient déjà en ville nouvelle. D autres avaient déjà été basés à Saint-Quentin trois ans auparavant et sont plutôt contents de revenir. Tout l environnement a aussi compté. Nous avons discuté avec la CA sur la question des transports, préoccupation n 1 de notre personnel. Pour optimiser la desserte au niveau de la gare, les services de l agglomération ont demandé à Sqybus de renforcer les liaisons avec le site. En matière de logement, nous avons noué des liens avec la mairie et la CA. Ici, le cadre de vie est très agréable. Avec une moyenne d âge inférieure à 35 ans, nous employons beaucoup de jeunes ingénieurs, souvent avec des jeunes enfants, qui souhaitent s installer dans l agglomération. Quel a été le planning de l opération? D. L. : Le planning était très serré, sur moins de douze mois. Les travaux ont commencé à l été 2006 pour le premier emménagement de 600 personnes pendant les vacances de Noël. Après cette première vague, nous avons entretenu un rythme d environ 100 personnes par semaine. Plus de 2000 personnes étaient installées à fin avril 2007 et les 500 salariés restants sont arrivés en juin. Quels sont les projets du pôle de compétitivité auxquels participe EADS Défense & Sécurité? P. L. : Dans le cadre du volet «sécurité et défense» de nous sommes actuellement actifs dans deux programmes : «Plates-formes de confiance», autour de la sécurisation complète du PC, et «Sécurité des infrastructures critiques». Nous venons de nous engager dans un troisième projet concernant la «fédération des cercles de confiance», autour de la signature électronique. Enfin, nous étudions la possibilité d intervenir dans un quatrième domaine : la vison globale de la sécurité des réseaux. Propos recueillis par Michel Bazan Une crèche inter-entreprises Une crèche inter-entreprises va être construite à 300 mètresdu site. Le projet a été présenté au comité d entreprise d EADS. «Les salariés attendent avec impatience la mise en place de cette crèche», souligne Pierre Langer. Sur une capacité totale de 50 à 55 berceaux, EADS en utiliserait 15 à 20, les autres étant disponibles pour les autres entreprises situées à proximité. «Le calendrier est établi, confirme Bruno Lecerf, de la CA. L ouverture de la crèche est prévue à la rentrée 2008.» Une plate-forme pilote de sécurité locale du futur «Dans le cadre de notre arrivée à Elancourt, nous avons beaucoup discuté avec la mairie et la CA pour donner un sens, une vision à notre emménagement, explique Pierre Langer. Or, dans le cadre de la sécurité publique, il existe un besoin d évolution des commissariats.» Une pré-étude va ainsi être lancée pour la réalisation d un prototype du commissariat de demain, alliant hautes technologies et services au public, appelé à devenir un modèle français, voire européen. Ce centre local, gérant plusieurs communes, doit permettre de traiter les cas d urgence, jusqu aux flagrants délits, et de mettre en relation tous les services concernés (polices municipale et nationale, gendarmerie, ambulances, pompiers, hôpitaux ), via des centres d appels, des capteurs comme des caméras, et un centre de coordination central. «Ce prototype intègre toutes les technologies EADS et sera situé à Elancourt, précise Pierre Langer. C est un exemple de collaboration utile entre des autorités locales, un grand industriel et les services de l Etat.» Pour rendre ce projet plus concret, EADS a développé un scénario d interpellation en flagrant délit dans un supermarché, relié directement au centre de contrôle. Une démonstration a été présentée à Nicolas Sarkozy en novembre dernier, à la Clefde-Saint-Pierre. EADS en chiffres Le groupe CA 2006 : 39,4 milliards d euros, dont 25 milliards avec Airbus Effectif : personnes, dont en France Les activité de défense CA 2006 : 10 milliards d euros Carnet de commandes : 52,9 milliards d euros La division Défense & Sécurité CA 2006 : 5,9 milliards d euros Effectif : plus de personnes, dont 7900 personnes en France et 2500 à Elancourt L unité Defence & Communications Systems CA 2006 : 1,2 milliard d euros 16 l #49 Juillet-Août-Sept l SQY entreprises l 17

10 management côté entreprises création Economies d énergie L éco-attitude gagne les campus Réduction des émissions de CO2 et économies d énergies sont au programme des universités franciliennes. Soutenu par la Région, le projet de Fondaterra visant à améliorer l efficacité énergétique des campus trouve déjà un écho à l université de Versailles Saint-Quentin (UVSQ). L UVSQ cherche à réduire sa facture énergétique et ses émissions de CO 2. Fondaterra, la Fondation européenne pour des territoires durables, se lance dans un nouveau défi : accompagner les universités franciliennes dans une traque aux émissions de CO 2 et une chasse aux gaspis dans les dépenses de chauffage. Initié en 2005, dans le cadre d un plan national de lutte contre le changement climatique, ce projet s appuie sur un inventaire des émissions de gaz à effet de serre réalisé dans plusieurs universités de la région, dont l UVSQ. «Il doit déboucher à terme sur la préconisation et la mise en place de solutions efficaces de réduction des consommations d énergies», explique Marie-Françoise Guyonnaud, directrice générale de Fondaterra. Plusieurs pistes sont à l étude, à commencer par l amélioration du bâti et l installation de systèmes de régulation dignes de ce nom. «Dans beaucoup de campus, les bâtiments ont été construits à l économie sans se soucier de l isolation thermique. En isolant certains murs, en changeant les portes et fenêtres et en installant des thermostats, il est possible de réduire de 20% les dépenses de chauffage», assure Françoise Guyonnaud. Si on y ajoute un programme de sensibilisation aux bonnes pratiques, comme par exemple éteindre la lumière quand on quitte une salle ou fermer une fenêtre lorsqu il fait froid, on peut encore gagner 10%. «Et la note peut encore s alléger lorsque l on fait appel à des énergies renouvelables, comme le solaire ou la géothermie, ajoute-t-elle. Une étude a montré que l utilisation de pompes à chaleur sur le campus de Versailles permettrait une économie annuelle de sur le chauffage pour un investissement initial de », confirme Sylvie Faucheux, la présidente de l UVSQ. Un financement mixte Des pré-diagnostics ont déjà été réalisés sur plusieurs campus, dont celui de Saint- Quentin. L objectif est de forfaitiser les actions à mener sur les 300 bâtiments universitaires d Ile-de-France, puis d imaginer leur transposition sur d autres structures : lycées, collèges, hôpitaux, etc. Il faut aussi trouver des fonds. «Tous nos projets sont financés à 50% par le public et à 50% par le privé», confie Françoise Guyonnaud. Des partenaires comme l Ademe, Schneider Electric ou Veolia Environnement sont déjà associés à l opération. L idée est de financer les travaux avec un emprunt qui sera remboursé par les économies d énergie générées par les nouveaux aménagements. Astucieux et surtout diablement efficace! Sylvie Faucheux, présidente de l UVSQ : «Nous pourrions diviser par trois certaines factures» «A l UVSQ, la facture énergétique dépasse aujourd hui les 1,3 million d euros par an. Avec l extension de nos activités et la hausse des prix de l énergie, elle ne peut que continuer à augmenter si nous ne prenons pas rapidement les mesures qui s imposent. Un pré-diagnostic, réalisé à l UFR des Sciences, a montré que la rénovation du bâti, associée à une bonne gestion et à un recours à la géothermie, permettraient de diviser par trois nos factures en énergie et de réduire d autant nos émissions de CO 2.» Risques et accidents l expert sécurité Pour répondre aux besoins d un marché en pleine expansion, deux experts de la sécurité ouvrent un centre de formation dans la zone Actipôle, à Voisins-le-Bretonneux. Identifier les risques d incendie, se former aux premiers secours, connaître les bonnes postures de travail pour limiter les accidents La sécurité et la sûreté des biens et des personnes font désormais partie des préoccupations quotidiennes des chefs d entreprise. «La réglementation en matière de sécurité est très pointue et en constante évolution. S entourer du conseil de professionnels pour former son personnel permet d éviter des négligences qui peuvent parfois avoir de graves conséquences», prévient Denis Marziac, président d Et l homme sait de quoi il parle puisque : avant de monter son propre centre de formation en sécurité avec Joseph Cado, un ancien capitaine de l armée de l air, il a été directeur adjoint à la sécurité pour tous les BHV de France, puis expert en sécurité aéroportuaire. Former des demandeurs d emploi Pour aider les entreprises à respecter leurs obligations réglementaires et légales, mais aussi pour former les différents acteurs de la sécurité dans l exercice de leurs missions quotidiennes, Denis Marziac et Joseph Cado se sont associés début 2006 pour créer Depuis son ouverture, ce centre de formation, entièrement dédié à la sécurité et à la sûreté des biens et des personnes, a déjà dispensé plus de 300 formations. «Nous nous sommes dotés de tous les équipements nécessaires à l obtention d un agrément SSIAP, qui permet de former des spécialistes des services de sécurité incendie et d'assistance aux personnes. Dans les