Recueil de textes. Communication et interaction humaine en informatique AH. Patrice Wiedmann

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1 Recueil de textes Communication et interaction humaine en informatique AH Patrice Wiedmann

2 Table des matières Texte 1 Le langage et la communication verbale...3 Texte 2 La perception sociale...23 Texte 3 La perception de soi-même...40 Texte 4 Le pouvoir...46 Texte 5 Les conflits interpersonnels

3 Texte 1 Le langage et la communication verbale QUELQUES DEFINITIONS DÉFINITION LANGAGE. Le langage est un système de règles qui permet de combiner des éléments sans signification propre, comme des sons ou des gestes, en énoncés dont la structure transmet une signification. (Tavris, Wade, Gagnon, Goulet et Wiedmann, 1999, p. 298.) C est donc un système de relations entre les mots, les idées, les choses et les gens. Les linguistes utilisent des termes particuliers pour parler de cela. ON DIT COURAMMENT... LES LINGUISTES DISENT... PAR EXEMPLE... Le mot. Le signifiant. Le mot «pomme». Le concept. Le signifié. L idée abstraite des pommes en général. La chose. Le référent. Une pomme en particulier, bien réelle et matérielle. LE LANGAGE EST REGI PAR DES REGLES TROIS GRANDS TYPES DE RÈGLES. Le langage est régi par trois grands types de règles, qu on appelle les règles syntaxiques, sémantiques et pragmatiques (Armengaud, 1993, p. 5-6). Les règles syntaxiques DÉFINITION RÈGLES SYNTAXIQUES. Les règles syntaxiques concernent les relations des signes entre eux, à l intérieur d un énoncé. Elles régissent la façon dont les signes peuvent être combinés. Elles déterminent si une phrase est grammaticale ou non. EXEMPLE. Soit les deux suites de mots suivantes. 1. «Francine conduit son auto et Jean lit son journal.» 2. «Auto son Francine conduit son et journal lit Jean.» La première suite forme une véritable phrase, car elle suit les règles syntaxiques du français. La seconde suite n est qu un assemblage de mots qui n énonce pas clairement d idée, parce qu elle ne respecte pas les règles syntaxiques

4 Les règles sémantiques DÉFINITION RÈGLES SÉMANTIQUES. Les règles sémantiques concernent les relations des signes avec les réalités qu ils désignent. Elles régissent le sens, la signification des mots. Elles déterminent si une phrase est logique ou non. EXEMPLE. Soit les deux phrases suivantes. 1. «Francine conduit son auto et Jean lit son journal.» 2. «Francine lit son restaurant et Jean conduit son café.» Les deux phrases sont parfaitement grammaticales et suivent les règles de la syntaxe. Mais elles sont différentes sur le plan sémantique. La première phrase est logique, car une auto est une chose qui peut être conduite et un journal est une chose qui peut être lue. La seconde phrase n est pas logique : on ne peut pas lire un restaurant ou conduire un café. Mais pour savoir que ce n est pas logique, il faut savoir à quoi renvoient les mots «lire» et «restaurant» ; les mots «conduire» et «café». Il faut connaître leur sens, leur signification. Les règles pragmatiques DÉFINITION RÈGLES PRAGMATIQUES. Les règles pragmatiques concernent les relations des signes avec leurs usagers et le contexte de leur utilisation. Elles déterminent comment interpréter les sous-entendus, au-delà du sens littéral d un énoncé. DÉFINITION SOUS-ENTENDU. Message qui n est pas expressément communiqué par un énoncé mais qui est généralement compris par ceux qui l interprètent. DÉFINITION SENS LITTÉRAL. Interprétation d un énoncé qui s en tient à ce qu il dit expressément, conformément aux règles syntaxiques et sémantiques, en ignorant les sousentendus, en négligeant les règles pragmatiques. S en tenir au sens littéral, c est prendre une phrase au pied de la lettre. Les formes de sous-entendus LES SIGNES NON VERBAUX. Le ton de voix, la mimique, le regard, les gestes, etc., qui accompagnent une phrase influencent notre façon de l interpréter. Cela peut même lui faire dire exactement le contraire de ce qu elle signifie littéralement. C est ce qu on appelle l ironie. À quelqu un qui vient de vous faire la pire vacherie possible : «Merci, tu es vraiment très gentil!» À quelqu un qui vient de faire une bêtise monumentale : «Bravo! C est vraiment très intelligent ce que tu viens de faire là!» En sortant d un party très plate : «Ça a été une soirée très agréable!» Une interprétation littérale ne tiendrait pas compte des indices non verbaux et verrait toujours et nécessairement des compliments dans ces phrases

5 LA SUGGESTION PAR LE CONTEXTE DE LA CONVERSATION. Ce qui est dit avant une phrase donnée, ou encore le lieu ou le moment où une phrase est prononcée, influence notre façon de l interpréter. EXEMPLE. Une jeune fille téléphone à sa mère pour lui annoncer qu elle ne rentrera pas ce soir, mais passera la nuit chez son copain. Méfiante, la mère lui demande où exactement elle a l intention de dormir. La fille répond : «Ah! Il y a un divan dans le sous-sol.» Le lendemain, la mère apprend que la fille a passé la nuit dans le même lit que son copain. Elle lui reproche de lui avoir menti. Interprétée littéralement, la phrase n est pas un mensonge : elle affirme simplement la présence d un divan dans le sous-sol. Mais quand on connaît le contexte, c est-à-dire en sachant que cette phrase était une réponse à une question directe de la mère, elle devait être interprétée comme voulant dire que la fille avait l intention de dormir sur le divan en question. LA SUGGESTION PAR CE QUE L ON SAIT DE LA PERSONNE QUI PARLE. La même phrase prononcée par deux personnes différentes peut prendre des sens différents. EXEMPLE. Quelqu un nous dit : «Si tu continues comme ça, tu risques de t attirer des ennuis.» Si la personne qui parle est un curé de 65 ans, mesurant cinq pieds deux pouces et pesant 90 livres, on prendra sa remarque comme un conseil amical, empreint d inquiétude. Si celui qui parle est, au contraire, un gars très poilu qui mesure six pieds quatre pouces, qui pèse 350 livres et qui a déjà cinq meurtres à son actif, on peut facilement interpréter cette phrase comme une menace. RECHERCHE. Lorge (1936) lit cette citation à des étudiants américains. «Je soutiens qu une petite rébellion, de temps en temps, est une bonne chose et aussi nécessaire dans le monde politique que des tempêtes dans le monde physique.» Si la citation est attribuée à Thomas Jefferson, la plupart des étudiants américains se disent d accord avec cette idée. Si elle est attribuée à Lénine, la plupart se disent opposé à une telle idée. Asch (1940) reprend l expérience en demandant en plus à ses sujets d écrire un court texte sur la signification de cette phrase. Lorsqu ils pensent qu elle est de Lénine, les sujets interprètent le mot «rébellion» comme signifiant «révolution» ou «chaos». Lorsqu ils croient qu elle est de Jefferson, ils donnent à «rébellion» le sens de «réforme» et de «changement non violent». Le mot «petite» est accentué pour Jefferson, minimisé pour Lénine. (Voir Leyens, 1979, p ) LES CONNAISSANCES PARTAGÉES PAR LES INTERLOCUTEURS. Une phrase peut faire implicitement référence à une information que possède seulement une partie des gens qui l entendent. Les autres ne comprendront pas l allusion. EXEMPLE. Une «inside joke» ou «blague privée» ou «blague d initiés» sera comprise par des gens qui savent à quoi elle fait référence, mais pas par les autres. EXEMPLE. Dans le cahier d exercices, on trouve une petite scène intitulée Au moins eux savent de quoi il est question. Les deux personnages semblent tous deux savoir de quoi ils parlent. Mais même s ils parlent la même langue que nous, nous ne comprenons rien à ce qu ils disent, car ils font référence à des choses qui font partie de leurs connaissances partagées, mais pas des nôtres

