Chapitre 22 Intelligence économique : enjeux et perspectives

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1 324 Chapitre 22 Intelligence économique : enjeux et perspectives Philippe Clerc Université de Paris-II, France La chute du mur de Berlin marque l avènement à la fois pour les États et les entreprises d un environnement mondial soumis à des transformations radicales. La fin de l affrontement bipolaire de la guerre froide fait surgir une nouvelle géographie économique dont on peut retenir deux conséquences majeures. La première consiste dans l apparition d une pluralité d échiquiers d action : celui de la mondialisation des échanges, offert à l affrontement des grandes multinationales ; celui des zones économiques composant la Triade (Amérique du Nord, Europe et zone Asie- Pacifique) ; celui des États et des économies nationales et, enfin, celui des régions. Dans ce contexte, de nouvelles formes de pouvoir et d affrontements commerciaux apparaissent. Elles reposent sur la maîtrise de multiples réseaux d information et conduisent les acteurs économiques à rechercher des alliances avec leurs concurrents. Ainsi, des réseaux d alliances planétaires se tissent entre Américains et Japonais dans le domaine des hautes technologies (information, pharmacie, automobile) malgré la concurrence acharnée que se livrent ces deux puissances (Caduc et Polycarpe, 1994). La seconde conséquence concerne les pays en développement, qui sont les grands exclus du mouvement de mondialisation. Avec l éclatement de l opposition entre les blocs Est et Ouest, leurs zones d influence respectives sur les pays du Sud se sont disloquées. On assiste alors à un accroissement de la fracture Nord/Sud, ainsi qu à l accentuation des hiérarchies de dépendance économique. Cette hiérarchie apparaît également dans le cadre de l interdépendance commerciale, technologique et financière des économies des pays développés. L ensemble de ces mutations bousculent les souverainetés et limitent les choix des entreprises et des nations. Au-delà des dépendances apparaissent les risques majeurs de dilution des identités nationales. Dans ce contexte, la compétitivité et les processus de développement dépendent de la capacité des

2 Intelligence économique : enjeux et perspectives 325 acteurs économiques publics et privés à maîtriser leur insertion dans les réseaux industriels, financiers et commerciaux pour mieux orienter les rapports de force en leur faveur. Ils sont dès lors contraints de définir leurs stratégies en fonction de nouvelles grilles de lecture et d interprétation de ces environnements mouvants et incertains. L efficacité de ces stratégies repose sur le déploiement de dispositifs d intelligence économique, gages d une maîtrise de l information et de son flux. Après avoir défini l intelligence économique, nous analyserons sa mise en œuvre dans les entreprises, à travers les différentes techniques liées à sa pratique, puis nous décrirons l organisation comparée de différents dispositifs nationaux d intelligence économique. Définition de l intelligence économique Il n est pas aisé de donner une définition de l intelligence économique. D une part, il s agit d un concept déjà établi qui emprunte aux techniques et méthodes formalisées d abord par les grandes entreprises américaines et britanniques pour la définition de leurs stratégies concurrentielles ; d autre part, il s agit d un concept en devenir, mis en œuvre progressivement par des États dont certains l élèvent au rang de politique nationale. Dans la définition suivante, nous tentons de proposer une synthèse de ces différentes approches, qui se sont développées historiquement dans le cadre de cultures de l information diversifiées. Un document du Commissariat général au plan français (1994) définit l intelligence économique comme «l ensemble des actions coordonnées de recherche, de traitement, de distribution et de protection de l information utile aux acteurs économiques et obtenue légalement». Sa finalité consiste à fournir aux décideurs au sein de l entreprise ou de l État les connaissances nécessaires à la compréhension de leur environnement et, donc, à l ajustement de leur stratégie individuelle ou collective. L intelligence économique prolonge ainsi les différentes pratiques de veille (scientifique, technologique, commerciale, concurrentielle, financière, juridique, réglementaire ) et de protection du patrimoine, en prenant totalement en compte les actions d influence qui peuvent être menées par les États ou les entreprises lorsqu ils formulent leurs stratégies, ainsi que les opérations d information et de désinformation. De cette définition, il convient de relever trois caractéristiques importantes. Tout d abord, l intelligence économique repose sur l exploitation de sources ouvertes. Les experts considèrent en effet que le volume d informations nécessaires à la conduite d un projet est disponible à 80 % ou 90 % dans les sources publiques (Combs et Moorhead, 1992). Ainsi, la valeur ajoutée apportée aux données disponibles provient des savoir-faire liés au traitement de cette information. Ensuite, l intelligence économique se distingue clairement de l espionnage économique par les moyens légaux d acquisition de l information qu elle met en place. Enfin, la pratique de l intelligence économique est indissociable, au sein d une entreprise ou d une organisation comme à l échelle d une industrie ou d une nation, d une culture collective d échange et de partage de l information et du savoir. Cet aspect implique une rénovation des modes d organisation. Il met en exergue le fonctionnement en réseau et en synergie des hommes et des institutions, ainsi que la maîtrise des savoir-faire qui s y rattachent. Dans ses fondements opérationnels, l intelligence économique se définit à la fois comme un produit et un processus. Le produit est l information élaborée et le savoir exploitable pour l action. Son processus se définit comme l ensemble des moyens systématiquement mis en œuvre pour l acquisition, l évaluation et la production de cette information (et de ce savoir) exploitable pour l action. Le cycle de l information Le processus ou le cycle s engage sur une définition précise des besoins de l utilisateur et de leur adéquation avec les orientations stratégiques qu il a définies.