Yvelines, seules deux ou trois entreprises disposent de cet agrément», assure Denis Marziac. vient d ailleurs de passer une convention avec l Assedic de l Ouest francilien pour former des demandeurs d emploi à la lutte et à la prévention contre les risques incendie (SSIAP, niveau 1, 2 et 3), avec une obligation de reclasser 80% des stagiaires qui auront décroché leurs diplômes. L entreprise dispense aussi des formations dans les entreprises qui font appel à ses services. «Beaucoup d entreprises ne savent pas qu elles peuvent bénéficier de réduction des taux de leur cotisation accidents du travail et maladies professionnelles si elles investissent dans ce type de formation. Notre mission est aussi de les aider à formaliser leurs plans de formation et à monter des demandes de prise en charge auprès de leurs organismes collecteurs», conclut Denis Marziac. Denis Marziac, président d : «La réglementation en matière de sécurité est très pointue et en constante évolution.» Les gros bras devront passer un examen A partir du 1 er janvier 2008, être taillé comme Mike Tyson ne suffira plus pour exercer le métier d agent de sécurité. La loi Sarkozy du 18 mars 2003 rend obligatoire le passage d un certificat de qualification professionnelle pour tous les nouveaux postulants à cette profession. Au programme : secourisme, informations sur le cadre légal de la profession et sur sa déontologie, et mises en situation pour une meilleure gestion des conflits et un meilleur accueil du public. i EUROFORMATION 134, avenue Joseph-Kessel Actipôle bâtiment Voisins-le-Bretonneux Tél. : l #49 Juillet-Août-Sept l SQY entreprises l 19

11 création e-commerce Cyber sait faire un bon café En grains, moulus ou en dosettes, les meilleurs cafés de la planète s affichent sur la Toile. Pour les déguster, il suffit d un petit détour par le site mon-cafe.fr, installé à Promopole 2, en plein cœur de la Zone franche urbaine (ZFU) de Trappes. Proposer du café du monde entier sous toutes ses formes : tel est l objectif de mon-cafe.fr, le site Internet lancé il y a quelques mois par Luc Prouvost, un ancien publicitaire, amateur de cafés fins et fervent défenseur de la «caféologie», un concept tout nouveau imaginé pour désigner l art et la science du café. «J ai réalisé ce site en collaboration avec des professionnels de la torréfaction et de la caféologie comme une invitation à un voyage initiatique dans le monde du café», explique Luc Prouvost. L idée est de faire découvrir et acheter le meilleur du café en provenance des quatre coins de la planète : des cafés équitables, d origine ou aromatisés, proposés moulus, mais aussi en grains ou en dosettes compatibles. «Le café est la boisson la plus consommée en France après l eau», note Luc Prouvost. Mais faute de choix ou par manque d information, trop de consommateurs se contentent encore de cafés de piètre qualité. «Notre pays, qui est pourtant la référence mondiale de la gastronomie, fait encore trop peu de place à ce mets délicat», regrette-t-il. En offrant une vitrine sur le Net aux cafés fins et aux cafés de terroir, cet entrepreneur espère séduire de nombreux amateurs de petits noirs. Des purs jus d Inde et d Ethiopie Mon-cafe.fr propose aux internautes plus de 250 références, dont une vingtaine de cafés d exception, ceux que l on nomme les specialty coffees à la Bourse de New York et qui ne représentent que 1% de la production mondiale. Une majorité provient du nouveau monde (Guatemala, Colombie, Brésil ), mais on trouve aussi des purs jus d Inde ou d Ethiopie. «Les approvisionnements varient avec les récoltes, l essentiel étant de toujours présenter le plus grand choix possible», précise Luc Prouvost. Et pour les cafés industriels, mon-cafe.fr ne sélectionne que le haut de gamme, directement chez les quelque 350 torréfacteurs de l Hexagone. Luc Prouvost est un fin gourmet. Avant de s intéresser au café, il a participé au lancement du premier Salon du chocolat, à Paris en Le site développe également la vente d accessoires en tous genres (des tasses design au mousseur à lait électrique) et de machines à café traditionnelles, à percolation, mais aussi à dosettes ou avec un moulin intégré. Les curieux peuvent même y commander en exclusivité de drôles de boissons au café, importées directement des Etats-Unis, ou même des huiles de café pour la cuisine ou les massages! «Mon ambition est de me différencier de la concurrence en rassemblant sur un même site le plus grand choix de produits à base de café», espère Luc Prouvost. Les débuts sont plutôt encourageants pour cette jeune pousse qui a choisi Trappes pour s installer. En quelques semaines, plus de clients ont déjà passé commande sur le site. i L or noir coule à flot Mon-cafe.fr propose aux internautes plus de 250 références. Le café, bu par 90% des adultes, est la deuxième matière première, en volume, commercée dans le monde après le pétrole. En France, la consommation moyenne par personne avoisine les 5,5 kg par an (café vert non torréfié). Longtemps cantonné au café moulu proposé en briques, ce marché est en pleine effervescence avec l explosion des dosettes. Bien-être Un instant à moi, des pressions contre la pression Envie de bien-être chez soi ou au travail? Pourquoi ne pas vous offrir un petit massage? C est ce que propose Karine Feisca aux particuliers, mais aussi aux entreprises de l agglomération. Un coup de barre et ça repart! Tel pourrait être le slogan d Un instant à moi, l entreprise de bien-être créée par Karine Feisca il y a un peu plus d un an avec le soutien de la Maison de l entreprise. A 33 ans, cette jeune femme dynamique se lance dans une nouvelle aventure professionnelle en proposant des services de massages à domicile ou sur le lieu de travail aux particuliers et aux entreprises de Saint-Quentin-en-Yvelines. «S offrir un instant à soi, prendre le temps d écouter son corps et son esprit en recevant un massage, c est un bon moyen de prévenir ou de lutter efficacement contre le stress», explique Karine Feisca. La jeune femme, qui s est formée aux massages Amma et à la réflexologie thaïe (lire l encadré), propose des séances de 15 ou 30 minutes dont l un des premiers objectifs est de soulager les tensions musculaires et d apaiser toutes les petites douleurs ressenties en bas du dos, des épaules, du cou ou des bras. «Ce type de massage, spécial tonicité, agit sur 170 points d accupression. Il permet de récupérer plus vite et plus naturellement de la fatigue et d améliorer la concentration. Il agit même sur l humeur en diminuant les effets de l anxiété.» Augmenter les performances Pratiquées habillé et confortablement installé sur un fauteuil ergonomique, ces pauses bien-être intéressent en priorité les entreprises soucieuses d améliorer la qualité de vie de leurs salariés. Mais elles s adressent aussi aux sociétés qui souhaitent lutter contre l absentéisme ou doper les performances de leur personnel. Une séance de massage peut également récompenser une équipe après une période stressante de forte activité ou être organisée à l occasion d un séminaire, d un stage de motivation ou comme animation sur un stand dans les forums ou salons. Masseuse mais également consultante Feng Shui, Karine Feisca intervient aussi dans les entreprises pour réorganiser les espaces de travail. «En modifiant la disposition des meubles et des objets, le Feng Shui permet d équilibrer les énergies qui se dégagent de chaque lieu», assure-t-elle. Dans la Silicon Valley aux Etats-Unis, mais également dans certaines entreprises hightech de l Hexagone, les massages assis et le Feng Shui font désormais partie du quotidien de nombreux salariés. «L idéal serait que de plus en plus entreprises françaises souscrivent des abonnements mensuels à ce type de services afin d améliorer sur le long terme le niveau de bien-être de leurs collaborateurs», espère Karine Feisca. i Karine Feisca Tél. : Le massage assis, c est quoi? Basée sur l art traditionnel japonais d accupression, nommé Amma, littéralement «calmer par les mains», cette technique travaille par pression des points : de la tête, du cou, des épaules, du dos, des bras, des hanches et des mains. Cela entraîne une activation de la circulation de l énergie, procure tonus, vitalité et détente. Nécessitant 15 ou 30 minutes, elle trouve facilement sa place dans l agenda le plus chargé. Après avoir connu le stress quotidien et la pression des objectifs, cette ancienne commerciale de France Télécom est aujourd hui diplômée du Touch Line Institut et de l Institut France Asie. 20 l #49 Juillet-Août-Sept. #44 avril - juin l l SQY entreprises l 21