6 LES CONVENTIONS SOCIALES IMPLICITES. Certaines expressions ont pris, par une sorte de tradition non dite, un sens qui dépasse le sens littéral. La familiarité avec ces conventions influence notre façon de comprendre ce que dit une personne. EXEMPLE. Quelqu un vous demande : «Peux-tu me passer le sel?» En prenant ce qu il dit au pied de la lettre, vous pourriez répondre simplement «oui», sans lui passer le sel. Une convention implicite fait qu on sait qu il ne veut pas simplement savoir si vous avez la capacité de lui passer le sel. Il veut que vous le lui passiez effectivement. EXEMPLE. Quelqu un vous dit : «je suis allé prendre un verre dans un bar». Interprétée littéralement, l expression présente plusieurs problème. D abord, il ne s est pas contenté de «prendre» le verre dans sa main : il a bu. Ensuite, ce n est pas le verre lui-même qu il a bu, mais son contenu. Enfin, même s il parle de prendre «un verre» au singulier, cela ne signifie pas qu il a pris très exactement un et un seul verre. Il peut en avoir pris plus, sans toutefois prendre une vraie brosse, auquel cas l expression ne décrirait plus adéquatement ce qu il a fait. Une convention implicite donne à l expression un sens assez large : consommer une quantité modérée d alcool. LA SUGGESTION PAR OMISSION CE QUI N EST PAS DIT. Le fait de ne pas dire une chose, alors que le contexte rendrait cela pertinent, donne l impression que l on pense le contraire de cette chose. EXEMPLE. Un étudiant va voir son prof à la fin d un cours et lui dit : «C était intéressant, ton cours, aujourd hui!» Aujourd hui? Était-ce donc plate le reste du temps? Ce n est pas explicitement dit : l énoncé ne porte que sur le cours d aujourd hui et ne fait pas référence aux cours précédents. Pourtant, on pourrait croire que c est sous-entendu. Même chose si l étudiant dit : «D habitude, ton cours est intéressant.» Littéralement, il ne dit rien à propos du cours d aujourd hui. Il ne parle que des autres cours. Mais on donne un sens à ce qu il omet de dire : il laisse entendre que le cours d aujourd hui était plate. EXEMPLE. Imaginons le dialogue suivant entre Roméo et Juliette. ROMÉO. Salut Juliette! Ça te tenterait d aller au cinéma avec moi mardi? JULIETTE. Mardi, je ne peux pas, j ai déjà un engagement. ROMÉO. Jeudi, alors? JULIETTE. Jeudi non plus, je ne peux pas. ROMÉO. Samedi, dans ce cas? JULIETTE. Samedi non plus. Par contre, je suis libre lundi de la semaine prochaine! En entendant cela, nous avons l impression que Juliette a un horaire chargé, mais qu elle s intéresse à Roméo. Par contre, si on supprime la dernière phrase («Par contre, je pourrais lundi de la semaine prochaine!») l effet est diamétralement opposé : on a maintenant l impression que son horaire chargé est un simple prétexte que Juliette utilise pour signifier à Roméo qu elle ne veut rien savoir de lui. Une interprétation littérale de ses paroles indique simplement qu elle n est pas disponible certains soirs. Mais le fait qu elle ne mentionne pas un soir où elle serait disponible suggère qu elle n est pas du tout intéressée. C est ce qu elle ne dit pas plus que ce qu elle dit qui donne cette impression