3 Débats et tendances 326 Les besoins et les orientations vont conditionner l efficacité de l ensemble du processus et, en premier lieu, de l organisation de la recherche et de l acquisition d informations. Il existe deux types de sources : l ensemble considérable des données publiées revues, statistiques, répertoires, documents gouvernementaux, bases de données en ligne, etc. et les sources humaines information issue de réseaux d experts, rapports d étonnement qui jouent un rôle de plus en plus important. La seconde phase du processus consiste dans l exploitation de l information recueillie. Cette fonction consiste à transformer les données brutes recueillies en information et en savoir exploitables pour l action. Il s agit donc de traiter et d analyser les données recueillies, afin de leur donner un sens, en reliant et corrélant différents éléments clés, technologiques, financiers, biographiques, etc. (Fuld, 1995). Ceci joue un rôle majeur dans le processus d intelligence économique, particulièrement dans un contexte où l incertitude liée à la mutation des environnements se croise avec une surabondance d information le volume d informations disponibles double en effet tous les quatre ans. La troisième phase du cycle de l intelligence économique correspond à la distribution de l information utile à l utilisateur qui en a exprimé le besoin et qui, en fonction de la réponse, prend des décisions en temps et en heure, émet de nouveaux besoins et détermine de nouvelles orientations. Ainsi, la mise en œuvre du système de l intelligence correspond parfaitement à un cycle continu en boucle. La dernière phase du cycle consiste dans l organisation, à chaque stade du processus, de la sécurité de l information. Toute recherche d information, toute diffusion laisse des traces relatives à ses projets, ses intentions, ses faiblesses financières, technologiques, sociales et d organisation. Il s agit pour toute organisation de protéger son patrimoine, ses savoirfaire particuliers. Fonctions et caractéristiques L intelligence économique sert quatre fonctions majeures. La première consiste en la maîtrise (défense et promotion) des savoir-faire scientifiques et technologiques. La seconde est orientée vers la détection des menaces et des opportunités sur le marché domestique et les marchés extérieurs. La troisième sert la capacité à définir des stratégies individuelles ou collectives concertées. La dernière tend à définir les stratégies d influence en appui des actions. Ainsi, dans le champ de son utilité, l intelligence économique devient un outil à part entière de compréhension permanente de la réalité des environnements, des techniques et des modes de pensée des concurrents et des partenaires, de leur culture, de leurs intentions et de leurs capacités à les mettre en œuvre. Il est important de noter ici que l intelligence économique peut prendre plusieurs formes, tant concurrentielles que coopératives. La question concerne en fait l ensemble des acteurs économiques à l échelle nationale, européenne et internationale, plus encore les pays en développement qui, tout en se trouvant exclus de la mondialisation, ont accès aux marchés de pays développés, notamment par la «banalisation de la technique» et la circulation de l information. Ainsi, le groupe mexicain Mujer a Mujer [Femme à femme] a utilisé l Internet pour obtenir de l information sur une société textile américaine s implantant à Mexico. Le groupe a pu réunir, auprès de sympathisants californiens, suffisamment de données pour négocier avec la société américaine dans les meilleures conditions (Panos, 1996). Dans ce cadre, la démarche d intelligence économique s intéresse à tous types de signaux, et notamment ceux qui surgissent des contextes culturels et sociaux. Elle impose un processus de connaissance qui répond au besoin urgent d appréhender l économie dans un autre langage que celui, réducteur, de la simple compétitivité. La démarche d intelligence économique pénètre les champs complexes et tente de

4 Intelligence économique : enjeux et perspectives 327 reconstituer, avec le souci du détail, les liens essentiels pouvant exister entre des individus, des événements, des cultures, des savoir-faire et des stratégies par le truchement de l interprétation d indices et de signes. L analyse méticuleuse de signaux sur le marché national (prises de participation, implantations de centres de recherche, coopérations scientifiques ) permet, par exemple, de recomposer l intention concurrentielle d une entreprise étrangère, de l interpréter pour mieux anticiper et ajuster la riposte. On entrevoit ici tout l intérêt de cette démarche cognitive dans l appréhension des environnements mouvants et imprévisibles, à l heure où les processus de planification s avèrent largement incertains et requièrent, pour ajustement, de plus en plus d informations immédiates et élaborées. Aujourd hui, nombre d experts insistent sur la capacité cognitive que doivent développer les organisations, prenant la suite de précurseurs tels que Harold Wilensky (1967). «L accent doit être mis sur la promotion du processus de compréhension, plutôt que sur l accumulation de connaissances. Le développement des capacités nationales d intelligence devrait ainsi s orienter vers l amélioration des compétences liées à l interprétation et la recherche du sens» (Baumard, 1996). L environnement «non-marché» requiert une attention de plus en plus marquée (données géopolitiques, environnement politique, culturel, sociétal ) si l on veut s adapter aux nouvelles conditions de la compétitivité. Cet élargissement du champ opérationnel de l intelligence économique permet en particulier d appréhender les stratégies d utilisation de l information comme arme concurrentielle ou de pression politique influence, déstabilisation, manipulation, désinformation, leviers contre lesquels les seules méthodologies concurrentielles n offrent aucune grille d analyse et de riposte. Ainsi, dans le cadre de la nouvelle donne géoéconomique mondiale qui lui donne son sens et sa densité pratique, l intelligence économique s exerce à l échelle des entreprises, des banques, des États, des agences gouvernementales, des régions, voire à l échelle d une communauté d États comme l Union européenne. Il convient dès lors de comprendre cette évolution, d abord dans les entreprises, puis au niveau des États. Entreprises et intelligence économique L analyse des pratiques de l intelligence économique dans l entreprise permet d en clarifier les différentes acceptions et de définir les pratiques qui s y rattachent, ainsi que d illustrer ses objectifs et son utilité. Elle a été formalisée en premier lieu dans les grandes entreprises anglo-saxonnes, britanniques et surtout américaines, qui, dans les années 60, ont créé des départements d intelligence marketing, influencés par les savoir-faire du renseignement militaire issus de la seconde guerre mondiale et des débuts de la guerre froide. Progressivement, la pratique de l intelligence concurrentielle s est développée, notamment dans les années 1970 à 1980, au sein d entreprises telles que Motorola et IBM, pour s imposer aujourd hui comme une véritable discipline largement pratiquée et enseignée : l intelligence économique et concurrentielle (competitive and business intelligence). Il est intéressant de noter que ces trois termes se sont diffusés aux États-Unis dans le contexte d un affrontement concurrentiel acharné entre grandes entreprises américaines sur leur propre marché intérieur. Les concepts d intelligence marketing (marketing intelligence) et d intelligence économique et concurrentielle (competitive and business intelligence) recouvrent bien une finalité identique d interprétation des modes opératoires des acteurs sur les marchés. Ils sont, à ce titre, éminemment complémentaires, mais se différencient quant à leurs objectifs. L intelligence marketing L intelligence marketing se base sur la pratique des études de marché. Sa finalité consiste en l organisation la plus efficace du marketing des produits et des ser-

