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1 SOMMAIRE INTRODUCTION GENERALE....2 CHAPITRE 1: CADRE THEORIQUE ET METHODOLOGIQUE DE LA RECHERCHE 4 SECTION 1: PROBLEMATIQUE ET OBJECTIFS DE LA RECHERCHE... 4 SECTION 2: REVUE DE LITTERATURE SECTION 3: METHODOLOGIE DE LA RECHERCHE.. 23 CHAPITRE 2: ETAT DES LIEUX DE LA CORRUPTION DANS L'ESPACE UEMOA SECTION 1 : ANALYSE DE LA SITUATION SOCIOECONOMIQUE DES PAYS DE L'UEMOA. 38 SECTION 2 : INSTRUMENTS ET MECANISMES, CAUSES ET CONSEQUENCES DE LA CORRUPTION DANS L'ESPACE UEMOA 48 CHAPITRE 3: ANALYSE DES EFFETS DE LA CORRUPTION SUR LA CROISSANCE ECONOMIQUE DES PAYS DE L'UEMOA 56 SECTION 1 : RESULTATS DES ANALYSES..56 SECTION 2 : INTERPRETATION ET IMPLICATIONS DE POLITIQUES ECONOMIQUES. 61 CONCLUSION BIBLIOGRAPHIE ANNEXES. 75 1

2 INTRODUCTION La corruption est un phénomène planétaire qui ne cesse de gagner du terrain dans les pays à économie de transition (Begovic, 2007). Cette montée se fait dans un contexte caractérisé par des niveaux d'inégalité les plus élevés qu'a connus l'histoire. Les 20% les plus riches de la population mondiale se disputent presque 70% du revenu total tandis que les 20% au bas de l'échelle des revenus n'en reçoivent que 2% (Christensen, 2007) Selon le sous-secrétaire d'etat américain (Eizenstat, 1998), l examen de la conjoncture mondiale montre que la recherche d une croissance économique soutenue a réservé des surprises aussi bien pour les pays en voie de développement que ceux industrialisés. Ces turbulences économiques sont essentiellement dues d'une part, à l'étroitesse des liens existants entre les économies du monde, et d'autre part aux perturbations enregistrées dans les pays en développement dont le capitalisme est aux forts relents de népotisme et de corruption. En effet, l'union Africaine estime que cent quarante huit (148) milliards de dollars quittent chaque année le continent à cause de la corruption (Christensen, 2007). Ces dernières années, la corruption a eu des conséquences désastreuses au Nigéria, en Indonésie et en Russie, pour ne citer que ces exemples, parce qu elle a entraîné la corrosion du régime économique et politique de ces pays. Rien d étonnant, dès lors, que ceux-ci figurent en 2007 au nombre des plus corrompus selon l indice créé par l association «Transparency International» : sur 180 pays répertoriés, ils occupent respectivement la 149eme, la 144eme et la 145eme places. Au Nigéria, l ancien Président, le général Sanni Abacha et ses acolytes ont détourné des milliards de dollars qui auraient dû revenir à l industrie pétrolière, la principale richesse du pays, qui assure 80 % des recettes de l Etat. Le détournement des fonds destinés au trésor public a été à l origine de la nette détérioration de l infrastructure et des services sociaux, sans compter que les raffineries pétrolières du secteur public se sont presque effondrées. Le revenu par habitant, qui a atteint jusqu à 800 dollars dans les années quatre vingt, est tombé maintenant à moins de 300 dollars. Lorsque ce pays riche en pétrole s est trouvé en proie à la dépression et à la pénurie de carburant, les autorités ont durci leur répression, déterminées qu elles étaient à ne pas céder un pouce de terrain. Seule la disparition prématurée du général Abacha a permis aux réformes politiques et économiques de faire leur chemin (Eizenstat, 1998). Dans le cas notoire de l Indonésie, les banques publiques ont financé des projets dans lesquels trempaient la famille et les amis de l ancien président Suharto, ceci montre aussi que la 2