7 EXPLICITER CE QU ON NE VEUT PAS DIRE POUR ÉVITER L AMBIGUÏTÉ. Si on veut éviter les malentendus, il peut être utile non seulement de dire ce qu on pense, mais aussi de nommer et d exclure explicitement ce qu on ne pense pas. EXEMPLE. L étudiant qui complimente son prof pourrait dire : «Ton cours était intéressant, aujourd hui! Je ne veux pas dire que c est plate d habitude, mais aujourd hui, c était particulièrement intéressant.» LES PRÉSUPPOSÉS. Les présupposés sont des choses qui ne sont pas expressément dites, mais qui doivent être admises pour que ce qui est effectivement dit soit logique. C est souvent un présupposé implicite qui est le principal message véhiculé par un énoncé. EXEMPLE. À la fin de l examen final dans un de vos cours, vous remettez votre copie au prof. Il la regarde brièvement et vous dit : «Tu pourras toujours reprendre le cours pendant l été». Il ne vous a pas littéralement dit que vous alliez certainement couler. Mais on sait bien que si l on reprend un cours durant l été, ça présuppose qu on l ait coulé durant la session normale. Sinon, sa phrase n aurait aucun sens. LA JUXTAPOSITION : CAUSALITÉ OU GÉNÉRALITÉ. Présenter les descriptions de deux faits une à côté de l autre donne l impression qu il y a une relation de causalité entre les deux [A cause B] ou une généralité [A et B sont des exemples d un phénomène qui se produit très souvent]. Très souvent, un de ces faits est nouveau et on l apprend à son interlocuteur, tandis que l autre peut être un simple rappel d un fait déjà connu. Le fait de décrire ce deuxième fait ne donne donc pas de nouvelle information. En le rappelant, on n affirme pas la causalité ou la généralité, ce qui pourrait susciter un débat et exposer ce que l on dit à des critiques. On la suggère seulement, ce qui la met davantage à l abri d une éventuelle réfutation. CAUSALITÉ. Le fait de décrire l un immédiatement après l autre deux faits qui se sont succédés dans le temps peut suggérer que l un est la cause de l autre. EXEMPLE. Pierre s est impliqué dans une bagarre. Il avait bu. Encore une fois, on suggère que c est à cause de l alcool qu il avait consommé que Pierre s est battu. Mais on ne l affirme pas, on ne fait que le suggérer. On juxtapose les deux faits, sachant que l alcool consommé a forte dose est généralement considéré comme pouvant être une cause de comportements agressifs. Ce n est pourtant pas nécessairement le cas : l implication de Pierre dans la bagarre aurait peut-être pu avoir lieu même s il n avait pas consommé d alcool. En juxtaposant les deux faits, je laisse entendre sans toutefois l affirmer que le second est la cause du premier. LA CAUSE SOUS-ENTENDUE DOIT ÊTRE VRAISEMBLABLE. Soulignons qu un tel sous-entendu ne fonctionne que si, des deux faits juxtaposés, l un est une cause fréquente ou du moins vraisemblable de l autre. EXEMPLE. Pierre s est impliqué dans une bagarre. Il portait des chaussettes grises. Contrairement à la consommation d alcool, la couleur des chaussettes d un individu n est pas considérée par mes interlocuteurs comme une cause fréquente ou plausible de bagarre. En juxtaposant les deux faits, je ne donne que l impression d être moi-même plutôt étrange, de tenir des propos saugrenus, voire un peu délirants

8 GÉNÉRALITÉ. Le fait de décrire l un immédiatement après l autre deux événements présentant une certaine ressemblance peut suggérer que les événements de ce type sont assez fréquents. EXEMPLE. Hier, Jean a fait une erreur de plusieurs centaines de dollars dans le calcul de la facture d un client. Il y a deux semaines, il avait égaré un dossier très important. Le simple fait de citer les deux erreurs de Jean l une après l autre donne vaguement l impression que Jean est un gaffeur assez systématique. Si je l affirmais, je pourrais m exposer à la critique. En effet, ces deux erreurs sont peut-être les seules que Jean a commises en trente ans de carrière. Ou peut-être que le nombre moyen d erreurs de ce type commises, par chacun des autres employés, est bien supérieur à une erreur par deux semaines. Mais si je ne fais que sous-entendre, par une telle juxtaposition, que Jean est plus gaffeur que les autres, on peut difficilement me reprocher de mentir, de déformer les faits, de généraliser ou d exagérer. Si on m adresse le moindre reproche, je peux facilement me défendre en me rabattant sur le sens littéral de mes paroles : «Ben quoi? Ce que je dis est vrai! Il a fait une erreur de facture cette semaine. Et il avait perdu un dossier il y a deux semaines. Ce sont deux faits absolument incontestables.» L INTERROGATION SUR LES MOTIFS, LES ORIGINES OU LA DURÉE D UN COMPORTEMENT. Demander à quelqu un pourquoi il fait quelque chose, ou pendant combien de temps il prévoit le faire, suggère généralement sans l affirmer un jugement sur ce qu il fait. MOTIFS OU ORIGINES : REPROCHE DÉGUISÉ. Demander à une personne pourquoi elle a agi comme elle l a fait ou dans quel contexte elle a appris à le faire suggère généralement sans l affirmer que l on désapprouve nettement ce geste. Littéralement, pourtant, ce qu on dit a simplement la forme d une demande d information. Le reproche n est pas dit, il est sousentendu. EXEMPLE. Le classique «Mais veux-tu bien me dire pourquoi tu as fait ça?» n est pas une vraie demande d information sur les causes du comportement d autrui. Il est un reproche déguisé en question. DURÉE : PRESSION OU REPROCHE DÉGUISÉ. Demander à une personne le temps qu elle va prendre à faire quelque chose est souvent une façon sous-entendue, indirecte, de faire pression sur elle pour qu elle accélère ou de lui reprocher de ne pas finir plus vite. Cette pression est déguisée en une demande d information sur la durée d un comportement : c est le sens littéral de la phrase. EXEMPLE. Un étudiant a plus d une semaine de retard dans la remise d un travail. Il croise par hasard son prof dans le couloir. Le prof lui demande : «Et puis? Quand vas-tu le remettre, ton travail?» En surface, il s agit d une simple demande d information. En pratique, c est une façon pour le prof de communiquer son impatience à l étudiant. Il ne considérerait pas comme une réponse adéquate que l étudiant prenne la question au pied de la lettre et lui dise : «Finalement, je crois que ça va devoir attendre à l été prochain!» - 8 -