5 Débats et tendances 328 vices des entreprises. Orientée vers des projets lancés par le département marketing, elle se concentre sur l analyse d activités spécifiques : lancement de produits, établissement d un nouveau circuit de distribution, analyse comparée des prix, besoins des clientsprospects, voire analyse spécifique de la campagne promotionnelle d un concurrent particulier ou de la perception de ses produits par les clients. L intelligence économique et concurrentielle L intelligence économique et concurrentielle pratiquée par les entreprises a des objectifs clairs d aide à la décision et à la planification stratégique. Elle opère une surveillance systématique des stratégies des concurrents (Bernhard, 1994) : «Quels sont les objectifs du concurrent ; quelles sont ses forces et ses faiblesses comparées ; quelles sont à ce jour ses performances, quelle est sa stratégie actuelle?» Ainsi, l intelligence économique et concurrentielle se caractérise par la surveillance systématique d un large spectre de facteurs dans l environnement extérieur de l entreprise, incluant l environnement économique et socioculturel, l environnement politique et juridique, l évolution des approvisionnements stratégiques, les changements technologiques et les innovations, les activités brevet, ainsi que l environnement concurrentiel et particulièrement les plans, les intentions et les capacités des principaux concurrents. A ce titre, l intelligence économique et concurrentielle nourrit la démarche de l intelligence marketing par ses productions ou ses orientations, tout en intégrant ses productions à des fins d ajustement stratégique. Les entreprises américaines ont historiquement mis en place des structures d intelligence concurrentielle autonomes, pays par pays. Les experts en ont progressivement relevé l inefficacité : duplication des efforts, absence d intégration des données et, donc, d échange d informations corrélées. L avènement de la mondialisation et plus particulièrement du marché unique européen ont accentué la tendance vers la création d unités d intelligence économique et concurrentielle centralisées, véritables centres dotés de programmes de recueil et de traitement de données internationales. De grandes entreprises américaines de hautes technologies, confrontées à une compétition drastique, ont récemment mis en place des dispositifs d intelligence marketing pour gérer leurs marchés globalisés qui sont de véritables «infrastructures de connaissance». IBM, Hewlett Packard, Dow Chemical organisent la mise en réseau de leurs forces de vente à l échelle mondiale, et mettent à leur disposition, en temps réel, un ensemble d informations élaborées sur l état de la concurrence, des technologies et des comportements des clients. Par échange électronique de données, un représentant de Hewlett Packard à Tokyo est en mesure de décrire à son client l état des relations de HP dans le monde entier avec sa propre société. Dow Chemical a établi un Centre technologique. L objectif est de mettre à disposition de ses personnels, à l échelle de la planète, une base de connaissances qu eux-mêmes participent à enrichir et qui leur permet de répondre aux besoins des clients : état des meilleures pratiques dans le domaine du marketing, plans comptables, intelligence concurrentielle «L organisation tout entière est transformée en un réseau créateur de connaissance» (Baumard, 1996). En appui des démarches d intelligence économique et concurrentielle, les experts ont conçu des méthodes destinées à enrichir leurs analyses. Le benchmarking, par exemple, se définit comme «un processus continu et systématique d évaluation des produits, des services, des modes de distribution et de travail des concurrents reconnus comme les plus performants, dans le but d améliorer l organisation de l entreprise» (Sulzberger et Berlage, 1995). Cette démarche comparative intègre des données quantitatives et qualitatives. Des critères de comparaison sont élaborés. Ils permettent d identifier les écarts entre les pratiques du «meilleur» et celles de l entre-