12 en pointe Réseaux et télécoms Un formateur très branché Société experte en réseaux et télécoms, Afeir Communications installe son centre de formation à Montignyle-Bretonneux. En dispensant des formations très pointues dans le domaine du câblage et des réseaux opérationnels (Lan, Wan, Wifi ), Afeir Communications s est déjà taillé une solide réputation dans le domaine des réseaux et télécoms. L entreprise, dirigée par Francis Castets, assure également des missions d'audit, d expertise et de contrôle des réseaux en cuivre et en fibre optique dans de grandes entreprises, comme Airbus, Groupama, le PMU ou Aéroports de Paris (ADP). «Cette expérience de terrain est très utile pour affirmer la pédagogie de tous nos modules de formation», assure Francis Castets. Depuis la création de la société en 2004 à Clairefontaine, près de 600 stagiaires sont déjà passés par Afeir Communications. «Nous avons signé des contrats de partenariat avec des acteurs leaders du marché du câblage structuré, comme Fluke Networks, Panduit, Infraplus ou Nexans Cabling Solutions, afin d assurer les formations et la certification autour de leurs produits», indique Francis Castets. Les technologies les plus récentes Pour répondre à une demande de plus en plus importante de ses clients et optimiser encore le contenu de ses cursus, Afeir Communications s est dotée en mars dernier d un centre de formation entièrement dédié aux réseaux et aux systèmes de câblage voix, données, images (VDI Cabling System). Installé dans les locaux d Atermes, un équipementier incontournable pour tous les industriels de l armement, de l aéronautique et des télécoms (lire SQY Entreprises n 47), ce centre de formation très spécialisé a été entièrement équipé de réseaux, de serveurs, de commutateurs et de systèmes de câblage en cuivre et en fibre optique, représentatifs des technologies les plus récentes du marché. Les stagiaires peuvent ainsi effectuer leurs travaux pratiques dans les mêmes conditions que celles qu ils retrouvent en exploitation ou sur les chantiers. «Nous avons conçu ce centre pour répondre aux exigences d un marché en perpétuelle évolution et qui réclame du personnel immédiatement opérationnel», précise Francis Castets. L ouverture du centre a également permis à Afeir Communications de mettre en place une série de nouvelles formations qualifiantes, à destination des jeunes en recherche d emploi, issus des filières de l électricité, de l électronique ou de la téléphonie. i AFEIR COMMUNICATIONS 13, route de Paincourt Clairefontaine-en-Yvelines Tél. : Un catalogue de formations Avec plus d une vingtaine de cursus à son catalogue, du monteur câbleur au chargé d affaires pour la mise en œuvre et l exploitation des réseaux Lan, Afeir Communications entend bien se faire une jolie place au soleil sur un marché de la formation jusqu ici cannibalisé par des mastodontes comme Cegos ou Learning Tree. «Notre valeur ajoutée, c est de proposer plus de pratique que de théorie», lance Francis Castets. Et les clients ne s y trompent pas, puisqu ils n hésitent plus à traverser la France entière pour venir se former à Montigny-le-Bretonneux. «Nous avons actuellement des stagiaires du conseil général de la Nièvre ou de Total à Pau», se félicite Francis Castets. CAO-DAO AriCad, la SSII des bureaux d études Depuis plus de vingt ans, ce spécialiste de la CAO-DAO accompagne les bureaux d études dans leur développement en leur fournissant des outils et des méthodes pour optimiser leur productivité. Ses clients s appellent Bouygues, Sodexho, EDF, SGN ou Mc Donald s Ses outils de conception et de dessin assistés par ordinateur (CAO-DAO) sont utilisés par de grands bureaux d études nationaux pour créer des images de synthèse ou pour concevoir les schémas électriques des futures centrales nucléaires. Mais AriCad intervient aussi auprès des cabinets d architectes ou des PME-PMI pour installer des solutions clés en main ou pour assurer la formation des utilisateurs. «Depuis la création de l entreprise, notre objectif a toujours été de fournir le meilleur outil CAO permettant de résoudre avec succès toute problématique», explique Gérard Derrey, le P.-D. G. d AriCad. Installée depuis sa naissance à Montigny-le- Bretonneux, l entreprise est aujourd hui une référence dans le petit monde des spécialistes d Autocad, l un des produits phares du marché. Au fil des ans, ses équipes de développement ont mis au point toute une palette d outils et de méthodes permettant d automatiser les tâches redondantes des projets d études. «Il y a vingt ans, les outils de DAO étaient véritablement sous-exploités, se souvient Gérard Derrey. Nous nous sommes employés à optimiser leur utilisation pour augmenter la productivité de nos clients.» Une stratégie payante, puisqu AriCad est actuellement le troisième revendeur national d Autocad en France, avec un chiffre d affaires 2006 supérieur à 4,6 millions d euros et une quarantaine de salariés. Priorité aux services L entreprise est également la seule à réaliser la moitié de son activité dans le service, grâce à un ensemble de prestations allant du diagnostic au développement spécifique, en passant par l assistance sur site, la formation ou la numérisation pour les secteurs de la mécanique, de l architecture, de la construction et de l ingénierie. «Pour élargir Gérard Derrey et Christian Perrouault, les deux fondateurs de AriCad, sont des entrepreneurs heureux. Depuis 2004, l entreprise enregistre une croissance annuelle de 25%. notre clientèle, nous avons très vite ajouté la vente de stations et de logiciels à notre activité. Mais c est encore le service qui nous permet de faire la différence avec nos concurrents», note Gérard Derrey. Lorsqu il crée AriCad avec Christian Perrouault en décembre 1986, cet entrepreneur est l un des tous premiers dans l Hexagone à croire en l avenir de la CAO-DAO sur micro-ordinateur. «Autocad arrivait tout juste en France, raconte Gérard Derrey. Il fallait convaincre les clients que cet outil pouvait révolutionner leur manière de travailler.» A l époque, les deux ex-ingénieurs d affaires de la Société générale des techniques nouvelles débutent avec un nombre limité de clients dans la signalisation ferroviaire, la télévision par câble et le nucléaire. Etudes après études, ils peaufinent les solutions techniques permettant, avec un simple ordinateur de bureau et les logiciels associés, de travailler plus vite, d améliorer la qualité des informations obtenues et de diminuer les temps de vérification. «Tout notre travail a été finalement d ajouter de l intelligence à une planche à dessin», plaisante Gérard Derrey. i ARICAD ZA de l Observatoire 4, avenue des Trois-Peuples Montigny-le-Bretonneux Tél. : l #49 Juillet-Août-Sept l SQY entreprises l 23

13 en pointe côté entreprises automobile e-commerce Paybox vous facilite le paiement électronique Aux commerçants, très petites entreprises ou grandes chaînes, cette jeune société propose une longue liste de moyens de paiement, du site Web sécurisé au terminal installé dans la boutique. Au cours de l achat d un séjour sur les sites Web Voyages-SNCF ou Directours, d un parfum sur celui de Sephora ou encore du paiement d un trajet en Taxi Bleu, un serveur Paybox enregistre la transaction sur ses plates-formes de Toulouse ou de Perpignan. Il n y a probablement pas une minute dans la journée où les ordinateurs de la société saint-quentinoise n effectuent un tel relais pour un paiement à distance. «Nous enregistrons trois millions de transactions par mois», affirme Jacky Loos, président et fondateur, «et ce chiffre est en augmentation mensuelle de 2 à 3%.» Le métier de Paybox consiste à offrir une palette de solutions de paiement, en s installant en intermédiaire technique entre les commerçants et les banques ou les sociétés financières. Sur ce marché très concurrentiel, la société fondée en 2000 s est hissée à la deuxième place sur le marché français du paiement sécurisé sur Internet, derrière Atos Origin. Elle compte aujourd hui plus de 4200 clients. Une gamme très large de solutions «Notre originalité, détaille Jacky Loos, est de proposer une gamme très large de solutions : cartes bancaires classiques, cartes privatives (American Express) ou paiement électronique à des sociétés financières spécialisées.» Le catalogue de Paybox va du paiement sur site sécurisé au «M-Commerce», c est-à-dire les achats effectués via un téléphone mobile. Jacky Loos, président et fondateur de Paybox : «Nous enregistrons trois millions de transactions par mois». Les solutions ne concernent d ailleurs pas que le paiement via Internet ou téléphone puisque Paybox s est aussi spécialisé dans le télé-achat. «Presque toute les émissions du genre font confiance à Paybox pour réaliser leurs encaissements», résume Jacky Loos. La société emploie une trentaine de personnes, dont environ la moitié à Actipôle (Voisins-le- Bretonneux), où l entreprise a pris ses quartiers actuels en Ici se trouvent la direction, les services commerciaux et administratifs. Les services techniques et le support clients travaillent à Perpignan sur la plateforme informatique, et gèrent également les serveurs installés à Toulouse. Cinq personnes travaillent également à Dakar, au Sénégal, dans la nouvelle filiale de Paybox. Une autre filiale est également en gestation en Europe. Avec l embauche d une à deux nouvelles personnes par mois, l entreprise s agrandit et projette de bientôt faire construire de nouveaux locaux à Guyancourt. i PAYBOX SERVICES , avenue Joseph-Kessel Voisins-le-Bretonneux Tél. : Terminaux de paiement : un marché en croissance Jean-Luc Goudet L ensemble des ventes réalisées sur le Web et par la vente à distance représente 80% de l activité de Paybox. Le reste vient du secteur des terminaux de paiement. L entreprise équipe des hôtels ou des boutiques (comme Gamm Vert ou Baccarat). Ce secteur est en forte