9 Utilité des sous-entendus PLUSIEURS FONCTIONS. On s exprime souvent par sous-entendus plutôt que de manière explicite. Il y a plusieurs raisons à cela. Voyons-en quelques-unes unes. CONCISION ÉVITER LES LONGUEURS INUTILES. Le principe est simple : on n aime pas faire d efforts inutiles. S il est pertinent de faire référence à une information, mais que celle-ci est déjà connue de l interlocuteur, on va la sous-entendre plutôt que la dire. EXEMPLE. Si vous vous parlez entre vous, vous direz «je vais être au collège demain», plutôt que «je vais être au collège Ahuntsic demain». Pourquoi? Parce que vous êtes tous des étudiants du collège Ahuntsic, qu on ne fréquente en général qu un seul collège à la fois. En disant «au collège», vous sous-entendez «Ahuntsic», vous n avez pas besoin de le dire. Personne ne va vous demander : «À quel collège exactement, veux-tu dire?» Si on interprétait littéralement votre phrase, cette question pourrait être pertinente. Mais puisque l information est sous-entendue, elle ne l est pas. ÊTRE COMPRIS DE CERTAINES PERSONNES SEULEMENT. On utilise le sous-entendu pour transmettre des messages qui seront compris par certaines personnes, mais non par d autres. EXEMPLE. Vous avez pris une brosse monumentale le samedi précédent, en compagnie d un ami. Vous lui parlez au téléphone et vous projetez d en prendre une autre le samedi suivant, mais des oreilles indiscrètes vous écoutent. Au lieu de dire que vous voulez «prendre une autre brosse», vous parlez de «faire la même chose que samedi dernier». Votre interlocuteur comprend le sous-entendu, mais les importuns ne savent pas de quoi vous parlez. FAIRE DE L HUMOUR. Dans beaucoup de blagues, le sous-entendu est une condition nécessaire à l humour. Si on disait explicitement ce qui est sous-entendu, la blague ne serait pas drôle du tout. Voyons-en quelques exemples. EXEMPLE. Blague adaptée des Cyniques (avec toutes mes excuses ) Sais-tu que j ai passé la fin de semaine avec George W. Bush. Ce gars-là est à moitié fou! Ah oui? Il va mieux? Ce ne serait pas drôle si on explicitait le sous-entendu : Ah oui? Avant, il était complètement fou ; alors s il ne l est maintenant qu à moitié, c est qu il va mieux. EXEMPLE. Un petit garçon et une petite fille de 5 ans discutent. Le petit garçon dit à la petite fille : «l'autre jour, j'ai trouvé un condom sous la véranda». La petite fille se gratte la tête, réfléchit, puis demande soudain : «c'est quoi une véranda?» Le sous-entendu Comme tous les enfants aujourd hui, la petite fille a reçu une éducation sexuelle très précoce et sait très bien ce qu est un condom, mais ne connaît pas grand-chose d autre. Elle demanda donc : «c'est quoi une véranda?» - 9 -

10 EXEMPLE. Les femmes veulent être à égalité avec les hommes? Elles manquent vraiment d'ambition Le sous-entendu Si les femmes veulent être à égalité avec les hommes, qui ne sont au fond que de sombres abrutis, c est qu elles manquent vraiment d ambition SUGGÉRER SANS PERMETTRE UN DÉBAT. On exprime en présupposé ce qu on veut suggérer sans permettre que ce soit débattu (Armengaud, 1993, p. 66). EXEMPLE. Un gars plutôt macho invite une fille à sortir avec lui. Au lieu de lui demander d abord si elle accepte un rendez-vous avec lui, il lui demande directement : «Est-ce que je passe te chercher à sept heures ou sept heures trente?» Cette question présuppose qu elle a effectivement accepté le rendez-vous. Si la fille prend la question au pied de la lettre, elle ne lui laisse pas le choix de refuser ses avances, seulement de choisir entre deux moments. ÉVITER LES REPROCHES TOUT EN EXPRIMANT DES CHOSES INTERDITES. Une utilisation habile de la pragmatique permet de communiquer des choses sans vraiment les dire. On critique souvent les gens pour ce qu ils ont expressément dit ; il est plus difficile de leur reprocher ce qu ils ont seulement sous-entendu. EXEMPLE. J ai envie d insulter un étudiant. Comme ça, parce que je suis de mauvaise humeur, ou parce que je ne l aime pas. Mais si je lui dis directement «espèce d imbécile», je m expose à des problèmes. Il peut me dénoncer à la direction du collège. Parce qu étant donné mon rôle de prof, je n ai pas le droit de dire des choses pareilles. Au lieu de dire qu il est un imbécile, je peux le sous-entendre. Il sera plus difficile de me dénoncer. Je donne donc mon cours et, après une explication, je vais le voir en lui demandant : «As-tu compris?» Il me répond que oui. Je me tourne alors vers le groupe et je dis : «Parfait, si même lui a compris, ça doit être clair!» Comme ce n est pas explicite, il est plus difficile pour lui d aller se plaindre et de dire que je l ai insulté. EXPRIMER DES CHOSES DÉLICATES OU GÊNANTES. On utilise le sous-entendu pour exprimer des choses qui ne sont pas nécessairement interdites. EXEMPLE. Quand on trouve quelqu un de son goût, il est préférable de ne pas s exprimer de façon explicite : «Salut, je te trouve de mon goût, j aimerais ça qu on se voit plus souvent pour avoir l occasion d essayer de te séduire.» Très mauvais. Risque de produire des résultats dévastateurs. Il est préférable d utiliser le sous-entendu : inviter une personne de l autre sexe (personne qui parle, personne à qui on s adresse) à prendre un café, à prendre un verre ou à se rendre à un party (convention sociale implicite) avec un petit sourire espiègle et un ton de voix légèrement mielleux (non-verbal)

11 RÉPONDRE AU SOUS-ENTENDU OU À L AMBIGUÏTÉ DE L AUTRE SANS SE COMPROMETTRE. On se sert du sous-entendu pour répondre au sous-entendu ou au comportement ambigu de l autre. Dans certaines situations délicates, une réponse explicite supposerait une interprétation bien particulière du comportement de l autre, ce qui risquerait de nous compromettre. EXEMPLE. Un pharmacien voit par hasard un client glisser une brosse à dents dans sa poche. S il va le voir et qu il lui dit : «monsieur, je vous ai vu commettre un vol à l étalage en mettant une brosse à dents dans votre poche», l autre risque de lui répondre : «J avais l intention de la payer! De quel droit m accusez-vous?» et bla bla bla Au lieu de faire ça, le pharmacien se dirige vers le client, prend une autre brosse à dents sur l étalage et la propose au client en disant : «Je vous conseille ce modèle-là, à la place ; il est moins cher et de meilleure qualité.» Le sous-entendu est qu il l a vu mettre la brosse à dents dans sa poche. Si l autre avait l intention de voler, il va interpréter le message comme signifiant que le pharmacien lui laisse une chance de remettre la brosse à dents ou de la payer, faute de quoi il va se faire prendre. Par contre, si jamais il était vrai qu il a mis la brosse à dents dans sa poche par pure distraction, aucune accusation odieuse ne lui a été lancée. Le comportement du client ayant une certaine ambiguïté, le pharmacien y répond par un sousentendu lui-même ambigu plutôt que par une accusation explicite et univoque. Et il gagne sur tous les plans. Inconvénients des sous-entendus PAS QUE DES AVANTAGES. Le fait de communiquer par sous-entendus plutôt que de façon explicite ne comporte pas que des avantages. Il peut aussi entraîner un certain nombre d inconvénients. PEUVENT NE PAS ÊTRE COMPRIS DU TOUT. Un sous-entendu peut ne pas être compris du tout : on peut croire que la personne à qui on l adresse va «comprendre le message», alors que ce n est pas le cas. LAISSENT LA POSSIBILITÉ DE FAIRE SEMBLANT DE NE PAS COMPRENDRE. L autre personne peut aussi faire semblant de ne pas comprendre, et ne pas agir en conséquence. En s exprimant par sous-entendu, on lui laisse au moins la possibilité de faire cela. NUISENT À UNE SOLUTION RATIONNELLE DE CERTAINS PROBLÈMES. Pour s exercer, la logique et la raison ont besoin d un langage précis et explicite. Un problème, et surtout un conflit interpersonnel, qui n est exprimé que par des sous-entendus n a que bien peu de chances d être résolu de façon rationnelle