3 corruption des pouvoirs publics sape l économie nationale. Dans les années quatre vingt dix, les banques ont laissé s accumuler les arriérés des remboursements de prêts et contourner la réglementation visant à empêcher les emprunts excessifs en devises, tant et si bien que, tout le système financier a commencé à s écrouler lorsque la roupie s est trouvée dévaluée en Conséquence directe des faillites et des licenciements massifs, près de la moitié des 200 millions d habitants que compte l Indonésie ont sombré une nouvelle fois dans la pauvreté (Eizenstat, 1998). La Russie offre un troisième exemple notable des effets de la corruption sur le développement politique et économique. Dans ce pays, les combines manigancées par une oligarchie 1 industrielle et financière de mèche avec des agents publics ont eu pour conséquences de fausser la privatisation, de saper les réformes économiques, de décourager les échanges commerciaux et les investissements et de miner la confiance du public dans les institutions de l Etat. Le piètre état dans lequel se trouve l économie, conjugué à la crise financière récente, a fait l effet d un véritable ballon d oxygène pour les anciens communistes et autres opposants aux réformes. La situation dans les pays de l Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine est loin d être reluisante. En effet à l analyse des données disponibles sur le phénomène dans l espace UEMOA, on est en raison de s inquiéter de sa persistance. Elle a sans doute un effet que nous ignorons sur la croissance économique. Dans tous les cas la zone UEMOA évoluera dans une incertitude économique tant que ce phénomène perdura. Il donc est important de réfléchir sur l'effet de la corruption sur l'économie des pays de l UEMOA. C'est ce qui fait l'objet de cette étude intitulée : Analyse des effets de la corruption sur la croissance économique des pays de l UEMOA : une étude réalisée sur la période Elle s'inscrit dans le cadre du mémoire de fin de formation à la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion de l'université d'abomey-calavi. Elle s articulera autour de trois chapitres à savoir : - Cadre théorique et méthodologique de la recherche - Etat des lieux de la corruption dans les pays membres de l UEMOA - Analyse des effets de la corruption sur la croissance économique. 1 Système de gouvernement ou le pouvoir est aux mains de quelques privilégiés. (Eizenstat, 1998) 3

4 CHAPITRE I: CADRE THEORIQUE ET METHODOLOGIQUE DE LA RECHERCHE Il s'agira d'abord dans ce chapitre d'inscrire le sujet de l'étude dans un cadre théorique. Ensuite nous définirons la méthodologie à adopter. 4

5 Dans une telle démarche, il paraît important de commencer par aborder la problématique et les objectifs de la recherche de l'étude. SECTION I: Problématique et objectifs de la recherche Cette section nous permettra d'une part de définir la problématique de l'étude, les objectifs et hypothèses et d'autre part de montrer son intérêt. PARAGRAPHE I: La problématique Les pays en voie de développement en général et ceux de l espace UEMOA en particulier, sont confrontés d'une part, aux problèmes de réglementation inadéquate des banques, au caractère peu judicieux des décisions prises en matière d investissements, à l évaluation douteuse des risques, à l opacité des méthodes comptables et à l ouverture limitée de leur gouvernement et d'autre part, à la pauvreté (Eizenstat, 1998). Ces différents problèmes d ordres structurels auxquels sont confrontés les pays membres de l UEMOA que sont : Le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d Ivoire, la Guinée Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo se sont vus aggravés par «une série d événements socioéconomiques tels que la crise économique des années 80, les Programmes d Ajustement Structurels (PAS), le changement de parité intervenu en janvier 1994, les conflits armés» (Ouattara, 2007) ou encore la crise financière actuelle. En outre, le taux de croissance moyen des pays membres de l UEMOA ces cinq dernières années n a guère dépassé la barre des 4,4% 2. Le graphique suivant retrace cette évolution ( ). Graphique 1 : Evolution du taux de croissance de la zone UEMOA de Rapport semestriel d'exécution de la surveillance multilatérale: annexes statistiques Juin

6 Source : Données du rapport semestriel d'exécution de la surveillance multilatérale: annexes statistiques Juin 2008 UEMOA/Département des politiques économiques. Une analyse du graphique retraçant l évolution de la croissance économique à long terme ( ) réalisé par (Ouattara, 2007) confirme la tendance observée dans le graphique 1, et qui montre que la croissance économique dans la zone UEMOA évolue en dents de scie. Et mieux, elle peut prendre des valeurs nulles ou négatives. Mais il faut reconnaître que, les reformes entamées ces dernières années ont globalement permis aux pays de l UEMOA de garder un taux de croissance positif au lendemain de la dévaluation du franc CFA et ce, jusqu à nos jours. Néanmoins ces taux de croissance (4,4% en moyenne dans la période ) sont encore loin du taux requis (7%) pour lutter efficacement contre la pauvreté et permettre d atteindre en 2015 les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Cette faiblesse des taux de croissance persiste dans un contexte caractérisé par plusieurs maux au nombre desquels figurent la corruption. Une analyse de l évolution de l Indice de Perception de la Corruption (IPC) de l ONG Transparency International indique une persistance et une stabilité relative du niveau de corruption dans la zone UEMOA, car la valeur moyenne annuelle de l IPC entre 2004 et 2008 est d environ 2,7. Le tableau suivant indique les valeurs de l IPC par pays membre et par année. Tableau 1 : Evolution de l IPC des pays de l UEMOA de 2004 à

7 N pays Burkina-Faso Bénin Côte d Ivoire Guinée Bissau Sénégal Mali Niger Togo UEMOA Sources : Rapports annuels de Transparency International de Il faut également retenir que les institutions de Bretton Woods sont de plus en plus exigeant quant au respect des normes de bonne gouvernance en l occurrence la lutte contre la corruption. Toutes choses sans lesquelles, elles deviennent très réticentes pour le financement des pays en voie de développement (Cartier-Bresson, 2000). De tout ce qui précède on identifie deux problèmes cruciaux à savoir : - La faiblesse du taux de croissance qui ne permet pas d'amorcer un réel développement économique. - La persistance d'un niveau élevé de corruption face à la faiblesse du taux de croissance économique D'où la question centrale : comment la corruption affecte t elle la croissance économique dans les pays de l UEMOA? De cette question centrale découlent d'autres plus spécifiques à savoir : - Comment la croissance économique évolue t elle par rapport à la corruption? - Comment la corruption influe-t-elle sur la croissance économique? C'est pour apporter quelques réponses à ces interrogations que j'ai choisi de réfléchir sur les effets de la corruption sur la croissance économique des pays de l'uemoa. 7

