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1 Botswana 2012

2 Botswana Le Botswana devrait connaître une croissance économique de 4.8 % en 2012 et 6.7 % en L'inflation est restée forte, à 9.2 % en décembre 2011 par rapport à décembre 2010, bien au-dessus de la fourchette de 3 % à 6 % visée par la Banque du Botswana (BoB). Elle devrait néanmoins s'atténuer en 2012 et en Une production minière inférieure à son potentiel et la baisse des dépenses publiques devraient tempérer la croissance de la demande. Le Botswana n'en demeure pas moins confronté à un fort taux de chômage (17.5 %), une pauvreté endémique (20.7 %) et de fortes inégalités sociales. Face à ces enjeux, de nombreux programmes sont en vigueur, tels que le Programme de travaux publics à forte intensité de travail (Ipelegeng), les fonds pour l'emploi des jeunes et le développement, ainsi que la mise en place de filets de protection sociale. La Stratégie nationale de diversification économique (National Economic Diversification Drive Strategy - NEDDS) vise à renforcer les moyens de production des entreprises nationales et devrait contribuer aussi bien à la création d'emplois qu'à la croissance. Vue d'ensemble Le Botswana reste l'un des meilleurs exemples de réussite en Afrique. Il figurait parmi les pays les moins développés au lendemain de son indépendance en 1966, mais il s'est hissé en trente ans au rang de pays à revenu intermédiaire. Cette réussite s'explique par des politiques macroéconomiques saines, une bonne gouvernance, des institutions opérationnelles ainsi qu'une gestion judicieuse des ressources en diamants. Le revenu par habitant, qui avoisinait les 70 dollars (USD) en 1966, s'élève à USD en L'économie s'est bien remise de la crise de 2008/09, grâce à la reprise de la demande mondiale en diamants. La croissance a progressé de 7.2 % en 2010, contre une croissance négative de -4.9 % en 2009, et était estimée à 6.4 % en 2011 avant de se replier aux alentours de 4.8 % en L'activité minière, la construction et l'industrie manufacturière sont les principaux moteurs de la croissance. La formation de capital a contribué à 56 % à la croissance réelle du PIB, suivie par le commerce extérieur. Les efforts déployés pour diversifier l'économie, en dehors du secteur minier, sont à souligner. La contribution du secteur minier au PIB est ainsi passée de 46.1 % en 2006 à 34.7 % en 2010, à la faveur de l'essor des industries manufacturières, de la construction et des secteurs axés sur les services (cf. Tableau 2). Les perspectives économiques à moyen terme resteront cependant tributaires de la demande mondiale en diamants et des investissements dans le secteur privé. Le Botswana s'astreint à assainir ses finances, suite à la dégradation de ses déficits en raison de la crise financière mondiale. Déterminé à réduire le déficit budgétaire et à revenir à l'équilibre d'ici 2012/13, le gouvernement s'est engagé à améliorer le recouvrement des recettes et à maîtriser ses dépenses, sans nuire à la croissance. Le déficit budgétaire devrait passer de 8.1 % du PIB en 2010/11 à 5.2 % en 2011/12 pour finalement revenir à l'équilibre en 2012/13. La hausse des prix des carburants et des denrées alimentaires importés s'est soldée par un taux d'inflation supérieur à l'objectif visé, qui devait rester compris dans une fourchette allant de 3 à 6 %. L'inflation s'est élevée à 8.5 % en moyenne de janvier à décembre La BoB table sur une baisse de l'inflation, avec une demande intérieure modérée et une inflation mondiale contenue par la faible utilisation des capacités et les forts taux de chômage. L'inflation devait se maintenir dans la fourchette ciblée de 3 à 6 % à partir du deuxième trimestre Le solde extérieur du Botswana a progressé, avec des recettes d'exportation tirées par la reprise de la demande mondiale en diamants. Ces recettes ont augmenté de 24.8 % en 2011 en valeur nominale, s'élevant à milliards de pulas (BWP). Les exportations de diamants représentent 75.6 % des recettes d'exportation. La balance commerciale et la balance des opérations courantes se sont améliorées et devraient dégager un excédent à compter de Les réserves officielles de change s'élèvent à 8.8 milliards USD en octobre 2011, l'équivalent de 19 mois d'importations de biens et de services. L'encours de la dette extérieure se maintient à un niveau faible et viable, malgré sa détérioration consécutive à la crise financière mondiale. Après s'être creusé à 23.3 % du PIB en 2009 (contre 8.4 % en 2008), cet encours devrait se replier à 20.4 % en 2011 puis à 12.3 % d'ici 2015, grâce aux mesures d'assainissement budgétaires. Malgré ses résultats remarquables, le Botswana n'en demeure pas moins confronté à une pauvreté endémique, de fortes inégalités, un chômage chronique (17.5 % des actifs) et une forte prévalence du VIH/sida. Le nombre de personnes vivant sous le seuil national de pauvreté a toutefois reculé, passant de de 30.6 % en 2002/03 à 2 BAfD, OCDE, PNUD, CEA

3 de personnes vivant sous le seuil national de pauvreté a toutefois reculé, passant de de 30.6 % en 2002/03 à 20.7 % en 2009/10. Pour un pays à revenu intermédiaire, le niveau de pauvreté reste élevé, une situation aggravée par les fortes inégalités de revenus (coefficient de Gini supérieur à 0.6). Le chômage des jeunes, véritable enjeu national, reste à juguler. D'après l'enquête 2005/06 sur la population active, les jeunes (12-29 ans) représentent 63.4 % du nombre total de personnes sans emploi. Plusieurs initiatives de réduction de la pauvreté ont été prises. Elles s'articulent autour de divers programmes de création d'emplois dont la mise en œuvre est assurée par des organisations gouvernementales et non gouvernementales. Des progrès substantiels ont été faits en vue des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), notamment en matière d'éducation et d'égalité des sexes. Figure 1 : Taux de croissance du PIB réel (Australe) 10% 7.5% Croissance réelle du PIB (%) 5% 2.5% 0% -2.5% -5% -7.5% Taux de croissance du PIB réel (%) Afrique australe - Taux de croissance du PIB réel (%) Afrique - Taux de croissance du PIB réel (%) 2010 : estimations ; 2011 et années suivantes : prévisions. Tableau 1 : Indicateurs macro-économiques Taux de croissance du PIB réel Taux de croissance du PIB réel par habitant Inflation IPC Balance budgétaire % PIB Balance courante % PIB : estimations ; 2011 et années suivantes : prévisions. 3 BAfD, OCDE, PNUD, CEA