12 QUELQUES PIEGES DU LANGAGE DOUBLE FACE DU LANGAGE : OUTIL ET OBSTACLE. Le langage est une arme à deux tranchants ou, si l on veut, un visage à deux faces. D une part, il est un outil de communication. D autre part, il est souvent un obstacle sérieux à la communication. Que le langage puisse être un outil de communication, cela ne demande pas à être démontré. Mais qu il puisse aussi être un obstacle sérieux à la communication, voilà qui demande à être examiné plus en profondeur. Pour cela, il faut comprendre différentes caractéristiques du langage. Le langage est souvent ambigu LE LANGAGE EST SOUVENT AMBIGU. Les mêmes mots peuvent avoir des sens très différents, désigner des réalités très différentes. Il n est pas toujours évident de savoir quel est le sens précis qui est donné un mot lorsqu une personne l utilise. EXEMPLE. Que signifie «expert en informatique»? Pour une personne qui touche pour la première fois à un ordinateur, le simple fait d être capable de formater une disquette et de copier un fichier peut faire de vous un «expert». Pour un informaticien professionnel, un «expert en informatique» est probablement quelqu un qui maîtrise plusieurs langages de programmation. EXEMPLE. Que signifie «féminisme»? Plusieurs femmes tiennent un discours comme ceci : «Je ne suis pas féministe, MAIS je trouve que les femmes devraient avoir un salaire égal pour un travail égal, qu elles devraient avoir des chances égales d avancement professionnel, que la violence conjugale est un problème grave, etc.» Leurs opinions correspondent pourtant à une définition possible du féminisme : être en faveur de l égalité entre les hommes et les femmes. Si elles ne se disent pas «féministes», c est que pour elles, cela veut probablement dire : être militante active, être impliquée dans une organisation, ce qu elles ne sont pas. Par ailleurs, un sondage (mars 2003) révèle que «88% des Québécois de sexe masculin se disent féministes.» Il est bien évident que 88% des hommes du Québec ne sont pas des militants impliqués dans des organisations féministes. Leur «féminisme» correspond tout au plus à la première définition. EXEMPLE. Que signifie «aliment naturel»? Un petit gâteau Vachon n est généralement pas considéré comme un aliment naturel. Par contre, de nombreux magasins dits d «aliments naturels» vont vendre du tofu aux bananes. Pourtant, on ne trouve pas de tofu aux bananes dans la nature. Qu est-ce qui définit la naturalité d un aliment? Il peut vouloir dire «aliment qui existe tel quel dans la nature» ou encore «aliment bon pour la santé». EXEMPLE. Le mot «est» (verbe «être») peut prendre des significations très différentes (voir Vax, 1970, p. 11). (1) Dieu est. (Existence.) (2) Jean-Paul II est le pape actuel. (Identité.) (3) Jean-Paul II est un homme. (Appartenance à une catégorie.) (4) L homme est un être vivant. (Inclusion des catégories.)

13 EXEMPLE. Même chose pour le mot «trouver». (Myers et Myers, 1990, p. 119) (1) Trouver un appartement. (Obtenir ce que l on cherchait.) (2) Trouver un portefeuille sur le trottoir. (Découvrir par hasard.) (3) Trouver son voisin sympathique. (Juger.) (4) Se trouver là au bon moment. (Être situé à un endroit donné.) (5) Se trouver bien. (Tirer un avantage de quelque chose.) EXEMPLE. Paul Watzlawick (1977, voir DeVito, 1993, p. 83) donne l exemple suivant. De jeunes mariés en voyage de noce sont dans le bar d un hôtel. La femme engage la conversation avec un autre couple. Le mari, lui, devient de plus en plus hostile à l égard de sa femme et du couple d étrangers. La femme se fâche, lui reprochant de créer une situation embarrassante. La soirée se termine par une engueulade entre les jeunes mariés, chacun disant que l autre manque de considération. Des années plus tard, ils analysent cet événement. L expression «voyage de noce» était comprise différemment par chacun. Pour le mari, elle signifiait «occasion pour un couple de développer son intimité en se foutant royalement du reste de l univers». Il avait donc eu l impression que sa femme préférait être avec de parfaits étrangers plutôt qu avec lui. Pour la femme, «voyage de noce» signifiait «occasion de faire l essai de son nouveau rôle social d épouse». La conversation avec un couple d étrangers l avait beaucoup intéressée, car s était la première fois qu elle discutait avec un couple en jouant elle-même le rôle d épouse. Jusqu alors, elle avait toujours été soit «la petite amie», soit «la fiancée», soit «la sœur», soit «la fille», mais jamais encore «l épouse». L AMBIGUÏTÉ PEUT DONNER LIEU À DES GLISSEMENTS DE SENS. Cette ambiguïté du langage peut faire en sorte que le sens d un mot change dans le cours d une conversation, en passant d une personne à l autre. Le mot «glisse» en quelque sorte d un sens à l autre à travers l échange, sans qu on s en aperçoive nécessairement. Les deux interlocuteurs croient parler de la même chose, mais désignent des choses différentes. EXEMPLE. Un débat sur les enfants hyperactifs à l école, dans une émission d affaires publiques. A. Lorsqu il y a quatre ou cinq enfants dans une classe qui n arrêtent pas de bouger, il devient impossible de faire quoi que ce soit. B. Au contraire, notre société a besoin de gens qui bougent, qui font avancer les choses! Que veut dire le mot «bouger»? S agiter physiquement? Ou être une source d innovation et de progrès? EXEMPLE. Lors d'une discussion sur le cancer. A. Au cours des dernières décennies, les chercheurs en sont venus à mieux savoir ce qu'est le cancer. B. Seuls les gens qui en sont atteints eux-mêmes peuvent savoir ce que c'est que le cancer. Que veut dire «savoir ce que c'est»? Avoir une connaissance objective et scientifique d'une réalité? Ressentir ou subir soi-même le phénomène, en avoir une expérience personnelle?