8 PARAGRAPHE II : Objectifs et Hypothèses de la recherche A- Objectifs Notre étude repose sur un certain nombre d'objectifs et d'hypothèses. Ils se situent à la fois sur un plan général que sur un plan spécifique. 1- Objectif général Il consiste à analyser l'effet de la corruption sur l'économie de la zone UEMOA et sur la période Objectifs spécifiques Il s'agit précisément dans le cadre de ce travail de : 1- Evaluer l'élasticité de la croissance économique par rapport à la corruption dans les pays de l UEMOA. UEMOA. 2- Déterminer l effet de la corruption sur la croissance économique de la zone B- Hypothèses De ce qui précède il découle les hypothèses ci-après : Hypothèse 1: la croissance économique est élastique à la corruption dans les pays de l'uemoa. Hypothèse 2 : la corruption ralentit la croissance économique dans les pays de l'uemoa. PARAGRAPHE III : L'intérêt de l'étude Les interrogations ci-dessus énumérées sont essentielles tant il est vrai que toute politique visant la correction d'un déséquilibre doit être suffisamment renseignée sur les causes du phénomène par la présentation des points de vue théorique, fonctionnel et opérationnel. Elles constituent les préoccupations autour desquelles est bâtie la présente étude et lesquelles préoccupations permettront de valider ou non, au plan empirique, les différentes constructions théoriques quant à l'impact de la corruption sur l'économie de la zone UEMOA. Par ailleurs, l'étude présente l'intérêt de tester, de présenter et de comparer un éventail d'explications rompant ainsi avec des approches beaucoup plus restrictives. Ainsi l étude se veut opérationnel, en ce sens qu elle fournit des éléments d analyses empiriques propres à renforcer les bases décisionnelles des autorités compétentes en matière de prévision et d'éradication de la corruption. 8

9 SECTION II : Revue de littérature Il s'agira dans cette section de passer en revue les différentes approches de la question de la corruption tant sur le plan théorique qu'empirique, tout en abordant les déterminants de la croissance économique. PARAGRAPHE I : Approches théoriques de la corruption et de la croissance économique. En économie comme dans plusieurs domaines scientifiques, les mots peuvent parfois revêtir des sens qui n'ont rien à avoir avec leur étymologie : c'est la terminologie. Ces terminologies font bien souvent appel à d'autres notions auxquelles elles sont liées. Ainsi, il est intéressant d'élucider le sens des concepts de la corruption et de la croissance au regard de la littérature économique et de les inscrire dans des cadres théorique et empirique pertinents. A- Clarification du concept de la corruption La clarification du concept de la corruption nous permettra d'une part d'aborder ses différentes approches de définition, et d'autre part d'en faire une typologie. 1- Approche de définition du concept de la corruption Du point de vue théorique, il est nécessaire d'aborder avant toute chose les différentes approches de définition du concept de la corruption. En effet, deux approches de définition de cette terminologie s'affrontent : celle dite endogène et celle exogène. La définition selon l'approche endogène fait de la corruption l abus d une charge publique à des fins privées. Cette approche est celle de Bardhan (1997) cité par Honlonkou (2007) qui définit la corruption comme étant «l'ensemble des pratiques d'usage abusif (illégales et/ou illégitimes) d'une charge publique procurant des avantages privés induits.» Au niveau international, elle est exprimée par la formule : Corruption = situation de monopole + pouvoir discrétionnaire responsabilité (F MI, 1998). Cette formule traduit bien l'idée de Banfield (1958), celles de Rose-Ackerman (1979) et de Klitgard (1988) qui affirment que la corruption pose un problème d'asymétrie d'information. 9