6 Intelligence économique : enjeux et perspectives 329 prise. L analyse des écarts permet d orienter les changements de stratégie et d organisation. Conceptualisée dans les années 60 aux États-Unis, cette méthode ne s est diffusée largement en Europe qu au début des années 90. Veille scientifique et technique et intelligence économique La maîtrise des technologies et des savoir-faire qui y sont liés s impose comme un facteur essentiel du développement des entreprises. Elle est d autant plus importante pour celles des pays en développement, contraints d accéder aux technologies pour pallier l accroissement constant des inégalités liées au progrès technique. Ainsi, la veille technologique est une fonction critique dans les firmes, l un des piliers indispensables de leurs stratégies concurrentielles aussi bien que coopératives. Les experts distinguent deux approches complémentaires de la veille scientifique et technologique. La première approche consiste en la surveillance constante d un large spectre d informations et d événements permettant d identifier les évolutions et changements technologiques importants pour l entreprise. La seconde approche, complémentaire, repose sur un processus permanent de recherche et d interprétation de l information dans des domaines techniques et scientifiques ciblés. Elle constitue un mode d alerte mettant en évidence des signaux clés de changement technologique pour une information immédiate (Ashton et Stacey, 1995). Dans le domaine de l innovation, les entreprises pratiquent l outsourcing, mobilisant des équipes sur les marchés extérieurs à la recherche de niches favorables à leur propre innovation ainsi que d innovations concurrentes susceptibles de constituer des ruptures technologiques et de limiter leur avantage compétitif. Alors que les entreprises se trouvent en relation de coopération-concurrence sur différents segments des marchés à l international, la veille technologique et prospective de ces ruptures devient essentielle. La veille technologique et stratégique s appuie de plus en plus sur des outils informatiques de recherche, de mise en forme et de mémorisation de l information, sans que l on puisse parler véritablement de «veille assistée par ordinateur». L informatique accroît considérablement les possibilités de recherche à travers, notamment, les bases de données, l Internet, les CD-ROM Elle facilite l indispensable mémorisation des informations (téléchargement, scannérisation ). La maîtrise des contenus et lexiques des bases de données, majoritairement en langue anglaise, représente toutefois l un des écueils à l accès large à l information, notamment pour un grand nombre de pays du Sud (voir, sur le Web, le débat sur ce thème à l adresse panos). Malgré ces avancées technologiques, l expertise humaine demeure indispensable pour la définition des thèmes de surveillance, la recherche d informations pertinentes auprès de réseaux d experts, pour la validation des informations collectées, leur interprétation et leur analyse. Seul l homme est doué de l intuition nécessaire à de telles démarches. États et intelligence économique Aujourd hui, des États élèvent l intelligence économique au rang de politique nationale : la France, à travers le vocable de compétitivité et de sécurité économique, et les États-Unis, à travers celui de sécurité économique. Sous l influence des travaux français, la communauté d États que représente l Union européenne a désigné l intelligence économique comme l une des priorités de la politique européenne de compétitivité industrielle et d innovation. En premier lieu, ces évolutions confirment le rôle des États dans la réalité des affrontements concurrentiels internationaux et tempèrent fortement les analyses évoquant la dilution de leur pouvoir d action au cœur des marchés mondialisés (Reich, 1991). Au contraire, les stratégies d in-

7 Débats et tendances 330 térêt national se font plus vivaces. La préservation des identités nationales se fonde sur la maîtrise des flux d informations, des savoir-faire technologiques et d organisation. Elle est le gage des capacités collectives à affronter les mutations. En second lieu, ces évolutions confortent la vision d experts qui tels que Stevan Dedijer (1979), très tôt, ont formulé les concepts de communauté de l intelligence ou de système national d intelligence économique. Système national d intelligence économique Ce dernier peut se définir comme l ensemble des pratiques et des stratégies d interprétation de l information utile et des connaissances, développées et partagées au cœur d une nation entre ses différents niveaux d organisation : État, agences gouvernementales, autorités locales, entreprises, système éducatif, associations professionnelles, syndicats, etc. Trois finalités caractérisent un système national d intelligence économique : le développement des capacités d interprétation et de compréhension des environnements par les différents acteurs économiques. Il existe véritablement lorsque sa dynamique a suscité une base de connaissances (procédures et méthodes) largement partagée, reposant en particulier sur des enseignements spécifiques, une profession organisée et une expérience documentée ; la production de connaissances partagées et d ajustement d actions concertées ou collectives adaptées aux enjeux de la mondialisation ; la mise en œuvre de stratégies d influence, comme promotion du modèle de développement économique et social national sur les marchés extérieurs. Plus que jamais, le produit national brut ou le produit intérieur brut sont des indicateurs insuffisants de la performance économique à l échelle mondiale. Il convient de prendre en compte également la capacité d influence des États, des entreprises sur les décisions internationales, c est-à-dire d apprécier leur pouvoir de négociation au sein des rapports de force internationaux. La lutte entre pays ou zones développés pour la domination économique, comme celle des pays en développement pour la participation aux réseaux mondialisés de création de richesse, se déroule selon une logique d interdépendance. Chacun des acteurs est désormais contraint de tisser des alliances avec ses concurrents détenteurs d une partie de la puissance économique et technologique. Dans cette quête permanente du rééquilibrage des rapports de force, la connaissance des systèmes ou dispositifs nationaux d intelligence économique devient une priorité. Leur analyse comparée révèle un lien entre efficacité économique et modèles porteurs d une culture collective de l information, c est-à-dire guidée par l échange et le partage. Une telle analyse a été développée par les experts suédois (S. Dedijer, 1979), et l expertise française s améliore (Harbulot, 1993). Chaque dispositif national se lit et s interprète en fonction de ses réalités culturelles et de son évolution historique. Les dispositifs japonais et allemand reposent sur une longue histoire. Ils se sont constitués à travers des adaptations régulières aux grandes mutations de l économie mondiale. Japon Le dispositif japonais d intelligence économique s est progressivement élaboré depuis l ère Meiji (XIX e siècle). La volonté de préservation de l indépendance économique face aux pressions des puissances occidentales a alors permis de mobiliser les élites nippones sur les questions économiques. Le modèle japonais en a conservé deux caractéristiques : d une part, l usage intensif de l information au service d une politique offensive de développement industriel, l accès aux connaissances produites par les pays concurrents guidant depuis lors l organisation du dispositif ; d autre part, une gestion dynamique du secret per-