croissance, d autant que les accords commerciaux se font en effet souvent avec des chaînes, ce qui augmente assez vite le nombre de clients finaux. Mais Paybox, notamment avec ses solutions de monétique, touche aussi des TPE et le marché des «micro-paiements», de la vente de musique sur Internet à la gestion des parkings. Nomination Nicolas Wertans au volant de BMW France Après vingt ans de présidence de Didier Maitret, Nicolas Wertans a pris, à 38 ans, la tête de la filiale française de BMW. Rencontre. SQY Entreprises : Quelles sont vos ambitions pour BMW Group France? Nicolas Wertans : Après les résultats de consolidation de 2006 (+ 0,5 % de croissance des ventes pour BMW), la France affiche les mêmes ambitions que le groupe au niveau mondial. Nous visons une croissance pérenne, rentable et qualitative. Nous n avons pas l intention d acheter des parts de marché et de nous engager dans une guerre commerciale. La croissance se construit dans le respect de l image de marque, de la rentabilité et des exigences de nos clients. Quels sont les piliers de la croissance? N. W. : Nous avons la chance d être nourris par une forte activité produits. C est le cœur de la croissance de BMW. Munich a la capacité de gérer une planification stratégique très saine des produits, rythmée et cadencée de manière à éviter les à-coups, néfastes pour la rentabilité et le réseau. Nous comptons aussi nous appuyer sur la force de notre distribution et renforcer le positionnement de nos marques, qui constitue une véritable valeur ajoutée dans un marché toujours plus compliqué. Avez-vous fixé une mission au réseau? N. W. : Nous avons donné une feuille de route en montrant où nous voulions être ensemble dans plusieurs années. Nous avons discuté des moyens pour atteindre ces objectifs. Plusieurs axes d amélioration se sont dégagés : les infrastructures, les structures humaines et les méthodes. Parmi les points à développer, le contact personnalisé à la clientèle et le niveau de service figurent en tête de liste. Quelle image voulez-vous donner au groupe en France? N. W. : Depuis longtemps, nous avons défini les valeurs et la culture de l entreprise. Créée en 1973, la France est la filiale la plus ancienne du groupe. Elle est reconnue comme un acteur économique, social et culturel. Nous allons continuer à nous développer sur nos valeurs. A ce titre, une grande succursale va voir le jour à Vélizy. Les effectifs vont-ils bouger au siège? N. W. : Non. BMW a toujours prôné la stabilité des équipes. Nous avançons de manière pragmatique et nous anticipons une conjoncture qui peut toujours se retourner. Qu avez-vous envie de dire à ceux qui rendent l automobile responsable de la pollution? N. W. : C est une hypocrisie totale. Nous sommes tous responsables. L automobile est un élément de liberté par rapport à la mobilité, un élément de productivité par rapport au travail, un élément de design, de technologie et d innovation. Il faut que l automobile refasse rêver. Elle ne saurait être le bouc émissaire de la pollution, qui est un problème sérieux nécessitant une réponse globale. i BMW GROUP FRANCE 3, avenue Ampère Montigny-le-Bretonneux Tél. : Nous visons une croissance pérenne, rentable et qualitative. Propos recueillis par Sylvain Reisser Une ascension météorique Diplômé de Supelec et d un MBA de l Insead, Nicolas Wertans a été formé à l école Ford où il a passé les dix premières années de sa carrière. Véritable globe-trotteur, il a déménagé près de douze fois en douze ans. Nicolas Wertans a rejoint le siège de BMW à Munich en septembre 2005 pour gérer les ventes directes et grands comptes. Et c est le 1 er janvier 2007 qu il a été nommé président du directoire de BMW Group France. 24 l #49 Juillet-Août-Sept l SQY entreprises l 25

14 automobile côté entreprises enseignement Nissan West Europe Pascal Schmitt : «Un véritable chantier de rupture» L arrivée de Pascal Schmitt en France coïncide avec la mise en place de la nouvelle structure Nissan West Europe, basée à Trappes. Un sacré défi en perspective. SQY Entreprises : Quel est le bilan 2006 de Nissan France? Pascal Schmitt : Nous avons baissé en volume, de façon souvent volontaire. Nous avons fait le choix de ne pas courir après les parts de marché et d abandonner les ventes non rentables, comme celles aux loueurs de courte durée. Par ailleurs, dès début 2006, nous avons pris des options stratégiques en matière de produits avec l arrêt de la Primera et du Tino. Au niveau du résultat financier, nous avons conservé une bonne profitabilité. Quelles sont les perspectives 2007? P. S. : L année 2007 s annonce comme l année de la croissance et du renouveau. Après avoir immatriculé véhicules particuliers et utilitaires légers en 2006, nous visons 50 à unités cette année. Le Quashqai, mais aussi la Note et le nouveau X-Trail, seront les piliers de notre développement. Quel est aujourd hui le positionnement de la marque? P. S. : Notre gamme repose désormais sur deux piliers : les citadines et les 4 x 4. L objectif est de relier ces deux piliers par un pont qui a vocation à devenir important. Le Murano et le Quashqai sont les deux premiers éléments de ce pont. Les premiers résultats nous confortent dans cette voie : ces véhicules répondent aux aspirations de la clientèle. Quels sont les chantiers lancés depuis votre arrivée? P. S. : Je suis là depuis trois mois mais j ai pris toute ma part à la nouvelle organisation de l Europe en business units régionales. L entité «Centre» gère l Allemagne, l Autriche et la Suisse, «Sud» s occupe de l Espagne et du Portugal, tandis que «West» a en charge la France et les Pays-Bas. Entre les deux, la Belgique a vocation à nous rejoindre un jour. Cette réorganisation est un véritable chantier de rupture dont la finalité est d optimiser et d uniformiser les process de décision et de distribution. Que représente Nissan West Europe? P. S. : Nissan West Europe représente véhicules et 170 personnes dont 30 personnes aux Pays-Bas. L implantation de la filiale à Trappes nous a permis de tirer vers le haut le profil et les compétences des collaborateurs à travers des formations internes et des recrutements externes. Il semblerait que vous encouragez la participation de vos collaborateurs à des épreuves sportives. Une façon d entretenir la motivation? P. S. : D une part, Nissan Europe a retenu les sports de plein air comme principal axe de communication. Nous sommes ainsi partenaires des championnats du monde de VTT. En France, nous sommes un partenaire engagé du 30 e Paris-Versailles. D autre part, les sports extrêmes font partie de mes passions. Si certains collaborateurs veulent participer à des épreuves de ce genre, c est un plus. Propos recueillis par Sylvain Reisser Un parcours atypique Diplômé de l école Navale et titulaire d un MBA obtenu à HEC, Pascal Schmitt a servi la marine pendant près de six ans avant de rejoindre l univers de la finance. Depuis neuf ans chez Renault, il était directeur général de la filiale de distribution de Renault pour la Suisse depuis janvier Il devient, à 41 ans, directeur général de Nissan West Europe. i NISSAN WEST EUROPE 13, avenue Jean-d Alembert Trappes Tél. : Pascal Schmitt, directeur général de Nissan West Europe : «L année 2007 s annonce comme l année de la croissance et du renouveau». UVSQ La respiration géante des solides cristallisés Les chimistes du CNRS et de l université de Versailles - Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) ont découvert une famille de solides capables d augmenter jusqu à trois fois de volume en absorbant des liquides. Une découverte publiée en mars dernier dans la célèbre revue Science. Recherche L histoire commence en Un étudiant découvre dans le grenier d une pharmacie, à Paris, un bocal contenant des ossements, plusieurs charbons de bois et des fragments de tissus. Sur le bocal, on peut lire : «Restes trouvés sous le bûcher de Jeanne d Arc, pucelle d Orléans». Propriété de l archevêché de Tours, ces prétendues reliques sont déposées au musée de Chinon depuis Jusqu ici, les recherches scientifiques réalisées pour déterminer leur véritable origine avaient fourni des résultats divergents. Mais en 2006, les restes sont confiés au service de médecine légale de l hôpital universitaire Raymond-Poincaré de Garches (UFR de médecine de l UVSQ). Au total, 18 chercheurs, sous la direction du docteur Philippe Charlier, ont soumis la «relique» aux dernières techniques d analyse scientifique (ADN, carbone 14, radiologie...). La respiration est généralement indissociable de la vie. Ce phénomène, qui se caractérise par une variation réversible du volume des espèces sous l effet d un stimulus (gaz, pression, température ), est considéré comme l apanage exclusif des êtres vivants. Le poumon, par exemple, augmente de 40% son volume lors de l inspiration. A l inverse, la matière inorganique est très souvent associée à l idée de rigidité et d indéformabilité. Les chercheurs de l Institut Lavoisier (CNRS-UVSQ) viennent pourtant de montrer que la matière hybride (associant entités minérales et organiques) peut se déformer de façon réversible. Ils ont en effet découvert une nouvelle famille de dicarboxylates métalliques trivalents, qui présentent des propriétés de