10 Dans un tel contexte, la maîtrise du phénomène dépend essentiellement des coûts de monitoring 3 que le centre de décision (dirigeants politiques) est prêt à supporter. Cette approche de définition qui est celle de la Banque Mondiale et qui concorde avec la pensée du lauréat du Prix Nobel Gary Becker qui a déclaré : «Si nous abolissons l'etat, nous abolissons la corruption» (Begovic, 2007). Elle est celle dite endogène, car elle considère la corruption comme un processus endogène à la politique. Elle se différencie de l'approche exogène par l'exclusion de la possibilité de corruption dans le secteur privé, et considère que la cause de la corruption réside dans l'autorité publique et dans son abus et lie la corruption à l'etat, à ses activités, à son intervention sur les marchés, et à l'existence du secteur public. La seconde approche de définition considère la corruption comme étant un processus exogène à la politique. L'une des définitions les plus séduisantes comme l'affirme Begovic (2007) est celle de Tanzi (1995) qui affirme que : «La corruption est la violation intentionnelle du principe d'impartialité dans le but de retirer de ce comportement des avantages pour soi-même ou pour des personnes avec lesquelles on est en relation» P 2. Trois éléments caractérisent cette définition. Le premier se réfère à la violation du principe d'impartialité, qui se caractérise par la préférence envers des agents économiques particuliers dans la prise de décisions économiques auxquelles sont associées plus d'une partie. Deux autres éléments sont nécessaires pour qu'il y ait corruption, il s'agit du caractère intentionnel de la violation du principe d'impartialité, et qui doit être fait dans le souci d'en tirer un avantage. Obtenir un avantage, ou procurer un bénéfice à l'agent économique corrompu peut revêtir plusieurs formes. Au delà de la notion répandue qui consiste à recevoir de l'argent, elle peut consister également en cadeaux ou en services rendus qui représentent des montants similaires. Offrir des bijoux de prix à la femme de la personne qui a violé le principe d'impartialité ou fournir un emploi bien rémunéré (pour peu de travail) à son fils est sans doute de la corruption (Begovic, 2007). Selon le même auteur la corruption entraîne de celui qui est corrompu pour celui qui corrompt, «une obligation informelle mais parfois contraignante à rendre le service ou à le payer en retour» P 3; cette obligation subsistant dans le temps, la possibilité d'obtenir des avantages de la personne corrompue subsiste également. En outre lorsqu'on conclut un contrat de corruption, le service à rendre n'est pas spécifié, mais il y a présomption d'obligation. 3 C'est l'opération qui consiste à suivre méticuleusement le fonctionnement d'un système, d'un processus en temps réel. Encyclopédie - Wikipédia 10

11 De ces deux approches théoriques celle qui sera adoptée dans le présent travail de recherche est celle qui fait de la corruption un processus endogène à la politique. Ce choix se justifie par le souci d'une meilleure gestion des biens publics et d'une redistribution efficiente et efficace des moyens mis à la disposition de l'etat par les contribuables, gage d'une bonne politique de réduction de la pauvreté. Elle est également celle adoptée par (Honlonkou, 2007) qui affirme que le secteur public est le déterminant de l'environnement économique. Ce choix nous amène à aborder les différents types de corruption. 2- Typologie de la corruption Dans le souci de catégoriser les formes de corruption, chaque auteur a apporté sa contribution sans pour autant se soucier de l'approche adoptée par les autres. Ce qui a conduit à l'existence d'une pléthore de charpentes de types de corruption. Ainsi les auteurs utilisent parfois des terminologies différentes pour désigner le même phénomène. En effet, certains auteurs ont classé la corruption en deux grandes catégories, et d'autres en trois et d'autres encore en quatre. Nous essaierons à travers le paragraphe suivant d'en aborder les plus significatives (catégories/formes), et d'en faire une synthèse. Selon Ventelou (2002) on distingue analytiquement deux sortes de corruption: celle des agents subalternes, qui profitent de leur poste pour s'enrichir au détriment d'un centre dont on suppose les objectifs raisonnablement bien définis; et celle des hommes politiques qui atteint le comportement du centre lui-même, et les relations entre le pouvoir politique et les électeurs. Le manuel du GOPAC quant à lui classe la corruption en quatre formes qui selon ses auteurs, sont étroitement liées. Il s'agit du pot-devin et du graissage de pattes; de la petite et de la grande corruption; de la corruption bureaucratique; et enfin de la corruption politique. Le pot-de-vin correspond au paiement que demandent les agents publics (ou offert par des agents privés) en échange de faveur comme un marché public. Le graissage de patte est l'argent payé à des fonctionnaires pour effectuer le travail pour lequel ils sont déjà payés, comme la délivrance d'un permis de conduire. Au second rang figure la petite et la grande corruption. La petite corruption est la collusion entre un fonctionnaire et un membre du public pour contourner le système à propos des transactions relativement moins importantes. Elle implique donc majoritairement des fonctionnaires subalternes. Par contre la grande corruption correspond à la subversion du système par de hauts fonctionnaires du gouvernement, des ministres et des chefs d'etat. En troisième lieu se trouve la corruption bureaucratique qui est l'abus de la latitude des fonctionnaires pour modifier ou contourner des règles et règlements en échange de certains 11