4 Développements récents et perspectives Tableau 2 : PIB par Secteur (en pourcentage du PIB) Agriculture, foresterie, pêche et chasse Agriculture, élevage, sylviculture et pêche - - dont agriculture - - Mines et extraction dont pétrole - - Industries manufacturières Electricité, gaz et eau Electricité, eau et assainissement - - Construction Vente en gros et de détail, hôtels et restaurants dont hôtels et restaurants - - Transports, entreposages et communications Transport et stockage, information et communication - - Finance, immobilier et services aux entreprises Intermédiation financière, services immobiliers, services aux entreprises et autres services - - Services des administrations publiques Administration publique et défense, sécurité sociale, éducation, santé et travaux sociaux - - Administration publique, éducation, santé - - Administration publique, éducation, santé et autres services sociaux et personnels - - Autres services communautaires, sociaux et personnels - - Autres services Produit intérieur brut aux prix de base / au coût des facteurs Vente en gros et de détail, hôtels et restaurants : estimations ; 2011 et années suivantes : prévisions. La croissance du Botswana a été soutenue en 2011, sur fond de reprise de la demande mondiale en diamants. Le PIB réel trimestriel (en glissement annuel) a progressé de 6.3 %, 5.7 % et 7.8 % aux premier, second et troisième trimestres 2011, respectivement. La croissance est tirée par la construction (26.1%), le secteur manufacturier (12.7 %) et l'activité minière (6.8 %). Elle a été estimée à 6.4 % en 2011, contre 7.2 % en 2010 (cf. Tableau 1). Le taux d'inflation dépasse la fourchette visée par la BoB à moyen terme, entre 3 et 6 % en Il est ainsi passé de 7.4 % en décembre 2010 à 9.2 % en décembre 2011, un rebond imputable à la hausse des prix des produits importés, carburants et denrées alimentaires notamment. Depuis décembre 2010, la BoB maintient son taux d'intérêt préférentiel à 9.5 %, alors que les perspectives d'évolution des prix à moyen terme restent 4 BAfD, OCDE, PNUD, CEA

5 positives. En phase avec le régime de parité à crémaillère, la devise nationale, le pula, s'est renforcé par rapport au rand sud-africain. Il s'est toutefois déprécié de 2.5 % par rapport aux autres grandes devises, en raison des pressions inflationnistes et de la lente reprise des exportations. La croissance de la masse monétaire est restée modeste, en raison de la réduction des dépenses publiques et des dépenses des ménages. Le budget 2011/12 confirme une volonté de maîtrise des dépenses tout en assurant la viabilité budgétaire du pays à long terme. Le solde budgétaire s'est amélioré, avec un déficit global passé de 10.9 % du PIB en 2009/10 à 6.2 % en 2010/11. Le déficit devrait encore se réduire à 3.3 % du PIB en 2011/12. L'objectif à moyen terme est de dégager un léger excédent budgétaire de 0.9 % du PIB en 2012/13. Le solde extérieur du Botswana a progressé, avec des recettes d'exportation stimulées par la reprise de la demande mondiale en diamants. Ces recettes s'élèvent en 2011 à milliards de pulas (BWP, soit 5.88 milliards USD), en hausse de 24.8 % par rapport aux milliards BWP réalisés en 2010 (soit 4.71 milliards USD)[1]. Les exportations de diamants ont représenté 75.6 % du montant total des recettes d'exportation en Le prix du diamant devrait rester élevé en 2012, grâce à la demande soutenue en Inde et en Chine, mais aussi grâce au statut de valeur refuge que revêt le diamant en temps de crise. Les réserves de change brutes restent élevées, à milliards USD en octobre 2011, l'équivalent de 19 mois d'importations de biens et de services. Sur fond de reprise des exportations, les déficits de la balance commerciale et de la balance des opérations courantes se sont résorbés. Ils devraient se réduire en 2011, avant de renouer avec des comptes excédentaires à partir de D'après les premières estimations, le solde des transactions courantes de la balance des paiements devrait être déficitaire en 2011 à environ 3 % du PIB, contre un déficit de 5 % du PIB en 2010 (cf. Tableau 3). Comme l'indique le Tableau 4, la hausse des exportations a eu une incidence positive sur la composition de la demande agrégée, au profit de la formation brute de capital. Le solde du commerce extérieur devrait renouer avec son niveau d'avant la crise (30.8 % du PIB en 2008 et 33 % attendus en 2013), contribuant à la formation brute de capital. 5 BAfD, OCDE, PNUD, CEA