8 Intelligence économique : enjeux et perspectives 331 mettant d identifier clairement ce qui doit être protégé, parce que stratégique pour le pays, et ce qui peut être échangé ou partagé. L information au Japon (le terme joho signifie tout autant information que renseignement) est bien davantage qu un simple bien que l on achète ou vend. Elle est liée à un comportement social : l information est un service rendu qui témoigne de la confiance entre partenaires. Il en résulte une culture collective nationale d échange et de partage. Les solidarités entre grands groupes l illustrent clairement. Sur cette base culturelle, le Japon a reconstitué un dispositif d intelligence économique dès la fin de la seconde guerre mondiale. L État a joué un rôle d impulsion essentiel. Il a créé pour les entreprises une organisation nationale de recueil et de diffusion d information économique et technologique, animée en particulier par le Scientific Information Center (SIC) et le Japan External Trade Organization (JETRO) et financée par le Ministry of International Trade and Industry (MITI), animateur de cette offensive dynamique. Aujourd hui, le dispositif japonais s appuie sur de multiples canaux d échanges entre l État, les grands groupes industriels et les banques, les sociétés de commerce (sogo shoshas), les corps intermédiaires et les universités. Ils assurent la cohérence et l évaluation permanente des orientations nationales. Celles-ci sont déterminées à partir d un processus de concertation organisé en trois pôles. Le pôle ministériel anime les shingikai, commissions consultatives associant l État, l industrie et les universités. Le pôle professionnel concerne les différentes associations professionnelles, qui constituent des plates-formes d échanges informels d informations. Le pôle scientifique regroupe les différentes sociétés savantes, au sein desquelles les experts d entreprises présentent régulièrement leurs travaux dans le cadre de comités techniques (Inkai). L ensemble des acteurs sont reliés à une multitude de représentations à l étranger comme autant de capteurs d informations et de connaissances. Les réseaux qui en résultent s établissent comme un filet planétaire. Dans ce cadre, les relations État/ grands groupes (kereitsu) se modifient progressivement. Les grandes entreprises japonaises, s appuyant sur les sociétés de commerce international, ont développé leur propre réseau d intelligence économique et s autonomisent progressivement, par rapport notamment au MITI. Le Japon est la première puissance à avoir fait de l «influence» un atout déterminant de sa réussite économique et industrielle. L objectif des Japonais consiste à se projeter dans les affrontements concurrentiels en prônant les avantages de la «coopération». Le développement, dès 1985, du programme Frontières humaines éclaire la remarquable maîtrise japonaise de l influence. Sur leur proposition, ils font accepter par les Occidentaux le concept de «sciences, patrimoine de l humanité» ; ils démontrent au monde leur volonté de coopérer ; ils proposent une organisation du programme leur permettant de partager, à travers les rapports de progression, un ensemble d informations scientifiques non négligeable dans le domaine, par exemple, du fonctionnement du cerveau, de la mémoire, du génome. Allemagne Le dispositif allemand d intelligence économique s est également constitué sur la durée. Au XIX e siècle, lors de la création de l État allemand, Bismarck incite les banquiers et les industriels à coopérer étroitement, afin d asseoir la crédibilité économique de l Allemagne vis-à-vis de la suprématie commerciale anglaise. Il pose ainsi les bases de l actuel cœur industriel allemand, qui fonctionne sur le principe de l unité stratégique des différents centres de décision : entreprises, banques, assurances, régions (Länder) et État. Le réseau ainsi constitué distille une culture collective de l information dont l histoire lointaine remonte au XIV e siècle, avec l essor des marchands de la Ligue hanséatique, ancêtres des actuelles sociétés de commerce international. Le centre décisionnel allemand se conçoit

9 Débats et tendances 332 comme un maillage relationnel réduit de décideurs, irrigué par de multiples flux d informations en provenance d un ensemble élargi d acteurs (populations de souche allemande dans le monde, syndicats de salariés, fondations, sociétés de commerce international ). L efficacité d un tel dispositif repose également sur une perception forte, collective, de l intérêt national. Il fonctionne selon les principes d une concertation permanente entre les partenaires sociaux sur les objectifs économiques à atteindre, selon une culture offensive de l approche commerciale et une intégration de la diaspora allemande dans l organisation des stratégies d approche des marchés. La stratégie de l Allemagne en Asie-Pacifique illustre le savoir-faire et les techniques allemandes d influence. Ainsi, et après concertation, le gouvernement définit-il en 1994 un document d orientation concernant la politique de l Allemagne en Asie-Pacifique. Il propose ses motivations et fixe les axes d action d une coopération tout à la fois politique, économique, technologique et culturelle. Les acteurs concernés sont désignés. Chacun trouve ainsi dans le document les orientations le concernant. L analyse de l ensemble permet d obtenir une vision claire du dispositif allemand d influence et de sa finalité : l exportation discrète du modèle allemand d économie sociale de marché, et ce, afin de préparer les élites des pays ciblés à la coopération (multiplication d échanges culturels, notamment à travers les fondations allemandes, création d instituts de formation sur le modèle allemand, échanges universitaires ). États-Unis d Amérique Au regard de ces deux modèles, le dispositif américain, plus récent, s est caractérisé jusqu à ces dernières années, malgré sa puissance, par un déficit d efficacité collective, illustré notamment par la faiblesse des synergies entre l État et les entreprises. Les entreprises américaines se sont livré une concurrence acharnée sur leur propre marché intérieur tout en développant les méthodes de marketing puis d intelligence concurrentielle. Cela a produit deux conséquences majeures : d une part, les États-Unis disposent du premier marché mondial de l information, mais celui-ci est animé par des objectifs de rentabilité économique à court terme ; d autre part, cela a créé une cécité stratégique vis-à-vis de la concurrence externe et notamment asiatique (Japon, nouveaux pays industrialisés). Le débat national sur la perte de compétitivité de l économie américaine durant la fin des années 80 suscite une réorientation majeure du dispositif américain d intelligence économique. Les fondements d une politique de sécurité économique s élaborent, et l administration des États-Unis va orienter résolument sa politique économique au service des entreprises. Cette orientation s est concrétisée lorsque le président Clinton a créé le Conseil économique national (National Economic Council), chargé de conseiller le Président sur l ensemble des questions liées à la sécurité économique, c est-à-dire aux intérêts économiques américains sur le marché domestique et dans le monde. La volonté politique s exprime à travers les offensives de la diplomatie économique et des réseaux d influence en appui des entreprises. La Stratégie nationale d exportation et les orientations de la politique technologique lient toutes deux les enjeux de sécurité économique aux enjeux de sécurité nationale. La Stratégie nationale d exportation a été lancée en Les décideurs américains envisagent de porter les exportations à milliards de dollars des États- Unis à l horizon Les principes de base structurant la stratégie reposent sur une volonté de coordination accrue entre les besoins des entreprises et l action de l administration nationale, locale et internationale, mettant à disposition un réseau d accès permanent à l information. Dix marchés émergents ont été ciblés, conçus désormais comme des «zones économiques réservées» : le Mexique, l Argentine, le Brésil, la Chine, l Inde, l Indonésie, la République de Corée, la Pologne, la Turquie et l Afrique du Sud. Au cœur de ce dispositif, l administration a créé un Centre de pro-