12 avantages. Elle survient le plus souvent lorsque d'importantes récompenses et pénalités se trouvent sous le contrôle d'un agent. Et pour finir cette seconde série des formes de corruption, nous définirons la corruption politique qui est le trafic d'autorité par des dirigeants politiques et peut même englober l'octroi de faveurs, des irrégularités dans les campagnes de financement et la fraude. C'est ce que Akakpo (2006) appelle les dépenses de corruptions électorales. Begovic (2007) affirme qu'il existe trois types de corruption: la corruption sans vol, la corruption administrative et la capture de l'etat. Il définit la corruption sans vol comme étant celle destinée à obtenir ou à accélérer la matérialisation d'un droit qu'un citoyen ou une entité peut faire valoir. Nous pouvons citer à titre illustratif la corruption d'un fonctionnaire lors de la délivrance d'un passeport. Le même auteur cite la corruption des fonctionnaires en vue de passer avant les autres dans l'obtention d'un service tout à fait légal, comme une version spécifique et plus agressive de cette forme de corruption. Dans son analyse, il ajoute que la fréquence de ce type de corruption est un bon indicateur de l'aptitude et de l'efficacité de l'administration d'un pays. La seconde variante de types de corruption selon (Begovic, 2007) est la corruption administrative qui est la demande de pot-de-vin par des fonctionnaires pour violer les règles. La caractéristique majeure de cette forme de corruption est que la législation et les politiques publiques ne sont pas appliquées convenablement. Elle peut être une réaction pour contourner les mauvaises politiques. Enfin la capture de l'etat vise à transformer les lois et règlement en vue de privilégier les intérêts de celui qui corrompt. «La présomption de base est que la législation et les politiques sont sous l'influence décisive de législateurs corrompus par quelques oligarques» (Begovic, 2007) P 6. Après avoir explicité le concept de la corruption et abordé ses différentes typologies, il est alors nécessaire d élucider le concept de la croissance économique qui constitue le deuxième axe de cette étude. B- La théorie de la croissance Depuis Adam Smith et sa richesse des nations, la croissance économique occupe l esprit de nombreux économistes. De nos jours, deux analyses tendent à être privilégiées : Les plus anciennes reposent sur les modèles néo-classiques développés par Solow- Swan (1956) ; 12

13 perspectives. La seconde, la théorie de la croissance endogène semblerait ouvrir de nouvelles 1- Le modèle de Solow 1.1- La fonction de production Le modèle de Solow se présente comme suit : la production (Y) est une fonction du capital (K), du travail (L) et du progrès technique (A), soit : Y t = F (K t ; A t L t ) Cette fonction vérifie les propriétés suivantes : Elle est homogène de degré 1 et à rendement d échelle constant ; c'est-à-dire que si tous les facteurs de production sont multipliés par une quantité donnée, il en sera de même pour la production. Comme F est homogène de degré 1, la fonction de production par tête s écrit : y t = f (k t ); où k t = k t /A t L t = Y t /A t L t sont deux grandeurs par tête on a : f (k t ) = F (K t ;1) La productivité marginale des facteurs de production est positive, mais décroissante au fur et à mesure que le capital augmente. f (0) = 0 ; f (k) > 0 ; f (k) < 0 La fonction de production est supposée remplir les conditions d Inada : f (0) = 0 ; sans capital pas de production f ( ) = ; la production n est pas bornée lim f (k) = et lim f (k) = 0 k 0 k 1.2- Le modèle Soit : s le taux d épargne ; n et g les taux de croissance respectifs de la main d œuvre et du progrès technique ; d le taux de dépréciation du capital ; on a : k = sf (k) (n + g + d)k Il existe pour chaque valeur de s, une valeur unique k*, constante au cours du temps qui vérifie : sf (k*) = (n + g + d)k* 13

14 Solow (1956) suppose que le progrès technique est neutre au sens de Harrod ; cela revient à considérer que la démographie et le progrès technique jouent à peu près le même rôle économique : la démographie détermine le nombre d unités de main d œuvre, le progrès technique celui de l efficacité d une unité de main d œuvre. D un point de vue économique c est l efficacité de l ensemble des unités de mains d œuvre qui compte. L analyse de Solow (1956) attribue l origine de la croissance par tête au montant de capital technique investi (machine, équipement, logiciels, infrastructure, etc.). Lorsque l investissement par tête dépasse le montant de la dépréciation du capital par tête existant, chaque travailleur dispose d un équipement plus performant et peut produire davantage. Toutefois, lorsqu on augmente le capital par tête, la production augmente mais pas de façon proportionnelle, (c est le principe des rendements décroissants). Ainsi, à force d augmenter le capital par tête, va venir un moment où la production par tête augmentera moins vite que cela ne coûte, jusqu à atteindre le sentier de croissance équilibré. Sur le sentier de croissance équilibré, le taux de croissance de la production est déterminé uniquement par le taux de croissance du progrès technique et de la main d œuvre. 2- les théories de la croissance endogène 2.1- Les sources de la croissance La théorie néo-classique identifie une seule source de croissance : l accumulation du capital physique. Les théoriciens n ignorent pas les autres sources, mais ils ne les intègrent pas explicitement dans les modèles, considérant que la variable exogène appelée «progrès technique» capte tous ces effets. A l inverse, les modèles de croissance endogène sont caractérisés par une grande diversité des sources retenues : investissement en capital physique, en capital humain, en capital public, apprentissage par la pratique, recherche et innovation technologique. Ces sources ont été de longues dates identifiées par les économistes, mais la croissance endogène les formalise pour la première fois, et permet donc de mieux comprendre leurs effets Le capital physique C est l équipement dans lequel investit une entreprise pour la production des biens et services. C est une source commune à l ancienne et à la nouvelle théorie, mais celle-ci le traite différemment. En effet, pour qu il y ait croissance auto-entretenue, il faut une constance du rendement marginal du capital. Le modèle fondateur de la croissance endogène [Romer, 14