6 Politiques macroéconomiques Politique budgétaire La politique budgétaire du Botswana recherche la stabilité macroéconomique. Le gouvernement a défini un ratio de viabilité budgétaire mesuré par la part de financement des dépenses de fonctionnement, hors investissements, par le biais des recettes courantes durables. L'idée est d'introduire la prudence budgétaire dans le processus de prévision, notamment au regard de la volatilité des recettes minières. Il permet au gouvernement de contrôler ses dépenses tout en créant les conditions nécessaires pour accroître l'ensemble des recettes publiques, de manière à parvenir à l'équilibre budgétaire. Les règles budgétaires plafonnent les dépenses publiques à 40 % du PIB, ainsi que l'encours du prêt public et les prêts à garantie publique à 20 % du PIB pour la dette intérieure comme extérieure. La progression des crédits au secteur privé est également suivie de près pour maintenir les prix stables. A l'issue de l'exercice 2007/08, le Botswana accumulait sept années consécutives d'excédent budgétaire, de l'ordre de 7 % en moyenne par an. Cependant, la crise financière mondiale a inversé cette tendance en 2009, avec un déficit budgétaire de 5.4 % du PIB en 2008/09 et de 10.9 % en 2009/10, suite aux pressions baissières ayant pesé sur le secteur minier, principale source de recettes. Le déficit budgétaire s'est toutefois contracté à 6.2 % du PIB en 2010/11, grâce aux efforts de maîtrise des dépenses (cf. Tableau 3). Des mesures d'assainissement doivent dégager un modeste excédent budgétaire de 0.9 % du PIB pour l'exercice 2012/13. Le système fiscal est réputé solide et exempt de distorsions. La Taxe sur la valeur ajoutée (TVA), à 12 %, reste inférieure aux taux pratiqués par les pays de référence dans la région de l'union douanière de l'afrique australe (Southern Africa Customs Union - SACU). L'impôt sur les revenus voit son taux augmenter proportionnellement au montant des revenus dans une fourchette de 5 % à 25 % pour la tranche des revenus élevés, alors qu'un mécanisme de remboursement des taxes est prévu. Pour autant, le Botswana doit renforcer son administration fiscale, en raison d'un recouvrement inférieur aux seuils préconisés. Alors que le taux réel de TVA s'établit aux alentours de 7 % contre un taux légal de 12 %, le taux d'imposition des sociétés est de l'ordre de 18 %, contre un taux légal de 25 %. Tableau 3 : Opérations financières de l'etat (en pourcentage du PIB) Recettes totales (avec dons) Recettes fiscales Recettes pétrolières Dons Dépenses totales (et prêts nets) (a) Dépenses courantes Sans les intérêts Salaires Intérêts Solde primaire Solde global : estimations ; 2011 et années suivantes : prévisions. Politique monétaire La politique monétaire vise à maintenir la stabilité des prix, avec une inflation comprise entre 3 % et 6 %, dans la moyenne des pays de référence de la région. Le taux d'inflation a néanmoins dépassé la tranche supérieure de la fourchette ciblée depuis De janvier à décembre 2011, il a atteint en moyenne 8.5 %. Cette 6 BAfD, OCDE, PNUD, CEA

7 poussée s'explique par des facteurs exogènes, dont le prix des importations de carburant et de denrées alimentaires. Il devrait néanmoins converger vers la fourchette ciblée dans le courant deuxième trimestre Afin de soutenir l'orientation de la politique monétaire, l'excédent de liquidités dans le système bancaire a continué d'être absorbé par des opérations d'open market ayant recours aux certificats de la BoB, ainsi que par l'augmentation du niveau de réserves primaires obligatoires pour les dépôts libellés en devise nationale (pula) auprès des banques commerciales. Afin de stimuler l'investissement intérieur, le taux directeur a été maintenu à 9.5 % depuis décembre 2010, alors que le gouvernement table sur une perspective de faible inflation à moyen terme. La réduction combinée de la demande extérieure comme intérieure permettra de garder les pressions inflationnistes sous contrôle, alors que l'inflation mondiale est contenue par un faible taux d'utilisation des capacités et d'importants taux de chômage. Les pressions inflationnistes au Botswana sont également maîtrisées par la lente croissance des revenus personnels et par la baisse des dépenses publiques. Une augmentation des prix réglementés et des prélèvements sur les services publics, de même qu'une flambée des cours internationaux des carburants et des denrées alimentaires risqueraient toutefois de faire repartir l'inflation à la hausse. La valeur réelle du pula par rapport aux principales devises s'est maintenue et soutient la concurrence grâce au régime de parité à crémaillère. Le Botswana observe un régime de change par bande de fluctuation mobile en ajustant en permanence le taux de change effectif nominal pondéré des échanges du pula dans une amplitude d'ajustement déterminée par l'écart entre le taux d'inflation visé par la BoB et l'inflation projetée par les pays partenaires commerciaux. L'amplitude d'ajustement est donc définie selon une approche anticipatrice et fait régulièrement l'objet de révisions. Après s'être affaibli en 2010 de 7.4 % par rapport au rand sud-africain, le pula s'est apprécié de 5.8 % en Pour autant, le pula s'est déprécié par rapport aux principales devises, conséquence du fort taux d'inflation qui persiste. Le pula a reculé de 11.6 % par rapport à l'euro, de 14.1 % par rapport à la livre sterling, de 14.4 % par rapport au dollar américain, et de 18 % par rapport au yen. Coopération économique, intégration régionale et commerce Le Botswana étant membre de la SACU, les exportations et les importations de marchandises depuis ou à destination de l'afrique du Sud, de la Namibie, du Lesotho et du Swaziland jouissent de la libre circulation et sont exonérées de droits de douane et autres restrictions quantitatives. En tant que membre de la SACU, le Botswana a signé un Accord de coopération en matière de commerce, d'investissement et de développement (Trade, Investment, and Development Cooperation Agreement - TIDCA) avec les États-Unis en juillet Dans le même temps, le Botswana continue de bénéficier de la franchise de droits et de quotas valable sur certaines marchandises exportées vers les États-Unis en vertu de la loi sur la croissance et les opportunités économiques en Afrique (African Growth and Opportunity Act - AGOA). Egalement membre de la Communauté pour le développement de l Afrique australe (SADC) composée de 15 pays, le Botswana bénéficie de la libre circulation des marchandises en vertu du Protocole d'échange de la SADC relatif à la clause de la nation la plus favorisée concernant les échanges de marchandises entre les pays membres. Le pays appartient également au groupe des sept signataires de l'accord de partenariat économique (APE) de la SADC, et a fait partie des quatre membres à avoir signé un APE provisoire avec l'union européenne (UE) en juin Le Botswana et l'ue préparent un APE complet couvrant les services et l'investissement. Tableau 4 : Comptes courants (en pourcentage du PIB) Balance commerciale Exportations de biens (f.o.b.) Importations de biens (f.o.b.) Services Revenu des facteurs Transferts courants Solde des comptes courants : estimations ; 2011 et années suivantes : prévisions. 7 BAfD, OCDE, PNUD, CEA