10 Intelligence économique : enjeux et perspectives 333 motion (Advocacy Center ou War Room), dont les experts suivent en permanence les cent plus grands projets d appels d offres dans le monde et proposent aux entreprises l information et les appuis diplomatiques nécessaires. Dans le domaine de la technologie, l Office présidentiel pour la politique scientifique et technologique considère que le retour au leadership technologique est un enjeu majeur de sécurité nationale. La coopération dans ce domaine devient un objectif pour créer des opportunités pour les entreprises américaines. Des stratégies-pays évaluent les marchés potentiels et les coopérations susceptibles d étendre leurs parts de marché. Accéder à la connaissance scientifique étrangère devient un objectif important. Parallèlement, le gouvernement américain a mis en place des programmes nationaux de veille technologique visant à mieux connaître le niveau technologique de ses concurrents et partenaires. Le Japan Technical Literature Program permet en particulier d accéder à l information grise. Cette nouvelle dynamique au service des entreprises est renforcée par la mise en place d un programme national de dissémination de l information : le National Information Infrastructure Program. France La France est, semble-t-il, le premier pays qui ait décidé d élever l intelligence économique au rang d enjeu national, suite à la publication des travaux d un groupe d experts réunis au sein du Commissariat général au plan entre 1992 et 1994 sur le thème «Intelligence économique et stratégie des entreprises» (Commissariat général au plan, 1994). Composé de représentants des entreprises, de l administration, des syndicats, de l université et des professions de l information, le groupe de travail a évalué précisément les forces et les faiblesses du dispositif français, sur la base d une analyse détaillée des systèmes d intelligence économique les plus performants. La France dispose dans ce domaine d un riche passé. L État a toujours joué un rôle puissant, à la fois grâce à la mise en place de réseaux d information économique et technique (tradition administrative, rôle historique des chambres de commerce et d industrie ), et à la création de structures d appui au progrès technique (création par Napoléon de la Société d encouragement à l industrie nationale). Au XIX e siècle, les banques et les entreprises ont conçu des structures d information adaptées à des stratégies internationales dynamiques. Toutefois, ces savoirfaire, à la différence de l Allemagne, n ont été ni mémorisés, ni transmis, ni adaptés au fil de l histoire économique. Malgré le rôle central de l État et ses liens privilégiés avec les grands groupes industriels dans l après-guerre, le dispositif français est longtemps demeuré embryonnaire et éclaté. La prédominance des réseaux publics d information économique, scientifique et technique et la faible culture de l information au sein des entreprises expliquent la faiblesse du marché privé de l information. Les volumes d information publique mis à disposition s avèrent en outre peu adaptés aux nouveaux besoins, souvent mal formulés, des entreprises, notamment des PME-PMI qui s internationalisent. Dans les entreprises, les compétences en matière d intelligence économique se répartissent essentiellement entre les entreprises de grande taille ou les PMI innovantes des secteurs de pointe. Plus largement, les savoir-faire demeurent concentrés sur les activités de veille et de sécurité du patrimoine. Ils attestent d une conception partielle de la démarche d intelligence économique, ce qui induit un déficit d ajustement des actions collectives aux pôles multiples de l économie mondiale. Sur la base de ces constats, les pouvoirs publics français ont décidé en 1995 de créer par décret (décret n du 1/04/95, Journal officiel de la République française du 4/04/95) un Comité pour la compétitivité et la sécurité économique, comme pôle d animation du dispositif français d intelligence économique. Présidé par le Premier Ministre, aujourd hui par délégation par le Ministre