15 (1986)] repose sur des phénomènes d externalité entre les firmes. En investissant dans de nouveaux équipements, une firme se donne les moyens d accroître sa propre production mais également celle des autres firmes concurrentes ou non. L explication de ce phénomène réside dans le fait que l investissement dans de nouvelles technologies est le point de départ à de nouveaux apprentissages par la pratique. Parmi les formes d apprentissage, on peut citer : l amélioration des équipements en place, les travaux d ingénierie (agencement des techniques existantes), l augmentation de la compétence des travailleurs. Or, ce savoir ne peut être approprié par la firme qui le produit. Il se diffuse inévitablement aux autres firmes. L investissement dans le capital physique a un double effet : Il agit directement sur la croissance et indirectement sur le progrès technique La technologie La technologie peut être définie comme «un ensemble de connaissances relatives à certains types d évènements et d activités associées à la production et à la transformation de matériaux» [Rosenberg, 1982]. Le progrès technique désigne donc une augmentation de la capacité des hommes à maîtriser la nature, sous la forme d une plus grande productivité. Il repose sur l analyse des conditions économiques qui favorisent le changement technique. Chaque changement technique provient d une idée mise en forme et testée. Les coûts de mise au point peuvent être très élevés. En revanche, une fois ces étapes franchies, si l idée est acceptée, le produit peut être multiplié avec un coût bien moindre, (le premier disque compact, le 1 er ordinateur ont nécessité des efforts colossaux de la part de ceux qui les ont mis au point, cependant leur reproduction à l identique a été beaucoup plus facile). Le progrès technique donne naissance à des rendements croissants si bien que pour celui qui s est efforcé de transformer l idée produite, le risque existe que des concurrents s enrichissent et que lui ne récupère jamais son investissement initial. Des droits de propriétés limiteront ce risque : brevets ou copyright protègent l inventeur qui dispose d un monopole d exploitation (limité dans le temps) sur l œuvre ou le produit tiré de son travail. D un point de vue économique, cette théorie porte atteinte au cadre concurrentiel et permet l apparition de nouveaux produits et de nouvelles idées. A défaut les idées nouvelles ne tombent pas forcément dans les mains de l inventeur mais celles de l humanité (exemple de l écriture, de la mécanique, etc). C est justement lorsque l on souhaite que les idées nouvelles bénéficient à tous qu il devient nécessaire d en faire supporter le coût par la collectivité ; ainsi le financement est public, afin que chacun puisse librement accéder à ses résultats : c est un bien collectif. 15

16 Pour Romer (1986) le changement technique sera d autant plus intense que les innovateurs espéreront en tirer un profit important. Le progrès technique n est pas exogène, il est produit. Son niveau de production dépendra de la rémunération attendue, c'est-à-dire des droits de propriétés et rente monopolistiques (on se situe dans le cadre de la concurrence imparfaite). Si au travail et au capital utilisé, on ajoute des idées nouvelles génératrices de changement technique, tout sera modifié, car les idées ont un rendement croissant : plus on s appuie sur un stock d idées importantes, plus on aura de nouvelles idées Le capital humain Le capital humain désigne le stock de connaissances valorisables économiquement et incorporées aux individus. Ce sont non seulement les qualifications, mais aussi (et dans le cas des pays en développement surtout) l état de santé, la nutrition, l hygiène. Dans le modèle de Solow, la croissance provient, d une part, de l augmentation de la population active (or la quantité de capital humain est liée au nombre de personnes actives) et, d autre part, de l accroissement de l efficacité de la combinaison productive (ce qui peut s interpréter aussi bien par le progrès technique que par l accroissement de la «qualité» au sens d efficacité productive du capital humain). L approche économique contemporaine de l éducation s est développée à partir de la fin des années 1950 avec les travaux de Schultz (1963), Becker (1964) et Mincer (1958, 1974) qui ont fondé la théorie du capital humain. Selon cette théorie, les compétences acquises dans le système d enseignement (école, collège, université etc.) augmentent la productivité des individus et partant accroissent les revenus qu ils tirent de leur travail. En d autres termes elles constituent une forme de capital dont la particularité est d être «incorporée» dans les personnes qui les détiennent, d où son nom de capital humain : les individus décident de la durée et du contenu de leurs études en fonction de leurs coûts ainsi que des bénéfices qu ils espèrent en tirer. De ces décisions résulte la demande d éducation ; le système d enseignement est l offre qui vient répondre à cette demande. L enseignement est conçu comme un processus de production dont on peut analyser l efficacité, c'est-à-dire la façon dont les dépenses d éducation sont traduites en résultats scolaires. En effet, l éducation est un investissement. La valeur de celui-ci dépend directement du coût monétaire de l éducation et des gains futurs anticipés procurés par l information. L éducation représente un investissement avantageux, si la valeur actualisée nette des coûts et des avantages est positive. L investissement en capital humain est aussi un investissement profitable du point de vue de la société. Autrement dit l éducation procure des 16