8 Politique de la dette Le Botswana est toujours parvenu à maintenir une dette publique minime et viable, suite à la succession d'excédents budgétaires et à des politiques d'endettement extérieur prudentes. La crise financière mondiale et la baisse de la demande en diamants qui en a résulté ont concouru à la forte érosion des recettes minières. Ceci, conjugué à une hausse significative des dépenses publiques, a eu pour conséquence de creuser le déficit budgétaire à 10.9 % en 2009/10. La dette publique du Botswana s'est aggravée, passant de 6.7 % en 2008/09 à 16.1 % en 2009/10. Si la dette publique extérieure a quant à elle explosé à 10.7 % du PIB en 2009/10, contre à peine 2.6 % en 2008/09, elle s'est depuis contractée, en phase avec la maîtrise des dépenses et le recours au financement intérieur pour combler le déficit budgétaire. Bien que la dette brute extérieure (publique et privée) se soit creusée à 23.3 % du PIB en 2009 (contre 8.4 % en 2008), elle devrait se replier à 20.4 % en 2011 puis progressivement se contracter à 12.3 % d'ici Ainsi, la part de la dette extérieure sur les exportations devrait reculer de 70.5 % en 2010 à 60.9 % en 2011, puis encore diminuer pour s'établir aux alentours de 40 % d'ici Figure 2 : Part de l encours de la dette extérieure dans le PIB et ratio du service de la dette sur les exportations (en pourcentage) 30% 25% 20% Pourcentage 15% 10% 5% 0% Dette/PIB Service de la dette/exportations 2010 : estimations ; 2011 et années suivantes : prévisions. 8 BAfD, OCDE, PNUD, CEA

9 Gouvernance économique et politique Secteur privé Le Botswana peut se targuer d'offrir aux entreprises un environnement propice aux affaires, grâce à des infrastructures bien développées, mais aussi des cadres réglementaires et un système fiscal favorables. Comme l'indique le Tableau 2 ci-dessus, les investissements du secteur privé, qui pourvoit 50 % des emplois, sont une composante majeure de la croissance. Dans son rapport Doing Business 2011, la Banque mondiale classe le Botswana troisième pays d'afrique pour son climat des affaires, après l'ile Maurice et l'afrique du Sud. Le pays figure également parmi les 50 premiers pays du monde en matière d'accès au crédit, d'enregistrement de propriété, de paiement des impôts, de protection des investisseurs et de fermeture d'entreprise. Le système fiscal a été déterminant dans le renforcement des investissements du secteur privé dans le pays. Le taux d'imposition de 19.5 % sur les bénéfices reste inférieur au taux moyen de 68 % dans l'afrique subsaharienne et de 43 % dans les pays de l'organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Les titres de propriété s'enregistrent plus rapidement au Botswana, en 16 jours en moyenne, contre 68 et 33 jours respectivement en Afrique subsaharienne et dans les pays de l'ocde. En revanche, le Botswana accuse du retard dans la création d'entreprises, la délivrance de permis de construire et les échanges transfrontaliers. Le traitement des demandes de permis de construire reste lent (24 procédures traitées en 125 jours environ, contre une moyenne de 17 procédures en 51 jours en Afrique subsaharienne). Le pays est par ailleurs pénalisé par son enclavement géographique (le complexe portuaire le plus proche se situant à environ km de ses frontières). Le Botswana débourse en moyenne 30 % de plus que les autres pays d'afrique subsaharienne pour l'acheminement de ses exportations et de ses importations. Le Botswana a libéralisé son compte de mouvements de capitaux pour permettre aux investisseurs étrangers de rapatrier leurs bénéfices. La conduite de cette politique a été confiée au Centre international des services financiers du Botswana (Botswana International Financial Services Centre - IFSC). Le Botswana propose aux entreprises étrangères, par l'entremise de l'ifsc, un certain nombre d'incitations à l'investissement, au nombre desquelles un taux d'imposition sur les bénéfices réduit de 15 %, une exonération de la retenue à la source sur les intérêts, les dividendes, les frais de gestion et autres honoraires versés à un non résident. Parmi les avantages octroyés figure aussi une exonération de la TVA et de l'impôt sur les plus-values, ainsi que l'éligibilité au dispositif botswanais de remboursement fiscal de 200 % des coûts de formation. Par ailleurs, les entreprises soutenues par l'ifsc ont accès au vaste réseau des conventions de double imposition. Afin d'amortir les pertes encourues par les investisseurs en raison des fluctuations du taux de change, elles ont également la possibilité de libeller leur capital dans n'importe quelle devise internationalement reconnue. Une nouvelle stratégie nationale axée sur la diversification économique (National Economic Diversification Drive Strategy - NEDDS) a été élaborée pour la période Elle vise le développement d'entreprises compétitives sur le plan international qui ne requièrent que peu, voire aucune protection ou soutien de la part des pouvoirs publics. A court terme, la stratégie EDD s'emploiera à utiliser le pouvoir d'achat du gouvernement de manière à consolider les capacités de production des entreprises locales. Figurent notamment au nombre des mesures envisagées la passation de marchés publics auprès d'entreprises locales pour la fourniture de biens et de services produits localement, ainsi que l'octroi de marges préférentielles aux entreprises locales dans les appels d'offres publics. Alors que le gouvernement importe pour près de 20 milliards BWP (soit l'équivalent de 3 milliards USD environ) par an, le fait de se fournir localement en biens et en services pourrait stimuler la production des entreprises locales à court terme, et consolider leurs capacités de production pour soutenir la concurrence mondiale à long terme. Dans ses efforts pour valoriser la filière diamantaire, le gouvernement est parvenu à un accord avec le groupe De Beers pour transférer sa bourse aux diamants (Diamond Trading Centre - DTC) de Londres à Gaborone d'ici Aux termes de cet accord conclu le 16 septembre 2011, tous les diamants produits au Botswana seront traités et commercialisés sur le territoire national. Le gouvernement pourra en outre commercialiser 10 % des diamants de la compagnie minière Debswana (joint-venture entre De Beers et l'état) en dehors des circuits de vente de De Beers, cette proportion pouvant aller jusqu'à 15 % dans les cinq ans. Avec cette mesure, le Botswana pourra s'imposer comme une véritable place mondiale diamantaire. Les gemmes produits par De Beers en provenance d'afrique du Sud, de Namibie et du Canada seront regroupés et vendus depuis Gaborone. Secteur financier Soumis à des normes strictes en matière de contrôle, le secteur financier a bien résisté à la crise économique et financière mondiale de Aucune faillite bancaire n'a été à déplorer. En mars 2011, les prêts non productifs n'ont compté que pour 2.5 % à peine du montant total des prêts consentis, contre 3.3 % en mars La part des prêts dans les actifs restait bien inférieure à la barre de 50 %, se limitant à 44.3 %. Le secteur bancaire 9 BAfD, OCDE, PNUD, CEA