11 Débats et tendances 334 de l économie et des finances, ce Comité est composé de sept membres issus du monde de l industrie, de la finance et de la recherche, et son secrétariat est assuré par le Secrétariat général de la défense nationale, administration du Premier Ministre. Ce Comité a pour mission d éclairer de ses avis le Premier Ministre sur les questions de compétitivité et de sécurité économique. Il le conseille sur la conception et la mise en œuvre de la politique à suivre en la matière par les pouvoirs publics. Il est intéressant de noter que le rapport au Président de la République, publié avec le décret, met en avant le rôle de l information comme «matière première stratégique» ainsi que «la volonté de l État de mobiliser l ensemble des énergies autour du grand enjeu national que représente l intelligence économique». Cette dynamique est aujourd hui largement engagée au travers de priorités clairement établies et partagées : porter une attention permanente aux besoins en informations ouvertes des entreprises, et notamment des PME, afin de réorienter les dispositifs publics de recueil et de traitement des données ; promouvoir l interaction entre les compétences publiques et privées en matière d intelligence économique, afin de mettre en place des réseaux de concertation et d échanges ; développer une «communauté d intelligence» à travers une large diffusion de la démarche d intelligence économique. Dans ce cadre, des enseignements sont en cours de développement dans les universités et les écoles de commerce. Par ailleurs, une dynamique régionale se développe à travers la mise en place de plusieurs programmes de sensibilisation et de formation des PME-PMI à l intelligence économique. La première initiative expérimentale à vocation nationale a été lancée en octobre 1995 pour une année, dans la région parisienne auprès d un échantillon de 300 entreprises. L Union européenne L Union européenne apparaît comme la première communauté d États ayant introduit l intelligence économique comme l un des vecteurs importants de sa politique de compétitivité industrielle. Elle s inspire en cela largement des avancées françaises dans le domaine, et participe ainsi à la réflexion sur la finalité de l intelligence économique comme levier de rééquilibrage maîtrisé des rapports de force économiques mondiaux. En 1994, la Commission européenne publiait une communication intitulée Une politique de compétitivité industrielle pour l Union européenne, dans laquelle elle proposait de «tirer parti des atouts de l Union européenne dans l exploitation du nouveau concept de l intelligence économique, qui constitue l un des aspects majeurs de la société de l information». L exécutif européen, sous l impulsion de M me Édith Cresson et de M. Martin Bangemann, commissaires européens, s engagea plus avant dans le Livre vert sur l innovation (1995), qui désigne «l intelligence économique» comme corollaire de l approche globale de l innovation et outil stratégique d aide à la décision dans le contexte des échanges mondialisés. Parmi les pistes d actions proposées, il est recommandé de développer la veille et la prospective technologiques ainsi que les actions d intelligence économique. Dans ce domaine, les rédacteurs proposent le développement de vastes programmes de sensibilisation et de formation des PME-PMI, ainsi que la mise en réseau des centres-relais d innovation européens animés par l Institut de prospective technologique de Séville. La création, en mars 1995, d un «groupe consultatif de compétitivité» auprès du Président de la Commission européenne devrait apporter la nécessaire coordination de ces actions au plus haut niveau de l exécutif européen.

12 Intelligence économique : enjeux et perspectives 335 Chine La Chine est l un des rares pays asiatiques à propos duquel nous disposons d une description d éléments concernant le système national d intelligence économique, et ce, grâce aux travaux de M. Qihao Miao (1996). Dans le milieu des années 50, l information scientifique et technique apparaît comme une discipline de l Académie des sciences. En 1956, le gouvernement bâtit la structure d animation d un réseau de centres de documentation scientifique et technique : l Institute of Scientific and Technological Information of China (ISTIC). En 1958, il existait trente-trois instituts d État et trente-cinq instituts régionaux. A ce jour, environ personnes travaillent dans ce réseau. La dynamique de ce dispositif repose sur les besoins importants de l État en informations, dans son implication forte en matière d ouverture et de participation aux flux de l économie mondiale. Cet impératif explique l évolution du concept de qing bao, signifiant à la fois renseignement et information ouverte. En 1986, le directeur de l Académie des sciences décida que l activité de qing bao était «ouverte et régulière». Aujourd hui, les pratiques et les méthodes ont évolué, de manière à servir les objectifs de politique gouvernementale dans le domaine du management et du transfert de technologie. Les entreprises chinoises et les autorités gouvernementales développent des pratiques telles que benchmarking, veille sur les bases de données, démontage de produits. Le système gouvernemental n est plus le seul fournisseur d information. L acquisition directe et les capacités d analyse des entreprises au contact de partenaires et concurrents extérieurs se développent plus largement. En particulier, un nouveau type d agences fournisseurs d information apparaît, et des fournisseurs privés d information s implantent en nombre dans les centres industriels. Peu à peu, il est envisageable de concevoir le développement et la large diffusion des méthodes. En effet, en avril 1995 a été créée la Society of Competitive Intelligence of China (SCIC), animée par la China Science Association, qui a pour objectif d organiser la recherche universitaire, d éditer des ouvrages sur l intelligence économique et de dynamiser la pratique des entreprises. L Asie du Sud-Est En Asie, la pratique de l intelligence économique se développe sous l influence des savoir-faire anglosaxons (américains et australiens) de marketing ou d intelligence concurrentielle, comme à travers les pratiques culturelles non formalisées de gestion de l information. Nous disposons encore de peu d informations sur les dispositifs nationaux d intelligence économique. Dans cette zone, l information est généralement difficile d accès. Les savoir-faire de recueil et de traitement de l information constituent dès lors un avantage compétitif majeur. A Singapour, la société WYWY recueille et traite ainsi des volumes très importants de données obtenues auprès de clients et de distributeurs des produits de haute technologie qu elle commercialise, afin d en déterminer l exacte position sur les marchés. Taiwan dispose d un excellent dispositif d information scientifique et technique sur les marchés mondiaux et la concurrence, de sources d information publiques ou semi-publiques de haut niveau et peut fournir des données mondiales relatives aux technologies et aux projets de management. Très peu d informations sont disponibles sur le dispositif indonésien d intelligence économique. Toutefois, la création en 1990 de l Indonesian Moslem Intellectual Association (ICMI) constitue à ce point de vue une dynamique intéressante : sa vocation consiste en effet à rassembler les élites autour d une prise de conscience collective de l importance des ressources humaines comme facteur majeur de développement. En 1993, l ICMI crée le CIDES (Center for Information and Development Studies), qui apparaît alors comme le lieu d expertise en charge de la mise en