17 gains sociaux, supérieurs aux gains privés. Cette externalité positive justifie pour certains l intervention de l Etat dans la prise en charge du système éducatif. Dans ce schéma, l éducation est un investissement dont l individu attend un retour. Il est alors naturel de souligner que la tendance séculaire dans les pays occidentaux à un allongement de la durée moyenne de la scolarité est une cause non négligeable de la croissance. Le capital humain disponible dans l économie est réparti en deux catégories : celui qui est utilisé dans la production (les travailleurs) ; celui qui est dans le système de formation (c'està-dire à la fois les professeurs et les élèves). La part des élèves et des professeurs dans la population active est en quelque sorte un taux d investissement de l économie. De même que l investissement est la partie de la production qui n est pas consommée (mais investie afin d accroître la production et la consommation future), les personnes qui ne sont pas employées dans le secteur de la production soustraient une ressource (il y a moins de biens produits), mais permettent d accroître l efficacité future du travail (puisque les personnes formées sont plus efficaces), dans la production et la consommation. Pour qu un tel modèle puisse engendrer une croissance auto entretenue il suffit que le rendement marginal du capital humain soit constant. S il est décroissant il n y aura pas de croissance à long terme. S il est croissant, il y aura une croissance explosive. PARAGRAPHE II : revue empirique de la recherche Il s agira dans ce paragraphe d aborder quelques unes des recherches empiriques ayant trait à la croissance économique, à l investissement et ensuite à la corruption. A- Les analyses empiriques de la corruption Il s'agira dans cette partie du travail de mettre en relief les résultats auxquels ont abouti les recherches pour ce qui est de la relation existant entre la corruption, la croissance économique et l'investissement. 1- La relation corruption, croissance économique et investissement S'agissant de la relation existant d'une part entre corruption et croissance économique, et d'autre part entre corruption et investissement public, il faut généralement retenir que les statistiques sont souvent peu fiables, mais les données disponibles laissent penser que celle-ci 17

18 occupe une place importance dans l'activité économique 4. Au Kenya, les dépenses publiques «douteuses décelées, par le Contrôleur et Auditeur général en 1997 représentaient 7,6% du PIB. En Lettonie, d'après une récente enquête de la Banque mondiale, plus de 40% des ménages et entreprises admettent que la corruption est chose normale et aide à résoudre bien des problèmes. En Tanzanie, selon les données d'une enquête sur la prestation de service, les pots-de-vin versés aux fonctionnaires de police, aux employés des tribunaux et à ceux des services fiscaux et du bureau du cadastre représentent 62% des dépenses publiques officielles dans les secteurs respectifs. Aux Philippines la commission d'audit estime que 4 milliards de dollars sont détournés tous les ans par la corruption dans le secteur public. Honlonkou (2007) dans une étude basée sur des statistiques disponibles sur des indicateurs de performance économiques et les indices de corruption, à essayer de mettre en évidence les liens existants entre la corruption, l'inflation, la croissance économique et le développement humain durable. Au nombre des conclusions auxquelles il a abouti nous pouvons retenir que la corruption sans vol induit des surcoûts (prix de revient et de vente des produits plus élevés) qui peuvent être à la base d'une hausse généralisée des prix et des revenus. Cette hausse peut à son tour entrainer une accélération de l'inflation si les agents corrompus répercutent leurs anticipations d'une hausse des prix et des revenus sur les pots-de-vin. Elle agit dans ce cas comme une taxe. Mais dans le cas de la corruption avec vol il y a plutôt une réduction de coût. Elle peut être donc considérée comme une subvention illégale. Dans ce cas de figure, elle ne saurait être source d'inflation. Alors le sens de la relation entre l'inflation et la corruption dépend de la forme de corruption prédominante dans un pays. La corruption induit une mauvaise allocation des ressources. Elle diminue la productivité et l'efficacité générale de l'économie. Elle peut être la source de la perte d'emplois durables dans les entreprises au profit des emplois précaires dans le secteur informel. Ainsi elle entrave non seulement la croissance économique par une mauvaise allocation des ressources et le développement, la mauvaise utilisation et même la perte du capital humain (Proximité, 1999), mais également, elle entrave le développement par son impact négatif sur le revenu, l'instruction et la santé. La corruption est également à l'origine du déficit chronique de la balance des paiements et de l'établissement par l'administration publique, de fausses statistiques servant de bases aux politiques économiques. 4 Anwar Shah et Mark Schacter (2005) 18