14 AUTRE EXEMPLE. Tiré de DeVito (1993, p. 89). PATRICK. Je veux une relation durable. Les aventures d un soir ne m intéressent pas. [Il veut dire qu il ne souhaite sortir qu avec elle et qu il voudrait qu elle ne sorte qu avec lui.] CHRISTINE. Je ne suis pas prête pour ça. [Elle songe ici au mariage.] Laissons les choses comme elles sont. [Autrement dit, continuons à ne sortir qu ensemble.] LES GLISSEMENTS DE SENS PEUVENT ÊTRE DÉLIBÉRÉS. Les glissements de sens ne sont pas toujours des malentendus innocents. Dans un débat, ils peuvent être une stratégie délibérée pour caricaturer la position d un adversaire et la démolir. Les évaluations relatives peuvent être très ambiguës DÉFINITION ÉVALUATIONS RELATIVES. Mots ou expressions définies par rapport à un point de référence, qui n est cependant pas toujours mentionné. EXEMPLES. Des mots comme «grand» ou «petit», «froid» ou «chaud», «rapide» ou «lent», «facile» ou «difficile». AMBIGUÏTÉ SI ON NE PRÉCISE PAS LE POINT DE RÉFÉRENCE. Si on ne précise pas de point de référence, les évaluations relatives deviennent ambigus et peuvent être sources de malentendus. EXEMPLES. Fait-il froid dehors? Pas tant que ça! Un bon petit restaurant pas cher. Pas de problème, l examen de maths est facile! Je t emprunte 20$. Je vais te le remettre bientôt. À quelle distance? Oh, pas loin... Mais non, je ne rentrerai pas trop tard EXEMPLE. Étude de Wallsten (1986 ; Adler et Towne, 1991, p. 128) Possible = 1 à 99 % des chances. Une bonne chance = 35 à 90 % des chances. Peu probable = 0 à 40 % des chances. SPÉCIFIER LE POINT DE RÉFÉRENCE. Pour éviter toute ambiguïté, il faut utiliser ces expressions avec un point de référence ou de comparaison précis. EXEMPLE. Au lieu de dire : «L examen de maths est facile.» Dire : «L examen de maths est plus facile que l examen d histoire.»

15 Le langage ne distingue pas automatiquement observations et suppositions DÉFINITION OBSERVATION. Description d un état des choses que l on voit ou que l on perçoit directement. DÉFINITION SUPPOSITION. Description que l on pense vraie ou probablement vraie sans avoir directement observé l état réel des choses. LA PLUPART DES LANGUES NE FONT PAS AUTOMATIQUEMENT CETTE DISTINCTION. Or la grammaire du français et de la plupart des langues ne fait pas automatiquement cette distinction indispensable. EXEMPLE. «Roméo est en conversation avec Juliette.» «Roméo est en amour avec Juliette.» Les deux phrases ont la même structure et les mêmes mots sont utilisés (en particulier le mot «est»), comme s il s agissait de deux choses parfaitement comparables. Pourtant, il s agit de deux choses très différentes : on peut observer directement la conversation, mais on ne peut pas observer directement les sentiments d une personne. FAIRE LA DISTINCTION. Dans l utilisation pratique du langage, il peut souvent être important de faire la distinction entre les observations et les suppositions. Quelques rares langues la font automatiquement. EXEMPLE. Les Indiens Navajo habitent une région des États-Unis qui chevauche l Arizona et le Nouveau-Mexique. Leur langue distingue trois façons de dire quelque chose d aussi simple que «il pleut». Si la personne qui parle a été mouillée par la pluie. Si la personne qui parle a vu la pluie de l intérieur. Si la personne qui parle a entendu dire qu il pleuvait. Cette langue distingue donc nécessairement les énoncés de supposition des énoncés d observation, du moins en ce qui concerne la pluie! Elle leur donne une forme différente. (Myers et Myers, 1990, p. 108.) LA CONFUSION CRÉE DES PROBLÈMES DE COMMUNICATION. Le fait de fonctionner en faisant des suppositions nous expose au risque de confondre les suppositions et les observations, de les mettre au même niveau. On fait alors comme si on ne pouvait pas se tromper, comme si les suppositions avaient le même degré de certitude que les observations. SOLUTION : IDENTIFIER LES SUPPOSITIONS. Identifier les suppositions, les nommer pour ce qu elles sont, cela signifie ajouter des petits mots comme «je pense que», «je crois que» ou «je suppose que» au début de l énoncé de supposition