13 Débats et tendances 336 œuvre de ses objectifs : études, diffusion d information, bases de données, séminaires, suivi de la promotion de politique de développement, notamment dans les domaines scientifiques et techniques. Financé en partie par le gouvernement indonésien, le CIDES reçoit l appui d organisations originaires de Singapour, de Malaisie, du Canada, des États-Unis ainsi que d une fondation allemande, comme autant d appuis pour s insérer dans les réseaux mondiaux de développement. En Asie, le Viet Nam, pays émergent, porte un projet de développement national dans lequel l accès à l information est un objectif prioritaire et construit. En 1993, le Gouvernement vietnamien a fixé des priorités relatives au développement des technologies de l information : accéder aux technologies étrangères, former les individus, développer des «systèmes ouverts», introduire ces technologies dans le champ des activités socio-économiques afin d élever la qualité et l efficacité du management. Sur cette base, il souhaite mettre en place un système de données utilisable par l État et les acteurs économiques, et ouvert aux réseaux internationaux. L enjeu consiste à diffuser «culture et information» et à s inscrire dans la dynamique d une société de l information. Conclusion En conclusion, il apparaît nécessaire de souligner l importance que revêt la mise en place de dispositifs d intelligence économique dans les pays en développement. Ce sujet a été traité très précisément dès la fin des années 70 par des experts, mais sans susciter de dynamique particulière. Il est vrai que l approche est complexe tant l on doit tenir compte des disparités de développement des différents pays, de l existence ou non de réels projets de développement nationaux, et surtout des cultures locales de l information. Il convient d innover en la matière, en se gardant d un transfert trop simpliste des modèles issus des pays du Nord. L économie de ce débat ne peut plus être faite. En effet, les disparités d accès à la mondialisation des échanges s élargit. Le fossé des inégalités industrielles et technologiques est aggravé par le fossé informationnel. Ce double phénomène amplifie la dépendance vis-à-vis de la connaissance et, pour les pays les moins avancés, l exclusion. «Les systèmes de production basés sur l information vont de plus en plus marginaliser les pays en développement et, par conséquent, les exclure des procédés de fabrication avancés et du commerce mondial accroissant de ce fait leur pauvreté», affirme le Centre de développement de l information de Zambie. Les dispositifs de recueil et de traitement d informations, lorsqu ils ne sont pas inexistants, y demeurent peu fiables, notamment sur les environnements locaux. L absence de données adaptées aux réalités économiques et techniques, et donc aux besoins de ces pays, conduit à des ajustements stratégiques erronés, et donc coûteux. La démarche d intelligence économique représente un levier qui permettra aux nations du Sud de rééquilibrer progressivement leur pouvoir de négociation au sein des rapports de force économiques mondiaux. Ainsi, l un des thèmes centraux à traiter dans les relations entre les pays du Sud et du Nord est-il bien celui de la connaissance respective de leurs cultures de l information, comme sens donné à une coopération revisitée. N est-ce pas là l un des objectifs que se sont fixés les gouvernements dans le préambule de la Convention créant l UNESCO? Références bibliographiques ASHTON, W. B. ; STACEY, G. S Technological intelligence in business : understanding technology threats and opportunities. International Journal of Technology Management, vol. 10, n 1. BAUMARD, P From informer to knowledge warfare : preparing for the paradigm shift. Fourth International Conference on Information Warfare : Defining the European Perspective. Bruxelles, 13 p. BERNHARD, D. C Tailoring competitive intelligence to executives needs. Long Range Planning, vol. 27, n 1, p

14 Intelligence économique : enjeux et perspectives 337 CADUC, P. ; POLYCARPE, G Vers l émergence de structures planétaires de domination. Technologies Internationales, n 7, p COMBS, E. ; MOORHEAD, J. D The competitive intelligence handbook. Metuchen, Scarecrow Press. 197 p. COMMISSARIAT GÉNÉRAL AU PLAN, Intelligence économique et stratégie des entreprises. Rapport du groupe de travail présidé par H. Martre, Paris, Documentation française. 213 p. DEDIJER, S The I. Q. of the underdeveloped countries and the Jones intelligence doctrine. Technology in Society, vol. 1, p FULD, L. M The new competitor intelligence. Wiley. New York. 512 p. HARBULOT, C La machine de guerre économique. Paris, Economica, 225 p. MIAO, Q Technological and industrial intelligence in China. Dans : Global Perspectives on Competitive Intelligence. Alexandria, SCIP, p PANOS The Internet and the South : superhighway or dirt track? 32 p. (http://www.oneworld.org/panos) REICH, R. B The work of nations. New York, Knopf. 224 p. SULZBERGER, M. ; BERLAGE, K Competitive intelligence and benchmarking (CIB) in an international universal bank. Genève, 23 octobre 1995, conférence SCIP sur «Competitive Intelligence for Global Competitive Sucess». 17 p. WILENSKY, H Organization intelligence. New York, Basic Books. 216 p. Philippe Clerc est chef de la mission compétitivité et sécurité économique au Secrétariat général de la défense nationale, une administration relevant des services du Premier Ministre. Il est diplômé en sciences politiques, en droit et en science des organisations et diplômé du Collège d Europe (Bruges). Il a été collaborateur dans un cabinet d avocats franco-allemand à Paris puis a exercé des responsabilités dans un groupe d experts français chargé de la promotion des technologies avancées. Après avoir dirigé deux entreprises de développement et de commerce international spécialisées sur l Asie, il a été nommé expert au Commissariat général au plan, où il fut rapporteur général du rapport Intelligence économique et stratégie des entreprises (publié en 1994) et du groupe de travail «Politique de concurrence et politique industrielle au sein de l Union européenne». Il est l auteur de plusieurs articles sur la contrefaçon internationale, le commerce international et l intelligence économique. Il participe à des comités de réflexion et d expertise sur le sujet et donne des conférences en France et à l étranger. Il assure des cours sur l intelligence économique et les stratégies d influence à l Université de Poitiers. Philippe Clerc Chargé d enseignement Institut supérieur des affaires de défense (ISAD) Université Panthéon-Assas, Paris II 23 bis, rue Notre-Dame-des-Champs Paris France Tél. : (33) Fax : (33)

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