respiration sans précédent. La variation de volume lorsque l on plonge ces solides dans un solvant (eau, méthanol) peut dépasser 300%. Seuls quelques polymères amorphes approchent de telles performances. Mais à l inverse des polymères, ces nouveaux solides sont cristallisés. Leur En avril 2007, Philippe Charlier et son équipe ont rendu leur verdict, publié dans la revue scientifique Nature : il s agit en fait de restes de momies égyptiennes de la Basse époque. Une analyse microscopique et chimique des ossements a montré que ceux-ci n ont pas été brûlés, mais imprégnés d un produit de couleur noire. Le tissu de lin n a pas non plus été brûlé, mais teint ; il possède les caractéristiques du tissu utilisé par les Égyptiens pour envelopper les momies. Le pollen de pin, également retrouvé dans la «relique», était aussi utilisé en Égypte pour l embaumement ; en revanche, il n y avait pas de pins dans la région de Rouen à l époque de la mort de Jeanne d Arc. Enfin, une étude au carbone 14 a daté les restes entre les VI e et le III e siècles avant notre ère et un examen spectrométrique des os a montré qu ils correspondaient aux momies égyptiennes de cette période. La fin d un mythe respiration se fait à forme globale constante, sans rupture apparente de liaisons à l échelle atomique, ce qui facilite la réversibilité du phénomène. Mais ce n est pas une simple curiosité de laboratoire. Cette nouvelle famille de solides a déjà des applications en séparation, compte tenu de la sélectivité de son adsorption de solvants. Un autre solide flexible issu du laboratoire est déjà produit à l échelle industrielle pour ses propriétés de stockage de l hydrogène. Et les applications industrielles ne font que commencer. Jeanne d Arc : le retour de la momie Le service de médecine légale de l UVSQ a enquêté durant plusieurs mois sur l authenticité de reliques attribuées à Jeanne d Arc. Conclusion : il s agissait en fait de restes d une momie égyptienne. Philippe Charlier et son équipe ont soumis la «relique» aux dernières techniques d analyse scientifique. 26 l #49 Juillet-Août-Sept l SQY entreprises l 27

15 le dossier le dossier Développement durable Entreprises responsables : des déclarations aux actes Selon Michel Salion, fondateur de l agence de communication Manifeste et professeur à l université de Versailles Saint-Quentin, le temps de la cohérence est venu pour les entreprises responsables. Environnement, diversité, lutte contre l'exclusion... Les entreprises s'engagent SOMMAIRE DÉVELOPPEMENT DURABLE 29 Entreprises responsables : des déclarations aux actes EMPLOI 31 Les entreprises disent non à l exlusion SAINT-QUENTIN-EN-YVELINES 32 Discriminations : les entreprises se mobilisent DISSUASION 33 Handicap : la loi produit ses premiers effets COMPÉTITIVITÉ 34 Environnement : les PME n ont plus le choix Dossier réalisé par et Michel Bazan SQY Entreprises : De plus en plus d entreprises s engagent dans des actions de développement durable, de promotion de la diversité, de lutte contre l exclusion... Comment expliquez-vous cette tendance? Michel Salion : C est le fruit d une longue évolution et de deux phénomènes concomitants. Le premier est la mise en œuvre de plus en plus courante des principes du développement durable. Des principes issus des années 50 avec le Club de Rome, qui se sont ensuite développés autour des problématiques environnementales dans les années 70, pour aboutir à l Agenda 21 de Rio en 1992 et au Sommet de la Terre de Johannesburg en 2002, avec le soutien des Nations Unies. C est une impulsion qui part du haut et qui est plutôt d ordre politique. Elle puise sans doute ses sources dans l éthique du capitalisme protestant, qui consiste à se dire : «Quand je fais du business, je gagne de l argent mais j ai aussi une responsabilité vis-à-vis de la société.» Parallèlement, il existe aussi une demande, qui vient du bas, plutôt citoyenne. Elle s est développée sur la base de l évolution des rapports sociétaux avec, audelà des crises que les entreprises ont eu à gérer, une perte de confiance dans les institutions en général et dans les entreprises en particulier. La conséquence de ces deux phénomènes est que l on attend désormais de l entreprise plus de choses qu auparavant. Ne nous leurrons pas néanmoins, toutes les entreprises ne sont pas aujourd hui engagées dans ces démarches. Cela concerne plutôt les grandes entreprises et celles qui sont confrontées à des problématiques sociétales, comme par exemple l agroalimentaire avec le problème de l obésité. Certains secteurs ont compris qu ils ne Michel Salion, fondateur de l agence Manifeste et professeur à l UVSQ : «Certains secteurs ont compris qu ils ne pouvaient plus se développer comme s il ne se passait rien». Croissance, emplois et rentabilité. pouvaient plus se développer comme s il ne se passait rien. D ailleurs, la demande citoyenne et la vision politique se rejoignent et peuvent s exprimer sous forme de contraintes réglementaires quand les entreprises concernées n agissent pas. La responsabilité est donc aussi une réponse des entreprises pour éviter de se retrouver enfermées par une réglementation contraignante. Certaines entreprises, encore rares, ont fait de cet engagement un élément-clé de leur positionnement. Certaines essayent même d en faire un argument de vente. C est un phénomène qui va se développer de plus en plus. Quand on voit la place qu est en train de prendre la question environnementale, on réalise bien que demain il y aura là à la fois un véritable levier de croissance, un gisement d emplois et un potentiel de rentabilité. Est-ce à dire que les entreprises ne peuvent plus seulement rester centrées sur leur activité mais doivent également prendre en compte leur environnement et la société? M. S. : Oui, c est la théorie des parties prenantes, développée dans les années aux Etats-Unis. L entreprise a des collaborateurs, des clients, des actionnaires, des fournisseurs, un environnement, des riverains, et son activité ne peut plus se limiter à la production. Elle doit adopter une vision élargie de ses publics et donc une réflexion globale sur ses responsabilités. Le contexte est d autant plus complexe que le même individu peut être à la fois collaborateur, actionnaire et consommateur, donc tiraillé Les entreprises ne peuvent pas se désintéresser de la question de l emploi. 28 l #49 Juillet-Août-Sept l SQY entreprises l 29

16 le dossier le dossier Michel Salion : «Il faut savoir accepter la contradiction, négocier, trouver des compromis» par des intérêts antagonistes, voire schizophréniques. En tant que consommateur, il veut un service après-vente extraordinaire, un bon rapport qualité-prix, etc. Mais ces Un élément clef du positionnement. exigences, pour le collaborateur, se traduisent par une charge de travail accrue et une pression supplémentaire Et pour l actionnaire, cela représente des coûts et une moindre rentabilité, mais aussi moins de risques. Comment ces engagements se traduisent-ils en termes de communication? M. S. : On peut distinguer trois périodes. Certaines entreprises pionnières ont vu très tôt dans le développement durable un modèle, comme Body Shop ou Nature et Découvertes. Ces entreprises sont déjà engagées depuis plus d une décennie et ont toujours intégré cet engagement dans leur communication, cela fait partie de leur territoire de marque. Au cours d une deuxième période, les communicants ont vu dans le développement durable un extraordinaire relais de communication par rapport au concept de «l entreprise citoyenne» développé dans les années 90. Cette période s est surtout traduite par de grandes campagnes de communication, utilisant le développement durable comme un vernis, mais malheureusement pas souvent dans des actes modifiant véritablement les processus de l entreprise. Aujourd hui, les communicants ont bien vu les limites de cette stratégie et les risques de décrédibilisation qu elle comportait. Certaines entreprises ont compris qu il s agissait d un levier de croissance et de développement. Et pour celles-ci, les investissements lourds ont pris le pas sur les investissements en communication. Dans cette troisième étape, le développement durable est désormais intégré à la vie de l entreprise. L un de mes clients, SFR, a par exemple intégré cette année son rapport de développement durable dans son rapport annuel, montrant bien que l entreprise n a pas une double existence, l une pour l actionnaire et l autre, plus citoyenne, pour ses parties prenantes. Nous sommes vraiment rentrés dans la cohérence, et cette cohérence se traduit vraiment dans les actes. Pour un autre de mes clients, McDonald s, elle se retrouve dans des engagements de l entreprise et dans les évolutions de ses produits, avec de plus en plus de salades, de plus en plus de variété, un changement de l huile utilisée. Un levier de croissance, un gisement d emplois et un potentiel de rentabilité. Ces changements ne sont pas anodins : ils impliquent de développer des filières agro-alimentaires et de prendre en compte les dernières avancées de la recherche en nutrition. Dans ces cas-là, la communication n est plus là que pour valoriser un acte stratégique en cohérence avec les enjeux de développement durable. Cela