10 demeure rentable. Le rendement des actifs moyens atteignait à peine 0.6 % en mars 2011, contre une moyenne de 2.8 % entre 2007 et Les risques de change restent faibles, alors que la part des prêts libellés en devises n'a représenté que 8.1 % du nombre total de prêts consentis en mars 2011, contre 15.5 % de dépôts en devises sur le montant total des dépôts. L'octroi de crédits au secteur privé, y compris le crédit aux ménages, s'appuie sur un système d'information solidement établi. Le bon taux de couverture des agences privées, établi à 57 % de la population adulte, contribue à accroître l'octroi au secteur privé de crédits qui avoisinent désormais 50 % de la masse monétaire totale et 20 % du PIB. Cependant, le niveau de crédits consentis au secteur privé reste largement inférieur à celui des voisins du Botswana (Afrique du Sud, Ile Maurice et Namibie avec respectivement 80, 56 et 43 % du PIB). Le secteur bancaire botswanais connaît un essor rapide. Fin décembre 2010, le Botswana comptait dix banques commerciales, majoritairement étrangères[1]. Alors que les banques commerciales sont encadrées par la BoB, les établissements financiers non bancaires sont réglementés par l'autorité de réglementation des institutions financières non bancaires (Non-Banking Financial Institutions Regulatory Authority - NBFIRA), établie en Instauré en 2003, l'ifsc joue un rôle déterminant dans la promotion des investissements transfrontaliers au sein du secteur financier. En 2010, ce centre avait déjà attiré 46 sociétés, soit un capital cumulé de plus de 9 milliards BWP (1.4 milliard USD environ) ciblant des investissements dans la région de l'afrique australe. Le secteur privé peut également compter sur la Bourse des valeurs du Botswana (Botswana Stock Exchange - BSE), autre organe décisif dans la génération d'opportunités d'investissement. Depuis 2008, la BSE compte une trentaine de sociétés cotées et ne cesse de gagner en importance avec un volume d'échanges d'environ millions BWP en 2010, pour une capitalisation boursière de milliards BWP (soit 30 % environ du PIB).[2] La BSE dispose d'un système de négociation électronique, indispensable pour rivaliser avec les bourses plus développées. Afin de donner plus de poids aux transactions de la BSE, le gouvernement a promulgué en 2011 la Loi sur les valeurs mobilières, qui facilite l'abandon du statut d'organe statutaire de la BSE pour en faire une entité commerciale. Cette loi permettra à la BSE de modifier sa structure et son mode de gouvernance, conformément à sa stratégie commerciale. Gestion du secteur public, institutions et réformes En phase avec la Vision 2016 pour le Botswana érige en véritable principe le développement d'une nation libre, démocratique et responsable, la transparence et la responsabilisation dans toutes les institutions publiques et privées. L'état de droit et le renforcement d'une démocratie participative figurent au nombre des objectifs clés venant étayer le 10 ème Plan national de développement (10th National Development Plan - NDP 10). Un certain nombre de mesures et de cadres de réforme ont été mis en place dans le but de réaliser ces objectifs. La Constitution du Botswana prévoit au plus haut des mécanismes internes de responsabilité dans les opérations des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. Des institutions de contrôle sont également en place et ont été réformées en vue de renforcer leurs compétences[1]. Un programme de modernisation de la fonction publique encourage une éthique au service des usagers et vise à transformer l'administration en un secteur de services d'envergure mondiale. Une étude sur l'efficacité des pouvoirs publics et la satisfaction des usagers permet d'évaluer les résultats du programme. D'ici 2016, le programme a pour objectif d'établir l'efficacité des pouvoirs publics et le taux de satisfaction des usagers à 80 % et 75 % respectivement, contre les 25 % enregistrés en Le programme de réforme de la gestion des finances publiques est également en cours de préparation afin de renforcer l'emploi responsable des ressources financières publiques. Ce programme vise à consolider les systèmes de gestion financière en soutien de la discipline budgétaire du gouvernement, de l'affectation stratégique des ressources, de prestations efficaces et rentables et de comportements responsables. Le Botswana peut se targuer d'avoir institué une solide culture de mécanismes de gestion politique, administrative et financière responsable. Le Botswana arrive en tête des pays africains en matière d'indices de gouvernance et de transparence. Dans son indice 2010 de perception de la corruption, Transparency International a classé le pays 33 è m e sur 178 pays, bien au-dessus de tous les autres pays d'afrique subsaharienne, et même de certains pays avancés comme la Corée du Sud. De la même manière, le Botswana occupe en 2010 la 3 ème place sur 53 pays africains (derrière l'ile Maurice et les Seychelles) dans l'indice de gouvernance africaine compilé par la Fondation Mo Ibrahim. Le Botswana figure également parmi les pays jugés les plus pacifistes au monde. Selon l'indice mondial de la paix en 2010, le Botswana s'est classé 33 ème sur 149 pays, juste derrière Singapour, la France et le Royaume-Uni. Gestion des ressources naturelles et environnement Le Botswana respecte à la lettre un certain nombre d'accords internationaux en matière d'environnement, dont la Convention sur les zones humides d'importance internationale (1971), la Convention sur la diversité 10 BAfD, OCDE, PNUD, CEA