16 Le langage ne distingue pas automatiquement les énoncés de faits et de valeurs LE LANGAGE NE DISTINGUE PAS AUTOMATIQUEMENT. Le langage ne distingue pas entre les énoncés de faits et les énoncés de valeur. EXEMPLES. «La cravate de Pierre est rayée.» «La cravate de Pierre est laide.» «La nourriture de ce restaurant est végétarienne.» «La nourriture de ce restaurant est bonne.» Encore là, les deux phrases ont la même structure et les mêmes mots sont utilisés (encore le mot «est»!), comme s il s agissait de choses parfaitement comparables. Pourtant, il s agit de deux choses très différentes : la couleur est un fait objectif, la laideur est un jugement de valeur, une évaluation subjective. DIFFÉRENCES ENTRE FAITS ET VALEURS. Les faits et les valeurs renvoient à deux volets distincts du discours, même si leur forme linguistique prête à confusion. Objectifs. Concernent ce qui est. ÉNONCÉS DE FAITS Science : ce qui existe ou n existe pas. Peuvent être vrai ou faux, ce qu on vérifie par référence à la réalité. Subjectifs. ÉNONCÉS DE VALEURS Concernent (explicitement ou non) ce qui devrait être. Éthique (morale) et esthétique : ce qui est bon ou mauvais, bien ou mal, beau ou laid, supérieur ou inférieur. Ne sont ni vrai ni faux dans la réalité, on les partage ou non (référence à soi-même). RÉFLEXION : QU EST-CE QUE «L ÉGALITÉ»? Lorsque l on dit que tous les êtres humains sont égaux, s agit-il d un énoncé de fait ou de valeur? (C est évidemment une question de valeur. Dans les faits, certaines personnes sont plus grandes, plus fortes, plus brillantes, meilleures aux échecs ou au basket-ball, plus riches ou plus puissantes que d autres. Ce qu on veut dire quand on dit que tous les êtres humains sont égaux, c est que tous devraient avoir à la base les mêmes droits fondamentaux.) PROBLÈME : COMMUNIQUER AVEC DES GENS QUI NE PARTAGENT PAS NOS VALEURS. La confusion des faits et des valeurs dans le langage peut causer des problèmes, si nous parlons à des gens qui ne partagent pas nos valeurs. PRÉSENTER SES VALEURS COMME DES FAITS OBJECTIFS La confusion peut faire en sorte que nous soyons portés à présenter nos valeurs subjectives comme s il s agissait de faits objectifs. Ce faisant, nous évacuons un élément essentiel du jugement de valeur, à savoir nousmême. SOUS-ENTEND QUE LES VALEURS DES AUTRES SONT «FAUSSES». Présenter ses propres valeurs comme des faits sous-entend que les valeurs des autres sont objectivement «fausses» alors que les nôtres sont objectivement «vraies»

17 ET PROVOQUE UNE RÉACTION D IRRITATION. La plupart des gens vont se sentir irrités ou agressés par un tel sous-entendu. EXEMPLE. Ma mère aime Céline Dion, elle trouve qu elle est belle et qu elle a une belle voix. Si je lui dis que Céline Dion chante mal et qu elle a une voix horrible, je présente mes valeurs comme des faits objectifs. Ma mère peut facilement se sentir attaquée, parce que je sous-entend que ses valeurs à elle sont fausses. SOLUTION : RELATIVISER SES JUGEMENTS DE VALEUR. En présentant ses valeurs pour ce qu elles sont, c est-à-dire pour des affirmations relatives à la personne qui les fait, on laisse entendre à l autre qu elle a tout autant raison, même si elle a des valeurs opposées aux nôtres. EXEMPLE. Si je dis à ma mère que la voix de Céline Dion ne me plaît pas et que son apparence physique ne m attire pas, je présente mes valeurs comme étant relatives et subjectives. Elles me sont particulières à moi, elles ne sont pas objectivement «vraies». TROIS RÈGLES. Pour relativiser un jugement de valeur, on peut suivre trois règles. 1. SUJET DE LA PHRASE = JE. Se mettre soi-même comme sujet de la phrase. Indique déjà que le jugement est relatif à soi, qu il n est pas un absolu. 2. JUGEMENT TRANSMIS PAR LE VERBE ET NON PAR UN ADJECTIF. Faire en sorte que le jugement de valeur soit transmis par le verbe principal plutôt que par un adjectif qui se rapporterait à l objet du jugement. Le verbe en question aura toujours un sens voisin de «aimer» ou «détester», etc. 3. DÉCRIRE L OBJET DU JUGEMENT DE FAÇON NEUTRE ET PRÉCISE. L objet du jugement de valeur doit être décrit en termes à la fois neutres et précis. Neutres au sens où ce ne sont pas eux qui contiennent le jugement, mais bien le verbe. Précis, au sens où ils ne doivent pas englober plus que ce qui nécessaire pour bien refléter notre pensée. Le sens d un mot a deux volets : dénotation et connotation DEUX VOLETS DE LA SIGNIFICATION D UN MOT. Il y a deux aspects à la signification d un mot : la dénotation et la connotation. DÉNOTATION : la relation entre le mot et le référent, la réalité à laquelle il renvoie. CONNOTATION : l attitude positive, négative ou neutre que le mot suggère envers le référent. Dénotation Mot Connotation «Papa» «Mon père» «Le bonhomme» Positive Neutre Négative EXEMPLES. Quelques autres mots à forte connotation... CONNOTATION POSITIVE Économe Expressif Prudent CONNOTATION NEGATIVE Gratteux Grange gueule Poltron

18 LA CONNOTATION TRANSMET DES JUGEMENTS DE VALEUR DÉGUISÉS EN FAITS OBJECTIFS. Les mots à forte connotation transmettent des jugements de valeur subjectifs sous les apparences de faits objectifs. EXEMPLE. Si je dis que Jean est une «grande gueule» au lieu de dire qu il est extraverti, je ne fais pas que décrire son comportement. J exprime aussi ma désapprobation. LA CONNOTATION PERMET DE FORMULER DES QUESTIONS PIÉGÉES OU TENDANCIEUSES. En jouant sur la connotation des mots, la formulation d une question peut inciter à répondre dans un sens plutôt que dans l autre. On peut difficilement donner une réponse opposée sans paraître idiot, méchant, ou méprisant. EXEMPLE. 1. «Est-ce que tu penses que c est une bonne chose que ma blonde ait mis un terme à notre relation?» On peut répondre oui ou non. 2. «Est-ce que tu penses que c est une bonne chose que ma blonde m ait sacré là comme une paire de vieilles chaussettes?» Il est beaucoup plus délicat de répondre oui. REJETER LA FORMULATION DE LA QUESTION. Dans des cas comme ceux-là, la question est piégée ou orientée. Si on accepte la façon dont elle est formulée, la réponse va de soi. Pour pouvoir donner une autre réponse sans qu elle n apparaisse paradoxale, il faut d abord s entendre sur une reformulation de la question. Le langage comprend différents niveaux de généralisation ÉCHELLE DE GÉNÉRALISATION. Le langage peut décrire une même réalité à des niveaux différents de généralisation. On pourrait représenter cela par une échelle, allant du plus spécifique en bas, au plus général en haut. Échelle de généralisation - Tu fais dur. - Tu n as pas de goût. - Tu t habilles souvent mal. + GENERAL ET VAGUE - La couleur de la chemise que tu portes présentement ne va pas avec celle de ton pantalon. + PARTICULIER ET DETERMINE UN LANGAGE TRÈS GÉNÉRAL A L AVANTAGE D ÊTRE PLUS CONCIS La généralisation est un moyen commode de nommer des ressemblances entre des choses. Les généralisations permettent d éviter des énumérations très longues. MAIS IL COMPORTE AUSSI CERTAINS INCONVÉNIENTS. Cependant, les formulations très générales comportent aussi certains inconvénients