modifie radicalement le rôle du «dircom» (ndlr, directeur de la communication) et des communicants. Cette nouvelle logique de responsabilité leur impose de s ouvrir sur la société, d être à l écoute et dans un dialogue avec les parties prenantes. Cela rend leur travail plus difficile, mais aussi plus riche et plus intéressant. Il faut savoir accepter la contradiction, négocier, trouver des compromis, monter des partenariats avec les ONG, qui sont finalement des structures d intermédiation sociale. Propos recueillis par Michel Bazan Cette nouvelle logique de responsabilité impose aux entreprises de s ouvrir sur la société. Emploi Les entreprises disent non à l exclusion Au sein de la Fondation agir contre l exclusion (Face), une quarantaine d entreprises saint-quentinoises se mobilise pour lutter au quotidien contre toutes les formes d exclusion, en particulier celles concernant l emploi et la formation. Ecole de la deuxième chance Le club Face de Saint-Quentin participe à l école de la deuxième chance, une association départementale créée à l initiative de la communauté d agglomération (CA) en partenariat avec différents acteurs économiques majeurs. Objectif : favoriser l insertion professionnelle des ans sortis du système scolaire sans diplôme ni qualification en leur proposant un suivi individualisé et des formations en alternance en adéquation avec les besoins des entreprises régionales. Développé dans le cadre du contrat de ville et du contrat urbain de cohésion sociale, ce dispositif devrait concerner à terme 90 jeunes environ, dont une vingtaine dès l ouverture des cours en novembre Créée en 1993 à l initiative de Martine Aubry et de 14 grandes entreprises nationales, la Fondation agir contre l exclusion (Face) rassemble près de 1260 entreprises en France, dont une bonne quarantaine à Saint-Quentin-en-Yvelines. «Face se définit comme un réseau national de clubs d entreprises locaux. Tous ces clubs travaillent en partenariat avec les collectivités territoriales et les acteurs associatifs et institutionnels pour lutter contre les exclusions en apportant leurs compétences d acteurs économiques», explique Hervé Demarcq, directeur de Demarcq Conseils et vice-président du club Face saint-quentinois. Des actions au quotidien «A Saint-Quentin, nous mettons l accent sur l exclusion économique, en multipliant les actions au quotidien auprès de personnes en grande difficulté d insertion, comme par exemple les bénéficiaires du RMI ou les chômeurs de longue durée», précise Hervé Demarcq. La formule du parrainage bénévole est ainsi largement encouragée, aussi bien auprès des demandeurs d emplois que des créateurs d entreprise. En 2006, huit jeunes diplômés saint-quentinois issus de l immigration ont ainsi pu trouver un emploi durable grâce à la mutualisation des réseaux d entreprises du club et de l association pour faciliter l insertion professionnelle des jeunes diplômés (Afij). «Cette année, la formalisation de cette expérimentation devrait nous permettre d accompagner une centaine de jeunes pendant quinze mois», se félicite Hervé Demarcq. Des actions spécifiques sont également menées avec les agences Manpower du territoire pour trouver des missions longue durée à des demandeurs d emploi en difficulté. Les membres de Face œuvrent également pour promouvoir l égalité des chances et privilégier la mixité sociale au sein de «L entreprise a une véritable fonction sociale à jouer et doit être capable de recréer des relations avec des personnes exclues du système économique.» Hervé Demarcq, vice-président du club Face de Saint-Quentin et directeur de Demarcq Conseils. l entreprise (lire page suivante). En 2006, la SNCF, Urban Logistique et D5X Solutions ont rejoint la fondation. Mais les besoins restent immenses. «Nous sommes toujours à la recherche de nouvelles compétences», lance Hervé Demarcq. i FONDATION AGIR CONTRE L EXCLUSION 3, place de la Mairie Trappes Tél. : l #49 Juillet-Août-Sept l SQY entreprises l 31

17 le dossier le dossier Saint-Quentin-en-Yvelines Discriminations : les entreprises se mobilisent Au-delà des nouvelles obligations légales, de nombreuses entreprises ont compris que la lutte contre les discriminations à l embauche faisait partie de leur responsabilité sociale. De nombreuses initiatives locales voient le jour dans un domaine où l agglomération de Saint-Quentin mène une action volontariste. Saint-Quentin-en-Yvelines est l un des premiers territoires de France à s être résolument engagés dans un plan local de lutte contre les discriminations sur le marché du travail. Associées à cette démarche, de nombreuses entreprises ont mis en place des politiques de promotion de la diversité. Au sein d EDF-Gaz de France Distribution Versailles, par exemple, six priorités ont été retenues. Elles concernent l égalité de traitement entre les hommes et les femmes, l équilibre vie professionnelle/vie privée, l intégration des personnes handicapées, la diversité sociale et ethnique, la diversité des âges et les droits familiaux. Chez Sodexho, quatre axes de travail ont été définis avec les partenaires sociaux. Il s agit d abord de favoriser la formation et l évolution des femmes. L entreprise emploie en effet 60% de femmes mais celles-ci représentent seulement 22% de l encadrement. L entreprise s efforce aussi de favoriser l emploi pour tous les âges, l employabilité des personnes handicapées et de lutter contre les discriminations raciales ou ethniques. Une approche managériale de la diversité L an dernier, huit entreprises du club Face (Fondation agir contre l exclusion) de Saint-Quentin se sont directement impliquées dans le plan local de la communauté d agglomération (CA). En partenariat avec Déclic Théâtre, elles ont élaboré une formation à destination des cadres en entreprise. «Proposer une approche managériale de la diversité, plutôt joyeuse et non culpabilisante, c est une bonne façon donner du sens aux mots», commente Hervé Demarcq, viceprésident du club. «C est aussi un moyen efficace de lutter contre les discriminations systémiques, celles dont on a souvent peu conscience, et qui sont à l origine de bien des blocages dans les recrutements ou dans la gestion des plans de carrière des salariés.» Dispensée d abord aux cadres dirigeants de la CA, cette formation a été ensuite proposée aux cadres de tous les magasins Auchan (au niveau national). Deux autres sessions sont d ores et déjà planifiées pour Et un aménagement du règlement intérieur des entreprises est actuellement à l étude. Grâce à la troupe de Déclic Théâtre, il s agit de proposer une approche managériale de la diversité, plutôt joyeuse et non culpabilisante. Dissuasion Handicap : la loi produit ses premiers effets En 2006, le nombre de personnes handicapées au chômage a diminué de 8% en France. Les nouvelles sanctions financières, imposées aux entreprises de plus de 20 salariés qui n emploient pas au moins 6% de travailleurs handicapés, semblent produire leurs effets. Des passerelles entre l offre et la demande Alizé Consultants propose d accompagner les entreprises en réalisant un audit de leurs besoins en personnel, en formant les managers et en participant aux recrutements à travers un site Internet dédié (www.alizeth.fr) en cours de construction. «Beaucoup d employeurs ne savent pas comment s y prendre pour trouver un salarié handicapé. Les handicapés eux-mêmes revendiquent rarement leur différence. Il est donc indispensable de créer des passerelles entre l offre et la demande», explique Danièle Mouthuy. Inter&Sens, une société de coaching installée sur le territoire, forme quant à elle des tuteurs qui aideront les nouveaux salariés à trouver leur place dans l entreprise. De à 4 818, soit 400 à 600 fois le Smic horaire, c est ce qu il en coûte aujourd hui par salarié handicapé manquant à toute entreprise de plus de 20 salariés qui ne respecte pas la loi sur le handicap promulguée en février En 2010, cette contribution à verser à l Agefiph (le fonds pour l insertion professionnelle des personnes handicapées) passera même à fois le Smic horaire, soit plus de par employé manquant! Ce renforcement des sanctions vise à contraindre les entreprises à respecter la loi du 10 juillet 1987, qui fixe à 6 % la part de salariés handicapés dans les entreprises de plus de 20 salariés. Et il semblerait que cela marche : en 2006, selon l Agefiph, le nombre de personnes handicapées employées a progressé de 4 % tandis que le nombre de chômeurs diminuait de 8 %. «Recruter une personne handicapée n est pas toujours facile. Il y a souvent une distorsion importante entre les besoins des entreprises et le niveau de qualification des personnes handicapées.» Danièle Mouthuy, directrice d Alizé Consultants. Intégrer la différence «Pour les plus mauvais élèves, la note commence à être suffisamment salée pour qu ils se décident enfin à chercher des solutions», explique Danièle Mouthuy, directrice d Alizé Consultants et administratrice bénévole de l Apajh, l Association pour adultes et jeunes handicapés. Mais, pour beaucoup d entreprises, l argument financier n est plus la seule motivation pour agir. «Il y a réellement une prise de conscience qui s opère. Intégrer le handicap devient même une question d image», ajoute Danièle Mouthuy. De plus en plus de responsables RH se dotent de chargés de mission handicap ou passent des accords d entreprise pour mener des actions de tutorat, de formation ou de sensibilisation du personnel à l intégration de la différence. A Saint-Quentin-en-Yvelines, certaines sociétés ont ouvert la voie. C est le cas du groupe Malakoff qui, dès 1990, a été l un des premiers à mettre l accent sur le recrutement, l aménagement des postes de travail et la formation des personnes handicapés. «Renault, McDonald s ou France Télécom figurent aussi parmi les pionniers dans ce domaine», note Danièle Mouthuy. Et derrière eux, Aspheria, une filiale de La Poste installée à Trappes, mais aussi ETDE et Elan, deux entités du groupe Bouygues, ou encore Fenwick s engouffrent dans la brèche en élaborant des programmes de communication autour de l intégration ou en incitant leurs salariés à parrainer un travailleur handicapé. 32 l #49 Juillet-Août-Sept l SQY entreprises l 33