11 biologique (1992), la Convention sur le changement climatique (1992), le protocole de Kyoto dans le cadre de la convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique, la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (1994), l'accord permanent sur le bassin fluvial de l'okavango (1994), et le Protocole sur la conservation de la vie sauvage et l'application de la loi en la matière de la SADC (1999). Conformément à ces accords, le Botswana a mis en place toute une série de mesures politiques spécifiques aux divers secteurs concernés en faveur d'une gestion durable des ressources, telles que la Politique nationale sur la conservation et le développement des ressources nationales (1990), la Politique pour le tourisme (1990), la Politique agricole (1991), le Plan-cadre national de gestion des ressources en eau (1992), et la Politique nationale des établissements humains (1998). La Vision 2016 réaffirme l'importance du développement durable et de la protection de l'environnement. C'est dans ce contexte que la conservation et la gestion durable des ressources naturelles sont pleinement intégrées dans le processus de planification du développement. Dans le cadre du 10 ème Plan national de développement (NDP-10), des objectifs spécifiques ont été déterminés dans chacun des secteurs concernés pour réaliser le 7 ème OMD pour la préservation de l'environnement d'ici Plus d'un tiers de la superficie du pays fait l'objet de mesures de conservation, 17 % étant occupés par des parcs nationaux et des réserves de chasse, 20 % par des zones de gestion de la faune sauvage et 1 % par des réserves forestières. Les communautés participent également à la conservation des ressources naturelles dans le cadre d'un programme de gestion communautaire. Contexte politique L'environnement politique du Botswana compte parmi les plus stables d'afrique et favorise l'application de politiques macroéconomiques prudentes et de réduction de la pauvreté. Le cadre politique se fonde sur une République démocratique parlementaire représentative, dans laquelle le président du Botswana est à la fois chef de l'état et du gouvernement. Le Botswana est une démocratie constitutionnelle multipartite. Les élections se sont toujours déroulées librement, sans irrégularités et aux dates prévues, depuis l'indépendance du pays en Le Parti démocratique botswanais (Botswana Democratic Party - BDP) domine le paysage politique et a été invariablement reconduit en tant que parti au pouvoir depuis l'indépendance. A l'issue des élections générales de 2009, le BDP a remporté 45 sièges sur les 57 que compte le Parlement. Les trois principaux partis de l'opposition se sont partagés les sièges restants comme suit : 6 sièges pour le Front national du Botswana (Botswana National Front - BNF), 4 sièges pour le Parti du Congrès botswanais (Botswana Congress Party - BCP) et 1 siège pour le Mouvement d'alliance du Botswana (Botswana Alliance Movement - BAM). Néanmoins, en 2010, un nouveau parti baptisé le Mouvement botswanais pour la démocratie (Botswana Movement for Democracy - BMD) a été formé par des députés et d'autres hommes politiques qui se sont retirés du BDP au pouvoir. Cette scission a modifié la répartition des sièges détenus par les différents partis politiques. Depuis, le BDP détient 39 sièges, contre 5 sièges chacun pour le BMD, le BCP et le BNF. Le Parlement compte également 4 députés spécifiquement élus, ainsi que 3 députés sans étiquette. 11 BAfD, OCDE, PNUD, CEA