19 Les affirmations vagues qui ne peuvent pratiquement pas être contredites LES AFFIRMATIONS VAGUES QUI NE PEUVENT PRATIQUEMENT PAS ÊTRE CONTREDITES. Les discours très généraux ont toujours été une mine d or pour les charlatans. On risque moins de les prendre en défaut lorsqu ils disent des généralités qui peuvent correspondre à n importe quoi. Ils sont pratiquement impossibles à contredire. EXEMPLE. Je suis capable de prédire l avenir. Je vous fais les prédictions suivantes : au cours des prochaines semaines, vous vivrez des moments heureux, mais aussi certains désagréments NOUS TOMBONS SOUVENT DANS LE PIÈGE. Si on ne se méfie pas, il est facile de tomber dans le piège des généralisations excessives. RECHERCHE. Ulrich, Stachnik et Stainton (1963, voir Coon, 1994, p. 25) présentent la description suivante à 79 étudiants de psychologie qui viennent de remplir un test sur leur personnalité. Vous avez énormément besoin de l affection et de l admiration d autrui. Vous avez tendance à vous critiquer. Vous disposez d une somme d énergie inutilisée, que vous n avez pas encore convertie à votre avantage. Bien que vous présentiez quelques faiblesses, vous êtes généralement en mesure de les compenser. L adaptation sexuelle vous a causé quelques problèmes. Sous des dehors disciplinés et contenus, vous cachez un intérieur inquiet et anxieux. Parfois vous avez de sérieux doutes sur vos décisions ou vos actions. Vous préférez le changement et la variété en quantité raisonnable et devenez frustré lorsque coincé par les restrictions et les limites. Vous vous targuez d être un libre penseur et n acceptez pas d opinion étrangère sans preuve satisfaisante. Vous avez découvert qu il n est pas toujours sage de se dévoiler aux autres. Parfois vous êtes extroverti, affable et sociable, alors que vous pouvez parfois être introverti, sur vos gardes et réservé. Certaines de vos aspirations ne sont pas très réalistes. Sur les 79 étudiants, 29 ont trouvé que c était une «excellente» description de leur personnalité, 30 l ont trouvée «bonne», 15 l ont trouvée «moyenne» et seulement 5 l ont trouvée «inadéquate». Pourtant, tout le monde avait la même description, peu importe ses réponses au test. La description est tellement générale qu elle convient à presque tout le monde. Elle contient souvent les deux côtés de certaines dimensions (parfois indépendantdépendant ; parfois introverti-extraverti). Les directives qui créent de la confusion LES DIRECTIVES QUI CRÉENT DE LA CONFUSION. Plus le niveau de langage est général, plus sa signification est diffuse, plus les mots peuvent prendre des sens différents pour différentes personnes. Des directives trop générales peuvent donner des résultats très variables selon l interprétation qu en fait le récepteur. EXEMPLES. Chez le coiffeur : «Coupe-moi les cheveux.» On risque d avoir une drôle de tête. Chez un garagiste : «Arrangez ce qui ne va pas avec ma voiture.» On risque de se retrouver avec une facture assez salée

20 Les conseils qui ne décrivent aucune action concrète LES CONSEILS QUI NE DÉCRIVENT AUCUNE ACTION CONCRÈTE. Ce sont des conseils formulés en termes tellement généraux qu ils ne décrivent pas de comportements spécifiques à adopter et, en pratique, transmettent seulement un message implicite de critique. Beaucoup de gens offrent ces conseils à ceux qui leur parlent de leurs problèmes : difficulté à se trouver un emploi, à cesser de fumer, à se faire un chum ou une blonde, etc. EXEMPLE. J avais autrefois un oncle qui était un expert dans l art de donner des conseils hyper-généraux. Quel que soit le problème dont on lui parlait, il disait toujours : «La solution à ton problème est simple : tu n as qu à te prendre en main, à te grouiller le derrière! Il faut, se déniaiser, être plus actif, prendre des initiatives!» PAS DE COMPORTEMENTS SPÉCIFIQUES. C est tellement général et abstrait que ça ne lui dit pas grand chose sur ce qu il doit faire pour s en sortir. TRANSMETTENT SEULEMENT UN MESSAGE DE CRITIQUE. De tels «conseils» ne lui communiquent qu un message disant que ce qu il fait présentement n est pas bien. Un jugement négatif est donc porté indirectement. On l incite à se sentir mal de ce qu il fait, mais sans l aider à améliorer sa situation. SOUVENT PAS UN MANQUE DE MOTIVATION. Très souvent, les gens qui ont ce genre de problèmes en souffrent déjà beaucoup. Leur problème n est pas principalement un manque de motivation. MANQUE DE SAVOIR-FAIRE SPÉCIFIQUE. Le problème est plus souvent relié à un manque de savoir-faire spécifique, concernant les comportements nécessaires pour s en sortir. Les gens ne savent pas concrètement quels gestes poser. EFFETS FRÉQUENTS DES CONSEILS TROP GÉNÉRAUX. Donner aux gens des conseils très vagues peut, règle générale, avoir deux grands types d effets. 1. TENDRE À ROMPRE LA COMMUNICATION, parce que la personne rejette le reproche qu on lui fait indirectement, et a moins envie d écouter ce qu on lui dit. 2. CONTRIBUER À STRESSER ET DÉSORGANISER encore plus la personne, qui accepte le reproche indirectement exprimé et qui se culpabilise, mais qui ne sait pas davantage comment remédier concrètement au problème. LES DÉPRESSIFS SE FONT DÉJÀ DES REPROCHES VAGUES. Les gens dépressifs se font d ailleurs souvent eux-mêmes des reproches vagues : je suis un pas bon, un raté, etc. Cela n incite pas à agir, mais seulement à se sentir mal

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