18 le dossier côté aménagement l actualité Compétitivité Environnement : les PME n ont plus le choix Urbanisation Villaroy : essor et mixité Dernier né des quartiers de Guyancourt, Villaroy poursuit son urbanisation. D ici 2011, près de 450 nouveaux logements sortiront de terre, dont une moitié sera proposée en accession à des prix inférieurs à ceux du marché. Dans la foulée de leurs grands donneurs d ordre, les PME se lancent à leur tour dans des démarches de développement durable et mettent en place des systèmes de management environnemental. Les grandes entreprises, comme Renault, Bouygues ou McDonald s, travaillent sur leur impact environnemental et ont, pour la plupart, engagé depuis quelques années déjà des démarches de développement durable. Les PME ne peuvent plus rester à l écart de ce mouvement de fond. Pressions des clients et des grands donneurs d ordre, réglementations de plus en plus contraignantes, augmentation du coût du traitement des déchets, de l eau et des matières premières, risques financiers, médiatiques et juridiques La prise en compte de l environnement devient un élément fondamental de la compétitivité des entreprises et de leurs relations avec leurs clients, leurs salariés, leurs fournisseurs. Vers un système de management environnemental C est pour aider les PME à prendre en compte cette problématique que la Chambre de commerce et d industrie de Versailles Val d Oise-Yvelines (CCIV) a bâti le programme Valid Action Environnement. Une analyse environnementale étalée sur quatre mois permettant à chaque entreprise de valider sa situation environnementale puis de choisir les outils adaptés pour améliorer ses process, réduire ses pollutions, mais aussi ses consommations d eau ou d énergie. «A ce jour, 80 entreprises ont suivi ce programme lancé mi- 2003», précise David Gallien, conseiller environnement à la CCIV. Saint-Quentin-en-Yvelines est notamment représenté par Aastra Matra Telecom, Dietswell Ingénierie, Lameco, Eriks et HellermanTyton. Cette initiative est d ailleurs soutenue par la communauté d agglomération, qui a signé en 2005 une convention de collaboration avec la CCIV pour améliorer la situation environnementale des PME-PMI saint-quentinoises. «Vingt-cinq entreprises ont poursuivi pour l instant leur démarche avec le programme Activ Action Environnement, étalé sur un an, qui vise à mettre en place au sein de l entreprise un système de management environnemental (SME)», explique David Gallien. Le spécialiste des forages pétroliers Dietswell est actuellement dans cette phase et vise une certification ISO début Aastra Matra Telecom, le spécialiste de la communication sur IP, compte atteindre le même objectif d ici fin «Il s agit de répondre aux besoins actuels de prise en compte de l environnement et d être une entreprise éco-responsable», souligne Jean Montel, responsable du groupe de travail développement durable de l entreprise. «Au-delà de l environnement, cela s inscrit dans une démarche plus large, prenant en compte toutes les parties prenantes de l entreprise... Nous avons démarré l analyse environnementale en avril dernier. C est une phase de prise de conscience. On se rend compte que dans l entreprise chaque salarié a un rôle à jouer.» Pour maintenir la dynamique et favoriser la recherche de solutions en commun, la CCIV a également créé un «club des managers de l environnement», qui réunit une trentaine d entreprises. i Valid Action Environnement Contact : David Gallien, CCIV. Tél. : Michel Bazan Tour à tour aérodrome de prestige, berceau du Technocentre Renault puis quartier d habitation, le site de Villaroy poursuit son urbanisation. Amorcé en 1993, avec la création d une Zac mixte de 79 ha, l aménagement du quartier guyancourtois a permis la création de 1635 logements (dont 80% d habitat collectif) dans lesquels vivent aujourd hui plus de 4000 Saint-Quentinois. Pour terminer ce quartier de manière cohérente et répondre aux attentes de nombreux habitants désireux de rester dans l agglomération, près de 450 nouveaux logements sortiront de terre sur les 11 ha de la Zac encore en friche. «La moitié sera en locatif social, le reste étant proposé en accession à la propriété aidée ou à prix maîtrisé», explique Francois Ghestem, responsable du développement territorial à la communauté d agglomération (CA). Prix maîtrisés Dès le lancement du projet, la CA a engagé une concertation avec la municipalité de Guyancourt et les habitants. Grâce à l effort de l aménageur et au soutien de la commune, les terrains encore disponibles ont pu être vendus moins chers aux promoteurs, afin qu en contrepartie les logements soient proposés à des prix inférieurs à ceux du marché. Selon les programmes et le type de logements, la décote oscillera ainsi entre 10 et 40%. Les promoteurs ont dû aussi s engager à offrir autant de logements sociaux que de logements en accession, afin de renforcer la mixité sociale, axe de travail majeur de la CA dans le cadre du PLH (Programme local de l habitat). Les premiers permis de construire seront déposés avant l été et les travaux devraient débuter dès 2008 au nord du quartier de Villaroy. La commercialisation commencera cet automne pour une livraison programmée fin Quelque 197 logements, dont Le quartier de Villaroy poursuit son urbanisation, amorcée en en accession, sont déjà prévus sur ce secteur. On y trouvera 133 appartements (collectifs), 52 logements intermédiaires et 12 maisons de ville. «Pour assurer la pérennité et la qualité des constructions, des contraintes ont été imposées aux plans architectural, urbanistique et paysager, afin d inscrire les opérations dans une démarche HQE (haute qualité environnementale), avec des bâtiments répondant à la certification Habitat & Environnement, qui garantit un niveau de charges réduit, avec une sur-isolation et un apport en énergie solaire quand c est possible», précise François Ghestem. Les futurs logements comporteront également davantage de grandes surfaces (T4 et plus) que les précédents programmes, à destination des couples avec enfants. L aménagement du quartier s achèvera par une dernière tranche de travaux dans la partie sud de Villaroy, avec la construction d environ 250 autres logements, livrés à l horizon Villaroy aujourd hui habitants (15% de la population de Guyancourt) logements, dont 80% d habitat collectif (50% en accession, 50% en locatif) 400 emplois De nombreux équipements publics (une crèche, quatre groupes scolaires, un collège, un lycée, un gymnase avec stade, une médiathèque, une maison de quartier, une salle d exposition, une Maison de la poésie ) Un centre commercial Un bureau de poste Une desserte de transport en commun 34 l #49 Juillet-Août-Sept l SQY entreprises l 35

19 côté aménagement l actualité côté aménagement immobilier Mobilité Et si on marchait? Dans le cadre de la Semaine européenne de la mobilité, une randonnée forestière pédestre est organisée le samedi 22 septembre par la Maison de l environnement sur le thème de la science et de la nature. Au menu : un parallèle entre les sciences - mathématiques notamment et la nature, commenté par un mathématicien et un animateur de l ONF. Tél. : Equipements publics Un nouveau centre de secours et d incendie Pour accompagner l urbanisation et le développement démographique des secteurs est et sud de Saint-Quentin, la CA vient de lancer la construction d un nouveau centre de secours et d incendie sur la RD 36, à Magny, aux limites de Guyancourt et de Voisins. Après la fin des travaux, dans le courant du premier trimestre 2008, les pompiers du centre de première intervention de Guyancourt rejoindront cette nouvelle caserne, plus grande et plus moderne. Immobilier Hammerson rachète le Go Sport du centre commercial Hammerson a annoncé en avril l acquisition du magasin Go Sport du centre commercial Espace Saint-Quentin, d une superficie de 1750 m 2. A l issue de cette transaction, Hammerson détient 47% de l ensemble du centre commercial ( m 2 ). Fiches horaires Infos transports pour les entreprises A l occasion de la Semaine de la mobilité européenne, la direction transports et déplacements de la CA organise une table ronde, le 18 septembre, sur les plans de déplacements d entreprise. Les nouvelles fiches horaires de Sqybus