12 Contexte social et développement humain Développement des ressources humaines Le Botswana appartient à la catégorie des pays à revenu intermédiaire, mais n'en demeure pas moins confronté à une pauvreté endémique, de fortes inégalités, un chômage chronique et des taux élevés de prévalence du VIH/sida. La part de la population vivant sous le seuil national de pauvreté est certes passée de 30.6 % en 2002/03 à 20.7 % en 2009/10, mais le taux de pauvreté reste élevé[1]. Au chômage (17.5 %) viennent s'ajouter de fortes inégalités de revenus, avec un coefficient de Gini de 0.6, parmi les plus élevés au monde. Plusieurs mesures ont été prises pour redistribuer les revenus de manière plus équitable, en favorisant la création d'emplois et le développement des compétences, la réduction de la pauvreté et la protection sociale. Des incitations visent à diversifier l'économie, tout en renforçant les moyens de production locaux. L'objectif consiste à améliorer la compétitivité sur le plan régional et international. Le fort taux de chômage est lié à l'inadéquation entre la qualité de l'enseignement et les besoins du marché du travail. Face à ce problème, les établissements de l'enseignement secondaire et supérieur tentent de diversifier leurs programmes. Parmi les mesures en cours, le programme révisé des établissements secondaires de premier cycle a été introduit en 2010 dans le but d'aborder les principales composantes de la création et de la gestion d'entreprise. Un Plan détaillé de développement des ressources humaines (Human Resource Development Plan - HRDP) est en cours de déploiement, dans le cadre de la Stratégie nationale de développement des ressources humaines (National Human Resource Development Strategy - NHRDS), lancée en Ce plan vise à faire coïncider les besoins en main d'œuvre et l'offre de compétences et de ressources humaines formées. Pour la mise en œuvre rapide du HRDP, un Conseil de développement humain (Human Development Council - HDC) doit être instauré en Un programme de stages a été lancé pour aider les jeunes diplômés sans emploi à se perfectionner sur le plan professionnel. De nature permanente, ce programme a bénéficié, depuis son lancement en 2009, à plus de stagiaires, dont la majorité (1 227) déclare avoir trouvé un emploi stable. Afin d'approfondir l'exploration des offres d'emploi, le gouvernement a instauré en 2010 un Observatoire du marché du travail (Labour Market Observatory - LMO) au sein du ministère des Finances et de la planification du développement. Cet observatoire recueille, analyse et diffuse des données sur le marché du travail, tout en assurant un service d'échange sur l'emploi. Pour faire du Botswana une économie du savoir et pas seulement de ressources, le gouvernement a créé une Université internationale des sciences et des technologies du Botswana (BIUST) en Afin de renforcer la portée de ces initiatives, une autre institution baptisée l'oodi College of Applied Arts and Technology (OCAAT), censée accueillir étudiants, devait ouvrir ses portes début Le Botswana n'a cessé renforcer ses infrastructures et autres installations de santé publique, en recrutant de nombreux médecins et praticiens qualifiés. Plus de 95 % de la population a accès à un centre de santé dans un rayon de 8 km. Des parts respectives de 95.8 % et 79.8 % de la population avaient accès à l'eau potable et aux services d'assainissement en Ces taux devraient encore progresser avec la poursuite des investissements dans les services sociaux. Le Botswana a fait de remarquables progrès en matière d'éducation et de lutte contre le VIH/sida. Tout porte à croire que le pays sera en mesure d'atteindre l'objectif du Millénaire pour le développement (OMD) de l'éducation primaire pour tous d'ici Le taux net d'inscriptions au primaire s'est élevé à 85.8 % en 2009 pour un taux d'abandon de 6 % seulement. Malgré un taux de prévalence toujours élevé, l'épidémie de VIH/sida est désormais circonscrite. D'après la troisième enquête sur les incidences du VIH/sida (AIDS Impact Survey III) menée au Botswana, le taux de prévalence était de 17.6 % (20.4 % chez les femmes et 14.2 % chez les hommes) en 2008, mais devrait reculer à la faveur de mesures prises en amont par le gouvernement pour enrayer la propagation de la maladie par un changement des comportements. Le système éducatif intègre à tous les niveaux l'apprentissage des compétences de vie courante pour se protéger du VIH/sida. Le pays dispose d'un des meilleurs programmes d'afrique en matière de prévention de la transmission du VIH/sida de la mère à l'enfant, avec 98 % des nourrissons nés séronégatifs dans le cadre de ce programme. Afin d'éradiquer la maladie, le gouvernement a adopté en 2010 un programme de circoncision des hommes adultes avec l'objectif de réaliser circoncisions en 2011, puisqu'il a été démontré que la circoncision réduisait de 60 % le risque d'être infecté par le VIH/sida. Réduction de la pauvreté, protection sociale et travail Les autorités ont pour priorités la croissance et l'éradication de la pauvreté - et non pas seulement sa réduction. La forte proportion de personnes (20.7 %) vivant sous le seuil national de pauvreté a conduit le Botswana à se fixer pour objectif l'éradication de ce fléau. A cette fin, le gouvernement oriente ses dépenses vers des initiatives à fort rendement, susceptibles de créer de nouveaux emplois en faveur des populations pauvres. Plusieurs programmes de lutte contre la pauvreté ont été adoptés, au nombre desquels le Programme de construction de logements sociaux pour les plus démunis (Destitute Housing, Ipelegeng, travaux publics), le 12 BAfD, OCDE, PNUD, CEA

13 programme de l'agence pour la construction par ses propres moyens (Self Help Housing Agency - SHHA), le Programme intégré de soutien au développement des cultures arables (Integrated Support Programme for Arable Agricultural Development - ISPAAD), divers programmes en faveur des jeunes, le Programme de développement des infrastructures et de gestion du bétail (Livestock Management and Infrastructure Development - LIMID), et dernièrement les jardins potagers. Par ailleurs, une taxe de 30 % sur la vente de boissons alcoolisées a été instaurée pour financer les initiatives d'éradication de la pauvreté. D'autres mesures visent à faciliter l'octroi de micro-crédits via l'agence pour la promotion de l'esprit d'entreprise auprès des citoyens (Citizen Entrepreneurial Development Agency - CEDA), le Fonds pour les jeunes exploitants agricoles (Youth Farmers Fund - YFF), le Conseil des petites entreprises (Small Business Council - SMC) et la formation pour les entrepreneurs supervisée par l'autorité des entreprises locales (Local Enterprise Authority - LEA). Ces initiatives ont permis de ramener le taux de chômage de 24.6 % en 2004 à 17.6 % en 2007, ainsi que de réduire de 25 % le nombre de personnes vivant sous le seuil national de pauvreté, le total étant passé de en 2002/03 à personnes en 2009/10[1]. Le Botswana a ratifié chacune des conventions fondamentales de l'oit et se trouve de ce fait signataire de la quasi-totalité des conventions liées aux questions d'emploi. Le gouvernement continue de venir en aide aux personnes se trouvant dans l'impossibilité de subvenir à leurs besoins vitaux élémentaires. Un rôle conforme à la Vision 2016 et au concept des "5 D" défini par le président : dignité, discipline, démocratie, développement et distribution. Le premier "D", la dignité, se rapporte directement à l'aide dispensée aux personnes dans le besoin et aux groupes les plus vulnérables. Cependant, le nombre croissant de bénéficiaires n'est pas viable sur le plan financier, et a conduit le gouvernement à revoir sa Politique nationale en faveur des plus démunis (National Policy on Destitute Persons - NPDP). Une évaluation est en cours pour vérifier que seules les personnes éligibles bénéficient de ce programme. Égalité hommes-femmes Le Botswana a ratifié la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (Convention on the Elimination of all Forms of Discrimination Against Women - CEDAW) de 1996, le Protocole facultatif à la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (2000), la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples (1986), et la Déclaration de la SADC sur le genre et le développement (1997). Le Botswana s'est doté d'un programme-cadre national sur l'égalité entre hommes et femmes, déployé depuis Le ministère du Travail et des affaires nationales comprend un département autonome en charge des affaires féminines qui joue un rôle central. Sur le plan de l'éducation, le taux d'alphabétisation chez les femmes adultes s'élève à % des femmes âgées de 15 ans et plus, légèrement supérieur au taux de % chez les hommes adultes. Le taux de scolarisation des filles est également élevé, à % à ce jour des inscriptions brutes dans le primaire. Le nombre de femmes occupant des postes clés au sein du gouvernement et des instances parapubliques a augmenté, avec notamment la nomination des premières femmes occupant les fonctions de gouverneur de la BoB et de procureur général en octobre BAfD, OCDE, PNUD, CEA