19 En utilisant le coefficient de rang de Spearman, (Honlonkou, 2007) est parvenu à la conclusion selon laquelle, le coefficient de corrélation entre la corruption et l'inflation est de (- 0,59) et hautement significatif. Les coefficients de corrélation partielle montrent que la relation entre l'inflation est mieux mise en évidence lorsqu'on tient compte des autres éléments de performance de l'économie. La relation entre la corruption et la croissance économique via l'investissement est faible et significative, mais parfois fragile. (Honlonkou, 2007) parvient également à montrer que la corruption n'entrave pas toujours la croissance économique surtout dans les pays en développement. Il ressort par ailleurs d'une étude faite en 2004 par la Banque Mondiale sur les ramifications de la corruption dans le secteur des services qu'une amélioration de l'écart-type de l'indice de corruption du Guide international du risque-pays donne lieu à une baisse de 29% du taux de mortalité infantile, à une augmentation de 52% de la satisfaction chez les bénéficiaires de soins de santé publique et à un accroissement de 30 à 60% de la satisfaction du public devant l'amélioration des routes. Les études montrent aussi que la corruption nuit à la croissance, compromet la formation de capital, réduit l'efficacité de l'aide au développement et accroît l'inégalité des revenus et la pauvreté. Dubly & Montmaquette (1987) dans une étude empirique ont tenté d'approcher la corruption par ses effets supposés sur la structure fiscale et ont abouti à la conclusion qu'elle induit un taux d'impôt excessif. Mauro (1995) se basant sur des données fournies par une agence privée de rating (Business International) mène une analyse statistique des conséquences de la corruption. Elle lui permet de mettre à jour deux relations extrêmement fortes : 1- L'investissement privé et la croissance économique d'un pays sont fortement et négativement corrélés avec son niveau de corruption. 2- La corruption s'accompagne statistiquement d'autres dysfonctionnements institutionnels telles que l'inefficacité bureaucratique, celle du système juridique et l'instabilité politique. Selon toujours Mauro (1995), seules deux alternatives sont possibles. Soit la corruption reste limitée, et le contrôle central possible; soit au delà d'un seuil, l'ensemble paraît s'écrouler à taux croissant. Mais ce raisonnement est controversé par certains auteurs qui soutiennent qu une certaine corruption est désirable pour deux raisons principales (Leff, 1964). La première est qu en jouant le rôle d une prime par tâche effectuée par l agent, le surcoût encaissé par ce 19

20 dernier l incite à travailler beaucoup plus. La deuxième raison est que la corruption permet aux entrepreneurs de contourner une administration inhibitrice. Ainsi, la corruption permet par exemple «d huiler les rouages» d une administration rigide (Bardhan, 1997). Selon cette ligne de pensée, dans le contexte de certaines régulations envahissantes des pays en développement, la corruption peut accroître l efficacité économique. Cette pensée est soutenue par la théorie selon laquelle dans un environnement de préexistence de politiques génératrices de distorsions où il est impossible d atteindre l optimum parétien, les politiques correctrices, en fait défaillantes, permettent d aboutir à un optimum de second rang. Ainsi, dans des pays où des salaires sont bas et où les biens et services ne sont pas vendus à leur vraie valeur sur des marchés fortement régulés, la corruption restaurerait le mécanisme des prix et améliorerait l allocation des ressources (Lui, 1996). Honlonkou (2007) sur les traces d'autres auteurs va tenter de démontrer la fausseté de cette argumentation. Car en exigeant un surcoût, l agent exclut certains bénéficiaires potentiels de l accès à des biens publics (fait référence à la violation du principe d'impartialité évoqué plus haut). Ce qui crée des problèmes d équité. Par ailleurs, il affirme que l argument du «graissage des rouages administratifs» est faible parce qu il ne prend pas en compte le fait que l agent corrompu peut créer une situation de pénurie artificielle, c est-à-dire «rouiller les rouages administratifs» ou «créer et allonger artificiellement les rangs» pour pouvoir imposer un surcoût aux bénéficiaires potentiels. On perçoit ainsi pourquoi la corruption, acceptée comme correctrice d une situation initiale inefficace, peut elle-même aggraver cette situation. Dans une large mesure, l instabilité politique en Afrique, génératrice d état de non droit, est attribuée à la corruption (Umo 1986). Ainsi, le présent travail de recherche prend comme hypothèse de départ que la corruption est nuisible au développement (Shleifer et Vishny, 1993; Bardhan, 1997; Ali et Isse, 2003; Honlonkou, 2007) De tout ce qui précède, nous retenons que dans la plupart des cas, la corruption constitue un déterminant majeur de la croissance économique. Mais la plupart des études ne prennent pas en compte d une part le cas des pays de l UEMOA, et d autre part utilisent des méthodologies qui diffèrent de celle adoptée dans cette étude, sans occulter les résultats mitigés des recherches empiriques antérieurs. C est le cas par exemple de (Bludo et Sardan, 2003) qui ont adopté une approche anthropologique, de (Honlonkou, 2007) qui utilisa le coefficient de rang de Spearman pour étudier la corrélation entre ces différentes grandeurs. Ce qui justifie la présente étude. Pour cela il s avère nécessaire de présenter0 notre méthodologie. 20

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