seront distribuées dans les entreprises qui le souhaitent. Du 16 au 22 septembre, la Semaine européenne de la mobilité valorisera les modes de transport alternatifs. Cette année, la direction transports et déplacements de la communauté d agglomération (CA) a choisi de donner un écho local à cette manifestation en organisant et en coordonnant plusieurs actions, notamment à destination des entreprises. Le 18 septembre, de 8h30 à 12h à l hôtel d agglomération, se tiendra une table ronde sur le thème des plans de déplacements d entreprise (PDE). Le PDE est une démarche initiée par une entreprise ou un groupement d entreprises souhaitant améliorer les déplacements de ses salariés, fournisseurs, clients et visiteurs, en privilégiant les modes alternatifs à la voiture particulière. Ce qui nécessite un diagnostic de l ensemble des déplacements générés par l entreprise et l élaboration de solutions en concertation avec les collectivités et les sociétés de transport. Au programme de cette table ronde, entre autres : une présentation de la politique transports de la CA, qui soutient résolument ce type de démarche, des témoignages d entreprises, des exemples de PDE réussis et une séquence de questions-réponses. Distributions «à domicile» Le 20 septembre de 14 h à 18 h, à la Maison de l environnement, une conférence sera organisée sur le sujet des bio et des agrocarburants par des étudiants en master de l université de Saint- Quentin. Au cours de cette semaine, les nouveaux plans et les nouvelles fiches horaires du réseau de bus de Saint-Quentin seront également diffusés directement aux salariés dans les accueils des entreprises de la Clef-de-Saint- Pierre (Elancourt) et Pissaloup (Trappes). Ces fiches seront également disponibles dans les gares, les points publics habituels et sur le site Rappelons que la ligne 463 a vu ses moyens augmenter considérablement avec l arrivée d EADS à la Clef-de-Saint-Pierre. Depuis janvier 2007, les voyageurs disposent d un bus toutes les sept minutes pour relier la gare de Saint-Quentin aux quartiers d habitation et d entreprises. Cette opération pourra, sur demande, être étendue aux établissements des autres quartiers de l agglomération souhaitant bénéficier de cette distribution «à domicile». Michel Bazan * Invitation : Les entreprises intéressées par une distribution directe sur site des fiches horaires de Sqybus sont invitées à se faire connaître auprès de Muriel Larrouy : HQE Des logements verts dans l agglomération Au centre-bourg de Magny-les-Hameaux, les premières maisons bénéficiant d une certification HQE (haute qualité environnementale) viennent d être livrées à leurs propriétaires. Et d autres programmes sont déjà en préparation dans l agglomération. En plein cœur de Magny-les- Hameaux, les premiers acquéreurs ont pris possession de leurs nouveaux logements aux Ecrins de Magny, face à l hôtel de ville, rue Victor- Schoelcher. Maisons de ville ou pavillons individuels, ces 36 nouvelles constructions, proposées en accession libre à environ 3500 le m 2, sont toutes tournées vers le développement durable. En fonction des souhaits de leurs propriétaires, elles disposent d une isolation thermique particulièrement renforcée, de panneaux solaires pour le chauffage de l eau ou même d une ventilation par puits canadiens. «C est le premier programme livré à Saint- Quentin-en-Yvelines qui bénéficie d une certification haute qualité environnementale (HQE) de Habitat & Environnement», explique François Ghestem, responsable du développement territorial à la communauté d agglomération (CA). Cette certification, qui repose sur sept thèmes environnementaux, regroupe plus d une vingtaine de domaines techniques. Pour l obtenir, les promoteurs doivent au moins satisfaire à six de ces thèmes, dont trois sont systématiquement retenus : les économies d énergie et la réduction de l effet de serre, l information des usagers sur les gestes verts et le management environnemental de la construction. Acteur du développement durable «Saint-Quentin n a pas attendu que le concept de HQE soit à la mode pour concevoir des programmes de logements tournés vers le développement durable», note François Ghestem. Dès 2003, en partenariat avec la commune de Magny-les-Hameaux, la CA a participé activement à la conception du plan de masse des Ecrins de Magny. Elle a également mené des consultations auprès des opérateurs pour les convaincre de construire ce type de logements. Bouygues Immobilier s est lancé le premier dans l aventure, inaugurant du même coup son premier chantier labellisé Habitat & Environnement en Ile-de- France. Depuis, l entreprise a décidé de généraliser ce label HQE à l ensemble de ses constructions. Tous les nouveaux programmes lancés dans l agglomération bénéficient du label Habitat & Environnement. «Ce label permet de proposer des habitats citoyens en accord avec le développement durable. Mais notre priorité est d abord d offrir aux résidents des solutions pour réduire sensiblement leurs charges locatives», prévient François Ghestem. Du vert à tous les carrefours Deux nouveaux programmes de logements verts sont déjà lancés. Le premier, situé juste à côté des Ecrins de Magny, sortira de terre à l automne. Il s agit de 49 maisons et appartements en locatif social et intermédiaire proposés par Paris et sa région (SA HLM groupe 1 % logement Gipec). Le second programme, du promoteur social Arcade, comprendra à Magny 23 logements en accession aidée et locatif social. Situé sur l îlot Chapelle-Lacoste, il ira encore plus loin en matière de HQE, puisqu il devrait permettre de réduire d au moins 50% les charges locatives. Livraison prévue à l automne l #49 Juillet-Août-Sept l SQY entreprises l 37

20 côté aménagement immobilier Immobilier d entreprises La bonne tendance se confirme Au total, près de m 2 de bureaux et de locaux d activité ont trouvé preneur en 2006 à Saint-Quentin-en-Yvelines. Un chiffre qui confirme l attractivité du territoire et la qualité de son offre en matière d immobilier d entreprises. Avec plus de m2 de bureaux loués, 2006 est une année record pour le marché locatif à Saint- Quentin-en-Yvelines. Ce chiffre exceptionnel s explique par la transaction hors normes réalisée par EADS à la Clef-de- Saint-Pierre, qui représente à elle seule plus de la moitié du total. Si l on exclut cette opération singulière, le volume de transactions s établit à près de m 2, en légère baisse par rapport aux m 2 enregistrés en 2004 et en «Après le creux des années , où le volume loué était passé sous la barre des m 2, 2004 et 2005, avec un volume avoisinant les m 2, marquaient le retour à un niveau proche de celui des années records de (57000 m 2 ). En 2006, le marché se stabili se au niveau moyen des huit dernières années», explique Hervé Ligneul, de la direction Aménagement et développement de la communauté d agglomération. Les comptes propres se développent Le marché de seconde main a été particulièrement actif. Fuji va par exemple s installer sur 3200 m 2 dans Le Krebs, un immeuble rénové idéalement situé dans le quartier du Pas-du-Lac, à Montigny. En trouvant une offre adaptée à ses besoins, cette entreprise pionnière de Saint-Quentin a donc choisi de rester. ETDE, filiale de Bouygues, a loué 3700 m 2 dans l ex-immeuble de Valeo, à Montigny. L immeuble Le Renaissance renouvelle aussi ses occupants avec l arrivée d Exprimm. A 10 minutes à pied de la gare et à deux pas de la connexion A86/A12, cet immeuble offre encore quelques surfaces disponibles. Egis, entreprise majeure de l agglomération, s agrandit et prend 716 m 2 dans Le Mirabeau, un immeuble désormais rempli. Autre tendance positive : avec près de m 2 signés, le marché du compte propre (construction pour un client unique) Avec l arrivée d Egis sur 716 m 2, l immeuble Le Mirabeau est désormais rempli. vient largement compenser le léger recul du marché locatif. Ingenica a fait construire 3900m 2 à la Clef-de-Saint-Pierre, à Elancourt. La DGI s installera dans le Proxima II, en cours d achèvement dans le quartier des Chênes, à Guyancourt. Assytem occupera les 8100 m 2 du Futura II au Pas-du-Lac et fait construire m 2 à proximité. Un nouveau bâtiment de m 2 est également en cours de réalisation au Pas-du-Lac pour une grande entreprise locale. Baisse du taux de vacance Près de m 2 de bureaux auront donc trouvé preneur en 2006 à Saint-Quentin, auxquels s ajoutent plus de m 2 de locaux mixtes (bureaux + activités). Un marché également très actif qui a notamment vu le Gicram II, à Pissaloup, se remplir dès sa livraison, notamment avec Rexel (1857 m 2 ) ou Wagon Automotive (3184 m 2 ). La société Olfo s est également installée sur 2654 m 2 dans Immoparc, à Trappes. L activité globale du marché immobilier d entreprises a donc atteint en 2006 près de m 2. «Pour la deuxième année consécutive, le taux de vacance a baissé», souligne également Hervé Ligneul. Avec un peu plus de m 2 de bureaux loués, dont m 2 à CEBTP-Solen dans les ex-locaux de Fisher Scientific, le premier semestre 2007 semble confirmer la tendance. D autant que l offre saint-quentinoise va s enrichir de quelque m 2 de bureaux neufs, dont la livraison est prévue en 2007 et Michel Bazan 38 l

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