14 Analyse thématique : Promouvoir l emploi des jeunes La population est relativement jeune, avec une part de 57 % de moins de 25 ans et 20 % de ans. Toutefois, le Botswana définit la jeunesse comme la population âgée de 12 à 29 ans, une tranche qui représente approximativement 30 % de la population. Une Politique nationale de la jeunesse ( National Youth Policy - NYP) a été adoptée en août 1996, articulée autour de six domaines : enseignement et formation ; promotion de la santé ; offres d'emplois ; activités récréatives, sportives et loisirs ; développement de jeunes talents ; et réponses aux problèmes des jeunes (chômage, pauvreté, manque d'opportunités, VIH/sida, drogue et criminalité). Afin de mettre en œuvre la NYP, un Plan d'action national pour la jeunesse (National Action Plan for Youth - NAPY) a couvert la période , en phase avec le Huitième plan national de développement (Eighth National Development Plan - NDP 8). Ce plan d'action a consisté à renforcer l'appareil institutionnel, établir des centres de jeunesse polyvalents, développer des programmes d'emploi en faveur des jeunes, inciter les jeunes à s'engager dans les entreprises agricoles et introduire un dispositif national de récompense ainsi qu'un programme de développement des jeunes talents. Les objectifs sont multiples : inciter les jeunes à s'impliquer dans des projets durables, viables et lucratifs, promouvoir le développement et la croissance d'entreprises créées et détenues par de jeunes citoyens, et réduire l'exode rural vers les villes en proposant des mesures attractives pour créer des entreprises axées sur la croissance dans les régions rurales. Conformément aux domaines prioritaires identifiés dans le NAPY, un certain nombre d'initiatives ont été lancées, comme le Fonds pour la promotion de la jeunesse (Youth Development Fund - YDF) en 2005 et la Maison des jeunes (Multi-Purpose Youth Centre - MPYC) de Gaborone. Piloté par le ministère de la Jeunesse, des sports et de la culture, le YDF incite les ans à créer leur propre entreprise et propose des emplois durables à travers le développement de projets viables. Ses aides financières se composent à 50 % de subventions et à 50 % de prêts sans intérêts, le plafond de financement étant actuellement fixé à BWP. Les projets visant à promouvoir le tourisme, l'agriculture, les services et les industries manufacturières sont prioritaires. Plus de jeunes auraient bénéficié de cette initiative dans tout le pays et auraient ainsi créé de nombreux emplois. L'apport du gouvernement au YDF est passé de 3 millions BWP en 2005 à 60 millions BWP en 2010, puis 120 millions BWP en La couverture du YDF a été élargie pour intégrer les ans, conformément à la politique de développement de la jeunesse révisée, et en soutien du programme de diversification de l'économie, qui prévoit d'instaurer un véritable esprit d'entreprise chez les jeunes. Egalement dirigé par le ministère de la Jeunesse, des sports et de la culture, le MPYC a pour vocation de dispenser aux jeunes des formations professionnelles et des conseils, et de mettre à leur disposition des installations récréatives et de loisirs. En phase finale de construction, cette maison des jeunes se situe sur un terrain de 18 hectares à Gaborone. Une fois achevée, elle se divisera en 5 bâtiments, 7 espaces sportifs (parmi lesquels des courts de tennis, une patinoire, des terrains de football et de basketball), une salle polyvalente, un centre de conférences pour les formations techniques et un centre culturel. Le Programme national de stages (National Internship Program - NIP), instauré en 2009 propose aux jeunes diplômés une expérience pratique dans des organisations du secteur public et privé pour une durée maximale de deux ans. En juillet 2011, près de stagiaires ont été ainsi placés à travers tout le pays, et d'entre eux se seraient vus proposer à l'issue de leur stage un emploi permanent. Une base de données a été lancée pour recenser les jeunes justifiant de compétences professionnelles ainsi que les entreprises détenues par des jeunes, pour leur faciliter l'accès aux marchés de travaux publics dans le secteur de la construction. Le partage de cette base de données entre les ministères, les entreprises parapubliques et les organisations non gouvernementales a permis de leur attribuer des marchés. Depuis le lancement de ce programme, les marchés d'entretien auraient été adjugés dans tout le pays à 64 jeunes entrepreneurs pour un montant total de 30 millions BWP. Afin de renforcer la portée de cette initiative, le gouvernement prévoit dans son budget 2011/12 une allocation de 15 % pour financer les travaux d'entretien confiés à de jeunes entrepreneurs et à des entreprises détenues par des jeunes [1]. Malgré toutes ces initiatives, le chômage des jeunes continue de peser lourdement, avec plus de 60 % du total des chômeurs, d'après l'enquête 2005/06 sur la population active. [1] Son Excellence, le Président Seretse Khama : Discours sur l'état de la nation en novembre Notes [1] Conversion en USD sur la base du taux de change moyen annuel de 6.8 BWP/USD en 2010 et [1] Banques commerciales établies au Botswana : ABN AMRO, ABN AMRO Outside Banking Unit, BancABC, Bank of Baroda, Bank Gaborone, Barclays Bank, Capital Bank, First National Bank, Stanbic Bank, et Standard Chartered Bank. 14 BAfD, OCDE, PNUD, CEA

15 [2] Rapport annuel 2010 de la Bourse du Botswana. [1] Bureau du Médiateur établi en 1995 ; Direction de la corruption et de la criminalité économique (Directorate on Corruption and Economic Crime - DCEC) établie en 1994 ; et Agence d'évaluation et de privatisation des entreprises publiques (Public Enterprises Evaluation and Privatization Agency - PEEPA) établie en [1] Rapport 2009/10 sur les indicateurs élémentaires de bien-être au Botswana (Pauvreté) 2009/10 [1] Rapport 2009/10 sur les indicateurs élémentaires de bien-être au Botswana (Pauvreté) 2009/10 15 BAfD, OCDE, PNUD, CEA

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